Vous êtes sur la page 1sur 367

Tous droits réservés.

Copyright 2018 David Théry

Merci de considérer que ce livre électronique est personnel et de ne pas le


diffuser autour de vous. En respectant mon travail, vous me permettez de
continuer de produire des livres de qualité pour la francophonie. Si un de
vos amis n’a pas d’argent, il peut se rendre sur le site de l’école de ministère
surnaturel et bénéficier gratuitement de tous mes enseignements.

Éditions EMSF
94, rue Paul Hermann, 97430 Le Tampon, La Réunion

ISBN : 9782956581918
E-mail : contact@ecolemsf.com
Conception de la couverture : Émilie Charette
Photographie : Djeems Gufflet
Les citations bibliques utilisées sont tirées de la Bible Louis Segond
Nouvelle édition de Genève quand ce n’est pas précisé.

Dépôt légal novembre 2018


RECOMMANDATIONS
Le pasteur David Théry est un passionné et vous retrou-
verez cette passion communicatrice tout au long de ce livre.
David Théry partage son cœur, son vécu et ses expectatives
au-travers de ce «  manuel  » écrit dans le but de vous faire
prendre conscience des fondements essentiels et nécessaires
avant d’exercer un ministère de guérison. Les douze cha-
pitres de ce livre sont vraiment très pratiques et ils regorgent
d’exemples vécus, de conseils qui vont faire grandir votre foi
afin que vous alliez plus loin dans l’appel que Dieu a mis sur
votre vie. Être correctement et pleinement équipé pour accom-
plir l’ordre de mission de notre Seigneur Jésus est une chose
primordiale, et une nécessité absolue. Ce livre sera pour vous
un élément essentiel de votre réussite. En mettant en pratique
les exercices qui se trouvent à la fin de chaque chapitre, vous
allez progressivement découvrir ce qu’il faut changer ou amé-
liorer dans votre façon de procéder. Au travers de ce livre,
vous allez faire un voyage depuis le naturel quotidien jusque
dans le surnaturel éternel de Dieu au quotidien.

Je vous souhaite un bon voyage !


Apôtre Pierre Beumier
Fondateur de ministère A.I.M.E
(Apollos International Ministries of Evangelism)
et des églises Chrétiens en Action
www.apollos.eu
Guérir les malades
Je suis reconnaissant au Seigneur d’avoir mis sur le coeur
de David le désir d’écrire ce livre. La Parole de Dieu renfermée
dans cet ouvrage a le potentiel de renouveler la perception de
l’Église au sujet de la guérison, et d’activer beaucoup d’en-
fants de Dieu dans cet exercice, pour que plusieurs puissent
expérimenter la guérison. Le surnaturel est l’une des façons au
travers de laquelle Dieu notre Père aime démontrer son amour.
D’ailleurs, les témoignages et les histoires tout au long des
chapitres de ce livre attiseront en vous le désir d’expérimenter
le toucher divin en tant qu’acteur ou plutôt collaborateur de
Christ-Jésus. Préparez-vous avec la lecture de ce livre à com-
mencer un voyage qui vous fera passer de l’ordinaire humain
à l’extraordinaire divin.

Merci David pour ce livre.


Pasteur Stève Rivière
Fondateur de l’école Destinée
www.ecoledestinee.com

iv

Il y a des sujets dans la Parole de Dieu qui te bouleversent.
D’autres qui te défient ! Le thème biblique de la guérison fait
partie de ceux qui nous bouleversent et qui nous défient. La
guérison miraculeuse est l’une des manifestations les plus
magnifiques de l’amour de Dieu et de sa puissance. Son amour
nous bouleverse et sa puissance nous défie. Sa compassion
nous bouleverse et sa puissance vient frapper notre intellect
de stupeur. Beaucoup ont écrit sur le sujet mais peu savent
transmettre le désir d’aimer comme Dieu aime lorsque l’on a le
privilège de manifester sa puissance. David Théry, de par son
cœur qui aime Dieu et qui aime les gens et de par sa simplicité
et sa précision d’enseignant hors-pair vient nous bouleverser
et nous défier. Aimer comme Dieu aime nous pousse toujours
hors de notre zone de confort. Mais c’est hors de cette zone de
confort que nous faisons l’expérience du miraculeux. Celui ou
celle qui n’est pas bouleversé par son amour ne sort pas de sa
barque, mais celui qui est rempli de son amour ira défier le
statu quo et ira faire comme Jésus qui, oint du Saint-Esprit et
de force allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous
ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec
lui. (Actes 10.38)

Merci David pour ton cœur. Merci pour ta passion pour sa


présence et sa Parole. Merci pour ton amour pour ceux qui
souffrent. Je suis uni avec toi dans cette vision de voir cent-
mille miracles dans les prochains mois dans la francophonie.
Bruno Picard
Pasteur/Fondateur d’Extravagance
www.extravagance.re
v
REMERCIEMENTS
Écrire un livre est un travail long et difficile. Je suis
reconnaissant à ceux qui m’ont permis de mener à bien ce
projet.
Sylvie, tu es une épouse si parfaite pour moi. Le Seigneur
nous a unis ensemble et je suis heureux et béni de marcher sur
son chemin main dans la main avec toi. Ton cœur passionné
pour Dieu est une inspiration pour moi. Merci d’être à mes
côtés. Merci pour ton gros travail de correction sur ce livre
ainsi que tes conseils inspirés. Tu me protèges souvent de faire
des erreurs. Je ne pourrais pas avancer sans toi. Je t’aime, tu
es une grâce de Dieu pour moi. J’ai hâte d’éditer ton premier
livre !
Jean-Paul et Denise Folio, merci d’avoir gardé mes filles
pour me permettre d’écrire. La famille de Dieu est une réalité
au travers de vous.
Roselyne Brou, merci pour ton aide fidèle, tes conseils et
ton enthousiasme envers mon ministère.

Louise Dunn, le chapitre dix est un concentré de ce que tu
m’as enseigné. Merci d’exister !
Merci David et Laurence Folio pour votre aide pour le site
internet et plus encore...
Merci Sabine De Paco pour ton amitié et ton aide précieuse.
Merci aux relecteurs pour leurs conseils éclairés : Isabelle
Dinger, Daniel Batiotila, Laurent et Emmanuelle Morin, Willy
et Tania Cavallin.
Églises Gospelvie et Carrefour des Nations, j’ai vu la puis-
sance de Dieu au travers de vos vies. Merci de m’avoir permis
d’expérimenter, tester et poursuivre ce que je découvrais de
Dieu au milieu de vous.
Yveline et Michael Lebeau, Annabelle et Jérémy Sourdril,
merci pour votre amitié et votre soutien.
Je remercie Randy Clark et Bill Johnson pour leur influence
immense dans ma vie.
Merci à tous les étudiants de l’école EMSF pour votre soif et
les témoignages que vous m’avez partagés. Vous avez décu-
plé ma vision de l’impact de ce livre.

vii
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION 1

MON CHEMINEMENT DANS LA GUÉRISON 9

REJETEZ LES MENSONGES 33

LA GUÉRISON EST INDISSOCIABLE DU SALUT 65

LE MOUVEMENT SOUVERAIN DE DIEU 95

LA FOI ET LA GUÉRISON 125

COMMENT GUÉRIR LES MALADES ? 155

FRAPPEZ ET L’ON VOUS OUVRIRA 187

DE GLOIRE EN GLOIRE 213

LES CAUSES NON PHYSIQUES DE LA MALADIE 241

LE DISCERNEMENT DES ESPRITS 263

SURMONTER LES DÉCEPTIONS 297

MON PASTEUR, MON ÉGLISE ET LA GUÉRISON 313

TÉMOIGNAGES DANS L’ENTOURAGE 323

JOURNAL DES 100 PREMIERS EXPLOITS 331


INTRODUCTION
Vous voulez guérir les malades au nom de Jésus comme
dans les Actes des Apôtres ? Ce livre est pour vous ! Je l’ai écrit
afin de changer vos conceptions et de vous équiper pour prier
efficacement. Mon but est de susciter en vous une profonde
insatisfaction de ce que vous vivez actuellement et de vous
donner soif de chercher la puissance de Dieu. Ce livre vous
fera sortir de votre zone de confort, vous poussera à l’action.
Je suis conscient que la guérison est un mystère, tout
comme le salut. On ne comprend pas précisément comment
la foi se développe dans un cœur, ni comment le Saint-Esprit
convainc ou encore comment la parole de Dieu germe dans
l’esprit de celui qui l’a entendue. Par contre, nous savons que
Dieu agit, qu’il veut sauver, qu’il veut nous utiliser. De même,
nous n’ignorons pas qu’il est possible d’apprendre à conduire
les gens vers Jésus, de devenir habile pour répondre aux
questionnements sur la foi et de chercher la puissance du Saint-
Esprit pour être des témoins efficaces. Pour la guérison, c’est
la même chose : vous pouvez apprendre et vous développer à
Guérir les malades
collaborer avec le Saint-Esprit pour guérir les malades et vivre
ce que Jésus a dit :

Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront


croyants : par mon nom, (…) ils poseront les mains sur les
malades et ceux-ci seront guéris.
Marc 16.17-18 Nouvelle Bible Segond
Quand on enseigne avec passion sur le sujet de l’évangéli-
sation, ceux dont les proches sont fermés à l’Évangile peuvent
éprouver des sentiments partagés : être encouragés à témoi-
gner autour d’eux avec persévérance d’une part et être attris-
tés par la résistance de leur famille d’autre part. Même si leur
entourage est insensible à l’Évangile, ils ne remettront pas en
cause le fait que Dieu veut sauver, qu’il veut les utiliser et qu’il
faut persévérer à aimer tous ceux qui les entourent, incluant
leurs proches inconvertis.
Pour la guérison, nous faisons face à une douleur plus vive
encore, bien que ce ne soit qu’une question de perspective.
En effet, la souffrance physique, les handicaps, les limitations,
la faible qualité de vie et le deuil sont des expériences plus
concrètes pour la plupart que la perdition éternelle. Déclarer
que Dieu guérit peut provoquer la colère de celui qui vient
de perdre un proche ou de celle dont la condition empire jour
après jour. Cette colère est une réaction légitime face au senti-
ment d’injustice. « Pourquoi suis-je encore malade ? » « Pour-
quoi ma femme n’a-t-elle pas été guérie malgré sa foi jusqu’à
la mort ? » sont des questionnements mêlés d’amertume que

2
Introduction
l’on a pu entendre autour de nous. Force est de constater que
cette colère sous-jacente est souvent tournée vers Dieu au lieu
de l’être vers son ennemi, à savoir la mort.

Le dernier ennemi qui sera réduit à rien, c’est la mort.


1 Corinthiens 15.26 Nouvelle Bible Segond
Si donc mes propos viennent raviver des blessures et vous
donnent envie de fermer ce livre, je vous encouragerais malgré
tout à poursuivre votre lecture, car votre image de Dieu chan-
gera à mesure que vous découvrirez les mensonges qui vous
ont privé de sa bonté. Ma prière est que vous passiez de l’état
de victime sans défense à celui de destructeur des œuvres des
ténèbres.
Il arrive que les chrétiens choisissent la résignation et
adaptent leur théologie suite à la déception et au découra-
gement de voir leurs prières non exaucées. Ils se bâtissent
un système de croyances qui leur permet d’apaiser en sur-
face leur souffrance. L’idée est de limiter les faux espoirs et
les frustrations en évitant d’attendre indéfiniment l’action de
Dieu. Cette résignation est souvent encouragée par ceux qui
enseignent que Dieu n’agit plus aujourd’hui, que le Royaume
de Dieu est pour plus tard, que l’espérance du ciel nous suffit
et que la souffrance nous instruit. Mais la vérité c’est que la
maladie détruit les vies et tue alors que Jésus a souffert à notre
place pour que nous soyons guéris.
Dieu n’agit pas en réponse à la souffrance, il répond à la
foi. Or la foi n’a d’efficacité que si elle s’appuie sur la vérité.
3
Guérir les malades
C’est pourquoi il faut examiner ce que l’on croit, rejeter les
mensonges et s’attacher à ce qui est vrai afin de pouvoir saisir
ou relâcher la guérison acquise par Jésus.
Je ne prétends pas avoir tout compris sur la guérison, je ne
vois pas non plus 100% des gens pour qui je prie être guéris
pour l’instant. Mais j’ai constaté que plus je crois Dieu et sa
Parole, plus j’agis simplement par la foi, plus je suis à l’écoute
du Saint-Esprit et plus je vois de guérisons. Celles-ci ne sont
pas le fruit de la souveraineté aléatoire de Dieu, mais de mon
obéissance, de ma foi dans l’œuvre accomplie par Jésus à la
croix et de ma collaboration avec le Saint-Esprit. Et je constate
que ceux qui prennent le même chemin de renouvellement
des pensées, de développement de la foi et du passage à l’ac-
tion aboutissent aux mêmes résultats, c’est-à-dire qu’ils voient
plus de guérisons autour d’eux.
Ce livre n’a pas pour but de vous aider à patienter en atten-
dant que Dieu agisse, mais de vous permettre de réaliser que
c’est lui qui vous attend, car il a déjà tout accompli. Vous êtes
l’instrument de Dieu pour libérer les captifs des œuvres du
diable. Vous êtes un ambassadeur pour Christ, appelé à faire
les mêmes œuvres que Jésus. En commençant ce livre, vous
empruntez un chemin difficile, semé d’embûches et de com-
bats, mais un chemin qui vous conduira à grandir dans la foi
et à apprendre à manifester le règne de Dieu autour de vous
en guérissant les malades.

4
Introduction
Au-delà de la connaissance, je vous encourage à mettre
en pratique ce que vous allez lire au fur et à mesure de votre
lecture. Beaucoup des informations contenues dans ce livre
seront incompréhensibles si vous ne passez pas à l’action.
C’est comme tenter d’expliquer à quelqu’un qui n’a jamais
fait de vélo comment on peut rouler sans tenir le guidon. Il
n’est possible de comprendre l’effet gyroscopique1 qu’une fois
monté sur le vélo en mouvement. De la même façon, vous
pourrez relire plusieurs fois certains chapitres, car votre expé-
rience croissante vous permettra d’en saisir toute la profon-
deur et la valeur.
Cet ouvrage a pour but de vous aider à vous développer
dans la guérison. Il est donc important que vous ayez une
perspective globale afin de mesurer vos progrès. Ne tombez
pas dans le piège de tout remettre en cause au premier échec.
N’abandonnez pas, persévérez, la foi se développe par l’exer-
cice. Dieu ne peut rien faire avec ceux qui n’essayent plus.
Saviez-vous que les meilleurs joueurs de baseball ne
touchent que trois balles sur dix ? Je ne parle pas ici de mar-
quer des points, mais de réussir à simplement toucher la balle
avec la batte. Cette statistique ne concerne que les meilleurs
joueurs du monde, ceux qui sont payés des millions de dol-
lars. Ce qui fait d’eux les meilleurs, c’est qu’ils sont capables
de rester concentrés après avoir manqué sept balles d’affilée

1.  L’effet gyroscopique est la force qui maintient le vélo debout à partir
d’une certaine vitesse de rotation des roues.
5
Guérir les malades
pour enfin frapper et marquer des points pour leur  équipe.
Imaginez que je vous donne la garantie que vous pouvez
guérir 10% des gens pour lesquels vous priez. Quelle serait
votre réaction ? Vous auriez plusieurs possibilités :
• Tenter de comprendre les 90% d’inefficacité
• Attendre que le pourcentage augmente pour commen-
cer afin d’éviter la déception
• Prier pour un maximum de malades afin que ce 10% se
transforme en un grand nombre de guérisons.
Malgré toutes les vérités contenues dans ce livre et malgré
toute ma pédagogie, comprenez que dix pour cent de zéro
fait zéro. La seule façon de voir des guérisons est d’essayer
de guérir des malades, beaucoup de malades. Vous trouverez
à la fin du livre un journal dans lequel vous pourrez inscrire
la liste des 100 premières personnes que vous allez essayer de
guérir.
Le but de cette liste est que vous la remplissiez au cours de
votre lecture. En effet, je veux que vous gardiez une trace de
vos exploits avec Dieu.
À deux reprises, je vous inviterai à calculer le pourcentage
de guérisons observées afin que vous preniez conscience du
fait que le Seigneur vous utilise et que votre foi progresse pour
la gloire de Dieu.
Nous commencerons tout d’abord par défaire les men-
songes les plus courants au sujet de la guérison afin que votre

6
Introduction
foi s’appuie fermement sur la vérité. Je vous communiquerai
ensuite des conseils pratiques pour guérir les malades en col-
laborant avec le Saint-Esprit. Vous aurez peut-être envie de lire
directement les deux derniers chapitres si vous êtes découragé
de prier pour les malades ou si vous vivez des tensions dans
votre église ou avec votre pasteur à ce sujet.
Tout au long des chapitres, vous aurez l’occasion de lire des
témoignages de guérison. Ils augmenteront sans doute votre
foi, mais serviront aussi de tremplin pour passer à l’action. Je
m’attends également à ce que plusieurs lecteurs soient guéris
en découvrant ces histoires. Si donc vous souffrez d’un pro-
blème de santé plus ou moins semblable au témoignage lu
ou que vous sentez la foi grandir en vous, priez pour votre
propre guérison2, Dieu agira dans votre corps.

2.  Vous découvrirez comment le faire au fur et à mesure de votre lecture.


7
CHAPITRE 1

MON CHEMINEMENT
DANS LA GUÉRISON
C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, d’autres comme
prophètes, d’autres comme annonciateurs de la bonne nouvelle,
d’autres comme bergers et maîtres, 12 afin de former les saints
pour l’œuvre du ministère, pour la construction du corps du
Christ
Éphésiens 4.11-12 Nouvelle Bible Segond
Le but de ce livre n’est pas de présenter mon ministère ni
mes dons de guérisons, mais de vous former afin que vous
puissiez, vous aussi, guérir les malades au nom de Jésus. Je
veux commencer par raconter mon cheminement dans le
domaine de la guérison afin que vous puissiez découvrir les
Guérir les malades
obstacles que j’ai dû surmonter, saisir les clés qui m’ont aidé
et que vous en arriviez à la conclusion que, vous aussi, vous
pouvez guérir les malades au nom de Jésus. Chacune des gué-
risons contenues dans ce livre est authentique, j’en suis un
témoin de première ligne.

Trouver l’espoir dans le désert

Mes parents se sont convertis quand j’avais treize ans. Aupa-


ravant, nous étions catholiques pratiquants. Le miraculeux
était cependant absent de nos croyances. J’ai ensuite grandi
dans une église évangélique pentecôtiste traditionnelle où le
salut, la nouvelle naissance et le baptême dans le Saint-Esprit
étaient prêchés. Régulièrement, il y avait des appels pour la
guérison, mais je n’ai pas souvenir d’une grande efficacité de
ces appels, sûrement à cause du fait que les témoignages de
malades guéris étaient rares. Nos réunions de prière hebdo-
madaires consistaient à prier pour la liste des membres de
l’église hospitalisés, semaine après semaine, sans qu’on n’en-
tende de changement notable dans leur condition. La prière
pour les malades était donc, de mon point de vue, une sorte
de devoir suscité par la compassion, une lutte avec Dieu pour
assiéger son trône de grâce, une sorte de bras de fer contre
sa souveraineté1. Ce combat nécessitait beaucoup de persévé-
rance, mais ne reposait sur aucune espérance. De ce fait, mes
prières à haute voix tentaient d’apitoyer Dieu et de l’informer,

1.  Nous aborderons la notion de la souveraineté de Dieu dans le cha-


pitre 4.
10
Mon Cheminement Dans La Guérison
ainsi que les auditeurs, de la souffrance des gens. Bien que
Jésus dise que nous devons persévérer dans la prière, il me
semblait qu’à chaque décès, un mensonge s’imposait à moi :
Dieu n’écoute pas mes prières en faveur des malades.
Après avoir répondu à l’appel de Dieu, je fus amené à
conduire l’église dans la louange. Je le faisais avec passion. Les
versets sur la puissance de Dieu faisaient de beaux cantiques
entraînants, toutefois je n’avais aucune idée de comment les
mettre en pratique. Quand j’entendais une prédication sur un
texte des Évangiles, les miracles de Jésus étaient souvent spi-
ritualisés. La lèpre était ainsi présentée comme un symbole
du péché et non comme une maladie de peau. Les aveugles,
quant à eux, représentaient le manque de connaissance de
Dieu et non une infirmité de la vue. Cette spiritualisation des
miracles et des guérisons des évangiles masquait à mon esprit
la vérité, à savoir que Jésus voulait que je suive son exemple
et guérisse les malades comme lui.
Quand je suis devenu pasteur, j’ai reproduit ce que j’avais
vu pendant toutes ces années. Plusieurs choses commencèrent
alors à m’irriter. Je constatais que les chrétiens de notre église
ne nous informaient pas de leurs besoins physiques. Parfois,
on apprenait qu’ils avaient été gravement malades et opérés
qu’une fois leur sortie de l’hôpital. Je ne comprenais pas pour-
quoi ils ne sollicitaient pas l’équipe pastorale pour prier pour
eux. La raison, je la connais maintenant. Quand on sait perti-
nemment que la prière ne servira à rien, on reste discret sur
son état de santé.
11
Guérir les malades
À cette irritation s’ajoutait mon désarroi quand il s’agissait
de prier pour les malades qui me le demandaient (je ne le pro-
posais pas spontanément, car je ne savais pas comment faire).
Plusieurs questions m’agitaient dans ces temps de prières  :
comment prier ? Pourquoi Dieu ne veut-il pas guérir ? Com-
ment obéir à l’ordre de Jésus de guérir les malades ? La mala-
die est-elle l’ennemi de Dieu ou son serviteur ? Quelle est sa
volonté ? Si je prie contre sa volonté, je m’oppose à lui. Puis-je
donc demander la guérison s’il ne veut pas guérir  ? Sans
réponse face à ces questions, je priais alors pour la patience,
la persévérance, la transformation du caractère des malades et
aussi je bénissais les médecins afin qu’ils soient efficaces.
Je me souviens d’une chrétienne qui vint me voir un jour
pour me remercier, car deux semaines auparavant j’avais prié
pour sa tendinite au bras et elle avait été guérie. Son témoi-
gnage me mit mal à l’aise. Je n’arrivais pas à croire que Dieu
ait pu exaucer une de mes prières pour la guérison. J’étais
comme Gédéon :

Gédéon lui dit : (…) Et où sont tous ces prodiges que nos pères
nous racontent, quand ils disent : L’Éternel ne nous a-t-il pas fait
monter hors d’Égypte ? Maintenant l’Éternel nous abandonne, et
il nous livre entre les mains de Madian !
Juges 6.13
J’aimais lire des biographies d’hommes de Dieu, en parti-
culier les récits de miracles et de l’action du Saint-Esprit. Pour-
tant, je restais triste qu’il n’agisse plus aujourd’hui. En effet,

12
Mon Cheminement Dans La Guérison
je pensais que les miracles étaient comme la pluie, on devait
y croire et l’attendre, mais on ne pouvait pas la provoquer. Je
me trouvais donc dans un désert que j’attribuais à la « volonté
de Dieu ». En fait, la réalité c’est que je me trouvais devant le
fleuve de guérison de Dieu et que je restais sur la berge au lieu
d’y plonger.
En 2011, un ami me prêta un CD de Jesus Culture. La pré-
sence de Dieu était tellement palpable quand je l’écoutais que
je décidai de découvrir d’où ce groupe de louange provenait.
En constatant que Bill Johnson était le pasteur de l’église
Bethel dont Jesus Culture était issu, je fus fort étonné. En
voici la raison : Sylvie, ma femme, avait corrigé la traduction
française de son livre Quand le ciel envahit la terre. À l’époque,
j’étais à l’école biblique et je me souviens très bien, alors que
Sylvie me lisait des extraits du livre, lui avoir répondu que les
témoignages qui y étaient racontés n’étaient pas de Dieu. De
mon point de vue, il était impossible qu’encore à notre époque
des gens ordinaires vivent le miraculeux. Je vous partage ici
mon cheminement afin que vous compreniez que pour vivre
plus avec le Seigneur, il faut s’ouvrir à de nouvelles choses. Ce
que nous connaissons de Dieu est très petit par rapport à qui il
est. Beaucoup de vérités nous sont inconnues. Par définition,
les choses inconnues sont nouvelles pour nous, mais ce qui est
nouveau de notre point de vue n’est pas forcément mauvais.

Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ; mais il dispa-


rut de devant eux. 32 Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur

13
Guérir les malades
ne brûlait-il pas en nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous
ouvrait le sens des Écritures ?
Luc 24.31-32 Nouvelle Bible Segond
Vu que le Saint-Esprit me témoignait de sa présence au tra-
vers des chants de Jesus Culture, je décidai de lire ce livre de
Bill Johnson qui était entreposé dans ma bibliothèque depuis
quatre ans. Alors que je parcourais cet ouvrage, la présence
de Dieu était si palpable qu’elle ouvrit mes yeux sur la vérité
contenue dans chaque page. Je compris alors que je ne vivais
pas tout l’Évangile. La guérison est une partie importante de
l’œuvre de Jésus et je l’avais complètement ignorée pendant
des années. Ce livre développa en moi une soif intense de voir
les malades guéris. Dans ma bibliothèque figurait un autre
ouvrage traitant de la guérison divine. L’auteur était réputé
pour ses enseignements sur la vie de l’Esprit. Mais dès les pre-
mières pages, il expliquait que Dieu ne guérissait pas beaucoup
les chrétiens car, selon lui, la guérison servait principalement
à aider les gens à se convertir et qu’ensuite, Dieu laissait ses
enfants malades. Je décidai de jeter ce livre après avoir lu cette
absurdité et je me mis à la recherche d’enseignements écrits
par des auteurs qui expérimentaient la guérison. Je découvris
alors l’ouvrage de F.F. Bosworth intitulé La guérison divine. Il
m’éclaira sur la nécessité d’avoir une bonne théologie pour
que ma foi puisse s’y appuyer. Ma conception est alors passée
de : « Dieu guérit quand ça lui chante » à « Dieu veut toujours
guérir et il veut m’utiliser ». De « Dieu rend les gens malades »
à « la maladie ne vient pas de Dieu ». De « Dieu est cruel et

14
Mon Cheminement Dans La Guérison
distant » à « Dieu est bon et plein de compassion ». J’étais un
fataliste chrétien qui prenait conscience que Dieu l’appelait à
devenir un soldat en guerre contre la maladie.

De la théorie à la pratique

Les mois passaient, ma soif augmentait, ma théologie chan-


geait, mais pas ma pratique. Je ne savais pas comment prier,
et je n’avais pas encore la foi que si je priais, Dieu agirait. La
guérison était devenue un concept théologiquement accep-
table, mais, comme l’apôtre Thomas, j’avais besoin de preuves
concrètes. En lisant Dialogues à bâtons rompus2, je compris que
la théologie seule n’était pas suffisante. Je devais aussi prendre
le risque d’agir par la foi. Il me fallait chercher Dieu pour qu’il
me communique sa puissance par le jeûne et la prière et aussi
par l’imposition des mains d’hommes de Dieu qui vivaient la
dimension de la guérison.

Poursuivre Dieu à n’importe quel prix

Vous, vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir
commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a proclamé :
38 comment Dieu a conféré une onction d’Esprit saint et de puis-
sance à Jésus de Nazareth qui, là où il passait, faisait du bien et
guérissait tous ceux qui étaient opprimés par le diable ; car Dieu
était avec lui.
Actes 10.37-38 Nouvelle Bible Segond

2. Bill Johnson et Randy Clark, Dialogues à bâtons rompus.


15
Guérir les malades
En juin 2012, je lisais les chapitres trois et quatre de l’Évan-
gile de Luc dans mon bureau pour préparer un message sur
la puissance du jeûne et de la prière. Je tapais sur mon ordina-
teur que le jeûne communiquait la puissance de Dieu.
J’entendis alors dans mon esprit le Saint-Esprit me dire  :
«  Si c’est ce que tu veux, fais-le  !  » Je sentis alors une forte
conviction pour jeûner de façon prolongée. Je demandai au
Seigneur combien de temps et la durée de vingt-et-un jours
s’imposa à moi en une fraction de seconde. Sur le coup, je me
suis dit : « Je vais mourir de faim ! » Je n’avais à cette époque
jamais jeûné plus de sept jours. Cependant, ma soif de Dieu
l’emporta et pendant trois semaines, je ne mangeai rien et ne
bus que du jus de pomme et de l’eau.

Depuis les jours de Jean le Baptiseur jusqu’à présent, le royaume


des cieux est soumis à la violence, et ce sont les violents qui s’en
emparent.
Matthieu 11.12 Nouvelle Bible Segond
La violence que Jésus mentionne ici n’a rien à voir avec le
fait de poser des bombes. Il s’agit de se faire violence et de
payer le prix, non pour acheter ce que Jésus a déjà payé pour
nous par son sacrifice, mais pour saisir par la foi ce que Dieu
a en réserve pour nous.
Mon jeûne prenait fin alors que j’assistais à une conférence
à Las Vegas, au Nevada, dans l’église de Paul Goulet3. Parti-

3.  International Church of Las Vegas : www.iclv.com


16
Mon Cheminement Dans La Guérison
ciper à cette conférence en famille (nous étions quatre à cette
époque) avait représenté un gros investissement. Le voyage
complet équivalait à plus de deux mois de salaire. Je men-
tionne ce fait pour vous poser une question :
À quel point voulez-vous vraiment plus de Dieu ?
Randy Clark, dont j’avais écouté quelques enseignements,
était l’un des orateurs. Il débuta la réunion en lisant un verset
sur le fait que Jésus guérissait les malades partout où il allait,
puis il ferma sa Bible et commença à expliquer ce qui allait
se passer pendant la soirée. Il allait appeler des gens souf-
frant de certaines maladies selon ce que le Seigneur lui mon-
trerait. Lorsque le nom de leur maladie serait mentionné, les
personnes seraient invitées à se lever immédiatement et cer-
taines allaient être guéries juste en se levant, d’autres après
une courte prière. Cette soirée-là, 250 personnes furent gué-
ries quasi instantanément. Le rythme des guérisons et des
témoignages était très rapide. J’avais l’impression de regarder
un de ces films d’action intense dans lesquels on est submergé
par ce qui défile sous nos yeux. J’avais beau avoir soif de voir
des guérisons, je n’arrivais pas à croire ce qui se passait devant
moi, c’était comme irréel. J’avais voyagé six mille kilomètres,
jeûné vingt-et-un jours, lu des centaines de pages sur la gué-
rison, mais je ne parvenais pas à concevoir que cela soit SI
SIMPLE de guérir les malades.

17
Guérir les malades
Le lendemain matin, le 1er août 2012, c’était mon anniver-
saire. Randy Clark enseignait sur le transfert d’onction ou la
communication des dons spirituels par l’imposition des mains.

C’est pourquoi je te le rappelle : ravive le don que Dieu t’a fait


dans sa grâce lorsque je t’ai imposé les mains.
2 Timothée 1.6 Bible Semeur
Après avoir établi les fondements bibliques de cette pra-
tique, il raconta des témoignages de personnes propulsées
dans la vie surnaturelle de Dieu après qu’il leur eut imposé
les mains. À la fin du message, il appela le Saint-Esprit à venir
distribuer les dons spirituels à l’auditoire.

Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à


chacun en particulier comme il veut.
1 Corinthiens 12.11
Randy avait précédemment expliqué dans son message que
l’on peut sentir physiquement la manifestation du Saint-Es-
prit. Il venait juste de le mentionner que je commençai à sentir
une chaleur dans mes mains. Je m’approchai avec Sylvie à
l’appel et je sentis une forte pesanteur de la gloire de Dieu sur
mes bras et mes épaules. Je n’arrivais pas à lever les mains
plus d’une seconde comme si je soulevais une tonne de fonte.
Randy me toucha et prononça deux mots avant de prier pour
la personne suivante : « More Lord ! », ce qui signifie : « Plus
Seigneur ! »

18
Mon Cheminement Dans La Guérison
La chaleur dans mes mains s’intensifia, au point de devenir
un feu, puis j’eus l’impression que le feu sortait de mes mains,
comme un chalumeau. Sylvie était à côté de moi, les yeux
fermés, et quand je passai ma main derrière son dos, sans la
toucher, elle s’effondra sous la puissance de Dieu. Je compris
alors que le Saint-Esprit m’avait communiqué quelque chose.
Le soir même eut lieu une autre réunion de guérison. Encore
une fois, Randy ne lut qu’un verset puis raconta des témoi-
gnages et 280 personnes furent guéries. C’était toujours aussi
rapide et aussi simple. Alors que nous étions en prière, Sylvie
m’annonça qu’une jeune femme du nom de Ruth4 était guérie.
Ruth avait passé trois semaines avec nous à Las Vegas et elle
avait un strabisme divergent sévère. Elle avait été opérée à
deux reprises sans succès. Alors que le Saint-Esprit passait
dans les rangs et guérissait les malades, son œil reprit sa
position normale. Je m’approchai d’elle pour observer ce que
Sylvie m’avait partagé. Ruth pleurait, elle constatait qu’elle ne
voyait plus double, mais n’arrivait pas à croire qu’elle puisse
être guérie. Après s’être regardée dans un miroir, elle témoi-
gna publiquement de sa guérison. L’auditoire rendit gloire à
Dieu et un groupe se forma ensuite autour d’un jeune homme.
Il avait lui aussi un strabisme très convergent. Je le connaissais
de vue car nous l’avions rencontré lors de notre séjour. Tous
ses amis lui imposaient les mains et priaient avec ferveur. Je

4.  Les prénoms ont été changés mais les témoignages sont authentiques.
19
Guérir les malades
me souvins alors d’avoir lu qu’il fallait faire de courtes prières
et en vérifier l’effet.

C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en


priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.
Marc 11.24
Je les interrompis donc et le jeune homme ouvrit les yeux.
Son regard était devenu parfaitement normal. Ces deux gué-
risons étaient visibles à l’œil nu, je connaissais les gens et je
les avais vus infirmes avant cette réunion. C’est alors que la
foi naquit en moi. Dieu guérit vraiment encore aujourd’hui.
Beaucoup se disent comme Thomas, mais refusent de croire
face à l’évidence. J’avais l’évidence que je cherchais et je crus.
Durant les trois jours qui suivirent, je lus le livre de Randy
Clark, Il y a plus. Je compris que ce feu que j’avais reçu, je
pouvais le communiquer. Je réunis donc l’équipe de prière
de l’église en rentrant de voyage. Je priai qu’ils reçoivent eux
aussi les dons de guérisons puis je prêchai sur la guérison.
Mon texte de base était le suivant :

Il partit de la synagogue et se rendit chez Simon. La belle-mère


de Simon était en proie à une forte fièvre, et ils le sollicitèrent en
sa faveur. 39 Il se pencha sur elle, rabroua la fièvre, et la fièvre la
quitta. À l’instant même elle se leva et se mit à les servir.
Luc 4.38-39 Nouvelle Bible Segond
Je n’avais jamais prêché sur ces deux versets. Mon plan de
message était simple  : Jésus a compassion des malades, il a

20
Mon Cheminement Dans La Guérison
autorité sur la maladie et il guérit encore aujourd’hui. Mon
objectif était de prier pour les malades à la fin de la prédica-
tion. Le message s’intitulait : « Jésus guérit ». Alors que je lisais
le texte à l’assemblée, je ressentis soudain un fort coup dans
le genou. Instantanément, je me fis la réflexion qu’il pouvait
s’agir d’une parole de connaissance (je parlerai de ce sujet plus
en détail par la suite). En fait, le Seigneur me montrait qu’il
voulait guérir les gens qui souffraient d’une douleur au genou
dans la salle. Je me mis alors à discuter intérieurement avec
Dieu. « Laisse-moi finir le message d’abord, je n’ai pas encore
prêché ! Et si rien ne se passe ? De quoi aurais-je l’air ? » Je me
souvins alors que j’avais dit à Dieu que je renonçais à proté-
ger ma réputation. J’étais prêt à prendre le risque de me trom-
per pour le voir agir au travers de moi. Je me souvins de tout
ce cheminement, de ce que j’avais vécu quelques jours plus
tôt et je décidai de me lancer. Après avoir répété maladroite-
ment plusieurs fois le titre du message, je finis par déclarer :
« Quelqu’un ici a mal dans le genou, levez-vous ! Dieu va vous
guérir ! » Cinq à six personnes se levèrent. Je prononçai alors
une simple prière : « Saint-Esprit viens, je bénis ces genoux.
Au nom de Jésus, que la douleur quitte ces corps et que les
muscles, tendons, ligaments soient guéris ! Amen. »
Je fis ensuite un pas de foi qui me sembla encore plus dif-
ficile. Je demandai aux gens de vérifier l’état de leurs genoux
et de me faire signe si la douleur avait diminué. Ils hochèrent
la tête négativement et ma foi chuta vertigineusement. Tout à
coup, au balcon, masqué par les spots qui m’éblouissaient, un

21
Guérir les malades
homme me fit de grands signes de la main. Je l’interpellai pour
savoir ce qu’il ressentait. Il me répondit qu’il avait une douleur
dans le genou de huit sur dix et qu’après cette simple prière,
elle était descendue instantanément à quatre. Je me précipitai
alors au balcon, posai ma main sur son genou et commandai à
la douleur de disparaître complètement. L’homme me remer-
cia alors chaleureusement et m’affirma qu’il ne ressentait plus
aucune douleur. Le niveau de ma foi décupla. Je revins sur
l’estrade et commençai à prêcher. Finalement, ce sont dix per-
sonnes qui furent guéries instantanément au cours de cette
réunion après que j’eus donné des paroles de connaissance et
que l’équipe de prière eut prié pour eux.
Laissez-moi vous partager quelques témoignages  ! Une
femme souffrait d’arthrose dans l’épaule et recevait des injec-
tions de cortisone tous les six mois depuis sept ans. Les radios
avaient montré que l’os était rongé par la cortisone. Elle por-
tait le bras en écharpe et je la connaissais très bien. Suite à la
prière, elle put à nouveau lever le bras sans douleur. Après
avoir guéri son épaule, Dieu libéra aussi ses doigts et ses
genoux de l’arthrose.
Un homme avait un kyste apparent dans le poignet, celui-ci
disparut en quelques minutes.
Une personne âgée avait subi une opération pour une hernie
discale et ne pouvait plus plier la jambe gauche depuis son
opération, quinze ans auparavant. Elle sentit une forte chaleur
dans sa jambe et put à nouveau plier celle-ci sans douleur.

22
Mon Cheminement Dans La Guérison
Une sœur souffrait de diabète et avait une infection au
doigt depuis deux ans. Elle s’approcha pour prier pour une
sœur malade qui s’était levée à l’appel et le pus commença
à sortir de son doigt tandis qu’elle priait pour son amie. En
rentrant chez elle, elle constata que son doigt avait repris une
couleur normale.
La foi augmenta dans l’assemblée au point qu’un enfant
de dix ans, en rendant grâce pour le repas au retour du culte,
pria pour sa mère atteinte de la maladie des pieds d’athlète.
Cette maladie de peau qu’elle avait depuis dix ans s’étendait
de la plante des pieds au milieu des deux mollets. Elle avait
des pustules, des boutons et la peau très sèche. Sa peau fut
purifiée le jour même.
J’exerçais à cette époque la fonction de pasteur principal
intérimaire, mon rôle étant d’accompagner l’église dans la
transition entre deux pasteurs. Au cours des huit mois de ce
mandat, je fis une série de messages sur le fait de faire le deuil
d’un leader spirituel et une autre sur la gestion des finances
personnelles d’un point de vue biblique. Je n’ai prêché qu’une
seule fois sur la guérison, mais à chaque culte, entre la louange
et la prédication, nous faisions témoigner les gens qui avaient
été guéris la semaine précédente. Je partageais un verset sur la
guérison et nous priions ensuite pour les malades.
J’avais lu un livre sur la puissance du témoignage5 et j’avais
appris que les témoignages, quand ils sont partagés, sont

5.  Bill Johnson, Libérer l’esprit de la prophétie.


23
Guérir les malades
une invitation lancée à Dieu pour qu’il reproduise le miracle.
J’ai donc simplement mis en application ce principe, chaque
témoignage devenait comme de l’huile mise sur le feu de la
foi des gens.
En huit mois, j’ai dénombré 300 guérisons puis j’ai arrêté de
compter. Les chrétiens se mirent à prier les uns pour les autres
à l’église ainsi que pour leur entourage. Dieu a guéri des jeunes
et des personnes âgées. Une sœur avait de l’arthrose dans les
genoux et avait besoin d’assistance pour monter dans l’auto-
bus car elle souffrait en montant les escaliers. Elle témoigna
que Dieu l’avait guérie et que désormais elle pouvait courir
pour attraper son car.
Une jeune femme souffrait d’eczéma dans le creux des
coudes. Lors d’une retraite de jeunes, plusieurs guérisons
s’étaient produites mais elle n’avait pas osé demander qu’on
prie pour son problème. En rentrant chez elle, elle s’imposa les
mains en fermant les yeux. Elle sentit une forte chaleur sous
ses mains et la peau qui se refermait. Lorsqu’elle ouvrit les
yeux, sa peau était redevenue tout à fait saine. Elle en rendit
témoignage à l’église et nous avons alors prié pour les mala-
dies de peau. Plusieurs furent guéris ce jour-là.
Certaines guérisons furent instantanées. Pour d’autres, il
fallut insister en priant plusieurs fois courtement voire même
sur plusieurs semaines. Une sœur avait une inflammation
du nerf optique à cause d’une sclérose en plaques qui faisait
qu’elle voyait double. On lui avait prescrit des verres correc-

24
Mon Cheminement Dans La Guérison
teurs avec des prismes, mais le problème empirait. Pendant
trois semaines, elle demanda de la prière à l’église, pria avec
son mari et sa fille puis retrouva une vue normale. Son méde-
cin confirma que le nerf optique était guéri et elle retourna
voir l’opticien qui lui avait vendu ses lunettes. Il constata sa
guérison et lui remboursa intégralement le prix de celles-ci,
soit un montant de 360 $.
Ce qui me surprit le plus fut de découvrir le nombre de per-
sonnes malades dans l’église. En effet, la plupart des maladies
ne sont pas visibles comme le sont un plâtre ou un fauteuil
roulant. Dieu est celui qui guérit, c’est d’ailleurs l’un de ses
noms6. Le peuple de Dieu devrait avoir accès à la santé dans
sa présence. Certains se mirent alors à croire que Dieu pouvait
guérir leurs problèmes personnels auxquels, avec le temps, ils
s’étaient habitués.
Je me souviens d’une jeune femme qui vint sur l’estrade
avec de très hauts talons. Nous avions prié pour les problèmes
de plantes de pieds la semaine précédente. Elle témoigna
qu’elle avait une malformation qui l’empêchait de mettre des
hauts talons. Dieu l’avait guérie et elle portait désormais ses
nouvelles chaussures avec joie comme un témoignage de la
puissance de Dieu.
J’ai découvert des maladies dont j’ignorais l’existence et
je fus aussi attristé de découvrir les symptômes dont souf-
fraient les gens que j’aimais. Un jeune homme de vingt ans

6.  Yahweh Rapha ce qui signifie celui qui guérit, Ex 15.26.


25
Guérir les malades
avait beaucoup grossi. Il m’informa que sa thyroïde fonction-
nait mal. Il prenait de la cortisone et cela lui faisait prendre
du poids. Nous avons prié simplement pour lui, appelant
une nouvelle glande thyroïde. Il poursuivit son traitement et
fit une prise de sang programmée par son médecin le mois
suivant. Ce n’est que trois mois plus tard qu’il m’annonça,
alors que je prenais de ses nouvelles, que la prise de sang était
parfaite et que son médecin avait arrêté le traitement. Il était
guéri ! J’ai depuis vu plusieurs personnes guéries de la thy-
roïde, dont une femme qui a pris du Lévotirox7 pendant 23
ans. Elle m’avait écrit un e-mail pour me partager qu’elle avait
des nodules et que son état s’aggravait. Je fis une simple prière
par e-mail. Quelque temps plus tard, elle commença à expéri-
menter des symptômes anormaux qui stoppèrent un jour où
elle oublia de prendre son médicament, mais qui recommen-
cèrent de plus belle dès qu’elle reprit sa posologie le lende-
main. Elle stoppa alors son traitement et consulta son endocri-
nologue qui constata après plusieurs prises de sang que son
taux de TSH était normal sans médicament alors qu’il n’était
jamais dans les normes auparavant, et ce même avec le traite-
ment. Cela fait maintenant quatre ans et demi que sa thyroïde
fonctionne normalement, sans aucun médicament.
Ce genre de cas produisit en nous l’audace de prier pour
des maladies incurables, pour des miracles créatifs.

7.  C’est un médicament pour traiter la thyroïde.


26
Mon Cheminement Dans La Guérison
Un jour, la secrétaire de l’église nous informa que son
neveu se trouvait en soins intensifs, car une de ses bronches
s’était fendue à force de tousser. L’air passait directement dans
son thorax. Un de ses poumons était complètement affaissé
et il était en danger. Il avait des bulles d’air sous la peau, car
à chaque respiration, l’air se diffusait dans son thorax. Ce
problème n’est pas inconnu des médecins, la procédure nor-
male consiste à enlever le poumon puis à refermer la bronche
pour éviter une infection, car l’air n’est pas stérile. Ce jeune
homme était arrivé à l’hôpital le lundi, mais nous n’avions
eu connaissance de sa situation que le mercredi. Nous avions
donc prié avec l’église lors de la réunion de prière ce soir-là.
Nous avions commandé au poumon de se regonfler et à la
bronche de se refermer. Le lendemain, jeudi matin, les méde-
cins constatèrent que la bronche s’était refermée sans aucune
intervention de leur part et que le poumon était à nouveau
fonctionnel. Il sortit de l’hôpital le vendredi matin.
Le concierge de l’église avait une jambe plus courte que
l’autre et une boule importante dans le cou. Ce déséquilibre
provoquait d’intenses douleurs dans le dos. Sa femme le mas-
sait avec des anti-inflammatoires pour le soulager, chaque soir,
depuis quinze ans. Lors d’un temps de prière, nous avons prié
pour lui et sa jambe s’est allongée à la même taille que l’autre.
La boule disparut ainsi que les douleurs dans le dos. Le soir,
sa femme, qui n’avait pas assisté à la scène, fut surprise de
découvrir la disparition de la boule qui lui était si familière.

27
Guérir les malades
La joie et le sentiment de la présence de Dieu s’intensifiaient
chaque semaine. Certaines personnes étaient guéries alors
qu’on donnait des paroles de connaissances, d’autres étaient
touchées en entendant les témoignages partagés.
En entendant une personne témoigner de la disparition de
ses douleurs dorsales, une jeune femme qui souffrait du dos
depuis plusieurs mois se demanda pourquoi Dieu ne la gué-
rissait pas. Elle entendit alors dans son esprit le Seigneur lui
dire qu’il l’aimait. Elle sentit une chaleur parcourir son dos et
la douleur disparut. Elle se mit à pleurer de joie, touchée par
l’amour de Dieu.
Certains furent guéris alors que je priais pour eux, d’autres
par l’équipe de prière, d’autres encore par la personne assise à
côté d’eux dans la réunion.
Vous pourriez penser qu’il s’agissait d’une « visitation de
Dieu  » dans cette église, mais il n’en est rien. Les guérisons
continuèrent de se produire partout où je prêchais. Quand les
enfants de Dieu réalisent que Dieu veut guérir et les utiliser,
qu’ils apprennent comment collaborer avec le Saint-Esprit,
Dieu agit. Jésus reçoit alors la récompense de ses souffrances
et les malades sont guéris.
J’ai continué d’enseigner sur le sujet de la guérison dans
l’église suivante et en 2016 j’ai fondé l’École de Ministère Sur-
naturel Francophone (EMSF) pour équiper, inspirer et activer
les chrétiens francophones, notamment pour la guérison. Je
suis émerveillé des témoignages reçus. Récemment, un couple

28
Mon Cheminement Dans La Guérison
m’a partagé avoir suivi les enseignements en ligne. Au début,
ils durent changer beaucoup de leurs conceptions apprises
dans leur église. C’est en fait le but de ce livre, vous aider à
croire la vérité. Leur voisin avait une tumeur au cerveau. Ils
ont prié pour lui et la tumeur a disparu. Le but de Dieu est que
vous aussi vous preniez conscience que le Saint-Esprit est en
vous et sur vous, qu’il veut agir au travers de vous et que vous
collaboriez avec lui. Le temps d’être uniquement spectateurs
des ministères «  des hommes de Dieu  » est terminé, c’est à
vous de passer à l’action ! La guérison c’est l’idée de Dieu, il
cherche juste des collaborateurs qui vont lui obéir.
Ma prière est que la lecture de ce livre vous propulse dans
la guérison divine, que vous deveniez un ambassadeur pour
Christ en fonction8 et pas juste de titre. C’est-à-dire quelqu’un
qui peut affirmer : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a
oint pour guérir les malades et annoncer la bonne nouvelle. »
Je vous invite à prier maintenant avec moi :
Père, je t’ouvre mon cœur. Je te prie de me conduire dans la
vérité. Jésus, je me place à tes pieds, instruis-moi, augmente
ma foi. Saint-Esprit, révèle à mon cœur les trésors que Jésus a
acquis à la croix. Je veux saisir tout mon héritage spirituel, au
nom de Jésus. AMEN.

8.  2 Cor 5.20


29
Guérir les malades
Questions de réflexions

Écrivez les réponses à ces questions, les réponses devraient


changer après la lecture du livre.
• Quelles questions vous posez-vous avant de prier pour
quelqu’un ?
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
• Qu’est-ce qui vous bloque ou vous fait peur lorsqu’il
s’agit d’affronter la maladie dans la prière ?
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
• Quelle expérience avez-vous vécue qui vous a fait
renoncer à prier pour les malades ?
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
• Quelle est votre conception du rôle de Dieu par rapport
à la maladie ?
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________

30
Mon Cheminement Dans La Guérison
Exercice pratique

La première chose que vous pouvez faire à cette étape est


d’augmenter votre conscience de la présence agissante de Dieu
autour de vous. Pour cela, je vous invite à interroger les chré-
tiens et les pasteurs autour de vous. Posez-leur ces simples
questions :
• As-tu déjà été guéri par Dieu ?
• As-tu déjà guéri quelqu’un par la prière ?
• Peux-tu me raconter ce qui s’est passé ?
Si vous rencontrez des chrétiens ou pasteurs hostiles à la
guérison, n’entrez pas dans un débat. Cherchez quelqu’un
d’autre. Je vous donne des conseils à ce sujet dans le chapitre
12. Soyez attentif aux détails suivants et posez des questions
pour en savoir davantage sur :
• Le type de maladie/problème, et sa durée
• L’intervention du corps médical (opération(s), médica-
ments ou traitements inefficaces)
• Le type de prière reçue (imposition des mains, onction
d’huile, parole de connaissance, prière persévérante,
jeûne ou autre)
• La durée de la guérison (instantanée, pendant la nuit ou
sur quelques jours ou semaines)

31
Guérir les malades
• Le type de guérison (accélération d’une convalescence,
maladie chronique, maladie incurable, infirmité, miracle
créatif, etc.)
• Les détails insolites (paroles des médecins, annulation
d’opération, etc.)
Vous pouvez écrire ces témoignages dans l’annexe 1 à la
fin du livre. Le but de l’exercice est de stimuler votre foi en
entendant des gens de votre entourage proche partager ce que
Dieu a fait. Interrogez tous les chrétiens que vous pouvez (que
ce soit de vive voix, par téléphone, même s’ils sont dans une
autre église) afin de recueillir au moins dix témoignages de
guérison puis priez que le Seigneur vous utilise de la même
façon. Quand l’ennemi viendra vous souffler que Dieu n’agit
pas là où vous êtes, vous pourrez lui rappeler les œuvres que
le Seigneur a faites.

32
CHAPITRE 2

REJETEZ LES MENSONGES


Pour obtenir l’exaucement de nos prières, nous devons
prier selon la volonté de Dieu. Nous devons donc la connaître
et y croire. La foi qui guérit s’appuie sur les promesses de
Dieu. Jésus a dit que ceux qui croiraient en lui imposeraient
les mains aux malades et que les malades seraient guéris. La
question à se poser est donc : que faut-il croire pour le faire ?
Le désir de voir les gens guéris est une chose, mais la foi en
la vérité est une autre réalité. J’ose affirmer que beaucoup de
doctrines de démons sont crues et enseignées dans les églises.
De quoi s’agit-il  ? Qu’est-ce qu’une doctrine de démons  ?
C’est en fait un dogme, une soi-disant vérité qui s’appuie en
partie sur des bases bibliques et en partie sur un raisonnement
humain, intellectuellement acceptable, mais qui est inspiré
par les démons pour priver les enfants de Dieu des bénéfices
du sacrifice de Jésus à la croix.
Guérir les malades
Prenons l’exemple du salut. Martin Luther, lors de la
Réforme, a dénoncé plusieurs doctrines de démons qui pri-
vaient les gens d’accéder simplement par la foi à la grâce de
Dieu. Luther a remis la Bible au-dessus des traditions, élevé
la grâce au-dessus des œuvres, dénoncé le purgatoire et réaf-
firmé que chaque croyant peut avoir un accès direct à Dieu.
En dénonçant ces doctrines de démons enseignées depuis des
siècles, Luther a permis de vivre à nouveau les bénéfices de la
foi en la vérité et donc de s’approprier le salut par grâce. Ces
vérités n’avaient pas été annulées, les versets n’avaient pas
été enlevés de la Bible, mais tout au long du Moyen-Âge, ils
étaient demeurés sans effet, car noyés et étouffés par les doc-
trines mensongères. Plutôt que de définir systématiquement la
doctrine biblique concernant la guérison, je veux donc plutôt
prendre l’approche de dénoncer les mensonges et d’affirmer
les vérités qui les contrecarrent. Vous pourrez ainsi trouver
des réponses aux questions les plus courantes que bien sou-
vent les gens se posent au sujet de la guérison.
Bien que Paul soit celui qui emploie l’expression «doctrine
de démons1», cette notion est présente dans le plus ancien livre
de la Bible, celui de Job. Job est souvent utilisé pour justifier
que les chrétiens souffrent et restent malades dans l’Église.
Pourtant, l’apôtre Jacques le cite dans le but de nous encoura-
ger à persévérer, car Dieu a guéri Job, l’a délivré et l’a restauré.

1.  1 Tim 4.1


34
Rejetez Les Mensonges
Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment.
Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la
fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de misé-
ricorde et de compassion.
Jacques 5.11
Le livre de Job devrait donc nous donner de l’espoir et
non nous conduire à la résignation. Il devrait nous amener à
continuer de chercher le Seigneur pour obtenir la fin de nos
souffrances. Se pourrait-il que le message du livre de Job soit
souvent mal compris ? Comme le dit Jacques dans son épître,
le Dieu de Job est plein de miséricorde et de compassion, mais
les doctrines de démons le présentent comme indifférent et
prenant plaisir à nos souffrances. Une bonne théologie révèle
la bonté de Dieu tandis que l’ennemi cherche à nous en donner
une fausse image.

Dieu a donné, mais qui a repris ?

Le premier chapitre de Job est une révélation de ce qui se


passe dans le ciel : un dialogue, un défi entre Dieu et Satan.
Job ignore tout de ce dialogue. Mais s’il nous est révélé, s’il
nous a été rapporté dans la Bible, c’est qu’il est d’une grande
importance.

Il y avait dans le pays d’Uts un homme qui s’appelait Job. Et cet


homme était intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait
du mal. 2 Il lui naquit sept fils et trois filles. 3 Il possédait sept
mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs,

35
Guérir les malades
cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Et cet
homme était le plus éminent de tous les fils de l’Orient. 4 Ses
fils allaient les uns chez les autres et donnaient tour à tour un
festin, et ils invitaient leurs trois sœurs à manger et à boire avec
eux. 5 Et quand les jours de festin étaient passés, Job appelait et
sanctifiait ses fils, puis il se levait de bon matin et offrait pour
chacun d’eux un holocauste ; car Job disait : peut-être mes fils
ont-ils péché et ont-ils offensé Dieu dans leur cœur. C’est ainsi
que Job avait coutume d’agir. 6 Or, les fils de Dieu vinrent un
jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu
d’eux. 7 L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit
à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener. 8 L’Éternel
dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne
comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant
Dieu, et se détournant du mal. 9 Et Satan répondit à l’Éternel :
est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? 10 Ne
l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as
béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. 11
Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis
sûr qu’il te maudit en face. 12 L’Éternel dit à Satan : Voici, tout
ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main
sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel.
Job 1.1-12
Toute l’histoire repose sur la question que Satan pose à
Dieu : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? »
On peut comprendre que cette question soit posée par Luci-
fer. Lui-même était élevé en gloire mais il a choisi de se rebel-
36
Rejetez Les Mensonges
ler contre Dieu. Il ne peut donc concevoir qu’un être humain
puisse aimer et craindre Dieu de façon désintéressée. Pour
prouver ses dires, Satan va essayer de faire craquer Job. Il veut
l’amener à abandonner le Seigneur dans le malheur. Dieu
accepte de relever le défi, car il connaît le fond du cœur de Job.
C’est non seulement un juste à ses yeux, mais Dieu lui-même
affirme à son sujet qu’il n’y a personne comme lui sur la terre
ainsi que le montre ce passage d’Ézéchiel :

Ou si j’envoyais la peste dans ce pays, si je répandais contre lui


ma fureur par la mortalité, pour en exterminer les hommes et les
bêtes, 20 et qu’il y ait au milieu de lui Noé, Daniel et Job, je suis
vivant  ! dit le Seigneur, l’Éternel, ils ne sauveraient ni fils ni
filles, mais ils sauveraient leur âme par leur justice.
Ézéchiel 14.19-20
Avec Daniel et Noé, Job fait partie des trois hommes les
plus justes de l’Ancien Testament. Des hommes qui restèrent
attachés à Dieu au milieu de la corruption. Des hommes dont
l’intégrité demeura inébranlable malgré le fait qu’ils étaient
seuls face à l’immoralité. Si Dieu accepta que Satan éprouve
Job, c’est parce que c’est lui qui s’était vanté de Job. Assuré-
ment, le Seigneur était fier de Job et il savait que cet homme
juste tiendrait bon. Ainsi, quand quelqu’un se compare à Job
parce qu’il est malade, aidons-le à changer de perspective. Il
ne peut justifier sa maladie à cause de son extrême intégrité. Il
n’est pas intègre au point de pouvoir servir de défi entre Dieu
et Satan.

37
Guérir les malades
Satan, avec l’autorisation de Dieu, envoie des voleurs pour
s’emparer de tout le bétail de Job, des ennemis pour tuer tous
ses serviteurs ainsi qu’une tempête surnaturelle qui frappe
mortellement tous ses enfants. Satan est un voleur, un destruc-
teur et un égorgeur. C’est ce qu’il fait. Jésus est clair à ce sujet.

Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire


Jean 10.10a
La réaction de Job face à cette dévastation est la suivante :

Et il dit : Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et j’y retournerai


nu. L’Éternel a donné, l’Éternel a repris : que l’Éternel soit loué !
22 Au milieu de tous ces malheurs, Job ne commit pas de péché et
n’attribua rien d’inconvenant à Dieu.
Job 1.21-22 Bible Semeur
Job interprète ce qui lui arrive et pense que c’est Dieu qui
a repris tout ce qu’il lui avait donné. Son interprétation a un
bon côté. En effet, il reconnaît que tout lui vient de Dieu. Par
contre, c’est Satan qui lui a tout pris, pas Dieu. Job se trompe,
car dans sa conception, il n’existe pas d’autre puissance que
celle de Dieu. On le perçoit au chapitre 9 lorsqu’il déclare :

Si ce n’est pas lui (Dieu), qui est-ce donc ?


Job 9.4

Dieu n’est pas la source de la maladie

Job s’interroge sur l’origine de sa souffrance. Selon lui, seul


Dieu peut être à la source de ses malheurs. S’il attribue l’ori-
38
Rejetez Les Mensonges
gine de ses maux à Dieu c’est parce qu’il méconnaît la réa-
lité du monde spirituel. Dans sa conception - souvenons-nous
qu’il n’a pas la Bible -, tout ce qui arrive sur terre est la volonté
de Dieu. De nos jours, beaucoup de chrétiens adoptent le
même point de vue : ils ignorent l’ennemi et ses œuvres et en
veulent à Dieu qu’ils jugent responsables de la souffrance et
de la maladie.
Décidez de croire aujourd’hui que votre maladie ou celle
de ceux pour qui vous allez prier n’est pas la volonté de Dieu,
pas plus que leurs péchés ou leur perdition. Souvenez-vous
d’une chose simple : celui qui vole la santé, détruit le corps et
tue, c’est le diable. Celui qui restaure, guérit et donne la vie
abondante, c’est Jésus.

Le voleur ne vient que pour voler, abattre et détruire ; moi, je suis


venu pour qu’ils aient la vie et l’aient en abondance.
Jean 10.10 Nouvelle Bible Segond
Plusieurs religions polythéistes ont un dieu de la mort ou
de la destruction. A contrario, malgré tous les noms de Dieu
dans la Bible, aucun ne le présente comme le dieu de la mort.
À l’opposé, il est la résurrection et la vie2.
J’ignore comment on vous a présenté la personne de Dieu,
mais la Bible nous enseigne que la source fiable pour connaître
Dieu le Père, c’est Jésus.

2.  Jn 11.25
39
Guérir les malades
Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suf-
fit. 9 Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et
tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ;
comment dis-tu : Montre-nous le Père ? 10 Ne crois-tu pas que
je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je
vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en
moi, c’est lui qui fait les œuvres.
Jean 14.8-10
Jésus a déclaré : « Celui qui m’a vu a vu le Père ». Nulle part
dans les évangiles on ne voit Jésus rendre les gens malades,
mais par contre on observe qu’il guérissait tous ceux qui
venaient à lui. Et Jésus révèle que c’est le Père qui guérit au
travers de lui.
Présenter Dieu comme la source de la maladie, comme
un être cruel qui prend plaisir à la souffrance rend les gens
amers et révoltés contre lui. Ils en ont peur, s’en éloignent et se
privent ainsi du réconfort et de la guérison disponibles dans
sa présence. Si donc vous avez du mal à chanter « Seigneur tu
as donné, Seigneur tu as repris », c’est parce que c’est un men-
songe, même si cette formulation se trouve dans la Bible (Job
1.21). Il faut comprendre que tout ce qui est écrit dans la Bible
n’est pas une vérité. Les faits relatés sont vrais, les dialogues
sont fidèles, mais chaque expression écrite n’est pas à appli-
quer directement. Par exemple, il est mentionné dans la Bible
qu’il n’y a pas de Dieu, mais c’est l’insensé qui le dit3. Faire un

3.  Ps 14.1 et 53.1


40
Rejetez Les Mensonges
cantique de cette partie de verset serait absurde et une gros-
sière erreur d’interprétation, vous en conviendrez.
Nous ne pouvons pas interpréter les événements comme
Job l’a fait, car nous savons des choses qu’il ignorait. Nous
avons accès au dialogue entre Dieu et Satan et nous avons
aussi une plus grande révélation du monde spirituel que lui.
De plus, nous disposons de toute la Bible alors que Job a vécu
avant qu’elle ne soit écrite. Par ailleurs, nous avons une meil-
leure connaissance de Dieu au travers de Jésus et enfin nous
avons la fin de l’histoire : Dieu n’a pas abandonné Job, il est
venu à son secours.
Comme Dieu l’avait prévu, Job ne pécha pas et n’attri-
bua rien d’indigne à Dieu4. Son plan ayant échoué, Satan
demanda donc à Dieu la permission d’augmenter la pression
sur Job pour le faire craquer. Dieu y consentit à nouveau, car il
connaissait Job, il savait qu’il ne fléchirait pas.

Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel,


et Satan vint aussi au milieu d’eux se présenter devant l’Éternel.
2 L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à
l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener. 3 L’Éternel
dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne
comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant
Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son inté-
grité, et tu m’excites à le perdre sans motif. 4 Et Satan répondit

4.  Jb 1.22
41
Guérir les malades
à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il
le donne pour sa vie. 5 Mais étends ta main, touche à ses os et à
sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face. 6 L’Éternel dit à
Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie. 7 Et Satan
se retira de devant la face de l’Éternel. Puis il frappa Job d’un
ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête.
8 Et Job prit un tesson pour se gratter et s’assit sur la cendre. 9
Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis
Dieu, et meurs !
Job 2.1-9
Satan frappa Job d’une maladie qui le rongeait physique-
ment. On constate ici que l’ennemi peut rendre malade. Nous
en reparlerons plus loin dans le livre. De plus, Job est oppressé
la nuit par des visions effrayantes qui lui volent le repos.

Quand je dis : Mon lit me soulagera, Ma couche calmera mes


douleurs, 14 C’est alors que tu m’effraies par des songes, Que tu
m’épouvantes par des visions.
Job 7.13-14
Ici encore, Job croit que c’est Dieu qui est la source de ses
tourments nocturnes. Quand on a une mauvaise conception
de Dieu, on finit par l’accuser pour ce qu’il n’a pas fait. C’est
alors que la femme de Job craque, c’en est trop pour elle.
Rappelons qu’elle aussi a perdu tous ses enfants, son confort

42
Rejetez Les Mensonges
et sa sécurité. Ne lui jetons donc pas la pierre5. Job lui répond
suivant sa conception de Dieu :

Mais Job lui répondit : Tu parles comme une femme insensée.


Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas
aussi le mal ! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.
Job 2.10

La maladie n’est pas la volonté de Dieu

Job pense que Dieu est celui qui est la source du bien
comme du mal. Il a une conception fataliste du monde. Pour
lui, tout ce qui arrive est la volonté de Dieu. Cette concep-
tion est un mensonge qui paralyse les gens et les maintient
dans leur situation, les prive de tout espoir et empêche leur foi
d’être agissante. En effet, pourquoi prier si ma condition est la
volonté de Dieu ? Pourquoi même prier le Notre Père si tout
est la volonté de Dieu ?

Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux
cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; 10 que ton règne vienne ; que
ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Matthieu 6.9-10
Comprenons que si Jésus nous demande de prier ainsi,
c’est parce que la volonté de Dieu n’est pas encore accomplie

5.  Le texte ne précise pas ce qui lui arrive par la suite mais Job eut encore
dix enfants et il n’est pas mentionné qu’il prit une autre épouse donc on
peut raisonnablement croire que le Seigneur a pris soin de la femme de Job
et l’a réconfortée en lui donnant d’autres enfants.
43
Guérir les malades
parfaitement sur la terre comme elle l’est au ciel. Beaucoup de
problèmes ne sont pas la volonté de Dieu.
La volonté de Dieu est parfaitement accomplie au ciel et
l’Apocalypse nous donne un aperçu du désir de Dieu :

J’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle


de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son
peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 4 Il essuiera toute larme
de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni
cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.
Apocalypse 21.3-4
Il n’y a pas de malades au ciel, d’ailleurs Dieu nous don-
nera un corps incorruptible. Au ciel se trouve le fleuve qui
sort du trône de Dieu, un fleuve de vie et de guérison et non
un fleuve de maladie. Il sort du trône de Dieu, car Dieu est la
source de la vie, pas de la maladie.

Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cris-


tal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. 2 Au milieu de la
place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre
de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque
mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.
Apocalypse 22.1-2
Celui qui est fataliste comme Job croit qu’il doit convaincre
Dieu de changer d’avis avant de pouvoir être guéri. C’est d’ail-
leurs ce que Job espère dans ses discussions avec ses amis. Il
voudrait paraître devant Dieu et plaider sa cause.

44
Rejetez Les Mensonges
Job prit la parole et dit : (…) 3 Oh ! si je savais où le trouver, si je
pouvais arriver jusqu’à son trône, 4 je plaiderais ma cause devant
lui, Je remplirais ma bouche d’arguments, 5 je connaîtrais ce qu’il
peut avoir à répondre, je verrais ce qu’il peut avoir à me dire. 6
Emploierait-il toute sa force à me combattre ? Ne daignerait-il pas
au moins m’écouter ?
Job 23.1,2-6
Beaucoup de chrétiens ont cette vision de la vie. C’est pour
cela qu’ils essayent de convaincre Dieu dans leurs prières. Ils
emploient alors des arguments dans la prière comme : « Sei-
gneur, si tu le guérissais, il pourrait retravailler et prendre
soin de sa famille », « Seigneur, si tu la guérissais, elle pour-
rait te servir ». Ces prières sont inutiles car Dieu sait tout cela.
Elles sont aussi inefficaces car elles ne sont pas faites dans la
foi, elles s’appuient sur l’incrédulité, sur le doute que Dieu
veuille guérir. Seule la compréhension de la volonté de Dieu
nous permet de prier avec foi et assurance, de nous attendre
à être exaucé au lieu de simplement nous lamenter devant le
Seigneur.

Nous avons auprès de lui cette assurance : si nous demandons


quelque chose conformément à sa volonté, il nous écoute. 15 Et
si nous savons qu’il nous écoute, quelle que soit notre demande,
nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé.
1 Jean 5.14-15 Bible Segond 21
J’ai personnellement dû changer ma façon de prier. Tant que
je croyais que je devais convaincre Dieu, j’avais l’impression

45
Guérir les malades
de lutter contre lui par mes prières. C’était, je dois dire, bien
décourageant. Mais la Bible nous montre que l’ennemi contre
lequel nous luttons n’est pas Dieu, mais le diable, la maladie,
les démons et la douleur. Depuis que je suis convaincu que
Dieu veut guérir parce que je crois ce que la Bible enseigne
réellement, je sais qu’il est à mes côtés. Je collabore donc avec
le Saint-Esprit pour bénir ses enfants. Ma foi a donc de l’assu-
rance, de l’audace et s’attend à voir l’impossible. Je sais main-
tenant que lorsque je me mets à nouveau à argumenter avec
Dieu dans la prière, je ne suis plus dans la foi.
Peut-être que vous doutez encore, que vous pensez que
votre foi est faible. Un lépreux est venu voir Jésus avec cette
foi chancelante et lui a dit : « Si tu veux, tu peux me rendre
pur. » Jésus, qui est l’auteur et la source de la foi, celui qui la
fortifie et la rend parfaite, lui a répondu : « Je le veux », puis
il l’a touché et l’a guéri sur le champ6. Si votre foi est chan-
celante, ne considérez pas votre expérience ou celle de ceux
qui vous entourent, mais fixez vos yeux sur Jésus et écoutez-le
dire à votre esprit : « Je le veux.»

6.  Mc 1.40-42
46
Rejetez Les Mensonges
La maladie n’est pas une punition pour les péchés

Trois des amis de Job viennent pour le consoler mais son


état est si affligeant que pendant sept jours ils restent silen-
cieux. Au chapitre 3, l’homme se lamente sur son sort, chose
qu’on peut facilement comprendre. C’est alors qu’Éliphaz
prend la parole pour accuser Job (chapitres 4 et 5). En résumé,
il l’accuse d’avoir fauté et lui déclare que sa souffrance corres-
pond à une punition de Dieu pour ses péchés. Quel réconfort !
Avez-vous déjà affirmé, entendu dire à un malade, ou vous
a-t-on déjà rétorqué : « Tu es malade parce que tu as péché ! »,
« Si tu n’es pas guéri, c’est parce que tu as du péché dans ta
vie  » ou encore «  C’est le Bon Dieu qui te punit  !  » ? L’effet
de ces paroles sur les malades est le même que sur Job, elles
provoquent l’indignation et le découragement. L’indignation,
car ces propos sont une forme d’insulte, puisqu’ils sous-en-
tendent que la personne est une hypocrite. C’est aussi une
forme de jugement et de condamnation. De plus, la personne
sincère voit maintenant en Dieu un juge implacable et sans
pitié. Pourtant la Bible nous apprend que le Seigneur est
patient, lent à la colère. Il use de patience car, comme le montre
le verset suivant, c’est par sa bonté qu’il pousse les hommes à
la repentance, et non par la maladie.

Dieu est très bon, très patient, il sait attendre. Est-ce que tu t’en
moques ? Cette bonté de Dieu te pousse à changer ta vie, tu ne le
sais donc pas ?
Romains 2.4 Bible Parole de Vie

47
Guérir les malades
Le Seigneur ne tarde pas à réaliser sa promesse, comme certains
le pensent. Mais il use de patience envers vous, car il ne veut pas
que qui que ce soit aille à sa perte ; au contraire, il veut que tous
aient l’occasion de se détourner du mal.
2 Pierre 3.9 Bible en Français Courant
En lisant plus attentivement le discours d’Éliphaz, on
découvre la source de son inspiration.

Une parole est arrivée furtivement jusqu’à moi, mon oreille en a


perçu le murmure. 13 Au moment où les angoisses surgissent des
visions nocturnes, quand une torpeur tombe sur les hommes, 14
frayeur et frisson m’ont assailli, tous mes os ont tremblé ; 15 un
souffle passait sur mon visage, tous les poils de mon corps se sont
hérissés. 16 Quelqu’un se tenait là : je ne reconnaissais pas son
aspect ; une forme était devant mes yeux. J’entendis dans le calme
une voix qui disait : 17 Un mortel serait-il plus juste que Dieu ?
Un homme serait-il plus pur que celui qui le fait ? 18 Si Dieu ne
fait pas confiance à ses serviteurs, s’il découvre des erreurs chez
ses messagers, 19 combien plus chez ceux qui demeurent dans des
maisons d’argile, eux dont les fondations sont dans la poussière et
qu’on écrase plus vite qu’une mite !
Job 4.12-19 Nouvelle Bible Segond
Vu que Satan voulait amener Job à abandonner Dieu, il
envoya un démon pendant la nuit pour fournir des arguments
à Éliphaz. On comprend que c’est un esprit mauvais, car Éli-
phaz est saisi d’épouvante (versets 14 et 15), de plus, l’esprit

48
Rejetez Les Mensonges
ne le rassure pas comme les anges ou Jésus peuvent le faire7.
Une silhouette lui parle et accuse Job. L’esprit mauvais ment
sur plusieurs points qui seront ensuite développés tout au
long du livre par les trois amis. Ce sont ces mensonges que je
veux dénoncer ici, car ils sont souvent enseignés et crus par les
chrétiens. Avant de les exposer, il est important de se rendre
tout d’abord à la fin de l’histoire afin de découvrir la perspec-
tive de Dieu.
Précisons au préalable qu’une interprétation d’un verset
biblique ou d’une situation doit toujours se faire à la lumière
de l’ensemble du livre dont cela est extrait et ce, pour éviter
les contresens. Par exemple, concernant le péché du roi David,
si on ne lit pas ce verset : « Ce que David avait fait déplut à
l’Éternel8», on pourrait conclure à tort que l’adultère, le men-
songe et le meurtre sont les privilèges du roi, un homme pré-
senté ailleurs par la Bible comme étant selon le cœur de Dieu.
C’est ainsi que sont construites les fausses doctrines : une base
biblique mal interprétée puis appliquée comme solution sim-
pliste à des problèmes complexes.
Quand on utilise Job pour dire que Dieu rend les gens
malades pour les punir ou les instruire, on parle comme Éli-
phaz en affligeant les malades au lieu de les guérir. C’est pour
cela que le point de vue de Dieu sur les paroles d’Éliphaz
s’avère crucial pour une bonne interprétation du livre de Job.

7.  Dn 10.19 ; Lc 1.12-13 ; Lc 2.10 ; Mt 14.27 ; Ap 1.17


8.  2 Sam 11.27
49
Rejetez Les Mensonges
Dieu est en colère contre ceux qui parlent mal de lui

La façon dont Éliphaz et ses amis ont présenté Dieu l’a mis
en colère.

Après que le Seigneur eut dit cela à Job, le Seigneur dit à Éliphaz
le Témanite : Je suis en colère contre toi et tes deux amis, parce
que vous n’avez pas parlé de moi correctement, comme l’a fait Job,
mon serviteur. 8 Prenez maintenant sept taureaux et sept béliers,
allez vers Job, mon serviteur, et offrez un holocauste pour vous-
mêmes. Job, mon serviteur, priera pour vous et, par considération
pour lui, je ne vous traiterai pas à la mesure de votre folie, car
vous n’avez pas parlé de moi correctement, comme l’a fait mon
serviteur Job.
Job 42.7-8 Nouvelle Bible Segond
Éliphaz et ses amis n’ont pas bien présenté Dieu pourtant
ils avaient cherché à prendre sa défense face à Job qui l’ac-
cusait. On comprend donc tout de suite ici que si nous utili-
sons les arguments d’Éliphaz, non seulement nous ne sommes
pas dans la vérité, mais nous mettons Dieu en colère. Voici
quelques expressions tirées des autres versions françaises de
ces versets :
• Vous n’avez pas parlé de moi correctement. Nouvelle
Bible Segond
• Vous n’avez pas dit la vérité sur moi. Parole de Vie
• Ma colère est enflammée contre toi. Louis Segond
• Je brûle de colère contre toi. Parole de Vie
51
Guérir les malades
• Tu as péché. Septante
Pourquoi Dieu est-il si en colère  ? Dans les évangiles,
Jésus a enseigné que le blasphème contre le Saint-Esprit
consiste à prétendre que l’œuvre de Dieu est accomplie par
l’ennemi9. Comment, inversement, appeler le discours d’Éli-
phaz  puisqu’il attribue à Dieu l’œuvre de l’ennemi  ? Vous
serez d’accord d’en conclure que c’est également une forme de
blasphème. Retenons donc qu’il est bien important de veiller à
la façon dont on présente Dieu à ceux qui souffrent.
Si on vous a persuadé que vous étiez malade à cause de
votre péché, il s’agissait fort probablement d’un mensonge.
De même, si vous avez affirmé à d’autres qu’ils étaient
malades à cause de leurs péchés, c’était aussi un mensonge.
Repentez-vous simplement d’être venu en accord avec Satan
pour accuser ces personnes et décidez de ne plus tenir de tels
propos. Au contraire, mettez-vous maintenant à détruire les
œuvres du diable en guérissant les malades au nom de Jésus !
Tout au long de ce livre, je vais dénoncer des mensonges qui
mettent Dieu en colère. Si vous trouvez que mon ton est trop
direct à certains moments, c’est que la colère de Dieu transpire
de mes mots. Toutefois, ce n’est pas contre vous que le Sei-
gneur est en colère, c’est uniquement contre l’ennemi et ses
mensonges. Si donc vous en avez cru, et nous en croyons tous,
rejetez-les simplement et attachez-vous à la vérité biblique
sans douter de l’amour de Dieu pour vous.

9.  Mc 3.29-30
52
Rejetez Les Mensonges
Dieu est souverain

Job était ignorant, il ne comprenait pas ce qui se passait et


Dieu ne le lui a pas reproché. Job ne pécha point et il n’eut
aucunement besoin d’offrir de sacrifice pour sa propre vie. Le
Seigneur vint à son secours, le guérit, le délivra du tourment
et restaura sa richesse au double ainsi que sa famille. C’est la
souveraineté de Dieu. Il vient mettre un terme à l’œuvre de
l’ennemi. Réjouissez-vous donc car Dieu est souverain ! Mais
que dit la Bible à son sujet ? Qui est-il vraiment ?

Je suis l’Éternel qui te guérit. 


Exode 15.26

J’écarterai la maladie du milieu de toi.


Exode 2.25 

L’Éternel éloignera de toi toute maladie.


Deutéronome 7.15 

Éternel, mon Dieu ! J’ai crié à toi, et tu m’as guéri.


Psaumes 30.3

Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits !


C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes
maladies ; c’est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne
de bonté et de miséricorde ; c’est lui qui rassasie de biens ta vieil-
lesse, qui te fait rajeunir comme l’aigle. L’Éternel fait justice, il
fait droit à tous les opprimés.
Psaumes 103.2-6
53
Guérir les malades
Il envoya sa parole et les guérit.
Psaumes 107.20

Mais pour vous qui craignez mon nom se lèvera le soleil de jus-
tice, et la guérison sera sous ses ailes.
Malachie 3.20
Peu importe le nom de votre maladie ou de celle dont
souffre la personne pour laquelle vous priez, le Dieu souve-
rain est avec vous et il vous veut du bien.

Dieu est bon, il veut votre bien

Éliphaz, tout au long de ses arguments contre Job, glisse


des mensonges parmi des vérités. En voici un autre que nous
allons examiner :

L’homme naît pour souffrir.


Job 5.7
Incontestablement, ce verset contredit le plan originel de
Dieu lors de la Création, de même que ses promesses et la
révélation que nous avons du ciel. Adam et Ève ont été créés
en bonne santé. La maladie est entrée dans le monde après la
chute. Jésus est alors venu nous libérer de la malédiction et
restaurer le plan de Dieu. Dieu se présente lui-même comme
celui qui guérit et on voit dans les Évangiles Jésus guérir les
malades. C’est donc que la souffrance n’est pas le but de la vie
de l’homme ! Les promesses de Dieu sont des plans de bon-
heur, non de malheur.

54
Rejetez Les Mensonges
Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel,
projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir
et de l’espérance.
Jérémie 29.11
Au ciel, il n’y aura plus de souffrance. Si réellement c’était
le but de la vie de l’homme, alors on souffrirait au ciel.

J’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle


de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son
peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 4 Il essuiera toute larme
de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni
cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.
Apocalypse 21.3-4
Quand on découvre que Dieu ne souhaite pas qu’on souffre,
l’espoir renaît. On peut alors passer de la résignation à une
prière efficace. L’histoire de Laurent illustre parfaitement ce
point. Laurent souffrait de colites intestinales depuis l’âge de
cinq ans. Son état allait en s’aggravant et les médecins étaient
impuissants pour le soulager. Les crises devenaient de plus
en plus régulières, passant de quatre fois par an pendant l’en-
fance à toutes les deux semaines à l’âge adulte. Lors des crises,
il passait souvent ses week-ends couchés à cause des maux de
ventre, des migraines et des douleurs dans les membres qui
le laissaient sans énergie. Laurent prenait de la codéine plu-
sieurs fois par semaine. Il avait essayé la médecine chinoise et
même une molécule expérimentale sans succès. En écoutant
les enseignements de l’école EMSF sur internet, Laurent com-

55
Guérir les malades
prit, à l’âge de 49 ans, que Dieu voulait son bien et il se mit à
prier avec foi contre ces douleurs. Le résultat ne fut pas instan-
tané, mais sur une période de quelques mois, les crises s’espa-
cèrent et finirent par ne plus revenir. Sa qualité de vie en fut
grandement améliorée. Il mène maintenant une vie normale.
La résignation tue l’espoir. Sans espoir, la foi ne peut être
mise en action. Or, sans foi active, il ne peut y avoir de guéri-
son. Si les malades qui vous entourent sont résignés, espérez
et ayez foi en Dieu pour eux en vous appuyant sur la vérité
biblique.

La maladie détruit le corps

Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, ma


peau se crevasse et se décompose.
Job 7.5 Nouvelle Bible Segond
Job a expérimenté une maladie très agressive, mais quelle
que soit son intensité, la maladie détruit, affaiblit, ou finit
par tuer. Vous n’avez donc pas à vous réjouir d’être malade
comme certains l’enseignent. Au contraire, vous devez cher-
cher auprès de Dieu la guérison.

La maladie n’est jamais bonne

Éliphaz prétend que la maladie est un moyen utilisé par


Dieu dans un but précis.

56
Rejetez Les Mensonges
Heureux l’homme que Dieu châtie ! Ne méprise pas la correction
du Tout-Puissant. 18 Il fait la plaie, et il la bande ; il blesse, et sa
main guérit.
Job 5.17-18
Observez ici la perversion de cet argument. Dieu est un père
et il corrige ses enfants, c’est vrai. Il est celui qui nous instruit,
c’est vrai aussi. Par contre, Éliphaz soutient que la maladie
constitue une correction de Dieu.

La maladie n’est pas une correction de Dieu

Cet argument suscite la colère dans le cœur de Job, car c’est


un homme juste et intègre  : rappelons ici qu’il faisait même
des sacrifices préventifs pour ses enfants au cas où ces der-
niers auraient péché. Dieu aurait pu lui parler d’une autre
façon ! Prétendre que la maladie est la correction de Dieu, c’est
abaisser Dieu au rang d’un père violent, abusif, indigne de la
garde de ses enfants. Si mes enfants sont blessés ou malades
à cause de ma « pédagogie », l’État m’en confisquera la garde
à juste titre.
Jésus n’a rendu malade aucun de ses adversaires ni aucun
de ses disciples. Pourtant, Judas volait dans la caisse, Pierre
l’a renié, Jean et Jacques étaient orgueilleux et sans compas-
sion. Souvenons-nous en effet que les deux frères voulaient
être assis chacun sur un trône à côté de Jésus et faire tomber le
feu sur une ville entière.

57
Guérir les malades
L’épître aux Hébreux nous exhorte à ne pas rejeter la correc-
tion10, mais cela ne peut s’appliquer à la maladie, car celle-ci
n’est pas une correction de Dieu. Sinon prendre des médi-
caments serait un péché, tout comme le fait de consulter un
médecin ou même désirer être guéri.

La maladie n’instruit pas

Dieu parle, il est le meilleur des pédagogues. La création


nous instruit, sa Parole nous instruit, son Esprit nous instruit,
mais la maladie n’instruit pas. Quand un enfant est malade,
il ne va pas à l’école, car sa capacité d’apprentissage est dimi-
nuée. Si nous pouvons instruire nos enfants sans leur faire de
mal, à combien plus forte raison Dieu en est-il capable !
De la même façon, un entraîneur qui ferait faire à un athlète
des exercices le blessant ou le rendant malade ne contribue-
rait pas à son développement. Par contre, un bon entraîneur
pousse le sportif aux limites de ses capacités pour dévelop-
per sa résistance, sa musculature ou son endurance. Il y a une
différence majeure entre une épreuve, une difficulté, de l’op-
position et la maladie. Nous sommes appelés à nous réjouir
et adopter la bonne attitude dans l’épreuve, à patienter et
persévérer face à l’opposition. Par contre, en ce qui concerne
la maladie, Jacques ne nous enseigne pas d’attendre le plein
accomplissement du but de la maladie en nous, mais d’ap-

10. Hb 12.7
58
Rejetez Les Mensonges
peler les anciens pour être guéri. Commencez-vous à com-
prendre pourquoi Dieu est si en colère contre Éliphaz ?

La maladie ne rapproche pas de Dieu

Certains chrétiens affirment : « Je me suis rapproché de Dieu


dans la maladie » et sont reconnaissants d’avoir été malades,
opérés, handicapés ou sur le point de mourir. A contrario,
d’autres chrétiens s’éloignent de Dieu à cause de ces mêmes
circonstances. En fait, la maladie ne rapproche personne de
Dieu. Le Seigneur est proche de celui qui souffre, il en a com-
passion et vient à son secours. Mais c’est à chacun de se tour-
ner vers Dieu. Nul besoin d’être malade pour être proche de
lui  ! C’est un mensonge qui le met en colère. Ne croyez pas
que le Seigneur vous rend malade pour vous attirer à lui. Si
c’était le cas, tous les malades se convertiraient. La vérité, c’est
qu’il nous attire à lui par son amour. Il gagne les pécheurs par
sa bonté et sa patience.

La maladie ne garde pas près de Dieu

Certains soutiennent que la maladie garde les gens près de


Dieu et que la guérison les en éloignera. Ce propos constitue
aussi un mensonge, une mauvaise interprétation du texte des
dix lépreux qui s’approchent de Jésus pour être guéris11. Le
fait que seul un sur dix soit revenu adorer Jésus démontre plu-
sieurs choses :

11.  Lc 17.12-19
59
Guérir les malades
Dieu guérit même ceux qui ne veulent pas le suivre, c’est là
une manifestation de sa bonté, de sa puissance, de sa gloire et
de son amour inconditionnel. Il y a une différence entre cher-
cher Dieu et chercher la guérison. On peut être en quête de la
guérison auprès du Seigneur sans vouloir le suivre. C’est la
même chose pour les autres bénédictions de Dieu. Les foules
suivaient Jésus pour le pain, mais pas pour devenir des dis-
ciples. Si tous ces gens avaient été dans la richesse, la foule
aurait certainement été moins nombreuse. Pourtant Jésus a
quand même donné à chacun du pain en abondance au point
qu’il en restait beaucoup12.

La maladie ne complète pas les souffrances de Jésus

Jésus a tout accompli, il a pris toutes nos souffrances. Quand


Paul affirme dans l’épître aux Colossiens qu’il complète les
souffrances de Christ, il ne fait pas référence à la maladie, mais
à la persécution et à l’opposition qu’il rencontre.

Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous et je


supplée à ce qui manque aux détresses du Christ dans ma chair
pour son corps, qui est l’Église.
Colossiens 1.24 Nouvelle Bible Segond
Être malade, ce n’est pas ressembler à Jésus, ni un signe
de maturité spirituelle, ni une récompense de notre fidélité à
Dieu. On peut être proche de Dieu et en bonne santé. Le psal-

12.  Jn 6.11-13
60
Rejetez Les Mensonges
miste dans le psaume 103 ne rend pas grâce à Dieu pour la
maladie, mais pour les guérisons de Dieu dans sa vie.

Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits !


C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes
maladies ; c’est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne
de bonté et de miséricorde ; c’est lui qui rassasie de biens ta vieil-
lesse, qui te fait rajeunir comme l’aigle. L’Éternel fait justice, il
fait droit à tous les opprimés.
Psaumes 103.2-6
En terminant ce chapitre, je vous propose de prier avec
moi :
Père céleste, je te demande pardon pour tous les mensonges
que j’ai crus ou déclarés à ton sujet. J’y renonce aujourd’hui
et je choisis de m’attacher à la vérité concernant ta nature. Tu
es celui qui guérit, qui est plein de compassion. Merci d’avoir
envoyé Jésus pour que nous puissions être guéris. Saint-Es-
prit, conduis-moi dans la vérité, ouvre mes yeux sur les men-
songes que je crois afin que je puisse m’en séparer. Je choisis
d’espérer en toi, d’appuyer ma foi sur tes promesses, au nom
de Jésus. Amen !

61
Guérir les malades
Mise en pratique

1. Déclarez chaque jour à voix haute les vérités ci-dessous


jusqu’à ce qu’elles deviennent une évidence pour vous :
Dieu est bon, il est celui qui guérit
Dieu a compassion des malades
Jésus a souffert pour que nous soyons guéris
C’est aujourd’hui le jour de la guérison
Dieu veut m’utiliser pour guérir les malades
Rien n’est impossible à Dieu
2. Prenez un temps calme durant dix minutes devant Dieu et
posez-lui les questions suivantes. Vous pouvez faire jouer
cette musique instrumentale en tapant l’adresse suivante :
entdi.eu/piano
• Seigneur, quels sont les mensonges que je crois au sujet
de la guérison ?
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
• Quelle est la vérité que tu veux que je crois ?
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________

62
Rejetez Les Mensonges
3. Un bon nombre de personnes que vous fréquentez chaque
jour souffrent de maux divers sans que cela soit forcé-
ment visible (douleurs, troubles, pathologies qui néces-
sitent des médicaments réguliers, etc…). Avant de lire le
chapitre suivant, allez voir trois personnes malades ou
souffrantes et proposez-leur de prier pour leur guérison.
Si vous ne savez pas pour qui prier, posez ces questions à
vos connaissances :
• Ressens-tu des douleurs dans le corps ?
• Prends-tu des médicaments ?
Puis introduisez votre prière de cette façon :
J’apprends à prier pour les malades, me permets-tu de prier
pour ta guérison ?
4. Priez en leur présence, puis complétez le journal à la fin
du livre.

63
CHAPITRE 3

LA GUÉRISON EST
INDISSOCIABLE DU
SALUT
Beaucoup des mensonges que nous croyons au sujet de la
guérison s’évaporent quand on les examine à la lumière des
Écritures et non au travers du filtre de nos expériences. Si vous
êtes chrétien, vous n’avez probablement pas de doute au sujet
de la réalité du salut par grâce par la foi en Jésus. Pourtant cette
vérité a été masquée par la religion pendant des siècles. Les
croyants étaient ignorants de la simplicité du salut car on leur
présentait à la place les mensonges du salut par les œuvres, du
salut par la souffrance, du salut partiel au purgatoire ou encore
du salut achetable par les indulgences. Toutes ces fausses doc-
trines ne résistèrent pas à la vérité biblique exposée au XVIe
siècle par Martin Luther. Aujourd’hui, le salut est une doctrine
Guérir les malades
solide parmi les chrétiens évangéliques. Je vous propose, afin
de mettre en lumière et de déconstruire les mensonges qui
sont crus au sujet de la guérison, d’en faire un parallèle avec le
salut. Je vous démontrerai tout d’abord que ce parallèle n’est
pas mon invention, mais une vérité biblique. Ensuite, nous
passerons en revue les divers mensonges pour que la vérité se
grave dans votre pensée et dans votre cœur.

Le salut et la guérison ont été promis puis accomplis

En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos dou-


leurs qu’il s’était chargé ; et nous, nous le pensions atteint d’un
fléau, frappé par Dieu et affligé. 5 Or il était transpercé à cause de
nos transgressions, écrasé à cause de nos fautes ; la correction qui
nous vaut la paix est tombée sur lui, et c’est par ses meurtrissures
que nous avons été guéris.
Ésaïe 53.4-5 Nouvelle Bible Segond
Pendant des centaines d’années, sept siècles pour être exact,
les Juifs ont attendu l’accomplissement de cette prophétie
d’Ésaïe. En étudiant ces versets des Écritures, on constate que
le péché est à l’âme ce que la maladie est au corps. En effet,
Ésaïe lie étroitement la guérison et le salut en les imbriquant
l’un dans l’autre.

En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos


douleurs qu’il s’était chargé (douleurs et maladies) ; et nous,
nous le pensions atteint d’un fléau, frappé par Dieu et affligé. 5
Or il était transpercé à cause de nos transgressions, écrasé à cause

66
La Guérison Est Indissociable Du Salut
de nos fautes (péchés) ; la correction qui nous vaut la paix est
tombée sur lui, (salut) et c’est par ses meurtrissures que nous
avons été guéris. (guérison)
Ésaïe 53.4-5 Nouvelle Bible Segond
Ce passage est fondamental pour la guérison, car il annonce
ce que Jésus a accompli à la croix pour résoudre le problème du
péché et de la maladie. La clé pour la compréhension de cette
prophétie est contenue dans cette phrase : « Et nous, nous le
pensions atteint d’un fléau, frappé par Dieu et affligé. » Jésus
n’a pas été puni pour ses péchés, mais pour les nôtres. Il n’a
pas souffert en vain, mais il a pris nos souffrances. Quand
Christ vint sur la croix, il mourut pour que nous ayons la vie
éternelle. De même, ses souffrances nous accordent la guéri-
son. Seule la foi peut saisir cette double réalité et nous faire
bénéficier à la fois du salut et de la guérison. Jésus est venu et
il a accompli cette prophétie. L’accès au salut et à la guérison
est donc disponible, puisque Jésus a déjà été puni à notre place
et a déjà souffert pour nous. Nous n’avons rien à attendre de
plus. Étant donné le lien étroit entre la guérison et le salut dans
cette prophétie, croire que Jésus a pris mes péchés m’amène
automatiquement à croire qu’il a porté aussi mes maladies, ce
sont deux réalités indissociables. Cette prophétie a été reprise
dans l’évangile de Matthieu :

Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa


les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, 17 afin

67
Guérir les malades
que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète :
Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies.
Matthieu 8.16-17
Matthieu considère que Jésus a accompli la prophétie
d’Ésaïe, les guérisons systématiques qu’il opéra durant son
ministère sur terre en étant la preuve. Insistons sur le fait que
Jésus n’a pas seulement pris une partie de nos maladies, mais
bien toutes nos maladies, toutes nos souffrances et toutes nos
douleurs. C’est pour cela que tous étaient guéris et qu’il veut
et peut encore guérir tout le monde aujourd’hui.
Pourquoi est-ce si important de considérer le salut et la gué-
rison comme accomplis ? Parce que cela tord le cou à cette idée
que Dieu veut sauver aujourd’hui, mais guérir plus tard. Cela
rend aussi inutiles les prières du style : « Seigneur, si c’est ta
volonté de guérir… », car nous connaissons la volonté de Dieu
démontrée à la croix : sauver et guérir tous les hommes. Notre
foi peut s’appuyer fermement sur l’œuvre parfaite accomplie
par Jésus.

68
Guérir les malades
Offrez à Jésus la récompense de ses souffrances

Dans l’Ancien Testament, les agneaux étaient offerts à Dieu


en expiation pour les péchés. La personne mettait sa main sur
la tête de l’agneau, signe que l’animal se substituait à la per-
sonne, que ses péchés étaient transférés sur lui. Puis on égor-
geait la bête et son sang versé servait à expier, couvrir le péché
de la personne. L’animal devait être sans défaut. Un agneau
boiteux, aveugle ou blessé n’était pas acceptable. Lors de la
cérémonie, l’animal n’était ni blessé, ni fouetté, ni défiguré, on
ne crachait pas sur lui, on ne le frappait pas, on n’arrachait pas
sa laine et sa mort était rapide. Le seul but du sacrifice était de
verser le sang innocent.

D’ailleurs, selon la loi, presque tout est purifié avec du sang, et


sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.
Hébreux 9.22 Nouvelle Bible Segond
Jésus a versé son sang pour nos péchés. Mais une mort
sans souffrance n’aurait-elle pas suffi ? Pourquoi donc la croix,
l’une des exécutions les plus atroces de l’Histoire de l’huma-
nité ? Pourquoi avoir le dos déchiqueté par le fouet romain1 ?
Pourquoi avoir la barbe arrachée et être frappé au point d’être
défiguré2  ? Pourquoi être couronné d’épines3  ? Pourquoi
mourir crucifié, étouffé après une longue agonie ?

1.  Mt 27.26
2.  Ésa 50.6
3.  Jn 19.2
70
La Guérison Est Indissociable Du Salut
Verser le sang de Jésus pour le pardon de nos péchés aurait
été suffisant si Dieu avait uniquement voulu sauver nos âmes,
mais il voulait aussi nous guérir. Jésus est venu comme le
second Adam4, pour annuler la malédiction de la chute. En
effet, la mort et la maladie sont des conséquences du péché
originel. Jésus est venu tout rétablir. Il a versé son sang pour
que nos péchés soient effacés et pardonnés, il a donné sa vie
pour que nous ayons la vie éternelle, mais il a souffert, il a été
blessé et torturé pour que nous soyons guéris. C’est pour cela
que la Bible est claire et distingue le sang de Jésus qui nous
pardonne de ses meurtrissures qui nous guérissent.
Dieu ne considère pas la guérison comme moins impor-
tante que le salut sous prétexte qu’elle est éphémère alors que
le salut est éternel. Le Père, en nous donnant Jésus, nous a fait
un cadeau complet qui inclut le salut et la guérison. Si nous ne
guérissons pas les malades, cela signifie donc que Jésus a souf-
fert en vain. Se priver de la guérison et en priver les autres,
c’est bien plus qu’un manque de compassion, c’est refuser à
Jésus la récompense de ses souffrances. Un Évangile qui sauve
mais ne guérit pas est incomplet, car il n’annonce pas tout ce
que Jésus a réalisé à la croix.

4.  1Cor 15.46-47


71
Guérir les malades
La guérison a été acquise à la croix

Ésaïe enveloppe le salut de la guérison et l’apôtre Pierre les


associe également. Il les considère tous deux comme accom-
plis par Jésus à la croix.

Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin
que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les
meurtrissures duquel vous avez été guéris.
1 Pierre 2.24
Pierre présente la croix comme la source de la guérison.
Si donc vous vous posez la question  : «  Comment savoir si
Dieu veut guérir ? », considérez la croix. Jésus y a déjà porté
la maladie et la souffrance. Vous n’avez pas besoin d’attendre
une révélation supplémentaire concernant la volonté de Dieu,
il veut guérir. De la même façon que Jésus est mort pour nos
péchés avant même que nous les commettions, il a souffert
avant même que nous soyons malades pour que nous puis-
sions être guéris.

La guérison est une démonstration de la bonne nouvelle

On voit dans l’évangile de Luc que Jésus, lui aussi, unit la


guérison et le salut en guérissant un paralytique pour justifier
son pouvoir de pardonner les péchés.

Comme ils ne savaient pas par où le faire entrer, à cause de la foule,


ils montèrent sur le toit et le firent descendre au travers des tuiles
avec son lit, au milieu de l’assemblée, devant Jésus. 20 Voyant

72
La Guérison Est Indissociable Du Salut
leur foi, il dit : Tes péchés te sont pardonnés. 21 Les scribes et les
pharisiens se mirent à raisonner : Qui est-il, celui-ci, qui pro-
fère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu
seul ? 22 Jésus connut leurs raisonnements ; il leur demanda :
Pourquoi tenez-vous des raisonnements ? 23 Qu’est-ce qui est le
plus facile, de dire : « Tes péchés te sont pardonnés », ou de dire :
« Lève-toi et marche ! » 24 Eh bien, afin que vous sachiez que le
Fils de l’homme a l’autorité sur la terre pour pardonner les péchés
–– il dit au paralysé : Je te le dis, lève-toi, prends ton lit et rentre
chez toi. 25 À l’instant même, l’homme se leva devant eux, prit sa
couche et s’en alla chez lui en glorifiant Dieu.
Luc 5.19-25 Nouvelle Bible Segond
Jésus a prouvé son autorité en matière de pardon des
péchés en démontrant son autorité sur la maladie. C’est encore
valable aujourd’hui. Souvent des gens se convertissent à Jésus
après une guérison personnelle ou familiale, car une guérison
tangible permet à leur foi de saisir le salut. On voit aussi dans
la Bible qu’une seule guérison peut amener un grand nombre
de personnes à croire en Jésus. C’est le cas par exemple de la
guérison du boiteux au chapitre quatre des Actes des Apôtres.
Cinq mille personnes se convertirent suite à sa guérison et à
la prédication de Pierre. Le salut et la guérison sont si étroite-
ment liés que l’annonce de l’un entraîne la manifestation de
l’autre. Quand on comprend que la guérison est un signe pour
le salut, on devrait chercher à guérir les malades pour qu’un
plus grand nombre soit sauvé.
La question de Jésus aux religieux est très pertinente.
73
Guérir les malades
Qu’est-ce qui est le plus facile, de dire : « Tes péchés te sont par-
donnés », ou de dire : « Lève-toi et marche ! »
Luc 5.23
Il y a quelques années, ma réponse aurait été : « Dire : "Tes
péchés sont pardonnés". » Mais avec l’expérience, je réalise
que la guérison est une pure manifestation de la bonté de Dieu,
une démonstration de sa puissance. Elle est abondante et dis-
ponible. Le salut, par contre, bien que lui aussi pure grâce,
nécessite la foi et la repentance de la personne. Il est donc plus
facile de guérir que d’amener au salut quand on croit réel-
lement que Jésus a tout accompli. Le Seigneur lui-même l’a
d’ailleurs expérimenté à de nombreuses reprises comme lors
de la guérison des dix lépreux. Les dix furent guéris, mais seul
un homme revint adorer Jésus.

Les guérisons attestent que Jésus est le Messie

Alors qu’il était emprisonné, Jean-Baptiste envoya ses dis-


ciples demander à Jésus s’il était bien le Messie.

Jean fut informé de toutes ces choses par ses disciples. 19 Il en


appela deux, et les envoya vers Jésus, pour lui dire : es-tu celui
qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? 20 Arrivés
auprès de Jésus, ils dirent : Jean-Baptiste nous a envoyés vers toi,
pour dire : es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre
un autre ? 21 À l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes
de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue
à plusieurs aveugles. 22 Et il leur répondit : Allez rapporter à

74
La Guérison Est Indissociable Du Salut
Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boi-
teux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les
morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
23 Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute !
Luc 7.18-23
Qui est Jean-Baptiste  ? Sa naissance fut annoncée par un
ange à son père qui resta muet pendant toute la grossesse de
sa femme à cause de son incrédulité. Celle-ci, prénommée Éli-
sabeth, était stérile et bien âgée. Jean-Baptiste fut rempli du
Saint-Esprit dès le ventre de sa mère. Devenu adulte, il prê-
chait dans le désert et pourtant les foules venaient vers lui et
se repentaient à sa prédication. Jésus dira de lui qu’il est l’Élie
qui devait venir et dont Malachie avait parlé des siècles aupa-
ravant5. Ce prophète fut revêtu de l’esprit et de la puissance
d’Élie6. De plus, Jésus le présenta comme le plus grand homme
qui soit né d’une femme. Quel curriculum vitae ! Jean-Baptiste
fut aussi celui qui reconnut Jésus lors de son baptême comme
étant l’agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. Il
vit le Saint-Esprit descendre sur Jésus sous la forme d’une
colombe, attestant qu’il était le Messie. Malgré tout cela, arrêté
par Hérode, Jean-Baptiste se mit à douter de Jésus car il ne
comprenait pas la façon dont celui-ci agissait. C’est pourquoi
il demanda à Jésus de lui confirmer qu’il était bien le Messie.

5.  Mal 3.23


6.  Lc 1.17
75
Guérir les malades
La réponse de Jésus ne consista pas à expliquer des prophé-
ties pour lever les incompréhensions de Jean-Baptiste, mais
à démontrer sa puissance. Jésus guérit plusieurs malades
et infirmes ainsi que de nombreux aveugles et il chassa des
démons. Ce fut cette démonstration qu’il choisit pour prou-
ver qu’il était bien le Messie. Si donc Jésus utilisa ce moyen
de la guérison pour témoigner et confirmer qu’il était celui
que les Juifs attendaient, à combien plus forte raison guérir les
malades au nom de Jésus atteste dans les cœurs aujourd’hui
qu’il est bien le sauveur. La guérison s’avère donc être un outil
puissant pour l’évangélisation.

Notre mission inclut la guérison et le salut

Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nou-
velle à toute la création. 16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera
sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. 17 Voici les
miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom,
ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; 18
ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mor-
tel, ils ne leur feront point de mal ; ils imposeront les mains aux
malades, et les malades, seront guéris. 19 Le Seigneur, après leur
avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. 20
Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec
eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient.
Marc 16.15-20
Jésus a envoyé ses disciples annoncer la bonne nouvelle
et guérir les malades. Il leur a donné autorité sur les démons
76
La Guérison Est Indissociable Du Salut
et le pouvoir de guérir les malades. Cette mission demeure
la même pour nous : faire des nations des disciples et guérir
ceux qui souffrent dans leur corps. De plus, de la même façon
que Jésus a confirmé son autorité pour pardonner en guéris-
sant, les guérisons doivent encore accompagner aujourd’hui
ceux qui annoncent l’Évangile. Elles seront des signes, c’est-
à-dire des preuves de la véracité de leur message. J’espère
que vous commencez à saisir que la guérison et le salut sont
indissociables.

Les mensonges à la lumière du salut

Maintenant que nous avons établi bibliquement le lien


étroit entre le salut et la guérison, je vous propose d’exa-
miner les mensonges courants au sujet de la guérison (qui
deviennent des blocages pour beaucoup d’enfants de Dieu)
en les plaçant dans le contexte du salut. Tout d’abord, rete-
nez ce principe général que vous pourrez appliquer à chaque
situation particulière :
Ce qui s’applique au salut s’applique à la guérison.
Ce qui ne s’applique pas au salut ne s’applique pas à la
guérison.
Ce principe élémentaire vous protégera des réponses sim-
plistes aux questions difficiles.

77
Guérir les malades
Dieu veut guérir les malades, le voulez-vous ?

Mensonge #1 : « Si Dieu veut vraiment guérir et que Jésus


a déjà porté nos souffrances, pourquoi vois-je si peu de guéri-
sons ? N’est-ce pas une preuve que Dieu ne veut pas guérir ? »
Qu’en est-il pour le salut ? Les gens perdus autour de vous
le sont-ils par la volonté de Dieu ou parce que personne ne leur
a annoncé l’Évangile ? Dieu souhaite-t-il que votre voisin aille
en enfer ou attend-il que vous lui annonciez la bonne nouvelle,
à savoir que Jésus a déjà tout accompli pour que ses péchés
soient pardonnés et qu’il ait la vie éternelle ? La réponse vous
semble évidente, n’est-ce pas ? Eh bien, il en est de même pour
la guérison. Si vous n’imposez pas les mains aux malades, ils
restent privés de la santé que Jésus leur a acquise à la croix.
C’est pour cela que ce que vous croyez est si important. Satan
cherche à vous faire croire que le Seigneur ne veut pas guérir,
mais l’amour et la compassion de Dieu sont la source du salut
et de la guérison, comme l’attestent les deux versets suivants :

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin
que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie
éternelle.
Jean 3.16

Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit : Je le


veux, sois pur.
Marc 1.41

78
La Guérison Est Indissociable Du Salut
Obéissez simplement par la foi

Mensonge #2 : « Dieu ne veut pas guérir tout le monde. Cer-


taines personnes sont exclues de la guérison. J’ai peur que
mon ami ne soit pas guéri, comment savoir à l’avance qui sera
guéri ? »
Qu’en est-il pour le salut ? Est-ce que vous ne devez témoi-
gner qu’à ceux qui se convertiront instantanément à coup sûr ?
Les croyants doivent annoncer le salut à chaque être humain,
car Dieu veut que tous les hommes soient sauvés7. Le fait que
certains refusent la bonne nouvelle ne doit pas nous empêcher
de la proclamer, car cela ne remet en cause ni la croix, ni la
volonté de Dieu. Ainsi, de la même façon, nous devons conti-
nuer de prier pour les malades. Car comme une personne se
convertit souvent après plusieurs contacts avec l’Évangile,
certaines maladies nécessitent une prière persévérante.

Tout est possible à Dieu

Mensonge #3 : « Nous devons apprendre à accepter les mala-


dies incurables comme une fatalité. Ce que les médecins pré-
disent arrive toujours. »
Pensez-vous qu’un meurtrier puisse se tourner vers Dieu ?
Croyez-vous que le Seigneur soit assez puissant pour sauver
un persécuteur de chrétiens  ? Estimez-vous que la nouvelle
naissance soit un miracle impossible aux hommes, mais pos-

7.  1 Tim 2.4-6


79
Guérir les malades
sible à Dieu ? Rien n’est impossible à Dieu ! Prier pour la gué-
rison d’une personne en soins intensifs, c’est comme prêcher
la repentance et l’amour de Dieu en prison. Si on considère les
circonstances, cela semble inutile, vain car trop tard. Seule la
confiance dans l’œuvre parfaite de Jésus à la croix nous donne
l’audace de le faire. Pour qu’un assassin se tourne vers Jésus,
il faut qu’un enfant de Dieu croie que Jésus aime cet homme
et qu’il est mort pour lui puis qu’il lui annonce l’Évangile par
la foi. Sans cela, le salut et la grâce pourtant disponibles ne
pourront pas sauver ce meurtrier.
Il n’est jamais trop tard pour que Dieu agisse. Considérez le
brigand sur la croix : il est aux portes de la mort mais il décide
de placer sa foi en Jésus et il est sauvé. Le Seigneur ressus-
cite même les morts, il n’est donc jamais trop tard pour guérir
les malades. On voit dans les Évangiles que Jésus a guéri des
infirmes de naissance (le boiteux8, l’aveugle9) et des gens qui
souffraient depuis très longtemps (par exemple trente-ans ans
de paralysie10 ou douze années de perte de sang11). Quand
Jaïrus répliqua à Jésus qu’il était trop tard car sa fille venait
de mourir, celui-ci lui répondit : « N’aie pas peur, crois seule-
ment12. » Décidez donc de cultiver en vous la conscience de la

8.  Ac 4
9.  Jn 9
10.  Jn 5.5
11.  Lc 8.43
12.  Mc 5.36
80
La Guérison Est Indissociable Du Salut
toute-puissance de Dieu afin de ne pas être impressionné ou
intimidé par les circonstances et les diagnostics médicaux.
Permettez-moi de vous raconter un témoignage. David, qui
a suivi les enseignements de l’école EMSF, est allé visiter sa
grand-mère de 81 ans à l’hôpital. Cela faisait deux semaines
qu’elle était plongée dans le coma suite à un AVC. Toute sa
famille était réunie dans la chambre et discutait de la planifica-
tion des funérailles. L’aumônier de l’hôpital avait administré
l’extrême-onction. David, quant à lui, était revêtu de l’onction
du Saint-Esprit qui équipe les croyants dans les situations
extrêmes. Il proposa donc à ses oncles et tantes de prier sur
le champ pour sa grand-mère. Sitôt la prière de David termi-
née, celle-ci ouvrit les yeux et essaya de se relever pour la plus
grande joie de tous. David rendit ensuite grâce au Seigneur
pour le fait que sa grand-mère allait rentrer chez elle, ce qui
survint quelques jours plus tard, à la grande surprise de la
famille. Ce qu’il ignorait c’est que le médecin de l’hôpital avait
demandé à la famille l’autorisation de débrancher les appa-
reils qui maintenaient sa grand-mère en vie. Cela devait avoir
lieu le lendemain. Cette femme avait des relations tendues
avec sa fille devenue chrétienne quelques années auparavant.
En sortant du coma, elle se réconcilia avec elle et se tourna
vers Jésus. Elle décéda deux mois plus tard, prête à rencon-
trer Dieu. Ce qui prit place dans cette chambre d’hôpital sus-
cita beaucoup de questions et fut l’occasion pour David et sa
maman de partager l’Évangile aux membres de leur famille.

81
Guérir les malades
Aujourd’hui est une bonne journée pour faire des miracles

Mensonge #4 : « Il y a des jours où Dieu ne veut pas guérir, il


guérira en son temps. »
Il n’y a pas de meilleur moment pour guérir ou sauver.
Nous n’avons pas à attendre un « bon » jour. Paul cite Ésaïe
49.8 aux Corinthiens pour insister sur le fait que c’est toujours
un « bon » jour pour être sauvé.

Car il dit : Au temps favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je


t’ai secouru. Eh bien, c’est maintenant le temps vraiment favo-
rable ; c’est maintenant le jour du salut.
2 Corinthiens 6.2 Nouvelle Bible Segond
C’est aujourd’hui le jour du salut, c’est aujourd’hui le jour
de la guérison. Jésus est venu publier le temps de la faveur
du Seigneur, c’est avec cette déclaration qu’il a commencé son
ministère :

Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume,


il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire
la lecture, 17 et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L’ayant
déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit : 18 L’Esprit du Sei-
gneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne
nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le
cœur brisé 19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux
aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les oppri-
més, pour publier une année de grâce du Seigneur. 20 Ensuite, il
roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se

82
La Guérison Est Indissociable Du Salut
trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. 21
Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Écri-
ture, que vous venez d’entendre, est accomplie.
Luc 4.16-21
Notons par ailleurs que Jésus cite Ésaïe 61.1-2a et déclare
que cette prophétie est accomplie ce qui veut dire que nous
sommes dans le temps de la faveur du Seigneur. Concrète-
ment, cela signifie que l’on peut prier à l’église, dans notre
famille, quand nous rencontrons quelqu’un qui souffre ou que
nous visitons un malade à l’hôpital. Que Dieu nous en donne
l’impulsion ou que la situation se présente à nous, que nous
nous sentions prêts ou non, Dieu veut guérir. Nous devons
donc nous rendre disponibles entre les mains de Dieu, lui per-
mettre de bouleverser nos agendas afin de communiquer ce
que nous avons reçu. Le Seigneur a questionné Ésaïe : « Qui
enverrai-je ? »13 Jésus nous envoie guérir les malades, et c’est
à nous de nous rendre disponible. Répondrez-vous comme le
prophète : « Me voici, envoie-moi ! » ?

Le problème n’est pas du côté de Dieu

Mensonge #5 : « Si ma prière n’est pas exaucée, c’est parce que
Dieu ne veut pas guérir cette personne. »
Quand vous témoignez à quelqu’un de l’amour de Dieu,
c’est parce que vous croyez que le Seigneur l’aime et veut
le sauver parce que Jésus est mort pour lui aussi. Pourtant

13.  Ésa 6.8


83
Guérir les malades
quand cette personne reste indifférente à vos paroles, vous ne
concluez pas que Dieu refuse de la sauver ou que son cas est
trop difficile pour Jésus. Vous changez d’approche et persévé-
rez dans la prière car vous avez une certitude : Dieu l’aime, il
l’a prouvé en donnant Jésus. De la même façon, quand vous
priez pour un malade et qu’il n’est pas guéri, cela ne remet
pas en cause la vérité que Jésus a porté sa maladie, qu’il a tout
accompli, qu’il veut et peut le guérir. Il faut persévérer et col-
laborer avec le Saint-Esprit pour que la guérison acquise par
Jésus à la croix soit manifestée dans le corps de cette personne.
Conclure que Dieu ne veut pas guérir, c’est se décharger sur
lui de notre responsabilité. Le texte suivant doit nous pousser
à changer d’attitude dans ce genre de situation :

Lorsqu’ils revinrent vers les disciples, ils virent autour d’eux une
grande foule et des spécialistes de la loi qui discutaient avec eux.
15 Dès que les gens virent Jésus, ils furent surpris et accoururent
pour le saluer. 16 Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec
eux?» 17 Un homme de la foule lui répondit : «Maître, je t’ai
amené mon fils qui a un esprit muet. 18 Partout où l’esprit s’em-
pare de lui, il le jette par terre ; l’enfant écume, grince des dents
et devient tout raide. J’ai prié tes disciples de chasser l’esprit et ils
n’ont pas pu.» 19 «Génération incrédule, leur dit Jésus, jusqu’à
quand serai-je avec vous? Jusqu’à quand devrai-je vous suppor-
ter? Amenez-le-moi.» On le lui amena. 20 Dès que l’enfant vit
Jésus, l’esprit l’agita avec violence ; il tomba, et il se roulait par
terre en écumant. 21 Jésus demanda au père : «Depuis combien
de temps cela lui arrive-t-il?» «Depuis son enfance, répondit-il,
84
La Guérison Est Indissociable Du Salut
22 et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire
mourir. Mais si tu peux faire quelque chose, viens à notre secours,
aie compassion de nous.» 23 Jésus lui dit: «Si tu peux! Tout est
possible à celui qui croit.» 24 Aussitôt le père de l’enfant, [en
larmes,] s’écria: «Je crois, [Seigneur,] viens au secours de mon
incrédulité!» 25 Voyant accourir la foule, Jésus menaça l’esprit
impur en lui disant: «Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors
de cet enfant et n’y rentre plus.» 26 L’esprit sortit de l’enfant
en poussant des cris et en le secouant très violemment. L’enfant
devint comme mort, de sorte que beaucoup disaient qu’il était
mort, 27 mais Jésus le prit par la main, le fit lever, et il se tint
debout. 28 Quand Jésus entra dans la maison, ses disciples lui
demandèrent en privé : «Pourquoi n’avons-nous pas pu chasser
cet esprit?» 29 Il leur dit: «Cette espèce-là ne peut sortir que par
la prière [et par le jeûne].
Marc 9.14-29 Bible Segond 21
Les disciples de Jésus étaient habitués à voir les démons
chassés et les malades guéris. En effet, le Seigneur leur avait
donné autorité sur tous les démons et toutes les maladies.

Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir


de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute
infirmité.
Matthieu 10.1
Cette promesse de Jésus prit immédiatement effet.

85
Guérir les malades
Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d’huile beau-
coup de malades et les guérissaient.
Marc 6.13
Par contre, pendant que Jésus était transfiguré sur la mon-
tagne avec Pierre, Jacques et Jean, les neuf autres disciples ren-
contrèrent une difficulté. Ils ne purent chasser un démon d’un
enfant possédé depuis sa naissance. Ce dernier était muet
et sourd et agissait comme un épileptique. Son père l’avait
amené aux disciples car il avait entendu parler de leur puis-
sance et de leur autorité. Face à leur échec, les disciples discu-
taient avec les scribes. Ils ne comprenaient pas pourquoi ils ne
parvenaient pas à chasser cet esprit impur. Ils posèrent ensuite
la question à Jésus, démontrant qu’ils n’étaient pas habitués à
ce genre de résistance. En descendant de la montagne, Jésus fit
alors deux choses : il reprocha aux disciples leur incrédulité et
leur manque de foi puis il encouragea le père de l’enfant, lui
assurant que tout est possible à celui qui croit.

Le père dit à Jésus : si tu peux faire quelque chose, laisse-toi


émouvoir.
Marc 9.22 Nouvelle Bible Segond
Cet homme commençait à croire ces deux mensonges : Jésus
ne pouvait pas chasser ce démon et il n’avait pas compassion
de son fils. Cette remise en question de la toute-puissance et
de la compassion de Jésus sont des obstacles à la guérison. La
réponse de Jésus ne fut pas une explication, mais un encoura-

86
La Guérison Est Indissociable Du Salut
gement à croire que tout est possible. Je vous propose donc de
prier avec moi à voix haute :
Seigneur, je te demande pardon pour toutes les fois où j’ai
cru que tu ne pouvais rien faire, limitant ainsi l’action de ta
toute-puissance en moi. Je renonce au mensonge que tu n’as
pas compassion de moi et que j’ai à m’apitoyer pour attirer
ton attention. J’ai foi que rien ne t’est impossible et je choisis
de croire à tes promesses avec persévérance et ténacité. Amen.
Les disciples, et non l’enfant et son père, se virent reprocher
par Jésus leur manque de foi.

C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis


en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous
diriez à cette montagne : Transporte–toi d’ici là, et elle se trans-
porterait ; rien ne vous serait impossible.
Matthieu 17.20
Par ailleurs, Jésus leur conseilla le jeûne14 et la prière pour
accroître leur puissance et leur autorité :

Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.
Matthieu 17.21 Bible Segond 21
Enfin, le Seigneur expliqua que tous les démons ne sont pas
identiques. Cela ne change rien à la toute-puissance de Jésus,
mais cela nécessite une approche adaptée. Ce que je veux vous

14.  Le mot jeûne est absent de certaines versions françaises de ce texte


car tous les manuscrits ne le contiennent pas. Cependant, il est présent sur
un fragment datant du IIIème siècle.
87
Guérir les malades
démontrer ici c’est que le problème n’est jamais du côté du
Seigneur, ni de celui qui souffre, mais de celui qui prie pour
les malades. Le fait de voir des guérisons et d’expérimenter
des échecs n’a rien à voir avec Dieu qui changerait d’avis de
façon aléatoire, mais prouve que je dois me développer dans
la foi, chercher le Seigneur pour recevoir plus d’autorité et la
puissance du Saint-Esprit. Un échec est une invitation à cher-
cher Dieu davantage. Ne tombez pas dans la culpabilité pour
autant, mais qu’une saine insatisfaction vous pousse dans sa
présence, il récompense ceux qui le cherchent.

Vous pouvez progresser dans la guérison

Mensonge #6 : « La guérison est un mystère incompréhen-


sible. On ne peut pas apprendre à guérir les malades. Puisque
c’est Dieu qui guérit, je n’interviens pas dans le processus de
guérison. »
Encore une fois, considérons un parallèle avec le salut. Ima-
ginons un groupe de personnes. Jacques est athée tandis que
Serge son beau-frère est agnostique. Marianne est adepte du
New-Age alors que son amie Josée est bouddhiste. Abdel est
musulman et son voisin Franck est sataniste. Marie est supers-
titieuse, mais Andy, son patron, est hindou tandis que Mama-
dou, son collègue, est animiste. Dieu aime chacune de ces per-
sonnes. Pourtant, elles sont toutes prisonnières de mensonges
différents. Bien que l’amour et la grâce de Dieu soient dispo-
nibles pour chacune d’entre elles, il faudra une approche per-
sonnalisée pour qu’elles se convertissent à Jésus. Leurs ques-

88
La Guérison Est Indissociable Du Salut
tions ne seront pas les mêmes. Il sera nécessaire de s’intéresser
à ce qu’elles croient pour enlever les obstacles du chemin qui
les conduit vers Jésus. De même, il importe que vous vous
perfectionniez afin d’être un outil utile entre les mains de Dieu
pour la guérison. Le but de ce livre est de vous former, de vous
instruire et de vous équiper afin que vous soyez plus apte à
collaborer avec Dieu.

Tous ceux qui croient en Jésus peuvent guérir les malades

Mensonge #7 : « Je ne suis pas appelé à guérir les malades. J’ai


essayé de guérir quelqu’un, mais il est mort, Dieu ne veut pas
m’utiliser. »
Avez-vous déjà témoigné à quelqu’un qui refuse de se
tourner vers Jésus ? Cela ne remet pas en cause que Jésus soit
mort pour ses péchés et qu’il veuille le sauver, ni qu’il vous
demande d’être un témoin de son amour. Ne laissez donc
pas la mort d’une personne, aussi proche soit-elle, vous faire
douter des promesses du Seigneur. Ce n’est pas votre expé-
rience qui vous qualifie pour guérir les malades, mais votre
foi en Jésus. Ne laissez pas les échecs vous arrêter. La Bible est
claire : guérir les malades est le privilège de tous les enfants de
Dieu, pas juste d’une élite.

Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru :


en mon nom (…) ils imposeront les mains aux malades, et les
malades seront guéris.
Marc 16.17-18

89
Guérir les malades
Guérir les malades, c’est collaborer avec le Saint-Esprit

Mensonge #8 : « Je ne me sens pas capable de guérir les gens.


Je me sens seul et impuissant face à la maladie. Je peux conce-
voir de prier pour les malades, mais pas de les guérir. »
Tant que vous croirez être capable de convertir ou guérir
par vous-même, vous resterez infructueux. Jésus a enseigné
aux disciples qu’ils avaient besoin du Saint-Esprit et de sa
puissance pour être des témoins efficaces et ce, alors même
qu’ils avaient tant de choses à raconter de leurs trois années
passées avec lui.

Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur


vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée,
dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.
Actes 1.8
Qu’est-ce qu’un témoin efficace ? Quelqu’un qui annonce
le salut et les cœurs sont touchés, quelqu’un qui impose les
mains aux malades et les corps sont guéris. Dans les deux cas,
c’est une œuvre surnaturelle du Saint-Esprit dans la vie de la
personne. Cher lecteur, vous sentez-vous incapable  ? C’est
normal, vous avez besoin de la puissance du Saint-Esprit  !
Il a été répandu sur l’Église à la Pentecôte et il veut collabo-
rer avec vous ! Rappelez-vous que l’apôtre Paul non plus ne
savait pas comment prier alors il comptait entièrement sur le
Saint-Esprit.

90
La Guérison Est Indissociable Du Salut
De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ;
car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient,
mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables
Romains 8.26 Darby
C’est pour cela qu’avant d’ouvrir la bouche, ouvrez vos
oreilles et vos yeux spirituels afin de recevoir les instructions
du Saint-Esprit. Vous avez autant besoin de lui pour guérir
que pour sauver ceux qui vous entourent. Le Saint-Esprit est
là, il veut collaborer avec vous. Cessez donc de fixer les yeux
sur vous-même et soyez attentif à ses directives.

Chaque guérison est unique

La conversion de Paul fut dramatique15, celle de Nicodème


progressive16 et celle de Nathanaël très rapide17 mais chacun
trouva le salut. De même, Jésus guérissait les gens de multi-
ples façons. Il imposa les mains à de nombreux malades et
chassa des démons de plusieurs infirmes. Certains n’eurent
qu’à toucher son vêtement, d’autres obéirent à un ordre de
sa part. Vous devez donc suivre les directives du Saint-Esprit.
Afin de pouvoir vous mettre à l’écoute facilement en priant
pour un malade, sans être « assourdi » par vos émotions, la
pression, l’empathie ou le regard de ceux qui vous entourent,
je vous conseille de passer régulièrement du temps au calme
avec Jésus afin d’apprendre à entendre sa voix. C’est ce qui

15.  Ac 9
16.  Jn 3, 7.50-51, 19.39
17.  Jn 2.45-51
91
Guérir les malades
vous permettra de reconnaître ses directives et d’augmenter
votre foi en sa voix pour oser lui obéir de façon spécifique
dans le domaine de la guérison.

92
La Guérison Est Indissociable Du Salut
Exercices pratiques

1. Déclarez chaque jour à voix haute les vérités suivantes


jusqu’à ce qu’elles deviennent une évidence pour vous :
Dieu est bon, il est celui qui guérit
Dieu a compassion des malades
Jésus a souffert pour que nous soyons guéris
C’est aujourd’hui le jour de la guérison
Dieu veut m’utiliser pour guérir les malades
Rien n’est impossible à Dieu
2. Priez pour quatre personnes malades avant de lire le cha-
pitre suivant. Quels que soient la gravité du problème ou
le résultat de votre prière, cet exercice vous disposera pour
mieux recevoir les vérités contenues dans le prochain cha-
pitre. Vous pouvez prier au téléphone, en direct, en impo-
sant les mains, mais vous devez avoir contact avec la per-
sonne. Une prière secrète chez vous ne compte pas pour
cet exercice.
3. Après avoir prié, complétez le journal de bord à la fin du
livre.

93
CHAP 04

LE MOUVEMENT
SOUVERAIN DE DIEU
Vous êtes-vous déjà posé cette question :
Qu’est-ce que Dieu, dans sa souveraineté, attend pour
guérir les malades ?
Laissez-moi vous répondre : Dieu attend que vous utilisiez
l’autorité qu’il vous a donnée !

Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine


qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques. 3 Sous
ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des
aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouve-
ment de l’eau ; 4, car un ange descendait de temps en temps dans
la piscine, et agitait l’eau ; et celui qui y descendait le premier
après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que soit sa mala-
die. 5 Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans.
Guérir les malades
6 Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis
longtemps, lui dit : veux-tu être guéri ? 7 Le malade lui répondit :
Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand
l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant
moi. 8 Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. 9 Aussitôt
cet homme fut guéri ; il prit son lit, et marcha.
Jean 5.2-9
Jésus a guéri cet homme désespéré. Ce texte expose la
réponse biblique à deux mensonges classiques au sujet de la
souveraineté de Dieu.
Le premier mensonge consiste à croire qu’il faut attendre le
mouvement souverain de Dieu pour recevoir sa guérison. On
en déduit que s’il faut attendre Dieu, c’est que ce n’est pas sa
volonté de guérir maintenant. On se met alors à penser que si
ce n’est pas sa volonté, il doit y avoir une bonne raison pour
qu’on soit malade. On conclut finalement que c’est Dieu qui
nous a rendu malade. Le désespoir s’installe alors tandis que
les jours, les mois et les années se succèdent dans la souffrance.
On finit par confondre la souveraineté de Dieu et la cruauté.
Le deuxième mensonge s’appuie sur une limitation de
la souveraineté de Dieu. Le Seigneur ne pourrait faire que
quelques miracles qu’il réserverait à certaines personnes ou
qu’il distribuerait aléatoirement, laissant les autres attendre
indéfiniment dans leur souffrance. Comment savoir si c’est
mon tour aujourd’hui après trente-huit années d’attente  ?
Comment ne pas se sentir abandonné, sans valeur et ne pas

96
Le Mouvement Souverain De Dieu
douter de la compassion de Dieu pour moi ? On finit ainsi par
confondre la souveraineté avec l’injustice et l’indifférence.

La souveraineté de Dieu est une bonne nouvelle

La souveraineté de Dieu est souvent l’argument d’autorité


pour justifier l’inefficacité des prières :
« J’ai prié mais tu es encore malade, Dieu est souverain…»
(sous-entendu  : ma prière n’a pas réussi à le faire changer
d’avis).
C’est juste après que Job exprime ce mensonge que Dieu lui
adresse la parole :

Nous ne saurions parvenir jusqu’au Tout-Puissant, grand par


la force, par la justice, par le droit souverain, il ne répond pas !
24 C’est pourquoi les hommes doivent le craindre ; il ne porte les
regards sur aucun sage. 38:1 L’Éternel répondit à Job du milieu
de la tempête et dit : 2 Qui est celui qui obscurcit mes desseins
par des discours sans intelligence ? 3 Ceins tes reins comme un
vaillant homme ; je t’interrogerai, et tu m’instruiras.
Job 37.23-38.3
Cette mauvaise conception de la souveraineté qui l’assimile
au mutisme ou à l’absence de compassion est ce qui a fait sortir
Dieu du silence  ! Le mot «  souveraineté  » signifie  : pouvoir
qui l’emporte sur les autres, autorité suprême. La  souverai-
neté (terme dérivé de « souverain », provenant du latin médié-
val « superus » ayant pour sens « dessus ») désigne la supé-
riorité du pouvoir, le fait de n’avoir aucune autorité au-dessus
97
Guérir les malades
pour réformer ou contredire ses décisions, aucun ennemi qui
vous impose un tribut. Les synonymes de souveraineté sont :
domination, empire, omnipotence, pouvoir, toute-puissance.
La souveraineté de Dieu, c’est donc la capacité qu’il a de faire
tout ce qu’il veut. Mais la souveraineté théorique est sans
valeur. Elle doit être exercée, manifestée.
Retournons à la piscine de Bethesda. Jésus vient au milieu
de cette foule de gens malades et désespérés. Il aborde un
homme paralysé depuis trent-huit ans et sans même se pré-
senter à lui, Jésus lui pose cette seule question : « Veux-tu être
guéri ? » C’est en fait la seule question qui importe pour le Dieu
souverain. Puisqu’il est souverain, rien ne le limite, aucun obs-
tacle ne peut l’empêcher d’agir. Remarquons que cet homme
ne connaissait pas Jésus, il ne manifestait aucune foi en lui et il
est l’une des rares personnes à qui le maître fera cette mise en
garde une fois qu’il fut guéri : « Ne pèche plus, de peur qu’il
ne t’arrive quelque chose de pire », laissant sous-entendre que
sa paralysie était reliée à un péché. Cet homme était décou-
ragé et amer du fait que personne ne l’aidait à entrer dans
l’eau et que pendant trente-huit ans il avait vu des gens être
guéris mais pas lui. Pourtant, dans ce contexte d’amertume,
de péché, d’impossibilité et de souffrance interminable, Jésus
est le mouvement souverain de Dieu. Il parle à l’homme avec
autorité et lui ordonne de marcher, ce qu’il fait sur le champ !
Rappelons ici ce qu’Ésaïe avait prophétisé au sujet de la sou-
veraineté de Dieu :

98
Le Mouvement Souverain De Dieu
Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. Il a la sou-
veraineté sur son épaule ; on l’appelle du nom de conseiller
étonnant, Dieu-héros, Père éternel, prince de paix. 7 Étendre la
souveraineté, accorder une paix sans fin au trône de David et à
son royaume, l’affermir et le soutenir par l’équité et par la justice,
dès maintenant et pour toujours : voilà ce que fera la passion
jalouse du Seigneur (YHWH) des armées.
Ésaïe 9.6-7 Nouvelle Bible Segond
Jésus porte la souveraineté de Dieu sur son épaule comme
signe de son autorité et il a pour mission de l’étendre à jamais.
Cela signifie que la souveraineté de Dieu est active, en mou-
vement, en expansion sur la terre, qu’elle n’aura pas de limite
et que Jésus et ses ambassadeurs (c’est-à-dire vous et moi) éta-
blissent son règne partout où ils vont.
L’infirmité dit : « C’est impossible ! », mais la souveraineté
de Dieu redonne le mouvement. Le médecin déclare : « Il n’y
a plus d’espoir  ! », mais la souveraineté de Dieu redonne la
vie. Le cancer tue à petit feu, mais la souveraineté de Dieu
détruit chaque cellule cancéreuse. Si jusqu’à présent l’évoca-
tion de la souveraineté de Dieu vous faisait pousser un soupir
de découragement, reprenez confiance ! Oui, Dieu est souve-
rain, il fait ce qu’il veut et sa volonté est de guérir les malades.
Vous n’avez donc pas besoin de le faire changer d’avis par
vos prières ni même de susciter sa compassion. Croyez que
lorsque vous allez au-devant de ceux qui souffrent, sa souve-
raineté vous accompagne.

99
Guérir les malades
Dieu attend votre AMEN

Satan voudrait vous faire croire que la souveraineté de Dieu


implique que le Seigneur n’a pas besoin de vous et que vous
n’avez rien à faire d’autre qu’attendre son action. Rien n’est
plus faux. De la même façon qu’une loi doit être mise en appli-
cation par les policiers, les juges et autres autorités déléguées
d’un État, nous sommes appelés à collaborer avec Dieu pour
que soit manifestée sa souveraineté.

Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux
cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; 10 que ton règne vienne ; que
ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Matthieu 6.9-10
La bonne nouvelle c’est que nous sommes mandatés par le
Dieu souverain pour établir son règne sur la terre comme au
ciel. Lorsque nous prions, nous devons donc appeler sa sou-
veraineté, son règne, à se manifester dans les corps. Dans le
cadre de la guérison des malades, le Notre Père peut se prier
de cette façon :
Père, que ton règne vienne dans le corps de ____, que ta volonté
de le guérir soit faite maintenant en lui, car c’est à toi qu’ap-
partiennent le règne, la puissance et la gloire, Amen.
Votre Amen est l’exercice d’une autorité déléguée, il signi-
fie « ainsi soit-il ». Cette façon de prier est vraiment différente
de celle qui consiste à demander à Dieu d’agir  comme lors-
qu’on dit  : «  Seigneur je te prie de guérir cette personne  ».

100
Le Mouvement Souverain De Dieu
Laissez-moi illustrer ce point. Pensez à un fonctionnaire qui
appose un cachet sur un formulaire que vous avez rempli. Son
cachet et sa signature précédée de l’expression « par déléga-
tion pour le ministre » ont la même autorité que la signature
du ministre lui-même. De même en est-il pour nous  : notre
rôle en tant qu’enfants de Dieu est de connaître la volonté du
Père et ses promesses, puis de dire Amen à celles-ci au nom
de Jésus.

Si nombreuses que soient les promesses de Dieu, c’est en lui


qu’elles sont « oui ». Voilà pourquoi c’est aussi par lui que nous
disons à Dieu l’amen, pour sa gloire.
2 Corinthiens 1.20 Nouvelle Bible Segond
Puisque Jésus a tout accompli, les promesses de Dieu sont
oui. Donc notre Amen, notre ainsi soit-il, est ce que Dieu attend
pour manifester sa souveraineté sur la maladie et accomplir
ses promesses.

101
Le Mouvement Souverain De Dieu
Devenez le mouvement de Dieu

Cessez d’attendre que Dieu bouge. Jésus a tout accompli et


a porté nos maladies. Dieu est venu en nous et sur nous par
son Esprit et il nous a donné ses promesses. Dans les évangiles,
Jésus nous a montré comment guérir les gens, nous avons les
témoignages de son action. Il nous a commandé d’aller guérir
les malades après nous avoir donné son autorité, ses dons et
son onction. Que peut-il faire de plus ? C’est comme un jeune
homme qui attendrait que son père le conduise voir ses amis
alors qu’il lui a payé le permis, acheté une voiture équipée
d’un GPS et fait le plein d’essence. Ce n’est pas la volonté de
Dieu le problème, mais la nôtre. Voulons-nous collaborer avec
le Saint-Esprit pour distribuer ce que Jésus a acquis à la croix à
ceux qui nous entourent ? C’est à nous de bouger maintenant.
Nous sommes son corps. Quand nous nous mettons en mou-
vement, Dieu est en mouvement. Jésus n’a pas dit : « Atten-
dez », mais « Allez ! »
Les infirmes de la piscine de Béthesda attendaient un ange,
mais l’Église est bien plus qu’un ange. Jésus nous a envoyés
comme ses enfants, il nous a revêtus de son Esprit pour établir
son règne. En fait, même les anges attendent que vous vous
mettiez en mouvement pour accomplir la volonté de Dieu au
son de votre prière. L’ordre de Jésus à ses disciples est clair :

Guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur :


Le royaume de Dieu s’est approché de vous.
Luc 10.9

103
Guérir les malades
En aucun cas Jésus ne recommande de s’interroger sur la
volonté de Dieu, de chercher le bon moment, ou d’attendre
«  un signe souverain  ». Son commandement est simple  :
« Guérissez les malades. » Lesquels ? Eh bien, tous ceux que
vous rencontrez : les croyants, les non-croyants, les athées, les
musulmans, les bouddhistes ou d’autres encore. Jésus nous
demande ensuite d’annoncer  aux personnes guéries : «  Le
royaume de Dieu s’est approché de vous. » C’est l’explication
de leur guérison : la manifestation de la souveraineté de Dieu
dans leur corps. Il n’est possible d’obéir à ce commandement
du maître que si nous nous approchons des malades pour les
guérir.

Dieu veut vous utiliser

Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en


mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles
langues ;
Marc 16.17
Dieu utilise ceux qui ont foi en lui. En effet, ce sont ceux
qui ont cru qui imposeront les mains aux malades. Alors, que
doit-on croire ? Croire que Dieu est souverain, croire que Jésus
a souffert pour la guérison de tous les malades, croire en ses
promesses, croire au point de lui obéir. Il n’y a pas d’autre
qualification. Quand j’estime que je ne suis pas assez ceci ou
cela pour guérir les malades, c’est que je ne crois pas que Jésus
a tout accompli. Je considère alors que ma vie doit compléter
ou terminer son œuvre. Pendant ce temps, le diable, lui, se
104
Le Mouvement Souverain De Dieu
réjouit de ma passivité. Il est à l’origine de toutes les préten-
dues limitations qu’on vous a fait croire. Jésus ne mentionne
ni la sanctification, ni la maturité, ni l’expérience, ni le titre,
ni l’âge, ni l’état de santé ou encore la connaissance biblique
comme des conditions pour guérir les malades. Croire simple-
ment en lui vous qualifie.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera


aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes,
parce que je m’en vais au Père.
Jean 14.12
Jésus s’attend à ce que ceux qui ont cru en lui, pas juste les
pasteurs, accomplissent les mêmes œuvres qu’il a faites.

Agissez d’après votre identité

C’est une chose de chanter et confesser qui je suis en Jésus,


mais je démontre que je le crois vraiment lorsque je commence
à agir d’après mon identité. Souvent, nous n’osons pas exercer
l’autorité que Dieu nous a donnée car nous n’avons pas saisi
qui nous sommes.
Imaginez un homme qui vient d’être diplômé de l’école de
police. On lui remet un badge, une arme, un uniforme ainsi
qu’une voiture pour patrouiller. Alors qu’il est en pause-café,
il aperçoit de l’autre côté de la rue un délinquant agresser une
femme et partir avec son sac en courant. Notre jeune diplômé
prend alors son téléphone et décide d’appeler la police pour
demander de l’aide. Alors qu’il s’identifie, son collègue au

105
Guérir les malades
standard le reconnaît et le somme de poursuivre l’agresseur
pendant que les renforts arrivent. Nous ressemblons parfois à
ce jeune policier : nous disposons d’une autorité mais nous ne
l’exerçons pas.
De même, nous recherchons l’onction, mais avons-nous
réellement compris que celle-ci ne sert pas à faire des réserves
d’huile mais à être déversée sur ceux qui sont malades ou cap-
tifs ? Il est temps d’utiliser ce que Dieu vous a donné. Beau-
coup de chrétiens ont une arme spirituelle à la ceinture mais se
contentent de parader, ils n’en réaliseront la puissance qu’en
l’utilisant par la foi. Le plus difficile, c’est de se lever et faire
les premiers pas. Mais une fois qu’on sait marcher, on peut
apprendre à courir. N’attendez plus, commencez à faire ce que
Jésus attend de vous !

Priez au nom de Jésus

Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru :


en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nou-
velles langues ; 18 ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque
breuvage mortel, il ne leur feront point de mal ; ils imposeront
les mains aux malades, et les malades, seront guéris.
Marc 16.17-18
Mes filles aiment qu’on joue à «  Jacques a dit  ». Je leur
donne une instruction simple comme « Lève les mains ! » ou
« Touche ton nez ! » et si mon ordre commence par l’expres-
sion «  Jacques a dit  », elles doivent s’exécuter, mais si je ne

106
Le Mouvement Souverain De Dieu
prononce pas ces trois mots et qu’elles font ce que je demande,
elles ont perdu au jeu. Les petits trouvent souvent ce jeu bien
amusant. Mais « prier au nom de Jésus » n’est pas comme jouer
à « Jacques a dit ». Il ne s’agit pas d’une formule, mais d’une
position spirituelle. Je suis en Christ, je suis assis avec celui
qui règne sur le trône. Je règne avec lui, l’Esprit du Seigneur
est sur moi. Réalisons donc que nous prions au nom de Jésus
quand nous sommes conscients de notre identité et ce, même
si nous oublions de dire expressément « Au nom de Jésus ».
Si un policier vous demande vos papiers ou vous fait
signe de vous stationner sur le côté de la route, allez-vous lui
répondre : « Je n’obtempère pas car vous n’avez pas dit : “Au
nom de la loi“ » ? Bien sûr que non ! Vous reconnaissez son
autorité ! Par contre, si une personne qui n’a ni uniforme, ni
plaque, ni aucun signe l’identifiant comme un policier vous
fait le même signe au bord de la route, allez-vous lui obéir,
même s’il crie « Au nom de la loi » ? Certainement pas, et à
juste titre car ce n’est pas la formule qui donne de l’autorité à
la personne, c’est son identité. Les fils de Scéva ont découvert
ce principe à leurs dépens en voulant chasser un démon.

Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul,


12 au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des
mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quit-
taient, et les esprits malins sortaient. 13 Quelques exorcistes juifs
ambulants essayèrent d’invoquer sur ceux qui avaient des esprits
malins le nom du Seigneur Jésus, en disant : Je vous conjure par

107
Guérir les malades
Jésus que Paul prêche ! 14 Ceux qui faisaient cela étaient sept
fils de Scéva, Juif, l’un des principaux sacrificateurs. 15 L’esprit
malin leur répondit : Je connais Jésus, et je sais qui est Paul ;
mais vous, qui êtes-vous ? 16 Et l’homme dans lequel était l’es-
prit malin s’élança sur eux, se rendit maître de deux d’entre eux,
et les maltraita de telle sorte qu’ils s’enfuirent de cette maison nus
et blessés.
Actes 19.11-16
Les démons fuyaient au contact des linges de Paul, car la
présence de Dieu reposait sur lui. Les exorcistes juifs, eux,
n’avaient que des formules. Les esprits mauvais question-
nèrent leur identité et donc leur autorité. Sachez que les
démons savent reconnaître un vrai chrétien. Le problème c’est
que les démons sont souvent plus conscients de l’autorité des
enfants de Dieu que ne le sont eux-mêmes ces derniers. C’est
pour cela qu’ils essayent de vous maintenir dans la confusion
avec tous ces mensonges au sujet de la guérison afin que vous
n’exerciez pas l’autorité que Jésus vous a donnée.
Personnellement, agir avec autorité face à la maladie fut un
réel cheminement de foi contre lequel toute mon intelligence
s’opposait. Mais tant que j’attendais que Dieu fasse ce qu’il
attendait de moi, rien ne se passait. Par contre, lorsque j’ai osé
par la foi exercer l’autorité que la Bible dit que j’ai en Jésus, je
fus surpris de l’efficacité de mes prières, pourtant bien simples.
Je me souviens qu’il m’arrivait souvent, au début, de dire à
quelqu’un qui n’éprouvait plus de douleur après une prière
de vingt secondes : « Est-ce que c’est vrai ? Es-tu sérieux ? »
108
Le Mouvement Souverain De Dieu
En fait, l’exercice de l’autorité par la foi ne nécessite pas for-
cément une grande assurance. Quand un conducteur voit un
policier lui faire signe de s’arrêter, il n’obtempère pas à cause
de la confiance intérieure de l’agent, mais à cause de l’auto-
rité qu’il porte. C’est pour cela que si vous commencez à prier
comme Jésus, c’est-à-dire avec autorité, vous serez souvent
étonné du résultat de votre prière, même si vous tremblez à
l’intérieur.

109
Le Mouvement Souverain De Dieu
Osez imiter Jésus

Si nous voulons avoir les mêmes résultats que Jésus, sui-


vons son modèle au lieu de demander à Dieu de bénir nos
propres méthodes inefficaces. Il convient donc de se poser
cette question : comment Jésus et les disciples priaient-ils pour
les malades ?
Premièrement, notons que la plupart des guérisons opé-
rées par Jésus le furent en présence des malades et souvent
par contact (par imposition des mains ou lorsque les gens
le touchaient1). Quant aux disciples, ils oignaient d’huile les
malades et leur imposaient les mains2. Cela nous enseigne
un premier principe : la prière se révèle plus efficace en pré-
sence et au contact du malade. La raison est que je transporte
le royaume de Dieu. Quand je m’approche de la personne qui
souffre, le royaume de Dieu s’approche d’elle. Le Saint-Esprit
qui est en moi et sur moi agit alors dans la personne. Retenons
ce principe simple : guérir les malades, c’est communiquer ce
que nous avons. Pierre a dit au boiteux  : «  Ce que j’ai, je te
le donne.3 » Les chrétiens prient souvent pour l’onction, mais
rappelons ici que l’onction au sens naturel est de l’huile versée

1.  Mc 6.56
2.  Mc 6.13
3. Ac 3
111
Guérir les malades
sur quelqu’un. L’huile se transmet par contact rapproché, pas
à distance.4 Il en est de même au niveau spirituel.
Deuxièmement, Jésus priait avec autorité et il employait
des phrases courtes et simples, comme nous le montrent les
exemples suivants :
• Il menaça la fièvre de la belle-mère de Pierre. (Mat 8.14)
• Il dit au lépreux : « Je le veux, sois pur. » (Mat 8.2)
• Au paralytique : « Lève-toi, prends ton lit et rentre chez
toi. » (Mat 9.2)
• À l’homme à la main sèche  : «  Tends ta main.  » (Mat
12.10)
• Aux oreilles du sourd : « Ouvre-toi. » (Mc 7.34)
Prier courtement est une démonstration d’autorité. En tant
que père et ancien professeur de collège, je sais que la vraie
autorité se manifeste en peu de mots. Dans le domaine spiri-
tuel, mieux vaut dire également peu de paroles et en vérifier
l’efficacité que commencer à exprimer ses frustrations dans
une longue prière. Les malades n’ont pas besoin de longues
prières, ils ont besoin d’être guéris.
Oser prier comme Jésus est aussi une démonstration de foi.
Je me souviens qu’au début j’avais du mal à croire que la gué-

4.  Je ne prétends pas ici qu’il n’est pas possible de prier à distance car
Jésus lui-même l’a fait à plusieurs reprises et il a souligné que ces demandes
étaient la manifestation d’une grande foi (Mt 8.5 ; Mt 15.22 ; Jn 4.46). Mon
but est juste de vous aider en facilitant votre apprentissage.
112
Le Mouvement Souverain De Dieu
rison soit manifeste après avoir juste dit quelques mots. En
fait, la guérison n’est pas la récompense de nos efforts dans la
prière. Celui qui est récompensé, c’est Jésus, pour son sacri-
fice. Il m’arrive encore souvent d’entendre dans mon esprit le
Saint-Esprit me dire de cesser de prier car il a déjà agi. Si votre
prière dépasse les trente secondes, vous n’êtes peut-être plus
dans la foi.

Adressez-vous directement à la maladie

Le matin, en retournant à la ville, il eut faim. 19 Voyant un figuier


sur le chemin, il s’en approcha ; mais il n’y trouva que des feuilles,
et il lui dit : Que jamais fruit ne naisse de toi ! Et à l’instant le
figuier sécha. 20 Les disciples, qui virent cela, furent étonnés, et
dirent : Comment ce figuier est-il devenu sec en un instant ? 21
Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la
foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui
a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne :
Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait. 22 Tout ce que
vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.
Matthieu 21.18-22
La première fois que je me suis adressé à la douleur ou à
un organe, j’ai dû puiser toute la foi que j’avais. En moi réson-
nait cette question : « Qui suis-je pour parler à un organe et
lui dire de fonctionner correctement ? Qui suis-je pour parler
à la douleur et lui dire de quitter ce corps  ?  » Les disciples
réagirent avec le même étonnement lorsqu’ils constatèrent
que le figuier avait séché. Qu’avait donc fait Jésus ? Il s’était
113
Guérir les malades
adressé à l’arbre et avait ordonné : « Que jamais fruit ne naisse
de toi ! » (ce qui est une malédiction). C’est comme s’il avait
déclaré : « Sois stérile ! » Jésus expliqua ensuite aux disciples
l’importance de la foi quand on prie. Pour ma part, j’avais
compris depuis longtemps que la foi permet de déplacer les
montagnes. Cependant, j’avais complètement ignoré que Jésus
avait aussi promis : « Vous ferez ce qui a été fait à ce figuier. »
Jésus nous apprend que nous avons la capacité de parler à un
arbre pour qu’il sèche. Nous avons donc aussi la possibilité de
commander à une tumeur de sécher, à un microbe de mourir,
à un os de se ressouder, à une articulation de se reformer ou à
un disque cervical de reprendre sa place normale.
Cher lecteur, je veux donc vous encourager à parler avec
autorité (ce qui n’a rien à voir avec le volume de votre voix)
pour guérir les malades.
Vous pouvez prier de cette façon :
«  Oreille, ouvre-toi  !  », «  Douleur, quitte cette cheville  !  »,
« Inflammation, cesse ! », « Œdème, résorbe-toi ! », « Hernie,
résorbe-toi ! », « Tumeur, sèche ! », « Vertèbres, réali-
gnez-vous ! », « Système immunitaire, sois fortifié ! »

114
Le Mouvement Souverain De Dieu
Ou encore ainsi :
« Que la douleur cesse maintenant, au nom de Jésus ! », « Je
commande à ce kyste de disparaître ! »
Lorsqu’il s’agit d’une tumeur ou d’une maladie qui a un
nom particulier comme le cancer, on peut aussi maudire la
maladie (pas le malade). On peut donc prier ainsi :
« Cancer, je te maudis, tumeur je te maudis, cesse de te déve-
lopper et quitte son corps au nom de Jésus ! »
Encore une fois ce n’est pas la formule qui importe mais la
foi et l’autorité.

Démontrez la souveraineté de Dieu face aux ténèbres

La souveraineté et le règne de Dieu, s’ils restent théoriques,


laissent un vide que l’ennemi ne manque pas d’occuper tant
que l’Église ne prend pas sa place. J’ai reçu cet e-mail qui m’a
poussé à écrire cette section du livre.
Bonjour David Théry,
Je me permets de vous écrire car j´ai une question à vous poser
et je ne trouve pas de réponse. Je suis croyante en Jésus, née de
nouveau et assiste de temps en temps aux réunions dans une
église libre pentecôtiste. J’ai aussi été baptisée et reçu le parler
en langues. J´ai prié pour les malades (pour ma maman, pour
mon mari et pour moi) et je n´ai vu aucun résultat.  Par contre,
mon frère qui est dans le New Age a « guéri » ma maman.
Mon frère se moque de moi, il me dit que je suis programmée

115
Guérir les malades
et que je dois ouvrir mon esprit à d´autres choses. Ma maman
me dit que mes prières ne servent à rien. Elle me dit aussi que
l´église prie toujours pour mon problème de santé depuis des
années et que je suis toujours malade. Je ne sais plus quoi faire.
Maria
Peut-être vous identifiez-vous à Maria. Des multitudes
souffrent autour de nous et cherchent des solutions. Lorsque
l’Église est sans puissance, car captive des doctrines de démons,
elle ne peut aider les gens qui, pour s’en sortir, se tournent
alors vers ceux qui détiennent des pouvoirs occultes. Si la gué-
rison est un signe de la puissance et de la compassion de Dieu
qui pointe vers le salut en Jésus, l’absence de guérisons amène
à la conclusion que Jésus ne peut rien faire, surtout quand les
guérisseurs et les sorciers de tous bords démontrent une cer-
taine efficacité.
Ne laissons pas aux ténèbres le monopole de la démonstra-
tion de puissance. Si nous voulons que les gens se tournent
vers Dieu, ils ont besoin d’expérimenter la puissance divine.
C’est ainsi qu’ils se détourneront des vaines philosophies, de
la sorcellerie, de la superstition, des charlatans ou des idoles.
C’est d’ailleurs ce qui survint à Samarie lorsque Philippe y
annonça la bonne nouvelle.

Philippe, étant descendu dans la ville de Samarie, y prêcha le


Christ. 6 Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait
Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait.
7 Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en
116
Le Mouvement Souverain De Dieu
poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux
furent guéris. 8 Et il y eut une grande joie dans cette ville. 9 Il
y avait auparavant dans la ville un homme nommé Simon, qui,
se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et
provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie. 10 Tous, depuis
le plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement, et
disaient : Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la
grande. 11 Ils l’écoutaient attentivement, parce qu’il les avait
longtemps étonnés par ses actes de magie. 12 Mais, quand ils
eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du
royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes
se firent baptiser. 13 Simon lui-même crut, et, après avoir été bap-
tisé, il ne quittait plus Philippe, et il voyait avec étonnement les
miracles et les grands prodiges qui s’opéraient.
Actes 8.5-13
Les Samaritains étaient sous l’influence de Simon le magi-
cien. Ils croyaient que celui-ci manifestait la puissance de
Dieu, qu’ils qualifiaient comme étant « la grande ». Pourtant
quand ils virent les miracles opérés par Philippe, ils se tour-
nèrent vers Jésus. Même Simon crut. Encore aujourd’hui, Satan
essaye d’attirer les gens à lui par des actions surnaturelles, il
se moque de l’Église et de son manque de puissance. Mais si
les démons ont une puissance, Jésus est le TOUT-PUISSANT.
Satan ne guérit pas, il soulage les gens et leur met le grappin
dessus pour les faire souffrir d’une autre façon. Ses services
coûtent très cher à tout point de vue alors que la bénédiction

117
Guérir les malades
de Dieu n’est suivie d’aucun chagrin5. Les gens demandent
de l’aide aux sorciers, aux guérisseurs et se retrouvent captifs
parfois sur plusieurs générations alors que Dieu manifeste sa
bonté par pure grâce en guérissant même ceux qui ne croient
pas encore ou refuseront de croire en lui.
L’Église de Christ n’est pas faible, elle a simplement cessé
d’exercer son autorité sur la maladie. Imaginez une armée
à qui on a prétendu que ses armes ne fonctionnent pas.
Lorsque l’ennemi survient et l’attaque, les soldats n’utilisent
pas leurs armes, car ils ne croient pas à leur efficacité. Ils
prennent la fuite et vont se cacher ou se rendent à l’ennemi.
Cette image représente trop souvent l’Église. Il est plus que
temps d’utiliser l’autorité et les armes que Jésus nous a don-
nées ! Les enfants de Dieu doivent démontrer au monde qui
est le nom élevé au-dessus de tout autre nom6 et manifester
la TOUTE-PUISSANCE de Dieu. C’est une des raisons pour
laquelle les guérisons entraînent des conversions. Les gens
abandonnent les faux cultes et les gourous et se tournent vers
le Dieu TOUT-PUISSANT qui les a secourus.
Satan occupe le terrain de la guérison par l’occultisme plus
ou moins déguisé en science. Dieu nous délègue quant à lui
son autorité, comme il le fit avec Moïse. Il plaça ce dernier sur
le même terrain que celui des sorciers  : son bâton se trans-

5.  Pr 10.22
6.  Ph 2.8-10 ; Éph 1.20-23
118
Le Mouvement Souverain De Dieu
forma en serpent et il engloutit ceux des magiciens7. Le Sei-
gneur démontra ainsi sa suprématie, sa domination et sa sou-
veraineté. Il nous faut pareillement reprendre le terrain laissé
aux ténèbres.
Peut-être ne vous sentez-vous pas à la hauteur de Philippe
ou de Moïse, mais sachez qu’ils avaient le même Dieu que
vous et qu’ils étaient simplement obéissants. Commencez à
manifester la souveraineté de Dieu autour de vous, une guéri-
son à la fois. Votre foi se fortifiera et Dieu vous accordera des
percées de plus en plus grandes sur le terrain de l’ennemi.

Nourrissez une sainte colère contre la maladie

Je veux terminer ce chapitre sur la souveraineté de Dieu


en dénonçant encore un mensonge. Il arrive qu’après avoir
étudié le sujet de la guérison dans la Bible, certains déclarent
à tort que celui qui a la foi ne sera jamais malade. Ce genre
de proclamation discrédite malheureusement les vérités qu’ils
ont découvertes.
Rappelons ici que le prophète Élisée est mort emporté
par une maladie dont il souffrait et ce, alors qu’il faisait des
miracles et que même ses ossements, saturés de la présence de
Dieu, ressuscitèrent un mort.

Élisée était atteint de la maladie dont il mourut. 


2 Rois 13.14a

7.  Ex 7.12
119
Guérir les malades
Et comme on enterrait un homme, voici, on aperçut une de ces
troupes, et l’on jeta l’homme dans le sépulcre d’Élisée. L’homme
alla toucher les os d’Élisée, et il reprit vie et se leva sur ses pieds.
2 Rois 13.21
Dans le Nouveau Testament, on peut lire que Paul laissa
Trophime, un de ses collaborateurs, malade à Milet.

Éraste est resté à Corinthe, et j’ai laissé Trophime malade à Milet.


2 Timothée 4.20
Il ne fait aucun doute que Paul avait prié pour Trophime
et qu’Élisée l’avait fait également pour lui-même. Quand on
comprend que la santé est une manifestation du royaume de
Dieu, on doit considérer la maladie comme illégale. C’est ici
que cela devient un peu délicat. En effet, il y a une différence
entre affirmer que quelque chose est illégal et soutenir que
c’est impossible. Par exemple, il est illégal de tuer son voisin,
mais cela arrive. Par contre les meurtriers sont punis par la loi.
De même, il est illégal de dépasser une certaine vitesse sur la
route, mais c’est possible. Les contrevenants doivent s’acquit-
ter d’une amende.
Il faut considérer la maladie comme un ennemi, pas comme
une fatalité. Nous sommes en guerre contre elle. Cette guerre
comporte de nombreuses batailles et des contre-attaques et
elle nécessite persévérance et détermination. La maladie doit
susciter une sainte colère en nous, pas de la résignation ou de
l’acceptation.

120
Le Mouvement Souverain De Dieu
Veillons toutefois à diriger notre colère vers la bonne direc-
tion. Beaucoup sont aigris contre Dieu alors qu’il est la solu-
tion. De son côté, Dieu est si en colère contre la maladie qu’il a
donné Jésus pour que nous puissions être guéris. Il est proche
de celui qui souffre. Ainsi, le refus de la maladie et la com-
passion doivent nous pousser à chercher le Seigneur de tout
notre cœur, à persévérer à guérir les malades et à prendre
notre revanche sur l’ennemi. Nous ne devons pas accepter
que celui-ci agisse en toute impunité et sans contre-attaques
de notre part.
Dans une guerre, une tactique militaire consiste à démar-
rer un nouveau front afin que l’ennemi lâche prise à un autre
endroit. C’est ce qui survint par exemple lorsque Sennaché-
rib assiégeait Jérusalem, au temps d’Ézéchias. Le roi d’Assy-
rie apprit que le roi de Koush l’attaquait si bien qu’il arrêta
le siège de la ville8. Quel est le rapport avec la guérison, me
direz-vous ? Eh bien, nous sommes en guerre contre l’ennemi,
c’est une confrontation entre deux royaumes : celui de Dieu
contre celui des ténèbres. Chaque guérison divine est une
avancée du royaume de Dieu dans le camp des ténèbres, un
rétablissement de sa domination et de sa souveraineté dans le
corps d’un humain. Si donc au lieu de laisser la souffrance de
nos proches nous paralyser, nous décidons de contre-attaquer,
l’ennemi lâchera prise. Il saura ce qu’il lui en coûte de cher-

8.  2 R 19.9
121
Guérir les malades
cher à nous détruire. C’est la raison pour laquelle des gens
guérissent en guérissant d’autres personnes.
Sachez que l’ennemi utilise aussi cette stratégie qui le
démasque. Il est possible qu’alors que vous commencez à
guérir des personnes, certains de vos proches, de vos enfants
ou vous-même tombiez malades. Ce n’est pas le temps de
vous arrêter ni de vous décourager. Prenez autorité contre
l’intimidation de l’ennemi, demandez de l’aide dans la prière
et déclarez à l’adversaire que vous ne reculerez pas, que vous
continuerez d’avancer par la puissance du Saint-Esprit et du
nom de Jésus.
Au début de ce chapitre, j’ai donné la définition de la sou-
veraineté. Un vrai souverain ne peut se voir imposer de tribut
par un ennemi. Il est celui qui lève les impôts, pas celui qui
en paie. C’est à l’ennemi de payer un tribut, pas aux enfants
de Dieu. Satan doit comprendre que l’Église lui fera payer
toute intrusion sur le territoire de Dieu. Le pasteur Robby
Dawkins est celui qui m’a introduit à cette réalité. Quand il
tombe malade, il demande à ses fils d’aller aux urgences et de
guérir des malades jusqu’à ce qu’il aille mieux. Quand vous
tombez malade, trouvez des malades pour les guérir et faire
payer à Satan son outrecuidance. L’ennemi doit payer pour
ses actions passées et présentes. Si vous avez souffert d’une
longue maladie, guérissez quelqu’un pour prix de chacune
de vos souffrances, pour chaque journée de douleur endurée.
Vous pouvez aussi demander à vos proches de le faire avec
vous pour riposter en équipe.
122
Le Mouvement Souverain De Dieu
Vous pensez peut-être :
« Guérir les malades quand on est soi-même malade, est-ce
vraiment possible ?»
Oui, tout à fait ! C’est comme témoigner de Jésus à quelqu’un
alors qu’un membre de ma famille est rebelle à Dieu. Ce n’est
pas un obstacle. Il faut comprendre que ce n’est pas ma santé
qui me qualifie pour guérir les autres, mais le mandat que le
Dieu souverain m’a confié ainsi que les blessures de Jésus sur
la croix.

Mise en pratique

1. Renoncez aux mensonges que vous avez crus sur la sou-


veraineté de Dieu.
2. Prenez dix minutes pour écouter le Seigneur. Deman-
dez-lui de vous parler de sa souveraineté et de votre
autorité d’enfant de Dieu. Vous pouvez faire jouer cette
musique instrumentale avec votre téléphone en tapant
l’adresse suivante : entdi.eu/piano
3. Si vous avez souffert d’un problème de santé, exercez
votre vengeance envers l’ennemi en guérissant d’autres
personnes qui souffrent d’un problème similaire.
4. Priez pour cinq personnes en vous adressant à la douleur,
à la maladie ou aux organes. Si le cas se présente, maudis-
sez une tumeur ou un kyste.
5. Complétez le journal à la fin du livre.

123
CHAP 05

LA FOI ET LA GUÉRISON
Parmi toutes les croyances ou fausses doctrines sur la gué-
rison, il y a bien un point sur lequel tout le monde s’accorde,
c’est l’importance de la foi. Bien que cela semble simple, la foi
agit de multiples façons.
On peut distinguer plusieurs types de foi agissante parmi
les guérisons relatées dans la Bible. Tout en haut de la liste
figure la foi de ceux qui saisissent la guérison quasiment par
force comme Barthimée ou la femme à la perte de sang, ceux
dont la foi étonne Jésus, comme le centurion ou la femme
syro-phénicienne1. Souvenez-vous aussi de la foi des amis du
paralytique2 qui le descendirent par le toit de la maison où le
maître enseignait ! Mais Jésus n’a pas guéri que des héros de
la foi. Les évangiles nous présentent aussi la foi chancelante

1.  Mc 10.46-52 ; Mc 5.25ss ; Lc 7.2-10 ; Mc 7.24-30


2.  Mc 2.3-12
Guérir les malades
du père de l’enfant lunatique3 que Jésus a encouragé, la foi
incertaine du lépreux que Jésus a rassuré sur sa volonté de
le guérir ou encore la foi obéissante de l’aveugle-né qui va se
laver de la boue que Jésus a appliquée sur ses yeux sans même
lui demander son avis. Avez-vous remarqué que Jésus ne met-
tait jamais en doute la foi des gens pour qui il priait4 ? À mon
avis, cela ne lui semblait pas nécessaire. Lorsque les malades
doutaient, Jésus ne les disqualifiait pas, mais au contraire il
protégeait et encourageait leur foi vacillante5. Bien plus, Jésus
et les apôtres guérissaient parfois sans même avoir demandé
la permission du malade6. Ajoutons enfin que Jésus a même
guéri au moins un homme anonymement, comme le montre
le passage suivant :

Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem.


2 Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine
qui s’appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques. 3 Sous
ces portiques, un grand nombre de malades étaient couchés : des
aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouve-
ment de l’eau,] 4 [car un ange descendait de temps en temps dans

3.  Mc 9.17-27
4.  Mt 9.27-30
5.  Dans Mc 9.19, Jésus blâme les disciples pour leur incrédulité car ils
n’ont pas pu chasser le démon et guérir l’enfant. Par contre, il ne reproche
rien à son père, il l’encourage. Il ne demande rien non plus à l’enfant, il le
délivre. Dans Mat 8.3, Jésus rassure le lépreux qui doutait de sa volonté de
le guérir.
6.  Jn 9.1,6-7 ; Ac 3.6
126
La Foi Et La Guérison
la piscine et agitait l’eau; et le premier qui descendait dans l’eau
après qu’elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa mala-
die.] 5 Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans. 6 Jésus le
vit couché et, sachant qu’il était malade depuis longtemps, il lui
dit : « Veux-tu être guéri? » 7 L’infirme lui répondit: «Seigneur,
je n’ai personne pour me plonger dans la piscine quand l’eau est
agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.» 8
«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.» 9 Aussi-
tôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.
10 C’était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui
avait été guéri: «C’est le sabbat; il ne t’est pas permis de porter
ton brancard.» 11 Il leur répondit: «Celui qui m’a guéri m’a dit:
‘Prends ton brancard et marche.’» 12 Ils lui demandèrent: «Qui
est l’homme qui t’a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?» 13
Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était, car Jésus
avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.
Jean 5.1-13 Bible Segond 21
À ce stade, on peut légitimement se poser cette question :
est-il nécessaire qu’un malade ait foi en Dieu pour que Jésus le
guérisse ? Réfléchissons ensemble sur ce point.
Jésus a guéri un homme découragé qui ne connaissait même
pas son prénom. Incontestablement, on ne peut pas mettre sa
guérison sur le compte de sa foi personnelle. Allons plus loin :
comment un mort peut-il avoir la foi ? Pourtant Jésus déclare
qu’on doit ressusciter les morts  ! Comment un bébé peut-il
avoir la foi ? Pourtant on peut guérir un nourrisson !

127
Guérir les malades
Écoutez cette histoire ! Catherine m’a écrit pour me raconter
qu’après vingt-sept ans passés dans une église qui ne croyait
pas que Dieu agisse encore aujourd’hui par les dons spirituels,
elle se mit à écouter les enseignements de l’École de Ministère
Surnaturel Francophone. Elle voulut alors les mettre en pra-
tique mais elle redoutait de prier pour les adultes. Elle décida
donc de s’entraîner sur les bébés ! C’est ainsi qu’elle pria pour
un nourrisson dans un état fiévreux et ayant du mal à respirer.
Il s’endormit paisiblement suite à la prière. Une autre fois, elle
vit la peau d’un bébé qui souffrait d’eczéma changer de cou-
leur sous ses yeux et redevenir normale pendant qu’elle priait.
J’aime son approche7 ! Non seulement un bébé ne manifeste
pas la foi, mais il ne manifeste pas non plus l’incrédulité. Cela
permet donc de prier sans être submergé par le décourage-
ment ou les paroles négatives du malade ou de ses proches.
L’objectif de cette démonstration est de vous libérer. Vous
n’avez pas à vous inquiéter de la foi du malade avant de prier
pour lui. Bien que la foi du malade lui permette de recevoir
la guérison, ce n’est pas tant la foi du malade qui est impor-
tante, mais celle de celui qui prie pour lui. Par ailleurs, je veux
souligner le fait que Jésus a utilisé la guérison comme un
signe pour que les gens croient en lui. Vous pouvez donc prier
pour ceux qui n’ont pas la foi, comme les athées ou même
les moqueurs. Plus la personne est incrédule, plus sa guérison
sera un signe fort pour elle. Prenons l’analogie suivante  : si

7.  Prenez tout de même la précaution de demander la permission de


prier aux parents.
128
La Foi Et La Guérison
quelqu’un ignore qu’un fil électrique dénudé est sous-tension,
cela ne l’empêchera pas d’être électrocuté s’il le touche. Qu’il
le nie ouvertement ou s’en moque ne le protégera pas plus !
De même, l’efficacité du sacrifice de Jésus à la croix n’est pas
altérée par les railleries. Ne laissez donc pas l’ennemi vous
faire croire que Jésus est limité.
Prier pour les enfants est aussi une bonne façon de s’affran-
chir de la prétendue politesse qui faire dire aux adultes « Je
me sens mieux » alors qu’ils veulent juste qu’on les laisse tran-
quilles ! Les enfants, eux, n’ont pas de filtres. Ils disent claire-
ment s’ils ont mal et vont jouer quand ils n’ont plus mal. Lors
d’un culte, j’aperçus Maëlys, âgée de six ans, assise dans les
rangs avec un bandage autour du pied. Au lieu de danser avec
ma fille comme à son habitude, elle ne pouvait pas marcher.
Lors du temps de prière pour les malades, je me mis à prier
pour elle. Maëlys et sa maman me racontèrent qu’elle était
rentrée de l’école le lundi précédent avec la cheville droite
enflée. Incapable de poser le pied à terre, elle se déplaçait à
quatre pattes quand c’était nécessaire. Le mercredi, le médecin
lui fit faire une radiographie de la cheville et lui prescrivit des
anti-inflammatoires et des béquilles pour plusieurs semaines.
Le dimanche, je priai une première fois pour elle et la douleur
diminua de moitié. Lors de la deuxième prière, la cheville se
désenfla. Après la troisième, Maëlys posa doucement le pied
sur le sol et elle se mit à marcher puis à courir dans l’église
avec ses amies avec une seule chaussure  ! Le lundi matin,
ses professeurs furent étonnés de la voir rétablie si vite. Entre-

129
Guérir les malades
temps, le médecin avait fait examiner la radiographie par un
spécialiste qui révéla qu’en plus de l’entorse, Maëlys avait un
arrachement osseux. Il faut savoir que ce genre de blessure se
traite soit par immobilisation sur une longue période, soit par
intervention chirurgicale. Le médecin contacta par téléphone
la maman de Maëlys pour lui faire part de sa découverte et
demanda à la fillette comment elle se sentait. Elle lui répon-
dit qu’elle n’éprouvait plus aucune douleur et qu’elle avait
fait du trampoline à l’école le jour même, il n’en crut pas ses
oreilles  ! Dieu avait guéri cette petite fille parfaitement, pas
juste d’une entorse comme je le croyais, mais bien plus avait
ressoudé l’os arraché.
L’apôtre Jacques, le frère du Seigneur, va encore plus loin, il
place la responsabilité de la guérison sur ceux qui prient.

Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance  ? Qu’il prie.


Quelqu’un est-il dans la joie ? Qu’il chante des cantiques. 14
Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens
de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile
au nom du Seigneur ; 15 la prière de la foi sauvera le malade, et
le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera
pardonné.
Jacques 5.13-15
On a tendance à confondre les conseils de Jacques. On
exhorte les malades à prier pour eux-mêmes et à saisir par la
foi leur guérison. Pourtant, dans ce passage, Jacques s’adresse
à deux types de personnes différentes : d’une part celles qui

130
La Foi Et La Guérison
souffrent et d’autre part celles qui sont malades. Les mots
employés sont différents. Le mot « souffrance » est la traduc-
tion du mot grec «  kakopatheo  » qui signifie  : souffrir, être
affligé de malheurs, de difficultés. Le mot « malade », quant à
lui, est la traduction du mot grec « asthéno » qui signifie être
malade, être faible. Ce sont deux mots distincts, tant en fran-
çais qu’en grec. L’apôtre expose donc ici deux situations bien à
part qui impliquent donc deux solutions différentes ainsi que
deux attitudes et actions particulières de la part des enfants de
Dieu. Ainsi, un chrétien qui traverse des difficultés est appelé
à se fortifier personnellement en Dieu. Il est encouragé à prier,
à se confier dans le Seigneur afin de surmonter l’adversité. Par
contre, l’apôtre enseigne que lorsqu’on est malade, qu’on est
faible au point de ne pouvoir se déplacer, il convient d’appeler
les anciens pour qu’ils prient la prière de la foi. Il s’agit ici de
la foi des anciens, non du malade lui-même.
J’ai remarqué que la plupart des chrétiens s’intéressent
au sujet de la guérison une fois tombés malades. Mais c’est
lorsque nous sommes bien-portants que nous devrions cher-
cher à guérir les autres ! Si peu sont guéris, ce n’est pas à cause
de la foi des malades, mais de la foi de ceux qui les entourent.
Cher lecteur, en aucun cas ces propos n’ont pour but de vous
culpabiliser. Au contraire, mon intention est de vous pousser à
développer votre foi pour guérir les malades autour de vous.

131
Guérir les malades
Comment développer la foi pour la guérison ?

Les apôtres dirent au Seigneur : augmente-nous la foi.


Luc 17.5
Les disciples prièrent Jésus de leur augmenter la foi. Ils
s’adressèrent à la bonne personne, car la Bible nous le pré-
sente comme l’auteur de la foi.

Regardons toujours Jésus. C’est lui qui fait naître la foi et qui la
rend parfaite.
Hébreux 12.2a Parole de Vie
Nous devons comprendre que non seulement la foi est un
don de Dieu, mais qu’elle est aussi « vivante » et qu’elle peut
se développer, car Jésus est celui qui la rend parfaite. De quoi
s’agit-il exactement ?
Tout d’abord, Jésus est la parole de Dieu faite chair c’est
pourquoi vous devez vous saturer de sa Parole pour que votre
foi puisse se nourrir de ses promesses. Ensuite, regarder Jésus
c’est aussi passer du temps dans sa présence, le contempler,
l’adorer en esprit8. Je vous encourage à parler en langues le
plus possible dans vos temps de prière. Enfin, les témoignages
de ce que fait Jésus le révèlent. Plus vous vous nourrirez de
témoignages de sa puissance et de la manifestation de sa
bonté, plus l’incrédulité se détachera de vous. Vous pourrez
alors agir simplement avec la foi d’un enfant.

8.  Jd 20
132
La Foi Et La Guérison
Renoncer à la pseudo-foi

Avant de tenter de décrire la prière de la foi, voyons


ensemble ce qu’elle n’est pas afin de dépister et d’extraire
toute incrédulité dissimulée sous une pseudo-foi.
Premier point : La foi n’est pas juste un désir. Ce n’est ni de
la pitié, ni une grande compassion. On peut éprouver beau-
coup de compassion, mais avoir peu de foi.
Deuxième point : Quand je prie pour convaincre Dieu de
guérir, je ne suis pas dans la foi, car je doute de sa volonté de
guérir.
Troisième point : Quand je prie pour informer le Seigneur
de la souffrance d’une personne, je ne suis pas non plus dans
la foi, mais je doute de l’omniscience et de la compassion de
Dieu.
Quatrième point : Quand je demande à Dieu de guérir au
lieu de prier avec autorité, je ne suis pas dans la foi, je doute
de mon autorité déléguée.
Cinquième point : Quand je prie en faisant beaucoup d’ef-
fort (comme si je voulais pondre un œuf !), je ne suis plus dans
la foi, mais je suis en train de penser que mes efforts ou mes
paroles me feront mériter cette guérison.
Sixième point : Quand je ne vérifie pas l’effet de ma prière
sur le malade, je ne suis pas dans la foi.

133
Guérir les malades
C’est pourquoi je vous dis : tout ce que vous demandez en priant,
croyez que vous l’avez reçu, et cela vous sera accordé.
Marc 11.24 Nouvelle Bible Segond
Septième point  : Quand ma prière est longue et compli-
quée, je ne suis plus dans la foi. Ce n’est pas à force de paroles
que je serai exaucé. Les longues prières masquent souvent de
l’incrédulité. Souvenons-nous que Jésus priait courtement.

La foi est une action

En effet, de même que le corps sans le souffle de vie est mort, de


même la foi sans les actes est morte.
Jacques 2.26 Bible en Français Courant
Votre foi n’est pas plus développée que sa mise en pratique.
Bien que Jésus soit celui qui développe votre foi, sans actions
de votre part, elle restera morte. Le passage à l’action est ce
qui révèle la foi. Vous pouvez connaître toutes les promesses
du Seigneur par cœur, être enthousiasmé par des témoi-
gnages de l’œuvre de Dieu et passer des heures à parler en
langues, tant que vous ne passez pas à l’action, votre foi est
morte. Vous pouvez avoir une bonne théologie de la guérison
et comprendre votre identité d’ambassadeur pour Christ, tou-
tefois croire que Dieu guérit n’est pas suffisant. Il faut passer
à l’action par la foi. De même, vous pouvez recevoir des dons
de guérisons, de miracles et de foi, sachez qu’ils seront aussi
inutiles qu’une arme rangée dans un coffre de sécurité si vous
ne vous en servez pas.

134
Guérir les malades
C’est parce que je crois que Dieu guérit, que c’est sa volonté
de le faire et qu’il veut m’utiliser que j’impose les mains aux
malades. La foi est une action. Laissez-moi vous l’illustrer par
cette analogie :
La guérison est comme un grand réservoir rempli d’eau qui
représente l’abondance, la volonté, la puissance et la grâce de
Dieu disponibles pour chaque personne. Pour que cette puis-
sance soit manifestée dans la vie de ceux qui souffrent, elle
doit transiter jusqu’au malade au travers d’un tuyau : vous !
Quand vous maintenez une bonne relation avec Jésus, vous
permettez au tuyau d’être libre de toute obstruction. Lorsque
vous commencez à penser comme Dieu, que vous êtes libre
des fausses doctrines et des conceptions humaines, le dia-
mètre de votre tuyau s’agrandit. D’un compte-gouttes, vous
devenez un canal de bénédiction. Peu importe cependant le
diamètre du tuyau ou la contenance du réservoir si les vannes
sont fermées. C’est uniquement lorsque vous agissez par la foi
que les vannes s’ouvrent et que la guérison est relâchée dans
le corps des malades.

La foi est une prise de risque

Pourquoi peut-on lire sur le sujet de la guérison, écouter


des témoignages et chanter la puissance de Dieu si facilement
alors que prier pour quelqu’un peut nous terroriser ? C’est la
peur qui nous retient. La peur du ridicule, la peur de l’échec,
la peur de ne pas être à la hauteur. Agir par la foi, c’est prendre

136
La Foi Et La Guérison
des risques, c’est affronter vos craintes. Voici un commentaire
que j’ai reçu, vous auriez peut-être pu l’écrire également :
J’ai lu votre sondage sur Facebook et voilà ce qui me bloque sou-
vent. J’ose souvent prier pour les chrétiens. Ça, ça va... Mais
souvent dans l’évangélisation, je m’investis dans la relation, je
témoigne... Et là s’il faut prier... On se dit juste... Il faut que
ça marche... Sinon... Ils ne vont plus considérer ce que je leur
ai dit. Personnellement, je peux témoigner librement à mon
travail. Ma patronne a déclenché une surdité... En discutant
avec elle par what’s app, je lui ai proposé que si elle voulait une
fois, je pouvais prier pour elle pour ses oreilles, vraiment par
la foi, car je n’ai guéri encore personne à part moi. Mais c’est
clair que ça met une petite pression. Si vous voyez ce que je
veux dire ! Donc en résumé, souvent ce qui me freine en ce qui
me concerne, c’est que les signes doivent attester que ce que je
leur dis est vrai. Donc il faut que ça marche !
Voici une vraie préoccupation à laquelle je veux répondre
en commençant par un témoignage.
Serge est professeur de mathématiques au collège. Chrétien
de longue date, il a commencé à expérimenter la guérison de
Dieu dans son propre corps. Son genou devait être remplacé
par une prothèse mais ce n’est maintenant plus nécessaire car
il n’éprouve plus aucune douleur suite à la prière. Bien plus, la
prothèse dans son autre genou ne le fait plus souffrir. Un lundi
matin, un de ses élèves était avachi sur sa table, visiblement
très mal en point. Serge s’informa de son état. Du fond de la

137
Guérir les malades
classe, l’élève lui répondit qu’il avait mal au ventre et qu’il ne
se sentait pas bien du tout car il avait trop bu durant le week-
end. En entendant sa réponse, porté par les guérisons qu’il
avait lui même vécues, Serge s’approcha de son élève avec
l’intention de prier pour lui. En marchant, il s’adressa à Dieu
intérieurement et lui dit  : «  Seigneur, s’il te plaît, ne me fais
pas honte ! » Serge rassembla alors tout ce qu’il avait de foi et,
bien que tremblant de peur au fond de lui, il se jeta à l’eau et
prit un risque. Il demanda à son élève s’il pouvait prier pour
lui afin qu’il aille mieux, ce à quoi le jeune acquiesça. Devant
toute la classe surprise, il posa donc sa main sur lui et ordonna
la fin du mal de ventre au nom de Jésus. L’élève s’exclama
alors : « Monsieur, qu’avez-vous fait ? C’est de la magie ? Je
n’ai plus mal au ventre  !  » Serge était aussi surpris que son
élève ! Dieu avait honoré sa foi, sa prise de risque. Deux autres
élèves sollicitèrent qu’il prie aussi pour eux et ils furent guéris
tout aussi rapidement. Dans les semaines qui suivirent, toute
la classe lui réclama une Bible. Un parent d’élève porta alors
plainte auprès du directeur qui convoqua Serge devant sa
hiérarchie pour lui intimer de ne plus parler de Dieu à ses
élèves. Toutefois, après l’avoir entendu, la commission disci-
plinaire le blanchit complètement et quelques jours plus tard,
le directeur hostile à l’Évangile fut démis de ses fonctions par
ses supérieurs, en plein milieu d’année scolaire.
Si la foi est la monnaie du ciel, elle ne se développe pas en
générant des intérêts sur un compte épargne, mais se multi-
plie lorsqu’elle est dépensée totalement. Vous n’êtes pas sûr

138
La Foi Et La Guérison
d‘avoir assez de foi ? Utilisez totalement le peu que vous avez,
faites un pas en avant ! Vous tremblez ? Vos tremblements ne
peuvent annuler la croix, avancez quand même  ! Vous avez
peur ? C’est la peur que l’ennemi vous impose, ne le laissez
donc pas vous intimider, faites quand même un pas de foi !
La manifestation de la peur en vous n’est pas le signe que
vous n’êtes pas dans la foi, elle indique au contraire que vous
êtes proche d’une de vos limites et donc d’une percée miracu-
leuse ! Vous êtes inexpérimenté ? Faites malgré tout votre pre-
mier pas de foi ! Pour que celle-ci se développe, elle doit être
régulièrement testée avec persévérance. Celui qui veut déve-
lopper sa foi ose prier et s’exposer à l’échec, car il s’appuie sur
les promesses de Dieu, pas sur son expérience personnelle.
Éviter de prendre des risques est une protection contre la
frustration et la peine occasionnées par les échecs. Avec cette
optique, on recherche souvent des garanties avant d’oser
prendre un risque. S’il était possible de voir le résultat de la
prière avant de prier, nous aurions plus d’assurance. En fait
c’est possible. Le fait de voir l’invisible et d’anticiper ce qui est
disponible, mais pas encore effectif, a un nom : la FOI.

Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec


eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient.
Marc 16.20
Dieu confirme sa parole par des miracles, c’est-à-dire que le
miracle suit l’annonce et la mise en pratique par la foi des pro-
messes de Dieu. La seule façon de voir des miracles est donc

139
Guérir les malades
de prendre le risque par la foi de guérir les malades au nom de
Jésus. Vous allez devoir AFFRONTER vos peurs !
Comprenez bien que Dieu prend plaisir en vous lorsque
vous essayez, lorsque vous prenez un risque. Imaginez cette
scène : un père encourage son jeune enfant qui a essayé de faire
quelques pas avant de tomber, car il sait qu’il va finir par mar-
cher. De la même façon, notre Père céleste est lui aussi fier des
risques que vous prenez par la foi. Autorisez-vous donc à en
prendre et permettez-vous d’échouer. Ensuite, recommencez !

La foi combat pour la victoire promise

Comme je l’ai promis à Moïse, je vous accorde la propriété de tout


endroit où vous poserez le pied.
Josué 1.3 Bible en Français Courant
Josué reçut de Dieu la promesse que chaque lieu qu’il foule-
rait, le Seigneur le lui donnerait. Cependant, croire Dieu n’était
pas suffisant. Josué devait pénétrer dans le camp de l’ennemi,
livrer de nombreuses batailles et exterminer un nombre incal-
culable d’adversaires pour que ce territoire lui revienne. La
foi n’attend pas que le butin tombe du ciel, elle s’en empare !
À la fin d’une réunion, alors que l’équipe de service empi-
lait les chaises et que nous avions vu plusieurs dizaines de
guérisons au cours de la soirée, ma foi était à son maximum.
On m’amena une jeune femme dans le début vingtaine. Elle ne
pouvait pas lever la jambe à cause d’un problème à la hanche
et monter les escaliers était pour elle une véritable torture.

140
La Foi Et La Guérison
Elle souffrait depuis plusieurs années et n’était plus capable
de danser, sa passion, suite à un accident. Je lui demandai
de lever le pied pour voir son amplitude maximale. Elle le
décolla à peine du sol. Elle ne parvenait pas à faire plus. Je
fis alors une prière d’une phrase ou deux puis l’invitai à véri-
fier l’état de son pied. Elle me regarda alors d’un air surpris
mêlé de condescendance. Je pouvais lire dans son regard : « À
quoi tu t’attends ? À un miracle ? » Sur le coup, je fus étonné
de son attitude et de son incrédulité manifeste après tant de
guérisons et de témoignages ayant eu lieu durant la soirée.
Ce que j’ignorais et qu’on m’apprit par la suite, c’est qu’elle
venait d’arriver. Une de ses amies présentes à la réunion avait
pensé à elle en voyant les guérisons, elle l’avait appelée par
téléphone puis était allée la chercher chez elle pour qu’elle soit
guérie. Cette jeune femme était donc complètement à froid,
non croyante et découragée par cet accident qui avait brisé
sa vie. J’ai alors pensé intérieurement : « Si elle n’a pas la foi,
moi je l’ai, Dieu est ici, Seigneur, fais-le encore  !  » J’ai donc
prié, aidé d’autres chrétiens, à plusieurs reprises, peut-être
une quinzaine de fois, des prières simples et courtes en lui
demandant de vérifier l’état de sa jambe. À chaque fois, elle
était capable de la lever davantage. Au bout d’environ quinze
minutes, elle bougeait sa jambe normalement et sans douleur,
pleurant à chaudes larmes, touchée par l’amour de Dieu. Cher
lecteur, si vous voulez voir les promesses de victoires de Dieu
s’accomplir, décidez de combattre par la foi  ! Ayez une foi
tenace !

141
Guérir les malades
La foi garde les yeux fixés sur Jésus

Il y a une grande différence entre avoir compassion d’un


malade et porter le poids de son désespoir et de sa souffrance
par excès d’empathie. Connaître le nom de l’organe malade
ou le type de problème est suffisant, il n’est pas nécessaire
de connaître tout le dossier médical. En effet, plus on entend
le parcours médical enduré, les souffrances subies, plus on
risque de devenir empathique et de ressentir le désespoir du
malade et ainsi avoir du mal à rester dans la foi. Considérons
par exemple les deux cas suivants :
« J’ai un cancer au cerveau. »
«  J’ai une tumeur au cerveau inopérable, les traitements
de radiothérapie sont inefficaces, il ne me reste que quelques
jours à vivre et cela fait deux ans que des milliers de personnes
prient pour moi sans résultat. »
L’effet de ces deux annonces sur celui qui doit prier pour
le malade ne sera pas le même, vous en conviendrez. La deu-
xième annonce risque plus de nous ébranler. Pourtant, Jésus
est le même. Qu’est-ce qui est le plus facile : marcher sur l’eau
calme ou marcher sur des vagues ? Les deux sont impossibles
et nécessitent un miracle ! En fait, plus je deviens conscient de
la gravité du problème, plus je risque de douter que Jésus soit
la solution.
L’apôtre Pierre s’est mis à douter à la vue des vagues et s’est
enfoncé alors qu’il marchait sur l’eau par la foi. De même, il
est possible que vous sentiez votre foi sombrer à mesure qu’un
142
La Foi Et La Guérison
malade vous fournit des détails alarmants sur son état de
santé. Dans ce cas, interrompez-le gentiment, posez quelques
questions précises si nécessaire et dites-lui simplement : « Je
vais prier maintenant, Jésus connaît votre situation. » Ensuite,
concentrez-vous sur le Seigneur, sur sa présence en vous, afin
de prier d’une position de foi. Il n’est pas question ici d’être
insensible à l’état de la personne, mais de protéger sa foi pour
pouvoir la guérir.
De la même façon qu’on ne se concentre pas sur les péchés
d’une personne pour qu’elle soit sauvée, mais sur la grâce
de Dieu et son pardon, sur le sang de Jésus qui purifie, nous
devons nous détourner de la maladie et de ses conséquences,
pour contempler Jésus, qui a pris nos souffrances, pour relâ-
cher la santé et la guérison dans le corps des malades. La
guérison est une rencontre avec celui qui guérit. Si vous vous
concentrez sur les péchés d’autrui, vous perdrez foi en la grâce
de Dieu, de même, si vous vous concentrez sur la souffrance
et la gravité de la maladie, vous perdrez espoir. Mais si vous
fixez vos regards vers Jésus, celui qui est l’auteur de la foi et
qui la fait grandir, vous annoncerez le salut et l’amour de Dieu
avec audace au pire des pécheurs et vous oserez prier pour un
miracle et la destruction de la maladie, aussi grave soit-elle.
Un dimanche, lors d’un temps de prière pour les malades,
une femme m’informa qu’elle souffrait d’arthrose aux doigts.
Je priai plusieurs fois sans aucun résultat tangible. Elle me
mentionna ensuite qu’elle devait passer un examen deux
jours plus tard. Elle ne se souvenait plus du nom de l’exa-
143
Guérir les malades
men alors pour pouvoir passer plus rapidement à la personne
suivante, je priai simplement que tout ce qui n’avait pas lieu
d’être dans son corps disparaisse et que l’examen révèle la
guérison et l’action de Dieu. Je ne savais même pas pour quoi
je priais ! Dieu, lui, savait. Elle appela à l’église le mardi pour
nous apprendre qu’elle avait passé sa mammographie et que
les quatre masses présentes dans son sein gauche ainsi que les
six autres logées dans son sein droit depuis plusieurs années
avaient disparu  ! Croyez-moi, c’est plus facile de prier avec
une foi d’enfant quand on sait peu de choses !
Souvenez-vous que vous êtes en apprentissage. Quand on
utilise toute sa foi, on étire ses limites. Plus on se force à le
faire, plus la peur diminue… jusqu’à la prochaine limite. Par
exemple, la première fois que j’ai prié pour une douleur arti-
culaire, je me demandais comment Dieu allait agir, s’il allait
agir, ce qu’on penserait de moi si rien ne se passait. Je sentais
mon cœur qui battait très fort et j’étais plus concentré sur moi
que sur la personne malade ou sur Jésus. J’ai depuis prié pour
des centaines de gens et mon état intérieur est vraiment diffé-
rent. Je suis maintenant capable d’écouter une personne sans
être écrasé par sa souffrance et me concentrer sur Jésus qui est
la solution. Il m’arrive de temps en temps de prier pour une
situation qui semble plus grave que les autres et je peux sentir
que je suis étiré. Je choisis alors intentionnellement de fixer
mes regards sur Jésus pour rester dans la foi.
On me pose régulièrement cette question  :  «  Que signifie
fixer les yeux sur Jésus ? » Voici la réponse : quand vous adorez
144
La Foi Et La Guérison
Dieu et que tout votre être est tendu vers lui, que ce qui vous
entoure ne compte plus et que votre esprit est en communion
avec Jésus, vous êtes dans l’esprit, vos yeux spirituels sont sur
Jésus. C’est cette attitude que vous devez conserver lorsque
vous priez. Je vous encourage à passer du temps à adorer le
Seigneur, à parler en langues, à le contempler pour que vous
soyez capable de vous connecter plus facilement et plus rapi-
dement quand c’est nécessaire.

La foi voit au-delà du naturel

La vue humaine voit la souffrance, mais la foi voit la gué-


rison disponible. L’homme naturel entend le diagnostic, mais
l’homme spirituel entend Jésus qui dit : « J’ai tout accompli. »
L’empathie humaine se concentre sur les conséquences de la
maladie, mais l’homme plein de foi entrevoit déjà le miracle.
Bien qu’il ne soit pas possible de tout expliquer, voici ce qui
se passe quand vous commencez à prier : la capacité régénéra-
trice du corps est accélérée ou débloquée et le système immu-
nitaire est fortifié. Les anges viennent échanger des organes
défectueux par des organes neufs. Le Saint-Esprit consume le
mal, la puissance créatrice de Dieu recrée ce qui était man-
quant, coupé, détérioré ou qui ne fonctionnait plus. Les esprits
d’afflictions sont chassés, les malédictions sont annulées, ce
qui avait été volé est restitué.
Le problème n’est pas d’avoir la foi dans son lieu de prière,
mais de demeurer dans la foi lorsque la maladie est en face de
vous. Voici donc quelques caractéristiques de la foi qui vous
145
Guérir les malades
permettront d’évaluer où vous en êtes lorsque vous priez pour
la guérison. Ces principes vous aideront aussi à vous reposi-
tionner si nécessaire.

La foi prie à la mesure de Dieu

La foi ne se contente pas d’espérer une amélioration, ni une


limitation des dégâts. Elle a accès à ce qui est disponible dans
le ciel, ce que Jésus a acquis à la croix, c’est-à-dire TOUT, car il
a tout accompli. La foi ne prie donc pas ce qui est raisonnable
ou intellectuellement concevable, elle prie à la mesure de la
puissance de Dieu. Elle prie pour l’impossible. Par exemple,
si quelqu’un a des problèmes de thyroïde, ne priez pas juste
contre les effets secondaires ou pour un bon dosage du médi-
cament. La foi parle à la glande thyroïde et lui ordonne de
fonctionner correctement, elle appelle une nouvelle glande
thyroïde à l’existence.
Posez-vous donc la question  suivante : Est-ce que ma
prière est à la mesure de Dieu ou d’une vision limitée de sa
puissance ? 

La foi ne s’embarrasse pas de savoir si c’est possible

Dieu guérit et opère aussi des miracles. Quand je prie au


nom de Jésus, celui par qui tout a été créé, je comprends que
les lois naturelles lui sont soumises. Un soir à l’église, nous
avons prié pour une femme hospitalisée qui était enceinte de
jumeaux. Le col de son utérus avait commencé à s’effacer alors
qu’il restait encore plusieurs mois de grossesse et que les bébés
146
La Foi Et La Guérison
n’étaient pas encore viables. Nous avons donc simplement
prié pour que le col de son utérus se rallonge et reste fermé
jusqu’au terme. Les médecins le mesuraient régulièrement
par échographie. Lors de l’examen suivant, ils constatèrent
qu’il avait repoussé d’un centimètre. Ce n’est qu’après coup
que j’ai appris que c’est naturellement impossible, le proces-
sus d’effacement étant irréversible au cours de la grossesse !
Mais TOUT est possible à celui qui croit9.
Vous serez confronté à des cas pour lesquels la guérison
requiert un miracle créatif. Par exemple, lorsqu’un organe a
été enlevé, est détruit ou nécrosé, vous pouvez prier quand
même, car Jésus guérit les estropiés10. La seule façon de guérir
une personne estropiée est par un miracle créatif qui recrée
l’organe ou la partie de membre qui a été détruite ou coupée
ou qui était absente à la naissance. Vous pouvez dans ce cas
appeler l’organe à l’existence au nom de Jésus. Par exemple :
« J’appelle un nouveau rein au nom de Jésus. »

Le repos de la foi

Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli.


Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.
Jean 19.30
Jésus a tout accompli sur la croix c’est-à-dire qu’il a déjà
payé, déjà souffert pour chaque guérison à venir. Vous devez

9.  Mc 9.23
10.  Mt 15.30-31
147
Guérir les malades
en avoir conscience quand vous priez. Votre prière n’ajoute
rien à son sacrifice, elle fait juste communiquer ce qui est dis-
ponible à celui qui en a besoin.
Vous devez avoir la même certitude de la disponibilité de la
guérison que du salut. Vous êtes un distributeur, un intendant
de la grâce de Dieu, vous la communiquez autour de vous. Le
fardeau, la pression ne sont pas sur vous. Restez dans le repos
de la foi. Quand j’étais adolescent, mon père nous a acheté notre
première console de jeu vidéo. Nous jouions, ma sœur et moi,
à Mario Bros (pour les non-initiés, il s’agit d’un personnage
qui se déplace dans un décor et qui doit régulièrement sauter
pour éviter des trous ou des ennemis). À l’époque, la manette
de jeu était reliée par un fil à la console. Je me souviens que
ma petite sœur qui devait avoir onze ou douze ans sautait en
même temps que Mario au lieu de simplement appuyer sur le
bouton « sauter ». Elle était en avance sur son temps puisque
c’est maintenant possible grâce à la technologie ! À plusieurs
reprises, dans l’excitation du jeu et à force de tirer sur le fil
de la manette à chaque saut, la console tombait du meuble
TV et le jeu recommençait au début  ! Appuyer sur le bon
bouton suffisait, pas besoin de sauter ! De même, quand vous
priez, vous devez être dans le repos de Jésus, dans l’esprit.
Dès que vous commencez à essayer de faire des efforts pour
votre prière, c’est que vous n’êtes plus dans la foi. La foi saisit
ce qui est disponible dans le monde spirituel et le distribue
gratuitement. Si je dois faire un effort, c’est que je suis en
train de croire que ma prière va produire quelque chose. Or,

148
La Foi Et La Guérison
Jésus a déjà tout accompli. Si vous êtes en train de crier, de
transpirer ou de souffrir, il est possible que vous soyez en
train d’essayer de mériter le miracle au lieu de le saisir par la
foi. J’utilise souvent une expression graphique que vous allez
retenir facilement. Si vous essayez de pondre un œuf pendant
votre prière, vous n’êtes pas dans le repos de la foi. Vous ne
pouvez pas plus produire la guérison que pondre un œuf alors
détendez-vous et restez dans la foi !
Ce n’est pas vos efforts, votre transpiration, vos cris ou une
liste de versets qui produisent la guérison, c’est votre prière
de foi, votre amen dans la foi. Si vous vous apercevez que
vous êtes dans l’agitation, recentrez-vous sur la présence de
Jésus en vous, calmez-vous et laissez sa vie passer de vous à
la personne qui en a besoin. Personnellement, je fais un geste
simple quand je prie pour une situation compliquée : je mets
une main dans ma poche et l’autre sur la personne pour qui je
prie. C’est une façon pour moi de rester détendu et de rappe-
ler à mon âme que c’est Jésus qui travaille, pas moi. Mon rôle
consiste juste à communiquer, relâcher, partager sa vie qui est
en moi.

La foi est reconnaissante avant même le miracle

La foi ne se concentre pas sur ce qu’elle voit ou ce qu’elle


ressent, elle s’appuie sur les promesses de Dieu. Voici un
témoignage pour l’illustrer. Claude était en arrêt de travail,
il souffrait terriblement du dos. Il avait des hernies discales
et des disques écrasés. Cela faisait un an qu’il était allongé

149
Guérir les malades
dans son canapé et qu’il avait du mal à marcher et à se lever
de sa chaise. Monter les escaliers était une torture. Alors qu’il
me partageait sa situation, je lui proposai simplement de prier
pour lui. Je priai une fois, puis deux, puis trois mais sans
aucun résultat visible. J’avais l’impression de me heurter à un
mur. Je me mis donc à remercier le Seigneur pour ce qu’il était
en train de faire bien que je n’en voyais pas encore les fruits.
Je louai son nom tout en continuant de prier courtement. C’est
alors que la manifestation du Saint-Esprit commença à se faire
sentir. Ce frère ressentit une chaleur dans son dos qui s’in-
tensifia doucement à chaque prière. Progressivement, la dou-
leur disparut, sa mobilité et l’amplitude de ses mouvements
augmentèrent et il put marcher, se lever et se déplacer sans
douleur. Ce temps de prière dura au moins quarante minutes.
Sachez que dès que vous commencez à prier, le ciel est
attentif. Les anges sont envoyés. La reconnaissance est une
bonne façon de démontrer votre foi pendant que les anges
sont en route.

La foi est joyeuse

Comme nous l’avons vu précédemment, guérir les malades,


c’est établir le règne souverain de Dieu dans le corps de ceux
qui souffrent.

Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la


justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.
Romains 14.17

150
La Foi Et La Guérison
La paix et la joie sont l’atmosphère du royaume de Dieu.
Si je crois que le Seigneur veut guérir alors je me réjouis par
anticipation pour la guérison à venir. Au contraire, si je pense
devoir convaincre Dieu de guérir, il est fort à parier que je serai
plus préoccupé que joyeux. Par contre, si je suis convaincu de
sa souveraineté, c’est avec la joie de la victoire11 dans le cœur
que je m’avance contre l’ennemi, sachant que celui-ci est déjà
vaincu. La joie se manifeste physiquement et émotionnelle-
ment. Quand on est joyeux, on rit, on sourit. Soyez donc atten-
tif à vos émotions quand vous priez pour quelqu’un. Si vous
avez l’impression d’être écrasé sous un fardeau, il est pro-
bable que vous priiez d’une position de désespoir et non de
foi. Quelle tête faites-vous quand vous priez pour un malade ?
Pour ma part, j’aime lever la tête vers le ciel et sourire à Dieu,
prier en riant légèrement pour libérer cette joie et me position-
ner dans la victoire de Jésus. Guérir les malades n’est pas un
combat incertain, c’est se positionner dans la victoire de Jésus.

11.  Lc 10.18-19
151
Guérir les malades
Exercice pratique

1. Louez Dieu et célébrez qui il est ainsi que ses promesses


concernant la guérison. Soyez attentif à l’état de votre âme
durant ce temps. La paix, la joie et l’émerveillement que
vous ressentez dans la louange sont la position que vous
devez garder pour prier pour les malades.
2. Demandez au Seigneur de vous parler de la foi en matière
de guérison, prenez dix minutes pour l’écouter et écrivez
ici ce que vous avez reçu. Vous pouvez faire jouer cette
musique instrumentale en tapant l’adresse suivante  :
entdi.eu/piano
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
3. Priez pour cinq personnes et remplissez le journal à la fin
du livre.

152
CHAP 06

COMMENT GUÉRIR LES


MALADES ?
Jésus ne guérissait pas deux personnes de la même manière.
Il était entièrement conduit par le Saint-Esprit. Lorsqu’il a
promis que ceux qui croiraient en lui feraient les mêmes
œuvres que lui et de plus grandes encore1, cela impliquait de
suivre son modèle, sa méthode. Si vous voulez vivre tout ce
que Dieu a pour vous et voir sa gloire au-delà de ce que vous
auriez pu imaginer, vous devrez devenir entièrement dépen-
dant du Saint-Esprit2. Je fais cette introduction à ce chapitre
plus technique afin que vous vous souveniez toujours qu’au-
delà de la méthode, c’est votre communion avec le Saint-Es-
prit qui lui permettra de vous utiliser selon ses directives. Un
homme de Dieu a fait cette prière :
« Saint-Esprit, je veux être le gant que tu revêts. »

1.  Jn 14.12
2.  Je vous recommande mon premier livre : À l’écoute de Dieu.
Guérir les malades
La main de Dieu au travers de vous sera tantôt ouverte
pour guérir et soulager, tantôt fermée comme un poing pour
détruire les œuvres du diable.

Devenez habile pour collaborer avec Dieu

La guérison est prophétique en ce sens qu’elle est conduite


et inspirée par le Saint-Esprit, que les paroles prononcées
déclenchent le surnaturel de Dieu, mobilisent les anges, maté-
rialisent ce qui est disponible dans les cieux et amènent à l’exis-
tence ce qui contribue à la santé des corps. Quand Dieu veut
faire quelque chose de prophétique, il choisit un prophète et
des ouvriers habiles.

L’Éternel parla à Moïse en ces termes : 2 –Vois, je désigne Bet-


saleel, fils d’Ouri, descendant de Hour, de la tribu de Juda, 3 et
je l’ai rempli de l’Esprit de Dieu qui lui confère de l’habileté, de
l’intelligence et de la compétence pour exécuter toutes sortes
d’ouvrages, 4 pour concevoir des projets et les exécuter en or, en
argent et en bronze, 5 pour tailler des pierres à enchâsser, pour
sculpter le bois. Ainsi il pourra réaliser toutes sortes d’ouvrages.
6 Je lui ai donné pour aide Oholiab, fils d’Ahisamak, de la tribu
de Dan et, de plus, j’ai accordé un surcroît d’habileté à tous les
artisans experts, afin qu’ils soient capables d’exécuter tout ce que
je t’ai ordonné.
Exode 31.1-6 Bible du Semeur
Lorsque Moïse reçut en vision les plans du tabernacle,
Dieu l’informa qu’il avait équipé Betsaleel de toutes sortes de

154
Comment Guérir Les Malades
capacités techniques et artistiques pour qu’il puisse réaliser
ce magnifique ouvrage d’art. Dieu était la source de ce savoir-
faire et il augmenta même l’habileté des experts. Sachez que
Dieu peut utiliser tout le monde, mais il forme et qualifie ceux
qu’il appelle. Comme un habile artisan peut produire un objet
d’après des instructions divines, il faut se former pour devenir
efficace entre les mains du Saint-Esprit. Considérez donc tous
les conseils de ce livre et en particulier ceux des prochains
chapitres comme des outils dans votre boîte à outils. Chaque
outil nécessite un apprentissage. La bonne nouvelle c’est que
le Seigneur va agir au travers de vous, même pendant votre
apprentissage, et malgré vos erreurs ou votre manque d’assu-
rance. Apprenez à manier chaque instrument, connaissez-en
l’utilité, et offrez ensuite vos mains et votre boîte à outils
au Saint-Esprit pour qu’il vous utilise. Le Saint-Esprit vous
révélera d’autres outils au fur et à mesure de vos progrès et
des besoins rencontrés. Décidez donc de devenir un apprenti
guérisseur3 pour le reste de votre vie. Cette humilité vous
maintiendra dépendant du Saint-Esprit, sans lequel vous ne
pouvez RIEN faire.

3.  Le mot «guérisseur» a été accaparé par ceux qui pratiquent l’occul-
tisme. Les chrétiens doivent se réapproprier le mot et surtout la fonction.
J’utilise ici cette expression pour marquer en vous les paroles de Jésus  :
«Guérissez les malades.»
155
Comment Guérir Les Malades
Pour qui prier ?

C’est une question qui est souvent un blocage pour débuter.


Doit-on prier pour tous ceux qui souffrent ? Pour ceux qu’on
rencontre ? Doit-on les chercher intentionnellement ? Peut-on
prier pour tous ceux qui nous le demandent ? Ne peut-on pas
prier uniquement pour ceux que Dieu nous désigne ? Souve-
nez-vous du parallèle avec le salut. Qui sont ceux à qui nous
devons partager l’Évangile  ? Ceux qui sont perdus, tous,
jusqu’aux extrémités de la terre ! Jésus nous a même encoura-
gés à contraindre les gens d’entrer dans le royaume de Dieu
dans la parabole des noces du fils du roi.

Il lui répondit : Un homme donna un grand dîner et invita beau-


coup de gens. 17 A l’heure du dîner, il envoya son esclave dire aux
invités : « Venez, c’est déjà prêt. » 18 Mais tous, comme un seul
homme, se mirent à s’excuser. Le premier lui dit : « J’ai acheté un
champ et je suis contraint d’aller le voir ; je t’en prie, tiens–moi
pour excusé ! » 19 Un autre dit : « J’ai acheté cinq paires de bœufs,
et je vais les examiner ; je t’en prie, tiens–moi pour excusé ! » 20
Un autre dit : « Je viens de me marier : je ne peux pas venir ! »
21 L’esclave, de retour, rapporta tout cela à son maître. Alors le
maître de maison, en colère, dit à son esclave : « Va vite dans les
grandes rues de la ville, comme dans les petites, et amène ici les
pauvres, les estropiés, les aveugles et les infirmes. » 22 L’esclave
dit : « Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la
place ! » 23 Le maître dit alors à l’esclave : « Va par les chemins
et le long des haies, contrains les gens à entrer, afin que ma mai-

157
Guérir les malades
son soit remplie. 24, Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui
avaient été invités ne goûtera mon dîner. 
Luc 14.16-24 Nouvelle Bible Segond
Cette invitation concerne autant les pécheurs que les
malades. La raison est simple : Jésus a tout accompli, tout est
prêt en abondance, tout le monde est invité, les ignorants,
ceux qui ne se sentent pas dignes, les oubliés, les captifs du
péché et ceux qui souffrent de maladie. Le pardon et la guéri-
son sont disponibles par grâce pour tous. Nous, les chrétiens,
sommes des serviteurs du roi qui amènent les pécheurs et les
malades à sa table pour qu’ils soient sauvés et guéris. Cette
notion de contrainte semble particulière. Qui en effet refuse-
rait d’être guéri ? En pratique, vous découvrirez pourtant qu’il
vous faudra être habile pour que les gens acceptent que vous
priiez pour eux. Les raisons sont multiples  : l’incrédulité en
l’efficacité de la prière (les gens vous répliqueront : « Je n’ai
pas de temps à perdre ! » ou « Je ne suis pas croyant ! »), la
peur de devoir reconnaître Dieu comme vrai après la guéri-
son (typique des athées et des agnostiques) ou encore l’orgueil
qui empêche de demander de l’aide. Un jour, je proposai à un
voisin qui souffrait d’une entorse cervicale de prier pour lui.
J’insistai sur le fait qu’il n’avait rien à faire ou croire et que
cela ne pouvait pas lui faire de mal. Sa femme l’encouragea
elle aussi, car elle devait l’habiller depuis trois jours. Il finit
donc par accepter une prière. Quelques heures plus tard, le
Saint-Esprit vint sur lui comme un vent. Soudain, mon voisin
se leva, mit son manteau seul et sortit fumer une cigarette sous

158
Comment Guérir Les Malades
les yeux ébahis de sa conjointe. Il avait retrouvé la moitié de sa
mobilité. En fin de journée, sa femme, enthousiasmée par l’ef-
fet de la prière, m’aborda et me demanda de prier encore pour
lui pour une guérison complète. Je lui offris donc à nouveau
de prier, mais il refusa, prétextant en riant qu’il ne fallait pas
abuser des bonnes choses ! Malheureusement, les mauvaises
conceptions de Dieu empêchent les gens de s’approcher de
lui. Vous pourrez entendre des réflexions comme :
• Il y a des gens pires que moi
• Dieu a d’autres choses plus importantes à faire
• Je ne suis pas digne d’un miracle
• Je n’ai que ce que je mérite, c’est de ma faute si je souffre
• C’est Dieu qui me punit
La liste peut être longue et pour chaque excuse que vous
entendrez, vous aurez besoin de chercher la réponse biblique
adaptée à ce mensonge. Contraindre les gens d’être guéris,
c’est détruire les faux raisonnements par l’amour et la vérité.

159
Comment Guérir Les Malades
Comment engager la conversation avec un inconnu

Votre carrière d’apprenti guérisseur n’est pas limitée à


ceux que vous connaissez. Aborder un inconnu pour le guérir
nécessite de développer une certaine habileté dans l’approche
si vous ne voulez pas vous décourager par les refus oppo-
sés. J’ai pour ma part essayé plusieurs approches, en voici
quelques-unes que j’ai testées :
• Je suis chrétien et je voudrais prier pour vous.
• Je vois souvent des guérisons, me permettez-vous de
prier pour vous ?
• Dieu peut vous guérir, puis-je prier pour vous ?
Ces approches fonctionnent avec quelqu’un qui n’est pas
allergique à la religion et a un bon a priori sur la prière. Le
problème, c’est qu’on ne sait pas à l’avance ce que pensent
les gens. On risque donc de rencontrer des résistances ou des
réactions hostiles à l’image que les gens ont de Dieu à cause
de la religion.
Voici maintenant une approche passe-partout qui permet
de franchir les obstacles classiques. Il convient tout d’abord
d’établir un contact en disant bonjour et de demander à la per-
sonne ce qui lui est arrivé ou lui demander si elle ressent de la
douleur ou souffre d’une maladie. Il est bon de manifester de
l’empathie par rapport à sa souffrance et à ce qu’elle vit. Vous
pouvez lui demander son prénom, ce sera ainsi plus simple
lorsque vous prierez pour elle. Il faut ensuite savoir si elle a

161
Guérir les malades
mal, quelle est l’intensité de sa douleur et si elle a des limita-
tions de mouvements. Après cette conversation inoffensive,
sociale et empathique, je pose la question  : « Aimeriez-vous
ne plus avoir mal ? Aimeriez-vous être guéri ? » Même si cer-
tains auront encore des excuses à ce stade, la plupart des gens
répondent : « Oui, j’aimerais ne plus souffrir. » Cette ouver-
ture de cœur vous permet ensuite de proposer : « Puis-je prier
pour vous ? Jésus est puissant pour vous guérir. Cela ne dure
pas plus de trente secondes et vous n’avez rien à faire. » Cette
approche suscite au minimum la curiosité, au mieux l’espoir,
voire la foi. Peu importe que la personne accepte pour vous
faire plaisir ou pour se débarrasser de vous, peu importe si
elle acquiesce sur un ton moqueur, son accord est suffisant. Le
royaume de Dieu qui est en vous est sur le point de se mani-
fester en elle grâce à votre foi.
Laissez-moi vous raconter le témoignage suivant. Je me
trouvais aux urgences avec ma fille qui avait besoin de points
de suture pour refermer une plaie causée par un éclat de verre
sur son pied. Après deux heures d’attente, je me mis à penser
(égoïstement, je l’avoue) : « Si je prie pour les deux hommes
présents dans la salle d’attente, on passera plus vite  !  » Le
premier homme devant moi se tenait le bras avec un rictus
de douleur. Je l’abordai simplement : « Qu’est-ce qui vous est
arrivé ? Vous avez mal ? Quel est votre prénom ? » Il s’était
retourné le coude et avait une double fracture de l’avant-bras.
Cela faisait deux heures qu’il souffrait devant moi. Je lui posai
donc la fameuse question qui désarme les cœurs fermés  :

162
Comment Guérir Les Malades
« Aimeriez-vous ne plus avoir mal ? » Il me répondit : « Oui, je
suis là depuis ce matin, ils m’ont donné des cachets contre la
douleur, mais ils ne font pas effet. » Je lui proposai donc : « Je
vais prier pour vous, dites-moi ce que vous ressentez pendant
que je prie, c’est rapide et vous allez vous sentir mieux. » Je
mis ma main au-dessus de son bras (sans le toucher pour ne
pas lui faire mal) et fis une simple prière :
« Jésus, merci parce que tu aimes André. Saint-Esprit, viens
maintenant. Je commande la fin de la douleur. Que les os se
ressoudent. Je bénis son coude. Que son bras puisse se plier
sans douleur. Merci Seigneur parce que tu lui démontres
maintenant que tu l’aimes et que tu veux une relation person-
nelle avec lui. Au nom de Jésus, amen ! »
Il me fixait de ses gros yeux ainsi que son voisin, surpris
de ma démarche et encore plus de l’effet de la prière. André
tâta son bras et affirma qu’il avait moins mal. Je priai à trois
reprises et il put alors appuyer fortement sur sa fracture sans
ressentir de douleur. Plier son bras ne lui faisait plus mal. Je
lui partageai que Dieu l’aimait et lui conseillai de lire la Bible
et de prier Jésus. Je m’adressai ensuite à son voisin pour lui
demander de quoi il souffrait. Il m’expliqua qu’il avait la lep-
tospirose, la maladie des rats. Ne connaissant rien à cette mala-
die, je m’informai auprès de lui des symptômes. Cet homme
avait de fortes crampes dans les jambes ainsi que dans les bras
et il se sentait faible. Cela me semblait « facile » alors je priai
pour lui. Après deux prières, il ne ressentit plus aucune dou-
leur. Les deux hommes sortirent ensuite de la salle d’attente
163
Guérir les malades
pour aller dans le couloir, l’un bougeant son bras et le tou-
chant régulièrement, comme pour vérifier qu’il ne rêvait pas,
et l’autre restant debout tranquillement.
Je vous partage ces témoignages pour souligner que je
n’avais ni une grande compassion ni une direction précise du
Saint-Esprit. Je ne ressentais pas non plus particulièrement la
présence de Dieu. J’avais juste faim et je voulais rentrer chez
moi. Je ne connaissais pas ces deux hommes ni leurs croyances,
mais ils souffraient et étaient devant moi. C’était suffisant
pour les guérir. Un pistolet chargé est dangereux, peu importe
l’humeur de celui qui le porte. De la même façon, le royaume
de Dieu est en vous, peu importe vos circonstances.
Concernant les chrétiens, il est possible que vous rencon-
triez deux types de réactions diamétralement opposées :
La première, attendue de la part d’un enfant de Dieu, est
une grande ouverture pour la prière ainsi que de la reconnais-
sance. La deuxième plus surprenante, mais très fréquente,
sera un refus poli, théologique ou pseudo-spirituel. Il arrive
en effet que les chrétiens se sentent offensés et soient sur la
défensive quand on leur propose de prier pour leur guérison.
Ils répondent quelque chose comme :
« J’ai déjà prié, mon médecin m’a prévenu que je devrai
vivre avec la maladie et prendre des médicaments toute ma
vie. Merci, Seigneur, j’ai une bonne assurance maladie et je
serai bien remboursé. »
En fait ce qu’ils pensent au fond d’eux, c’est :
164
Comment Guérir Les Malades
« Pour qui me prends-tu  ? Bien sûr que j’ai prié  ! Mais
puisque ma prière a été inefficace, c’est que Dieu ne veut pas
me guérir. Je fais confiance à mon médecin et je suis résigné.
Dieu ne fait pas de favoritisme alors pourquoi t’écouterait-il
plus que moi ? Je ne peux pas croire que tu sois plus oint que
moi, moi aussi j’ai la foi. »
Ce genre de réaction peut vous intimider et vous empêcher
de prier pour eux. Souvenez-vous, ne dites pas à propos de la
guérison ce que vous ne diriez pas pour le salut ! Si quelqu’un
m’affirmait : 
« J’ai déjà témoigné de Jésus à mon ami, il ne veut pas en
savoir plus, il n’est plus nécessaire que quiconque lui parle du
Seigneur. »
Je lui objecterais, et vous aussi je l’espère :
« S’il ne t’a pas écouté, peut-être m’écoutera-t-il ! »
Ou encore :
« Dieu l’aime et le cherche avec persévérance. Prions pour
que son cœur soit plus réceptif. »
D’ailleurs, tant de témoignages démontrent que les gens
peuvent avoir besoin d’entendre l’Évangile par plusieurs
personnes différentes avant d’y répondre ! C’est pareil pour
la guérison. La guérison est comme un match de boxe dans
lequel les enfants de Dieu peuvent se relayer pendant plu-
sieurs rounds. L’ennemi est affaibli à chaque round. Il faut se
battre en équipe jusqu’à la victoire par K.O. C’est la raison

165
Guérir les malades
pour laquelle vous pouvez prier pour un malade même si on
a déjà prié pour lui car la volonté de Dieu est bien de le guérir.
Il est aussi possible que vous rencontriez une forme polie
de mépris. Beaucoup de croyants en effet ont une mauvaise
conception de « l’homme de Dieu » qui les empêche de s’at-
tendre à recevoir quelque chose de leurs « simples » frères et
sœurs. Pourtant, nous avons tous le même Saint-Esprit  ! De
même, l’ennemi peut vous souffler à l’oreille : « Pour qui te
prends-tu  ? Si Pasteur Untel a prié pour lui, qui es-tu pour
prier encore ? » Mais la vérité est que Dieu peut vous utiliser,
peu importe qui a prié avant vous. Pour reprendre l’image de
la boxe, peut-être que l’ennemi face à vous est en train de vacil-
ler suite à l’attaque de l’homme de Dieu et qu’un simple coup
final suffira à le faire tomber. Terminez ce qui a été commencé !
Comprenez que les gens ne sont pas aigris contre vous, mais
inconsciemment contre le Seigneur. Il faut donc avec amour et
humilité leur parler de la puissance de Dieu, en racontant un
témoignage par exemple. Ensuite, rappelez-leur que la prière
ne fait pas de mal et que Dieu veut les guérir car ce n’est pas
sa volonté qu’ils souffrent. Gardez une attitude humble et
aimante et insistez doucement. Faites la différence entre de
mauvaises conceptions et un refus catégorique qu’il faut res-
pecter. Il est possible en effet qu’un chrétien défende avec fer-
veur la doctrine de démons qui lui a fait accepter sa maladie.
C’est une situation délicate, qui nécessite de la douceur, mais
si vous ne vous laissez pas stopper par la première réaction et

166
Comment Guérir Les Malades
que vous manifestez de la compassion, vous verrez plus de
guérisons parmi vos frères et sœurs4.

Poser les bonnes questions

Vous n’avez pas besoin de procéder à un examen médical


pour prier pour les malades, mais certaines questions vous
aideront à prier plus précisément et plus efficacement. Être
informé que le malade est atteint d’un cancer plutôt que d’un
simple mal de ventre est utile afin de maudire le cancer. De
même, connaître que la douleur au genou provient du carti-
lage usé nous apporte des précisions sur la façon dont il faut
prier, à savoir la création d’un nouveau cartilage. S’il s’agit
d’une tendinite, vous devrez bénir le tendon et déclarer la fin
de l’inflammation. Si c’est un problème de tension artérielle,
vous devrez déclarer la paix et une pression sanguine nor-
male, etc. Vous avez donc besoin de savoir à quel problème
vous faites face.
Il est bon aussi de connaître l’intensité de la douleur si elle
est présente. Cela vous permettra de vérifier plus facilement
le résultat de votre prière. Le corps médical demande en géné-
ral aux gens d’évaluer leur douleur sur une échelle de 0 à 10,
0 correspondant à l’absence de douleur et 10 à une douleur
insupportable. Vous pouvez inviter la personne à chiffrer sa
douleur avant la prière puis après chaque prière. L’évolution

4.  Je vous invite à vous référer au chapitre 12 pour les questions rela-
tives à la guérison dans l’église afin de respecter le protocole mis en place
par votre pasteur.
167
Guérir les malades
de ce chiffre vous encouragera tous les deux. Le simple fait
de dire à quelqu’un que l’on va évaluer le changement après
la prière le met dans une position d’expectative, il s’attend à
recevoir quelque chose, on appelle cela la foi.
Le fait de dresser un constat avant la prière évite d’être
découragé par la mauvaise foi d’un sceptique qui refuse de
reconnaître que Dieu a agi. Cela permet aussi de dépasser les
doutes de la personne incrédule. En effet, si la personne consi-
dère sa douleur comme binaire (j’ai mal ou je n’ai plus mal
du tout), elle aura tendance à ne pas vous partager les amé-
liorations ressenties si elles sont incomplètes. Vous pourriez
alors penser que Dieu ne fait rien alors que la douleur a par
exemple diminué de moitié après votre prière.
Suivant les cas, vous pouvez essayer de tester ce qui est tes-
table sur le champ, par exemple l’amplitude des mouvements,
les sensations (pour une perte de sensibilité tactile ou d’odorat
par exemple), l’état des démangeaisons, des rougeurs (prenez
une photo avant de prier si c’est possible), la taille visible
d’une excroissance, etc.

Préparer la personne à ce qui va se passer

Quand on dit à quelqu’un qu’on va prier pour lui, en géné-


ral il pense qu’on va réciter un chapelet en rentrant chez nous.
C’est pourquoi il est bon d’expliquer comment vous allez prier.
Par exemple : « Je vais prier maintenant, cela va durer trente
secondes, nous allons vérifier l’amélioration et prier ensuite
plusieurs fois courtement pour votre guérison complète. Il est
168
Comment Guérir Les Malades
possible que vous ressentiez une chaleur, un tremblement, de
l’électricité, une fraîcheur ou un engourdissement comme une
anesthésie. C’est normal, c’est Dieu qui agit dans votre corps.
Ensuite, nous allons tester votre guérison. Détendez-vous,
vous n’avez rien à faire  ! Est-ce que vous me permettez de
poser ma main sur vous ? »
Après avoir reçu son accord, imposez votre main sur la per-
sonne et commencez à prier les yeux ouverts.

L’imposition des mains

L’imposition des mains ou la prière en direct sont plus effi-


caces que la prière à distance sans contact. Quand on regarde
le ministère de Jésus, on se rend compte qu’il guérissait de
plusieurs façons différentes. Cela dit, il utilisait l’imposition
des mains et la prière de vive voix plus fréquemment que
d’autres méthodes. Certaines sont en effet plus rares dans les
Évangiles. Par exemple, le fait que Jésus prononce une parole
à distance en faveur de quelqu’un qui n’est pas présent s’est
produit pour le serviteur du centenier romain (qui avait eu
cette foi qu’un seul mot de Jésus suffisait) ainsi que pour la
femme syro-phénicienne qui avait imploré grâce pour sa fille
en exprimant que les miettes de Jésus étaient suffisantes pour
la délivrer5. Dans les deux cas, Jésus a souligné que ces per-
sonnes, qui n’étaient pas juives, avaient une foi supérieure.

5. Mt 8.8-13 et Mc 7.25-30


169
Guérir les malades
Quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la syna-
gogue. Une multitude d’auditeurs, ébahis, se demandaient : D’où
cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ? Et
comment de tels miracles se font-ils par ses mains ? 3 N’est-ce pas
le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de José, de Judas
et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici, parmi nous ? Il était
pour eux une cause de chute. 4 Jésus leur disait : on ne refuse pas
d’honorer un prophète, sinon dans son pays, parmi les gens de sa
parenté et dans sa maison. 5 Il ne pouvait faire là aucun miracle,
sinon qu’il guérit quelques malades en leur imposant les mains.
6 Il s’étonnait de leur manque de foi. Il parcourait les villages
d’alentour en enseignant.
Marc 6.2-6 Nouvelle Bible Segond
Même dans une atmosphère de mépris et d’incrédulité
qui s’opposent aux miracles, Jésus a imposé les mains à des
malades et les a guéris. On apprend donc ici que l’imposition
des mains fonctionne même quand il n’y a que très peu de foi.
En tant qu’apprenti guérisseur6, je vous encourage à mettre
toutes les chances de votre côté. Imposez les mains aux gens,
ou parlez-leur de vive voix, que ce soit en personne, par télé-
phone ou par vidéoconférence.
Imposer les mains est puissant, mais nécessite quelques
précautions. Tout d’abord, il est évident qu’il faut user de tact

6.  Si cette expression vous dérange encore, vous avez besoin d’intégrer
que Jésus vous demande de guérir les malades. Il n’est pas question de
vous faire des cartes de visite avec ce titre.
170
Comment Guérir Les Malades
pour ne pas presser sur une blessure et faire mal à la personne.
Par ailleurs, imposer les mains, ce n’est pas faire un massage !
Un simple contact suffit. Vous pouvez avoir la main proche
de la zone douloureuse sans la toucher si c’est plus approprié.
J’aime concevoir l’imposition des mains comme la conduc-
tion de l’électricité. Même à courte distance, un arc électrique
peut se produire ! Suivant l’endroit du problème, il peut être
inapproprié de poser votre main surtout pour une personne
du sexe opposé. Plusieurs options s’offrent à vous pour rester
dans la décence et la moralité. Vous pouvez imposer les mains
sur les membres et posez votre main sur celle de la personne
s’il s’agit de l’abdomen. Pour les zones plus sensibles, conten-
tez-vous de prendre la main du malade. Vous pouvez deman-
der à une personne du même sexe que le malade d’imposer la
main ou alors à son conjoint s’il est présent. L’idée est de tou-
jours respecter la décence ainsi que la volonté de la personne
en lui demandant la permission.
Si la personne ressent une chaleur et qu’elle est un peu scep-
tique, vous pouvez décoller votre main, la laisser à quelques
centimètres et le lui faire remarquer afin qu’elle réalise que ce
n’est pas la chaleur de votre main, mais l’action du Saint-Es-
prit qui s’opère en elle.

Prier les yeux ouverts

D’un point de vue pratique, je vous encourage à prier les


yeux ouverts. Cela vous permettra de voir ce qui est visible
en direct et de constater le langage non verbal de la personne

171
Guérir les malades
pendant l’action de Dieu (surprise, étonnement, gestes de véri-
fication répétés, transpiration intense, tremblements, larmes,
etc.). C’est aussi une façon de prier qui semble moins bizarre
dans un lieu public et qui permet à la personne qui reçoit la
prière de rester à l’aise, car vous n’attirez pas le regard des
gens qui passent autour d’elle. Entraînez-vous dès à présent à
prier les yeux ouverts.
Alors que vous priez, ne soyez pas concentré sur vous, ni
sur le malade, mais sur Jésus. Soyez attentif aux directives
du Saint-Esprit pour collaborer avec lui. Je vous encourage à
découvrir mon livre À l’écoute de Dieu7 pour développer votre
sensibilité à la voix de Dieu.

Prier courtement

Suivant le besoin du malade et l’inspiration du Saint-Es-


prit, priez courtement l’un de ces types de prières ou une com-
binaison de plusieurs d’entre elles. Souvenez-vous que vous
priez avec l’autorité déléguée de Dieu.
Vous pouvez bénir la personne ou un organe :
Alexandre, je te bénis au nom de Jésus.
Je bénis le genou de Pierre.
Je bénis le système immunitaire de Jacqueline, que les globules
blancs se multiplient.
Invitez le Saint-Esprit à se manifester dans le corps :

7.  Disponible sur www.entendredieu.com


172
Comment Guérir Les Malades
Viens Saint-Esprit, que ta puissance de guérison se manifeste
dans son corps.
Déclarez le règne de Dieu :
Père, merci pour la puissance de guérison que nous avons
en Jésus. Parce que c’est ta volonté de guérir Sophie, que ton
règne vienne en elle maintenant, que ta volonté soit faite au
nom de Jésus. Que Sophie soit guérie au nom de Jésus. Amen.
Commandez aux organes de fonctionner correctement et à
la douleur de quitter le corps et de ne plus revenir :
Vertèbres, reprenez votre place et votre alignement au nom
de Jésus. Que chaque disque reprenne sa forme, sa place, son
volume normal. Hernie, résorbe-toi au nom de Jésus. Je bénis
les muscles du dos de Jean, qu’ils se relâchent. Je déclare la paix
de Dieu, le Shalom de Dieu. Que les nerfs coincés soient libérés
et que l’inflammation cesse. Merci Jésus parce que tu as déjà
souffert pour que Jean soit guéri. Amen.
Maudissez le kyste, la verrue ou la tumeur :
Tumeur, je te maudis, je te commande de sécher au nom de
Jésus, je coupe ce qui t’alimente. Que chaque cellule cancé-
reuse meurt maintenant. Amen.

Vérifier l’effet de la prière

La foi se manifeste lorsque l’on vérifie le résultat de la


prière. La première fois que j’ai osé demander à quelqu’un s’il
ressentait une amélioration juste après avoir prié, j’ai eu l’im-

173
Guérir les malades
pression d’avoir fait un saut en parachute sans être sûr que le
parachute allait s’ouvrir.
Que doit-on vérifier  ? Après la prière, on recherche plu-
sieurs signes de l’action de Dieu :
• Une diminution de la douleur
• Une amélioration de la mobilité, de la vue, de l’ouïe, etc.
• Une manifestation du Saint-Esprit
J’ai un ami qui avait l’habitude de prier pour les gens
une seule fois, après quoi il vérifiait l’exaucement. Quand le
malade lui disait qu’il sentait une chaleur, il ne savait pas quoi
faire, alors perplexe, il quittait la personne. Quand je lui appris
que cette chaleur est un signe que Dieu est en train d’agir et
qu’il faut donc continuer de prier et bénir son action, il se mit
à le faire et vit davantage de guérisons. Voici une image pour
vous aider à retenir ce principe important : imaginez que vous
allumiez un feu avec du charbon de bois. Si vous commencez
à voir une petite braise, ce n’est pas le temps de stopper vos
efforts. Au contraire, il faut souffler avec constance et intensité
sur ce point rouge pour qu’il embrase tout le reste du charbon.
Quand quelqu’un vous explique qu’il a senti une chaleur dans
son corps alors que vous priiez, réjouissez-vous, dites-lui que
Dieu a commencé à agir, que vous allez prier encore et qu’il
sera bientôt guéri. Ensuite faites la même prière, remerciez
Dieu pour son action, bénissez ce qu’il fait et priez pour une
accélération du processus. Les manifestations du Saint-Esprit
sont multiples  : la personne peut ressentir une chaleur dif-
174
Comment Guérir Les Malades
fuse ou très localisée, plus ou moins intense, un tremblement,
un engourdissement (comme une anesthésie), des décharges
électriques, des os qui se replacent ou craquent, une fraîcheur
intense, un vent qui souffle sur elle ou encore la paix, la joie ou
l’amour de Dieu relâchés sur elle. Il est aussi possible qu’elle
ait une vision. Demandez donc au malade de vous interrompre
dès qu’il ressent l’un de ces phénomènes. Si vous prévenez
la personne avant de prier qu’elle peut ressentir l’une de ces
sensations, elle y sera attentive, sa foi augmentera et elle vous
le partagera, ce qui vous encouragera. Bien que Dieu agisse
souvent de cette façon, il arrive aussi très fréquemment que
les gens ne ressentent rien mais constatent la disparition de
la douleur ou la mobilité retrouvée en faisant un simple test.
Même si vous priez en étant terrorisé et que l’idée de vérifier
vous fait agoniser, c’est le temps de marcher sur la peur et
de vérifier l’action de Dieu. Quand on constate que le Saint-
Esprit a commencé son action, on peut prier avec plus de foi
et d’audace. Donc si c’est vérifiable, demandez à la personne
de plier son bras, ses genoux, de tourner la tête ou de toucher
la zone douloureuse afin d’évaluer la douleur et la mobilité.
J’aime aussi dire : « Essayez de faire ce que vous ne pouviez
pas faire ! » C’est ce que Jésus faisait souvent, par exemple il
demanda au paralytique de se lever.
Sachez que si la douleur se déplace ou augmente lors de la
prière, c’est qu’il s’agit d’un esprit d’affliction. Nous en repar-
lerons dans le chapitre 9. Une fois que vous constatez que Dieu
agit, vous pouvez le remercier et bénir ce qu’il fait :
175
Guérir les malades
Merci Seigneur pour ton action dans le genou de Marie-An-
drée, je bénis ce que tu fais, je prie pour une guérison complète,
que la douleur tombe à zéro, que l’inflammation cesse complè-
tement au nom de Jésus. Amen.
C’est alors le temps de vérifier à nouveau la condition du
malade puis de recommencer à prier si nécessaire.

Persévérer

Le but de votre prière n’est pas de prier, mais de guérir.

Ils se rendirent à Bethsaïda ; et on amena vers Jésus un aveugle,


qu’on le pria de toucher. 23 Il prit l’aveugle par la main, et le
conduisit hors du village ; puis il lui mit de la salive sur les yeux,
lui imposa les mains, et lui demanda s’il voyait quelque chose. 24
Il regarda, et dit : J’aperçois les hommes, mais j’en vois comme des
arbres, et qui marchent. 25 Jésus lui mit de nouveau les mains sur
les yeux ; et, quand l’aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit
tout distinctement.
Marc 8.22-25
Jésus guérissait souvent en prononçant une seule parole ou
en faisant un seul geste, pourtant cet homme eut besoin de
deux impositions des mains de Jésus. Je crois que ce texte est
très important pour nous. Tout d’abord, si Jésus a prié une
deuxième fois c’est parce qu’il a demandé à l’homme com-
ment il voyait. Ce qui signifie que prier n’est pas suffisant, il
faut vérifier l’effet de la prière comme nous l’avons vu pré-
cédemment. Mais le fait que Jésus ait prié une deuxième fois

176
Comment Guérir Les Malades
nous montre aussi que la guérison peut se produire par étapes,
un peu comme un mur qu’on détruit une brique à la fois. J’ai
vu un grand nombre de guérisons en appliquant ce principe
simple : une brique à la fois.
Le jour de la Pentecôte 2013, Yves et son épouse sont venus
visiter notre église à Québec. Pendant la prédication, j’ai reçu
une parole de connaissance8 pour prier pour les maux de dos.
Yves s’est avancé parmi d’autres personnes. En 1981, il avait
eu un accident de moto lui fracturant deux vertèbres (D5
et D6). En 2006, un accident dans un jeu gonflable lui valut
encore la fracture de la vertèbre D6. En 2008, un nouvel acci-
dent, au travail cette fois-ci, lui arracha la partie supérieure
du labrum  ainsi que la coiffe du rotateur de l’épaule droite.
Malgré une lourde opération, une douleur intense et conti-
nue persistait. Depuis lors, Yves prenait des médicaments
puissants régulièrement (Celebrex (anti-rhumatisme) 200
mg matin et soir, Empracet 60mg (antidouleur) matin et soir,
Oxycontin 20 mg (antidouleur puissant, équivalent à 40mg de
morphine), Prozopiclone 5 mg pour dormir). Ses mouvements
étaient limités, il ne pouvait lever le bras droit à plus de 90
degrés ni faire de mouvement répétitif ou lever de charges de
plus de 20 kg. Il recevait une allocation d’invalidité car il avait
été déclaré handicapé partiel par la médecine du travail.
Plusieurs personnes l’entourèrent pour prier pour lui en fai-
sant de courtes prières. Yves commença à sentir la chaleur du

8.  J’explique ce qu’est une parole de connaissance au chapitre 8.


177
Guérir les malades
Saint-Esprit au point d’enlever d’abord sa veste puis son pull
tellement il transpirait sous l’action du Saint-Esprit. Il sentit
des démangeaisons dans l’épaule et dans le dos en réaction à
la prière ainsi que la douleur qui diminuait progressivement.
Au bout de la cinquième prière, il n’éprouvait plus aucune
douleur. Je l’encourageai alors à effectuer quelque chose qu’il
ne pouvait pas accomplir d’habitude et il s’allongea par terre
pour faire des pompes. C’était un miracle, car son épaule et
son dos ne lui permettaient pas auparavant de réaliser cet
exercice. Dans les semaines qui suivirent, Yves recommença
à travailler et à porter des charges très lourdes, car il installait
des équipements sportifs dans des gymnases. Il me raconta
par la suite que son épaule guérie était en meilleure forme
après ses longues journées de travail que celle qui n’avait pas
été accidentée. Mais en octobre 2013, il se fractura à nouveau
la vertèbre D6 à 41%. Il vint à l’église en sortant de chez le
médecin avec les résultats de la radiographie. Je priai pour
lui avec mon ami le pasteur Grant Freake et Yves repartit sans
douleur et sans besoin de se rendre à la pharmacie. Retenons
ici que non seulement on peut et doit prier à plusieurs reprises
si nécessaire, mais que Dieu n’a pas de quota de guérison. On
peut être guéri plusieurs fois du même problème si besoin car
Jésus a porté toutes nos souffrances.

Préparez les gens à ce que cela dure quelques minutes

Il est surprenant que les gens soient prêts à prendre des


médicaments trois fois par jour pendant dix jours, à faire

178
Comment Guérir Les Malades
quinze séances de kinésithérapie de trente minutes ou encore
à attendre pendant des heures avant de voir un médecin, mais
qu’ils aient du mal à recevoir plus de deux minutes de prières.
Il faut donc que vous prépariez les gens au fait que vous allez
prier plusieurs fois. Êtes-vous prêt à prier vingt minutes pour
une seule personne, ces vingt minutes étant entrecoupées de
vérifications, d’actions de grâces et d’écoute du Saint-Esprit ?
Ne mettez pas Dieu dans une boîte en déterminant vous-
même le temps que prendra la guérison. Collaborez avec lui
et regardez ce qu’il fait. D’un point de vue pratique, il est plus
facile de prier plusieurs fois pour accompagner l’action du
Saint-Esprit avec des prières courtes qu’avec des prières lon-
gues. Cela évite d’user la patience du malade et vous permet
de mesurer plus facilement l’évolution de la guérison.
Un jour que je lisais la Bible, je fus interpellé par l’histoire
d’Élie. Il priait pour que la pluie revienne en Israël. J’ai appli-
qué à la guérison sa méthode de prière.

Et Élie dit à Achab : Monte, mange et bois ; car il se fait un bruit


qui annonce la pluie. 42 Achab monta pour manger et pour boire.
Mais Élie monta au sommet du Carmel ; et, se penchant contre
terre, il mit son visage entre ses genoux, 43 et dit à son serviteur :
Monte, regarde du côté de la mer. Le serviteur monta, il regarda,
et dit : Il n’y a rien. Élie dit sept fois : retourne. 44 À la septième
fois, il dit : voici un petit nuage qui s’élève de la mer, et qui est
comme la paume de la main d’un homme. Élie dit : monte, et dis
à Achab  : Attelle et descends, afin que la pluie ne t’arrête pas.

179
Guérir les malades
45 En peu d’instants, le ciel s’obscurcit par les nuages, le vent
s’établit, et il y eut une forte pluie. Achab monta sur son char, et
partit pour Jizreel.
1 Rois 18.41-45
Élie a entendu un grondement, mais il n’y avait aucun
nuage dans le ciel. Je crois qu’il a perçu spirituellement ce que
Dieu voulait faire. Il s’est ensuite appuyé par la foi sur cette
révélation de la volonté de Dieu pour prier. Il a prié six fois
sans résultats avant de voir le premier nuage après sa sep-
tième prière. Ses prières n’étaient pourtant pas sans efficacité,
Élie avait prié pour que le feu tombe du ciel et il était effecti-
vement tombé quelques heures auparavant. Le prophète avait
simplement cette compréhension que la prière persévérante
permet l’accomplissement de la volonté de Dieu.
Vous et moi savons que Dieu veut guérir. Comme Élie, je
vous propose de vous fixer comme règle de prier sept fois
et de vérifier jusqu’à trouver le premier signe de l’action du
Saint-Esprit avant d’arrêter. Le fait d’avoir ce cadre vous per-
mettra de ne pas vous décourager les six premières fois que
vous priez sans efficacité apparente. Je dis apparente, car
dans le monde spirituel, la prière est agissante. Il est évident
que si la personne est guérie au bout de deux prières, vous
pouvez arrêter !
Lorsque j’ai partagé le principe de la prière d’Élie à l’église
pour la première fois, nous l’avons mis en pratique sur-le-
champ. J’ai demandé à ceux qui avaient besoin d’une guérison

180
Comment Guérir Les Malades
ou d’un miracle de se lever et aux autres chrétiens de prier
pour eux, sept fois trente secondes. James, un jeune de l’église,
s’est approché d’Alain, un psychiatre dans la soixantaine qui
souffrait d’acouphènes depuis cinq ans. Le sifflement continu
et la pression étaient tels que cela l’empêchait de dormir.
James commanda donc la fin des acouphènes, déclara la paix
de Dieu puis s’arrêta pour vérifier. Vu que rien n’avait changé,
il pria une seconde fois et vérifia. Lors de la troisième prière
identique, Alain perçut une chaleur dans son oreille. James
pria une quatrième fois et Alain ressentit cette fois-ci une fraî-
cheur qui mit fin au sifflement qui durait depuis cinq ans.
Lors de la prière d’Élie, vous ne luttez pas contre Dieu, vous
collaborez à l’accomplissement de sa volonté. Le fait d’avoir
l’objectif de prier sept fois si nécessaire vous permettra de
vous libérer de la pression lors des premières prières et ainsi
de rester dans la foi.

Quand arrêter de prier ?

• Parce que la personne est guérie


• Parce qu’on ne voit plus d’amélioration après avoir
essayé tout ce qu’on sait faire
• Parce que l’on constate la fin de la manifestation du
Saint-Esprit dans le corps de la personne
• Parce que le Saint-Esprit me dit d’arrêter
• Parce que la personne veut qu’on arrête de prier

181
Guérir les malades
Si vous arrêtez de prier pour l’une de ces raisons avant que
la guérison ait commencé, si elle n’est pas encore complète ou
si elle nécessite un examen ultérieur, restez dans la foi. Vous
pouvez conclure en disant : « On s’attend maintenant à Dieu,
tenez-moi au courant. Jésus vous aime. »
Il est important de prévenir la personne avant de prier que
vous allez prier plusieurs courtes prières et vérifier leur action.
Gardez une attitude joyeuse, confiante et douce. Les gens
seront plus à l’aise que si vous criez ou avez l’air en colère.

Être reconnaissant et donner gloire à Dieu

Dire merci à Dieu pour ce qu’il fait, c’est aussi accueillir


ce qu’il va faire par la suite. Ainsi vous pouvez alterner les
actions de grâce avec les prières de guérison. Vous serez sur-
pris de constater que l’œuvre de Dieu continue ou même s’ac-
célère à la suite des actions de grâce et de la louange. Vous
pouvez aussi rendre le malade participant s’il est disposé à le
faire. Par exemple après qu’il ait remarqué qu’il est capable de
bouger avec plus d’amplitude sans douleur, on peut l’encou-
rager à remercier Jésus.
Avec ces quelques conseils, vous pouvez commencer à prier
efficacement pour les malades. Je vous invite à prier pour dix
personnes et à inscrire vos expériences dans le journal à la fin
du livre. Souvenez-vous, vous êtes en formation, votre entraî-
nement est aussi important que le résultat de vos prières.

182
Comment Guérir Les Malades
Exercices pratiques

1. Commencez à prier les yeux ouverts. Cela vous permettra


de voir ce que Dieu fait.
2. Parlez-en langues pendant dix minutes par jour, les mains
ouvertes, paumes vers le ciel, et demandez au Seigneur
de déverser son onction de guérison dans vos mains pour
guérir les malades. Soyez attentif à ce que vous ressentez
dans vos mains. Quand vous imposerez les mains, si vous
ressentez la même manifestation, soyez encouragé que
Dieu est en train d’agir. Vous aurez plus d’assurance. Vous
pouvez alors écarter un peu votre main de la personne
pour ne plus la toucher et lui demander si elle ressent
quelque chose. Vous pouvez prier ensuite simplement
pour une augmentation de cette onction de guérison dans
le corps de la personne pour une guérison complète.
3. Priez pour dix personnes malades et remplissez le journal
à la fin du livre.

183
CHAP 07

FRAPPEZ
ET L’ON VOUS OUVRIRA
Le but de ce chapitre est que vous receviez la puissance du
Saint-Esprit et les dons de guérisons afin d’être équipé pour
guérir les malades. Je veux que vous compreniez de quoi il
s’agit afin de développer votre soif et votre foi afin que vous
puissiez recevoir ce que Dieu veut vous donner. Je vous invite
à prier avec moi maintenant :
Saint-Esprit, augmente ma soif de toi, intensifie ma faim de
toi. Père, je suis pauvre en esprit, j’ai besoin de toi. Je frappe
à ta porte, je te demande de me revêtir de la puissance du
Saint-Esprit et de tes dons pour guérir les malades, au nom de
Jésus. Amen.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaite tout d’abord
mentionner qu’il est possible, alors que vous lisez ces pages,
Guérir les malades
que vous ressentiez la présence de Dieu sur vous d’une façon
toute particulière (feu dans les mains, tremblements, pesan-
teur de sa gloire, pleurs de compassion pour les malades, élec-
tricité dans votre corps, etc.). Soyez donc sensible à l’action du
Saint-Esprit en vous et accueillez-la par exemple en disant :
Merci Saint-Esprit de me toucher maintenant, je t’ouvre mon
cœur et je te dis oui. Je prie pour recevoir tout ce que tu as pour
moi.
Lorsque j’ai commencé à étudier le sujet de la guérison,
j’ai compris rapidement que je croyais énormément de men-
songes sur beaucoup de points. C’est pourquoi j’ai débuté ce
livre en dénonçant les fausses doctrines les plus courantes. La
deuxième chose qui m’a interpellé c’est le sentiment d’être
démuni, impuissant pour accomplir ce que Jésus demande,
c’est-à-dire guérir les malades. Je vous ai donc donné plu-
sieurs conseils pratiques et je vais continuer de le faire dans
les prochains chapitres. Cela dit, plus je lisais d’enseigne-
ments au sujet de l’onction, des dons spirituels et des manifes-
tations du Saint-Esprit et plus je réalisais qu’il me manquait
quelque chose. Je ne pouvais pas me contenter d’une belle
théorie et d’une bonne doctrine, j’avais besoin de la puissance
du Saint-Esprit.

Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en


puissance.
1 Corinthiens 4.20

186
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
Reconnaissez votre pauvreté spirituelle

Les témoignages que je lisais ont développé en moi une


soif intense du Saint-Esprit. Je devais avoir, moi aussi, ce que
d’autres avaient afin de bénir ceux qui m’entouraient. Cela me
rappelle cette histoire qu’a racontée Jésus :

Il leur dit encore : Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver


au milieu de la nuit pour lui dire : Ami, prête-moi trois pains, 6,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à
lui offrir, 7 et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond :
Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi
sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains,  –– 8
je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce
que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui
donnerait tout ce dont il a besoin. 9 Et moi, je vous dis : Deman-
dez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez,
et l’on vous ouvrira. 10, Car quiconque demande reçoit, celui qui
cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. 11 Quel est parmi
vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du
pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent
au lieu d’un poisson ? 12 Ou, s’il demande un œuf, lui donne-
ra-t-il un scorpion ? 13 Si donc, méchants comme vous l’êtes,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus
forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui
le lui demandent.
Luc 11.5-13

187
Guérir les malades
Jésus enseigne que cet homme avait besoin de pain pour
son invité. De la même façon, nous rencontrons régulièrement
autour de nous des gens qui ont faim (au sens spirituel), qui ont
des besoins et que nous ne pouvons satisfaire humainement,
c’est le cas des malades. Jésus insiste sur le fait de demander,
de frapper, de chercher avec persévérance auprès de Dieu le
pain que nous devons leur donner. Cet homme est allé réveil-
ler son ami car il savait qu’il aurait du pain. La bonne nou-
velle, c’est que le pain est disponible si on le cherche au bon
endroit. Notre Père céleste veut donner le Saint-Esprit à ceux
qui le lui demandent. C’est une démarche d’humilité que de
reconnaître qu’il nous manque quelque chose.

Heureux ceux qui se reconnaissent spirituellement pauvres, car


le royaume des cieux leur appartient.
Matthieu 5.3 Bible du Semeur
Au lieu d’adapter votre doctrine à votre expérience, recon-
naissez votre pauvreté spirituelle et demandez le Saint-Esprit
au Père céleste. Sentez-vous cette pauvreté ? Une des fonctions
principales du jeûne est d’attiser notre faim de Dieu. Si vous
n’avez jamais fait de jeûne prolongé, je vous recommande de
l’envisager1. Réalisez-vous que vous avez besoin du Saint-Es-
prit pour pouvoir guérir les malades qui vous entourent  ?
Jésus a raconté cette parabole pour illustrer que nous devons
chercher le Saint-Esprit sans nous relâcher. Cet homme n’a pas

1.  Je vous recommande vivement la lecture du livre de Mahesh Chavda :


La puissance cachée du jeûne et de la prière.
188
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
considéré que c’était la nuit ni laissé la crainte d’être rejeté ou
d’importuner son ami l’arrêter. Il a frappé à sa porte jusqu’à
ce qu’il se réveille. Une véritable compassion pour les malades
devrait nous pousser à chercher le Saint-Esprit à n’importe
quel prix. Nous devons sortir du confort du statu quo et cher-
cher PLUS. Ceux qui viennent chez nous devraient trouver du
pain. Nous ne pouvons nous satisfaire d’accueillir les malades,
nous devons les guérir.

Frappez à la bonne porte

Quand Jésus déclare qu’on nous ouvrira si nous frappons,


qui est celui qui ouvrira ? Celui qui est de l’autre côté de la
porte, bien sûr. C’est l’ami qui détient du pain qui en donne à
celui qui en est dépourvu. C’est le Père qui donne le Saint-Es-
prit à ceux qui le lui demandent. Aujourd’hui encore, Dieu
utilise ses serviteurs pour équiper ses enfants. Mon rôle est de
vous ouvrir la porte de la guérison afin que vous ayez accès à
une nouvelle dimension.
Je vous ai partagé dans le chapitre premier les conséquences
de ma rencontre avec Randy Clark. Depuis, j’ai constaté dans
la vie de ceux à qui j’ai imposé les mains qu’ils étaient activés
pour guérir les malades. Bien plus encore, je reçois réguliè-
rement des témoignages de chrétiens des quatre coins de la
francophonie m’attestant qu’après avoir écouté sur internet
les enseignements de l’École de Ministère Surnaturel Franco-
phone (EMSF) que j’ai fondée, ils voient des guérisons quand
ils prient.

189
Guérir les malades
Une femme en France m’a contacté pour me partager
que depuis qu’elle a suivi les enseignements de l’EMSF, le
Saint-Esprit l’a revêtue d’une onction de guérison à un point
tel que les gens de son quartier viennent sonner à sa porte
pour demander la prière quand ils sont malades. Un pasteur
au Gabon m’a écrit pour m’informer qu’il a vu plusieurs per-
sonnes guéries d’accidents cardio-vasculaires depuis qu’il a
regardé les vidéos de ces mêmes enseignements sur YouTube.
Ce qui m’interpelle c’est que je n’ai ni imposé les mains à cette
sœur de France ni à ce frère du Gabon, ils ont simplement
visionné des vidéos dans lesquelles je priais pour l’activation
des dons spirituels. C’est le Saint-Esprit qui est venu sur eux
avec puissance. Pareillement, un jeune homme au Canada en
a visionné une semblable dans son salon, sur son ordinateur
portable. Au moment de l’appel et de la prière, il s’est levé
en signe de foi et le Saint-Esprit l’a alors averti qu’il n’y avait
pas assez de place dans la pièce et lui a conseillé de se rendre
dans la cuisine. Il a obéi et, pendant la prière, le feu de Dieu
est tombé sur lui. Ce frère s’est écroulé par terre sous le poids
de la présence du Saint-Esprit. Tandis qu’il demeurait allongé
sur le sol, des vagues de la gloire de Dieu passaient sur lui. Il
a fini par aller se coucher et toute la nuit jusqu’au lendemain
matin, il a ressenti de l’électricité parcourir son corps. Ces
témoignages nous démontrent bien que le Saint-Esprit n’est
limité ni par le temps ni par l’espace. Si vous lisez ce chapitre
avec soif et foi, il vous touchera, vous aussi, là où vous êtes.

190
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
Dieu m’a confirmé à plusieurs reprises qu’équiper les
croyants était l’un des mandats qu’il m’avait confiés. En 2013,
aspirant à voir des miracles créatifs, je fis un jeûne de 40 jours,
ne mangeant rien et buvant uniquement de l’eau et du jus de
pomme. Un jour, lors d’un temps de prière, j’eus une vision
alors que j’avais les yeux ouverts. Devant moi se profilait un
immense feu de forêt. J’essayais de l’éteindre, mais je ne suffi-
sais pas à la tâche. Autour de moi, des personnes observaient le
feu, impuissantes, les bras ballants et les mains vides. Derrière
moi se trouvaient des piles de lances à incendie enroulées. Je
les déroulai et en donnai une extrémité à chacune de ces per-
sonnes puis je connectai les lances à une énorme pompe qui
puisait de l’eau dans un fleuve. Sous l’effet de la pression, les
gens avaient du mal à contrôler la direction du jet d’eau et la
scène semblait chaotique. Je comprenais que la vision concer-
nait le fait d’activer les chrétiens mais à ce stade, les images
que je voyais défiler me firent peur. Je me disais en effet que si
on communiquait aux chrétiens la puissance de Dieu et qu’ils
n’étaient pas prêts, cela pourrait être dommageable. Je sortis
donc de la vision et j’interrogeai le Seigneur sur ce qu’il conve-
nait de faire puis la vision reprit. Au bout d’un temps, les
gens finissaient par réussir à diriger correctement les lances
à incendie pour éteindre le feu. Le Seigneur m’assura qu’il ne
fallait pas avoir peur de prier pour activer ses enfants, qu’ils
soient prêts ou non. Même s’ils commettaient des erreurs, ils
devaient apprendre à détruire les œuvres du diable. Je me sou-
vins alors que Jésus avait équipé ses disciples de son autorité

191
Guérir les malades
et de sa puissance bien avant qu’ils n’aient la maturité pour
l’exercer correctement (d’où l’épisode où Jésus doit reprendre
Jean et Jacques qui veulent faire tomber le feu sur une ville de
Samarie2).
Une amie de notre famille fit deux fois le même rêve à mon
sujet. Elle voyait, posée par terre, une grande boîte remplie de
cadeaux emballés. Je distribuais ces cadeaux aux personnes
dont le nom figurait sur l’étiquette. Quand les gens ouvraient
leurs présents, ils étaient alors équipés pour servir Dieu effica-
cement. Ils se levaient de leur chaise et commençaient à prier
pour ceux qui les entouraient.
Un jour, j’ai prié pour un ami pasteur de jeunesse chez lui,
après un repas. Je relâchai l’onction de guérison sur lui et il se
mit à pleurer. Il me partagea ensuite qu’il ressentait des pico-
tements dans ses mains. Lors des réunions de jeunesse sui-
vantes, il y eut treize guérisons, dont trois scolioses.
Lors d’un dimanche de Pentecôte, je prêchai sur l’activation
des dons et j’appelai le feu de Dieu pour guérir les malades sur
les mains de ceux qui étaient présents. Après avoir imposé les
mains à ceux qui voulaient plus de la puissance du Saint-Es-
prit, je demandai à l’auditoire de prier pour les malades dans
la salle et plusieurs guérisons eurent lieu. À la fin de la réu-
nion, une jeune femme vint me trouver en pleurs. Sous l’effet
de la puissance du Saint-Esprit, Darline agitait les mains. Elle
m’attesta que celles-ci brûlaient, au point que cela devenait

2.  Lc 9.52-56
192
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
douloureux. Je souris et je priai pour PLUS d’onction de gué-
rison relâchée sur elle. Le Saint-Esprit la visita davantage. En
rentrant chez elle, elle voulut prier pour quelqu’un pour tester
ce qu’elle venait de recevoir. Depuis Québec, elle appela son
grand-père qui résidait en Haïti. Il était âgé de quatre-vingt-
dix ans et souffrait de cécité depuis huit ans à cause de glauco-
mes sur les yeux. Elle pria pour lui trente secondes et il l’in-
terrompit pour lui dire qu’il voyait les enfants passer devant
lui en lui faisant des grimaces. La ligne téléphonique coupa.
Quelques jours plus tard, Darline rappela son grand-père. Il
lui demanda de prier une nouvelle fois afin qu’il puisse lire
précisément les chiffres sur les billets, ce qu’elle fit. Cet homme
retrouva une vue parfaite dans l’un de ses yeux. Quant à l’autre
œil, sa vision s’améliora au point de permettre une opération.
Depuis ce jour de Pentecôte où le Saint-Esprit est descendu
sur elle, Darline guérit régulièrement les malades.
Je prophétise maintenant que ceux qui liront ce livre seront
équipés d’un revêtement de puissance pour guérir les malades.

Dieu utilise ses serviteurs


pour communiquer des dons spirituels

Il y a une différence entre communiquer un don spirituel et


exercer un don. Par exemple, le don de prophétie est la capa-
cité de prophétiser. Celui qui prophétise exerce donc le don de
prophétie. Une parole prophétique est l’expression de ce don.
Le don de guérison est quant à lui la capacité de guérir les
malades. Une guérison est une expression de ce don.

193
Guérir les malades
Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous
a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en pro-
portion de la foi
Romains 12.6
On dit couramment en français que quelqu’un a donné un
don spirituel. On devrait plutôt formuler qu’il a partagé une
parole prophétique ou exercé le don de prophétie. On emploie
en fait les mauvais termes. Cela peut paraître insignifiant mais
en réalité, cela altère notre compréhension de certains textes.

Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spi-
rituel, afin que vous soyez affermis
Romains 1.11
Paul n’écrit pas aux croyants qu’il souhaitait se rendre à
Rome pour leur donner quelques paroles prophétiques. Le
mot grec «  metadidomi  », traduit par «  communiquer  » en
français, signifie donner, partager, communiquer, transmettre.
Ce que l’apôtre désirait donc, c’était équiper les membres
de l’église de Rome en leur transmettant des dons spirituels
afin qu’ils puissent les exercer par la suite. Pour donner une
image simple, si les dons sont des armes, exercer un don, c’est
comme tirer un coup de fusil alors que communiquer un don,
c’est fournir un fusil avec une caisse de munitions à un soldat
qui n’était pas armé.
L’apôtre Paul était conscient de son mandat et de son auto-
rité pour communiquer les dons spirituels. Bien que Dieu
nous aime tous et que nous ayons tous la même valeur, tout
194
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
le monde ne marche pas dans la même onction, tout le monde
n’a pas la même fonction dans le corps de Christ. Par exemple,
il nous est rapporté dans le livre des Actes que Philippe l’évan-
géliste faisait des miracles extraordinaires et qu’il chassait les
démons. C’est lui qui amena les Samaritains à se convertir et
à se faire baptiser d’eau, par contre aucun d’eux ne reçut le
baptême dans le Saint-Esprit3 par son biais. Ce sont Pierre et
Jean qui vinrent imposer les mains aux nouveaux disciples
pour qu’ils le reçoivent. Les signes qui accompagnaient cette
imposition des mains étaient tellement évidents que Simon,
l’ex-magicien, offrit de l’argent aux deux apôtres pour obte-
nir le même pouvoir, c’est-à-dire la capacité de transmettre
ou communiquer le Saint-Esprit par l’imposition des mains.
Pierre le réprimanda sévèrement pour avoir osé vouloir ache-
ter le don de Dieu.
Quand on prie pour l’activation des dons, le transfert
d’onction ou la communication des dons spirituels (plusieurs
expressions peuvent être employées), le Seigneur utilise un de
ses serviteurs, mais c’est le Saint-Esprit qui décide ce qui est
communiqué. Je ne choisis donc pas les dons que vous rece-
vrez, ni leur mesure.

3.  Ac 8
195
Guérir les malades
Les dons et la puissance du Saint-Esprit ne sont pas une
option, mais une nécessité

Le Saint-Esprit a été donné aux disciples pour qu’ils soient


des témoins efficaces.

Mais vous recevrez de la puissance quand l’Esprit-Saint viendra


sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la
Judée et en Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.
Actes 1.8 Nouvelle Bible Segond
Un témoin est celui qui raconte ce qu’il a vu, entendu ou
expérimenté. Lorsqu’un témoin rempli du Saint-Esprit partage
la bonne nouvelle, les cœurs sont transpercés, convaincus.

Après avoir entendu cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils


dirent à Pierre et aux autres apôtres : Frères, que devons-nous
faire ?
Actes 2.37 Nouvelle Bible Segond
Vous pouvez faire des prières appropriées pour guérir les
malades, mais c’est la puissance du Saint-Esprit qui va res-
souder les os, faire fondre les tumeurs ou recréer des organes.
C’est sa puissance qui va passer de votre main au corps des
malades au point qu’ils en ressentiront de la chaleur. Vous
avez donc besoin de sa puissance, d’une onction de guérison,
des dons de guérisons. Rappelez-vous que le Saint-Esprit est
une personne, vous ne pouvez pas avoir plus du Saint-Esprit,
mais vous pouvez développer votre communion avec lui et
recevoir plus de sa puissance.

196
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
Au début de ma vie chrétienne, je croyais que les dons spi-
rituels étaient réservés à une élite. Je ne priais que rarement
pour les exercer. Je ne me sentais pas digne de les demander.
J’imaginais au mieux un jour partager une prophétie, mais je
ne me trouvais pas qualifié pour avoir accès aux dons de puis-
sance. Regardons pourtant ensemble ce que Paul enseigne à
ce sujet :

Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’uti-


lité commune. 8 En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une
parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance,
selon le même Esprit ; 9 à un autre, la foi, par le même Esprit ;
à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; 10 à un
autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à
un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité
des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. 11 Un seul
et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun
en particulier comme il veut.
1 Corinthiens 12.7-11
La première chose à considérer, c’est que chacun, vous y
compris, peut recevoir au moins un don du Saint-Esprit pour
le bien des autres. Il s’agit d’un don, donc vous n’avez rien
à mériter, vous ne pouvez pas non plus l’acheter. De plus,
les dons ne sont pas des récompenses ou encore moins des
marques d’approbation. Ils ne sont pas plus distribués en
fonction de l’ancienneté. Dans une armée, le fait de porter une
arme n’est pas un signe d’approbation, de grade, de maturité

197
Guérir les malades
ou de la valeur d’un soldat. Il est juste normal qu’un soldat
soit armé pour faire la guerre. Un soldat non armé est inutile.
De la même façon, les dons ne changeront pas votre valeur
aux yeux de Dieu ni votre position dans le corps de Christ.
Le Seigneur ne vous aimera pas davantage, que vous exerciez
les dons ou pas. Mais en exerçant les dons de l’Esprit, vous
deviendrez efficace pour accomplir votre mission.
Dans ce chapitre douze de l’épître aux Corinthiens, Paul
dresse ensuite la liste de neuf dons différents dans leurs expres-
sions, mais ayant tous pour origine le Saint-Esprit. Avez-vous
déjà prié pour le don des miracles, des guérisons, de foi ? Le
Saint-Esprit distribue à chacun en particulier comme il veut
les dons spirituels. Le verbe distribuer évoque l’abondance.
Comme une armurerie dans un régiment, Dieu a en réserve
des dons pour tous ses enfants. Paul insiste, au point d’être
redondant, sur le fait que chacun reçoit quelque chose. Si
l’apôtre nous exhorte à rechercher les dons, c’est parce que le
Seigneur désire nous les transmettre. Je vous invite mainte-
nant à déclarer à haute voix :
Je choisis de croire que Dieu veut m’équiper de ses dons.
Paul parle également de notre attitude concernant les dons.
Voici le verset 31 traduit dans différentes versions :

Aspirez aux dons les meilleurs


1 Corinthiens 12.31a

198
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
Passionnez-vous pour les meilleurs dons de la grâce
1 Corinthiens 12.31a Nouvelle Bible Segond

Or désirez avec ardeur des dons de grâce plus grands


1 Corinthiens 12.31a Darby
Nous devons donc aspirer, nous passionner, désirer avec
ardeur les dons spirituels. Cette ardeur devrait être un feu
bouillonnant en nous. Plus encore, nous devons constamment
chercher à en recevoir davantage, être en quête des meilleurs
et non nous contenter de peu. Pourquoi une telle intensité ?
Parce que les dons du Saint-Esprit sont précieux pour bénir
ceux qui nous entourent. Comprenez bien que les dons ont un
but. Dieu nous revêt de sa puissance non pour parader, mais
pour porter secours à ceux qui sont sous l’emprise du diable.

L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour
annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé
pour guérir ceux qui ont le cœur brisé 19 pour proclamer
aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de
la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une
année de grâce du Seigneur.
Luc 4.18-19
Plus vous ferez face aux situations de ceux qui souffrent,
plus votre conscience de votre pauvreté spirituelle vous pous-
sera à chercher la puissance de Dieu pour leur venir en aide.

Ayez pour ambition les dons les meilleurs.


1 Corinthiens 12.31a Bible TOB
199
Guérir les malades
C’est une saine ambition que vous devez cultiver. Ne lais-
sez pas une fausse humilité priver ceux qui vous entourent
d’être bénis par Dieu.
Priez avec moi :
Je renonce au mensonge que les dons ne sont pas pour moi.
Merci Père parce que tu veux m’utiliser. Je choisis d’aspirer à
recevoir et exercer tes dons pour ceux qui m’entourent. Merci
Saint-Esprit parce que tu veux me distribuer tes dons, au nom
de Jésus. Amen.
Le Seigneur désire que tout son peuple soit équipé. Quand
on a évolué dans un milieu où l’exercice des dons de l’Esprit
est rare, on peut penser qu’ils sont juste réservés à quelques
élus ou qu’on doit se contenter des miettes. Mais Dieu veut
nous donner son abondance.

Ainsi, puisque vous désirez avec ardeur les dons de l’Esprit, cher-
chez à être riches surtout de ceux qui font progresser l’Église.
1 Corinthiens 14.12 Bible en Français Courant

De même, vous aussi, puisque vous aspirez aux manifestations


de l’Esprit, cherchez à y exceller, mais pour la construction de
l’Église.
1 Corinthiens 14.12 Nouvelle Bible Segond
Les dons ne sont pas pour nous, pour notre propre gloire,
mais pour l’édification, la construction de l’Église. L’Église
c’est les gens qui la constituent, les dons spirituels bâtissent
les gens. On peut encore comparer les dons à des outils ou des
200
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
armes que l’on apprend à manier. Nous devons exceller à les
exercer.

Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères,


que vous soyez dans l’ignorance.
1 Corinthiens 12.1
L’instruction permet de sortir de l’ignorance et l’exercice
persévérant par la foi permet de développer l’excellence.

Dieu donne des semences que l’on cultive par la foi

Certaines personnes vivent une explosion de puissance


et voient des guérisons en chaîne juste après la prière d’ac-
tivation. Pour d’autres, c’est un développement progressif, à
mesure que la foi grandit et que les faux raisonnements sont
remplacés par la vérité.
Laurent et Emmanuelle étaient convertis depuis 25 ans. Ils
croyaient en la Bible, mais sans en voir la puissance à l’œuvre
dans leur vie. Pendant une expatriation professionnelle d’un
an en Allemagne, ils découvrirent mes enseignements sur
internet alors qu’ils désespéraient de trouver une église sur
place. Comme les enseignements étaient pratiques, ils com-
mencèrent à les appliquer. Un changement de conceptions
s’opéra, une réelle repentance sur leur façon de voir la mala-
die et la souffrance. La foi de Laurent et de son épouse dans
la puissance de Dieu augmenta. Ils se mirent à croire que la
maladie n’était pas une fatalité et que tout était possible avec
Dieu. Lors d’un week-end où Laurent était en déplacement,

201
leur fils souffrit d’un douloureux abcès dentaire. Emmanuelle
eut la foi pour prier pour lui avec l’autorité d’un enfant de
Dieu. L’abcès disparut en quelques heures, et leur fils fut
totalement soulagé sans qu’il soit nécessaire de consulter de
dentiste. Au bout de quelque temps, prier pour leurs enfants
devint un réflexe. Voici la suite de leur témoignage transmis
par Laurent :
« Un jour d’octobre, nous avons appris qu’une des grands-
mères de ma femme (âgée de 92 ans) était hospitalisée et allait
au plus mal. Les médecins avaient rendu un diagnostic très
grave et toute la famille s’attendait à son décès dans les jours
qui suivaient. Je me suis mis à genoux en ayant la conviction
que le Saint-Esprit me disait que ce n’était pas son heure et
qu’elle avait encore un Noël à vivre avec nous. J’ai prié au nom
de Jésus pour sa guérison complète et pour toute sa liste de
diagnostics défavorables (insuffisance rénale, déshydratation,
infection intestinale, hématome cérébral suite à une chute, car-
diopathie). Elle sortit de l’hôpital deux jours après et récupéra
de la majeure partie de ses problèmes. Finalement elle put fêter
Noël avec la famille et vécut jusqu’en juillet. Quelque temps
auparavant, un de nos voisins avait été hospitalisé d’urgence,
on lui avait diagnostiqué un cancer du poumon avancé avec
métastase au cerveau. Le résultat avec la grand-mère de ma
femme nous a alors convaincus de faire quelque chose pour
lui. Nous avons donc proposé à son épouse de prier ensemble
et elle a accepté. Nous avons combattu dans la prière en pre-
nant autorité sur la maladie. Quelques semaines plus tard, les
médecins qui avaient procédé à une séance de chimiothéra-
pie ont vu la métastase du cerveau régresser puis disparaître
totalement. Quelque temps plus tard, la tumeur au poumon
diminua jusqu’à n’être plus visible. Tout cela survint en l’es-
pace de deux mois. Les médecins n’en revenaient pas. Mon
voisin rentra chez lui. Son épouse nous a elle-même déclaré
que c’était miraculeux, c’est effectivement ce que l’on croit. »
Un an plus tard, le cancer reprit et emporta cet homme qui
malheureusement n’avait pas profité de ce sursis pour se tour-
ner vers Dieu.
Voici d’autres expériences qu’ont vécues Emmanuelle et
Laurent. Alors que Laurent visitait une maison, un week-end,
l’agent immobilier avait un énorme abcès sur la joue. Elle
avait consulté un magnétiseur sans que sa condition change.
Laurent lui proposa de prier pour elle, ce qu’elle accepta. Elle
l’appela le lendemain, pleine de reconnaissance, pour l’infor-
mer que durant la nuit, l’abcès avait éclaté et qu’elle était tota-
lement soulagée.
Chaque personne activée par Dieu dans la guérison vit un
cheminement dans lequel sa foi augmente au fur et à mesure
qu’elle est utilisée. La foi est contagieuse et un nouveau para-
digme s’installe au fur et à mesure des guérisons. Laurent
commença par prier pour sa femme, puis leurs enfants, puis
la famille élargie, puis des étrangers. Le Seigneur veut vous
conduire de gloire en gloire. Votre rôle est d’utiliser ce que vous
avez de foi et de lui obéir. Dieu est le créateur de la nature, il
agit souvent de façon organique. C’est-à-dire qu’il nous donne
Guérir les malades
une graine que nous devons arroser de notre foi et cultiver par
notre mise en pratique persévérante pour qu’elle parvienne
à son plein potentiel. Vous devez donc collaborer avec Dieu
pour vous développer. Plus vous mettrez votre foi en action,
plus elle grandira. Il faut constamment la pousser au-delà des
limites du déjà-vu pour qu’elle continue de progresser.

204
Frappez Et L’on Vous Ouvrira

205
Guérir les malades
Dieu ne fournit pas le mode d’emploi

Il est possible que vous receviez un don spirituel sans le


savoir ou sans savoir comment l’utiliser. Comme un soldat qui
n’aurait pas encore eu de cours de tir ou qui aurait eu un fusil
en pièces détachées sans connaître la façon de le remonter.
L’instruction et l’entraînement vont de pair avec l’activation
pour une efficacité maximale.
Je voudrais vous parler de mon ami Jacques4, évangéliste
en France. En 2008, Jacques a vécu une expérience qu’il ne
comprenait pas. Pendant une période de deux mois, ses mains
étaient constamment brûlantes. Le Saint-Esprit était en train
de déposer sur lui une onction de guérison, mais il l’ignorait.
En 2015, Jacques commença à regarder les vidéos de l’EMSF
dès leur sortie. Il avait soif de voir Dieu agir et il avait occa-
sionnellement vu des malades guéris. Les enseignements lui
permirent de mettre des mots sur ce qu’il avait vécu. Il me
contacta et m’apprit qu’il ressentait régulièrement des dou-
leurs ou des oppressions passagères sans en discerner l’ori-
gine. Après l’avoir écouté, je lui expliquai qu’il était comme
un tableau de bord de voiture dont les voyants clignotaient
sans qu’il en connaisse la signification. Jacques recevait en fait
des paroles de connaissance et expérimentait le discernement
des esprits sans le savoir. Le Saint-Esprit ne fournit pas le
mode d’emploi des dons qu’il distribue, mais il nous a placés

4.  Son prénom est modifié car il évolue dans une sphère du christia-
nisme peu encline à collaborer avec le Saint-Esprit.
206
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
dans sa famille. C’est par l’expérience et nos relations dans
le corps de Christ que nous pouvons apprendre à collaborer
avec Dieu de façon pratique. Après lui avoir expliqué com-
ment agir avec ce qu’il recevait (ces explications figurent dans
les prochains chapitres), je priai pour lui afin que les dons de
guérisons soient activés dans sa vie. À partir de ce jour, sa foi
dans les promesses de Dieu au sujet de la guérison devint iné-
branlable. Dès le lendemain, il pria pour plusieurs personnes
qui furent guéries instantanément. Jacques est un prédicateur
itinérant, il commença à prier systématiquement pour les
malades lors de ses réunions, ainsi que par téléphone ou lors
d’une visite. Je lui avais conseillé de noter chaque guérison
dans un journal et il me rappela deux mois plus tard pour me
partager qu’il avait vu soixante guérisons, dont des kystes qui
avaient fondu sous ses yeux, des sourds qui avaient retrouvé
l’ouïe ou des jambes trop courtes qui avaient repoussé. Sa foi
s’est développée ainsi que sa sensibilité spirituelle et lorsqu’il
impose la main à quelqu’un, il ressent souvent la douleur du
malade et perçoit qu’elle diminue au fur et à mesure de sa
prière. Récemment, il a prié pour un aveugle non-chrétien qui
avait été amené dans une de ses réunions. Quatre jours plus
tard, ce jeune homme retrouva la vue à 70%. Il est en train de
se tourner vers Dieu. Un enfant de douze ans qui avait la polio
et dont l’épaule était atrophiée et la jambe pliée fut guéri. Ses
membres se déplièrent sous les yeux de sa mère pendant l’im-
position des mains. Une sourde de naissance retrouva l’au-
dition et se mit les mains sur les oreilles, ne supportant pas

207
Guérir les malades
les cris de réjouissance de ceux qui l’entouraient. J’ai parlé
avec Jacques récemment et son décompte est à plus de huit
cent guérisons en deux ans et demi. Parler aux jambes pour
qu’elles repoussent est devenu son « normal ». Sa foi d’enfant
et son humilité font de lui une arme de destruction massive
des œuvres des ténèbres. Jacques n’a ni site internet ni chaîne
YouTube, mais il est connu de Dieu, des anges et de l’ennemi.
Dieu a en réserve ses dons pour vous, les voulez-vous ?
Avant que je prie pour vous, considérez ces quatre points :
• Les dons nous sont donnés parce que Jésus a tout accom-
pli à la croix.
• Les dons sont reçus quand on les demande.
• Les dons sont donnés à ceux qui ont faim et soif des
choses spirituelles.
• Les dons sont reçus par la foi, comme tout le reste dans
le royaume de Dieu.
Si vous avez soif et voulez recevoir plus de la puissance du
Saint-Esprit, si vous aspirez aux dons spirituels, vous pouvez
lire ma prière pour vous ci-dessous. Ensuite, attendez dix
minutes en silence devant Dieu, les mains ouvertes pour rece-
voir les dons du Saint-Esprit. Il va venir vous couvrir de sa
présence.
Père, je bénis ton enfant maintenant. Que sa soif soit attisée.
Saint-Esprit, viens. Que la pesanteur de ta gloire vienne sur
lui/sur elle. Je prie que ton feu vienne dans ses mains pour

208
Frappez Et L’on Vous Ouvrira
guérir les malades. Je prie que tu prennes de ce que tu m’as
donné et que tu le lui donnes. Que les dons de guérisons, le don
de foi, le don des miracles, la parole de connaissance, le discer-
nement des esprits soient activés dans sa vie. Je prie pour une
activation surnaturelle, une propulsion dans votre destinée
sous l’onction du Saint-Esprit. Père, augmente ton onction
MAINTENANT. Je bénis ce que tu es en train de faire. Que ta
face brille sur ton fils, ta fille, couvre-le/la de ta gloire, que ta
puissance soit relâchée au travers de lui/d’elle. J’appelle l’élec-
tricité de ta puissance, la chaleur de ton feu, la compassion de
ton amour pour les malades. Père, que ton enfant sache sans
aucun doute que c’est toi qui le/la touches maintenant. Qu’il/
elle puisse s’appuyer sur le souvenir de ce moment pour prier
avec audace pour les malades. Que ses yeux et ses oreilles spi-
rituels s’ouvrent afin qu’il/elle voie ce que tu fais et qu’il/elle
entende ce que tu dis. Augmente encore ton onction sur lui/
elle, MAINTENANT, PLUS, PLUS, PLUS, PLUS encore !
Que tes anges soient envoyés pour lui communiquer ce dont
il/elle a besoin pour détruire les œuvres du diable. Je prie pour
un dépôt de foi en ta parole, dans tes promesses. Je lui ouvre la
porte de la guérison maintenant afin qu’il/elle puisse y entrer
par la foi et passer dans une nouvelle dimension. Merci Père,
au nom de Jésus. AMEN !
Ouvrez vos mains pour recevoir et restez tranquille devant
Dieu, pendant dix minutes. Accueillez sa présence, ne lui
résistez pas, le Père vous accorde les dons par le Saint-Esprit,
maintenant.

209
Guérir les malades
Vous pouvez faire jouer cette musique instrumentale pen-
dant que vous attendez devant Dieu en tapant l’adresse sui-
vante : entdi.eu/piano

Exercice pratique

1. Écrivez ici ce que vous avez ressenti, vécu, vu ou reçu pen-


dant ce temps d’attente devant Dieu
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
2. Priez pour onze malades autour de vous avant de passer
au prochain chapitre.
3. Continuez d’écrire le compte-rendu de vos exploits dans
le journal à la fin du livre.

210
CHAP 08

DE GLOIRE EN GLOIRE
Nous tous, le visage découvert, nous reflétons la gloire du Sei-
gneur ; ainsi, nous sommes transformés pour être semblables au
Seigneur et nous passons d’une gloire à une gloire plus grande
encore. Voilà en effet ce que réalise le Seigneur, qui est l’Esprit.
2 Corinthiens 3.18 Bible en Français Courant
Dieu veut que vous progressiez, que vous alliez de gloire
en gloire. Que ce soit la foi ou les dons, ils se développeront à
mesure que vous les exercerez. Peu importe d’où vous partez,
si vous persévérez, parce que Dieu veut vous utiliser, vous
allez grandir et vous passerez à un autre niveau. Avez-vous
remarqué une différence en vous ou dans le résultat de vos
prières depuis le début de votre lecture ?
Guérir les malades
Entraînez-vous

Je vous ai demandé à la fin de chaque chapitre de prier


pour un nombre minimum de malades avant de poursuivre
votre lecture du livre. À la fin de ce chapitre, vous aurez prié
pour au moins cinquante personnes. En priant pour beaucoup
de monde, deux choses ont et vont encore changer : la pre-
mière, c’est le nombre de guérisons que vous aurez vu et la
deuxième, c’est vous. En effet, vous devez vous souvenir que
ce n’est pas Dieu qui a besoin de changer, c’est vous. C’est en
priant pour les 100 premiers malades autour de vous que vous
serez le plus transformé.

Évaluez et célébrez vos progrès

Avant même de voir votre première guérison, vous pourrez


commencer à observer des changements en vous. Il est impor-
tant que vous évaluiez et célébriez les progrès de votre foi.
L’une des premières choses que vous devriez remarquer,
c’est le renouvellement de vos pensées. Si vous avez sponta-
nément l’idée de prier pour quelqu’un qui vous annonce qu’il
souffre, c’est un progrès. Félicitations ! Vous êtes sur la bonne
voie. Après vos pensées, vos paroles devraient aussi changer.
Vous devriez commencer à partager des témoignages dans vos
conversations, à parler des promesses de Dieu sur la guérison.
Si vous osez passer à l’action et prier pour les malades qui
se présentent à vous, c’est aussi un progrès. Bravo ! Vous êtes
en train de surmonter la peur, d’affronter le regard des autres

212
De Gloire En Gloire
et d’assumer pleinement votre identité d’enfant de Dieu, votre
foi devient vivante.
Il est probable que vous deveniez enthousiaste en rencon-
trant quelqu’un avec une attelle ou un plâtre, parce que cela
devient pour vous une occasion de manifester le royaume de
Dieu. C’est un signe que vous êtes dans un état de confiance
que Jésus a tout accompli et qu’il vous a mandaté pour guérir
les malades. Félicitations ! C’est un niveau de foi supérieur.
Être exposé à la souffrance peut être émotionnellement dif-
ficile. Un médecin urgentiste garde son sang-froid, prend les
bonnes décisions et opère des gestes précis au milieu des cris
de douleur, des larmes et du sang. Il est probable que lorsqu’il
était en formation, il était beaucoup plus affecté émotionnelle-
ment. Au fil des expériences, il a développé la capacité d’agir
précisément sans paniquer au milieu du chaos. Cela ne signi-
fie pas qu’il n’est plus sensible à la souffrance des gens. De
même, rester concentré sur Jésus à l’écoute de la douleur est
un apprentissage. Vous avez dû constater au fur et à mesure
de votre entraînement que votre attention est moins sur vous-
même, et davantage sur Jésus. Félicitations  ! Cela marque
aussi un progrès. Vous êtes en train de développer la capacité
à rester dans l’esprit et la foi tout en étant confronté à la souf-
france des hommes et des femmes pour qui vous priez. Souve-
nez-vous que plus vous êtes stressé, moins vous serez réceptif
à la douce voix du Saint-Esprit.

213
Guérir les malades
Un autre progrès observable réside dans votre façon de
prier. Le fait par exemple de passer de la prière suppliante à
la prière d’autorité. Peut-être essaierez-vous de vous appuyer
sur les conseils que je vous ai donnés en répétant mot à mot
certaines des phrases que je vous ai recommandées. C’est un
bon début. Une fois arrivé à ce stade, vous pourrez plus facile-
ment vous mettre à l’écoute du Saint-Esprit et suivre simple-
ment ses directives.
Si vous constatez un (ou plusieurs) de ces changements en
vous, soyez encouragé ! Peu importe les résultats actuels de
vos prières, persévérez, votre foi est en train de grandir, vous
êtes en train d’attirer le regard de Dieu. De nombreuses vic-
toires sont devant vous.

Combattez en équipe

Je veux souligner l’importance d’être en équipe pour com-


battre la maladie. Trouvez autour de vous des frères et sœurs
qui eux aussi veulent se développer dans la guérison et par-
tagez vos expériences. Encouragez-vous et célébrez les pro-
grès des uns et des autres, racontez-vous vos témoignages  !
En tant que membre de la famille de Dieu, notre héritage est
collectif. Cela signifie que les victoires de l’un deviennent le
témoignage de l’autre. Si par exemple votre frère a prié pour
qu’un kyste disparaisse et qu’il s’est résorbé sous ses yeux,
vous pouvez vous appuyer sur ce témoignage pour accomplir
la même chose. Cela appartient à l’héritage de la famille, c’est
ce que Dieu est en train de faire au milieu de vous. C’est une

214
De Gloire En Gloire
révélation fraîche de sa puissance. Assurément, persévérer en
équipe permet de progresser plus rapidement.
Un proverbe africain dit : « Seul on va plus vite, mais
ensemble on va plus loin. » Vous remarquerez peut-être que
certains problèmes sont votre spécialité. En effet, vous avez
pu constater un plus grand pourcentage de guérisons pour
un type de problème que pour les autres. Cette ou ces « spé-
cialités » peuvent varier d’une personne à l’autre. Il est alors
important d’en prendre conscience en répertoriant les guéri-
sons pour en avoir la preuve puis de connaître les spécialités de
ceux qui vous entourent afin de travailler en équipe. Cela peut
être par exemple les problèmes de vue, les problèmes de peau,
la surdité ou la stérilité. Il s’agit d’une grâce de Dieu, elle est
pour les autres, utilisez-la pour sa gloire. En étant conscient de
cette grâce que Dieu vous a donnée, vous pourrez prier avec
plus de confiance ou diriger un malade vers un membre spé-
cifique de votre équipe. Si vous voulez détruire les bastions
reculés dans le camp de l’ennemi, les maladies que les méde-
cins redoutent, allez-y avec des compagnons d’armes.

La guérison, c’est une rencontre avec celui qui guérit

J’ai insisté sur les doctrines, je vous ai donné des outils de


base, mais vous devez réaliser que guérir les malades, c’est
amener Jésus à ceux qui souffrent. En ayant une vie d’adora-
teur, votre vie transportera sa présence. Imaginez que vous
marchez main dans la main avec Jésus. Vous rencontrez un

215
Guérir les malades
malade et vous posez la main percée de Jésus sur son corps.
C’est ça la guérison.
Plus donc vous développerez votre intimité avec Dieu, plus
ce sera facile car vous tiendrez la main de celui qui guérit.
Parlez donc en langues le plus possible, prenez des temps
pour adorer le Seigneur et devenir son ami.

Utiliser la parole de connaissance

Je vous ai partagé dans le chapitre premier que je ressen-


tais parfois des douleurs qui correspondaient à des paroles de
connaissance. Bien que j’utilise souvent la parole de connais-
sance dans le contexte de réunions à l’église, il est possible
d’exercer la parole de connaissance dans la vie courante.

Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité


commune. 8 En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de
sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même
Esprit
1 Corinthiens 12.7-8
Une parole de connaissance est une révélation surnaturelle
d’informations communiquée par le Saint-Esprit. C’est une
connaissance reçue sans l’intervention du raisonnement ou
des facultés humaines. Pour ce qui nous concerne ici, nous
nous limiterons à son application à la guérison. Le Saint-Es-
prit donne souvent une révélation par une parole de connais-
sance au sujet du besoin d’une personne d’être guérie. C’est
une indication que Dieu veut guérir le malade ou ceux qui

216
De Gloire En Gloire
ont ce problème de santé et habituellement qu’il veut guérir
au moment où la parole est donnée. On peut bien sûr guérir
quelqu’un sans parole de connaissance. Elle sert à nous
conduire plus spécifiquement et à augmenter notre foi ainsi
que celle du malade. Par exemple, vous êtes en train de discu-
ter avec quelqu’un et le Saint-Esprit vous révèle un problème
de santé de la personne sans qu’il soit apparent. Si vous parta-
gez la parole de connaissance, la personne sera interpellée par
l’attention de Dieu à son égard. De plus, votre foi sera fortifiée
pour prier pour elle.
Cette information que le Saint-Esprit communique peut
prendre plusieurs formes différentes. Il est possible que vous
ressentiez la douleur de la personne ou même ses émotions.
Dans ce cas, il faut vous poser la question si c’est votre douleur
ou non. Vous pouvez avoir une vision d’un organe défaillant
ou voir un mot écrit, ou encore faire un rêve de quelqu’un qui
souffre. Vous pouvez également entendre le Seigneur vous
parler directement dans votre esprit. Je vous encourage à lui
demander intérieurement si la personne qui est devant vous a
un problème de santé. La parole de connaissance ne sert à rien
si elle n’est pas communiquée. Son utilité est de prier pour le
besoin révélé.
Vous pouvez recevoir une parole de connaissance dans
la prière, en vous promenant ou encore en discutant avec
quelqu’un. Vu que cette connaissance vous est révélée par le
Saint-Esprit, vous devrez la partager par la foi pour en avoir la
confirmation. En effet, vous n’aurez la certitude que c’est Dieu
217
Guérir les malades
qui vous parle qu’après avoir testé la parole. Il est donc impor-
tant d’oser prendre des risques avec humilité. Par exemple si
pendant que vous parlez avec quelqu’un, vous ressentez une
douleur au ventre, vous pouvez lui demander s’il a mal à cet
endroit puis si la personne confirme, lui proposer de prier
pour elle. Voici un exemple de la conversation :
-« Est-ce que je peux vous poser une question ? Vous allez
peux être trouver cela bizarre, mais je voulais savoir si vous
aviez une douleur dans l’abdomen ?
-Oui, j’ai très mal, comment le savez-vous ?
-Je m’exerce à prier pour les malades et je crois que Dieu
m’a montré votre douleur au ventre car il veut vous guérir. Me
permettez-vous de prier pour vous ? »
Si vous recevez une parole de connaissance sans savoir pour
qui il s’agit, il faut demander au Saint-Esprit plus de détails et
rester attentif, car il peut vous parler d’une personne que vous
allez rencontrer prochainement ou même d’un proche de celle
avec qui vous discutez. À ce niveau, c’est votre relation avec le
Saint-Esprit, votre capacité à prendre des risques pour tester
ce que vous recevez et votre persévérance qui vous permet-
tront de vous développer davantage.

218
De Gloire En Gloire
Ayez la simplicité d’un enfant

Voyant cela, Jésus s’indigna ; il leur dit : laissez les enfants venir
à moi ; ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour
ceux qui sont comme eux.
Marc 10.14 Nouvelle Bible Segond
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Jésus effectuait par-
fois des choses bizarres pour guérir les gens, comme mettre
ses doigts dans les oreilles d’un sourd ou mettre sa salive sur
la langue d’un muet  ? Jésus ne faisait que ce qu’il voyait le
Père faire. C’est-à-dire qu’il recevait des directives de son père
et les exécutait simplement. Êtes-vous prêt à obéir à Dieu sim-
plement, sans chercher à tout comprendre, comme un enfant ?
Caroline, une amie de Sylvie, était enceinte de son troi-
sième enfant. Au cours du cinquième mois de grossesse, on lui
diagnostiqua un hydramnios (excès de liquide amniotique) à
un point tel qu’elle avait un taux de liquide correspondant au
neuvième mois. Caroline avait des contractions régulières et
douloureuses, jusqu’à 60 par jour. Le col de son utérus était
ouvert à 1,5. La potentielle rupture de la poche des eaux faisait
qu’elle pouvait accoucher d’un moment à l’autre. Son méde-
cin la mit au repos forcé, elle devait rester allongée toute la
journée, et il lui imposa une restriction hydrique (moins de
33 cl d’eau ingérée par jour). Une sage-femme venait tous
les deux jours pour l’examiner et elle faisait une échographie
toutes les deux semaines. À la pression sur ses poumons et
son estomac qui était très inconfortable s’ajoutaient l’angoisse

219
Guérir les malades
et les cauchemars d’un accouchement prématuré. Sylvie lui
conseilla de lire les Psaumes 91 et 139, ce qu’elle fit chaque jour.
Son moral s’améliora, mais les contractions perduraient et le
risque demeurait le même. Il fallait donc prier pour qu’elle ait
moins de liquide amniotique. Alors que nous rendions visite
à Caroline lors du sixième mois, cette pensée me traversa
l’esprit : il suffit de pomper le liquide ! Je m’adressai alors à
elle : « Imagine que tu as une pompe dans la main et que tu
pompes le liquide qui est dans ton ventre. Tu vas pomper et
moi je vais prier. » J’ai posé ma main sur son ventre et Caro-
line s’est mise à pomper pendant une ou deux minutes. J’ai
fait une prière toute simple en remerciant Jésus pour ce qu’il
était en train de faire. J’ai loué Dieu pour son action pendant
qu’elle pompait. Lors des examens suivants, les médecins
constatèrent avec soulagement que la quantité de liquide avait
cessé de progresser et commençait à se résorber. Elle finit par
se réguler doucement. Les médecins constatèrent un retour à
la normale sans avoir dû intervenir. Caroline termina la gros-
sesse en reprenant ses activités quotidiennes normales et Axel
naquit précisément le jour du terme. Lors de l’accouchement,
une équipe médicale de douze personnes était présente pour
assister à l’accouchement. Mener à terme une grossesse de ce
type était un cas d’école.

N’ayez pas peur des médecins

Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa ren-


contre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent : 13

220
De Gloire En Gloire
Jésus, maître, aie pitié de nous ! 14 Dès qu’il les eut vus, il leur
dit : Allez vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y
allaient, il arriva qu’ils furent guéris. 15 L’un d’eux, se voyant
guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. 16 Il tomba
sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un
Samaritain.
Luc 17.12-16
Dans ce texte, Jésus demanda aux lépreux d’aller voir les
sacrificateurs. Ces derniers étaient les seules personnes habili-
tées à l’époque pour constater la guérison d’un lépreux1. Jésus
voulait donc qu’ils authentifient la guérison de ces dix lépreux.
Permettez-moi de vous donner les quelques conseils suivants.
N’ayez pas peur des médecins et ne dites jamais à un malade
d’arrêter ses médicaments. Recommandez-lui de consulter
son spécialiste, en effet si la personne est guérie, le praticien
le constatera.
Serge avait une prothèse au genou. Lors d’un culte, nous
avons prié pour lui. Il éprouvait de la douleur dans le genou
quand il faisait certains mouvements et il lui était impossible
d’en faire d’autres à cause des limitations mécaniques de cette
prothèse. Lors de la prière, il ressentit une intense chaleur au
point que l’équipe qui lui imposait les mains se recula subi-
tement. C’était comme s’il avait été foudroyé par un éclair.
Il n’éprouva alors plus aucune douleur et eut l’impression
d’avoir un genou neuf. Je lui recommandai de se rendre chez

1.  Lévitique 14
221
Guérir les malades
son médecin et de faire une radio, ce qu’il fit. Il rencontra le
chirurgien qui l’avait opéré et celui-ci l’examina après avoir
vu la radio. Il demanda à Serge de faire toutes sortes de mou-
vements et le questionna pour savoir s’il ressentait de la dou-
leur. Le chirurgien constata que la prothèse était toujours là,
mais il ne comprenait pas comment Serge arrivait à faire ces
mouvements mécaniquement impossibles avec la prothèse.
Cet examen confirma que Dieu avait agi.
Il y a une mode dans certains cercles chrétiens de dire : « Je
suis guéri par la foi », alors que tous les symptômes persistent.
L’expression « par la foi » signifie que la foi est ce qui permet
de saisir la guérison, mais cela ne veut pas dire virtuellement.
Les paralytiques que Jésus guérissait marchaient, ils ne se
contentaient pas de rester couchés en proclamant : « Par la foi,
je suis guéri. » C’est comme affirmer : « Je suis marié par la
foi, mais je vis seul. » C’est une forme de déni et d’illusion. Ce
comportement amène un discrédit sur la foi. Par contre, il est
bon de dire : « J’ai foi en Dieu, je m’attends à la guérison, mais
je ne suis pas encore guéri.  » Le fait d’arrêter un traitement
médical, de ne plus consulter son médecin, de refuser de faire
des analyses ou examens ou même encore de s’interdire de
prononcer le nom d’une maladie ou ses symptômes ne guérit
absolument pas. Il ne faut pas confondre la foi et la supers-
tition. Quand Dieu guérit, le médecin constate la guérison.
Celui-ci ne rend pas forcément gloire à Dieu, mais il atteste la
guérison et donc la fin des traitements jusque là nécessaires.

222
De Gloire En Gloire
Faites un suivi

Alors Jésus dit : Ils sont bien dix qui ont été guéris, n’est-ce pas ?
Où sont donc les neuf autres ? 18 Il ne s’est donc trouvé personne
d’autre que cet étranger pour revenir louer Dieu ?
Luc 17.17-18 Bible du Semeur
Les dix lépreux furent guéris en chemin et non en présence
de Jésus. Il est donc possible que la personne pour laquelle
vous priez ne soit pas guérie en votre présence. De plus, la
guérison de nombreuses maladies n’est pas vérifiable sur le
champ. C’est le cas du diabète par exemple, mais aussi des
problèmes sanguins ou de la stérilité. Les problèmes de vue
ou d’audition nécessitent aussi des tests pour confirmer ce
que la personne a constaté. Encouragez-la donc à consulter
son médecin ou à faire un examen approprié.
Lors d’une réunion un mercredi soir à Québec, nous avons
prié pour ceux qui souffraient d’acouphènes. Christian se
leva pour aller prier pour Jean-Marc. Celui-ci ressentait de la
pression et des sifflements à l’oreille gauche, au point de ne
plus être capable de téléphoner de cette oreille. Il se trouvait
que Christian souffrait lui aussi d’acouphènes du même côté.
Après avoir prié pour Jean-Marc, ils constatèrent tous les deux
que la pression dans leurs oreilles respectives avait disparu,
mais pas les sifflements. La semaine suivante, nous avons prié
à nouveau pour ceux qui souffraient d’acouphènes. Christian
se leva une nouvelle fois et pria pour Jean-Marc. Tous deux
expérimentèrent l’arrêt des sifflements. Quelques jours plus

223
Guérir les malades
tard, Christian dut effectuer un test d’audition pour un nouvel
emploi. Après avoir réalisé ce test, le médecin lui annonça que
son oreille gauche avait l’audiogramme de celle d’un bébé,
soit une audition parfaite. Le médecin ignorait que Christian
venait d’être guéri d’acouphènes. Le test confirma l’action de
Dieu.
Ivette était astigmate2. Elle avait effectué un test et elle était
à -1,5 dioptries. Lors d’un culte, nous avons prié pour les pro-
blèmes de vue et deux sœurs prièrent pour elle. Ivette vit une
lumière intense, puis fut envahie par une forte chaleur avant
d’être remplie de la joie du Seigneur. Elle constata ensuite pen-
dant la prédication qu’elle était capable de lire distinctement.
À la fin du culte, elle voyait parfaitement sans ses lunettes.
Elle retourna faire un test de vision dans la même officine et
le résultat était de -0,25 dioptries. Ici encore, le test confirma
l’action de Dieu.
Un seul des dix lépreux guéris revint remercier Jésus ! Il faut
comprendre que les gens témoignent rarement spontanément
parce qu’ils n’en mesurent pas la valeur pour vous ou pour
Dieu. Vous devez saisir cette dynamique et être proactif pour
effectuer un suivi qui vous permettra de récolter les témoi-
gnages de ce que le Seigneur a fait au travers de vos prières.

2.  Un astigmate a une vision troublée sur les contours des objets qu’il
regarde et les lignes (verticales, horizontales et obliques) lui semblent
floues.

224
De Gloire En Gloire
Demandez au malade l’autorisation de le contacter dans les
jours ou mois suivants pour prendre de ses nouvelles.
Dans le journal à la fin du livre, je vous propose de noter
les noms et coordonnées des gens pour qui vous priez afin
de pouvoir procéder à un suivi. Parfois, il faudra attendre
la prochaine prise de sang ou le prochain rendez-vous chez
l’ophtalmologiste. Par ailleurs, certains problèmes ne sont pas
constants et il faudra attendre plusieurs jours ou semaines
pour constater leur disparition définitive. Le fait de faire un
suivi démontre aux gens qu’ils sont importants. C’est l’occa-
sion de prier encore pour eux par téléphone. Il vous arrivera
d’entendre simplement :
« Ah oui, c’est vrai ! Je n’ai plus aucune douleur, tout est
rentré dans l’ordre, j’avais oublié de t’en parler, merci. »
Un jour que nous prions pour ceux qui avaient mal aux
genoux, Marie-Paule se leva dans l’assemblée. Son mari et
son voisin prièrent pour son genou. Alors qu’ils priaient, elle
ressentit une intense douleur dans le bas-ventre. Quelques
semaines auparavant, lors d’un examen gynécologique, on
lui avait diagnostiqué un cancer du col de l’utérus. Elle avait
ensuite réalisé une échographie qui avait confirmé le stade
avancé de ce cancer. En rentrant chez elle, Marie-Paule conti-
nua d’avoir mal au ventre toute l’après-midi. Les douleurs
cessèrent le lundi matin. Dans le courant de la semaine, elle
devait subir un troisième examen avec une caméra. Lorsque
son médecin reçut les résultats, il la convoqua et lui déclara : «

225
Guérir les malades
Je ne comprends pas, nous avons deux examens qui attestent
que vous aviez un cancer du col de l’utérus, mais ce troisième
nous montre qu’il n’y en a aucune trace ! Que s’est-il passé ? »
Elle répondit simplement :« C’est Dieu qui m’a guérie ! »  Ce
n’est que plusieurs mois plus tard qu’elle me témoigna de sa
guérison. Elle avait été intimidée de partager sa situation et ne
voulait pas se mettre en avant, mais finalement, pour donner
gloire à Dieu, elle décida de m’en faire part. Un témoignage,
même en retard, est toujours aussi bénéfique pour la foi. Ne
vous découragez donc pas et essayez de faire un suivi pour
que votre foi soit activée par chaque guérison.

Utilisez les témoignages comme des tremplins

Raconter des témoignages de guérison va entretenir votre


foi. Chaque fois que vous partagez un témoignage, même si
c’est la dixième fois, vous actualisez la présence de Dieu à
votre esprit et vous changez l’atmosphère spirituelle autour
de vous.
Lors d’une visite chez un cousin, nous rencontrâmes une
femme qui était en arrêt de travail depuis plus d’un an. Elle
avait eu un accident de travail en portant des personnes âgées
alitées. Son dos la faisait souffrir et elle portait deux ceintures
lombaires. Sa situation financière était aussi mauvaise que sa
santé à cause de son incapacité à travailler. Installés sur la ter-
rasse, nous discutions de choses et d’autres quand Sylvie com-
mença à partager que l’on voyait de nombreuses guérisons
par la prière. Je poursuivis en racontant une série de témoi-

226
De Gloire En Gloire
gnages récents et plus j’en racontais, plus je sentais la pré-
sence de Dieu. Je décidai alors de proposer à cette femme de
prier pour elle, elle me répondit qu’elle n’était pas croyante.
Je lui affirmai qu’elle n’avait rien à faire et que Jésus voulait la
guérir tout autant, même si elle ne croyait pas en lui. Elle finit
par accepter avec un sourire dubitatif. Je lui posai quelques
questions pour évaluer la douleur et les limitations de mou-
vements puis je priai courtement avec Sylvie. Elle sentit une
chaleur dans son dos et nous assura que la douleur avait dimi-
nué. Autour de la table, les autres la regardaient, étonnés, et
elle tenta de les convaincre de la réalité de ce qu’elle ressen-
tait. Après plusieurs courtes prières, elle n’éprouvait plus de
douleur. Émue, elle enleva une ceinture lombaire, puis la deu-
xième et se pencha dans tous les sens et constata qu’elle avait
retrouvé sa mobilité. Elle repartit chez elle avec les ceintures
lombaires roulées sous le bras. Le fait d’avoir partagé tous ces
témoignages avait changé l’atmosphère et amené le ciel sur
cette terrasse.
Deux principes concernant le partage des témoignages sont
à retenir : il ne faut pas exagérer les choses et être précis afin de
ne pas susciter de discrédit. Deuxièmement, ne laissez pas la
peur ou la fausse humilité priver Dieu de la gloire qu’il mérite.
Quand un témoignage est partagé, non seulement il augmente
la foi de celui qui le raconte et celle de celui qui l’écoute, mais
bien plus encore :
Le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie.
Apocalypse 19.10b
227
Guérir les malades
Le témoignage prophétise. C’est-à-dire qu’il appelle à
l’existence la reproduction de ce que Dieu a déjà fait par le
passé. C’est un peu comme un avocat qui invoque une juris-
prudence dans un tribunal. Ce précédent lui donne une assu-
rance devant le juge puisque ce dernier devra en tenir compte
dans son verdict. Déclarer ce que Jésus a déjà fait révèle et
rappelle qui est Dieu et l‘invite à reproduire ce qu’il a déjà
accompli, car il ne change pas.

Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement.


Hébreux 13.8

Dieu se révèle à chaque guérison

Moïse a demandé à Dieu de lui enseigner ses voies.

Maintenant, je t’en prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi


connaître tes voies ; alors je te connaîtrai et je trouverai ainsi
grâce à tes yeux. Regarde : cette nation est ton peuple !
Exode 33.13 Nouvelle Bible Segond
Chaque guérison est différente, car chaque personne est
unique et le Saint-Esprit agit de façons diverses. Afin de per-
mettre à votre foi de se nourrir de ce que le Seigneur fait, il est
très important d’examiner la façon dont il agit. Vous pouvez
étudier chaque témoignage pour apprendre quelque chose
sur Dieu. Savoir qu’une personne a été guérie suite à la prière
est bien, mais savoir que sa maladie était incurable me rap-
pelle que tout est possible à Dieu, que je peux prier pour les
gens condamnés par la médecine. Ce que je veux souligner ici
228
De Gloire En Gloire
c’est l’importance du contexte, des détails des témoignages.
Considérez chaque histoire comme précieuse, comme conte-
nant la signature de Dieu. Ensuite, appuyez votre foi sur ces
révélations de la nature et des œuvres de Dieu.

Ne laissez pas la mauvaise foi vous décontenancer

Les Juifs ne crurent point qu’il avait été aveugle et qu’il avait pu
voir jusqu’à ce qu’ils aient fait venir ses parents.
Jean 9.18
Les pharisiens refusaient de croire que l’aveugle de nais-
sance avait été guéri par Jésus. Ils mirent en doute la guéri-
son puis lorsque les parents confirmèrent que leur fils était
né aveugle, ils le chassèrent de leur présence, car il leur était
insupportable de faire face à l’évidence.
Quand on prie pour un sceptique ou un athée, ce n’est pas
juste la guérison qui est en jeu, mais la démonstration de la
puissance de Dieu et de son amour à son égard. La guérison
devient un signe, une invitation à entrer en relation avec le
Seigneur. Comprendre cette dynamique est important, car il
est possible que vous priiez avec efficacité pour quelqu’un et
que bien que la douleur ait disparu, la personne refuse de le
reconnaître. En effet, admettre sa guérison serait avouer que
Dieu existe et a agi au travers de la prière. C’est pour cela que
vous pouvez voir quelqu’un manifester très peu d’émotions
ou de reconnaissance malgré une guérison évidente, comme
la restauration de la mobilité par exemple. La personne peut

229
Guérir les malades
aussi faire preuve de mauvaise foi. N’en soyez pas déconte-
nancé et assurez-vous de poser les bonnes questions avant de
prier afin de pouvoir constater l’action de Dieu de façon objec-
tive après la prière. Vous pourriez ainsi demander :
• Quelle est l’amplitude maximale avec laquelle vous
pouvez faire ce mouvement ?
• Sur une échelle de 1 à 10, quel est votre niveau de
douleur ?
• Y a-t-il un mouvement que vous ne pouvez pas faire ?
Si c’est un problème visible comme une coloration de peau
ou une excroissance, vous pouvez demander de prendre une
photo avant de prier pour pouvoir comparer.
Après la prière, posez les mêmes questions et encouragez
la personne à faire les mouvements, ainsi vous constaterez de
vous-même la différence, indépendamment de ses paroles.
Il est possible que vous observiez un état de surprise sur le
visage de la personne alors même qu’elle cherche à le dissimu-
ler. Accompagnez-la doucement à réaliser que Dieu vient de
la toucher parce qu’il l’aime et qu’il a compassion d’elle.
Un jour, un menuisier est venu chez moi pour prendre
des mesures avant d’installer une porte coulissante. Il boitait
fortement et ne pouvait pas poser le pied droit à terre. Je le
questionnai pour savoir quel était son problème, il m’apprit
qu’il faisait une crise de goutte depuis plusieurs jours et que
c’était très douloureux. Je lui proposai de prier pour lui. Il

230
De Gloire En Gloire
accepta et la douleur diminua considérablement au point qu’il
marchait normalement. La différence dans sa démarche était
flagrante. Je lui déclarai que Jésus venait de le guérir mais il ne
voulut pas le reconnaître. Il me rétorqua que j’avais sûrement
des dons. Alors que j’essayais de lui faire comprendre que les
dons viennent de Dieu, le grand donateur, il changea de sujet.
Assurément, la guérison est une invitation à rencontrer le Sei-
gneur, mais on ne peut forcer les gens à y répondre.

La foi ne se décourage pas

Il leur disait une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier,
sans se lasser. 2 Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne
craignait pas Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. 3 Il y
avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : « Rends-
moi justice contre mon adversaire ! » 4 Pendant longtemps il ne
voulut pas. Mais ensuite il se dit : « Bien que je ne craigne pas
Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, 5 néanmoins, parce
que cette veuve m’importune, je vais lui rendre justice, de peur
que jusqu’à la fin elle ne vienne me casser la tête. 6 Le Seigneur
ajouta : Entendez ce que dit le juge injuste. 7 Et Dieu ne ferait
pas justice à ceux qu’il a choisis, alors qu’ils crient vers lui jour
et nuit ? Il les ferait attendre ? 8 Je vous le dis, il leur fera justice
bien vite. Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la
foi sur la terre ?
Luc 18.1-8 Nouvelle Bible Segond
Maintenant que vous savez que Dieu veut guérir, vous
pouvez appuyer votre foi sur ses promesses pour prier sans
231
Guérir les malades
vous lasser. Ce qui nous lasse, c’est l’attente avant la percée
ainsi que les faux raisonnements qui nous font croire que nos
efforts sont vains. La foi se manifeste lorsqu’on continue de
prier d’après les promesses de Dieu sans se laisser arrêter par
les circonstances. Si la guérison c’est détruire les œuvres du
diable, alors vous devez comprendre les notions de combat
et de persévérance. Permettez-moi d’illustrer ce point par
une vidéo que j’ai vue récemment. On y voyait un tailleur de
pierre tenter de fendre un bloc de granit de plusieurs mètres
en enfonçant quelques burins alignés précisément. À chaque
coup de marteau, le burin s’enfonçait un peu plus dans le roc.
La taille du marteau et des burins était ridicule comparée à
la grosseur du bloc de granit, mais la persévérance et la tech-
nique ingénieuse de l’ouvrier finirent par en avoir raison. Le
bloc se fendit en deux. Peut-être que votre prière ne ressemble
qu’à un petit coup de marteau sur un petit burin, mais en com-
binant la précision de la prière dirigée par le Saint-Esprit avec
la persévérance, votre foi en Jésus fera éclater la résistance
de la maladie. Face à une douleur chronique ou une maladie
tenace, priez avec constance, sans vous relâcher. Maudissez
le mal, déclarez le nom de Jésus sur la personne, parlez aux
organes de fonctionner, et ce, jusqu’à ce qu’il se produise une
percée.
Un ami m’a raconté que ses filles étant jeunes avaient les
dents qui poussaient perpendiculairement à la gencive. Elles
auraient dû porter un appareil dentaire, mais il n’en avait pas
les moyens. Alors chaque jour, il avait commandé aux dents

232
De Gloire En Gloire
de ses filles de prendre leur position normale et de s’aligner. À
la fin de son adolescence, l’une d’elles se fit opérer des dents
de sagesse. L’anesthésiste lui demanda le nom de l’orthodon-
tiste qui avait réalisé son traitement, car il n’avait jamais vu de
dentition aussi bien alignée ! C’est Dieu qui s’en était chargé !
Il avait aligné ses dents progressivement sur plusieurs années.

Vaincre l’intimidation

Sa réputation gagna toute la Syrie et on lui amenait tous ceux


qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des
démoniaques, des épileptiques, des paralysés ; et il les guérissait.
Matthieu 4.24

En sorte que la foule était dans l’admiration de voir que les


muets parlaient, que les estropiés étaient guéris, que les boiteux
marchaient, que les aveugles voyaient ; et elle glorifiait le Dieu
d’Israël.
Matthieu 15.31
Jésus est venu guérir les douleurs, les maladies, les infir-
mités, les estropiés et même ressusciter les morts. Cette liste
exhaustive englobe toutes les souffrances physiques de l’hu-
manité. On y remarque une échelle de gravité, de la douleur
à la mort. La médecine fait face à la même échelle de gravité,
certains maux étant considérés comme bénins et d’autres
comme incurables. Comment savoir si ma foi est au niveau de
tel ou tel problème ?

233
Guérir les malades
Si vous priez avec audace pour quelqu’un qui a une légère
douleur et que la douleur disparaît, c’est une manifestation de
votre foi et de la puissance de l’œuvre accomplie de Jésus. Si
vous priez pour un cancer, vous avez le droit d’avoir la même
audace, car Jésus l’a aussi porté à la croix. Son nom est plus
grand que le cancer qui doit plier le genou devant lui. Votre
foi n’est donc pas à mesurer à la maladie, elle doit simplement
s’appuyer sur Jésus qui a tout accompli.
Souvenez-vous de David. Son premier combat dans l’ar-
mée de Saül fut contre Goliath, un géant. Sa confiance n’était
pas dans son expérience du combat et il ne laissa pas ce géant
l’intimider.

David dit au Philistin : Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le


javelot ; moi, je viens à toi au nom du Seigneur des armées, le
Dieu des troupes d’Israël, que tu as défié.
1 Samuel 17.45 Nouvelle Bible Segond
La confiance de David était simplement dans le nom du
Seigneur. C’est cette attitude qui vous permettra vous aussi
d’affronter les géants du cancer, du diabète ou de la stérilité.
Ne vous limitez donc pas seulement à ce qui vous semble plus
facile, car sans Jésus vous ne pouvez même pas effacer un bleu
sur la peau. Ne placez pas votre confiance dans votre foi, mais
en Dieu seul.
Cela étant dit, afin de vous permettre de progresser sans
découragement, apprenez à remettre les choses en perspective
en cas d’échec. Je veux dire par là que vous pouvez considérer
234
De Gloire En Gloire
ce que vous avez déjà expérimenté et regarder cette maladie
ou ce problème qui semblent invincibles comme une forte-
resse de l’ennemi à abattre, comme une percée à obtenir. Dans
ce cas, vous pouvez adopter l’attitude de quelqu’un qui casse
un mur à coup de masse. Il ne s’attend pas à ce que le mur
tombe au premier coup et il ne sait pas combien de coups cela
nécessitera, mais il sait qu’à force de frapper le mur, il finira
par s’effriter, se fissurer puis se percer. En fait, ce sont les pre-
miers coups les plus difficiles, car c’est là que la résistance est
la plus forte. Ensuite, les mêmes coups semblent avoir plus
d’impact à cause de l’affaiblissement du mur. S’attaquer à une
maladie résistante, c’est percer la résistance de l’ennemi. Sou-
venez-vous que la maladie est l’œuvre du diable, pas celle de
Dieu. Cette attitude vous gardera dans l’humilité, l’audace et
la persévérance et vous permettra de voir de plus en plus de
guérisons.
Nous avions organisé une chambre de guérisons lors d’une
conférence. Les malades s’inscrivaient et nous priions pour
chacun d’eux avec une équipe. Nous avions rencontré un
malentendant. Il portait des appareils auditifs puissants et
n’entendait rien sans leur assistance. Malheureusement, nos
prières pour lui se révélèrent vaines et Sylvie fut attristée de le
laisser repartir dans le même état. Environ trois ans plus tard,
un mardi soir, Sylvie tenait une réunion d’intercession et elle
se retrouva seule avec Therry, les autres femmes ne pouvant y
participer. Therry est une femme passionnée de Dieu qui avait
74 ans à l’époque. Plusieurs personnes de sa famille avaient

235
Guérir les malades
terminé leurs jours quasiment sourdes. À 30 ans, Therry avait
déjà perdu 20% de son audition. Elle ne pouvait pas distinguer
les sons aigus. Par exemple, elle n’entendait pas les oiseaux
chanter, ni les cigales. Son état s’était aggravé au fil des années
et elle avait du mal à entendre une prédication à l’église. Bien
qu’assise au premier rang, elle ne comprenait que 10 à 15 % de
mes paroles lorsque je prêchais. Sa télévision avait un volume
variant de 0 à 50 et elle devait en permanence mettre le son au
maximum pour pouvoir comprendre partiellement le contenu
des programmes. Therry demandait constamment à Claude,
son mari aimant, de répéter ce qu’il lui disait. Claude finit par
ne plus supporter de devoir crier pour parler à sa femme et
malgré ses réticences, Therry accepta de consulter un médecin.
Celui-ci effectua un audiogramme et constata la forte dégra-
dation de son ouïe. Elle avait rendez-vous pour l’achat de pro-
thèses auditives d’un coût avoisinant les 5000 $ le jeudi, soit
deux jours après cette soirée de prière. Therry partagea son
problème à Sylvie qui pria pour elle. Elle ne ressentit rien de
particulier, mais dès le lendemain soir, quand Claude alluma
la télévision, Therry fut littéralement agressée par le volume.
Elle lui demanda pourquoi il mettait le son si fort. Claude lui
répondit que c’était pour elle, afin qu’elle puisse comprendre
les propos du journaliste. Therry lui demanda de baisser pro-
gressivement le volume qui était à 50 jusque 20. Elle constata
alors qu’elle avait été guérie car elle entendait distinctement
le reportage malgré le fait que le volume soit deux fois moins
élevé qu’à l’habitude. Cela fait maintenant deux ans que sa

236
De Gloire En Gloire
qualité de vie a complètement changé. Therry entend mainte-
nant Claude sans qu’il ait besoin de crier et elle prend à plaisir
à écouter les oiseaux chanter. Elle n’a pas eu besoin de ses pro-
thèses auditives. Sylvie a persévéré à prier contre la surdité
malgré son premier échec. Si un géant de la maladie vous a
résisté par le passé, coupez la tête de son frère quand vous le
rencontrerez !

237
Guérir les malades
Mise en pratique

1. Priez pour douze personnes et complétez le journal à la


fin du livre. Vous devriez avoir maintenant prié pour au
moins cinquante personnes. Faites un suivi avec les gens
qui n’ont pas été guéris sur le champ. Vous serez surpris de
découvrir des guérisons dont vous n’étiez pas conscient.
2. Faites le pourcentage d’efficacité de vos prières :
(Nombre de guérisons*/Nombre de personnes pour qui
vous avez prié) x 100
*Comptez les guérisons, pas juste les personnes guéries.
Une personne peut être guérie de plusieurs problèmes.
Je vous encourage à le faire sérieusement, le but étant de cal-
culer le pourcentage pour les cinquante personnes suivantes
afin que vous preniez conscience de vos progrès et des fruits
de votre persévérance, du renouvellement de vos pensées et
de votre collaboration croissante avec le Saint-Esprit.

238
CHAP 09

LES CAUSES NON


PHYSIQUES DE LA
MALADIE
Quand on consulte un médecin, on lui décrit nos symp-
tômes. Pour un bon nombre de problèmes courants, cet
examen est suffisant pour trouver de quelle pathologie on
souffre ainsi que le traitement adapté. Cependant, il est fré-
quent de devoir réaliser des analyses ou examens plus pous-
sés comme une radiographie, une analyse de sang ou une
biopsie. Un médecin qui après avoir utilisé son stéthoscope et
vous avoir posé quelques questions vous dirait : « Je ne sais
pas ce que vous avez, je ne peux rien pour vous, vous allez
mourir !» ne serait pas un bon praticien. En effet, les médecins
compétents poursuivent leurs investigations jusqu’à trouver
la source du problème, ils épuisent tous les traitements dispo-
Guérir les malades
nibles et en essayent même d’autres à titre expérimental dans
le but de soigner leurs patients. Il est même question de pour-
centage de réussite de certaines opérations, car les chirurgiens
peuvent être prêts à prendre des risques pour sauver une vie.
L’expression « acharnement thérapeutique » n’est pas une vue
de l’esprit, mais la description de la persévérance du corps
médical pour maintenir un patient en vie.
A contrario, beaucoup de chrétiens préfèrent dire que Dieu
ne veut pas guérir et cesser tout effort, toute recherche, toute
persévérance. Ils acceptent la réponse toute faite que Satan
leur propose lorsqu’ils rencontrent une résistance de la mala-
die à la prière. Pourtant, comme il existe différentes causes
physiques pour un même symptôme, il existe aussi de nom-
breuses causes non physiques à la souffrance. Ne cessez pas
de chercher Dieu, il veut guérir, même si c’est un cas plus
complexe. Jésus a déjà souffert pour que cette personne soit
guérie.
Je ne prétends pas ici faire une liste exhaustive, mais je veux
vous présenter mes découvertes, soit dans la Bible, soit au tra-
vers d’expériences vécues. Les outils que je vous propose dans
ce chapitre sont à utiliser si la prière semble inefficace ou si le
Saint-Esprit vous conduit dans cette direction.

Les causes émotionnelles

Nous sommes corps, âme et esprit. Ce qui nous affecte a


des répercussions sur tout notre être. Il est possible de soma-

240
Les Causes Non Physiques De La Maladie
tiser une émotion. En effet, notre corps réagit à nos émotions.
Par exemple, le stress peut causer de l’insomnie, des troubles à
l’estomac, des maux de dos ou encore des problèmes de peaux.
Environ 50% des maladies traitées par les médecins sont d’ori-
gine émotionnelle. Le deuil, l’angoisse, le stress, l’anxiété, la
peur sont des émotions négatives qui, si elles perdurent dans
le temps, peuvent affecter notre organisme au point de nous
faire souffrir. Le fait qu’un problème soit une somatisation ne
signifie pas qu’il est imaginaire. La douleur est réelle et perdu-
rera tant que l’émotion associée ne changera pas. Ces émotions
peuvent même être inconscientes. C’est la raison pour laquelle
écouter le Saint-Esprit est si important, car la personne ne sera
pas forcément capable d’identifier l’émotion ou son lien de
cause à effet avec sa souffrance.

Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge ; moi, je vous
donnerai le repos.
Matthieu 11.28 Nouvelle Bible Segond
Le corps peut littéralement porter un fardeau lourd et souf-
frir comme si cette charge était physique. Dans ce cas, c’est de
la paix de Dieu que la personne a besoin. J’insiste sur ce point :
avant de prier pour le malade, entrez dans la présence de Dieu
et demandez-lui comment prier, sans vous concentrer sur les
symptômes, mais sur Jésus qui est la solution, afin qu’il vous
révèle la cause du problème. Je ne parle pas ici d’aller prier
une heure dans votre chambre mais de vous connecter à la
présence de Dieu en vous.

241
Guérir les malades
Les conseils que je donne ici n’ont pas pour but de démar-
rer une thérapie ou de guérir les émotions, mais uniquement
de guérir physiquement un problème d’origine émotionnelle.
Ne vous improvisez pas thérapeute.

Le stress, l’angoisse et les inquiétudes

Le mot hébreu « Shalom », qui est traduit par paix dans la


Bible, est très riche. Il désigne une paix globale qui inclut de
nombreux domaines de la vie. « Shalom » peut donc aussi être
traduit par : santé, bien-être, solidité (du corps), en bon état,
état complet, sainement, perfection.
Les Juifs se saluent par ce mot, «  Shalom  », qui est une
bénédiction pour celui qu’on salue. « Shalom » est utilisé dans
la formule de bénédiction que le Seigneur donne à Aaron et
Moïse pour le peuple :

Le Seigneur dit à Moïse : 23 Dis à Aaron et à ses fils : Vous béni-


rez ainsi les Israélites ; vous leur direz : 24 Que le Seigneur te
bénisse et te garde ! 25 Que le Seigneur fasse briller sa face sur toi
et t’accorde sa grâce ! 26 Que le Seigneur lève sa face vers toi et te
donne la paix (Shalom) ! 27 Ainsi ils placeront mon nom sur les
Israélites, et je les bénirai.
Nombres 6.22-27 Nouvelle Bible Segond
En déclarant sur quelqu’un le «  Shalom  » de Dieu, on le
bénit et on appelle sur lui tout ce que le « Shalom » de Dieu
contient. C’est ce que Jésus a enseigné :

242
Les Causes Non Physiques De La Maladie
En entrant dans la maison, saluez-la ; 13 et, si la maison en est
digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’en est pas
digne, que votre paix retourne à vous.
Matthieu 10.12-13
La salutation dont il est question ici est aussi le « Shalom » !
Ainsi, la paix qui est en vous peut venir sur la personne pour
qui vous priez1.
Mon ami Alain Auderset me mentionnait récemment que
lorsqu’il a commencé à prier pour les malades, les gens lui fai-
saient part qu’ils ressentaient une grande paix après sa prière,
même s’ils n’étaient pas guéris. La paix est une manifestation
de la présence de Dieu. En présence de Dieu, l’angoisse, le
stress et l’anxiété font place à sa paix, comme les ténèbres font
place à la lumière. Si donc vous priez pour quelqu’un et qu’il
dit ressentir une paix malgré la persistance des symptômes,
c’est que le Seigneur est en train d’agir en lui. Vous pouvez
prier à nouveau en vous mettant à l‘écoute du Saint-Esprit
afin qu’il continue son œuvre.
Prenons l’exemple d’une personne qui a mal au dos. Elle
vous fait part de sa douleur, vous explique depuis combien
de temps elle souffre et quelles sont ses limitations physiques.

1.  Voici quelques compléments à ce sujet pour alimenter votre réflexion :


Gédéon appela l’autel qu’il construisit du nom de « Yahweh Shalom » qui
signifie « l’Éternel est paix ». Dieu est appelé le Dieu de paix dans le Nou-
veau Testament (Ro 15.33 ; Ro 16.20 ; Ph 4.9 ; 1Th 5.23 ; Hb 13.20). Jésus est
quant à lui appelé le prince de la paix (Ésa 9.6).
243
Guérir les malades
Vous pouvez lui poser la question suivante : « Est-ce que vous
vivez du stress ? Avez-vous des inquiétudes qui vous tour-
mentent ? » Le but ici n’est pas d’agir comme un psychologue,
mais de simplement obtenir une information qui peut orienter
la prière ou confirmer une indication que le Saint-Esprit vous
a communiquée. Il est possible qu’elle ait vécu du harcèle-
ment au travail, une crise familiale ou une pression financière.
Si c’est le cas, conduisez la personne à confier son problème
au Seigneur et déclarez le « Shalom » de Dieu sur elle. Si par
contre elle ne se souvient de rien de particulier, n’insistez pas.
Ne tombez pas dans le piège d’assimiler tous les problèmes à
une émotion. Chaque cas est différent. Ne faites surtout pas
de comparaison entre deux malades. La tentation est grande,
quand on prie pour plusieurs personnes d’affilée, d’appliquer
la solution de l’une à l’autre parce qu’on vient de voir une
guérison.
Si la personne n’est pas consciente de son stress, mais que le
Saint-Esprit vous dirige à prier pour la paix, vous pouvez sim-
plement le faire avec son consentement. Davantage de paix
ne peut nuire à personne. Il est possible que Dieu vous révèle
précisément la source du problème. Partagez alors ce que vous
avez reçu avec tact et humilité et sur un ton respectueux.
Il peut arriver que le Saint-Esprit vous conduise à faire un
geste prophétique comme enlever un fardeau invisible des
épaules de la personne. Vous pouvez aussi, après avoir iden-
tifié la source de l’angoisse, lui proposer de donner à Jésus ce
problème en tendant une main ouverte. Le but de ces gestes
244
Les Causes Non Physiques De La Maladie
est double  : premièrement d’obéir au Saint-Esprit si c’est ce
qu’il demande, mais aussi de rendre la personne participante.

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas


comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne
s’alarme point.
Jean 14.27
Comme l’a fait Jésus, vous pouvez parler directement au
cœur ou à l’esprit de la personne si elle est agitée. Par exemple :
« Jean-Marc, je parle à ton esprit et je commande la paix de
Dieu dans tes pensées. Je parle à ton cœur : ne te trouble pas !
Sois en paix. Que les muscles de ton dos se détendent mainte-
nant et que la paix de Dieu soit communiquée à ton corps tout
entier. »
Pour ceux qui souffrent d’insomnie, j’aime déclarer ce
verset et appeler la paix de Dieu sur eux :

Je me couche et je m’endors en paix, Car toi seul, ô Éternel ! tu me


donnes la sécurité dans ma demeure.
Psaumes 4.8
La paix s’installe en général progressivement, mais peut
aussi tomber sur la personne au point de l’inonder. Afin de
collaborer avec le Saint-Esprit, utilisez un ton de voix et un
débit verbal adapté au contenu de votre prière.

245
Guérir les malades
Le poids de la culpabilité

Bien qu’il ne soit pas nécessaire que la personne se soit


repentie pour être guérie, il est possible que ses péchés soient
la cause de l’absence de paix et d’un poids sur sa vie qui se
répercute sur son corps.

Il n’y a point de paix pour les méchants, dit l’Éternel.


Ésaïe 48.22 et aussi Ésaïe 57.21
Dans ce cas, il est nécessaire qu’elle se repente pour obtenir
la paix avec Dieu et dans son corps.

Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le
châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses
meurtrissures que nous sommes guéris. 
Ésaïe 53.5
La paix est un bénéfice du salut. La paix avec Dieu et la paix
intérieure peuvent donc aussi participer à la guérison phy-
sique. Surtout, ne dites pas à chaque personne pour qui vous
priez qu’elle souffre à cause de ses péchés. Mais si le Saint-Es-
prit vous conduit à le faire, vous pouvez poser une question
simple comme :
« Est-ce qu’il y a un péché en particulier qui te tourmente
et dont tu voudrais être pardonné pour retrouver la paix ? Je
n’ai pas besoin de savoir ce que c’est, mais Dieu veut te
pardonner. »

246
Les Causes Non Physiques De La Maladie
Si la réponse est négative, n’insistez pas. Dans l’affirma-
tive, guidez la personne à demander pardon au Seigneur, puis
priez pour la paix et contre les symptômes dont elle souffrait.

La tristesse et la joie

Un cœur joyeux est un bon remède ; un esprit abattu dessèche les


os.
Proverbes 17.22 Nouvelle Bible Segond
La joie est un remède pour le corps alors que la dépression
entraîne des symptômes physiques. Le mot «remède» ici peut
aussi être traduit par guérison. Jésus est celui qui donne son
huile de joie aux affligés. Le Saint-Esprit est sur nous aussi afin
que nous puissions faire la même chose.

L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint
pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé
pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux cap-
tifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; 2 Pour publier
une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre
Dieu ; pour consoler tous les affligés ; 3 Pour accorder aux affligés
de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une
huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un
esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice,
une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire.
Ésaïe 61.1-3
On peut donc prier pour cette joie dans le cœur de la per-
sonne, par exemple :
247
Guérir les malades
« Saint-Esprit, je te prie de venir remplir Sophie de ta joie,
nous te donnons sa tristesse. Je prie pour ton huile de joie. Que
ta joie soit en elle une source de guérison pour son corps. »
Si la tristesse est profonde et proche du désespoir, la per-
sonne croit probablement un mensonge. On peut alors la
guider à demander au Saint-Esprit quel est le mensonge
qu’elle croit sur sa situation, puis quelle est la vérité de Dieu.
On l’invite alors à renoncer au mensonge et à confesser la
vérité. On peut ensuite prier pour la paix et la joie, puis pour
la fin des symptômes.
Vous devrez user de sagesse et d’habileté pour utiliser
chaque outil. Restez naturel et à l’écoute de Dieu.

La haine de soi

La haine de soi a un effet autodestructeur sur le corps. Elle


se manifeste évidemment au travers des automutilations, mais
aussi de façon plus subtile par des paroles, des comporte-
ments ou des pensées de haine. Cette haine de soi peut même
être spiritualisée et déguisée en renoncement de soi. Elle peut
avoir plusieurs sources comme la culpabilité d’un péché, un
complexe envahissant, des pensées inspirées par un démon,
ou encore le fait de se sentir responsable d’un abus subi dans
le passé. Une personne qui se hait se condamne elle-même.
L’amour de Dieu est le remède dont elle a besoin.

248
Les Causes Non Physiques De La Maladie
Car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre
cœur, et il connaît toutes choses.
1 Jean 3.20
Voici quelques questions que vous pourriez poser à une
personne chez qui vous pensez avoir identifié de la haine de
soi :
-Est-ce que tu t’aimes ?
-Y a-t-il une raison pour laquelle tu ne t’aimes pas ?
-Dieu t’aime au point d’avoir donné Jésus pour toi. Son pardon
et sa grâce pour toi sont infinis. S’il te pardonne et t’aime,
pourquoi te condamner ?
-Voudrais-tu recevoir son amour et te pardonner ?
Guidez ensuite la personne à se pardonner, à demander
pardon à son corps (de l’avoir méprisé ou maltraité) et priez
pour qu’elle reçoive une révélation de l’amour de Dieu. Si
c’est une personne du même sexe que vous et que vous êtes à
l’aise à le faire, vous pouvez lui demander la permission de la
prendre dans vos bras en priant pour elle. Vous pouvez aussi
la guider à poser la question suivante à Dieu :
Saint-Esprit, montre-moi comme tu m’aimes, s’il te plaît.
Montre-moi quelle est ma valeur à tes yeux.
Attendez trente secondes en silence puis demandez ce qui
est monté dans son esprit et aidez-la à saisir la vérité.

249
Guérir les malades
L’effet de la haine de soi sera annulé par le pardon et par
le renouvellement des pensées et du dialogue intérieur. Priez
ensuite pour la guérison physique.

Guérir les malades, c’est manifester l’amour de Dieu

Puisque c’est par amour pour le monde que le Seigneur


a donné Jésus pour nous sauver et nous guérir, guérir les
malades, c’est manifester l’amour de Dieu. Cela dit, quand
on commence à vouloir guérir les malades, on peut rapide-
ment oublier que les gens ont besoin de l’amour de Dieu plus
encore que d’être guéris.
Faites donc attention à ne pas considérer les gens comme des
projets, des défis ou des exercices, mais comme des hommes et
des femmes aimés infiniment par Dieu. Aimez chacun en tant
que personne et communiquez-leur l’amour et la compas-
sion de Dieu par votre attitude, vos paroles, vos gestes et vos
prières. Votre prière pourrait même être une démonstration
d’attention et d’affection rare dans la vie de cette personne. Si
un malade n’est pas guéri, mais qu’il a expérimenté l’amour
de Dieu au travers de vous et par le Saint-Esprit, c’est déjà une
victoire.

250
Les Causes Non Physiques De La Maladie
Les causes spirituelles

Le non-pardon

Aux États-Unis, le manque de pardon est reconnu médi-


calement comme une maladie. Jésus a enseigné sur l’impor-
tance du pardon dans Matthieu 18. Il termine son explication
en disant :

Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il ait


payé tout ce qu’il devait. 35 C’est ainsi que mon Père céleste vous
traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son
cœur.
Matthieu 18.34-35
Les bourreaux dont il est question ici ne sont pas des
hommes, mais des esprits. Refuser de pardonner et se mainte-
nir dans l’amertume donne un droit à l’ennemi de nous tortu-
rer. Si c’est le cas, le pardon peut produire une guérison rapide.
Je me souviens d’une de mes premières réunions sur la guéri-
son. Le Saint-Esprit m’avait révélé que quelqu’un dans la salle
avait un traumatisme crânien. Seules douze personnes étaient
présentes et une femme se manifesta. Je m’approchai d’elle
et commençai à prier contre le mal de tête, mais sans succès.
J’eus rapidement l’impression qu’elle avait subi de la violence
bien que ce ne soit pas visible. Elle me le confirma et je l’in-
terrogeai pour savoir si elle avait pardonné à son agresseur.
Elle se mit à pleurer en me faisant un signe négatif de la tête.
Je lui expliquai alors la valeur du pardon et elle lui pardonna

251
Guérir les malades
simplement. Une fraîcheur intense l’envahit subitement au
point qu’elle enfila son manteau d’hiver québécois et sa dou-
leur au crâne disparut. Le pardon est un outil puissant parmi
d’autres. Il est délicat à utiliser. Si c’est votre seul outil, vous
risquez de blesser des gens en leur affirmant qu’ils souffrent
à cause du non-pardon alors que ce n’est pas le cas2. Restez
donc à l’écoute de Dieu pour l’utiliser seulement si nécessaire.

Esprit de trauma

Dieu a créé le corps humain avec la capacité de guérir. Tou-


tefois, cette capacité de guérison peut être bloquée ou entravée
par un esprit. Cela peut par exemple survenir après un acci-
dent ou un traumatisme qui ont occasionné des séquelles. Une
définition du traumatisme est un transfert subi d’énergie qui
dépasse les capacités de résistance du corps humain. Il peut
aussi se manifester lorsque les émotions dépassent une limite
soutenable. On peut le comparer à la fracture de la porte d’une
maison, laissant celle-ci ouverte aux intrus. L’idée est que l’en-
nemi profite du traumatisme pour s’infiltrer et s’installer. La
personne acceptera son action pensant que c’est une séquelle
naturelle du traumatisme. Une bonne question à poser pour
valider ce que vous recevez de Dieu est la suivante : « Avez-
vous subi un accident ou un traumatisme dans les mois qui
ont précédé le début de vos symptômes ? »

2.  Il est évident que pardonner est toujours bon, mais c’est le lien entre
la maladie et le non-pardon qui n’est pas systématique.
252
Les Causes Non Physiques De La Maladie
Une femme souffrait de problèmes cardiaques depuis six
ans. Les médecins n’en comprenaient pas la source, mais elle
avait de fortes douleurs au niveau du cœur et régulièrement
son rythme cardiaque s’emballait. La prière n’avait rien changé
jusque-là. Alors que j’investiguais au téléphone pour savoir
comment prier, je lui demandai si elle avait vécu un trauma-
tisme dans les six mois précédant l’apparition des symptômes.
Elle m’apprit alors que son mari était décédé devant elle d’une
crise cardiaque et que les symptômes étaient apparus quelque
temps plus tard. En priant contre l’esprit de traumatisme, elle
ressentit une grande paix et les douleurs cessèrent.
Voici par exemple comment prier dans ce cas :
« Saint-Esprit, je te prie de venir au moment de ce traumatisme
et de protéger Jacqueline. Seigneur, je te donne ce traumatisme
émotionnel, je te prie de venir réconforter Jacqueline par ton
amour. Esprit de traumatisme, je te chasse au nom de Jésus. Je
déclare la paix de Dieu sur le cœur de Jacqueline. Je commande
la fin de la douleur et je commande à son corps de guérir et
fonctionner normalement. Je déclare la fin des séquelles, au
nom de Jésus. Amen. »

Esprit d’affliction

On voit dans les évangiles que des démons peuvent rendre


des gens malades ou infirmes. Dans ce cas Jésus chassait le
démon pour que la personne retrouve la santé.

253
Guérir les malades
Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit,
de sorte que le muet parlait et voyait.
Matthieu 12.22

Jésus était en train de chasser un esprit mauvais qui rendait un


homme muet. Quand l’esprit mauvais sortit, le muet se mit à par-
ler et, dans la foule, les gens furent remplis d’étonnement.
Luc 11.14 Bible en Français Courant

Et voici, il y avait là une femme possédée d’un esprit qui la ren-


dait infirme depuis dix-huit ans ; elle était courbée, et ne pouvait
pas du tout se redresser. 12 Lorsqu’il la vit, Jésus lui adressa la
parole, et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité. 13 Et il
lui imposa les mains. À l’instant elle se redressa, et glorifia Dieu.
Luc 13.11-13
On parle alors d’esprit d’affliction ou d’esprit d’infirmité.
Le nom n’est pas bien important, ce qu’il faut retenir c’est que
des symptômes physiques bien réels peuvent avoir une ori-
gine démoniaque. Que l’esprit soit là depuis la naissance de
la personne, suite à un accident ou à une attaque spirituelle,
le résultat est le même  : les examens ne révèlent rien et les
médicaments sont inefficaces, car les démons n’y sont pas
sensibles. Par contre, la prière d’autorité au nom de Jésus est
agissante ! J’ai personnellement vécu ce genre de douleurs à
quelques reprises.
Un samedi soir, j’étais tranquillement sur mon canapé
en train de prier et me préparer pour prêcher le lendemain

254
Les Causes Non Physiques De La Maladie
quand une intense fatigue s’installa en moi. J’eus alors l’im-
pression d’avoir des aiguilles dans le cœur et je ressentis un
fort lancement dans le bras gauche. J’avais eu une forma-
tion de secouriste en milieu de travail pendant la semaine et
ces symptômes me faisaient penser à une crise cardiaque. Je
raisonnai en moi-même, me disant que j’étais jeune et sans
problème médical, que je n’avais fait aucun effort physique,
mais la peur me saisit. J’en parlai à Sylvie et décidai de me
reposer. Après environ deux heures, le problème s’intensifia.
Je me rendis alors à l’hôpital. Arrivé dans la salle d’urgence,
mon état de fatigue était extrême, ma respiration difficile. Sitôt
mes symptômes expliqués à l’accueil de l’hôpital, j’effectuai
un électrocardiogramme, passant immédiatement devant
tous les autres patients. Les résultats montrèrent que tout
allait bien et que je devais simplement me reposer. Je rentrai
donc chez moi. Le dimanche après-midi, avant de prêcher, les
symptômes reprirent à tel point que je demandai à mon pas-
teur de me remplacer. Je me rendis de nouveau à l’hôpital. La
scène se répéta, électrocardiogramme sur le champ, toujours
rien. Mardi soir, même histoire. Jeudi matin, même histoire.
C’est alors qu’un médecin me lâcha cette parole : « Monsieur
Théry, votre dossier indique que vous êtes venu quatre fois
cette semaine pour faire un électrocardiogramme et les exa-
mens ne révèlent rien, est-ce que vous avez besoin d’attention,
vivez-vous des difficultés au niveau psychologique ? » Cette
question me frustra, car je perdais mon temps à l’hôpital et je
souffrais réellement. Lors d’une discussion, mon pasteur pres-

255
Guérir les malades
sentit alors que mon problème était sûrement d’origine spi-
rituelle. Le vendredi matin, les symptômes recommencèrent.
Je résolus de prier au lieu d’aller à l’hôpital. À l’époque, je ne
savais pas comment prier, mais je décidai de m’adresser à la
source de ce problème. Supposant que ce devait être un esprit,
je lui commandai de me laisser au nom de Jésus, je parlai en
langues et pris autorité et les symptômes cessèrent au bout
d’une heure. La journée se passa bien. Le lendemain matin,
assis sur mon canapé, j’ouvris ma Bible et je sentis alors mon
cœur se serrer douloureusement. J’ordonnai : «  Au nom de
Jésus, je refuse cette douleur  ! Laisse-moi maintenant  !  » La
douleur cessa aussitôt. Le lendemain, dimanche matin, alors
que je dirigeais un moment de prière avant le culte, je sentis
comme un couteau qui me rentrait dans le cœur. J’éloignai le
micro que je tenais et discrètement, je commandai à la dou-
leur de me quitter. La douleur disparut et ne ressurgit plus
jamais. Cela fait maintenant dix ans qu’a eu lieu cette attaque
démoniaque.
Comment reconnaît-on un esprit d’affliction (c’est-à-dire un
esprit qui agresse notre corps) ? Retenez qu’on peut le détecter
de deux façons :
• Lorsque nous faisons face à des symptômes d’origine
inconnue de la médecine
• Lorsque des douleurs se déplacent ou augmentent lors
de l’imposition des mains ou apparaissent pendant la
prière

256
Les Causes Non Physiques De La Maladie
Par exemple, une personne souffre à l’épaule et vous vous
mettez à prier pour elle. Lors de la prière, la personne vous
partage qu’elle n’a plus mal à l’épaule mais que maintenant
c’est sa tête qui est douloureuse : la douleur s’est donc dépla-
cée, signe qu’il s’agit d’un esprit d’affliction. Ou alors, tandis
que vous priez, sa douleur à l’épaule s’intensifie au lieu de
diminuer : là aussi c’est un signe d’un esprit d’affliction.
Il est possible, vu que ce n’est pas le résultat attendu de la
prière, que la personne ne mentionne pas ces choses. Il est donc
bon, après avoir prié, de lui poser cette question : « Est-ce que
la douleur a diminué, a augmenté ou s’est déplacée  ?  » Ces
indices doivent vous amener à demander des confirmations
au Saint-Esprit. Soyez attentif à son témoignage intérieur. Il
est aussi possible que le Seigneur vous conduise à prier dans
ce sens avant même d’avoir la moindre indication à ce sujet.
Dans ce genre de cas, comme Jésus l’a fait, il faut chasser l’es-
prit en prenant autorité sur lui et non prier uniquement pour
la guérison.
Je priai pour Yolande, une personne âgée d’environ 70 ans
qui se déplaçait difficilement avec un déambulateur. Elle avait
beaucoup de peine à se lever seule, car ses genoux la faisaient
terriblement souffrir. Je lui imposai les mains et elle ressen-
tit une chaleur dans ses genoux, mais la douleur demeurait
forte. Alors que je priais une deuxième fois, j’entendis claire-
ment dans mon esprit  : «  Esprit d’arthrose  ». C’était la pre-
mière fois que j’entendais cela et je me mis à raisonner sur
l’existence de cet esprit. Le Saint-Esprit continua de me pres-
257
Guérir les malades
ser avec cette pensée alors je finis par obéir et j’ordonnai à voix
basse : « Esprit d’arthrose, je te chasse au nom de Jésus ! » Bien
qu’ayant peu de conviction, je pris le risque de déclarer cette
prière par la foi. Yolande n’avait pas entendu mes propos. Au
même instant, elle s’écria : « Je ressens que quelque chose est
sorti de moi, je me sens plus légère » et elle se leva sans diffi-
culté, à mon grand étonnement. Elle quitta l’église ce soir-là
sans l’aide de son déambulateur qu’emporta son mari.
Ce que vous devez saisir au sujet des esprits d’affliction,
c’est que Jésus les a dépouillés à la croix. Ils se cachent pour
faire souffrir les gens, mais dès qu’ils sont démasqués, nous
pouvons les chasser au nom de Jésus.

Briser les malédictions

Certains problèmes physiques tirent leur origine d’une


malédiction. Une malédiction est une parole prononcée qui
peut avoir un effet sur plusieurs générations. Grosso modo,
une personne établit une alliance avec l’ennemi par le biais
de rituels (incantations, consultation de divers sorciers, pra-
tiques occultes) en échange de services (gain de pouvoirs,
de richesses, réussite, protection, guérison, mariage…). Une
malédiction est alors relâchée sur la famille de la personne et
sur ses descendants de sang. Suivant la puissance de la malé-
diction, il peut être nécessaire de la défaire précisément, mais
pour ce qui concerne la guérison, il est possible de prier en
général dans un premier temps. Puisque la malédiction est

258
Les Causes Non Physiques De La Maladie
comme un contrat légal, il faut la briser au nom de Jésus, le
seul qui ait été maudit à notre place.
Yolande, dont je viens de vous parler, est revenue la semaine
suivante avec sa fille Marie-Ève et sa petite fille Sophie. Cette
dernière avait seize ans, mais souffrait d’arthrose dans les
genoux. Je lui posai quelques questions car à cet âge, cela me
semblait anormal. Marie-Ève m’expliqua que sa grand-mère
avait autrefois pratiqué de la sorcellerie notamment en plan-
tant des cœurs de bœuf au mur avec des couteaux. Je priai
donc pour annuler les malédictions héritées de cette ancêtre
et Sophie constata la fin des douleurs dans ses genoux. Marie-
Ève avait quant à elle le petit doigt plié à cause de l’arthrose. Je
commandai au doigt de se redresser et à l’arthrose de quitter
son corps. Après dix prières identiques, son doigt se redressa
d’un coup sous nos yeux et Marie-Ève put le plier à nouveau
sans douleur. Force est de constater ici que trois générations de
femmes souffraient du même problème à cause des pratiques
occultes de leur ancêtre. Mais par la puissance du nom de
Jésus, Yolande, Marie-Ève et Sophie furent guéries ce soir-là.
Ahmed et Denise sont ivoiriens. Ils sont mariés et vivaient
à Montréal quand nous sommes rentrés de Las Vegas en août
2012. Pendant huit ans, ils avaient essayé d’avoir des enfants
sans succès. Ahmed souffrait d’une oligospermie doublée
d’une tératospermie (ses spermatozoïdes étaient peu nom-
breux et mal formés, sans flagelles). Quant à Denise, elle avait
les ovaires polykystiques et n’avait pas de cycle régulier. Elle
devait prendre des œstrogènes pour le régulariser. Ses deux
259
Guérir les malades
trompes de Fallope étaient bouchées et son utérus n’avait pas
les dimensions requises pour porter une grossesse. Sylvie eut
à cœur de prier pour eux dès notre retour. Lors de notre ren-
contre, nous avons prié spécifiquement pour briser les malé-
dictions et rituels effectués dans leur famille, mais aussi pour
les aider à pardonner leurs ennemis. Ensuite, nous avons
prié pour la restauration des fonctions reproductives. Début
octobre, Denise était enceinte et elle mit au monde un garçon.
Il a maintenant cinq ans.

Mise en pratique

Priez pour douze malades et complétez le journal à la fin


du livre. Prévenez les personnes que vous allez prendre trente
secondes pour vous concentrer et écouter Dieu avant de parler,
puis suivez les directives du Saint-Esprit. Il est possible que
vous rencontriez des cas nécessitant l’application des ensei-
gnements de ce chapitre, mais n’en faites pas une règle. Priez
comme vu dans le chapitre six si vous ne recevez pas d’indi-
cations particulières. N’oubliez pas de faire un suivi avec les
gens qui n’ont pas été guéris sur le champ.

260
CHAP 10

LE DISCERNEMENT
DES ESPRITS
En priant pour les malades, vous allez rencontrer diffé-
rentes sources de souffrances, certaines physiques, d’autres
émotionnelles, d’autres spirituelles. Il faut comprendre et
accepter avec humilité que chaque problème a sa solution
propre en Jésus. Je peux demander à quelqu’un de pardonner
l’humanité entière, mais si son problème n’a aucun lien avec le
non-pardon, elle restera malade. De la même façon, si je tape
sur une vis avec un marteau, la vis ne bougera pas, mais finira
par endommager le support sur lequel elle est fixée. C’est pour
cela que je parle d’humilité. Personne n’est un expert et face
à chaque malade, nous sommes dans une situation de dépen-
dance du Saint-Esprit.
Si vous constatez que l’outil que vous utilisez ne fonctionne
pas, cherchez-en un autre ou plutôt demandez au Saint-Es-
Guérir les malades
prit lequel employer. Pour commencer ce chapitre, je voudrais
vous partager un témoignage que j’ai reçu d’Annick, une
personne qui a suivi en ligne les enseignements de l’École de
Ministère Surnaturel Francophone.
«Le jeudi 12 avril 2018, alors que j’écoutais l’un de vos ensei-
gnements, vous avez demandé de prier pour les malades, mais
avant, de demander au Saint-Esprit pour qui il voulait qu’on
prie et de prier selon les pensées qui nous venaient. J’ai reçu de
prier pour ma mère qui souffre de rhumatismes depuis 32 ans.
Pendant que je priais, j’ai senti une douleur vive et aiguë au
cou du côté droit, au point que cela me déconcentre dans ma
prière. J’ai posé ma main sur mon cou et me suis demandé :
" Seigneur, c’est quoi ça ?! " C’est alors que j’ai reçu en pen-
sées : " Enlève l’aiguille de son cou, elle a été mise pour paraly-
ser ses membres (car ma mère ne pouvait pas lever le bras droit
depuis 32 ans, et selon ce qu’elle m’a confié il y a trois jours,
la douleur était forte, soutenue et continuelle), proclame que le
poison que diffuse cette aiguille est anéanti, proclame que les
effets de ce poison disparaissent et qu’elle retrouve la mobilité
complète de ses bras. "
Je n’étais pas certaine de ce que je recevais, car je manque
encore de discernement face à la voix du Saint-Esprit. Mais
comme j’ai suivi vos enseignements, j’ai proclamé ce qui me
venait à l’esprit.
Jeudi dernier, j’ai décidé d’appeler ma mère et de lui demander
si cela avait du sens pour elle, car elle ne nous avait jamais

262
Le Discernementdes Esprits
parlé de ce combat ni de ce qu’elle ressentait au quotidien. Elle
m’a confié que ne pas en parler était pour elle une manière de
mépriser la douleur. Elle m’a expliqué que cela avait commencé
par une douleur subite et vive comme si on la piquait bru-
talement avec une aiguille sur son épaule droite. La douleur
s’était installée le jour même et dès lors elle ne pouvait plus
lever le bras parce que cela lui faisait atrocement mal quand
elle essayait de le lever. Elle m’a raconté que parfois elle ne
sentait plus son bras pendant plusieurs jours, ne pouvant ni
écrire, ni travailler et qu’il fallait qu’on lui fasse des injections.
Néanmoins cela ne lui apportait pas vraiment de soulagement
puisque la douleur ne s’apaisait pas.
 Je tiens à préciser que je savais juste que ma mère avait des
rhumatismes, raison pour laquelle elle ne pouvait pas lever son
bras. Je fus donc moi-même intriguée des choses qui venaient
dans mes pensées (aiguille, poison), puisque ça n’avait aucun
rapport avec les rhumatismes ! Mais lorsqu’elle s’est confiée
et qu’elle m’a expliqué dans les détails ce qu’elle vivait, j’ai
compris que ces pensées venaient du Saint-Esprit. Après cela,
il m’a révélé d’autres choses et j’ai proclamé ce qu’il m’a dit.
Le lendemain de la discussion avec ma mère, elle m’a laissé un
message (elle vit au Cameroun tandis que j’habite en France)
où elle m’apprenait que la douleur avait diminué de 80%. Je
l’ai exhortée à continuer de prier, lui faisant part de ce que je

263
Guérir les malades
pensais recevoir du Saint-Esprit. Je lui ai demandé de prier
dans ce sens et de lever les bras à chaque fois.
Ce matin, dimanche 22 avril 2018, je découvre au réveil qu’elle
m’a laissé un message où elle m’annonce qu’elle peut à présent
lever le bras droit. Elle loue le Seigneur et le remercie.
Je tiens à vous remercier pour vos enseignements et à rendre
grâce à Dieu pour son amour.»
Annick, St-Cergues, France
Ce témoignage est un parfait exemple de ce que je veux
vous enseigner dans ce chapitre. Nous voyons ici qu’une
douleur s’installe sans raison apparente, elle prend la forme
de rhumatismes qu’aucun traitement ne peut soulager. S’en-
suivent trente-deux années de souffrances, des prières ineffi-
caces et une qualité de vie volée. Pourtant, Dieu connaissait
l’origine du problème, mais ce n’est que lorsqu’Annick s’est
mise à son écoute et a suivi ses directives qu’il a pu révéler
l’œuvre de l’ennemi et la détruire totalement en moins de dix
jours. Remarquez que ce n’est pas ici l’expérience d’Annick ou
sa grande connaissance du sujet, mais simplement son auto-
rité d’enfant de Dieu qui lui a permis d’avoir la victoire après
avoir suivi les instructions du Saint-Esprit.
Je vais aborder ici une réalité spirituelle qui est assez rare-
ment enseignée ou en tout cas rarement de façon articulée. Je
vous ai partagé qu’il est possible de souffrir d’un mal ayant
une cause spirituelle. Cette cause peut être reliée aux actions
de la personne comme des péchés ou des pratiques occultes, ou
264
Le Discernementdes Esprits
aux actions de l’ennemi contre elle au travers de malédictions
générationnelles ou d’actes de sorcellerie. Nous avons déjà
abordé la question des esprits d’affliction. Une fois détectés,
ils doivent être chassés. Cela se fait en général assez simple-
ment en prenant autorité sur eux. Mais il existe un niveau de
puissance de l’ennemi supérieur. C’est celui de la sorcellerie.
La sorcellerie est la combinaison de la puissance des
démons avec celle des paroles de l’homme. Bien que l’ennemi
lui donne plusieurs noms pour tromper ceux qui la pratiquent
(magie noire, blanche, etc.), nous définirons la sorcellerie
comme le fait d’imposer sa volonté à quelqu’un, que cela soit
accompagné du sacrifice d’un animal, de la consultation d’un
marabout ou d’une prière au nom de Jésus. Vous vous deman-
dez peut-être ici comment on peut faire de la sorcellerie en
priant le Seigneur ! Il faut savoir que lorsque nous prions ou
parlons, nos paroles sont comme des mandats spirituels qui
peuvent être accomplis par l’Esprit de Dieu et par ses anges,
ou tomber à terre comme des paroles en l’air ou encore être
accomplis par des démons. La raison est que seules les prières
en accord avec sa volonté sont exaucées par Dieu.

L’assurance que nous avons auprès de lui, c’est que, si nous


demandons quoi que ce soit selon sa volonté, il nous entend. 15
Et si nous savons qu’il nous entend, quoi que nous demandions,
nous savons que nous avons ce que nous lui avons demandé.
1 Jean 5.14-15 Nouvelle Bible Segond

265
Guérir les malades
C’est pour cela que nous prions dirigés par le Saint-Esprit,
afin que nos prières soient exaucées, car le Saint-Esprit connaît
le cœur de Dieu.

De même aussi l’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car


nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières.
Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables.
Romains 8.26 Nouvelle Bible Segond
Si quelqu’un prie du bien pour son pasteur ou son frère
d’après sa propre volonté, c’est de la magie blanche. Ces
prières sont des prières de bonne volonté. Elles expriment la
volonté de l’homme, mais pas celle de Dieu. L’apôtre Pierre
nous en donne un exemple :

Il commença alors à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de


l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les
grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué et qu’il se relève trois
jours après. 32 Il disait cela ouvertement. Alors Pierre le prit à
part et se mit à le rabrouer. 33, Mais lui se retourna, regarda ses
disciples et rabroua Pierre : Va-t’en derrière moi, Satan ! lui dit-il.
Tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains.
Marc 8.31-33 Nouvelle Bible Segond
Pierre voulait le bien de Jésus, il n’acceptait pas qu’il souffre
entre les mains des Juifs. Mais en s’opposant à Jésus, il s’oppo-
sait à la volonté divine qui était que le fils de Dieu souffre en
prenant nos maladies et nos péchés à la croix. Prêtez attention
à l’intensité de la réponse de Jésus : il lui répond : « Arrière

266
Le Discernementdes Esprits
de moi, Satan ! » Jésus considère les paroles de Pierre comme
une œuvre du diable. Comme Jésus l’a fait, vous pouvez prier
pour annuler toutes les prières de bonne volonté prononcées
à votre sujet et dont l’ennemi se sert pour vous empêcher
d’avancer dans votre destinée.
Il est donc possible qu’un chrétien fasse de la sorcellerie
sans s’en rendre compte, en voulant par la prière imposer
sa volonté aux autres. Quand Dieu entend cette prière, il ne
peut l’exaucer, mais l’ennemi l’entend aussi et peut l’utiliser
comme un mandat, une autorisation que nous lui accordons
pour s’opposer aux actions de la personne concernée. On
appelle cela de la magie blanche. Revenons maintenant à la
guérison des malades.
Comme nous l’avons lu dans le témoignage d’Annick,
certaines maladies ou souffrances sont résistantes aux traite-
ments médicaux et résistantes à la prière traditionnelle. Il est
possible qu’elles tirent leur source dans la sorcellerie. Je vous
mets tout de suite en garde ici contre le danger d’en faire une
règle ou une généralisation. Cela dit, le fait de savoir que la
sorcellerie peut être à l’origine d’une maladie vous permettra
plus simplement de demander à Dieu quoi faire au lieu d’en
conclure qu’il ne veut pas guérir la personne, si après avoir
prié vous n’avez vu aucun résultat.
Sachez que vous pouvez aussi rencontrer des chrétiens
atteints de maladie dues à de la sorcellerie pratiquée contre
eux. L’ennemi veut les arrêter, mais malheureusement le

267
Guérir les malades
peuple de Dieu est souvent ignorant de ces ruses. De ce fait,
les chrétiens souffrent, pensant même que c’est Dieu qui ne
veut pas les guérir alors que c’est l’ennemi qui se cache et les
torture. L’apôtre Paul exprime l’importance de ne pas nous
limiter dans les armes que nous utilisons dans le combat de
la foi.

Revêtez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir bon devant
les manœuvres du diable.
Éphésiens 6.11 Nouvelle Bible Segond
Le mot grec traduit par toutes les armes est le mot « pano-
plia », qui a donné le mot « panoplie ». Pour donner une défi-
nition simple, une panoplie est l’ensemble des moyens d’ac-
tion dont on dispose. Arsenal est un synonyme de panoplie.
Remarquez que c’est la panoplie de Dieu, c’est-à-dire que
Dieu a pourvu un ensemble d’armes spécifiques destinées à
anéantir chacune des ruses de l’ennemi. Nous ne pouvons en
négliger aucune sous peine de voir l’adversaire nous voler et
nous détruire par des ruses que nous aurions ignorées.
Le mot grec traduit par «  manœuvres  » est le mot
« methodeia » qui signifie ruse, habileté, tricherie, fraude, arti-
fice, tromperie. La sorcellerie est cachée, elle agit en secret, elle
se dissimule derrière des symptômes physiques pour détruire
à petit feu. Mais Dieu, devant qui tout est à découvert, révèle
les ruses de l’ennemi, si on prend le temps de l’écouter.

268
Le Discernementdes Esprits
D’où vient l’efficacité des paroles des sorciers ?

Quand un être humain parle, sa parole a un effet sur le


monde spirituel. Nos prières au Seigneur peuvent déclencher
l’action de Dieu si nos paroles sont en accord avec sa volonté.
Le Saint-Esprit et les anges sont alors au travail.
De la même façon, quand une parole de malédiction est pro-
noncée, en accord avec Satan, les démons sont envoyés pour
l’exécuter. Souvenez-vous que le diable ne vient que pour
voler, égorger et détruire. Les malédictions sont donc toujours
en accord avec lui. Les sorciers obtiennent des « pouvoirs », à
force de sacrifices, d’alliances et de rituels. Ce sont en fait des
démons qui leur sont assignés. Ces mêmes démons entrent en
action quand les rituels sont réalisés et les malédictions pro-
noncées. Je vais maintenant vous donner une explication des
bases bibliques du lien entre la sorcellerie et la maladie.

Les bases bibliques

Tout d’abord, la sorcellerie est mentionnée dans la Bible non


pas comme une supercherie, mais comme un danger réel. Les
premiers sorciers mentionnés dans la Bible sont ceux de Pha-
raon, ils possédaient de réels pouvoirs  : on les voit changer
leur bâton en serpent, changer l’eau en sang et faire monter les
grenouilles sur le pays.

Moïse se rendit avec Aaron auprès du pharaon, et ils agirent


ainsi, comme le Seigneur l’avait ordonné. Aaron jeta son bâton
devant le pharaon et devant les gens de sa cour, et le bâton devint
269
Guérir les malades
un reptile. 11, Mais le pharaon appela aussi des sages et des sor-
ciers ; les mages d’Égypte, eux aussi, en firent autant par
leurs pratiques occultes. 12 Tous, ils jetèrent leurs bâtons,
et ceux-ci devinrent des reptiles. Mais le bâton d’Aaron
engloutit leurs bâtons. 13 Le pharaon s’entêta ; il ne les écouta
pas, comme l’avait dit le Seigneur.
Exode 7.10-13 Nouvelle Bible Segond

Moïse et Aaron agirent ainsi, comme le Seigneur l’avait ordonné.


Il leva le bâton et frappa l’eau du Nil, sous les yeux du pharaon
et des gens de sa cour ; et toute l’eau du Nil fut changée en sang.
21 Les poissons du Nil moururent et le Nil devint une puan-
teur ; les Égyptiens ne pouvaient plus boire l’eau du Nil. Dans
toute l’Égypte, il y eut du sang. 22, Mais les mages d’Égypte en
firent autant par leurs pratiques occultes. Le pharaon s’en-
têta ; il ne les écouta pas, comme l’avait dit le Seigneur.
Exode 7.20-22 Nouvelle Bible Segond

Aaron étendit sa main sur les eaux de l’Égypte ; et les grenouilles


montèrent et couvrirent le pays d’Égypte. 7, Mais les magiciens
en firent autant par leurs enchantements. Ils firent monter les
grenouilles sur le pays d’Égypte.
Exode 8.6-7

Ils firent ainsi. Aaron étendit sa main, avec sa verge, et il


frappa la poussière de la terre ; et elle fut changée en poux sur
les hommes et sur les animaux. Toute la poussière de la terre fut
changée en poux, dans tout le pays d’Égypte. 18 Les magiciens

270
Le Discernementdes Esprits
employèrent leurs enchantements pour produire les poux ;
mais ils ne purent pas. Les poux étaient sur les hommes et sur
les animaux. 19 Et les magiciens dirent à Pharaon : c’est le
doigt de Dieu  ! Le cœur de Pharaon s’endurcit, et il n’écouta
point Moïse et Aaron, selon ce que l’Éternel avait dit.
Exode 8.17-19

Les mages ne pouvaient plus se présenter devant Moïse, à cause


des ulcères ; car les ulcères étaient sur les mages comme sur
toute l’Égypte.
Exode 9.11 Nouvelle Bible Segond
Bien qu’ils étaient puissants, les sorciers de Pharaon furent
surpassés largement par la toute-puissance de Dieu à l’œuvre
au travers de Moïse et Aaron. Le serpent de Moïse engloutit
ceux des sorciers. Ces derniers furent incapables d’inverser
l’œuvre de Dieu : ils ne purent rendre à l’eau du Nil, chan-
gée en sang, son état initial ni arrêter l’invasion de grenouilles
dans le pays. Finalement ils furent incapables de suivre Moïse
davantage et ils reconnurent le doigt de Dieu dans les plaies
d’Égypte. Bien plus, ils ne purent se protéger eux-mêmes des
ulcères qui frappaient tous les Égyptiens. Nous pouvons en
tirer quelques conclusions :
• L’ennemi a de la puissance, mais Dieu est le Tout-Puissant.
• L’ennemi ne peut contrer l’œuvre de Dieu et sa puis-
sance est limitée alors que RIEN n’est IMPOSSIBLE à
Dieu.

271
Guérir les malades
• Les sorciers ne sont pas immunisés contre les jugements
et la justice de Dieu.
• Les sorciers peuvent reconnaître l’œuvre de Dieu.
Il est important de souligner ces vérités, car alors que je
vais expliquer et démasquer la puissance de l’ennemi, il sera
essentiel de toujours garder à l’esprit qui est le plus fort et de
ne pas vous laisser fasciner par les ténèbres, mais de rester les
yeux fixés sur Jésus.
Annick mentionne dans son témoignage qu’elle a senti une
aiguille et que le Saint-Esprit lui a demandé de l’enlever ainsi
que le poison qui se diffusait dans le corps de sa mère. Tout
d’abord, cette sensation de douleur correspond à une parole
de connaissance combinée au discernement des esprits.  En
effet, elle a reçu surnaturellement une information de l’origine
spirituelle de la douleur de sa maman. Mais d’où venait cette
aiguille ?

Délivre-moi des malfaisants, et sauve-moi des hommes sangui-


naires ! 3, Car ils m’ont tendu une embuscade ; des hommes puis-
sants complotent contre moi, sans que je sois un criminel, sans
que j’aie péché, Seigneur !
Psaumes 59.2-3 Nouvelle Bible Segond
Le psalmiste demande à Dieu de le défendre contre des
hommes sanguinaires, des méchants qui l’assaillent. On
pourrait penser de prime abord qu’il s’agit de guerriers, mais
David évoque un complot. On pourrait alors soupçonner une

272
Le Discernementdes Esprits
conspiration politique comme celle d’Absalom, mais en lisant
le psaume 59 en entier, on réalise qu’il ne peut s’agir que de
sorciers.

Ils reviennent le soir, ils hurlent comme un chien, et font le


tour de la ville. 7 Voici, de leur bouche ils vomissent l’injure,
des épées sont sur leurs lèvres ; car, disent-ils, qui nous entend
? 8, Mais toi, Éternel, tu te riras d’eux, tu te moqueras de toutes
les nations. 9 À cause de sa force, je regarderai à toi ; car Dieu est
ma haute retraite. 10 Le Dieu qui use de bonté envers moi me
préviendra ; Dieu me fera voir mon plaisir en mes ennemis. 11
Ne les tue pas, de peur que mon peuple ne l’oublie ; fais-les errer
par ta puissance, et abats-les, ô Seigneur, notre bouclier ! 12 À
cause du péché de leur bouche, —la parole de leurs lèvres, —
qu’ils soient pris dans leur orgueil, et à cause de la malédiction
et des mensonges qu’ils profèrent ! 13 Consume-les en ta fureur,
consume-les, et qu’ils ne soient plus, et qu’ils sachent que Dieu
domine en Jacob jusqu’aux bouts de la terre. Sélah.
Psaumes 59.6-13 Darby
En faisant le tour de la ville, le méchant arrose les rues de
ses insultes. Il hurle comme un chien, pourtant personne ne
l’entend. En effet, il déclare : « Qui entendra mes paroles ? »
(v7). Il s’agit ici d’une forme de rituel secret accompli le soir.
Le but n’est pas de gagner en popularité ou de calomnier le
roi aux oreilles de la population, mais de prononcer des malé-
dictions sans relâche. Le méchant vomit les malédictions, sa
bouche éructe.

273
Guérir les malades
Conscient des manigances de ses ennemis, David se réjouit
en Dieu, car le Seigneur le prévient. Il lui révèle les actions
secrètes de l’ennemi. Comprenons bien ici que ces paroles pro-
noncées dans le secret ont une portée spirituelle. Tout d’abord
parce que le roi ne peut être affecté émotionnellement ou intel-
lectuellement par une simple parole dite en secret. De plus,
pourquoi Dieu préviendrait-il David d’une chose sans effet ?
David mentionne que «  des épées sont sur leurs lèvres  ».
L’arme que le méchant utilise, ce sont ses paroles. Elles agissent
comme des épées pour blesser, mais elles peuvent aussi spiri-
tuellement prendre d’autres formes :

Je suis au milieu des lions ; je suis couché avec des dévoreurs


d’humains ; leurs dents sont une lance et des flèches, leur langue
est une épée acérée.
Psaumes 57.4 Nouvelle Bible Segond
Nous commençons à comprendre ici que des paroles de
malédictions prononcées par un méchant peuvent agir comme
des lances, des épées ou des flèches contre le juste.
Pour quelle raison peut-on être attaqué par la sorcellerie ?

Car les méchants bandent l’arc, ils ajustent leur flèche sur la
corde, pour tirer dans l’obscurité sur ceux qui ont le cœur droit.
Psaumes 11.2 Nouvelle Bible Segond
La raison est simple, nous sommes dans une guerre, l’en-
nemi veut détruire les hommes et les femmes dont le cœur est
droit. Vous consacrer au Seigneur vous qualifie pour devenir
274
une cible de choix pour l’ennemi. Seuls les soldats qui sont
au front se font tirer dessus. C’est la raison pour laquelle la
confession de péchés ne peut annuler ces attaques, car elles
sont le résultat de la justice et non du péché.
Guérir les malades
Dieu est avec vous dans le combat

Prenons la perspective de Dieu. Le Seigneur se rit du


méchant, il entend ses paroles et les révèle au juste. Il n’est pas
surpris ou désemparé par l’action de l’ennemi, il est le meil-
leur service de renseignement de l’univers1. Dieu nous divul-
gue les paroles prononcées par le méchant ou leur effet, ce qui
nous permet de les annuler.

Comment annuler l’effet des armes de l’ennemi ?

La bonne nouvelle, c’est que le Seigneur a tout prévu.


Puisque les épées dégainées par le méchant sont spirituelles,
il convient de lutter spirituellement et d’utiliser l’arme de la
panoplie de Dieu qui est adaptée à la sorcellerie.

Moi, j’ai créé le forgeron qui souffle sur les braises pour fabriquer
une arme de sa façon ; mais j’ai créé aussi le destructeur pour le
briser. 17 Toute arme forgée contre toi sera sans effet  ; et toute
langue qui s’élèvera en justice contre toi, tu la condamneras.
Voilà le patrimoine des serviteurs du Seigneur, la justice qui leur
vient de moi––déclaration du Seigneur.
Esaïe 54.16-17 Nouvelle Bible Segond
Le forgeron et celui qui détruit l’arme sont ici des réali-
tés spirituelles. Dieu ne promet pas qu’aucune arme ne sera
forgée contre nous, mais que les armes forgées contre nous
seront sans effet. Les différentes traductions le rendent de

1.  Voir à ce sujet l’histoire d’Élisée dans 2 Ro 6.8-12.


276
Le Discernementdes Esprits
cette façon : « n’atteindra pas son but » (Semeur), « ne réus-
sira pas » (Darby). Prétendre que nous sommes inatteignables
rendrait inutiles les armes défensives de Dieu. Il s’agit là aussi
d’un mensonge de l’ennemi, d’une doctrine de démons. En
croyant que l’ennemi ne peut m’atteindre, je vais chercher ail-
leurs la source du problème, ce qui lui permet de continuer à
me torturer sans être inquiété.
Le texte nous apprend ici que si une arme peut être forgée
contre nous, qu’elle peut nous affecter, Dieu est celui qui
peut empêcher qu’elle accomplisse son mandat. S’il est donc
possible de créer une arme spirituelle par des paroles, il faut
savoir que Dieu a aussi créé le destructeur pour détruire ces
armes. Il est donc tout à fait possible de détruire une arme
spirituelle forgée contre quelqu’un.
Dans le nom de Jésus, on peut donc prier pour défaire des
paroles et briser une arme qui a été envoyée contre nous ou
contre une personne. Remarquez qu’il est plus facile et plus
rapide de détruire une arme que de la façonner. Cette capacité
est « l’apanage », « l’héritage », « le patrimoine » ou « le lot des
serviteurs de l’Éternel  », suivant les différentes traductions
de ce verset. C’est-à-dire que cela fait partie de l’héritage des
enfants de Dieu. Nous pouvons donc annuler au nom de Jésus
ce que la langue du méchant a créé.
Il arrive que les chrétiens utilisent ce verset comme une for-
mule « magique ». Vous vous souvenez de la prière « Au nom
de Jésus » qui n’est pas une formule, mais une position ? De

277
Guérir les malades
la même façon, ce n’est pas le fait de déclarer ce verset qui est
important, mais de prier précisément d’après les révélations
du Saint-Esprit.
Donc concrètement, comme l’a fait Annick, on se met à
l’écoute du Saint-Esprit et s’il nous révèle par une sensation,
par une vision ou par des mots l’origine du problème, par
exemple une épée, une chaîne ou un couteau, on l’enlève sim-
plement au nom de Jésus. Il suffit de dire simplement avec foi :
« J’enlève ce couteau dans la jambe de mon frère au nom
de Jésus, je le retourne d’où il vient et je prie que la plaie se
referme, que l’effet de ce couteau soit annulé. Je prie pour la
guérison complète de sa jambe. »

Comment fonctionnent ces armes ?

Au moment où un rituel est pratiqué ou une malédiction


est prononcée, une épée spirituelle (ou une autre arme) est
forgée puis envoyée sur la cible. Elle n’atteint pas toujours
sa cible en fonction du niveau de protection de la personne.
Une fois plantée, l’arme commence à faire effet, plus ou moins
rapidement, suivant la puissance de la sorcellerie utilisée ou
de la ruse employée pour augmenter la dissimulation. Cela
peut être assez violent au point de ressentir un coup physi-
quement ou alors s’installer très progressivement comme une
gêne, puis une douleur lancinante, puis une douleur vive. Le
but de l’arme peut être la mort, la paralysie ou une dégrada-
tion de la qualité de vie. Cela peut affecter la mobilité, mais
aussi les organes internes comme le pancréas, le cerveau ou
278
Le Discernementdes Esprits
les reins, l’utérus ou le foie, la peau, les yeux ou les oreilles.
D’une manière générale, l’effet augmente avec le temps. Les
médicaments sont inefficaces pour traiter ces souffrances et
les médecins n’en connaîtront souvent pas la cause.
En 2013, j’ai commencé à avoir mal au poignet gauche.
Cette douleur ne se manifestait que lorsque je mettais du
poids sur mon poignet. Les mois passèrent et la douleur s’in-
tensifia au point de devenir très vive. Un soir que je prêchais,
je remarquai que la douleur se manifestait à chaque fois que
je déclarais une vérité sur la puissance du Saint-Esprit. C’était
comme si la douleur réagissait à mes paroles. Je demandai à
mon équipe de prière de prier pour moi à la fin de la réunion.
Ils reçurent cette vision : mon poignet était transpercé par un
grand clou et la peau et la chair étaient absentes de mon poi-
gnet jusqu’au bout de mes doigts. Cette vision révélait le plan
de l’ennemi qui progressivement était en train de s’accomplir
sans toutefois être arrivé à son terme. Dans la prière, nous
avons donc simplement enlevé le clou, puis l’avons retourné à
son envoyeur et prié pour la guérison et la restauration de ma
main. La douleur diminua fortement sur le champ et dans les
jours qui suivirent, elle disparut complètement.

Est-ce vraiment une épée ?

Souvenez-vous que c’est Dieu qui révèle ce qu’il révèle.


Donc il peut vous donner une image symbolique pour dési-
gner l’action de l’ennemi, vous dévoiler un concept complexe,
ou encore vous dépeindre les détails d’un rituel ou vous faire

279
Guérir les malades
entendre les paroles de malédiction qui ont été prononcées.
Demandez au Saint-Esprit des explications ainsi que la marche
à suivre. Il vous guidera. Vérifiez ensuite l’effet de votre prière
dans le corps de la personne. Cela peut être instantané ou pro-
gressif sur quelques heures ou jours.

Retour à l’envoyeur

Que faire avec les armes qu’on a retirées du corps de la per-


sonne malade ? Il faut les retourner à l’envoyeur ! À ce sujet,
la Bible est claire :

Voici, le méchant prépare le mal, il conçoit l’iniquité, et il enfante


le néant. 15 Il ouvre une fosse, il la creuse, et il tombe dans la
fosse qu’il a faite. 16 Son iniquité retombe sur sa tête, et sa
violence redescend sur son front. 17 Je louerai l’Éternel à cause
de sa justice, je chanterai le nom de l’Éternel, du Très–Haut.
Psaumes 7.14-17

Les nations tombent dans la fosse qu’elles ont faite, leur pied se
prend au filet qu’elles ont caché.
Psaumes 9.15

L’Éternel se montre, il fait justice, il enlace le méchant dans


l’œuvre de ses mains. –– Jeu d’instruments. Pause.
Psaumes 9.16

Leur épée entrera dans leur propre cœur, leurs arcs se briseront.
Psaumes 37.15 Nouvelle Bible Segond

280
Le Discernementdes Esprits
Voici, Dieu est mon secours, Le Seigneur est le soutien de mon
âme. 5 Le mal retombera sur mes adversaires ; réduis-les au
silence, dans ta fidélité !
Psaumes 54.4-5

Tu transperces de leurs propres flèches la tête de ses chefs qui


se précipitent en tempête pour me mettre en pièces en poussant
des cris de joie, comme s’ils dévoraient déjà le pauvre dans leur
repaire.
Habacuc 3.14 Nouvelle Bible Segond
En pratique, il suffit de simplement dire :
« Je retourne cette épée (par exemple) à celui qui l’a envoyée ou
à qui elle appartient, au nom de Jésus. »

Les méchants dans leur orgueil poursuivent les pauvres, ils sont
pris dans les intrigues qu’ils ont montées.
Psaumes 10.2 Nouvelle Bible Segond
Ce verset souligne aussi la notion de subtilité, d’intrigues.
Dieu est celui qui révèle les choses cachées, peu importe leur
complexité.

Il révèle ce qui est profond et caché, il connaît ce qui est dans les
ténèbres, et la lumière demeure avec lui.
Daniel 2.22
Une chrétienne m’appela un jour au Québec depuis le
Congo avec une de ses amies. Elle souffrait à la mâchoire,
son articulation se déboîtait régulièrement. En priant pour

281
Guérir les malades
elle, son amie avait vu une sorte de casque en métal qui ser-
rait sa mâchoire, mais elle ignorait quoi faire de cette vision.
Je lui expliquai les principes que je viens de vous exposer et
elle enleva le casque au nom de Jésus. La douleur persista. Je
lui demandai alors ce qu’elle voyait. Le casque était toujours
présent. Je lui recommandai de regarder plus précisément
et elle vit que le casque était fixé au moyen de vis insérées
dans la mâchoire. Elle enleva alors les vis au nom de Jésus
puis le casque et il disparut de sa vision. Au même moment, la
sœur qui souffrait entendit un claquement métallique dans sa
mâchoire et la douleur s’estompa complètement.
Je vous ai partagé ce témoignage pour que vous compre-
niez que l’on peut prier en équipe, que l’on doit être attentif
et dépendant du Saint-Esprit et que toute résistance n’est pas
l’effet de la volonté de Dieu, mais nécessite notre persévérance
pour percer la possible complexité de la ruse employée.

Où trouver une liste des armes de l’ennemi ?

L’utilisation des quelques principes que je viens de vous


exposer combinée à l’aide du Saint-Esprit devrait suffire pour
que vous puissiez commencer à guérir ceux qui sont torturés
par l’ennemi. Vous rencontrerez, selon la grâce et le discerne-
ment que Dieu vous accordera et selon votre persévérance,
des situations plus ou moins complexes ou insolites. N’en
soyez pas surpris.

282
Le Discernementdes Esprits
Du chef de chœur. Psaume. De David. Ô Dieu, entends-moi,
quand je gémis ! Préserve ma vie de la frayeur de l’ennemi ! 2
Soustrais-moi aux projets secrets des mauvais, à la troupe
bruyante des malfaisants ! 3 Ils aiguisent leur langue comme
une épée, ils lancent leurs flèches : des paroles acerbes, 4 pour
tirer depuis leur repaire sur l’homme intègre ; ils tirent sur lui à
l’improviste et n’ont aucune crainte. 5 Ils montent un projet de
malheur : ils parlent d’enfouir des pièges et disent : Qui les
verra ? 6 Ils inventent pour l’injustice : nous sommes prêts,
l’invention est au point ! La pensée intime, le cœur de chacun
est un abîme. 7 Dieu tire une flèche sur eux à l’improviste, les
voilà frappés. 8 Leur langue les a fait trébucher ; de dégoût, tous
ceux qui les voient hochent la tête. 9 Tous les humains sont sai-
sis de crainte, ils disent l’action de Dieu, ils comprendront son
œuvre. 10 Le juste se réjouit dans le Seigneur et trouve en lui un
abri ; tous ceux qui ont le cœur droit pourront être fiers.
Psaumes 64.1-10 Nouvelle Bible Segond
Dans ce psaume, la langue du méchant est encore présentée
comme une épée, et ses paroles comme des flèches. On dis-
cerne encore leur portée spirituelle. Le verset cinq parle d’en-
fouissement, de piège et de dissimulation. Le juste n’est pas
conscient de ce qui est prononcé contre lui.
Un jour qu’un de mes collaborateurs avait une forte dou-
leur au pied qui l’empêchait de marcher, je priai pour lui sans
succès. Je demandai alors au Seigneur comment prier et il
me montra l’image d’un piège à loups. J’ouvris donc le piège
pour en enlever la jambe de mon ami et priai pour la guérison
283
Guérir les malades
de son membre des effets de cette mâchoire de métal. Il put
remarcher sur le champ.
Les méchants, en tant qu’êtres humains, sont créatifs. Le
verset six indique qu’ils inventent le mal et que leur créativité
est un abîme sans fond. C’est la raison pour laquelle utiliser
une méthode préétablie pour annuler les projets des sorciers
ne donnera aucun résultat. Vous ne pouvez pas juste réciter
des versets au hasard ou par habitude. Vous devez totale-
ment dépendre des révélations du Seigneur. Dieu est celui qui
entend ce qui est proféré en secret, il est celui qui voit ce qui
est fait en cachette, il est celui qui révèle les plans de l’ennemi.
C’est la raison pour laquelle je ne peux pas vous donner de
liste exhaustive des ruses des démons ou des sorciers. Je peux
juste vous exposer des principes, les bases bibliques et des
exemples.
Sophie et Jacques ont suivi les enseignements de l’école
EMSF. Sophie avait des douleurs chroniques dans le bras et
l’épaule. Son mari prit autorité sur la douleur et quasi instan-
tanément elle fut soulagée. Cependant, Sophie eut à nouveau
mal quelques jours plus tard et Jacques demanda au Saint-Es-
prit comment prier. Il reçut dans la prière l’image d’un écrou
avec des pointes plantées dans l’épaule de sa femme. Il l’en-
leva au nom de Jésus ce qui la soulagea sur le champ. La dou-
leur ne revint plus jamais par la suite.
Les démons ont une plus grande crainte d’attaquer les
enfants de Dieu que les sorciers. En effet, ils croient en Dieu et

284
Le Discernementdes Esprits
ils tremblent2, ils savent qui sont les anges et le Saint-Esprit.
Par contre, les sorciers sont aveuglés par leur orgueil et par
Satan. De plus, ils ignorent qui est le vrai Dieu. Le verset
quatre précise que le méchant n’a aucune crainte. Les men-
songes auxquels il croit et l’orgueil de son pouvoir l’égarent
complètement.
Il y a une différence entre maudire quelqu’un, c’est-à-dire
créer soi-même une arme à son intention, et lui rendre ce
qui lui appartient. C’est la raison pour laquelle après avoir
retourné les armes à l’expéditeur, il faut le bénir, prier que le
Saint-Esprit le poursuive par son amour et lui révèle qui est
Jésus. Le Seigneur nous a commandé de bénir ceux qui nous
maudissent, mais pas d’accepter leurs malédictions.

Bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous
injurient.
Luc 6.28 Nouvelle Bible Segond
Souvenez-vous, Jésus est mort aussi pour les sorciers. À
Éphèse, un grand nombre de personnes qui pratiquaient la
magie se convertirent en réponse aux démonstrations de la
puissance de Dieu et de la prédication de Paul.

Beaucoup de ceux qui étaient devenus croyants venaient en recon-


naissant publiquement leurs pratiques. 19 Bon nombre de ceux
qui avaient pratiqué les sciences occultes apportaient leurs livres
et les brûlaient devant tous. On en calcula le prix et on l’estima à

2.  Jc 2.19
285
Guérir les malades
cinquante mille pièces d’argent. 20 C’est ainsi que, par le pouvoir
du Seigneur, la Parole se répandait et gagnait en force.
Actes 19.18-20 Nouvelle Bible Segond
Une femme de mon église me raconta qu’elle rêvait régu-
lièrement de sa mère qui faisait de la sorcellerie. Elle la voyait
faire des incantations contre elle et lui donner à manger des
choses nocives. Cette sœur se réveillait souvent oppressée.
Elle avait beau prier contre sa mère, cela continuait. Parfois,
elle la voyait venir en esprit dans sa chambre pour l’insulter.
Je lui expliquai de défaire les rituels qu’elle voyait, car c’était
bien plus que des rêves, mais une révélation par le Saint-Es-
prit de ce qui était fait contre elle. Ensuite, je lui recommandai
de bénir sa mère et de lui annoncer l’Évangile si elle revenait
en esprit, ce qu’elle fit à la première occasion. À l’annonce de
la grâce de Dieu, les visites nocturnes cessèrent.

Le discernement des esprits

Quand on voit, perçoit ou reçoit une révélation de ce qui est


spirituel, c’est une manifestation du discernement des esprits.
Cela correspond à l’un des neufs dons de l’Esprit3.
Pour utiliser une comparaison, le discernement des esprits,
c’est un peu comme un soldat qui est équipé de lunettes de
vision nocturne. Il peut repérer l’assaillant qui se déplace dans
l’obscurité (l’ennemi se cache). Il peut aussi faire la différence
entre un soldat ennemi et un animal sauvage qui bouge dans

3.  1Cor 12.8-11


286
Le Discernementdes Esprits
les buissons4, ou entre un ennemi et un soldat de sa propre
armée (il est capable de distinguer une activité surnaturelle
d’origine divine d’une autre d’origine diabolique). Le dis-
cernement des esprits sert aussi à reconnaître les appels, les
onctions ou les activités angéliques. Nous n’étudierons pour
ce qui nous concerne que son application à la guérison des
malades.

Partager ce qu’on a reçu avec sagesse

C’est une chose de voir ou entendre dans le domaine de


l’esprit, mais si on ne fait rien avec les révélations que l’on
reçoit du Seigneur, cela est vain. Certaines personnes sont
dans la confusion après qu’un frère ou une sœur leur ait fait
part de révélations les concernant. Dire à quelqu’un  : «  J’ai
vu une épée dans ta tête  » ou «  j’ai vu une araignée accro-
chée à ton dos » sans plus d’explications ne sert à rien. C’est
une erreur fréquente de ceux qui commencent à recevoir des
révélations et qui ne savent pas comment les utiliser. Parta-
ger ce qu’on a reçu sans rien faire d’autre a plutôt tendance à
amener la confusion ou l’angoisse dans le cœur de la personne
concernée et à jeter le discrédit sur le discernement des esprits.
D’un autre côté, garder pour soi ce que Dieu révèle est aussi
dommageable.

4.  Cela permet par exemple de distinguer si une manifestation est émo-
tionnelle ou démoniaque.
287
Guérir les malades
Dieu a prévenu Ézéchiel qu’une sentinelle qui voit venir
l’ennemi, mais n’avertit pas le peuple est coupable et tenue
responsable de la mort des gens de la ville.

Si le guetteur voit venir l’épée et ne sonne pas de la trompe, si le


peuple n’est pas averti, et que l’épée vienne enlever quelqu’un,
celui-ci sera enlevé dans sa faute ; mais son sang, je le réclamerai
au guetteur.
Ézéchiel 33.6 Nouvelle Bible Segond
Voici donc la marche à suivre si vous recevez quelque chose.
Tout d’abord, demandez au Seigneur des confirmations. Ne
laissez pas l’impression laissée par ce que vous avez reçu vous
pousser à agir sous l’effet de la panique ou avec précipitation.
Lorsque vous avez une foi assez solide pour le partager 5et que
vous êtes prêt à prier spécifiquement, demandez à la personne
son autorisation pour prier pour elle et suivez les instructions
du Saint-Esprit.
Voici comment vous pouvez introduire une révélation et
proposer la prière :
Alors que je priais, j’ai vu, ressenti, perçu une épée dans ton
épaule. La Bible nous déclare que les armes forgées contre nous

5.  Peu importe la clarté de la révélation, c’est par la foi que vous devrez
avancer, ne voyant la confirmation ultime de votre prière que lors de son
exaucement.
288
Le Discernementdes Esprits
ne peuvent subsister. Me permets-tu de prier pour enlever
cette épée et d’annuler son effet ?
Si l’arme était là depuis longtemps, la prière devrait faire
diminuer la douleur fortement sur le champ. Celle-ci devrait
ensuite s’estomper progressivement dans les heures ou les
jours qui suivent.
Un jour, je priais pour un homme sur Skype. La nuit précé-
dant notre conversation, une boule était apparue à son poignet
et il ne pouvait plus bouger le pouce de la main gauche. En
priant pour lui, je vis une image : une menotte enserrant son
poignet. Je le lui partageai simplement. Après avoir reçu son
autorisation, je priai pour enlever cette menotte et la retournai
à celui qui l’avait envoyée. Cet homme retrouva instantané-
ment la mobilité de son pouce. Puis je priai avec son épouse
pour la boule sur son poignet, celle-ci disparut en quelques
minutes après plusieurs courtes prières.
Comment ai-je su que l’image de la menotte venait de
Dieu ? Je vous explique !
Tout d’abord, j’ai reçu cette image après avoir demandé à
Jésus comment prier pour cet homme. L’image a surgi sponta-
nément et elle correspondait à l’un de ses problèmes à la main.
Malgré cela, c’est par la foi que je l’ai partagé et que j’ai prié
dans ce sens avec son autorisation. Le résultat, la guérison, est
la confirmation qu’il s’agissait bien d’une vision de Dieu.
Au cas où votre autorité spirituelle (votre pasteur par
exemple) s’opposerait à ce que vous priiez pour les gens dans
289
Guérir les malades
l’église, soumettez-vous à son avis afin de ne pas agir par
rébellion. Telle une sentinelle dans une armée qui rend compte
à son supérieur, partagez simplement à votre responsable ce
que vous avez reçu et ce que vous pensez devoir prier pour
la personne concernée. Que votre leader prie lui-même ou ne
tienne pas compte de ce que Dieu vous a montré, ce n’est plus
votre responsabilité. Vous avez fait ce que le Seigneur atten-
dait de vous. C’est l’autorité spirituelle qui rendra des comptes
à Dieu. N’entrez surtout pas en guerre ou en campagne de
médisance contre votre pasteur. Vous pouvez partager ce livre
avec votre leader, car il arrive que ce soit l’ignorance ou la
peur qui amènent une réaction d’hostilité ou de méfiance.
Par contre, si la personne est un membre de votre famille
comme votre enfant ou votre conjoint, vous pouvez prier pour
lui, peu importe l’avis de votre pasteur, car c’est votre sphère
d’autorité. Si c’est une personne en dehors de l’église, vous
avez aussi toute la liberté de le faire.

Avancez par la foi

Partager ce que le Saint-Esprit révèle peut-être gênant


quand on n’est pas habitué, d’autant plus si la révélation
semble bizarre. Vous devrez donc agir par la foi, sans tenir
compte de la crainte de l’homme.
En 2014, alors que j’étais pasteur dans la ville de Québec,
des douleurs lombaires aiguës m’empêchaient de bien dormir.
J’avais dépensé près de 1000 $ de traitement chiropratique
sans amélioration. La douleur ne se manifestait que lorsque
290
Le Discernementdes Esprits
j’étais dans mon lit. Lors d’un temps de prière avec des frères
et sœurs, une sœur reçut la vision d’une araignée sous mon
lit qui me piquait la nuit. Elle ne connaissait pas les détails
de ma souffrance. Elle pria simplement pour retourner l’arai-
gnée d’où elle venait et annuler l’effet de ses piqûres sur moi.
Je dormis cette nuit-là comme un bébé pour la première fois
depuis des mois. Cette douleur au dos était terminée.
Je veux prier pour vous maintenant. Lisez la prière suivante
puis prenez dix minutes en silence pour attendre devant Dieu.
Père, tu es omniscient, rien ne t’est caché, tu te ris des
méchants et de leurs ruses. Je te prie d’ouvrir les yeux et les
oreilles spirituelles de ton enfant afin qu’il/elle puisse démas-
quer les pièges et briser les armes forgées par l’ennemi. Jésus,
tu es venu détruire les œuvres du diable et tu envoies aussi ton
enfant avec la même mission. Je te prie donc de l’équiper main-
tenant avec le discernement des esprits et avec les protections
nécessaires. Exerce ses mains au combat afin qu’il/elle puisse
libérer les opprimés. Au nom de Jésus, qui a dépouillé les puis-
sances de ténèbres et qui est élevé au-dessus de tout autre nom.
Amen !

291
Guérir les malades
Mise en pratique

1. Priez pour douze personnes différentes en demandant


à Dieu comment prier. Prévenez la personne que vous allez
prendre trente secondes pour vous concentrer et écouter le
Seigneur avant de parler, puis suivez les directives du Saint-
Esprit. Il est possible que vous rencontriez des cas nécessitant
l’application des enseignements de ce chapitre mais n’en
faites pas une règle. Commencez par prier comme vu dans le
chapitre six si vous ne recevez pas d’indications particulières.
2. Remplissez le journal de bord à la fin du livre.

292
CHAP 11

SURMONTER
LES DÉCEPTIONS
Jusqu’à sa mort, il a cru que Dieu allait le guérir, je ne com-
prends pas !
Pourquoi Dieu a-t-il guéri cet homme impie alors que je prie
pour ma femme depuis si longtemps et qu’elle n’est pas guérie ?
Je prie pour les malades et je vois des guérisons, mais je ne
comprends pas pourquoi je n’arrive pas à guérir mon fils !
Pourquoi tel pasteur qui prêche la parole de Dieu avec puis-
sance est-il tombé malade ?
Ces questions, vous les avez sûrement entendues, vous
vous les êtes sûrement déjà posées. La souffrance et l’incom-
préhension nous poussent à chercher des réponses à ces pour-
quoi. En tant que pasteur, j’ai présidé plusieurs enterrements.
J’ai enterré des personnes âgées, mais aussi un jeune père ou
Guérir les malades
encore un bébé et sa mère décédés le jour de l’accouchement.
Certains étaient sauvés et pour d’autres leur salut était plus
qu’incertain. Il m’est aussi arrivé plusieurs fois de prier en
vain pour la résurrection d’un mort en ayant la famille en état
de choc autour de moi. Faire face à la mort après avoir prié me
donne toujours une impression d’avoir perdu une bataille. La
guérison est un combat contre un ennemi, pas une négociation
avec Dieu.
Ce combat, je ne le comprends pas complètement. Il y a une
part de mystère. Plus je cherche Dieu, plus le Saint-Esprit me
révèle de mystères, mais j’ignore encore tellement de choses.
Tous ceux qui touchaient Jésus étaient guéris, le mouchoir
de Paul guérissait les malades, mais pour ma part, comme je
l’ai partagé dans le premier chapitre, je ne vois pas 100% de
guérisons quand je prie. Surmonter la déception, c’est garder
la bonne attitude afin de continuer de prier pour les malades
après un échec.
Je suis interpellé par la réaction des gens sans Dieu face à
la maladie. Les expressions qu’ils emploient renvoient à une
guerre : on parle de la lutte contre le cancer, du combat contre
la maladie, de vaincre le diabète. Les associations ont pour
nom des mots fédérateurs guerriers comme la ligue contre le
cancer. De nombreuses personnes ayant eu un proche atteint
d’une maladie mortelle fondent des associations, voulant
prendre une revanche, désirant aider les autres, avec l’espoir
d’un traitement qui vaincra le mal. On entend souvent dans
leur bouche cette expression : « Je ne veux pas qu’il soit mort
294
Surmonterles Déceptions
pour rien. » Cela signifie que la mort de cette personne empor-
tée par la maladie va servir à générer et nourrir une colère
contre cette dernière afin de mener un combat de longue
haleine nécessaire à son éradication. Des actions comme
le Téléthon ou des courses de la vie informent le public et
ramassent des fonds pour la recherche. Cette recherche est
d’abord fondamentale pour comprendre la maladie puis pour
trouver et développer des traitements, médicaments, théra-
pies ou vaccins. Ces organismes, souvent d’utilité publique,
sont financés par des dons et ont l’appui de nombreux béné-
voles. Je vous partage tout cela pour que vous réalisiez qu’une
réaction normale face à la maladie est la colère, la résistance, la
lutte, l’entraide et l’espoir.
Satan n’a pas peur des associations humaines, par contre il
redoute que les chrétiens s’engagent dans cette guerre contre
la maladie avec les armes puissantes de Dieu  : la foi dans
les promesses de sa Parole, la foi dans l’oeuvre de la croix,
l’autorité des enfants de Dieu, les dons spirituels. C’est pour
cela qu’il essaye d’anesthésier les chrétiens par toutes sortes
de mensonges au sujet de la maladie et de la guérison. Satan
voudrait que vous baissiez la tête de découragement, il vou-
drait vous enfermer dans l’incompréhension, vous empoison-
ner avec SES réponses à vos pourquoi, vous paralyser avec le
géant de la fatalité et vous enterrer dans le désespoir.
En 1940, les nazis avaient conquis une bonne partie de l’Eu-
rope à une vitesse fulgurante. Les Anglais étaient le dernier
rempart contre la tyrannie. La puissance militaire allemande
295
Guérir les malades
semblait invincible et plusieurs membres du gouvernement
anglais voulaient négocier avec Hitler. Winston Churchill, le
13 mai 1940, devant la Chambre des Communes, prononça ce
discours resté célèbre :
«  Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine,
des larmes et de la sueur. Nous avons devant nous une
épreuve des plus douloureuses. Nous avons devant nous
de nombreux et longs mois de combat et de souffrance. 
Vous demandez, quelle est notre politique ? Je peux vous dire  :
c’est d’engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs,
avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner
; engager le combat contre une monstrueuse tyrannie, sans
égale dans les sombres et désolantes annales du crime. Voilà
notre politique. Vous demandez, quel est notre but ? Je peux
répondre en un mot : la victoire, la victoire à tout prix, la vic-
toire en dépit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit
le chemin qui nous y mènera ; car sans victoire, il n’y a pas de
survie. »
C’est cette détermination qui doit vous animer si vous
voulez guérir les malades sur le long terme. Le sang, Jésus l’a
déjà versé, mais il est possible que vous ayez vous-même à
faire face à la maladie au cours de votre vie. La peine que vous
ressentirez face à la souffrance de ceux qui vous demanderont
de l’aide, vous devrez la confier à Jésus. Les larmes que vous
verserez lors du décès d’une personne pour qui vous aurez
tant prié, vous devrez laisser le Saint-Esprit les sécher. La
sueur que vous transpirerez en priant avec persévérance devra
296
Surmonterles Déceptions
vous amener à puiser vos forces en Dieu seul. Les Anglais et
les Alliés ont lutté pour la victoire, mais ils n’avaient pas ce
que nous avons : la fin de l’histoire. Jésus a déjà triomphé à la
croix. Il est temps que les enfants de Dieu réagissent avec une
légitime, saine et sainte colère contre la maladie. L’heure est
venue de s’armer de détermination et de livrer bataille ! Utili-
sons tout l’arsenal de Dieu à notre disposition et cherchons les
révélations dont nous avons besoin pour détruire les bastions
de l’ennemi.
Je veux une dernière fois regarder avec vous le combat contre
la maladie avec la perspective du salut. Des milliers d’hommes
et de femmes sont morts en martyrs pour l’Évangile. Seul
le Ciel garde un décompte du nombre de missionnaires qui
furent persécutés pour avoir annoncé la bonne nouvelle sur le
territoire de l’islam, du bouddhisme, de l’animisme ou encore
du communisme. Malgré tous ces échecs apparents, toutes ces
souffrances, malgré le lourd tribut payé par les serviteurs de
Dieu depuis 2000 ans, l’Évangile continue aujourd’hui de se
propager à travers le monde. Pourquoi ? Parce que nous pui-
sons notre détermination dans la certitude que Jésus a donné
sa vie pour que TOUS les hommes soient sauvés. Adoptons la
même attitude concernant la guérison afin que Jésus reçoive
la récompense de ses souffrances en guérissant un malade à la
fois, car Christ a souffert pour TOUTES nos maladies.
Voici maintenant quelques conseils sur l’attitude à main-
tenir pour surmonter les déceptions. Souvenez-vous toujours
que Dieu est bon, qu’il vous aime et qu’il est le Tout-Puissant.
297
Guérir les malades
Ne remettez jamais en question ses promesses, ne les adaptez
pas à votre expérience, mais cherchez à vivre ce que Jésus a
promis.

Fuyez les réponses toutes faites aux pourquoi

Acceptez de ne pas avoir toutes les réponses. Mieux vaut


dire : « Je ne sais pas, mais je continue d’espérer en la bonté de
Dieu » que de se nourrir du poison de l’ennemi et de dévelop-
per une colère contre Dieu. Certaines questions sont de mau-
vaises questions, car elles vous privent de la communion avec
le Seigneur.

Chant des montées. De David. Seigneur, mon cœur n’est pas


hardi, mes yeux ne s’élèvent pas ; je ne m’engage pas dans des
questions trop grandes et trop difficiles pour moi. 2 Au contraire,
je me suis fait calme et tranquille, comme un enfant sevré avec
sa mère ; je suis avec moi-même comme un enfant sevré. 3 Israël,
attends le Seigneur, dès maintenant et pour toujours !
Psaumes 131.1-3 Nouvelle Bible Segond
Dieu n’explique pas tout et nous ne pouvons pas tout
comprendre. Mais nous devons lui faire confiance. Dans ce
psaume, David a trouvé la solution aux questions trop com-
pliquées. Il vient dans la présence de Dieu et laisse son cœur
s’apaiser au contact de son amour. La prière appropriée dans
ces moments, c’est : « Je ne comprends pas Seigneur, mais je
m’appuie sur ce que je sais. Tu es bon, Jésus a tout payé, c’est
l’ennemi qui vient égorger et détruire. Console mon cœur, je

298
Surmonterles Déceptions
te donne mes incompréhensions et je te demande de m’accor-
der plus de tes révélations et de ton onction pour guérir les
malades. » Au verset trois, David réaffirme son espoir en Dieu.
De même, nous devons continuer de nous attendre au Sei-
gneur dès maintenant et pour toujours. Le décès d’un malade
ne remet pas en cause la guérison en Jésus, pas plus que le
suicide d’une personne qui a entendu l’Évangile ne remet en
question le salut en Christ.

Évitez les pièges de l’ennemi

Ne vous mettez pas la pression d’avoir réponse à tout.


Communiquez ce que vous avez reçu et cherchez auprès de
Dieu ce qu’il vous manque. Ne laissez pas l’ennemi vous para-
lyser par la culpabilité. Il viendra vous murmurer : « C’est à
cause de toi s’il est mort, tu n’as pas assez prié » ou « Tu lui as
donné un faux espoir. » Ou encore : « Si tu étais allé prier pour
elle, elle aurait été guérie, c’est de ta faute. » Si vous prenez le
fardeau de la culpabilité que l’ennemi va vous proposer, vous
ne pourrez pas persévérer ni vous développer. Après avoir
pleuré ce qui est nécessaire, venez dans la présence de Dieu
lui demander une percée pour ce problème spécifique puis
continuez de prier pour les malades. Votre seule responsabi-
lité est d’obéir par la foi. Ce qui vous a résisté hier fuira devant
vous demain si vous persévérez.

Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin


de vous.
Jacques 4.7
299
Guérir les malades
On utilise souvent ce verset pour le péché, mais je crois qu’il
s’applique aussi dans notre lutte contre la maladie.

Que faire si les symptômes reviennent ?

Si vous priez pour quelqu’un et que les symptômes dispa-


raissent puis reviennent quelques heures ou jours plus tard, il
y a plusieurs possibilités :
-Si le problème était irrégulier, il fallait attendre avant de
déclarer la guérison de la personne pour éviter les déceptions.
-Si vous mettez de la pression sur le malade pour qu’il dise
qu’il va mieux, il le dira pour vous faire plaisir mais sans être
guéri. Donc ne mettez pas de pression sur les gens.
-Si le problème est causé par une mauvaise hygiène de vie1
ou des positions inadaptées, il est nécessaire d’effectuer les
changements pour que la situation ne se reproduise pas.
-Il est possible que le problème soit d’origine spirituel et
que les symptômes aient cessé juste pendant la prière pour
revenir ensuite car l’emprise de l’ennemi n’a pas été brisée. Il
faut dans ce cas prier plus spécifiquement pour une libération
complète.
-Il est aussi possible que l’ennemi vienne infliger au malade
les mêmes symptômes pour le faire douter de sa guérison.

1.  Nous devons prendre soin de notre corps, cela implique de : manger
des aliments sains, bannir les substances toxiques, faire de l’exercice régu-
lièrement, dormir suffisamment et veiller à équilibrer repos et travail.
300
Surmonterles Déceptions
C’est une expérience similaire qui peut se produire lors de
la conversion d’une personne  : quelqu’un se repent de ses
péchés et donne son cœur à Jésus mais quelques jours plus
tard, l’accusateur vient lui murmurer qu’il n’est pas pardonné
et le fait se sentir coupable. Il faut alors prendre autorité par la
foi et repousser la culpabilité. Pour la maladie, il faut refuser
les symptômes et les rejeter au nom de Jésus. C’est là une ruse
classique du diable.

Gardez un cœur humble

Vous êtes en apprentissage et ce qui vous est encore mysté-


rieux n’est pas inconnu de Dieu. Adoptez l’attitude d’un cher-
cheur qui veut percer les mystères avec l’aide du Saint-Esprit.
Les chercheurs du monde entier partagent leurs connaissances
sur les maladies afin d’accélérer leurs découvertes. De la même
façon, ne faites pas cavalier seul, mais soyez pleinement inté-
gré dans le corps de Christ pour apprendre les uns des autres.
J’ai aujourd’hui plus d’outils, plus de compréhension que
lorsque j’ai commencé. Certains problèmes qui étaient trop
complexes pour moi à l’époque me paraissent simples à com-
prendre maintenant, car Dieu m’a révélé de nouveaux outils.
Je garde donc espoir que ce qui me résiste aujourd’hui fléchira
le genou devant Jésus demain.

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné


le nom qui est au-dessus de tout nom, 10 afin qu’au nom de Jésus
tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, 11

301
Guérir les malades
et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la
gloire de Dieu le Père.
Philippiens 2.9-11

Refusez la pression

Même si vous gardez un cœur humble, certains placeront


leur foi en vous plutôt qu’en Dieu. Quand les gens qui vous
entourent réalisent que vous guérissez souvent les malades,
ils peuvent placer sur vous des attentes qui vous mettront la
pression. On vous dira  : «  Untel a un cancer, je lui ai dit de
venir te voir pour être guéri. » L’ennemi peut aussi jouer dans
vos pensées et augmenter cette pression qui peut se transfor-
mer en un mélange de peur et d’angoisse. Rejetez ces émo-
tions, cultivez un cœur reconnaissant envers Dieu, louez-le
pour le privilège de collaborer avec lui. Ne vous laissez pas
écraser par les attentes mais passez du temps avec Jésus et
restez dans la simplicité.

Veillez sur votre cœur

Votre communion avec Jésus doit être votre source de


réconfort lorsque vous êtes affecté émotionnellement. Ne lais-
sez pas l’intensité des activités vous priver de sa Parole et de
temps dans sa présence. Vous pouvez vous épuiser émotion-
nellement, physiquement et spirituellement à force de prier
pour les autres sans vous ressourcer.

302
Surmonterles Déceptions
Les apôtres revinrent auprès de Jésus et lui racontèrent tout ce
qu’ils avaient fait et enseigné. 31 Cependant, les gens qui allaient
et venaient étaient si nombreux que Jésus et ses disciples n’avaient
même pas le temps de manger. C’est pourquoi il leur dit : Venez
avec moi dans un endroit isolé pour vous reposer un moment.
Marc 6.30-31 Bible en Français Courant
Vous vous rendrez vite compte que les miracles et les gué-
risons ne peuvent pas nourrir votre âme. Seules la parole de
Dieu et sa présence ont le pouvoir de vous combler.

Développez une culture du trophée

Pourquoi l’un est-il guéri et pas l’autre  ? Cette question


peut vous tourmenter au point de ne plus vouloir prier pour
personne. L’ennemi s’en réjouira. Adoptez la bonne perspec-
tive. Ce qui est important, c’est qu’au moins un des deux ait
été guéri. C’est un bon début. Mieux vaut une personne per-
sévérante qui guérit 50% des malades pour qui elle prie qu’un
chrétien qui ne prie pour personne par peur d’être déçu.
Chaque guérison est comme un trophée. Un chasseur
expose son trophée sur un mur, mais ne conserve pas les
caisses de douilles vides qui ont été tirées en vain. Votre jour-
nal est une puissante source d’encouragement. Notez-y vos
exploits. Je dis bien vos exploits.

Avec Dieu, nous ferons des exploits ; il écrasera nos ennemis.


Psaumes 60.12

303
Guérir les malades
Dieu cherche des héros, des hommes et des femmes qui
croient ses promesses et qui prennent le risque de lui obéir.
Quand vous considérez un témoignage passé, votre esprit
devrait s’écrier : « Seigneur, fais-le encore ! »

Ne méprisez pas les petits commencements

Ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la


perfection 
Hébreux 12.2a
Jésus est l’auteur de la foi et il la mène à la perfection. Si ma
foi est en train de grandir, je dois me réjouir des progrès et non
me décourager de ce qui me manque encore. Si au début vous
ne guérissez que les maux de tête, priez pour ceux qui vous
entourent avec persévérance jusqu’à ce que plus personne
ne prenne d’aspirine. L’exercice de votre foi la fera grandir
et vous conduira donc à voir des guérisons contre des maux
plus graves.

Ranimer la flamme

Dans chacune de ses lettres à Timothée, Paul l’encourage à


entretenir les dons qu’il a reçus.

Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par pro-
phétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens.
1 Timothée 4.14

304
Surmonterles Déceptions
C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer la flamme du don de la grâce,
du don de Dieu, que tu as reçu par l’imposition de mes mains.
2 Timothée 1.6 Nouvelle Bible Segond
Nous avons vu que les dons sont comme des semences. Une
jeune pousse contient en elle tout le potentiel d’un grand arbre
si on lui permet de grandir. L’ennemi connaît la puissance des
dons de Dieu, c’est pourquoi il va essayer de vous distraire, de
vous rendre négligent ou d’éteindre le feu que le Saint-Esprit
a allumé en vous. Quelles sont ses stratégies  ? L’incrédulité
ambiante peut vous intimider au point de ne pas oser utiliser
ce que le Seigneur vous a donné. De même, la déception et le
découragement face à des situations difficiles peuvent vous
amener à chercher à éviter de souffrir et donc à enterrer les
dons de Dieu. Enfin, le combat spirituel devient plus intense
quand on est armé et il vous faudra vous attacher au Seigneur
car l’ennemi cherchera à vous arrêter par tous les moyens.
Le jour de mon baptême dans le Saint-Esprit, il y avait
un feu en moi. Je me mis à parler en langues abondamment,
mais sans continuer les jours suivants. J’ignorais en effet que
je pouvais pratiquer ce langage de prière par moi-même. Ce
n’est que plusieurs mois plus tard, alors que tout semblait
éteint, que j’ai décidé par la foi de recommencer à parler en
langues car j’avais découvert son importance pour l’édifica-
tion personnelle.

Celui qui parle en langue se construit lui-même.


1 Corinthiens 14.4a Nouvelle Bible Segond

305
Guérir les malades
Plusieurs années plus tard, Dieu me rappela cet épisode
en faisant un parallèle avec les dons spirituels. Voici ce que
j’avais noté dans mon journal de prière :
Les dons spirituels commencent fort comme le parler en lan-
gues, ensuite on les exerce par la foi jusqu’à ce que cela devienne
naturel. L’ennemi vient s’opposer tout de suite à ce qui est
reçu pour que cela s’arrête, c’est la foi qui permet de triompher.
L’ennemi s’oppose à l’onction en priorité. Il faut enseigner aux
enfanrs de Dieu à triompher par la foi de l’opposition.
Peu importe le don que vous avez reçu, c’est par la foi que
vous l’exercerez. Le Seigneur vous donne son feu, mais c’est
à vous de l’entretenir et de l’alimenter. S’il est possible de le
ranimer, c’est parce que les dons de Dieu sont irrévocables.

Car les dons de la grâce et l’appel de Dieu sont irrévocables.


Romains 11.29 Nouvelle Bible Segond
Si donc vous avez par le passé collaboré avec Dieu, vous
pouvez recommencer, c’est le temps de ranimer la flamme. Je
prie que le Saint-Esprit souffle sur vous maintenant et embrase
votre cœur tout à nouveau. Le Seigneur veut non seulement
que vous recommenciez là où vous vous êtes arrêté, mais que
vous alliez encore plus loin.
Priez avec moi :
Saint-Esprit, j’ai négligé tes dons en moi et je les ai laissés
s’éteindre. Mais je déclare que tu me les as donnés et par la foi
je décide aujourd’hui de les déterrer et de les utiliser à nouveau

306
Surmonterles Déceptions
pour ta gloire et pour bénir ceux qui m’entourent. Je me secoue
de la poussière d’incrédulité que l’ennemi avait jetée sur moi,
je m’oppose à la peur, je marche sur le découragement et je
m’engage résolument à exercer l’autorité que tu m’as donnée
pour relâcher ta puissance dans les corps de ceux qui souffrent.
J’invoque le nom de Jésus, celui qui n’éteint pas le lumignon
qui fume encore, celui qui est un feu dévorant. Amen !
Je veux prier pour vous maintenant :
Père, je bénis ton enfant qui s’engage à collaborer avec toi pour
bénir ceux qui souffrent. Je prie que ta compassion l’anime et
lui permette de surmonter le découragement, de persévérer et
d’éviter les pièges de l’ennemi. Je te prie de le protéger et de
l’entourer de tes anges afin que l’adversaire ne puisse l’arrêter.
Saint-Esprit, garde son cœur près de Jésus afin qu’il puisse
faire ses délices de Dieu. Au nom de Jésus. Amen !

307
Guérir les malades
Mise en pratique

1. Prenez dix minutes pour écouter Dieu. Voici une bonne


question à lui poser :
Père, que veux-tu me dire pour m’encourager au sujet de la
guérison ?
Écrivez ici ce que vous avez reçu à ce sujet.
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
______________________________________________________
2. Considérez les maladies qui vous ont atteint ou atteint vos
proches. Décidez de prier systématiquement pour ceux
que vous rencontrerez qui souffrent du même problème.
C’est le temps de la revanche.
3. Priez pour treize personnes malades et écrivez vos exploits
dans le journal à la fin du livre.

308
CHAP 12

MON PASTEUR, MON


ÉGLISE ET LA GUÉRISON
J’ai écrit ce livre à l’intention de tous les chrétiens. La gué-
rison n’est pas réservée aux pasteurs, pas plus que le témoi-
gnage envers les perdus ne l’est. Cela dit, un chrétien doit nor-
malement appartenir à une famille spirituelle, une église dans
laquelle Dieu a établi des autorités. Je veux aborder dans ce
dernier chapitre le sujet délicat des relations entre les pasteurs
et ceux qui cherchent à guérir les malades. Je terminerai par
quelques conseils pour les pasteurs qui veulent développer
la guérison dans leur église. Chacun de ces conseils mérite-
rait un chapitre entier. Mon but est ici de stimuler l’amour, la
sagesse et la réflexion.
Guérir les malades
La guérison et mon pasteur

À la lecture de ce livre, vous avez peut-être compris des


choses que votre pasteur vit et/ou enseigne et je m’en réjouis
d’avance. Malheureusement, il est aussi possible que votre
pasteur n’enseigne ni ne pratique la guérison, voire qu’il
s’y oppose. C’est dans ce cas que votre croissance spirituelle
peut devenir délicate, car vous allez commencer à vivre des
choses qui, selon lui, n’existent plus. Certains pasteurs vont
jusqu’à dire que la guérison surnaturelle est la manifestation
de la puissance de l’ennemi (comme les pharisiens l’ont dit à
Jésus1). Comprenez que vous n’avez pas le mandat de corriger
votre pasteur ni de faire une révolution dans votre église. Sou-
venez-vous que les dons spirituels doivent être exercés dans
l’amour.

Je pourrais transmettre des messages reçus de Dieu, posséder


toute la connaissance et comprendre tous les mystères, je pour-
rais avoir la foi capable de déplacer des montagnes, si je n’ai pas
d’amour, je ne suis rien.
1 Corinthiens 13.2 Bible en Français Courant
Chacun vit un cheminement avec Dieu. Si vous venez de
comprendre ou d’expérimenter quelque chose avec le Sei-
gneur, laissez aux autres le temps de le vivre et ne vous élevez
pas au-dessus d’eux. Offrir ce livre peut les aider dans leur
cheminement.

1.  Mc 3.22
310
Mon Pasteur, Mon Église Et La Guérison
Souvenez-vous que vous devez obéir à vos conducteurs
spirituels, qu’ils guérissent les malades ou non. Ne devenez
pas un sujet de souffrance pour eux.

Obéissez à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis  : ils


veillent sur vous, sachant qu’ils auront des comptes à rendre.
Qu’ils puissent le faire, non pas en soupirant, ce qui ne serait pas
à votre avantage, mais avec joie.
Hébreux 13.17 Nouvelle Bible Segond
Respectez donc les consignes de votre pasteur. Certains
pensent que seuls les pasteurs peuvent imposer les mains.
Bien que cela ne soit pas vrai, vous n’êtes pas en charge de
l’église donc ce n’est pas votre prérogative d’aller à l’encontre
des règles qui y sont établies. Par contre, dans votre famille,
sur votre lieu de travail, dans la rue ou les commerces, des tas
de malades attendent que vous leur imposiez les mains. Res-
pectez donc la sphère d’autorité que Dieu vous a confiée. Ne
vous trompez pas d’ennemi : luttez contre la maladie et non
contre votre pasteur.
Le fait que vous ayez guéri des malades ne vous qualifie
pas pour prêcher ou pour faire partie de l’équipe de prière de
l’église. La guérison est la prérogative de tous les chrétiens,
l’exercer ne change pas plus votre position dans le corps de
Christ que le fait de parler en langues ou d’entendre la voix
de Dieu. Vous vivez juste la vie chrétienne normale. Respectez
donc les protocoles établis dans votre église. Vous gagnerez

311
Guérir les malades
plus d’autorité spirituelle en respectant les autorités qu’en
bravant l’ordre établi.
Il est probable que vous deveniez très enthousiaste suite à
vos premières guérisons. Il est légitime que vous souhaitiez
témoigner de vos expériences autour de vous. Je veux cepen-
dant vous avertir que tout le monde ne partagera peut-être
pas votre enthousiasme et ce, pour des raisons diverses. Veil-
lez donc à ne pas insister plus que nécessaire. Observez la soif
de ceux qui vous entourent et souvenez-vous qu’on ne peut
pas forcer quelqu’un à boire s’il n’a pas soif.

La guérison et mon église

En tant que pasteur, je sais que développer la guérison dans


son église peut sembler compliqué à certains égards. Si vous
êtes pasteur, je veux tout d’abord vous rappeler ce proverbe
anglais : « You get what you preach ! » Cela signifie que vous
obtiendrez des résultats en fonction de votre prédication. Si
vous prêchez sur la compassion pour les pauvres, les chré-
tiens aideront les pauvres. Si vous parlez de la louange, ils
grandiront dans la louange. Mais si vous n’abordez jamais le
sujet de la guérison, il y a peu de chance qu’ils guérissent les
malades.
Commencez donc par prêcher littéralement ce que la Bible
enseigne au sujet de la guérison puis faites des appels après
votre message. Laissez Dieu confirmer l’annonce de sa Parole.
Je sais à quel point il peut être terrorisant de faire un appel

312
Mon Pasteur, Mon Église Et La Guérison
pour la guérison et de voir une foule s’approcher. Mais si vous
avez le courage de faire des appels au salut, vous pouvez tout
autant en faire pour la guérison.
En priant, ne cédez pas à la tentation de faire des prières à
la chaîne. Prenez le temps avec chaque personne de vérifier ce
que Dieu fait, de prier plusieurs fois.
Comme je l’ai partagé dans quelques témoignages de ce
livre, prier pour les malades peut prendre du temps. Former
une équipe pour vous aider vous évitera de prier seul pen-
dant des heures. Cela dit, accordez du temps dans vos réu-
nions pour prier pour les malades. Jésus le faisait, malgré les
reproches des religieux. Si vous faites de la place au Saint-Es-
prit dans votre programme, il agira.
Si vous n’avez jamais fait de jeûne prolongé, je vous encou-
rage à le faire. Jésus a affirmé que certains démons ne sortent
que par le jeûne et la prière. Il nous a laissé un modèle en com-
mençant son ministère par un jeûne de quarante jours. Je vous
recommande de commencer progressivement par sept jours
puis vingt-et-un jours. Avant de débuter, documentez-vous
sur le jeûne prolongé car vous devez prendre soin de votre
corps.
Il est très important que vous suiviez ce que le Seigneur
fait dans votre église : partagez donc les témoignages pour sa
gloire et nourrissez la foi de votre assemblée afin de favoriser
l’action de Dieu.

313
Guérir les malades
Nous ne le cacherons point à leurs enfants ; nous dirons à la géné-
ration future les louanges de l’Éternel, et sa puissance, et les pro-
diges qu’il a opérés.
Psaumes 78.4
Je vous conseille d’interviewer les gens avant qu’ils ne
prennent la parole publiquement pour leur poser des ques-
tions appropriées, cela évitera la confusion. Préparez-vous,
mais partagez les témoignages ! Dieu mérite la gloire qui lui
est dûe.
Évitez de dénigrer les médecins. Cela ne ferait que vous
discréditer. Jésus a lui-même envoyé les lépreux consulter
le sacrificateur pour attester leur guérison2. Demandez aux
gens de consulter leur médecin pour constater les guérisons,
recommandez-leur de faire les examens nécessaires avant de
partager leur témoignage. Si quelqu’un est guéri, son docteur
devrait le constater. Ne vous improvisez pas non plus méde-
cin et ne dites pas à quelqu’un d’arrêter son traitement médi-
cal. Enfin, ne déclarez pas aux gens qu’ils sont guéris par la foi
alors que tous les symptômes subsistent. Si le médecin n’at-
teste pas la guérison, c’est qu’elle n’est pas présente.
Il est possible que vous ayez dans votre assemblée des per-
sonnes qui exercent davantage la guérison que vous. Réjouis-
sez-vous ! N’ayez pas peur des dons des gens, mais n’en soyez
pas impressionné. L’exercice des dons et la maturité spirituelle
sont deux choses indépendantes. La meilleure façon d’éviter

2.  Lc 17.14
314
Mon Pasteur, Mon Église Et La Guérison
que les gens prennent la grosse tête, c’est de rendre la guérison
commune dans l’assemblée, ainsi nul ne pourra s’enorgueillir
d’être un « super-héros. »
À la différence d’un évangéliste itinérant, le pasteur reste
avec les gens qui ne sont pas guéris, c’est lui qui les enterre
et qui accompagne les familles endeuillées. Ne cédez pas à la
tentation des réponses toutes faites. Acceptez le mystère avec
humilité, guidez les gens dans les bras d’amour de Dieu et
poursuivez le combat avec ténacité.
Un jour, un pasteur m’a confié qu’il avait cessé de prêcher
sur la guérison, car cela ne faisait pas grandir son église. Sou-
venez-vous des dix lépreux guéris par Jésus. La guérison ne
force pas les gens à se convertir, elle est un signe qui pointe
vers Dieu, mais les gens sont libres de le suivre ou non. La
vraie compassion agit contre les œuvres de l’ennemi par pure
bonté. Les gens dans votre église doivent avoir accès à tout ce
que Jésus a accompli pour eux à la croix. Ils ne sont pas juste
des bénévoles dans un ministère, mais des enfants de Dieu,
objets de son amour et héritiers de toutes ses promesses. Si
vous commencez par guérir les chrétiens, ils ne se converti-
ront pas à nouveau, donc ne considérez pas la guérison uni-
quement comme un outil de croissance (même si à long terme
elle favorise celle-ci), mais comme faisant partie intégrante de
l’évangile.

Ses « dons aux hommes » sont variés. Il nous a donné certains


frères comme apôtres, d’autres comme porte-parole de Dieu,

315
Guérir les malades
d’autres comme évangélistes, d’autres encore comme bergers et
enseignants. 12 Tous ces dons ont été accordés pour le perfection-
nement des chrétiens afin qu’ils soient tous convenablement équi-
pés pour leur service et que chacun soit rendu capable d’exercer
son ministère en vue de la formation du Corps du Christ.
Éphésiens 4.11-12 Parole Vivante
Dieu vous a établi pour que vous équipiez et formiez les
saints en vue du ministère. Si vous enseignez et encouragez
les gens de votre assemblée à prier pour les malades, le Sei-
gneur appuiera davantage vos efforts que si vous tentez de
garder le monopole de l’exercice des dons spirituels.
Ce livre a une perspective pragmatique, le but étant que les
lecteurs, libres des obstacles les plus courants, passent à l’ac-
tion. Vous aurez cependant, en tant que prédicateur, besoin de
creuser le sujet de la guérison un peu plus pour l’enseigner
régulièrement. Je vous recommande les livres auxquels j’ai fait
référence aux cours des chapitres, ainsi que l’école EMSF.
Finalement, je vous encourage à poursuivre Dieu passion-
nément. Il veut vous équiper afin de prêcher l’Évangile par
une démonstration d’Esprit et de puissance qui surpasse large-
ment l’efficacité des techniques de communication modernes.

Ma parole et ma proclamation n’avaient rien des discours per-


suasifs de la sagesse ; c’était une démonstration d’Esprit, de puis-
sance, 5 pour que votre foi ne soit pas en la sagesse des humains,
mais en la puissance de Dieu.
1 Corinthiens 2.4-5 Nouvelle Bible Segond
316
Mon Pasteur, Mon Église Et La Guérison
Mise en pratique

Priez pour treize personnes malades et écrivez vos exploits


dans le journal à la fin du livre. N’oubliez pas de faire un suivi
avec les gens qui n’ont pas été guéris sur le champ.
Vous devriez avoir prié pour au moins cent personnes.
Faites le pourcentage de guérisons des cinquante dernières
personnes pour lesquelles vous avez prié :
(Nombre de guérisons*/Nombre de personnes pour qui
vous avez prié) x 100
*Comptez les guérisons, pas juste les personnes guéries.
Une personne peut être guérie de plusieurs problèmes.
Comparez ce pourcentage avec le premier et soyez encou-
ragé de vos progrès !

317
Vous voulez apprendre
à reconnaître la voix de
Dieu  ? Je vous invite à
découvrir mon premier livre :
À l’écoute de Dieu.
Vous pouvez le
commander et télécharger
gratuitement les 3 premiers
chapitres à cette adresse :
w w w. e n t e n d re d i e u . c o m

Je suis fier de vous présenter le blog de Sylvie, mon épouse.


Partout à travers la francophonie, des femmes sont bénies à
sa lecture. Sylvie y révèle avec vérité, transparence et humour
des leçons de vie à la lumière de la Bible. Vous serez équipée
et inspirée !

www.lescarnetsdesylvie.com
Allez plus loin dans votre vie spirituelle grâce à l’École
de Ministère Surnaturel Francophone ! Vous y découvrirez
comment exercer les dons spirituels au quotidien. Les ensei-
gnements audios et vidéos sont disponibles gratuitements en
ligne.

www.ecolemsf.com
BANDES DESSINÉES
Découvrez un moyen d’évangélisation efficace
grâce au divertissement et à l’humour !
« RENDEZ-VOUS DANS LA FORÊT » 1,2 & 3
Recueil de témoignages authentiques aussi humoristiques
que profonds qui vous fera passer un bon moment !

www.auderset.com
INDEX DES RÉFÉRENCES
BIBLIQUES
1 Corinthiens 1Tim 4.14  307
1Cor 2.4-5 320
2 Corinthiens
1Cor 4.20 188
2Cor 1.20 101
1Cor 12.1 203
2Cor 3.18 213
1Cor 12.7-8 218
2Cor 5.20 29
1Cor 12.7-11 199
2Cor 6.2 82
1Cor 12.8-11 288
1Cor 12.11 18 2 Pierre
1Cor 12.31a  200 2 Pi 3.9 48
1Cor 12.31a 201 2 Rois
1Cor 12.31a 201 2 R 13.14a 119
1Cor 12.31a 200 2 R 13.21  120
1Cor 13.2 314 2 R 19.9 121
1Cor 14.4a 308
1Cor 14.12 202 2 Samuel
1Cor 14.12 202 2 Sa 11.27 49
1Cor 15.26 3 2 Timothée
1Cor 15.46-47 71 2Tim 1.6 18
1 Jean 2Tim 1.6 307
1 Jn 3.20  251 2Tim 4.20 120
1 Jn 5.14-15 45 Actes
1 Jn 5.14-15 267 Ac 1.8 90
1Pierre Ac 1.8 198
1 Pi 2.24  72 Ac 2.37 198
Ac 3.6 126
1 Rois Ac 4 80
1 R 18.41-45  182 Ac 8 197
1 Samuel Ac 8.5-13 117
1 Sa 17.45 236 Ac 9 91
Ac 10.37-38 15
1 Timothée
Ac 19.11-16 108
1Tim 2.4-6 79
Ac 19.18-20 288
1Tim 4.1 34
Apocalypse Ézéchiel
Ap 19.10b 229 Éz 14.19-20  37
Ap 21.3-4 44 Éz 33.6 290
Ap 21.3-4 55
Habacuc
Ap 22.1-2 44
Hab 3.14 283
Colossiens
Hébreux
Col 1.24  60
Héb 9.22 70
Daniel Héb 12.2a 306
Dn 2.22  283 Héb 12.2a 132
Héb 12.7 58
Deutéronome
Héb 13.8  230
Deut 7.15 53
Héb 13.17 314
Éphésiens
Jacques
Éph 4.11-12 9
Ja 2.19 287
Éph 4.11-12 319
Ja 2.26 135
Éph 6.11 270
Ja 4.7  302
Ésaïe Ja 5.11  35
Ésa 6.8 83 Ja 5.13-15 130
Ésa 9.6-7 99
Jean
Ésa 48.22 248
Jn 2.45-51 91
Esa 50.6 70
Jn 3, 7.50-51, 19.39 91
Ésa 53.4-5 66
Jn 3.16 78
Ésa 53.4-5 67
Jn 5.1-13 127
Ésa 53.5  248
Jn 5.2-9  96
Ésa 54.16-17 278
Jn 5.5 80
Ésa 61.1-3  249
Jn 6.11-13 60
Exode Jn 9 80
Ex 2.25 53 Jn 9.1,6-7 126
Ex 7.10-13 272 Jn 9.18  231
Ex 7.12 118 Jn 10.10a  38
Ex 7.20-22 272 Jn 10.10 39
Ex 8.6-7 272 Jn 11.25 39
Ex 8.17-19 273 Jn 14.8-10  40
Ex 9.11 273 Jn 14.12 155
Ex 15.26 53 Jn 14.12  105
Ex 31.1-6 156 Jn 14.27  247
Ex 33.13 230 Jn 19.2 70
323
Jn 19.30  149 Lc 8.43 80
Lc 9.52-56 194
Jérémie
Lc 10.9 104
Jér 29.11  55
Lc 10.18-19 152
Job Lc 11.5-13  189
Jb 1.1-12  36 Lc 11.14 256
Jb 1.21-22 38 Lc 13.11-13  256
Jb 1.22 41 Lc 14.16-24 160
Jb 2.1-9  42 Lc 17.5  131
Jb 2.10  43 Lc 17.12-16  223
Jb 4.12-19  48 Lc 17.12-19 59
Jb 5.7  54 Lc 17.14 318
Jb 5.17-18  57 Lc 17.17-18 225
Jb 7.5  56 Lc 18.1-8 233
Jb 7.13-14  42 Lc 24.31-32 14
Jb 9.4 38
Malachie
Jb 23.1,2-6  45
Mal 3.20 54
Jb 37.23-38.3  97
Mal 3.23 75
Jb 42.7-8 51
Marc
Josué
Mc 1.40-42 46
Jos 1.3 141
Mc 1.41 78
Jude Mc 2.3-12 125
Ju 20 132 Mc 3.22 314
Juges Mc 3.29-30 52
Jg 6.13 12 Mc 5.36 80
Mc 6.2-6 172
Lévitique Mc 6.13 111
Lév 14 223 Mc 6.13 86
Luc Mc 6.30-31 305
Lc 1.17 75 Mc 6.56 111
Lc 4.16-21 83 Mc 8.22-25  178
Lc 4.18-19  201 Mc 8.31-33 268
Lc 4.38-39 20 Mc 9.14-29 85
Lc 5.19-25 73 Mc 9.17-27 126
Lc 5.23 74 Mc 9.19 126
Lc 6.28 287 Mc 9.22 86
Lc 7.18-23  75 Mc 9.23 148

324
Mc 10.14 221 Psaumes
Mc 10.46-52 125 Ps 4.8 247
Mc 11.24 20 Ps 7.14-17 282
Mc 11.24 135 Ps 9.15 282
Mc 16.15-20 76 Ps 9.16 282
Mc 16.17 104 Ps 10.2 283
Mc 16.17-18 90 Ps 11.2 276
Mc 16.17-18 107 Ps 14.1 40
Mc 16.17-18 2 Ps 30.3 53
Mc 16.20  140 Ps 37.15 283
Ps 53.1 40
Matthieu
Ps 54.4-5  283
Mt 4.24 235
Ps 57.4 276
Mt 5.3 190
Ps 59.2-3 274
Mt 6.9-10  43
Ps 59.6-13 275
Mt 6.9-10  100
Ps 60.12 306
Mt 8.16-17  68
Ps 60.12 331
Mt 9.27-30 126
Ps 64.1-10 285
Mt 10.1 85
Ps 78.4 317
Mt 10.12-13 245
Ps 103.2-6 53, 61
Mt 11.12 16
Ps 107.20 54
Mt 11.28 243
Ps 131.1-3 300
Mt 12.22  255
Mt 15.30-31 148 Romains
Mt 15.31  235 Ro 1.11 196
Mt 17.20 87 Ro 2.4 47
Mt 17.21 87 Ro 8.26 91
Mt 18.34-35  253 Ro 8.26 268
Mt 21.18-22  113 Ro 11.29 308
Mt 27.26 70 Ro 12.6 196
Ro 14.17 152
Nombres
Nb 6.22-27 244
Philippiens
Ph 2.8-10 118
Ph 2.9-11 304
Proverbes
Pr 10.22 117
Pr 17.22 249
ANNEXE 1

TÉMOIGNAGES DANS
L’ENTOURAGE
La première chose que vous pouvez faire à cette étape est
d’augmenter votre conscience de la présence agissante de
Dieu autour de vous. Pour cela, je vous invite à interroger les
chrétiens et les pasteurs de votre entourage. Posez-leur ces
simples questions :
• As-tu déjà été guéri par Dieu ?
• As-tu déjà guéri quelqu’un par la prière ?
• Peux-tu me raconter ce qui s’est passé ?
Soyez attentif aux détails suivants  et posez des questions
pour en savoir davantage sur :
1. Le type de maladie/problème et sa durée
2. L’intervention du corps médical (opération(s), médica-
ments ou traitements)
3. Le type de prière reçue (imposition des mains, onction
d’huile, parole de connaissance, prière persévérante, jeûne
ou autre)
4. La durée de la guérison (instantanée, pendant la nuit ou
sur quelques jours ou semaines)

326
Témoignages Dans L’entourage
5. Le type de guérison (accélération d’une convalescence,
guérison d’une maladie chronique, d’une maladie incu-
rable, infirmité, miracle créatif). Demandez aussi la durée
de la souffrance.
6. Les détails insolites (propos des médecins, opération
annulée, retour au travail, preuves médicales de la guéri-
son, rêves, manifestations du Saint-Esprit, etc.)
Interrogez tous les chrétiens que vous pouvez (que ce soit
de vive voix, par téléphone, même s’ils sont dans une autre
église) afin de recueillir au moins dix témoignages de guéri-
son puis priez que le Seigneur vous utilise également. Cette
liste de témoignages est à la gloire de Dieu, je vous encourage
à la remplir avec sérieux afin de stimuler votre foi.
Témoignage #1. Nom : _________________________________
Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

Témoignage #2. Nom : _________________________________


Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

327
Guérir les malades
Témoignage #3. Nom : _________________________________
Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

Témoignage #4. Nom : _________________________________


Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

Témoignage #5. Nom : _________________________________


Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

Témoignage #6. Nom : _________________________________


Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

328
Témoignages Dans L’entourage
Témoignage #7. Nom : _________________________________
Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

Témoignage #8. Nom : _________________________________


Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

Témoignage #9. Nom : _________________________________


Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

Témoignage #10. Nom : ________________________________


Date de la guérison : _____ Problème : ______________________________

_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

329
ANNEXE 2

JOURNAL DES 100


PREMIERS EXPLOITS
Avec Dieu nous ferons des exploits.
Psaumes 60.12

J’emploie le mot «exploits» pour trois raisons : tout d’abord


parce qu’il est biblique de dire que nous pouvons accomplir
des exploits avec Dieu, ensuite parce que votre parcours de
formation est un exploit sur la peur et l’incrédulité et enfin
parce que par la foi, je crois que Dieu va vous utiliser pour
guérir des malades. Pour chaque personne pour laquelle vous
allez prier, remplissez ce journal. Comptez les guérisons car
une personne peut être guérie de plusieurs maux. Lors du
suivi (de vive-voix, par téléphone ou par e-mail), priez à nou-
veau au besoin. Ce journal est la trace de votre cheminement
avec Dieu, la preuve de la croissance de votre foi, la démons-
tration de votre victoire sur les mensonges de l’ennemi.

330
Journal Des 100 Premiers Exploits
 1. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 2. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 3. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 4. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

331
Guérir les malades
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 5. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 6. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 7. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 8. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

332
Journal Des 100 Premiers Exploits
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 9. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 10. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 11. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

333
Guérir les malades
 12. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 13. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 14. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 15. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

334
Journal Des 100 Premiers Exploits
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 16. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 17. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 18. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 19. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

335
Guérir les malades
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 20. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 21. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 22. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

336
Journal Des 100 Premiers Exploits
 23. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 24. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 25. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 26. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

337
Guérir les malades
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 27. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 28. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 29. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 30. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

338
Journal Des 100 Premiers Exploits
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 31. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 32. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 33. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

339
Guérir les malades
 34. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 35. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 36. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 37. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

340
Journal Des 100 Premiers Exploits
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 38. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 39. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 40. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 41. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

341
Guérir les malades
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 42. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 43. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 44. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

342
Journal Des 100 Premiers Exploits
 45. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 46. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 47. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 48. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

343
Guérir les malades
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 49. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 50. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 51. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 52. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

344
Journal Des 100 Premiers Exploits
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 53. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 54. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 55. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

345
Guérir les malades
 56. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 57. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 58. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 59. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

346
Journal Des 100 Premiers Exploits
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 60. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 61. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 62. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 63. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

347
Guérir les malades
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 64. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 65. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 66. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

348
Journal Des 100 Premiers Exploits
 67. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 68. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 69. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 70. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

349
Guérir les malades
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 71. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 72. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 73. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 74. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

350
Journal Des 100 Premiers Exploits
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 75. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 76. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 77. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

351
Guérir les malades
 78. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 79. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 80. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 81. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

352
Journal Des 100 Premiers Exploits
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 82. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 83. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 84. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 85. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

353
Guérir les malades
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 86. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 87. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 88. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

354
Journal Des 100 Premiers Exploits
 89. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 90. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 91. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 92. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

355
Guérir les malades
État après la prière, remarque : _____________________________________
_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 93. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 94. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 95. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 96. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

356
Journal Des 100 Premiers Exploits
Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 97. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 98. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

 99. Nom : ____________________________ Date : __________


Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

357
Guérir les malades
 100. Nom : ____________________________ Date : __________
Problème : _______________________________________________________

Douleur (1 à 10) avant la prière : ____ Après : ___ Suivi à faire le : ___________

Contact : _______________________________

État après la prière, remarque : _____________________________________


_________________________________________________________________
_________________________________________________________________

Félicitations !!! Vous avez persévéré et avez prié pour 100


personnes ! La plupart des chrétiens ne prient pas pour autant
de monde dans toute leur vie. Comptez le nombre de gué-
risons sur les 50 dernières personnes (dénombrez les guéri-
sons, un malade pouvant être guéri de plusieurs choses, par
exemple un mal de dos et un mal de genou guéris comptent
pour deux guérisons). Ensuite calculez un pourcentage :

Nombre de guérisons x2 = _____ % de guérisons

Réécrivez ici le pourcentage de guérisons des 50 premières


personnes pour qui vous aviez prié : ______ %

Comparez les deux pourcentages pour mesurer vos pro-


grès. Additionnez le nombre total de guérisons et rendez
gloire à Dieu pour toutes les personnes guéries qui souffri-
raient encore si vous n’étiez pas passé à l’action !

Nombre total de guérisons : __________

Merci de m’envoyer un courriel avec ces trois chiffres afin


que je me réjouisse avec vous ! contact@ecolemsf.com

358
Journal Des 100 Premiers Exploits
Vous pouvez aussi me faire parvenir des témoignages de
guérison en remplissant le formulaire que vous trouverez à
cette adresse. www.guerirlesmalades.com/temoignage

Je publierai vos témoignages afin d’encourager les autres


lecteurs. Puisque vous avez persévéré, j’ai une récompense
pour vous ! Un treizième chapitre à télécharger en pdf ici :

www.guerirlesmalades.com/chapitrebonus

359