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DIDACTIQUE, LANGUES ET MIGRATIONS

Résumé et objectifs
Dans un contexte international où les phénomènes
migratoires sont en forte hausse, les réseaux d’accueil et de
formation des migrants, qu’ils soient adultes ou enfants,
légaux ou illégaux, sont soumis à de nouveaux défis, en
particulier pour ce qui relève de l’apprentissage de la ou des
langue(s) du pays d’accueil.

Ce cours permettra de réaliser tout d’abord (chapitre 1) un


panorama actualisé des grands courants migratoires dans le
monde (en cause : les pressions démographiques, les grands
conflits ou les dérèglements climatiques notamment), ainsi
que de l’historique de l’accueil des migrants dans la plupart
des grands pays d’accueil dont la France. 

Dans une deuxième partie (chapitre 2), nous aborderons de


façon synthétique, les grands courants qui ont présidé à la
scolarisation et à la formation de ces migrants, faisant
émerger d’une part une didactique du français à destination
d'adultes migrants (qualifiée de didactique du FLI / "Français
langue d’intégration" - et abrogée DEROGAR REVOCAR
depuis septembre 2018), et d'autre part, une didactique du
français langue de scolarisation (désormais "FLSco").
Nous en détaillerons les grands principes et analyserons les
dernières dispositions en cours en France et leur incidence
didactique.

La dernière partie (chapitre 3) proposera plusieurs exemples


de ressources faisant office d'études de cas (mémoires de
Master 2, vidéos,...), en particulier en contexte français ou
francophone, à partir de travaux récents. 
Planification
La date limite de dépôt du devoir est fixée au 30.04.2021.

RAPPEL des dates de vacances universitaires avec le risque


de peu de réactivité de ma part :

 CARNAVAL : 15 au 18 février 2021


 PÂQUES : 1er au 10 avril 2021

Modalités d'évaluation
CARACTÉRISTIQUES DU DOSSIER

Le dossier que je vous demanderai de remettre, doit vous


permettre de faire valoir sur le plan individuel vos
connaissances, savoir-faire et compétences d’analyse
critique sur la thématique du cours « Didactique, langues et
migrations ». Vous n'êtes pas obligés de lire TOUS les
documents cités dans le cours (cela serait difficile) mais il est
vivement conseillé, avant d'aller chercher tout autre document
sur internet, au minimum de les avoir lus en diagonal pour
compléter la synthèse du cours et pour pouvoir enrichir votre
devoir en fonction du thème choisi. 

Vous devrez choisir l’un des 2 thèmes suivants : 

 la formation des migrants adultes


 la scolarisation des enfants de migrants 

Le contexte géographique proposé en cours renvoie plus


spécifiquement à la situation en France. 

Si vous le souhaitez, vous pourrez proposer un dossier


comparatif, en basant votre analyse sur le rappel du
contexte français comparé à un autre contexte
géographique clairement défini, en vous appuyant sur des
exemples concrets que vous commenterez et mettrez en
perspective. 

Pour le détail, voir la dernière section du cours intitulée


"EVALUATION FINALE".

Si vous avez encore des doutes, pour toute précision


complémentaire, n'hésitez pas à m'écrire dans le forum de
discussion dédié (partie "EVALUATION") ou contactez-moi
par mail. 

Introduction
Dans un contexte international où les phénomènes
migratoires sont en forte hausse, les réseaux d’accueil et de
formation des migrants, qu’ils soient adultes ou enfants,
légaux ou illégaux, sont soumis à de nouveaux défis, en
particulier pour ce qui relève de l’apprentissage de la ou des
langue(s) du pays d’accueil. Dans ce cours, nous essaierons
de présenter un panorama actualisé des grands courants
migratoires dans le monde  en lien avec différents
phénomènes tels que les pressions démographiques, le
dérèglement climatique ou les grands conflits. Nous ferons un
détour par un bref historique de l’accueil des migrants dans la
plupart des grands pays d’accueil, dont la France, et l'étude
des dispositions légales mises en place en particulier en
France, permettront d’initier les apprenants aux grands
principes de mise en place et gestion des politiques
linguistiques. Nous terminerons notre tour d'horizon avec
l'étude d'une part, des grands courants qui ont présidé à la
scolarisation et à la formation de ces migrants en France en
particulier, et d'autre part, de l'émergence de nouveaux
cadres didactiques : d’un côté, une didactique du français
langue d’intégration (désormais "FLI"), et de l'autre, une
didactique du français langue de scolarisation. 

Activité préalable pour bien débuter la réflexion


Arrêtons nous quelques instants afin de réfléchir sur des
thématiques susceptibles d'influencer notre regard sur
la / les langue/s de l' "Autre" : stéréotypes sur les langues
(et leurs locuteurs), la question du vivre ensemble, de la
rencontre avec l'Autre et avec la langue de l'Autre. 
Consignes : 

Deux documents (audio et vidéo) vous sont proposés ci-


après. Partagez votre point de vue sur les thèmes et/ou
sur certains points abordés par les auteurs et qui vous
auraient particulièrement marqués. Appuyez-vous sur
votre expérience personnelle et en faisant le lien avec
l'enseignement et la thématique de ce cours. 

1. Ecoutez d'abord le podcast audio (interviews réalisées


en juillet et septembre 2019). Que vous inspirent ces
réflexions sur l'évolution et le contact des langues et les
dangers que représenteraient certaines langues (ou
variétés d'une même langue) pour une autre langue (ici
les langues concernées sont le français, l'anglais et
l'arabe...et leurs locuteurs!) ? 
2. Regardez l'extrait vidéo (conférence de Françoise
ARMAND, 2014). Echangez avec vos collègues votre
avis sur l'analyse proposée par Françoise Armand.  

*************
 Document n.1 : podcast (durée : 36mn15s) : « Les
autres, ces mauvaises langues » 
o Lire la vidéo

 (disponible aussi à cette


adresse : https://www.binge.audio/les-autres-
ces-mauvaises-langues/)

 Document n.2 : extrait de la conférence


vidéo (durée : 11mn30s) de Françoise ARMAND
(2014) 

o CLIQUEZ ICI 
 (ou alors copier-coller ce lien dans votre
navigateur
internet : https://www.dropbox.com/s/mblni7wy
ukfyhvt/Extrait%20Rencontre%20avec%20l
%27Autre.avi?dl=0). Les références complètes
sont précisées plus bas (cf. dans la section
"Chapitre 3" / "Etude de cas en contexte
québécois")

https://www.dropbox.com/s/mblni7wyukfyhvt/Extr
ait%20Rencontre%20avec%20l%27Autre.avi?
dl=0

CHAPITRE 1
1) Panorama rapide des grands courants migratoires
dans le monde 
Comme le rappelle Wihtol de Wenden (2014 ; 2015), la
réalité des migrations internationales a beaucoup
évolué en quelques décennies. On assiste depuis
quelques années à un phénomène en expansion avec
une mobilité qui a été multipliée par trois en quarante
ans (120 millions de migrants internationaux à la fin du
XXe siècle ; ce nombre a doublé quinze ans après). Il y
a une "globalisation" ou "mondialisation" des
migrations car presque tous les pays du monde sont
désormais concernés PREOCUPADOS par la
migration "qu’il s’agisse du départ, de transit ou de
l’accueil ou bien souvent des deux ou des trois à la
fois" (Wihtol de Wenden, 2014, sans pagination / s.p.).
Parallèlement à ce phénomène, on constate
la régionalisation des migrations "en systèmes
migratoires régionaux [...] avec des déplacements
internes à un continent ou à un sous-continent, alors
que dans le passé ce sont les Européens qui ont migré
à travers le monde (Wihtol de Wenden, 2014).
S'agissant des profils des migrants, il y a là aussi une
évolution avec un effacement des distinctions entre les
catégories de migrants : 
"les femmes sont devenues plus nombreuses que les
hommes (51 % des migrants internationaux), tandis
que les mineurs non accompagnés, les demandeurs
d’asile, les déplacés environnementaux, les seniors
s’installant au soleil, les étudiants et les élites
qualifiées donnent à voir une autre image que celle du
travailleur manuel masculin non qualifié des années
1960" (Wihtol de Wenden, 2015, s.p.). 
Les raisons de ces migrations sont doubles : d'abord
économiques ; en lien avec l'insécurité politique et
climatique ensuite. Dans le premier cas de figure, on
trouve la migration motivée par:
 la volonté de faire vivre sa famille restée dans le
pays d'origine en transférant de l'argent depuis le
pays d'accueil. Cet argent participe à l'amélioration
des conditions de vie des membres de la famille
tout en représentant une dépendance à l'égard de
la migration. 
 le regroupement familial: en effet, ce type de
migration représente le flux de migrants annuels le
plus important dans les pays européens et aux
Etats-Unis.

 le désir de réussite individuelle : cela concerne


aussi bien un profil de jeunes des pays du Sud, de
plus en plus urbains, qu'une catégorie d'individus
très qualifiés et ne trouvant pas de travail dans
leur pays (en cause, le clientélisme et la
corruption).

Dans le second cas de figure, on trouve des


motivations liées aux nombreux conflits que
connaissent les pays du Sud (en Afghanistan par
exemple, 6 millions de personnes ont quitté ce pays
depuis 1979). Comme le rappelle le Haut-commissariat
aux réfugiés (HCR) sur son site internet :
https://www.unhcr.org/fr/apercu-statistique.html
" Nous connaissons actuellement des records
historiquement élevés de déplacements. 68,5
millions de personnes dans le monde ont été forcées
de fuir leur foyer, soit un chiffre sans précédent. On
compte parmi elles presque 25,4 millions de
réfugiés dont plus de la moitié a moins de 18 ans. Il
existe aussi 10 millions de personnes apatrides qui ont
été privées de nationalité et d’accès aux droits
élémentaires comme l’éducation, les soins de santé,
l’emploi et la liberté de circulation." (s.p.).
 Et ces chiffres ne comptabilisent pas les "réfugiés
climatiques" originaires des pays pauvres et exposés
aux catastrophes naturelles. Wihtol de Wenden (2015)
estime qu'ils seraient actuellement 40 millions et
dans un rapport de 2015, la Banque mondiale précise
que : "Faute de mesures appropriées, le changement
climatique risque de faire sombrer plus de 100 millions
de personnes dans la pauvreté d’ici 2030"
(s.p.). L'Amérique Latine, l'Afrique subsaharienne et
l'Asie du Sud sont les plus exposées. 
Ci-dessous, vous trouverez une carte regroupant les
flux migratoires dans le monde. 
LINKS : https://didac-ressources.eu/2018/09/05/fin-du-
fli/
https://www.immigration.interieur.gouv.fr/Accueil-et-
accompagnement
http://www.manioc.org/fichiers/V16122

(source de l'image : https://www.alternatives-


economiques.fr/globalisation-migrations/00062230)

Pour plus d'informations, je vous invite à lire les articles


de Catherine WIHTOL DE WENDEN (2014 et 2015)
dont les références se trouvent en bibliographie.

2) Historique de l’accueil des migrants en France.


2.1) Petit détour par la situation en Europe.
Adami et Leclerc (2012) soulignent combien les formes
de mobilité transnationales ont évolué, apparaissant
plus polymorphes et complexes, avec une tendance
aux séjours courts de la part de certains migrants : soit
ces derniers multiplient les allers-retours (Deprez,
2006, p. 120 cité dans Adami et Leclerc, 2012, p.9,
parle de "va-et-vient"), soit ils ne vivent qu’en transit
dans un pays. Les pays européens étaient pourtant
persuadés dans les années 70 de l'issue de ces flux
migratoires. Leurs pronostics étaient les suivants: 
- arrêt de l’immigration de masse, 
- retour au pays des immigrés, 
- mobilité européenne interne supérieure à la
« pression » aux frontières externes, 
- co-développement envisagé comme alternative aux
mouvements d’immigration. 
Cependant, avec 1.400.000 entrées légales en 2004,
l'Europe s'est vue obligée de gérer des situations
complexes génératrices de tensions politiques et
sociales. C'est la raison pour laquelle chaque pays a
dû revoir sa définition du « vivre
ensemble ». L'intégration linguistique des migrants
adultes en particulier, est ainsi devenue l'une des
préoccupations des états membres de l’espace
européen (cf. le site ILMA du Conseil de l'Europe).
L'objectif affiché est l’instauration d’une
meilleure cohésion sociale (cf. Conseil de l'Europe,
2010) qui sera assurée grâce à la connaissance de la
langue et de la culture des pays d’accueil. Selon Adami
et Leclerc (2012), cela reste un défi compte tenu des
pratiques langagières parfois instables et dynamiques
des migrants. Les auteurs précisent aussi que: "La
disparité des parcours scolaires au pays d’origine, des
trajectoires professionnelles et des situations
sociolinguistiques contribue à la différenciation des
rapports à la langue du pays d’accueil, des valeurs qui
lui sont attribuées et des voies individuelles
d’appropriation". D'un pays à l'autre, l'accueil des
migrants va totalement différer en fonction des
dispositions légales et de la gestion des politiques
linguistiques. On rencontre deux grand cas de figure:
d'un côté, les pays où l’apprentissage de la langue est
une obligation légale (les critères portent sur l’assiduité
à des cours ou la réussite au test de langue); de
l'autre, ceux où ce n’est pas le cas même si les
étrangers y ont accès à des formations linguistiques. Si
on regarde ce qui se passe dans certains pays
d'Europe par exemple (cf. pour le détail Extramiana,
2012), on constate que: 
 la France et le Royaume-Uni - en raison de leur
passé colonial - connaissent une immigration
ancienne et continue avec des exigences
linguistiques moindres comparativement à
l'Allemagne et le Danemark qui "font de la maîtrise
de la langue du pays d’accueil une condition sine
qua non de l’intégration, le niveau requis devant
doter le locuteur étranger d’une autonomie dans la
langue locale" (Extramiana, 2012) ; 
 l’Espagne et l’Irlande qui avaient plutôt une
tradition de terres d'émigration, accueillent
désormais de nombreux étrangers ressortissant
des nouveaux États membres de l’Union
européenne. Leurs exigences semblent quasi
inexistantes comparativement à celles imposées
dans d'autres pays européens.
A titre de comparaison : si on traverse l'océan
atlantique pour se rendre sur le continent américain, on
découvre qu'au Québec par exemple, l’apprentissage
du français constitue, non pas une obligation mais un
droit. 
Comme le rappelle Extramiana (2012), hormis en
Espagne, en Italie et au Royaume-Uni, ailleurs en
Europe l’intégration linguistique des étrangers est
encadrée par la loi. C'est le cas de l’Allemagne, de
l’Autriche, de la Belgique (communauté flamande), du
Danemark et des Pays-Bas. Dans ces pays, la
participation aux cours de langue est très contrôlée, on
assiste même à un durcissement depuis quelques
années, et les contrevenants risquent des sanctions. 

Nous allons à présent nous intéresser plus


particulièrement à la situation en France hexagonale.
Pour la situation en Belgique, voir Manco et al. (2009)
ainsi que l'étude de cas proposée dans le chapitre 3
(Mémoire d'Anne DUCOBU, 2016). 

2.2) La situation en France.

Comme le rappelle Leclerc (2012), la France a connu


plusieurs vagues d'immigration importantes. La
première date du début des années 50, avec la venue
d'Algériens, surtout à la fin de la guerre d'Algérie, ainsi
que des ressortissants portugais. Le début des années
60 va voir leur nombre augmenté de façon
exponentielle jusque dans les années 70-80 avec
l'apparition d'une crise économique durable. Dans les
années 60, la France connaît une période de
croissance économique, ce qui va attirer des
travailleurs immigrés : majoritairement des hommes
(venus sans leur famille), peu ou pas scolarisés et
avec de faibles qualifications (67 % sont soit
manœuvres soit ouvriers spécialisés, selon Catani,
1970 : p. 37, cité dans Leclerc, 2012). A partir des
années 80, les modalités de l’immigration vont évoluer.
Les principales raisons sont les suivantes :

 l'importance de l’immigration familiale, 


 l'émergence des « secondes générations », 
 la diversification des pays d’origine des migrants, 
 et la croissance de demandes d’asiles.
Rappelons, avec Adami & Leclerc (2012) que la
France fait partie de ces pays qui ont mis en
place une politique linguistique orientée vers la
suprématie politique et sociétale de leur langue
officielle. C'est le cas avec le français depuis la période
de la Révolution française (pour plus de détails, cf.
Jacques Leclerc, - sans date - ; Chervel, 1977). Il n'y
avait pas de place pour les langues régionales et la
mission de l’école française, sur le territoire hexagonal
comme dans les anciennes colonies d'outre-mer, a été
de franciser des générations de "patoisants" (locuteurs
de patois) en imposant une norme "normative", reflet
d'une sélection arbitraire d'une variété de langue
servant de modèle de référence (cf. aussi le
dictionnaire de Moreau, 1997, pp. 217 et suiv.). Bien
que la France reconnaisse officiellement les autres
langues de France (dont celles des migrants), cela
semble pourtant purement symbolique. En effet, la
France est officiellement un pays et une société
monolingues. Et ce monolinguisme co-existe avec
différentes formes de plurilinguisme individuel. La
volonté politique clairement marquée par la France
d'assurer la maîtrise du français par les migrants va
cependant dans le sens d'une promotion de l’usage du
français comme langue commune, à la fois comme
outil de communication mais également comme
symbole identitaire fort. Il ne semble pas qu'il soit
question, comme à l'époque de la Révolution française,
de proscrire l’usage des langues d’origine, ici celle des
migrants. D'autant que ces derniers utilisent leurs
langues plutôt dans la sphère privée, et que de toutes
façons, elles ont tendance à disparaitre au fil des
générations.
Je vous invite à compléter ce (trop bref) résumé en
consultant Adami & Leclerc (2012). Des éléments
complémentaires sont aussi proposés dans le chapitre
2 du cours. 

Petite mise au point terminologique


- cohésion sociale : "la capacité d’une société à
assurer le bien-être de tous ses membres, en réduisant
les disparités et en évitant la marginalisation, à gérer
les différences et les divisions, et à se donner les
moyens d’assurer la protection sociale de l’ensemble
de ses membres" (Conseil de l'Europe, 2010).
- intégration linguistique : "Dans une perspective dite
interne, on ne définira pas l’intégration uniquement par
rapport à l’acquisition de la langue
majoritaire/dominante, mais en relation avec le
répertoire de langue de chacun. Du point de vue des
locuteurs migrants intégration linguistique est alors à
comprendre comme adaptation des locuteurs migrants
à leur (nouvel) espace de communication, c’est-à-dire
comme réorganisation des répertoires individuels et
intégration des langues qui les constituent entre elles"
(cf. Conseil de l'Europe, site de l'ILMA).
- planification linguistique : "la mise en pratique
concrète d’une politique linguistique" (Calvet, 2013).
C'est donc la concrétisation, l'application par les
autorités compétentes ou n’importe quel  autre groupe.
En l'occurrence, seul l’Etat a le pouvoir de passer au
stade de la planification avec la mise en place sur le
terrain de ses choix politiques (en démocratie, ces
choix sont le résultat d'un consensus voté par un
parlement ou toute autre institution). 
- politique  linguistique : « Un  ensemble de choix
conscients concernant  les rapports  entre langue(s) et
vie sociale »

Comme le souligne Calvet (2013) : « la politique


linguistique pose donc tout à la fois des problèmes de
contrôle démocratique (ne pas laisser faire n’importe
quoi par les « décideurs ») et d’interaction entre
l’analyse des situations que fait le pouvoir et celle
souvent intuitive du peuple ».  
Sélection bibliographique et sitographique :

 CALVET, Louis-Jean (2013) : La sociolinguistique,


Presses Universitaires de France, « Que sais-je ?
» (réédition de 2004). Disponible
sur : https://www.cairn.info/la-sociolinguistique--
9782130621478.htm (dernière consultation le
100119).
 CHERVEL, André (1977) : Histoire de la
grammaire scolaire... Et il fallut apprendre à écrire
à tous les petits Français, Payot.

 CONSEIL DE L'EUROPE 
o (2010) : "Nouvelle stratégie et Plan d’action
du Conseil de l’Europe pour la cohésion
sociale". Disponible
sur : https://www.coe.int/t/dg3/socialpolicies/s
ocialcohesiondev/source/2010Strategie_Plan
Action_CohesionSociale.pdf (dernière
consultation le 100119).
o (sans date) : "Intégration linguistique des
migrants adultes (ILMA)". Disponible
sur : https://www.coe.int/fr/web/lang-
migrants (dernière consultation le 100119).
 DUCOBU, Anne (2016) : L’enseignement /
apprentissage de la compétence de
communication interculturelle dans les formations
pour migrants adultes en Belgique francophone.
Etude de cas. Mémoire de Master 2. Université
des Antilles (Martinique). 
 EXTRAMIANA, Claire (2012) : "Les politiques
linguistiques concernant les adultes migrants : une
perspective européenne", dans : Hervé Adami
et Véronique Leclerc : Les migrants face aux
langues des pays d’accueil-acquisition en milieu
naturel et formation, éd. Septentrion, pp. 135-
152 (version disponible en ligne, cliquez sur le lien
actif dans le titre ; dernière consultation le
080119).
 LECLERC, Jacques (sans date) : "Histoire de la
langue française", site de l'Agence
intergouvernementale de la francophonie.
Disponible
sur : http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/hi
stlngfrn.htm (dernière consultation le 100119).
 LECLERC, Véronique (2012) : "La formation des
migrants en France depuis l’alphabétisation des
années 60", dans : Hervé Adami et Véronique
Leclerc : Les migrants face aux langues des pays
d’accueil-acquisition en milieu naturel et formation,
éd. Septentrion, pp. 173 - 196 (version disponible
en ligne, cliquez sur le lien actif dans le
titre ; dernière consultation le 080119).
 MANCO, Altay et SENSI, Dina (2009) : "Politiques
d’intégration des migrants au niveau local en
Belgique : interview d’Altay Manço et de Dina
Sensi de l’IRFAM". Disponible
sur : https://www.editions-
harmattan.fr/auteurs/article_pop.asp?
no=14514&no_artiste=2415 (dernière consultation
le 070119).
 MOREAU, Marie-Louise (1997) : Sociolinguistique
: les concepts de base, Editions Mardaga, Liège.

 WIHTOL DE WENDEN, Catherine (2015) : "La


globalisation des migrations", revue
électronique Alternatives économiques, Hors-série
n°104. Disponible sur : https://www.alternatives-
economiques.fr/globalisation-migrations/00062230 
(dernière consultation le 070119). ----> le site
semble être devenu payant.
 WIHTOL DE WENDEN, Catherine (2014) :
"L'inscription des migrations dans la
mondialisation". Études, juin(6), 7-17. Disponible
sur : https://www.cairn.info/revue-etudes-2014-6-
page-7.htm (dernière consultation le 080119).
Comment exploiter la notion de "réfugié climatique" en
classe ? A vos claviers !
Regardez la capsule pédagogique proposée sur le
site Francetv Education (destiné ici à un public français
scolarisé en 6ème au niveau collège !). 

Partagez vos points de vue sur l'intérêt pédagogique


d'une telle ressource avec cette thématique et la
pertinence  de son exploitation en classe en fonction de
votre contexte d'enseignement actuel (ou futur). 

Quelques pistes pour la discussion : est-ce un thème que


vous abordez / souhaiteriez aborder en cours de FLE ? Si
oui, de quelle façon ? Cette ressource vous semble-t-elle
intéressante ? Serait-il envisageable d'adapter ce support
pour vos apprenants ? Si oui, de quelle façon ? Avez-vous
des idées ? Utilisez-vous des capsules pédagogiques en
classe ? Créez-vous ce type de support sachant qu'il existe
de nombreuses applications simples d'utilisation ? ...
POUR VISIONNER LA CAPSULE VIDEO : cliquez sur ce
lien. https://www.lumni.fr/video/c-est-quoi-un-refugie-
climatique

http://elisegravel.com/blog/refugies/?
fbclid=IwAR3oulYJlHhkSKVloN3ODQ_gVd3ApL04KSHez
DyuNXmebLPNYHv1fVeu86s
Obviamente, la principal utilidad que se le puede sacar a un Podcast, es el de,
como usuario, crear un programa para compartir tus conocimientos, noticias,
opiniones etc… sobre un tema en concreto. ... Los Podcast también se pueden
utilizar para compartir conocimiento y formación en formato de audio. 16 ago 2018

https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-
idees/ce-qui-fait-un-refugie