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LES RAYONS INFRAROUGES

Les rayons infrarouges sont des ondes électromagnétiques de


fréquence plus élevée que celle des ondes radio : Ils portent
ce nom car, sur l’échelle des fréquences du spectre
électromagnétique, ils sont juste avant (« infra ») le rouge de
la lumière visible.

La gamme des infrarouges: 750 nm ----10 mm


2
Spectroscopie Infrarouge

• Informations sur l’organisation structurale


des composés

• Etude des bandes d’adsorption, liées à la


force de liaison entre noyaux atomiques

• Les radiations IR sont absorbées par une


molécule en tant qu’énergie de vibration
3
moléculaire
Une radiation IR de fréquence υo peut être absorbée par une
molécule qui va passer d’un niveau E énergétique à un autre E’

L’absorption n’est possible que si l’énergie de l’onde correspond à la


différence d’énergie entre les deux niveaux énergétiques:

4
Les transitions énergétiques se font ici entre les niveaux
d’énergie de rotation des molécules ou entre leurs niveaux
d’énergie de vibration.

Les transitions entre niveaux de rotation apparaissent dans


l’I.R. lointain

Les transitions entre niveaux vibrationnels apparaissent


dans le moyen infrarouge
Nous ferons porter notre
étude sur les transitions
vibrationnelles 5

Rayonnement IR  vibration des liaisons


Aussi le rayonnement
excitateur provoquera-t-il,
pour chaque transition
vibrationnelle, une
multitude de transitions
rotationnelles, qui vont
donner au pic de
transition vibrationnelle
l’allure d’une bande
6
d’absorption
l = 2.5-25 µm
IR E = 48-4.6 kJ mol-1
v = 1.2x1014-1.2x1013 Hz
ṽ = 1/l = 4000-400 cm-1
hv

n-tétradécane hv

Quels informations?:
- Identification d’une substance/
une classe des composés
Transmission (%)

- Pureté
- Polymorphisme
- (Concentration)
2

Nombre d’onde (cm-1)


Le phénomène vibratoire
 La région moyenne infrarouge fait partie du domaine de la spectroscopie vibrationnelle où
seuls les mouvements vibratoires seront pris en compte

 Les atomes d’une molécule sont reliés entre eux par des liaisons covalentes flexibles

 Ces liaisons évoluent selon deux phénomènes antagonistes d’attraction et de


répulsion atomique entraînant un allongement ou un rétrécissement de la liaison
autour d’une position moyenne

 La liaison est assimilée à un oscillateur électrique suivant un phénomène vibratoire

 L’énergie d’un rayonnement infrarouge incident ne pourra être absorbée que lorsque la
fréquence de la lumière sera identique à la fréquence de vibration de la liaison entre
les deux atomes

8
 Les liaisons chimiques se comportent comme des oscillateurs qui vibrent en
permanence à des fréquences différentes en fonction de leur nature
Principe
Liaison ~ ressort élastique entre les masses m1 et m2 (mécanique classique)
F = force
Loi de Hooke: F = -k Dr k = constante de force
Dr = x variation de longueur
Energie: V = énergie potentielle
m = masse réduite
E=k/2 (Δr)2 = 2p2mn2osc . x2 n = Fréquece de vibration
de l’oscillateur

E
Oscillateur harmonique Dr
 r et E peuvent avoir n’importe quelle
valeur
 sa fréquence d’oscillation v ne dépend
pas de r et E
1
k ( m1 + m 2 ) / m1m 2
r0
n= distance des atomes
9
2p
Principe
1
Force de la liaison n= k ( m1 + m 2 ) / m1m 2
2p

1
Masses des atomes
 µ (masse réduite) n= k ( m1 + m 2 ) / m1m 2
2p
liaison DH (kJ mol-1) v (cm-1) m2
C-C 348 1000
C=C 614 1640
CºC 839 2200

C-H 413 3000 1


10
C-F 489 1200 19
Effet de la force de liaison

Force de liaison croissante

C C C C C C
2150 1650 1200 cm-1

Fréquence croissante

11
Effet de la force de liaison

Force de liaison croissante

sp sp2 sp3

C H C H C H
3300 3100 2900 cm-1

Fréquence croissante

12
Effet de la masse des atomes

Masse atomique croissante

C H C C C O C Cl C Br

3000 1200 1100 800 550 cm-1

Fréquence croissante

13
Modes vibrationnels

Elongation Déformation angulaire


« stretching »
Variation de Variation de
la distance l’angle entre deux
interatomique liens adjacents 14
symétrique asymétrique
Elongations

Stretching

Déformations ang.
dans le plan
Rocking Scissoring

Déformations ang.
hors du plan
Wagging Torsion 15
Principe
Mécanique classique Mécanique quantique
Oscillateur harmonique Oscillateur harmonique

E E
Evib= hnosc (n + ½) =
Dr
h/2p (k/m)1/2 (n + ½)
hv DEvib = En+1-En = hnosc
hv
hv
hv Evib = Energie de vibration
hv
n = nombre quantique vib.
r0 r0 v = fréquence
distance atomique distance atomique h = constante de Planck

• Absorption d’énergie toujours en quanta


• L’énergie de l’état fondamental n’est pas nulle

 niveaux d’énergie discrets et équidistants 16


 niveaux de vibration discrets et équidistants

Seulement des transition (Dn = ±1) selon les règles de sélection


Les niveaux de vibration ne s’inscrivent pas dans la fonction
potentielle parabolique mais dans une courbe dite de Morse où les
niveaux d’énergie ne sont plus régulièrement espacés : plus ν
Principe augmente, plus la différence entre deux niveaux énergétiques
devient faible

Mécanique classique Mécanique quantique


Oscillateur harmonique Oscillateur harmonique Oscillateur anharmonique

E E
Dr
hv
hv
hv
hv
hv
r0 r0
distance atomique distance atomique distance atomique

Plus réel car elle permet la dissociation


 niveaux d’énergie discrets et mais pas équidistants
 Aussi des transitions entres des niveaux non avoisinants

17
Principe
Mécanique classique Mécanique quantique
Oscillateur harmonique Oscillateur harmonique Oscillateur anharmonique

E E
Dr
hv
hv
hv
hv
hv
r0 r0
distance atomique distance atomique distance atomique

Le potentiel de mores est plus réel car il permet la dissociation


 niveaux d’énergie discrets et mais pas équidistants
 Aussi des transitions entres des niveaux non avoisinants
Pour être IR-actif la vibration doit être accompagnée avec un changement du
18
moment dipolaire de la molécule. (Le rayonnement infrarouge est absorbé
seulement si le moment dipolaire est en interaction avec le vecteur électrique
de la lumière.)
Une des conséquences de l’anharmonicité est que la vibration d’une
liaison donnée se fait à plusieurs fréquences : la bande fondamentale et
les harmoniques.

Chimie analytique instrumentale


19
Courbe anharmonique et transitions de vibration
Les vibrations localisées
Les nombres de degrés de libres (N=nombre des atomes):
molécule linéaire: 3N-5
molécule non linéaire: 3N-6

Exemple: molécule constituant de 3 atomes

20
Les vibrations localisées
Les nombres de degrés de libres (N=nombre des atomes):
molécule linéaire: 3N-5
molécule non linéaire: 3N-6

H2O molécule non linéaire: 3N-6 3x3-6=3

Vibrations
d’élongation déformation d’angle

symétrique asymétrique
21
Les vibrations localisées
Les nombres de degrés de libres (N=nombre des atomes):
molécule linéaire: 3N-5
molécule non linéaire: 3N-6

Dioxide de carbone CO2 (3x3-5=4):

pas IR actif

à 667 cm-1 (dégénéré = même énergie)

à 2345 cm-1 22

IR actif
Les vibrations localisées
Souvent les vibrations dans une molécule sont indépendantes entre eux 
localisées Base de la spectroscopie IR  fréquence est en corrélation
avec la force de la liaison

23
Les vibrations localisées
Souvent les vibrations dans une molécule sont indépendantes entre eux 
localisées Base de la spectroscopie IR  fréquence est en corrélation
avec la force de la liaison

Mais: les vibration avoisinées concernant l’énergie ou l’espace peuvent


s’influencer d’une manière mutuelle

p.ex. les vibrations C-O et C-C dans le groupe C-C-O:

H3C-OH ṽ(CO) = 1034 cm-1


H3C-CH2-OH ṽ(CO) = 1054 cm-1
(H3C)2CH-OH ṽ(CO) = 1110 cm-1
(H3C)3C-OH ṽ(CO) = 1200 cm-1
24
Le spectromètre IR (classique)
Même principe que celui utilisé en UV/vis: l’appareil envoie des radiations de
fréquences bien déterminées modifiées progressivement : balayage en
fréquence dans le domaine du proche infra rouge.

25
Le spectromètre FT-IR
Spectromètres IR à transformée de Fourier (FT-IR) toutes les fréquences en
même temps sans effectuer un balayage  plus rapide
1 - enregistrement d’un interférogramme
simple-faisceau de référence
2 - enregistrement d’un interférogramme
simple-faisceau de l’échantillon
3 - transformation de Fourier inverse
des interférogrammes
4 - calcul du spectre d’absorbance (ou de
transmittance) à partir des spectres
simple faisceau

26
Préparation des échantillons
à l’état liquide en solution
 entre des plaques  dans une cellule
planes de NaCl/CsI2 spéciale de NaCl
! absorption du
solvant!

en phase gazeuse à l’état solide


 dans les cellules à gaz  suspension dans Nujol
avec des plaques en entre des plaques planes
NaCl ou KBr (perméable de NaCl/CsI2
aux IR)  Pastillage dans du KBr

27
Le spectromètre ATR-IR
les spectromètres ATR (attenuated total reflection) (réflectance totale
atténuée)

Échantillon en contact avec Cadre support


faisceau évanescent

à détecter

Rayonnement IR Crystal ATR

28
aujourd’hui on peut mesurer directement les solides et liquides
avec les spectromètres ATR (attenuated total reflection)
Les modes d’acquisition d’un spectre

Tous les types d’appareillage permettent de


travailler selon un des trois modes d’acquisition
suivant :

- La transmission

- La réflexion diffuse

- La transflexion 29
Mesure par transmission

La mesure par transmission est la méthode d’analyse la plus simple

 Le faisceau lumineux traverse l’échantillon, toute la lumière non


absorbée par l’échantillon est ensuite récupérée par le détecteur
 Il va mesurer la transmittance T correspondant à la
décroissance de l’intensité du rayonnement infrarouge à des
longueurs d’onde données après passage à travers l’échantillon

I
T=
I0
Où I0 : intensité du rayonnement incident 30

I : intensité du rayonnement transmis


Principe d’une mesure par transmission

L’échantillon peut mesurer plusieurs millimètres d’épaisseur et peut être solide


(sans aucune préparation préalable) ou liquide (dans une cuve transparente au
31
rayon infrarouge)
Mesure par réflexion

 Le faisceau traverse l’échantillon à analyser de façon perpendiculaire. Le


rayonnement est ensuite réfléchi de manière diffuse dans toutes les directions
et capté par les détecteurs situés de part et d’autre de l’échantillon à un
angle de 45°

 Les détecteurs récupèrent ainsi l’énergie non absorbée par l’échantillon

32

Principe d’une mesure par réflexion


Mesure par transflexion

 Le système source/échantillon/détecteur garde la même disposition que dans le


système de mesure par réflexion

 Un réflecteur est placé dans l’axe du faisceau lumineux, derrière l’échantillon,


et permet au rayon incident de se réfléchir totalement sans absorption
d’énergie au niveau des détecteurs

 Ce type de mesure est principalement utilisé pour les liquides

33

Principe d’une mesure par transflexion


Domaines d’absorption du spectre IR

< 1500 cm-1:


> 1500 cm-1: molécule dans son 34
groupes ensemble
fonctionnels «fingerprint»
Domaines d’absorption du spectre IR

4000-3000 cm-1 O-H 3600-3200 cm-1 forte


N-H 3500-3300 cm-1moyennement forte
=C-H 3300 cm-1 (f)
=C-H 3100-3000 cm-1 m ou variable
3000-2000 cm-1 -C-H 3000-2800 cm-1 (f)
S-H 2600-2550 cm-1 (m ou faible)
P-H 2450-2440 cm-1 (m,f)
C-D 2300-2200 cm-1 (m,fa)
N=C=O; 2275-2250 cm-1 (f)
C=C=O
C=N 2260-2200 cm-1 (m)
RC=CR’ 2260-2150 cm-1 (m,fa)
N3 2160-22120 cm-1 (f)
SI-H 2160-2110 cm-1 (m,f)
RC=CH 2140-2100 cm-1 (fa)
2000-600 cm-1 C=O 1800-1650 cm-1 (f)
35
NO2 1560 cm-1 (f) et 1350 cm-1 (f)
bandes des vibrations de déformation des aromates substituées
CAr-H 900-600 cm-1 (m,f)
Se repérer dans la gamme infrarouge

Doit-on apprendre par cœur toutes les fréquences ?


Tables classées par fonctions chimiques

36
Importante de la zone d’empreinte

Déformations dp et
Hdp des C-H et C-C
- nombre de bandes
différent
- caractéristique de
la structure des
composés

37
Groupe fonctionnel X-H

C-H saturé < 3000 cm-1


C-H =C-H > 3000 cm-1
vibrations d’élongation
alcyne ~3300 cm-1

vibrations de déformation: 1370-1470 cm-1

N-H ~ 3400 – 3600 cm-1 vibrations d’élongation


1500-1650 cm-1 vibrations de déformation

O-H OH libre: ~ 3600 cm-1 (rare)


OH dans les ponts H: 3400-3200 cm-1
plus «fort le pont H»  plus «longue la liaison OH»
 plus «petit le nombre d‘onde»
 plus «intensive la bande»
les ponts H intramoléculaire sont indépendants de la concentration 38
les ponts H intermoléculaire sont dépendant de la concentration
Groupe fonctionnel CX; -N3 ; -NO2

CC ~ 2100 - 2300 cm-1


-CC-C 2150-2260 cm-1
-CC-H 2150-2260 cm-1

CN
~ 2200 - 2300 cm-1

-N3 ~ 2120 - 2160 cm-1 (f)

~ 1560 cm-1 (f)


-NO2
~ 1350 cm-1 (f) 39
Les composés aromatiques

typique: ~ 1600 cm-1


Arom. ~ 1580 cm-1
~ 1500 cm-1 normalement la plus forte

 vibrations de valence de C=C

Modèles de substituons des cycles benzéniques  fingerprint (700-900 cm-1)

5 H voisins monosubstitution: 685-710 cm-1 , 735-770 cm-1(2 bandes)

4 H voisins ortho subst. 740-760 cm-1

3 H voisins meta subst. 770-800 cm-1

2 H voisins para subst. 800-840 cm-1

H isolé 800-900 cm-1

40
Les composés aromatiques

typique: ~ 1600 cm-1


Arom. ~ 1580 cm-1
~ 1500 cm-1 normalement la plus forte

 vibrations de valence de C=C

Modèles de substituons des cycles benzéniques  fingerprint (700-900 cm-1)

41
Groupe fonctionnel C=O
~ 1850-1620 cm-1 , dépendant de
C=O a) l’état physique d’échantillon  solide plus bas

b) l’électronégativité χ du substituant X pour R-CO-X


 le plus haut χ le plus haut vC=O
amide R-CO-NR ~1630-1700 cm-1
cétones R-CO-R‘ ~1705-1725 cm-1
esters carboxyliques R-CO-OR‘ ~1735-1750 cm-1
acids carboxyliques R-CO-OH ~1760 cm-1 (monomere)
chlorures d‘acide carboxyl. R-CO-Cl ~1790-1815 cm-1

c) conjugaison diminue la force de C=O  diminution de vC=O (20-40 cm-1)


cétones R-CO-R‘ ~1705-1725 cm-1
cétones a,b-insaturés R-CO-CH=CH-R‘ ~1665-1685 cm-1
42
aryle-cétones R-CO-aryle ~1680-1700 cm-1
Groupe fonctionnel C=O
C=O

d) tension de cycle  augmentation de vC=O

1780 1750 1702-1725 cm-1

e) pont hydrogène diminue la force de C=O  diminution de vC=O (40-60 cm-1)


acid carboxylique R-CO-OH ~1760 cm-1 (monomere)
acid carboxylique R-CO-OH ~1725-1700 cm-1 (dimere)

43
L’exploitation d’un spectre se fait par :

 Repérage des bandes caractéristiques des


groupes fonctionnels, grâce aux tables
existantes.

Les bandes seront analysées selon leurs :


- Position (cm-1),
- Intensité (faible, moyenne, forte)
- Forme (large ou étroite).

 Comparaison du spectre étudié et, en


particulier, de la région « empreinte digitale » à 40
un spectre de référence.
A Pentane

B Pent-1-ène

C Pentan-1-ol

D Pentanal

E Pentan-3-one

Acide
F
pentanoïque
Pentan-1-
G
amine
Propanoate
H
d’éthyle
41
I pentanamide
42
43
Différence alcane /alcool

44
pentane

pentan-1-ol

Caractéristique des alcools: 45


Bande d’absorption très large
entre 3000 et 3500 cm-1
Cette bande large caractéristique des alcools ne permet pas toujours de
savoir de quel isomère il s’agit.

Propan-1-ol

OH libre

Propan-2-ol
46
En présence de liaisons hydrogène, la liaison OH est
affaiblie , ce qui diminue la constante de raideur de la
liaison. Cela provoque la diminution du nombre
d’onde et l’élargissement de la bande d’absorption

47
Différence alcane /alcène

48
pentane

pent-1-ène

49
50
Pent-1-ène

(Z)-pent-2-ène

Difficulté à différencier les isomères


=> nécessité d’un autre type de
spectre : RMN

2-méthylbut-2-ène

51
Différence alcane /dérivé carbonylé

52
pentane

pentanal

Pentan-3-one

53
54
Différence alcane /amine

55
pentane

Pentan-1-amine

56
57
acide carboxylique

58
59
Acide pentanoïque

Pentan-1-ol

Pentan-3-one

60
Ester

61
62
Amide

63
64
Cycle aromatique

65
pentane

Toluène

66
67
Identification d’un composé

68
la molécule M, soit le pent-4-èn-2-ol.

C=C (σ ≈ 1 640 cm–1)

O-H (σ ≈ 3 350 cm–1)

C-H (σ ≈ 3 100 cm–1) 69


C-O (σ ≈ 1 100 cm–1 )
Les spectres IR ci-dessous sont ceux de l’éthanoate de méthyle et de la benzamide
Retrouvez-les en justifiant. CH -COO-CH
3 3

C=O
CH3-COO-CH3

C-O

Harmonique de
vibration du cycle
aromatique

C-H
aromatique C=C
aromatique
70

C=O abaissé car conjugué


Applications - identification

1770 cm-1

75
Applications - identification

1770 cm-1

>
76

1750 1702-1725 cm-1


Tension de cycle
Applications - identification

1770 cm-1

> > >


77
le plus haut conjugaison
χ le plus 1750 1702-1725 cm-1 diminue la force
haut vC=O Tension de cycle de C=O / vC=O
Analyse d’un spectre IR : mode d’emploi

Doit-on attribuer toutes les bandes ?


1. vibrations d’élongation des fonctions chimiques
2. vibrations de déformations des fonctions chimiques
Tables à utiliser : alcools, alcènes, alcanes

81
(1) repérer les vibrations de valence des fonctions
alcools

n OH, lié

82
(2) confirmer avec les vibrations de déformation
(empreinte) : alcools

 O-H,
alcool 1 °

n C-O, alcool 1 °
(1) repérer les vibrations de valence des fonctions
alcènes

n C=C

84
(1) repérer les vibrations de valence des fonctions
alcènes

n =C- H,

85
(2) confirmer avec les vibrations de déformation
(empreinte) : alcènes

harmonique

dp =CH2 ?

hdp C - H ,

86
(1) repérer les vibrations de valence des fonctions
alcanes

ns,CH2/CH3
n a,CH2,

n a,CH3,

87
(2) confirmer avec les vibrations de déformation
(empreinte) : alcanes

s,CH3,

 a,CH3,
 a,CH2,

88
Analyse du spectre

harmonique
896 cm -1

n =C-H

n C=C  O-H,alc 1 °
s,CH3,

ns,CH2/CH3
 a,CH3,
n a,CH2,  a,CH2, hdp C - H ,
n OH, lié nC - O , alcool 1 °

89
Applications - identification
Aspirine Paracétamol

3326cm-1 1667cm-1
3114cm-1 1624cm-1

3006cm-1

87
1754cm-1
1693cm-1
Applications – identification/pureté

Pour l’identification
dans les faits on utilise
- Substances chimique
de référence (SCR)
OH, NH amide - Spectres de référence
3326cm-1 1667cm-1 (il faut vérifier l’échelle
3114cm-1 1624cm-1 Paracétamol des longueurs d’onde et
la résolution

3006cm-1

88
acide carb.1754cm-1
ester carb.1693cm-1 Aspirine
Applications: identification de polymorphisme
Def.: dans la Ph. Eur. polymorphisme parle de
différentes formes cristallines de la même
substance (ne pas des liquides dans la
structure)

PCA contaminé
Palmiate de Polymorphe A avec 10%
chloramphénicol polymorphe A

Palmiate de chloramphénicol

Son polymorphe A hydrolyse moins


vite 89
Applications: identification de la structure
secondaire des peptides
Liaison peptidique: 9 modes vibrationnelles
 Amide A, B, I-VII

structures secondaires:

93

90
Bandes d’absorption caractéristiques
 Hormis à de rares exceptions, telles que la bande C–O vers 1 070 cm–1,
seules les bandes d’absorption correspondant à des nombres d’onde
supérieurs à 1400 cm–1 sont utilisées pour identifier les liaisons et les
groupes caractéristiques

 L’analyse de ces spectres montre que plus une liaison est forte, plus le
nombre d’onde d’absorption d’élongation est élevé

Bande C–H
 Pour la liaison C–H, le nombre d’onde C–H voisin de 3 000
cm–1 dépend de la nature du carbone : il est plus faible pour
un atome C tétragonal Ctetra que pour un atome C trigonal, Ctri

 Ceci permet de repérer un groupe alcène de type H–C=C. Le


spectre des alcanes, tels que le pentane, présente aussi une
absorption intense vers 1460 cm–1, liée à la déformation 91
angulaire des liaisons C–H
Extraits des spectres IR du pentane (a) et du pent-1-ène (b)
La bande fine à 3080 cm–1 dans le spectre du pent-1-ène est caractéristique de la
liaison C=C–H 92
Bande C=C
 La liaison C=C des alcènes tels que le pent-1-ène se repère par sa bande
d’absorption vers 1 640 cm–1
 Lorsqu’elle est conjuguée à d’autres doubles liaisons, la liaison C=C est affaiblie
et le nombre d’ondes correspondant diminue.

Bande C=O
 La liaison C=O est présente dans de nombreuses molécules organiques :
aldéhydes, cétones, acides carbocxyliques, esters, amides, etc.

 La position de la bande d’absorption dépend de la nature de la fonction ; elle est


généralement comprise entre 1 650 cm–1 et 1 750 cm–1
 Lorsqu’elle est conjuguée à d’autres doubles liaisons, la liaison C=O est affaiblie
et le nombre d’ondes correspondant diminue

Bande C–O
93
 La liaison C–O se rencontre dans les alcools, les acides carboxyliques, etc. Sa bande
d’absorption se situe entre 1070 et 1450 cm–1
Bande N–H
 La liaison N–H, présente dans certaines amines et certains amides,
absorbe entre 3100 cm–1 et 3500 cm–1

 La spectroscopie IR permet de distinguer les amines de formule R–NH2


des amines de formule RR’NH

 En effet, la présence des deux atomes d’hydrogène dans R–NH2 conduit à


une bande d’absorption qui se dédouble dans sa partie terminale, ce qui
n’est pas le cas pour RR’NH

94
Un peu de méthode
Pour analyser un spectre IR, il faut dans l’ordre
1.Repérer les liaisons chimiques grâce à leurs
nombres d’onde
2.Recherche les groupes caractéristiques
possédant ces liaisons ; certaines liaisons
appartiennent à plusieurs groupes.
3.Vérifier que toutes les bandes
caractéristiques des groupes retenus sont sur
le spectre
4.Utiliser éventuellement les valeurs précises
des nombres d’onde pour départager deux 95

groupes
96
Cas de la liaison O–H. Liaison hydrogène

Extraits du spectre IR de
l’éthanol
(a) état gazeux
(b) état liquide

 A l’état gazeux, la liaison O–H donne une bande d’absorption forte et


fine vers 3 620 cm–1

 Or, à l’état gazeux, il n’existe pas de liaison hydrogène entre les molécules
d’éthanol et la liaison O–H n’est pas affaiblie : elle est dite libre. Il en est
de même lorsque l’alcool est en solution très diluée dans un solvant ne
pouvant établir de liaison hydrogène (solvant aprotique)

 A l’état liquide, la liaison O–H se manifeste par une bande d’absorption


forte et large de 3200 cm–1 à 3400 cm–1. Les liaison hydrogène
établies entre les molécules d’alcool affaiblissent les liaisons covalentes O– 97
H et conduisent à l’abaissement du nombre d’ondes O–H et à un
élargissement de la bande. La liaison O–H est dans ce cas dite associée
 Pour les acides carboxyliques en solution relativement concentrée, le
déplacement de la bande O–H dû aux liaisons hydrogène est si
important que l’on observe le chevauchement des bandes d’absorption des
liaisons O–H et Ctetra–H conduisant à un aspect très caractéristique du
spectre dans le domaine compris entre 2600 cm–1 et 3200 cm–1

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Spectre de l’acide butanoïque en solution concentrée

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