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PROPOSITION DE CORRECTION DE L’EXAMEN D’ANALYSE MP1

JUILLET 2005

Partie A
test 1: (−1)∗ .α est le produit de la coupure négative (−1)∗ par la coupure positive α Donc
d’après la définition du cours, (−1)∗ .α = −|(−1)∗ |.|α| = −(| − 1|)∗ .α = −(1∗ .α) = −α
test 2: Voir le livre
test 3: Oui.

Par exemple la fonction f définie sur I = [0, 2] par


f (x) = x2 si 0 ≤ x < 1 et f (x) = x2 + 1 si 1 ≤ x ≤ 2
est convexe sur I car sa dérivée a droite existe en tout point de I et est une fonction
croissante (elle vaut toujours 2x) et pourtant f est discontinue au point 1
test 4: Notons ` la limite supérieure de la suite (un )n∈N alors :
- Si ` = +∞, (un )n∈N n’est pas majorée : ∀k ∈ R, ∃nk ∈ N : unk ≥ k
- Si ` = −∞, lim un = −∞ Donc
n7→+∞

∀A > 0, ∃N ∈ N : ∀n ∈ N, n > N ⇒ un < −A

- Si ` ∈ R, alors pour tout ε > 0 on a les deux conditions suivantes :


∃η ∈ N : ∀n ∈ N, n ∈ Nη ⇒ un < ` + ε

∃A ∈ N, A infini : ∀n ∈ N, n ∈ A ⇒ ` − ε < un
où j’ai désigné par Nη l’ensemble des entiers strictement supérieurs à η.
test 5: voir le livre
test 6: oui Il suffit de prendre une fonction f ayant un développement limité dans un
voisinge V de x0 à l’ordre souhaité et de prendre g telle que g = f dans V et g = f + 1
en dehors de V alors f et g ont même développement limité au voisinge de x0 (car elles
sont égales daaans V ) et elles ne sont pas partout égales (car elles ne coı̈ncident jamais
en dehors de V )

1
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test 7: Non Par exemple la fonction f définie sur I = [0, 1] par


1 1
f (x) = 0 si x 6= et f ( ) = 100000000
2 2
Z 1
est positive non identiquement nulle et f (x)dx = 0
0
test 8: La proposition s’écrit : ∃k0 ∈ R : ∀n ∈ N, un ≤ k0
Sa négation est : ∀k ∈ R, ∃nk ∈ N : unk ≥ k

Partie B
Exercice 1.
oui elles sont identiques p
car elles ont même
√ ensemble
p de définition
p D =] − ∞, −1] ∪ [1, +∞[ et
pour tout x ∈ D, h(x) = x2 (x2 + 1) = x2 . (x2 + 1) = |x| (x2 + 1) = g(x)
Exercice 2.
la fonction Pj est polynômiale donc :
(k) (k)
Si 0 ≤ k ≤ j, pj (x) = Akj xj−k et si k > j, pj (x) = 0

j!
(avec Akj = j(j − 1)(j − 2) . . . (j − k + 1) = )
(j − k)!
Exercice 3. (fait en TD)
√ 1
a) La fonction t 7→ t + t est croissante dans ]0, +∞[, donc son inverse f : t 7→ √ est
t+ t
décroissante. Par conséquent 0 < x ≤ t ≤ 2x, ⇒ f (2x) ≤ f (t) ≤ f (x); d’où :
Z 2x Z 2x Z 2x
f (2x)dt ≤ F (x) = f (t)dt ≤ f (2x)dt
x x x
c’est à dire
x x
(2x − x)f (2x) ≤ F (x) ≤ (2x − x)f (x), soit √ ≤ F (x) ≤ √
2x + 2x x+ x
1 1
Le premier et le dernier terme valent respectivement √ et (j’ai divisé leur numérateur
2 1
2+ √ 1 + √
x x
et leur dénominateur par x) ; Ils tendent donc vers 0 quand x tend vers 0, donc F (x) aussi.

Remarque. On peut faire un calcul direct par le changement de variable u = t, on trouve
Z √2x h i√2x √
2 2x + 1 x7→0+
F (x) = √ du = 2 ln(u + 1) √ = 2 ln √ −−−−→ ln 1 = 0
x u+1 x x+1
lim F (x) = 0
x7→0+
1
p
b) Posons up = p2 . On demande la limite la suite vn = un+1 − un . Or
1
ln 2 1 1
up = pe p = p(1 + ln 2 + o( )) (car et = 1 + t + o(t) au voisinage de 0)
p p
Donc up = p + ln 2 + o(1). Par conséquent vn = un+1 − un = 1 + o(1) et lim vn = 1
n7→+∞

Exercice 4.
Pour x 6= 0, l’équation homogène associée à l’équation (E) xy 0 +y = ex est : (Eh ) xy 0 +y = 0.
Dans un intervalle I ne contenant pas 0, ( c’est à dire x 6= 0) on peut en séparer les variables
y0 1 k
comme ceci : = − . On trouve alors comme solution générale de Eh , yh = . Pour trouver
y x x
une solution particulière yp de E, utilisons la méthode de la variation des constantes en cherchant
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k(x) k 0 (x) k(x)


yp sous la forme : yp = . Alors yp0 = − 2 et (E) devient k 0 (x) = ex . On peut
x xx x
x e
donc prendre k(x) = e pour trouver yp = Finalement la solution générale de (E) dans I
x
1
est : y = yp + yh y = (ex + k), k ∈ R .
x
ex + k
Quand x 7→ 0, le numérateur de l’expression tend vers e0 + k = 0 et son dénominateur
x
1
vers 0. Donc si e0 + k 6= 0, lim | (ex + k)| = +∞ et Il s’en suit qu’une condition nécessaire pour
x7→0 x
que cette expression ait une limite finie quand x 7→ 0 est : e0 + k = 0 c’est à dire k = −1 .
Lorsque cette condition est réalisée, elle suffisante pour que y ait une limite finie car alors
1 ex − 1
y0 = (ex − 1) et lim y0 = lim = exp 0 (0) = 1
x x7→0 x7→0 x
Si on complète la définition de y0 en posant y0 (0) = 1, on aura prolongé la fonction y0 par
continuité au point 0.
On sait déjà que la fonction y0 est dérivable sur R∗ car elle est solution de (E) dans tout
intervalle ne contenant pas 0.
Voyons si y0 est dérivable en 0.
1 2
y0 (x) − y0 (0) ex − 1 − x x + o(x2 ) 1
τ (x) = = = 2 = + o(1)
x x2 x2 2
1
y0 est donc dérivable en 0 et y0 0 (0) =
2
Concluons que y0 est dérivable sur R
Exercice 5.
a1 )
Z 1 Z 1
On a αn = fn (t)dt et βn = gn (t)dt
0 0
tn tn
avec fn (t) = 2
et gn (t) = .
1+t 1 + t3
Or pour tout t ∈ [0, 1], fn (t) et gn (t) appartiennent à [0, tn ], donc αn et βn sont compris entre 0
Z 1
1
et tn dt = qui tend vers 0 quand n tend vers +∞ ; d’après le théorème des gendarmes,
0 n+1
lim αn = lim βn = 0 . Z 1h n Z 1
t tn+2 i 1
a2 ) On a αn + αn+2 = 2
+ 2
dt = tn dt =
0 1+t 1+t 0 n+1
Z 1h n Z 1
t tn+3 i 1
De même βn + βn+3 = 3
+ 3
dt = tn dt =
0 1+t 1+t 0 n+1
b1 ) On déduit de a2 ) en prenant des indices paires :
n
X 1
n
X ³ ´
`n = (−1)k = (−1)k α2k + α2k+2
2k + 1
k=0 k=0
n
X 1 X ³
n ´
et L
Ãn= (−1)k = (−1)k β3k + β3k+3
3k + 1
k=0 k=0
k
Posons Ak = (−1) α2k , Alors
³ ´
Ak+1 − Ak = (−1)k+1 α2k+2 − (−1)k α2k = (−1)k+1 α2k + α2k+2
n ³
X ´
De sorte que `n = − Ak+1 − Ak = A0 − An+1 (Domino)
k=0

`n = α0 − (−1)n+1 α2n+2
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De même posons Bk = (−1)k β3k , Alors


³ ´
Bk+1 − Bk = (−1)k+1 β3k+3 − (−1)k β3k = (−1)k+1 β3k + β3k+3
n ³
X ´
De sorte que Ln = − Bk+1 − Bk = B0 − Bn+1 (Domino)
k=0

Ln = β0 − (−1)n+1 β3n+3
b2 ) de `n = α0 + (−1)n α2n+2 et lim αn = 0 on déduit
Z 1 h i1
1 π
lim `n = α0 = 2
dt = arctan t =
0 1+t 0 4
de Ln = β0 + (−1)n β3n+3 et lim βn = 0 on déduit
Z 1 h i1
1 π
lim Ln = β0 = 2
dt = arctan t =
0 1+t 0 4