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jeudi 17 octobre 2019 En plus / En moins

Radioactivité et Utilisation Thérapeutique des


Rayonnements Ionisants

Introduction : généralités et tableau de Mendeleïev


La matière comporte trois états : solide, liquide et gazeux.

Au niveau microscopique, la taille d'un atome est de l'ordre d'un Angstrom, soit 10-10 m, et celle d'un noyau est de
l'ordre de 10-15 m.

On peut classer les éléments par leur affinité chimique, c'est la classification périodique de Mendeleïev.

Le tableau de Mendeleïev permet de présenter ces 118 éléments, dont :


 90 naturels dont 81 stables et 9 radioactifs,
 28 artificiels.

L'atome peut être caractérisé par :


 un nombre de masse, A, égal à la somme des neutrons et des protons,
 un nombre atomique Z qui correspond au nombre d'électrons ou de protons car l'atome est électriquement
neutre.

Des isotopes sont des éléments chimiques qui ont le même numéro atomique.
Par exemple, l'iode 123 (scintigraphie, imagerie de la thyroïde) et l'iode 131 sont des isotopes radioactifs traité
cancer de la thyroïde qui sont utilisés en médecine.

Parmi ces 118 éléments, il y a 2900 isotopes, qui peuvent être stables ou radioactifs.

Pour comprendre les mécanismes qui se produisent lors de l'excitation des atomes, on peut utiliser plusieurs
modèles de l'atome, plus ou moins complexes : le modèle le plus simple est le modèle en couches, représenté
par des électrons qui gravitent autour d’un noyau, et qui se répartissent sur ces couches successives selon des
règles précises appelées règles de transition.

Il faut bien séparer 3 éléments pour comprendre le cours :


1) cortège électronique : états excités/désexcités du cortège
2) noyau : états d’excitation/désexcitation du noyau
3) noyau : processus de radioactivité
Ces phénomènes interagissent.

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I/ Etat excité
A – Du cortège électronique

L'état stable du cortège électronique est appelé état fondamental. Dans cet état, la configuration électronique est
telle que l'énergie totale de l'atome est à son minimum et l'énergie de liaison est maximale.
Le cortège peut être perturbé, il est alors dans un état excité. Des mécanismes permettent de revenir à l'état
fondamental.

Par exemple, l’électron peut être éjecté en dehors du cortège électronique : c’est une ionisation. Le cortège est
alors dans un état excité. À l'endroit où était l'électron, il y a une lacune éléctronique.

Il y a alors une désexcitation du cortège pour atteindre un état plus stable. Cette désexcitation s'effectue par un
comblement de la lacune par réarrangement secondaire du cortège électronique. Ce réarrangement se fait selon
des règles précises de transitions électroniques, et aboutit à un retour à un état fondamental du cortège.

Le gain d’énergie au cours de la désexcitation va générer:


 soit un photon X (plus fréquent),
 soit, plus rarement, un électron Auger rarement.

Les deux phénomènes coexistent si on prend plusieurs atomes. Mais pour 1 atome donné, il n’y aura qu’un
phénomène.

L’origine du photon X provient du réarrangement du cortège électronique, ce n’est pas un phénomène nucléaire
mais un phénomène atomique.

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Ces deux phénomènes d'émission ( en compétition ) permettent un retour de l'atome d'un état excité à un état
fondamental.

Au cours d'une désexcitation du cortège, on ne change que l'état de l'atome, mais la nature du noyau ne change
pas.

B – Le noyau

Le noyau présente aussi des états excités. Par contre, sa désexcitation peut entraîner l'émission de photons γ, et
non de photons X (uniquement générés par la désexcitation du cortège).

Les particules élémentaires du noyau s'appellent les nucléons, ce sont :


 les protons,
 les neutrons.

Il y a Z protons et N neutrons.
Le noyau est donc chargé positivement.

Il y a 4 types d'interaction au sein du noyau (entre les nucléons), dont deux sont prépondérantes/ prédominante :
 la force électromagnétique qui est répulsive entre les protons,
 la force d’interaction forte, cohésive, entre les nucléons.

La force cohésive est très forte, très importante et bien supérieure à la force répulsive, ce qui explique la
cohésion des noyaux. Grâce à cette supériorité, le noyau est organisé sous forme compacte.

Ces forces sont parfois considérables.


Au sein d'un noyau, il existe un défaut de masse : la masse du noyau est inférieure à la masse de ses
constituants, que l'atome soit stable ou radioactif.

Si l'on veut transposer ce défaut de masse en énergie, on multiplie les deux membres de l'équation par c². On
peut individualiser l'énergie de liaison des nucléons, notée B, qui peut être considérable.

B = m.c2

On peut engendrer la libération de cette énergie de liaison dans certaines réactions de fission nucléaire comme
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par exemple avec l’uranium.

Si le noyau est naturellement radioactif (naturellement excité), il va y avoir un retour à l’état fondamental.
La première opération est une désintégration du noyau pour retourner à l’état fondamental, qui entraîne un
changement de nature de l’atome.

La désexcitation du noyau répond à des règles précises, tout comme celles du cortège électronique.

Au cours de cette désintégration, il y a obligatoirement désexcitation du noyau, qui peut s'effectuer par deux
phénomènes :
 émission de photons γ (100keV < E < 10 MeV)
 électrons de conversion interne : transfert de l'énergie disponible vers le cortège électronique. Cela va
entraîner des phénomènes de réarrangement du cortège électronique avec l'expulsion d'un électron du
cortège, d'où une désexcitation du cortège par photon X ou électron Auger.
Ces deux processus rentrent en compétition.

Cortège Noyau
Règles de transitions électroniques Règles de transitions nucléaires

Emission de photon X Emission de photon γ


ou ou
Emission d'électrons Auger Electrons de conversion interne
 phénomènes compétitifs

On peut difficilement dissocier les photons X et γ, qui sont des ondes électromagnétiques ayant le même
domaine.

Ce qui distingue les photons X et γ est leurs niveaux d'énergie :


 les rayons γ ont une énergie comprise entre 100 keV et 10 MeV, Eγ > EX
 les rayons X ont une énergie comprise entre 100 keV et 120 keV.

II/ La Radioactivité
La radioactivité est un phénomène nucléaire, il intéresse les noyaux.

La distribution de noyaux stables et instables est représentée sur


un graphique présentant N en ordonnées et Z en abscisses.

La vallée de stabilité correspond à la zone où tous les noyaux


sont stables, ils ne se répartissent pas sur la droite N = Z. Les
noyaux qui ne sont pas sur cette vallée sont dits instables ou
radioactifs.

Pour les atomes lourds à Z élevé, les noyaux doivent comporter


plus de neutrons que de protons pour être stables (plus ils sont
lourds, plus différence élevée)
Pour les atomes légers, ils sont stables lorsqu'ils comportent à
peu près la même quantité de protons et de neutrons.

Il existe trois types de noyaux radioactifs :


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 excédentaire en protons
 excédentaire en neutrons
 excédentaire en nucléons

Les noyaux radioactifs ont un excès relatif de neutrons par rapport aux noyaux stables, tous les atomes en excès
de neutrons ne sont pas radioactifs : ils vont tenter d'en éliminer par désintégration radioactive. Ce processus
permet de transformer les neutrons en protons  c'est un processus β –
Le Z du noyau fils va augmenter par rapport au Z du noyau père.

Le noyau peut être instable parce qu'il a un excès relatif de protons. Il y a alors désintégration radioactive avec
transformation de protons en neutrons, c'est un processus β + en compétition avec la capture électronique.

Ces deux types de désintégration n'affectent pas le A de l'atome, on parle de désintégration isobarique.

Il peut aussi y avoir des atomes radioactifs instables en raison d'un excès de nucléons. Il y a alors une
transformation par partition, on parle de désintégration radioactive α. Ce processus permet un retour à la
stabilité. Dans ce cas, le A va changer, il s’agit d’une transformation non-isobarique. On a un changement de la
nature de l’atome dans le cas de la désintégration α.

 Transformation isobarique :
- Excès e neutrons  désintégration β-
- Excès de protons  désintégration β+, CE (capture électronique)
 Transformation par partition (excès de nucléons)  désintégration α

Le phénomène de radioactivité s’oppose aux excès.

Sur cette figure, on peut représenter jusqu'à 2 900 noyaux radioactifs, comprenant des noyaux stables et
instables.

On peut simplifier en disant que la radioactivité est un remède aux excès dont le retour à la stabilité implique une
transformation du noyau avec émission de particule et de rayonnement. La radioactivité est donc un phénomène
nucléaire.

La radioactivité est un processus caractérisé par 4 paramètres :


 c'est un phénomène nucléaire
 il est spontané ou provoqué
 c'est un processus probabiliste
 il est exoénergétique (= libère de l’énergie)

Le but de la radioactivité est de lutter contre les excédents par des processus de désintégrations, spécifiques aux
éléments excédentaires.

En résumé :

Transformation isobarique (même A) Transformation par partition


Excès de neutrons : désintégration β –
Excès de protons :
→ désintégration β + Excès de neutrons
→ CE → désintégration α
(mécanismes en compétition)

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Dès qu'il y a désintégration, il y a une diminution du nombre de noyaux au cours du temps. Bien que le processus
soit probabiliste, on peut le modéliser, les atomes radioactifs disparaissent selon une exponentielle 

La radioactivité : processus nucléaire (concerne le noyau), spontané ou provoqué, probabiliste, exoénergétique


(libère de l’énergie).

A – La désintégration β-

1) Formalisation de la désintégration β-

Les noyaux concernés par la désintégration β- sont excédentaires en neutrons, il y a donc une transformation
isobarique de neutrons en protons selon la réaction :

Neutron = proton + particule β- (électron) + anti-neutrino

Le Z augmente car le nombre de protons augmente, et cette transformation de neutrons en protons


s'accompagne de la production d'un électron et d'un anti-neutrino.

En d’autres termes, un atome père X donne un atome fils Y, un électron et un anti-neutrino.


Le but de cette transformation est de revenir à un état stable en éliminant cet excès de neutrons.

On représente cette désintégration ainsi :

On perd donc un neutron et on gagne un proton.

La flèche oblique à droite permet de représenter la désintégration, et donc la transformation de neutrons en


protons, et la précision « β- » indique qu'il s'agit bien d'une désintégration de type β-.

2) Energétique de la réaction

Sur le plan énergétique, il y a une énergie avant la désintégration et une énergie après celle-ci. Ces deux
énergies sont équivalentes : il y a conservation de l'énergie.
L'énergie avant la réaction de désintégration correspond à celle du noyau père, qui contient Z protons et N
neutrons.

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Après la désintégration, l'énergie est la somme de plusieurs énergies :


 les énergies au repos de l'électron, du noyau de l'atome fils et de l'anti-neutrino
 les énergies cinétiques de l'électron, du noyau de l'atome fils et de l'anti-neutrino.

Il faut noter que l'atome fils comporte un proton de plus que l'atome père, soit Z+1 protons, et un neutron de
moins, soit N-1, donc A reste identique, il s'agit donc d'une réaction isobarique.

Cependant, on néglige :
 la masse de l'anti-neutrino, donc son énergie au repos,
 l'énergie cinétique de l'atome fils.
De plus, cette désintégration peut parfois s'accompagner d'une désexcitation de l'atome fils, donc de l'émission
d'un photon gamma.

L'énergie disponible correspond aux énergies cinétiques de l'anti-neutrino, de l'électron, et éventuellement du


photon gamma.

Or, la masse de l'atome est égale à la somme de la masse du noyau, constitué de Z protons et de N=A-Z
neutrons, et de la masse du cortège électronique, comprenant Z électrons.

On peut donc passer de la masse des noyaux à la masse des atomes, en soustrayant la masse des électrons.

L'énergie disponible au cours de la désintégration β- correspond donc à la différence des masse atomiques
multipliées par c2 (= différence d’énergies) entre l'atome père et l'atome fils.

RADIOACTIVITÉ BETA - : ÉNERGÉTIQUE DE LA RÉACTION

Cette réaction est exoénergétique, c'est-à-dire qu'elle produit de l'énergie.

3) Exemples
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 Désintégration β- sans émission de photon gamma : 146 C en 147N

Au cours de la désintégration β - du Carbone 14 en Azote 14, la désintégration amène à un noyau fils stable (non
excité), il n'y a pas de désexcitation du noyau, donc pas de formation de photon gamma.

On considère que l'énergie disponible est de 0,156 MeV.

On a donc Eγ = 0, d'où :
Edisponible = Ec (β) + Ec (ν) = Qβ− = 0,156MeV

Il y a alors deux possibilités :


- si Ec (ν) = 0, Ec (β) = Etotale = 0,156MeV = Emax,
- si Ec (ν) ≠ 0, Ec (β) = 0,156 − Ec (ν).

 L'énergie de la particule β- n'est donc plus une valeur mais un spectre continu dans lequel on peut
définir l’énergie maximale du β- lorsque l’énergie de l’anti-neutrino est égale à 0.

Ce spectre en énergie β- est situé entre 0 et une valeur maximale notée E max. On a toujours un spectre en
énergie, on n’a pas une valeur fixe au cours d’une désintégration β-. Emax est atteint quand l’énergie de
l’antineutrino est égale à 0.

L'intensité maximale est obtenue pour E = Emax/3.

Au cours de cette réaction, on ne détecte que l'énergie de la particule β - (pas de photon).

 Désintégration β- avec émission de photon gamma : 28Al en 28Si

Le noyau fils n'est pas dans un état fondamental mais excité, il y a donc une désexcitation de
l'atome en même temps que la désintégration.

C'est le cas de la désintégration β – de l'Aluminium 28 en Silicium 28, qui se désexcite


simultanément jusqu'à son état fondamental.

Cette désexcitation se fait par l'émission d'un photon gamma.

Il y a encore deux possibilités, selon que l'anti-neutrino présente ou non une énergie cinétique :

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Si l'énergie cinétique de l'anti-neutrino est différente de 0, on détecte :


 le spectre β – continu, situé entre 0 et Emax
 un pic  correspondant à l'émission d'un photon .

B – La désintégration β+

1) Formalisation de la désintégration β+

Au cours de la désintégration β +, les noyaux sont excédentaires en protons, les protons vont donc être
transformés en neutrons. Cette transformation génère donc une particule β +, ou positon, un neutron, ainsi qu'un
neutrino.

C'est une réaction isobarique, car le nombre de masse A ne change pas.

On formalise cette désintégration ainsi :

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On utilise cette fois-ci une flèche oblique à gauche.

2) Energétique de la désintégration β+

Du point de vue énergétique, on distingue une énergie avant et une énergie après la désintégration, mais elles
sont équivalentes car il y a conservation de l'énergie.

Cette réaction peut, là encore, dans certains cas, s'accompagner de l'émission d'un photon gamma.

On a donc :

Au final l'énergie disponible


correspond à la différence de
masses atomiques de l'élément
père et de l'élément fils,
multipliée par la vitesse au
carré, le tout moins deux fois la
masse d'un électron fois la
vitesse au carré, soit 1,022MeV.

La désintégration β+ est donc


une désintégration à seuil : elle
ne peut se produire que si on
apporte une énergie supérieure
à 1,022 MeV  il faut apporter
au moins deux fois 0,511 KeV.

3) Exemple : désintégration β+ et émission de photon gamma (les démonstrations ne sont pas


à apprendre !! il faut comprendre le principe)

La désintégration du 22Na en 22Ne est une désintégration β + au cours de laquelle il y a émission de photon.

Si l'énergie cinétique du neutrino n'est pas nulle, l'énergie de la particule β + est un spectre continu d’énergie, qui
varie entre 0 et Emax.

L'intensité est là aussi atteinte pour I=Emax/3.


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On détecte aussi un pic , qui correspond à l'émission d'un photon .

4) Annihilation de positon β+

La particule β+ (positon) est capable d’interagir avec la matière et quand il est émis, il peut interagir avec des
électrons.

Lorsque son énergie est très faible, la probabilité qu'elle rencontre un électron du milieu est grande : l'électron du
milieu neutralise la particule β +, il y a annihilation du positon et provoque la production de photons dans la même
direction à 180° l’un de l’autre.

Cette interaction génère deux photons très énergétiques de 511 keV chacun émis à 180° l'un de l'autre, dans des
sens opposés mais dans la même direction, on parle de photons d'annihilation.

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C – La Capture électronique CE

Il existe un autre processus en compétition de la désintégration β + : la capture électronique.

Le noyau a un excès de protons, il doit transformer un proton en neutron. Un proton va alors capturer un électron
du cortège électronique pour former un neutron.

Il s'agit d'une transformation isobarique.

L'excès de proton peut donc être géré :


 soit par une désintégration β+
 soit par une capture électronique.

On formalise la capture électronique ainsi :

La flèche est là aussi oblique et à gauche comme pour β+, mais on précise qu'il s'agit d'une capture électronique
en la légendant « CE ».

Il y a dès lors une lacune électronique au niveau du cortège, qui est à l'origine d'une réorganisation du cortège,
passant :
 soit par l'émission d'un rayon X,
 soit par l'émission d'un électron Auger de l’atome fils

Résumé :

β- β+ Capture électronique

À seuil > 1,022 MeV


Spontanée
β + et photon ɣ
β - et photon ɣ Photon X et électron d’Auger
Spectre en énergie
Spectre en énergie
Photons d’annihilation

Pas de photons gamma ni photons X s’il y a désintégration B+ et que le noyau fils est stable.

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Un élément excédentaire en proton peut donc utiliser plusieurs mécanismes pour se stabiliser, on peut alors
détecter :
 un spectre β+ continu,
 un pic ɣ avec émission de photon ɣ,
 des photons d’annihilation,
 une CE,
 une émission de photon X,
 une émission d'électron Auger.

Parfois, la désintégration et les désexcitations, nucléaire et électronique, peuvent donc coexister.

Si il dis noyau excédentaire en proton on considère que tous coexiste : beta +/ CE

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