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Ministère

de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Djilali Liabès Sidi-Bel-Abbès

Faculté des sciences de la nature et de la vie

Département des sciences de l'environnement

Méthodes et techniques d'analyses physico-chimiques




Les méthodes spectrales




Plan du cours :
I. Spectroscopie d’absorption moléculaire UV/VIS
II. Spectroscopie Infrarouge (IR)
III. Spectroscopie d’absorption atomique
IV. Résonance magnétique nucléaire (RMN)













Réalisé par : Dr. Said M. A.

Master I : Biotechnologie & valorisation des plantes 2017-2018

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Introduction et rappels

La spectroscopie, ou spectrométrie, est l'étude expérimentale du spectre d'un


phénomène physique. Les techniques spectrométriques permettent l’analyse de
l'interaction entre le rayonnement électromagnétique et la matière en fonction de la
longueur d'onde (λ) ou la fréquence (ν) (Figure 1). Historiquement, la spectroscopie
était connue comme étant l'étude de la lumière visible dispersée en fonction de sa
longueur d'onde, par exemple, par un prisme.

Figure 1 : Principaux domaines du spectre électromagnétique en termes de fréquence,


de longueur d'onde et d'interaction avec la matière.

La Figure 1 illustre la classification des rayonnements électromagnétiques avec les


longueurs d'ondes et les fréquences qui leurs sont associées et qui se distinguent par les
différents types d'interactions avec la matière. Des longueurs d'ondes les plus élevées
aux plus faibles, on trouve : les ondes radio, les micro-ondes, les infrarouges (IR), la
lumière visible (VIS), les ultraviolets (UV), les rayons X et les rayons gamma.

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Nous divisons les techniques spectroscopiques en deux parties :

• Les techniques d’analyses basées sur l’étude quantitative de l’absorption ou


l’émission.

Exemple : Spectrophotométrie UV, VIS, absorption atomique et photométrie


d’émission de flamme.

• Les techniques d’analyses basées sur l’étude qualitative des spectres (atomique,
moléculaire ou nucléaire) d’émission, d’absorption ou de résonnance magnétique
nucléaire (RMN).

Exemple : Spectroscopie IR, UV et RMN.

v Identifications des composés chimiques :


1) Méthodes classiques :
• Caractérisation physique (odeur, couleur…etc)
• Tests qualitatifs caractéristiques (Indice de réfraction, solubilité, T° d’ébullition,
T° de fusion…etc)
• Réactions chimiques caractéristiques (groupements fonctionnels)
2) Méthodes modernes (spectrales)
• Spectroscopie de masse : Elle nous donne essentiellement les formules brutes
avec identification des éléments constituants la molécule.
• Spectroscopie IR : Identification des groupements fonctionnels
• Spectroscopie UV : Structure des molécules et identification de quelques
groupements fonctionnels.
• RMN : Structure (squelettes) des molécules.

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I. Spectroscopie d’absorption moléculaire UV/VIS

I.1 Généralités
La mesure de l’absorption des radiations électromagnétiques par la matière dans le
domaine de l’UV/visible apporte peu d’informations structurales, en revanche, elle est
très utile pour les analyses quantitatives. Le domaine de l’UV/VIS est compris entre190
à 750 nm et peut être divisé en deux parties : l’ultraviolet allant de 190 à 400 nm, et le
visible allant de 400 à 750 nm (Fig.2).

UV VIS


190 400 750 λ (nm)

Figure 2 : Spectre du domaine UV-VIS

I.2. Principe

La mesurer de l'interaction entre le rayonnement électromagnétique et la matière est


exprimé en absorbance (A) ou transmittance (T) d’une substance chimique en solution,
à une longueur d’onde prédéfinie (λ) (Fig.3). Plus l'échantillon est concentré, plus il
absorbe la lumière dans les limites de proportionnalité énoncées par la loi de Beer-
Lambert.

I0 (λ) Solution I (λ)


Flux incident Flux transmis

Cuve de longueur l


Figure 3 : Schéma explicatif de la loi de Beer-Lambert.




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Cette loi fut découverte par Pierre Bouguer en 1729, puis reprise par Johann Heinrich
Lambert en 1760. Finalement August Beer en 1852 y introduisit la concentration (Eq.1) :

I = I# . e&'() Eq.1

Avec:
I0 : l’intensité lumineuse incidente
I : l’intensité lumineuse transmise
ε : le coefficient d'extinction molaire en L.mol−1.cm−1, (il dépend de la longueur d'onde,
du solvant, de la substance étudiée et de la température)
l : la longueur du trajet optique (ou la largeur de la cuve en cm)
c : la concentration de la solution en mol.L-1.

On appelle absorbance A le logarithme du rapport entre l’intensité incidente I0 et
l’intensité transmise I à une longueur d’onde λ :
0
A = log /0 2 Eq.2
1

On appelle transmittance T le rapport entre l’intensité transmise I et l’intensité


incidente I0 à une longueur d’onde λ :

I
T= Eq. 3
I#


Pour finir, la forme la plus couramment utilisée est :

A = εlc Eq.4
I.2.1. Additivité des absorbances

La loi de Beer-Lambert est additive (Fig.4). ca veut dire, si deux solutions absorbent à la
même longueur d’onde, l’absorbance du mélange est égale à la somme de leurs
absorbances : A =A1+ A2





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I0 Solution 1 Solution 2 I2
I1
ε1, c1, l ε2, c2, l

A1 A2


Solution 1
I0 I1
+
Solution 1

A= A1+A2 = (ε1c1+ ε2c2)

Figure 4 : Schéma explicatif de l’additivité de la loi de Beer-Lambert.

I.2.2. Conditions de validité de la loi de Beer-Lambert



• la lumière monochromatique (longueur d’onde (λ) constante)
• Solutions diluées (c ≤ 10-2 M)
• Solutions limpide (pas de fluorescence, ni suspensions)

I.3. Instrumentation dans l’UV/VIS

Le spectrophotomètre est l’un des principaux appareils utilisés dans les laboratoires
pour réaliser des dosages (Fig.5). Il utilise les propriétés de la lumière et son interaction
avec les substances. Il est conçu autour de trois modules :
• Une source lumineuse : lampe à vapeur de mercure, lampe à arc au xénon, lampe à
filament de tungstène).
• Un système dispersif (Monochromateur) : c’est un ensemble d’éléments qui sert à
décomposer la lumière blanche en radiations de différentes longueurs d’onde, dont
l’une est utilisée pour lire le résultat de l’analyse.
• Un système détecteur : détecte la lumière transmise et la convertit en un signal
électrique.



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Système dispersif
Source (Monochromateur) Détecteur

Solution échantillon

Figure 5 : Schéma simplifié d’un spectrophotomètre.

Remarque : Il faut travailler en lumière monochromatique, car ε est fonction de la nature


du corps absorbant, de la température et de la longueur d'onde.
Pour avoir une bonne
sensibilité, il faut déterminer la longueur d'onde dont la solution absorbe le plus. 


I.4. Les différentes configurations des spectromètres UV/VIS

I.4.1. Spectromètres à optique monofaisceau

Dans un spectromètre monofaisceau, on place successivement sur le trajet optique un


témoin correspondant au solvant seul ou une solution contenant les réactifs du dosage
(mais sans le composé à doser, c’est le blanc analytique), puis la solution préparée à
partir de l’échantillon de concentration inconnue (Fig.6). La mesure de l’absorbance (ou
transmittance) finale nécessite la soustraction de l’absorbance du blanc de celle de
l’échantillon à la même longueur d’onde.

Blanc
Source Monochromateur 1 Détecteur

2
Echantillon

Compartiment de 
mesure

Figure 6 : Schéma simplifié d’un spectrophotomètre monofaisceau.

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I.4.2. Spectromètres à optique double faisceau

Les meilleurs spectrophotomètres dans ce domaine restent encore les appareils à deux
faisceaux dont l’un traverse l’échantillon et l’autre sert de parcours de référence (Fig.7).
Deux miroirs tournants en forme de secteurs, synchronisés avec le mouvement pas à pas
du réseau, permettent au détecteur de comparer exactement pour la même longueur
d’onde les intensités transmises par l’une ou l’autre des deux voies

Blanc

1

Source Monochromateur Détecteur
2

Echantillon

Compartiment de

mesure
Figure 7 : Schéma simplifié d’un spectrophotomètre double faisceau.

I.5. Applications de la spectroscopie UV-Visible

I.5.1. Analyse qualitative


Les spectres UV fournissent généralement peu de renseignements sur la structure
moléculaire des composés. Néanmoins, on les utilise soit pour une confirmation soit
pour une identification grâce aux règles empiriques.

I.5.2. Analyse quantitative


L’analyse quantitative par la spectrométrie UV-visible est très employée (beaucoup plus
que l’analyse qualitative) grâce à l’utilisation de la loi de Beer-Lambert. Comme
applications, on peut citer : Dosage du fer ou du nitrite dans l’eau ou dans un
médicament, Dosage des molécules actives dans une préparation pharmaceutique,
Dosage du benzène dans le cyclohexane…etc.
- Principe des dosages :
Pour déterminer la concentration d’une substance, on peut utiliser trois principales
méthodes :
a) La méthode directe
On utilise directement la loi de Beer-Lambert si ε est connue.

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b) Méthode de comparaison avec un étalon


On compare l’absorbance de la solution analysée (Ax) avec celle d’une solution étalon
(A), dans les mêmes conditions opératoires :
9 '.) .(
A= ε.c.l et AX= ε.cx.l d’ou 9: = '.).(
:

9: .)
Donc : cx= 9

c) Méthode de dosage par gamme d’étalonnage


Si ε est inconnue, il est nécessaire de tracer la courbe A=f(c) avec une gamme de témoin
dans les conditions de la loi de Beer-Lambert (Fig.9). Cette courbe est préparée à partir
d’une gamme d’étalons dont les concentrations encadrent celles de la solution analysée.
La concentration de cette dernière est déduite à partir de la droite d’étalonnage.

A
A4

A3


Ax


A2

A1
c1 c2 cx c3 c4 c

Figure 9 : Exemple d’une courbe d’étalonnage.
Si A1/C1, A2/C2, A3/C3, A4/C4 sont les absorbances et les concentrations des solutions
étalons respectivement. Ax et cx sont l’absorbances et la concentration de la solution
analysée.
I.5.2.3. Autres applications
D’autres applications sont connues pour le contrôle qualité ou le suivi de la cinétique
d’une réaction, la détermination des constantes de dissociation des acides ou des
constantes de complexation, la détermination des masses molaires...etc.


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II. Spectroscopie Infrarouge (IR)

II.1. Généralités
Le rayonnement infrarouge est la partie du spectre électromagnétique comprise entre
780 et 1 000 000 nm, autrement dit entre le visible et les ondes radio qui correspond à
une transition énergétique entre des états de vibration des atomes ou rotation de la
molécule. Elle est divisée en trois zones :
Région Domaine de λ (nm) Domaine de δ (cm-1)
Proche infrarouge (PIR) 780 – 2 500 nm 4 000 – 13 000 cm-1
Moyen infrarouge (MIR) 2 500 – 25 000 nm 400 – 4 000 cm-1
Lointain Infrarouge (LIR) 25 000 – 1 000 000 nm 10 – 400 cm-1

δ =1/λ avec λ: longueur d’onde et δ : nombre d’ondes


Le domaine de l’IR le plus utilisé est réservé au vibration des atomes qui se situe entre
(400 – 4 000 cm-1), c'est-à-dire, la région MIR.

II.2. Principe
Dans une liaison chimique, les atomes de part et d’autre de la liaison vibrent l’un par
rapport à l’autre avec une fréquence spécifique à cette liaison. La fréquence de la
vibration estimée entre l'état fondamental et le premier état excité se calcule selon le
modèle de l’oscillateur harmonique dans lequel on considère que les deux atomes de
part et d’autre de la liaison sont reliés par un ressort de constante de raideur k (Fig.10),
assimilable à la force de la liaison.








Figure 10 : Ressort de constante de raideur k

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La fréquence propre à la liaison se calcule alors selon Eq. 1 (Cohen-Tannoudji et al.,
1996).

1 k
ν= ×@ Eq. 1
2π µ

avec :
k : la constante de raideur.
µ : la masse réduite.
µ étant la masse réduite du modèle calculé selon l’Eq. 2.
mD × mE
µ= Eq. 2
mD + mE
La spectroscopie MIR est basée sur l’absorption du rayonnement dans une zone
spectrale variant de 4 000 à 400 cm-1 où tout composé organique possède une
empreinte qui lui est propre. Plusieurs groupements fonctionnels de composés
organiques vont présenter des vibrations caractéristiques. Par conséquent, la
spectroscopie MIR est très utile pour l’analyse qualitative. L’analyse quantitative est
aussi possible puisque l’intensité de l’absorption est proportionnelle à la concentration
de l’espèce absorbante.

Les bandes d’absorption MIR sont dues essentiellement aux vibrations fondamentales
des molécules. Le spectre moyen infrarouge peut être grossièrement divisé en 3
régions :
• de 4000 à 1500 cm-1 se trouvent les bandes d’absorption des vibrations
d’élongation ν de liaisons principales (O-H, N-H, C-H, C=O, C=C),

• de 1500 à 1000 cm-1 les bandes de déformations δ (C-H) ainsi que quelques
vibrations d’élongation (C-O, P=O),

• pour les nombres d’onde inférieurs à 1000 cm-1, les vibrations complexes
(« respiration » des structures cycliques) et des systèmes éthyléniques ou
aromatiques (Fig.11).

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Figure 11: Bandes d’absorption dans le moyen infrarouge.

II.3. Instrumentation
Les spectres sont collectés à l’aide d’un spectromètre généralement à double
faisceau qui a le même principe que celui de la spectrométrie UV-VIS. Un spectre
peut être défini comme étant la mesure de l’absorption ou de la transmission d’un rayon
électromagnétique en fonction de la longueur d’onde (ou nombre d’onde).
Quel que soit le type de spectromètre utilisé, deux éléments sont indispensables :
• une source de Rayonnement Électromagnétique RE,
• un ou plusieurs détecteurs.

a. Source lumineuse
Le rayonnement émis par la source doit être d’une part suffisamment puissant pour
permettre une bonne détection du signal, et d’autre part demeurer stable durant le
temps d’acquisition de la mesure, de façon à obtenir des mesures d’absorbance
reproductibles.
En ce qui concerne les spectromètres MIR, les sources de rayonnement proviennent de
solides portés à haute température qui rayonnent. Parmi les sources IR les plus
courantes en MIR, on cite le « globar » (glowing-bar) constitué de carbure de silicium
porté à environ 1 500°C par effet Joule (Fig.12). Elle dissipe une plus grande quantité de

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chaleur ce qui nécessite un refroidissement. Le domaine spectral s’étend de 5 000 cm-1 à


50 cm-1.


Figure 12 : Source lumineuse «globar » constituée de carbure de silicium.

b. Détecteurs
De nos jours, différents types de détecteurs peuvent être utilisés en infrarouge, les plus
fréquents sur le marché étant les détecteurs thermiques et les détecteurs à semi-
conducteurs. Ils ont été développés pour améliorer la vitesse d’acquisition des données.
Dans le MIR, pour les applications demandant une grande sensibilité, on emploie un
capteur constitué d’un alliage de Mercure-Cadmium-oxyde de Tellurium (MCT) ou
d’Indium-Antimoine (In/Sb) déposé sur un support inerte (Fig. 13). Lors de cette étude
le détecteur utilisé est un MCT (refroidit avec l’azote liquide ’’−196 °C ’’).


Figure 13. Détecteur MCT.

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II.4. Application de la spectroscopie IR


La spectroscopie infrarouge est très utilisée dans le domaine de la recherche, car c’est
une technique simple et sûre de mesure et de contrôle de qualité. Elle s’est largement
répandue dans un grand nombre d'industries donnant lieu à des applications
analytiques très diverses : industrie agroalimentaire, industrie pharmaceutique,
domaines des matériaux (polymères...), industrie pétrolière, industrie textile...etc.
Elle est utilisée, par exemple, pour :
Ø Identifier un composé inconnu ou ses groupes fonctionnels,
Ø Vérifier la pureté d’un produit connu.
Ø Suivre un processus réactionnel en étudiant l’apparition ou la disparition des
bandes caractéristiques de certains groupes fonctionnels.





















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III. Spectroscopie d’absorption atomique


La Spectrométrie d’Absorption Atomique (SAA) est probablement la plus ancienne
méthode d’analyse en chimie analytique utilisée dans le monde. Elle inclut deux
méthodes d’analyse quantitative (absorptions ou émissions) qui peuvent être utilisées
pour mesurer les concentrations d’environ 70 éléments (métaux, métalloïdes et non-
métaux). Basée sur des méthodes optiques, elle conduit aussi bien à des résultats
qualitatifs qu'à des données quantitatives. L'absorption est utilisée généralement pour
faire un dosage d’un élément connu afin de déterminer sa concentration.

III.1. Principe
Le spectromètre d’absorption atomique étudie les émissions ou absorptions de la
lumière libérée par un atome suite à une excitation par une source (flamme, plasma
gazeux, irradiation par rayons X, décharge électrique…etc) après évaporation ou
atomisation. Quand un atome absorbe l’énergie à partir de cette source, son énergie
variée au cours d’un passage d’un de ses électrons d’une orbite électronique à une autre
(de l'état fondamental à un état moins stable "état excité"). En retournant à l'état
fondamental, un photon d'énergie lumineuse est émis avec une intensité
proportionnelle à la concentration de l'élément à analyser.

III.2. Types et appareillages
Un spectromètre d’absorption ou d’émission atomique contient quatre éléments
principaux Tableau 1:
• Une source d’excitation.
• Un système d’atomisation/ionisation.
• Un système dispersif (monochromateur).
• Un système de détection.
Tableau 1 : Types de spectroscopie d’absorption/émission atomique
Types/Techniques Excitation Atomisation/Ionisation
Photométrie à flamme Lumière/Flamme Flamme (1500-3200 C°)
Spectroscopie à plasma Torche à Plasma Plasma (6000-8000 C°)
Spectroscopie d’émission d’étincelle Étincelle électrique Étincelle (40000 C°)

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Comme le montre le tableau 1, il existe plusieurs manières d’atomiser les échantillons.


La plus utilisée est l’atomisation de flamme qu’on va présenter par la suite.
III.2.1. Photométrie à flamme
La figure 14 et 15 présente un schéma du principe de la spectrophotométrie
d’absorption/émission atomique de flamme.



Système dispersif
(Monochromateur) Détecteur


Réfracteur
Bruleur
Figure 14 : Spectrophotomètre d’émission de flamme

Lampe à cathode Système dispersif


(Monochromateur) Détecteur
creuse



Bruleur

Figure 15 : Spectrophotomètre d’absorption atomique.

a) Le photomètre d’émission de flamme est constitué de trois éléments principaux : le
brûleur, le monochromateur et un détecteur.
• Le brûleur : Il fournit une flamme dans laquelle on pulvérise la solution à analyser.

• Le monochromateur : permets de sélectionner la longueur d’onde caractéristique de
l’élément à doser, il est composé de filtres.

• Un détecteur : Il est composé d’une cellule photoélectrique qui transforme le flux
lumineux en intensité électrique. La lecture est obtenue sous forme digitale.
Pour une même température de flamme, l'intensité de la radiation émise est
proportionnelle à la concentration de l'élément à doser si celle-ci est faible.

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b) Spectrophotomètre d’absorption atomique de flamme est constitué de quatre


éléments principaux :
• Lampe à cathode creuse : elle est constituée d’une cathode (fait du métal du même
élément que l'on veut doser), une anode et une enveloppe de verre scellée.
Cette lampe émise une lumière caractéristique de l'élément que l'on veut doser suite
à une tension entre l'anode et la cathode --> des atomes de gaz partent vers la
cathode et arrachent des atomes métalliques de la cathode. Tout ces atomes vont se
choquer contre la paroi (excitation).
• Le brûleur : Il fournit une flamme dans laquelle on pulvérise la solution à analyser.

• Le monochromateur : permets de sélectionner la longueur d’onde caractéristique de
l’élément à doser, il est composé de filtres.

• Un détecteur : Il est composé d’une cellule photoélectrique qui transforme le flux
lumineux en intensité électrique. La lecture est obtenue sous forme digitale.

III.3. Applications
La spectrométrie d’absorption atomique permet le dosage de nombreux matériaux
inorganiques, exemple :
- Sodium, potassium et calcium dans l’eau.
- Analyse des métaux lourds en traces dans les déchets liquides.
- Le dosage du calcium et du zinc dans les os.












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IV. Résonance Magnétique Nucléaire


La Résonance Magnétique Nucléaire (RMN) est une technique assez récente au regard
des spectroscopies classique. Elle constitue actuellement la technique la plus puissante
et la plus générale d’analyse structurale des composés organiques. Cette technique
étudie l’absorption moléculaire dans le domaine des fréquences Radio c-a-d la partie du
spectre électromagnétique comprise entre 10-1 et 104 m ou 105 et 1010 Hz (Fig 1).
IV.1. Principe
La RMN est fondée sur la mesure de l’absorption de la radiation de radiofréquence (RF)
H⃗.
par un noyau atomique dans un champ magnétique fort 𝐵
D’après un modèle classique simplifié, le noyau d’un atome est considéré comme une
petite sphère chargée (Fig X).

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