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CUBBAT

TD 6: L’Antibiogramme
et agents antimicrobiens.
PRÉSENTÉ PAR :
MME: MADANI K
Définitions
Les antimicrobiens

 Le terme antimicrobien fait référence à un ensemble


de composés qui ont la capacité d'éliminer ou de
réduire la prolifération de microbes.
 Les microbes visés par un antimicrobien peuvent
être des bactéries, des virus, des mycètes ou des
parasites.
 Les traitements antibiotiques font partie également
des antimicrobiens. Ils ciblent les champignons ou
les bactéries.
Les antibiotiques

 Substances chimiques, produites par des micro-organismes


ou obtenus par semi-synthèse ou synthèse chimique.
 Substances capables d’inhiber spécifiquement la croissance de
micro-organismes ou de les détruire.
 Dans le premier cas, on parle d'antibiotique bactériostatique
et dans le second cas d'antibiotique bactéricide.
 Un antibiotique peut être à la fois bactériostatique et
bactéricide, tout dépendant de sa dose
Les principales familles des antibiotiques

 Les β-lactamines ex: Pénicilline

 Les Glycopeptides ex: Vancomycine

 Les Aminosides ex: Gentamicine

 Les Macrolides ex: Asadose

 Les Quinolones ex: L'acide nalidixique


Les cibles bactériennes des antibiotiques

 L’ADN:
 Quinolones ,Rifamycines, Nitroimidazolés,
Sulfamides.
 Le ribosome:
 Aminosides, Macrolides, Ketolides, Lincosamides,
Synergistines, Tétracyclines, Acide fusidique,
Phénicolés, Oxazolidinone.
 La paroi :
 β-lactamines ,Glycopeptides, Fosfomycin.
 Les membranes :
 Polymyxines, Lipopeptides.
L'antibiogramme

 L'antibiogramme est souvent réalisé en milieux hospitalier, afin

de déterminer (IN VITRO) quelles antibiotiques sont efficaces


sur une bactéries donnée. En effet, l'antibiogramme vise à
trouver l'antibiotique le plus efficace sur les bactéries prélevées
sur patient.

 Ce n’est que dans les infections graves, récidivantes ou les échecs

thérapeutiques qu’on fait appel à l’antibiogramme.


Le but de l’antibiogramme

 Il permet de tester sur milieu de culture, l’action de

molécules antibiotiques sur une souche bactérienne


par la détermination de la concentration minimale
d'inhibition (CMI) de la croissance bactérienne face à
un ou plusieurs antibiotiques, Il permet donc de
savoir si une bactérie est résistante ou non à un
antibiotique.
Concentration Minimale Inhibitrice
(CMI)

 Le paramètre le plus souvent utilisé pour évaluer l’effet d’un


antibiotique est la CMI. Elle correspond à la concentration
minimale d’antibiotique qui inhibe la croissance visible du
germe en 24H.
 Elle est définie par le Comité de l’Antibiogramme de la
Société Française de Microbiologie (CA-SFM) comme étant la
plus faible concentration d’une gamme de dilutions
d’antibiotique de demi en demi qui entraîne l’inhibition de
toute croissance bactérienne visible.
Concentration minimale bactéricide
( CMB)

 La plus faible concentration d’antibiotique capable


d’entraîner la mort d’au moins 99,99% des bactéries
d’un inoculum (< 0,01% de survivants)
 Valeur indicatrice du pouvoir bactéricide d’un
antibiotique.
1 ) L’antibiogramme standard en milieu gélosé :
méthode des disques

 Principe général:

 Pour réaliser l’antibiogramme par la méthode des


disques, la culture bactérienne est ensemencée à la
surface d’une gélose spécialement étudiée, la gélose de
Mueller-Hinton.
 Des disques pré-imprégnés d’une dose connue
d’antibiotique sont déposés à la surface de la gélose.
L’antibiotique diffuse à partir du disque en créant un
gradient de concentration.
 La détermination du diamètre de la zone d’inhibition
permet une estimation des caractères de sensibilité ou de
résistance de la souche bactérienne.
 Technique:

 En pratique, on réalise à partir de l’isolement


(souche pure) un ensemencement en tapis sur le
milieu.
 On dispose ensuite les disques d’antibiotiques et on
place à l’incubateur. Au bout de 24 h, on lit les
différents diamètres d’inhibition et on peut conclure
en comparant ceux-ci aux abaques de lecture.
 Interprétation:

 Les abaques de lecture se présentent sous forme de

bandes présentant des données qui délimite les


zones SENSIBLE, INTERMEDIAIRE et
RESISTANTE.
 Exemple : 3 souches bactériennes sont testées vis a
vis de l’ampicilline. On mesure les diamètres
d’inhibition suivants : souche A 8 mm, souche B 25
mm et souche C 15 mm. La souche A est donc
RESISTANTE, la souche B SENSIBLE et la souche C
est déclarée INTERMEDIAIRE.
Autres techniques
Technique en milieu gélosé : le E test®

 Le Etest® permet de déterminer la CMI grâce à l'utilisation de

bandelettes imprégnées d'un gradient exponentiel continu de


l'antibiotique à tester.

 Les bandelettes sont appliquées sur la surface d'un milieu

gélosé préalablement ensemencé avec un inoculum de la


souche à étudier.

 Après incubation, l'inhibition de la croissance se traduit par

une ellipse d'inhibition dont les points d'intersection avec la


bandelette définissent la CMI.
Automate : Vitek-2

 Antibiogramme automatisé : A l’aide de cartes

« antibiogramme » adaptées à chaque type de


bactéries, VITEK-2 mesure la croissance bactérienne
dans un puits de contrôle et dans les puits contenant
des antibiotiques à différentes concentrations.
MERCI DE VOTRE
ATTENTION!