Vous êtes sur la page 1sur 52

FA038633 ISSN 0335-3931

norme européenne NF EN 1538


Mai 2000

Indice de classement : P 94-320

ICS : 93.020

Exécution de travaux géotechniques spéciaux


Parois moulées

E : Execution of special geotechnical works — Diaphragm walls


D : Ausführung von besonderen geotechnischen Arbeiten (Spezialtiefbau) —
Schlitzwände
© AFNOR 2000 — Tous droits réservés

Norme française homologuée


par décision du Directeur Général d'AFNOR le 5 avril 2000 pour prendre effet
le 5 mai 2000.

Correspondance La Norme européenne EN 1538:2000 a le statut d'une norme française.

Analyse Le présent document s’applique à l’exécution des parois moulées dans le sol. Il
donne les prescriptions concernant la réalisation des travaux et celles relatives aux
matériaux et produits. Il précise les aspects pratiques devant être pris en compte
pour l’établissement des plans d’exécution ainsi que les contrôles à faire pour les dif-
férents types de paroi de soutènement et de paroi d’étanchéité.

Descripteurs Thésaurus International Technique : sol, paroi, définition, matériau, béton, coulis,
mortier, acier, conception, armature, conditions d’exécution, bétonnage, contrôle.

Modifications

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR), Tour Europe 92049 Paris La Défense Cedex
Tél. : 01 42 91 55 55 — Tél. international : + 33 1 42 91 55 55

© AFNOR 2000 AFNOR 2000 1er tirage 2000-05-F


Exécution des travaux géotechniques BNSR ETG

Membres de la commission de normalisation


Président : M GOUVENOT
Secrétariat : M CANÉPA — LABORATOIRE REGIONAL DE L'EST PARISIEN
M BAGUELIN TERRASOL
M BALIAN FONDACO
M BONAFOUS
M BORDES COYNE & BELLIER
M BUSTAMANTE LCPC PARIS
M CHAILLOT SNCF
M COMBARIEU LRPC ROUEN
M DEBATTISTA EDF CEMETE
MME FERNANDEZ AFNOR
M GOUVENOT SOLETANCHE
M HAIUN SETRA
M HURTADO
M ISNARD VERITAS
M LEGENDRE EMCC-FONDATIONS
M MARTIN SCETAUROUTE
M MARTIN EDF (SQR — TEGG)
M MICHALSKI ANTEA
MME MICHEL OPPBTP
M MOREY BACHY
M PIET STCPMVN
M RAYNAUD AEROPORT DE PARIS
M ROBERT SIMECSOL
M SALGUES DAT — ISPC — ARBED
M SCHMITT SOLETANCHE
M SCHMOL FNB — BNTEC
M TREGUIER EMCC
M VOISIN INRS

Ont collaboré en tant qu’expert


M MOREY BACHY
MME DOUCERAIN SOLETANCHE

Avant-propos national

Références aux normes françaises


La correspondance entre les normes mentionnées à l'article «Références normatives» et les normes françaises
identiques est la suivante :
EN 10080 : NF EN 10080 (indice de classement : A 35-010)
ENV 197 : XP ENV 197 (indice de classement : P 15-101)
ENV 206 : XP P 18-325
ENV 1991 : XP ENV 1991 (indice de classement : P 06-101)
ENV 1992 : XP P 18-711
ENV 1994 : XP P 22-391
ENV 1997 : XP ENV 1997 (indice de classement : P 94-250)
ENV 1998 : XP ENV 1998 (indice de classement : P 06-031)
L'autre norme mentionnée à l'article «Références normatives» qui n'a pas de correspondance dans la collection
des normes françaises est la suivante (elle peut être obtenue auprès d'AFNOR) :
ISO 9690
NORME EUROPÉENNE EN 1538
EUROPÄISCHE NORM
EUROPEAN STANDARD Janvier 2000

ICS : 93.020

Version française

Exécution de travaux géotechniques spéciaux —


Parois moulées

Ausführung von besonderen geotechnischen Execution of special geotechnical works —


Arbeiten (Spezialtiefbau) — Schlitzwände Diaphragm walls

La présente norme européenne a été adoptée par le CEN le 1er juin 1997.

Les membres du CEN sont tenus de se soumettre au Règlement Intérieur du CEN/CENELEC qui définit les
conditions dans lesquelles doit être attribué, sans modification, le statut de norme nationale à la norme
européenne.

Les listes mises à jour et les références bibliographiques relatives à ces normes nationales peuvent être obtenues
auprès du Secrétariat Central ou auprès des membres du CEN.

La présente norme européenne existe en trois versions officielles (allemand, anglais, français). Une version faite
dans une autre langue par traduction sous la responsabilité d'un membre du CEN dans sa langue nationale, et
notifiée au Secrétariat Central, a le même statut que les versions officielles.

Les membres du CEN sont les organismes nationaux de normalisation des pays suivants : Allemagne, Autriche,
Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-
Bas, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse.

CEN
COMITÉ EUROPÉEN DE NORMALISATION

Europäisches Komitee für Normung


European Committee for Standardization

Secrétariat Central : rue de Stassart 36, B-1050 Bruxelles

© CEN 2000 Tous droits d’exploitation sous quelque forme et de quelque manière que ce soit réservés dans le monde
entier aux membres nationaux du CEN.
Réf. n° EN 1538:2000 F
Page 2
EN 1538:2000

Sommaire
Page

Avant-propos ...................................................................................................................................................... 3

1 Domaine d’application ...................................................................................................................... 4

2 Références normatives .................................................................................................................... 4

3 Termes et définitions ........................................................................................................................ 4

4 Informations requises pour l'exécution du projet ......................................................................... 6

5 Reconnaissance des terrains .......................................................................................................... 7

6 Matériaux ........................................................................................................................................... 7

7 Considérations touchant à la conception ..................................................................................... 11

8 Exécution ......................................................................................................................................... 16

9 Supervision de l'exécution et contrôle ......................................................................................... 20

10 Documents de chantier .................................................................................................................. 30

11 Exigences particulières .................................................................................................................. 30

Annexe A (informative) Compositions classiques pour béton plastique et mortier plastique .................. 31

Annexe B (informative) Exemples de fiches de chantier pour les parois moulées ..................................... 32

Annexe C (informative) Bibliographie .............................................................................................................. 44

Annexe D (informative) Degré d’obligation des clauses ................................................................................ 45


Page 3
EN 1538:2000

Avant-propos

La présente norme européenne a été élaborée par le Comité Technique CEN/TC 288 «Exécution des travaux
géotechniques spéciaux» dont le secrétariat est tenu par AFNOR.
Cette norme européenne devra recevoir le statut de norme nationale, soit par publication d'un texte identique, soit
par entérinement, au plus tard en juillet 2000, et toutes les normes nationales en contradiction devront être retirées
au plus tard en juillet 2000.
Selon le Règlement Intérieur du CEN/CENELEC, les instituts de normalisation nationaux des pays suivants sont
tenus de mettre cette norme européenne en application : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne,
Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République Tchè-
que, Royaume-Uni, Suède et Suisse.
L'objet du TC 288 est la normalisation des techniques d'exécution des travaux géotechniques, y compris les
méthodes d'essais et de contrôle, ainsi que la normalisation des exigences sur les matériaux. Il a été confié au
WG1 le domaine des parois moulées de soutènement ou d'étanchéité. La présente norme ne comprend pas l'exé-
cution des barrettes, qui fait l'objet de l'EN 1536. Exécution des travaux géotechniques spéciaux — Pieux forés.
Ce document a été élaboré pour aller de pair avec l'Eurocode 7 — Partie 1 : Conception géotechnique, règles
générales (ENV 1997). Ce dernier couvre à l'article 8 la conception des ouvrages de soutènement et donne des
indications pour le contrôle des travaux. La présente norme n'aborde les questions de conception que lorsque
c'est strictement nécessaire, par exemple pour la définition des cages d'armatures ; en revanche, elle couvre com-
plètement les aspects liés à l'exécution et au contrôle des travaux.
La présente norme a été élaborée par un groupe de travail comprenant des représentants de 10 pays, et en tenant
compte de 7 documents, nationaux ou internationaux, codifiant les règles de l'art.
Page 4
EN 1538:2000

1 Domaine d’application
La présente norme européenne donne les prescriptions concernant l'exécution des parois moulées dans le sol et
les aspects pratiques devant être pris en compte pour l'établissement des plans d'exécution. Les parois moulées
peuvent être des ouvrages provisoires ou permanents. Les différents types de parois concernés sont les suivants :
a) parois de soutènement : ouvrages généralement utilisés pour soutenir les parois d'une excavation dans un site.
Elles comprennent :
1) les parois moulées en béton ;
2) les parois préfabriquées en béton ;
3) les parois en coulis armé ;
b) parois d'étanchéité : ouvrages généralement utilisés pour éviter tout cheminement dans le sol d'eau claire ou
polluée, ou de tout autre liquide présent dans le sol. Elles comprennent :
1) les parois en coulis (avec éventuellement des membranes ou des palplanches) ;
2) les parois en béton plastique.
La conception, la planification et la construction des parois moulées exigent une expérience et des connaissances
dans ce domaine spécialisé. La phase d'exécution nécessite ainsi un personnel qualifié et le présent document
ne peut remplacer le savoir-faire de spécialistes et la compétence d'entrepreneurs expérimentés.

2 Références normatives
Cette norme européenne comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces
références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées
ci-après. Pour les références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces publi-
cations ne s'appliquent à cette norme que s'ils y ont été incorporés par amendement ou révision. Pour les réfé-
rences non datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence s'applique.

EN 10080, Acier pour l’armature du béton — Armatures pour béton armé soudables à verrous B500 — Conditions
techniques de livraison pour les barres, les couronnes et les treillis soudés.

ENV 197, Ciment — Composition, spécifications et critères de conformité.

ENV 206, Béton — Performances, production, mise en œuvre et critères de conformité.

ENV 1991, Eurocode 1 : Bases de calcul et actions sur les structures.

ENV 1992, Eurocode 2 : Calcul des structures en béton.

ENV 1994, Eurocode 4 : Conception et dimensionnement des structures mixtes acier-béton.

ENV 1997, Eurocode 7 : Calcul géotechnique.

ENV 1998, Eurocode 8 : Conception et dimensionnement des structures résistantes aux séismes.

ISO 9690, Production et contrôle du béton — Classification des conditions d'exposition pour les ouvrages en béton
et en béton armé.

3 Termes et définitions
Pour les besoins de la présente Norme européenne, les définitions suivantes s'appliquent.

3.1
paroi moulée en béton
en : cast in situ concrete diaphragm wall
de : Ortbetonschlitzwand
paroi en béton armé on non armé, moulée dans une tranchée excavée dans le sol. Le béton est coulé soit par la
technique du tube plongeur lorsque la tranchée est soutenue avec un fluide d'excavation, soit, dans certains cas,
à sec
Page 5
EN 1538:2000

3.2
paroi préfabriquée en béton
en : precast concrete diaphragm wall
de : Fertigteilschlitzwand
paroi composée d'éléments préfabriqués en béton qui sont descendus dans une tranchée contenant un coulis
autodurcissant

3.3
paroi moulée en coulis armé
en : reinforced slurry wall
de : Bewehrte Einphasenschlitzwand
paroi constituée d'un coulis autodurcissant, armé par des profilés en acier, des treillis ou d'autres moyens
adéquats

3.4
paroi moulée en coulis
en : slurry wall
de : Einphasenschlitzwand
paroi constituée d'un coulis autodurcissant. Dans la plupart des cas, l'excavation est effectuée en utilisant le coulis
autodurcissant comme fluide d'excavation. Il peut être ajouté des éléments d'étanchéité tels que membranes ou
palplanches

3.5
paroi moulée en béton plastique
en : plastic concrete wall
de : Tonbetonschlitzwand
paroi moulée dans une tranchée et constituée de béton plastique. Le béton est mis en place à l'aide de tubes plon-
geurs sous le fluide d'excavation, qui maintient la tranchée, ou bien dans certains cas, à sec

3.6
panneau
en : panel
de : Schlitzwandelement
partie d’une paroi moulée bétonnée en un seul bloc. Un panneau peut être rectiligne, en forme de T ou de L, ou
de toute autre forme

3.7
murettes-guides
en : guide-walls
de : Leitwände
petits murs provisoires et parallèles, utilisés pour guider l'outil d'excavation et éviter que les parois de la tranchée
ne s'écroulent dans la zone de fluctuation du fluide d'excavation

3.8
tube plongeur
en : concreting pipe
de : Betonierrohr
tube de bétonnage servant à mettre le béton sous le fluide d'excavation, de manière à éviter la contamination et
la ségrégation

3.9
fluide d’excavation
en : supporting fluid
de : Stützende Flüssigkeit
fluide utilisé lors de l'excavation pour maintenir les parois de la tranchée. C'est habituellement une suspension de
bentonite, une solution de polymère ou un coulis autodurcissant
Page 6
EN 1538:2000

3.10
coulis autodurcissant
en : self-hardening slurry
de : Selbsterhärtende Suspension
coulis qui durcit avec le temps. C’est une suspension contenant du ciment ou autre liant et des additions telles que
de l'argile (bentonite), du laitier granulé moulu de haut fourneau, des cendres volantes, des fines et des adjuvants

3.11
béton plastique
en : plastic concrete
de : Tonbeton
béton de faible résistance et de forte plasticité. Forte plasticité signifie ici possibilité de déformations plus grandes
que le béton normal. Il est généralement pauvre en ciment et comporte de la bentonite et/ou d'autres argiles. Il
peut également contenir d'autres constituants, tels que cendres volantes, et des adjuvants

4 Informations requises pour l'exécution du projet


Les informations suivantes sont requises pour l'établissement des plans d'exécution et l'exécution du projet :
— topographie du site ;
— utilisation antérieure du site ;
— informations et données géotechniques comme indiqué à l'article 5 ;
— informations concernant les voies et bâtiments adjacents, en particulier le type de fondation et les précautions
nécessaires pour assurer leur stabilité ;
— emplacement, type et état des réseaux (gaz, électricité, égouts,...) ;
— présence d'obstacles dans le sol (ancienne maçonnerie,...) ;
— présence de vestiges archéologiques ;
— présence de terrains pollués ;
— restrictions éventuelles imposées au chantier (vibrations, bruits, hauteur libre, aire de travail,...) ;
— tous renseignements nécessaires à l'établissement des plans d'exécution ;
— toutes prescriptions propres à la paroi, en particulier celles concernant les tolérances, la qualité des matériaux,
l'étanchéité, le type de joint ;
— prescriptions relatives à l'environnement ;
— si disponibles, renseignements sur les chantiers de parois moulées ou de travaux souterrains réalisés précé-
demment sur le site ou dans le voisinage.
Pour les parois d'étanchéité, la perméabilité, la résistance et la déformabilité du matériau de la paroi doivent être
spécifiées, ainsi que les méthodes d'essai.
On ne peut demander aux parois moulées d'être parfaitement étanches : en effet, l'eau peut percoler à travers le
matériau de la paroi, et des fuites peuvent apparaître aux points singuliers (joints, réservations,...). Dans les
conditions normales, on ne peut éviter les taches d'humidité et le suintement sur la surface de la paroi.
La continuité des armatures entre cages et au droit des joints n'est normalement pas requise, mais elle peut être
spécifiée dans certains cas exceptionnels.
Page 7
EN 1538:2000

5 Reconnaissance des terrains

5.1 Généralités
Les reconnaissances des terrains pour la conception et l'exécution des parois moulées doivent être effectuées
conformément aux spécifications générales données dans l'ENV 1997.
Tous les résultats des reconnaissances des terrains doivent être mis à disposition, comme prescrit à l'article 4.

5.2 Aspects spécifiques


Une attention particulière doit être accordée aux aspects suivants qui intéressent tout particulièrement l'exécution
des parois moulées :
— niveaux piézométriques de toutes les nappes phréatiques et perméabilité des sols ;
— présence de sols grossiers, très perméables, de cavités, naturelles ou artificielles, qui peuvent entraîner des
pertes soudaines du fluide d'excavation et l'instabilité de la tranchée, et par suite, nécessiter des dispositions
particulières ;
— présence, résistance et déformabilité de sols mous comme l'argile molle, la tourbe, qui peuvent rendre l'exca-
vation difficile (déformation ou instabilité) ;
— présence de blocs ou d'obstacles qui peuvent rendre l'excavation difficile. Établir, si possible, une évaluation
de leur dimension et de leur fréquence ;
— présence, emplacement, résistance et dureté des roches ou autres matériaux durs, qui peuvent rendre l'exca-
vation difficile et nécessiter l'utilisation d'outils spéciaux ;
— agressivité chimique de la nappe phréatique, des sols et des roches, et température de l'eau si nécessaire
(voir ISO 9690) ;
— agressivité chimique des matériaux de déchet (voir ISO 9690) ;
— présence de sols traités qui peuvent provoquer des difficultés lors de l'excavation.
Les niveaux piézométriques des différentes nappes du site doivent être mesurés séparément, et sur une période
suffisamment longue, pour pouvoir évaluer les valeurs maximales qui peuvent être atteintes lors du chantier. Une
attention particulière doit être accordée aux nappes artésiennes.
La résistance des sols et des roches doit être mesurée, par des essais en laboratoire ou en place, sur toute la
hauteur de la paroi et une certaine profondeur en dessous, profondeur qui dépend de la nature du terrain et de la
fonction de la paroi.
La granulométrie des sols pulvérulents doit être déterminée.
Dans le cas de paroi posée ou ancrée au rocher, il est nécessaire de déterminer la cote du rocher suivant des
profils longitudinaux et transversaux. Les propriétés du rocher, y compris le degré d'altération ou de fissuration,
doivent également être déterminées.

6 Matériaux

6.1 Généralités
Sauf spécification contraire de la présente norme, les matériaux employés doivent être conformes aux autres nor-
mes européennes applicables.
Page 8
EN 1538:2000

6.2 Composants
La bentonite est utilisée dans les fluides d'excavation : soit sous forme de suspension de bentonite, soit comme
additif dans les boues polymères. Elle est aussi utilisée en tant que composant dans les coulis autodurcissants.
La bentonite est une argile qui contient principalement de la montmorillonite ou des minéraux similaires. Il faut
distinguer la bentonite calcique, la bentonite sodique naturelle et la bentonite sodique permutée, qui est produite
à partir de bentonite calcique naturelle par permutation d'ion.
La bentonite utilisée dans les suspensions de bentonite ne doit pas contenir des produits nocifs en quantités sus-
ceptibles d'attaquer les armatures ou le béton.
La composition chimique et minéralogique de la bentonite doit être indiquée.
Le choix du type de ciment doit tenir compte de l'agressivité du terrain et de son eau. Le ciment pour béton doit
être conforme à 4.1 de l'ENV 206.

6.3 Fluides d’excavation


Cet article traite seulement des suspensions de bentonite, des solutions de polymères et des coulis autodurcissants.

6.3.1 Suspensions de bentonite


Une suspension de bentonite doit être fabriquée avec de la bentonite sodique, naturelle ou permutée.
Dans certains cas, par exemple pour augmenter la densité de la suspension, on peut ajouter des matériaux inertes
appropriés.
Les coulis autodurcissants peuvent être fabriqués avec de la bentonite calcique ou de la bentonite sodique, natu-
relle ou permutée.
Normalement, la suspension de bentonite doit satisfaire les conditions indiquées au Tableau 1.
Les valeurs données dans le Tableau 1 peuvent être modifiées dans certaines circonstances, par exemple :
— sols ou rochers à forte perméabilité ou comportant des cavités, susceptibles de provoquer des pertes de
bentonite ;
— niveaux piézométriques élevés (nappes artésiennes) ;
— sols très mous ;
— eau de mer.

Tableau 1 — Caractéristiques des suspensions de bentonite

Cas d'utilisation
Paramètre
Boue prête
Boue neuve Boue avant bétonnage
à la réutilisation

Masse volumique (g/ml) < 1,10 < 1,25 < 1,15

Viscosité Marsh (s) 32 à 50 32 à 60 32 à 50

Filtrat (ml) < 30 < 50 sans objet

pH 7 à 11 7 à 12 sans objet

Teneur en sable (%) sans objet sans objet <4

Cake (mm) <3 <6 sans objet


Page 9
EN 1538:2000

Dans le cas «boue avant bétonnage», une valeur limite supérieure comprise entre 4 % et 6 % pour la teneur en
sable peut être utilisée dans certaines circonstances (par exemple, parois de soutènement non porteuses, parois
non armées).
La suspension de bentonite doit avoir un seuil de cisaillement suffisant pour maintenir les particules de sable en
suspension et réduire sa pénétration dans le sol,
Lorsque cela s'avère nécessaire, le seuil de cisaillement peut être contrôlé à l'aide de viscosimètres rotatifs ou
d'autres dispositifs adéquats.
La viscosité Marsh, le filtrat, la teneur en sable et le cake peuvent être par exemple mesurés à l'aide des essais
décrits dans le document publié par l'institut américain du pétrole (American Petroleum Institute) et intitulé
«Recommended Practice Standard Procedure for Field Testing Water-Based Drilling Fluids» (référence : Ameri-
can Petroleum Institute Recommended Practice 13B-1, June 1, 1990).
La viscosité Marsh correspond à la durée d'écoulement d'un volume de 946 ml par l'orifice du cône. Un volume
de 1 000 ml peut être utilisé, mais dans ce cas, les valeurs de viscosité Marsh figurant dans le Tableau 1 doivent
être ajustées.
La durée de l'essai de filtration peut être réduite à 7,5 min pour les contrôles de routine. Toutefois, dans ce cas,
les valeurs de filtrat et du cake doivent être ajustées. Le filtrat d'un essai de 7,5 min correspond approximativement
à la moitié de la valeur obtenue dans l'essai de 30 min.
NOTE La teneur en sable est le pourcentage en volume, et non en poids, des particules de dimension supérieure
à 74 µm, ce qui correspond à la maille du tamis de l'appareil de mesure.

6.3.2 Solutions de polymères


On peut utiliser comme fluides d'excavation des solutions de polymères, éventuellement additionnées de bento-
nite, en se basant sur l'expérience de cas précédents correspondant à des conditions géotechniques comparables
ou plus défavorables, ou après avoir effectué des essais sur des tranchées grandeur nature. Une extrapolation
raisonnable de cas précédents peut être effectuée sur la base d'essais de laboratoire et d'études théoriques.

6.4 Coulis autodurcissants


Les coulis autodurcissants sont généralement utilisés pour les parois préfabriquées, les parois en coulis armé et
les parois d'étanchéité en coulis. Ils servent de fluide d'excavation et, en combinaison avec les fines du terrain, ils
constituent le matériau durci final. Les caractéristiques du coulis doivent permettre d'assurer une bonne exécution.
On peut utiliser des additifs pour obtenir l'ouvrabilité nécessaire pour les phases d'excavation et de mise en place
d'éléments, ainsi que pour ajuster le temps de prise compte tenu des éventuels effets de température ou de nature
chimique du terrain et de son eau. Les caractéristiques du matériau durci, nécessaires pour le projet (par exemple,
perméabilité, résistance et déformabilité), ainsi que les méthodes d'essai, doivent être spécifiées à partir des
caractéristiques fonctionnelles de l'ouvrage.

6.5 Béton
6.5.1 Généralités
Sauf spécification contraire, le béton utilisé pour les parois moulées en béton ou pour les parois préfabriquées doit
être conforme à l'ENV 206.
Les paragraphes suivants de cet article s'appliquent au béton coulé en place et ne traitent que des propriétés
nécessaires à une mise en œuvre correcte. Le béton doit être formulé de manière à éviter toute ségrégation lors
de sa mise en place, à faciliter l'écoulement autour des armatures et à obtenir un matériau durci dense et étanche.
Les spécifications concernant la résistance et la durabilité du béton durci doivent être compatibles avec les exi-
gences d'ouvrabilité.
Page 10
EN 1538:2000

6.5.2 Granulats
Afin d'éviter la ségrégation, la granulométrie des granulats doit être continue. La dimension maximale des granu-
lats ne doit pas dépasser la plus petite des deux valeurs suivantes : 32 mm ou 1/4 de l'espacement nu à nu des
barres verticales.
Dans le cas d'une dimension maximale des granulats de 32 mm, le mélange doit présenter les caractéristiques
suivantes :
— teneur pondérale en sable des granulats supérieure à 40 % ;
— masse de l'ensemble des fines du mélange comprise entre 400 kg/m3 et 550 kg/m3. Il s'agit des particules de
dimension comprise entre 2 µm et 63 µm, y compris le ciment et les autres matériaux fins.

6.5.3 Ciment
La teneur minimale en ciment est fonction de la dimension maximale des granulats, comme indiqué au Tableau 2.
On peut utiliser en substitution partielle du ciment des additions telles que les cendres volantes ou le laitier granulé
moulu de haut fourneau.

Tableau 2 — Teneur minimale en ciment

Dimension maximale des granulats Teneur minimale en ciment


(mm) (kg/m3)

32 350

25 370

20 385

16 400

6.5.4 Rapport eau/ciment


Il y a lieu que le rapport eau/ciment ne dépasse pas 0,6.
Il convient de modifier cette valeur lorsque le mélange comporte des additions.

6.5.5 Adjuvants
Pour obtenir les propriétés du béton nécessaires à la mise en place par tube plongeur, on peut utiliser des adju-
vants comme suit :
— réducteurs d'eau et plastifiants, y compris superplastifiants, en vue d'éviter le ressuage ou la ségrégation, qui
pourraient se produire dans certains cas ;
— retardateurs permettant de prolonger l'ouvrabilité nécessaire à la durée du bétonnage et de pallier toute inter-
ruption de bétonnage.

6.5.6 Béton frais


La consistance du béton frais juste avant le bétonnage doit correspondre à une hauteur d'affaissement comprise
entre 160 mm et 220 mm. Une valeur comprise entre 180 mm et 210 mm est recommandée.
L'essai d'étalement peut remplacer l'essai d'affaissement. Dans ce cas, la consistance du béton frais juste avant
le bétonnage doit correspondre à une valeur d'étalement comprise entre 520 mm et 630 mm. Une valeur comprise
entre 550 mm et 600 mm est recommandée.
Page 11
EN 1538:2000

6.6 Béton et mortier plastiques


Les bétons ou mortiers plastiques sont utilisés pour les parois d'étanchéité, lorsque, en plus d'une faible perméa-
bilité, une forte déformabilité est requise. Leurs composants sont :
— argile ou bentonite ;
— ciment ou autre liant ;
— granulats, de granulométrie continue ;
— adjuvants ;
— eau ;
— éventuellement, additions et additifs.
Le terme «mortier plastique» s'applique lorsque la dimension des granulats correspond à celle d'un sable. Le
mélange doit être formulé en vue d'obtenir la déformabilité et la perméabilité nécessaires, ainsi qu'une ouvrabilité
et une résistance adéquates.
Des compositions classiques de béton et mortier plastiques à base de bentonite sont données en annexe A.

6.7 Acier
L'acier des armatures de parois moulées doit être conforme à l'EN 10080. Sauf à prendre des précautions spé-
ciales, les autres éléments métalliques utilisés dans les parois moulées, tels que tubes, plaques, connecteurs,
etc., ne doivent pas être en acier galvanisé ou autre métal susceptible d'occasionner la formation d'un cake de
bentonite par effet électrostatique ou de provoquer la corrosion électrochimique des armatures.

7 Considérations touchant à la conception

7.1 Généralités
La terminologie utilisée pour la définition des dimensions et des détails des panneaux est indiquée aux Figures 1
et 2.
La conception doit prendre en compte les tolérances données en 8.2.
Il convient de déterminer les dimensions des panneaux en tenant compte des matériels de forage disponibles, de
la méthode et de la séquence d'excavation, de la stabilité du panneau lors de l'excavation et de l'approvisionne-
ment en béton, ainsi que des informations utiles de l'article 4.
La largeur de la paroi est égale à la largeur de l'outil de forage. Une valeur plus grande peut être prise en compte,
à condition d'être justifiée par des mesures en place.
Les panneaux doivent être conçus comme des éléments verticaux, présentant normalement la même section hori-
zontale sur toute la profondeur. Dans certains cas, la section horizontale peut être réduite au-dessous d'une cer-
taine profondeur.
La conception de la paroi doit prendre en compte l'interruption des armatures aux joints entre panneaux ou entre
cages dans un même panneau. Un espace suffisant, qui dépend du type de joint, doit être laissé entre les cages
d'armatures de panneaux adjacents ; il doit également tenir compte des tolérances de construction.
Pour les parois moulées en béton armé, il est habituel de réaliser une poutre de couronnement en béton, quand
il est nécessaire de répartir les efforts et de minimiser les déplacements différentiels. On peut avoir recours à cer-
taines techniques spéciales dans les cas inhabituels où il est nécessaire d'assurer une continuité mécanique au
droit des joints des panneaux.
Page 12
EN 1538:2000

7.2 Stabilité de la tranchée lors de l'excavation


La longueur des panneaux doit être telle que la stabilité de la tranchée lors de l'excavation soit assurée.
La stabilité de la tranchée lors de l'excavation comporte deux aspects :
— la stabilité des particules de sol en paroi de tranchée ;
— la stabilité d'ensemble de la tranchée.
La stabilité de la tranchée est due aux forces stabilisatrices du fluide d'excavation agissant sur les parois de la
tranchée. Dans le cas de suspensions de bentonite, l'effet stabilisateur est obtenu dans les sols fins grâce à la
formation d'un cake de filtration. Dans les sols grenus, cet effet est obtenu par la stagnation de la suspension de
bentonite, après une pénétration limitée dans les pores du sol. Pour les solutions de polymères, l'effet stabilisateur
est dû à la pression de courant du liquide qui s'écoule dans le sol. La profondeur de pénétration, qui croît avec le
temps, est significative dans le cas de sols sableux ou limoneux, mais reste faible dans le cas de sols argileux.
Les principaux facteurs, agissant sur la stabilité et sur lesquels on peut intervenir lors de l'exécution, sont les
suivants :
— les propriétés du fluide d'excavation ;
— le niveau du fluide d'excavation ;
— la longueur des panneaux ;
— la durée pendant laquelle la tranchée est ouverte, fonction des niveaux de nappe et des sols recoupés (perte
éventuelle de résistance au cisaillement du sol avec le temps).
La nature des outils ou les procédures d'excavation, en particulier l'utilisation du trépan ou des explosifs, peuvent
affecter la stabilité de la tranchée.
La stabilité de la tranchée doit être déterminée sur la base d'une expérience comparable, ou bien sur la base de
calculs de stabilité ou d'excavations d'essai sur site. Lorsque l'expérience comparable est jugée insuffisante, la
deuxième ou troisième solution doit être adoptée.
On entend par expérience comparable une expérience acquise pour des ouvrages similaires dans des conditions
similaires. En particulier, la comparaison doit prendre en compte les points suivants :
— les propriétés des sols et des roches ;
— les pressions d'eau ;
— les ouvrages adjacents ;
— les méthodes d'exécution.
Cette expérience doit faire l'objet d'un dossier bien documenté, à moins d'être manifestement évidente. L'expé-
rience acquise localement est particulièrement pertinente.
Les calculs de stabilité doivent prendre en compte les facteurs suivants :
— les forces stabilisatrices dues au fluide d'excavation ;
— les pressions d'eau ;
— les pressions des terres, en tenant compte du caractère tridimensionnel du problème ;
— la résistance au cisaillement des sols ;
— les charges exercées au voisinage de la tranchée.
Lorsqu'on a recours à une ou plusieurs excavations d'essai, il faut introduire une marge de sécurité adéquate dans
l'application du résultat au projet.
Le niveau du fluide d'excavation doit être adapté au niveau piézométrique maximal prévu durant l'excavation, et
doit toujours rester au moins 1 m au-dessus du niveau piézométrique le plus haut.
Dans le cas de sols très mous, il peut être nécessaire d'augmenter le niveau du fluide d'excavation et/ou d'accroî-
tre sa densité en cours d'excavation, et de réduire la durée d'ouverture de la tranchée.
Page 13
EN 1538:2000

Dans le cas de sols grossiers, très perméables, ou quand le terrain comporte des vides, il peut se produire des
pertes du fluide d'excavation, et en conséquence, il y a lieu de prévoir des mesures spéciales, par exemple :
— accroître le seuil de cisaillement du fluide en augmentant la teneur en bentonite de la suspension ;
— ajouter un filler à la suspension de bentonite, soit dans l'unité de malaxage, soit directement dans la tranchée ;
— dans le cas de vides, remplir la tranchée, jusqu'à une profondeur appropriée, de béton maigre ou de tout autre
matériau adéquat, et réexcaver ;
— injecter les couches concernées avant l'excavation de la tranchée.

7.3 Encastrement dans le rocher


Dans le cas de paroi encastrée au rocher, la conception doit prendre en compte les facteurs suivants :
— la fonction de la paroi ;
— les caractéristiques du rocher, telles que résistance, structure (fissuration, litage,...), degré d'altération, et
éventuellement perméabilité ;
— l'inclinaison du toit du rocher, suivant des coupes longitudinales et transversales de la paroi moulée ;
— les possibilités de pénétration des outils qui seront employés.
Il peut être nécessaire de recourir à des dispositions spéciales telles que :
— profondeur variable du pied de paroi entre panneaux ou à l'intérieur d'un même panneau ;
— ancrage du pied de paroi au rocher à l'aide de barres d'acier, de tubes, de profilés, etc. ;
— injection du pied de paroi.

7.4 Cages d’armatures


7.4.1 Généralités
Ce paragraphe s'applique aux cages d'armatures des parois moulées en béton qui sont armées d'après le projet.
Un panneau peut comprendre une ou plusieurs cages d'armatures suivant sa longueur.
La conception des cages d'armatures doit être faite selon l'ENV 1992. Elles doivent être calculées non seulement
vis-à-vis des sollicitations de l'ouvrage terminé, mais également vis-à-vis des sollicitations de construction. En par-
ticulier, elles doivent présenter une rigidité suffisante pour les phases de manutention et de bétonnage, et permet-
tre l'écoulement du béton frais entre les armatures et les autres éléments de la cage.
La hauteur d'une cage doit être telle que la distance entre son pied et le fond de l'excavation soit d'au moins 0,2 m.
La cage d'armatures doit comprendre :
— des armatures verticales, généralement disposées en une ou deux nappes sur chaque côté ;
— des armatures horizontales : cadres, étriers ou autres ;
— des barres de suspension et de levage.
et éventuellement :
— des ferraillages spéciaux pour tirants, butons ou autres éléments de liaison ;
— des raidisseurs pour améliorer la rigidité de la cage lors des opérations de manutention ;
— des coffrages de réservations pour tirants, conduites,... ;
— des tubes verticaux pour injections, barres d'ancrage en pied, essais de contrôle,...
Pour les soudures, seul le soudage à l'arc est autorisé, à condition que la qualité de l'acier soit adéquate.
La soudure par points est autorisée sur tout type d'acier à des fins de montage, à condition que les propriétés
mécaniques des armatures n'en soient pas affectées.
Page 14
EN 1538:2000

7.4.2 Armatures verticales


Le diamètre minimal des barres doit être de 12 mm et un minimum de 3 barres par mètre doit être prévu de chaque
côté de la cage.
L'espacement horizontal nu à nu, parallèlement à la paroi, entre barres ou groupes de barres, doit être supérieur
ou égal à 100 mm. Ce chiffre peut être réduit à 80 mm au droit des recouvrements ou pour les panneaux fortement
ferraillés, à condition que la dimension maximale des granulats ne dépasse pas 20 mm.
Lorsque la cage d'armatures est composée de plusieurs éléments dans le sens de la hauteur, la jonction entre les
barres doit être effectuée soit par recouvrement, soit par manchon. Dans le cas de recouvrement, il est nécessaire
d'effectuer des soudures par points ou d'utiliser un autre procédé adéquat pour empêcher tout glissement lors des
manutentions.

7.4.3 Armatures horizontales


Les armatures horizontales doivent être disposées de manière à empêcher tout mouvement des armatures verti-
cales et à ménager un espace adéquat pour les tubes plongeurs.
L'espacement vertical nu à nu entre armatures doit être d'au moins 200 mm. Ce chiffre peut être réduit à 150 mm,
à condition que la dimension maximale des granulats ne dépasse pas 20 mm.
L'espacement horizontal nu à nu, entre armatures transversales, doit être d'au moins 150 mm. Un espacement
minimum de 200 mm est recommandé pour faciliter l'écoulement du béton.

7.4.4 Panneaux à plusieurs cages et joints


La distance minimale nu à nu entre deux cages d'un même panneau doit être de 200 mm.
La distance minimale nu à nu entre l'extrémité d'une cage et un joint doit être de 100 mm et doit tenir compte des
tolérances de verticalité, de la forme des joints et de la présence éventuelle de joints d'étanchéité. Dans le cas de
joints incurvés, la cage ne doit pas se trouver dans la partie concave du joint. Ceci ne s'applique pas au cas de
parois où les armatures traversent les joints.

7.5 Réservations
Les réservations doivent être solidement fixées à la cage d'armatures de manière à éviter tout mouvement lors du
bétonnage.
Les réservations doivent être de taille réduite et conçues de manière à ne pas gêner l'écoulement du béton.
Dans chaque panneau, les réservations de planchers ne doivent pas dépasser la longueur de la cage d'armatures.
Il est recommandé que les réservations ne pénètrent pas dans la cage d'armatures.
Les réservations pour tirants sont normalement constituées d'un tube dont le diamètre ne dépasse pas 300 mm,
de manière à ne pas gêner l'écoulement du béton. Des précautions particulières peuvent s'avérer nécessaires
lorsque des réservations de diamètre supérieur à 300 mm sont requises.

7.6 Enrobage
L'enrobage de projet est défini comme la distance entre l'extérieur de la cage d'armatures et la position nominale
de la face du panneau.
L'enrobage de projet doit être au moins de 75 mm, de manière à permettre l'écoulement du béton et à respecter
les exigences de l'ENV 1992 pour l'enrobage réel.
Sauf dans le cas de sols très mous, cette valeur peut être réduite à 60 mm dans le cas de terrains non agressifs
ou d'ouvrages provisoires.
On doit mettre des centreurs pour assurer le respect de l'enrobage de projet.
Page 15
EN 1538:2000

Les centreurs peuvent être constitués soit de tubes verticaux, soit de dispositifs ponctuels (patins, rouleaux, etc.).
La taille des dispositifs ponctuels doit être adaptée aux conditions de sol.
Pour les ouvrages permanents, les centreurs doivent être constitués d'un matériau non métallique, présentant une
pérennité au moins égale à celle du béton, à moins qu'ils ne soient enlevés au cours du bétonnage.

Légende
1 Largeur de la paroi 7 Murette-guide
2 Longueur de la cage d’armatures 8 Niveau de recépage
3 Largeur de la cage d’armatures 9 Hauteur de la cage d'armatures
4 Longueur du panneau 10 Cage d'armatures
5 Niveau de la plate-forme de travail 11 Profondeur de l'excavation
6 Niveau de coulage

Figure 1 — Géométrie d'un panneau


Page 16
EN 1538:2000

Légende
P Primaire
S Secondaire
1 Panneau de démarrage
2 Intermédiaire
3 Panneau de fermeture

Figure 2 — Exemples schématiques de différents types de panneaux et joints


(vue en plan)

8 Exécution
8.1 Généralités
Les phases d'exécution diffèrent selon les types de paroi et de fluide d'excavation sélectionnés. En règle générale,
lorsqu'un fluide d'excavation est utilisé, les séquences de base sont les suivantes :
— pour les parois moulées en béton :
1) excavation, généralement avec une suspension de bentonite ;
2) nettoyage de l'excavation ;
3) mise en place des armatures ;
4) bétonnage ;
5) recépage ;
— pour les parois préfabriquées :
1) excavation, généralement avec un coulis autodurcissant, parfois avec une suspension de bentonite ;
2) nettoyage de l'excavation. Lorsqu'une suspension de bentonite est utilisée, on lui substitue un coulis auto-
durcissant. Le projet peut prévoir qu'un matériau plus résistant, tel que du mortier ou du béton, soit coulé
en fond d'excavation, pour porter l'élément préfabriqué et les autres charges verticales ;
3) mise en place d'un élément préfabriqué ;
— pour les parois d'étanchéité au coulis :
1) excavation avec un coulis autodurcissant. Dans certains cas (par exemple, longue durée d'excavation), on
peut utiliser un autre fluide d'excavation, lequel doit ensuite être remplacé par le coulis autodurcissant ;
2) si nécessaire, mise en place d'éléments tels que membranes, armatures ou palplanches ;
3) recépage et protection de la tête ;
— pour les parois en béton plastique :
1) excavation, généralement avec une suspension de bentonite ;
2) nettoyage de l'excavation ;
3) bétonnage ;
4) recépage.
Page 17
EN 1538:2000

8.2 Tolérances
8.2.1 Panneaux
Les largeur et profondeur d'excavation ne doivent pas être inférieures aux valeurs de projet.
Pour les parois de soutènement, la tolérance d'implantation de la face excavée des panneaux moulés, définie au
niveau supérieur des murettes-guides, est de 20 mm en direction de l'excavation principale et de 50 mm dans la
direction opposée. Elle est de 10 mm pour les panneaux préfabriqués, dans les deux directions.
Pour les parois d'étanchéité, la tolérance d'implantation, définie par rapport à leur axe, peut être plus élevée que
pour les parois de soutènement et elle est fonction du projet.
Pour les parois de soutènement, la tolérance de verticalité des panneaux (y compris pour leurs extrémités) est
de 1% dans les deux directions, transversale et longitudinale.
Quand le terrain comporte des blocs ou des obstacles, il peut être nécessaire d'augmenter cette tolérance.
Lorsque le joint entre panneaux est formé en découpant le matériau durci du panneau coulé précédemment, il est
nécessaire de vérifier que le matériau durci est découpé sur une longueur horizontale adéquate. La longueur mini-
male de découpe dépend du type de sol, de la profondeur, du type de matériau et de l'outil de découpe.
Les saillies de la face excavée des panneaux moulés ne doivent pas dépasser le plan de tolérance de plus
de 100 mm. Une valeur plus élevée peut être acceptée si le terrain comporte des éléments de dimension supé-
rieure à 100 mm ou si le terrain est mou ou lâche.
Le décalage entre deux panneaux adjacents au droit du joint doit rester dans des limites compatibles avec le bon
fonctionnement de la paroi.

8.2.2 Cages d’armatures


La tolérance sur la largeur totale de la cage d'armatures est de ± 10 mm.
La tolérance sur la cote des éléments particuliers tels que raccords, armatures en attente, réservations pour
tirants, etc., après bétonnage, est de ± 70 mm.
La tolérance sur la cote du sommet des cages, après bétonnage, est de ± 50 mm.
La tolérance sur la position horizontale de la cage suivant l'axe de la paroi, après bétonnage, est de ± 70 mm.

8.3 Travaux préalables


8.3.1 Plate-forme de travail
La plate-forme de travail doit être stable, placée au-dessus de la nappe phréatique, horizontale et apte à supporter
la circulation des engins lourds et camions. La zone au droit de la paroi doit être exempte d'obstacles souterrains.
Il convient en général de réaliser la plate-forme à 1,5 m au-dessus de la plus haute nappe prévisible lors de l'exca-
vation, en tenant compte des fluctuations possibles.
En cas de construction sur une pente, des plates-formes horizontales doivent être aménagées.
Les matériaux utilisés pour construire la plate-forme ou remblayer les excavations doivent être de qualité conve-
nable et bien compactés ou traités.
Les fuites en provenance de drains ou de conduites d'eau avoisinant la paroi, susceptibles d'en affecter la
construction, doivent être étanchées ou captées.

8.3.2 Murettes-guides
Les murettes-guides ont pour but de garantir l'alignement de la paroi moulée, de guider les outils d'excavation,
d'éviter tout éboulement de la tranchée dans la zone de fluctuation du fluide d'excavation, et de servir de support
aux cages d'armatures, éléments préfabriqués ou autres à insérer dans l'excavation, jusqu'à ce que le béton ou
le coulis autodurcissant ait durci. Elles doivent également, le cas échéant, pouvoir résister aux efforts d'extraction
des coffrages de joints.
Page 18
EN 1538:2000

Dans le cas de parois d'étanchéité excavées en continu à la pelle rétro, on peut se passer de murettes-guides si
les conditions de sol le permettent.
Les murettes-guides sont généralement en béton armé, construites sur site, de préférence coulées en pleine
fouille. Leur profondeur, normalement comprise entre 0,7 m et 1,5 m, dépend des conditions de sol.
Les murettes-guides doivent être conçues et construites pour résister aux charges qu'elles doivent supporter, y
compris les charges de circulation des engins et les charges des travaux avoisinants, sans subir de déformation
ou de déplacement excessif. Elles doivent permettre de respecter les tolérances d'implantation relatives aux
panneaux.
Il est recommandé d'étayer les murettes-guides jusqu'à l'excavation du panneau correspondant.
Généralement, il convient que la distance entre murettes-guides soit de 20 mm à 50 mm supérieure à l'épaisseur
de projet de la paroi moulée. En cas de parois polygonales ou de forme irrégulière, il peut être nécessaire d'aug-
menter la distance entre murettes-guides.
Généralement, il convient que le sommet des murettes-guides soit horizontal et se trouve à la même cote de cha-
que côté de la tranchée. Habituellement, la face intérieure d'une des murettes est utilisée comme face de réfé-
rence pour l'implantation de la paroi.

8.4 Excavation
8.4.1 Tenue des parois de l’excavation
On utilise habituellement un fluide d'excavation pour assurer la tenue des parois. Dans certains cas, il peut être
possible d'utiliser l'eau comme fluide d'excavation, ou bien d'excaver à sec.
L'excavation à sec peut être utilisée dans certains sols cohérents ou dans le rocher, s'ils présentent une résistance
suffisante pour garantir la tenue des parois de la tranchée. Pour les sols où l'on ne dispose d'aucune expérience
comparable, il convient de procéder à une tranchée d'essai.
Lors de l'excavation, le niveau du fluide fluctue, mais il ne doit pas descendre au-dessous du niveau requis pour
la stabilité de l'excavation. Il doit en outre rester au-dessus du pied des murettes-guides, à moins que le sol situé
sous les murettes-guides ne présente aucun risque d'érosion.

8.4.2 Conduite de l’excavation


L'excavation peut être conduite en continu ou par panneaux. La séquence d'excavation, les longueurs de panneau
et les distances entre panneaux en cours d'excavation, dépendent des conditions de sol, du type de paroi et du
type d'outil d'excavation.
L'excavation d'un panneau ne doit pas débuter avant que le béton ou le coulis autodurcissant du ou des panneaux
adjacents n'ait atteint une résistante suffisante.
On ne doit pas utiliser de trépans ou autres outils, ou, dans certains cas, d'explosifs, susceptibles d'affecter les
panneaux voisins déjà remplis de béton ou de coulis autodurcissant, avant que le matériau de ces panneaux ne
possède une résistance suffisante pour résister aux sollicitations correspondantes.

8.4.3 Perte de fluide d’excavation


Lorsqu'une perte soudaine et importante de fluide se produit en cours d'excavation, on doit remplir à nouveau
immédiatement la tranchée de fluide, en ajoutant éventuellement des matériaux colmatants. Si cette action est
impossible ou insuffisante, il faut remplir la tranchée de béton maigre ou d'un autre matériau que l'on puisse exca-
ver ultérieurement.
Dans les situations présentant un risque de perte de fluide d'excavation (par exemple sols très perméables,
cavités), il faut prévoir une réserve de fluide d'excavation, voire éventuellement des colmatants.
Page 19
EN 1538:2000

8.5 Nettoyage de l’excavation


Le nettoyage est nécessaire quand le fluide d'excavation est remplacé par du béton ou un autre matériau. Le fond
de l'excavation et la surface des joints doivent être nettoyés et, si nécessaire, le fluide d'excavation doit être désa-
blé ou remplacé. En cas de suspension de bentonite, les propriétés spécifiées au Tableau 1 pour le cas «boue
avant bétonnage», doivent être obtenues. Quand on a à mettre en place des éléments, tels que coffrages de joints
ou cages d'armatures, le nettoyage doit avoir lieu avant leur mise en place. La procédure de nettoyage et les délais
entre opérations doivent être mis au point sur les premiers panneaux.

8.6 Réalisation des joints


Les joints sont normalement réalisés en utilisant des coffrages d'acier ou de béton, ou bien en découpant le béton
ou le matériau durci du panneau adjacent. Dans certains cas, les joints peuvent comporter des joints d'étanchéité.
Les coffrages de joints doivent avoir une résistance adéquate et être bien rectilignes sur toute leur longueur.
Lorsque les joints sont extraits verticalement, cette opération doit être effectuée progressivement au fur et mesure
de la prise du béton ou autre matériau. Le mode opératoire détaillé de réalisation des joints doit être établi lors de
l'exécution du premier panneau de chaque type. Lorsque les joints sont extraits latéralement, cette opération doit
être effectuée une fois terminée l'excavation du panneau adjacent.

8.7 Mise en place des armatures ou d'autres éléments


Les cages d'armature, les panneaux préfabriqués en béton ou autres éléments tels que palplanches, membranes,
ne doivent pas être posés sur le fond de l'excavation, mais doivent être suspendus aux murettes-guides.

8.8 Bétonnage et recépage


Pour les excavations à sec autorisées au 8.4.1, le bétonnage doit être réalisé de manière à éviter la ségrégation.
Le bétonnage par pompe est autorisé dans les excavations à sec. La vibration du béton n'est pas autorisée lors-
que l'affaissement dépasse 100 mm (classes S3, S4, ou F3, F4 de la norme ENV 206).
Lorsqu'on utilise un fluide d'excavation, le béton doit être mis en place sous le fluide d'excavation à l'aide d'un ou
plusieurs tubes plongeurs. Les tubes plongeurs sont habituellement des tubes munis d'un entonnoir en tête, mais
ce peut être aussi des tubes reliés directement à des pompes à béton.
Le tube plongeur doit être propre et étanche. Son diamètre intérieur doit être supérieur ou égal à 0,15 m et à 6 fois
la dimension maximale des granulats. Son diamètre extérieur doit être tel que le tube coulisse librement dans la
cage d'armatures.
Le nombre de tubes plongeurs à utiliser dans un même panneau doit être déterminé de manière à limiter le che-
minement horizontal du béton à partir de chaque tube.
Dans les conditions normales, il est recommandé de limiter le cheminement horizontal du béton à 2,5 m.
Il est recommandé d'utiliser au moins un tube plongeur par cage d'armatures quand il y a plusieurs cages par
panneau.
Lorsqu'on utilise plusieurs tubes plongeurs, il faut les disposer et les alimenter de manière à assurer une remontée
du béton raisonnablement uniforme.
Avant amorçage du bétonnage, il faut éviter le mélange du fluide d'excavation et du béton dans le tube plongeur
en disposant un bouchon de matériau adéquat, ou par tout autre moyen convenable.
Pour amorcer le bétonnage, il faut faire reposer le tube plongeur sur le fond de la tranchée, puis le lever
d'environ 0,1 m.
Une fois le bétonnage amorcé, le tube plongeur doit rester toujours immergé dans au moins 3 m de béton frais.
La profondeur minimale d'immersion recommandée est de 3 m, mais elle peut être réduite à 2 m si le niveau de
béton est connu avec précision. Il peut être nécessaire de réduire la profondeur d'immersion quand le béton arrive
près de la surface du sol, de manière à faciliter l'écoulement du béton.
Page 20
EN 1538:2000

Il convient que la vitesse moyenne de remontée de béton considérée sur toute la hauteur du panneau ne soit pas
inférieure à 3 m/h.
Lorsqu'on prévoit des retards, susceptibles d'affecter la qualité du béton, par exemple, à cause de la circulation,
on peut ajouter un pourcentage adéquat de retardateur pendant le malaxage du béton.
Le béton coulé pouvant être de mauvaise qualité en partie supérieure, il est nécessaire de couler dans le panneau
une quantité excédentaire de béton, de manière à garantir les propriétés prescrites au béton situé sous le niveau
de recépage prescrit.
On peut assurer la qualité prescrite au béton sous le niveau de recépage en coulant une hauteur additionnelle de
béton, sa valeur étant fonction de la profondeur du niveau de recépage, des dimensions de la paroi et du nombre
de tubes plongeurs. Dans les cas où le niveau de recépage est proche du sommet des murettes-guides, on peut
obtenir ce résultat en faisant déborder le béton.
Après bétonnage, les excavations présentant un vide au-dessus du béton doivent être remblayées avec un béton
maigre ou tout autre matériau adéquat. Il peut être aussi nécessaire dans certains cas de butonner les murettes-
guides.
Le recépage du béton doit être effectué à l'aide d'outils qui ne soient pas susceptibles d'endommager le béton,
les armatures ou tout matériel de mesure installé dans les panneaux. La phase finale de recépage, allant jusqu'au
niveau de recépage, ne doit être effectuée que lorsque le béton est suffisamment durci. Quand c'est possible, on
peut exécuter une phase préliminaire de recépage, n'atteignant pas le niveau de recépage, avant la prise du
béton.

9 Supervision de l'exécution et contrôle


L'exécution de tout type de paroi moulée exige une supervision et un contrôle attentifs des travaux.
Les points suivants doivent être supervisés et contrôlés au cours des différentes étapes de la construction :
a) travaux préalables à la phase d'excavation :
- position de la paroi ;
- matériaux ;
- cages d’armatures et autres éléments à insérer ;
b) construction de la paroi :
- excavation ;
- nettoyage de l'excavation ;
- réalisation des joints ;
- mise en place des armatures ou d'autres éléments ;
- bétonnage.
Certains points peuvent être sans objet pour certains types de paroi.
Les Tableaux 3 à 7 donnent les contrôles à effectuer pour les différents types de paroi moulée.
Le contrôle de l'exécution doit correspondre aux spécifications du projet.
Les contrôles concernant des techniques d'exécution particulières, comme l'utilisation de polymères en fluide
d'excavation, ne sont pas traités dans cet article.
Page 21
EN 1538:2000

Tableau 3 — Contrôles pour les parois moulées en béton

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Implantation — Position de la paroi — À partir des plans d'implantation et des repères


topographiques
— Position et cote — Doivent être contrôlées avant bétonnage, puis après
des murettes-guides décoffrage.
— Position des panneaux — La position des joints doit être marquée sur les
et des joints murettes-guides.

Eau — Aptitude à l'emploi — Normalement non exigé pour l'eau potable

Bentonite — Origine de la fourniture — Le bordereau de réception doit être contrôlé à chaque


livraison.

Suspension — Filtrat, cake, pH — Doivent être contrôlés au début des travaux, puis en tant
de bentonite neuve que nécessaire.
— Densité, viscosité Marsh — À contrôler au moins une fois par poste.
— Seuil de cisaillement — À contrôler si c'est jugé nécessaire.

Qualité du béton — Composition, consistance — Essais d'aptitude conformément à l’ENV 206


et résistance à la compression

Livraison des — Nombre, diamètre


cages d'armatures et emplacement des barres
— Soudures et raccords Éléments à contrôler pour chaque cage d'après les plans
— Hauteur, longueur et largeur d'exécution
— Espaces pour les tubes
plongeurs
— Emplacement des coffrages

Excavation — Position de l'outil — Observation visuelle


— Verticalité et vrillage — Doivent être contrôlés pour chaque panneau pendant et à
de l'excavation la fin de l'excavation a)
— Profil du terrain
— Profondeur de l'excavation
— Niveau de la suspension — Observation visuelle
de bentonite

Suspension — Filtrat, cake, pH, densité, — Doivent être effectués au moins une fois par panneau ou
de bentonite prête viscosité Marsh par poste. Voir Tableau 1 (caractéristiques de la boue
à mettre dans neuve ou de la boue recyclée) b).
l'excavation — Seuil de cisaillement — À contrôler si c'est jugé nécessaire.

Nettoyage — Profondeur de l'excavation — À effectuer après nettoyage de l'excavation à au moins


de l'excavation 3 emplacements par panneau ou à un intervalle spécifié.

Suspension — Densité, viscosité Marsh, teneur — Doivent être effectués pour chaque panneau. Voir
de bentonite avant en sable Tableau 1 (caractéristiques de la boue avant bétonnage). c)
mise en place — Seuil de cisaillement — À contrôler si c'est jugé nécessaire.
de la cage ou
d'autres éléments

Mise en place des — Alignement des éléments du — À contrôler avant mise en place
coffrages de joints coffrage de joint et composition
— Verticalité, position et — Il convient de positionner les coffrages de joint au contact
profondeur de l'extrémité de la tranchée.

(à suivre)
Page 22
EN 1538:2000

Tableau 3 — Contrôles pour les parois moulées en béton (suite)

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Descente — Rigidité des cages — À contrôler pendant le levage pour la première cage de
d’une cage chaque type.
d’armatures
Juste avant la descente
— Numéro de référence
— Orientation par rapport à la À contrôler pour chaque cage.
surface extérieure de la paroi
— Emplacements et nombre
de centreurs

Pendant la descente
— Position et verticalité À contrôler pour chaque cage, particulièrement la longueur
des recouvrements.
— Raccordement entre
les éléments verticaux

Après la descente À contrôler pour chaque cage.


— Niveau et position

Bétonnage — Longueur des tubes plongeurs, — À contrôler pour chaque panneau.


longueur et position de chaque
élément de tube
— Certificat de livraison du béton — À contrôler pour chaque livraison. Ceci s'applique
uniquement au béton prêt à l'emploi (conformément à
l’ENV 206).
— Aspect du béton — À contrôler par observation visuelle.
— Consistance du béton — À contrôler au début de chaque panneau et en cas de
nécessité (conformément à l’ENV 206).
— Résistance du béton — Un échantillon doit être prélevé au moins tous les 100 m3
pour un béton provenant d'un seul fournisseur d).
— Amorce du bétonnage — À effectuer pour chaque panneau conformément à 8.8. La
première vidange de béton pour chaque tube plongeur doit
être mise en œuvre dans son intégralité et sans
interruption.
— Profondeur du béton en fonction — À contrôler après chaque vidange de béton, provenant
du volume de béton coulé d'un ou plusieurs camions. Le niveau de béton au droit des
tubes plongeurs doit demeurer uniforme. Il convient
d'établir une courbe de bétonnage dans le cas de
panneaux de profondeur supérieure à 20 m, ou quand la
consommation de béton diffère significativement du
volume théorique.
— Position et niveau de la cage — À contrôler selon les tolérances données en 8.2.2.
d'armatures.
— Niveau de béton avant — À contrôler lors de chaque retrait d'élément
de raccourcir le ou les tubes
plongeurs, numéro et longueur
de chaque élément de tube
retiré, immersion des tubes
plongeurs
— Durée écoulée entre le — À contrôler après chaque livraison
malaxage et le début du coulage
— Durée du bétonnage — À noter pour chaque panneau
— Température du béton — Peut s'avérer nécessaire dans le cas de conditions
météorologiques extrêmes (voir l’ENV 206).
— Niveau final du béton — À contrôler pour chaque panneau

(à suivre)
Page 23
EN 1538:2000

(fin)
Tableau 3 — Contrôles pour les parois moulées en béton (suite)

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Extraction — Application du mode opératoire — Ceci s'applique à tous les panneaux (voir 8.6)
des coffrages d'extraction établi sur les
de joints premiers panneaux de chaque
type

Recépage — Niveau de recépage et qualité — La qualité du béton devra être contrôlée pour chaque
du béton à ce niveau panneau par observation visuelle.

Face dégagée — Saillies — À contrôler par observation visuelle.

a) La verticalité et le vrillage de l'excavation doivent être contrôlés afin de rester à l'intérieur des tolérances requises. La
fréquence de contrôle doit être augmentée dans les cas à haut risque, tels que la présence de blocs ou d'obstacles dans
le terrain, ou si l'on rencontre le béton d'un panneau adjacent. Ces contrôles sont normalement effectués par observation
visuelle ou par des mesures simples (position des câbles de benne par exemple). Il peut être nécessaire de procéder à des
mesures spéciales (par exemple inclinométriques) pour déterminer le profil de l'excavation dans certains cas, par exemple
panneaux de grande profondeur, panneaux en T ou batardeaux circulaires.
b) Il convient que le contrôle des caractéristiques de la suspension de bentonite soit plus fréquent dans certains cas, tels
que la présence de matières organiques dans le sol, de nappe phréatique chimiquement active, ou lorsque les joints des
panneaux sont réalisés par découpage dans le béton durci du panneau adjacent.
c) Les échantillons servant à déterminer les caractéristiques de la suspension de bentonite avant bétonnage doivent être
prélevés à proximité du fond du panneau. Ils peuvent être prélevés soit dans le circuit de désablage, soit par un dispositif
de prélèvement, l'essentiel étant de choisir la solution la mieux adaptée à la technique de forage et de circulation de la boue.
d) Lorsque le béton est fabriqué au moyen d'un processus continu et ayant fait l'objet d'un certificat national d'assurance
qualité, des procédures différentes d'échantillonnage du béton sur le chantier peuvent être acceptées. Le nombre minimum
de cylindres ou de cubes est de quatre par échantillon.

Tableau 4 — Contrôles pour les parois préfabriquées en béton

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Implantation — Position de la paroi — À partir des plans d'implantation et des repères


topographiques
— Position et cote des — Doivent être contrôlées avant bétonnage, puis après
murettes-guides décoffrage.
— Position des passes — Doit être marquée sur les murettes-guides ; si nécessaire,
d'excavation le recouvrement doit être également indiqué.
— Position des éléments — Doit être marquée sur les murettes-guides.

Eau — Aptitude à l'emploi — Normalement non exigé pour l'eau potable

Bentonite, ciment — Origine de la fourniture — Le bordereau de réception doit être contrôlé à chaque
ou autres liants, livraison.
additions

Coulis autodurcissant — Densité, viscosité Marsh Ces contrôles doivent être effectués avant le début des
travaux.
— Temps de prise, ressuée — La méthode d'essai doit être spécifiée.
— Résistance à la compression — Essai à la compression simple (à 28 jours).
— Perméabilité — Si demandé. Normalement réalisé avec l'eau du robinet.
Dans certains cas, il peut être nécessaire d'utiliser l'eau de
la nappe.

(à suivre)
Page 24
EN 1538:2000

(fin)
Tableau 4 — Contrôles pour les parois préfabriquées en béton (suite)

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Livraison — Identification des éléments Points à contrôler pour chaque élément d'après les plans
des éléments d'exécution.
— Géométrie et aspect
préfabriqués
des éléments et joints

Excavation — Position de l'outil — Observation visuelle


— Verticalité et continuité — Doivent être contrôlées pour toute passe ou tronçon
des passes ou tronçons d'excavation, pendant et à la fin de l'excavation. a)
d'excavation, selon le cas
— Coupe de terrain
— Profondeur de l'excavation
— Niveau du coulis autodurcissant — Observation visuelle.
— Position des tronçons — La position de l'extrémité de l'excavation doit être
d'excavation, dans le cas contrôlée après achèvement de chaque tronçon
de paroi excavée en continu d'excavation.

Coulis autodurcissant — Densité, viscosité Marsh, — À contrôler au moins une fois par poste.
prêt à mettre dans ressuée
l'excavation

Coulis autodurcissant — Temps de prise — À contrôler chaque jour.


prélevé dans — Résistance à la compression — Essai à la compression simple (à 28 jours). À contrôler une
l'excavation fois par semaine.
— Aptitude du coulis durci — À contrôler au début des travaux, puis une fois par
(ou du mortier en fond semaine.
d'excavation, le cas échéant)
à porter les éléments
préfabriqués

Mise en place — Profondeur du tronçon — À contrôler avant mise en place, à l'emplacement de


d'éléments d'excavation l'élément.
préfabriqués — Identification de l'élément
— Position des joints d'étanchéité
(le cas échéant)
— Position des dispositifs Ces contrôles doivent être effectués pour chaque élément
de suspension préfabriqué.
— Orientation par rapport à
la surface extérieure de la paroi
— Position et verticalité de
l'élément pendant la descente
— Position, niveau et verticalité de
l'élément après mise en place
— Position des éléments après
prise du coulis

Enlèvement — Délai d'enlèvement, en fonction — À contrôler pour chaque élément.


des dispositifs de la résistance du coulis (ou du
de suspension mortier en fond d'excavation,
le cas échéant)

a) La verticalité et la continuité de l'excavation doivent être contrôlées afin de rester à l'intérieur des tolérances requises. La
fréquence de contrôle doit être augmentée dans les cas à haut risque, tels que la présence de blocs ou d'obstacles dans le
terrain. Ces contrôles sont normalement effectués par observation visuelle ou par des mesures simples (position des câbles
de benne par exemple).
Page 25
EN 1538:2000

Tableau 5 — Contrôles pour les parois en coulis armé

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Implantation — Position de la paroi — À partir des plans d'implantation et des repères


topographiques
— Position et cote — Doivent être contrôlées avant leur bétonnage, puis après
des murettes-guides leur décoffrage.
(le cas échéant)
— Position des passes — Doit être marquée sur les murettes-guides ou sur le sol ; si
d'excavation nécessaire, le recouvrement doit être également indiqué.
— Position des éléments — Doit être marquée sur les murettes-guides ou sur le sol.
d'armature

Eau — Aptitude à l'emploi — Normalement non exigé pour l'eau potable.

Bentonite, ciment ou — Origine de la fourniture — Le bordereau de réception doit être contrôlé à chaque
autre liants, additions livraison.

Coulis autodurcissant — Densité, viscosité Marsh Ces contrôles doivent être effectués avant le début des
travaux.
— Temps de prise, ressuée — La méthode d'essai doit être spécifiée.
— Résistance à la compression — Essai à la compression simple (à 28 jours).
— Perméabilité — Si demandé. Normalement réalisé avec l'eau du robinet.
Dans certains cas, il peut être nécessaire d'utiliser l'eau de
la nappe.

Livraison des — Nombre, dimensions et


éléments d'armature positions des profilés ou barres
Points à contrôler d'après les plans d'exécution.
— Soudures et raccords

Excavation — Position de l'outil, longueur de — Observation visuelle


découpe
— Verticalité et continuité des — Doivent être contrôlées pour toute passe ou tronçon
passes ou tronçon d'excavation, d'excavation, pendant et à la fin de l'excavation. a)
selon le cas
— Coupe de terrain
— Profondeur de l'excavation
— Niveau du coulis autodurcissant — Observation visuelle.
— Position des tronçons — La position de l'extrémité de l'excavation doit être
d'excavation, dans le cas contrôlée après achèvement de chaque tronçon
de paroi excavée en continu d'excavation.

Coulis autodurcissant — Densité, viscosité Marsh, — À contrôler au moins une fois par poste.
prêt à mettre ressuée
dans l'excavation

Coulis autodurcissant — Temps de prise — À contrôler chaque jour.


prélevé dans — Résistance à la compression — Essai à la compression simple (à 28 jours), sauf
l'excavation spécification contraire. Les essais doivent être effectués
sur 2 échantillons prélevés à des profondeurs différentes,
selon la fréquence spécifiée.

(à suivre)
Page 26
EN 1538:2000

(fin)
Tableau 5 — Contrôles pour les parois en coulis armé (suite)

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Mise en place — Profondeur du tronçon excavé — À intervalle spécifié le long de la paroi, avant mise en
des éléments place des éléments.
d'armature — Rigidité des éléments — À contrôler pendant le levage du premier élément de
d'armature chaque type.
— Numéro de référence
— Orientation par rapport à
la surface extérieure de la paroi
— Position et verticalité de
l'élément pendant la descente
— Raccordement entre — Particulièrement la longueur des recouvrements.
les éléments verticaux
pendant la descente
— Niveau et position finaux

Remplissage — Niveau du coulis — Ajouter du coulis si nécessaire


complémentaire

a) La verticalité et le vrillage de l'excavation doivent être contrôlés afin de rester à l'intérieur des tolérances requises. La
fréquence de contrôle doit être augmentée dans les cas à haut risque, tels que la présence de blocs ou d'obstacles dans le
terrain. Ces contrôles sont normalement effectués par observation visuelle ou par des mesures simples (position des câbles
de benne par exemple). Il peut être nécessaire de procéder à des mesures spéciales (par exemple inclinométriques) pour
déterminer le profil de l'excavation dans certains cas, par exemple panneaux de grande profondeur.

Tableau 6 — Contrôles pour les parois d'étanchéité au coulis

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Implantation — Position de la paroi — À partir des plans d'implantation et des repères


topographiques
— Position et cote — Doivent être contrôlées avant bétonnage, puis après
des murettes-guides décoffrage.
(le cas échéant)
— Position des passes — Doit être marquée sur les murettes-guides ou sur le sol ; si
d'excavation nécessaire, le recouvrement doit être également indiqué.

Eau — Aptitude à l'emploi — Normalement non exigé pour l'eau potable

Bentonite, ciment — Origine de la fourniture — Le bordereau de réception doit être contrôlé à chaque
ou autres liants, livraison.
additions

Coulis autodurcissant — Densité, viscosité Marsh Ces contrôles doivent être effectués avant le début des
travaux.
— Temps de prise — Si nécessaire (grande profondeur, membranes, etc.). Les
méthodes d'essais sont à spécifier.
— Ressuée — La méthode d'essai doit être spécifiée.
— Seuil de cisaillement — Si c'est jugé nécessaire.
— Résistance à la compression — Essai à la compression simple (à 28 jours), sauf
spécification contraire.
— Module de déformation — Si demandé.
— Perméabilité — Mesurée habituellement avec l'eau du robinet sur des
échantillon âgés de 28 jours. Dans les cas spéciaux, il peut
être nécessaire d'effectuer les essais avec l'eau de la nappe.
Si le projet l'exige, un délai supérieur à 28 jours peut être
adopté.

(à suivre)
Page 27
EN 1538:2000

(fin)
Tableau 6 — Contrôles pour les parois d'étanchéité au coulis (suite)

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Livraison des — Les points à contrôler Les contrôles doivent être faits pour chaque élément, d'après
éléments éventuels dépendent du type d'élément les plans d'exécution
à mettre en place à mettre en place
(palplanches,
membranes, etc.)

Excavation — Position de l'outil, — Observation visuelle


et si nécessaire,
longueur de découpe
— Verticalité et continuité — Doivent être contrôlées pour toute passe ou tronçon
des passes ou tronçons d'excavation, pendant et à la fin de l'excavation. a)
d'excavation, selon le cas
— Coupe de terrain
— Profondeur de l'excavation
— Niveau du coulis — Observation visuelle.
autodurcissant
— Position des tronçons — La position de l'extrémité de l'excavation doit être contrôlée
d'excavation, dans le cas après achèvement de chaque tronçon d'excavation.
de paroi excavée en continu

Coulis autodurcissant — Densité, viscosité Marsh, — À contrôler au moins une fois par poste.
prêt à mettre dans ressuée
l'excavation

Coulis autodurcissant — Temps de prise — À contrôler chaque jour, si nécessaire (grande profondeur,
prélevé dans la membranes, etc.)
tranchée
— Résistance à la compression — Essai à la compression Selon fréquence spécifiée.
simple à 28 jours, sauf Les essais doivent être
spécification contraire. réalisés sur 2 échantillons
prélevés à des profondeurs
différentes.

— Module de déformation — Si demandé.


— Perméabilité — Si demandé. Normalement
à l'âge de 28 jours.

Mise en place — Profondeur du tronçon — À intervalle spécifié le long de la paroi, avant mise en place.
d'un élément d'excavation
(le cas échéant)
— Enclenchement des joints — À chaque joint, le cas échéant.
entre éléments

Remplissage — Niveau du coulis — Ajouter du coulis si nécessaire


complémentaire

a) La verticalité et le vrillage de l'excavation doivent être contrôlés afin de rester à l'intérieur des tolérances requises. La
fréquence de contrôle doit être augmentée dans les cas à haut risque, tels que la présence de blocs ou d'obstacles dans le
terrain. Ces contrôles sont normalement effectués par observation visuelle ou par des mesures simples (position des câbles
de benne par exemple). Il peut être nécessaire de procéder à des mesures spéciales (par exemple inclinométriques) pour
déterminer le profil de l'excavation dans certains cas, par exemple panneaux de grande profondeur.
Page 28
EN 1538:2000

Tableau 7 — Contrôles pour les parois d'étanchéité en béton plastique

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Implantation — Position de la paroi — À partir des plans d'implantation et des repères


topographiques.
— Position et cote — Doivent être contrôlées avant bétonnage, puis après
des murettes-guides décoffrage.
— Position des panneaux et joints — La position des joints doit être marquée sur les murettes-
guides.

Eau — Aptitude à l'emploi — Normalement non exigé pour l'eau potable.

Bentonite — Origine de la fourniture — Le bordereau de réception doit être contrôlé à chaque


livraison.

Suspension — Filtrat, cake, pH — Doivent être contrôlés avant le début des travaux, puis
de bentonite neuve autant que nécessaire.
— Densité, viscosité Marsh — À contrôler au moins une fois par poste.
— Seuil de cisaillement — À contrôler si c'est jugé nécessaire.

Qualité du béton — Composition, consistance Essais d'aptitude selon spécifications, analogues aux
plastique et résistance à la compression prescriptions données pour le béton dans l’ENV 206.
— Module de déformation

Excavation — Position de l'outil, longueur — Observation visuelle


de découpe (dans le cas où il
n'y a pas de joints d'étanchéité)
— Verticalité et vrillage — Doivent être contrôlés pour chaque panneau, pendant et à
de l'excavation la fin de l'excavation. a)
— Coupe de terrain
— Profondeur de l'excavation
— Niveau de la suspension — Observation visuelle
de bentonite

Suspension — Filtrat, cake, pH, densité, — Doivent être effectués au moins une fois par panneau ou
de bentonite viscosité Marsh par poste. Voir Tableau 1 (caractéristiques de la boue
prête à mettre neuve ou de la boue recyclée) b).
dans l'excavation — Seuil de cisaillement — À contrôler si c'est jugé nécessaire.

Nettoyage — Profondeur de l'excavation — À effectuer après nettoyage de l'excavation à au moins


de l'excavation 3 emplacements par panneau ou à un intervalle spécifié.

Suspension de — Densité, viscosité Marsh, teneur — Doivent être effectuées pour chaque panneau. Voir
bentonite avant en sable Tableau 1 (caractéristiques de la boue avant bétonnage) c).
bétonnage — Seuil de cisaillement — À contrôler si c'est jugé nécessaire.

Mise en place — Alignement des éléments du — À contrôler avant insertion.


des coffrages coffrage de joint et composition
de joint — Verticalité, position — Il convient de positionner les coffrages de joint au contact
(le cas échéant) et profondeur de l'extrémité de la tranchée.

(à suivre)
Page 29
EN 1538:2000

(fin)
Tableau 7 — Contrôles pour les parois d'étanchéité en béton plastique (suite)

Phase
de construction Contrôle Commentaires
ou objet

Bétonnage — Longueur des tubes plongeurs, — À contrôler pour chaque panneau.


longueur et position de chaque
élément de tube
— Certificat de livraison du béton — À contrôler pour chaque livraison. Ceci s'applique
plastique uniquement au béton plastique prêt à l'emploi.
— Aspect du béton plastique — À contrôler par observation visuelle.
— Consistance du béton plastique — À contrôler au début de chaque panneau et en cas de
nécessité (conformément à l’ENV 206).
— Résistance du béton plastique — Un échantillon doit être prélevé au moins tous les 100 m3
pour un béton provenant d'un seul fournisseur. d)
— Amorce du bétonnage — À effectuer pour chaque panneau conformément à 8.8. La
première vidange de béton pour chaque tube plongeur doit
être mise en œuvre dans son intégralité et sans
interruption.
— Profondeur du béton en fonction — À contrôler après chaque vidange de béton, provenant
du volume de béton coulé d'un ou plusieurs camions. Le niveau de béton au droit des
tubes plongeurs doit demeurer uniforme. Il convient
d'établir une courbe de bétonnage dans le cas de
panneaux de profondeur supérieure à 20 m, ou quand la
consommation de béton diffère significativement du
volume théorique.
— Niveau de béton avant — À contrôler lors de chaque retrait d'élément
de raccourcir le ou les tubes
plongeurs, numéro et longueur
de chaque élément de tube
retiré, immersion des tubes
plongeurs.
— Durée écoulée entre le — À contrôler après chaque livraison
malaxage et le début du coulage
— Durée du bétonnage — À noter pour chaque panneau
— Température du béton — Peut s'avérer nécessaire dans le cas de conditions
météorologiques extrêmes (voir l’ENV 206).
— Niveau final du béton plastique — À contrôler pour chaque panneau

Extraction — Application du mode opératoire — Ceci s'applique à tous les panneaux (voir 8.6).
des coffrages d'extraction établi sur les
de joint premiers panneaux de chaque
(le cas échéant) type

Recépage — Niveau de recépage et qualité — La qualité du béton doit être contrôlée pour chaque
(le cas échéant) du béton à ce niveau panneau par observation visuelle.

a) La verticalité et le vrillage de l'excavation doivent être contrôlés afin de rester à l'intérieur des tolérances requises. La
fréquence de contrôle doit être augmentée dans les cas à haut risque, tels que la présence de blocs ou d'obstacles dans le
terrain, ou si l'on rencontre le béton d'un panneau adjacent. Ces contrôles sont normalement effectués par observation
visuelle ou par des mesures simples (position des câbles de benne par exemple). Il peut être nécessaire de procéder à des
mesures spéciales (par exemple inclinométriques) pour déterminer le profil de l'excavation dans certains cas, par exemple
panneaux de grande profondeur.
b) Il convient que le contrôle des caractéristiques de la suspension de bentonite soit plus fréquent dans certains cas, tels
que la présence de matières organiques dans le sol, de nappe phréatique chimiquement active, ou lorsque les joints des
panneaux sont réalisés par découpage du béton durci du panneau adjacent.
c) Les échantillons servant à déterminer les caractéristiques de la suspension de bentonite avant bétonnage doivent être
prélevés à proximité du fond du panneau. Ils peuvent être prélevés soit dans le circuit de désablage, soit par un dispositif
de prélèvement, l'essentiel étant de choisir la solution la mieux adaptée à la technique de forage et de circulation de la boue.
d) Lorsque le béton est fabriqué au moyen d'un processus continu et ayant fait l'objet d'un certificat national d'assurance
qualité, des procédures différentes d'échantillonnage du béton sur le chantier peuvent être acceptées. Le nombre minimum
de cylindres ou de cubes est de quatre par échantillon.
Page 30
EN 1538:2000

10 Documents de chantier
Les documents de chantier se composent de deux parties ; la première donne les références et des informations
générales concernant le béton et le fluide d'excavation ; la seconde fournit des informations détaillées sur l'exé-
cution de la paroi.
Les fiches présentées en annexe B sont des exemples de documents d'informations générales et d'informations
détaillées pour les différentes types de paroi.

11 Exigences particulières
Pour l'exécution de parois moulées, il faut se conformer aux normes et spécifications nationales, ainsi qu'aux pres-
criptions légales, en matière de :
— hygiène et sécurité du personnel ;
— sécurité du chantier ;
— sécurité des procédés de construction ;
— règles de sécurité concernant l'utilisation des matériels et outillages ;
— nuisance et/ou dégradation de l'environnement.

Sur chantier, il faut être particulièrement vigilant sur les points suivants :
— toutes les tâches requérant la présence de personnel à proximité de matériels et outillages lourds ;
— danger que représentent les tranchées ouvertes ;
— travaux et contrôles effectués par du personnel à l'intérieur d'excavations.

Des nuisances et/ou dégradations de l'environnement peuvent être occasionnées par :


— le bruit ;
— la mise en vibration du sol ;
— la pollution du sol ;
— la pollution des eaux de surface ;
— la pollution des nappes ;
— la pollution de l'air.
Page 31
EN 1538:2000

Annexe A
(informative)
Compositions classiques pour béton plastique et mortier plastique

Init numérotation des tableaux d’annexe [A]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [A]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [A]!!!

Les compositions classiques à base de bentonite sont, pour 1 m3, les suivantes :
— béton plastique :
eau : 400 l à 500 l
ciment ou liant : 50 kg à 200 kg
granulats : 1 200 kg à 1 500 kg
bentonite sodique : 12 kg à 30 kg
ou
bentonite calcique : 30 kg à 90 kg
ou
argile : 30 kg à 250 kg

— mortier plastique :
eau : 400 l à 750 l
ciment ou liant : 80 kg à 300 kg
sable : 500 kg à 1 000 kg
bentonite sodique : 20 kg à 50 kg
ou
bentonite calcique : 40 kg à 100 kg
ou
argile : 40 kg à 350 kg
Page 32
EN 1538:2000

Annexe B
(informative)
Exemples de fiches de chantier pour les parois moulées

Init numérotation des tableaux d’annexe [B]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [B]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [B]!!!

Les Tableaux B.1 à B.11 sont des exemples de documents d'informations générales et d'informations détaillées
pour les différentes types de parois moulées :
— Tableaux B.1 et B.2 pour les parois moulées en béton ;
— Tableaux B.3, B.4 et B.5 pour les parois préfabriquées en béton ;
— Tableaux B.6 et B.7 pour les parois en coulis armé ;
— Tableaux B.8 et B.9 pour les parois d'étanchéité au coulis ;
— Tableaux B.10 et B.11 pour les parois d'étanchéité en béton plastique.
Page 33
EN 1538:2000

Tableau B.1 — Exemple de fiche générale pour paroi moulée en béton

Fiche d'informations générales sur l'exécution de parois moulées en béton

Entreprise Client

Informations sur le chantier


Numéro d'affaire :
Lieu :

Plans principaux N° de référence Intitulé

Informations sur le béton Notes

Origine : Prêt à l'emploi ❑


Fabriqué sur chantier ❑
Centrale à béton
Classe de béton

Composition (pour 1 m3)


Ciment (kg)
Eau (kg)
Agrégats (kg)

Additions (kg)
Adjuvants (kg)

Hauteur d'affaissement ❑ (mm)


Diamètre d'étalement ❑ (mm)
Résistance à la compression (28 jours) (MPa)

Informations sur le fluide d'excavation Notes


(dans le cas d'une suspension de bentonite)

Caractéristiques (plage spécifiée)

Filtrat (30 min) : (ml)


Cake : (mm)
pH :
Densité : (g/ml)
Viscosité Marsh : (s)
Seuil de cisaillement : (Pa)
(si demandé)
Page 34
EN 1538:2000

Tableau B.2 — Exemple de fiche détaillée pour paroi moulée en béton

Fiche d'informations détaillées sur l'exécution de parois moulées en béton

Références du panneau Cotes


N° de référence : Type : Murette-guide
Plate-forme de travail

Coupe de terrain
Excavation Date et heure
(avec niveaux d'eau)
Géométrie (joindre croquis si besoin) Début : Date : Heure :
Largeur : (m)
Longueur : (m) Fin : Date : Heure :
Profondeur : (m)

Matériel utilisé

Obstacles Date/Heure Pertes du fluide d'excavation Heure


Profondeur Début Fin Profondeur Volume Début Fin

Trépannage Heure Retards Heure


Profondeur Début Fin Profondeur Début Fin Cause(s)

Verticalité et vrillage Notes

Fluide d'excavation Nettoyage de l'excavation


Type Début : Date : Heure :
Paramètres avant bétonnage Fin : Date : Heure :
Densité
Viscosité Marsh Profondeur du panneau
(au moins 3 emplacements)
Teneur en sable Emplacement Profondeur

Cage(s) d'armatures Type


N° d'identification
Mise en place : Date :
N° de plan Heure :

Notes

Joints entre panneaux Dimensions (le cas échéant)


Type

Bétonnage Volume (joindre courbe de bétonnage si nécessaire)


Date: Théorique (m3)
Heure : Début : Fin : Réel (m3)

Cotes : Niveau du béton (m) Essais de consistance du béton


Niveau de recépage (m) ❑ Hauteur d'affaissement ❑ Diamètre d'étalement
Interruptions Heure
Profondeur Début Fin Cause(s)

Notes supplémentaires

Signatures et commentaires
Entreprise : Date : (signature)
Client : Date : (signature)
Page 35
EN 1538:2000

Tableau B.3 — Exemple de fiche générale pour paroi préfabriquée en béton

Fiche d'informations générales sur l'exécution de parois préfabriquées en béton

Entreprise Client

Informations sur le chantier


Numéro d'affaire :
Lieu :

Plans principaux N° de référence Intitulé

Informations sur le béton Notes


Origine : Prêt à l'emploi ❑
Fabriqué sur chantier ❑
Centrale à béton
Classe de béton

Composition (pour 1 m3)


Ciment (kg)
Eau (kg)
Agrégats (kg)

Adjuvants (kg)
Additions (kg)

Résistance à la compression (28 jours) (MPa)

Informations sur le fluide d'excavation


❑ I. Suspension de bentonite remplacée par du coulis autodurcissant (renseigner les cases A et B)
❑ II. Coulis autodurcissant seulement (renseigner la case B)
Note : La fiche d'informations détaillées à utiliser dépend de la technique d'exécution (Option I ou II)

A. Bentonite suspension B. Coulis autodurcissant

Caractéristiques (plage spécifiée) Caractéristiques (plage spécifiée)


Filtrat (30 min) (ml) Ressuée : (%)
Cake : (mm) Résistance à la compression
pH : (à 28 jours) (MPa)
Densité : (g/ml) (autre âge) (MPa)
Viscosité Marsh : (s) Viscosité Marsh : (s)
Seuil de cisaillement : (Pa)
(si demandé)
Page 36
EN 1538:2000

Tableau B.4 — Exemple de fiche détaillée (option I) pour paroi préfabriquée en béton

Fiche d'informations détaillées sur l'exécution de parois préfabriquées en béton


(Option I : Suspension de bentonite remplacée par du coulis autodurcissant)

Références de l'élément préfabriqué Cotes


N° de référence : Type :
Murette-guide
Excavation Date et heure Plate-forme de travail
Géométrie (joindre croquis si besoin) Début : Date : Heure:
Largeur : (m)
Longueur : (m) Fin : Date : Heure : Coupe de terrain
Profondeur : (m)
Longueur de tranchée au-delà (avec niveaux d'eau)
du dernier élément : (m)

Matériel utilisé

Obstacles Date/Heure Pertes du fluide d'excavation Heure


Profondeur Début Fin Profondeur Volume Début Fin

Trépannage Heure Retards Heure


Profondeur Début Fin Profondeur Début Fin Cause(s)

Verticalité et vrillage Notes

Fluide d'excavation Avant substitution du coulis autodurcissant


Bentonite suspension Densité
Type Viscosité Marsh
Boue recyclée Teneur en sable
Filtrat
Cake Coulis autodurcissant
pH Type
Densité Après substitution
Viscosité Marsh Densité
Seuil de cisaillement Viscosité Marsh
Temps de prise

Mortier de fond (le cas échéant) Nettoyage de l'excavation


Début : Date : Heure :
Fin : Date : Heure :

Cage(s) d'armatures et joints Type de joints d'étanchéité (le cas échéant)


N° d'identification :
N° de plan : Mise en place : Date : Heure :
Nombre de cages :
Nombre de joints :

Notes

Élément préfabriqué Dimensions


N° d'identification Longueur (m)
Largeur (m)
Épaisseur (m)

Bétonnage de l'élément Volume (m3)


Coulage : Date : Heure :
Résistance du béton (MPa)
Décoffrage : Date : Heure : (avant stockage)
Date de stockage :

Mise en place de l'élément Cotes


Date de mise en place dans la tranchée : Murette-guide (extrémités)
avant mise en place
Emplacement des extrémités après mise en place
Théorique
Réel Cotes des barres de référence fixées sur l'élément
Espace entre éléments adjacents (après mise en place)

Notes supplémentaires

Signatures et commentaires
Entreprise : Date : (signature)
Client : Date : (signature)
Page 37
EN 1538:2000

Tableau B.5 — Exemple de fiche détaillée (option II) pour paroi préfabriquée en béton

Fiche d'informations détaillées sur l'exécution de parois préfabriquées en béton


(Option II : Coulis autodurcissant seulement)

Références de l'élément préfabriqué Cotes


N° de référence : Type :
Murette-guide
Excavation Date et heure Plate-forme de travail
Géométrie (joindre croquis si besoin) Début : Date : Heure:
Largeur : (m)
Longueur : (m) Fin : Date : Heure : Coupe de terrain
Profondeur : (m) (avec niveaux d'eau)
Longueur de tranchée au-delà
du dernier élément : (m)

Matériel utilisé

Obstacles Date/Heure Pertes du fluide d'excavation Heure


Profondeur Début Fin Profondeur Volume Début Fin

Trépannage Heure Retards Heure


Profondeur Début Fin Profondeur Début Fin Cause(s)

Verticalité et vrillage Notes

Fluide d'excavation Coulis prélevé dans la tranchée


Coulis autodurcissant Densité
Type Viscosité Marsh
Coulis frais Temps de prise
Densité Ressuée
Viscosité Marsh
Temps de prise Mortier de fond (le cas échéant)
Ressuée

Cage(s) d'armatures et joints Type de joints d'étanchéité (le cas échéant)


N° d'identification :
N° de plan : Mise en place : Date : Heure :
Nombre de cages :
Nombre de joints :

Notes

Élément préfabriqué Dimensions


N° d'identification Longueur (m)
Largeur (m)
Épaisseur (m)

Bétonnage de l'élément Volume (m3)


Coulage : Date : Heure :
Résistance du béton (MPa)
Décoffrage : Date : Heure : (avant stockage)
Date de stockage :

Mise en place de l'élément Cotes


Date de mise en place dans la tranchée : Murette-guide (extrémités)
avant mise en place
Emplacement des extrémités après mise en place
Théorique
Réel Cotes des barres de référence fixées sur l'élément
Espace entre éléments adjacents (après mise en place)

Notes supplémentaires

Signatures et commentaires
Entreprise : Date : (signature)
Client : Date : (signature)
Page 38
EN 1538:2000

Tableau B.6 — Exemple de fiche générale pour paroi en coulis armé

Fiche d'informations générales sur l'exécution de parois en coulis armé

Entreprise Client

Informations sur le chantier


Numéro d'affaire :
Lieu :

Plans principaux N° de référence Intitulé

Coulis autodurcissant Notes

Caractéristiques (plage spécifiée)


Densité : (g/ml)
Viscosité Marsh : (s)
Ressuée : (%)
(si demandé)

Temps de prise : (min)


Résistance à la compression : (MPa)
(à 28 jours)

Seuil de cisaillement : (Pa)


(si demandé)
Page 39
EN 1538:2000

Tableau B.7 — Exemple de fiche détaillée pour paroi en coulis armé

Fiche d'informations détaillées sur l'exécution de parois en coulis armé

Référence du tronçon d'excavation Repérage : De : Cotes


N° de référence : Type : A: Murette-guide
Plate-forme de travail
Excavation Date et heure
Géométrie (joindre croquis si besoin) Début : Date : Heure :
Largeur : (m) Coupe de terrain

Longueur/jour : (m) Fin : Date : Heure : (avec niveaux d'eau)

Profondeur : (m)
Longueur de découpe (m)

Matériel utilisé

Obstacles Date/Heure Pertes du fluide d'excavation Heure


Repérage Profondeur Début Fin Repérage Profondeur Volume Début Fin

Trépannage Heure Verticalité et vrillage


Repérage Profondeur Début Fin

Retards Heure
Repérage Profondeur Début Fin Cause(s)

Notes

Fluide d'excavation Coulis prélevé dans la tranchée


Type Densité
Coulis frais Viscosité Marsh
Densité Temps de prise
Viscosité Marsh Ressuée
Temps de prise
Ressuée Échantillons
No. Repérage Profondeur
Échantillons
No. Repérage Profondeur

Élément d'armature Type


N° d'identification
Mise en place : Date :
N° de plan Heure :

Remplissage complémentaire
Tassement du coulis (mm)
Volume du coulis ajouté (m3)

Notes supplémentaires

Signatures et commentaires
Entreprise : Date : (signature)
Client : Date : (signature)
Page 40
EN 1538:2000

Tableau B.8 — Exemple de fiche générale pour paroi d'étanchéité au coulis

Fiche d'informations générales sur l'exécution de parois d’étanchéité coulis

Entreprise Client

Informations sur le chantier


Numéro d'affaire :
Lieu :

Plans principaux N° de référence Intitulé

Coulis autodurcissant Notes

Caractéristiques (plage spécifiée)


Densité : (g/ml)
Viscosité Marsh : (s)
Ressuée : (%)
(si demandé)

Temps de prise : (min)


Résistance à la compression : (MPa)
(à 28 jours)

Module de déformation : (MPa)


Perméabilité : (m/s)
(28 jours ou comme prescrit)

Seuil de cisaillement : (Pa)


(si demandé)
Page 41
EN 1538:2000

Tableau B.9 — Exemple de fiche détaillée pour paroi d'étanchéité au coulis

Fiche d'informations détaillées sur l'exécution de parois d’étanchéité au coulis

Référence du tronçon d'excavation Repérage : De : Cotes


N° de référence : Type : A: Murette-guide
Plate-forme de travail
Excavation Date et heure
Géométrie (joindre croquis si besoin) Début : Date : Heure :
Largeur : (m) Coupe de terrain
(avec niveaux d'eau)
Longueur/jour : (m) Fin : Date : Heure :
Profondeur : (m)
Longueur de découpe (m)

Matériel utilisé

Obstacles Date/Heure Pertes du fluide d'excavation Heure


Repérage Profondeur Début Fin Repérage Profondeur Volume Début Fin

Trépannage Heure Verticalité et vrillage


Repérage Profondeur Début Fin

Retards Heure
Repérage Profondeur Début Fin Cause(s)

Notes

Fluide d'excavation Coulis prélevé dans la tranchée


Type Densité
Coulis frais Viscosité Marsh
Densité Ressuée
Viscosité Marsh Temps de prise
Temps de prise (le cas échéant)
(le cas échéant)
Échantillons
N° Repérage Profondeur
Échantillons
N° Repérage Profondeur

Élément d'armature Type


N° d'identification
Mise en place : Date :
N° de plan Heure :

Remplissage complémentaire
Tassement du coulis (mm)
Volume du coulis ajouté (m3)

Notes supplémentaires

Signatures et commentaires
Entreprise : Date : (signature)
Client : Date : (signature)
Page 42
EN 1538:2000

Tableau B.10 — Exemple de fiche générale pour paroi d'étanchéité en béton plastique

Fiche d'informations générales sur l'exécution de parois d’étanchéité en béton plastique

Entreprise Client

Informations sur le chantier


Numéro d'affaire :
Lieu :

Plans principaux N° de référence Intitulé

Informations sur le béton Notes


Origine : Prêt à l'emploi ❑
Fabriqué sur chantier ❑
Centrale à béton
Classe de béton

Composition (pour 1 m3)


Argile (kg)
Ciment (kg)
Eau (kg)
Agrégats (kg)

Additions (kg)
Adjuvants (kg)

Hauteur d'affaissement ❑ (mm)


Diamètre d'étalement ❑ (mm)
Résistance à la compression (28 jours) (MPa)
Module de déformation (MPa)

Informations sur le fluide d'excavation Notes


(dans le cas d'une suspension de bentonite)

Caractéristiques (plage spécifiée)


Filtrat (30 min) : (ml)
Cake : (mm)
pH :
Densité : (g/ml)
Viscosité Marsh : (s)
Seuil de cisaillement : (Pa)
(si demandé)
Page 43
EN 1538:2000

Tableau B.11 — Exemple de fiche détaillée pour parois d'étanchéité en béton plastique

Fiche d'informations détaillées sur l'exécution de parois d'étanchéité en béton plastique

Panneau Cotes
N° de référence : Type : Murette-guide
Plate-forme de travail
Excavation Date et heure
Géométrie (joindre croquis si besoin) Début : Date : Heure :
Largeur : (m) Coupe de terrain
(avec niveaux d’eau)
Longueur/jour : (m) Fin : Date : Heure :
Profondeur : (m)
Longueur de découpe : (m)

Matériel utilisé

Obstacles Date/Heure Pertes du fluide d'excavation Heure


Profondeur Début Fin Profondeur Volume Début Fin

Trépannage Heure Retards Heure


Profondeur Début Fin Profondeur Début Fin Cause(s)

Verticalité et vrillage Notes

Fluide d'excavation Nettoyage de l'excavation


Type Début : Date : Heure :
Paramètres avant bétonnage
Densité Fin : Date : Heure :
Viscosité Marsh
Teneur en sable Profondeur du panneau (m)

Bétonnage : Volume (joindre courbe de bétonnage si nécessaire)


Date :
Théorique (m3)
Heure : Début : Fin : Réel (m3)

Cotes : Niveau du béton (m) Essais de consistance du béton


❑ Hauteur d'affaissement ❑ Diamètre d'étalement
Niveau de recépage (m)

Interruptions Heure
Profondeur Début Fin Cause(s)

Notes supplémentaires

Signatures et commentaires
Entreprise : Date : (signature)
Client : Date : (signature)
Page 44
EN 1538:2000

Annexe C
(informative)
Bibliographie

Init numérotation des tableaux d’annexe [C]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [C]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [C]!!!

Recommended Practice Standard Procedure for Field Water-Based Drilling Fluids, (référence : American
Petroleum Institute (Recommended Practice 13B-1, June 1, 1990).
Page 45
EN 1538:2000

Annexe D
(informative)
Degré d’obligation des clauses

Init numérotation des tableaux d’annexe [D]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [D]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [D]!!!

Le degré d’obligation des clauses est indiqué comme suit :


— RQ : exigence ;
— RC : recommandation ;
— PE : permission ;
— PO : possibilité ou éventualité ;
— ST : énoncé.
1 Domaine d’application : ST 6.5.2 Granulats 12e alinéa : PO
2 Références normatives : ST 1er alinéa : RQ 13e alinéa : PO
3 Définitions 2e alinéa : RQ 7.3 Encastrement dans le rocher
3.1 – 3.11 : ST 6.5.3 Ciment 1er alinéa : RQ
4 Informations requises 1er alinéa : RQ 2e alinéa : PO
pour l’exécution du projet 2e alinéa : PE 7.4 Cages d’armatures
1er alinéa : RQ 6.5.4 Rapport eau/ciment 7.4.1 Généralités
2e alinéa : RQ 1er alinéa : RC 1er alinéa : ST
3e alinéa : PO 2e alinéa : RC 2e alinéa : PO
4e alinéa : PO 6.5.5 Adjuvants : PE 3e alinéa : RQ
5 Reconnaissance des terrains 6.5.6 Béton frais 4e alinéa: RQ
5.1 Généralités : RQ 1re phrase : RQ 5e alinéa, : RQ
5.2 Aspects Spécifiques : RQ 2e phrase : RC 6e alinéa : RQ
6 Matériaux 3e phrase : PO 7e alinéa : PE
6.1 Généralités : RQ 4e phrase : RQ 7.4.2 Armatures verticales
6.2 Composants 5e phrase : RC 1er alinéa : RQ
1er alinéa : ST 6.6 Béton et mortier plastiques 2e alinéa, 1re phrase : RQ
2e alinéa : ST 1er alinéa : ST 2e alinéa, 2e phrase : PE
3e alinéa : RQ 2e alinéa, 1re phrase : ST 3e phrase : RQ
4e alinéa : RQ 2e alinéa, 2e phrase : RQ 7.4.3 Armatures horizontales
5e alinéa : RQ 3e alinéa : PO 1er alinéa : RQ
6.3 Fluides d’excavation 6.7 Acier : RQ 2e alinéa, 1re phrase : RQ
6.3.1 Suspensions de bentonite 7 Points touchants à la conception 2e alinéa, 2e phrase : PE
1er alinéa : RQ 7.1 Généralités 3e alinéa, 1re phrase : RQ
2e alinéa : PO 1er alinéa : ST 3e alinéa, 2e phrase : RC
3e alinéa : PO 2e alinéa : RQ 7.4.4 Panneaux à plusieurs cages
4e alinéa : RQ 3e alinéa : RC et joints
5e alinéa : PE 4e alinéa, 1re phrase : RQ 1er alinéa : RQ
6e alinéa : PE 4e alinéa, 2e phrase: PE 2e alinéa, 1re phrase : RQ
7e alinéa : RQ 5e alinéa, 1re phrase : RQ 2e alinéa, 2e phrase : RQ
8e alinéa : PO 5e alinéa, 2e phrase : PE 2e alinéa, 3e phrase : PO
9e alinéa : PO 6e alinéa : RQ 7.5 Réservations
10e alinéa : PO 7e alinéa : PO 1er alinéa : RQ
11e alinéa : PO 7.2 Stabilité de la tranchée lors 2e alinéa : RQ
Note : ST de l’excavation 3e alinéa : RQ
6.3.2 Solutions de polymères : PO 1er alinéa : RQ 4e alinéa : RC
6.4 Coulis autodurcissants 2e alinéa : RQ 5e alinéa, 1re phrase : RC
1re phrase : ST 3e alinéa : ST 5e alinéa, 2e phrase : PO
2e phrase : ST 4e alinéa: ST 7.6 Enrobage
3e phrase : RQ 5e alinéa : ST 1er alinéa : ST
4e phrase : PO 6e alinéa : RQ 2e alinéa : RQ
5e phrase : RQ 7e alinéa : RQ 3e alinéa : PE
6.5 Béton 8e alinéa : RQ 4e alinéa : RQ
6.5.1 Généralités 9e alinéa : RQ 5e alinéa, 1re phrase : PO
1er alinéa : RQ 10e alinéa : RQ 5e alinéa, 2e phrase: RQ
2e alinéa : RQ 11e alinéa : RQ 6e alinéa : RQ
Page 46
EN 1538:2000

8 Exécution 10e alinéa, 1re phrase : RQ


8.1 Généralités : ST 10e alinéa, 2e phrase : PO
8.2 Tolérances 10e alinéa, 3e phrase : PO
8.2.1 Panneaux 11e alinéa : RC
1er alinéa : RQ 12e alinéa : PE
2e alinéa : RQ 13e alinéa : RQ
3e alinéa : PE 14e alinéa : PO
4e alinéa : RQ 15e alinéa, 1re phrase : RQ
5e alinéa : PE 15e alinéa, 2e phrase : PO
6e alinéa, 1re phrase : RQ 16e alinéa, 1re phrase : RQ
6e alinéa, 2e phrase : ST 16e alinéa, 2e phrase : RQ
7e alinéa, 1re phrase : RQ 16e alinéa, 3e phrase : PE
7e alinéa, 2e phrase : PE 9 Supervision de l’exécution
8e alinéa : RQ et contrôles
8.2.2 Cages d’armatures RQ 1er alinéa : RQ
8.3 Travaux préalables 2e alinéa : RQ
8.3.1 Plate-forme de travail 3e alinéa : ST
1er alinéa : RQ 4e alinéa : RQ
2e alinéa : RC 5e alinéa : RQ
3e alinéa : RQ 6e alinéa : ST
4e alinéa : RQ 10 Documents de chantier
5e alinéa : RQ 1er alinéa : RQ
8.3.2 Murettes-guides 2e alinéa : PO
1er alinéa : ST 11 Exigences particulières
2e alinéa : PE 1er alinéa : RQ
3e alinéa : RC 2e alinéa : RQ
4e alinéa : RQ 3e alinéa : ST
5e alinéa : RC Annexe A (informative)
6e alinéa : RC Annexe B (informative)
7e alinéa : RC Annexe C (informative)
8.4 Excavation
8.4.1 Tenue des parois de l’excavation
1er alinéa : ST
2e alinéa, 1re phrase : PE
2e alinéa, 2e phrase : RC
3e alinéa : RQ
8.4.2 Conduite de l’excavation
1er alinéa : ST
2e alinéa : RQ
3e alinéa : RQ
8.4.3 Perte de fluide d’excavation
RQ
8.5 Nettoyage de l’excavation : RQ
8.6 Réalisation des joints
1er alinéa : ST
2e alinéa : RQ
3e alinéa : RQ
4e alinéa : RQ
8.7 Mise en place des armatures
ou d’autres éléments : RQ
8.8 Bétonnage et recépage
1er alinéa, 1re phrase : RQ
1er alinéa, 2e phrase : PE
1er alinéa, 3e phrase : RQ
2e alinéa , 1re phrase : RQ
2e alinéa, 2e phrase : PO
3e alinéa : RQ
4e alinéa: RQ
5e alinéa : RC
6e alinéa : RC
7e alinéa : RQ
8e alinéa : RQ
9e alinéa : RQ

Vous aimerez peut-être aussi