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L1 CBPS – Physique 2010 - 2011

Electrocinétique

Nicolas Naudé (MCF UPS – Laboratoire LAPLACE)


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Nicolas Naudé

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nicolas.naude@laplace.univ-tlse.fr
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Textes TD, Textes TP, Annales, …


Introduction
Electrocinétique ?

L'électrocinétique, est l'étude de circuits électriques et,


est surtout celle du déplacement de l'électricité dans les
milieux matériels, par opposition à l'électrostatique qui
étudie les phénomènes et les lois relatives à l'électricité
immobile.
Pourquoi de l’électrocinétique en CBPS ?

 Circuits électriques / électroniques


 Comportement peut être représenté à l’aide d’un circuit électrique
Plan général

Partie 1 : Régime continu

Partie 2 : Régimes transitoires

Partie 3 : Régime sinusoïdal

Partie 4 : Applications à la bio …


Partie 1 :

Régime Continu
Régime Continu - Plan
I. Lois fondamentales
1. Courant électrique
2. Différence de potentiel – Tension électrique
3. Lois de Kirchhoff
II. Modélisations linéaires d’un dipôle
1. Conventions récepteur et générateur
2. Caractéristiques i=f(v)
3. Dipôles passifs
4. Dipôles actifs
5. Théorèmes de Thévenin et de Norton
6. Théorème de superposition
III. Point de fonctionnement
IV. Puissance électrique
V. Energie
I-1 Courant électrique

Le courant électrique résulte du déplacement de porteurs de charges


électriques.

Dans les métaux, ces porteurs sont des électrons (charge négative).
Dans les liquides et les gaz, les porteurs sont des électrons et des ions
positifs ou négatifs.
La charge élémentaire est celle de l’électron : e = 1,6 . 10-19 coulomb (C).
- -
-I -
- -
S - -
+

- -
- -
- -
GENERATEUR

Par convention le courant électrique est


orienté dans le sens du mouvement des
porteurs de charges positives.

I
-
I-1 Courant électrique

Pendant la durée t, N charges transportent une quantité


d’électricité : Q=N.e
L’intensité du courant est définie par la quantité d’électricité
transportée par unité de temps :

N ⋅e Q dq coulombs (C)
Si i=cste=I alors : I= = i=
t t ampères dt secondes (s)
(A)

Quelques ordres de grandeur :

nA µA mA A kA

micro-électronique, électronique électronique de puissance

électrotechnique, production et
transport énergie électrique
I-1 Courant électrique

Mesure de l’intensité d’un courant électrique

I + -  Ampèremètre
A
 connecté en série dans le circuit
+

 entrée du courant : borne +


GENERATEUR

 sortie du courant : borne – ou COM


 analogique ou numérique

I
-
I-2 Différence de potentiel – Tension électrique

Le passage du courant électrique, entre deux points d’un circuit n’est


possible que si on applique une tension électrique (volts : V).

Cette tension résulte d’une différence de potentiel entre les deux points
du circuit.

U
Pile

e-
I-2 Différence de potentiel – Tension électrique

On note VA et VB les potentiels des points A et B par rapport à la masse (0 V).

UAB=VA-VB correspond à la différence de potentiel ou la tension électrique qui


apparaît entre les points A et B.

K I A
Générateur Récepteur

U UAB=VA-VB

masse  0 V
B
I-2 Différence de potentiel – Tension électrique
Quelques ordres de grandeur :

µV mV V kV MV

micro-électronique, électronique électronique de puissance

électrotechnique, production et
transport énergie électrique

1,2 V

220 V
12 V 20 kV 63 - 90 kV 400 kV
I-2 Différence de potentiel – Tension électrique

Mesure d’une tension électrique

 Voltmètre
 connecté en parallèle sur un dipôle
+

 entrée : borne +
GENERATEUR

+
V
 sortie : borne – ou COM
U
 analogique ou numérique
-
-
I-3 Lois de Kirchhoff

Permettent de calculer la tension aux bornes de chaque dipôle


d’un circuit et le courant dans chacune des branches du circuit :
 Loi des Nœuds et Loi des Mailles

• Nœuds :
Un nœud (N) est une connexion,
A B C
qui relie au moins trois fils.
Ex. : B et E
UAF

• Mailles :
F E D Une maille est un chemin fermé,
passant par différents points
d’un circuit électrique.
Ex. : ABEFA, BCDEB et ABCDEFA
I-3 Lois de Kirchhoff

1ère loi de Kirchhoff  Loi de nœuds


Les charges électriques ne peuvent pas s’accumuler au cours du
temps en un point quelconque du circuit.

i1
i2 Exemple :
N

i3
i5 i1 + i4 = i2 + i3 + i5
i4

 La somme des intensités des courants arrivant à un nœud est


égale à la somme des intensités des courants sortants du nœud.
I-3 Lois de Kirchhoff

2ème loi de Kirchhoff  Loi des mailles


UAB
A B
On choisit un sens de parcours arbitraire de
la maille et un point de départ.

UAF UBE
On parcourt la maille dans le sens choisi en
comptant positivement les tensions dont la
+ flèche est rencontrée par le talon et
négativement celles rencontrées par la
F E pointe.
UFE

Exemple : Maille F, A, B, E, F UAF - UAB - UBE + UFE = 0

 La somme algébrique des tensions rencontrées dans une maille


est égale à 0.
Exemple

Loi des nœuds :


Données : I1 = 5 mA ; I3 = 2 mA ; I4 = 4 mA

I1 I2 I3

E B C
I5

I4 I6
I7 D
Exemple

Loi des mailles :


Données : E=12 V ; VB=8 V ; VC=2 V ; VM=0 V

UAB UBC

A B C

E UBM UCM

M
II Modélisations linéaires d’un dipôle

On appelle dipôle électrique un dispositif électrique quelconque


qui présente deux bornes A et B permettant de le relier à un circuit
extérieur.

A B

 2 types de dipôles :
 actif (ou générateur) : le dipôle fournit de l’énergie au circuit
sur lequel il est connecté.
 passif (ou récepteur) : le dipôle reçoit de l’énergie fournie par
le circuit sur lequel il est connecté.
II Modélisations linéaires d’un dipôle

 Fléchage de la tension et du courant ?

I I

Dipôle Dipôle
Générateur U U Récepteur

 Utilisation de conventions
II-1 Conventions générateur et récepteur
Générateur :
I

U
Pour un dipôle générateur : la tension et le
courant sont fléchés dans le même sens
 convention générateur.

Récepteur :
I

Pour un dipôle récepteur : la tension et le


U
courant sont fléchés en sens contraire
 convention récepteur.
II-1 Conventions générateur et récepteur

Pour un dipôle donné, il ne faut pas confondre la convention et le


comportement.

Convention Comportement
Quel que soit le dipôle, on peut Il est déterminé par le dipôle et
choisir la convention récepteur le circuit auquel il est connecté.
ou générateur.

En général, on choisit la Une fois le circuit réalisé, on ne


convention récepteur pour les peut pas choisir le comportement
dipôles passifs et la convention d’un dipôle. On peut cependant
générateur pour les dipôles le déterminer à partir du signe de
actifs. la puissance.
II-2 Dipôle passif ou actif ?

 Détermination du comportement du dipôle à partir de la


caractéristique tension à ses bornes en fonction de l’intensité du
courant qui le traverse – courant.
Rq : la caractéristique dépend de la convention choisie …

U  Si la caractéristique I=f(U) passe


par l’origine, le dipôle est dit passif

U
I

I
Sinon, le dipôle est dit actif 
II-3 Dipôles passifs
U
Ex. : Résistance, Inductance, Condensateur, Lampe,
Diode, …

I
II-3 Dipôles passifs - Résistance

Résistance (Résistor, Conducteur ohmique)


 dipôle passif linéaire
I U

U
R I

 Loi d’Ohm
U=R ⋅ I
Volts Ohms Ampères
V Ω A

 dissipation de la puissance par effet Joule


II-3 Dipôles passifs - Diode

Diode dipôle passif non linéaire

I I

A Ud : tension de
seuil de la diode
U
U
K Ud

si U>Ud  Diode = interrupteur fermé


si U<Ud  Diode = interrupteur ouvert

Dipôle non linéaire  linéarisation de la caractéristique courant-


tension par morceau
II-3 Dipôles passifs - Diode
I
U>Ud
à I=0  U=Ud
si I   U 

U
Ud I
U<Ud
Ud
I
U
Rd Rd.i

U=Ud+Rd.I

 Diode bloquée  Diode passante


II-3 Association de dipôles passifs
Série Parallèle
I
UD1 UD2
ID1 ID2
I
D1 D2
D1 D2 U
U

Tous les éléments sont traversés Tous les éléments ont la même
par le même courant (donc par la différence de potentiel à leurs
même intensité). bornes.
 U=UD1+UD2  I=ID1+ID2
II-3 Association de dipôles passifs – Cas des résistances

Association série :

I
R1 R2 RN

U= (R 1 +R 2 +...+R N ) ⋅ I

I
Req

U=R eq ⋅ I

N
 En série : R eq =R1 +R 2 +...+RN =∑ Ri
i=1
II-3 Association de dipôles passifs – Cas des résistances

Association parallèle :

U U U  1 1 1 
I= + + ... + = U⋅ + + ... + 
R1 R 2 RN R
 1 R 2 R N 
1
I=U ⋅
R eq

R1 R2 RN U U Req

1 1 1 1 N 1
 En parallèle : = + +...+ =∑
R eq R 1 R 2 R N i=1 R i
Exemple
Ω  on cherche à calculer la résistance équivalente
On a R = 1 kΩ
entre les bornes A et M
A B C D
R R R

2R

2R

R
M
II-4 Dipôles actifs – Source de tension parfaite

Un générateur idéal de tension délivre une tension constante E quel


que soit le courant i délivré par celui-ci.

i
u
E

E U

i
II-4 Dipôles actifs – Source de courant parfaite

Un générateur idéal de courant délivre un courant d’intensité


constante Icc quel que soit la tension aux bornes de celui-ci.

u
Icc
u

i
Icc
II-4 Dipôles actifs – Association de dipôles

Association série de générateurs Association parallèle de


de tension idéaux : générateurs de courant idéaux

E1 Ek En i
I1 Ik In
i
u

Eéq = ∑ Ek I éq = ∑ I k
k k

i Iéq

Eéq u
II-4 Dipôles actifs – Modélisation linéaire d’un générateur

u GC
GT
E

i
ICC
II-4 Dipôles actifs – Modélisation linéaire d’un générateur

u
E Modélisation
GT ? GC ?

i
ICC
II-4 Dipôles actifs – Modélisation linéaire d’un générateur
Générateur = Source de tension réelle ?

u
à i=0 on a u=E
E ∆u
∆i si le courant i  alors la tension u 
 On peut modéliser le générateur réel par
une source de tension E en série avec une
i résistance R.

Modèle de Thévenin
E
R.i
i
E : force électromotrice
R (fém) du générateur de
tension (V)
u
R : résistance interne (Ω)
u = E – R.i
II-4 Dipôles actifs – Modélisation linéaire d’un générateur
Générateur = Source de courant réelle ?

u
à u=0 on a i=Icc
∆u si la tension u  alors le courant i 
∆i
 On peut modéliser le générateur réel par
une source de courant Icc en parallèle avec
Icc i une résistance R.

Modèle de Norton
Icc u/R
Icc : courant
R u électromoteur (cém) du
générateur de courant (A)
R : résistance interne (Ω)
i = Icc – u/R
II-4 Dipôles actifs – Modélisation linéaire d’un générateur
u Un générateur linéaire quelconque peut se
E
représenter à l’aide d’un modèle de
Thévenin ou de Norton. En fonction de son
comportement on aura plutôt tendance à
i privilégier un modèle plutôt que l’autre.
ICC
E=Icc.R
Modèle de Thévenin Modèle de Norton
E u/R
R.i Icc
i
R R u

u = E – R.i i = Icc – u/R


Icc=E/R

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