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BTS Domotique Traitement de l’information

Stockage des informations binaires

LES MEMOIRES
1. Introduction
Une mémoire est un dispositif capable d’emmagasiner puis de restituer une information. Son
fonctionnement apparaît alors sous trois aspects:
— l’inscription ou écriture de l’information dans le dispositif.
— la rétention ou stockage.
— la lecture ou restitution de l’information précédemment enregistrée.
Cette information, quelle que soit sa nature — nombre, texte, image, signal — doit être
décomposée en une suite ordonnée d’éléments binaires ou bits. Le bit représente l’unité
d’information élémentaire. Le dispositif de stockage associé s’appelle «point mémoire » ou cellule.

2. Capacité :
La capacité définit la quantité d’information qui peut être stockées dans un dispositif donné. Elle
peut s’exprimer en bits ou en mots de n bits.

1 kilo-octet = 210 Octets = 1024 Octets


1 Méga-Octet = 220 Octets = 1 048 576 Octets.

1 image de 640 x 480 pixels = 307 200 Pixels


Chaque pixel est codé avec 3 octets de couleur. Un octet pour la teinte rouge, un pour le vert, un
pour le bleu.
Une image en 640 x 480 représente 921 000 Octets.

3. Organisation d’une mémoire

Du point de vue de l’utilisateur, une mémoire est, en première approche, un tableau contenant
des informations binaires. On appelle organisation d’une mémoire les dimensions de ce tableau.
Elle est exprimée en mots de n bits, où n représente le nombre de colonnes du tableau.

Exemples:
— Une mémoire de 64K x 1 est constituée de 64K mots de 1 bit.
Sa capacité est donc de 64K bits.
— Une mémoire de 8K x 8 a également une capacité de 64K bits, mais le nombre de lignes
du tableau, donc le nombre de mots, est de 8K.

4. Mode d’accès à l’information

On distingue de ce point de vue deux grands types de mémoires:


— Les mémoires à accès aléatoire ou direct, c’est-à-dire les circuits pour lesquels chaque mot
est accessible directement et individuellement grâce à une étiquette ou adresse.
— Les mémoires à accès séquentiel, dont la bande magnétique est un exemple. Elles sont
caractérisées par une répartition des informations en file. Un mot est repéré par sa position dans une
suite d’éléments. C’est l’ordre d’enregistrement qui est alors conservé.

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5. Les Mémoires à semi-conducteur.

Mémoires à semi-
conducteur

Mémoires mortes Mémoires Vives

Accès aléatoires Accès séquentiels


RAM (piles)
ROM PROM EPROM EEPROM
EAPROM
OTPROM

Statique FIFO LIFO

Dynamique
Non
Volatile

Volatile

5.1. Les mémoires RAM (Random Access Memories)

L’appellation RAM signifie littéralement «mémoire à accès aléatoire ». Ceci qualifie


l’organisation et non la nature (écriture ou lecture) de l’accès à l’information. Cependant ce terme
désigne, à tort, exclusivement les mémoires vives à accès aléatoire.
Suivant la structure du point mémoire utilisé, il existe trois types de mémoires RAM:
— Les mémoires vives statiques (RAM statiques). Elles conservent l’information tant que le
circuit reste sous tension (le point mémoire est constitué d’un circuit bistable à transistors).
— Les mémoires vives statiques non volatiles (NOVRAM), qui ont de plus la capacité de
conserver l’information en l’absence d’alimentation.
— Les mémoires vives dynamiques (RAM dynamiques), dont le point mémoire est constitué
par un condensateur. L’information est représentée par la charge du condensateur. Cependant la
décharge naturelle de celui-ci ne permet la conservation de l’information que pendant un temps
relativement court (de l’ordre de quelques millisecondes). Les mémoires dynamiques doivent donc
être réécrites périodiquement; cette opération s’appelle le rafraîchissement.

5.2. Les piles

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Ce sont des mémoires vives à accès séquentiel. Suivant l’ordre d’entrée et de sortie plusieurs
appellations leur sont données:
les piles FIFO (first in - first out ou premier entré - premier sorti) sont des circuits pour
lesquels les informations sont disponibles en sortie dans l’ordre d’entrée (file d’attente);
les piles LIFO (last in - first out ou dernier entré - premier sorti), pour lesquelles les
informations sont disponibles en sortie dans l’ordre inverse de leur entrée (exemple: une pile
d’assiettes).

5.3.Les mémoires mortes

Les mémoires mortes sont appelées des ROM (Read Only Memories = mémoires à lecture
seule), car en usage normal elles sont destinées uniquement à être lues (l’opération d’écriture étant
considérée comme un événement exceptionnel).
On distingue plusieurs types de mémoires mortes suivant les possibilités d’écriture voire
d’effacement des informations:

Les ROM proprement dites, qui sont «écrites» une fois pour toutes lors de la fabrication du
circuit.
Les PROM (Programmable ROM = ROM programmable) désignent les circuits pour
lesquels l’utilisateur peut, par destruction de fusibles ou de jonctions, inscrire lui-même les
informations dans les cellules mémoires.
Les EPROM (Erasable PROM = PROM effaçable) sont de plus effaçables, généralement
par exposition aux rayonnements ultra-violets.
Les EAROM ou EEPROM (Electrically Alterable ROM ou Electrica//y Erasable PROM,
soit PROM effaçable ou modifiable électriquement) constituent une dernière catégorie de mémoires
mortes pour lesquelles le contenu est modifiable électriquement. Ce ne sont cependant pas des
mémoires vives car l’opération d’écriture est très lente vis-à-vis du temps de lecture. D’autre part, le
nombre d’écritures reste limité.
L’évolution conjointe des mémoires vives non volatiles et des mémoires mortes modifiables
électriquement rend de plus en plus difficiles les distinctions arbitraires en ROM et RAM.

6. Mise en oeuvre des boîtiers mémoire


Etant donné la structure même des circuits mémoire à accès aléatoire, trois groupes de signaux
s’avèrent nécessaires:
les adresses,
les données,
les commandes.
Dans un système numérique, l’ensemble des fils véhiculant une information (donnée, adresse,
commande) est communément appelé bus.
On distingue donc dans un système comportant ces types de circuit trois bus
— le bus d’adresse (BA), qui présente le numéro du mot sélectionné. Physiquement il est
constitué de m fils; on peut alors accéder à 2m mots mémoires. Ce bus est unidirectionnel, en effet
l’utilisateur impose toujours l’adresse, et l’information est donc propagée à sens unique.
— Le bus de donnée (BD), composé de n fils, est par contre bidirectionnel dans le cas des
mémoires vives. En effet les données sont soit imposées par le circuit mémoire dans le cas d’une
lecture, soit imposées par l’utilisateur dans le cas d’une écriture.
— Le bus de commande, de dimension variable suivant les systèmes, comprend généralement
les signaux suivants:

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• CS ou CE (Chip Select ou Chip Enable) représente l’entrée de sélection d’un boîtier. Dans la
plupart des cas cette entrée est active au niveau électrique bas. La barre de complément logique est
alors placée sur le symbole de la commande.
Cette entrée permet l’activation ou non du boîtier. Ceci est particulièrement utile dans le cas
d’architecture mettant en oeuvre plusieurs circuits mémoires partageant les mêmes bus. Seul le
boîtier sélectionné a alors accès aux bus de données.
• 0E (output enable) est une commande parfois utilisée en plus de la sélection du boîtier, pour
contrôler l’activité des amplificateurs de sortie. Elle assure une sécurité supplémentaire dans la
gestion des bus. (On parle de conflit de bus lorsque deux circuits essayent en même temps
d’imposer des valeurs sur les mêmes fils, ceci pouvant entraîner la destruction des circuits.)
• R/W ou WE (Read/ Write ou Write Enable). Cette entrée n’a de raison d’être que dans le cas
des mémoires vives. Elle constitue la commande d’écriture des données en mémoire.
• D’autres commandes peuvent être ajoutées afin de répondre à certains emplois spécifiques
de circuits particuliers. Citons les entrées de programmation des ROM programmables,_les
commandes de rafraîchissement des mémoires dynamiques, la sortie MRDY (Memory Ready -
mémoire prête) de certains boîtiers, etc.
Enfin signalons la possibilité de fournir l’adresse d’un mot mémoire en deux temps, adresse ligne
puis adresse colonne. Sont alors associées deux entrées appelées /CAS et /RAS ( Column Address
Select et Row Address Select)

7. Aspect temporel.

L’échange d’information entre un circuit mémoire et l’extérieur doit respecter certaines règles
ou protocoles:
— sélection des boîtiers,
— présentation de l’adresse,
— écriture ou recueil des données,
— désélection du boîtier.

Il existe deux grandes classes de protocoles:


— Les protocoles asynchrones pour lesquels s’établit un dialogue (hand shake = poignée de
main) entre le système et la mémoire. Le dialogue comprend au moins deux phases, la demande
d’accès à la mémoire par le système, et l’acquittement par la mémoire lorsque les données sont
prêtes.
— Les protocoles synchrones pour lesquels le système impose la séquence de commande
suivant un cycle préétabli. Ce cycle doit donc respecter les temps d’accès propres au type de
mémoire utilisé.

La grande majorité des circuits mémoire à semi-conducteur travaillent à l’aide d’un protocole
synchrone,

7.1. Chronogramme lors d’un cycle de lecture.

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Temps importants :
TAA : Temps d’accès par rapport aux adresses. C’est le temps maximal qui s’écoule entre le
moment où les adresses sont positionnées et le moment où les données sont valides en
sorite.
TACE : Temps d’accès par rapport à la sélection du boîtier.
TH (Hold time) : Détermine le temps de maintien minimum des données après déselection
du boîtier.
TCL : Temps de cycle lecture, désigne le temps minimum entre deux accès à la mémoire en
lecture.

7.2. Chronogramme pour un cycle d’écriture.

Dans ce cas le système positionne les adresses, sélectionne le boitier, positionne les données et
enfin l’odre d’écriture.
Les données doivent être stables pendant une durée TDSW (set-up time) avant l’instant d’écriture et
rester valides et stables pendant une durée TDHW ( hold time)après cet instant.

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8. Le disque dur.

8.1. Le rôle du disque dur


Le disque dur est l'organe du PC servant à conserver les données de manière permanente, contrairement à la mémoire
vive, qui s'efface à chaque redémarrage de l'ordinateur, c'est la raison pour laquelle on parle parfois de mémoire de
masse pour désigner les disques durs.
8.2. Le fonctionnement interne
Un disque dur est constitué non pas d'un seul disque, mais de plusieurs disques rigides (en anglais
hard disk signifie disque dur) en métal, en verre ou en céramiques empilés les uns après les autres à
une très faible distance les uns des autres.
Ils tournent très rapidement autour d'un axe (à plusieurs milliers de tours par minute actuellement)
dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Un ordinateur fonctionne de manière binaire, c'est-à-dire que les données sont stockées sous forme
de 0 et de 1 (appelés bits). Il existe sur les disques durs des millions de ces bits, stockés très proches
les uns des autres sur une fine couche magnétique de quelques microns d'épaisseur, elle-même
recouverte d'un film protecteur.
La lecture et l'écriture se fait grâce à des têtes de lecture (en anglais heads) situées de part et
d'autre de chacun des plateaux (en anglais platters), c'est-à-dire un des disques composant le disque
dur. Ces têtes sont des électro-aimants qui se baissent et se soulèvent (elles ne sont qu'à quelques
microns de la surface, séparées par une couche d'air provoquée par la rotation des disques qui crée
un vent d'environ 250km/h) pour pouvoir lire l'information ou l'écrire. De plus ces têtes peuvent
balayer latéralement la surface du disque pour pouvoir accéder à toute la surface...

Cependant, les têtes sont liées entre elles et seulement une seule tête peut lire
ou écrire à un moment donné. On parle donc de cylindre pour désigner
l'ensemble des données stockées verticalement sur la totalité des disques.
L'ensemble de cette mécanique de précision est contenu dans un boîtier
totalement hermétique, car la moindre particule peut détériorer l'état de surface du disque. Vous
pouvez donc voir sur un disque des opercules permettant l'étanchéité, et la mention "Warranty void
if removed" qui signifie littéralement "la garantie expire si retiré" car seuls les constructeurs de
disques durs peuvent les ouvrir (dans des salles blanches: exemptes de particules).
8.3. La lecture et l'écriture
Les têtes de lecture/écriture sont dites "inductives", c'est-à-dire
qu'elles sont capables de générer un champ magnétique. C'est
notamment le cas lors de l'écriture : les têtes, en créant des
champs positifs ou négatifs, viennent polariser la surface du
disque en une très petite zone, ce qui se traduira lors du passage
en lecture par des changements de polarité induisant un courant
dans la tête de lecture, qui sera ensuite transformé par un
convertisseur analogique numérique (CAN) en 0 et en 1
compréhensibles par l'ordinateur.
Les têtes commencent à inscrire des données à la périphérie du
disque (piste 0), puis avancent vers le centre. Les données sont
organisées en cercles concentriques appelés "pistes", créées par
le formatage de bas niveau.

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Les pistes sont séparées en quartiers (entre deux rayons)


que l'on appelle secteurs, c'est la zone dans laquelle on
peut stocker les données (512 octets en général).

On appelle cylindre l'ensemble des données situées sur


une même piste sur des plateaux différents (c'est-à-dire à la
verticale les unes des autres) car cela forme dans l'espace un
"cylindre" de données.

On appelle cluster (ou en français unité d'allocation) la zone


minimale que peut occuper un fichier sur le disque. En effet le
système d'exploitation exploite des blocs qui sont en fait plusieurs secteurs (entre 1 et 16 secteurs).
Un fichier minuscule devra donc occuper plusieurs secteurs (un cluster).
Sur les anciens disques durs, l'adressage se faisait ainsi de manière physique en définissant la
position de la donnée par les coordonnées cylindre / tête / secteur (en anglais CHS pour Cylinder /
Head / Sector).
8.4. Les caractéristiques du disque
Le taux de transfert est la quantité de données qui peuvent être lues ou écrites sur le disque en un
temps donné. Il s'exprime aujourd'hui en Méga-Octets par seconde.
Le temps de latence (aussi appelé délai rotationnel) représente le temps écoulé entre le moment où
le disque trouve la piste et le moment où il trouve les données.
Le temps d'accès est le temps que met la tête pour aller d'une piste à la piste suivante (elle doit être
la plus petite possible).
Le temps d'accès moyen est le temps que met le disque entre le moment où il a reçu l'ordre de
fournir des données et le moment où il les fournit réellement.
La densité radiale est le nombre de pistes par pouce (tpi: Track per Inch).
La densité linéaire est le nombre de bits par pouce sur une piste donnée (bpi: Bit per Inch).
La densité surfacique est le rapport de la densité linéaire sur la densité radiale (s'exprime en bit par
pouces carré).
8.5. Master Boot Record
Le secteur de démarrage (appelé Master Boot Record ou MBR en anglais) est le premier secteur
d'un disque dur (cylindre 0, tête 0 et secteur 1), il contient la table de partition principale (en
anglais partition table) et le code, appelé boot loader, qui, une fois chargé en mémoire, va
permettre d'amorcer (booter) le système.
Ce programme, une fois en mémoire, va déterminer sur quelle partition le système va s'amorcer, et
il va démarrer le programme (appelé bootstrap) qui va amorcer le système d'exploitation présent sur
cette partition.
D'autre part, c'est ce secteur du disque qui contient toutes les informations relatives au disque dur
(fabricant, numéro de série, nombre d'octets par secteur, nombre de secteurs par cluster, nombre de
secteurs,...). Ce secteur est donc le secteur le plus important du disque dur, il sert au setup du BIOS
à reconnaître le disque dur. Ainsi, sans celui-ci votre disque dur est inutilisable, c'est donc une cible
de prédilection pour les virus.

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8.6. Les systèmes de fichiers


Dans toute cette section il s'agira de différencier le système de fichier FAT de la table
d'allocation des fichiers (FAT en anglais).
On appelle FAT le système de fichiers utilisés par les systèmes d'exploitation DOS (DOS et
Windows 95 ainsi que Windows NT et OS/2 qui la supportent).
Système d'exploitation Système de fichiers associé
DOS FAT16
Windows XP NTFS
Windows 98 FAT32
Windows 95 FAT16 - FAT32 (pour la version OSR2)
Windows NT NTFS
OS/2 HPFS
Linux Linux Ext2, Linux Ext3
Le système de fichiers FAT est caractérisé par l'utilisation d'une table d'allocation de fichiers et de
clusters (ou blocs).
Les clusters sont les plus petites unités de stockage du système de fichier FAT. Un cluster
représente en vérité un nombre fixé de secteurs du disque.
La FAT (File Allocation Table: table d'allocation des fichiers) est le coeur du système de fichiers.
Elle est localisée dans le secteur 2 du cylindre 0 à la tête 1 (Elle est dupliquée dans un autre secteur
par des mesures de précautions en cas d'accident). Dans cette table sont enregistrés les numéros des
clusters utilisés, et où sont situés les fichiers dans les clusters.
Le système de fichier FAT utilise un répertoire racine (représenté sur les systèmes d'exploitations
qui utilisent ce type de systèmes de fichiers par le signe C:\ ) , qui doit être situé à un endroit
spécifique du disque dur. Ce répertoire racine stocke les informations sur les sous-répertoires et
fichiers qu'il contient. Pour un fichier, il stockera donc:
• le nom de fichier
• la taille du fichier
• la date et l'heure de la dernière modification du fichier
• les attributs du fichier
• le numéro du cluster auquel le fichier commence

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