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GENERALITE SUR LES MATERIAUX DE CONSTRUCTIONS

Les matériaux de constructions sont ceux entrants dans l’exécutions des ouvrages de Génie
civil. Ce sont donc :
- Les matières premières naturelles telles que les pierres, le bois, l’argile ;
- Les matériaux artificiels comme les bitumes, le goudron, les résines synthétiques
artificielles ;
- Les produits semi-finis, tel que les liants, le béton, briques, barres d’aciers profilés ;
- Les éléments préfabriqués, tels que les produits en bois, acier, ou béton prêt à
l’emploi ;
On peut classer les matériaux de construction selon le type et la structure de leur
composition (classification structurale) ou selon leur utilisation (classification
fonctionnelle).
On distingue :
- Les matériaux non organiques ou minéraux non métalliques : les pierres naturelles et
artificielles, les liants minéraux, la céramique, les verres ;
- Les matériaux métalliques : les métaux et leurs alliages ;
- Les matériaux organiques : le bois, les bitumes, les matières plastiques.
Comme matériaux de construction, on utilise aussi des composites formés de plusieurs
éléments individuels, mais les propriétés des composites et de leurs composants sont
nettement différentes. Parmi les composites, on peut citer le béton, le béton armé, les
plastiques renforcés à la fibre de verre, les bétons bitumeux, etc…
Les propriétés des matériaux sont décrites par leur composition chimique et leur structure
interne qui est déterminé par la structure et la texture.
La structure détermine le degré de cristallisation des constituants minéraux, la forme et la
grandeur cristaux ainsi que les relations réciproques entre les composantes. L’ensemble
des propriétés structurales reconnaissables au toucher, à l’œil nu ou à un agrandissement
au microscope ne dépassant pas 20 fois s’appelle macrostructure. Les caractéristiques
structurales des matériaux imperceptibles sans l’aide d’un microscope s’appellent la
microstructure.
Selon la structure on distingue les corps cristallins et les corps amorphes. Les corps
cristallins sont caractérisés par un rangement des éléments de leur structure et donc des
atomes, ions et molécules qui, sont repartis régulièrement et périodiquement en un réseau
spatial cristallin.
On appelle texture, le mode de distribution et d’orientation des éléments dans l’espace
dans l’espace, ainsi que le degré de remplissage de l’espace contenu dans le matériau. Les
textures peuvent être sans orientation (par exemple désordonnés ou massives) ou avec
orientation (par exemple stratifiées, déformées). Le degré de remplissage de l’espace
matériau caractérise sa compacité ou sa porosité. Les vides, dans les matériaux, qui ne
sont pas remplis de matières solides sont appelés pores. Selon la grandeur, la forme et le
mode de fermeture de pores, on distingue des textures microporeuses, cellulaires,
spongieuses, caverneuses, bulleuses.
Les propriétés des matériaux de constructions déterminent le domaine de leur
application. Ce n’est qu’en évaluant exactement les qualités des matériaux, c’est-à-dire
leurs propriétés les plus importantes que l’on peut construire des édifices et ouvrages
solides, durables et de haute efficacité économique et technique.

I. Propriétés des matériaux de Construction


Les propriétés des matériaux de constructions peuvent être divisés en propriétés physiques,
chimiques et mécaniques.
Le poids, la densité, la perméabilité aux liquides, aux gaz, à la chaleur et aux émanations
radioactivités, ainsi que la résistance à l’action agressive du milieu ambiant sont des
propriétés physiques.
Les propriétés chimiques sont évaluées d’après le pouvoir des matériaux de résister aux
acides, aux bases et aux solutions de sels, qui provoquent des réactions d’échanges et
entrainent la destruction de la matière.
Le pouvoir des matériaux de résister à la compression, à la traction aux chocs, à
l’enfoncement des corps étrangers, ainsi qu’à toute autre action résultant de l’application
d’une force, caractérise les propriétés mécaniques.

I.1. Propriétés Physiques :


I.1.1. Masse volumique ou densité apparente :
On appelle Masse Volumique, désignée la lettre γ 0, le poids de l’unité de volume d’un
matériau à l’état naturel (c’est-à-dire y compris les vides).
G g Kg
La Masse Volumique s’exprime par la formule suivante : γ 0= ( ou )
V 1 cm 3 m3
Ou G est le poids du matériau et V1 le volume apparent des constituants (y compris le
volume des vides)
Pour déterminer la masse volumique d’un échantillon de forme régulière, il suffit de le
peser, mesurer ses dimensions et appliquer la formule.
Pour les matériaux de forme irrégulière, le volume se détermine de diverses manières :
 En utilisant le volumetre de Lechatelier : le matériau est d’abord séché jusqu’à
avoir une masse constante. Ensuite l’éprouvette est pesée puis saturé d’eau et enfin
plongée dans l’appareil de mesure de volume.
 En enduisant l’éprouvette d’huile de paraffine. L’échantillon de masse connue est
enduit de paraffine chaude. Par exemple en le plongeant dans la paraffine utilisée.
Connaissant la masse volumique de la paraffine. A partir de la différence de
masse, on détermine la masse mp de la paraffine, on calcule le volume Vp de la
paraffine. Le volume V1 de l’éprouvette est la différence entre le volume de
l’éprouvette enduit de la paraffine et celui de la paraffine.
Ms
γ 0=
M S+ P−M ( S+ P ) L gP

1 γP
Ms: Masse de l ' echantion à l ' etat sec
Ms+p : Masse sèche de l’échantillon après avoir été enrobé de la paraffine
M(s+p)L : masse sèche d’échantillon après avoir enrobé de la paraffine et pesé
dans l’eau
gp Masse de la paraffine ayant enrobé de l’échantillon et γp Masse volumique
absolu de la paraffine
M S +P −M (S +P ) L : est la poussée d ' archimede

M S+ P−M ( S+ P ) L
:Volume apparent d ' echantillon absorbée par la paraffine
1
gP
:Volume de la paraffine
γP

I.1.2. Masse ou Poids spécifique (densité)


On appelle masse ou poids spécifiques d’un matériau, la masse du matériau par unité de
volume sans tenir compte les pores (Vides)
G g Kg
La Masse Spécifique est donnée par γ s = ( ou )
Va cm3 m3
Va est le volume absolu des constituants solides (sans le volume des pores) et G leur poids
Pour déterminer la masse spécifique d’un matériau, on doit le faire sécher jusqu’à poids
constant. La température de séchage dépend de la composition chimique du matériau. La
mesure du volume absolu des matières solides se fait dans le volumetre de Lechatelier
(mesure approchée)
La Masse spécifique des matériaux n’a qu’une importance secondaire. Elle sert principale
à calculer la compacité et la porosité des matériaux ; ces deux propriétés ont une très
grande importance pratique.
Tableau 1 : Masse Volumique et Spécifique de quelques matériaux
Matériau Masse Masse Matériau Masse Masse
volumique Spécifique Volumique Spécifique
Kg/m3 Kg/m3 Kg/m3 Kg/m3
Béton 2000 - 2200 2800 Acier 7850 7850
ordinaire
Céramique 1200 - 1950 2700 Verre 2650 2650
rouge
Sable 1450 -1650 2500 Bitume 1150 1150
Ciment 1100 - 1200 3050 - 3150 Bois 450 - 950 1550

I.1.3. Compacité :
On appelle compacité d’un matériau, la proportion de son volume absolu par le volume
Volume absolu Va G G γ 0
apparent. Si on le désigne par π, on aura : π= = = : = ≤1
Volume apparent V 1 γs γ 0 γs
La Compacité est égale aux rapports des masses volumiques et spécifiques et peut
γ0
s’exprimer en % ( π=100. ) la compacité π de tous les matériaux de construction est
γs
inferieure à 100% du fait de leur porosité.
I.1.4. Porosité
La porosité d’un matériau est la proportion du volume des vides par rapport au volume
apparent. Si on le désigne par π 0; on aura :
Volume des vides V 1−va Va G G γ0 γs −γ 0
π 0= = =1− =1− : =1− =1−π ou bien π 0 =100. ;%
Volume apparent V1 V1 γs γ 0 γs γs
I.1.5. Perméabilité à l’eau
La perméabilité est la propriété que possède un matériau de se laisser transverser par l’eau
sous pression. Elle est exprimée par la quantité d’eau en gramme qui s’écoule pendant une
heure à travers une surface se 1cm2 sous une pression constante.
Ce phénomène est important dans les isolations contre l’humidité, dans les réservoirs,
couvertures de toitures, etc. la valeur de la pression et la méthode de mesure de la
perméabilité sont diverses et dépendent aussi bien de la compacité du matériau que de sa
destination
Le verre, les métaux, les bitumes sont imperméables.
I.1.6. Absorption d’eau :
L’absorption d’eau est le pouvoir que possède un matériau d’absorber et retenir l’eau. On
détermine l’absorption par la différence existante entre le poids d’un échantillon du
matériau saturé d’eau et à l’état absolument sec. Elle s’exprime en % du poids de matière
sèche ou du volume d’échantillon. L’absorption d’eau se définit par la formule suivante :
m 2−m 1 m2 −m 1
w m= .100 ou w v = .
m1 V

w m Capacité d ' absorption massique ,% ; w v Capacité d ' absorption volumique ( m3kg ) ;


m 2 Masse du materiau saturé d' eau ( mkg3 ) ; m Masse du matériau sec ( kg) ;
1

v Volume du materiau à l ' etat naturel(m3)


Le rapport entre l’absorption volumique et l’absorption massique a pour valeur la masse
volumique du matériau 
w v m2−m1 m2−m1 m 1
= : = =γ 0
wm v1 m1 v1
Le volume d’eau absorbée est égal au volume des pores, dans le cas ou les parois des
pores sont perméables ou ouvertes.
L’absorption volumique d’eau, qui est numériquement égale au volume des pores
accessibles à l’eau, est porosité apparentée, pour la distinguer de la porosité réelle.
Les propriétés des matériaux sont radicalement modifiées quand ils sont saturés d’eau : la
conduction, la masse volumique ainsi que le volume, dans certains matériaux, tels que le
bois, augmente, tandis que la résistance mécanique dimunie, par suite de l’affaiblissement
des liaisons entre les particules. Le rapport entre les résistances mécaniques d’un matériau
saturée d’eau et à l’état sec est appelé son coefficient de ramollissement.
R Sat
k R= k R :Coefficient de Ramollissement ; R sat : Resistance à l' etat saturé ;
R sec

R sec : Resistance à l ' etat sec

I.1.7. L’humidité :
C’est le % d’eau contenue dans le matériau. L’absorption est un cas particulier d’humidité
des matériaux. Pour déterminer l’humidité, on se sert de la formule de l’absorption.
L’humidité d’un matériau influe beaucoup sur ses autres propriétés. Par exemples, pour la
plupart des matériaux de constructions, elle diminue les résistances mécaniques et
l’isolation thermique, et parfois est la cause des changements de dimensions par rapport à
l’état sec (bois).
Pour déterminer l’humidité, on fait sécher le matériau et on calcule la différence entre les
masses humide et sèche. La plupart des matériaux sont séchés à une température de 100-
105°c.
Les matériaux plâtreux sont séchés à 50°C. le matériau est sec, si 2 mesures à intervalle
d’un jour sont les mêmes.
I.1.8. Capillarité :
C’est la propriété que possède un matériau d’absorber un liquide à travers ses pores sous
l’influence de la tension existante à la surface de ce liquide. Lorsque le liquide est l’eau,
on donne à la capillarité le nom d’hygroscopicité.
A cause de la capillarité des matériaux constituant les murs, au moment de l’élévation des
édifices, on met en place une couche horizontale de revêtement d’étanchéité, pour
empêcher l’absorption d’eau du sol humide.
I.1.9. Libération d’eau :
C’est la propriété que possède un matériau de dégager de l’eau en présence de certaines
conditions dans le milieu ambiant (diminution de l’humidité, chauffage, mouvement de
l’air). On l’exprime par la vitesse de dessication du matériau, c’est à dire la quantité d’eau
perdue en 24heures (exprimée en % du poids ou du volume d’un échantillon normalisé),
I.1.10. Conductivité thermique ou la conduction :
La conduction est la propriété que possède un matériau de transmettre à travers son
épaisseur un flux thermique résultant d’une différence entre les températures qui règnent
sur les faces de ce matériau.
La connaissance de cette propriété est surtout importante dans les cas des matériaux des
murs extérieurs, toiture-terrasse et plancher des parterres et dans les cas des couches
spéciales d’isolation thermique (tuyaux).
La conduction de divers matériaux de construction est exprimée par le coefficient de

dθ θ2−θ1
dQ=λ ds . dt ⟹Q=λS Δt
dx a
S :Section du mur ,; Q :Quantité de chaleur qui traverse ≤mur ( kcal ) , pendant untemps Δt ( h )

θ1 , θ2 temperature de part et d ' autre du mur , ( ° C ) ; a :epaisseur du mur


kcal
λ :Coefficient de conductionthermique( )
m . h. ° C

La conduction d’un matériau dépend de sa porosité, du caractère des pores, de la nature de


sa matière solide, de l’humidité, de la masse volumique et de la température moyenne de
transmission de la chaleur
w
Exemple : λ eau=0.594 ; λ air =0.024 ; λ cuivre =380 ; λbéton =1.22
m.° C
I.1.11. Capacité calorifique
La capacité calorifique est la propriété d’un matériau d’absorber la chaleur. Elle est
caractérisée par la chaleur spécifique que l’on désigne par C.
La chaleur spécifique est la quantité de chaleur dépensée pour élever de 1°C la
température de 1kg d’un matériau.
Q kcal
C= , (
m(t 2−t 1 ) kg . ° C )
⟹Q=mC (t 2−t 1).

Q est la quantité de chaleur depensée au chauffage d' un matériau de la temperature t 1

à la temperature t 2 ( J ) ou ( kcal )

t2-t1 est la différence de température avant et après le chauffage. (°C)


La chaleur spécifique des matériaux est importante dans le bâtiment quand il s’agit de
contrôler la stabilité à la chaleur des murs et des planchers ou encore de calculer le
réchauffage nécessaire des matériaux au cours des travaux de construction en hivers. Elle
est également essentielle dans le calcul des fours.
I.1.12. Resistance au feu :
La résistance au feu ou incombustibilité est la propriété que possède un matériau de
résister à des températures élevées et à l’eau (en cas d’incendie) sans être détruit.
Du point de vue, les matériaux de constructions sont classés en 3 groupes : matériaux
incombustibles, difficilement combustibles, et combustibles
- Les matériaux incombustibles sont ceux qui sont soumis à l’action du feu ou d’une
température élevée (supérieure à 1580°C) ne s’enflamment pas, ne se décomposent
pas et ne calcinent pas. Exemples : les briques, le béton, les tuiles, les matériaux
contenant du granite, du marbre.
- Les matériaux difficilement combustibles sont ceux qui sont soumis à l’action du feu
ou à une température élevée de (1350 à 1580°C) s’enflamme difficilement, mais se
consument et calcinent. Ces matériaux (feutre imprégné d’argile, etc.) ne se
consument qu’en présence d’une flamme et cessent de consumer dès que la flamme est
éloignée.
- Les matériaux combustibles brulent et se consument sous l’action du feu ou des hautes
températures et continuent de bruler même après la suspension du feu (exemples : le
bois, les matières plastiques, le carton goudronné,)

I.1.13. Dilatation Thermique :


La dilatation thermique d’un matériau est la variation de ses dimensions sous l’influence
d’un accroissement de températures. Elle est caractérisée par le coefficient de dilatation
linéaire α.
On appelle Coefficient de dilatation linéaire α, l’accroissement de la température relative
du matériau suite à une élévation de température de 1°C. la valeur de α est déterminée par
∆L 1
la formule suivante : α = ( )
L. ∆ t ° C
ΔL : accroissement absolu de la longueur de la longueur de l’échantillon ;
L : longueur de l’échantillon en mm ou en cm ;
Δt : la différence de température (°C)
Dans la pratique, on utilise le plus souvent l’accroissement ΔL de longueur d’une barre ou
d’une construction de longueur L après chauffage de Δt. On obtient ΔL= α.L. Δt.
Par exemple α=2.4 10-5 pour l’aluminium, 1.2 10-5 pour l’acier, 1.0-1.2 10-5 pour le béton
de ciment
I.1.14. Stabilité thermique
La stabilité thermique d’un matériau est caractérisée par son pouvoir de résister à un
certain nombre de cycles de variations calorifiques brusques sans se détruire. Elle dépend
du degré d’homogénéité du matériau, du coefficient thermique des parties dont il est
composé. Plus le coefficient de dilatation est petit, plus la stabilité thermique du matériau
est élevée.
I.1.15. Resistance au gel :
On appelle résistance au gel, la propriété que possède un matériau saturé d’eau de
supporter des cycles de gel et dégel, sans aucun indice de détérioration et sans réduction
importante de la résistance mécanique. Pour qu’il y’ait une bonne résistance au gel, le
matériau doit avoir une bonne compacité ou présenter des pores fermés inaccessible à
l’eau.
I.2. Propriétés Chimiques
I.2.1. Stabilité chimique :
On appelle milieu agressif, un ensemble de facteurs externes capable de provoquer des
changements néfastes dans la structure du matériau et une dégradation de ses propriétés.
Le pouvoir d’un matériau de résister à l’action d’un milieu agressif est appelé résistance à
la corrosion.
La résistance à l’action agressive des facteurs chimiques caractérise la résistance chimique
du matériau.
La stabilité chimique ou la résistance à la corrosion est le pouvoir d’un matériau de
résister à l’action des acides, des bases, des solutions salines et des gaz.
Les pierres naturelles, telles que le calcaire, le marbre ne résiste pas à l’action des acides
mêmes les plus faibles ; le bitume ne peut pas aux solutions alcalines concentrés. Par
contre, les matériaux céramiques à masse très compacte et les éléments en matières
plastiques sont les plus stables contre l’action des acides et des bases.
I.2.2. Durabilité
C’est le pouvoir d’un matériau en service de résister à l’action commune des facteurs
atmosphériques et autres. Ceux-ci peuvent être les variations de température et
d’humidité, l’action des différents gaz contenus dans l’air ou des solutions salines se
trouvant dans l’eau, l’action commune de l’eau et du gel.
I.3. Propriété Mécaniques :
I.3.1. Resistance mécanique :
La résistance mécanique est la propriété que possède un matériau de ne pas être détruit
sous l’action des contraintes suscités par des charges ou d’autres facteurs.
Les charges courantes auxquelles sont soumises les structures des constructions sont : la
compression, la traction, la flexion, les chocs.
La résistance des matériaux de construction s’exprime par la résistance limite ou charge
de rupture c’est-à-dire la contrainte Ϭ qui provoque la destruction du matériau.
La résistance à la compression ou à la traction est obtenue en divisant la force de rupture
P kg
du matériau par sa section : R= , ( )
S cm2
, Pa, MP

La résistance à la traction peut aussi être déterminé par fendage. La résistance à la flexion
se détermine couramment en appliquant sur une poutrelle posée sur 2 appuis une charge
concentrée au milieu ou 2 charges concentriques.

La résistance est choc est obtenue en divisant l’Energie dépensée pour détruire le matériau
par son volume R=W/V
W : Energie (travail) dépensé (kgm ; ou J/m3) ;
V : le volume du matériau (m3)
La résistance au choc est importante des le cas des matériaux de planchers et des
revêtements routiers.
I.3.2. Fragilité
Le rapport entre les résistances en traction Rr et compression Rc d’un matériau caractérise
sa fragilité k =Rr/Rc. Les matériaux sont fragiles, lorsque (Rr/Rc) ≤ (1/8). Parmi les
matériaux fragiles on peut citer la fonte, le verre, le granit, le béton ordinaire, la
céramique.
I.3.3. Ramollissement :
C’est l’influence destructrice de l’eau sur les résistances des matériaux. Il est caractérisé
par le coefficient de ramollissement qui est le rapport entre les résistances en compression
du matériau saturé d’eau et à l’état sec. Kr=Rcsat/Rcsec.
I.3.4. Dureté :
C’est la propriété que possède un matériau de s’opposer à la pénétration d’un corps plus
dur que lui.
I.3.5. Resistance à l’abrasion :
C’est la capacité que possède un matériau de perdre du poids et du volume sous l’action
des forces de frottement.
Si G et G1 sont les masses de l’éprouvette avant et après l’essai, et S la surface d’abrasion,
la résistance l’abrasion sera donné par la formule A=(G-G1) /S (kg/m2)
Connaissant la longueur initiale d’un côté de l’éprouvette h et h1, h2, h3, et h4, les
dimensions après les essais, l’abrasion serait A=((h-h1) +(h-h2) +(h-h3) +(h-h4)) /4 (cm)
I.3.6. Elasticité-plasticité-fragilité-adaptation
L’élasticité est la propriété d’un matériau de rétablir sa forme et de ses dimensions
initiales après l’enlèvement d’une charge. Elle est caractérisé par le module d’élasticité
longitudinale (ou Module de Young), calculé par la formule de HOOKE
σ P ∆l
E= avec σ = :Contraine ; ϵ= :la deformationunitaire
ε S l

Par exemples : Eacier =210. 103 MPa ; Ebois =( 10−12.5 ) . 103 MPa; E bétonordinaire =25. 103 MPa

La plasticité est la propriété d’un matériau de changer sa forme sans fissurer sous l’action
d’une charge et de garder cette forme après enlèvement de la charge.
Lorsqu’on soumet un corps à des charges, il se déforme. Considérons une éprouvette de
section S et de longueur l, sur laquelle on applique un effort de compression P. sous
l’action de cette force, il se produit un raccourcissement Δl de l’éprouvette. Le rapport
P ∆l
σ= est Contraine de compression ; ϵ = :la deformation unitaire
S l
Lorsqu’on applique une charge variable sur l’éprouvette et qu’on représente la variation
des contraintes en fonction des déformations unitaires ɛ, on obtient une courbe qui
fonction de Ϭ et de ɛ.
La forme de la courbe dépend des caractéristiques du matériau. Sous l’action des charges,
le matériau commence d’abord à se déformer élastiquement jusqu’à sa limite élastique,
au-delà de cette limite, soit le matériau subit des déformations irréversibles, c’est-à-dire
qu’il se déforme plastiquement, soit il se rompt automatiquement, ce qui caractérise sa
fragilité.
Les matériaux fragiles se détruisent brusquement sans déformation sensible. Ce sont les
matériaux de pierre. Ils ne résistent pas à la compression et très mal à la traction, flexion et
au choc.
Les déformations plastiques réduisent les contraintes locales excessives dans une
construction, ce phénomène est appelé adaptation. C’est un élément de sécurité dans un
ouvrage en cas de rupture. Comme matériaux plastique on peut citer les bitumes, l’argile,
l’acier, ...
La courbe de déformation est rectiligne au départ on dit alors que le matériau obéit à la loi
de HOOKE. La tangente E de la partie de la partie rectiligne de cette courbe est appelée
Module d’Elasticité longitudinale ou Module de HOOKE. On peut écrire Ϭ=ɛE.
En plus des déformations longitudinales l’éprouvette se déforme également dans le sens
transversal.
Si a est la longueur initial d’un coté de l’éprouvette et Δa la déformation subit par ce coté
après application de l’effort, le rapport μ=(Δa/a)/(Δl/l) est appelé coefficient de Poisson.
I.3.7. Fluage :
Le fluage est caractérisé par un accroissement constant (pendant un intervalle de temps
défini) des déformations plastiques sous une contrainte constante.
II. Les Roches

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