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Université M’Hamed Bougara, Boumerdès L-1 ST-2019/2020

Faculté des Sciences


Département de Chimie

Série de TD n°02, Thermodynamique

Exercice 1

1. Un calorimètre contient une masse m1 = 500 g d’eau à température 1 = 19°C. On y introduit


une masse m2 = 150 g d’eau à la température 2 = 25,7 °C. La température finale est f = 20,5
°C. Calculer la capacité calorifique du calorimètre. En déduire la valeur en eau.
2. Dans le même calorimètre contenant maintenant m′2 = 750 g d’eau à 1 = 19°C, on immerge un
bloc de cuivre de masse m3 = 550 g porté à 3 = 92 °C. La température finale est θf = 23,5 °C.
Quelle est la capacité calorifique massique du cuivre ?
3. Avec les mêmes conditions que la question précédente, si on remplaçait le cuivre par de
l’aluminium, la température finale sera‐t‐elle inférieure ou supérieure à f ? Expliquer sans
calculer.
Données : c(H2 O)𝑙 = 4185 Jkg-1K-1, cAl = 897 Jkg-1K-1.

Exercice 2
L’état initial d’une mole de gaz parfait est caractérisé par p1= 2·105 Pa, V1 = 14 L. On fait subir
successivement à ce gaz les transformations réversibles suivantes :
Une détente isobare qui double son volume ;
Une compression isotherme qui le ramène à son volume initial ;
Un refroidissement isochore qui le ramène à l’état initial.
1. Déterminer les paramètres p, V et T pour chaque état.
2. Représenter le cycle de transformation sur le diagramme de Clapeyron.
3. Calculer le travail W, la chaleur Q et la variation d’énergie interne ∆U correspondant à chaque
transformation.
Données : R = 8,31 J/(mol·K) ; cp =29,09 J/(mol·K), cV = 20,8 J/(mol·K)

Exercice 3
En hiver et afin d’éviter le gel, on chauffe une serre contenant 812 g d’air (gaz supposé parfait)
dont la température s’élève de 2°C à 16°C. Calculer :
1. La variation d’énergie interne de l’air au cours de cet échauffement ?
2. La quantité de chaleur reçue par le gaz, si ce dernier a fourni un travail de 846,4 joules.
-1 -1
Données : Mair = 29 g/mol, R = 8,31 J·mol ·K ; Rapport des chaleurs massiques de l’air  = CP /Cv = 1,4.

1/2
Exercice 4:
On introduit 3 moles de O2 (gaz diatomique supposé parfait) dans un cylindre fermé par un piston
mobile. L’état A est défini par pA = 1atm; TA = 298 K.
Le système est comprimé réversiblement et de façon isotherme en recevant un travail de
3500 cal (état B).
Le système est réchauffé à pression constante jusqu’à la température de 450 K (état C)
On calorifuge le système et on lâche réversiblement le piston contre la pression
atmosphérique (état D).
Enfin à pression constante, on laisse le système revenir à la température ambiante (T A=298 K)
1. Calculer les paramètres V, p et T pour chaque état.
2. Tracer, dans un diagramme de Clapeyron (p,V), ces 4 transformations
3. Calculer la quantité de chaleur Q, le travail W, la variation d'énergie interne U, la variation
d'enthalpie H pour chaque transformation et pour le cycle en calories.
4. Qu’appelle-t-on ce cycle ?
-1 -1 -1 -1
Données: R = 8,31 J·mol ·K = 0,082 L·atm·mol ·K ; 1cal = 4,18J.  = 1,4

Exercice 5:
De l’azote gazeux, supposé parfait de masse m=280g, subit deux transformations différentes non
successives.
1. Il est d’abord, comprimé réversiblement à température constante t = 25°C, les pressions
initiale et finale sont respectivement pi = 1 atm et pf = 100 atm. Calculer le travail (W), la
chaleur (Q), l’enthalpie H et l’énergie interne (U) de cette transformation.
2. Il est ensuite, comprimé réversiblement à partir de t = 25°C de pi = 1 atm à pf = 100 atm. Cette
transformation obéit à la loi de Laplace PV1,4 = constante. Calculer W, Q, H et U de cette
transformation.
3. Représenter dans un même diagramme (p,V) ces deux transformations.
-1 -1 -1 -1
Données : M(N2) = 28 g·mol-1, R = 8,31 J·mol .K ou R = 0,082 L.·atm·mol .K .

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Corrigé de la Série de TD n°02, Thermodynamique

Exercice 1
1.

Calorimètre : Qcal = Ccal(f- 1) 1 = 19°C


Masse d’eau m1 : Qeau1 = m1·ce·(f- 1) , m1 = 0,5 kg
Masse d’eau m2 : Qeau2 = m2·ce·(f- 2) , m2 = 0,150 kg, 2 = 25,7°C
La capacité calorifique du calorimètre :
Qeau2 est la chaleur cédée au système (Qeau1 + calorimètre). L’ensemble est isolé :
∑Qi = Qcal + Qeau1 + Qeau2= 0
Ccal(f- 1) + m1·ce·(f- 1) + m2·ce·(f- 2) =0
m1c e (f  1 )  m 2 c e (f  2 )
Ccal =
(1  f )
0,5  4185(20,5  19)  0,15  4185(20,5  25,7)
Ccal =
(19  20,5)
Ccal = 83,7 J·K-1.
Valeur en eau :
C cal 83,7
Ccal = ·ce   = ; = = 0,02 kg = 20 g.
ce 4185
2. La capacité calorifique massique du cuivre :

Qcal = Ccal(’f- 1) , 1 = 19°C et ’f = 23,5°C.


Qeau = m’2·ce·(’f- 1) , m2 = 0,75 kg.
QCu = mCu·cCu·(’f- 3) , m3 = 0,55kg.
∑Qi = 0 (car c’est un système isolé)
Ccal ('f 1 )  m'2 ce ('f 1 )
cCu =
m3 (3  'f )
83,7(23,5  19)  0,75  4185(23,5  19)
cCu =
0,55(92  23,5)
cCu =384,89 J·kg-1·K-1.

3. La capacité thermique (ou calorifique) massique permet de calculer l’énergie qu’il est
nécessaire de fournir pour élever de 1°C (ou 1K) une masse de 1kg de matière ou inversement.

cAl > cCu, L’énergie fournie par Al pour une élévation et masse identiques que Cu est très
grande. Pour la même énergie (Al), il faut augmenter la température de Cu beaucoup plus,
sachant que mCu = mAl. La température d’équilibre sera plus grande qu’avec Cu pour les
mêmes conditions.

3/2
Exercice 2
1. Les paramètres p, V et T pour chaque état

L’état 1 L’état 2 L’état 3


Pression P1 = 2·105 Pa p2 = p1 = 2·105 Pa nRT3 nR·2T1
p 3= = =2p1
V3 V1
p3=2·2·105=4·105Pa
Volume V1 = 14L V2 = 2V1 = 2·14 = 28L V3= V1=14L
Température p1·V1 2·105·14·10 3 p ·V p ·2V
T2= 2 2 = 1 1 =2T1
T3 = T2 =673,88 K
T 1= =
n·R 1·8,31 n·R n·R
T1=336,94K T2=2·336,78 = 673,88 K

2. Le cycle de transformation :

3. Le travail « W », la chaleur « Q » et la variation d’énergie interne « ∆U » :

Transformation Isobare : p=cte Isotherme : T=cte Isochore : V=ct


12 23 31
W W12=-p(V2-V1) V W31=0J
W23=-nRT2 Ln 3
=-2·105(28-14)·10-3 V2
W12=-2,8·103J =-1·8,31·673,56·Ln0,5
W23=3,88·103J
Q Q12=ncp∆T= ncp(T2-T1) Q=-W Q31=ncV∆T= ncV(T1-T3)
= ncp(2T1-T1)=ncp T1 Q23=-3,88·103J = ncV(T1-2 T1)
=1·29,09·336,94 =-ncV T1
Q12=9,8·103J =-1·20,8·336,78
Q31=-7·103J

∆U ∆U12 = W12+ Q12 ∆U23=0J (1er loi de Joule) ∆U31= W31+ Q31
=9,8·103 -2,8·103 ∆U31= 0+7·103
∆U12 = 7·103J ∆U31= -7·103J

4/2
Exercice 3
1. La variation d’énergie interne :

∆U= ncV∆T, on doit trouver cV,


cp cV R R
Ccp=cV+R, on divise par cV : = + = 1+
cV cV cV cV
cp R R R
=  =1+   -1=  c V= .
cV cV cV  1
R m R
Donc :∆U=n (Tf-Ti)= (Tf-Ti).
 1 M  1
812 8,31
∆U= (16-2)= 8,15·103J.
29 1,4  1
2. La chaleur échangée :

∆U=W+Q, ; Q=∆U-W
W=-846,4J (signe négatif car le travail est fourni par le gaz)
Q=8,15·103+846,4= 9103J.

Exercice 4
3 moles de O2 (gaz diatomique supposé parfait)
dans un cylindre fermé par un piston mobile. L’état A est défini par p A = 1atm; TA = 298 K.
1. Les paramètres V, p et T pour chaque état :

Etat « A » Etat « B » Etat « C » Etat « D »


Pression pA = 1 atm PB= nRTB P C= P B PC= 1atm
VB PC= 7,2 atm

PB= 3·0,082·298
10,2
PB= 7,2 atm
Volume VA = nRTA A partir de l’équation du VC= nRTC La trans (CD) est adi
pA travail : WAB=-nRTLn VB pC et rev, on utilise
alors une des
VC= 3  0,082  450
VA
VA = 3·0,082·298
1 W 7,2 formule de Laplace :
VB= VA exp(- AB )
VA = 73,3 L nRT VC=15,4 L pC·VC= pD·VD
=73,3exp(- 3500·4,18 ) VD = VC  p C
3·8,31·298 pD
VB=10,2 L VD = 15,4 1,4 7,2
1
VD =63,1 L
Température TA= 298 K TB= TA= 298 K TC = 450 K TD = p D VD
nR
TD = 1  63,1
3  0,082
TD =256,5 K

5/2
2. Le diagramme de Clapeyron (p,V) pour les 4 transformations

On remarque que l’adiabatique coupe l’isotherme

3. Les quantité de chaleur Q, le travail W, la variation d'énergie interne U :

 Transformation A—B : Isotherme


Premier principe de la thermodynamique : ∆U = W + Q
∆UAB = 𝟎 cal (1ère loi de Joule)
∆HAB = 𝟎 cal (2ème loi de Joule)
V
WAB = −nRTA 𝑙𝑛 B = 3500 cal.
VA
Q AB = −WAB = -3500 cal.

 Transformation B—C : Isobare


𝑅 3.2
ΔUBC = nCv(TC-TB)= n ( TC-TB) = (450-298)  ΔUBC = 2280 cal.
𝛾−1 1,4−1
∆HBC = γ∆UBC =1,4. 2280=3192 cal
𝛾𝑅 3.1,4.2
Ou bien QBC = ΔHBC = nCp(TC-TB)= n ( TC-TB) = (450-298) QBC = ΔHBC = 3192 cal.
𝛾−1 1,4−1
WBC= -P(VB-VC)= - 7,076.1,013.105.10-3(10,360-15,644)=3787,56J  WBC = - 912 cal.

 Transformation C—D: Adiabatique


QCD = 0 cal
𝑅 3.2
WCD = ΔUCD = nCv(TD-TC) = n ( TD-TC) = ( 257,07 – 450)
𝛾−1 1,4−1
 WCD=ΔUCD = - 2893,350 cal
∆HCD = γ∆UCD = 1,4.( -2893,350)  ΔHCD = - 4050,690 cal
Ou ΔHCD = nCp(TD-TC)

 Transformation D—A : Isobare


𝑅 3.2
ΔUDA = nCv(TA-TD) = n ( TA-TD) = (298 – 257,07)  ΔUDA = 613,350 cal.
𝛾−1 1,4−1
𝛾𝑅 3.1,4.2
QDA=ΔHDA = nCp(TA-TD)= n ( TA-TD) = (298 – 257,07)
𝛾−1 1,4−1
 QDA = ΔH = 858,690 cal.
5 -3
WDA= -P(VA-VD)= - 1.1,013.10 .10 (73,308 - 63,240)=-1019,88J WDA = -244cal.
6/2
Pour le cycle
ΔUCycle= ΔUAB+ ΔUBC+ ΔUCD+ ΔUDA =0 cal.

Premier principe de la thermodynamique : ∆Ucycle = Wcycle + Qcycle  Wcycle = - Qcycle


Qcycle =  Qi  Qcycle = QAB+ QBC+ QCD+ QDA A.N.: Qcycle  548,007 cal.
Wcycle = W i  Wcycle = WAB + WBC+ WCD+ WDA A.N.: Wcycle  - 548,007 cal.

4. . Nature du cycle thermodynamique :


WCycle= - 548,007 <0, donc il s’agit d’un cycle moteur.

Exercice 5
1. Compression isotherme (t=25°C) réversible :

∆Uif =0 J (1er loi de Joule)


Vf p m p
Wif =-Qif =-nRT·Ln = -nRT·Ln i = - RT·Ln i
Vi pf M pf
280 1
Wif = 8,31·298,15·Ln = 1,14·105J.
28 100
Qif=-1,14·105J.
∆H=0 J (2ème loi de Joule)

2. Compression adiabatique (Q=0) réversible, :

∆U = W+Q (Q=0J) ∆Uif =Wif .


nR
∆Uif = (Tf-Ti), avec Ti=25+273,15=298,15K et Tf = ?
 1
On utilise la loi de Laplace (transformation adiabatique et réversible) :
pi1-·Ti = pf1-·Tf =constante,
1  11,4
 pi    1  1,4
Tf =    ·Ti ; Tf =   ·298,15 =1111,31K = 838,16°C.
 pf   100 
Donc :
10·8,31
∆Uif = (1111,31-298,15)=1,68·105 J.
1,4  1
Wif =1,68·105 J.
∆Hif = ·∆Uif= 1,4×1,68·105 = 2,36·105 J.

3. Représentation graphique(p,V) des deux transformations) :

On doit calculer Vi (il s’agit de la même valeur pour les deux transformations) et aussi Vf (trans
isotherme) et Vf (trans adiabatique).
nRT 10  8,31  298,15
Vi= = =0,24456 m3 = 244,6L.
pi 1,013  105

7/2
Vf(isotherme)=?
nRT
Vf = = 2,44·10-3m3=2,44L.
pf
Vf(adiabatique)= ?
10  8,31  1111,31
Vf= =9,11 m3= 9,11L.
10  1,013  10
2 5

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