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ES

N
EK
Béton précontraint

M
M
SA
EN
P
B

Enseignant: I. AALIL 5 A GC 2020-2021


ES
N
Chap 2: BPEL et comportement des

EK
matériaux

M
M
SA
EN
P
B
Matériaux

ES
 Dans les structures en béton précontraint on utilise 3 matériaux: le béton, les
aciers passifs et les aciers actifs.

N
 BETON

EK
La composition des bétons est approximativement :
❖ Ciment : CPA ou CPJ (résistance à la compression de la pâte pure comprise entre
45 et 65 MPa), garanti sans chlore.

M
❖ Dosage 400 kg de ciment par mètre cube ;

M
❖ Granulats (environ 1200 kg/m3 de granulats 5/25) : roulés de haute qualité et de
propreté contrôlée (moins de 2 % de poussière, vase ...) ;
SA
❖ Sable : sa propreté doit être telle que ( l‘équivalent de sable ) soit compris entre
80 % et 95 % . un béton comprend environ 600 kg/m3 de sable 0/5 ;
EN

❖ Dosage en eau voisin de 180 l/m3 ; eau pure.


❖ Élimination systématique des chlorures, des sulfates, des composés organiques...
P
B
Matériaux

ES
 BETON
Résistance à la compression:

N
Le béton est défini par la valeur de sa résistance à la compression à l'âge de 28 jours,

EK
dite «résistance caractéristique spécifiée» fc28 .
Pour les sollicitations qui s'exercent sur un béton âgé de moins de 28 jours, on se
réfère à la résistance caractéristique fcj .

M
Les règles BAEL et BPEL donnent, pour un âge j<28 jours:

M
Si fc28≤40 MPa:
SA
EN

Si fc28>40 MPa:
P
B
Matériaux

ES
 BETON
Résistance à la compression:

N
La fc28 est déterminée expérimentalement sur des éprouvettes cylindriques

EK
(16cmx32cm).
D’après les règles B.P.E.L:

M
M
SA
Rc28: moyenne arithmétique d’au moins trois résultats d’essais d’écrasement de
EN

cylindres (16cmx32cm) à 28 jours.


Remarque:
Pour le « béton précontraint » le béton doit avoir une haute résistance,
P

généralement:
B
Matériaux

ES
 BETON
Résistance à la traction:

N
Elle est déterminée expérimentalement par l’essai brésilien (essai de fendage):

EK
P: l’effort de compression appliqué
D: diamètre du cylindre (16cm)

M
L: hauteur du cylindre (32cm)

M
SA
A défaut de valeur expérimentale, la résistance caractéristique à la traction à l’âge j
(en jour) du béton peut être déterminée en fonction de fcj par la formule empirique
EN

suivante commune aux règles BAEL et BPEL:


P
B

ftj et fcj sont exprimées en MPa.


Matériaux

ES
 BETON
Module de Young et coefficient de Poisson:

N
• Le module instantané de déformation longitudinale déterminé expérimentalement
par l’essai de module.

EK
M
M
SA
A défaut de valeur expérimentale, le module instantané du béton à l’âge j (en jour)
peut être déterminé en fonction de fcj par la formule empirique suivante commune
aux règles BAEL et BPEL:
EN
P

• Le coefficient de poisson du béton est pris égal à 0,20 en zones non fissurées et 0
B

en zones fissurées
Matériaux

ES
 BETON
Diagramme Contrainte - Déformation:

N
Le diagramme caractéristique contrainte-déformation du béton a l'allure dite "

EK
parabole - rectangle":

M
M
SA
Le diagramme de calcul comporte un arc de parabole du second degré depuis
‰ et d'une
l'origine des coordonnées et jusqu'a son sommet de coordonnées bc = 2•
contrainte de compression de béton donnée par:
EN

Le coefficient θ prend en compte la durée


probable d'application de la combinaison
P

d'actions:
B
Matériaux

ES
 BETON
Retrait:

N
• Le retrait est un raccourcissement spontané et progressif du béton non chargé, au
cours de son durcissement, dû à l’évaporation de l’excédent d’eau de gâchage.

EK
• Pour un intervalle de temps [0,t]: (t est l'âge du béton, en jours, compté à partir du
jour de fabrication)

M
➢ εr : la déformation finale de retrait, forfaitairement:

M
SA
EN

➢ r(t) : la loi d'évolution du retrait:

➔ r(0) = 0 et r(∞) = 1
P

rm : le rayon moyen de la pièce, exprimé en centimètres, c’est le rapport entre B


B

l’aire de section et u son périmètre.


Matériaux

ES
 BETON
Retrait:

N
La déformation finale de retrait peut être évaluée par la formule :

EK
Le coefficient ks est déterminé comme suit:

M
Avec ρs est le rapport de la section des armatures adhérentes longitudinales (passive ou de
prétension, à la section transversale de la pièce: ρs=As / B

M
Le coefficient ε0 dépend des conditions ambiantes et des dimensions de la pièce.
SA
On prendra dans l'eau: ε0 = - 60.10-6
et dans l'air :
EN

Où ρh est l'hygrométrie ambiante moyenne, exprimée en pourcentage d'humidité relative.


P
B
Matériaux

ES
 BETON
Fluage:

N
 C’est un raccourcissement progressif du béton sous contrainte constante de compression.
Cette déformation différée se poursuit pendant des décennies avec une vitesse

EK
décroissante, pour aboutir à une lente stabilisation. La déformation du fluage à t d’un
béton chargé à l'âge j= (t1-t0), sous une contrainte constante σ1:

M
t0 : date du bétonnage,

M
t1 : date de mise en charge ;
εi: la déformation réelle instantanée sous
SA σ1
ϕ rapport entre la déformation finale de fluage et la déformation réelle instantanée,
EN

généralement = 2.
f(t - t1) : une fonction de la durée du chargement (t - t1), exprimée en jours, qui varie de 0 à 1
quand cette durée varie de 0 à l'infini.
P

(t – t1) est exprimée en jours et le rayon moyen rm en centimètres.


B
Matériaux

ES
 BETON
Fluage:

N
 La déformation du fluage à t d’un béton chargé à l'âge j= (t1-t0), sous une contrainte

EK
constante σ1:

𝜎1

M
Kfl est le coefficient de fluage; 𝜖𝑖𝑐 = déformation conventionnelle
𝐸𝑖28
Déformations:

M
SA
EN
P
B

 Module de déformation différé


Matériaux

ES
 BETON
Fluage: =2 =1à∞

N
EK
M
M
SA = εfl
EN
P
B
Matériaux

ES
 BETON
Exercice:

N
On considère une poutre en béton de section (b= 30cm,h= 50 cm) tel que de fc28

EK
de béton est 40 MPa. Cette poutre est post-tendue. Elle contient une section
d’armatures passives de 22 cm².
Déterminer les caractéristiques suivantes :

M
 La résistance à la compression au jour j= 7 et 90 jours

M
 La résistance à la traction au jour j= 7 et 90 jours
SA
 Module de déformation longitudinal instantané au jour j= 7 et 90 jours
 Le retrait à j=7 et 90 jours, sachant que HR= 20%.
EN

 Le fluage à 90j si une contrainte σ = 15 MPa est appliquée à j=7 jours.


P
B
Matériaux

ES
 ARMATURES
Les aciers utilisés en précontrainte sont de deux natures différentes :

N
❑ les aciers actifs qui créent et maintiennent la précontrainte,

EK
❑ les aciers passifs nécessaires pour le montage , pour reprendre les efforts
tranchants, et pour limiter la fissuration.

M
Armatures passives
Ce sont des armatures identiques à celles utilisées dans le béton armé, elles ne sont

M
mis en tension que par la déformation de l'élément. On en distingue:
SA
❑ Les aciers passifs longitudinaux,
❑ Les aciers passifs transversaux.
EN

Armatures actives
❑ Les aciers actifs sont les aciers de la précontrainte, ils sont mis à des tensions.
❑ Qualités nécessaires:
P

Une résistance mécanique élevée, une ductilité suffisante, une bonne résistance à la
B

corrosion, une faible relaxation et un coût aussi bas que possible.


Matériaux

ES
 ARMATURES
Armatures actives

N
Il existe 3 formes:

EK
❑ Fils: diamètre Φ ≤ 12,2 mm (exemples: f5, f7mm). Deux types de fils
existent: des ronds lisses utilisés uniquement en post tension et des ronds

M
nervurés utilisés généralement en prétension.

M
en mm
en mm² SA
❑ Barres: Φ ≥ 12,5 mm (exemples: Φ26, Φ32); Longueur ≤ 12m. Les barres
EN

peuvent être lisses en partie courante et filetées à leurs extrémités. Elles


sont utilisées généralement en post-tension.
P

en mm
B

en mm²
Matériaux

ES
 ARMATURES
Armatures actives

N
❑ Torons: un ensemble de fils de même diamètre enroulés en hélice autour
d’un fil central (l’âme du toron) selon des sens inversés d’une couche à

EK
l’autre pour éviter que le toron se déroule. Ils sont utilisés en pré et post-
tension.

M
M
SA
Caractéristiques géométriques des torons:
EN

Un toron est caractérisé par son diamètre nominal D; c’est le diamètre du cercle
entourant de l’extérieur les fils. Il est désigné par T D (exemple: T 9.3mm). La
section nominale d’un toron est égale à la somme des sections des fils constitutifs:
P
B

n : nombre de fils
Matériaux

ES
 ARMATURES
Armatures actives

N
Caractéristiques géométriques des torons:

EK
Il existe trois types de torons: n=3 ou 7 ou 13 fils
▪ Toron ou torsade à 3 fils utilisé uniquement en prétension.
▪ Toron à 7 fils (1 seule couche de 6 fils entourant l’âme): utilisé en pré et post tension.

M
Le câble proprement dit est lui-même formé de plusieurs torons. Un câble 12T13S est formé

M
de 12 torons de 100 mm2.
SA
EN
P
B
Matériaux

ES
 ARMATURES
Armatures actives

N
Caractéristiques mécaniques: Diagramme contraintes–déformations

EK
Pour les fils tréfilés et les torons:
Ep: module d’élasticité :

M
pour les fils et barres: Ep =200 Gpa , pour les torons: Ep = 190 GPa
la contrainte à la limite conventionnelle d'élasticité fpeg (obtenue pour εp = 1 ‰)

M
SA
BPEL
EN
P
B
Matériaux

ES
 ARMATURES
Armatures actives

N
Caractéristiques mécaniques: Diagramme contraintes–déformations

EK
Pour les fils trempés et pour les barres:

BPEL

M
M
SA
EN

Lorsque la nature de l’acier est ignorée, on pourra utiliser le diagramme ci-dessus. Si une
P

grande précision n’est pas recherchée, ce même diagramme peut être utilisé pour les torons
B

et les fils tréfilés.


Matériaux

ES
 ARMATURES
Armatures actives

N
Caractéristiques mécaniques:

EK
En pratique, ce sont bien les forces qui intéressent directement le projeteur et le
constructeur: la contrainte maximale garantie à rupture fprg
• Fr ou Fprg : charge rupture ( Fr = fr*Ap )

M
• Fe ou Fpeg : charge à la limite conventionnelle d’élasticité ( Fe= fe*Ap )

M
SA
EN
P
B

En raison des risques de confusion possibles, l’utilisation sur un même ouvrage de


torons de 12,5 et 12,9 ou de 15,2 et 15,7 est strictement interdit.
Matériaux

ES
 ARMATURES
Armatures actives

N
Relaxation:

EK
• C’est une perte de tension (diminution de la contrainte) au cours du temps d’une armature d'acier, de
longueur maintenue constante, tendue à une contrainte élevée.
• La mesure de la relaxation s’effectue à 20°C sur une éprouvette tendue initialement à 0,7 Fr après

M
1000 h ➔ La perte relative de tension observée dans ces conditions et notée ρ 1000.
• Pour les fils et les torons, il existe deux sous-classes de relaxation définies par:

M
ρ 1000 = 8 % en ce qui concerne la sous-classe Relaxation normale (RN)
ρ 1000 = 2,5 % en ce qui concerne la sous-classe Très Basse Relaxation (TBR) les plus utilisés.
SA
• D’après les règles BPEL, la perte finale de tension due à la relaxation de l'acier est donnée par :
EN

σ𝑝𝑖 𝑥
Δσ𝑝 = 6. ρ1000 − μ0 σ𝑝𝑖 (𝑥) ρ1000 = 0,08 𝑜𝑢 0,025
𝑓𝑝𝑟𝑔

μ0 étant un coefficient pris égal à : 0,43 pour les armatures (TBR) et 0,30 pour les
P

armatures (RN).
B
Technologie

ES
 GAINES: des conduits pour les câbles en post-tention, le plus souvent
métalliques:
❖ des gaines flexibles hélicoïdales , en feuillard d’acier mince, assurant un faible

N
frottement sur les câbles (trempées au plomb) et une bonne adhérence au béton

EK
extérieur et au coulis intérieur (forme crénelée). Elles sont cintrables à la main en
les fixant sur le ferraillage passif.

M
❖ des tubes en acier laminé dont l’épaisseur est couramment comprise entre 1 et 2
mm, utilisés pour les parties très sollicitées, à faible rayon de courbure et

M
nécessitant une grande étanchéité. Ils peuvent être cintrés à la machine.
SA
❖ des gaines en matière plastique (en PEHD polyéthylène à haute densité ), utiles
en atmosphère corrosive pour l’acier et lorsqu’une étanchéité améliorée est
souhaitable.
EN
P
B
Technologie

ES
 DISPOSITIFS D’ANCRAGE:
Les ancrages sont composés :

N
❖ Des mors garantissant un ancrage performant sous sollicitations statiques ou

EK
dynamiques,
❖ Des blocs d’ancrage circulaires en acier percés de trous tronconiques,

M
❖ Des tromplaques en fonte à plusieurs étages pour une meilleure diffusion de
l’effort de précontrainte dans le béton,

M
❖ Un capot permanent en option.
SA
EN
P
B
Technologie

ES
 DISPOSITIFS D’ANCRAGE:
❖ Les coupleurs sont des dispositifs permettant un accouplement de deux câbles
trop courts pour être plus longs ou pour assurer la continuité d’un câble pour un

N
élément de grande portée coulé en plusieurs phases successives.

EK
M
M
SA
EN
P
B
Technologie

ES
 INJECTION ET CACHETAGE DE LA PRECONTRAINTE:
❖ L’injection consiste à injecter un coulis de ciment dans les gaines, dès que

N
possible après la mise en tension des câbles, afin des les protéger contre la
corrosion et améliorer leur adhérence avec les gaines.

EK
❖ Le coulis est injecté à travers des pipes d’injection situées aux points bas des
gaines. Ces dernières disposent des évents (tuyaux en plastique) aux points hauts

M
et aux extrémités permettant de chasser l’air qu’elles contiennent.

M
SA
EN
P
B
Technologie

ES
 INJECTION ET CACHETAGE DE LA PRECONTRAINTE:
❖ Le cachetage assure la protection et l’étanchéité au niveau des ancrages. Il est
réalisé en béton ou à l’aide d’un capot métallique étanche définitif avec une

N
protection anticorrosion efficace.

EK
M
M
SA
EN
P
B
Technologie

ES
 MATERIEL:
❖ Des pompes et des vérins sont utilisés pour la mise en tension des câbles.

N
EK
M
M
SA
EN

Schéma de principe d’un vérin


P
B
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
• Les sollicitations sont les efforts ou moments, produits par les actions extérieures

N
ou intérieures à l'élément étudié.
• Les actions doivent être classées en fonction de leur variation dans le temps :

EK
- les actions permanentes , dont la variation dans le temps est négligeable : forces
de précontrainte P , et les autres charges G: poids propre des structures,

M
équipements fixes, revêtements, actions dues au retrait du béton, …
- les actions variables (Q), dont l’intensité varie fréquemment et de façon

M
importante dans le temps : charges d’exploitation et charges climatiques …
SA
• Q1: Action variable de base: l’action unique si c’est le cas, sinon la plus
dominante.
EN

• Q (i>1): Action variable d’accompagnement


- les actions accidentelles (A), de durée très courte par rapport à la durée de vie de
l’ouvrage et dont la probabilité d’occurrence est très faible : incendies, séismes,
P

explosions, chocs de véhicules, …


B
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
➢ Les différentes valeurs de l'intensité d’une action variable Qi, dites valeurs

N
représentatives, sont :
 Qik : valeur caractéristique de l’action

EK
• ψ0i Qik : valeurs de combinaison: prendre en compte la probabilité réduite de l’existence simultanée
de plusieurs actions variables (à partir de 2) atteignant des valeurs proches de Qik.

M
• ψ1i Qik : valeurs fréquentes: considérée comme pouvant être régulièrement dépassée seulement
pendant un court laps de temps (X % de la durée de référence selon EN 1990 pour les bâtiments).

M
• ψ2i Qik : valeurs quasi-permanentes: considérée comme pouvant être dépassée pendant une période
de temps assez longue (50% de la durée de référence par exemple).
SA
EN
P
B
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
D’après le BPEL, la précontrainte est représentée par une valeur Pd qui est égale à:

N
➢ sa valeur probable Pm pour les justifications ELU:

EK
• P0 représentant la précontrainte « à l'origine », correspondant à la tension σp0.

M
• ΔP (x, t) la perte de précontrainte au point d'abscisse x, à l'instant t.
➢ la plus défavorable de deux valeurs caractéristiques P1 (maximale) et P2

M
(minimale) pour les justifications ELS:
SA Incertitude 2% sur P0
Incertitude 20% sur ∆P
EN

P1 et P2 sont centrées sur la valeur probable

• Pm, P1 =Psup , P2=Pinf en fonction du t ➔ (tension finale, initiale...)


P

• Avec une évaluation forfaitaire des pertes: P 1 = Pm.(1+λ) et P2 = Pm.(1-λ) où


B

λ=0,10 pour la tension finale.


Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
Plusieurs valeurs de P: P1 = Psup= rsupPm ; P ; P2 = Pinf = rinfPm

N
EK
M

M
SA
EN

Diagrammes de contraintes Diagramme dimensionnant en gras


P

➔ Le cas le plus défavorable à vide est sous Psup


B

➔ Le cas le plus défavorable en charge est sous Pinf


Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
1) Sollicitations de calcul à l’ELU

N
a) Combinaisons fondamentales:

EK
M
avec :
Gmax : ensemble des actions permanentes défavorables ;

M
Gmin : ensemble des actions permanentes favorables ,
SA
Q1k : la valeur caractéristique de l'action de base ; γQ1 =1,5 dans le cas général
ψ0 i Qik : la valeur de combinaison d'une action d'accompagnement.
EN

γp =1 dans la plupart des cas, 1,35 si cette valeur est plus défavorable.
b) Combinaisons accidentelles:
P
B
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
2) Sollicitations de calcul à l’ELS

N
a) Combinaisons rares: le cas où une circonstance fortuite (= par hasard)
d’atteinte de l’état limite met en cause la durabilité de l’ouvrage.

EK
M
M
b) Combinaisons fréquentes:
SA
EN

c) Combinaisons quasi-permanentes:
P
B
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS: Pont route (ψ2 =0)
Valeurs de ψi:

N
Bâtiments

EK
M
M
SA
Charges climatiques
EN
P
B
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
3) Situations:

N
Plusieurs situations à considérer :
 une ou plusieurs situations transitoires: la ou les situations d’exécution;

EK
 une situation durable: la ou les situations d’exploitation;
 éventuellement, une ou plusieurs situations accidentelles.

M
4) Justifications vis-à-vis des états-limites de service:

M
❖ Contraintes limites de compression du béton:
SA fcj=fc28
EN

❖ Remarques:
• pour la situation d’exécution, à l’ELS seules sont à considérer les combinaisons
P

rares.
B

• Dans le cas de prise en compte de la précontrainte par sa seule valeur Pm, on


minore les contraintes limites de k*fcj où k=0.04 pour la classe I et II
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
4) Justifications vis-à-vis des états-limites de service:

N
❖ Contraintes limites de traction du béton:

EK
Classes de vérification (critères: ambiance, importance, expérience)
 Classe I (la plus pénalisante): aucune décompression n’est tolérée (la précontrainte
totale) lors de l’exploitation. La justification est effectuée sur la section non fissurée.

M
On y recourt dans le cas des pièces soumises à la traction simple (tirants, parois de
réservoir contenant des fluides dangereux) et les pièces sollicitées à la fatigue.

M
 Classe II (la plus courante): on admet des tractions modérées dans le béton sans
SA
dépasser l'état-limite de formation des fissures. La justification est effectuée sur la
section non fissurée. Elle est destinée aux éléments exposés à une ambiance
EN

agressive ( bâtiments industriels, éléments à joints).


 Classe III (la moins pénalisante): la traction du béton n’est plus limitée (précontrainte
partielle). Mais la fissuration est maîtrisée (limitation de leur ouverture). La
justification est effectuée sur la section fissurée. Elle concerne les pièces en
P

atmosphère peu agressive.


B
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS: BPEL 91/99:
4) Justifications vis-à-vis des états-limites de service:

N
Classe I Exécution C. rares C. fréq. C. quasi perm.

EK
-0,7ftj
section d’enrobage

M
0,6fcj 0 0,6fc28 0 0,6fc28 0 0,5fc28

M
Classe II
Limitation stricte -1,5ftj SA -1,5ft28 -1,5ft28 -1,5ft28
dans la section
d’enrobage -ft28 0 0
-0,7ftj
EN

0,6fc28 0,5fc28
Classe III 0,6fcj 0,6fc28

Changement de
l’approche:
p p p
P

plafonnement des 0
0,6fcj s 0,6fc28 s
tensions dans les Arm
s 0,5fc28
B

pass et des surtensions 0,6fc28


dans les Arm de
précontrainte
Sollicitations

ES
 SOLLICITATIONS:
4) Justifications vis-à-vis des états-limites de service:

N
❖ Contraintes limites des aciers

EK
 Les limitations de la variation de tension des armatures de précontrainte et de la
contrainte des armatures passives, en classe III, sont récapitulées dans le tableau:

M
M
SA
EN
P
B
Dispositions constructives

ES
 Armatures passives longitudinales:
❖ Ferraillage de peau, sur toute la périphérie des sections, et pour toutes les classes, d’au
moins 3 cm2/m sans pouvoir être inférieure à 0.10% de la section de béton.

N
❖ Ferraillage minimal de non-fragilité pour les classes II et III en post-tension, pour une

EK
zone tendue de hauteur > 5cm, on augmente la section précédente pour qu’ elle soit
supérieure à :

M
𝑩𝒕 𝒇𝒕𝒋 𝑵𝑩𝒕

M
As = + .
𝟏𝟎𝟎𝟎 𝒇𝒆 𝝈𝒃𝒕 SA Bt


EN

▪ Bt : l’aire de la partie du béton tendu,


▪ NBt : la résultante des contraintes de traction correspondantes,
▪ σBt : la valeur absolue de la contrainte maximale de traction. NBt y’
P

▪ ftj: la limite de traction du béton au jour j,


B

▪ fe : la limite élastique des armatures passives. σBt


Dispositions constructives

ES
 Règles de ferraillage actif:
❖ Les règles de groupement:

N
EK
M
M
SA
EN

▪ Couramment, on utilise des conduits de diamètre ∅ compris entre 5 cm et 10 cm,


▪ Exemple: 4 câbles dans 4 conduits de 60 mm dans un talon de poutre.
P
B

?
Dispositions constructives

ES
 Règles de ferraillage actif:
❖ Les espacements des conduits isolés ou des paquets:

N
EK
M
M
SA
EN
P
B

p nombre de lignes de conduits (accolés verticalement)


q nombre de colonnes de conduits (accolés horizontalement)
Dispositions constructives

ES
 Règles de ferraillage actif:
❖ Tableau des conduits:

N
EK
M
M
SA
EN
P
B
Dispositions constructives

ES
 Sections à prendre en compte:
❖ Section d’enrobage: la surface de béton délimitée par le contour de la section et

N
deux parallèles à l´axe de flexion considéré encadrant l´ensemble des armatures
de précontrainte, à une distance égale à la distance minimale c des armatures aux

EK
parois du béton.

M
M
SA
EN

d = 3 cm à l´abri des intempéries


d = 4 cm pour les ouvrages courants
P

d ≥ 5 cm dans une atmosphère agressive


B

a désigne la dimension horizontale du rectangle circonscrit au conduit ou au paquet de conduits


Dispositions constructives

ES
 Application:
Après le calcul de la précontrainte nécessaire pour un pont dalle avec deux nervures
de largeur b/2 =0.85m, on a trouvé Ap =14400 mm2 . On donne la section d’un

N
toron T15 = 139 mm2. On utilisera des gaines de ∅ = 8 cm.

EK
1) Déterminer le nombre de câbles 7T15 à mettre en place dans chaque nervure et
dessiner un croquis de ferraillage actif.

M
2) Déterminer d′ la distance minimale entre le barycentre des câbles et la fibre
extrême inférieure.

M
SA
EN
P
B

Section du pont
Dispositions constructives

ES
 Sections à prendre en compte:
❖ Section brute: la section du béton seul, telle qu'elle résulte des dessins de

N
coffrage, sans réduction des conduits et ancrages.
On l’utilise pour évaluer:

EK
• Le poids propre d´une structure

M
• Les rigidités des différentes pièces constituant la structure (EI)
• Les déformations pour les parties d´ouvrage respectant les conditions de la classe

M
II
SA
EN

Bb =a × b
P
B
Dispositions constructives

ES
 Sections à prendre en compte:
❖ Section nette: la section totale du béton avec déduction des conduits et ancrages.

N
Elle est utilisée pour le calcul des contraintes à l'ELS en classe I et II.

EK
M
Bn =Bb - Bv

M
SA
❖ Section homogène: la section obtenue en ajoutant à section nette la section des
armatures longitudinales adhérente multipliée par un coefficient d'équivalence
EN

convenable « n ». L'intervention de sections homogènes est exclue en post-


tension lorsque les conduits ne sont pas injectés. Elle est utilisée pour des
vérifications ELU.
 n = 5 : cas des actions de courte durée.
P
B

 n = 15 : cas des actions de longue durée


Couramment, on prend n = 5.
Dispositions constructives

ES
 Sections à prendre en compte:

N
❖ Section homogène réduite ou section fissurée: c’est la section obtenue en ajoutant

EK
à la section du béton comprimé, la section des armatures passives longitudinales x
n=15 et une fraction (100 ou 50 ou 0 %) de la section des armatures
longitudinales de précontrainte x n=15.

M
 ρ = 1 : cas de pré-tension

M
 ρ = 0,5 : cas de post-tension avec injection de coulis
 ρ = 0: cas de la post-tension lorsque les armatures ne sont pas adhérentes.
SA
Cette section est utilisée pour le calcul des contraintes en classe III
EN
P
B