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UFOLOGIE

Abductés :

une autre réalité
une autre réalité

Nous l’avons vu : certains témoins privi- légiés « militaires » qui de- mandent la levée progres- sive du secret perçoivent le fait même de la présence ex- traterrestre comme positif. Partant d’un postulat très messianique selon lequel nos visiteurs de l’espace sont bien intentionnés, mais font dépendre leur aide de cer- taines conditions, les pro- pos de ces témoins militai- res font écho aux messages plus spirituels reçus sur le mode télépathique de type « channeling » et publiés par de nombreux auteurs du « new-âge », mais qui revendiquent une posture de non- ingérence. Face à cette tendance que nous pourrions quali er gros- sièrement de « pro E.T. », se dessine une autre catégorie, représentée par des victimes d’enlèvements extraterres- tres et par des chercheurs qui, après avoir étudié ce phé- nomène, en considèrent les auteurs comme une menace prédatrice, furtive et manipulatrice. Dans la majorité des cas, ces victimes de ce qu’on appelle couramment des « abductions » sont porteuses de stigma- tes psychologiques (comportements absurdes, angoisses, autodestruction) et parfois physiques qui les mènent vers des thérapies et des séances de régression hypnotiques leur permettant l’accès à leur douloureuse expérience passée. Aujourd’hui, le camp pro-E.T. bénécie de la crédibilité « rationaliste » du statut de militaire et/ou scientique de certains témoins issus du cartel militaro-industriel et de l’industrie spatiale. C’est bien ce qui inquiète Eve Lorgen, auteur d’un livre qui raconte son expérience d’enlevée, Alien Love Bite. Elle nous fait part ici de son inquiétude, car elle estime que le jour où le grand public sera vraiment ex- posé à un contact ou à une information incontournable, le choc sera si fort qu’il favorisera des sentiments de vénéra- tion quasi religieuse, ouvrant la porte à toutes les manipu- lations. Eve Lorgen a la particularité de s’intéresser à un aspect méconnu, souvent ignoré et qui fait pourtant partie inté- grante du phénomène des abductions : la sexualité. Nom-

breux sont les témoignages d’expériences au cours des- quelles les extraterrestres suscitent arti ciellement et jusqu’à épuisement des orgasmes auprès des enle- vés ou encore, les contrai- gnent à engager des activi- tés sexuelles avec d’autres enlevés, voire avec d’autres entités extraterrestres. Ces témoins avaient l’impres- sion que leurs abuseurs s’intéressaient plus à leurs émotions et à leur inten- sité qu’à l’acte sexuel pro- prement dit. Sans oublier la thématique récurrente de manipulations d’ovai- res, de prélèvements de sperme, d’implantations et de re- traits d’embryons à divers degrés de développement, ainsi que d’hybridation humano-extraterrestre.

Délires psychotiques ou victimes réelles ? La psychologie et la psychiatrie interprètent habituel- lement ces récits comme des aabulations, des délires psychotiques ou encore des faux souvenirs constituant un terrain d’expression des pulsions et des fantasmes sexuels réprimés. Mais d’autres psychologues et psychia- tres, comme le Dr John Mack, professeur et docteur en psychiatrie de l’université d’Harvard, ont constaté que ces victimes n’étaient ni délirantes ni psychotiques et mani- festaient tous les attributs d’expériences réellement vé- cues. D’autres chercheurs enn, comme le Dr Leer, ont pu véri er la réalité des stigmates et des implants. En outre, ces divers groupes extraterrestres, sans doute pré- sents dans l’environnement de l’homme moderne depuis qu’il existe, ont joué un rôle plus ou moins direct dans l’éla- boration de nos systèmes de croyances et de la façon dont nous les vivons. Plusieurs auteurs très pointus comme Paul Von Ward ou encore Nigel Kerner estiment que ces intru- sions extraterrestres ont manipulé l’homme et sa psyché, ses fondements les plus intimes, son patrimoine génétique présidant au métabolisme, mais aussi ses perceptions du réel. Il ne faut pas attendre d’extraterrestres « sauveurs », nous dit Eve Lorgen, mais plutôt nous préparer à leur résis- ter par la force de notre psychisme, par notre renoncement à l’égo et notre pouvoir de compassion…

58 NEXUS n°60

janvier-février 2009