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Pasteur,
ss
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Par Sylvie Simon

Mensonge,
mystification,
pillage… Au
regard des faits
rapportés par
les historiens,
le mythe du
« plus grand

L
Français de tous
les temps »
s’avère être es louanges de Pasteur s’entendent partout dans le monde et il est

la plus grande considéré comme l’un des plus prestigieux héros du genre humain, une
référence incontournable. Bien que l’aventure de la vaccination ait com-

imposture. mencé à la fin du XVIIIe siècle avec le médecin anglais Edward Jenner,


c’est Pasteur (1822-1895) qui reste le père de la vaccination et c’est avec
lui qu’a débuté un long cortège de mensonges.
Cet homme brillant, intelligent et gros travailleur, était un expert en
communication et se tenait au courant des travaux effectués par ses
pairs. Sa tactique a toujours été la même : il savait reconnaître les bonnes
idées mais commençait par les critiquer ouvertement, puis il se les ap-
propriait sans vergogne en prétendant les avoir découvertes. C’est ainsi
qu’il est devenu un bienfaiteur de l’humanité et, surtout, un mythe in-
touchable.

« Vu à la télé »
En avril 2005, au cours d’une émission de télévision qui illustrait bien la
déchéance de l’information et du niveau culturel, il a été élu le deuxième
« Plus grand Français de tous les temps », après Charles de Gaulle. Ajoutant
un nouveau mensonge à ceux qui entourent Pasteur, le Pr Axel Kahn,
membre du Comité consultatif national d’éthique français, directeur de
recherche à l’Inserm, et l’un des plus fidèles supporters de Pasteur, n’a
pas hésité à affirmer que c’était grâce à lui que les femmes ne mour-
raient plus en couches de la fièvre puerpérale.
Cette découverte est en vérité celle du médecin hongrois Ignace Sem-
melweis qui avait observé que les femmes ne mouraient plus lorsque
les accoucheurs prenaient des précautions d’hygiène, à commencer par
se laver les mains. Il faut savoir qu’il déclencha alors les ricanements
de ses confrères et ne parvint pas à les convaincre malgré des résultats
évidents. On prétendit que les statistiques qu’il avait publiées étaient
erronées, mensongères, et on le révoqua. Il semblerait même que des
accouchées aient pu être infectées afin de discréditer la véracité de ses
observations. Il finit par se suicider de désespoir. Ses travaux, publiés

Louis Pasteur, Vanity Fair (1887),


National Library of Medicine, Bethesda, Maryland.

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vaccination

sauveur ou imposteur ?
Pasteur a
maquillé
les résultats
d’expériences
qui ne lui étaient
pas favorables,
comme l’aurait
fait un vrai
faussaire avec
l’aide de
complices.
Antoine Béchamp :
Pasteur s’est approprié ses travaux.

en 1861, ne furent reconnus qu’en 1890 et ce retard coûta


des vies. Révolté par ce comportement, un autre médecin,
mais celui-là écrivain, Louis-Ferdinand Céline, le défendit
avec virulence en publiant sa biographie en 1937. Sans
doute Axel Kahn ne l’a-t-il pas lue. Nous pouvons ainsi
constater que ce mythe de Pasteur perdure sur des bases
totalement erronées, mais que le grand public croie aveu-
glément parce que « la télévision en a parlé ».

Idolâtrie nationale
Cependant, de nombreux faits rapportés dans des écrits
parfaitement authentifiés, venant de proches ou d’histo-
riens comme le Dr Lutaud, le Dr Philippe Decourt, le Dr
Xavier Raspail, Adrien Loir, Ethyl Douglas Hume, Emile
Duclaux, Gerald Geison, et d’autres, devraient suffire à le
faire tomber de son piédestal. Mais le dogme pasteurien
est tellement ancré dans les esprits que rien n’a pu encore
l’ébranler et les Français idolâtrent encore un imposteur.
Il est interdit sous peine d’anathème de toucher au vain-
queur de la rage ! Et à présent que Pasteur n’est plus là
pour piller les résultats de ses pairs, ce sont les autres qui
les pillent en son nom.
Pasteur a maquillé les résultats d’expériences qui ne lui
étaient pas favorables, comme l’aurait fait un vrai faus-
saire avec l’aide de complices. Il s’est approprié certains
travaux d’autres chercheurs, dont Antoine Béchamp (1816-
1908), l’un des plus grands savants du XIXe siècle, médecin,
biologiste, naturaliste, professeur de chimie médicale et
pharmaceutique à la Faculté de Montpellier et professeur
de chimie biologique et de physique à l’Université de Paris,
puis doyen de la faculté libre de Lille. Béchamp a démon-
tré la véracité des vues de Claude Bernard sur la valeur

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À la fin de l’année 1886, Pasteur tente d’écarter la responsabilité de son vaccin dans la mort d’un enfant.
L’expérience, menée sur des lapins, prouvant au contraire sa responsabilité, Pasteur n’hésitera pas à faire un faux témoignage devant la justice.

du terrain propre à chaque individu et fut le premier à Rente annuelle


comprendre la cause microbienne des pathologies infec- À cette époque, Pasteur se déclarait très « napoléonien »,
tieuses. Cependant, son œuvre est à peu près inconnue de mais après la chute de l’Empire et l’avènement de la Répu-
nos jours, parce qu’elle a été systématiquement discrédi- blique, il changea complètement de bord, comme le signa-
tée et falsifiée au profit des intérêts personnels de Pasteur. lait le journal Impact Médecin du 19 février 1983. Il obtint
du physiologiste républicain Paul Bert, membre de la com-
Béchamp avait raison mission du budget, un rapport à l’Assemblée nationale
En juin 1865, Pasteur fut nommé par le gouvernement pour pour se faire attribuer une « récompense nationale » sous
étudier les maladies des vers à soie, alors que Béchamp avait forme d’une rente annuelle de 12 000 francs — portée plus
déjà déterminé et publié l’origine parasitaire de la pébrine. tard à 25 000 francs — pour avoir sauvé la sériciculture.
Pasteur critiqua les travaux de Béchamp, affirmant qu’il En effet, Paul Bert, alors tout-puissant auprès du gou-
s’agissait d’une maladie constitutionnelle, que les « petits vernement, désirait ardemment entrer à l’Institut qui ne
corps » (c’est ainsi qu’on appelait alors les microbes) que Bé- voulait pas dans ses rangs un homme affichant si ouver-
champ considérait comme des parasites exogènes, c’est-à- tement ses idées révolutionnaires et athées. D’après Paul
dire qu’ils viennent de l’extérieur, étaient seulement des cel- Bert, Pasteur serait allé le trouver et lui aurait mis le mar-
lules malades du ver lui-même. ché en main : il profitait de son influence à l’Académie des
En 1868, Pasteur comprit que Béchamp avait raison – depuis, sciences pour faire nommer Paul Bert, et en échange celui-
la théorie « parasitaire » est reconnue par tous ci lui garantissait l’attribution de sa rente. Ce
– et déclara à l’Académie des sciences et au mi- Pasteur fut qui fut fait au détriment de Davaine, pressenti
nistre de l’Agriculture qu’il avait été le premier récompensé pour pour ce fauteuil à l’Académie, et qui en mourut
à démontrer l’origine parasitaire de la pébrine, son mensonge de chagrin. Davaine, ami et protecteur de Pas-
« entièrement ignorée avant mes recherches ». En fait teur, avait lui aussi vu Pasteur s’attribuer une
d’impudence, il est difficile de faire mieux ! En sur la théorie partie de ses travaux.
1870, il publia un ouvrage sur les maladies des « parasitaire », Pasteur fut récompensé de la sorte pour son
vers à soie qu’il dédia à l’Impératrice car, depuis dépouillant ainsi mensonge sur la théorie « parasitaire », dé-
longtemps, il cultivait ses relations avec la cour pouillant ainsi Béchamp d’une part de son
impériale, ce qui lui permit de se lier d’amitié Béchamp d’une œuvre. Il intrigua ensuite pour faire perdre à
avec des ministres et des représentants officiels part de son son adversaire son poste universitaire.
de pays étrangers, relations toujours utiles. œuvre. L’affaire des « ferments solubles », qui donna

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lieu à une controverse pendant plus de Contrairement à qui entraînerait, selon les termes de Brouar-
dix-huit mois entre Pasteur et le chimiste del, « un recul immédiat de cinquante ans dans
Berthellot en 1878, relève de la même im-
ce que l’on nous l’évolution de la science », ainsi que le déshon-
posture, car Pasteur refusait de reconnaître enseigne, le vaccin neur pour Pasteur, comme le rapporte Phi-
l’évidence et maintenait sa croyance en la antirabique ne lippe Decourt dans Les Vérités Indésirables, le
théorie de la génération spontanée. cas Pasteur. Le rapport fourni au procureur
fut pas créé par contenait un mensonge monumental : « Les
L’affaire de la rage Pasteur, mais par deux lapins sont en bonne santé aujourd’hui,
Dès l’école, nous apprenons que Pasteur « a Henri Toussaint. 9 janvier 1887, c’est-à-dire quarante-deux jours
sauvé le petit Joseph Meister, mordu à la main après les inoculations. Les résultats négatifs des
par un chien enragé ». À vrai dire, il n’existait inoculations pratiquées sur le bulbe de cet en-
aucune certitude que le chien fut enragé car on ne signala fant permettent d’écarter l’hypothèse que le jeune Rouyer ait
aucune autre morsure ; de plus, quand bien même il l’au- succombé à la rage ». Pasteur déclara que l’enfant était mort
rait été, le risque pour le jeune Meister était infime, car un d’urémie.
animal réellement enragé — ce qui est extrêmement rare Non contents de falsifier les faits, Pasteur et ses deux
— ne transmet la maladie que dans 5 à 15 % des cas. complices, Roux et Brouardel, s’employèrent à faire taire
L’affaire de la rage est l’exemple même des mensonges de les opposants qui connaissaient la vérité. Brouardel alla
Pasteur qui ont été répétés et introduits par ses admira- même jusqu’à affirmer que sur cinquante personnes trai-
teurs dans la mémoire collective, au point d’être devenus tées par les inoculations intensives, il n’y avait eu aucun
des vérités pour le commun des mortels. Contrairement à décès.
ce que l’on nous enseigne, le vaccin antirabique ne fut pas En 1886, tant en France qu’à l’étranger, les morts à mettre
créé par Pasteur, mais par Henri Toussaint, professeur à officiellement au passif de la méthode Pasteur s’élevaient
l’École vétérinaire de Toulouse, dont le nom n’a pas mar- déjà à soixante-quatorze : quarante étrangers et trente-
qué l’histoire. Celui-ci avait réussi à bien atténuer la viru- quatre Français. Certains étaient morts en présentant
lence du virus en chauffant la préparation et en y ajoutant les symptômes de la rage ordinaire, d’autres avaient suc-
un antiseptique. Le vaccin de Pasteur, à base de moelle combé à une affection nouvelle qui fut appelée la « rage
desséchée, était très dangereux et fut bien vite abandon- des laboratoires ». Selon le Dr Xavier Raspail, ces derniers
né, et le jeune Meister a eu beaucoup de chance d’en ré- présentaient les symptômes de paraplégie rabiforme ob-
chapper ! D’ailleurs, Émile Roux, collaborateur de Pasteur, servés chez les lapins servant à la culture du virus pasteu-
avait estimé que l’application du vaccin Pasteur était trop rien. D’ailleurs, Pasteur a lui-même signalé que pendant
hasardeuse et avait refusé de s’associer aux premiers es- la période du 9 novembre 1885 au 30 décembre 1886, sur
sais dits de « traitement intensif », c’est-à-dire plusieurs dix-huit malades vaccinés, neuf moururent dans les trois
injections pendant douze jours. semaines suivant la morsure.
L’élément le plus caractéristique de la malhonnêteté de
Pasteur et de ses collaborateurs fut le drame d’un enfant Mensonge scientifique
de douze ans, mort des suites de la vaccination pratiquée Au mois de mars 1886, Pasteur déclarait au Dr Navarre :
par Pasteur. Le jeune Édouard Rouyer fut mordu le 8 oc- « Je n’admets pas qu’on discute désormais mes théories et ma
tobre 1886 par un chien inconnu. Pasteur lui inocula son méthode ; je ne souffrirai pas qu’on vienne contrôler mes ex-
vaccin par la méthode intensive et le 26 octobre l’enfant périences. » ! Pasteur inaugurait ainsi une pratique dé-
mourut. Une enquête judiciaire fut alors ouverte sormais institutionnalisée, celle du mensonge
pour déterminer la cause de sa mort et le profes- scientifique, proféré avec impudence par des
seur Brouardel en fut chargé. Ce dernier, haut hommes de science auréolés d’un prestige
personnage couvert de titres, était un ami usurpé.
de Pasteur. L’histoire n’a retenu que le succès de
ce vaccin, mais a oublié de dire qu’il
Faux témoignage avait multiplié les décès par la rage.
Dans le laboratoire d’Émile Roux, on En fait de triomphe, ce fut un échec,
inocula une partie du bulbe cervical car jamais personne n’a pu prouver
de l’enfant à des cerveaux de lapins son efficacité. Tout d’abord parce
et, quelques jours plus tard, les la- qu’il était pratiquement impos-
pins moururent de la rage. Mais sible d’apporter la preuve que
Brouardel, en accord avec Roux, dé- les chiens incriminés étaient at-
cida de porter un faux témoignage teints de la rage et ensuite parce
devant la justice pour dissimuler que le nombre de vaccinés qui
la vérité. Il s’agissait d’éviter la re- Henri Toussaint était alors professeur à l’École vétérinaire mouraient était trop élevé pour
connaissance officielle d’un échec de Toulouse. qu’on souhaitât en tenir compte.

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Dans son ouvrage Souvenirs des milieux litté- « Je n’admets l’avait pompeusement annoncé. « La méthode de
raires, politiques, artistiques et médicaux de 1880 pas qu’on M. Pasteur n’est pas moins jugée au point de vue de
à 1905, Léon Daudet a raconté l’horrible mort l’analyse des cas de mort, l’analyse clinique démon-
de six paysans russes mordus par un loup et discute trant qu’un certain nombre de ces cas mortels sont
vaccinés par Pasteur. À ce propos, l’écrivain désormais mes dus aux inoculations pastoriennes, ce qui explique
s’éleva à l’époque contre ce qu’il appela « la théories et ma l’augmentation de la mortalité par la rage chez
nouvelle morticoli » et publia une série d’ar- l’homme. » Le Pr Peter concluait : « Monsieur Pas-
ticles sur le sujet. méthode ; je ne teur ne guérit pas la rage, il la donne » !
souffrirai pas
Jouer sur la peur qu’on vienne Le vaccin contre le charbon
Quant au Pr Michel Peter, de l’Académie de C’est ainsi, grâce à de multiples mensonges,
médecine, il a violemment critiqué les mé- contrôler mes que la rage fut le premier grand triomphe de
thodes de Pasteur et a écrit au Dr Lutaud, ré- expériences. » Pasteur, mais auparavant il y avait eu le vaccin
dacteur en chef du Journal de médecine de Pa- contre le charbon, ou anthrax, maladie qui sé-
ris : « Je suis d’accord avec vous sur tous les points : la médication vissait parmi le bétail. À cette époque, Pasteur opposait vi-
de M. Pasteur, soi-disant préservatrice de la rage, est à la fois une goureusement ses théories à celles d’Henri Toussaint, qui
erreur et un danger. » Pour ce membre éminent de l’Acadé- avait découvert la nature inoculable du charbon et la pos-
mie de médecine, c’est pour des raisons « peu scientifiques » sibilité de vacciner contre cette maladie avec des cultures
que Pasteur s’est efforcé de faire croire à la fréquence de la atténuées. Pasteur prétendait que le procédé de Toussaint
rage. En effet, Pasteur évoquait alors des centaines de cas était inefficace et dangereux, et que son vaccin était le
de rage qui mettaient des vies en danger de mort. meilleur. Pour le prouver, il signa le protocole d’une expé-
« Or, la rage chez l’homme, est une maladie rare, très rare ; j’en ai rience qui se réalisa le 28 août 1881 à Pouilly-le-Fort, près
vu deux cas, en trente-cinq ans de pratique hospitalière et civile, de Melun.
et tous mes collègues des hôpitaux, On avait sélectionné cinquante mou-
de la ville, comme de tons dont vingt-cinq seulement fu-
la campagne, comp- rent vaccinés. Le charbon virulent
tent par unités et fut inoculé quinze jours plus tard
non par dizaines (en- aux cinquante bêtes. Pasteur affir-
core moins par cen- ma alors que les moutons non vac-
taines), les cas de rage cinés mourraient et que les autres
humaine qu’ils ont résisteraient.
observés. Pour ampli- Le jour de l’expérience, Pasteur
fier les bienfaits de sa confia à ses collaborateurs qu’il
méthode et en masquer allait utiliser non pas son vac-
les insuccès, M. Pasteur cin, mais celui de Toussaint qui
a intérêt à faire croire contenait un antiseptique capable
plus forte la mortalité d’atténuer la virulence de la bac-
annuelle par la rage en térie charbonneuse. Depuis long-
France. Mais ce ne sont temps, Pasteur essayait en vain
point là les intérêts de d’obtenir cette atténuation par
la vérité. » Ce procédé l’oxygène de l’air. Les moutons
basé sur la peur sera reçurent effectivement le vac-
repris plus tard par les cin mis au point par Toussaint
laboratoires qui fabri- auquel fut ajouté du bichromate
quent les vaccins et par de potassium, puissant poison
leurs complices. qui tue les microbes, mais in-
Devant ses pairs de l’Aca- duit des cancers. Il était évi-
démie, le Pr Peter a ac- dent que personne plus tard
cusé Pasteur, non seule- ne se soucierait des cancers
ment d’avoir augmenté des moutons. Comme prévu,
l’incidence de la rage, les vingt-cinq moutons qui
mais d’avoir « provoqué des avaient reçu le vaccin atté-
cas de rage paralytique et nué par le bichromate de po-
même convulsive », au lieu tassium survécurent. Ce fut
de l’avoir fait disparaître un triomphe pour Pasteur et
complètement, comme il La mort du héros national en 1895 fait la Une du Petit Journal. tout le monde croit encore

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28 août 1881 à Pouilly-le-Fort, près de Melun. Pasteur inocule secrètement aux moutons non pas son vaccin, mais celui de Toussaint dont il connaît la supériorité.

que c’est « son vaccin » et non l’antiseptique de Le propre neveu Pasteur était coutumier. Son procédé était tou-
Toussaint qui a sauvé les moutons. jours le même. Tout en décriant les méthodes
Le propre neveu de Pasteur, Adrien Loir, a rap- de Pasteur des autres, il finissait par se les approprier et
porté ces faits en détail dans un ouvrage inti- rapporte dans réussissait à se faire couronner de lauriers.
tulé À l’ombre de Pasteur, mais peu de gens l’ont son livre Dans une thèse de deux cent cinquante pages
lu et plus personne ne sait aujourd’hui que sur Antoine Béchamp, Marie Nonclercq, doc-
l’expérience de Pouilly-le-Fort ne fut qu’une À l’ombre de teur en pharmacie, explique bien l’avantage de
lamentable tromperie. Pasteur Pasteur sur Béchamp : « C’était un falsificateur
la lamentable des expériences et des résultats, qu’il voulait favo-
Hécatombe de bétail rables à ses idées premières. Les falsifications com-
Le Pr Peter a jugé tout aussi sévèrement le vac- tromperie de mises par Pasteur nous paraissent actuellement in-
cin contre le charbon que celui contre la rage Pouilly-le-Fort. croyables. À l’examen approfondi pourtant, les faits
et il a rapporté au Dr Lutaud les résultats de la étaient opposés aux idées développées par Pasteur
vaccination pratiquée à partir du 10 août 1888 à l’institut dans le domaine de la bactériologie. [...] Pasteur a volontairement
bactériologique d’Odessa, où, « à l’instar de celui de Paris, on ignoré les travaux de Béchamp, un des grands savants français
fabrique le vaccin, d’après les recettes de M. Pasteur ». En effet, du XIXe siècle, dont l’œuvre considérable dans le domaine de la
un vaccin anticharbonneux, fabriqué à Odessa et envoyé à chimie de synthèse, de la biochimie et de la pathologie infectieuse
Kachowka, dans la Russie méridionale, a alors occasionné est presque totalement méconnue aujourd’hui, parce qu’elle a été
non moins de 3 696 décès. Sur 1 582 brebis vaccinées, 1 075 systématiquement falsifiée, dénigrée, pour les intérêts person-
ont succombé à l’inoculation, soit 61 %. nels d’un personnage illustre (Pasteur) qui avait, contrairement
Le Pr Peter commente également une autre inoculation à Béchamp, le génie de la publicité et de ce que l’on appelle au-
sur des troupeaux à la ferme Spendrianow : « Le premier jourd’hui “les relations publiques...” » .
troupeau était composé de moutons castrés âgés de 1, 2 et 3 ans,
en tout de 1 478 têtes et l’autre de 1 058, plus jeunes et plus âgés. Conséquences historiques
[…] Sur 4 564 bêtes vaccinées, 868 seulement ont survécu à l’ino- Un historien des sciences américain, Gerald Geison, de
culation, soit 19 %. C’est ce qu’on appelle “des inoculations pré- l’université de Princeton, a étudié pendant vingt ans
ventives” ! » les notes de laboratoire de Pasteur, jusqu’alors restées
On pourrait multiplier les exemples de supercheries dont secrètes, sur l’ordre de Pasteur lui-même. Enfin, il a

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communiqué le résultat de ses recherches au Les dernières maladie, il y a longtemps qu’il n’y aurait
Congrès annuel de l’AAAS (American Asso- plus de vie sur Terre. Pasteur s’est trom-
ciation for the Advancement of Science), et le
découvertes en pé, mais dans ce cas il est excusable, car
journal anglais The Observer l’a publié le 14 fé- immunologie l’erreur est humaine.
vrier 1993. À son tour, la semaine suivante, le contredisent Cependant, il est moins pardonnable pour
magazine médical Science dénonçait « l’impos- son animosité envers Béchamp, fonda-
ture pasteurienne ».
totalement les teur de l’enzymologie, qui a identifié de
Si ces querelles entre scientifiques étaient postulats de minuscules corpuscules, plus petits que
sans conséquence, on pourrait ne leur attri- Pasteur, mais les la cellule, les microzymas. Ces derniers
buer qu’une importance relative, mais, à cette sont les véritables éléments responsables
époque, les choses étaient plus graves, car la
vaccinalistes font de la vie, qu’elle soit humaine, animale
révolution industrielle était en marche et lais- mine d’ignorer ou végétale. Les microzymas peuvent tra-
sait deviner un enjeu économique considé- ces travaux. verser les siècles, mais ils sont aussi sus-
rable : l’industrie des vaccins. ceptibles d’évoluer avec le temps. Chez
Entre 1869 et 1872, Pasteur a énoncé trois l’humain, leur forme varie suivant l’état
postulats de base erronés qui servent encore général du terrain dans lequel ils vivent
aujourd’hui de fondement à la vaccination. Le et dont ils se nourrissent. Ce sont des
premier estimait que l’asepsie règne dans nos éléments aussi bien constructeurs que
cellules : la cellule est propre, tous les microbes destructeurs, capables de se transformer,
sont exogènes (c’est-à-dire qu’ils viennent de de muter, d’évoluer. Si cette théorie du
l’extérieur) et l’attaquent, et ces germes ont polymorphisme avait été reconnue, elle
une existence indépendante des organismes aurait bouleversé notre façon d’envisager
vivants. Le second est que chaque maladie la santé et la maladie. Quand un déséqui-
correspond à un agent spécifique, microbe libre perturbe le fonctionnement normal
ou virus, contre lequel on peut se prémunir des microzymas — malnutrition, intoxi-
grâce à un vaccin : la maladie n’a qu’une seule cation, stress physique ou psychique —
cause, donc un seul remède. Enfin, l’immuni- le microzyma se transforme en germe
té s’obtient par la production d’anticorps en pathogène, c’est-à-dire en microbe, et la
réaction à l’introduction d’antigènes conte- maladie survient. Dans cette optique, il
nus dans le vaccin et ces anticorps confèrent suffit de renforcer la santé de la personne
une protection. pour que les germes pathogènes internes
retrouvent leur forme originelle et leur
Les microzymas occultés fonction protectrice.
Nous savons depuis longtemps que ces pos-
tulats sont faux, les dernières découvertes en L’héritage de Béchamp
immunologie les contredisent totalement, Grâce à sa théorie, Béchamp a pu recenser
mais les vaccinalistes font mine d’ignorer Louis Pasteur et Antoine Béchamp
des bactéries vieilles de plusieurs millions
ces travaux. Si chaque germe provoquait une en 1886. d’années. Le polymorphisme des micro-
zymas peut ainsi les transformer en virus,
bactéries, mycéliums, prions, ou autres
organismes encore inconnus. Mais ils
peuvent aussi entamer le processus in-
verse et se retransformer en microzymas
basiques.
Ces recherches ont permis à Béchamp
de juger la vaccination scandaleuse, car :
« Elle néglige la vitalité propre, indépendante
des microzymas de l’organisme. »
En résumé, pour Pasteur le microbe est
à l’origine de la maladie, pour Béchamp,
c’est la maladie qui permet au microbe de
s’exprimer. Cette dualité de position dure
officiellement depuis plus de cent ans.
Sur son lit de mort, Pasteur aurait affirmé
que c’était Claude Bernard qui avait rai-
Couverture et illustrations du livre d’Antoine Béchamp sur sa découverte majeure : les microzymas. son, que le microbe n’était rien, que le

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« Si dans la terrain était tout. En effet, si que dans d’autres domaines, c’est probablement parce qu’on s’est
le microbe était le seul res- trop attaché aux théories de Pasteur. [...] Ces virus sont-ils bien
lutte contre le ponsable, comment pouvait- en dehors de nous ? Ne viendraient-ils pas de nos organismes
cancer, on n’a on expliquer le fait que les traumatisés ? ».
pas avancé infirmières qui soignaient Dans son ouvrage La Fêlure du monde, André Glucksmann
les tuberculeux n’étaient a essayé d’expliquer les mirages pastoriens : « La vanité du
aussi vite que pas contaminées, alors que pastorisme dévoile, plus qu’une science certaine et moins qu’un
dans d’autres d’autres personnes, bien art efficace, une religion. Pasteur a traduit en terme de biopou-
domaines, c’est moins exposées au bacille, voir l’équation constitutive des nations modernes, cujus regio,
tombaient rapidement ma- ejus religio [de tel pays, de telle religion] ». ●
probablement lades ? Se posant la ques-
parce qu’on tion, Claude Bernard en vint Sylvie Simon
s’est trop attaché à développer la notion de
réceptivité à la maladie, ad-
aux théories de mettant qu’il devait exister Pour aller plus loin
G. Geison, The private science of Louis Pasteur, éd. Princeton University
Pasteur», une tendance innée ou ac- Press, 1995.
Pr Jean Bernard. quise à développer certaines Dr Éric Ancelet, Pour en finir avec Pasteur, éd. Marco Pietteur, collection
Résurgence, 2005.
pathologies. Antoine Béchamp, Les Microzymas, réédité en 1990 par le Centre
Et le Pr Jean Bernard n’est pas d’Information A. Béchamp
loin d’adhérer à cette théorie Adrien Loir, À l’ombre de Pasteur, éd. Le mouvement sanitaire, 1938.
Béchamp ou Pasteur ?, Douglas Hume, 1948, disponible en français sous
lorsqu’il pose la question : forme de CD à : l’Académie pour la Défense des Êtres Humains, 37, rue
« Si dans la lutte contre le can- de la Pépinière, 17000 La Rochelle.
cer, on n’a pas avancé aussi vite

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mar s-avr il 2010