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Master juriste d’affaire

Semestre 1
Module : Droit des sociétés

Travail de recherche sous le thème:

Les conventions conclues entre la société


et les dirigeants.

Réalisé par : CHINIG EL MEHDI


Encadré par : Mme. GUENBOUR Saida

Année Universitaire : 2020-2021


Sommaire:

Introduction

Chapitre 1: La nécessité des conventions au sein de la société

Section1: La distinction entre les différentes catégories des conventions

Section2: Le champ d'application des conventions

Chapitre 2: La procédure des conventions conclues dans les sociétés


commerciales

Section1: La procédure des conventions dans les sociétés de capitaux:


Section2: La procédure des conventions dans les sociétés de personnes
et les SARL

Conclusion

Introduction

2
Au cours de sa vie juridique, Une société, personne morale, est habilitée à contracter
avec autrui, y compris ses associés et dirigeants. La conclusion de conventions entre
une entité et l'un de ses dirigeants ou l'un de ses membres… est « inévitable »1 . La
société peut avoir avec ceux-là des rapports de droit, devenir leur créancière ou leur
débitrice comme s’ils étaient des tierces personnes2.
Généralement, la notion de convention comprend, au-delà des accords de volonté
générateurs d’obligations (les contrats y compris les contrats unilatéraux qui
n’engendrent d’obligation qu’à la charge d’une partie), tous les accords de volonté qui
ont pour objet de modifier ou d’éteindre une obligation, ou encore qui ont pour objet
de faire naître, de modifier, de transmettre ou d’éteindre un droit autre que personnel 3.
Il est normal que les rapports de droit créés dans une convention, qui peuvent être
noués entre la société et les parties qui sont censées la protéger, et qui peuvent générer
des abus dont la société devient victime, soient une des préoccupations principales du
législateur. Ainsi, c'est une question de principe, un dirigeant « partagé entre son
intérêt personnel et les devoirs de sa charge »4 ne devrait point faire prévaloir cet
intérêt sur celui de la société qu’il dirige et dont il est mandataire. « Nemo in rem
suam auctor esse potest » : nul ne pouvant officier en sa propre cause5 . Le conflit
entre ces deux intérêts ne doit point être « résolu au détriment » de la société . Un
associé prédominant ne peut non plus profiter du poids que sa quote-part du capital
fait peser sur les décisions sociales pour se faire accorder des avantages ou des valeurs
aux dépens de sa société.
En ce qui concerne l’intérêt social, étant celui de la personne morale qu’est une
société, il est normal que tous les systèmes juridiques qui reconnaissent cette
personnalité visent de le préserver contre les abus et les excès des dirigeants et des
associés, surtout les associés majoritaires.
Face aux risques que posent les conflits d’intérêts au sein des sociétés commerciales,

1
Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC), Les conventions entre les entités et les
personnes «intéressées», éd. CNCC, mai 2004, p. 7.
2
E. Tyan, Droit commercial, Tome 1, éd. Librairie Antoine, Beyrouth, 1968, p. 297.
3
Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC), op. cit., p. 58
4
C. Malecki, Conventions réglementées, Rép. soc. Dalloz, septembre 2002, p. 3
5
H. Roland et L. Boyer, Adages du droit français, 4e éd., Litec, Paris, n° 255

3
le législateur, vu la nécessité de ne pas faire perdre à la société une chance de conclure
des conventions qui pourraient quand même lui être « utiles » , a méthodiquement et
systématiquement catégorisé les conventions que peut conclure un dirigeant d’une
société avec celle-ci en trois catégories distinctes, dépendant du degré du risque qui
menace les intérêts de la société, permettant les unes, contrôlant et interdisant les
autres.
Les trois catégories de conventions en question sont les suivantes : les conventions
libres, ou celles qui n’ont besoin, pour être valablement conclues, d’aucune
autorisation ou approbation préalable; les conventions interdites qui sont clairement
identifiées et visées par une interdiction de conclusion; les conventions réglementées
qui sont toutes les conventions qui ne sont pas qualifiées de courantes et qui ne sont
pas interdites par la loi. Il s’agit donc de toute convention qui n'est pas habituelle pour
la société et qui ne relève pas de son activité courante.
Si on veut schématiser, on trouve les conventions courantes et celles interdites a
chaque extrême et, au milieu, les conventions réglementées.
Aujourd'hui, le monde de droit des sociétés s'intéresse largement aux conventions
réglementées car elles sont soumises a une procédure nécessaire de contrôle. Raison
pour laquelle on va se focaliser beaucoup sur ces types de conventions dans le cadre
de notre étude.
Donc, dans quelle mesure le rôle des conventions conclues entre la société et les
dirigeants se manifeste au sein des sociétés commerciales?

Afin de répondre à cette problématique, il convient d’abord d’étudier la nécessité des


conventions au sein des sociétés commerciales(Partie I), et dans un temps, nous
essayerons de traiter leur procédures(Partie II).

Chapitre 1: La nécessité des conventions au sein de la société

4
Les textes régissant les conventions s’appliquent quel que soit la nature ou l’objet et
quelle que soit la forme, verbale (3) ou écrite, desdites conventions. Toutefois, la
convention s’oppose à l’engagement unilatéral, qui est l’acte par lequel la volonté
d’une seule personne suffit à produire un effet de droit et qui échappe aux dispositions
légales visant les seules « conventions ».
Tout d'abord, nous traitons la distinction entre les différentes catégories des
conventions conclues par la société; ensuite on passe au champ d'application de ces
conventions.

Section 1: la distinction entre les différentes


catégories des conventions conclues par la société:

Le législateur distingue trois catégories de conventions.


D'abord il ya les conventions libres, qui sont passées entre les administrateurs et la
société et qui ne sont pas soumises a aucune autorisation préalable et qui portent sur
des opérations courantes et conclues a des conditions normales6. Les procédures
réglementées ne sont pas applicables aux conventions portant sur des opérations
courantes et conclues a des conditions normales. La qualification d'une opération
courante conclue a des conditions normales est appréciée a travers l'angle d'un audit
juridique et comptable. En effet, le pouvoir d'appréciation est attribué au juge en
fonction des circonstances et données juridiques. Donc, ces conventions ne font
l'objet d'aucune procédure d'autorisation préalable, mais elles doivent être
communiquées au président du conseil d'administration ou du conseil de surveillance
de la société. Pour cela, on peut dire que ces conventions concernent les opérations qui
sont réalisées habituellement par la société dans le cadre de son activité sociale.
L’appréciation s’opère de façon objective.
On peut aussi prendre en considération:
• l’activité ordinaire de la société (ex. vente des produits fabriqués par la société),
• des pratiques qui sont usuelles pour des sociétés placées dans une situation similaire
(location d’immeuble, obtention de financements).
6
art. 57 de la loi 17-95.

5
La répétition est une présomption du caractère courant. C'est dans ce sens qu'une Cour
de cassation française s’est prononcée très nettement dans un arrêt de 11 mars 2003,
en décidant que c'est a partir du caractère unique de la convention résulte son caractère
exceptionnel et exclusif de la qualification d’opération courante7.
Toutefois, le critère d’habitude n’est pas suffisant pour la qualification de ces
conventions, car il faut également prendre en considération les circonstances qui ont
entouré la conclusion de la convention, ainsi que sa nature et son importance juridique
ou ses conséquences économiques, et sa durée (même si celle-ci est conforme à celle
pratiquée pour des conventions identiques)8.
Ainsi, une cour d’appel avait jugé courante une promesse d’achat d’actions car la
société promettante avait pour activité habituelle, en sa qualité de holding, la prise de
participations ; l’arrêt a été cassé pour motif qu’il convenait de s’intéresser avant tout
aux circonstances dans lesquelles la promesse avait été consentie 9.
En ce qui concerne Les conventions interdites, elles sont celles qui présentent un
risque majeur pour le patrimoine social. Ceux sont les emprunts, découverts, cautions,
avals sauf s'ils sont accordés à un associé ayant la qualité de personne morale, ce qui
facilite la trésorerie des groupes. L'interdiction touche également aux conventions
conclues au bénéfice d'un conjoint, d'un ascendant ou d'un descendant de l'une des
personnes précédentes ainsi qu'aux conventions bénéficiant à celles-ci par personne
interposée. La conclusion d’une convention interdite vaux la nullité absolue de
l’opération, et le dirigeant qui conclut ou fait conclure une telle convention engage sa
responsabilité civile et même pénale dans certains cas.
Alors que pour les conventions réglementées, elles sont toutes les conventions qui ne
sont pas qualifiées de courantes et qui ne sont pas interdites par la loi. Il s’agit donc de
toute convention qui n'est pas habituelle pour la société et qui ne relève pas de son
activité courante. Ces conventions sont soumises à une procédure particulière, dont le
contenu dépend de la forme juridique de l’entreprise concerné. Donc, on peut dire
qu'une convention réglementée est simplement un accord passé entre une société et

7
Cass. com. 11 mars 2003.
8
Étude juridique CNCC, op.cit., p. 62
9
Cass. com. 11 juill. 2000.

6
une personne de la direction de cette société qui demande l'approbation préalable d'un
organe compétent.

Maintenant il convient d'étudier quelles sont les personnes concernées par ces
conventions. Autrement dit le champ d'application de ces conventions.

Section2: Le champ d'application des conventions conclues par la


société:

Lorsque les conventions conclues par la société impliquent, directement ou non, des
personnes dotées d'une certaine influence au sein de la société, elles appellent une
attention particulière. Il s’agit d’éviter que le cocontractant de la société n’use de leur
pouvoir pour amener celle-ci à conclure des conventions désavantageuses pour elle,
pour procurer un avantage injustifié au mépris de l’intérêt commun et au détriment de
ses coassociés.
En ce qui concerne les personnes qui sont visées pour suivre les procédures relatives
aux conventions réglementées et interdites (les conventions courates sont exclues car
aucun formalisme n'est imposé), sont : Le président et les dirigeants personnes
physiques de la SAS ; les gérants de la SARL et les associés personnes physiques de
la société ; les gérants de la SCA et les membres du conseil de surveillance ; les
membres du conseil de surveillance, du directoire, du conseil d’administration, les
directeurs généraux (délégués y compris) des SA et des sociétés européennes (SE). Il
convient de motionner aussi les associations subventionnées et les entités de droit
privé non commerçantes qui sont également visées par cette réglementation. Ensuite,
sont également visées les associés ou actionnaires de la SA, SAS et SCA qui
possèdent plus de 10% des droits de vote. Enfin, il ya les conventions passées par une
personne liée aux dirigeants, associés ou actionnaires précédemment cités qui sont
aussi concernées.
Toutefois, les conventions interdites ne concernent pas : les administrateurs personnes
7
morales; les emprunts consentis par une société mère à l'une de ses filiales et
inversement sont de pratique courante; les sociétés qui exploitent un établissement
bancaire et financier pour les opérations courantes de ce commerce conclues à des
conditions normales(L.17-95,art. 62, al. 2); les actionnaires, quelle que soit
l'importance de leur participation dans la société, lorsqu'ils ne sont pas mandataires
sociaux. Par ailleurs, rien n'empêche un administrateur de profiter des conditions
financières que la société accorde à ses clients, et en particulier la vente à crédit ou à
tempérament. Outre les administrateurs personnes physiques, l'interdiction s'applique
aussi aux personnes suivantes (L.17-95,art. 62, al. 3):
- le directeur général, les directeurs généraux délégués, les représentants permanents
des personnes morales administrateurs et le commissaire aux comptes, ainsi que leurs
conjoints, ascendants et descendants jusqu'au deuxième degré inclus. La loi 20-05 a
ajouté à la liste des personnes concernées par l'interdiction le commissaire aux
comptes alors qu'il n'est pas visé dans la loi française et a substitué à la notion
ambigüe et par trop large de parents et alliés la notion plus précise, mais peut-être trop
restrictive, d'ascendants et de descendants qui fait l'impasse sur les collatéraux.
- Toute personne interposée. Il y a interposition lorsque le prêt ou la garantie sont
accordés en apparence à un tiers, mais en fait c'est l'un des dirigeants qui en est le
véritable bénéficiaire. C'est le cas lorsque le dirigeant agit sous couvert d'une société
pour lui permettre d'en profiter personnellement ou lorsque le prêt est consenti à un
tiers qui s'empresse d'octroyer le même prêt au dirigeant. Mais le simple fait que le
dirigeant puisse contrôler la société bénéficiaire ou d'en être le dirigeant n'est pas
constitutif à lui seul de l'interposition; celle-ci ne peut résulter que du bénéfice
personnel tiré de l'opération par le dirigeant.
Pour les conventions autorisée, appelée le plus souvent conventions réglementées, on
note qu' elle doivent être soumises à l'autorisation préalable du conseil
d'administration:
- les conventions passées directement entre la société et l'un de ses administrateurs ou
son directeur général, son ou ses directeurs généraux délégués ou l'un ses actionnaires
détenant, directement ou indirectement, plus de 5 % du capital ou des droits de vote
(art. 56, al. 1).·

8
- Les conventions auxquelles l'une des personnes visées à l'article 56, alinéa 1 est
indirectement intéressée ou dans lesquelles elle traite avec la société: par personne
interposée (art. 56, al. 2). C'est dans ces hypothèses dans lesquelles le dirigeant
n'apparaît pas personnellement que le risque est le plus grand pour la société. L'intérêt
indirect vise l'hypothèse où le dirigeant, sans être personnellement partie à.la
convention, en retire un avantage quelconque. C'est le cas s'il est gros actionnaire dans
la société cocontractante ou s'il lui est versé des commissions ou des ristournes.
L'intérêt indirect suppose l'existence d'une communauté étroite d'intérêts entre le
dirigeant et la personne qui contracte avec la société. Toutefois, l'intérêt indirect ne
peut être pris en considération que s'il est suffisamment significatif pour infléchir la
conduite du dirigeant intéressé et pour rendre la convention suspecte.
L'interposition de personnes fait souvent intervenir les membres de la famille proche:
conjoint, ascendants ou descendants. L'intervention de ces personnes est de nature à
constituer une présomption d'interposition. La convention par personne interposée est
conclue par l'intermédiaire d'un. prête-nom qui s'interpose entre la société et son
dirigeant ou actionnaire.
-Les conventions passées entre la société et une entreprise si l'un des administrateurs
ou le directeur général, ou l'un des directeurs généraux délégués est propriétaire,
associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur ou directeur

général de l'entreprise ou membre de son directoire ou de son conseil de surveillance


(art. 56, al. 3).
Le domaine des conventions autorisées est très large. Il concerne :
- les opérations classiques de vente, de prêt, de prestation de services, d'assistance
technique, de bail, de comptes courants rémunérés à un taux supérieur au taux
réglementaire, de droits de propriété industrielle;
- tout ce qui touche aux rémunérations exceptionnelles et aux avantages alloués aux
dirigeants qui ne sont pas directement liés à leurs fonctions
- toute modification affectant le contrat de travail des dirigeants.
Il s'agit indistinctement de toutes les conventions quel que soit leur objet ou leur
forme, mises à part les conventions interdites et les conventions libres. La
jurisprudence française considère que la résiliation d'un commun accord de
9
conventions autorisées doit être soumise à la procédure de contrôle10.
Certains actes qui n'ont pas, à proprement parler, un caractère conventionnel, ne sont
pas soumis à la procédure d'approbation tel que la rémunération fixe ou
proportionnelle du président, du directeur général ou des directeurs généraux délégués
fixée par le conseil ou l'attribution d'une pension de retraite ou d'un avantage en nature
comme complément de rémunération; les traités d'apport-fusion ; l'achat par la société,
dans les deux ans de son immatriculation au registre du commerce, d'un bien
appartenant à un dirigeant et dont la valeur est au moins égale au dixième du capital
(art. 112). Ces deux dernières exclusions s'expliquent par le fait qu'elles sont soumises
à des procédures particulières prévues par la loi.
Pour les personnes visées, elles doivent avoir un objectif qui consiste sur le fait de
maintenir un équilibre délicat entre des tendances parfois contradictoires11 . Certains
auteurs concluent que l’intérêt social doit « primer » l’intérêt des actionnaires12;
favorisant ainsi la définition de l’intérêt social comme étant non l’intérêt commun des
associés, mais celui de l’entreprise. La recherche de l’équilibre contractuel pour la
protection des intérêts divergents est la méthode suivie à quelques rares exceptions
dans notre système juridique. Les conventions conclues entre les personnes visées par
la réglementation et leur société ne sont nulles de plein droit que si elles ont un objet
particulier limitativement prévu.
Généralement, Une fois qu’une société est créée il faut, en dépit de la fiction juridique
qui met au monde sa personnalité morale, la protéger contre les aléas qui la menacent.
Son intérêt, l’intérêt social, doit prévaloir. C’est dans cette optique que le législateur
marocain a prévu la réglementation des conventions. Il s’agit tout d’abord de cerner
l'intérêt social et apprécier son interaction conflictuelle avec d'autres intérêts qui
pourraient exister dans des conventions conclues entre les personnes visées et la
société. Donc, Il serait peu réaliste de croire que les dirigeants sociaux, et même les
associés, dans leur participation à la vie sociale, ne se préoccupent que de l’intérêt
social, qu’ils ne voient d’ailleurs pas tous de la même manière. La conception qu’ils se
font de cet intérêt est assez subjective. Il faut donc délimiter, dans la mesure du
10
Cass. com., 27 fev. 1996.
11
D. Bureau, actualisé par J.-J. Ansault, Contrats entre les administrateurs et la société, Sociétés Traité,
JurisClasseur, Fasc. 130-50, LexisNexis 2005, n° 1, p. 3.
12
F. Peltier, La Corporate Governance au secours des conseils d’administration, Dunod, 2004, p. 92.

10
possible, les frontières de l’intérêt social au-delà desquelles les dirigeants et associés
recouvrent une certaine liberté d’action sans avoir à se soucier des contraintes d'ordre
légale ou statutaire qui limitent cette liberté.

Pour mieux comprendre le rôle des conventions, il convient d'analyser leur procédure
au sein des sociétés commerciales.

Chapitre 2: La procédure des conventions conclues dans les


sociétés commerciales:

Selon une réponse du Ministre de la justice, les conventions courantes sont celles qui
sont effectuées par la société « aux mêmes conditions que celles qu’elle pratique
habituellement dans ses rapports avec les tiers »13. Et puisque ces conventions ne sont
soumises a aucune autorisation préalable, elles ne posent pas de problèmes au niveau
interne de la société. De ce fait on va se préoccuper dans cette partie par la procédure
des conventions interdites et réglementées au sein des société commerciales.

Section 1: La procédure des conventions dans les


sociétés de capitaux:

Dans cette partie notre étude va être focalisé sur les conventions conclues dans le
cadre des sociétés anonyme, car c'est dans ces sociétés ou le législateur a imposé des
réglementation spécifique pour chaque types de convention. En effet, ce dernier a
essayé de prévenir les conflits d'intérêts qui peuvent avoir lieu au sein de la société car
les risque de ces conflits ne se situent pas seulement au niveau des dirigeants, mais il
existe également pour les conventions qui peuvent intervenir entre la société et l'un de
ses actionnaires détenant une part significative dans le capital.
La réglementation que le législateur a imposé porte d'abord sur les conventions

13
R.M. à M. Valbrun, JO déb. A.N., 31 mars 1977, p. 1398, Bulletin CNCC n° 25, mars 1977, p. 102.

11
interdites prévues dans l'article 62 de la loi n°17-95. Ces conventions sont
normalement liées au crédit. Il est interdit aux administrateurs personnes physiques de
contracter, sous quelque forme que ce soit, des emprunts; de se faire consentir par elle
un découvert, en compte courant ou autrement; de faire cautionner ou avaliser par elle
leurs engagements envers les tiers. Au niveau des sanctions applicables, toute
contravention à cette interdiction est sanctionnée par la nullité de la convention 14
(L.17-95). Cette nullité est d'ordre public, opposable à tous et ne peut être couverte par
la confirmation. La gravité de la sanction s'explique par le fait que les conventions
sanctionnées présentent un danger pour les actionnaires, pour les créanciers sociaux et
pour le crédit de la société15. Toute personne intéressée peut agir en nullité. L'action en
nullité est soumise à la prescription de droit commun. lien résulte que les sommes
prêtées par la société doivent lui être restituées; de même la garantie est nulle même si
le tiers bénéficiaire est de bonne foi puisque nul n'est censé ignorer la loi. La nullité
s'étend aux engagements pris par la société à l'étranger. La Cour d'appel de Paris a
annulé le cautionnement souscrit au profit d'une banque marocaine pour garantir les
engagements personnels du président d'une société française 16.
A coté de ces conventions, on trouve les conventions autorisées qui doivent faire
l'objet d'un triple contrôle: un contrôle a priori par le conseil, une vérification par le
commissaire aux comptes et une approbation par l'assemblée générale. La procédure
d'autorisation est assez complexe puisqu'elle comporte cinq étapes17(L.17-95) dont
deux constituent un contrôle a priori et trois un contrôle a posteriori.
Lorsqu'on parle du contrôle a priori, il faut d'abord effectuer l'information du conseil
dont le dirigeant ou l'actionnaire concerné doit informer le conseil dès qu'il a eu
connaissance de la convention soumise à l'autorisation. L'information doit être
préalable à la conclusion de la convention, le conseil ne devant pas être mis devant le
fait accompli. Dans la pratique, le dirigeant concerné avise le président en lui
demandant de réunir le conseil et de mettre en œuvre la procédure de contrôle. Le
conseil doit disposer d'informations suffisantes concernant la nature et les modalités
de la convention envisagée. La loi 78-12 a amélioré l'information du conseil et du
14
art 62, al. 1
15
Dagot et C Mouly, L'usage personnel du crédit social et son abus, Rev. soc. 1988, p1
16
26 mars 1966, GP 1966, 1,400.
17
art .58.

12
public sur les conventions réglementées dans les sociétés faisant appel public à
l'épargne en complétant la loi.17-95 par deux articles. Après, le conseil doit se
prononcer sur l'autorisation sollicitée par un vote auquel le dirigeant intéressé ne peut
prendre part. Même si la loi ne le précise pas, on doit, par analogie avec les règles
d'approbation par l'assemblée des conventions règlementées, considérer que
l'administrateur concerné ne doit pas être pris en compte ni à titre personnel ni en
qualité de mandataire pour le calcul du quorum et de la majorité. Mais rien n'empêche
le ou les administrateurs concernés de participer aux délibérations du conseil.
Toutefois, cette exclusion du vote pose problème lorsque la convention concerne tous
les administrateurs. S'il arrive qu'un seul administrateur ne soit pas concerné par la
convention, il peut voter seul pour donner ou refuser l'autorisation. L'autorisation du
conseil n'est valable que pour la convention qui lui est soumise; il ne peut donner une
autorisation générale sans limitation de durée. Chaque convention doit donner lieu à
une délibération spéciale. La décision du conseil doit s'exprimer par un vote formel
consigné dans un procès-verbal et résultant d'un point dûment inscrit à l'ordre du jour;
il ne peut s'agir d'une autorisation tacite. Lorsque le conseil donne son accord, la
convention peut être conclue et produit immédiatement ses effets. En cas de refus
d'autorisation, la convention ne peut recevoir application.
Alors que pour le contrôle a posteriori, il faut d'abord faire l'information du
commissaire aux comptes dont Le président avise le commissaire aux comptes de
toutes les conventions autorisées dans un délai de trente jours à compter de la date de
leur conclusion18(L17-95). Après, le commissaires aux comptes doit présenter un
rapport spécial à la prochaine assemblée générale ordinaire19(L.17-95). Ce rapport
porte sur les conventions dont le commissaire aux comptes a été avisé ou dont il a eu
connaissance à l'occasion de l'exercice de sa mission. Si les conventions découvertes
par lui n'ont pas été autorisées, il doit relever cette irrégularité dans son rapport. Il
doit, en outre, s'assurer que les conventions autorisées n'ont pas été conclues dans des
conditions défavorables pour la société. Sous peine d'immixtion dans la gestion de la
société, le commissaire aux comptes ne doit pas se prononcer sur l'opportunité des
conventions conclues, leur utilité ou leur bien fondé. Pour les questions qui excèdent
18
art. 58, al.3.
19
art. 58,al. 1.

13
sa compétence, le commissaire aux comptes peut se faire assister, sous sa
responsabilité, d'un expert de son choix ainsi que l'autorise l'article 167, alinéa 2. Le
rapport spécial doit être déposé au siège social quinze jours avant la réunion de
l'assemblée.
Toutefois, l'assemblée général joue un rôle important, il statue sur le rapport du
commissaire aux comptes sur l'approbation des conventions autorisées; l'intéressé ne
prenant pas part au vote en personne ou en qualité de mandataire et ses actions ne sont
pas prises en compte dans le calcul du quorum et de la majorité (art. 58, al. 5) sous
peine de nullité de la délibération. Si l'assemblée est appelée à examiner plusieurs
conventions, il faut voter une résolution pour chaque convention et calculer à chaque
fois le quorum et la majorité en excluant le dirigeant ou l'actionnaire concerné. Dans
la pratique, il s'agit de l'assemblée générale ordinaire annuelle appelée à statuer sur les
comptes de l'exercice au cours duquel les conventions ont été autorisées. Mais rien
n'interdit de les soumettre à une assemblée antérieure puisque la loi elle-même prévoit
que les conventions autorisées sont soumises à l'approbation de la prochaine
assemblée générale ordinaire.
Qu'elles soient approuvées ou non par l'assemblée, les conventions produisent leurs
effets à l'égard des tiers, sauf annulation pour cas de fraude. Si les conventions visées
par la loi ont été conclues sans autorisation préalable du conseil; elles peuvent être
annulées si elles ont eu des conséquences dommageables pour la société, sans
préjudice de la responsabilité du dirigeant ou de l'actionnaire intéressé (art. 61, al. 1).
Le dommage en résultant pour la société est apprécié le jour où le tribunal statue sur la
nullité. Le défaut d'autorisation peut résulter, soit du fait que la convention n'a pas été
transmise au conseil, soit du fait que le conseil a refusé de donner son autorisation.
Mais cette nullité est à la fois facultative et relative :
- elle est facultative puisqu'elle relève de l'appréciation souveraine du juge qui a toute
latitude de la prononcer ou non ;
- elle est relative en ce sens qu'elle peut être couverte par un vote de l'assemblée
intervenant sur rapport spécial du commissaire aux comptes exposant les
circonstances eh raison desquelles la procédure d'autorisation n'a pas été suivie.
La décisions dé l'assemblée de couvrir la nullité ne fait pas obstacle à l'action en

14
dommages et intérêts tendant à réparer le préjudice subi par la société(L.17-95,art.
61,al. 4). En effet, le cocontractant ne peut pas agir en nullité. L'action en nullité se
prescrit par trois ans à compter de la date de la convention non autorisée ou du jour de
sa révélation si elle a été dissimulée (L.17-95,art. 61, al. 2).

Après de traiter les conventions interdites et les conventions autorisées dans les
sociétés de capitaux, on va passer maintenant a la procédure des conventions conclues
dans les sociétés de personnes et les SARL.

Section2: La procédure des conventions dans les


sociétés de personnes et les SARL:

Pour les conventions interdites, Les dispositions de la loi n° 17-95 sur les sociétés
anonymes relatives aux conventions conclues entre la société et l'un des membres de
ses organes d'administration, de direction ou de gestion sont également applicables
aux conventions conclues directement ou par personne interposée, entre une société en
commandite par actions et l'un de ses gérants ou l'un des membres de son conseil de
surveillance. Elles sont aussi applicables aux conventions conclues entre une telle
société et une entreprise si l'un des gérants ou l'un des membres du conseil de
surveillance de la société, est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant,
administrateur, directeur général, membre du directoire ou membre du conseil de
surveillance de l'entreprise. L'autorisation de ces conventions est donnée par le conseil
de surveillance, hors la participation du membre de ce conseil qui est éventuellement
en cause. La même interdiction s'applique aux; représentant permanents des personnes
morales; aux conjoints; aux parents; alliés jusqu'au deuxième degré inclusivement des
personnes visées; ainsi qu'a toute personne interposée (L.5-96).
Ainsi, le dirigeant d'une société ne peut demander un prêt bancaire pour acheter les
parts sociales de la société qui soit garantis par les biens immobiliers de ladite société.
La loi interdit une telle convention. Le dirigeant devrait agir normalement dans
l'intérêt exclusif de la société.
Contrairement aux conventions interdites il ya des conventions qui sont autorisées.

15
Ces conventions lorsqu'elles figurent entre une société en nom collectif et l'un de ses
dirigeants, il ya plusieurs cas. Pour les rapports entre associés et en absence de la
détermination de ses pouvoirs par les statuts, le gérant d'une société en nom collectif
peut faire toute acte de gestion dans l'intérêt de la société (L.5-96). En cas de pluralité
des gérants, ceux-ci détiennent séparément les pouvoirs prévus à l'alinéa précédent,
sauf le droit pour chacun de s'opposer à toute opération avant qu'elle ne soit conclue
(L.5-96). Les conventions conclues entre une société en nom collectif et l'un de ses
gérants doit être soumise a l'autorisation préalable des associés (L.5-96). Il est interdit
au gérant d'exercer toute activité similaire à celle de la société, à moins qu'il ne soit
autorisé par les associés (L.5-96). En effet, L'assemblée générale extraordinaire statue
toujours sur l'approbation des conventions autorisées (art. 58, al. 2 et art. 97, al. 2) et
couvre la nullité des conventions non autorisées (art 61, al. 3).
Dans le cadre des SARL, Les conventions susceptibles d'être conclues entre la société
et l'un de ses gérants ou associés sont, soit des conventions réglementées, soit des
conventions interdites.
Pour les conventions réglementées, la loi 5-96 a transposé aux sociétés à
responsabilité limitée les règles de la société anonyme concernant les conventions
passées entre la société et ses dirigeants en incluant, outre les gérants, les associés. La
loi 20-05, qui a étendu les mêmes règles aux actionnaires détenant plus de 5 % des
droits de vote, a contribué à rapprocher davantage le régime applicable aux deux types
de sociétés. En effet, lorsqu'on parle du procédure de contrôle, elle se diffère selon les
cas. S'il n'existe pas de commissaire aux comptes, les conventions que se propose de
conclure un gérant non associé doivent être soumises à l'approbation préalable de
l'assemblée générale. Dans les autres cas, le contrôle se fait à posteriori; le gérant ou le
commissaire aux comptes, s'il en existe, présente à l'assemblée un rapport sur les
conventions intervenues. Dans la mesure où le régime du commissariat aux comptes,
tel que défini par la loi 17-95, s'applique à la société à responsabilité limitée, le
rapport du commissaire doit contenir les mentions fixées par le décret du 21 décembre
2009. Les associés sont appelés à statuer sur ce rapport sans que le gérant ou l'associé
intéressé puisse prendre part au vote et sans que ses parts ne soient prises en compte
pour le calcul du quorum et de la majorité(L5-96, art.64, al.1).

16
Les associés statuent à la majorité requise pour les décisions ordinaires par une
résolution spéciale dans laquelle ils approuvent ou désapprouvent les conventions
intervenues. Lorsque la société ne comprend qu'un seul associé, les conventions
conclues avec lui doivent être mentionnées sur le registre des délibérations (art. 64, al.
3). Il n'y a pas de rapport à établir par le gérant ou par le commissaire aux comptes.
En effet, les conventions non approuvées produisent néanmoins leurs effets. Aucune
nullité ne s'attache aux conventions qui ne sont pas approuvées par les associés ou
même à celles qui n'ont pas été présentées à l'approbation des associés ou encore à
celles qui ont été approuvées dans des conditions irrégulières, à charge pour le gérant
ou l'associé contractant de supporter, individuellement ou solidairement selon les cas,
les conséquences des conventions préjudiciables à la société (art. 64, al. 4). Par
exemple ; le fait pour le dirigeant d’une société à risque limité de conclure un contrat
de fournitures avec une société dans laquelle il est aussi dirigeant conduit à la mise en
œuvre de la procédure des conventions réglementées20
Pour les conventions interdites dans les SARL, L'article 66 interdit aux personnes
visées de contracter, sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la
société, de se faire consentir par elle un découvert en compte courant ou autrement,
ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle leurs engagements envers les tiers. La
sanction civile de cette interdiction est la nullité absolue de l'opération interdite qui
peut être invoquée aussi bien par les associés que par les tiers et les créanciers
sociaux21, comme elle peut être soulevée d'office par le tribunal. Sur le plan pénal, le
gérant ou l'associé bénéficiaire est puni d'une amende de 10 000 à 50 000 dirhams
(L.05-96,art.116).

Conclusion

20
Jean-Marc MOULIN, Droit des sociétés, 4eme edition, Lextenso éditions, 2014, P.20.
21
Cass. corn., 25 avr. 2006, : Rev. sociétés 1987, p. 46

17
Aujourd’hui, toutes ces conventions sont jugées licites dès lors qu’elles sont
conformes à l’intérêt social et qu’elles ne sont pas d’un montant tel qu’elle constitue
une dissuasion à toute décision de révocation eu égard aux conséquences qu’elles
feraient supporter à la société22.
Donc, la société peut conclure plusieurs catégories des conventions qui sont
réglementées par le législateur et qui visent des personnes déterminés. Toutefois,
l'objet de ces conventions reste le même, c'est de lutter contre le risque du conflit
d'intérêt qui se manifeste notamment au niveau des dirigeants, ainsi que les
conventions conclues entre la société et l'un de ses actionnaires détenant une part
significative dans le capital. Donc, la solution réside dans les conventions et non pas
dans l'interdiction de toute relation financière entre la société, ses dirigeants et ses
actionnaires puisque ces relations peuvent se révéler utiles aux deux parties et parfois
nécessaires. Mais, la difficulté c'est de trouver un équilibre contractuel et d'assurer la
loyauté dans les relations entre la société et ses dirigeants.
Donc, il convient de dire que l'intérêt social est la raison d’être principale de la
règlementation de ces conventions, et la mise en œuvre de la protection de l’intérêt
social n'est opérée qu'à travers la prévention des conflits d’intérêts, moyennant une
révélation de l'intérêt personnel. En effet, cette révélation est susceptible de
déclencher la procédure d'appréciation par les organes sociaux concernés. Des
garanties législatives et jurisprudentielles assurent la primauté de l’intérêt social, par
une limitation de l’exercice de certains droits et par l’application judiciaire stricte du
respect des obligations légales qui pèsent sur les intéressés.
Donc, la convention frauduleuse est nulle et celle non autorisée qui est préjudiciable à
la société est annulable, et ses conséquences sont supportées par l’intéressé qui trouve
sa responsabilité civile engagée et même parfois sa responsabilité pénale.
Toutefois, il ya des cas particuliers qui peuvent se porter sur les conventions. Tel que
le cas de leur conclusion au sein d'une entreprise individuelle a responsabilité limitée
entre celle-ci et l'associé unique. L'opération doit figurer dans le registre des décisions.
A défaut de mention au sein du registre, l'associé s'exposerait à supporter lui-même les
conséquences préjudiciables de la convention pour l'entreprise. Un autre cas

22
C.Cass. com., 22 juillet 1996.

18
particulier de procédure existe lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :une
convention entre la SARL et son gérant non associé est envisagée ; il n'y a pas de
commissaire aux comptes dans l'entreprise. Le contrat doit alors faire l'objet d'une
approbation des associés mais qui s'effectue non pas a posteriori mais préalablement à
la conclusion de la convention. Leur décision est prise sur rapport du gérant et suit
ensuite la même procédure que pour l'approbation a posteriori.

19
BIBLIOGRAPHIE:

I-OUVRAGES:

Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC), Les conventions entre
les entités et les personnes «intéressées», éd. CNCC, mai 2004

E. Tyan, Droit commercial, Tome 1, éd. Librairie Antoine, Beyrouth, 1968

C. Malecki, Conventions réglementées, Rép. soc. Dalloz, septembre 2002

H. Roland et L. Boyer, Adages du droit français, 4e éd., Litec, Paris, n° 255

D. Bureau, actualisé par J.-J. Ansault, Contrats entre les administrateurs et la société,
Sociétés Traité, JurisClasseur, Fasc. 130-50, LexisNexis 2005, n° 1, p. 3.

F. Peltier, La Corporate Governance au secours des conseils d’administration, Dunod,

R.M. à M. Valbrun, JO déb. A.N., 31 mars 1977, p. 1398, Bulletin CNCC n° 25, mars
1977

Dagot et C Mouly, L'usage personnel du crédit social et son abus, Rev. soc. 1988,

II-TEXTES DE LOIS:

Dahir n° 1-96-124 du 14 rabii II 1417 (30 août 1996) portant promulgation de la loi n°
17-95 relative aux sociétés anonymes.

Dahir n° 1-97-49 (5 chaoual 1417) portant promulgation de la loi n° 5-96 sur la


société en nom collectif, la société en commandite simple, la société en commandite
par actions, la société à responsabilité limitée et la société en participation.

Dahir n° 1-08-18 du 17 joumada I 1429 (23 mai 2008) portant promulgation de la loi
n°20-05 modifiant et complétant la loi n°17-95 relative aux sociétés anonymes.

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Table de matières
Introduction...........................................................................................................................................3
Chapitre 1: La nécessité des conventions au sein de la société..............................................................4
Section 1: la distinction entre les différentes catégories des conventions conclues par la société:.....5
Section2: Le champ d'application des conventions conclues par la société:......................................7
Chapitre 2: La procédure des conventions conclues dans les sociétés commerciales:.........................11
Section 1: La procédure des conventions dans les sociétés de capitaux:..........................................11
Section2: La procédure des conventions dans les sociétés de personnes et les SARL:....................15
Conclusion...........................................................................................................................................17
BIBLIOGRAPHIE:.............................................................................................................................19

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