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Psychopathologie (cours 12/09/19)

Examen final :

Un cas présenté : analyse sémiologique + discussion d’un cas clinique en


référence aux éléments théories presentées en cours.

L’objectif de ce cours :
Présenter une description sémiologique des grands entités
psychopathologieques recontrees chez l’enfant.

Chapitres :

1- Aprecu historique de la psychopatho de lenfant


2- Les theories de référence et les classifications utilises en psychopatho
pour decrirer les troubles
3- L’ecologie du developppement humain
4- Les troubles du sommeil et les troubles alimentaires
5- Handicap intellectuel
6- Les troubles moteurs
7- Troubles de la communicationet le trouble specifique des apprentisages
8- Le trouble de la regulation du traitement sensoriel
9- Le trouble du deficit de latention / hyperativite et trouble oppositionel
10- Trouble du spectre de alaiutisme
11- Trouble anxieux et depresif
12- Facteurs influencant la santé mentale de lenfant

Lectures conseilles :

Dumas « psychopathologie de lenfant et de l’adolescent »


Guidetti «  handicaps et developpement de lenfant « 
Marcelli « enfance et psychopathologie »
Guedeney « petite enfance et psychopathologie »
Perret « psychopathologie developppementale du bebe et du jeune enfant »
Ionescu « 14 approches de la psychopathologie »
Presentation Semiologique des troubles : on va presenter les criteres de
diagnostique qui permettent de faire un diagnostique cpdt on va pas rentrer
dans les explications ni dans les theories qui expliquent ce trouble = on reste
dans la description avant d’expliquer.

Pour aller plus loin dans les theories l’ouvragre de Ionescu est recommandé
CHAPITRE 1  : APERÇU HISTORIQUE DE LA
PSYCHOPATHOLOGIE CHEZ L’ENFANT 

I- Initiation et découverte de la psychopathologie

Origine du mot « psychopathologie » 

Le mot vient de « pathos » qui désigne la souffrance et les passions, et du mot


« psyché » qui désigne l’âme, l’esprit.

La psychopathologie a pour obejt d’étude les conduites pathologiques mais


aussi les processus psychiques des personnes saines. Il s’agit de comprendre,
ecrire et analyser les processus psychiques.
Ces conduites pathologiques sont, pour certaines, dues à des maladies
mentales desquelles on va decrire les symptomes, on fait donc de la
sémiologie, comme nous l’avons dit precedement.
La sémiologie est donc l’étude des maladies à travers les symptomes, de
même, l’ensemble des symptomes qui sont relies les uns aux autres et qui,
parfois s’influencent entre eux, est appelé « syndrome ».

Les 3 etapes à suivre pour un psychopathologue sont donc :


- Recueiller les symptomes et les signes manifestés afin de poser un
diagnostique
- S’interesser à lhistoire du dujet, à l’origine de ses troubles
- Donner du sens à la souffrance.

Cette derniere, c’est-à-dire la souffrance, nest pas troujours visible, elle peut
être dissimule et converti en souffrance physique (palpitations, sensation de
taquicardie, différents douleurs…). Elle entraine peut egalement entrainer des
perturbations de l’humeur, certaines conduites et des cognitions.
Cette notion de « souffrance » est lié à l’anosognosie, est une condition dans
laquelle une personne semble inconsciente de l'existence de sa maladie. Il y a
une absecence de reconnaissance de déficits, des symptomes et signes ‘un
trouble mentale grave, ces personnes donnent souvent d’etranges explications
pour defendre le fait qu’il ne sont pas malades.
Notion de normalité et de pathologie

La pathologie est une modification qualitative et quantitative de l’état normal,


il est donc indispensable de connaitre la normalité, cpdt cette derniere nest pas
neutre et est difficile à definir, elle est donc osuvent associee aux
representations et à l’éthique d’une societé determiné. Il exite par consequent
plusieurs conceptions de la normalité.

- Normalité comme l’absence de maladie :

Une personne est dite « normale » lorsqu’il y a absence de maladie


(« normaux » // «malades mentaux »).
Sur ce point, la personne dite normale a des capactiés de changement et
d’adaptation à des situations nouvelles.

Ici le critere preponderant pour distingues ce qui releve de la normalité


psychique reste la souffrance qu’il aporte à la personne ou à son entourage.
On parle donc de pathologie quand les symptomes sont trop invalidants pour la
personnes, quand ils sont une source de souffrance et lorque le sujet ne peut
plus vivre avec.

- Normalité comme concept statistique :

La normalité statistique assimile la norme à la fréquence. Elle se réfère à un


pourcentage majoritaire de comportements par rapport à une moyenne
statistique. Dans cette optique, les individus dits normaux sont les individus
moyens et sont considérés comme pathologiques les individus déviants de
la norme ou de la moyenne. Ce qui est normal est alors ce qui s’observe le
plus fréquemment. Pour exemple, les tests de Qi ont une moyenne
arbitraire de 100, score qui représente une intelligence moyenne, normale.

Cependant la frequence d’un phenomene ne suffit pas à rendre compte


dans plusieurs cas la notion de normalité car ces phenomenes peuvent être
frequents mais pathologiques (Ex : depression)

Ex : Quételet (1796-1874) : courbe de Gauss


EX : Canguilhem (1943) : meilleure adaptation de l’organisme à son milieu

( Approfondir ces deux exemples)

- La normalité sociale ou idéale

La normalité sociale fait référence aux règles éthiques, sociales et culturelles


d’une société donnée. La normalité sociale assimile l’équilibre psychologique
au conformisme social ou culturel. Elle désigne une perfection à laquelle l’idéal
collectif aspire. 
Les critères de « normalité » sont etablis par la societé, en consequence, plus
on se rapproche d’un critere ideal plus on est normal. Dans ce cas on est
malade selon les criteres de la societe, de l’opinion publique…
Les normes sociales et culturelles ont influencées la nosographie psychiatrique
comme l’illustre l’exemple de l’homosexualité. L’homosexualité a été
considérée comme pathologique jusqu’en 1970. 

Ex : Transexualisme: comportement normal depuis un décret du ministre le 1er


juillet 2009.

Ex : Sélosse (1923-1995)

- La normalité fonctionnelle

La normalité fonctionnelle correspond à l’état qui parait le plus approprié à un


individu en fonction de ses caractéristiques psychologiques propres. Ainsi
considérée, la normalité est identifiée par l’épanouissement psychologique et
le fonctionnement optimal des diverses composantes de la personne.

En 1966, CANGUILHEM proposa le concept de « normativité » selon lequel un


individu sain est celui qui peut tomber malade et se rétablir ; c’est un individu
capable d’instaurer de nouvelles normes de fonctionnement dans des
contextes différents.
Cette ligne de réflexion conduit à définir la santé mentale non pas par l’absence
de maladie ou par un nombre réduit de symptômes, mais par des capacités de
changement et d’adaptation à des situations nouvelles.

De la même manière, Beauchesne considère comme normale « un état


appropié à un individu en raison de ses caracteristiques et de ses buts »,  la
pathologie étant, encore une fois, liée à une diminution des capacités
d’adaptation et de création.

Vocabulaire

Sémiologie : ensemble des signes ou des symptomes qui permettent de


reconnaitre une maladie (poser un diagnostique) ou un etat pathologique (=
ecart par rapport à une condition saine ou normale // condition psysique
causée par une maladie).

Signe : se situe du cote de l’observateur , ce que voit ou entend le clinicien.

Symptome : se situe du cote du sujet, ce que ressent le malade.

Syndrome : regroupement de signes ou symptomes qui ont lien entre eux.

Maladie : regroupement typique de signes qui ont corrélés (= relation


reciproque entre deux choses// synonyme : dependence, rapport, relation…)
entre eux, qui ont une évolution caracteristique et previsible et identique d’un
patient à l’autre.

Étiologie : recherche des causes et des origines des troubles de la maladie.

Nosologie : science generale des maladies conduisant à des theories


pathogeniques et parfois à des systemes de pathologies generales // discipline
medicale qui evalue, etablit les criteres qui permettent de classifier les
différentes pathologies

Nosographie : classification methodique des pathologies qui decole de la


nosologie.

Diagnostique : le reperage des signes et des symptomes qui permetten de


reconnaitre un type de maladie.
II- Histoire de la folie : aux sources de la psychopathologie

Jusqu’à l’aube du XIX eme siecle on cherche des reponses dans la relignes, dans
la morale, la philosophie et la littérature, que ce soit durant l’Antiquité, le
Moyen Age ou l’Ancien Régime.
De la même manière jusqu’au 18ème siècle, la philosophie et la médecine
grecque de l’Antiquité servent de modèles médicaux. La maladie physique et
mentale est conçue comme une rupture d’équilibre.

1- L’antiquité gréco-romaine (-3500,-3000 av. JC → 600)


a) Une médecine « scientifique »

Chez les peuples primitifs les maladies apparaissent comme des phenomenes
inexplicables, elle fait partie des manifestations anormales et sont attribuées à
des causes exterieures (comme une nourriture par exemple), ou à des
influences malveillantes, soit d’un être humain soit d’un être surnaturel.
L’explication est donc que l’esprit du malade est contaminé ou possedé par
l’influence des divinités, des semi-dieux, des demons, d’esprits hostiles, des
sorcieres…
Dans tous les cas la maladie est explique de manière irrationnelle par des
croyances baseées sur l’imaginaire .
Pour faire face à ces forces les hommes mettent en place des pratiques
magiques ou religeuses.

Depuis Hippocrate (460 avant JC) jusuq’au XIXeme siecle, la médecine repose
sur des systemes philosophiques c’est-à-dire que le médecin comprend, repere
et observe les phenomenes à partir d’une conception philosophique du monde.
Les traitements restent tres empiriques ( ctd qui s’appuie que sur l’experience
et l’observation et non pas sur une theorie ou un raisonnement) voire
magiques.
Hippocrate enseigne egalement la médecine par la philosophie et affirme qu’il
n’y a pas de difference entre la philosophie et la médecine car tout ce qui se
trouve en la premiere se trouve dans la seconde (il exclut ici toute explication
surnaturelle ou magique). Il cree sa theorie des humeurs qui implique le sang
(le cœur), la phlegme ( le cerveau), la bile jaune (le foie) et la bile noire (la rate).
Il explique la maladie comme un desequilibre entre ces humeurs est reste donc
le premier à donner une explication naturelle et coherente de la maladie et
integre de cette manière l’idée d’une médecine scientifique.
Cependant les causes des maladies restent ici des causes physiques /
organiques, et non pas mentales.

Théorie de l’humeur

L’être humain est constitué de quatre humeurs naturelles qui correspondent à


quatre propriétés fondamentales :
 le sanguin correspond au chaud
 le flegme correspond à l’humidité
 la bile jaune correspond au sec
 la bile noire correspond au froid
L’état de santé est un équilibre entre ces quatre humeurs. Quand il y a
prédominance d’une humeur sur les autres, il y a déséquilibre, donc maladie.
Hippocrate s’est intéressé aux maladies de l’esprit et en a décrit certaines.

Ex : La mélancolie
Le patient présente des troubles de l’humeur, de la culpabilité, de la tristesse,
de l’indifférence affective, il se voit sans avenir. Ceci entraîne un ralentissement
sur le plan psychomoteur. Hippocrate explique cet état par une sécrétion
excessive de bile noire (mélas = noir ; col = bile).

b) Une médecine religeuse

Utilisation fréquente de l’onirothérapie : certains pretres utilisaient le sommeil


dincubation. Ainsi pdt le sommeil du patient, les pretres inspiraient le malae,
lui donnaient l’impression que les dieux (comme Asclépios ou Esculape, dieux
de la médecine) s’exprimaient au travers des rêves.

c) L’apport de la médecine arabe.

Les Arabes apportent un cadre plus scientifique et systematique à la médecine


Le traité de la mélancolie d’Ishaq Ibn Amran est l’un des premiers traités sur les
maladies mentales. L’originalité de ce texte en plus de la rigeur clinique, est
l’importance accordé aux étiologies psychiques, developpés dans tout un
chapitre et la nécessité d’un abord psychologique dans ces malades.
d) Classification des maladies mentales dans la médecine antique

- Hippocrate distingue la manie et la mélancolie.

 Manie : La manie est une affection chronique. C’est un délire sans fièvre,
continu, avec une forte agitation qui peut apparaître soit isolément, soit
comme la manifestation d’une autre maladie.

 Mélancolie : « Que la crainte ou la tristesse persistent longtemps c’est un


état mélancolique », dit Hippocrate à propos de cette maladie, celle-ci
implique essentiellement la présence de la bile noire, humeur sécrétée
par la rate et responsable des passions tristes. 

- Arétée de Cappadoce va distinguer quant à lui la phrénésie et la


léthargie (ce sont des folies aigues) d’une part et la méloncolie et la
manie d’une autre part.

La phrénésie (agitation) et la léthargie (abattement, stupeurs) sont des


maladies aigües avec des un délires et fièvre intense et continue.

La mélancolie (tristesse) et la manie (excitation) sont des maladies chroniques


et générales/sans fièvre.

2- La société médiévale (= MA)/féodale (500 → 1500)


a) Conception surnaturelle et approche « naturelle » de la folie
(Lancelot).

Au Moyen Age, l’image de la folie intéresse de plus en plus les theologiens


comme Saint Augustin et Saint Thomas Daquin.
Dans la première moitié du Moyen Age, la médecine accorde de plus en plus
d’importance aux esprits et les théories psychologiques sont d’ordre
métaphysiques. La societe medievale considère le fou comme un demoniaque,
c’est-à-dire comme une victime de possesion diabolique.
b) Thérapeutiques

Les soins médicaux :

- Ils sont souvent à domicile mais peuvent avoir lieu dans des hôpitaux ou
dans des monastères.
- Parmis les premiers soins on lui rase d’abord la teta afin de lui appliquer
des onguens.
- On leur donne beaucoup d’opium afin de les calmer, mais aussi des
vomitifs ou émétiques pour débarrasser les humeurs corrompues. Parmi
ces derniers l’ « ellébore », à la fois purgatif et vomitif est devenu le
symbole même de la medication de la folie, de même, loin d’être une
drogue innoffensive, l’ellébore occasionne des vomissements violents,
souvent accompagnés d’evanouissements et de vertiges.
- On pouvait egalement prattiquer les « saignées » (prelevements sanguins
afin d’ameliorer leur état), la « cutérisation » (bruler certains tissus), la
« trépanation » (faire un trou dans la boite cranienne.
- On utilisait egalement l’hydrothérapie, les bains et les cures thermales.
- Les patients suivaient de même des regles d’hygene (le calme, un bon
air…) et une diete stricte.

Pour faire face aux forces mysterieuses l’homme tente e se les conciliers ou de
les maitriser par des pratiques magiques ou religeuses utilisant des moyens
comme la suggestion, la corruption, la supplication, l’intimidation, ou des
pratiques et rituels magiques. Ces pratiques sont souvent confiés à un homme
à qui on attribue le pouvoir d’une relation avec les esprits (= sorciers,
guerisseurs ou pretre).

Cpdt, dans le traitement de la manie Caelius Aurelianus developpe déjà ce que


croiront avoir inventé les peres fondateurs de la psyquiatrie à la fin du
XVIIIeme : le traitement moral. Il prescrit qu’au traitement du corps s’ajoute
celui de l’ame par le dialogue, la lecture, le theatre. Il conteste egalement les
traitements de chocs recommandes comme le jeûne absolu, le fouet, comme le
recommandait Celse. Caelius reste « le seul psyquiatre coherent de
l’Antiquité » selon J.Piguead.
Les saint guérisseurs :

Lors d’un pelerinage (qui durait une semaine) le malade devait assister aux
messes, aux esorcismes, aux seances d’hydrotherapie… puis à la fin de son
séjour il pouvait (apres avoir passé une rude selection) esperer toucher les
reliques du saint.

c) Un statut juridique particulier

Il faut savoir que les deficients mentaux et les malades mentaux n’étaient pas
différenciés. Les deux subissaient le droit canonique et le droit civile. La famille
ou la communauté d’habitants etaient responsable moralement et
juridiquement de leurs fous. Le tuteur devait garder un œil sur le
comportement du malade et, à partir d’un certain niveau sociale, le garder à
domicile.
Le fous pouvait être egalement placé dans une communauté religeuse à
condition que la famille puisse payer la pension.

L’incarceration dans les prisons était plutôt rare, et si elle se faisait, les malades
mentaux n’etaient pas isolés des autres prisonniers, cpdt dans les cas extremes
ils etaient emprissonnés dans des « tous aux fous » si ces derniers etaient des
furieux ou des fous criminels.

Les hôpitaux de leur cote, malgré les nombreuses fondations au XII et au XIII
siècle, refusaient de recevoir des fous faute de salles spéciales pour les isoler.

= Intégré ou rejeté par la communauté, le fou dans un cas comme dans l’autre,
reste donc un exclu

Les explications surnaturelles de demoniaques vont s’etendre jusqu’au XIVeme


siècle ou elles trouveront leur apogé, cptd le devoir de charité amene à la
création d’hôpitaux pour les indigents et les fous au XII et XIII eme s.
3- L’âge classique et l’idéologie du « grand renfermement » des
malades mentaux (16ème - 17ème - 18ème)

a) Le « grand enfermement »

Les malades mentaux devenaient donc tres souvent des errants, petit à petit
on constate alors des « tropeaux d’errants » qui encombrent les routes, ce qui
repose la question de leur assistance
L’édit de 1656 (édit du grand enfermenet) fustige et interdit la mendicité et
ordonne l’enfermement des mendiants.
C'est ainsi que nait l’hôpital general (Salpétrière, Hotel Dieu…). La reussite est
faible, peu de personnes acceptent d’enfermer les malades dans des hôpitaux
ce qui donne naisance aux :

- Lettres de cachet pour ordonner l’internement d’individus.


- Maisons de force (Petites-Maisons, Chareton)
- Dépots de mendicité (Louis XV).

b) La psychanalyse

En réction à la démonologisation des malades mentaux va naire la


psychanalyse.
Jean Weyer (1515-1588) dans un esprit humaniste va défendre les fous accusés
de sorcellerie : il demanade que ces fous soient traités par la médecine et
qu’avant chaque proces un avis médical soit démandé.
= Il s’agit ici de differencier la possession de la maladie mentale.

Peu de temps apres Félix Plater décrit les symptomes de la méloncolie et tente
une classification des maladies mentales, tout en continuant d’affirmer le
caractere surnaturelle.

Dans le même movement l’Italien Gazoni demande que les fous soient traités à
l’hôpital.

= La maladie mentale revient dans le domaine médical mais represente une


entité particulière.

À la fin du XVII siecle s’elabore une doctrine de l’Assitance Publique et nait


l’ « aliénisme ».
4- La naissance de l’aliénisme : Pinel et le traitement moral
(18ème)

En 1785 la question de la folie est officiellement à lordre du jour en France avec


l’apparution d’une circulaire due à Colombier, inspecteur general des hôpitaux
et des maisons de force, et à Doublet, son assistant.
Cette « Instructions sur la manière de gouverner les insensés et de travailler à
leur guérison dans les asiles qui leur sont destinés » et un veritable manifeste
de la prise en charge des insensés par l’État. Dans ces « lieuc nouveaux » les
malades seront repartis dans des quartiers différents : un pour les imbeciles, un
pour les fous violents, un pour les fous tranquiles, un pour « ceux qui
paraissent dans le chemin de la guérisson ».

= comme nous l’avons vu, avant le XVIII eme siecle le fou est consideré comme
un démoniaque, un possedé isolé et exclu, cpdt au cours du XVIIIeme la
maladie mentale devient unique, à part entière et nait alors un traitement ainsi
que des etablissements specifiques (cités ci-dessus).

La fin du XVIIIeme marque la naissance de la psyquiatrie en Allemagne ave


Christian Reil et en France avec Philippe Pinel.

PINEL (1745-1826)

Philosophe des lumières et médecin attaché à la théorie des humeurs, l’image


de Pinel est aujourd’hui celle d’un homme qui libéra les fous de leurs chaines à
l’hôpital de Bicêtre pendant la revolution francaise. Il est convaincu d’une
necessité de traiter les malades mentaux avec humanité.

C’est un geste symbolique qui marque la naissance de l’ère moderne. Pinel a


été l’un des premiers médecins à s’interesser à l’éthiologie des maladies
mentales, il décrti un grand nombre des névroses, l’hypocondrie, la mélancolie,
les manies et les démences.

Selon lui, les passions et les émotions (provoquées par l’environnement)


toucheraient le fonctionnement des visceres et entreneraient la pathologie. La
cause n’est plus totalemet organique, mais devient morale et environementale.
Il ecrit le traité medico-philosophique sur l’alienation mentale (1800) dont on
ressort quatro points majeurs :

1) Un nouveau regard sur la folie : la folie est une entité morbide


(c'est une maladie à part entière)
2) Il démystifie (= il détrompe l’idée de folie) la folie : c'est une autre
manière d’être Homme. La folie devient l’aliénation mentale (ou
vésanie = d »rangement d’esprit : folie).
3) La folie devient objet d’étude scientifique
4) Il cree la notion de traitement moral : la communication avec le
malade est possible, la thérapeutique doit s’adapter au malade.
(Moral= qui n’est pas un traitement physique)

«  Le véritable traitement psychique s’en tient […] à cette conception que la


folie n’est pas une perte de la raison, ni du côté de l’intelligence, ni du côté de
la volonté, mais un simple dérangement d’esprit, une contradiction dans la
raison qui existe encore […]. Ce traitement humain, c’est-à-dire aussi
bienveillant que raisonnable, de la folie n’est pas un traitement physique ».

Le traitement moral

( Morale ≠ moral Moral désigne la part psychique et notamment affective de


l’individu)

Cela consiste à tirer partie de la raison qui subsiste chez l’aliéné.


3 concepts majeurs :

- Douceur : le médecin doit être patient, garder espoir d’une amélioration.


- Bienveillance :il doit compatir et créer un climat de sympathie
- Persuasion : il faut convertir le malade au système de croyances du
médecin.

C'est d’abprd une techquine de douceur qui pousse le malade à se confier, ce


qui donne naissance à l’empathie et à lapsychotherapie actuelle, cpdt le
médecin doit rester le maître et pour cela il ira, eventuellement, jusqu’à se
faire craindre. À partir de ce dernier point, certains médecins comme Lauret
(accusé d’avoir radicalisé le traitement moral ) , ont profité pour devenir des
intimidateurs, usant de la terreur, ce qui a donné naissance à des mesures
repressives et à l’autoritarisme.
Enfin d’une certaine manière Pinel isole la maladie mentale des autres
maladies et donc l’isole du progres médical.

Le classement des maladies

- Le delire general : la manie periodique


- Le delire partiel : la melancolie
- La demence : affaiblisemment intellectuel generalisé
- Idiotisme : abolition, plus ou moins, totale de la raison.

ESQUIROL Jean Etienne (1772-1840).

Esquirol est eleve de Pinel à la Salpêtrière et médecin à partir de 1811, il


inaugure en 1817 un cours clinique de médeciine mentale très fréquenté.
Il reste fidele à Pinel sur les causes à la fois physiques et morales de l’aliénation
mentale, sur le siège de la folie dans les viceres et sur le role de l’heredité.

Il soutient en 1805 sa thèse ,Des passions considerées comme causes,


symptomes et moyens curatifs de l’alienation mentale  : Pour lui , les passions
sont considerées comme la cause, les symptomes et le moyen curatif de
l’alienation mentale.
La difference entre les passions et la folie est une difference quantitative  :
«Non seulement les passions sont la cause la plus commune de l'aliénation,
mais elles ont avec cette maladie, et ses variétés des rapports de ressemblance
bien frappants" .

- Les passions designent la frontière entre l’ame et le corps, c'est une


émotion poussé à son extreme.
- L’épigastre est le lieu de rencontre entre l’organique (les causes
physiques) et la morale ( metaphoriquement). Ce lieu se situe dans le bas
ventre et c'est là que se ressentiraient les passions.
Esquirol definit et distingue egalement l’hallucination et l’illusion  :

- Hallucination : sont des expressions sensorielles ( de la vue, de l’ouie, du


toucher…) qui n’existent pas et sont entierement des produits de l’esprit.
- Illusion : fausses interpretation reposant sur une mauvaise interpretation
d’un stimulus sensoriel réel.

« Un homme qui a la conviction intime d'une sensation actuellement perçue,


alors que nul objet extérieur est propre à exciter cette sensation, n'est à portée
de ses sens, est dans un état d'hallucination : c'est un visionnaire. L'illusion, au
contraire, est une erreur des sens, qui ne met pas en question la présence
réelle du support de la perception. Il y a toujours impression actuelle des objets
extérieurs, impression des sens »

La classification des maladies mentales

Il distingue tout d’abord l’insuffisance du developpement mentale (l’idiotie, le


crétinisme, l’imbécilité) et l’affaiblissement psychque (la démence).
= Diagnostic différentiel entre démence et idiotie : "l'homme en démence est
privé des biens dont il jouissait autrefois, c'est un riche devenu pauvre ; l'idiot a
toujours été dans l'infortune et la misère".

Puis il distingue :

- La manie : délire général (garde la def de Pinel).


- La mélancolie de Pinel est alors divisé en deux :
 La lypémanie (délire partiel triste, pouvant aboutir au suicide).
 Les monomanies ( delires limités à un petit nombre d’idées).

Il existent egalement plusieurs types de Monomanies :


- Monomanie intellectuelle : illusions, délires, hallucinations
- Monomanie affective : sans délires.
- Monomanie instinctive : actes délictueux, immoraux.
Loi du 30 juin et la naissance de l’asile.

 Esquirol est à l’origine de la loi de 1838 qui régit les modalités d’internement.
Chaque département est tenu d’avoir un asile d’aliénés, avec des modalités
d’admission et de sortie afin de proteger les biens des aliénés. Cette loi permet
également le placement volontaire des aliénés ou bien le placement d’office (=
placements ordonnés par l’autorité pubmqiue).

C’est à partir de cette loi qui naissent un grand nombre d’établissements


psychiatriques dans toute l’Europe donnant l’occasion aux psychiatres de faire
des observations cliniques sur un grand nombre de patients. Vont se
développer les consultations privées (Freud, Janet…).

La construction des asiles se fera relativement rapide, mais en 1870 tout


s’arrete et l’entretient des etablissements se fait moindre par manque de
financement. Apparait alors un encombremet des hoîtaux, un rennoncemment
thérapeutique et des mouvements anti-psyquiatriques.

5- L’étiologie des maladies mentales

- Mac Cummen William (1710-1790) evoque pour la premiere fois au


XVIIIeme siecle la notion de névrose (consideréé comme une maladie
nerveuse = etiologie organique).

La nevrose serait une affection psychogène (les symptomes sont


l’expression symbolique d’un conflit psychique trouvant ses racines dans
l’histoire infantile du sujet) d’une gravité plus ou moins faible dont le sujet
serait conscient de son trouble. De même le pronostic était assez favorables.

- Von Feuchtersleben (1806-1849) quant à lui, évoque pour la premiere


fois au XIXeme la notion de psychose ( consideré comme une maladie de
l’âme)

La psychose s’agit d’une atteinte de l’identité et du rapport à la réalité,


d’une gravité plus ou moins élevée dont le sujet nest pas conscient de son
trouble et dont le pronostique reste réservé.
- Après Pinel et Esquirol (qui reunisent les causes morales et organiques :
folie et passion) certains psyquiatres vont rechercher l’origine des
maladies mentales dans les lesions organiques cerebrales par la méthode
anatomo-clinique. Pour ces medecins la folie est consideré une maladie
parmi d’autres, explicable par la physiopathologie et non pas par la
psychopathologie.

- Gall Franz Joseph (1758-1828) lance la theorie psycho-physiologique.


Pour lui, le cerveau est composé de plusieurs sous-organes spécifiques à
des penchants ( capacités, predisposition), sentiments et facultés. On
parlera plus tard de la theorie de la localisation du cerveau, qui est tjs
d’actualité (une localisation du cerveau = certains types de facultés).

 L’erreur de Gall a été de dire que la forme du crane permettrait de


reperer ces zones, de dire si elles sont res developpes par rapport à la
moyenne ou non. Ainsi étudier le crane reviendrait à etudier les
facultes dont est pourvu l’individu en question.
= On parle ici de crânoscopie ou phrénologie ( phrên : pensée // logos :
science). Cette théorie a été appelée vulgairement la "science des bosses".

- Bayle Antoine Laurent (1799-1858) : Pour lui, la plupart des maladies


mentales ont pour origine une inflammation des méninges. Il décrira un
cas idéal où le modele anatomo-clinique s’applique parfaitement = cas
de la paralysie généralisé incomplète.

 Le probleme est que cette méthode est loin de s’appliquer à toutes les
maladies. Finalement les médecins l’abandonneront au profit de la
recherche de lésions cette fois-ci fonctionnellens (modifications
cérebrales d’ordre chimique)
6- Les thérapeutiques: de l’antiquité au milieu du 20ème.

Au cours de l’histoire nous avons pu étudier différentes types de


thérapeutiques, dont les régimes alimentaires, les saignées, les médicaments…
Cpdt, on trouve également :

- L’hydrothérapie : Repose sur l’hypothese des vertus thérapeutiques de


l’eau. Cette méthode est tres utilisée à toutes les époques et elleest tjs
réglementée. Elle peut avoir une fonction révulsive (afin de
décongestionner une partie du corps), tonique ou sédative. Elle
s’applique de différentes manieres ne fonction du type d’alienation, par
exemple on met en place des bains toniques, courts et froids, pour les
dépressifs.
 Pinel : « les bains sont un moyen puissant de guérison: un
établissement bien entendu doit être pourvu de toute espèce de bains
et avec une sorte de profusion: il doit avoir des bains ordinaires et
médicinaux, des douches ascendantes, des étuves sèches et humides.
On a renoncé avec raison aux bains d’immersion et de surprise… ».

 Pinel à propos des bain de surprise (bain tres frois avec un


changement subit de température qui créé un choc qui ramene le fou
à ses sens) : « le bain de surprise convient dans la manie, lorsqu’elle
résiste aux bains tièdes, à la douche et autres remèdes, puisqu’il
ajoute aux effets de l’impression brusque de l’eau froide les avantages
d’un saisissement [..], mais on sent avec quelle circonspection et
quelle réserve doit être exécutée une semblable méthode, qu’on ne
peut se permettre que dans les cas les plus graves et le plus
extrêmes».

- La chaise tournante ou le fauteuil rotatoire  : Invanté par Hermann


Boerhaave, la vitesse rendait incoscient. Darwin soutiendra l’idée que la
folie nait de mouvements désordonnés des fibres nerveuses, ainsi la
chaise tournante permettrait de les réordonner.
- La Galvanothérapie : Inventé par Aldini, qui l’appliquait au sujet
mélancolique ( méthode qui utilise l’éléctricité)
- Le traitement moral de Pinel
- Les moyens de contention  : Les camisoles, les manchettes, les grands
panier en osier…
 Inspecteurs du service des aliénés (1874) « Nous aimons beaucoup
mieux laisser un aliéné se promener dans un préau avec la camisole ou
les manchettes que de l’enfermer dans un cellule fût-elle matelassée».
- Le travail et les exercices physiques : Au début les exercices physiques
etaient tres usités, mais les medecins ont vite établit que faire travailler
les malades serait plutôt utile à la societe. Le travail aurait alors trois
vertus :
 La distraction.
 Des vertus hygeniques.
 Une certaine utilité.

- Des voyages thérapeutiques  : Pour les plus aisés.


- Loisir et éducation  : Le dessin, la peinture, la lecture (des livres non
violents ou passionnés) les jeux de societé (qui favorisaient la sociabilité
et la concentration), les écoles d’instruction elementaire, le
bistot/buvette (chaque malade avait droit à une consommation par jour)
et l’organisation de pièces de theatre ou bals.

Cpdt on a une approche pedagogique et reeducative en 1905 avec la


publication du cas de Binet et Simon , cette position est illustré par ces travaux.

Siecle des lumieres 18 eme :


Se prepare lair scientifique de la psycquiatrie autour des deficiences mentales ,
il y a pls articles sur l’imbicilite qui osnt pblies dans l’encyclopedie de Diderot.
La nosographie ctd la manière de decrire la maladie afin de la classer est l’effot
des medecins de lepoque = cet effot se trouve dans le traité de pinel qui
marque encore une fois la naissance de la psychiatrie

De mm Itard avec son traitement de victor de l’Aveyron fonde la


pédopsychiatrie. ( film de victor lenfant sauvage)
Ce cas offre un nouveau regard, et marque la pratique et la reflexion
scientifique , on cherche à decrire de la manière la plus scientifique possible.
Itard va mettre en avant l’aspect humain de sa condition et le traitemetn quil
porpose c le premier traitement psychotherapeutique appele « traitement
morale ». cptd ce cas cree un oppostion entre Pinel qui a une vision organique
et iTARD A UNE VISION psychologique. Itard pense que cet enfant est de cette
manière car il a vecu seul trop longtemps et pense quil lui faut une occupation
quotidienne afin de le ramener a la communication. Il reussi a amener cet
enfant a progresser

Les premeirs services pour effants apparainsent au 19eme siecle cptd il ny a


pas des services speciaux pour les enfants idiots, aucune mesure de traitement
pour les enfants est prevu par la loi du 30 juin 1838, il n’y a pas de specification
pour linternation des enfants.

Cpts il y a 3 tentatives pionniers pour les enfants diiots en : 1821 à la


salpetriere ; 1828 la lhopital bicetre : 1834 felix voisin qui fonde lecole
orthophrenique afin de redresser le caractere, la pensee.. (ecole de
redressement)
Ces services sont speciaux pour de senfants « idiots ».

1821 : proposé par jean pierre falret = ecole consacre pour les enfants de la
section des idiots. Il dirige ce services pdt 20 et propose 2 temps dans sa
reflexion : la 1 jusquen 1830 il propose une etiologique organique et cherche
des causes au niveau clinique et anatomique , on cherrche des ions
anatomiques du cerveau nottament.
Cptd cette reflexion glisser vers une reflexion plus psychologiqe a partir de
1830, pour lui l’imbecilité résulte des deficits des telle ou telle faculté morale.

1828 : Ferrus cree en 1828 o lhopital Bicetre.


Il cree un centre pur enfants idiots et epilectiques. Pour lui l’idiotie est une
sorte d’egourdissement’ de letre humain , de ses facultes mentales et il est
persuader que si on reveiller ces facultes mentales a laide dun traitement
morale et pedagogique on pourra reveiller ce corps dont les organes orments.

A cette epoque, deux axes etiologiques sont reconnus :


On a des causes somatiques (malformations, pathologies organiques) et d’un
autre cotre on a les causes psychogenes liees à un mauvaise éducation.
1833 : felix voisin fonde une ecole pour enfants idiots et epileptiques et ensuite
en 1834 il fonde son ecole orthophrenique ou il recoit de senfants avec des
profils varies nottaments des enfants dits nesses « pauvres d’esprit’ qui se
situent entre la personne ordinaire et idiotes ; on recoit egalement des enfants
qui ont recus une éducation dite « mal dirigee » ; on recoit de senfants qui ont
commis de crimmes ; on recoit egalement des enfants ne des parents
« alienes »
Il propose une etiologie psychogene.

D’autres medecins vont apporter un nouveau souffle à la reflexion


En 1853 delasiuve publie « de spricipes qui doivent presider à leducation des
idiots »
Le souci etiologique est secondaire, il se preocupe pour linstruction et la
pedagogie et pote un interet majeur aux qualites restees intactes dans ses
enfants ;
Il considère quil y a deux categories de sdeficinces intellectuelles :
Le profondes avec une etiologie organique
Les partielles pour lequelles il ne se pronoce pas vraiment sur leurs causes.

Ce nouveau souffle est suivi par son eleve Bournebville qui prend la direction
du service pour enfants idiots et epileptiques de bicetre en 1879. Son travail
sont bases sur les mm conceptions etiologiques que delasiauve.
La pathologie lourde revele dune etiologie somatique grave. Lensemble tres
heterogene de troubles sont regroupes sour les qulifications d’imbecile et
d’arriéré.
Determinants psycho-sociologues.
1ere insitut medico-pedagogique à Vitry.

Hippolyte-tranquille Vallée fonde son propore traitement àGentilly, son centre


tombe dans lheritage de la ville de Paris et qui donne lieu à la ofndation Vallée.

En 1890 la fondation est rattache à bicetre, bournevillle en reprend la direction


jusqu’à sa mort en 1909.
On retrouve le même souci medico-pedagogique.

Ensuite on verra naitre les asiles-ecole, nottament car en 1875 il y a un rapport


dinspection sur les asiles et revele que ces asiles sont insalubres et sans
equipenemnts.
Bourneville cree alors un asile-ecole dans son service.
5 autres asiles sont crees au debut du 20 eme siecle.
Le traitement medico-pedagogique est proné par bourneville.

Cette aproche, ce traiteme meico-peda consiste : il propose à la fois un


traitement hygenique (locaux bien airés,nourriture abondante, de la marche,
bien equipés..) alors que avant les enfats etaient enfermes dans de socnditions
insalubres , et une éducation adapte : on enseigne le dessin , la musique ,
l’ecercice de la mémoire..

Le sommet de ce mouvent pedagogique est constitué par le projet de binet de


Simon qui priposent une echelle de mesure de litelligence en 1905 afin de
dtecter les efants en difficulté , l’idee est de leur proposer une solution ensuite.
En 1907 binet cree alors des classe de perfectionnements. La pedagogique,
l’éducation est une preocupation majeur, mais pas la seule.

A la fin du 19 eme siecle un autre preocupation est celle de decrire les troubles
pedopsycchiatriques, on decrit donc la demence precoce infantile par Krapelin,
la demence precocissime par Sanctis, et la demance infantite par Helle .

Ces différents tableaux de dmence qui se decrivent par ces medecins sont
recuillis par Higier en 1924.

On decir tla demance puis la psychose.

Bleuler en 1911 introduit le terme de schizophrenie, il parle de « desagragation


de la personnalité » plus qu’un « effondrement démontiel ». pour lui il a
vraiment une attente de la vie affective.
La demence precoce et la demence precocissime etc sont rebaptise
« schziophenie infantil » , la premiere description detaile des sympotomes est
faire par luise despet à linstitut psychiatrique de l’etat de new york.

En 1943 Kanner va decrire pour la premiere fois lautisme infantile precoce et le


differencie de la schizo infantile. Lautisme est connu donc au depart comme la
maladie de Kanner. Il étudie les cas des enfants qui presentes des
comportements particuliers caracterises par une inaptituse de etablire des
relations normales avec les personnes et reagir normalment aux situations, ils
ont egalement beson de sisoler et de mainteneir leur environnemetn inchangé.

En parallele Margarete Malher va tenter de resumer les axes de


comprehension de la schizo chez lenfant. Ici le terme de psychose est prefere
car il aurait des connotations moins negatives.
En 1949Lebovici va proposer un essai de comprehension des psychoses
infantiles et sappui sur la theorie psychanalytique.

En 1959 le spsychoses infntiles osnt officiellement reconnus nottament grace à


l’articlr de Diatkine , Stein et Kalmanson publie dans lencyclopedie medico-
chirurgicale.

En parallele on trouve un iteret autour des troubles plus benin, on cree des
ocnsultations de guidance infantile, de conseil,, de depistage et dorientation
medico-pedagogique pour l’enfance en danger. Ce seront les modeles des
futurs offices publics dygiene sociale de lapres guerre 1947 : des internats et
externats pour enfants dits « caracteriels ».
On trouve egalements les premiers centres medico-psychopédagogiques et en
1948 la premire chaire de neuropsychiatrie infantile à paris dont le premier
titulaire est H…

Le secteur de psychiatrie infanto-juvenile est un dispositif de soins et de


prevention en santé-mentale pour les enfants les adolescents et leurs familles
dans une aire geographique donné et concerne une popo de 200 à 300 00
habitants ou on trouve une equipe pluridisciplinaire de professionnels.
Plusieurs lieux osnt diversifies et articules entre eux.
Ce sont des lieux d’accueil, de consultation et de traitement et lieux de soins
instituionnels à temps partiel ou à temps plain.
Cette politique de soins saffirme à partir de 1960.

Il est nee dun mouvenet de critique des asiles. Le terme de secteur apparait en
1945 dans les etats generaux de la renaissance de lapsychiatrie. Plusieurs
rapports osnt ecrits pour en préciser les principes.
On a des realisations pionnieres comme le centre de guidance infanto-juvenule
de lhopital rousselle en 1946, le centre Binet..

Le princepes osnt de lutter contre les discriminations sociales, le respect de la


perosnne et la condition humaine, le fait de mettre en avant le soin plus que
lasistance, dintervenir dans le sociale et sur le sociale pour reduire les attitdes
de rejet, et prompuvoir la prevention et la recherche.
Ces principes sont inscrit dans une serie de textes reglemantaires qui posent le
cadre su decter : le texte inaugural sous la forme de la circulaire du 15 mairs
1960 et la circulaire du 16 mars 1972
Dispositif sectoriel actuel

References :