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Galaktionov Simon

Littérature postcoloniale de la Nouvelle-Zélande et son adaptation


Diapo 2  :
Il y a trois langues officielles en Nouvelle-Zélande aujourd’hui : l’anglais, le maori et le
la langue des signes.
Selon le recensement de 2018, l'anglais est parlé par 95,4 % des Néo-Zélandais (dont 81
% d’entre eux en tant qu’unique langue parlée, soit 79 % de la population totale du pays) et le
maori par 4 % (dont 6 % d’entre eux en tant qu’unique langue parlée, soit 0,2 % de la population
totale du pays).
En 2018, 185 955 Néo-Zélandais étaient capables de tenir une conversation en maori, soit
18,4 % de ceux qui se sont déclarés comme ethniquement maori (25 % en 1996), en baisse de 4,8
% par rapport à 2006 avec une population la maîtrisant tendant à vieillir.

Diapo 3  :
L’expression « Renaissance māori » fait référence à la renaissance de la culture de la
population autochtone māori dans la seconde moitié du XXe siècle en Nouvelle-Zélande. Jusque-
là, la représentation de la langue, de la culture, des intérêts politiques et du mode de vie maoris
était pratiquement inexistante au niveau national. La raison pour cela était la longue domination
de la partie européenne de la population sur les groupes autochtones colonisés. Cependant, la
situation a commencé à changer progressivement après la Seconde Guerre mondiale, après quoi
l’influence des Maoris en tant que minorité nationale s’est considérablement accrue. Au cours de
cette période, la reconnaissance de la langue maorie au niveau national a également commencé.
La conscience maorie de leur rôle dans la société néo-zélandaise a conduit au développement de
sentiments de protestation et à la tenue de nombreuses actions. Certains chercheurs partagent la
renaissance culturelle et politique des Maoris, cependant, il y a d’autres qui ont une opinion
différente : « Ce serait une erreur de séparer les aspects politiques et culturels de la renaissance
maorie. Le renouveau culturel signifiait le retrait des aspects esthétiques, politiques et
économiques de la vie maorie du programme d’assimilation ».

Diapo 4  :
L’ère de la Renaissance māori est caractérisée par la création de tels artefacts māori qui
présentent un intérêt non pas comme une simple composante exotique de la vie de la partie
européenne de la Nouvelle-Zélande, mais en tant que moyen de préservation de la culture de
l’ethnie indigène. La renaissance a incité à l’action et à la participation non seulement de l’élite
culturelle māori, mais aussi de ceux qui n’ont pas pris une part active aux mouvements et actions
de protestation. La nature hybride de la Renaissance māori a également résonné avec la
population européenne. Les chercheurs expliquent cet intérêt comme suit : « L’une des
caractéristiques de la Renaissance maorie était la volonté de coloniser (ou de contre-coloniser)
les formes européennes existantes, telles que le roman et la nouvelle, et de les utiliser à des fins
non européennes ».

Diapo 5  :
Le caractère postcolonial de la Renaissance māori est manifesté aussi dans la préservation
et la renaissance du patrimoine linguistique māori. Pendant un certain temps, la langue māori a
été évincée même de la vie quotidienne de la population indigène, ce qui l’a mise dans une
position extrêmement dangereuse, proche d’extinction. On peut supposer avec certitude que sa
perte totale pourrait conduire à la dissolution de la tribu indigène dans la population du pays et à
la perte de l’identité culturelle des Māori. Mais grâce aux activités des groupes militants appelés
« Kohanga Reo » sur la renaissance de la langue et de son enseignement, cela a été évité. En
1982, ces organisations publiques ont tenté d’inclure des cours māori dans les programmes
éducatifs à différents niveaux, mais malheureusement, elles ont échoué. Au niveau législatif, le
statut de la langue n’a été consolidé qu'en 1987 après l’adoption de la « Loi sur la langue māori »
par le Parlement néo-zélandais. Après cela, il est devenu officiellement possible de l’étudier dans
les écoles et les universités, des fondations culturelles financées par l’État et des organisations
māori ont commencé à apparaître, ainsi qu’une chaîne de télévision distincte en langue
autochtone.

Diapo 6  :
Au cours de cette période, la littérature māori a également connu son essor, ce qui est
d’un intérêt particulier en tant que moyen d’expression textuelle de la culture indigène de cette
époque. Elle reflétait à la fois les problèmes sociopolitiques de la population autochtone et ses
expériences et tentatives internes pour trouver son identité nationale et culturelle.
À l’ère de la Renaissance maorie, des écrivains tels que la romancière Patricia Grace, le
publiciste Alan Duff, qui a reçu une large reconnaissance internationale, Witi Ihimaera et Keri
Hulme, et d’autres, ont travaillé.

Diapo 7  :
Une attention particulière doit être accordée à Keri Hume et à son roman « The Bone
People » (1984), qui a reçu en 1985 le prix Booker. L’ouvrage révèle divers problèmes sociaux
auxquels sont confrontés les représentants de la population autochtone à cette époque : de la
discrimination cachée contre les māori aux tentatives de trouver une nouvelle identité culturelle
avec la population européenne du pays. Hulme utilise diverses techniques postmodernes
inhérentes à la littérature māori de la Renaissance, comme la déconstruction de l’expérience
coloniale, l’utilisation libre d’emprunts lexicaux aux Maoris, la création de son propre mythe
néo-zélandais, etc.

Diapo 8  :
Dans son œuvre Hulme emploie beaucoup de mots de la langue indigène, parfois il y a
même des dialogues en māori. Pour trouver une approche convenable il faut s’adresser aux idées
postcoloniales de la traduction. Lawrence Venuti et son développement de la théorie
postcoloniale : stratégies de domestication et forenisation. Utilisation de la stratégie de
forenisation pour adapter « The Bone People ».

Diapo 9 :
La culture indigène māori est toujours en cours de sa décolonisation et cela est manifesté
non seulement dans les œuvres de la Renaissance māori, mais aussi dans la littérature
contemporaine. La traduction peut être employer afin de promouvoir la sauvegarde et le
développement de la culture indigène.