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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

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ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES (E.I.S.M.V.)
DE DAKAR

Année : 2019 N° : 05

LES DOMINANTES PATHOLOGIES DANS LES ELEVAGES AVICOLES


DE LA ZONE PERI-URBAINE D’ABIDJAN (COTE D’IVOIRE)

THESE

Présentée et soutenue publiquement le 18 Juin 2019 à 10 h 30 mn devant la Faculté de


Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar pour obtenir le grade de
DOCTEUR EN MEDECINE VETERINAIRE (DIPLÔME D’ETAT)
Par
Zeinabou DIARRASSOUBA
Né le 25 Juillet 1987 à Yamoussoukro (CÔTE D’IVOIRE)
Jury

Président : Monsieur Emmanuel BASSENE


Professeur Titulaire à la faculté de Médecine, de
Pharmacie et d’Odontologie de Dakar
Directeur et rapporteur de thèse : Monsieur Yaghouba KANE
Maître de Conférences agrégé à l’EISMV de Dakar
(Sénégal)
Membre : Madame Rianatou BADA ALAMBEDJI
Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar (Sénégal)

Co-encadreur : Monsieur TOURE Alassane


Chef de service de parasitologie au Laboratoire
Central Vétérinaire de Bingerville
(LCVB)/LANADA (Côte d’Ivoire)
IN MEMORIUM

A la mémoire de mon défunt père DIARRASSOUBA Issouf, Ce fut un rêve, celui de


t’avoir à mes côtés lors de ma soutenance. Malheureusement le tout puissant en a décidé
autrement. Je ne saurais te remercier assez pour tout ce que tu as fait pour mon éducation.
L’affection et la fierté que tu avais de m’avoir comme fille, fait qu’il m’est difficile de
vivre sans toi mais celle-ci me donne toujours le courage et la force de faire face à chaque
difficulté. Trouve dans ce travail totale satisfaction et surtout que Dieu le tout puissant
t’accorde sa miséricorde. Paix à ton âme, nous ne t’oublierons jamais.

A mon grand-père DIARRASSOUBA Lacina, que le paradis soit ta dernière demeure.

A mes belles-mères KOUMBA, BENDOR et AHISSA, j’ai eu vos bénédictions pour


le début de cette aventure. Ma joie aurait été grande de vous voir près de moi pour
l’obtention de cet diplôme, Allah a décidé autrement. Je ne vous oublierai jamais.

Sincères reconnaissances que vos âmes reposent en paix et que la terre vous soit légère.

i
DEDICACES

Au nom d’ALLAH, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux

Gloire, pureté et louange à Allah, Maitre et Seigneur des Univers. Que la prière et le
salut soient sur le plus illustre des prophètes, Son Messager et notre bien aimé
Mohammed (PSL) ainsi que sa famille.

Par essence et par excellence. Grace à TOI, je suis arrivé à cette précieuse étape de mon
cursus scolaire. Merci pour tes innombrables bienfaits sur ton serviteur.

Je dédie ce travail :

 A ma mère DOUMBIA Salimata épouse DIARRASSOUBA, Maman, je veux te


dire que je t’aime et je ne cesserai de te le dire, tes efforts inlassables méritent
aujourd’hui d’être salué. Tu nous as toujours démontré ton amour à travers tes
actions, ton soutien et ta disponibilité. Tu t’es toujours sacrifiée pour le bien être
de tes enfants. Tu m’as chéri et tu ne cesses de me chérir. Tu as été une
combattante exemplaire et passionnante. Ce travail est le fruit de tes prières, de
ton soutien et de tes encouragements. Trouves en lui une première récompense à
toutes les souffrances endurées, puisse Dieu te garder longtemps à nos côtés.

 A mon bien aimé mari BAH Ahmed Sidick, en témoignage de reconnaissance


surtout pour ta bienveillance, ta patience, ton soutien, ta tolérance, et ta confiance
envers moi. Tu m’as vue, tu m’as aimée et tu m’as honorée en faisant de moi ta
femme. C’est vrai que par moment j’ai beaucoup de caprices et j’ai baissé les
bras. Mais tu es resté, tu as cru en moi et tu m’as soutenue espérant toujours voir
ta femme être une grande diplômée. Je tiens à t’assurer, mon amour, que mon
cœur n’appartient qu’à toi. Tu es et tu demeureras celui qu’Allah a choisi pour
moi. Chaque jour que Dieu fait je t’aime d’avantage, aujourd’hui plus qu’hier et
bien moins que de demain.

ii
 A mon bébé BAH Fatoumata Binta qui a vécu difficilement mon absence, durant
toutes ces années à Dakar .Que ALLAH veille sur toi, te protège et te donne
longue vie et santé de fer.

 A mes petites sœur chéries DIARRASSOUBA Fatoumata, DIARRASSOUBA


Madoussou, DIARRASOUBA Salimata et DIARRASSOUBA Nanminignan.
Que ce modeste travail puisse vous inspirer et vous galvaniser à faire mieux et
que Allah dans sa grandeur vous éclaire de sa lumière divine.

 A mes frères, DIARRASSOUBA Alhassane et DIARRASSOUBA Mahmoud.


Trouvez dans ce travail l’expression de toute mon affection.

 A mes belles-sœurs, BAH Absatou, BAH Alimatou, BAH Kadidja et BAH


Salimata. Soyez rassurées de ma profonde gratitude.

 Dédicace aux familles DIARRASSOUBA et BAH

Merci pour vos prières. Avec tout mon estime, toute mon affection et tout mon respect.

A mes tontons DIARRASSOUBA Sékou et DIARRASSOUBA Ibrahim

 Au professeur Serge Niangoran BAKOU, merci pour vos précieux conseils et


tout ce que vous faites pour moi.

 A ma sœur d’une autre mère YAPO Apo Marie Madeleine, tu es une bonne
personne et unique. Tu m’as acceptée en tant que grande sœur, m’a accueilli dans
ta maison et m’a mise dans de bonnes conditions. Tu m’as réconfortée et donné
la joie dans les moments de tristesses et de difficultés, je t’en suis reconnaissante.

iii
 A ma Ouassa COULIBALY, ma sœur et amie, Tu m’as aidée à supporter ces
années d’études à Dakar. Tu m’as acceptée et supportée telle que je suis. Sache
que notre amitié perdurera et tu pourras compter sur moi.

 A OUATTARA Sygué, le frère que m’a donné Rita, le gentil et généreux. Merci
pour ta disponibilité.

 Au Dr KONATE Aliou, tu as su être un parrain et un petit frère par ton respect


et ton savoir vivre, ta courtoisie et ta disponibilité. Puisse le bon Dieu t’aider à
atteindre tes objectifs professionnels et te donner une bonne femme.

 Au Dr Boris LAGOU, Merci d’avoir été là dans mes moments difficiles et merci
pour tes sages conseils. Que Dieu te le rendre au centuple.

 Au Dr N’DA Kacou Martial, Tu as toujours été là quand je t’ai sollicité. Merci


pour ta disponibilité et ta contribution à la réalisation de ce travail.

 A KONE Josiane S. Indoka, Merci pour ton amitié et ta fidélité. Tu restes une
bonne petite sœur.

 A mes promotionnaires compatriotes: KOFFI Yabouaffo A. Létissia, ADOU


Régis Lionel OUATTARA, Idrissa Sygué et N’GUIA Phréjus pour la fraternité.
Que Dieu nous accorde la réussite dans ce que nous entreprendrons.

 A mes Aînées, Dr DOSSO Sinaly, Dr BITTY Arnaud, Dr TRAORE Vamara, Dr


DOUMBIA Habib, Dr KILI Cédric, Dr TOLA Laetitia, Dr N’GUESSAN
Bernard, Dr TIECOURA Raoul, Dr KABLAN, Dr KABORE, Dr

iv
DIARRASSOUBA Abdoul, Dr ASSEU, Dr ADJE François, Dr OYETOLA
Wilfried, Dr KOUAKOU Narcisse et Dr ZOGBO Aristide, pour vos conseils.

 A mes Cadets, PRINCE, Noel YOBOUE, DOSSO Abou, Jessica, DUA, Safiatou,
Abouddramane MEITE, ASSEU Panèle, MON Général GOMIN, ZANA
COULIBALY, BEHOU, Oumou, Melissa, Jonathan, Marc Hervé, Axel et
Madame YAO. Merci pour votre aide, que ce modeste travail vous serve
d’exemple.

 A mon groupe de travail, ABOMA L. Solange, ANITCHEOU Jean, Ouassa


COULIBALY, OUATTARA Boris, KOFFI Yabouaffo A. Létissia, LARE
Nibangue et KOÏTA H. D. Douadji, merci à vous pour les nuits acharnées de
travails. Cela a porté ses fruits.

 A mes Promotionnaires, AHMAT Djibrine Nassir, BONOU Mahou-hognon,


MAHAMAT KODO Zenaba.

 A tous mes promotionnaires, promotion PAPE SECK que Dieu nous permette
d’assumer notre destin.

 A mes enfants de Travaux Pratiques, j’espère que j’ai été pour vous un bon
exemple, que Dieu vous bénisse et vous accorde plein de bonheur.

 A tous nos illustres maîtres de l’EISMV, pour la qualité de leur enseignement et


de leur dévouement indéfectible à la science.

 Au documentaliste Mamadou DIA et la bibliothécaire Ndella FALL ;

v
 A la Communauté des Etudiants Vétérinaires Ivoiriens au SENEGAL (CEVIS) ;

 A l’Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires des Ivoiriens au SENEGAL


(AMEESIS);

 Au personnel de l’ambassade de Côte D’Ivoire au Sénégal ;

 A l’Amicale des Etudiants Vétérinaires de Dakar (AEVD) ;

 A ma très chère patrie, la CÔTE D’IVOIRE ;

 A mon pays d’accueil, le SENEGAL ;

 A l’AFRIQUE, mère de l’humanité ;

 A tout le personnel de l’EISMV ;

 A mes camarades de la 46 ème Promotion de l’EISMV, promotion

 A tous ceux qui de près ou de loin ont contribué, à la réalisation de ce travail

vi
REMERCIEMENTS

Nous adressons nos sincères remerciements à toutes les personnes qui ont contribué à
quelques niveaux que ce soit à la réalisation du présent document en offrant appui,
soutien conseil et information. Nos remerciements vont particulièrement :

 Au Directeur General de l’EISMV de Dakar, Professeur Yalacé Yamba


KABORET ;

 Au Professeur Yaghouba KANE, Maître de Conférence Agrégé au service de


pathologie médicale-anatomie. C’est une chance de réaliser ce travail avec vous ;
j’ai vu en vous une personne simple, pieuse et respectueuse. Je ne saurai jamais
vous remercier assez cher professeur. Merci d’avoir accepté de diriger ce travail
avec beaucoup de patience. Que le bon Dieu puisse vous accorder une longue
vie;

 A Dr YAPI Bokpé Cyprien Directeur du Laboratoire Central Vétérinaire de


Bingerville (LCVB)/LANADA pour l’intérêt porté à mon travail ;
 A Dr TOURE Alassane, Chef de service de parasitologie au Laboratoire Central
Vétérinaire de Bingerville (LCVB)/LANADA, notre encadreur pédagogique
pour tous les conseils et l’apprentissage et à qui nous manifestons toute notre
profonde gratitude ;
 A M KOUADJA Brawa Technicien au service de parasitologie au Laboratoire
Central Vétérinaire de Bingerville (LCVB)/LANADA, pour son aide aux
techniques de laboratoire ;
 Aux Dr Arnaud BITTY, Dr DOUA Privat et Dr GNALI Gbhounou Fabrice pour
leurs accueils et leurs aides pour l’enquête de terrain ;
 Aux techniciens DIARRASSOUBA Djakaridja, TANOH raphael, KONAN
Ezekiel et SINGO Armand, pour leurs aides pour le travail de terrain.

vii
A NOS MAÎTRES ET JUGES

viii
A notre Maître et Président de jury de Thèse, Monsieur Emmanuel BASSENE;
Professeur à la Faculté de Médecine de Pharmacie et d'Odonto-Stomatologie de
Dakar ;
Vous nous faites un grand honneur en acceptant spontanément de présider notre jury de
thèse malgré vos occupations multiples. Trouvez ici l’expression de notre profonde
gratitude.

A notre Maître et Directeur de thèse Professeur Yaghouba KANE;


Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar,
Vous avez inspiré et guidé avec rigueur ce travail. Cela ne surprend guère quand on
connaît vos hautes qualités d'homme de science, votre humilité, votre abord facile et
votre goût de la perfection dans le travail ne nous ont guère échappé. Nous en garderons
un souvenir instructif. Nous avons toujours trouvé auprès de vous un accueil et une
constante disponibilité malgré vos multiples occupations. Nous vous rendons un
hommage respectueux. Sincères reconnaissances.

A notre Maître et Juge, Madame Rianatou BADA ALAMBEDJI


Professeur à l’EISMV de Dakar ;
Votre rigueur dans le travail et vos qualités humaines nous ont séduits. En acceptant de
siéger dans ce jury, vous nous donnez le pouvoir vous écouter à nouveau et de profiter
de vos connaissances scientifiques pour améliorer ce modeste travail.
Sincères gratitudes.

A notre Maître, Co-encadreur de thèse, Dr TOURE Alassane, Chef de service de


parasitologie au Laboratoire Central Vétérinaire de Bingerville (LCVB)/LANADA,
Abidjan, Côte d’Ivoire ;
Vous avez guidé ce travail avec rigueur. Nous avons toujours trouvé auprès de vous un
accueil et une constante disponibilité malgré vos multiples occupations et un modèle de
travail. Nous vous rendons un hommage respectueux. Sincères reconnaissances.

ix
« Par délibération, la faculté de Médecine, de Pharmacie et
d’Odontologie et l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine
Vétérinaires de Dakar ont décidé que les opinions émises dans
les dissertations qui leur sont présentées, doivent être
considérées comme propres à leurs autres et qu’elles
n’entendent leur donner aucune approbation ni improbation »

x
SIGLES ET ACRONYMES

Al : collaborateur

ARN : Acide Ribonucléique

DPE : Direction des Productions d’Elevage

DSV : Direction des Services Vétérinaires

E.B : Eau de Boisson

EISMV : Ecole Inter-Etat des Sciences et Médecine Vétérinaires

ELISA : Enzyme-Linked Immunosorbent Assay

FAO : Food and Agriculture Organization

FCFA : Francs des Colonies Françaises d’Afrique

FIRCA : Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles

H : Hémagglutinine

IAHP : Influenza Aviaire Hautement Pathogène

IBDV : Infectious Bursal Disease Virus

IDG : Immunodiffusion sur Gélose

IM : Intramusculaire

INS : Institut National de la Statistique

IPRAVI : Inter Profession Avicole Ivoirienne

J : jour

LCPA : Laboratoire Central de Pathologie Animal de Bingerville

LCVB : Laboratoire Central Vétérinaire de Bingerville

MGG : May Grünwald Giemsa

MGG : May Grumwald Geimsa

MIRAH : Ministère des Ressources Animales et Halieutiques

xi
N : Neuramidase

OIE : Organisation mondiale de la santé animale

OPG : Œuf par gramme de fèces

PAPAN : Programme d’Appui à la Production Avicole Nationale

PAS : Programme d’Ajustement Structurel

PIB : Produit Intérieur Brut

RNPA : Recensement National des Professionnels de l’aviculture

SIPRA : Société Ivoirienne de Production Animale

SN : Séro-neutralisation

SODEPRA : Société de Développement de la Production Animale

TA : Transfixion alaire

TEC : Tonnes Equivalent Carcasses

xii
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Aviculture familiale ............................................................................. 5

Figure 2 : Aviculture semi-intensive .................................................................... 6

Figure 3 : Aviculture intensive ............................................................................. 7

Figure 4 : Aviculture intégrée .............................................................................. 7

Figure 5 : Carte de la localité enquêtée en zone péri urbain d'Abidjan .............. 38

Figure 6 : Interview avec un aviculteur dans le District d’Abidjan .................... 43

Figure 7 : Prélèvement sanguin par la veine allaire pour analyse


sérologique .......................................................................................... 44

Figure 8 : Tenue pour l'autopsie .......................................................................... 45

Figure 9 : Nettoyage de la salle après une autopsie ............................................ 45

Figure 10 : Schéma et photographie d'une lame de Mac Master .......................... 48

Figure 11 : Préparation du réactif de la coloration de ziehl-neelsen carbol-


fushine................................................................................................. 50

Figure 12 : Préparatif du réactif de la coloration de Gram ................................... 51

Figure 13 : Spéculations rencontrées lors de l’enquête ......................................... 54

Figure 14 : Fréquence des maladies rencontrées par les aviculteurs .................... 58

Figure 15 : Proportions des catégories (virale, bactérienne, parasitaire) de


pathologies observées pendant la période d'enquête ......................... 60

Figure 16 : Prostration du sujet avec la crête pale ................................................ 63

Figure 17 : Pétéchies à l'intersection du gésier et du proventricule ...................... 64

Figure 18 : Hypertrophie et congestion du caecum .............................................. 64

Figure 19 : Foie friable et décoloration multifocale.............................................. 64

Figure 20 : Plumes ébouriffées des poussins de 22 jours...................................... 65

xiii
Figure 21 : La bourse de Fabricius hypertrophiée et couvert d'une substance
gélatineuse .......................................................................................... 65

Figure 22 : Pétéchies dans les muscles de la cuisse .............................................. 65

Figure 23 : Section de la bourse de Fabricius œdématiée ..................................... 66

Figure 24 : Œufs fragiles et déformés ................................................................... 67

Figure 25 : Dépôt de caillots de sang sur le foie ................................................... 67

Figure 26 : Ovarite ................................................................................................ 67

Figure 27 : Salpingite ............................................................................................ 67

Figure 28 : Présence de poux sous les plumes d'une pondeuse ............................ 68

Figure 29 : Oocystes de coccidies observées à travers une lame de


Macmaster ........................................................................................... 69

Figure 30 : Les ascaris prélevés de l'intestin d’une poule hybride........................ 69

Figure 31 : Œuf de strongle ................................................................................... 70

Figure 32 : Œuf de trématode Prosthogonimus cuneatus...................................... 70

Figure 33 : Œuf de heterakis spp ........................................................................... 70

Figure 34 : Œuf de raillietina spp .......................................................................... 70

Figure 35 : Brachizoide toxoplasma gondii .......................................................... 71

Figure 36 : Cryptosporidium spp .......................................................................... 71

Figure 37 : Microsporidie d’Encephalithozoom hellem ....................................... 71

Figure 38 : Foie friable .......................................................................................... 72

Figure 39 : Splénomégalie..................................................................................... 72

xiv
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Evolution des productions nationales de viande de volailles,


d’œufs des fermes avicoles modernes et viande de volailles
importées de 2010 à 2015, Côte d’Ivoire ............................................. 5

Tableau II : Matériel de laboratoire ........................................................................ 40

Tableau IV : Répartition des fermes enquêtées en fonction de la zone d’étude ...... 41

Tableau V : Répartition des fermes enquêtées en fonction de la zone d’étude ...... 52

Tableau VI : Répartition des enquêtés selon les variables socio-


professionnelles .................................................................................. 53

Tableau VII : Mesures et moyens de suivi sanitaire appliqués par les


éleveurs ............................................................................................... 55

Tableau VIII : Conduite d’élevage faite par les


éleveurs ............................................................................................... 57

Tableau IX : Moyens de diagnostic utilisés par les éleveurs en cas de


pathologies .......................................................................................... 59

Tableau X : Répartition des différentes pathologies récences au Laboratoire


d’accueil .............................................................................................. 62

xv
SOMMAIRE

INTRODUCTION ..................................................................................................... xvi


PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ................................. 3
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FILIERE AVICOLE EN COTE
D’IVOIRE ..................................................................................................................... 4
I.1. Historique ............................................................................................................. 4
I.2. Production nationale de viande de volaille .......................................................... 4
I.3. Système d’élevage avicole ................................................................................... 5
I.3.1. Aviculture familiale ....................................................................................... 5
I.3.2. Aviculture semi-intensive .............................................................................. 6
I.3.3. Aviculture intensive ....................................................................................... 6
I.3.4. Aviculture industrielle intégrée ..................................................................... 7
I.4. Importance socio-économique ............................................................................. 7
I.5. Contraintes majeures ............................................................................................ 8
I.5.1. Contraintes zoo technico-économiques ......................................................... 8
I.5.2. Contraintes sanitaires ..................................................................................... 8
I.5.3. Contraintes règlementaires ............................................................................ 9
CHAPITRE II : BIOSECURITE EN ELEVAGE AVICOLE .............................. 10
II.1. Définition et importance ................................................................................... 10
II.2. Composantes de la biosécurité .......................................................................... 10
II.2.1. Isolement .................................................................................................... 11
II.2.2. Contrôle des mouvements .......................................................................... 11
II.2.3. Assainissement ........................................................................................... 11
II.2.3.1. Nettoyage ............................................................................................. 11
II.2.3.2. Désinfection ......................................................................................... 12
II.3. Principes de biosécurité .................................................................................... 12

xvi
II.3.1. Biosécurité externe ..................................................................................... 12
II.3.2. Biosécurité interne ...................................................................................... 12
II.4. Système de suivi et d’évaluation des mesures de biosécurité en élevage ......... 13
CHAPITRE III : PATHOLOGIES DOMINANTES EN ELEVAGE
AVICOLE ................................................................................................................... 14
III.1. Maladies virales ............................................................................................... 14
III.1.1. Influenza Aviaire Hautement Pathogène .................................................. 14
III.1.1.1. Définition ............................................................................................ 14
III.1.1.2. Étiologie .............................................................................................. 15
III.1.1.3. Espèces affectées ................................................................................ 15
III.1.1.4. Importance .......................................................................................... 15
III.1.1.5. Signes cliniques .................................................................................. 16
III.1.1.6. Lésions ................................................................................................ 16
III.1.1.7. Diagnostic ........................................................................................... 17
III.1.1.8. Traitement et contrôle ......................................................................... 18
III.1.2. Maladie de Gumboro ................................................................................. 18
III.1.2.1. Définition ............................................................................................ 18
III.1.2.2. Étiologie .............................................................................................. 19
III.1.2.3. Mode de transmission ......................................................................... 19
III.1.2.4. Symptômes et lésions ......................................................................... 19
III.1.2.5. Diagnostic ........................................................................................... 20
III.1.2.6. Traitement et prophylaxie ................................................................... 20
III.1.3. La maladie de Newcastle .......................................................................... 21
III.1.3.1. Définition ............................................................................................ 21
III.1.3.2. Etiologie .............................................................................................. 21
III.1.3.3. Mode de transmission ......................................................................... 21
III.1.3.4. Clinique ............................................................................................... 22
III.1.3.4.1. Symptômes ................................................................................... 22

xvii
III.1.3.4.2. Lésions .......................................................................................... 22
III.1.3.5. Diagnostic ........................................................................................... 22
III.1.3.6. Traitement et prophylaxie ................................................................... 23
III.1.4. Variole aviaire ........................................................................................... 23
III.1.4.1. Définition ............................................................................................ 23
III.1.4.2. Etiologie .............................................................................................. 23
III.1.4.3. Mode de transmission ......................................................................... 23
III.1.4.4. Etude clinique ..................................................................................... 23
III.1.4.5. Diagnostic ........................................................................................... 24
III.1.4.6. Traitement et contrôle ......................................................................... 24
III.1.5. Bronchite infectieuse ................................................................................. 24
III.1.5.1. Définition ............................................................................................ 24
III.1.5.2. Etiologie .............................................................................................. 24
III.1.5.3. Mode de transmission ......................................................................... 25
III.1.5.4. Etude clinique ..................................................................................... 25
III.1.5.5. Diagnostic ........................................................................................... 25
III.1.5.6. Contrôle et prévention ........................................................................ 25
III.1.6. La maladie de Marek ................................................................................. 26
III.1.6.1 Définition ............................................................................................. 26
III.1.6.2. Etiologie .............................................................................................. 26
III.1.6.3. Etude clinique ..................................................................................... 27
III.1.6.4. Diagnostic ........................................................................................... 27
III.1.6.5. Contrôle et prévention ........................................................................ 28
III.2. Maladies bactériennes ..................................................................................... 28
III.2.1. Colibacillose .............................................................................................. 28
III.2.1.1. Définition ............................................................................................ 28
III.2.1.2. Etiologie et épidémiologie .................................................................. 29

xviii
III.2.1.3. Diagnostic ........................................................................................... 29
III.2.1.4. Etude clinique ..................................................................................... 29
III.2.1.5. Moyens de lutte ................................................................................... 30
III.2.2. Les salmonelloses ...................................................................................... 31
III.2.2.1. Définition ............................................................................................ 31
III.2.2.2. Etiologie .............................................................................................. 31
III.2.2.3. Etude clinique ..................................................................................... 31
III.2.2.4. Diagnostic ........................................................................................... 32
III.2.2.5. Moyens de lutte ................................................................................... 32
III.3. Maladies parasitaires ....................................................................................... 32
III.3.1. Les parasitoses externes ............................................................................ 32
III.3.2. Les parasitoses internes ............................................................................. 33
III.4. Autres affections .............................................................................................. 34
III.5. La prophylaxie dans les fermes ....................................................................... 34
DEUXIEME PARTIE : ETUDE EXPERIMENTALE .......................................... 37
CHAPITRE I: MATERIEL ET METHODES ....................................................... 38
I.1. Présentation de la zone d’étude .......................................................................... 38
I.2. Matériel .............................................................................................................. 39
I.2.1. Matériel d’enquête ....................................................................................... 39
I.2.1.1. Population .............................................................................................. 39
I.2.1.2. Matériel technique ................................................................................. 39
I.2.2. Matériel de prélèvement et de laboratoire ................................................... 39
I.3. Méthodes ............................................................................................................ 40
I.3.1. Echantillonnage ........................................................................................... 40
I.3.2. Enquête exploratoire et documentaire ......................................................... 42
I.3.3. Elaboration du questionnaire ....................................................................... 42
I.3.4. Collecte des données sur terrain .................................................................. 42

xix
I.3.5. Enquête et analyses de laboratoire ............................................................... 44
I.3.5.1. Examen clinique des sujets .................................................................... 44
I.3.5.2. Analyse histopathologie ........................................................................ 46
I.3.5.3. Analyse effectuées au laboratoire durant le stage ................................. 46
I.3.5.3.1. Analyses parasitologiques ................................................................ 46
I.3.5.3.2. Analyse au service de microbiologie .............................................. 49
I.3.6. Traitement des données ............................................................................... 51
CHAPITRE II : RESULTATS ................................................................................. 52
II.1. Résultats de terrains .......................................................................................... 52
II.1.1. Répartition des fermes enquêtées en fonction de la zone d’étude .............. 52
II.1.2. Données générales sur les exploitations avicoles enquêtées ..................... 52
II.1.2.1. Données socioprofessionnelles ............................................................ 52
III.1.2.2. Caractéristiques des fermes enquêtées ............................................... 53
II.1.3. Gestion sanitaire des fermes ....................................................................... 54
II.1.3.1. Normes de construction des bâtiments ................................................ 54
II.1.3.2. Suivi et mesures sanitaires appliquées par les éleveurs ....................... 54
II.1.3.3. Conduite d’élevage sur les différentes fermes ..................................... 56
II.1.4. Diagnostic et prise en charge des maladies ................................................ 58
II.1.4.1. Les dominantes pathologies selon les éleveurs .................................... 58
II.1.4.2. La gestion des cadavres ........................................................................ 58
II.1.4.3. Les méthodes de diagnostic ................................................................. 58
II.1.4.4. Mise en œuvre de traitements et application des mesures de
prophylaxies ....................................................................................................... 60
II.1.4.5. Différents cas cliniques déclarés durant l’enquête de terrain .............. 60
II.2. Résultats de laboratoire ..................................................................................... 61
II.2.1. Résultats des observations des coupes histologiques de tissus .................. 61
II.2.2. Données collectées au laboratoire ............................................................. 61
II.2.3. Principales maladies diagnostiquées au laboratoire durant notre étude ..... 62

xx
II.2.3.1. Maladies virales suspectées ................................................................. 62
II.2.3.2. Maladies bactériennes .......................................................................... 67
II.2.3.3. Maladies parasitaires ............................................................................ 68
II.2.3.4. Autres maladies .................................................................................... 71
CHAPITRE III : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS ............................ 73
III.1. Discussion ........................................................................................................ 73
III.1.1. Choix de la zone et des localités de l’étude .............................................. 73
III.1.2. Choix des élevages cibles et difficultés rencontrées lors de l’étude ......... 73
III.1.3. Données socioprofessionnelles ................................................................. 74
III.1.4. Gestion sanitaire des fermes ..................................................................... 75
III.1.5. Conduite des élevages ............................................................................... 77
III.1.6. Dominantes pathologies selon les éleveurs ............................................... 78
III.1.7. Gestion des cadavres ................................................................................. 79
III.1.8. Méthodes de diagnostic ............................................................................. 80
III.1.9. La mise en œuvre des traitements et l’application des mesures de
prophylaxies .......................................................................................................... 81
III.1.10. Résultats de laboratoire ........................................................................... 82
III.2. Recommandations ........................................................................................... 82
III.2.1. Aux services publics ................................................................................. 82
III.2.2. A l’Ordre National des Vétérinaires et le Syndicat National des Cadres
de la Santé de Côte d’Ivoire ................................................................................... 83
III.2.3. Aux éleveurs et provendiers ...................................................................... 83
CONCLUSION .......................................................................................................... 84
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................ 88
ANNEXES .................................................................................................................. 89

xxi
INTRODUCTION

L’Afrique de l’Ouest s’illustre comme une région d’élevage avicole par excellence avec
une production de 565 millions de tête de poulet (FAOSTAT, 2017). Toutefois, ce
potentiel en production animale demeure peu valorisé et la sous-région continue
d’importer d’importantes quantités de produits animaux pour satisfaire les besoins de sa
population (MULUMBA et al., 2008). L’aviculture moderne joue un rôle central dans
la satisfaction de la demande en ces denrées du fait du cycle de production court du
poulet, de la qualité des produits avicoles et la facilité d’investissement dans ce secteur.

En Côte d’Ivoire, l’aviculture occupe une place importante dans la production de viande
et couvre environ 44% de la production totale nationale en viande (MIRAH, 2013). Sur
le plan économique et social, la filière avicole réalise un chiffre d’affaire d’au moins
quatre-vingt milliards et génère 130.000 emplois directs et indirects (IPRAVI, 2012).
De plus, avec l’explosion démographique et l’expansion de l’exode rural, l’aviculture
est devenue une activité urbaine ou péri-urbaine (BEBAY, 2006). En effet, cette
tendance à mettre en place des animaux à la limite de leurs capacités physiologiques
s’accompagnerait d’une fragilité exacerbée envers les agents pathogènes. Ces derniers
ont pour conséquence une dégradation des performances des animaux, une
augmentation de la fréquence et de la gravité des maladies, ainsi qu’un accroissement
des frais vétérinaires.

En Côte d’Ivoire, les pathologies aviaires les plus fréquemment diagnostiquées sont la
maladie de Gumboro, la maladie de Newcastle et la coccidiose aviaire (M’BARI, 2000 ;
DOSSO, 2014). Par ailleurs, la plus marquante de ces dernières décennies est l’épizootie
de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) apparue en février 2006
(N’GUESSAN, 2009) et sa résurgence en 2015. En effet, cette filière fait face à de
nombreux problèmes qui perturbent son développement. Il s’agit entre autres de la
qualité et du coût des aliments, des problèmes liés à la commercialisation des poulets,
mais surtout, des contraintes pathologiques entrainant de nombreuses mortalités
(BITTY, 2013). Selon ATAKPAMA et al., (2016), les pertes annuelles induites par les
pathologies aviaires, dans les élevages avicoles au Togo, est d’environ 222 619 FCFA
avec un taux de perte de 39.5%. De plus, l’incidence économique de ces pathologies est

1
élevée ; ce qui déprime le gain de poids vif corporel et l’indice de consommation
alimentaire du poulet (DAKPOGAN et al., 2012). Cette situation est due aux mauvaises
conditions d’utilisation des vaccins, à l’utilisation de vaccins périmés, à la non
vaccination des sujets ou aux mauvaises conditions hygiéniques des fermes (DAYON
et ARBELOT, 1997). L’une des méthodes de lutte contre l’apparition de ces maladies
est l’application stricte des mesures de prophylaxie sanitaire et médicale (IZZEDINE,
2007). C’est dans la perspective de mieux cerner les modalités de prise en charge des
maladies majeures afin de mieux réduire leur impact négatif sur les revenus et la santé
publique que la présente étude a été envisagée. Son objectif général est d’identifier les
dominantes pathologiques aviaires dans la zone péri-urbaine d’Abidjan et leur prise en
charge. De manière spécifique, il s’agissait de :

- identifier les caractéristiques socio-professionnelles des aviculteurs enquêtés ;


- déterminer la prévalence des différentes pathologies aviaires diagnostiquées dans
la zone péri-urbaine d’Abidjan ;
- identifier leur prise en charge par les professionnels de la santé animale dans la
zone péri-urbaine d’Abidjan.

Ainsi, ce travail comprend deux parties.

La première partie est une revue bibliographique consacrée aux généralités sur l’élevage
avicole en Côte d’Ivoire, la biosécurité en élevage avicole et les pathologies dominantes
qui y sont associées. La seconde partie porte sur notre travail personnel, précisément la
méthodologie de notre étude, les résultats obtenus ainsi que leur discussion et des
solutions pour la prise en charge des dominantes pathologies présentées sous forme de
recommandations.

2
PREMIERE PARTIE : SYNTHESE
BIBLIOGRAPHIQUE

3
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FILIERE AVICOLE EN COTE
D’IVOIRE

I.1. Historique

L’aviculture moderne a débuté en 1938 avec la création de la ferme d’élevage de


Bingerville et la mise en place de la toute première couveuse à pétrole (ADAMA, 1989)
cité par (N’GUESSAN, 2015). Ensuite en 1954 s’est amorcé l’essor d’une aviculture
moderne sur l’initiative de André BEY en collaboration avec le service d’élevage
(MBARI, 2000). Ainsi, pour répondre aux besoins de plus en plus croissants des
populations en protéines animales, l’Etat de Côte d’Ivoire a initié, dans les années 60,
divers programmes de développement des ressources animales (FIRCA, 2011). Cette
politique s’est traduite par la création de la Société de Développement de Productions
Animales (SODEPRA) suite au décret n° 70-623 du 14 octobre 1970. La SODEPRA
était chargée de la recherche, de la vulgarisation, de la conception et de la mise en œuvre
des programmes et projets du secteur des productions animales (MIRAH, 2014). En
effet, à partir de 1976, des structures à économie mixte se sont installées pour
accompagner l’Etat. C’est l’exemple de la Société Ivoirienne de Productions Animales
(SIPRA) qui a été créée pour accompagner le gouvernement ivoirien dans l’encadrement
et la distribution des intrants. Cependant, la crise de 1990 a contraint l’Etat à
l’application du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) dans tous les secteurs
d’activités. Ce programme s’est traduit par la dissolution de la SODEPRA et la
privatisation de la SIPRA. Malgré cette dissolution, les projets phase I et II de
développement des élevages à cycle court de cette société ont subsisté. Ces deux projets
ont mis l’accent sur l’appui à l’organisation des acteurs de la filière, avec la création en
1995 de l’Inter Profession Avicole Ivoirienne dénommée l’IPRAVI (FIRCA, 2011).

I.2. Production nationale de viande de volaille

En Côte d’Ivoire, la production de viande de volaille reste encore en dessous des


résultats escomptés, même si sa contribution dans la production nationale est importante
et constamment supérieure à celle des autres viandes (ESSOH, 2006). Depuis 2010, la
production de viande de volaille ne cesse d’augmenter en passant de 23 140 TEC (tonnes
équivalent carcasses) en 2010 à 44 451 TEC en 2015 (Tableau I).

4
Tableau I : Evolution des productions nationales de viande de volailles, d’œufs des
fermes avicoles modernes et viande de volailles importées de 2010 à 2015, Côte
d’Ivoire (FAOSTAT, 2019)

Unité 2010 2011 2012 2013 2014 2015

Production En milliers
695 644 749 980 1 033 1 484
d’œufs d’unité

Production de Tec total V.


23 140 22 354 32 175 36 139 44 324 44 451
viande modernes

Total viande
de volailles en tonne 202 233 960 1 143 991 593
importées

I.3. Système d’élevage avicole

L’aviculture est un secteur de l’élevage en réelle croissance dans les pays tropicaux
(RICHARD et al., 1997) cité par BITTY (2013). La typologie des élevages se définit
par la taille de l’exploitation, la technologie utilisée et les mesures de biosécurité
pratiquées. A cet effet, selon la FAO (2008a) on dénombre quatre principaux systèmes
ou secteurs de production avicole.

I.3.1. Aviculture familiale

L’aviculture familiale se caractérise par l’élevage de volailles en divagation et en plein


air, sans soins particuliers, avec un niveau de biosécurité très faible ou inexistant (Figure
1). L’aviculture familiale se rencontre en milieu rural et urbain.

Figure 1 : Aviculture familiale (LEJECOS, 2017)

5
I.3.2. Aviculture semi-intensive

Le système d’élevage semi intensif utilise des techniques industrielles comme le


matériel génétique de haute productivité (souche sélectionnée), mais également des
techniques adaptées à l’environnement tropical. Il est caractérisé par des investissements
importants avec un fort recours aux intrants sanitaires et alimentaires (Figure 2). Les
poussins et les aliments sont achetés auprès des industriels spécialisés.

Figure 2 : Aviculture semi-intensive (WEB-AGRI, 2017)

I.3.3. Aviculture intensive

L’aviculture intensive est associée à l’aviculture semi- intensive pour constituer la


catégorie de « l’aviculture moderne » par opposition à « l’aviculture familiale » (Figure
3). Elle contribue pour 88% à la production de viande de volaille et couvre la demande
d’œufs de consommation à hauteur de 100% selon les statistiques de l’an 2000 (FAO,
2008a).

6
Figure 3 : Aviculture intensive (Diarrassouba, 2018)

I.3.4. Aviculture industrielle intégrée

Le système industriel intégré correspond surtout aux unités de production de poussins


(accouveurs) et aux unités de fabrication d’aliments pour volailles (Figure 4).

Figure 4 : Aviculture intégrée (SENEGO, 2018)

I.4. Importance socio-économique

En Côte d’Ivoire, l’aviculture moderne est une source de revenus très importante pour
des populations vivant en zone urbaine et péri-urbaine (DJE, 2007). Cette filière
contribue pour près de 2% à la formation du PIB global et pour près de 5% à la formation

7
du PIB agricole (BOKA, 2009). Elle réalise un chiffre d’affaire d’au moins quatre-vingt
milliards FCFA et génère 130.000 emplois directs et indirects (IPRAVI, 2012). Par
ailleurs, la filière avicole représente aussi un débouché important pour les produits
agricoles et sous-produits agro-industriels (maïs, tourteaux de coton, tourteaux de
soja…) et pour les sous-produits de la pêche (farine de poissons) (IPRAVI, 2012b).

I.5. Contraintes majeures

La filière avicole en Côte d’Ivoire rencontre des contraintes d’ordre zootechnico-


économique, sanitaire, organisationnel et règlementaire (MIRAH, 2012).

I.5.1. Contraintes zoo technico-économiques

Les contraintes zootechniques se traduisent par des difficultés d’approvisionnement en


intrants, de faibles performances des élevages, des problèmes liés à la qualité et à la
normalisation des produits avicoles (MIRAH, 2012). La concurrence déloyale, le poids
de la fiscalité, les difficultés de commercialisation des produits avicoles et les problèmes
de financement du secteur constituent les contraintes économiques de la filière avicole
(MIRAH, 2012). Sur le plan économique, des importations massives ont été
enregistrées de 2002 à 2005 pour en moyenne 15 000 TEC de viande de volailles. Les
bas prix pratiqués aux produits importés ont eu comme impact la baisse de la production
locale. Cette concurrence déloyale a été une catastrophe pour l’aviculture nationale dont
la production est passée de 10 000 TEC à environ 7500 TEC sur cette même période
(FIRCA, 2011).

I.5.2. Contraintes sanitaires

Des contraintes sanitaires subsistent dans les élevages avicoles en Côte d’Ivoire. Elles
se matérialisent par la survenue de pathologies telles que la coccidiose, la maladie de
Newcastle et la maladie de Gumboro (BITTY, 2013 ; DOSSO, 2014). De plus,
l’insuffisance du système de veille sanitaire s’est traduite par la survenue de l’Influenza
Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) en 2006 et sa résurgence en 2015 (FAO, 2015).
En outre, plusieurs facteurs influencent le statut sanitaire des animaux à savoir :
l’alimentation, l’eau d’abreuvement, les conditions d’hébergement et la gestion de
l’exploitation (AMCRA, 2017).

8
I.5.3. Contraintes règlementaires

Elles se caractérisent par l’insuffisance dans l’application des textes règlementaires, le


problème de racket et le problème foncier. Par exemple, selon les acteurs, l’Arrêté
n°20/MIRAH/CAB du 9 avril 2009 instituant les frais d’inspection et de contrôles
sanitaires et qualitatifs des denrées destinées à l’alimentation des animaux domestiques,
d’élevage et d’aquaculture est mal perçu car il est de nature à renchérir les coûts des
aliments (MIRAH, 2012). De plus, le racket augmente les coûts du transport car elle
constitue un frais supplémentaire. Cette augmentation a une conséquence immédiate sur
l’augmentation des prix des produits avicoles et des aliments. En outre, le racket affecte
également les échanges entre la Côte d’Ivoire et les pays voisins (MIRAH, 2012). Par
ailleurs, la situation générale du foncier est un facteur aggravant des contraintes qui
minent le secteur avicole.

9
CHAPITRE II : BIOSECURITE EN ELEVAGE AVICOLE

II.1. Définition et importance

La biosécurité désigne l’ensemble des mesures visant à réduire le risque d’introduction


et de propagation d’organismes pathogènes ; la biosécurité nécessite que les individus
adoptent un ensemble d’attitudes et de comportement propres à diminuer le risque dans
toutes les activités en relation avec des animaux domestiques, en captivité, exotiques ou
sauvages ainsi qu’avec les produits qui en sont dérivés (FAO, 2011). Ces mesures
consistent essentiellement à l’application des règles d’hygiène et de désinfection, mais
aussi en la mise en œuvre de moyens de prévention tels que la vaccination ou le suivi
sérologique (DOSSO, 2013).

La biosécurité exige que les personnes adoptent un ensemble d’attitudes et de


comportements propres à diminuer ce risque dans toutes les activités impliquant des
animaux domestiques, des animaux en captivité ou exotiques, des animaux sauvages et
leurs produits dérivés (FAO, 2011). Elle s’appuie sur des règles d’isolement des
élevages, de contrôle des flux de circulation et la lutte contre les germes pathogènes
avant, pendant et après la période d’élevage des animaux (FAO, 2008b).

Les modalités de sa mise en œuvre reposent sur un ensemble de procédures plus ou


moins standardisées et applicables dans les différents types d’élevages (SORO, 2011).

La biosécurité est indispensable pour éviter l’introduction initiale de la maladie et


stopper toute propagation ultérieure de même que la surveillance, les abattages ciblés,
l’élimination sécurisée des carcasses et la vaccination (FAO, 2008b). En effet, le mot
biosécurité est un programme désigné pour la protection de la vie (GUEYE, 2008).
L’importance de la biosécurité réside aussi dans la réduction des pertes financières
induites par les épizooties telles que l’Influenza aviaire hautement pathogène.

II.2. Composantes de la biosécurité

La biosécurité constitue un ensemble de mesures ou principes dont certains sont simples


et peu coûteuses. Ces principes de base se résument en trois composantes majeures à
savoir : l’isolement, le contrôle des mouvements et l’assainissement (FAO, 2008b).

10
II.2.1. Isolement

Elle est la première étape, la plus importante et la plus efficace. Elle consiste en la mise
en place et au maintien de barrières visant à limiter les possibilités d’introduction
d’animaux infectés ou d’objets contaminés dans une unité de production non infectée.
Elle aide à protéger les volailles de l'exposition aux virus et autres agents pathogènes. Il
s’agit de tenir éloignés les animaux susceptibles d’être contaminés de ceux qui ne le sont
pas (FAO, 2008b). L’isolement constitue la base de la plupart des mesures de
biosécurité appliquées dans les systèmes de production à grande échelle fortement
intégrés depuis le portail de l’exploitation jusqu’aux poulaillers individuels. En somme
l’isolement constitue l’étape la plus importante et la plus efficace dans la mise en œuvre
des mesures de biosécurité (GUEYE, 2008).

II.2.2. Contrôle des mouvements

Cette deuxième composante consiste à limiter les déplacements dans la ferme, de la


ferme vers les marchés à volaille vivant et vice versa ainsi que le contrôle des
mouvements des matériels, véhicules, personnes, aliments, volailles et des œufs pour
prévenir l’introduction de la maladie.

II.2.3. Assainissement

La troisième composante comporte deux points clés à savoir le nettoyage et la


désinfection.

II.2.3.1. Nettoyage

Le nettoyage consiste à éliminer toutes les souillures visibles. En effet, les objets sont
en général contaminés par les matières fécales des animaux infectés ou par leurs
sécrétions respiratoires qui adhèrent aux surfaces. Le nettoyage permet d’éliminer la
plus grande partie des organismes pathogènes susceptibles de contaminer ces
équipements. Tout le matériel (véhicules, équipement, matériel divers, etc.) avant
d’entrer dans la ferme doit être très bien nettoyé. Ainsi, les petits objets peuvent être
nettoyés avec du savon, de l’eau et une brosse.

11
II.2.3.2. Désinfection

La désinfection est la dernière étape. En effet, après un nettoyage méthodique, une


désinfection correctement appliquée inactive la majorité des agents pathogènes encore
présents. La désinfection est importante lorsqu’elle est appliquée de manière
systématique et correcte. Cependant, son efficacité dépend, en plus du nettoyage, de la
qualité du produit utilisé et du procédé employé.

II.3. Principes de biosécurité

La biosécurité a pour objectifs d’assainir un élevage, d’améliorer la santé des animaux,


et, par conséquent, de limiter les risques de transmission de zoonoses à l’Homme. On
distingue deux branches de cette discipline qui sont la biosécurité externe et la
biosécurité interne.

II.3.1. Biosécurité externe

WALLACE (2003) présente des niveaux de biosécurité externe. Il classe ainsi tous les
élevages en six niveaux : 1 à 6 de risque très faible à risque très élevé respectivement.
Ainsi, un élevage classé 1 est totalement fermé. Dans un élevage classé 2, il n’y a pas
d’entrée d’animaux, mais la réinsertion de sujets présents et exposés est autorisée pour
un élevage classé 3. Quant aux élevages classés 4, le statut sanitaire est connu avec
l’application de la quarantaine, et enfin les élevages classés 5, il y a la quarantaine
complète ou incomplète. Pour les élevages classés 6, le statut sanitaire n’est pas connu
et il n’y a pas de quarantaine.

II.3.2. Biosécurité interne

La biosécurité interne vise à éviter une multiplication des agents pathogènes déjà
présents sur l’élevage et de veiller à les éliminer. Cela prend en compte aussi bien les
maladies contagieuses (réglementées) que les agents opportunistes (FAO, 2011).
Cependant, les mesures de biosécurité doivent être adaptées aux réalités locales et
contribuer ainsi à asseoir les conditions d’un développement durable (SORO, 2011).

12
II.4. Système de suivi et d’évaluation des mesures de biosécurité en élevage

Selon BEBAY (2006), la notion de biosécurité tient d’un état (vis-à-vis des maladies
infectieuses, parasitaires…) et d’un état d’esprit (comportements contribuant à la
préservation ou à la satisfaction de cette situation). Dans la prévention et la lutte contre
les maladies animales telles que l’IAHP, la deuxième acception est préférable car elle
permet d’élaborer un ensemble de paramètres tangibles et mesurables permettant
d’apprécier objectivement la biosécurité. Le contrôle de la maladie demande d’adapter
de manière raisonnée les mesures disponibles qui sont réellement applicables au milieu
de la production et à la situation socio-économique existante (FAO/OIE, 2008). En
outre, le système d’évaluation de la biosécurité devrait pouvoir être utilisé comme
source d’information pour le producteur lui-même et constituer ainsi un outil de plus
pour gérer son élevage (ARNOULD, 2007).

13
CHAPITRE III : PATHOLOGIES DOMINANTES EN ELEVAGE AVICOLE

Les pathologies aviaires constituent l’une des contraintes majeures du développement


de la filière avicole. Ces pathologies sont nombreuses et sont divisées en quatre groupes
: virales, bactériennes, parasitaires et les autres affections diverses.

III.1. Maladies virales

Les virus sont des agents biologiques infectieux de très petite taille. Ils sont des parasites
obligatoires des cellules vivantes. De plus, les virus ont la capacité de se multiplier mais
sont inertes dans le milieu extérieur. Les pathologies virales constituent les affections
les plus redoutables, car le traitement curatif est inexistant. En effet, les plus fréquentes
dans les élevages avicoles modernes en Côte d’Ivoire sont la maladie de Gumboro, la
maladie de Newcastle (BITTY, 2013 ; DOSSO, 2014).

III.1.1. Influenza Aviaire Hautement Pathogène

III.1.1.1. Définition

L’influenza Aviaire ou grippe aviaire ou peste aviaire vraie est une maladie infectieuse,
virulente, très contagieuse, inoculable, affectant les oiseaux domestiques et sauvages et
due à un virus influenza de type A. Elle était responsable d’épizooties très meurtrières,
en Europe, en Asie, et en Afrique. Ce qui lui a valu la dénomination de « peste aviaire
» (AKAKPO, 2006). L’épizootie de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP)
est apparue en Côte d’Ivoire dès février 2006 (N’GUESSAN, 2009). Selon la
déclaration du MIRAH du 1er Juin 2015 des cas IAHP ont été constatés dans un élevage
traditionnel de volailles à Bouaké, la deuxième ville du pays, située à 379 km au nord
d'Abidjan. La maladie se traduit cliniquement par une grave atteinte de l’état général,
des signes respiratoires, digestifs et/ou nerveux diversement associés sur un seul ou
plusieurs sujets et par des lésions de septicémie hémorragique. L’évolution est rapide
vers la mort.

14
III.1.1.2. Étiologie

L’agent causal est un virus, type ribovirus à polarité négative, segmenté et de la famille
des Orthomyxoviridae. Les virus influenza aviaires sont tous du type A. Le type est
classé en sous-types.

Les types B et C sont des agents pathogènes pour l’homme qui infectent rarement
d’autres espèces. L’IAHP reste encore une zoonose exceptionnelle puisque seuls des
contacts étroits entre l’Homme et les oiseaux infectés dans des conditions d’hygiène
médiocres permettent la transmission du virus (BRUGERE, 2007).

Les virus IAHP sont limités aux sous-types Hémagglutinine (H) 5 et 7, mais la plupart
des virus influenza de ces souches sont faiblement pathogènes. Ce n’est que seulement
dans les circonstances rares que ces virus faiblement pathogènes mutent vers une forme
hautement pathogène du virus (BRUGERE-PICOUX et al., 2015). Les souches très
pathogènes sont du sous-type H5 et H7.

Le virus est peu résistant dans le milieu extérieur. Il reste infectant pendant 4 jours à
22°C et 30 jours à 0°C dans de l’eau contaminée et 40 jours au sein des fientes de
volailles. Il sera cependant toujours détruit par une température d’au moins 70°C
appliquée pendant 10 minutes au cours de la préparation des denrées alimentaires
(KONE, 2007).

III.1.1.3. Espèces affectées

La maladie affecte les espèces aviaires domestiques ou sauvages. Elle est surtout décrite
chez le poulet et la dinde, mais aussi la pintade, la caille, l’autruche, les anatidés
(canards) migrateurs sont réceptifs. Le porc, le cheval et l’homme sont réceptifs au virus
aviaire et font le plus souvent une infection inapparente (KONE, 2007).

III.1.1.4. Importance

L’influenza aviaire est une pathologie grave avec une évolution très rapide. Elle peut
causer un taux de mortalité de 90 voire de 100% chez les volailles. C’est une zoonose
majeure.

15
La grippe aviaire constitue, en outre, une catastrophe économique surtout pour les pays
à élevage avicole industriel en raison de sa grande contagiosité, la morbidité et la
mortalité élevées au cours des formes septicémiques.

A cela il faut ajouter les restrictions commerciales qui frappent des volailles et les
produits dérivés (œufs à couver, viandes de volailles) provenant des zones infectées,
ainsi que des mesures d’abattage sanitaire dans le cadre de la lutte contre la maladie.

III.1.1.5. Signes cliniques

L’incubation de la grippe aviaire est en général courte (3 à 5 jours), mais peut atteindre
une semaine (AKAKPO, 2006). A la suite de cette incubation, apparaissent les
manifestations cliniques qui ressemblent à celles de la maladie de Newcastle et sont
marquées par un polymorphisme clinique et évolutif.

Dans les formes suraiguës ou très pathogènes qui évoluent rapidement vers la mort en

24 à 48 heures dans 90% des cas, les signes cliniques sont caractérisés par une atteinte
de l’état général avec des oiseaux « en boule », prostrés, anorexiques puis des signes
respiratoires avec dyspnée, râles humides, des signes digestifs avec diarrhée blanchâtre,
parfois hémorragique, des signes cutanés avec des œdèmes de la crête et des barbillons
qui peuvent être congestionnés ou parfois hémorragiques, des signes nerveux avec
incoordination motrice, parfois paralysie des ailes et des pattes, des torticolis. Les jeunes
meurent souvent sans symptômes. Ces signes locaux peuvent être isolés ou diversement
associés sur un même ou plusieurs sujets.

Dans les formes subaiguës, ou modérément pathogènes, en dehors de l’atteinte de l’état


général, signalons des signes respiratoires avec dyspnée, toux, gonflement des sinus
infra orbitaires, et une chute du taux de ponte.

Dans les formes asymptomatiques ou peu pathogènes, sont fréquentes des affections
subcliniques ou de légers troubles respiratoires avec chute de ponte.

III.1.1.6. Lésions

Les lésions de l’influenza aviaire chez les volailles peuvent être extrêmement variées en
fonction du virus en cause et de l’espèce des oiseaux infectés (BRUGERE-PICOUX et

16
al., 2015). La forme très pathogène montre une cyanose et un œdème de la tête, un
œdème des pattes et des pétéchies sur la peau, les séreuses et les muqueuses.

Le virus modérément pathogène provoque des lésions congestives hémorragiques et


œdémateuses dans divers organes, un exsudat fibreux dans les sacs aériens. Des foyers
de nécrose sur la peau, dans le foie, les reins et la rate. Les lésions externes les plus
évidentes sont une hémorragie et une nécrose de la crête et des barbillons, des
hémorragies des pattes, un gonflement des sinus, des lésions conjonctivales et
périorbitaires.

La forme peu pathogène, est caractérisée par une involution de l’ovaire et de l’oviducte
chez les pondeuses. Aucune lésion n’est pathognomonique du virus IAHP et d’autres
agents pathogènes doivent être envisagés dans le diagnostic différentiel, notamment le
virus vélogène de la maladie de Newcastle.

III.1.1.7. Diagnostic

Le diagnostic de la grippe aviaire sur le terrain est assez difficile, surtout avec la
similitude des signes avec d’autres maladies.

La suspicion de grippe aviaire repose sur les éléments épidémiologiques, cliniques et


lésionnels que l’on observe également dans la maladie de Newcastle. Cette suspicion
sera renforcée si on observe cette affection dans un élevage avicole vacciné contre la
maladie de Newcastle.

Le diagnostic différentiel doit être envisagé avec les maladies respiratoires


(laryngotrachéite infectieuse), la forme aiguë du choléra aviaire, la maladie de
Newcastle.

Dans tous les cas, le diagnostic expérimental s’impose pour la confirmation de la


suspicion clinique et la détermination du type de virus. Elle doit se faire dans des
laboratoires agréés ; la confirmation se fait pour l’instant dans les laboratoires de
référence de la FAO et de l’OIE tel que celui de Padoue en Italie avec identification du
sous-type et caractérisation du pouvoir pathogène.

L’examen sérologique peut être aussi employé pour identifier les troupeaux ayant été
exposés au virus influenza aviaire. Les plus courants sont le test d’immunodiffusion sur

17
gélose (IDG) et les tests d’ELISA. Les deux tests sont couramment utilisés au
laboratoire. Le test d’IDG détecte les anticorps des protéines de la nucléocapside et de
l’enveloppe virale contrairement au ELISA qui ne détecte que la protéine de la
nucléocapside.

III.1.1.8. Traitement et contrôle

Il n’y a pas de traitement efficace contre la grippe aviaire. La prophylaxie médicale est
d’application difficile en raison de la pluralité antigénique des souches et de l’absence
de protection croisée entre les sous-types (AKAKPO, 2006). Actuellement la
vaccination n’est pas systématique lors de la mise en place d’une prophylaxie après
l’apparition d’un foyer d’influenza. L’une des raisons est que les oiseaux naturellement
infectés par l’influenza ne peuvent pas être différenciés des oiseaux vaccinés avec un
vaccin tué avec les tests sérologie (IDG et ELISA). Les volailles vaccinées peuvent, en
cas de contamination, disséminer le virus malgré la vaccination. C’est pourquoi recourir
à la vaccination des animaux n’est pas sans risque car cela peut présenter le risque de
masquer l’apparition du virus au sein d’un élevage.

Les mesures de prophylaxie pour tous les foyers d’influenza aviaire comprennent tout
d’abord la quarantaine des troupeaux infectés avec un périmètre de quarantaine établi
au tour des zones infectés. En second lieu, la biosécurité doit être augmentée avec la
restriction des accès au personnel et au matériel d’élevage à l’intérieur du périmètre de
quarantaine. Troisièmement, la surveillance accrue des fermes dans la zone de
quarantaine pour contrôler la diffusion du virus influenza. Dans le cas d’un foyer à
IAHP, les troupeaux infectés sont détruits soit par l’incinération, soit par
l’enfouissement à la ferme.

III.1.2. Maladie de Gumboro

III.1.2.1. Définition

Le virus de la maladie de Gumboro ou bursite infectieuse est une maladie infectieuse,


hautement contagieuse, inoculable due à un Birnavirus. Elle provoque un état
d’immunosuppression chez les jeunes poulets. Elle affecte le poulet de 3 à 6 semaines
d’âge, la dinde, le faisan et le canard. La maladie se manifeste cliniquement par une

18
immunodéficience, un retard de croissance et un taux de mortalité variable (NDIAYE,
2010).

III.1.2.2. Étiologie

Le virus IBVD responsable de la maladie de Gumboro est un Avibirnavirus, dont on


connait deux sérotypes 1 et 2. Cependant seul le sérotype 1 provoque la maladie chez
les poussins. Un autre groupe de virus a été identifié en fonction de son pouvoir
pathogène. Ce groupe a été désigné « très virulent » car il peut provoquer un taux de
mortalité très élevé dans les élevages de poussins sensibles.

III.1.2.3. Mode de transmission

Seule la transmission horizontale de la maladie a été décrite, la voie de pénétration du


virus est digestive. Les sujets infectés commencent à excréter le virus dans leurs
matières fécales dès 48 heures après infection et peuvent transmettre la maladie par
contact pendant seize jours (VINDEVOGEL, 1976). La maladie se transmet par contact
direct avec les sujets excréteurs, ou par contact indirect avec un vecteur souillé, inanimé
(matériel) ou animé (personnel d'élevage, animaux contaminés). Un possible rôle des
insectes comme vecteurs a également été suggéré (HOWIE et THOSEN, 1981). La
transmission indirecte est favorisée par l'extrême résistance du virus dans le milieu
extérieur. Le virus survit en effet quatre mois dans les litières et locaux contaminés
(BENTON et al., 1967), et jusqu'à 56 jours sur des ténébrions prélevés dans un bâtiment
contaminé (ALLISTER et al., 1995). En l'absence de mesures efficaces de nettoyage,
désinsectisation et désinfection, la résistance du virus conduit à une contamination
pérenne des bâtiments d'élevage infectés.

III.1.2.4. Symptômes et lésions

Le virus provoque une maladie caractérisée cliniquement par une forte morbidité et une
faible mortalité. Les oiseaux apparaissent apathiques et peuvent présenter des plumes
ébouriffées et une diarrhée modérée. Les lésions macroscopiques comprennent une
bourse hypertrophiée et œdémateuse (souvent de couleur jaunâtre) ainsi que de petites
hémorragies dans les muscles. Certains oiseaux guéris peuvent présenter une atrophie
de la bourse.

19
Les infections dues au IBDV peuvent aussi évoluer sous forme subclinique qui ne sera
pas détectée en dehors d’une immunodépression. Les lésions de ces cas sont limitées à
une légère atrophie de la bourse.

Les symptômes observés avec le virus IBDV de type très virulent sont caractérisés par
une forte morbidité et une forte mortalité ; la mortalité, allant jusqu’à 70% chez les
pondeuses et 30% chez les poulets de chair et pourrait atteindre 100%. On observe
cliniquement dépression, anorexie, plumes ébouriffées et diarrhées blanchâtres chez les
sujets atteints. Les lésions macroscopiques sont une hypertrophie de la bourse de
Fabricius (souvent gélatineuse ou hémorragique) et des hémorragies dans les muscles
pectoraux, des cuisses et les organes.

III.1.2.5. Diagnostic

Le diagnostic clinique est basé sur l'évolution de la maladie (mortalité en pic suivie
d’une régression rapide en cinq à sept jours) et repose sur l'observation des symptômes
et des lésions nécrosiques pathognomoniques de la maladie, en particulier dans la bourse
de Fabricius. Les principales affections susceptibles d'être confondues cliniquement
avec la bursite infectieuse sont la coccidiose aviaire, la maladie de Newcastle dans
certaines formes viscérales, le syndrome de malabsorption, l'anémie infectieuse, les
mycotoxicoses, et la bronchite infectieuse dans ses formes néphropathogènes.

La confirmation repose sur l’examen de laboratoire pour :

- l’analyse histologique d’un fragment de la BF avec une mise en évidence des


lésions, inflammatoires ou de l’antigène viral par immunohistochimie,
- la sérologie utilisant l’ELISA et la séroneutralisation (SN),
- l’isolement et l’identification du virus.

III.1.2.6. Traitement et prophylaxie

Il n’existe pas de traitement. La prévention de la maladie repose sur des mesures


sanitaires et médicales. La prophylaxie sanitaire en élevage atteint, vise à isoler et
éliminer la bande atteinte puis à maitriser l’hygiène des bâtiments par l’application d’un
nettoyage et d’une désinfection.

20
Le contrôle de cette maladie immunodépressive est obtenu par la vaccination avec des
virus vivants atténués et/ou inactivés. Du fait que la maladie soit prononcée chez les
plus jeunes, c’est umunisation passive qui est utilisée pendant les premières semaines
de vie.

III.1.3. Maladie de Newcastle

III.1.3.1. Définition

La Newcastle (pseudo peste aviaire) est une maladie infectieuse virulente, très
contagieuse due à un Paramyxovirus, commune à de nombreuses espèces d’oiseaux
domestiques et sauvages et transmissible à l’Homme dans certaines conditions. La
maladie se manifeste généralement par des signes respiratoires mais le tableau clinique
peut être dominé par un abattement, des manifestations nerveuses ou des diarrhées. La
forme 21 foudroyante tue les poussins dans les proportions impressionnantes, jusqu’à
100% et quand elle est déclarée, tout traitement s’avère inutile (OIE, 2009).

Sous sa forme hautement pathogène, la maladie de Newcastle est visée par le Code
sanitaire pour les animaux terrestres de l’Organisation mondiale de la santé animale
(OIE) et compte parmi les maladies à déclaration obligatoire auprès de l’OIE (OIE,
2010).

III.1.3.2. Etiologie

La maladie de Newcastle est une maladie présente partout dans le monde. Toutefois,
étant donné que les oiseaux sauvages peuvent parfois être porteurs du virus sans
contracter la maladie, des foyers peuvent apparaître partout où existent des élevages de
volailles. Elle est due à un Paramyxovirus dont un seul sérotype est connu. Le virus de
la maladie de Newcastle existe sous forme de souches de faible virulence (lentogènes),
de virulence moyenne (mésogènes) et de grande virulence (vélogènes).Les souches
employées dans les vaccins à virus vivant sont principalement lentogènes.

III.1.3.3. Mode de transmission

Hautement contagieux, le virus de la maladie de Newcastle se transmet entre oiseaux


par les fientes et les écoulements respiratoires contaminés. La diffusion d’un élevage à

21
l’autre se fait par le matériel, les véhicules, le personnel, les oiseaux sauvages infectés
ou le vent. La durée d’incubation de la maladie est variable mais elle est généralement
de 3 à 6 jours.

La maladie de Newcastle est une zoonose très bénigne. Chez l’homme, elle peut
provoquer une conjonctivite mais l’affection est généralement très bénigne et
spontanément résolutive.

III.1.3.4. Clinique

III.1.3.4.1. Symptômes

La maladie de Newcastle provoque une forte mortalité, les signes majeurs étant
l’abattement et la mort en 3 à 5 jours. Les sujets affectés ne manifestent pas toujours des
signes respiratoires ou nerveux.

Les souches mésogènes provoquent des signes caractéristiques de détresse respiratoire.

Les symptômes caractéristiques sont: respiration pénible avec sifflements et râles


accompagnés de symptômes nerveux comme la paralysie ou le torticolis. La ponte
accuse une baisse de 30 à 50% ou plus et revient au niveau normal en 2 semaines
environ. Les œufs présentent des coquilles fines, parfois absentes. Dans les élevages
bien vaccinés, il peut être difficile d’observer des symptômes.

III.1.3.4.2. Lésions

L’inflammation de la trachée, pneumonie et/ou présence de mousse dans les sacs aériens
sont les lésions principales. Des lésions hémorragiques peuvent être observées dans le
proventricule et les intestins.

III.1.3.5. Diagnostic

Le tableau clinique de la maladie de Newcastle peut être très similaire à celui de


l’influenza aviaire. C’est pourquoi les analyses de laboratoire sont importantes pour
confirmer le diagnostic. Il s’établit par isolement du virus à partir d’écouvillons
trachéaux ou cloacaux conjointement à des tests sérologiques pour la mise en évidence
de titres élevés en anticorps. La bronchite infectieuse peut engendrer des symptômes

22
similaires mais les lésions, les tests sérologiques et l’isolement du virus sont
déterminants sur le plan diagnostique.

III.1.3.6. Traitement et prophylaxie

Il n’existe pas de traitement de la maladie de Newcastle. La vaccination contre la


maladie de Newcastle au moyen de vaccins à virus vivant ou inactivé (tué) et adjuvé est
la seule méthode efficace préventive fiable.

III.1.4. Variole aviaire

III.1.4.1. Définition

La variole est une poxvirose spécifique et affecte de nombreuses espèces d’oiseaux


galliformes et colombiformes. Cette maladie est caractérisée par la formation de lésions
cutanées prolifératives (forme cutanées) et/ou de lésions de la partie supérieure des
appareils digestifs et respiratoires (forme diphtérique).

III.1.4.2. Etiologie

L’agent causal est un Avipoxvirus. En général, le virus variolique aviaire résiste à des
conditions extrêmes dans l’environnement et reste stable dans les croûtes desséchées
pendant de longues périodes.

III.1.4.3. Mode de transmission

La transmission est facilitée par le logement d’un grand nombre d’oiseaux dans des
locaux fermés. Elle se fait par contact entre les volailles à la faveur des blessures de la
peau mais également de façon mécanique par les moustiques et par d’autres arthropodes
hématophages (LCPA, 1991).

III.1.4.4. Etude clinique

Généralement la maladie apparait sous deux formes, cutanée et diphtérique. La forme


cutanée est caractérisée par la formation de croûtes principalement sur la tête (autour du
bec, des yeux et sur les barbillons). Chez le poulet, les lésions peuvent s’étendre aux
plumes du dos et du croupion. La forme muqueuse ou diphtérique est la plus grave. Elle
se traduit par une congestion et un œdème intense des muqueuses buccales et nasales

23
ainsi que par de fausses membranes blanchâtres adhérentes dont l’extension peut se faire
au larynx et provoquer une difficulté respiratoire.

III.1.4.5. Diagnostic

La méthode la plus utilisée pour le diagnostic de la variole est l’examen


histopathologique des lésions cutanées avec la recherche des corps d’inclusion intra
cytoplasmiques. Le diagnostic différentiel de la forme diphtérique se fait avec
l’infection par le virus de la laryngotrachéite.

III.1.4.6. Traitement et contrôle

La vaccination ou la guérison après une infection naturelle permet l’installation d’une


immunité active acquise. Le vaccin est généralement administré par transfixion alaire.

III.1.5. Bronchite infectieuse

III.1.5.1. Définition

La bronchite infectieuse est une maladie très contagieuse, surtout grave pour les jeunes
poulets et due à un Coronavirus. Elle provoque des troubles respiratoires, un taux élevé
de mortalité et des infections secondaires. Le virus provoque également des lésions au
niveau de l’oviducte, ce qui entraîne la production d’œufs anormaux et, éventuellement,
une baisse considérable de la production. Ainsi, elle représente une cause majeure de
perte économique dans les élevages avicoles (ponte et chair). Aussi, la mortalité parmi
les poussins peut varier de 5 à 60% alors que peu d’oiseaux adultes en meurent
habituellement, moins de 2% (LCPA, 1991).

III.1.5.2. Etiologie

Les coronavirus des oiseaux gallinacés sont actuellement classés dans le genre
Coronavirus de la famille des Coronaviridae dans l’ordre des Nidovirales. Le
Coronavirus est un virus à ARN bicaténaire avec 7 sérotypes différents. Il a un tropisme
pour les voies respiratoires, les reins et les voies génitales. Il est fragile dans le milieu
extérieur et est facilement détruits avec les antiseptiques usuels. Il est conservé par le
froid.

24
III.1.5.3. Mode de transmission

Les principales voies d’entrée du virus chez les oiseaux sensibles sont respiratoires et
conjonctivales. Les virions contaminent le milieu extérieur par sécrétions des
muqueuses des voies respiratoires et les fientes. Le virus de la bronchite infectieuse est
propagé dans le bâtiment par la poussière, l’eau de boisson contaminée et la litière.

III.1.5.4. Etude clinique

Les jeunes présentent des signes généraux (abattement, anorexie), puis des troubles
respiratoires (toux, éternuement, jetage, dyspnée et râles) et des troubles rénaux.

Elle se manifeste chez les pondeuses par des troubles respiratoires discrets, mais surtout
une chute brutale de la ponte et une baisse de la qualité des œufs. La qualité des œufs :
œufs hardés, œufs décolorés, œuf de petite taille, déformé, œufs avec une coquille molle,
fragile.

L’autopsie montre une aérosacculite et une laryngotrachéite. Il peut y avoir des matières
fibrinopurulentes sur le cœur, les sacs aériens et le foie. Les souches néphrogènes
provoquent une néphromégalie avec des reins pâles (accumulation d’urate). Une
salpingite et une atrophie ovarienne sont visibles sur les poules infectées très jeunes.

III.1.5.5. Diagnostic

Les symptômes et les lésions macroscopiques sont suggestives mais non


pathognomoniques d’une atteinte par le virus de la bronchite infectieuse. L’examen
histologique de l’appareil respiratoire, des reins et de l’intestin grêle peut aider au
diagnostic. L’isolement du virus et sa caractérisation sont d’une importance primordiale
pour le diagnostic. La confirmation est sérologique.

III.1.5.6. Contrôle et prévention

Il n’existe pas de traitement efficace sur les effets du virus de la bronchite infectieuse
sur les surfaces épithéliales. La vaccination peut prévenir cette maladie en utilisant un
vaccin vivant (administration voie oculaire, eau de boisson) ou un virus inactivé en sous-
cutané ou IM à J16 - J20.

25
Une fois la maladie déclarée, on ajoute dans l’eau de boisson ou dans l’aliment des
antibiotiques pour combattre l’infection bactérienne secondaire.

III.1.6. Maladie de Marek

III.1.6.1 Définition

C’est une maladie nerveuse et parfois néoplasique du poulet, hautement contagieuse due
à un Herpesvirus dispersé au niveau des cellules mortes des plumes des oiseaux. Elle se
caractérise par le développement d’un lymphome à cellule T (tumeurs viscérales
d’aspect blanchâtre), par des troubles neurologiques (des tuméfactions inflammatoires
des nerfs périphériques), par une immunodéficience et, pour certaines souches virales,
par une athérosclérose. Il s’agit d’une des maladies les plus importantes de la volaille
pondeuse, car elle l’affecte normalement au cours de la deuxième ou troisième semaine
de ponte. Le taux de mortalité peut atteindre 1 ou 2% par jour pendant deux ou trois
semaines, ce qui aboutit à une perte substantielle du potentiel de productivité.

Depuis 1989, en Côte d’Ivoire, le nombre de foyers a progressivement augmenté. Il est


à signaler que dans la plupart des foyers, les symptômes et les lésions nerveux étaient
inexistants ou très rares (LCPA, 1991) contrairement aux lésions tumorales qui sont
apparentes sur tous les organes ou tissus dont elles modifient l’aspect (CAUCHY ET
COUDERT, 1986).

III.1.6.2. Etiologie

Le Virus est un Herpesvirus. Il appartient à la famille des Herpesvirinae et au groupe E


des Herpesvirus. Il a un tropisme pour les Lymphocytes T, les leucocytes et les cellules
parenchymateuses du poulet. En culture cellulaire, il prend des aspects variables : des
virions nus et enveloppés localisés dans le noyau cellulaire, des virons enveloppés situés
dans le cytoplasme (correspond à la forme excrétée dans le milieu extérieur).

Le virus est sensible à la chaleur et aux désinfectants (formol, chloroforme). Cependant,


il est persistant dans la poussière (6 semaines) et dans la litière (6 mois).

26
III.1.6.3. Etude clinique

La forme classique dominée par les lésions nerveuses chroniques affecte surtout les
pondeuses (16 semaines). Elle se manifeste par l’amaigrissement, le retard de
croissance, des signes nerveux (paralysie, difficulté de locomotion, attitude du grand-
écart si nerf sciatique, torticolis si nerfs cervicaux, ailes pendantes). Elle évolue vers la
mort ou la guérison. Le taux de mortalité dans l’effectif est faible (10-15%) et dure
plusieurs mois.

La forme viscérale aiguë comportant les tumeurs lymphoïdes apparaissant surtout chez
les sujets jeunes (chair souvent) de moins de 6 semaines d’âge. C’est une forme
explosive avec des symptômes qui durent 3 à 4 jours : apathie, l’animal répugne à se
déplacer, distension abdominale, apparition de coccidiose (diarrhée hémorragique) ou
de septicémie. Le taux de mortalité dans l’effectif est élevé (30 à 40% voire 60%).

La forme atypique de paralysie transitoire dure 24-48 heures sur les sujets de 15 à 18
semaines d’âge.

Les lésions caractéristiques sont les tumeurs sur le foie, la rate, les nerfs (essentiellement
sur le nerf sciatique) et les reins, et quelque fois, des lésions cutanées à la base des
plumes sous forme de petits nodules de quelques centimètres de diamètre.

III.1.6.4. Diagnostic

Sur le terrain, les critères épidémiologiques, les lésions tumorales viscérales disséminées
et les hypertrophies des nerfs périphériques constituent un diagnostic d’orientation ou
de suspicion.

Le diagnostic différentiel doit se faire avec la leucose aviaire (infiltrat de cellules


lymphoblastiques).

Le laboratoire permet d’obtenir le diagnostic de confirmation. La confirmation se fait


par l’examen histologique des nerfs et des viscères (infiltration cellulaire mononuclée
pléomorphe, lymphocytes, lymphoblastes, des macrophages et cellule de Marek) et par
la biologie moléculaire.

27
III.1.6.5. Contrôle et prévention

Les mesures de biosécurité doivent être très rigoureuses dans le couvoir, puis au cours
du transport et dans les poulaillers.

Les mesures médicales consistent à faire la vaccination à jour 1 ou in ovo. Pour la


vaccination, les vaccins lyophilisés et les vaccins congelés peuvent être utilisés tout en
respectant les précautions d’emploi.

III.2. Maladies bactériennes

Les maladies bactériennes sont favorisées par la présence d’humidité, la mauvaise


désinfection, la mauvaise orientation du bâtiment ou l’immunodépression causée par
certaines affections virales. En effet, plusieurs maladies bactériennes ont été décrites
chez la volaille, mais la salmonellose et la colibacillose sont considérées comme les
pathologies bactériennes les plus fréquemment observées (BOKO et al., 2012 ;
DOSSO, 2014).

III.2.1. Colibacillose

III.2.1.1. Définition

Les colibacilloses (la colibacillose) aviaires sont dues à des souches d’Escherichia coli
qui affectent les oiseaux domestiques et sauvages. Elles sont, sans doute, les infections
bactériennes les plus fréquentes et les plus importantes en pathologie aviaire. Certains
colibacilles pathogènes sont des hôtes normaux du tube digestif des oiseaux. Cependant,
un certain nombre d’entre elles appelées “Avian Pathogenic E. coli” ou APEC et
appartenant à des sérotypes bien particuliers sont associées aux colibacilloses dont les
manifestations cliniques et les lésions peuvent être variables suivant l’âge de l’animal et
le sérotype (STORDEUR et MAINIL, 2002). Elles peuvent entrainer de la mortalité,
des baisses de performances et des saisies à l’abattoir. Contrairement aux infections des
mammifères, les colibacilloses aviaires prennent des formes générales, avec une voie
d’entrée respiratoire ou génitale. La plupart des colibacilloses sont des surinfections, à
la suite d’infections virales ou bactériennes notamment les mycoplasmes respiratoires.

28
III.2.1.2. Etiologie et épidémiologie

Syndrome bactérien varié dû à Escherichia coli et évoluant soit sous la forme de


septicémie, soit sous une forme localisée de maladie respiratoire chronique, génitale,
intestinale (coligranulomatose) ou articulaire chez les adultes et d’omphalite chez les
poussins.

Il affecte toutes les volailles (poulet, canard) avec une fréquence plus élevée entre 6 et
10 semaines. Tous les âges sont réceptifs, mais surtout les jeunes. Les facteurs de risques
sont liés aux mauvaises conditions d’hygiène de l’élevage, aux maladies intercurrentes,
aux virus vaccinaux. Les animaux malades, les porteurs sains, la litière souillée, la
coquille des œufs souillée constituent les sources de contamination. Le mode de
transmission est horizontal avec une pénétration par voie aérienne à partir du délitement
des fientes séchées et de la litière.

III.2.1.3. Diagnostic

Sur le terrain, on suspectera les colibacilloses chez des volailles à travers les symptômes
et lésions caractéristiques observés. Compte tenu de la non spécificité des signes
cliniques de la colibacillose, cette affection doit être distinguée d’autres affections. Le
diagnostic différentiel se fait avec les pathologies aviaires comme la pasteurellose, la
salmonellose, le coryza infectieux, les mycoplasmoses. La confirmation se fera par des
analyses de laboratoires telle que : la bactériologie et l’histologie.

III.2.1.4. Etude clinique

La septicémie colibacillaire est dominante en élevage de poulet de chair et affecte les


jeunes de 6-10 semaines. Elle se manifeste par des mortalités brutales précédant un
abattement, une anorexie. Les lésions dominantes sont : hépatomégalie, splénomégalie,
distension gazeuse et de fientes liquides blanchâtres au niveau de l’ampoule cloacale.

La colibacillose respiratoire primitive provoque une mortalité variable supérieure à


5%.Cliniquement les oiseaux ne mangent plus et les signes respiratoires sont non
spécifiques : toux, râle, éternuement, jetage et une chute de ponte. A l’autopsie, on
observe des inflammations sérofibrineuses péricardiques et péri hépatiques, une
pneumonie et une aérosacculite avec dépôt de placard (omelette) fibrineux.

29
La colibacillose génitale dominante chez les poulettes de 4 à 13 semaines ou des
pondeuses adultes. Elle est plus ou moins associée à la forme respiratoire. Les signes
cliniques sont marqués par une chute de ponte, une diarrhée blanchâtre, des morts
subites (taux de mortalité de 2 à 3% par mois), mortalités embryonnaires ou en coquille
et mortinatalités. A l’autopsie des adultes, on remarque une ovarosalpingite, une
péritonite, une ponte abdominale d’ovule infecté avec un aspect cuit et présence dans le
péritoine d’une omelette fibrineuse d’odeur nauséabonde.

Les autres formes de colibacillose sont :

 la forme intestinale avec une diarrhée, une chute de ponte et la mortalité des
pondeuses ;
 les arthrites chez les poulets et poulettes ;
 chez les poussins, on observe une tuméfaction inflammatoire du vitellus
(omphalite) dont le contenu est devenu liquide à grumeleux et de couleur jaune
à vert. Elle se manifeste au cours de la première semaine et se caractérise par
l'hypertrophie de l'abdomen des poussins et par une forte mortalité. L'autopsie
peut révéler un ombilic non cicatrisé et une membrane vitelline distendue et
décolorée contenant un liquide nauséabond.

III.2.1.5. Moyens de lutte

La lutte contre la colibacillose se fait par une antibiothérapie. L’antibiothérapie basée


sur un diagnostic adéquat ainsi que la prophylaxie, restent encore les seuls moyens de
lutte contre cette maladie malgré l’incidence croissante des résistances et le risque accru
de transfert à l’homme (MAINIL, 2003). Etant donné le peu de connaissances et
l’énorme diversité des souches d’Escherichia coli aviaires en matière de facteurs de
virulence, aucun vaccin contre les colibacilloses aviaires n’est disponible à l’heure
actuelle pour lutter efficacement contre la colibacillose. En conséquence,
l’antibiothérapie basée sur un diagnostic adéquat ainsi que la prophylaxie sanitaire,
restent encore les seuls moyens de lutte contre cette maladie.

30
La prévention sanitaire est fondée sur la maîtrise des facteurs de risque : alimentation et
conditions environnementales, qualité de l’eau, plus globalement le respect des règles
d’hygiène.

III.2.2. Les salmonelloses

III.2.2.1. Définition

Ce sont des maladies aviaires infectieuses, contagieuses et transmissibles à l’homme


dues à la multiplication dans l’organisme de bactérie du genre Salmonella. Il existe
plusieurs sérotypes, et chez la volaille les plus spécifiques sont S. Pullurum responsable
de la pullurose chez les jeunes et S. Gallinarum provoquant la typhose chez les adultes.
Les deux espèces partagent les mêmes antigènes. Ils sont sensibles aux désinfectants
usuels (formol gazeux).

III.2.2.2. Etiologie

Les sources de germes sont multiples, car les salmonelles sont présentes partout dans
l’environnement, dans les fientes, l’aliment (contamination par les rongeurs et les
oiseaux), sur le matériel contaminé, sur l’homme (chaussures), dans l’eau souillée, chez
des animaux porteurs (sains, malades, guéris, porteurs chroniques, rongeurs), dans les
viandes ou dans les œufs.

L’infection part du couvoir et peut se répandre rapidement à plusieurs fermes d’une


région. La transmission se fait par les œufs pondus par des poules infectées, par poussins
fraîchement éclos qui contaminent par voie aérienne et digestive les autres poussins.

Les volailles se contaminent par voie digestive, puis le germe s’étend à tout l’organisme.

III.2.2.3. Etude clinique

La pullurose transmise par l’œuf est caractérisée par une diarrhée liquide blanche collant
au cloaque et de fortes mortalités (mortalités embryonnaires, mortalités dans les jours
qui suivent l’éclosion) précédant des signes de frilosité, parfois de signes respiratoires.

Quant à la typhose, elle a une évolution aiguë et suraiguë. Les oiseaux sont prostrés avec
une cyanose des crêtes, du barbillon, accompagnée d’une diarrhée jaune parfois
hémorragique. Certains oiseaux ont des troubles respiratoires et nerveux. L’évolution

31
locale chronique de l’infection porte sur la grappe ovarienne avec une ovarite, une
salpingite, une ponte abdominale et la production de poussins contaminés.

III.2.2.4. Diagnostic

Plusieurs bactéries causent des lésions similaires à celles observées dans la coli
septicémie. Il ne faut surtout pas oublier que Escherichia coli peut également être
présent en même temps que d’autres agents pathogènes tels que les pasteurelles, les
salmonelles, les staphylocoques ... Le diagnostic de confirmation est bactériologique et
sérologique.

III.2.2.5. Moyens de lutte

Le traitement utilise des antibiotiques (quinolone, tétracycline, furazolidone) pendant 3


semaines. La prévention est sanitaire tout au long de la filière.

III.3. Maladies parasitaires

Les maladies parasitaires en élevage de volaille sont souvent négligées, alors qu’elles
contribuent tout au moins indirectement à la baisse de la productivité des oiseaux
(BOKO et al., 2012). Elles se déclinent en maladies parasitaires externes et internes. A
cet effet, la plus redoutable en élevage avicole est la coccidiose (SYLLA et al., 2011).De
nombreux parasites ou œufs de parasites peuvent se trouver dans l’eau de boisson. En
aviculture le risque est représenté surtout par les oocystes des Eimeria et des
Cryptosporidium, et par les Histomonas et Trichomonas (HUMBERT et POMMIER,
1988). Par ailleurs, l’incidence économique de cette parasitose est estimée à 2,3
milliards d’Euro mondialement avec 70% des pertes attribuables à la coccidiose sub-
clinique, difficilement perceptible, qui déprime le gain de poids vif corporel et l’indice
de consommation alimentaire du poulet (DAKPOGAN et al., 2012).

III.3.1. Les parasitoses externes

Il s’agit de maladies dues aux parasites externes comme les tiques, les puces, les poux,
et les acariens. Ils vivent sur ou dans la peau et sucent également le sang. Par la suite,
ils provoquent des démangeaisons et un amaigrissement.

32
Le déparasitage externe consiste à lutter contre ces parasites par la pulvérisation des
insecticides adaptés à l’intérieur de l’abri, sur les pondoirs et les perchoirs. Il faut veiller
à atteindre les trous des murs ; et on peut également appliquer ces produits sur les
volailles elles-mêmes. Il est conseillé de nettoyer tous les deux mois le poulailler et
effectuer un vide sanitaire.

III.3.2. Les parasitoses internes

Elles sont nombreuses et ne sont abordées que les principales.

La coccidiose : C’est une maladie très courante des poulets due à différentes espèces
d’Eimeria, parasites de la paroi intestinale des poulets. En fonction de l’espèce
d’Eimeria, les parasites colonisent une région particulière du tube digestif. La
contamination se fait par l’ingestion d’oocystes sporulés qui sont libérés dans la fiente
des oiseaux infectés sous forme non sporulée. Elle est caractérisée par des diarrhées, des
chutes de production et des mortalités.

Le traitement de la coccidiose est basé sur l’utilisation de l’amprolium, le triméthoprime


et les sulfamides.

Infestations par Trichomonas : Chez les oiseaux, ce sont des parasites flagellés du
tube digestif. Chez les oiseaux, les espèces du genre Trichomonas (Trichomonas
gallinae) sont dépourvues de stade kystique. Le dindon et la poule sont souvent des
porteurs asymptomatiques.

Le diagnostic est suggéré par la présence de vésicules ou de boutons jaunes dans les
muqueuses orales de l’œsophage.

Des prélèvements de la gorge peuvent être cultivés et une coloration au Giemsa permet
un diagnostic définitif.

Il faut empêcher l’accès des oiseaux sauvages à l’eau de boisson et avoir des protocoles
d’hygiène et de quarantaine de nouveaux arrivants.

Infestation par les Tænia : Les ténias regroupent plusieurs espèces. Ils sont des vers
annelés qui se fixent à la paroi intestinale et visibles ou non à l’œil nu. Ils sont assez

33
fréquents dans les élevages ivoiriens, 14% des élevages étaient infestés en 2011
(BITTY, 2013).

Les vers pondent des œufs qui sont évacués avec les fientes dans le sol, l’humidité
favorise leur survie. Les oiseaux se contaminent en picorant sur le parcours.

Les signes cliniques se manifestent par un amaigrissement des volailles et même la


présence des vers dans les fèces.

Le traitement utilise les molécules suivantes : niclosamide, praziquantel, lévamisole,


pipérazine, mébendazole.

III.4. Autres affections

Les plus importantes sont le picage et le syndrome ascite du poulet de chair. Ces
pathologies représentent 5% des maladies rencontrées dans les élevages avicoles de la
zone urbaine et périurbaine d’Abidjan (BITTY, 2013). Chez les volailles, le picage
consiste à donner des coups de bec aux congénères, principalement au niveau du cou,
du dos, du cloaque. Le picage génère des blessures qui peuvent entrainer le déclassement
des carcasses à l’abattoir, voire leur saisie partielle ou totale. Le syndrome ascite est
caractérisé par l’accumulation d’un transudat non inflammatoire dans la cavité
abdominale.

L'aviculture est un secteur porteur de croissance en milieu urbain et périurbain et son


apport socio-économique permet de lutter contre la malnutrition et la pauvreté en milieu
rural. Depuis 2001 on constate une augmentation de la production de volailles en
Afrique de l'Ouest mais les maladies aviaires restent un frein majeur au développement
de l'aviculture traditionnelle et moderne. Les maladies aviaires infectieuses et
parasitaires diminuent les capacités de production des volailles et les taux de mortalité
liés peuvent atteindre des taux importants de l'ordre de 80%.

III.5. La prophylaxie dans les fermes

On distingue deux types de programme standard de prophylaxie pour le suivi des fermes
de poules pondeuses et de poulets de chair.

34
Programme de prophylaxie poule pondeuse

Age Interventions
Avant
Nettoyage, Désinfection, Vide sanitaire
l'arrivée des
Désinfection 24 H avant l'arrivée des poussins (mise en place)
poussins
J1 Réhydratation des sujets / Stimulation de la prise alimentaire
J2 à J4 Antibio-prévention (colibacillose et affections respiratoires) + Vitamines
Vaccination Newcastle (HB1) + Bronchite Infectieuse (H120+BI Variante)
J5
en E.B
J10 1er vaccin Gumboro (souche intermédiaire) en E.B
J15 2eme vaccin Gumboro (souche intermédiaire plus) en E.B
J18 à J20 Anticoccidien
J21 3eme vaccin Gumboro (Gumboro intermédiaire plus) en E.B
J25 Vitamines
J26 Rappel vaccination Newcastle (LASOTA) en E.B
J27 Vitamines

S6 Anticoccidien 3 jr et Vitamines 3 jr
Antistress 1 jr
Debecquage, Vaccination Variole par TA et rappel Newcastle en IM /
S8
Antihémorragique 1 jr
Antistress 2 jr
Déparasitage 1 jr
S10 Vaccination Bronchite Infectieuse (H120+BI Variante) en E.B 1 jr
Vitamines 3 jr
Antistress 1 jr
S12 Vaccination Coryza en IM 1 jr
Antistress 2 jr
S14 Anticoccidien 3 jr et Vitamines 3 jr
Antistress 1 jr
Vaccination rappel Coryza + rappel Newcastle + rappel Bronchite
S16
Infectieuse + Chute de ponte en IM 1 jr
Antistress 2 jr
S17 Déparasitage 1 jr

35
Antibio-prévention (colibacillose et affections respiratoires) 3 jr +
S18
Diurétique 3 jr
Toutes les 6 semaines Déparasitage 1 Jr, Anticoccidien 3 Jr et vitamines 3
jr
Après S18
Toutes les 6 semaines Vaccination rappel Newcastle (CLONE 30) et
rappel Bronchite infectieuse (H120 / BI Variante en alternance) en E.B 1 Jr

Programme de prophylaxie de poulet de chair

Avant l'arrivée des Nettoyage, Désinfection, Vide sanitaire


poussins Désinfection 24 H avant l'arrivée des poussins (mise en place)
J1 Réhydratation des sujets / Stimulation de la prise alimentaire
Antibio-prévention (colibacillose et affections respiratoires) +
J2 à J4 Vitamines
Vaccination Newcastle (HB1) + Bronchite Infectieuse (H120+BI
J5 Variante) en E.B
J10 1er vaccin Gumboro (souche intermédiaire) en E.B
J14 2eme vaccin Gumboro (souche intermédiaire plus) en E.B
J18 à J20 Anticoccidien
J21 Vitamines

J22 Rappel vaccination Newcastle (LASOTA)


J23 à J25 Diurétique

36
DEUXIEME PARTIE : ETUDE
EXPERIMENTALE

37
CHAPITRE I: MATERIEL ET METHODES

I.1. Présentation de la zone d’étude

Notre étude s’est déroulée d’Août à Novembre 2018 en Côte d’Ivoire, plus précisément
dans la zone péri-urbaine d’Abidjan. L’étude a été réalisée auprès des aviculteurs de la
zone. Abidjan est une ville qui s’étend sur une superficie de 2119 km2 et elle est la
capitale économique de la Côte d’Ivoire. Elle est située au sud de la Côte d’Ivoire, au
bord du golfe de Guinée et elle est traversée par la lagune Ebrié. Le recensement général
de la population et de l’habitat de 2014 a estimé la population à 4 707 404 habitants soit
20% de la population totale du pays (INS, 2014). Elle compte dix communes urbaines
et quatre sous-préfectures que sont Bingerville, Anyama, Brofodoumé et Songon
(figure 5). Elle englobe tous les maillons de la filière avicole moderne (M’BARI, 2000)
et la majorité des élevages avicoles modernes (80%) du pays (ESSOH, 2006).

Zone d’étude

Figure 5: Carte des localités enquêtées en zone péri urbaine d'Abidjan (MCLAU,
2015)

38
I.2. Matériel

I.2.1. Matériel d’enquête

I.2.1.1. Population

L’étude a porté sur les aviculteurs des spéculations ponte et chair de la zone péri-urbaine
d’Abidjan et le personnel des structures administratives et techniques (Direction de la
Production de l’Elevage (DPE), Programme d’Appui à la Production Avicole Nationale
(PAPAN) et Laboratoire Central Vétérinaire de Bingerville (LCVB).

I.2.1.2. Matériel technique

Pour la réalisation de notre enquête nous avons utilisé le matériel suivant :

- un ordinateur portable pour la saisie, l’analyse et le traitement des données ;

- un téléphone portable (iPhone 7) pour la communication;

- un appareil photo numérique a été nécessaire pour immortaliser tous les actes ;

- un bloc note et un stylo ;

- des fiches d’enquêtes (Annexe 1 et 2).

I.2.2. Matériel de prélèvement et de laboratoire

Pour les différents prélèvements effectués sur le terrain, nous avons eu besoin de :

- de combinaisons à usage unique ;

- une glacière ;

- des accumulateurs de froid ;

- des gants à usage unique ;

- des boites de coprologie stérile hermétique de 100 ml ;

- un stylo feutre pour l’identification ;

- des boites de prélèvement stérile 100 ml.

39
Lors du stage au LCVB, plusieurs services ont été sollicités pour les analyses de
laboratoire des prélèvements et chacun de ces services avait un matériel de travail des
réactifs pour l’analyse des prélèvements (tableau II):

Tableau II : Matériel et réactifs de laboratoire spécifiques

Au service de pathologie Au service de Au service de


aviaire parasitologie microbiologie

- Des fiches des - Réactifs : May - Réactifs : Kit Gram-


commémoratifs Grumwald Geimsa Hücker, Zielh, bleu de
- Des fiches d’autopsies (MGG), chlorure de méthylène 2%,
- Des combinaisons sodium à 40% - Du coton
jetables - Une centrifugeuse - Des tiges
- Des gants à usage unique - Une lame de Macmaster - L’Alcool à 96°
- Un sceau - Des béchers, des pipettes - Un briquet
- Une bassine pasteurs - Des lames et des
- Une table d’autopsie - Une Passoire à thé lamelles
- Des pinces à dent de - Des béchers gradués - Des plateaux
souri (100 ml) - Un microscope optique
- Des ciseaux - Des lames et des - Une Pince
- Un bistouri lamelles
- Des boites de - Un entonnoir
prélèvement stérile - La Fientes des sujets
- Stylo - Des plateaux
- Un réfrigérateur
- Un microscope optique
- Une Pince à dent de
souri
- un ciseau

I.3. Méthodes

I.3.1. Echantillonnage

Les résultats provisoires du Recensement National des Professionnels de l’aviculture


(RNPA 2010) organisé par le PAPAN (Programme d’Appui à la Production Avicole
Nationale) ont révélé la présence de 382 fermes avicoles modernes dans le district
d’Abidjan. N’ayant pas la liste de ces différentes fermes, nous avons opté pour une
méthode d’échantillonnage non probabiliste (Accidental Sampling). Il s'agit d'une

40
méthode dans laquelle les individus sont retenus lorsqu'on les rencontre jusqu'à ce que
l'on obtienne le nombre d'individus souhaité. Ce nombre peut être fixé au départ de
l'étude ou au contraire déterminé en fonction des renseignements obtenus au cours de
l'étude. Dans cette méthode, la probabilité qu'a un individu d'être retenu n'est pas connue
(LANDAIS, 1986). Il a été fait recours aussi à la technique dite d’échantillonnage en
«boule de neige». Cette dernière consiste à utiliser des personnes ressources (Docteurs
vétérinaires privés et des agents technico-commerciaux) comme sources d'identification
des fermes avicoles et en tenant compte de la répartition géographique de ces fermes.
Ainsi, pour couvrir toute la zone péri-urbaine d’Abidjan, les localités ont été choisies
suivant les grands axes routiers partant d’Abidjan. Dans chaque localité, l’enquête a été
réalisée sur les fermes accessibles, disponibles, avec l’accord du responsable de la
ferme. Ce dernier pouvait être le propriétaire, le gérant, le chef de ferme ou le volailler.
Au total nous avons enquêté 162 élevages, soit 90 fermes de poulet de chair, 41 fermes
de poules pondeuses et 31 fermes mixtes (poulets de chair et poules pondeuses)
(Tableau III).

Tableau III: Répartition des fermes enquêtées en fonction de la zone d’étude et de la


spéculation

LOCALITES CHAIR PONDEUSE MIXTE TOTAL

ABIDJAN- 26 17 5 48
AZAGUIE

ABIDJAN- 24 8 13 45
BASSAM

ABIDJAN- 9 2 5 16
BINGERVILLE

ABIDJAN-DABOU 29 16 8 53

TOTAL 88 43 31 162

41
I.3.2. Enquête exploratoire et documentaire

L’enquête a été réalisée au cours de la période allant d’Août à Novembre 2018. Elle a
consisté à l’élaboration d’une fiche d’enquête et d’une fiche de cas cliniques, suivie de
leurs administrations sur le terrain.

La recherche documentaire a porté sur l’aviculture en Côte d’Ivoire et les différents


paramètres des systèmes de gestion sanitaire et des pratiques de diagnostic des
pathologies. Aussi, elle s’est effectuée dans les bibliothèques de l’EISMV de Dakar et
dans les différentes structures étatiques mais également auprès des services techniques
à Abidjan et sur les sites internet.

I.3.3. Elaboration du questionnaire

Le questionnaire a été élaboré à partir des recherches documentaires, des visites de


fermes et des interviews avec les professionnels de la filière et surtout à partir des
objectifs spécifiques. Les paramètres étudiés ont concerné quatre grands axes. D’abord
l’information générale sur la personne trouvée sur la ferme, elle est constituée de quinze
(15) questions, ensuite la typologie de la ferme avec huit (8) questions, puis la gestion
sanitaire de l’élevage composée de trente-six (36) questions enfin la dernière partie a
concerné le diagnostic et la prise en charge sanitaire des maladies avec quinze (15)
questions.

I.3.4. Collecte des données sur le terrain

La collecte des données s’est faite grâce à un questionnaire rédigé en français. Elle s’est
déroulée d’Octobre à Novembre 2018 auprès des aviculteurs de la zone péri-urbaine
d’Abidjan. L’enquête a pris en compte tous les aviculteurs permanents, ayant consenti
à participer à l’étude, sans distinction de sexe et d’âge. Dans un premier temps, le
questionnaire a été distribué aux aviculteurs. Mais au moment de le récupérer, certains
ont été réticents et ont évoqué un problème de disponibilité. La stratégie d’enquête a été
donc remplacée par la méthode d’interview jugée beaucoup plus efficace. Ces
interviews se sont déroulées avec des personnes ressources (Docteur vétérinaire et
techniciens commerciaux) qui se sont volontairement mis à notre disposition (Figure
6).

42
Pour chaque ferme, les questions ont été directement posées aux aviculteurs ou
propriétaires de la ferme et les fiches d’enquête ont été remplies conformément aux
réponses données par ces derniers. De plus, la consultation des cahiers de suivis des
exploitations avicoles a permis de compléter les informations fournies par les éleveurs.

Figure 6 : Interview avec un aviculteur dans le District d’Abidjan


En plus de ces enquêtes, il a été procédé à la prise en charge des cas de pathologies
signalées par les propriétaires. Pour ces cas, il a été effectué l’examen clinique suivi de
collecte des échantillons sur certains sujets malades ou apparemment saints autopsiés
en vue de faire des analyses complémentaires (Figure 7).

43
Figure 7: Prélèvement sanguin par la veine alaire pour analyse sérologique

Après l’enquête de terrain, un stage d’un mois a été effectué au LCVB pour l’analyse
des échantillons qui venaient dans cet établissement sous la supervision de docteurs
vétérinaires. A cet effet, nous avons exploré les différents registres du laboratoire pour
ce qui concerne les résultats des analyses antérieures.

I.3.5. Enquête et analyses de laboratoire

Par ailleurs, des informations sur l’aviculture ont été aussi collectées auprès des services
du LCVB. Dans ces services également des cas cliniques ont été examinés et des
prélèvements réalisés pour des analyses de laboratoire.

I.3.5.1. Examen clinique des sujets

L’examen clinique a consisté à suivre la démarche classique en consultation médicale à


travers un recueil de l’anamnèse et des commémoratifs, un examen visuel de loin et de
près des sujets, puis l’autopsie des animaux morts ou sacrifiés. Pendant les autopsies,

44
dans certains cas, des prélèvements ont été faits pour des analyses complémentaires
(Figure 8 et 9).

Les prélèvements pour la parasitologie ont été conservés au froid positif (4°C), et ceux
destinés aux analyses histologiques ont été fixés dans du formol à 10%.

Figure 8 : Tenue pour l'autopsie

Figure 9 : Nettoyage de la salle après une autopsie

45
I.3.5.2. Analyse histopathologie

Les prélèvements fixés dans du formol à 10% (MAJO et DOLZ, 2010) sont traités par
les méthodes histologiques de routine selon les grandes étapes suivantes :
déshydratation, enrobage en paraffine, confection de fines coupes de tissu (3 à 5 µm),
séchage et coloration à hématoxyline et éosine et au May Grünwald Giemsa.

I.3.5.3. Analyses effectuées au laboratoire durant le stage

Après l’autopsie, les prélèvements sont envoyés dans les différents services en fonction
des suspicions.

I.3.5.3.1. Analyses parasitologiques

 Type de prélèvement

Les fientes sont les prélèvements de choix. Pour le comptage des oocystes, on procède
au raclage de la muqueuse intestinale. Pour déterminer la classe de l’espèce
d’endoparasite, on prélève directement les parasites.

 Conservation des prélèvements

Après les prélèvements, les fientes ont été bien emballées dans un sachet et identifiées
pour éviter toute confusion. Puis tous les prélèvements ont été acheminés au LCVB dans
une glacière munie d’accumulateurs de froid pour bloquer la multiplication bactérienne
et l’évolution des œufs de parasites pour les cas extérieurs. Une autre partie a été
conservée dans du formol à 10%. Arrivés au laboratoire, les prélèvements ont été mis
dans un réfrigérateur (conservation maximale 8 heures à 4°C) jusqu’au moment du début
des analyses.

 Diagnostic parasitologique

Il s’est fait à l’aide de différentes méthodes :

- La technique de sédimentation ;

- La technique de Mac master ;

- Des techniques d’étalement sur lames (fientes, raclage de muqueuse) ;

46
Pour chaque étalement sur lame, il a été fait trois colorations (May Grunwald Giemsa
(MGG), Zielh-Neelsen Carbol-Fushine et Gram) et un étalement direct sans coloration.
Ensuite, les lames ont été observées au microscope optique.

 Protocole de la technique de sédimentation (LCVB, 2018)

C’est une méthode de détection qualitative des œufs lourds comme celle des trématodes.
Elle a été faite de la manière suivante :

Triturer 10g de matière fécales fraiches récoltée dans les différentes portions de
l’intestin, le mélanger avec 100 ml d’eau de robinet dans un bécher. Après, filtrer la
suspension à travers un passe-thé et laisser reposer le filtrat pendant une heure dans un
verre à pied de 250 ml. Ensuite, décanter le liquide supérieur (verser le surnageant),
mélanger le sédiment avec 100ml d’eau et laisser décanter pendant 30mn. Puis, remuer
le sédiment avec une baguette de verre afin d’obtenir une suspension homogène.
Déposer quelques gouttes de la suspension sur une lame porte-objet puis ajouter une
goutte d’une solution aqueuse de bleu de méthylène (1%). Mélanger et étaler le colorant
et la suspension sur la lame, couvrir avec une lamelle. Enfin, effectuer la lecture
microscopique à faible grossissement (G*100). Faire au minimum 3 observations.

NB : Le bleu de méthylène colore tous les déchets mais les œufs de trématodes gardent
leur teinte jaune –brun ou gris et sont aisément reconnaissables.

 Protocole de technique de flottaison (LCVB, 2018)

C’est une méthode qualitative de détection d’œufs de certains parasites (strongles,


strongyloides, coccidies…).

Elle a consisté à écraser les fèces dans une solution saline sursaturée, puis, à tamiser le
mélange obtenu à travers un tamis fin.

Ensuite, remplir un tube de 20 ml en formant un ménisque positif et couvrir d’une


lamelle et laisser reposer 15 minutes.

Oter la lamelle, la poser sur une lame et lire au microscope au faible grossissement (G
X100/GX400).

47
Préparation de la solution saline 400 g pour 1 litre d’eau distillée donne une solution
40%.

 Protocole de la technique de Mac master (LCVB, 2018)

C’est une méthode semi quantitative de mise en évidence des oocystes. Pour voir la
charge parasitaire, nous avons mélangé 3 g de selle pilée à 42 ml d’eau de robinet et
tamisé à travers un tamis à thé. Puis, nous avons rempli un tube à centrifugation et
centrifugé à 5000 tours pendant 5 mn. A la suite, on a eu un culot et le surnageant. Le
surnageant a été rejeté et le sédiment agité.

On a rempli le tube de la solution saline sursaturée à 40%, ensuite, mélangé puis, prélevé
la solution pour remplir la cellule de Mac Master (Figure 10).

Le remplissage de la cellule de Mac Master s’est fait avec une pipette pasteur et la lecture
s’est effectuée au microscope (G*100) après avoir laissé reposer 5 minutes pour que les
œufs remontent.

Calcul :

* Si lecture d’une seule chambre

OPG= (nombre d’œufs/0.15 ml)*(45 ml/3g)=nombre d’œufs *100

*Si lecture de deux chambres du même échantillon :

OPG=nombre d’œufs *50 Ou 0.15 ml est le volume de la cellule

3 g le nombre de grammes de matière fécales


45 ml le volume total de la dilution de la matière fécale.
Préparation de la solution saline 400 g pour 1 litre d’eau distillée donne une solution
40%.

Figure 10 : Schéma et photographie d'une lame de Mac Master

48
 Protocole de la coloration au MGG (May Grünwald Giemsa) (LCVB, 2018)

Il faut fixer le frottis à l’alcool (méthanol) à 95° et laisser sécher. Puis recouvrir le frottis
avec du GEIMSA dilué à raison de 3 gouttes pour 1 ml de diluant de GEIMSA. Ensuite,
il faut laisser le GIEMSA dilué agir pendant 20 minutes et après, laver soigneusement
le frottis sous le filet d’eau de robinet. Il faut laisser sécher à température ambiante et
faire l’observation du frottis à immersion au microscope à l’objectif 100.

I.3.5.3.2. Analyse au service de microbiologie

Certaines lames confectionnées au service de Parasitologie sont transférées dans ce


service pour être colorées.

 Protocole de la coloration de ziehl-neelsen Carbol-Fushine (OIE, 2010)

C’est la principale méthode de coloration recommandée pour mettre en évidence des


oocystes de cryptosporidie dans les fientes.

Pour se faire, il faut d’abord préparer le réactif (Figure 11). Et il faut sécher l’état de la
matière fécale et passer rapidement la lame à travers une flamme. Ensuite, colorer avec
la solution ziehl-neelsen Carbol-Fushine pendant 2 minutes et rincer à l’eau de pompe.
Puis, rincer quelques seconde avec l’acide alcoolisée (3%hcl ; 70% éthanol). Rincer
avec l’eau de pompe et une autre coloration avec le vert brillant (0,5%) pendant 2
minutes, Rincer à l’eau de robinet. Enfin, sécher à l’air ambiant la lame et observer à
l’objectif 100 à l’huile d’immersion.

49
Figure 11 : Préparation du réactif de la coloration de ziehl-neelsen Carbol-Fushine

 Protocole de coloration de Gram selon le protocole du kit Gram hücker

Elle nécessite d'avoir un frottis fixé par l'alcool durant 5 minutes (et rinçage à l'eau).
C’est le kit la coloration de Gram hücker qui a servi et nous avons préparé le réactif de
Gram (Figure 12) avant d’entamer le travail.

Les différentes étapes de cette coloration sont:

- coloration par le violet de gentiane ou cristal violet. Laissez agir de 30 secondes


à 1 minute, puis rincez à l'eau distillée ;

- mordançage au lugol (solution d'iode iodo-iodurée) : étalez le lugol et laissez


agir le même temps que le violet de gentiane ; rincez à l'eau distillée ;

- La décoloration rapide à l'alcool est l'étape la plus importante de la coloration :


versez goutte à goutte l'alcool ou un mélange alcool-acétone sur la lame inclinée
obliquement, et surveillez la décoloration qui doit être rapide. Rincez
abondamment avec de l'eau distillée pour stopper la décoloration ;

- recoloration à la safranine ou à la fuchsine. Mettez de l'eau distillée sur la lame


et quelques gouttes de fuchsine. Laissez agir de 30 secondes à 1 minute. Lavez
doucement à l'eau distillée puis séchez la lame ;

50
- observez avec une goutte d'huile à immersion objectif 100 (grossissement
×1000).

Figure 12 : Préparatif du réactif de la coloration de Gram

I.3.6. Traitement des données

Les données collectées sur la base des questionnaires ont été saisies et analysées par des
logiciels :

- Le logiciel SPHINX version V.5.1.5.0 pour l’administration des données, la


détermination des moyennes et des fréquences;
- Le tableur EXCEL microsoft Office de window 2013 pour faire des calculs et la
confection des tableaux et figures ;

51
CHAPITRE II : RESULTATS

L’enquête de terrain a permis d’avoir des informations sur l’aviculture en Côte d’Ivoire
et des cas de pathologies sévissant au sein des fermes avicoles.

Les résultats seront présentés en deux parties. La première partie présentera les résultats
des enquêtes de terrain et la deuxième les résultats d’analyses de laboratoire.

II.1. Résultats de terrain

II.1.1. Répartition des fermes enquêtées en fonction de la zone d’étude

Au total, 162 élevages avicoles ont été enquêtés en fonction des grands axes de la zone
péri urbaine d’Abidjan. La localité Abidjan-Dabou a enregistré le plus fort taux de
fermes enquêtées avec 32,7% (Tableau IV).

Tableau IV : Répartition des fermes enquêtées en fonction de la zone d’étude

Localités Nombre de fermes Fréquences %


Abidjan-Azaguié 48 29,6
Abidjan-Bassam 45 27,8
Abidjan-Bingerville 16 9,9
Abidjan-Dabou 53 32,7

TOTAL 162 100

II.1.2. Données générales sur les exploitations avicoles enquêtées

II.1.2.1. Données socio-professionnelles

L’enquête a révélé que les aviculteurs de la zone péri urbaine d’Abidjan sont d’âges
variés. La majorité de ces aviculteurs ont entre 30 et 40 ans (56,2%), suivie de ceux de
plus de 40 ans (26,5%), puis viennent les moins de 30 ans (17,3%) et ces éleveurs sont
majoritairement des hommes (89,5%). Parmi ces enquêtés, 51,9% des aviculteurs ont
une expérience en aviculture qui est inférieure à 5 ans. En ce qui concerne le niveau
d’étude, 32,7% des aviculteurs ont un niveau secondaire. Sur les 162 éleveurs enquêtés,
76,5% ont l’aviculture comme activité principale. Seul 26,5% de ces personnes ont reçu

52
une formation en aviculture. Enfin la majorité des 162 fermes avicoles enquêtées 77,2%
ont un conseiller en aviculture (Tableau V).

Tableau V : Répartition des enquêtés selon les variables socio-professionnelles

Variables Modalités Effectifs Pourcentages (%)


Féminin 17 10,5
Sexe
Masculin 145 89,5
Moins de 5ans 84 51,9
Expérience en
Entre 5 et 10 ans 37 22,8
aviculture
Plus de 10 ans 41 25,3
Primaire 29 17,9
Secondaire 53 32,7
Niveau
Universitaire 46 28,4
d’instruction
Coranique 22 13,6
Aucun 12 7,4
Moins de 30 ans 28 17,3

Classe d’âge 30 à 40 ans 91 56,2


Plus de 40 ans 43 26,5

Aviculture comme Oui 124 76,5


activité principale Non 38 23,5

III.1.2.2. Caractéristiques des fermes enquêtées

La majorité des fermes enquêtées (54,9%) était des élevages de poulets de chair, 25,3%
d’élevage de poules pondeuses et 19,1% des élevages mixtes (chair et pondeurs) (Figure
13). Dans la catégorie des spéculations mixtes, il a été identifié 37% de fermes ayant
d’autres espèces aviaires telles que des pintades, des canards et des oies.

La moitié des aviculteurs possède un registre d’élevage. Parmi les 49% qui n’en
possèdent pas, seulement 4% ont un registre pour les actes médicaux.

53
Parmi les fermes enquêtées, 47,5% ont des oiseaux d’âge différent et sont de petits
élevages avec un effectif de moins de 5000 sujets.

Fermes de poulet de chair


Fermes de poule pondeuse
Fermes mixte

Figure 13 : Spéculations rencontrées lors de l’enquête

II.1.3. Gestion sanitaire des fermes

II.1.3.1. Normes de construction des bâtiments

Plus de la moitié des exploitations (53,7%) ne respectent pas la norme de distance entre
les fermes qui est au minimum de 500 m. La présence d’un système de désinfection
(rotoluve et/ou pulvérisateur) des véhicules a été notée seulement dans 4% des fermes
enquêtées. De plus, 66,1% des fermes ne sont pas clôturées et à la question de savoir si
les oiseaux et les rongeurs ont accès à la ferme, 58% ont répondu par l’affirmative.
Cependant, la lutte se fait de façon individuelle dans chaque ferme et les moyens de lutte
contre les rongeurs utilisés sont la présence de chats, l’utilisation de raticides, ou de
pièges mécaniques et contre les oiseaux, l’utilisation de filets de petit diamètre dans la
ferme.

II.1.3.2. Suivi et mesures sanitaires appliquées par les éleveurs

Le suivi technique, sanitaire et médical des fermes est assuré par des docteurs
vétérinaires ou des techniciens d’élevage qui sont en général des technico-commerciaux
de société de provenderie (fabricants d’aliments) ou encore par des voisins aviculteurs
plus expérimentés. Par ailleurs, il a été constaté que la fréquence des visites
hebdomadaires des conseillers avicoles est beaucoup plus élevée chez les techniciens
d’élevage (55,6%) que les docteurs vétérinaires (6,2%).

54
Pour ce qui est des mesures sanitaires, les éleveurs utilisent le plus souvent le Javel
(12%) et de préférence celui en grain dilué dans de l’eau sans mesures. Ils utilisent aussi
le crésyl et diverses spécialités vétérinaires telles que le Virkon®, le Virunet® et la soude
caustique comme désinfectants sur les fermes visitées.

Le nettoyage des abreuvoirs et mangeoires se fait quotidiennement à l’eau simple dans


75,3% des cas et la désinfection est généralement faite après chaque bande avec du javel,
savon et autres spécialités vétérinaires que leVirkon®, le Virunet®. La plupart des fermes
enquêtées font le nettoyage et la désinfection générale de la ferme apres chaque bande.
Par contre, seulement 10% le font avant l’arrivée des poussins (Tableau VI).

Tableau VI : Mesures et moyens de suivi sanitaire appliqués par les éleveurs

Variables Modalités Effectifs Pourcentages(%)


Non réponse 32 19,8
Docteur vétérinaire 10 6,2
Technicien d’élevage 49 30,3
Suivi sanitaire
Auxiliaire 7 4,5
de fermes par
Technico-commercial 66 40,7
Ingénieur 0 0,0
Autres 12 7,4
Non réponse 33 20,4
Fréquence des Journalière 5 3,1
visites Hebdomadaire 90 55,6
hebdomadaires Quotidienne 12 7,4
pour le suivi Mensuelle 21 13
Autres 1 0,6
Non réponse 2 1,2
Hebdomadaires 17 10,5
Nettoyage des
Quotidiennement 122 75,3
abreuvoirs et
En cas de nécessité 10 6,2
mangeoires
Apres chaque bande 3 1,9
Autres 8 4,9
Pulvérisation seulement +
24 14,8
Méthode de nettoyage muret et grillage + sol
nettoyage des Toit + murets et grillages + sol 47 29
fermes Muret et grillage + sol 78 48,2
Sol 13 8

55
II.1.3.3. Conduite d’élevage sur les différentes fermes

Sur les 55 fermes, qui utilisent des abreuvoirs automatiques, la majorité applique le
nettoyage et la désinfection de la tuyauterie avec du savon ou autres spécialités
vétérinaires tel que le Virkon®, le Virunet®. Contrairement aux 3 fermes qui ne le font
pas.

Les aviculteurs de la zone péri-urbaine d’Abidjan appliquent le vide sanitaire sur leurs
fermes avec une durée variable. En effet, la majorité (67,3%) applique un vide sanitaire
de plus de 15 jours. Alors que la période du vide sanitaire de 10 à 15 jours minimum est
respectée par 15,4% des fermes enquêtées et celle de moins de 10 jours par 9,9% des
fermes.

L’utilisation de pédiluve, à l’entrée des bâtiments, durant toute la période d’élevage


d’une bande n’est effective que dans 29% des fermes enquêtées contre 22,8% des fermes
qui l’utilisent qu’au stade de démarrage des poussins. Cependant, le passage dans les
pédiluves n’était pas obligatoire dans 48,8% des fermes enquêtées.

Pour l’alimentation, 55,6% des éleveurs utilisent l’aliment de type industriel contre
40,1% des éleveurs qui achetaient l’aliment fabriqué au moulin. 77,8% des éleveurs qui
fabriquent eux-mêmes leur aliment disent avoir eu des problèmes sanitaires liés à
l’aliment généralement dû au fait que le maïs n’était pas sec (Tableau VII).

56
Tableau VII : Conduite d’élevage dans les fermes enquêtées

Variables Modalités Effectifs Pourcentages(%)


Utilisation Oui 55 34
d’abreuvoirs
automatiques Non 105 64,8

Nettoyage de la Oui 52 32,1


tuyauterie des
abreuvoirs Non 3 1,9

Moins de 10 jours 16 9,9


Vide sanitaire De 10 à 15 jours 25 15,4
Plus de 15 jours 109 67,3
Non réponse 1 0,6
existence de Oui, durant toute la bande 47 29
pédiluves Oui, uniquement au démarrage 37 22,6
Non 77 47,5
Avant et après toute entrée dans
47 29
Passage dans les un bâtiment d’élevage
pédiluves est-il Seulement avant l’entrée dans un
36 22,2
obligatoire bâtiment d’élevage
Non 79 48,8
Non réponse 3 1,9
Fabriqué au moulin le plus proche 65 40,1
Approvisionnement
de l’aliment Acheté avec un fermier plus
4 2,5
important qui le fabrique
Type industriel 90 55,6
Non réponse 3 1,9
Problèmes
sanitaires liés à Oui 33 20,4
l’aliment Non 126 77,8

57
II.1.4. Diagnostic et prise en charge des maladies

II.1.4.1. Les dominantes pathologies selon les éleveurs

Selon les éleveurs, des pathologies aviaires surviennent dans les fermes avec des
fréquences variables. Ces aviculteurs se basent le plus souvent sur leurs expériences, des
signes cliniques et lésionnels pour le diagnostic des différentes pathologies aviaires.

Ainsi, selon les éleveurs enquêtés, les affections respiratoires sont les plus rencontrées
avec 51,2% des cas. Elles sont suivies de la Colibacillose (25,9%), puis de la maladie
de Gumboro (23,5%), de la Coccidiose (18,5%), de la maladie de Newcastle (9,3%) et
d’autres affections (3,7%). (Figure 14).

Coccidiose
MRC
Colibacillose
Newcastle
Gumboro
Autres

Figure 14 : Fréquence des maladies rencontrées par les aviculteurs

II.1.4.2. La gestion des cadavres

Les cadavres des élevages sont soit enfouis (67%), soit rejetés dans la nature (21,6%),
soit destinés à la consommation humaine (21,7%) et enfin soit incinérés (5,6%).

II.1.4.3. Les méthodes de diagnostic

Les éleveurs ont évoqué plusieurs cas de maladies respiratoires qui déciment leurs
élevages mais, le diagnostic des pathologies survenant dans ces élevages est le plus
souvent fait par les technico-commerciaux (42,6%) et les propriétaires eux-mêmes
(29,6%).

58
Le diagnostic des maladies est principalement basé sur les commémoratifs, les signes
cliniques et les lésions dans 63% des cas. Quant aux analyses de laboratoires, 40,7% des
aviculteurs enquêtés ignorent leur existence contre 17,9% qui y ont recours mais
trouvent le coût des analyses élevé (Tableau VIII).

Tableau VIII: Moyens de diagnostic utilisés par les éleveurs en cas de pathologies

Variables Modalités Effectifs Pourcentages(%)


Non réponse 4 2,5
Docteur vétérinaire 6 3,7
Chef de ferme 23 14,2
Technicien d’élevage 25 15,4
Personnes faisant
Propriétaire 48 29,6
le diagnostic en
cas de Voisin 3 1,9
pathologies Technico-commerciales 69 42,6
Ingénieur 0 0
Initiateur 2 1,2
Volailler 0 0
Non réponse 3 1,9
Commémoratifs 2 1,2
Commémoratifs et signes
47 29
cliniques
Méthodes de
Commémoratifs et signes
diagnostic 102 63
cliniques et autopsie
Commémoratifs et signes
cliniques et autopsie et 8 4,9
laboratoire
Non réponse 10 6,2
Ignore l’existence 66 40,7
Avis sur le Coût élevé 29 17,9
recours d’un labo
Accès difficile 16 9,9
en cas de
pathologies Pas nécessaire 22 13,6
Aucune idée 9 5,6
Retard des résultats 10 6,2

59
II.1.4.4. Mise en œuvre de traitements et application des mesures de
prophylaxie

46,3% des propriétaires font eux-mêmes le traitement en cas de pathologies. C’est ainsi
que certains éleveurs font recours aux technico-commerciaux dans 21% des cas. Ce n’est
que 2% de ces éleveurs qui ont recours aux docteurs vétérinaires en cas de maladies des
oiseaux.

Le programme de prophylaxie est appliqué dans 72,1% des fermes enquêtées. Il est
fourni par les accouveurs (59%) et seulement 6,2% par un docteur vétérinaire.

II.1.4.5. Différents cas cliniques déclarés durant l’enquête de terrain

Durant notre enquête, il a été enregistré 18 cas de pathologies dont 12 avec des analyses
complémentaires. Pour le diagnostic de confirmation, parmi les 12 cas, seulement une
ferme était de type poulet de chair. Les principales pathologies diagnostiquées, durant
notre étude, sont représentées par 42 % de maladies parasitaires, 37 % de suspicions de
maladies virales et 26 % de maladies bactériennes (Figure 15).

VIRALE
BACTERIEN
PARASITE

Figure 15 : Proportions des catégories (virale, bactérienne, parasitaire) de pathologies


observées pendant la période d'enquête

60
II.2. Résultats de laboratoire

II.2.1. Résultats des observations des coupes histologiques de tissus

L’examen histopathologique a porté sur des portions de caecum et d’intestin. Cet


examen a révélé quelques cas lésionnels et des parasites. Les résultats ont été reportés
dans un tableau (Annexe 3).
Sur les 17 coupes histologiques observées, 9 ont présenté des lésions. Les lésions et les
parasites ont été plus observés chez les pondeuses (66,66%) au niveau de la muqueuse
de l’intestin et du caecum.
Chez les pondeuses, les lésions ont été, des lésions inflammatoires (33,3% des cas), des
lésions de nécrose des microvillosités (33,3% des cas) et des lésions de congestion
(33,3%). De même, de nombreux parasites ont été observés : Cryptosporidium spp,
(30,8%), Encephalithozoom hellen (23%), coccidie (15,3%), Ascaris galli (7,7%),
Trichomonas gallinae (7,7%), Capillaria spp (7,7%), Prothogonimus cuneatus (7,7%)
et Raillietina spp (7,7%).
Chez les poulets de chairs, les lésions ont été moins nombreuses avec 66,6% des lésions
de nécrose des microvillosités et 33,3% des lésions inflammatoires. Les coccidies ont
été observées dans 50% des cas, les Cryptosporidium spp dans 25% des cas et des
Histoplasma capsulatum dans 25% des cas.

II.2.2. Données collectées au LCVB

Nos investigations au Laboratoire Central Vétérinaire de Bingerville (LCVB) ont


montré qu’en 2018, cette structure a reçu, au Service de Pathologie Aviaire, 52
demandes d’analyses réparties comme suit : 45 % de maladies virales, 33 % de maladies
parasitaires et mycosiques et 22 % de maladies bactériennes.

Pour les maladies parasitaires, les principales causes étaient les coccidies suivies des
ascaris. Pour les affections bactériennes, une large prédominance des colibacilloses a
été notée, suivie des salmonelloses et des mycoplasmoses. Les principales maladies
virales suspectées étaient surtout l’influenza aviaire, la maladie de Newcastle et la
maladie de Gumboro. Les suspicions de maladies virales ont été faites à partir du
diagnostic clinique et nécrosique, car le laboratoire ne disposait pas des réactifs
nécessaires pour un diagnostic de confirmation (Tableau IX).

61
Tableau IX : Répartition des différentes pathologies recensées au Laboratoire Central
Vétérinaire de Bingerville (2018)

Catégories de
Maladies Effectifs Pourcentages(%)
maladies

Influenza aviaires 28 57,1

Maladie de
Maladies virales 15 30,6
Newcastle

Gumboro 06 12,2

Coccidiose 22 61,1
Maladies Ascaridiose 2 5,6
parasitaires
et mycosiques Cryptosporidiose 1 2,8

Microsporidiose 4 11,1

Aspergillose 7 19,4

Colibacillose 18 75
Maladies
Mycoplasme 2 8,33
bactériennes
Salmonellose 4 16,67

II.2.3. Principales maladies diagnostiquées au laboratoire durant notre étude

II.2.3.1. Maladies virales suspectées

 Influenza aviaire

Cette pathologie a été suspectée dans plusieurs fermes à Port-Bouet situées au Sud-est
d’Abidjan. Les principaux signes cliniques notés sont des signes respiratoires, digestifs
avec des morts sporadiques. Les poulets avaient les muqueuses pâles et ils étaient
prostrés avec les plumes ébouriffées (Figure 16). Chez les pondeuses, en plus des signes
précités, il y avait la chute de ponte de 50%.

62
Généralement, pour le traitement, les éleveurs mettaient en place une antibiothérapie
sans avoir de résultats satisfaisants.

Figure 16 : Prostration du sujet avec la crête pale

 La maladie de Newcastle

Les symptômes étaient l’abattement, l’anorexie, le plumage ébouriffé avec une


association ou non des signes digestifs (diarrhée verdâtre à hémorragique), des signes
respiratoires (jetage, toux et de dyspnée importante) et, dans de rares cas, les signes
nerveux se manifestant par la convulsion, l’ataxie, la paralysie d’un ou des deux
membres. La maladie évolue souvent vers la mort.

A l’autopsie, la lésion la plus évidente était l’hypertrophie des amygdales caecales


(Figure 18) et des pétéchies au niveau de l’intersection, du gésier et proventricule
(Figure 17) avec un foie friable (Figure 19).

Les éleveurs utilisent des mélanges de médicaments ou substances non recommandés


et aussi des désinfectants comme virunet®, aquapure® pour le traitement mais les
résultats sont sans effets notables.

63
Figure 17 : Pétéchies à l'intersection du Figure 18: Hypertrophie et congestion
gésier et du proventricule du caecum

Figure 19: Foie friable et décoloration multifocale

 Maladie de Gumboro

Les sujets atteints de cette maladie étaient prostrés, abattus, les plumes ébouriffées, le
cloaque souillé avec une baisse de la consommation alimentaire et surtout des morts en
pente puis régressent progressivement (Figure 20).

Durant notre étude, 2 cas ont été suspectés chez les poulets de chairs et ont fait l’objet
d’analyse de laboratoire.

A l’autopsie, il a été noté des pétéchies dans les muscles de la cuisse (Figure 22), le
foie décoloré avec des foyers nécrotiques, une splénomégalie et la bourse de Fabricius
hypertrophiée avec un œdème gélatineux (Figure 21 et 23).

64
Pour la prise en charge avant l’arrivée des résultats d’analyse de laboratoire, une
antibiothérapie a été mise en place par les fermes concernées. Il s’agit de l’utilisation
d’oxytétracycline en eau de boisson, du changement de la litière puis la séparation des
malades des animaux apparemment sains.

Les résultats de laboratoire ont confirmé une surinfection bactérienne à Staphylococcus


aureus dans le foie. Suite à ce résultat, un antibiogramme a été réalisé. Ce dernier a
montré une sensibilité à l’Amoxicilline, à l’acide clavulanique et au Ceftiofur pour la
bactérie identifiée.

Figure 20 : Plumes ébouriffées des Figure 21 : La bourse de Fabricius


poussins de 22 jours hypertrophiée et couverte d'une
substance gélatineuse

Figure 22 : Pétéchies dans les muscles de la cuisse

65
Figure 23 : Section de la bourse de Fabricius œdématiée

Pour confirmer l’infection à Gumboro, il aurait fallu refaire une analyse sérologique et
c’était prévu avant abattage puisque le propriétaire refusait des sacrifices de ses sujets.
Malheureusement le propriétaire a tout stoppé pour donner du chlore à ses sujets. La
mortalité a été stoppée et les sujets semblaient sains. Le propriétaire a vendu les sujets,
aussi les résultats n’ont pas été mis à notre disposition.

Quant au deuxième cas, le propriétaire n’a pas fait de vaccin car selon lui il a acheté des
poussins déjà vaccinés. Il a utilisé toute sorte d’antibiotique sur ses sujets. Nous lui
avons recommandé d’arrêter ce traitement et donner de l’eau aux sujets atteints.

 Bronchite infectieuse

Durant notre étude, 3 cas (2 fermes de poule chair et 1 ferme de poules pondeuses) ont
été suspectés.

Les poules atteintes étaient des poules déjà en ponte. La chute de ponte était rapide avec
des signes respiratoires et les œufs déformés (Figure 24). A l’autopsie, il a été noté des
lésions de splénomégalies, des dépôts de caillot de sang sur le foie, la décoloration et
l’hypertrophie du foie (Figure 25).

66
Figure 24 : Dépôt de caillots de sang Figure 25 : Œufs fragiles et déformés
sur le foie et décoloration du foie

II.2.3.2. Maladies bactériennes

 Colibacillose

Elle se manifeste par des mortalités brutales précédant un abattement, un râle, des
éternuements une chute de ponte, une diarrhée blanchâtre. A l’autopsie, il a été observé
une hépatomégalie, une splénomégalie, une distension gazeuse et des fientes liquides
blanchâtres au niveau de l’ampoule cloacale, une ovarosalpingite (Figure 26 et 27) et
une péritonite.

L’antibiogramme sur la bactérie a donné une sensibilité pour la colistine, la


ciprofloxacine, l’acide nalidixique, le trimethoprime, l’ampicilline, la tobramycine,
l’amoxicilline, la streptomycine et une résistance vis-à-vis de l’érythromycine et de la
tetracycline.

Figure 26 : Ovarite Figure 27 : Salpingite

67
 Coryza aviaire

Les signes cliniques observés sont l’inappétence, la baisse de la consommation


alimentaire, la somnolence, une conjonctivite, la respiration difficile, une diarrhée, un
œdème facial et qui terminait par la mort. Le traitement a été fait avec le sulfate de fer
en eau de boisson et les oiseaux ont guéri.

II.2.3.3. Maladies parasitaires

 Parasites externes

Durant notre étude, 8 cas ont été notés. Les ectoparasites étaient visibles
macroscopiquement sous les plumes (Figure 28).

Figure 28 : Présence de poux sous les plumes d'une pondeuse

 Parasites internes

L’analyse des fientes digestives par les différentes méthodes coproscopiques ont permis
l’indentification des parasites chez 9 cas pris en charge pendant l’étude (Annexe 4).

 Coccidiose

Trois (3) cas ont été identifiés avec observation des œufs (Figure 29) ; l’un est associé
à la colibacillose.

68
Figure 29 : Oocystes de coccidies observées à travers une lame de Macmaster

 Ascaridiose

Les ascaris (Ascaris galli) ont été observés chez des poules hybrides après autopsie
(Figure 30). La mortalité était sporadique sur la ferme. Le traitement à base de citrate
de pipérazine en eau de boisson en une prise a donné de bons résultats.

Figure 30 : Les ascaris prélevés de l'intestin d’une poule hybride

 Autres parasites

Ce sont des parasites qui ont été identifiés après avoir effectué la technique de
sédimentation et la coloration de lames précédées d’un étalement fin de fiente. Par la
méthode de sédimentation, il a été identifié les œufs de strongle (Figure 32), de
Prosthogonimus cuneatus (Figure 33), de Raillietina spp (Figure 35), de Heterakis spp
(Figure 34), et Trichomonas gallinae. La coloration des lames a permis d’identifier des

69
oocystes de Cryptosporidium spp (Figure 37), Encephalithozoom hellem (Figure 38) et
les brachizoides de Toxoplasma gondii (Figure 36).

Les traitements ont été faits, selon les cas, renouvelables chez les poules
systématiquement toutes les 6 à 8 semaines.

Figure 31 : Œuf de strongle Figure 32 : Œuf de trématode


Prosthogonimus cuneatus

Figure 33 : Œuf de Heterakis spp Figure 34 : Œuf de Raillietina spp

70
Figure 35 : Brachizoide de Figure 36 : Cryptosporidium spp
Toxoplasma gondii

Figure 37 : Microsporidie d’Encephalithozoom hellem

II.2.3.4. Autres maladies

 Aspergillose

Les symptômes sont des dyspnées, associés à des bruits et des gargouillements, la
mortalité importante associés à une diarrhée et le cloaque souillé. Les principales lésions
observées étaient la splénomégalie (Figure 39) et le foie friable (Figure 38).

71
Traitement

Le traitement à base de sulfamide, en eau de boisson, a été très efficace. En plus, des
recommandations sanitaires ont été faites, impliquant le nettoyage et la fumigation
réguliers des poules et des fermes.

Il a été procédé à la vérification de l'aliment puis au retrait et à la destruction de la litière


ainsi que le nettoyage et la désinfection des bâtiments.

Figure 38 : Foie friable Figure 39 : Splénomégalie

72
CHAPITRE III : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS

III.1. Discussion

III.1.1. Choix de la zone et des localités de l’étude

Depuis quelques années, le district d’Abidjan est devenu une zone de forte production
avicole (ESSOH, 2006). En effet, le climat de ce district favorise l’installation
d’élevages avicoles. Il regorge différents maillons de la filière avicole moderne à savoir
les accouveurs, les provendiers et les grossistes importateurs de médicaments. Ce qui
fait de cette zone un terrain favorable au développement de l’aviculture moderne.
Cependant, la forte croissance démographique dans ce district requiert une augmentation
de la production avicole suite à l’accroissement de la demande sur le marché. Pour
répondre à ce besoin grandissant des populations, plusieurs élevages s’y sont installés
de manière anarchique et constituent un réel problème sanitaire pour le développement
de l’élevage dans cette zone. L’exemple de la résurgence en 2015 de l’influenza aviaire
hautement pathogène, qui a décimé plusieurs élevages suite au non-respect des normes
d’élevage et des mesures sanitaires dans cette zone, en est une illustration.

En ce qui concerne le choix des différentes localités de l’enquête, il a été fait suivant les
principaux axes routiers dans le but de couvrir toute la zone péri-urbaine d’Abidjan.
Cette méthode d’échantillonnage par convenance a été utilisée par BITTY (2013) et
TIECOURA (2015) lors d’enquêtes sur la gestion sanitaire et les pratiques médicales
et avicoles dans les fermes aviaires de la zone péri-urbaine d’Abidjan.

III.1.2. Choix des élevages cibles et difficultés rencontrées lors de l’étude

Le choix des élevages de poulets de chairs et de poules pondeuses permet de mieux


appréhender l’envergure des maladies aviaires, l’application des mesures sanitaires et
des pratiques médicales dans ces différentes spéculations surtout en ce qui concerne les
élevages mixtes.

Au cours de cette étude, les difficultés rencontrées sur le terrain ont été surtout la
méfiance à répondre de peur de payer les impôts ou de subir les effets de la déclaration
obligatoire en cas de grippe aviaire. Parfois de fausses informations étaient données par
les éleveurs suite au manque d’information et à l’absence de registre dans certaines

73
fermes. Quelques fois, d’autres éleveurs pensaient que notre enquête était un projet pour
avoir des financements, alors ils se sentaient obligés de donner des informations
erronées dans le but de recevoir un quelconque financement. C’est ainsi que nous avons
travaillé avec les fermes qui détenaient des registres afin de pouvoir collecter des
informations fiables en vue d’une bonne analyse.

III.1.3. Données socio-professionnelles

Dans notre étude, des aviculteurs étaient, pour la plupart des hommes (89,5%), avec un
âge compris entre 30 et 40 ans. Ce qui corrobore les propos de BROU et al., (2018)
comme quoi le domaine de l’aviculture est plus exploité par les hommes. De même, une
étude effectuée au Tchad par MOPATE et al., (2004), dans six terroirs de la zone des
savanes, affirme que 90% des aviculteurs de ces zones sont des hommes.

Le même constat a été fait par BANGUE (2014), qui rapporte que 6% de femmes contre
94% d’hommes travaillent dans le secteur avicole moderne du Togo. Cette forte
présence des hommes serait due aux exigences du secteur avicole africain en général et
de la Côte d’Ivoire en particulier qui considère l’aviculture comme un métier réservé
aux hommes (BOKA, 2009).

Les résultats montrent que l’aviculture moderne est majoritairement pratiquée par les
aviculteurs du niveau secondaire suivi de ceux du niveau universitaire. Ces résultats
sont similaires à ceux de deux autres études effectuées par BROU et al., (2018) à
Korhogo, TIECOURA (2015) dans la zone péri-urbaine d’Abidjan et BANGUE
(2014) au Togo. Cependant, au Sénégal, des études ont montré que plus de la moitié des
aviculteurs sénégalais (50,9%) n’ont pas été à l’école et que seulement 6% de ces
éleveurs avaient le niveau universitaire (SECK, 1997).

De plus, dans notre étude, 51.9% des aviculteurs avaient une expérience de moins de 5
ans dans le domaine. Ce résultat corrobore celui obtenu par DOSSO (2014), dans son
étude réalisée dans le département d’Agnibilékrou (Côte d’Ivoire) qui montre que 56%
des exploitants avaient une expérience inférieure à 5 ans. En effet, cet auteur a montré
que les mauvaises pratiques d’élevages et la faible productivité observées dans les

74
exploitations enquêtées seraient liées au manque de formation et d’expérience de ces
éleveurs.

Au total, 22,8% des élevages n’ont pas de conseillers en aviculture. Les éleveurs
travaillant dans ces fermes trouvent l’assistance des agents de santé animale inutile. En
effet, pour ces éleveurs, les agents de santé animale ne respectent pas toujours les
mesures de biosécurité et pourraient être des vecteurs d’agents pathogènes d’une ferme
à une autre ferme, car ces derniers peuvent circuler dans plusieurs fermes à la fois dans
la même journée avec les mêmes habits sans prendre de précautions. Nos résultats sont
supérieurs à ceux obtenus par WOUEMBE (2013) qui a trouvé que seuls 2,9% des
élevages de la région de l’Ouest du Cameroun ne bénéficiaient pas de l’encadrement des
agents de santé animale. Par contre, ils sont inférieurs à ceux obtenus en 2012 par PARE
qui a observé que 77% des élevages ne disposant pas d’agents de santé animale chargés
du suivi sanitaire dans la zone périurbaine de Dakar. En ne faisant pas recours aux
services de qualité des agents de santé animale, les éleveurs risquent de se livrer à une
automédication dangereuse.

III.1.4. Gestion sanitaire des fermes

Dans notre étude, il y a une prédominance des élevages de poulets de chair. En côte
d’Ivoire, plus précisément dans la zone péri-urbaine d’Abidjan, on observe une
prédominance de l’élevage de type poulets de chair (BITTY, 2013 ; TIECOURA,
2015).

Les résultats de l’étude sur les normes de construction des élevages montrent que sur les
162 exploitations avicoles enquêtées, 53,7% ne respectent pas la distance
conventionnelle entre deux exploitations avicoles qui est de 500 mètres. Ce qui
corrobore les travaux de TIECOURA, (2015).

La proximité entre les différents élevages est liée au fait que l’Etat s’implique très peu
lors de l’installation des exploitations avicoles ou ne veille pas au respect des normes
d’implantation et de construction des élevages.

Le non-respect de la réglementation et ou son ignorance est un facteur de risque majeur


de la diffusion des germes d’une ferme à une autre. Cependant dans notre étude, nous

75
avons noté que le nettoyage des abreuvoirs et mangeoires, dans les fermes enquêtées, se
faisait quotidiennement dans 75,3% des cas, le nettoyage des abreuvoirs se faisant à
l’eau simple. Nos résultats corroborent ceux de BITTY (2013) qui a observé que les
éleveurs de cette zone faisaient un nettoyage quotidien du matériel. Cependant, une
étude réalisée par NDIAYE (2010) au Sénégal montre que la plupart des fermes
enquêtées utilisaient des désinfectants pour nettoyer les abreuvoirs.

Dans plus, de la majorité des fermes enquêtées (77,2%), les fermiers reçoivent les
instructions de conseillers avicoles. En effet, le suivi technique, sanitaire et médical est
assuré dans 81,7% des cas par un agent de santé animale. Ce fort pourcentage serait dû
au fait que les éleveurs ont compris le bien-fondé de la présence d’un agent de santé
animale dans leurs élevages (TIECOURA, 2015). La présence d’un système de
désinfection (rotoluve et/ou pulvérisateur) des véhicules a été observée dans 4% des
fermes enquêtées. L’ignorance de l’importance de ces systèmes d’hygiène, et l’usage
d’antibiotiques comme solution de neutralisation de tous agents infectieux pourraient
expliquer leurs absences dans la plupart des exploitations (DOSSO, 2014).

Selon DOSSO (2014), dans les fermes de la localité d’Agnibilékrou (Côte d’Ivoire), le
suivi sanitaire était effectué en majorité par des agents de santé animale (Vétérinaires,
Ingénieurs ou Techniciens d’élevage). Pour GBAGUIDI (2007), la gestion sanitaire des
exploitations avicoles par les vétérinaires permet de réduire l’impact des pathologies
aviaires.

Dans notre étude, les Docteurs vétérinaires interviennent très peu dans le suivi technico-
sanitaire et médical des élevages, soit une proportion de 6,2% contre 40,7% pour des
technico commerciaux. Le faible pourcentage de Docteurs vétérinaires pourrait
s’expliquer par le coût élevé de leurs prestations et ils interviennent dans les fermes
seulement lorsqu’ils sont sollicités pour des cas de pathologie grave (TIECOURA,
2015). Cependant le taux élevé de techniciens commerciaux dans le suivi de ces fermes
serait dû au fait que les provendiers, en plus de vendre de leurs produits, offrent des
prestations de services gratuits par les agents commerciaux pour une fidélisation de
leurs clientèles.

76
En ce qui concerne les mesures d’hygiène, les éleveurs utilisaient le plus souvent l’eau
de Javel, la soude caustique, le crésyl et diverses spécialités vétérinaires telles que le
Virkon®, le Virunet® comme désinfectants dans les fermes visitées. Ces produits sont
utilisés sans recommandations, ni en présence d’un agent de santé ; ce qui met en doute
l’efficacité réelle de la pratique de la désinfection. Aussi nous avons noté la présence
d’autres espèces dans 37% des fermes et 47,5% possédaient des oiseaux de différents
âges. Ceci constitue des conditions de persistance des germes dans l’environnement,
favorisant ainsi l’émergence et la transmission des germes entre espèces.

III.1.5. Conduite des élevages

Seulement 34% des fermes utilisent des abreuvoirs automatiques certainement en raison
du fait de son coût élevé et les nettoient lors des vides sanitaires.

Cela s’expliquerait qu’en pratique le nettoyage des tuyaux ne peut se faire que pendant
le vide sanitaire (ARBELOT et al., 1997). Le vide sanitaire permet de prolonger
l’action du désinfectant et d’assécher le sol et le bâtiment. Les poulaillers représentent
un milieu propice à la survie et même à la multiplication des agents pathogènes :
bactéries, virus, parasites. En l’absence de désinfection et de vide sanitaire efficace, les
germes présents dans l’élevage pourront se transmettre aux bandes suivantes (FEDIDA,
1996). En effet, plus de la moitié des fermes enquêtées (67,3%) respecte le délai du vide
sanitaire dont le standard est fixé à plus de 15 jours. Nos résultats sont similaires à ceux
obtenus par WOUEMBE (2013) dans l’Ouest du Cameroun où 80% des exploitations
avicoles respectaient le délai du vide sanitaire.

De plus l’utilisation de pédiluves, à l’entrée des bâtiments, durant toute la période


d’élevage d’une bande n’était effective que dans 29% des fermes enquêtées contre
22,8% des fermes qui l’utilisaient qu’au stade de démarrage des poussins. Ces résultats
sont similaires à ceux obtenus par BITTY (2013) dans la même zone sur l’utilisation de
pédiluve à l’entrée des bâtiments durant toute la période d’élevage d’une bande et son
utilisation jusqu’au stade de démarrage des poussins avec respectivement 39% et 28%.

L’absence de l’utilisation des désinfectants comme pédiluve et rotoluve pourrait se


justifier par le coût élevé de ces produits ou une ignorance totale de ces éleveurs sur le

77
bien-fondé de ces produits. Selon RACICOT (2011), plusieurs études expérimentales
ont démontré le rôle potentiel des humains, en tant que vecteur mécanique, dans la
transmission de maladies telles que les mycoplasmoses qui sont véhiculées suite à la
négligence de ces mesures d’hygiène (HALD et al., 2000 ; NEWELL et FEARNLEY,
2003).

En effet, l’absence des mesures d’hygiène est un facteur de risque important pour
l’introduction des bactéries.

Les unités de production locale d’aliments contribuent dans 55,3% des cas à
l’approvisionnement des fermes en aliment complet. Il s’avère que l’alimentation de
type industriel est utilisée par 55,6% des éleveurs contre 40,1% des éleveurs qui
l’achetaient au moulin. En Côte d’Ivoire, particulièrement à Abidjan, la plus grande
proportion des fermes se ravitaillent dans des industries d’aliments fabriqués de manière
locale (TIECOURA, 2015). Ce qui pourrait expliquer le fait que les éleveurs ont
tendance à fabriquer leur propre aliment, car selon eux la qualité de l’aliment industriel
est insuffisante et les coûts pratiqués par les fabricants industriels sont élevés.

Cependant, 77,8 % des éleveurs disent avoir eu des problèmes sanitaires liés à l’aliment
fabriqué dans les moulins généralement du fait que le maïs n’était pas bien sec. En effet,
il est recommandé de sécher le maïs convenablement avant l’utilisation dans la
fabrication de l’aliment. Selon MOPATE et al., (2004), la disponibilité et l’accessibilité
au maïs, qui entre pour 70 % dans la fabrication de l’aliment, conditionnent le prix des
poussins, poulets de chair et œufs. La demande en maïs étant élevée, les producteurs ne
prennent plus le temps d’offrir un produit de qualité aux aviculteurs.

III.1.6. Dominantes pathologies selon les éleveurs

Les pathologies aviaires suspectées par les éleveurs, au cours de l’enquête de terrain,
ont été pratiquement similaires à celles diagnostiquées au Laboratoire Central
Vétérinaire de Bingerville (LCVB). Les aviculteurs se basaient, le plus souvent, sur leurs
expériences à travers l’observation de signes cliniques et lésionnels pour le diagnostic
des différentes pathologies aviaires.

78
En effet, parmi les affections d’origine bactérienne, la colibacillose est la plus
fréquemment rencontrée dans les fermes (25,9%) et 58,1% pour les résultats des cas
obtenus au LCVB. La coccidiose demeure la principale maladie parasitaire rencontrée
(18,5%) dans les fermes et (75,9%) pour les résultats des cas obtenus au LCVB. Ces
différences s’expliqueraient par la plus grande expérience des professionnels de la santé
du laboratoire.

Selon LANCASTER (1983), la coccidiose occupe le premier rang des maladies


parasitaires des volailles en Afrique. En effet, les coccidioses sont des protozooses
difficiles à éviter en élevage industriel. Elles sévissent principalement sur des jeunes
sujets et souvent lors d’altération des paramètres d’ambiance dans le bâtiment d’élevage.
Les fermes qui disposent d’une bonne mesure de prophylaxie sanitaire sont moins
exposées (DOSSO, 2014). Toutefois, elles peuvent affecter des sujets adultes lorsque
les conditions de leur développement dans l’organisme sont favorisées (MAHO et
NDOBALE, 1997).

Aussi, 23,5% des aviculteurs rencontrés affirment la prédominance de la maladie de


Gumboro parmi les maladies d’origine virale. Cette affection constitue un réel problème
pour l'industrie aviaire depuis de nombreuses années (VAN DEN BERG et al., 2000)
et représente une véritable entrave à la rentabilité des élevages à cause de la mortalité et
surtout de la morbidité qu’elle provoque ARADA (2010).

Les affections respiratoires sont les pathologies les plus fréquentes dans 51,2% des
fermes enquêtées. L’étude menée par BITTY (2013) confirme ce résultat avec 81% des
cas, les plus rencontrées qui étaient des affections respiratoires.

Malgré l’application de programme de prophylaxie sur les fermes enquêtées,


l’apparition de pathologies n’est pas toujours maîtrisée. La fréquence élevée des
pathologies montre l’existence de nombreuses failles dans les systèmes de gestion
sanitaire et de pratiques médicales (BROU et al., 2018).

III.1.7. Gestion des cadavres

Notre étude a montré que 21,6% des cadavres sont rejetés dans la nature. Ce résultat est
similaire à celui obtenu (20%) par (TIECOURA, 2015). Cette pratique est déconseillée

79
car elle augmenterait le risque de propagation et de persistance des germes dans les
fermes et dans l’environnement. Ce risque est d’autant grave que certains germes sont
potentiellement zoonotiques. Ce résultat expliquerait aussi la ressemblance entre les
pathologies diagnostiquées dans les différentes fermes de la zone de l’étude où les
fermes sont proches les unes des autres. Dans une autre étude similaire, réalisée au
Sénégal, OULON (2010) a obtenu un taux élevé (44%) de fermes qui rejetaient les
cadavres dans la nature dans le département de Thiès et de Rufisque.

Au total, 16,1% des cadavres étaient destinés à la consommation humaine et 5,6%


étaient vendus à moindre coût à la population. Le contact et la consommation des
cadavres d’animaux affectés par l’homme augmenteraient le risque d’exposition de
celui-ci à certaines maladies zoonotiques telles que l’Influenza aviaire et les
salmonelloses. La pauvreté des populations et leur ignorance des maladies zoonotiques
pourraient justifier cette consommation humaine des carcasses de volailles malades.

III.1.8. Méthodes de diagnostic

Notre étude a montré que la prise en charge (diagnostic, traitement, conseils) des
maladies est plus assurée par les techniciens commerciaux (42,6%) à travers des visites
régulières gratuites. Ce qui fait que les éleveurs se contentent de ces services sans avoir
recours au vétérinaire sauf en cas d’urgence.

Nos résultats montrent que le diagnostic de ces maladies est principalement basé sur les
commémoratifs, les signes cliniques et les lésions dans 63% sur le terrain et 4,9% au
laboratoire. En effet, 40,7 % des éleveurs ignorent l’existence des laboratoires pour un
diagnostic de confirmation des pathologies aviaires. Face à ce constat, les raisons
avancées sont le fait que les agents ne leur font pas la proposition du service et la rareté
de laboratoires d’analyses vétérinaires.

Les mêmes résultats ont été obtenus par DOSSO (2014), dans le département
d’Agnibilékrou (Côte d’Ivoire), qui a obtenu 64% pour le diagnostic basé sur des signes
cliniques et autopsies ou soit par autopsie (36%) du fait de l’absence de laboratoire
d’analyses médicales dans la localité. Les agents estiment à 91% que cette absence de
laboratoire représente une limite dans l’établissement de leur diagnostic (DOSSO,

80
2014). A noter que de nos jours, il y a deux laboratoires d’analyses médicales dans ce
département. Ce qui pourrait améliorer la prise en charge des maladies aviaires de la
zone.

Pour une prise en charge efficace et efficiente des maladies, en général et en pathologies
aviaires en particulier, des données cliniques, collectées après un examen minutieux par
des professionnels de la santé doivent être complétées par des résultats de laboratoire
permettant un diagnostic précis et une thérapeutique convenable et une prophylaxie
judicieuse. (BRUDERE, 1992).

Le manque de recours au diagnostic de laboratoire rend peu fiables certaines suspicions


cliniques car le diagnostic différentiel n’est pas si aisé. De plus, ce manque rend les
traitements et les prophylaxies inadéquats et peu efficients.

III.1.9. La mise en œuvre des traitements et l’application des mesures de


prophylaxie

Les programmes de prophylaxie sanitaire que suivent les aviculteurs sont établis par les
Docteurs vétérinaires (6,2%), les techniciens d’élevages (26,5%), et certains éleveurs
eux-mêmes (14,8%). Environ 72,8% des éleveurs respectent l’application de ces
différents programmes de prophylaxie. Selon certains éleveurs, les programmes de
prophylaxie proposés par les différents prestataires, en l’occurrence les docteurs
vétérinaires et les techniciens d’élevages, sont trop coûteux. Pour eux, ces prestataires
sont plus soucieux de leurs gains financiers plutôt que de mettre à la disposition des
éleveurs des programmes de prophylaxie efficaces et moins onéreux. Bien que la plupart
des exploitants applique les programmes de prophylaxie sur les fermes enquêtées, la
fréquence élevée des pathologies montre l’existence de nombreuses failles dans les
systèmes de gestion sanitaire et de pratiques médicales.

Par conséquent, la nécessité d’application rigoureuse des mesures de prophylaxies


sanitaire et médicale s’impose avec l’intensification des productions qui augmentent le
risque de transmission des maladies contagieuses (VAILLANCOURT, 2009).

81
III.1.10. Résultats de laboratoire

Durant l’étude, les maladies telles que la coccidiose, la colibacillose, la salmonellose et


la maladie de Gumboro ont été les plus observées. Pour BROU et al., (2018), les
principales causes d’apparition des principales pathologies en aviculture sont liées aux
conditions d’application des mesures de prophylaxie et à la présence de maladies
immunosuppressives (maladie Gumboro, maladie de Marek).

En effet, la coccidiose, est une pathologie parasitaire intestinale dominante chez les
poulets de chairs (FETTAH, 2008). Les fermes qui disposent d’une bonne mesure de
prophylaxie sanitaire sont moins exposées (DOSSO, 2014). La transmission de cette
maladie se fait par les fientes et les litières infectées (OULON, 2010).

III.2. Recommandations

Partant des observations faites au cours de la présente étude et vu l’impact des


pathologies aviaires dans le développement de la production aviaire, des
recommandations sont formulées à l’endroit des principaux acteurs de la filière avicole
de Côte d’Ivoire (services publics, Ordre National des Vétérinaires, Syndicat National
des Cadres de la Santé de Côte d’Ivoire et éleveurs).

III.2.1. Aux services publics

 Instaurer une réglementation adaptée au contexte avicole actuel et veiller à son


application

 encourager l’installation des vétérinaires en clientèle privée afin de garantir une


bonne couverture sanitaire et un meilleur suivi des éleveurs ;

 favoriser le renforcement des capacités des professionnels de la santé animale

 doter les Services Vétérinaires des moyens financiers et matériels pour leur
permettre de mener à bien leur rôle de contrôles des fermes.
 renforcer les capacités de laboratoire de diagnostic
 appuyer un réseau d’épidémiosurveillance des maladies animales

82
 sensibiliser les aviculteurs sur l’importance du suivi sanitaire et les personnes
habilitées (docteur vétérinaire surtout) à le faire afin qu’ils respectent les mesures
de biosécurité permettant ainsi d’améliorer leurs activités ;

 sensibiliser les aviculteurs sur l’importance d’avoir recours aux laboratoires


vétérinaires pour le diagnostic de confirmation des pathologies aviaires ;

 organiser des séances de formation des aviculteurs sur la gestion sanitaire et les
pratiques médicales dans les élevages ;

 veiller à l’application des règles d’installation des élevages pour assurer la


biosécurité.

III.2.2. A l’Ordre National des Vétérinaires et le Syndicat National des Cadres


de la Santé de Côte d’Ivoire

 sensibiliser les vétérinaires sur l’importance du partage d’information aux


différents niveaux du secteur,
 appuyer les formations continues des professionnels de la santé animale
 veiller à l’actualisation des textes réglementaires et leur application rigoureuse

III.2.3. Aux éleveurs et provendiers

 promouvoir le renforcement des capacités des éleveurs par des formations à la


reconnaissance des maladies et la gestion sanitaire (mesures de biosécurité)
 contribuer à l’application des textes règlementaires
 recourir aux services de qualité des professionnels de la santé animale et des
laboratoires pour une meilleure prise en charge des maladies aviaires
 tenir compte des risques liés aux zoonoses

83
CONCLUSION

L’aviculture joue un rôle très important dans l’élevage en Côte d’Ivoire. A ce jour, la
filière avicole ivoirienne possède l’ensemble des maillons nécessaires au
développement d’une filière moderne. Ce secteur représente au moins 80 milliards
FCFA de chiffres d’affaires, 130.000 emplois directs et indirects, un débouché important
pour les produits agricoles et sous-produits agro-industriels de même que pour les sous-
produits de la pêche. Il contribue pour près de 2% au PIB global et pour près de 5% au
PIB agricole.

Malheureusement, l’apparition de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) en


2006 et sa résurgence en 2015 a eu un impact négatif sur la filière et a provoqué une
méfiance vis-à-vis des produits de volailles (viande et œufs).

En plus de l’épizootie de l’IAHP, le constat est que l’aviculture moderne ivoirienne


continue d’être confrontée à plusieurs contraintes sanitaires qui affectent négativement
sa productivité et donc la rentabilité des élevages avicoles, malgré les nombreuses
mesures sanitaires appliquées. Afin de lutter contre ces pathologies, les éleveurs ont
recours à des méthodes non recommandées pour la prise en charge de leurs sujets
malades en oubliant ou ignorant qu’il existe des zoonoses et les risques liés à l’utilisation
anarchique des médicaments. En effet, lorsque ces derniers constatent une anomalie sur
les oiseaux, ils préfèrent mettre en place la thérapeutique en s’appuyant sur leurs
observations personnelles sans avoir recours aux professionnels de la santé animale
comme les docteurs vétérinaires. Malgré leurs expériences, les aviculteurs n’ont pas
toujours ce qu’il faut pour une meilleure prise en charge en cas de pathologie sur une
ferme. Par ailleurs, certaines pratiques des éleveurs demeurent une préoccupation
croissante pour la santé publique, la santé animale et la santé environnementale. C’est
dans la perspective de réduire les grosses pertes engendrées par les pathologies aviaires
et le risque pour la santé publique que cette étude a donc été initiée. Son objectif général
vise à identifier comment est réalisée la prise en charge des dominantes pathologies au
sein des fermes avicoles enquêtées. De façon spécifique, il s’agissait de :

(i) identifier les caractéristiques socio-professionnelles des aviculteurs enquêtés,

84
(ii) déterminer la prévalence des différentes pathologies aviaires diagnostiquées
dans la zone péri-urbaine d’Abidjan,
(iii) identifier leur prise en charge par les professionnels de la santé animale dans
la zone péri-urbaine d’Abidjan.

L’étude s’est déroulée d’Août à Novembre 2018 et a porté sur les élevages avicoles
modernes situés en zone péri-urbaine d’Abidjan où se situe la majorité des élevages
avicoles modernes.

Les informations recherchées à travers l’enquête ont porté sur la typologie des
exploitations modernes, les systèmes de gestion sanitaire, le diagnostic et la prise en
charge des maladies. Au total, 162 fermes à savoir 54,9% des élevages étaient de type
poulets de chair, 25,3% de type poules pondeuses et 19,1% de type mixtes (poulets de
chairs et poules pondeuses). L’enquête s’est faite sous forme d’interview et sur la base
d’observations directes. De plus, la consultation des cahiers de suivi des exploitations
avicoles a permis de compléter les informations fournies par les éleveurs.

Ainsi, les propriétaires des fermes enquêtées étaient en majorité des hommes (89,5%)
avec un âge moyen situé entre 30 et 40 ans. La plupart de ces éleveurs ont un niveau
d’étude secondaire. L’effectif de la volaille dans la majorité des fermes était inférieur à
5000 sujets et les sujets étaient de différents âges.

Le suivi technico-sanitaire et médical est assuré par les techniciens commerciaux dans
66% des cas. Très peu de docteurs vétérinaires (6,2%) interviennent dans le suivi
technico-sanitaire des élevages. En outre, les programmes de prophylaxie sanitaire sont
fournis, en grande partie par les accouveurs à 59% des cas et est appliqué dans 72,1%
des fermes enquêtées.

Quant aux normes de constructions, la majorité des exploitations (53,7%) ne respectent


pas les normes de distance entre les fermes qui est au minimum de 500m.

En ce qui concerne l’hygiène au sein de ces élevages, les données recueillies montrent
que les rotoluves sont peu utilisés soit 4%. Le nettoyage des abreuvoirs et mangeoires
se fait quotidiennement dans 75,3% des fermes et la désinfection est généralement faite

85
après chaque bande. Les cadavres issus des élevages sont soit enfouis (67%), soit rejetés
dans la nature (21,6%), soit destinés à la consommation humaine dans 21,7% des cas.

La présence d’autres espèces animales (lapins, chiens, poules de race locales, des
pintades, des canards et des oies) a été constatée dans 37% des fermes.

Quant à la prévalence des pathologies, les éleveurs ont évoqué plusieurs cas de maladies
respiratoires qui déciment leurs élevages mais, le diagnostic des pathologies survenant
dans ces élevages est le plus souvent fait par les technico-commerciales et les
propriétaires eux-mêmes.

Sur les fermes, le diagnostic des maladies est principalement basé sur les
commémoratifs, les signes cliniques et les lésions dans 63% des cas. Quant aux analyses
de laboratoires, 40,7% des enquêtés ignorent l’existence de laboratoire d’analyse contre
17,9% qui y ont recours mais trouvent le coût des analyses élevé.

La mise en place des traitements médicaux se faisait dans 46,3% des cas par les
propriétaires en cas de survenu de pathologie. Seulement 2% des éleveurs font recours
aux docteurs vétérinaires en cas de maladie.

Pendant l’enquête, parmi les 18 cas de pathologies, seuls 12 cas ont fait l’objet
d’analyses complémentaires pour le diagnostic de confirmation. Parmi les 12 cas, une
ferme était de type poulet de chair. Les principales pathologies diagnostiquées, durant
notre étude, sont représentées par 45 % de maladies parasitaires et mycosiques 33 % de
suspicions de maladies virales et 22 % de maladies bactériennes.

Au vu de ces résultats et partant de leur discussion à travers la littérature scientifique,


des recommandations ont été formulées à l’endroit :

- des services publics;


- de l’Ordre National des Vétérinaires et le Syndicat National des Cadres de la
Santé de Côte d’Ivoire ;
- des éleveurs et provendiers.

Toutes ces recommandations devront concourir à réduire les contraintes économiques


et sanitaires consécutives aux pathologiques sévissant dans les fermes avicoles en Côte
d’Ivoire. Ce qui est une condition sine qua non pour le développement durable et

86
pérenne de la filière avicole de Côte d’Ivoire au profit éleveurs, de l’économie nationale,
des consommateurs et de l’environnement.

87
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https://www.lejecos.com/MENACE-CONTRE-L-AVICULTURE-A-FATICK-
Le-Programme-Solidagro-2017-2021-en-croisade-contre-la-maladie-de-
Newcastle_a12342.html (page consulté le 28/03/2019).
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alerte-avicole-le-maroc-va-produire-500-000-poussins-par-semaine-
a_678436.html (page consulté le 28/03/2019).
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https://images.app.goo.gl/MJQ37dTMiUR2FaTt8 (page consulté le 28/03/2019).

95
ANNEXES

96
ANNEXE 1 : FICHE DE CAS CLINIQUES

Fiche N° : Date :

Propriétaire/Responsable

Nom : Prénom : Résidence :

3/Ferme

Type de Souche Age Effectif de Type Antécédents Autres


production départ d’habitation pathologiques
(ponte, (maladies)
chair)

4/ Programme de prophylaxie

5/ Données sur la maladie

6/ Date du début d’observation de la maladie :

7/ Autres espèces qu’aviaires affectées

Signes Lésions Suspicion(s) Traiteme Pronostic Diagnostic labo


cliniques clinique(s) nt(s)

Prélèvement(s) Date de Date d’envois Nombre Natures Analyse(s)


prélèvement des demandée(s)
prélèvements

8/ Evolution après traitements

9/ Photos : Oui / Non

10/ Commentaires et Recommandation(s) :


ANNEXE 2 : FICHE DE RENSEIGNEMENT
ANNEXE 3 : RESULTATS DES COUPES HISTOLOGIQUES

LAMES ESPECES OBSERVATIONS DES LAMES HISTOLOGIQUES CHARGE PARASITAIRE


DZ Chair Lésions modérées de nécrose aux microvillosités -
DZ 1-2 Pondeuse Œdème dans la sous muqueuse Modérée brachizoide toxoplasma gondii
DZ 3-4 Pondeuse Lésions de congestion discrète Faible Encephalithozoom hellem
Faible Trichomonas gallinae
Faible œuf Raillietina spp
DZ 5 Pintade Néant Faible Coccidie
DZ 6 poulette Néant Elevée Cryptosporidium spp Elevée
Encephalithozoom hellen
Elevée coccidie
DZ 8 Pondeuse Néant Modérée Encephalithozoom hellen
Faible coccidie
DZ 9 Pondeuse Nécrose modérée aux microvillosités Faible Ascaris galli
DZ 10 Pondeuse Néant Néant
DZ 12 Pondeuse Lésions modérées de nécrose aux microvillosités Positif à Cryptosporidium spp élevée
DZ 13 Chair Discrète nécrose aux microvillosités et Contingent modéré de Faible coccidie
Polynucléaires éosinophiles dans la muqueuse et la sous Modérée Cryptosporidium spp Modérée Histoplasma
muqueuse capsulatum
DZ 14 Pondeuse Congestion et infiltrat de cellules inflammatoires mononuclées Elevée coccidie
DZ 15 Chair Inflammation lymphoplasmocytaire Néant
DZ 16 Pintade Quelques histiocytes et Polynucléaires éosinophiles Faible Raillietina spp
DZ 17 Local Néant Elevée Capillaria spp
Faible Raillietina spp
Elevée Ascaris galli spp
Faible Coccidie
Elevée strongle spp
DZ 18 Local Néant Néant
DZ 19 Pintade Néant Positif à Cryptosporidium spp faible
DZ 20 Pondeuse Néant Modérée Capillaria spp
Elevée Cryptosporidium spp
Faible Prothogonimus cuneatus
DZ 21 Pintade Discrète nécrose aux microvillosités et Contingent modéré de Faible Raillietina spp
Polynucléaires éosinophiles dans la muqueuse et la sous
muqueuse
DZ 22 Pintade Néant Elevée Capillaria spp
Elevée Raillietina spp
Elevée Coccidie
Elevée Ascaris galli
Modérée Cryptosporidium spp
Modérée Encephalithozoom spp
DZ 23 Chair Néant Faible Coccidie
DZ 24 Pintade Discrète nécrose focale aux microvillosités+ Polynucléaires Modérée Capillaria spp
éosinophiles Modérée Cryptosporidium spp
DZ 25 Local Néant Positif à Cryptosporidium spp et à Trichomona spp
DZ 26 Local Néant Elevée Capillaria spp
Positif à Amoebotaenia spp
DZ 27 Pondeuse Néant Néant
DZ 28 Pintade Congestion et infiltrat de cellules inflammatoires mononuclées Elevée Coccidie
DZ 29 Pintade Néant Elevée Capillaria spp
Faible Heterakis spp
Modérée Cryptosporidium spp
DZ 30 Local Néant Elevée Heterakis spp
Faible Cryptosporidium spp
DZ 31 Coquelet Néant Néant
DZ 32 Local Congestion (muqueuse) + suppuration, + nécrose (muqueuse) Elevée Heterakis spp
Modérée Cryptosporidium spp
Faible Capillaria spp
Elevée Coccidie
Elevée Ascaris galli
Elévée strongle spp
Elevée Echinostoma revolutum
DZ 33 Local Discrète nécrose focale aux microvillosités+ Polynucléaires Modérée Encephalithozoom hellen
éosinophiles. Faible coccidie
Elevée Ascaris galli
Elevée strongle
ANNEXE 4 : RESULTATS DES ANALYSES PARASITOLOGIQUES

Ech Espèces Sédimentation Mac master Coloration des étalements des lames
Zielh (FZ) : pas fait
Gram (FG 1) : pas fait
Fèces
Giemsa (FG) : pas fait
Direct (FD) : pas fait
Zielh (MIZ) : pas fait
Muqueuse Gram ( MIG1) : pas fait
intestinale Giemsa (MIG): pas fait
1 Coquelet Direct (MID): pas fait
Négatif Négatif
DZ chair
Zielh (MCZ): pas fait
Muqueuse Gram ( MCG1): pas fait
caecale Giemsa (MCG): pas fait
Direct (MCD): pas fait
Zielh (F°Z): pas fait
Féces au
Gram ( F°G1) : pas fait
formol
Giemsa (F°G): pas fait
10%
Direct (F°D): pas fait
Zielh (FZ) :
Gram ( FG1) : Négatif
Féces
Giemsa (FG) : brachizoide toxoplasma gondii
2
Direct (FD) : Négatif
DZ 1 Pondeuse
Négatif Négatif Zielh (MIZ) : Négatif
DZ 2
Muqueuse Gram ( MIG1) : bacille G+
(54)
intestinale Giemsa (MIG): Négatif
Direct (MID): Négatif
Zielh (MCZ): Négatif
Gram ( MCG1): Négatif
Muqueuse
Giemsa (MCG): Négatif
caecale
Direct (MCD): Négatif
Zielh (F°Z): pas fait
Fèces au
Gram ( F°G1) : pas fait
formol
Giemsa (F°G): pas fait
10%
Direct (F°D): pas fait
Zielh (FZ) : Négatif
Gram ( FG1) : Négatif
Fèces
Giemsa (FG) : Encephalithozoom hellem
Direct (FD) : Négatif
Zielh (MIZ) : Négatif
Muqueuse Gram (MIG1) :bacille G-+
intestinale Giemsa (MIG): Négatif
4
Direct (MID): Négatif
DZ 3
Pondeuse Négatif Négatif Zielh (MCZ):bacille G+
DZ 4
Trichomonas gallinae
(55) Muqueuse
Gram ( MCG1): œuf Raillietina spp
caecale
Giemsa (MCG): Négatif
Direct (MCD): Négatif
Zielh (F°Z): Négatif
Fèces au
Gram ( F°G1) : Négatif
formol
Giemsa (F°G): Négatif
10%
Direct (F°D): Négatif
Zielh (FZ) : Négatif
Gram (FG1) : Négatif
Fèces
5 Giemsa (FG) : Négatif
Coccidie : 350
DZ 5 pintade Négatif Direct (FD) : Négatif
OPG
(56) Zielh (MIZ) : Négatif
Muqueuse
Gram (MIG1) : Négatif
intestinale
Giemsa (MIG): Négatif
Direct (MID): Négatif
Zielh (MCZ): Négatif
Muqueuse Gram (MCG1): Négatif
caecale Giemsa (MCG): Négatif
Direct (MCD): Négatif
Zielh (F°Z): Négatif
Féces au
Gram (F°G1) : Négatif
formol
Giemsa (F°G): Négatif
10%
Direct (F°D): Négatif
Zielh (FZ) : Cryptosporidium pavum , Encephalithozoom hellen
Gram (FG1) : Encephalithozoom hellen
Fèces
Giemsa (FG) : Cryptosporidium pavum , Encephalithozoom hellen
Direct (FD) :Négatif
Zielh (MIZ) : Cryptosporidium pavum , Encephalithozoom hellen
Muqueuse Gram (MIG1) : Négatif
6 intestinale Giemsa (MIG): Négatif
DZ 6
Coccidie : Direct (MID): Négatif
DZ 7 pondeuse Coccidie
440300 OPG Zielh (MCZ): Cryptosporidium pavum , Encephalithozoom hellen
(57)
Muqueuse Gram (MCG1): Négatif
caecale Giemsa (MCG): Négatif
Direct (MCD): Négatif
Zielh (F°Z): Cryptosporidium pavum , Encephalithozoom hellen
Fèces au
Gram (F°G1) : Négatif
formol
Giemsa (F°G): Négatif
10%
Direct (F°D): Négatif
Zielh (FZ) : Encephalithozoom hellen
Gram (FG1) : Négatif
7 Fèces
Coccidie : 300 Giemsa (FG) : Encephalithozoom hellen
DZ 8 pondeuse Négatif
OPG Direct (FD) : Négatif
(58)
Muqueuse Zielh (MIZ) : Encephalithozoom hellen
intestinale Gram (MIG1) : Négatif
Giemsa (MIG): Négatif
Direct (MID): Négatif
Zielh (MCZ): Négatif
Muqueuse Gram (MCG1): Négatif
caecale Giemsa (MCG): Négatif
Direct (MCD): Négatif
Zielh (F°Z): Négatif
Fèces au
Gram (F°G1) : Négatif
formol
Giemsa (F°G): Négatif
10%
Direct (F°D): Négatif
Zielh (FZ) : Négatif
Gram (FG1) : Négatif
Fèces
Giemsa (FG) : Encephalithozoom hellen
Direct (FD) : Négatif
Zielh (MIZ) : Encephalithozoom hellen
Muqueuse Gram (MIG1) : Négatif
intestinale Giemsa (MIG): Encephalithozoom hellen
32 Ascaris galli :
Direct (MID): Négatif
Dz 34 pondeuse Négatif 500
Zielh (MCZ): Encephalithozoom hellen
(60) Coccidie :1750
Muqueuse Gram (MCG1): Négatif
caecale Giemsa (MCG): Négatif
Direct (MCD): Négatif
Zielh (F°Z): Négatif
Fèces au
Gram (F°G1) : Négatif
formol
Giemsa (F°G): Négatif
10%
Direct (F°D): Négatif
« Fidèlement attaché aux directives de Claude BOURGELAT, fondateur
de l’enseignement vétérinaire dans le monde, je promets et je jure devant
mes maîtres et mes aînés :

 D’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité et de


l’honneur de la profession vétérinaire ;

 D’observer en toute circonstance les principes de correction et de


droiture fixés par le code de déontologie de mon pays ;

 De prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune consiste


moins dans le bien que l’on a, que dans celui que l’on peut faire ;

 De ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la générosité


de ma patrie et à la sollicitude de tous ceux qui m’ont permis de réaliser
ma vocation.

Que toute confiance me soit retirée s’il advient que je me parjure »


LES DOMINANTES PATHOLOGIES DANS LES ELEVAGES AVICOLES DE LA
ZONE PERI-URBAINE D’ABIDJAN (COTE D’IVOIRE)

RESUME
En Côte d’Ivoire, l’aviculture occupe une place importante dans la production de viande et couvre
environ 44% de la production totale nationale en viande. Par ailleurs, en raison de l’expansion
démographique, elle est devenue une activité urbaine ou péri-urbaine importante.
Malheureusement, les performances de cette aviculture sont impactées négativement par des
contraintes dont celles sanitaires. La présente étude avait pour objectif d’identifier les dominantes
pathologies dans les fermes avicoles de la zone péri-urbaine d’Abidjan. Elle s’est déroulée
d’Août à Novembre 2018 et a porté sur un échantillon de 162 fermes dont 54,9% de poulets de
chair, 25,3% de poules pondeuses et 19,1% d’élevages mixtes. Les résultats de cette étude
révèlent que 53% des propriétaires de ferme ont un niveau d’étude secondaire mais seulement
26,5% ont été formés sur les pratiques avicoles. La majorité des fermes enquêtées (54%) avait
des effectifs inférieurs à 5000 sujets et les sujets étaient de différents âges. Par ailleurs, 53,7%
des fermes ne respectent pas la norme de distance entre les fermes. Par rapport au suivi des
fermes, 55,6% des cas sont réalisés par les techniciens d’élevage contre 6,2% par les docteurs
vétérinaires. Par ailleurs, l’application d’autres mesures (hygiène au sein des fermes, présence de
pédiluves, nettoyage des abreuvoirs, respect de vide sanitaire, la gestion des cadavres), les
résultats ont été aussi variables d’une ferme à autre. Les pathologies les plus décrites par les
éleveurs sont les affections respiratoires (51,2%), la maladie de Gumboro (23,5%), la
Colibacillose (25,9%), la Coccidiose (18,5%) et la maladie de Newcastle (9,3%). Durant notre
étude, 18 cas de pathologies ont été pris en charge avec 42 % de maladies parasitaires, 37 % de
maladies virales et 26 % de maladies bactériennes.
Sur la base des résultats obtenus, des recommandations ont été faites pour contribuer à l’améliorer
de la prise en charge des pathologies au sein des fermes avicoles à Abidjan afin d’obtenir de
meilleures performances de ces fermes et la protection de la santé publique.

Mots-clés : Aviculture, maladies, Abidjan, Côte d’Ivoire

DIARRASSOUBA Zéinabou
Email : zeinabdiarra7@gmail.com
Téléphone : 00225 08 88 97 72 / 00221 78 11 20 215
BP 41 Bouaflé (Côte d‘Ivoire)

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