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RAPPORT D’OBSERVATIONS PROVISOIRES

COMMUNE DE BASTIA
(Département de la Haute-Corse)

Exercices 2012 et suivants

Le présent document a été délibéré par la chambre le 20 juillet 2020

Destiné à recevoir les remarques des personnes destinataires,


le présent document est provisoire et confidentiel.
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

TABLE DES MATIÈRES

SYNTHÈSE ............................................................................................................................... 5
RECOMMANDATIONS ........................................................................................................... 7
AVANT-PROPOS ..................................................................................................................... 8
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 9
1 LES FINANCES.................................................................................................................. 10
1.1 DES ANOMALIES COMPTABLES ANCIENNES À RÉGULARISER ................... 10
1.1.1 Un actif immobilisé potentiellement surévalué .............................................................. 10
1.1.2 Des immobilisations en cours non transférées aux comptes d’imputation définitifs ...... 11
1.1.3 Des charges à étaler restant à amortir ............................................................................. 13
1.2 UNE SITUATION FINANCIÈRE LAISSANT PEU DE MARGE DE
MANŒUVRE ............................................................................................................... 14
1.2.1 Un cycle de gestion déséquilibré du fait de l’augmentation des charges de
personnel ......................................................................................................................... 15
1.2.2 Un cycle d’investissement caractérisé par des dépenses importantes et un
accroissement du niveau d’endettement ......................................................................... 21
1.2.3 Un cycle de trésorerie révélateur de contraintes financières de plus en plus fortes ........ 23
2 LE PERSONNEL ................................................................................................................ 24
2.1 L’AUGMENTATION DES EFFECTIFS ..................................................................... 24
2.1.1 L’évolution à la baisse de l’effectif des agents titulaires masque en fait la création
de postes supplémentaires............................................................................................... 25
2.1.2 L’envol de l’effectif des agents non titulaires................................................................. 26
2.1.3 À périmètre constant, un effectif total en très forte augmentation.................................. 27
2.1.4 Le cas de 14 recrutements décidés sans mesure de publicité préalable .......................... 31
2.2 L’INFLATION DE LA MASSE SALARIALE ........................................................... 32
2.2.1 Une forte progression des indemnités versées aux agents titulaires et des dépenses
consacrées à la rémunération du personnel non titulaire ................................................ 33
2.2.2 Les conséquences indirectes de l’augmentation des effectifs et des rémunérations ....... 38
2.3 UNE ACTIVITÉ LIMITÉE .......................................................................................... 39
2.3.1 Une minoration de la durée annuelle de travail .............................................................. 39
2.3.2 Le dispositif de la journée de solidarité partiellement mis en œuvre .............................. 40
2.3.3 Des jours de congés en surnombre ................................................................................. 41
2.3.4 Un niveau élevé d’absentéisme pour raisons de santé .................................................... 42
2.3.5 Un amoindrissement de l’activité équivalant à 71 emplois ............................................ 42
3 L’INVESTISSEMENT ........................................................................................................ 79
3.1 UN ENGAGEMENT EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ............... 79
3.2 UNE ABSENCE DE SUIVI DU PPI............................................................................ 84
3.3 LA GESTATION DES GRANDS PROJETS .............................................................. 88
3.3.1 Un rallongement des délais rarement évitable, pratiquement jamais évité ..................... 89
3.3.2 La décomposition des coûts des projets met en évidence un ensemble de surcoûts ....... 96
3.3.3 L’Aldilonda, une surenchère inquiétante ...................................................................... 101
3.3.4 Le projet de l’Ondina cumule l’ensemble des dysfonctionnements constatés .............. 108
3.4 LE SUIVI DE L’UTILISATION DES ÉQUIPEMENTS........................................... 111

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3.4.1 La question de la fréquentation de l’Alb’Oru ............................................................... 111


3.4.2 Les économies d’énergie engendrées par la rénovation thermique de l’hôtel de ville . 115
ANNEXES ............................................................................................................................. 117

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SYNTHÈSE

Contrainte sur son aire géographique entre mer et montagne, Bastia, deuxième ville la
plus peuplée de Corse après Ajaccio, est confrontée à des enjeux socio-économiques majeurs.
Depuis plusieurs années, la commune voit sa population vieillir et se paupériser. De façon
stratégique, elle parvient régulièrement à mobiliser les dispositifs nationaux en faveur du
développement social et urbain.
Entre 2012 et 2019, l’évolution de la situation financière est marquée d’une part, par la
hausse notable des charges de gestion, particulièrement sous l’effet des dépenses de personnel,
d’autre part, par la progression des recettes fiscales et les moyens supplémentaires alloués par
l’État et la collectivité de Corse. Une sur-mobilisation d’emprunts en 2015, le faible montant
des dépenses d’investissement en 2016 et 2017 et la permanence d’un encours de dettes
fournisseurs très important ont permis d’afficher une trésorerie élevée entre 2015 et 2018.
L’effondrement de cette dernière en 2019 révèle les très fortes contraintes qui pèsent désormais
sur les finances de la commune. En effet, en 2019, la capacité d’autofinancement (CAF) a
nettement diminué et le fonds de roulement a été ramené à un montant particulièrement réduit.
Le niveau élevé d’endettement obère toute velléité de recourir de façon importante à ce mode
de financement.
Dans ces conditions, la question de la soutenabilité financière à très court terme de la
politique budgétaire doit être posée, la poursuite de la hausse des charges de personnel et le
maintien d’un niveau élevé d’investissement n’apparaissant plus compatibles.
Dans la mesure où une diminution de la masse salariale ne pourra toutefois être acquise
dans le temps que de façon progressive, c’est en premier lieu la baisse des investissements qui
devrait constituer la variable d’ajustement garantissant le maintien des équilibres financiers.
Entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019, l’effectif total (agents titulaires et non
titulaires) s’est accru de 57, passant de 670 à 727 emplois. Toutefois ce chiffre ne reflète pas la
véritable ampleur des recrutements car, dans le même temps, 79 agents communaux ont été
transférés, et leur financement supporté par d’autres budgets. À périmètre constant, ce sont donc
136 emplois qui ont été créés, soit 17 postes supplémentaires en moyenne chaque année. Le
recrutement de titulaires est principalement intervenu entre 2012 et 2014 tandis que celui des
agents non titulaires s’est opéré à partir de 2015.
Le redéploiement d’effectifs, pour faire face aux besoins nouveaux liés à la création de
structures et de services ou aux besoins supplémentaires des services existants, a été mis en
œuvre à une seule occasion et a concerné un nombre très réduit d’agents.
La hausse constante de la masse salariale, passée de 25,1 M€ 1 en 2012 à 31,6 M€ en
2019 (+ 6,5 M€) s’explique par ces recrutements massifs mais également par la majoration du
régime indemnitaire alloué aux agents titulaires. En outre, les transferts d’agents communaux
auraient dû engendrer une économie de 1,2 M€ qui n’a pas été réalisée car les crédits dégagés
ont servi à des dépenses nouvelles ou supplémentaires de personnel. L’accroissement réel de la
masse salariale peut donc être estimé à 7,7 M€, soit près d’un tiers de plus en 2019 qu’en 2012.

1
M€ : million d’euros.

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Cette inflation des dépenses de personnel contraste avec l’activité des agents
communaux notoirement amoindrie du fait d’un régime très favorable instauré dans le cadre de
la réforme sur l’aménagement et la réduction du temps de travail (ARTT), de la mise en œuvre
partielle du dispositif de la journée de solidarité et d’un nombre majoré de congés. Conjuguée
à l’absentéisme pour raisons de santé, cette réduction d’activité représente 71 emplois.
Le non-remplacement des départs en retraite et la réduction en volume des personnels
sous contrat, conjugués à la poursuite des efforts pour faire décroître l’absentéisme, pourraient
redonner des marges de manœuvre financières, surtout si cela s’accompagnait d’une meilleure
identification des besoins des services en personnel, immédiats et à venir, afin d’y répondre
prioritairement par des redéploiements internes plutôt que par le recours systématique à des
recrutements externes.
La commune s’est dotée en 2016 d’un plan pluriannuel d’investissement (PPI) d’une
capacité d’engagement de 90 M€ sur la période 2016-2020 ; à aucun moment le conseil
municipal n’a été tenu informé de son avancement. Ce PPI souffre par ailleurs d’une certaine
incomplétude. Par exemple, les préconisations contenues dans les nombreuses études
diligentées en faveur du développement durable, à l’instar des diagnostics énergétiques des
bâtiments municipaux devraient déboucher sur une inscription au PPI. Cette absence de
transparence et de vision d’ensemble est regrettable particulièrement lorsqu’il est demandé à
l’assemblée délibérante de se prononcer sur les options de financement du cycle
d’investissement.
Le contrôle des grands projets de la ville a mis en évidence des difficultés récurrentes
comme les retards et les surcoûts des chantiers. Si les phénomènes météorologiques peuvent
avoir leur part de responsabilité dans l’allongement de la durée des travaux, ils sont en principe
anticipés dans les calendriers d’exécution. Les travaux imprévus résultent bien souvent de
carences dans la préparation ou d’une insuffisance des études. Les demandes de travaux
supplémentaires débouchent sur des avenants qui peuvent mettre en péril l’équilibre des plans
de financement initiaux.

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RECOMMANDATIONS

Recommandation n° 1 : Engager, en relation avec le comptable, un travail de recensement des


immobilisations et des amortissements constitués afin de compléter l’inventaire des biens ainsi
que l’état de l’actif.

Page 11

Recommandation n° 2 : Se conformer à la règlementation en finalisant le transfert aux comptes


d’imputation définitifs des immobilisations en cours achevées et, pour celles qui seraient
concernées par cette procédure, en mettant en œuvre les amortissements nécessaires.

Page 12

Recommandation n° 3 : Se conformer à la règlementation en soldant rapidement le compte


4818 par amortissement des charges à étaler qui étaient comptabilisées au 31 décembre 2019.

Page 13

Recommandation n° 4 : Réexaminer le champ d’application des minorations du temps de


travail annuel accordées à certains agents communaux au titre des sujétions liées à la nature des
missions qu’ils accomplissent.

Page 38

Recommandation n° 5 : Se conformer à la règlementation en soumettant l’ensemble des agents


communaux au dispositif de la journée de solidarité.

Page 38

Recommandation n° 6 : Se conformer à la règlementation en supprimant les jours de congés


supplémentaires accordés au personnel communal.

Page 39

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AVANT-PROPOS

Les observations et recommandations formulées par la chambre régionale des comptes


auprès des ordonnateurs des collectivités territoriales ou des représentants légaux des
organismes contrôlés font l’objet d’une procédure contradictoire qui leur permet de faire
connaître leur analyse et de présenter leurs observations.
Dès lors, la divulgation, par quelque personne que ce soit, des présentes observations
provisoires, qui conservent un caractère confidentiel jusqu’à l’achèvement de la procédure
contradictoire en application de l’article L. 241-4 du code des juridictions financières (CJF),
serait préjudiciable au bon déroulement de la procédure et à la bonne information des citoyens
par la chambre régionale des comptes.
Le présent contrôle des comptes et de la gestion de la commune de Bastia, qui couvre
les exercices 2012 et suivants a porté sur la situation financière de la commune et sur les grands
projets d’équipements.
En application de l’article R. 243-1 du CJF, son ouverture a été notifiée le
12 février 2019 à M. Pierre Savelli, ordonnateur de la commune ; l’instruction s’est achevée
par l’entretien de fin de contrôle prévu à l’article L. 243-1 du CJF, qui s’est déroulé le 3 juin
2020 par téléphone.
Mme Emmanuelle de Gentili, M Gilles Simeoni et M Émile Zuccarelli, précédents
ordonnateurs se sont vus notifiés l’ouverture du contrôle le 11 mars 2019 pour la première et
le 12 février 2019 pour les autres et ont bénéficié de l’entretien de fin de contrôle par téléphone
également respectivement, le 12 juin 2020, le 18 juin 2020 et le 25 mars 2020.
La chambre, lors de sa séance du 20 juillet 2020, a arrêté les observations provisoires
développées dans le présent rapport.

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INTRODUCTION

Située entre mer et montagne, Bastia est la deuxième commune la plus peuplée de Corse
après Ajaccio. Sur la base du recensement 2017, la population officielle au 1er janvier 2020 est
de 45 715 habitants. Cette population, qui évolue en dents de scie (après avoir atteint
45 596 habitants en 2016, elle est évaluée à 45 095 habitants en 2018), est vieillissante. Les
derniers chiffres disponibles font état de 376 naissances en 2015 contre 420 décès.

évolution de la population communale

Nombre d'habitants Nombre d'enfants scolarisés


46000 2800

44000 2700

42000 2600

40000 2500

Nombre de séniors (65 ans et Nombre de foyers fiscaux


+) 22600
10000 22400
22200
9000
22000
8000
21800
7000
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

Source : INSEE

La médiane du revenu disponible par unité de consommation lors du dernier


recensement de 2015 s’élevait à 17 831 € contre 20 235 € pour la population ajaccienne, et le
taux de pauvreté2 s’établissait à 23,4 %. Le taux de chômage plafonne depuis plusieurs années
au-dessus de 15 % alors qu’il s’échelonnait entre 10,5 % et 8,5 % en France métropolitaine
entre 2012 et 2018.

2
Le taux de pauvreté correspond à la proportion d'individus (ou de ménages) dont le niveau de vie est
inférieur pour une année donnée à un seuil dénommé seuil de pauvreté (exprimé en euros).

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1 LES FINANCES

1.1 DES ANOMALIES COMPTABLES ANCIENNES À RÉGULARISER

1.1.1 Un actif immobilisé potentiellement surévalué

L’instruction budgétaire et comptable M 14 applicable aux communes prévoit que


l’ordonnateur doit établir un inventaire des biens constituant l’actif immobilisé. En parallèle, le
comptable tient un état de l’actif. Ces deux documents, qui par principe doivent correspondre,
permettent de justifier les comptes d’immobilisations qui forment, au bilan de la commune,
l’actif immobilisé.
L’examen des données comptables et extracomptables au 31 décembre 2018 a conduit
à observer une discordance très importante entre l’identification, d’une part, et la valorisation
de l’actif immobilisé, d’autre part.
Ainsi, alors qu’à cette date le total des comptes d’immobilisations s’élevait à 456,4 M€
(solde net en fin d’exercice des comptes 20 à 27, tels que figurant dans la balance des comptes
au 31 décembre 2018), l’inventaire des biens ne portait que sur 81,9 M€3, soit 18 % seulement
des immobilisations. La quasi-totalité de la différence (316,5 M€ sur 374,5 M€)4 correspond
aux immobilisations en cours, qui sont concernées également par une autre anomalie présentée
au point suivant.
Par ailleurs, bien que l’état de l’actif tenu par le comptable soit cohérent, en montants,
avec la balance des comptes et le bilan5, il présente, lui aussi, des lacunes quant à l’identification
d’une part très importante de l’actif immobilisé. En effet, pour la plupart des comptes6, le solde
en fin d’exercice 2018 intègre une opération intitulée « migration compte », datée du
10 septembre 2008 et initiée à l’occasion du passage de l’application informatique RCT à
l’application Hélios intervenu en 2008. Au moment de cette migration informatique, un solde
global a ainsi été reporté sur plusieurs comptes sans identification de la liste des immobilisations
correspondantes dans l’état de l’actif. Dans cet état, les lignes intitulées « migration compte »
correspondent ainsi au solde de chacun des comptes arrêtés le 10 septembre 2008 suite au
transfert des données comptables d’une application informatique à l’autre. L’état de l’actif issu
de RCT, ré-imputé dans un premier temps sur une seule ligne dans Hélios, aurait dû par la suite
être enregistré de façon détaillée ce qui n’a pas été fait. Il s’avère qu’en fin d’exercice 2018, le
montant des lignes intitulées « migration compte » représentait 234,7 M€7 de sorte que,
seulement 49 % des immobilisations de l’état de l’actif tenu par le comptable étaient identifiés.

3
En outre, parmi les immobilisations identifiées dans l’inventaire de l’actif, 203 d’entre elles ne
mentionnent pas l’imputation comptable en compte de classe 2. Leur montant cumulé atteint 7,6 M€.
4
Tableau n° A3-1 en annexe n° 3.
5
Tableau n° A3-2 en annexe n° 3.
6
Sur 58 comptes d’immobilisations présents dans l’état de l’actif et dans la balance des comptes arrêtés
au 31 décembre 2018, 46 comportent l’opération du 10 septembre 2008 intitulée « migration compte ».
7
Tableau n° A3-3 en annexe n° 3.

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Un ancien état de l’actif non issu de l'application Hélios, établi à la fin de l’exercice
2008 et signé par le comptable alors en fonction, a été retrouvé en 2019 dans les archives de
l’ancienne trésorerie municipale. Il détaille l'ensemble des immobilisations qui étaient
comptabilisées en 2008 alors que l'état de l'actif issu d’Hélios arrêté au 31 décembre 2008 ne
distingue quant à lui que celles acquises entre le 10 septembre 2008 et le 31 décembre 2008. À
ce stade, l’état de l’actif Hélios pourrait donc être complété sur la base du document découvert
dans les archives.
Les situations observées affectent de façon significative la présentation des données
comptables. Ainsi, le montant l’actif immobilisé inscrit au bilan et plus largement la valeur du
bilan lui-même posent questions, ce dernier pouvant être potentiellement surévalué.
En ne disposant que d’un inventaire des biens incomplet et d’un état de l’actif imprécis,
la commune n’a en outre pas connaissance de la consistance d’une part importante de son
patrimoine.
Pour ces motifs, elle doit engager sans tarder, en relation avec le comptable public, un
travail de recensement des immobilisations afin de pouvoir compléter ces deux documents.
L’examen devra également porter sur les amortissements constitués pour les immobilisations
concernées par cette procédure comptable.
Au terme de ces travaux, s’il advenait qu’un certain montant d’immobilisations
comptabilisé ne pouvait être justifié, il conviendrait de procéder à une réduction de l’actif. Cette
opération passerait nécessairement par une minoration, à due concurrence, des excédents de
fonctionnement capitalisés8 qui figurent au passif du bilan. Une telle opération de régularisation
aurait alors pour effet de réduire les fonds propres et donc la valeur globale du bilan.

Recommandation n° 1 : Engager, en relation avec le comptable, un travail de recensement


des immobilisations et des amortissements constitués afin de compléter l’inventaire des
biens ainsi que l’état de l’actif.

1.1.2 Des immobilisations en cours non transférées aux comptes d’imputation


définitifs

Au-delà de la question de l’identification des immobilisations, il s’avère que l’actif


immobilisé comporte également un montant d’immobilisations en cours anormalement élevé
qui représentait 316,7 M€9 au 31 décembre 2018, soit 69 % du total de l’actif immobilisé (contre
251,4 M€ en 2012).

8
Les excédents de fonctionnement capitalisés (compte 1068) représentaient 105,5 M€ en 2019.
9
Dont 215,5 M€ sur le compte 2313 « Immobilisations en cours – Constructions », 72,8 M€ sur le compte
2315 « Immobilisations en cours – Installation, matériel et outillage techniques », 21,3 M€ sur le compte 2318
« Immobilisations en cours – Autres immobilisations en cours » et 7,1 M€ sur le compte 238 « Avances et
acomptes sur immobilisations en cours ».

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Jusqu’en 2015, les comptes d’immobilisations en cours enregistraient la quasi-totalité


des dépenses d’investissement tandis qu’à compter de cet exercice, ils n’ont plus comptabilisé
que les opérations d’investissement pluriannuelles. Pour autant, à la suite de l’achèvement des
opérations réalisées, la commune n’a jamais transféré les immobilisations concernées aux
comptes d’imputation définitifs, ce qui explique le niveau particulièrement élevé des
immobilisations en cours au 31 décembre 2018.
Or, un tel transfert, principalement du compte 23 au compte 21 relatif aux
immobilisations corporelles, est obligatoire selon l’instruction M 14. Cette opération a
également pour conséquence la mise en œuvre, le cas échéant, de la procédure d’amortissement.
Au cas d’espèce, dans la mesure où les immobilisations en cours non intégrées au compte 21
concernent essentiellement des travaux de bâtiments, non amortissables en M14 sauf
exceptions, il est peu probable que leur intégration dans l’actif entraîne une hausse significative
des amortissements et donc des charges de fonctionnement du budget communal.
Dans le cadre des travaux portant sur son inventaire, la commune doit procéder au
transfert aux comptes d’imputation définitifs de la totalité des immobilisations en cours qui sont
achevées et mettre en œuvre ensuite les amortissements nécessaires.
Comme suite aux remarques formulées sur ce point durant l’instruction, la commune a
engagé cette démarche et obtenu des résultats significatifs suite à un travail partenarial avec le
comptable public. Ainsi, trois certificats d’intégration ont été établis en 2019 permettant le
transfert de 160,2 M€10. Au terme de l’exercice 2019, les immobilisations en cours
comptabilisées ne représentaient ainsi plus que 155,3 M€.
La commune pense finaliser ce travail de régularisation au cours de l’exercice 2020.

Recommandation n° 2 : Se conformer à la règlementation en finalisant le transfert aux


comptes d’imputation définitifs des immobilisations en cours achevées et, pour celles qui
seraient concernées par cette procédure, en mettant en œuvre les amortissements
nécessaires.

10
Le premier concerne le compte 2313 pour 66,1 M€, le deuxième porte sur le compte 2315 pour 72,8 M€
et le troisième a trait au compte 2318 pour un montant de 21,3 M€. Le montant ainsi transféré représente 51 % du
total des immobilisations en cours qui étaient comptabilisées au 31 décembre 2018.

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1.1.3 Des charges à étaler restant à amortir

L’instruction M 14 prévoit la possibilité d’étaler sur plusieurs exercices certaines


charges de fonctionnement11. Cet étalement dérogatoire ne concerne que des dépenses
exceptionnelles dans leur nature et par leur montant rapporté au total des recettes réelles de
fonctionnement, qui ne pouvaient pas être anticipées lors de l’établissement du budget et qui
mettraient en péril son équilibre.
La balance des comptes de la commune présente un solde de 1 190 335,69 € sur le
compte 4818 « Charges à étaler ». Entre 2012 et 2019, aucune opération d’amortissement de
ces charges n’a été comptabilisée. Cette situation avait déjà été relevée par la chambre dans le
précédent rapport d’observations définitives élaboré à la suite de l’examen de la gestion de la
commune de Bastia portant sur les exercices 2000 à 2008.
Selon la commune, ce montant résulte d’une écriture comptable très ancienne dont
l’objet initial est inconnu et qui n’a fait l’objet d’aucun amortissement depuis au moins 2007,
exercice le plus ancien pour lequel des données sont disponibles. Sollicité également, le
comptable de la commune n’a pas été en mesure de donner de plus amples informations.
Au terme de l’exercice 2019, le solde du compte 4818 était donc injustifié. Cette
situation doit faire l’objet d’une régularisation rapide sous la forme d’une opération d’ordre
budgétaire qui portera donc sur un montant de près de 1,2 M€.

Recommandation n° 3 : Se conformer à la règlementation en soldant rapidement le


compte 4818 par amortissement des charges à étaler qui étaient comptabilisées au
31 décembre 2019.

11
Hormis le cas des frais d’études, de réorganisation ou de restructuration des services qui peuvent être
étalés sur une durée maximale de cinq ans, le compte 4818 « Charges à étaler » ne peut être utilisé que sur
autorisation conjointe des ministres chargés du budget et des collectivités territoriales, puisqu’il constitue une
dérogation au plan comptable général. Cet étalement dérogatoire peut par exemple être mis en œuvre à la suite
d’une décision de justice entraînant pour une collectivité une dépense d’un montant exceptionnel. Sur le plan
comptable, le compte 4818 « Charges à étaler » est débité en fin d’exercice par le crédit du compte 79 « Transferts
de charges ». Ensuite, à la clôture de chaque exercice, le compte 6812 « Dotations aux amortissements des charges
de fonctionnement à repartir » est débité par le crédit du compte 4818, par opération d’ordre budgétaire, jusqu’au
complet amortissement des charges concernées.

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1.2 UNE SITUATION FINANCIÈRE LAISSANT PEU DE MARGE DE


MANŒUVRE

Remarques méthodologiques liminaires


L’analyse financière a porté exclusivement sur les données comptables du budget
principal de la commune12. Pour celui-ci, une évolution notable est intervenue au cours de la
période examinée. Ainsi, jusqu’à l’exercice 2013 inclus, la commune disposait de trois budgets
annexes qui, dans les comptes de gestion, étaient respectivement intitulés « affaires
culturelles », « crèche » et « cantine scolaire ». Par délibération du 28 juin 2014, le conseil
municipal a décidé de clôturer ces trois budgets dénommés cette fois-ci « théâtre », « petite
enfance » et « restauration scolaire ». Selon la délibération, cette décision a été motivée par le
fait « que les trois activités individualisées dans des budgets « annexes » ne figurent pas au titre
des exceptions prévues par l’instruction budgétaire et comptable M 14 » et que
« l’individualisation de chacune des trois activités peut être réalisée au sein du budget principal
par l’utilisation appropriée de la nomenclature fonctionnelle des administrations ».
Ces trois budgets ont été clôturés en 2013, la totalité des comptes étant soldés au terme
de cet exercice. L’analyse financière du budget principal a dû tenir compte de cet état de fait.
En effet, pour pouvoir examiner le budget de 2014 et le comparer avec les deux exercices
antérieurs, il a été nécessaire d’agréger, au titre des exercices 2012 et 2013, les données
comptables du budget principal avec celles des trois budgets annexes qui existaient alors. Cette
agrégation a été la condition nécessaire à une analyse cohérente portant sur l’ensemble de la
période 2012 / 2019, particulièrement s’agissant de l’appréciation de l’évolution des charges et
des produits.

12
En 2019, la commune disposait de trois budgets annexes et spéciaux (vieux port ; parcs de
stationnement ; crématorium). Deux budgets autonomes étaient également constitués pour la gestion de la caisse
des écoles et pour celle du centre communal d’action sociale (CCAS). L’analyse financière n’a pas pris en compte
la situation de ces cinq budgets, de par leur poids financier marginal par rapport à celui du budget principal. À
savoir, selon la situation comptable en 2019 issue des données du logiciel ANAFI, un montant de produits de
gestion (comptes 70 à 75 de la comptabilité) de 51,4 M€ pour le budget principal (90,8 % du total), de 0,1 M€
pour le budget annexe du crématorium (0,2 % du total), de 0,8 M€ pour le budget spécial du vieux port (1,4 % du
total), de 2,4 M€ pour le budget spécial des parcs de stationnement (4,3 % du total), de 0,3 M€ pour le budget
autonome de la caisse des écoles (0,5 % du total) et de 1,6 M€ pour celui du CCAS (2,8 % du total).
Par ailleurs, les relations entre la commune et les entités autres dont elle est membre ou actionnaire
(communauté d’agglomération de Bastia (CAB) ; syndicat mixte de l’école nationale de musique conservatoire
Henri Tomasi ; sociétés d’économie mixte locales (SEM) Bastia aménagement et Port de Toga) n’ont pas donné
lieu à développement dans l’analyse financière figurant au présent rapport.

14
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

L’analyse présentée ci-après repose donc, pour les exercices 2012 et 2013, sur les
données agrégées des quatre budgets, issues du logiciel ANAFI utilisé par les chambres
régionales des comptes13. Cette agrégation a notamment nécessité de neutraliser deux flux
croisés entre budgets, à savoir celui lié aux opérations sur déficit des budgets annexes (compte
6521 du budget principal, comptes 7552 des budgets annexes) ainsi que celui résultant des
mises à disposition de personnels du budget principal aux budgets annexes et à leur
remboursement par les budgets annexes au budget principal (compte 70841 du budget
principal , comptes 6215 des budgets annexes)14.

1.2.1 Un cycle de gestion déséquilibré du fait de l’augmentation des charges de


personnel

1.2.1.1 Des produits de gestion orientés à la hausse


L’agrégation avec retraitements des données comptables du budget principal et des trois
budgets annexes clôturés en 2014 met en évidence une augmentation de 5 % des produits de
gestion par comparaison entre 2012 (48,8 M€) et 2019 (51,4 M€).
Cette évolution de 2,6 M€ résulte de la majoration des ressources
d’exploitation (0,9 M€) et de la fiscalité reversée par l’intercommunalité (0,4 M€) ainsi que de
la hausse de la production immobilisée comptabilisée annuellement (0,1 M€). Elle s’explique
également par l’augmentation des dotations et des participations reçues par la commune
(0,7 M€) ainsi que des ressources fiscales propres (0,4 M€).
S’agissant des ressources fiscales propres (impôts locaux et taxes), il y a lieu de relever
qu’en 2013, comme suite au transfert à la CAB de la compétence en matière de collecte des
déchets ménagers, la commune a perdu le produit de la taxe afférente (taxe d’enlèvement des
ordures ménagères) qui représentait 2,8 M€ en 2012.
Par ailleurs, en 2019, les ressources fiscales propres ont diminué sous le coup de la
modification d’imputation comptable des droits de stationnement sur la voie publique.
Comptabilisés comme des recettes fiscales (compte 73) jusqu’en 2018, ils sont assimilés, depuis
2019, à des redevances de stationnement et donc à des ressources d’exploitation (compte 70).
La ré-imputation comptable ainsi opérée en 2019 a porté sur un montant de 0,9 M€.

a) Des ressources financières allouées par l’État et par la collectivité de Corse qui
se sont accrues
Dans un contexte national marqué par la réduction notable des ressources allouées par
l’État aux collectivité territoriales, la commune a vu le niveau de ses dotations se maintenir.
Ainsi, la dotation globale de fonctionnement (DGF) et la dotation générale de décentralisation
représentaient 16,4 M€ en 2012 et 16,8 M€ en 2019. Au sein de la DGF, la réduction du montant
de la dotation forfaitaire (- 2,4 M€) a été compensée par la hausse de la dotation de solidarité
urbaine (2,8 M€).

13
Ce logiciel d’analyse financière reprend et synthétise les comptes de gestion dont les données sont
présentées dans les tableaux n° A2-1 à A2-13 en annexe n° 2.
14
Les dépenses de personnel, objet du retraitement, portaient en 2013 sur un montant global de 2,9 M€,
90 agents au total étant rattachés, jusqu’à cet exercice, aux trois budgets annexes concernés.

15
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Les participations reçues par la commune ont nettement progressé. Celles attribuées par
l’État représentaient 0,4 M€ en 2019 contre seulement 0,1 M€ en 2012. En fin de période, elles
portaient essentiellement sur le financement des emplois d’avenir. La commune a également
bénéficié d’une majoration continue depuis 2016 des participations allouées par la collectivité
de Corse dont le montant annuel est passé de 0,1 M€ en 2012 à 0,7 M€ en 2019.
REPONSE VILLE DE BASTIA :
Sur l’augmentation des subventions allouées par la collectivité de Corse, il est à noter que la
ville de Bastia a également augmenté les dépenses afférentes qui ont permis la délivrance
d’arrêtés de subvention. La ville a ainsi fortement investi dans sa politique culturelle et
patrimoniale.

b) Des recettes fiscales en progression sous l’effet de la réactualisation des bases


fiscales
Au cours de la période examinée, la commune n’a pas fait évoluer les taux d’imposition
des taxes foncière et d’habitation. Pour autant, les recettes issues de ces deux taxes ont augmenté
significativement, passant de 16,6 M€ en 2012 à 19,7 M€ en 2019, soit une hausse de 19 %.
Par comparaison entre 2012 et 2019, la base d’imposition effective est passée de 41,7 à
48,5 M€ (+ 16 %) pour la taxe d’habitation et de 33,7 à 40,9 M€ (+ 21 %) pour la taxe foncière
sur les propriétés bâties15. Jusqu’en 2017, la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives était
fixée chaque année par la loi de finances. Depuis 2018, un coefficient de revalorisation ayant
le même objet est calculé selon les modalités définies à l’article 1518 bis du code général des
impôts. La revalorisation forfaitaire annuelle des valeurs locatives a été de 1,8 % en 2012 et en
2013, de 0,9 % en 2014 ainsi qu’en 2015, de 1,0 % en 2016, de 0,4 % en 2017, de 1,2 % en
2018 et de 2,2 % en 2019. Ainsi, en cumul, entre 2012 et 2019, l’effet mécanique résultant de
la revalorisation forfaitaire annuelle des valeurs locatives a représenté une majoration de 10 %.
L’augmentation de ces recettes résulte également d’un effort de la commune, entre
201516 et 2017, afin d’actualiser ses bases fiscales et de mettre à jour la valeur locative
cadastrale du foncier bâti.

1.2.1.2 Un rythme d’augmentation des charges de gestion trois fois plus rapide que celui
des produits
L’examen des données comptables retraitées du budget principal et des trois budgets
annexes clôturés en 2014 fait apparaître une augmentation de 17 % des charges de gestion par
comparaison entre 2012 (40,7 M€)17 et 2019 (47,7 M€) contre 5% pour les produits de gestion
comme cela a été évoqué supra.

15
Tableau n° A2-14 en annexe n° 2.
16
Une étude de 2015 avait montré que plus de la moitié des logements situés sur le territoire communal
étaient fiscalement sous-évalués (11 500 logements sur les 21 000 que comptait alors la commune).
17
Il y a lieu de souligner que ce montant intégrait le reversement à la CAB de la taxe d’enlèvement des
ordures ménagères, encore perçue en 2012 par la commune alors que la compétence de collecte des déchets
ménagers avait été transférée au cours de cet exercice. Le montant du reversement opéré a été de 2,3 M€.

16
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

L’évolution a été modérée jusqu’en 2018, s’agissant des charges à caractère général,
avec une hausse de 0,4 M€ au cours de la période 2012 / 2018 (+ 5 %). Une forte augmentation
de celles-ci est en revanche intervenue en 2019, avec 1,1 M€ de dépenses supplémentaires par
rapport à 2018, soit une progression de 11 % en un an, principalement sous l’effet de
l’accroissement des dépenses liées aux locations mobilières (+ 0,7 M€) et de celles résultant
des contrats de prestations de services conclus avec des entreprises (+ 0,2 M€). Toutefois, pour
une part importante (0,8 M€), cette évolution significative s’explique par un niveau de
rattachement de charges à l’exercice beaucoup plus important en 2019 qu’au cours des
exercices antérieurs18.
Par ailleurs, la hausse des charges de gestion entre 2012 et 2019 s’explique par la
majoration notable du montant des subventions de fonctionnement versées par la commune,
mais surtout par la progression continue et particulièrement soutenue des charges de personnel.

a) Une hausse importante des subventions de fonctionnement versées


Les subventions de fonctionnement versées par la commune sont passées de 2,8 M€ en
2012 à 3,8 M€ en 2019 (+ 36 %). La hausse observée de 1 M€ résulte pour partie de la
majoration des subventions accordées aux associations et aux autres personnes de droit privé.
Elle s’explique surtout par la très forte augmentation de la subvention allouée au CCAS qui a
évolué de 0,6 M€ en 2012 à 1,3 M€ en 2019, ceci étant à mettre en relation directe avec la prise
en charge par ce budget autonome, à compter de 2018, de la rémunération des agents du service
d’action sociale qui relevait jusqu’en 2017 du budget principal.
En 2019, selon la ventilation par fonction des dépenses budgétaires, les subventions de
fonctionnement versées aux associations et autres personnes de droit privé ont concerné le
secteur de la culture à hauteur de 29% du total et celui de la famille pour 22 %.

b) L’inflation des charges de personnel


La période allant de 2012 à 2019 est caractérisée par une progression continue et
particulièrement soutenue des dépenses de personnel nettes des atténuations de charges. En
2019, ces dépenses représentaient 65 % des charges de gestion courante contre 61 % pour les
communes appartenant à la même strate de population19.

18
Ainsi, en 2019 le montant des charges rattachées a représenté 1 M€ contre 0,2 M€ en 2018. En 2019,
la commune a notamment procédé au rattachement des charges afférentes à la location de la patinoire temporaire
(0,3 M€), ce qu’elle ne faisait pas les exercices précédents. Dès lors, elle a en pratique fait peser sur le budget 2019
deux fois cette dépense (coût de la location en 2018 imputé sur l’exercice suivant et coût de la location en 2019
rattaché à l’exercice courant).
19
Résultat du ratio financier obligatoire n° 7 (dépenses de personnel / dépenses réelles de fonctionnement)
pour les communes ayant une population comprise entre 20 000 et 50 000 habitants – Source : « Les collectivités
locales en chiffres » (édition de juin 2019) du Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les
collectivités territoriales.

17
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Selon les données comptables agrégées et retraitées du budget principal et des trois
budgets annexes clôturés en 2014, les dépenses de personnel ont augmenté de 6,5 M€ passant
de 25,1 M€ en 2012 à 31,6 M€ en 2019. Plusieurs éléments expliquent l’évolution observée.
Exposés en détail dans la partie ci-après relative à la gestion des ressources humaines, il s’agit
notamment de la forte augmentation, entre 2012 et 2019, des indemnités versées aux agents
titulaires (1,4 M€)20 et des dépenses consacrées à la rémunération du personnel sous contrats
(2,2 M€)21.
En tenant par ailleurs compte des transferts d’agents opérés entre 2012 et 2019 vers les
budgets annexes et de la CAB, qui ont représenté une économie de dépenses pour le budget
principal de 1,2 M€ en année pleine, la majoration effective des charges de personnel au cours
de la période est estimée à 7,7 M€22. Il s’avère que les économies qu’auraient permises ces
opérations de transfert n’ont pas été réalisées, les crédits correspondants ayant été utilisés pour
des dépenses nouvelles ou supplémentaires de personnel.
L’exemple de l’exercice 2018 est illustratif de cette situation. Ainsi, d’après les données
comptables, les charges totales nettes de personnel auraient progressé de seulement 0,3 M€ par
comparaison avec l’exercice antérieur. Or, dans la mesure où l’enveloppe de 0,6 M€ supportée
en 2017 par le budget principal au titre de la rémunération des agents du service d’action sociale
a été transférée au budget du CCAS, ce montant doit être rajouté à la différence de 0,3 M€ pour
déterminer une variation, à périmètre constant, des charges de personnel entre 2018 et 2017.
L’écart recalculé entre ces deux exercices est donc de 0,9 M€. L’économie de 0,6 M€, qui aurait
pu être réalisée sur ce poste de charges, n’a pas eu lieu. En outre, le budget principal est même
conduit à supporter des dépenses supplémentaires puisque la subvention versée au CCAS pour
compenser le transfert a été majorée en 2018 de 0,8 M€ et non de 0,6 M€.
REPONSE VILLE DE BASTIA : Début 2017 la ville a souhaité donner une nouvelle dynamique
à son action sociale en sortant d’une simple logique de guichet qui prévalait trop auparavant.

Ainsi, à partir d’avril 2017 la ville a décidé d’élaborer un schéma directeur de l’action sociale
de la ville de Bastia visant à répondre encore mieux aux besoins sociaux identifiés et s’insérer
avec le plus de pertinence dans le réseau des acteurs sociaux institutionnels et associatifs.

Les orientations et les actions de la politique sociale de la ville ont donc été affirmées au sein
de ce schéma directeur dont l’objectif est de réduire les inégalités, de donner accès à tous aux
droits fondamentaux, de lutter contre l’isolement et d’œuvrer pour la réussite éducative.

A l’issue des travaux engagés, ce sont 4 axes qui ont été identifiés et retenus par le comité de
pilotage puis validés tant par le Conseil municipal que par le conseil d’administration du CCAS
afin de structurer le schéma directeur de l’action sociale de la ville:
Axe 1 : les personnes âgées et les personnes en situation de handicap
Axe 2 : le logement
Axe 3 : le soutien aux personnes et aux familles
Axe 4 : la concertation et la coordination des acteurs

20
Comptes 64112 « NBI, SFT et IR » et 64118 « Autres indemnités ».
21
Contrats classiques, contrats aidés et contrats d’apprentissage. Comptes 64131 « Rémunérations »,
64138 « Autres indemnités », 6416 « Emplois d’insertion » et 6417 « Rémunérations des apprentis ».
22
C’est-à-dire à la majoration que font apparaître les données comptables (6,5 M€) augmentée des
économies potentielles non réalisées suite aux transferts opérés (1,2 M€).

18
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Les axes retenus ont ainsi permis d’envisager les premières actions nouvelles de ce schéma
directeur dont certaines sont intervenues dès la fin 2017.

Il s’est agi notamment de :


1) la mise en place d’un service de portage de repas à domicile qui a commencé dès le 4
décembre 2017; cette action a nécessité le recrutement de 2 agents de catégorie C et la location
d’une voiture. Son coût de fonctionnement est estimé à 70 000 euros hors charges de personnel ;
2) la création d’une épicerie éducative, outil support à la gestion du quotidien, qui a nécessité
le recrutement d’une conseillère en économie sociale et familiale (Cat B) dès janvier 2018 et
d’un agent administratif; Elle a été installée au sein d’un local dont la ville a fait l’acquisition
en 2018 et qu’elle a été aménagé à cet effet ; le coût de fonctionnement de cette structure hors
charges de personnel est d’environ 20 000 euros/an ;
3) la création d’une structure dédiée à la mise œuvre d’action d’animation en direction des
personnes âgées « A casa di l’anziani» ; cette structure partage les locaux où est installée
l’épicerie éducative ; un agent social a été recruté pour animer cette structure, dont le coût de
fonctionnement hors charges de personnel s’élève à environ 10 000 euros/an.

De plus, les animations qui existaient déjà ont et réactualisées et amplifiées (thés dansants,
journée capi bianchi, festa di l’anziani etc…) et les liens avec le milieu associatif ont été
renforcés.

Par ailleurs, la ville ayant souhaité candidater à l’expérimentation Territoire zéro chômeur de
longue durée, un chargé de mission (cat A) a rejoint l’équipe du CCAS à partir de 2019.

Afin de clarifier et rationaliser les modalités de mise en œuvre des missions à caractère social,
il a été décidé de confier la totalité de l’action sociale de la ville au CCAS et par voie de
conséquence d’en modifier résolument l’organisation administrative.
Ainsi, tous les agents qui exerçaient leurs missions pour le compte du service social de la ville
ou du CCAS, ont été placés en position de détachement auprès du CCAS à compter du 1er
janvier 2018.
Le CCAS a donc été doté d’une équipe opérationnelle constituée d’agents administratifs et de
travailleurs sociaux à la tête de laquelle a été nommé un directeur, épaulé par une directrice
adjointe et qui se déclinera en 4 pôles : « administratif et comptable », « personnes âgées et
handicap », « soutien aux familles » et enfin « logement ».

Dans ce cadre, et afin de poursuivre la structuration du CCAS, il a été décidé de le renforcer en


recrutant un agent spécialement chargé de tâches comptables et financière.

Outre les personnels déjà en fonction le nouveau schéma directeur de l’action social de la ville
de Bastia a donc nécessité le recrutement de 4 agents de cat C, 1 de cat B et 1 de cat A. Cela a
donc généré une augmentation de la masse salariale du CCAS.

Le transfert de personnels, de la ville vers le CCAS, et le recrutement de nouveaux agents


indispensable à la mise en œuvre du nouveau schéma directeur, a ainsi été accompagné d’une
compensation financière de la part de la ville.

19
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Le travail accompli en 2017 en vue de mieux définir la politique sociale de la ville et de choisir
une organisation pertinente pour la conduire, tout comme la volonté affichée d’y allouer des
moyens nouveaux, témoignent donc de la priorité donnée par la municipalité à cette politique.
Enfin, un véritable dialogue de gestion s’est ouvert chaque année entre la ville et son CCAS
afin de déterminer la dotation qu’accordera la ville au CCAS pour qu’il dispose des moyens
financiers lui permettant de mettre en œuvre de la manière la plus efficiente possible, les
orientions sociales validées par son conseil d’administration et soutenues par la municipalité.
La progression rapide des dépenses de rémunération a contribué à rigidifier durablement
les charges de gestion réduisant considérablement les marges de manœuvre financières à
disposition de la commune.

1.2.1.3 La dégradation des principaux indicateurs financiers


Entre 2012 et 2019, du fait d’une hausse des charges de gestion (17 %) beaucoup plus
importante que celle des produits de même nature (5 %), les principaux indicateurs financiers
caractérisant le cycle de gestion se sont dégradés.
L’excédent brut de fonctionnement (EBF)23 est ainsi passé de 8 M€ en 2012 à 3,7 M€
en 2019.
Le résultat comptable constaté annuellement a lui aussi fortement baissé, évoluant de
5,6 M€ en 2012 à 3,1 M€ en 201924, sous l’effet également de l’évolution haussière des
dotations aux amortissements (1,2 M€ en 2012 et 2 M€ en 2019).
La CAF brute25 a suivi la même tendance avec 6,8 M€ en 2012 contre 4,6 M€ en 201926.
Elle ne représentait plus en 2019 que 9 % des produits de gestion, ce qui est un niveau faible
pour cet indicateur financier27. Au cours de ce dernier exercice, la CAF nette n’était plus que
1,6 M€, soit moitié moins qu’au cours des deux exercices antérieurs28.
Enfin, cette dégradation des différents indicateurs financiers, telle qu’elle est constatée
en 2019, aurait pu être plus importante. En effet, au cours de l’exercice concerné, ces indicateurs
ont de facto été majorés suite à la comptabilisation d’un produit exceptionnel d’un montant
particulièrement important (1,5 M€) résultant de l’exécution d’une décision juridictionnelle
favorable à la commune29.

23
L’EBF est la différence entre les produits de gestion (comptes 70 à 75 de la comptabilité) et les charges
de gestion (comptes 60 à 65 de la comptabilité). Il représente la marge financière que dégage la collectivité sur son
cycle de gestion, hors opérations financières et exceptionnelles.
24
Le résultat comptable bénéficiaire s’est élevé à 6,7 M€ en 2013, 3,6 M€ en 2014, 4,1 M€ en 2015,
2,8 M€ en 2016, 4,2 M€ en 2017 et 3,6 M€ en 2018.
25
Pour une année donnée, la CAF brute est calculée par différence entre les produits encaissables et les
charges décaissables. Elle représente la ressource interne, générée par le cycle de gestion, permettant
d’autofinancer les dépenses d’investissement. La CAF nette correspond à la CAF brute diminuée de
l’amortissement annuel du capital de la dette.
26
La CAF brute s’est élevée à 7,7 M€ en 2013, 4,8 M€ en 2014, 5,5 M€ en 2015, 4,2 M€ en 2016, 6,2 M€
en 2017 et 5,5 M€ en 2018.
27
Le niveau attendu de la CAF brute devrait représenter a minima 15 % des produits de gestion.
28
En 2017, la CAF nette atteignait 3,3 M€ tandis qu’en 2018 elle représentait 2,9 M€.
29
Le contentieux concerné trouvait son origine dans l’inondation d’un centre commercial, la
responsabilité de la commune ayant été engagée pour ce motif. En 2016, suite à la décision rendue en première

20
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
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La période 2012-2019 est donc marquée par une évolution tendancielle à la baisse des
marges de manœuvre financières à disposition de la commune, leur lente et continue érosion
rendant notamment plus difficile le financement des investissements.

1.2.2 Un cycle d’investissement caractérisé par des dépenses importantes et un


accroissement du niveau d’endettement

Entre 2012 et 2019, la commune a réalisé 134,2 M€ de dépenses d’investissement qui


se sont réparties entre dépenses d’équipement pour 129,8 M€, subventions d’équipement
versées pour 3,6 M€ et participations et investissements financiers nets pour 0,8 M€. Durant la
même période, l’amortissement en capital de la dette a représenté 26,8 M€ portant de ce fait le
total des dépenses de la section d’investissement à hauteur de 161 M€.
Comme le montre le graphique ci-après, d’une année sur l’autre, le montant des
dépenses d’investissement annuel, hors remboursement du capital de la dette, a fortement varié,
les années 2013, 2016 et 2017 s’avérant être très en deçà des aux autres exercices.

montant des dépenses d’investissement annuel (en M€)

30
25
25 21,1 22,1
20,2
20 17,3
15 12,8
9,5
10 6,2
5
0
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : comptes de gestion

Pour financer un tel volume de dépenses, la commune a mobilisé 45,3 M€ de CAF brute,
27,6 M€ de taxes et fonds d’investissement perçus, 42,8 M€ de subventions d’investissement
reçues et 11,3 M€ de produits de cession d’immobilisations. Elle a en outre enregistré
comptablement 0,8 M€ de solde positif sur affectation d’immobilisations30.
Pour compléter ces financements, elle a enfin eu recours à des emprunts à hauteur de
35,5 M€. Entre 2012 et 2019, la commune a donc pu couvrir l’ensemble de ses dépenses
d’investissement, ainsi que le remboursement en capital de la dette, par le biais de

instance par le tribunal administratif de Bastia, la commune avait été condamnée à verser une indemnité de 1,5 M€,
ceci ayant donné lieu alors à la comptabilisation d’une charge exceptionnelle. En 2019, la cour administrative
d’appel de Marseille a annulé le jugement de première instance, ce qui a entraîné le reversement à la commune
d’une somme équivalente qui a été enregistrée cette fois-ci en produit exceptionnel.
30
En 2013, le compte de liaison sur affectation (compte 181) a été réduit de 843 427,29 €.

21
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l’autofinancement (28 %), des taxes, fonds et subventions d’investissement reçus (44 %) et des
produits de cession et affectations d’immobilisations (7 %).
In fine, les nouveaux emprunts n’ont donc servi à financer que 21 % des dépenses totales
d’investissement. Pour autant, sans la pause intervenue en 2016 et 2017 dans les dépenses
d’équipement, la commune aurait nécessairement dû recourir à ce type de financement externe.
Hormis en 2016 et en 2017, la commune a eu recours chaque année à l’emprunt31.
Le fonds de roulement net global (FRNG)32, quasi inexistant en 2012, est devenu négatif
en 201333, l’insuffisance en financements stables atteignant 5 M€ en 2014. Dans ce contexte,
des emprunts ont été mobilisés en 2015 pour 11,5 M€, à un niveau nettement supérieur au
besoin de financement de l’année (2,1 M€), ceci permettant de reconstituer le fonds de
roulement qui s’est ainsi établi à 4,4 M€ au terme de l’exercice 2015. En 2016, le faible montant
des dépenses d’investissement a permis de le consolider et de le porter à 10,6 M€. Il a ensuite
baissé en 2017 puis en 2018 pour finalement représenter 5,1 M€ à la fin de ce second exercice,
montant encore satisfaisant. En revanche, un nouveau prélèvement de 3,8 M€ réalisé en 2019
pour financer les dépenses annuelles d’investissement a ramené le FRNG à seulement 1,3 M€,
ce niveau devant être considéré comme insuffisant34.
REPONSE DE LA VILLE DE BASTIA : Les emprunts qualifiés en « sur-mobilisation » par la
chambre correspondent à une stratégie financière intelligente et réfléchie afin de couvrir un
déficit d’investissement de près de 8 M€ en 2014. Plutôt que de stopper la commande publique
et réduire les investissements, la commune a fait le choix de l’emprunt dans un contexte où sa
capacité de remboursement lui permettait de mettre en œuvre cette stratégie.
En fin d’exercice 2019, le montant de l’encours de dettes financières de la commune,
qui ne comportait aucun emprunt à risque de taux, s’établissait à 41,8 M€ contre 33,4 M€ au
début de l’année 2012, soit une progression de 25 % au cours de la période (8,4 M€
supplémentaires). L’annuité de la dette représentait 4 M€ en 2019, dont 3 M€ de capital et 1 M€
de charges d’intérêts. Au titre de cet exercice, la capacité de désendettement35 s’établissait à
9,1 ans, ceci traduisant un niveau d’endettement élevé.
REPONSE DE LA VILLE DE BASTIA : Les établissements de crédits et institutions
financières admettent généralement une capacité de désendettement de 12 ans comme la
définition d’un endettement élevé. Ce seuil a par ailleurs failli être retenu dans la loi de finances
2018 comme le déclenchement d’une saisine de la CRC par le Préfet avant d’être abandonné.
Une capacité de désendettement de 9,1 ans, bien que située dans la fourchette haute, ne

31
Avec respectivement 5 M€ en 2012, 2,1 M€ en 2013, 4,4 M€ en 2014, 11,5 M€ en 2015, 7,5 M€ en
2018 et 5 M€ en 2019.
32
Le FRNG est calculé par différence entre les ressources stables inscrites au passif du bilan (fonds
propres ; provisions pour risques et charges ; dettes financières) et les biens stables figurant à l’actif du bilan (actif
immobilisé ; charges à répartir sur plusieurs exercices).
33
Le fonds de roulement, qui ne représentait de 0,4 M€ au terme de l’exercice 2012, était devenu négatif
en 2013 à hauteur de 1 M€.
34
À ce niveau, le FRNG ne représentait en effet plus que 10 jours de charges courantes alors que ce n’est
qu’à partir d’un ratio de 30 jours au minimum que son montant peut être considéré comme satisfaisant.
35
La capacité de désendettement mesure le temps qui serait nécessaire en années pour rembourser la
totalité de l’encours de dettes financières si l’intégralité de la CAF brute était mobilisée à cet effet. Cette durée
était de 5,1 ans en 2012, de 4 ans en 2013, de 6,9 ans en 2014, de 7,6 ans en 2015, de 9,1 ans en 2016, de 5,6 ans
en 2017 et de 7,3 ans en 2018.

22
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

représente nullement une contrainte pour la collectivité qui peut largement recourir à la dette
pour financer ses investissements.
Eu égard à ces éléments, au-delà du renouvellement du stock existant, la commune ne
dispose donc plus que d’une marge de manœuvre très limitée pour mobiliser des emprunts
supplémentaires.

1.2.3 Un cycle de trésorerie révélateur de contraintes financières de plus en plus


fortes

L’encours de dettes à l’égard des fournisseurs, qui restait en instance de paiement en fin
d’exercice, s’est systématiquement maintenu à un niveau élevé au cours de la période et
représentait 2 M€ en 201936.
Jusqu’en 2018, la commune a disposé d’un excédent en financement d’exploitation
(EFE), le volume des dettes courantes s’avérant nettement supérieur à l’ensemble des créances
de même nature. En 2018, l’EFE représentait en fin d’exercice 2,2 M€. Cette situation s’est
totalement inversée en 2019 sous l’effet de plusieurs facteurs cumulatifs qui ont conduit à la
formation d’un besoin en fonds de roulement (BFR)37 de 1,4 M€. Ainsi, en un seul exercice, le
besoin de financement issu du cycle d’exploitation a progressé de 3,6 M€38.
De 2015 à 2018, l’existence d’un EFE d’un montant conséquent, conjugué à un fonds
de roulement important, a engendré une trésorerie nette très élevée39.
Si les disponibilités existantes étaient alors de nature à permettre un paiement rapide et
intégral des fournisseurs afin de réduire le délai global de règlement des factures, le niveau
observé des dettes en instance de paiement en fin de chaque exercice démontre que ces dernières
n’ont pas été utilisées à cette fin.
En 2019, sous l’effet conjugué du prélèvement opéré sur le fonds de roulement (3,8 M€)
et de la variation annuelle à la hausse du besoin de financement résultant du cycle d’exploitation

36
Cet encours était de 1,8 M€ en 2012, de 5,1 M€ en 2013, de 2,4 M€ en 2014, de 1,8 M€ en 2015, de
2 M€ en 2016, de 3,7 M€ en 2017 et de 3,4 M€ en 2018. Au terme de l’exercice 2018, l’encours concernait les
fournisseurs courants pour 1,4 M€ et les fournisseurs d’immobilisations pour 2 M€. La réduction en volume de
1,4 M€ observée en 2019 a porté exclusivement sur les dettes à l’égard de cette seconde catégorie de fournisseurs,
ramenées de 2 M€ à 0,6 M€ au cours de l’exercice considéré.
37
L’EFE ou le BFR représente respectivement l’excédent ou le besoin permanent de financement qui est
directement issu du décalage entre les flux monétaires entrant (créances) et sortant (dettes), ce phénomène étant
inhérent au cycle d’exploitation.
38
Par comparaison entre 2018 et 2019, l’évolution très importante de 3,6 M€ du besoin de financement
résultant du cycle d’exploitation est consécutive au passage d’un EFE de 2,2 M€ à un BFR de 1,4 M€.
L’examen des soldes en fin d’exercice 2019 des comptes de tiers (comptes de classe 4) permet de
reconstituer les différentes origines de la variation annuelle observée. Sont ainsi venues augmenter le besoin de
financement à hauteur de 4 M€ : une réduction du montant des dettes à l’égard des fournisseurs (1,4 M€) ; la
comptabilisation de subventions et autres recettes en instance de recouvrement auprès de l’État et de collectivités
publiques (1,2 M€) ainsi que de débiteurs divers (0,1 M€) ; une réduction du volume des recettes à classer ou à
régulariser (1,3 M€). À l’inverse, ont contribué à réduire de 0,4 M€ le besoin de financement : une réduction des
créances sur les redevables (0,3 M€) ; une réduction des créances sur les budgets annexes (0,1 M€).
39
En fin d’exercice, le solde du compte au Trésor (compte 515), net des lignes de crédit de trésorerie
(compte 51931), était d’un montant de 2,9 M€ en 2012, de 2,3 M€ en 2013, de - 2,7 M€ en 2014, de 5,8 M€ en
2015, de 11,9 M€ en 2016, de 8,4 M€ en 2017 et de 7,3 M€ en 2018.

23
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(3,6 M€), le montant de la trésorerie nette s’est effondré (- 7,4 M€). Largement positive en 2018
(7,3 M€), la trésorerie est ainsi devenue négative en fin d’exercice 2019 (- 0,1 M€).
Dans ce contexte, la commune a dû recourir à un crédit bancaire de court terme de
2,5 M€, mobilisé en décembre 2019 et non remboursé au terme de cet exercice comptable.

______________________ CONCLUSION INTERMÉDIAIRE ______________________

La sur-mobilisation d’emprunts en 2015, le faible montant des dépenses d’investissement en


2016 puis en 2017 et la permanence d’un encours de dettes très important à l’égard des
fournisseurs viennent expliquer un niveau de trésorerie élevé entre 2015 et 2018. Cette situation
a permis d’assurer le paiement des dépenses courantes sans contraintes financières
apparentes, dans un contexte pourtant marqué par la hausse continue des charges de gestion.
Les tensions apparues en 2019 sur le cycle de trésorerie sont révélatrices des très fortes
contraintes qui pèsent désormais sur les finances de la commune. En effet, de manière
tendancielle et malgré une hausse significative des recettes, les marges de manœuvre
financières issues du cycle de gestion ont diminué de façon notable, essentiellement du fait de
l’accroissement considérable et continu des dépenses de personnel.
Ainsi, la CAF s’est mécaniquement réduite et son niveau en 2019 était faible. Au même moment,
le service de la dette a atteint un niveau jamais égalé et le fonds de roulement a été ramené à
un montant réduit.
Dans ces conditions, la question de la soutenabilité financière à très court terme de la politique
budgétaire est désormais clairement posée. La poursuite de la hausse des charges de personnel
et le maintien d’un niveau élevé d’investissement n’apparaissent plus compatibles, sauf à
aboutir à une impasse budgétaire dont l’issue ne pourrait être trouvée que par l’endettement.
La commune devrait donc rapidement procéder à un arbitrage budgétaire portant sur le niveau
annuel de ces deux types de dépenses. Dans la mesure où une diminution de la masse salariale
ne pourra toutefois être acquise dans le temps que de façon progressive, c’est en premier lieu
la baisse des investissements qui devrait constituer la variable d’ajustement garantissant le
maintien des équilibres financiers.

2 LE PERSONNEL

2.1 L’AUGMENTATION DES EFFECTIFS

Remarques méthodologiques liminaires


L’examen des effectifs de la commune n’a porté que sur les personnels rattachés au
budget principal, eu égard au poids relatif très réduit en ce domaine des trois budgets annexes
et spéciaux. En 2019 le budget spécial du vieux port ne comptait que quatre agents tandis que

24
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celui des parcs de stationnement en dénombrait 18. Le budget annexe du crématorium n’avait
quant à lui aucun agent qui lui était rattaché, ce budget servant uniquement à suivre les comptes
de cette activité dont la gestion a été confiée à un tiers sous la forme d’une délégation de service
public.
Pour les exercices 2012 et 2013, les données présentées ci-après intègrent les effectifs
rattachés à trois budgets annexes qui ont été clôturés en 2014 (à savoir, « affaires culturelles »
-16 agents, « crèche » -31 agents et « cantine scolaire » -43 agents) procédure spécifique déjà
évoquée plus en détail dans la première partie du rapport.
Enfin, l’analyse prend en compte le fait que la commune a transféré à trois reprises un
nombre conséquent de ses personnels titulaires. Tout d’abord, 60 agents en 2012 lors de la
reprise par la CAB de la compétence en matière de collecte des déchets ménagers, puis cinq
agents en 2017 au moment de leur prise en charge directe par le budget spécial du vieux port et
enfin 14 agents en 2018 rattachés directement au budget autonome du CCAS lors du transfert
du service d’action sociale de la commune40. Ces trois transferts ont ainsi entraîné une
diminution totale de l’effectif rattaché au budget principal de 79 agents titulaires par
comparaison entre les situations observées au 1er janvier 2012 et au 31 décembre 2019.

2.1.1 L’évolution à la baisse de l’effectif des agents titulaires masque en fait la


création de postes supplémentaires

L’analyse de l’effectif des agents titulaires prend en compte les transferts de personnel
opérés de manière à déterminer la véritable ampleur de l’évolution entre 2012 et 2019. À cet
égard, dans la mesure où un important mouvement de cette nature est intervenu dès 2012, la
comparaison est appréciée à partir des situations constatées au 1er janvier 2012 (637 agents) et
au 31 décembre 2019 (604 agents)41. Dans cet intervalle de temps, la baisse apparente a donc
été de 33 agents42.
Toutefois, dans la mesure où les transferts auraient dû mécaniquement entraîner une
réduction de l’effectif de 79 agents, le nombre d’agents titulaires au 31 décembre 2019 aurait
théoriquement été de 558 (637 - 79). Ce sont donc de facto 46 postes supplémentaires d’agents
titulaires qui, en pratique, ont été créés au cours de la période43.
Cette substitution-création de postes, qui a commencé dès l’année 2012 suite au premier
transfert, s’est poursuivie en 2013 et en 2014 puis renouvelée entre 2017 et 2019

40
Tableaux n° A1-1, n° A1-2 et n° A1-3 en annexe n° 1. Les transferts ont porté sur deux agents de
catégorie A, sept de catégorie B et 70 de catégorie C. Ils n’ont concerné que les filières administrative (10 agents),
sociale (six agents) et technique (63 agents).
41
Ces situations sont examinées en effectif réel en agents (ERA). Un agent en fonction est compté pour
un, indépendamment de sa quotité de temps de travail. Cette approche permet de prendre en compte uniquement
les départs intervenus, les recrutements réalisés et les changements de grade ou de cadre d’emploi des agents en
fonctions au sein des services de la commune. Elle n’intègre pas l’incidence sur longue période de la variation du
temps de travail qui résulte des modifications annuelles, à la hausse ou à la baisse, des temps partiels accordés aux
agents.
42
Tableau n° A1-4 en annexe n° 1.
43
Tableau n° A1-5 en annexe n° 1.

25
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

consécutivement aux deux nouveaux transferts en 2017 puis en 201844. Pour chacune des trois
années concernées par un transfert, alors que la variation apparente laisse supposer une baisse
d’effectif, ce sont en réalité des créations de nouveaux emplois d’agents titulaires qui sont
intervenues.
La filière administrative a connu une très forte progression de son effectif avec 36 agents
supplémentaires45.
Le nombre d’attachés territoriaux a plus que doublé, passant de 17 au 1er janvier 2012 à
37 au 31 décembre 201946.
Toutes filières confondues, un repyramidage des emplois avec accroissement du nombre
de cadres est intervenu essentiellement entre 2012 et en 2014, années au cours desquelles le
nombre d’agents de catégorie A est passé de 38 à 5647. Le poids relatif de cette catégorie de
personnel au sein de l’effectif total de titulaires a évolué de 6 % au 1er janvier 2012 (38 sur 637)
à 10 % en 2019 (58 sur 604).
Le repyramidage a également bénéficié à la filière technique, le nombre d’ingénieurs
progressant de neuf à 13.
REPONSE DE LA VILLE DE BASTIA :
Lors du précédent contrôle, la chambre avait estimé que la ville ne disposait pas suffisamment
de cadres et ainsi, que son encadrement souffrait de lacunes pour lesquelles il était nécessaire
de procéder à des corrections. Le repyramidage a ainsi été demandé par la CRC elle-même dans
son précédent rapport.

2.1.2 L’envol de l’effectif des agents non titulaires

L’effectif d’agents non titulaires employés au sein des services de la commune est passé
de 33 au 1er janvier 2012 à 123 au 31 décembre 2019 soit 90 agents supplémentaires48. Cette
progression s’est opérée essentiellement à compter de 2015.

44
Tableau n° A1-6 en annexe n° 1. En 2012, la variation annuelle constatée de l’effectif a été de moins
49 agents, mais comme 60 emplois ont été supprimés la même année suite au transfert de personnel, ce sont donc
11 créations de nouveaux postes qui ont été réalisées. Le même raisonnement s’applique pour 2017 (moins deux
emplois en variation d’effectif constatée pour cinq suppressions de postes par transfert, d’où la création nette de
trois emplois) et pour 2018 (moins six emplois en variation d’effectif constatée pour 14 suppressions de postes par
transfert, d’où la création nette de huit emplois).
45
Tableaux n° A1-7 et n° A1-8 en annexe n° 1. L’effectif de la filière administrative est passé de 124 au
er
1 janvier 2012 à 160 au 31 décembre 2019.
46
Tableau n° A1-9 en annexe n° 1. Au cours de la même période, le nombre de rédacteurs territoriaux
(catégorie B) a augmenté de cinq et celui d’adjoints administratifs (catégorie C) de 13.
47
Tableaux n° A1-10, n° A1-11 et n° A1-12 en annexe n° 1.
48
Tableaux n° A1-13, n° A1-14, n° A1-15 et n° A1-16 en annexe n° 1. Cet effectif de non titulaires
n’intègre pas les agents employés en qualité de vacataires (agents recrutés et rémunérés à la vacation) au nombre
de 55 au 1er janvier 2012 et 74 en 2019. Il s’est établi ensuite au 31 décembre à 57 en 2012, à 56 en 2013, à 91 en
2014, à 93 en 2015, à 91 en 2016, à 71 en 2017, à 72 en 2018 et à 74 en 2019.

26
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évolution de l’effectif des agents non titulaires

140

120

100

80

60

40

20

0
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.
Agents non titulaires en fonctions, hors vacataires au 31 décembre de l’année.

Elle concerne les agents de catégorie C des filières technique (33 emplois
supplémentaires d’adjoints techniques) et administrative (9 emplois supplémentaires d’adjoints
administratifs) mais également les emplois aidés (27 emplois supplémentaires) et
l’apprentissage (15 emplois supplémentaires), ces deux dernières formes de recrutement étant
inexistantes au 1er janvier 201249.
En lien avec l’augmentation de l’effectif d’agents non titulaires, le nombre de
mensualités de recrutement consommées par an, c’est-à-dire le nombre de mois complets
travaillés par l’ensemble des agents non titulaires (hors vacataires) employés durant une année,
est passé quant à lui de 577 en 2012 à 1 338 en 201950, soit une hausse de 132 %.

2.1.3 À périmètre constant, un effectif total en très forte augmentation

L’effectif total employé par la commune a très fortement augmenté entre le


1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019. En apparence, cette évolution est de 57 agents puisque
l’effectif d’agents titulaires et de non titulaires est passé entre ces deux dates de 670 à 72751.
Mais dans la mesure où la commune a transféré 79 agents, la hausse réelle, en tenant compte

49
Tableau n° A1-17 en annexe n° 1. Les recrutements sont opérés par le biais de contrats d’emploi
d’avenir et de contrats d’accompagnements dans l’emploi. Aucun contrat aidé n’était en cours au 1 er janvier 2012
tandis qu’au 31 décembre 2019 leur nombre s’établissait à 27.
50
Tableau n° A1-18 en annexe n° 1.
51
Tableau n° A1-19 en annexe n° 1.

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des transferts et toutes choses égales par ailleurs en termes de compétences exercées, s’établit
à 136 agents supplémentaires52, soit une augmentation conséquente des effectifs de 22 %.
Depuis 2012, ce sont en moyenne chaque année 17 postes supplémentaires qui ont été
créés53. La création d’emplois de titulaires est principalement intervenue entre 2012 et 2014
tandis que l’accroissement du nombre d’agents non titulaires s’est opéré à partir de 2015.
Au sein de l’effectif total, la filière administrative a augmenté de 49 agents54. La filière
technique, avec 388 agents au 31 décembre 2019 contre 398 au 1er janvier 2012, a vu ses
effectifs quasi maintenus alors que pourtant l’essentiel des transferts a concerné des personnels
de cette filière.
Sur les 79 emplois transférés entre 2012 et 2019, 63 relevaient de la filière technique.
Toutefois, en application des dispositions règlementaires (décret n° 2004-248 du 18 mars 2004
modifié fixant les conditions d’accès et les modalités d’organisation des concours pour le
recrutement des agents de maîtrise territoriaux), 19 agents territoriaux spécialisés des écoles
maternelles (ATSEM) relevant de la filière sociale ont été promus, tout en conservant leurs
fonctions, dans le cadre d’emploi des agents de maîtrise qui appartient à la filière technique.
Il s’avère qu’au cours de la période allant de 2012 à 2019 le redéploiement d’effectifs,
pour faire face aux besoins nouveaux liés à la création de structures ou de services ou aux
besoins supplémentaires des services existants, a été mis en œuvre à une seule occasion et a
concerné un effectif réduit de cinq agents. Ainsi, lors de l’ouverture du centre culturel
l’Alb’Oru, la bibliothèque dite des quartiers sud, qui était située à proximité, a été fermée. Les
cinq agents qui y travaillaient ont été redéployés afin d’assurer le fonctionnement de la
médiathèque du nouveau centre culturel, portant ainsi l’effectif total de l’Alb’Oru à 15 emplois
(10 créés et cinq redéployés).
Ce choix de redéploiement d’effectifs a donc constitué une exception au cours de la
période 2012 à 2019. Pour répondre à ses différents besoins, la commune a privilégié le
recrutement d’agents supplémentaires, ce qui a accru de façon continue et soutenue le nombre
d’employés communaux.
L’effectif total a donc été porté à 727 agents au 31 décembre 2019, ce qui dépasse de
près de 100 emplois l’effectif physique moyen des communes de la même strate de population
(633 agents)55.

REPONSE VILLE DE BASTIA :


Préalablement aux éléments RH en réponse fournis par la ville de Bastia, il paraît opportun de
distinguer dans le rapport le nombre de postes imputables aux différentes mandatures. Ceci afin
de gagner en lisibilité, en transparence mais également dans le but de comparer les différences
de gestion sur les ressources humaines.

52
Tableau n° A1-20 en annexe n° 1.
53
Tableaux n° A1-21 et n° A1-22 en annexe n° 1. .
54
Tableaux n° A1-23 et n° A1-24 en annexe n° 1. Si, par ailleurs, l’on tient compte du fait que 10 agents
transférés relevaient de cette filière, alors la hausse de ses effectifs atteint 59.
55
Effectif physique moyen pour les communes ayant une population comprise entre 20 000 et 50 000
habitants – Source : « Les collectivités locales en chiffres » (édition de juin 2019) du Ministère de la cohésion des
territoires et des relations avec les collectivités territoriales.

28
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Les 136 nouveaux emplois se répartissent de la façon suivante :


- 14 (10 % du total) ont été dédiés au fonctionnement de structures nouvelles (10 pour le
centre culturel de l’Alb’Oru, trois pour le cimetière de l’Ondina et un pour la maison des
sciences),
- Neuf (7 % du total) ont concerné des nouveaux services (trois pour la direction de la
proximité et de la participation citoyenne, trois au pôle de la santé et de la sécurité au travail,
deux au service de la langue et de la culture corses et un au pôle de gestion des risques) ;

REPONSE VILLE DE BASTIA : A Bastia, l’action de la municipalité en direction de la langue


corse débute en 2015 avec la création d’un poste de Chargé de Mission. Elle se structurera en
un véritable service en 2017 avec deux agents. Elle s’est pour cela dotée d’un projet de politique
publique structurée.
Par l’ensemble des services de proximité qui relèvent de sa compétence, par l’impact de
son activité sur la vie quotidienne des citoyens, par son pouvoir de légitimation, par
l’exemplarité que peut revêtir son action sur les opérateurs publics, privés et associatifs de son
territoire, la commune est sans nul doute l’opérateur privilégié pour contribuer à la réussite
d’une politique linguistique visant à sauvegarder et à promouvoir la langue corse. Consciente
de son rôle dans ce processus de réappropriation, la nouvelle municipalité a souhaité s’inscrire
dans le prolongement d’une action forte en faveur de la langue corse.
5 enjeux essentiels
1) Augmenter le nombre de locuteurs, en encourageant la transmission, l’enseignement
et l’apprentissage de la langue
2) Développer la pratique sociale
3) Améliorer l’usage et la visibilité de la langue
4) Agir sur le prestige et l’attractivité
5) Former et professionnaliser
Ces enjeux s’articulant autour de 7 axes de travail déployés afin de répondre directement aux
enjeux précités et structurer l’action sur un éventail large :
Politique générale : intégrer la langue de façon transversale dans la politique générale
de la ville
Communication : développer l’usage du corse dans la communication de la ville
Paysage linguistique : densifier la signalétique bilingue et la présence de la langue sur
les supports visuels et sonores

29
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
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Formation professionnelle : engager le personnel communal dans une démarche de


formation et d’usage de la langue dans le cadre professionnel
Accompagnement des opérateurs : accompagner les acteurs dans leur volonté d’usage
et de diffusion de la langue corse
Activités linguistiques : organiser des actions linguistiques, en partenariat avec les
différents opérateurs pour créer des opportunités d’usage
Enseignement – apprentissage petite enfance : favoriser l’enseignement de la langue
pour les enfants et adultes
QUELQUES CHIFFRES CLEFS DE L’ACTIVITE DU SERVICE DURANTE LA
PERIODE 2015-2020

- 86 agents de la collectivité lauréats au Certificatu di lingua corsa

- 120 agents formés au sein de la Collectivité

- 47 plaques de noms de rue bilingues installées

- Installation de 350 panneaux de police

- 3600 traductions réalisées

- Ratification du Niveau 3 de la Càrtula di a lingua corsa prévoyant la réalisation de plus de


deux cents actions

- Présence accrue de la langue corse sur les RSA avec la parution chaque année de 215
chroniques patrimoniales bilingues

- Organisation de 450 évènements festifs en langue corse afin de créer des opportunités d’usage

- et 113 (83 % du total) ont renforcé des services existants dont :


o 43 (32 % du total) pour les services liés à l’enfance et à la petite enfance (19 pour
la cuisine centrale et la restauration scolaire, 12 pour la crèche, 11 pour les écoles
maternelles et un pour le relais des assistantes maternelles),
o 14 (10 % du total) pour les services à la population (cinq pour le service de l’état
civil, quatre pour le service culture et patrimoine, quatre pour la police municipale
et un pour la maison des services publics),
o 16 (12 % du total) pour le service d’entretien des bâtiments communaux (la création
de huit de ces emplois a résulté de l’internalisation du nettoyage de bâtiments
communaux antérieurement confié à des prestataires de service privés),
o Six (4 % du total) pour le centre technique municipal,
o Sept (5 % du total) pour les services opérationnels (dont cinq pour la direction du
renouvellement urbain et de la cohésion sociale et deux pour le pôle en charge de
l’occupation du domaine public),
o 17 (13 % du total) pour les services administratifs (dont quatre pour la direction des
ressources humaines, quatre pour la direction des finances, quatre pour la direction
de la communication, deux pour la direction des cofinancements, un pour la
direction de la commande publique, un pour la direction des systèmes d’information

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et un pour la direction de l’administration générale),


o 10 (7 % du total) pour les emplois spécifiques et de direction (dont trois de chargés
de mission, trois au cabinet du maire, deux de directeurs adjoints et deux
d’assistantes de direction).

Outre les besoins des services, la commune justifie ces créations d’emplois par un
absentéisme élevé ainsi qu’une tendance au vieillissement des effectifs. Elle a fait part
également de sa volonté d’améliorer le taux d’encadrement des services pour justifier
l’augmentation du nombre d’agents de catégorie A.
Le recours aux contrats pour les agents de la catégorie C se justifierait par la volonté de
renforcer rapidement les services et la nécessité de remplacer les agents titulaires absents pour
raisons de santé. Le contrat aurait aussi eu comme intérêt d’apprécier la valeur professionnelle
de l’agent contractuel en préalable à son éventuel recrutement direct en qualité de titulaire. Le
recours aux contrats aidés, utilisés pour des emplois exigeant peu de qualifications a été, quant
à lui, motivé par des raisons financières56 mais également par la volonté de permettre l’accès à
l’emploi aux personnes éloignées du marché du travail, aux travailleurs handicapés ainsi qu’aux
jeunes adultes.
Dans ce contexte, la commune a indiqué avoir veillé, en parallèle, à mettre en œuvre
diverses mesures de résorption de l’emploi précaire. Ainsi, 55 agents vacataires, recrutés
initialement au titre de la réforme de l’aménagement des rythmes scolaires, ont ensuite été
maintenus dans les effectifs communaux par le biais de contrats classiques ou dans le cadre de
recrutements en qualité d’agents titulaires. Il en a été de même pour 25 agents employés par le
biais de contrats aidés ainsi que pour cinq apprentis.

2.1.4 Le cas de 14 recrutements décidés sans mesure de publicité préalable

Parmi les recrutements opérés en 2014, certains d’entre eux ont fait l’objet d’une lettre
d’observation du préfet de la Haute-Corse datée du 29 avril 2014 qui demandait au maire alors
en fonctions de procéder au retrait d’arrêtés de recrutement au motif de leur illégalité.
Les arrêtés visés ont été pris le 10 mars 2014, soit quelques jours avant la tenue de
l’élection municipale organisée les 23 et 30 mars 2014. Ils concernaient le recrutement de
14 agents de catégorie C dont trois adjoints administratifs, deux adjoints techniques, cinq
adjoints d’animation et quatre agents sociaux. Pour 12 d’entre eux, l’arrêté de nomination
rappelait, dans ses visas, la durée antérieure d’emploi en qualité de vacataire au sein des services
communaux de l’agent recruté. La date de recrutement était fixée au 1er avril 2014 pour 13 des
14 recrutements, l’un de ces derniers étant opéré dès le 10 mars 2014.
Les huit lettres d’observations du préfet ont concerné la totalité des recrutements actés
le 10 mars 2014. Le motif d’illégalité retenu a été l’absence de publicité préalable des vacances
d’emploi. Ces lettres rappelaient les dispositions applicables en matière de recrutement,
notamment celles de l’article 41 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions

56
À savoir, le financement par l’État d’une partie de la rémunération réalisé via une participation versée
directement à la commune, et l’existence de charges patronales plus faibles que celles appliquées dans le cadre de
contrats classiques.

31
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statutaires relatives à la fonction publique territoriale57. Elles soulignaient également qu’un


délai raisonnable devait être respecté entre la déclaration de vacance de poste et la date de
recrutement de manière à garantir une égalité d’accès à la fonction publique.
Il s’avère, en effet, qu’alors que les 14 arrêtés contestés mentionnaient pourtant dans
leur visa une « déclaration de vacance effectuée au centre de gestion », cette formalité préalable
obligatoire n’avait en pratique été réalisée antérieurement que pour l’un d’entre eux, à savoir
celui concernant le recrutement effectif au 10 mars 201458. Pour les 13 autres, ce n’est en réalité
que le 26 mars 2014 que les déclarations de vacance d’emploi ont été effectuées auprès du
centre de gestion de la fonction publique territoriale.
En tout état de cause, pour l’ensemble de ces déclarations, il est avéré que le délai entre
l’information du centre de gestion et la date effective de recrutement ne permettait en pratique
à aucun candidat potentiel de postuler aux nombreux emplois déclarés vacants.
À la suite, de l’élection municipale de mars 2014, le maire nouvellement élu a procédé
au retrait des 14 arrêtés contestés par le préfet de la Haute-Corse. En s’appuyant sur les
déclarations de vacances effectuées les 6 et 26 mars 2014, il a décidé, par arrêté du 2 juin 2014,
de confirmer à l’identique les 14 recrutements concernés en fixant cette fois ci leur date de prise
d’effet au 1er juin 2014.
REPONSE VILLE DE BASTIA :
A la lecture du paragraphe concernant les 14 recrutements sans publicité préalable, il
est difficile pour un lecteur non averti de comprendre la chronologie et l’imputation
des faits. Pour plus de lisibilité, il faudrait préciser que l’ancien Maire de Bastia, Emile
Zuccarelli a procédé au recrutement et que Gilles Simeoni qui lui a succédé a dû
répondre aux lettres d’observations du Préfet et répondre de ces recrutements.

2.2 L’INFLATION DE LA MASSE SALARIALE

Remarques méthodologiques liminaires


Comme pour l’examen des effectifs, l’analyse de l’évolution des rémunérations et du
régime indemnitaire et, plus largement, de la masse salariale n’a porté que sur la paye des
personnels rattachés au budget principal, eu égard au poids relatif très réduit en ce domaine des
trois budgets annexes et spéciaux.
Par ailleurs, pour les exercices 2012 et 2013, les données présentées ci-après intègrent
les dépenses de rémunération des effectifs rattachés aux trois budgets annexes qui ont été
clôturés en 2014.

57
Le premier alinéa de cet article prévoit que « lorsqu’un emploi permanent est créé ou devient vacant,
l’autorité territoriale en informe le centre de gestion compétent qui assure la publicité de cette création ou de cette
vacance, (…) ».
58
Au titre de ce recrutement, la déclaration préalable auprès du centre de gestion avait été réalisée le
6 mars 2014. Pour ce cas particulier, la lettre d’observation du préfet relevait que bien que la procédure de publicité
réalisée auprès du centre de gestion de la fonction publique territoriale soit antérieure à la prise de l’arrêté de
nomination, il n’avait en pratique été possible à aucun candidat potentiel de postuler à l’emploi vacant, ce dernier
ayant été quasi immédiatement pourvu.

32
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
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Enfin, l’analyse prend en compte le fait qu’au cours de la période concernée la commune
a vu à trois reprises les dépenses de personnel imputées sur le budget principal minorées de
façon significative suite à la prise en charge financière par d’autres budgets de la rémunération
d’agents transférés. Au titre de l’exercice 2012, le budget principal a supporté la paye des mois
de janvier et de février des 60 agents transférés à la CAB à compter du 1er mars mais la dépense
budgétaire correspondante, de 0,4 M€ pour les deux mois concernés, n’a donc plus existé à
compter de 2013. À partir de 2017, suite à la prise en charge directe par le budget spécial du
vieux port, en lieu et place du budget principal, de la rémunération des cinq agents exerçant au
sein de cette régie autonome, la minoration de dépense en année pleine a été 0,2 M€. Enfin, dès
2018, un même transfert de charges ayant été opéré vers le budget autonome du CCAS suite au
rattachement à ce dernier des 14 agents du service d’action sociale de la commune, le budget
principal n’a plus supporté les rémunérations correspondantes de 0,6 M€ en année pleine. Ces
trois transferts ont ainsi entraîné une diminution totale des dépenses de rémunération pesant sur
le budget principal de 1,2 M€ par comparaison entre les situations observées au 1er janvier 2012
et au 31 décembre 2019.

2.2.1 Une forte progression des indemnités versées aux agents titulaires et des
dépenses consacrées à la rémunération du personnel non titulaire

Par comparaison entre les exercices 2012 et 2019 et selon les données comptables, les
dépenses de personnel, nettes des atténuations de charges59, ont progressé de 6,5 M€ passant de
25,1 à 31,6 M€ (+ 26 %)60, ce qui constitue une augmentation notable.
Mais il s’avère, en outre, que ces données ne présentent pas la véritable ampleur de la
hausse. En effet, par comparaison entre le montant des dépenses de personnel du budget
principal constatées au terme des exercices 2012 et 2019, ledit budget a concrètement
enregistré, suite aux trois transferts d’agents, une baisse cumulée de 1,2 M€ des charges qu’il
avait initialement à supporter61. Donc, si les données comptables mettent en évidence une
hausse globale de 6,5 M€ des charges de personnel nettes, à périmètre constant leur véritable
augmentation au cours de la période considérée peut-être estimée à 7,7 M€ (+ 31 %). Les
économies qui auraient dû résulter des transferts n’ont pas été consolidées puisque les crédits
correspondants ont été absorbés par des dépenses nouvelles ou supplémentaires de personnel.
En tenant compte de ces économies non réalisées, la hausse de charges a représenté, chaque
année, hormis en 2016, un montant voisin ou supérieur à 1 M€. La progression moyenne entre
2012 et 2019 a ainsi été de 4 % par an.

59
C’est-à-dire nettes des remboursements sur rémunérations du personnel enregistrées sur le compte
6419.
60
Tableau n° A1-25 en annexe n° 1.
61
Tableau n° A1-26 en annexe n° 1.

33
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Les données comptables relatives aux dépenses liées au régime indemnitaire versé aux
agents titulaires ainsi qu’aux agents non titulaires ont dû être retraitées car elles n’étaient pas
correctement imputées sur les comptes prévus par l’instruction budgétaire et comptable M 1462.
À l’issue de ces travaux menés à partir des éléments de la paye63, la fiabilité des données a ainsi
pu être restaurée, ceci permettant de connaître, pour les agents titulaires comme pour les non
titulaires, le montant annuel réel des rémunérations principales et celui des indemnités. Il
s’avère que les données retraitées présentent des différences très importantes avec les chiffres
figurant en comptabilité64.

62
Pour le personnel titulaire, il s’agit des comptes suivants :
- 64111 « Rémunération principale » qui enregistre le versement du traitement indiciaire de base ;
- 64112 « NBI, SFT et indemnité de résidence » qui comptabilise les montants versés au titre de la nouvelle
bonification indiciaire (NBI), du supplément familial de traitement (SFT) et de l’indemnité de résidence
(IR) ;
- 64118 « Autres indemnités » qui a pour objet d’enregistrer le versement, d’une part du régime
indemnitaire attribué statutairement à chaque agent selon son cadre d’emploi, son grade et son échelon
et, d’autre part, de l’ensemble des autres indemnités versées, notamment les indemnités horaires pour
travaux supplémentaires et les indemnités d’astreinte.
Pour le personnel non titulaire, il s’agit des comptes suivants :
- 64131 « Rémunérations » qui enregistre la rémunération de base versée ;
- 64138 « Autres indemnités », qui comptabilise le SFT et l’IR versée ainsi que le régime indemnitaire
alloué.
S’agissant du personnel non titulaire, les comptes 64131 et 64138 ne concernent pas les dépenses relatives
aux payes versées aux agents employés en contrats aidés ou en contrats d’apprentissage. En effet, les dépenses de
rémunération afférentes à ces personnels sont imputées respectivement sur les comptes 6416 « Emplois
d’insertion » et 6417 « Rémunérations des apprentis ».
Entre 2012 et 2018, le compte 64138 « Autres indemnités » n’était pas créé dans la nomenclature
comptable utilisée par les directions des ressources humaines et des finances de la commune. L’utilisation effective
du compte 64138 n’est intervenue qu’à compter du dernier trimestre de l’année 2019.
63
L’examen détaillé de la paye, réalisé par la direction des ressources humaines sur la ventilation entre
les différents comptes des dépenses de rémunération principale et celles afférentes aux indemnités et primes
versées, a ainsi démontré que :
- de 2012 à 2017, la NBI des agents titulaires a été imputée sur le compte 64111 au lieu du compte 64112,
cette erreur d’imputation ayant été corrigée en 2018 ;
- de 2012 à 2019, une partie du régime indemnitaire des agents titulaires a été imputée sur le compte 64111
au lieu du compte 64118 ;
- de 2012 à 2019, le régime indemnitaire versé aux agents non titulaires a été ventilé chaque année pour
partie sur le compte 64118 et pour partie sur le compte 64131, alors que c’est le compte 64138 qui aurait
dû être utilisé ;
- le SFT et l’IR des agents non titulaires ont été comptabilisés sur le compte 64131 de 2012 à 2017 puis
sur le compte 64112 en 2018 et en 2019, faute de création du compte 64138 dans la nomenclature
comptable utilisée sur lequel ces dépenses auraient dû normalement être imputées.
Suite aux remarques formulées durant l’instruction, l’ensemble des imputations de dépenses de paye
erronées étaient corrigées en fin d’année 2019.
64
Tableaux n° A1-27 et n° A1-28 en annexe n° 1.

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Le retraitement opéré permet ainsi d’apprécier correctement l’évolution des dépenses


concernées entre 2012 et 2019, ce qui n’aurait donc pas été le cas à partir des seules données
comptables65.
Il ressort des données retraitées que les rémunérations principales et les indemnités
versées ont évolué de la façon suivante.
Pour les agents titulaires, les dépenses sont passées de 16,3 M€ en 2012 à 18,6 M€ en
2019. La rémunération principale a évolué de 0,9 M€ (+ 7 %), la NBI, le SFT et l’IR ont
globalement progressé de 0,1 M€ (+ 25 %), alors que les autres indemnités ont été majorées de
1,3 M€66 (+ 32 %).
Pour les agents non titulaires67, le montant total des dépenses était de 1,9 M€ en 2012
contre 3,5 M€ en 2019. La rémunération principale a augmenté de 1,2 M€ (+ 82 %). La hausse
cumulée du SFT, de l’IR et des autres indemnités a représenté 0,4 M€ (+ 113 %).
Au vu de ces éléments, la hausse globale s’établit donc à 3,9 M€, dont 2,3 M€ pour les
titulaires et 1,6 M€ pour les non titulaires. Pour ces derniers, la situation observée résulte de
l’accroissement du nombre d’agents employés sous ce statut.
S’agissant du personnel titulaire, la hausse découle de trois facteurs :
La majoration des rémunérations principales qui est consécutive à la progression de
l’effectif rémunéré, passé de 588 fin 2012 à 604 fin 2019, à l’incidence du glissement-vieillesse-
technicité (GVT)68 et à l’impact des deux hausses de la valeur du point d’indice de la fonction
publique intervenues au cours de la période69.

65
Ainsi, selon les données comptables, les dépenses de rémunération principale du personnel non titulaire
comptabilisées sur le compte 64131 auraient augmenté de 0,5 M€ entre 2012 et 2019 alors que les données
retraitées démontrent que leur hausse a été de 1,2 M€. S’agissant des indemnités versées au personnel titulaire
imputables sur le compte 64118, leur hausse réelle établie à partir des données retraitées est de 1,3 M€ et non de
2,4 M€ comme le donnent à penser les montants figurant en comptabilité. Les données retraitées témoignent ainsi
d’une cohérence quant aux évolutions annuelles observées, ce qui n’était pas le cas pour certains comptes à partir
des données comptables.
66
Ce chiffre correspond à la seule hausse du régime indemnitaire attribué statutairement en fonction du
cadre d’emploi, du grade et de l’échelon de chaque agent puisque le montant global des heures supplémentaires et
celui des astreintes indemnisées, également imputés sur le compte 64118, représentaient en cumul 0,7 M€ en 2012
comme en 2019. Tableau n° A1-29 en annexe n° 1.
67
Hors contrats aidés et contrats d’apprentissage.
68
Le GVT est l’une des trois composantes de l’évolution de la masse salariale de la fonction publique
avec la variation de la valeur du point d’indice et celle du nombre d’agents rémunérés. Le GVT positif correspond
à l’augmentation de la rémunération individuelle d’un fonctionnaire découlant d’un avancement quasi-
automatique sur sa grille indiciaire (composante vieillesse) et d’un changement de grade ou de corps par le biais
d’un concours ou d’une promotion au choix (composante technicité). Le GVT négatif (ou effet de noria) mesure
le tassement de la masse salariale dû au départ d’une population dont la rémunération est généralement supérieure
à celle des remplaçants. Le GVT solde correspond à la somme de ces deux effets de structure.
69
Le 1er juillet 2016 et le 1er février 2017.

35
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La hausse s’explique ensuite par les montants versés au titre de la NBI du fait du nombre
croissant de bénéficiaires de cette indemnité (119 en 2012 contre 264 en 201970).

Enfin, elle résulte de la très forte majoration du régime indemnitaire alloué aux agents
en fonctions, essentiellement par l’effet de deux décisions prises par la commune. Celle-ci a
tout d’abord décidé en 2013 de faire évoluer, à compter du 1er janvier 2014, le montant versé à
l’ensemble de son personnel de 30 € par mois et par agent, cette mesure ayant un coût de 0,3 M€
en année pleine71. Ensuite, à l’occasion de la création à partir de 2017 du régime indemnitaire
tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel
(RIFSEEP), étendu à la fonction publique territoriale par la loi du 20 avril 2016 relative à la
déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires72, la commune après avoir défini les
modalités de mise en place de ce dispositif a décidé d’une mise en œuvre progressive entre
2017 et 2019. En 2019 436 agents communaux en bénéficiaient.
En effet, dans ce cadre la commune a certes repris et appliqué aux agents concernés les
règles prévues pour les corps de la fonction publique de l’État, pour autant, elle a retenu des
conditions spécifiques d’application s’agissant des modalités d’attribution des deux parts
indemnitaires du RIFSEEP.
Pour la première d’entre elles, à savoir l’indemnité de fonctions, de sujétions et
d’expertise (IFSE)73, la commune a en effet décidé que le régime indemnitaire de l’ensemble
des agents de chaque groupe de fonctions constitué serait progressivement aligné sur le régime
indemnitaire antérieur le plus favorable dont bénéficiait l’agent le mieux rémunéré dudit
groupe. Ce faisant, elle a donc institué un mécanisme d’évolution généralisée à la hausse des
indemnités versées au titre de l’IFSE. Le surcoût engendré représente 0,7 M€ en année pleine

70
Tableau n° A1-30 en annexe n° 1.
71
Le coût de cette décision de revalorisation du régime indemnitaire est estimé à 260 000 € en année
pleine par la commune qui est dans l’incapacité de produire un document prévoyant cette mesure et fixant les
modalités de sa mise en œuvre.
72
Initialement déployé au sein des services de l’État par le biais du décret n° 2014-513 du 24 mai 2014,
ce nouveau dispositif indemnitaire a été étendu à la fonction publique territoriale par la loi n° 2016-483 du
20 avril 2016 qui a modifié l’article 88 de la n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives
à la fonction publique territoriale. Dans ce cadre, les collectivités territoriales sont tenues de mettre en œuvre le
RIFSEEP pour leurs cadres d’emplois, dès lors que les corps équivalents de la fonction publique de l’État en
bénéficient.
73
L’IFSE est fixée selon les conditions d’exercice des fonctions des agents. Il en résulte que les
employeurs territoriaux doivent répartir, au sein de différents groupes, les fonctions occupées par les fonctionnaires
d’un même cadre d’emplois, selon le niveau de responsabilité et d'expertise requis dans l'exercice des fonctions,
au regard de critères professionnels qu’ils doivent déterminer dans ce cadre (ces critères peuvent tenir : à l’exercice
de fonctions d’encadrement, de coordination, de pilotage ou de conception ; à l’existence d’une technicité, d’une
expertise, d’une expérience ou d’une qualification nécessaire à l’exercice des fonctions ; à l’existence de sujétions
particulières ou d’un degré d’exposition du poste au regard de son environnement professionnel). L’IFSE est
versée mensuellement. Elle se substitue au régime indemnitaire auparavant attribué aux agents concernés.

36
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à compter de 202074, c’est-à-dire au terme de la mise en œuvre du mécanisme d’alignement du


montant des indemnités versées75.

Le choix qui a été retenu a donc accru fortement les dépenses liées au régime
indemnitaire de base alloué mensuellement aux agents de la collectivité, ce que n’impliquait
pourtant pas automatiquement la mise en œuvre du RIFSEEP76.
À l’inverse, la commune a choisi de minimiser le poids financier lié au versement de la
seconde part du RIFSEEP, à savoir le complément indemnitaire annuel (CIA) qui vise à tenir
compte de l’engagement professionnel ou de la manière de servir de l’agent apprécié lors de
l’entretien professionnel annuel. Alors que pourtant, dans l’esprit de la réforme, ce complément
versé annuellement devait constituer, sur le plan managérial, un élément important pour prendre
en compte et valoriser l’engagement personnel et la manière de servir de chaque agent, la
commune a décidé de limiter son montant à 150 € par an77, le CIA étant versé à l’ensemble des
personnels de la collectivité concernés suivant un système de cotation lié annuellement à
l’entretien individuel d’évaluation78.
S’agissant des modalités retenues pour la mise en œuvre du RIFSEEP, la commune a
mis en exergue le fait qu’elle s’était heurtée à une forte opposition syndicale à cette réforme,
particulièrement pour le CIA, ce qui expliquait le montant in fine réduit de ce dernier.
L’augmentation de l’IFSE a, quant à elle, été utilisée pour améliorer le niveau de rémunération
des agents communaux, en réponse à des demandes récurrentes de revalorisation de celle-ci.
Cette majoration est également présentée comme un moyen de renforcer l’attractivité de la
commune lors du recrutement d’agents d’autres collectivités.
Pour conclure, s’agissant de l’évolution des dépenses de rémunération, il y a lieu enfin
de relever la progression de celles résultant des contrats aidés et des contrats d’apprentissage.
Inexistantes en 2012, elles s’établissaient au total à 0,6 M€ en 201979. Pour les contrats aidés,

74
Dont 0,1 M€ pour les agents de catégorie A, 0,1 M€ pour ceux de catégorie B et 0,5 M€ pour les
catégories C.
75
Tableau n° A1-31 en annexe n° 1.
76
La mise en œuvre du nouveau régime indemnitaire visait en effet prioritairement à garantir à chaque
agent le maintien du montant d’indemnités perçu avant l’institution du RIFSEEP. À cet égard, l’article 88 de la loi
n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale prévoit un
mécanisme de garantie. Selon le troisième alinéa de cet article, « Les organes délibérants des collectivités
territoriales et de leurs établissements publics peuvent décider de maintenir, à titre individuel, au fonctionnaire
concerné, le montant indemnitaire dont il bénéficiait en application des dispositions réglementaires antérieures,
lorsque ce montant se trouve diminué soit par l'application ou la modification des dispositions réglementaires
applicables aux services de l'État servant de référence, soit par l'effet d'une modification des bornes indiciaires du
grade dont il est titulaire ».
77
Hors l’exception prévue en 2019 pour huit agents affectés au sein du service de lavage pour lesquels le
CIA a été fixé à un maximum de 600 €.
78
Au titre de l’année 2019, le CIA a eu un coût global de 60 613 €, montant réparti entre les 436 agents
communaux soumis au RIFSEEP, soit une moyenne de 139 € par agent.
79
Dépenses imputées sur les comptes 6416 « Emplois d’insertion » et 6417 « Rémunérations des
apprentis ».

37
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elles ont représenté entre 2013 et 2019 un montant cumulé de 2,3 M€80. Au titre de ces contrats
cofinancés, la commune a reçu durant cette période une aide de l’État de 1,2 M€81.
REPONSE VILLE DE BASTIA :
Sur les précisions de la chambre concernant la finalité d’application du CIA à savoir la
performance, il est utile de préciser que « l’esprit » du RIFSEEP permettait également
d’améliorer la rémunération des agents.
Le solde net de dépenses supporté par le budget communal s’est donc établi à 1,1 M€.
Pour la rémunération des apprentis, la dépense cumulée nette de 2013 à 2019 a été de 0,6 M€82.

2.2.2 Les conséquences indirectes de l’augmentation des effectifs et des


rémunérations

L’augmentation des effectifs, des rémunérations principales et du régime indemnitaire


versés aux personnels titulaire et non titulaire ont mécaniquement entraîné la hausse de quatre
autres postes de dépenses.
Ainsi, entre 2012 et 2019, les impôts et les taxes sur rémunérations ont été majorés de
0,1 M€.
Dans le même temps, les charges de sécurité sociale et de prévoyance ont progressé de
1,4 M€.
Par ailleurs, le recours accru aux contractuels a eu une incidence significative sur
l’indemnisation de ces derniers au titre de l’allocation chômage versée à certains d’entre eux au
terme de leur contrat. Le nombre de bénéficiaires est ainsi passé de deux en 2012 à 35 en 2019.
Le montant des indemnités de chômage versées directement par la commune, très faible entre
2012 et 2014, représentait 0,2 M€ en 201983. Au cours de la période 2012-2019, le montant
cumulé des allocations ainsi payées a représenté 0,6 M€.
Enfin, l’élargissement du champ des bénéficiaires des titres restaurant et la majoration
de la valeur faciale de ces derniers ont augmenté de près de 0,1 M€ le coût total de ce dispositif
à caractère social84.
L’évolution mécanique de ces postes de dépenses a donc abouti à une hausse cumulée
de 1,8 M€ entre 2012 et 2019.

80
Tableau n° A1-32 en annexe n° 1. En 2018, le montant de la participation de l’État au financement des
contrats aidés a été nettement supérieur aux dépenses de l’année réalisées par la commune car une régularisation
a été alors opérée au titre d’aides non intégralement versées au cours des exercices antérieurs.
81
De 2013 à 2019, ces aides ont été imputées sur le compte 74712 « Participations – État – Emplois
d’avenir ».
82
Tableau n° A1-33 en annexe n° 1. Alors qu’aucune rémunération n’a été comptabilisée en 2012 sur le
compte 6417 « Rémunérations des apprentis », les dépenses imputées sur ce compte représentaient 0,2 M€ en
2019. Au titre de l’emploi d’apprentis, la commune a bénéficié d’aides directes pour les contrats conclus
représentant, en cumul sur la période, un montant total de près de 0,1 M€. De 2013 à 2019, ces aides, versées par
la collectivité de Corse ainsi que par la caisse d’allocations familiales, ont été enregistrées sur les comptes 6419
« Remboursements sur rémunérations du personnel » et 7478 « Participations – Autres organismes ».
83
Tableau n° A1-34 en annexe n° 1.
84
La dépense correspondante est imputée sur le compte 6478 « Autres charges sociales diverses ».

38
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2.3 UNE ACTIVITÉ LIMITÉE

2.3.1 Une minoration de la durée annuelle de travail

De 2012 à 2016, le régime du temps de travail des agents communaux était fondé sur
deux délibérations du conseil municipal du 21 décembre 2000 et du 9 février 2001 qui ont été
adoptées lors de la mise en place de la réforme sur l’ARTT. Le dispositif institué alors fixait une
durée annuelle de travail effectif de 1 572,5 heures, à raison de semaines de travail de
37,5 heures.
Pour les agents exerçant leurs fonctions à l’hôtel de ville, la durée hebdomadaire de
travail était réduite à 35 heures durant les mois de juillet et d’août. En outre, près de la moitié
des agents communaux bénéficiait d’une durée de travail annuelle se situant, selon les services,
entre 1 460 et 1 560 heures. Ces régimes dérogatoires ne reposaient sur aucune délibération
spécifique prise par le conseil municipal.
Ces durées annuelles s’avéraient être nettement inférieures aux 1 607 heures prévues
par l’article 1er du décret 25 août 200085 encadrant la réforme sur le temps de travail dans la
fonction publique. Ainsi, dès la mise en place de cette réforme, l’ensemble des agents
communaux a bénéficié d’une minoration importante du temps de travail par rapport à la durée
réglementaire.
Or, selon l’article 2 du décret du 12 juillet 200186 relatif à l’ARTT dans la fonction
publique territoriale, une telle minoration ne pouvait être décidée par l’organe délibérant d’une
collectivité que pour tenir compte de sujétions liées à la nature des missions et à la définition
des cycles de travail qui en résultaient87. Par définition, la dérogation ainsi prévue, tenant
compte de la pénibilité de certaines conditions de travail, ne pouvait bénéficier à l’ensemble
des agents. C’est pourtant bien ce qui a été prévu par le conseil municipal en 2000 et en 2001.
Une révision du dispositif existant est intervenue en juillet 2016 afin de se conformer
aux dispositions règlementaires. Elle s’est traduite par une augmentation du nombre d’heures
travaillées. Ainsi, par délibération du 22 juin 2016, le conseil municipal a fixé à 1 607 heures
la durée annuelle de travail.
Néanmoins, il s’avère que cette évolution n’a concerné que la moitié de l’effectif des
agents communaux car pour l’autre moitié la durée annuelle de travail a été maintenue à un
niveau inférieur. Deux régimes dérogatoires ont été actés par des délibérations du

85
Décret n° 2000-815 du 25 août 2000 relatif à l'ARTT dans la fonction publique de l'État et dans la
magistrature.
86
Décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du
26 janvier 1984 et relatif à l'ARTT dans la fonction publique territoriale.
87
À cet égard, l’article 2 du décret du 12 juillet 2001 mentionne les cas de travail de nuit, le dimanche,
en horaires décalés, en équipes, de modulation importante du cycle de travail ou de travaux pénibles ou dangereux.

39
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
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20 décembre 2016 du conseil municipal. Ils concernent les personnels des services culturels et
ceux de la direction des interventions techniques pour lesquels ont été prises en compte des
sujétions particulières imposant des rythmes ou des conditions de travail pénibles qui
justifieraient de déroger à la durée règlementaire de 1 607 heures.
Comme indiqué plus avant, une telle dérogation est certes prévue par l’article 2 du décret
du 12 juillet 2001. Pour autant, son champ d’application au sein des services de la commune
apparaît particulièrement étendu, tant au regard du nombre de personnels bénéficiaires qu’en
ce qui concerne les volumes horaires de minoration retenus.
Eu égard à ces constats, la commune devrait donc réexaminer, par service et par agent,
les conditions de sa mise en œuvre afin de réduire, le cas échéant, le nombre et l’ampleur des
minorations de temps de travail accordées. Un tel réexamen permettrait de finaliser la démarche
engagée en 2016 de régularisation et de rationalisation du temps de travail des agents
communaux.
REPONSE VILLE DE BASTIA :
Sur la question des 1607 heures, il est important de replacer les remarques de la chambre dans
un contexte national. En effet, peu de collectivités respectent aujourd’hui cette obligation
règlementaire. Depuis 2018, un important travail d’alignement est en cours. La loi de
transformation de la fonction publique du 06 aout 2019 va également permettre de corriger
progressivement les irrégularités constatées.

Recommandation n° 4 : Réexaminer le champ d’application des minorations du temps de


travail annuel accordées à certains agents communaux au titre des sujétions liées à la
nature des missions qu’ils accomplissent.

2.3.2 Le dispositif de la journée de solidarité partiellement mis en œuvre

En matière de suivi du temps de travail, un dispositif de contrôle automatisé a été mis


en place en janvier 2018 pour les personnels exerçant leurs fonctions dans les locaux de l’hôtel
de ville. En fin d’année 2019, il concernait 21 % des agents communaux88.
De par le paramétrage de la pointeuse, chaque agent concerné par ce pointage doit
réaliser annuellement une durée effective de travail de 1 607 heures.
Ainsi jusqu’en 2018, aucun mécanisme ne permettait de concrétiser cette participation
soit par le contrôle de la réalisation effective d’un temps de travail annuel majoré de sept heures,
soit par le précompte d’une journée sur le solde de jours de RTT.
Pour autant, en dépit de l’installation du système de badgeage, l’irrégularité perdurait
en fin d’année 2019 pour près de 80 % du personnel communal (à savoir 575 agents sur un
effectif total de 727 au 31 décembre 2019) non soumis à l’obligation de pointage et pour

88
À savoir 152 agents sur un effectif total de 727 au 31 décembre 2019. La commune a indiqué qu’elle
envisageait d’étendre le dispositif de contrôle automatisé aux personnels exerçant leurs fonctions sur les autres
sites où sont installés des services municipaux.

40
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

lesquels, par ailleurs, il n’était pas procédé au précompte d’une journée sur le solde de jours de
RTT.
Il importe donc qu’une telle situation soit régularisée afin qu’en ce domaine la commune
se conforme à la règlementation.

Recommandation n° 5 : Se conformer à la règlementation en soumettant l’ensemble des


agents communaux au dispositif de la journée de solidarité.

2.3.3 Des jours de congés en surnombre

Les délibérations précitées du 21 décembre 2000 et du 9 février 2001 ont fixé à 27 le


nombre de jours de congés annuels dont bénéficient les agents communaux. À ces 27 jours se
rajoutent les jours dits de fractionnement qui sont susceptibles d’être accordés en supplément
lorsque les conditions prévues réglementairement pour en bénéficier sont réunies (un ou deux
jours selon que l’agent prend un nombre de jours précis de congés entre le 1er novembre et le
30 avril). Ce dispositif est demeuré applicable de 2012 à 2019.
Or, le nombre réglementaire de congés annuels, hors les jours de fractionnement, est de
25 et non de 27 pour un agent exerçant ses fonctions à temps plein, en application de l’article
1er du décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires
territoriaux qui prévoit que tout fonctionnaire territorial a droit, pour une année de service
accomplie du 1er janvier au 31 décembre, à un congé annuel d’une durée égale à cinq fois ses
obligations hebdomadaires de service, cette durée étant appréciée en nombre de jours
effectivement ouvrés.
La réduction du nombre de jours de congés annuels est donc nécessaire afin que la
commune se conforme à la réglementation, d’autant que le personnel bénéficie également,
chaque année, de jours supplémentaires de congés accordés par le maire. Ainsi, de 2012 à 2014,
ce sont deux demi-journées qui ont été octroyées annuellement, tandis que de 2015 à 2019, ce
sont deux journées qui ont été attribuées par an à chaque agent communal, l’année 2016 faisant
exception avec 1,5 jour attribué. Il s’agit là aussi de jours de congés supplémentaires qui ne
reposent sur aucune base légale et qui, à ce titre, devraient également être supprimés.

Recommandation n° 6 : Se conformer à la règlementation en supprimant les jours de


congés supplémentaires accordés au personnel communal.

41
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2.3.4 Un niveau élevé d’absentéisme pour raisons de santé

La commune a enregistré un niveau élevé d’absentéisme pour raisons de santé qui


représentait 17 000 jours89 en 2012 et 27 100 jours en 2017 (soit une augmentation de près
de 60 %)90. Toutefois, un net repli intervenu en 2018 (21 200 jours) s’est confirmé en 2019
(20 300 jours). Pour autant, la hausse au cours de la période aura été de 20 %.
L’évolution observée s’explique quasi exclusivement par la progression des jours de
congés de maladie ordinaire qui sont passés de 7 000 en 2012 à 10 800 en 2019 (+ 55 %).

En 2019, les agents titulaires, qui constituaient au 31 décembre 83 % de l’effectif total91,


ont totalisé 96 % des absences pour raisons de santé92. En moyenne et pour l’année, cela a
représenté 32 jours par agent titulaire. Pour les communes de la même strate de population, ce
chiffre est de 3093.

2.3.5 Un amoindrissement de l’activité équivalant à 71 emplois

La chambre s’est attachée à valoriser le coût des trois mesures aboutissant à minorer le
temps de travail des agents communaux (mise en œuvre partielle du dispositif de la journée de
solidarité, majoration du nombre de jours de congés annuels et jours de congés supplémentaires
octroyés par le maire) et de l’absentéisme pour raisons de santé. Les minorations de la durée
annuelle de travail qui ont été accordées en 2016 à certains agents communaux, par rapport à la
durée de droit commun de 1 607 heures par an, n’ont pas été intégrées à l’analyse dans la mesure
où, si elles sont justifiées, elles constituent alors un amoindrissement de l’activité des agents
concernés qui trouve son fondement dans les sujétions particulières liées à la nature des
missions qu’ils accomplissent.
En s’appuyant sur les données relatives à 2019, l’analyse a consisté à d’abord quantifier
en postes d’agent titulaire et d’agent non titulaire exerçant à temps plein, le nombre total de

89
Ce nombre a été décompté en jours calendaires, la même information en jours ouvrables ne pouvant
être donnée par la commune.
90
Tableau n° A1-35 en annexe n° 1.
91
604 titulaires sur un effectif total de 727 agents.
92
Tableau n° A1-36 en annexe n°1.
93
Nombre moyen de jours d’absence pour raisons de santé, décompté par agent ayant le statut de
fonctionnaire pour les communes dont la population est comprise entre 20 000 et 50 000 habitants – Source :
« Synthèse des bilans sociaux 2015 » (édition 2015, version la plus récente qui soit disponible pour ce document)
réalisée par le centre national de la fonction publique territoriale et la direction générale des collectivités locales.

42
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jours de travail perdus94 puis ensuite à en déduire un coût pour le budget de la commune établi
à partir d’un coût chargé annuel moyen par agent titulaire ainsi que par agent non titulaire95.
Des différents éléments calculés, il ressort que l’amoindrissement de l’activité globale
des agents communaux est d’une ampleur non négligeable et d’un coût conséquent.
C’est tout d’abord le cas pour les trois mesures96 qui contribuent à minorer le temps de
travail du personnel de la commune.
Ainsi, la mise en œuvre partielle du dispositif de la journée de solidarité représente une
minoration d’activité équivalente à trois postes d’agent exerçant à temps plein pour un coût
associé de 0,1 M€ par an.
S’agissant de la majoration du nombre de jours de congés annuels, les mêmes résultats
sont respectivement de cinq postes avec un coût annuel de 0,2 M€.
Enfin, les jours de congés supplémentaires octroyés par le maire constituent l’équivalent
du temps de travail de sept agents exerçant à temps plein et engendrent un coût de 0,3 M€ par
an.
L’activité globale du personnel communal est surtout fortement réduite en raison de
l’absentéisme pour raisons de santé qui représente l’équivalent de 56 postes à temps plein, le
coût correspondant étant quant à lui estimé à 2,6 M€ par an97.
En cumul, la réduction d’activité observée représente ainsi pour l’année 201998
l’équivalent de 71 postes d’agent exerçant à temps plein auquel peut être associé un coût
financier de 3,2 M€ supporté par le budget de la commune. Ces deux chiffres représentent
respectivement 10 % de l’effectif et autant de la masse salariale.

94
Tableau n° A1-37 en annexe n° 1. Pour estimer en équivalent de postes d’agent exerçant à temps plein
l’impact des trois mesures qui aboutissent à minorer le temps de travail des agents communaux, un nombre de
209 jours travaillés par an a été retenu. S’agissant de l’absentéisme, pour procéder à cette même estimation, le
nombre de jours d’absence pour raisons de santé a été nécessairement divisé par 365 afin de tenir compte du fait
que le décompte de ces jours pour l’année 2019 a été donné par la commune en jours calendaires et non en jours
ouvrables.
95
Tableaux n° A1-38 et n° A1-39 en annexe n° 1. Les deux coûts chargés annuels moyens ont été calculés
de la façon suivante : le premier en divisant la masse salariale de l’année 2019 afférente aux agents titulaires par
l’effectif d’agents titulaires au 31 décembre 2019 exprimé en équivalents temps plein (ETP) ; le second en divisant
la masse salariale de l’année 2019 afférente aux agents non titulaires, hors dépenses relatives au personnel
vacataire, par le nombre total de mensualités consommées en 2019 au titre du recrutement de cette catégorie de
personnel, là encore hors vacataires. Par ailleurs, la masse salariale prise en considération est celle qui a été
exécutée en paye, selon les données transmises par la commune pour les agents titulaires d’une part et pour les
agents non titulaires d’autre part. À cet égard, n’y sont pas intégrés les montants comptabilisés sur quatre comptes
afférents aux charges de personnel qui ne sont pas rattachés à la paye, à savoir le compte 6218 "Autre personnel
extérieur", le compte 6419 "Remboursements sur rémunérations du personnel", le compte 6456 "Versement au
fonds national de compensation du supplément familial" et le compte 6475 "Médecine du travail, pharmacie".
Les calculs réalisés font ressortir pour chaque catégorie de personnel un coût chargé annuel moyen qui
s’établit à 46 000 € pour un agent titulaire et à 34 000 € pour un agent non titulaire. Ces montants correspondent
au cumul de la rémunération nette versée, des cotisations salariales, des cotisations patronales ainsi que des impôts,
taxes et autres charges sociales sur rémunérations.
96
Tableaux n° A1-40, n° A1-41 et n° A1-42 en annexe n° 1.
97
Tableau n° A1-43 en annexe n° 1.
98
Tableaux n° A1-44 et n° A1-45 en annexe n° 1.

43
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______________________ CONCLUSION INTERMÉDIAIRE ______________________

La période allant de 2012 à 2019 a vu se combiner une hausse continue et soutenue des effectifs
et une forte inflation de chacune des composantes de la masse salariale. Ces évolutions sont
intervenues dans un contexte marqué par un amoindrissement de grande ampleur de l’activité
globale des agents dont le coût pèse de manière significative sur le budget de la commune.
À court terme, une stabilisation, à défaut d’une réduction, de la masse salariale apparaît
hautement souhaitable afin de minorer le poids des charges de gestion qui pèsent très
lourdement sur les finances de la commune et minorent d’autant sa capacité d’investissement.
En 2019, les dépenses afférentes au personnel titulaire représentaient 27 M€ tandis que celles
relatives aux agents non titulaires s’établissaient à 4,6 M€, soit respectivement 85 et 15 % de
la masse salariale.
Les prévisions de départs en retraite laisseraient à cet égard une marge de manœuvre. Entre
2020 et 2023, il s’agit de 53 emplois, dont cinq de catégorie A, 10 de catégorie B et 38 de
catégorie C99.
Une autre option consisterait à jouer sur le volume des personnels sous contrat en continuant
les efforts pour faire décroître l’absentéisme et en ciblant le remplacement des titulaires.
Ce double mouvement de baisse des effectifs pourrait s’accompagner d’un renforcement des
outils en matière de gestion des emplois et des compétences afin de mieux identifier les besoins
en personnel des services, immédiats et à venir. Une telle démarche viserait également à
répondre prioritairement à ces besoins par le biais de redéploiements internes plutôt que par
le recours systématique à des recrutements externes.

REPONSE VILLE DE BASTIA :

Propos liminaires et méthodologiques : Afin de ne pas compliquer la lecture du document et


des observations-réponses sur des thématiques de croisement de données, le choix a été fait
d’opérer une réponse globale et sectorielle pour le chapitre 2 dédié au personnel.

1-Concernant l’évolution des effectifs entre le 01/01/2012 et le 31/12/2019

L’effectif communal d’agents titulaires et non titulaires a donc progressé de 136


personnes entre 2012 et 2019. Ce chiffre tient compte de la variation apparente de l’effectif qui
représente 44 agents supplémentaires (670 au 01/01/2012 et 714 au 31/12/2019) mais intègre
également la variation à la baisse de l’effectif qui a résulté des trois transferts de personnel
intervenus au cours de cette période (79 agents au total).
Ainsi, en tenant compte de ces transferts, la commune employait au 31/12/2019, 136
agents de plus qu’au 01/01/2012.
Les variations de l’effectif ont pour origine :
-la création de nouvelles structures

99
Tableau n° A1-46 en annexe n° 1.

44
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-la création de services nouveaux


-le renforcement en effectif des services existants
La démonstration suivante explique la nature, la finalité et la composition de
l’effectif en Effectif Réel Agent par grade/poste de cette évolution :

- LA CREATION DE STRUCTURES NOUVELLES :

- L’Alb’Oru
Inauguré en septembre 2015, l’Alboru est composé d’une salle de spectacle, d’une
médiathèque, d’une salle de pratiques artistiques, d’un espace cafétéria, de murs d’exposition,
de 4 studios de répétition, d’un théâtre de verdure, d’espaces extérieurs et intérieurs permettant
des actions culturelles variées.

La finalité du centre culturel AlbOru est :

- de créer des passerelles,


- de rapprocher les bastiais, de devenir un espace de vie et de rencontres,
- de proposer une programmation culturelle riche, d’offrir des propositions artistiques diversifiées
- d’aller à la rencontre de tous les publics
- de développer un projet autour du livre et de la lecture

Effectif Alboru au 31.12.2019 :

1 adjoint technique, 1 adjoint administratif ppal cl2, 2 adjoints administratifs, 1 attaché

Effectif Théâtre Alboru au 31.12.2019 :

3 adjoints techniques

Effectif Médiathèque au 31.12.2019 : 4 adjoints administratifs, 1 adjoint administratif ppl cl1,


1 assistant de conservation ppl cl1, 1 attaché (+2 par rapport à l’effectif bibliothèque des quartiers sud)

- Le Cimetière de l’Ondina
Ce cimetière a été livré en octobre 2013. Sur ce site, environ 1100 concessions (plus de
5000 enfeus) sont proposées à la population.
Deux carrés confessionnels sont également réservés :

- Un carré israélite (environ 70 concessions)


- Un carré musulman (environ 70 concessions)
Sur le site, un columbarium de 116 cases (plus 28 cases à Cardo) est également
proposé aux familles qui ont choisi la crémation.
La Ville a également aménagé un jardin du souvenir destiné à la dispersion sur le site
des cendres des défunts et une colonne du souvenir est prévue en mémoire des dispersions
réalisées.
Effectif au 31.12.2019 :

45
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1 adjoint technique, 1 adjoint technique principal classe 1, 1 adjoint administratif


principal classe 1

- Le Service Entretien des Bâtiments Communaux

Deux entreprises de nettoyage, Nettoyage Insulaire et Corse Propre Services


effectuaient l’entretien de 3 écoles : Desanti pour la première, Charpak et Venturi pour la
seconde. La qualité du service rendu n’étant pas à la hauteur des prestations demandées, ces
marchés d’entretien prenant fin en novembre 2016, n’ont pas été reconduits.
La Ville a donc choisi de recruter 6 agents pour effectuer le nettoyage de ces écoles.
Deux autres entreprises de nettoyage, Nettoyage Insulaire et SOS Moquettes,
effectuaient quant à elles, l’entretien de la Maison des Services Publics, de la Maison des
Quartiers Sud, du Relais des Assistantes Maternelles et des Cimetières, jusqu’au 15 mars 2017.
A leur échéance, la Ville de Bastia a souhaité reprendre en régie directe cette mission en raison
d’un coût financier considéré comme non excessif eu égard à l'intérêt social qu'elle représentait.
Cette nouvelle organisation a requis le recrutement de 2 agents.
Le Musée (depuis sa réouverture) a sollicité l’affectation d’1 agent à temps plein pour
assurer l’entretien des parties communes.
La création de nouveaux bâtiments tels que l’Alboru ou « A Casa di a Citatinanza » a
nécessité l’affectation de 2.5 agents d’entretien.
Le relogement à la Citadelle, dans un bâtiment communal réhabilité, de certains des
services de la Ville tels que la langue et culture corses, la démocratie participative, le
programme de réussite éducative et le chargé de mission centre-ville, a nécessité un mi-temps
supplémentaire.
Par ailleurs, depuis 2012, l’aménagement de 9 salles de garderie supplémentaires dans
les écoles élémentaires afin d’accueillir les nouvelles inscriptions en garderie (matin et soir), a
nécessité le recrutement de 2 mi-temps.
Enfin, les absences de longue durée ont exigé un renfort de 3 agents (1379 jours
d’absence en 2019 dont 1 longue maladie et 1 accident de service)
Effectif en plus au 31.12.2019 sur ces bâtiments :
6 contrats aidés et 10 adjoints techniques (sur les 48 agents de ce service)

- La Maison des Sciences

Inaugurée en février 2020 dans les quartiers sud, ce site est un lieu d’apprentissage des sciences dédié
aux nouvelles technologies au service de l’homme et de la nature à destination de tous les publics.

Les objectifs assignés sont l’organisation de :

- Expositions
- Conférences et
- Animations à destination des scolaires et des familles

46
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Effectif au 31.12.2019 :
1 attaché territorial

RECAPITULATIF CREATION POSTES STRUCTURES NOUVELLES :

- Alboru : +5 postes / Scène du Théâtre Alboru : +3 postes (mutualisation des postes de


techniciens sur les deux scènes de théâtre) / Médiathèque + 2 postes (ancienne bibliothèque des
quartiers sud)

- Cimetières : +3 postes (Ondina)

- Entretien des bâtiments communaux : +16 postes

- Maison des Sciences : +1 poste

Sous total : 30

- LA CREATION DE SERVICES NOUVEAUX

- Démocratie Participative (ou direction proximité et participation citoyenne)

Le service Bastia Demucrazia a été créé en 2014 afin de lancer une démarche de
démocratie participative locale.

Les objectifs assignés sont :

- Améliorer l’efficacité de l’action publique en développant le pouvoir d’agir des citoyens et leur
participation à la co-construction de projets pour la Ville, au plus près de leurs besoins et en
utilisant leur expertise d’usage
- Favoriser la participation citoyenne et la cohésion sociale
- Rapprocher les citoyens des instances de prise de décisions, permettant une meilleure
compréhension du fonctionnement de la Ville par les habitants
- Renforcer le lien social au travers des mécanismes de concertation
- Mise en œuvre et suivi du budget participatif.
La Ville met ainsi en œuvre les conditions favorables permettant de construire avec les
habitants tous les éléments du « mieux vivre ensemble ».

Effectif au 31.12.2019 :
2 adjoints administratifs, 1 attaché

- Le Pôle Santé et Sécurité au Travail

Le pôle est composé d’un conseiller en prévention, d’un Chargé d’Inspection en Santé
et Sécurité au Travail et d’une secrétaire.

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L’obligation de mise en œuvre de mesures visant à assurer et protéger la sécurité


physique et mentale des agents dictée et renforcée par la réglementation a incité la Ville à créer
un pôle Santé et sécurité au travail en mai 2016. Ses missions sont d'améliorer la santé, la
sécurité, la prévention et les conditions de travail de l'ensemble des agents de la collectivité au
travers de plan d'actions ayant pour but une baisse des accidents et donc une diminution des
absences mais également une amélioration des conditions de travail et donc une diminution des
absences non liées au travail.
Ce dernier a mis en œuvre le plan d’actions suivant :

- Information et sensibilisation des élus et de l’encadrement en matière de Santé et de Sécurité au


travail.
- Formation et animation du réseau des Assistants de Prévention.
- Formation des agents en sécurité au travail et gestes et postures.
- Accompagnement des Responsables de service pour l’évaluation des risques professionnels
pour la mise en place et la mise à jour du document unique et des plans de préventions.
- Visites des locaux et installations de la collectivité :
 Effectuer un diagnostic sécurité (état des lieux en matière d’hygiène et sécurité).
 Emettre des recommandations en vue d’améliorer la sécurité et les conditions de travail
dans la collectivité.
- Référent Handicap et gestion des Fonds pour l’Insertion de Personnes Handicapées dans la
Fonction Publique (FIPHFP).
- Organisation du Comité de pilotage pour les Risques Psycho-sociaux (RPS).
- Assurer l’organisation et le suivi des CHSCT.
- Mise à disposition de la documentation et veille juridique en matière d’hygiène et sécurité.

Effectif au 31.12.2019 :
1 agent de maitrise principal, 1 agent de maitrise et 1 adjoint administratif ppal cl1

- Langue et Culture Corses

Créé en mars 2015, le Service Langue et Culture Corses de la Ville de Bastia poursuit
quatre enjeux essentiels :

-Augmenter le nombre de locuteurs, en augmentant la transmission intergénérationnelle et


l’apprentissage de la langue

-Stimuler et développer la pratique sociale

-Améliorer l’usage et la visibilité de la langue

-Agir sur le prestige et l’attractivité de la langue

Ainsi, sept axes de travail sont déployés afin de répondre aux enjeux précités et
structurer l’action sur un éventail large :

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- Politique générale : intégrer la langue de façon transversale dans la politique générale de la Ville
avec l’élaboration d’une charte de la langue riche de plus de 175 actions
- Communication : développer l’usage du corse dans la communication de la Ville, de la
communication digitale à la communication traditionnelle
- Paysage linguistique : Densifier la signalétique bilingue et présence de la langue sur les supports
visuels et sonores
- Formation professionnelle : Engager le personnel communal dans une démarche de formation
et d’usage de la langue dans le cadre professionnel.
- Accompagnement des opérateurs : Accompagner les acteurs de terrain dans leur volonté
d’usage et de diffusion du corse
- Activités linguistiques : organiser des actions linguistiques, en partenariat avec les différents
opérateurs afin de créer des opportunités d’usage
- Apprentissage/Petite Enfance : Favoriser l’apprentissage de la langue par les enfants dans les
structures de la petite enfance et dans les accueils collectifs de mineurs.

Effectif au 31.12.2019 :
1 attaché, 1 adjoint administratif

- Le Pôle Gestion des Risques

Ces dernières années, une série d’accidents majeurs, particuliers, ou courants sont venus
perturber le fonctionnement quotidien de nos organisations : tempêtes, canicule exceptionnelle,
inondations de grande ampleur, incendies…Ces évènements ont fait prendre conscience que
l’organisation de la sécurité civile devait être repensée et ont mis en exergue la nécessité pour
les communes de se préparer à faire face à de telles situations.

Le Maire a ainsi l’obligation d’établir le plan communal de sauvegarde (PCS) qui «


regroupe l’ensemble des documents de compétence communale contribuant à l’information
préventive et à la protection de la population. ».

Compte tenu de l’importance de cette mission de protection des populations et de la


nécessité d’en assurer le pilotage, il a été décidé de créer un pôle gestion des risques.

Il a vocation à structurer l’action de la Ville en la matière et assurer ainsi un service de


gestion des risques qui couvre la totalité de cette problématique sur l’ensemble du territoire
communal.

Effectif au 31.12.2019 :
1 attaché

RECAPITULATIF CREATION SERVICES NOUVEAUX

49
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

- Démocratie Participative (participation citoyenne) +3 postes

- Direction des Ressources Humaines +3 postes avec la création du Pôle Santé Sécurité au
Travail (sur les 7)

- Langue et Culture et Corses +2 postes

- Gestion des Risques +1 poste

Sous total : 9

- LE RENFORCEMENT EN EFFECTIF DES SERVICES EXISTANTS :

SERVICES LIES A L’ENFANCE ET LA PETITE ENFANCE :

- Restauration scolaire / cuisine centrale


Les demandes d’inscription en cantine ont connu une très forte augmentation. Pour
répondre aux attentes des parents et leur permettre de concilier vie familiale et vie
professionnelle, des doubles-services ont été mis en place dans toutes les cantines pour
organiser un accueil plus important de rationnaires :

- 1 272 enfants pour l’année scolaire 2012/2013


- 1 508 enfants pour 2019/2019

L’augmentation de la production est significative, au regard du nombre de rationnaires


mais également de repas produits pour d’autres structures que les écoles (CCAS, crèche
municipale, A Ciucciarella, la Pouponnière, l’Ilôt Calin, PEP 2B et 3 Accueils Collectifs de
Mineurs) :
- 183 000 repas produits pour l’année scolaire 2012/2013
- 216 000 repas pour 2019/2019

Il faut également noter un nombre de jours d’absences important dans ces services :
2376 jours pour un effectif moyen de 55 agents.

Ces facteurs ont induit le recrutement supplémentaire de cuisiniers, de chauffeurs


livreurs d’agents de restauration collective mais également d’un plongeur et d’un économe.

Variation de l’effectif :
16 adjoints techniques

50
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

1 adjoint administratif
2 contrats aidés

- Les Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles

Le nombre d’ATSEM est équivalent au nombre de classes maternelles ouvertes sur la


Ville de Bastia. Il est assorti d’un volant d’agents surnuméraires, dans la mesure du possible,
afin de pallier les absences. Sur l’année 2019, on comptabilise ainsi 1621 journées d’absence
sur cet effectif (dont 3 longues maladies). La Ville a donc recruté 4 ATSEM afin de maintenir
son nombre d’ATSEM par classe.
La Ville a, par ailleurs, souhaité recruter :

-5 apprentis afin d’offrir une opportunité aux jeunes désirant obtenir le CAP Petite
Enfance par la voie de l’alternance afin qu’ils puissent accéder par la suite à ces métiers

-2 contrats aidés RQTH à 20 heures par semaine sur la partie garderies/pause méridienne
afin de répondre aux demandes des familles.

Variation de l’effectif :
6 apprentis, 2 CAE, 3 ATSEM

- Crèche

L’agrément pour la crèche est de 60 enfants et le multi-accueil (ex halte-garderie) est de


19 enfants.

Les exigences réglementaires en termes d’encadrement imposent un ratio de 60% de


CAP et 40% d’Auxiliaire de Puériculture.

Les taux d’encadrement pratiqués dans ces structures garantissent une meilleure prise
en charge de l’enfant et ce, dans un souci de qualité de de bien être : 1 adulte pour 4/5 enfants
qui n’ont pas encore fait l’apprentissage de la marche et 1 adulte pour 7/8 enfants qui ont acquis
cet apprentissage.

Par ailleurs, de nombreux arrêts ont été constatés : 2768 jours d’absence en 2019 pour
un effectif moyen de 38 agents (dont 7 longues maladies) et dans la mesure où il n’est pas
possible de déroger au taux d’encadrement minimum fixé par la règlementation (son respect
subordonnant par ailleurs le versement de la subvention de la CAF), des recrutements ont été
nécessaires afin de maintenir l’ouverture de la structure.

51
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Là encore, la Ville a souhaité offrir une opportunité aux jeunes désirant obtenir le CAP
Petite Enfance par la voie de l’alternance afin qu’ils puissent accéder par la suite à ces métiers.

Variation de l’effectif :
2 apprentis
5 auxiliaires de puériculture et 4 agents sociaux
1 EJE

- Relais des Assistantes Maternelles

Le relais des assistantes maternelles est un lieu d’information et de rencontre à


destination des parents, des assistantes maternelles et des professionnels de la petite enfance.

Il est composé d’une responsable (1 infirmière) et d’une secrétaire. En 2012, la Ville a


souhaité renforcé la structure avec le recrutement d’une auxiliaire de puériculture pour
assurer la mise en place d’ateliers à destination des enfants et l’accueil des assistantes
maternelles en nombre croissant (56 en 2012 / 63 en 2019). Le RAM installé au cœur des
quartiers sud, reçoit chaque année plus de 90 familles.
Variation de l’effectif :
1 auxiliaire de puériculture
RECAPITULATIF DES SERVICES LIES A L’ENFANCE ET LA
PETITE ENFANCE :

- Restauration scolaire / cuisine centrale : +19 postes


- ATSEM +11 postes
- Crèche +12 postes
- RAM +1 poste

Sous total : 43 postes

SERVICES A LA POPULATION :

- Etat Civil :

Il existe au sein de cette entité fonctionnelle, deux pôles de nature très différente qui ont vu leurs
attributions s’accroître au cours des dernières années.

Le pôle état civil regroupe les principales missions dévolues au Maire en qualité d’officier d’état
civil, notamment : l’enregistrement et la délivrance des actes relatifs aux naissances et aux décès, la
célébration des mariages et l’ajout des diverses mentions portées sur l’acte de naissance. D’autres

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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

missions importantes comme la conclusion des PACS ou le changement de prénoms et de noms ont été
confiées à ce pôle en 2017.

S’agissant du pôle délivrance des titres d’identité, il est composé de deux unités : l’une au sein
de la mairie du marché, l’autre à la maison des services publics. Sa mission principale consiste à l’accueil
physique et téléphonique des usagers, à la réception et la transmission des demandes de titres d’identité
(CNI, Passeports) ainsi que la remise de copies d’actes d’état civil. Ce pôle a eu à assurer en 2019 la
mise en œuvre de la nouvelle procédure de délivrance des CNI qui fait désormais de Bastia un guichet
d’accueil des usagers de la Ville mais aussi de l’ensemble des communes environnantes.

Ce sont donc par exemple, 18 560 courriers qui ont été traités par les deux pôles, 2983 dossiers
de CNI et 1911 dossiers de passeports qui ont été instruits, 15 601 actes d’état civil qui ont été délivrés
et 1633 actes de naissance qui ont été dressés en 2017.

Il convient d’ajouter à ces missions principales, quelques attributions plus accessoires comme
l’enregistrement des débits de boissons, l’enregistrement de syndicats et le recensement militaire ou
encore la légalisation de signature.

L’accroissement des missions de cette direction a justifié le recrutement de 4 agents


supplémentaires et d’1 agent supplémentaire afin de pallier une absence de longue durée qui s’est
traduite par une retraite pour invalidité au 31.12.2019

Variation de l’effectif :
5 adjoints administratifs

- Culture/Patrimoine

La Direction de la Culture a en charge la mise en œuvre du projet d’établissement des


équipements culturels de la ville : le Théâtre municipal, l’Alb’oru et sa médiathèque, les 3
bibliothèques (la bibliothèque centrale, la bibliothèque des Quartiers Nord, la bibliothèque
patrimoniale Tommaso Prelà) et l’espace San Angelo.

La lecture publique est un enjeu de société de plus en plus important et en populariser


sa pratique dès le plus jeune âge permet de lutter directement contre les inégalités sociales.
C’est la raison pour laquelle l’accueil des scolaires est une priorité pour le réseau des
bibliothèques / médiathèques :
- une fréquentation en constante progression : 64 classes accueillies en 2016, 70 en 2017 et plus
de 100 en 2019
- au-delà de l’emprunt de livres, plus de 100 animations par an dans le secteur jeunesse et
multimédia sont organisées pour les scolaires et périscolaires.

A cet effet, la Ville a recruté deux agents de bibliothèque centrale afin d’améliorer
l’accueil des usagers et des scolaires.

La Direction gère également les relations entre les services municipaux et les
établissements associés (le Conservatoire de musique et de danse Henri Tomasi et le Centre

53
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

culturel Una Volta). Elle assiste également le milieu associatif culturel à travers l’étude des
projets, le suivi des subventions et l’organisation des festivals.

Elle veille en outre à l’élaboration et la mise en œuvre de la politique de médiation


culturelle et de programmation hors les murs d’où le recrutement d’un responsable de la
médiation culturelle en 2016 et d’un médiateur culturel en 2017.

Variation de l’effectif :
1 attaché, 3 adjoints administratifs

- Police municipale

La police municipale est chargée de missions relatives à la mise en œuvre des


compétences du Maire en matière de police administrative générale (sécurité, tranquillité et
salubrité publiques) mais aussi de police spéciale telle que la police de la circulation et du
stationnement ou de l’occupation du domaine public. Il s’agit d’un service de proximité par
excellence car les policiers municipaux sont principalement présents sur les voies et autres
espaces publics au contact direct et permanent des habitants. Au-delà de sa nécessaire action
répressive, la police municipale est présente auprès des bastiais pour les rassurer, pour leur venir
en aide et assurer une présence quotidienne de la municipalité au cœur de tous les quartiers de
la ville.

Le service est composé d’un service horodateur et d’un service général, ce dernier est
plus spécialement chargé des missions de surveillance en matière de tranquillité publique et de
sécurité des biens et des personnes. Au regard de l’extension des zones payantes de
stationnement, la commune a recruté 3 agents de surveillance de la voie publique.

Variation de l’effectif :
3 adjoints techniques
1 brigadier-chef principal

- Maison des Services Publics

La maison des services publics de Lupino accueille divers services publics de proximité
tant de la Ville que d’autres institutions. Elle est destinée à rapprocher ces services publics de
proximité, des habitants des quartiers Sud de Bastia. Ainsi on y trouve les services de l’état civil
ou sociaux de la ville ainsi qu’un pôle inscriptions scolaires et périscolaires, mais également un
centre de santé de la CPAM, la PMI et le planning familial, ou encore des permanences

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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

d’associations et du conseil départemental d’accès au droit. Il s’agit d’un équipement très


apprécié par les habitants dont la qualité d’accueil mérite d’être améliorée en permanence. C’est
pourquoi le poste d’écrivain public a été créé en 2017.

Variation de l’effectif :
1 adjoint administratif

RECAPITULATIF DES SERVICES A LA POPULATION :

- Etat civil +5 postes


- Culture/patrimoine +4 postes
- Police municipale +4 postes
- Maison des Services Publics +1 poste

Sous total : 14 postes

SERVICES DITS SUPPORTS :

- La Direction des Ressources Humaines

Outre la création du Pôle SST, un pôle formation a été créé. Il est composé de
deux agents. Un accent fort a, en effet, été mis sur la formation des personnels. Un plan de
formation a été élaboré de manière participative, dans une ambition affirmée de dialogue,
répondant désormais aux besoins évolutifs en compétences des agents, en favorisant leurs
perspectives de carrière et une bonne qualité de vie au travail tout en contribuant à la mise en
œuvre des projets de la collectivité.

En 2015, le bilan social de la commune comptabilisait 1694,5 journées de formation soit


2,62 jours de formation par agent. En comparaison, en 2013, le nombre de jours de formation
par agent était de 1,77.

Enfin, le pôle carrière / rémunération a été renforcé par l’arrivée d’un agent et le pôle
absence par un autre, et ce, afin de gérer correctement par un effet mécanique 713 agents
(hors vacataires).

Variation de l’effectif :
1 adjoint administratif ppal cl1, 1 adjoint administratif, 2 rédacteurs,

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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

- Finances

Un agent en charge des mandatements de fonctionnement et d’investissement et un


responsable facturation ont été recrutés.

Le recrutement d’un agent en charge des mandatements a été nécessaire pour traiter la
volumétrie toujours croissante des flux financiers de la collectivité. Un traitement complexe de
la chaîne comptable par échange de courrier interne intégralement en version papier associé à
un accroissement conséquent des mandats à liquider avait fragilisé le respect du délai global de
paiement. Dans cette optique et afin de répondre aux enjeux réglementaires propres à la
résolution des situations financières de la Ville, un troisième agent en charge des mandatements
est venu compléter une équipe surchargée et travaillant à flux tendu. La dématérialisation de la
chaîne comptable qui introduit progressivement des notions de gestion décentralisée au sein de
la structure permettra à terme de libérer du temps de travail et de redistribuer de la valeur ajoutée
sur des secteurs actuellement en souffrance (immobilisations, contrôle, recettes).

Le responsable facturation a quant à lui permis de répondre à un double enjeu : suivre


et enregistrer l’intégralité des factures entrantes dans la collectivité (ce qui n’était pas le cas
auparavant) mais également préparer la dématérialisation avec la gestion du portail Chorus Pro.
Devant l’impossibilité d’affecter cette mission à des agents déjà aux prises avec de nombreuses
prérogatives, la collectivité a fait le choix de renforcer la direction des finances afin de donner
les moyens nécessaires au traitement d’une chaîne comptable dématérialisée efficiente. Au
terme d’un chantier qui aura duré 2 ans, cet agent verra ses missions évoluer notamment dans
le suivi du délai global de paiement ainsi que la gestion dématérialisée des factures au sein de
l’ensemble des services gestionnaires.

Enfin, une apprentie en DUT gestion des entreprises et des administrations y a fait son
alternance en 2019.

Variation de l’effectif :
1 apprenti
2 adjoints administratifs
1 attaché

- Communication

Afin d’adapter l’Administration aux nouvelles technologies et nouvelles techniques de


communication, le service s’est doté d’un infographiste, d’un assistant web digital et d’un
apprenti. La directrice, éloignée du service pour raisons de santé, a été remplacée en
septembre 2019 et le chargé de mission web digital recruté en janvier 2016, n’a pas souhaité
renouveler son engagement à la fin de cette même année. A noter que le service gère
l’application Popvox et le portail citoyen.

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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Variation de l’effectif :

1 apprenti, 2 attachés, 1 adjoint administratif

- Cabinet du Maire :

Le nombre de collaborateurs de cabinet dont peut disposer la Ville de Bastia est de 3


compte tenu de sa strate démographique, deux collaborateurs supplémentaires ont donc été
recrutés ainsi qu’un agent afin d’assurer le secrétariat des élus.

Variation de l’effectif :

2 collaborateurs
1 adjoint administratif

- Centre technique municipal :

Le centre technique municipal regroupe tous les services techniques qui


effectuent les travaux en régie directe tels que la propreté urbaine, les espaces verts, le
pôle ateliers (garage, menuiserie, plomberie, maçonnerie, menuiserie, forge, peinture,
électricité) et les gardiens scolaires. Ces services à forte contrainte physique ont
nécessité le recrutement de quatre contrats aidés à la propreté urbaine, d’un électricien
et d’un maçon.

Variation de l’effectif :
+2 adjoints techniques
+4 contrats aidés

- Direction des cofinancements

La Direction suite à la réorganisation des services en date du 14.04.2017 et la mise en


place de la nouvelle Direction Générale Adjointe aux Moyens et Ressources, a fait l’objet d’une
restructuration avec la création de 2 pôles (un pôle subventions culture-patrimoine et un pôle
subvention travaux) dont la responsabilité a été confiée à deux gestionnaires administratifs et
financiers, d’où le recrutement de deux rédacteurs.

Variation de l’effectif :

2 rédacteurs

- Commande publique

57
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

La Direction des achats et des contrats publics recense les besoins de l’ensemble des
services de la collectivité en travaux, fournitures et achats. Le service collecte les
renseignements nécessaires à l’élaboration et au suivi des marchés publics, contrôle les
procédures et le respect des seuils règlementaires, assure la gestion et le fonctionnement des
commissions d’appel d’offres. Un pôle est chargé de l’élaboration des marchés relatifs aux
travaux et un autre s’occupe des fournitures et des achats. Les pôles fonctionnent en pleine
autonomie sous la supervision du cadre de direction qui assure la transversalité des procédures.
Ses objectifs à terme sont de dresser une cartographie des achats dans le but notamment
de veiller au respect de la computation des seuils de marchés publics mais également de
développer des outils de gestion en lien avec la Direction des Finances.
La Direction des Achats et des Contrats Publics doit s’insérer également dans une
démarche d’achat visant la centralisation des commandes fournitures et achats de la collectivité
dans le respect des procédures d’engagement, des marchés publics et des seuils de computation.
Dans cette optique, un renfort administratif a été alloué à cette direction afin qu’elle
puisse atteindre les objectifs qui lui ont été assignés.
Variation de l’effectif :
1 rédacteur

- Direction des Services Informatiques

Depuis quelques années, les missions du pôle informatique ne cessent de croître.


En effet, de plus en plus de projets nécessitant l’utilisation d’outils informatiques sont menés
par la collectivité, permettant notamment de moderniser son fonctionnement.
Aujourd’hui la direction gère environ 400 postes informatiques pour les agents de la
collectivité et environ 260 matériels pour les écoles (tableaux numériques et ordinateurs).
Afin de répondre au mieux aux diverses et nombreuses sollicitations, un volet du projet
de service a été consacré en 2016 à la réorganisation du pôle (répartition des rôles, méthodes
de travail, polyvalence des agents…) : le but étant d’optimiser le travail de chacun.
Une première modification de l’organigramme a été proposée afin de correspondre aux
standards des collectivités : un pôle « Système et réseau » et un pôle « gestion de parc et
Helpdesk » ont été mis en place en interne.
Dans le cadre de ce développement et la mise en œuvre de la dématérialisation, un
ingénieur a été recruté afin d’assurer le suivi des projets informatiques et définir l'architecture
technique du système d'information, en piloter l'évolution et en assurer la pérennité.

Variation de l’effectif :

1 ingénieur

- Administration générale
Cette direction a fait l’objet d’une redéfinition de ses missions. Ainsi une direction des
affaires juridiques a été créée alors qu’elle faisait initialement partie intégrante de celle-ci et ce,

58
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

au regard de l’augmentation des contentieux et des périls (exemples : Ondina, Générali). Un


attaché supplémentaire y a été affecté.

Variation de l’effectif :
1 attaché

RECAPITULATIF SERVICES DITS SUPPORTS :

- DRH +4 postes en dehors du pôle SST


- Finances +4 postes
- Communication +4 postes
- Cabinet du Maire : +3 postes
- Centre technique municipal : +6 postes
- Cofinancements +2 postes
- Commande publique + 1 poste
- DSI +1 poste
- Administration générale +1 poste

Sous total 26 postes

SERVICES DITS OPERATIONNELS :

- Domaine public

Le pôle occupation du domaine public est chargé de la gestion globale des autorisations
temporaires d’occupation du domaine public : terrasses, échafaudages, droits de place sur les
marchés. Il est chargé également de l’instruction et la délivrance des autorisations
d’exploitation des établissements relevant du public.

Afin de s’assurer du respect de la réglementation et des autorisations délivrées, le service


a accueilli un surveillant de travaux et du domaine public et une secrétaire.

Variation de l’effectif :
1 adjoint technique
1 adjoint administratif

- Direction du renouvellement Urbain et de la Cohésion Sociale

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Créée en 2006, la DRUCS est une direction dédiée à la conception et à la mise en œuvre
de la politique de la Ville sur le territoire de Bastia. Elle a de ce fait une double spécificité : elle
est territorialisée et fonctionne en mode projet. En tant que direction de projet elle est amenée
à travailler en liaison fonctionnelle directe avec l’ensemble des services de droit commun de la
Ville et en partenariat resserré avec les services de la CAB (politique de la Ville et services de
droit commun liés) et de l’Etat (DDTM, DDCSPP et déléguée du Préfet plus particulièrement).
De par sa nature transversale, la DRUCS développe des projets sur les territoires
prioritaires en lien avec l’appui des chargés de mission de la Ville dans les domaines de la
langue Corse, de la démocratie participative et du développement durable. La quasi-totalité des
postes des agents de la DRUCS est cofinancée par l’Agence Nationale pour la Rénovation
Urbaine.

Depuis 2014, une délégation politique unique couvre l’ensemble des domaines
d’activités de la DRUCS. Son fonctionnement consiste à partir des besoins des territoires, à
proposer des projets intégrés pour y répondre, les mettre en œuvre, les suivre et les évaluer.
L’activité de la DRUCS est structurée en trois pôles fonctionnels, non hiérarchiques et liés les
uns aux autres : la directrice assure la coordination et la responsabilité de ces trois pôles.

Pôle Cohésion Sociale


Ce pôle permet de développer, en lien avec les programmes urbains, la politique de
cohésion sociale. Le pôle est structuré en deux entités : la direction de projet (ingénierie sociale)
et les équipes de terrain, installées dans les maisons de quartier. Ce pôle a la charge de la
programmation des actions annuelles du contrat de Ville, du pilotage et de la mise en œuvre des
démarches de Gestion Urbaine et Sociale de Proximité (GUSP), du développement de la vie de
quartier, d’un dispositif de coordination des actions de santé (ex Atelier Santé Ville), de la lutte
contre la fracture numérique, de l’accompagnement au relogement (en Centre Ancien), de
l’écoute, l’accueil, l’orientation des habitants et de l’information et la concertation auprès des
usagers.
Pôle Redynamisation des quartiers
Ce pôle est complémentaire aux deux autres et concerne les problématiques d’insertion
par l’économique, l’économie sociale et solidaire, l’innovation et le numérique, le
développement et l’attractivité des quartiers. Il s’appuie sur les politiques économiques et
d’emploi, de préservation des espaces naturels et agricoles, et sur les programmes patrimoniaux
et touristiques développées par ailleurs à une échelle plus large ; il a pour but de les décliner de
manière opérationnelle et ciblée sur le territoire. Il peut ainsi mener des d’études stratégiques
permettant de définir des plans d’actions, puis de mettre en œuvre, animer et suivre ces plans
d’actions.

Pôle Reconquête Urbaine


Ce pôle constitue le volet urbain des programmes de la politique de la Ville (contrat de
Ville, PRU, PRQAD, NPRU, RHI, …), depuis les études de faisabilité jusqu’à la réalisation
des opérations. Sont couverts par les activités du pôle les domaines de l’habitat et du logement,
des espaces et équipements publics, du paysage et de la trame urbaine, …et les missions
conduites peuvent être de différente nature : juridique, réglementaire, montage opérationnel,
aménagement, ingénierie et suivi financier, suivi technique et administratif.

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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Depuis 2014, un responsable de la maison du centre ancien, un chargé de mission


Maîtrise d’Oeuvre Urbaine et Sociale et un chargé de mission cœur de ville ont été recrutés
ainsi qu’un deuxième chargé de mission MOUS et un chargé de mission Programme
Opérationnel de Prévention et d'Accompagnement des Copropriétés en 2019.
Variation de l’effectif :
4 attachés, 1 ingénieur

RECAPITULATIF SERVICES DITS OPERATIONNELS :

- Domaine public +2 postes


- DRUCS +5 postes

Sous total : 7 postes

- Création de 3 postes de chargés de mission

- Chargé de mission travaux : il a pour mission d’élaborer et piloter un programme


d’évaluation et de proposer un plan d’action suite à ses préconisations
-Coordonnateur des Travaux et Grands Projets : il pilote et suit les études ainsi que
toutes les étapes des grands projets d’investissement menés par la Ville
-Chargé de mission Centre-Ville : il a pour mission principale la redynamisation
commerciale du centre-ville et du centre ancien en améliorant son attractivité, en impulsant un
réel développement économique du centre-ville et en le redynamisant.

- Création de 2 postes de directeurs généraux adjoints avec leurs 2 assistantes (adjoints


administratif)

Sous total : 7 postes

TOTAL : 136

VENTILATION PAR SERVICES

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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

NOUVELLES STRUCTURES

Alboru 5

Théâtre 3

Cimetières 3

Maison des sciences 1

Médiathèque 2

Entretien des bâtiments


16
communaux

Total 30 / 22%

NOUVEAUX SERVICES

Démocratie Participative 3

Pôle Santé Sécurité au


3
Travail

Langue Culture Corses 2

Gestion des Risques 1

Total 9 / 6.6%

RENFORTS SERVICES

Services liés à l’enfance et la petite enfance

Restauration
19
scolaire/cuisine centrale

ATSEM 11

Crèche 12

Relais Assistantes
1
Maternelles

Total 43 / 31.6%

Services à la population

Etat civil 5

62
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

NOUVELLES STRUCTURES

Culture/patrimoine 4

Police municipale 4

Maison des Services


1
Publics

Total 14 / 10.29%

Services supports

Drh 4

Finances 4

Communication 4

Cabinet du maire 3

Centre Technique
6
Municipal

Cofinancements 2

Commande publique 1

Direction des Systèmes


1
d’Information

Administration générale 1

Total 26 / 19.11%

Services opérationnels

Domaine Public 2

DRUCS 5

Total 7 / 5.1%

Création de 3 chargés de mission


Création de 2 postes de DGA et leurs 2 assistantes / 5.14%

Total : 136

63
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Du 1er janvier 2012 au 1er avril 2014, 56 postes ont été créés (soit 41% de l’augmentation
de l’effectif) alors que 60 agents de la collecte ont été transférés à la Communauté
d’agglomération de Bastia en 2012. Sur ces 56, 14 sont dûs aux mises en stage irrégulières du
1er avril 2014 qui ont fait l’objet d’une régularisation administrative en raison du non-respect
de la procédure de recrutement. Les arrêtés de recrutement ont été retirés conformément aux
observations de la préfecture puis repris légalement à la date du 01er juin 2014.

Sur les 80 autres postes créés depuis le 1er avril 2014, on constate que ces derniers l’ont
été :

- au sein des services à la population (+32%) et

- au sein des nouvelles structures (+22%) dans lesquels se trouvent pour l’essentiel des
services liés à la population.

A la lecture de cette ventilation, il apparait donc que 60% de ces postes ont été créés au
sein du service périscolaire, la crèche, l’entretien de la voie publique et des bâtiments
communaux, ainsi que la restauration collective.

- 2 – Concernant le repyramidage des effectifs

L’accroissement du nombre d’agents de catégorie A (22 agents supplémentaires) :

Dans le précédent contrôle de 2008, il était reproché à la Ville de Bastia son taux
d’encadrement inférieur à la moyenne nationale et sa concentration sur certains services ce qui
avait pour effet mécanique de réduire l’encadrement des autres services.

Il était également souligné que « la Ville semblait avoir voulu compenser cette
insuffisance de cadres A par des recrutements et par des promotions d’agents dans la catégorie
B ». Le déficit de cadres expliquant selon la CRC de l’époque « les difficultés de gestion des
grands projets de la Ville et les anomalies constatées dans l’organisation de certaines fonctions
ou dans le suivi de certaines décisions ».
La Ville a donc pris bonne note des remarques qui lui avaient été faites.
Sur les 22 agents recensés :
- 6 ont bénéficié des mesures de résorption emplois précaires de la loi Sauvadet en 2013
(loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration
des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre
les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique) :
- 2 ingénieurs territoriaux
- 3 attachés territoriaux

64
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- 1 technicien ppal cl2

- 4 ont fait l‘objet d’une requalification en catégorie A suite à la parution des décrets n°
2016-598 du 12 mai 2016 modifiant les dispositions statutaires de certains cadres
d'emplois médico-sociaux de catégorie A de la fonction publique territoriale et n° 2014-
923 du 18 août 2014 portant statut particulier du cadre d'emplois des puéricultrices
territoriales ;

-13 ont fait l’objet d’une promotion interne (en application des articles 30 à 31 du décret
n°2013-593 du 5 juillet 2013) ;

Le taux d’encadrement lors du précédent contrôle était de 6.7% contre 7.7% aujourd’hui
alors qu’il est de 11.6% au niveau national, une belle progression donc et une belle marge de
progression à venir également.

3- Concernant l’augmentation des effectifs

- de la filière administrative (51 agents supplémentaires) :


L’augmentation de la filière administrative est liée à la création des nouveaux services
et au renfort des services existants (services à la population, supports et opérationnels) à hauteur
de 70%.
- de la filière technique (56 agents supplémentaires) :

L’augmentation de la filière technique s’explique au regard de la création de nouvelles


structures (Alboru, reprise en régie directe de l’entretien de la totalité des bâtiments
communaux) et des renforts des services existants (restauration scolaire) pour 55%.

VENTILATION PAR FILIERES


NOUVELLES STRUCTURES

Filière Administrative Technique

Alboru 4 1

Théâtre 3

Cimetières 1 2

Maison des sciences 1

Médiathèque 2

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NOUVELLES STRUCTURES

Entretien des bâtiments


10
communaux

Total 8 16

NOUVEAUX SERVICES

Filière Administrative Technique

Démocratie Participative 3

Pôle Santé Sécurité au Travail 1 2

Langue Culture Corses 2

Gestion des Risques 1

Total 7 2

RENFORTS SERVICES

Services liés à l’enfance et la petite enfance

Filière Administrative Technique

Restauration scolaire/cuisine
1 16
centrale

ATSEM

Crèche

Relais Assistantes Maternelles

Total 1 16

Services à la population

Filière Administrative Technique

Etat civil 5

Culture/patrimoine 4

Police municipale 3

Maison des Services Publics 1

66
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NOUVELLES STRUCTURES

Total 10 3

Services supports

Filière Administrative Technique

Drh 4

Finances 3

Communication 3

Cabinet du maire 1

Centre Technique Municipal 2

Cofinancements 2

Commande publique 1

Direction des Systèmes


1
d’Information

Administration générale 1

Total 15 3

Services opérationnels

Domaine Public 1 1

DRUCS 4 1

Total 5 2

Création de 3 chargés de
mission
Création de 2 postes de DGA et 3
de leurs 2 assistantes 4

TOTAL 50 45

Aux 50 agents de la filière administrative et 45 de la filière technique s’ajoutent 12


agents ayant fait l’objet d’une pérennisation parmi les contrats aidés et les apprentis en 2019 ce

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qui porte au total 51 agents supplémentaires dans la filière administrative et 56 agents dans la
filière technique.

4- Concernant l’augmentation des effectifs des agents non titulaires

a- Ce constat s’explique historiquement par le recours au personnel vacataire,


depuis 2009, au sein du service périscolaire durant le temps de pause méridienne.

Depuis 2012, le personnel vacataire est donc essentiellement employé auprès des jeunes
enfants (en crèche ; en périscolaire et extrascolaire pour la surveillance ou la restauration,
l’animation si titulaire du BAFA, remplacement d’ATSEM si titulaire du CAP Petite enfance).

D’une trentaine d’agents vacataires, la Ville est passée à 80 vacataires en 2017 (avec un
pic de 90 vacataires en 2014 lors de mise en place de la réforme de l’Aménagement des
Rythmes Scolaires).

A noter que dans le rapport, il n’est jamais fait mention de la réforme des rythmes
scolaires qui a grevé pendant deux ans les charges de personnel. Cette réforme a été
coûteuse mais également source de précarité puisque le personnel vacataire s’est trouvé à la fin
du dispositif avec beaucoup moins d’heures de travail et des revendications salariales légitimes
qui ont été entendues dans la mesure des possibilités d’intégration de la collectivité.

La politique de résorption de l’emploi vacataire se décline donc comme suit :

- Ouverture des postes vacants en interne aux agents titulaire mais également vacataires afin de
pourvoir les besoins des services en remplacement de certains départs à la retraite (8 agents ont ainsi
été recrutés : 1 plongeur, 1 agent administratif pour les inscriptions scolaires, 1 aide cuisinier, 2
agents d’accueil et de surveillance au Musée, 2 agents d’entretien des bâtiments communaux, 1 agent
d’accueil à l’Alboru, 3 assistantes de direction).

- Identifier le personnel susceptible de passer le concours d’ATSEM (19 vacataires remplissent les
conditions ont été identifiés et 10 postes ont été ouverts au concours de septembre 2017).

- Recrutement d’apprentis CAP Petite enfance parmi le personnel vacataire (4 vacataires).

La Ville a donc mis en place une véritable politique de résorption de cet emploi
précaire, en optant pour des mesures de redéploiement dans les services au regard des
besoins identifiés ce qui a eu pour conséquence une augmentation des effectifs des agents
non titulaires.

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Ainsi, sur un effectif de vacataires fluctuant en moyenne entre 80 (période ARS) et 60


agents, au total 85 vacataires ont été maintenus dans l’emploi (contrats puis mises en stage)
durant ces 5 dernières années.

b- Le recours aux contrats aidés se justifie par un coût moindre par rapport aux emplois
publics (à hauteur de 22%), par des charges patronales allégées et par un remboursement par
l’Etat de 40 à 60% du salaire brut. Il permet également l’accès à l’emploi des personnes
éloignées du marché du travail (allocataires ARE, RSA etc.), des travailleurs handicapés et des
jeunes de moins de 25 ans.

Le recours à ce type de contrat est privilégié sur les postes nécessitant peu de
qualifications.

Il faut souligner que la fin du dispositif des CAE imposé par le gouvernement du
jour au lendemain dans le courant du second semestre 2017 a obligé la mandature à
maintenir les agents recrutés sur des CDD de droit public (25 agents au total).

c-Enfin, depuis 2014 le recours aux apprentis a permis de donner une chance à
des jeunes adultes de se former et à la collectivité une opportunité de découvrir de nouvelles
compétences en adéquation avec ses besoins futurs pour un coût peu onéreux.

Apprenti 15
ATSEM 5
Crèche 3
Pôle Espaces Verts 1
Service Communication 1
Service Electricité 2
Service Peinture 3
Contrat accompagnement emploi 22
ATSEM 1
Cuisine Centrale 1
Direction des Ressources Humaines 1
Equipe d'Intervention Rapide 1
LAVAGE 7
Pôle Entretien des Bâtiments
Communaux 5
Pôle Espaces Verts 2

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Police Municipale 2
Service Plomberie 1
Service Restauration Collective 1
Emploi d'avenir 4
BALAYAGE 1
LAVAGE 1
Pôle Entretien des Bâtiments
Communaux 1
Service Restauration Collective 1
Total général 41

Les contrats aidés et les apprentis dont la valeur professionnelle est avéré se voient
proposer des emplois à la faveur des départs à la retraite ou en cas de besoin pour le
renforcement des services (5 apprentis ont bénéficié de cette mesure).
Plus de 85 emplois précaires ont ainsi été pérennisés au sein de notre collectivité
(vacataires, contractuels, contrats aidés, apprentis).
Cette politique de résorption de l’emploi précaire est un des facteurs
d’augmentation des agents non titulaires.
L’autre facteur réside dans le fait comme le souligne la Chambre que le recours au
contrat spécifiquement en catégorie C est plus souple et plus adapté aux besoins de notre
collectivité pour renforcer les services de manière immédiate et remplacer les
fonctionnaires malades qui continuent à occuper leur poste budgétaire et à être payés. Il
s’adresse aux emplois permettant un recrutement direct sans concours.
Ces agents exercent dans les services effectuant des travaux en régie directe mais
également dans les services liés à l’enfance ou à la population (plomberie, maçonnerie,
menuisier, espaces verts, entretien voirie et des bâtiments publics, restauration collective,
garage, théâtre, crèche).
Le contrat est également privilégié car il permet d’apprécier la valeur professionnelle
avant une éventuelle mise en stage et une titularisation qui revêt un caractère quasi définitif en
matière d’engagement.
La moyenne nationale des effectifs de fonctionnaires est de 75% (donnée issue des
bilans sociaux de 2015). Notre taux oscille entre 95% en 2014 et 85% en 2018, ce qui place la
Ville au-dessus des ratios nationaux (diminution des titulaires pour les raisons explicitées
ultérieurement mais en parallèle une pérennisation des emplois contractuels au sein de notre
collectivité qui font l’objet chaque année d’une vague de mise en stage en fonction de leur
valeur professionnelle).
La Chambre conseille à la collectivité : « Le redéploiement des effectifs pour faire
face aux besoins nouveaux liés à la création de structures et de services ou aux besoins
supplémentaires résultant de la volonté de renforcer des services existants qui n’a été mis
en œuvre qu’à une occasion et n’a concerné qu’un effectif réduit de 5 agents ».

70
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
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La chambre doit savoir que le choix du redéploiement en interne est systématiquement


privilégié depuis 2015, une stratégie qui s’est améliorée à la faveur de l’instauration d’une
Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences depuis 2019.
L’identification des besoins est systématiquement effectuée chaque année à l’occasion
de l’élaboration du budget primitif. Mais au regard de la structure de notre effectif :
-vieillissant (59% des agents titulaires hommes se situent dans la tranche d’âge des plus
50 ans contre 45% des femmes),
-peu diplômé au regard des postes permettant un recrutement direct,
-des nombreux services en régie et des services à la population dont les métiers sont
accidentogènes et source d’arrêt maladie plus fréquent par rapport aux autres services au regard
de la pénibilité des métiers (+2/3 de nos effectifs),
-du taux d’emploi de travailleurs handicapés ( 95 agents bénéficient d’une allocation
temporaire d’invalidité).
A ce propos, il faut noter que le taux d’emploi de travailleurs handicapés s’élève à
14.59% de notre effectif en 2019, essentiellement des agents de catégorie C (contre 6.39% dans
la fonction publique territoriale). Ce taux n’est pas exhaustif car il tient compte uniquement des
agents bénéficiaires d’une allocation temporaire d’invalidité et ne tient pas compte des agents
faisant l’objet d’aménagements sur leur poste de travail ou d’un reclassement, ce chiffre
passerait alors du simple au double.
A ce titre, la Ville s’est engagée avec le FIPHFP à un partenariat entre 2017-2019
par le biais d’une convention de trois ans renouvelable. Celle-ci a pour but le maintien dans
l’emploi des personnels handicapés et le recrutement de personnes atteintes de handicap, à
hauteur de 6% sur l’ensemble de recrutements effectués par la collectivité.
Cette convention a permis le versement d’une subvention de 283 000 euros et a fait
lobjet d’une reconduction en 2020.
Le redéploiement atteint donc vite ses limites. Par ailleurs, cette stratégie sous entendrait
que le personnel est sous employé ou mal utilisé ce qui n’est pas le cas en l’espèce.
Si certains départs à la retraite ne sont donc pas remplacés, la collectivité faisant le choix
d’un redéploiement des compétences dans le cadre de la mise en œuvre de sa GPEC, seuls les
services liés à l’enfance et la petite enfance font l’objet de recrutements systématiques en cas
de départs en raison des taux d’encadrement imposés et de la qualification requise pour ce type
d’emploi (diplôme CAP petite enfance, auxiliaire de puériculture) ce qui exclut de facto le
redéploiement.
Enfin, la Chambre classe la Ville dans la strate démographique des communes de 20 à
50 000 pour un effectif moyen de 633 agents. Or, la Ville de Bastia est surclassée à hauteur de
40 000 – 80 000 habitants. L’effectif moyen pour une ville entre 50 000 et 100 000 est de 1503
agents.
La Ville est donc doté d’un effectif en adéquation avec sa strate démographique et
surcompense voire optimise amplement ses handicaps de structure au regard des services
publics proposés.

5- Concernant l’augmentation des dépenses de personnel

71
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Pour les agents titulaires :


On peut attribuer 31% de l’augmentation de la masse salariale au Glissement
Vieillesse Technicité, et 54% aux mesures nationales (la réforme dite du Parcours
Professionnel Carrières Rémunérations et l’augmentation de la Valeur du Point d’Indice pour
37 % à compter de 2016 et l’ARS pour 17% à compter de 2015 à 2018).
Concernant l’augmentation des montants versés au titre de la Nouvelle Bonification
Indiciaire :
Celle-ci s ’ e x p l i q u e du fait du nombre croissant de bénéficiaires qui s’expliquent
par une politique d’octroi dans le strict respect la réglementation. En effet, la NBI est une prime
qui s’applique de droit dès lors que l’agent remplit les fonctions pour en bénéficier. Avant 2014,
ce droit était quasi inappliqué. Le repyramidage, l’extension des quartiers prioritaires, les
nouveaux services situés en Quartier Prioritaire, le renforcement des services à la population
dit d’accueil, éligibles à la NBI et les maîtres d’apprentissage au regard du recrutement
d’apprentis parachèvent cette explication.

Pour les agents non titulaires :


L’augmentation est due aux recrutements pour 38% mais la réforme des rythmes
scolaires a laissé de lourdes séquelles en matière budgétaire puisque 57% de la progression lui
est imputable.

Concernant l’augmentation des allocations chômage versées par la collectivité :

Cette augmentation s’explique par le recours accru à :

- des vacataires à compter de la mise en œuvre de l’aménagement des rythmes scolaires en


septembre 2014 (prise en charge en 2016 pendant les mois non travaillés après une durée
d’affiliation suffisante permettant une ouverture de droits),
- des apprentis à compter de 2014 (indemnisation à l’issue du contrat d’une durée moyenne de
deux ans),
- des contractuels dans les modes de recrutement depuis 2015.

En 2019, une quinzaine de chômeurs est indemnisée par la Ville de Bastia, en auto assurance pour un
montant annuel d’environ 230 000 euros.

L’adhésion aux ASSEDIC en 2020 pour un volume d’agents non titulaires constant représente un coût
de 100 000 euros. Il s’agit là d’une mesure de bonne administration qui va dans le sens d’une
planification et d’une gestion des recrutements des agents non titulaires. Il faut ajouter que cette adhésion
est révocable à tout moment.

Concernant l’augmentation du régime indemnitaire des agents titulaires pour un


montant de 1M043 :

72
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

-219 070 euros sont imputables aux mesures nationales qui se décomposent donc
comme suit :

°165 500 euros liés à la mise en place de l’indemnité compensatrice CSG


°40 000 euros liés à l’indexation des primes fixées au regard du TBMG et par
conséquent à la VPI
°13 570 euros liés à la GIPA

-824 000 euros sont imputables aux mesures locales qui se décomposent comme suit :
260 000 euros de la mesure locale d’augmentation du régime indemnitaire 2013
240 000 euros du RIFSEEP 2018
95 000 euros de CET
90 000 euros par l’effet mécanique des recrutements
139 000 euros GVT « avancement »

Il est à noter que la mise en œuvre du RIFSEEP répond à une obligation nationale et
qu’elle ne représente que 4.65% de l’augmentation des charges de personnel sur la période du
contrôle.
La Chambre souligne par ailleurs que la commune a retenu des conditions spécifiques
d’attribution. Or, il n’en est rien. La mise en œuvre du RIFSEEP correspond à la lettre à l’esprit
du décret en permettant à chaque agent de valoriser ses missions et / ou ses responsabilités et
en clarifiant un régime indemnitaire antérieur révélateur d’inégalités et d’iniquités. En effet, les
agents occupant les mêmes missions et/ou les mêmes responsabilités sur des postes identiques
ne percevaient pas le même régime indemnitaire. Cette mise en œuvre a permis de faire
disparaître ces injustices en harmonisant les critères d’attribution.
L’affirmation de la Chambre qui spécifie que « le choix qui a été retenu a donc accru
fortement les dépenses liées au régime indemnitaire de base alloué mensuellement aux agents
de la collectivité ce que n’impliquait pas la mise en œuvre du RIFSEEP » est donc inexacte en
droit.
Les termes de la Chambre concernant le Complément Indemnitaire Annuel sont par
conséquent pour le moins surprenant puisque bien que soulignant le fait que la commune a
souhaité minimiser le poids financier du CIA en décidant de limiter son montant à 150 euros
par agent, avec un système de cotation lié à l’entretien individuel, elle regrette ce choix en
argumentant sur le fait que dans l’esprit de la réforme cet élément devrait constituer sur le plan
managérial un élément important pour prendre en compte et valoriser l’engagement personnel
et la manière de servir de chaque agent. Un argument irrecevable d’un point de vue comptable.
Si on effectue une synthèse des facteurs d’augmentation, ceux-ci s’établissent comme
suit :
RECAPITULATIF
MESURES %

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

RECRUTEMENTS avec nouveaux services et


internalisation 31.83
MESURES NATIONALES (PPCR VPI ARS) 34.46
GVT 6.71
RESORPTION EMPLOIS PRECAIRES 6.93
CHARGES PATRONALES 5.18
RIFSSEP 4.65
MESURES LOCALES (RI 01.2014) 3.79
DIVERS (CET, volume horaire, titres restau, HS…) 2.92
Report de charges (URSSAF, TR) 3.53
SOUSTOTAL 100,00%

On peut donc retenir que 34.46% des facteurs d’augmentation est le résultat de
mesures nationales qui s’imposent à la collectivité.

6- Concernant le temps de travail


La Chambre est particulièrement évasive dans son commentaire en écrivant que le
champ d’application des dérogations au sein des services de la commune est particulièrement
étendu tant au regard du nombre de personnels bénéficiaires qu’en ce qui concerne les volumes
horaires de minoration retenus.

Elle ne s’interroge pas sur les motifs qui fondent ces dérogations et sur la nature des
services qui en bénéficient. Il s’agit des services à forte pénibilité et en régie directe soit les 2/3
de l’effectif à savoir ceux du centre technique et liés à l’enfance.
Les services techniques de propreté urbaine, des espaces verts et des festivités travaillent
en journée continue pour des raisons liées à l’organisation du travail. Les autres services
bénéficient quant à eux d’horaires d’hiver et d’été dans la mesure où les agents travaillent en
extérieur et ce, quelles que soient les conditions climatiques.
Dans ces services, compte tenu des sujétions liées à la nature des missions et à la
définition des cycles de travail qui en résultent (en horaires décalés en raison de la pénibilité
des travaux à réaliser en extérieur en période de fortes chaleur ou de travail de nuit ou le
dimanche ou en équipes ou en raison de la réalisation de travaux pénibles ou dangereux), la
durée annuelle de travail a été réduite en deçà de 1607 heures.
Il s’agit :

74
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Services concernés :
Personnels administratifs du CTM –secrétariat, magasin, centrale d’achat-
Equipe d’Interventions Rapides, EMIR ; Plomberie ; Menuiserie ; Forge ;
Jardiniers

Horaires d’hiver (du 1er octobre au 31 mai): 7h – 11h45 / 14h – 16h45 soit
37h30/semaine
Horaires d’été (du 1er juin au 30 septembre) : 6h – 13h soit 35h/semaine

TOTAL CUMULE ANNEE : 1547 h

Services concernés : Espaces verts (élagage et débroussaillage) ; Maçonnerie ;


Peinture

Horaires d’hiver (du 1er octobre au 31 mai) : 7h – 14h30 soit 37h30/semaine


Horaires d’été (du 1er juin au 30 septembre) : 6h – 13h soit 35h/semaine

TOTAL CUMULE ANNEE : 1547 h

Services concernés : Electricité Eclairage Bâtiments

Horaires d’hiver (du 1er octobre au 31 mai) : 7h - 14h30 soit 37h30/semaine


Horaires d’été (du 1er juin au 30 septembre) : 6h – 13h soit 35h/semaine

TOTAL CUMULE : 1547 h

Services concernés : Electricité Eclairage Public

Horaires d’hiver (du 1er octobre au 31 mai) : 13h - 20h30 soit 37h30/semaine
Horaires d’été (du 1er juin au 30 septembre) : 6h – 13h soit 35h/semaine

TOTAL CUMULE : 1547 h

Services concernés : Balayage

Horaires de travail : 5h – 11h / 6 jours par semaine soit 36h/semaine

TOTAL CUMULE : 1520 heures

75
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
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Services concernés : Lavage

Horaires de travail : 3h – 9h / 6 jours par semaine soit 36h/semaine

TOTAL CUMULE : 1520 heures

Services concernés : Garage

Horaires d’été (du 1er juin au 30 septembre) : 6h – 13h soit 35h/semaine


Horaires d’hiver (du 1er octobre au 31 mai) : 7h-14h30 ou journée normale CTM
(cf infra) par roulement de 2 agents sur 4 / 1 semaine sur 2 soit 37h30/semaine

TOTAL CUMULE : 1547h

Services concernés : Festivités

Horaires de travail décalés


Planning de travail élaboré par le chef de service en fonction des besoins/demandes
du service
Soit 35h/semaine

TOTAL CUMULE : 1547 heures

Les services de la restauration scolaire travaillent quant à eux en journée continue, 4


jours sur 7 de 8h à 17h en dehors du temps scolaire et de 9h-15h en centre de loisirs. Les
ATSEM quant à elles travaillent de 7h30 à 18h15 soit 41h40 une fois la pause de 20 mn
décomptée.
Les services culturels n’entrent pas dans un régime dérogatoire à proprement parler, elle
prévoit cependant un cycle de travail adapté aux services du théâtre dans la mesure où
l’amplitude des horaires de travail s’établit entre 10 h et 22 h sur une base de travail annuel de
1607 heures avec une durée de travail minimum de 7h30 modulable dans le cadre de l’amplitude
de travail mentionnée. Le temps de travail est donc annualisé à hauteur de 160 heures par mois
(10 mois de travail effectif et deux mois de congés annuels : Noël, juillet et Août / 27 jours de
congés annuels et 15 jours de RTT).

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
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La Chambre note toutefois la démarche entreprise dans la régularisation des rythmes de


travail depuis 2016 notamment au sein des services essentiellement administratifs soit 15% de
l’effectif.
La recommandation de la Chambre en la matière ne saurait s’effectuer sans préserver le
climat social et la santé des agents sur des métiers à forte contrainte physique et pénibilité mais
également et surtout sans compromettre l’efficacité et la qualité des services publics proposés
aux usagers.

7- Concernant l’absentéisme

La chambre relève « Un absentéisme élevé et en nette augmentation ». La constatation est à tempérer


fortement. En effet en 2018, on constate une très nette inflexion puisque les chiffres passent de 38 jours
d’absence en 2017 ce qui constitue effectivement un pic à 30.24 en 2018 et 28.23 en 2019, grâce au
travail conjugué de la médecine professionnelle et d’un contrôle régulier des agents en arrêt maladie
mais également la création du pôle Santé Sécurité au Travail et la mise en place d’un plan de lutte contre
les Risques Psycho Sociaux.
La moyenne nationale est de 32.2 jours pour les communes de la strate 50 000 -100 000
habitants et de 30.23 pour la strate 20 000 – 40 000 habitants.
Le travail considérable des services en la matière est à souligner.

Il faut préciser aussi et ce n’est pas inutile que la Ville opère une ponction des primes au-delà du 3ème
jour d’absence.

Les raisons structurelles de l’absentéisme au sein de la collectivité s’explique bien


évidemment par le vieillissement des agents mais aussi par les nombreux services en régie à
forte pénibilité et forte contrainte physique.

Nbre Nbre
agents du de jours
Somme service d’arrêt par
SERVICES de NB JOURS gents
Crèche 2477 41 60.41
Pôle Espaces Verts 1983 36 55.08
BALAYAGE 1857 39 47.61
Pôle Entretien des Bâtiments 37.06
Communaux 1853 50
ATSEM 1812 56 32.35
Service Restauration Collective 1463 36 40.63
Bibliothèque Centrale 1061 14 75.78
LAVAGE 998 21 47.52

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Musée 920 21 43.80


Cuisine Centrale 651 18 36.16
Direction Etat Civil 589 16 36.81
Pôle Jeunesse Loisirs 500 86 5.81
Gardiens de Parcs 477 12 39.75
Police Municipale 469 32 14.65

Comme au niveau national, les activités de maintenance des locaux de surveillance


scolaire et périscolaires, d’entretien des espaces verts et de nettoyage sont les plus
accidentogènes. La comparaison de la pyramide des agents absents depuis 10 ans montre,
comme au niveau national, le glissement de la part des absences vers les strates d’âge les plus
élevées. En 2015, cette proportion augmente pour atteindre 43%. Plus les agents avancent en
âge plus la durée des arrêts tend en effet à s’allonger. Ainsi, les agents de 55 à 59 ans s’arrêtent
deux fois plus longtemps que ceux de 25 ans en maladie ordinaire et 2.5 fois plus longtemps
en accident de service, auxquels s’ajoutent des problèmes de santé liés à l’âge freinant la
consolidation.
Enfin, on conclura cette réponse exhaustive aux remarques de la lettre d’observation
concernant le personnel, par une mise en perspective de ses recommandations sur le
redéploiement de personnel, avec la réforme des régimes de retraite. En effet, on constate une
augmentation des demandes de prolongation d’activité au titre des carrières incomplètes, en
raison de l’augmentation de la durée d’assurance au rythme d’un trimestre supplémentaire
toutes les trois générations pour atteindre 172 trimestres pour la génération 1973. Il faut
rappeler qu’en 2022, les agents pourront travailler jusqu’à l’âge de 67 ans et 69 ans en cas de
carrière incomplète voire 73 ans en cas de recul de limite d’âge à caractère familial. Les départs
à la retraite sont donc repoussés et des prolongations sont accordées au regard du caractère
social que certaines demandes revêtent. Cette situation conduit obligatoirement à un
vieillissement des effectifs et à des difficultés de tenue de postes sur les emplois à fortes
contraintes physiques ou psychologiques et par conséquent, un effectif peu susceptible d’être
redéployé et plus susceptible de faire l’objet d’un arrêt de travail. Une quadrature du cercle à
laquelle l’ensemble des recommandations de la chambre ne répondent pas puisque l’enjeu pour
les futures années sera de réfléchir sur :
-les emplois nécessaires à la collectivité pour poursuivre le niveau et la qualité de service
rendu à la population
-les économies d’échelle à envisager par une possible mutualisation des services avec
la communauté d’agglomération,
-la poursuite de l’optimisation des ressources internes avec en parallèle une réflexion
systématique de réorganisation des services,
-la mise en place d’une procédure collective et collaborative de maintien dans l’emploi,
de changement d’affectation ou de reclassement pour raison médicale, pour certains agents
devenus inaptes à l’accomplissement de leurs fonctions actuelles, mais pouvant poursuivre leur
activité professionnelle sur d’autres fonctions.

78
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
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3 L’INVESTISSEMENT

3.1 UN ENGAGEMENT EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT


DURABLE

Cadre de référence en matière de développement durable100, la démarche d’Agenda


21101 est animée au niveau national par le Comité 21, chargé notamment de la promotion des
programmes locaux. Cinq finalités sont habituellement poursuivies : la lutte contre le
changement climatique, la préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources, la
cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations, l’épanouissement de tous
les êtres humains et enfin, une dynamique de développement suivant des modes de production
et de consommation responsables.
La volonté de voir le développement durable s’inscrire au cœur des pratiques de gestion
de la commune s’est traduite par la création, en 2016, dans le cadre exprimé de la mise en place
d’un Agenda 21, d’un poste de chargé de mission. Si ce poste a été pourvu dès janvier 2017,
l’ambition, affichée dans l’annonce de recrutement, de se doter d’un programme « autour de
différents axes tels que le déploiement d’énergies renouvelables, le développement de
l’agriculture professionnelle urbaine, la préservation de la biodiversité ou encore la réduction
de la consommation énergétique de la commune » a immédiatement été abandonnée et la
mission de l’agent nouvellement recruté recentrée sur un « travail d’intégration des notions du
développement durable au sein des opérations quotidiennes ». Le poste a été rattaché la
direction de l’architecture et de la planification des travaux (DAPT), avec l’objectif de déployer
des bases de réflexion au sein même des équipes opérationnelles et d’élaborer des plans
d’actions en transversalité en tant que ressource support sur l’ensemble des services de la
commune.
Ainsi, en ne poursuivant pas sa logique jusqu’au bout de se doter d’un cadre stratégique
reconnu assis sur une méthode éprouvée nationalement, la commune s’est privée de l’effet
réseau des collectivités adhérentes à la démarche mais également d’un outil d’information et de
communication vis-à-vis de ses propres services ainsi que des citoyens.
En fait, la politique communale souffre à la fois d’un manque de visibilité et de lisibilité.
En 2019, la page développement durable du site internet de la ville de Bastia visiblement
rédigée en 2017 faisait référence à des actions qui allaient être mises en place en 2018. Depuis
le projet d’aménagement et de développement durables de 2016, aucun document stratégique
n’est venu affirmer la politique de la commune. Cette absence de visibilité et de débat public
ne permet pas l’appropriation par les citoyens des efforts à consentir pour améliorer le bilan
écologique de la cité et n’offre pas la garantie que toutes les priorités sont effectivement bien

100
La notion de développement durable intègre trois dimensions : économique, sociale et
environnementale. Ses objectifs sont d'assurer le progrès économique et social pour tous, tout en préservant sur le
long terme, les ressources naturelles et énergétiques de la planète.
101
Le concept d’Agenda 21 provient de la conférence des Nations Unies sur l'environnement et le
développement qui s’est tenue en 1992 à Rio de Janeiro, où environ 150 chefs d'État ont signé un programme
d'actions et de recommandations pour le XXIe siècle.

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
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priorisées et bien prises en compte dans le plan d’actions communal. Ainsi, à titre d’exemple,
le tri sélectif n’est-il toujours pas mis en place dans les établissements ou les espaces publics
communaux.
L’absence d’Agenda 21 ne doit cependant pas occulter les actions de la commune afin
de promouvoir les problématiques du développement durable. Trois objectifs sont
spécifiquement poursuivis ; ainsi, outre un objectif d’exemplarité à travers notamment la lettre
d’engagement du maire102 et différentes formations à l’attention des agents municipaux, la ville
entend élaborer et mettre en œuvre des stratégies concernant la mobilité active103 et la nature
en ville.
Le bilan d’activité 2018 de la DAPT dans sa partie consacrée au développement durable,
fait état de plusieurs réalisations : audit énergétique de l’ensemble des 35 bâtiments
communaux, mise en service de véhicules électriques (15 % du parc automobile en 2019), plan
de nettoyage raisonné pour la plage de l’Arinella et enfin formation aux « éco-gestes » de
250 agents. Des ateliers citoyens ont également été constitués dans le cadre des études sur les
aménagements urbains afin d’intégrer les propositions et attentes des usagers au plus tôt dans
les projets. Par ailleurs, la commune participe à la semaine européenne de la mobilité destinée
à la promotion des mobilités actives et des transports collectifs. Enfin, un Atlas de la
biodiversité, élaboré en 2019 devrait constituer un cadre de référence pour le déploiement des
politiques communales.
S’agissant de la commande publique, la commune s’efforce d’intégrer dans le cahier des
charges, au niveau de la définition des besoins, des critères environnementaux. Cela a été le cas
pour quelques achats éco-labellisés comme les produits d’entretien, les fournitures pour les
activités pédagogiques, ou les mobiliers écoles (label NF environnement éducation) ou encore
pour l’achat de plantes endémiques.
En matière de réduction des consommations d’énergie, la commune de Bastia a d’ores
et déjà consenti plusieurs investissements qui sont repris dans le tableau ci-après.
Sur le plan de l’accès à l’énergie, la commune, estimant sa situation précaire
(alimentation en électricité reposant sur un mix énergétique majoritairement produit par les
centrales thermiques et approvisionnement en gaz propane transporté sur de très longues
distances), a lancé une évaluation des potentialités en énergie renouvelable afin d’explorer
d’autres options comme la biomasse, l’énergie de la mer ou encore la production de biogaz
susceptible d’offrir un vecteur de solution pour la question des déchets. Toutefois, l’hypothèse
d’un recours à la SEM Bois énergie semble avoir d’emblée été écartée.
REPONSE VILLE DE BASTIA
La Chambre commet ici une erreur d’appréciation significative de la situation de 2016 à
2019. Si elle a bien identifié le fait qu’aucun document stratégique global n’ait été adopté par
le conseil municipal, il n’en demeure pas moins que l’ambition affichée de déployer les énergies
renouvelables ou encore de promouvoir l’agriculture urbaine n’a pas été abandonnée. En effet,

102
Par lettre datée du 11 mai 2017 adressée à l’ensemble des agents de la ville, le maire a enjoint chacun
d’entre eux à prendre en compte les enjeux de réduction de l’impact des activités municipales sur le climat en
maîtrisant l’énergie et les déplacements, en s’efforçant de développer un mode de consommation responsable au
niveau des achats, de l’eau et de la gestion des déchets, en recommandant la valorisation du patrimoine naturel et
en s’impliquant dans les plans d’actions.
103
La mobilité active est une forme de transport de personnes, et parfois de biens, qui n'utilise que l'activité
physique humaine comme source d'énergie.

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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
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même si le cadre en charge de ces questions a vu son plan de charge croitre de manière
exponentielle, le travail collaboratif d’infusion auprès des services a permis une réelle prise en
compte de ces enjeux environnementaux dans chacune des actions entreprises.
A titre d’exemple, un cabinet spécialisé a été missionné en décembre 2018 pour la
création d’un réseau de chaleur et de froid sur l’ensemble du territoire bastiais avec comme
objectif stratégique d’abandonner la solution énergétique gaz fossile importé dans le cadre de
la concession alimentée au propane et opérée par ENGIE sur Bastia et trois communes voisines.
Même si le schéma directeur proposé dans le cadre de ces études prospectives n’a pas
encore été adopté par le conseil municipal, les conclusions apportées dans un rapport
intermédiaire de décembre 2019 laissent entrevoir des opportunités très fortes sur le territoire
avec une passerelle très importante avec d’autres politiques publiques telles que les déchets (en
cas de méthanisation par exemple, ou encore de production de chaleur en cogénération à partir
de biomasse et déchets ligneux et bois recyclés).
En juillet 2019, des relevés de températures ont été réalisés au large de Bastia afin de
documenter les potentialités caloriques de l’eau de mer à proximité immédiate des zones
agglomérées. Cette étude a été restituée en fin d’année 2019 sur la base de relevés réalisés en
octobre 2019 et conclue à : « au regard des résultats, le littoral de Bastia se présente comme
particulièrement prédisposé à l’exploitation de systèmes hydromaréthermiques. Il est
effectivement doté d’un fort potentiel hydromaréthermique constituant un véritable atout de
développement d’EnR ».
La Ville entend démontrer ici qu’elle ne saurait se satisfaire d’afficher des documents
d’intention mais qu’elle y a préféré l’action à travers des études techniques opérationnelles (une
étude de faisabilité sur la méthanisation a été lancée début 2020, hors période de contrôle de la
Chambre en complément des investigations décrites ci-avant). Pour autant, la Ville envisage de
s’engager dans une véritable transition écologique de fond concernant ses propres actions en
s’inscrivant dans les schémas supras (SRCAE, PCAET en cours de réalisation par la CAB) mais
également dans le cadre d’actions partenariales issues des domaines de compétences croisées
avec les différentes partenaires (Etat, Collectivité de Corse, Communauté d’Agglomération de
Bastia, communes membres, Chambres consulaires…).
Enfin, il semble peu pertinent de placer l’agenda 21 comme un outil stratégique de
développement durable de premier ordre. La cour des comptes elle-même, a dressé un bilan très
mitigé des agendas 21 (https://www.ccomptes.fr/fr/documents/28015).

bâtiments communaux : inventaire des mesures prises afin de réduire la


consommation énergétique (depuis 2014)

Coût hors taxes (HT)


Projets Bâtiments
(en €)
2014 Remplacement des chaudières gaz de l’école élémentaire Venturi par des
66 167
chaudières à condensation – Marché 2012/110 – contrat de chauffage
2014 Remplacement des chaudières gaz de la crèche municipale par des chaudières à
24 117
condensation – Marché 2012/110 – contrat de chauffage
2015 Hôtel de ville (rénovation thermique) Voir infra
2015 Centre culturel Alb’Oru (bâtiment haute qualité environnementale) Voir infra
2016 Remplacement des chaudières gaz de l’école Subissi par des chaudières à
66 167
condensation – Marché 2012/110 – contrat de chauffage
2017 Salle polyvalente de Lupinu – remplacement du système de production de
54 450
chaleur par pompe à chaleur réversible Air/Eau

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2017 Centre ancien : suppression des convecteurs électriques et installation d’un


28 900
système à volume réfrigérant variable
2018 Oratoire St Croix : Mise aux normes électriques / installation de luminaires
180 355
LED : Maîtrise d’œuvre et travaux
2017 Maison du Centre Ancien 28 400
2018/2019 Maison des quartiers sud Non communiqué
2018/2019 Amélioration des systèmes de gestion des chaufferies de 16 bâtiments et
155 721
installation d’une gestion technique centralisée
2016 (en cours) écoles : emplacement des menuiseries, pose de volets roulants ou de
Non communiqué
stores vénitiens
Éclairage Public
Installation d’horloge astronomique dans les coffrets de commande d’éclairage public :
Non communiqué
100 coffrets
Depuis 2017 : Travaux d’éclairage public : rénovation dépannage, renforcement –
200 000
luminaires LED : marché à bon de commande sur deux ans
2018/2019 Travaux d’éclairage public : RD 464, Quartier Puretti, Spassimare,
1 213 987
Arinella, Furcone, Parking de la maison des services publics
Schéma directeur de rénovation de l’éclairage public et schéma aménagement lumière 101 704
Assistance à maîtrise d’ouvrage pour un contrat de performance énergétique 103 700
Source : ville de Bastia - DAPT

La concentration des efforts sur la rénovation du parc immobilier et l’éclairage public,


qui représente près de 40 % de la consommation d’électricité, s’accompagne d’importants
espoirs en matière d’économies. Les objectifs affichés dans la convention particulière d’appui
financier – territoire à énergie positive pour la croissance verte de 2016, passée avec le ministère
de l’environnement, de l’énergie et de la mer, prévoyait une enveloppe de 900 000 € pour la
rénovation de l’éclairage public financée à part égale par l’État, la collectivité de Corse. Dans
un courrier au préfet de la Haute-Corse du 8 mars 2018 le maire faisait mention d’une date
prévisionnelle ou effective d’exécution de l’action de septembre 2018. À ce jour, l’opération
n’est toujours pas réalisée.
REPONSE VILLE DE BASTIA :
Cette opération relative à la rénovation de l’éclairage public a respecté les délais
d’exécution de la convention signée le 31 décembre 2016 entre l’Etat et la Ville de Bastia. Cette
dernière prévoyait une fin d’opération au plus tard trois ans après la date de signature de la
présente convention. Ainsi, l’opération a été livrée en décembre 2019 (cf. Convention TEPCV).

Depuis 2010, une base de données est alimentée afin de suivre les consommations d’eau,
de gaz et d’électricité ainsi que les coûts y afférents de chaque bâtiment rénové. La commune
a pour objectif de mettre en place un tableau de bord par bâtiment dès 2020. Depuis 2017, les
rapports d’activité annuel de la DAPT permettent de mesurer l’évolution de ces charges. Ainsi,
à titre d’exemple, le suivi des consommations d’eau montre une diminution en volume de 25 %,
entre 2014 et 2018 du fait de la mise en place des systèmes de télésurveillance et des
économiseurs sur la majorité des robinets des bâtiments communaux. Ce résultat a permis
d’atténuer l’effet du renchérissement de la ressource.

82
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suivi de la consommation d’eau

2014 2015 2016 2017 2018


3104
Consommation d'eau (en m /an) 121 631 107 096 95 470 95 649 90 510

Consommation d'eau en (€ TTC) 105 399 768 352 726 300 088 319 422 318 479

Source : ville de Bastia - DAPT

REPONSE VILLE DE BASTIA :


En matière de suivi des consommations en eau, il est nécessaire de souligner que des économies
continuent d’être observées chaque année. En effet, l’extension du système de télésurveillance
s’est poursuivie. 130 compteurs d’eau ont été équipés sur un total 146. Ceci a permis un contrôle
permanent des consommations et la résorption rapide de défaillance sur les divers réseaux.
Ainsi, le suivi des consommations d’eau montre une diminution en volume de 51 %, entre
2014 et 2019 (2020 non significatif année COVID).
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Consommation d'eau (en 62 440 50 482
121 631 107 096 95 470 95 649 90 510
m3104/an)
Consommation d'eau en (€ 399 768 352 726 300 088 319 422 318 479 239 342 172 749
TTC)[1]

En revanche, il ne ressort pas du suivi des consommations des carburants une diminution
du volume consommé consécutivement à l’introduction des véhicules électriques. Le parc
municipal se composant d’environ 170 véhicules et matériels roulants, ce surcroît de
consommation serait justifié par un niveau d’activité plus important en particulier des autos
laveuses.

suivi des consommations annuelles de carburant

2014 2015 2016 2017 2018


Nombre de véhicules légers 25 25 28 28 28
Essence 22 22 23 23 19
Diesel 3 dont 1 3 dont 1 3 dont 1 3 dont 1 3 dont 1
Hybride Hybride Hybride Hybride Hybride
Électriques 0 0 2 2 6
Nombre de vélos de service 0 0 0 0 7
Nombre de véhicules utilitaires 99 101 109 109 108
Essence 0 0 0 0 0
Diesel 98 100 104 103 98
Électriques 1 1 5 6 10
Nombre de deux roues (Scooter) 9 9 9 9 9
Essence 9 9 9 9 9
Distance parcourue par l'ensemble des
Non disponible 586 841
véhicules du parc en km/an

104
m3 : mètre cube.
105
TTC : toutes taxes comprises.
[1]
TTC : toutes taxes comprises.

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Consommations en litres
Essence 27 000 20 000 22 000 20 000 21 800
Diesel 105 500 90 500 89 500 104 500 103 380
Fuel 8 975 3 300 4 400 2500 3 500
Consommations (en €)
Essence 39 475 26 981 2 698 26 549 31 520
Diesel 133 311 103 864 95 222 129 441 141 406
Fuel 9 104 6 580 3 767 2 445 2 693

Source : ville de Bastia - DAPT

3.2 UNE ABSENCE DE SUIVI DU PPI

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi NOTRE du 7 août 2015106, les collectivités
doivent désormais présenter le PPI qu’elles ont élaboré pour la durée du mandat. L’objectif de
ce document est de faire coïncider la programmation physique des investissements, autour du
recensement des opérations d’investissement projetées et de la planification temporelle des
réalisations en cours, avec le programme de financement. Il ne répertorie pas l’ensemble des
dépenses de la section d’investissement mais présente les projets structurants.
Dévoilé lors de la séance du conseil municipal du 1er mars 2016, le PPI bastiais, retenait
56 actions représentant une capacité d’engagement de 90 M€ sur la période 2016-2020, soit
18 M€ par an, ce qui devait entraîner une consommation maximale des crédits à hauteur de
75 M€ sur le budget principal. Le graphique ci-après illustre la répartition des enveloppes
financières par fonction.

Répartition des programmes (2016-2020) par mission (€)

106
Loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République. L’article
107 de la loi complète les règles relatives au débat d’orientation budgétaire. Ainsi, pour les communes d’au moins
3 500 habitants, ce rapport doit comporter, outre les évolutions prévisionnelles des dépenses et des recettes, en
fonctionnement comme en investissement, une présentation des engagements pluriannuels, notamment les
orientations envisagées en matière de programmation d'investissement ainsi qu’une projection de l’endettement.

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Source : débat d’orientation budgétaire 2016 paragraphe 3.1.3 Déploiement et financement du PPI page 22
Nota : La mission regroupe un ensemble de programmes concourant à une même politique publique. En 2016, six
missions avaient été arrêtées : Moyens généraux, Prévention des risques, Vie sociale, Politique de la ville, Espace
public et Rayonnement patrimonial

À aucun moment depuis cette présentation le conseil municipal n’a été tenu informé de
l’état d’avancement du plan. L’absence d’affichage du suivi des projets est regrettable. Le souci
de transparence aurait commandé de présenter au moment de chaque débat d’orientation
budgétaire les surcoûts constatés ou envisagés ainsi que les retards pris dans l’exécution des
opérations et ce, dans une vision d’ensemble de la politique d’investissement. Cela aurait
notamment permis au conseil municipal de valider en toute connaissance de cause les
hypothèses d’évolution de l’endettement. Un autre intérêt de disposer d’un suivi de la
programmation des investissements aurait été de pouvoir l’amender et, par exemple, d’intégrer
au fur et à mesure les conclusions des audits énergétiques des bâtiments municipaux.
REPONSE VILLE DE BASTIA : La programmation pluriannuelle des investissements,
matérialisée par la PPI, n’est pas le seul outil permettant un suivi rigoureux et efficace des
opérations d’équipement.
En effet, les rapports d’orientations budgétaires qui ont été communiqués à la chambre
disposent à eux seuls d’un nombre important de données faisant état du suivi des opérations.
Par ailleurs, le conseil municipal, en plus des rapports de financement des opérations est
régulièrement interrogé sur la révision des autorisations de programme et crédits de paiement.
Même si ces rapports ne constituent pas stricto sensu une PPI, ils représentent toute de même
plus de 75 % des opérations d’équipement, intégrant une déclinaison pluriannuelle de tous les
crédits de paiement jusqu’à la clôture individualisée de chaque AP.
Deux remarques peuvent être également formulées quant à la construction même du
PPI.
En premier lieu, la commune a décidé expressément de ne pas retenir la construction du
parking Gaudin, considérant que son financement était assuré par le budget autonome de la
régie des parcs de stationnement (contrairement à l’aménagement de la dalle de surface financée
par le budget principal). Aucun PPI des budgets annexes n’étant élaboré par ailleurs, ce choix
paraît d’autant plus arbitraire que la construction dudit parking et de la dalle de surface ont fait
par ailleurs l’objet d’une seule et même opération en matière de commande publique lorsque la
maîtrise d’ouvrage a été déléguée à la SEM Bastia aménagement. En limitant le périmètre du
PPI aux seuls projets émargeant au budget principal, la ville tronque artificiellement la
représentation de son patrimoine et, dans la mesure où c’est la même assemblée délibérante qui
in fine se prononce sur les choix de gestion, une présentation et un pilotage global de toutes les
opérations relatives au territoire de Bastia aurait gagné en cohérence et en force,
indépendamment des problématiques liées à l’origine des financements.
En second lieu, le projet d’acquisition et de réhabilitation concernant l’îlot de La Poste
n’est pas formellement retenu lui non plus dans le PPI car, selon la commune, « ce programme
ayant vocation à représenter une opération blanche au terme du processus d’acquisition/cession
n’a pas vocation à figurer parmi les opérations contraintes par l’enveloppe financière ». En
2016, il était question que cette opération fasse l’objet d’un suivi hors bilan.

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Ce projet, qui consiste en la transformation d’un ensemble bâti 107, après démolition de
tout ou partie des bâtiments existants afin d’y installer des logements et plusieurs activités, doit
être mise en œuvre par un promoteur immobilier, choisi par la commune selon un cahier des
charges qu’elle a établi. La procédure a débuté avec l’acquisition préalable par la commune de
l’ensemble des biens fonciers et immobiliers et doit s’achever avec leur revente au promoteur
dont le projet répondra le mieux aux attentes de la collectivité, à charge pour elle de vérifier
ensuite le respect des charges contractuelles.
Une convention de portage avec l’office foncier de Corse (OFC) conclue le 31 août 2016
pour une durée de trois ans, prorogée de deux ans en 2019, a permis à la commune de repousser
l’acquisition 2021 et de disposer d’un temps afin d’affiner sa réflexion et de mener à bien la
procédure de sélection du projet.
Considéré comme un emplacement stratégique, les objectifs du projet tels qu’ils
ressortent de la délibération du conseil municipal du 26 avril 2016 portant délégation de
l’exercice du droit de préemption urbain à l’OFC, sont de diversifier l’offre en logements et de
favoriser l’implantation d’équipements participant au rayonnement culturel et à l’attractivité
touristique et économique du territoire communal. La convention de portage (page 11) précise
encore davantage le contour de l’opération et de ses attendus considérant « qu’il s’agit
d’acquérir une friche urbaine occupée par des bureaux et des lieux des stockages qu’il convient
ensuite de restructurer pour transformer cette friche en ÎIlot Urbain pouvant contenir :
logements, activités commerciales et tertiaires, centre de séminaire, école de commerce
éventuellement. »
Adoptées par conseil municipal du 24 septembre 2019, les charges qui seront fixées
dans l’acte de cession et qui devront être réalisées par le promoteur sont sans commune mesure
avec les équipements envisagés au moment de la signature de la convention avec l’OFC. Ainsi
la consultation a-t-elle été lancée en octobre 2019, sur la base d’un projet prévoyant la
réalisation d’un équipement hôtelier et service séminaire trois étoiles sans restauration, d’un
équipement commercial d’une ou de deux surfaces moyennes, de logements en accession à prix
libres et à prix maîtrisés et des locaux tertiaires dédiés à France TV et Poste Immo.
REPONSE VILLE DE BASTIA : Il est précisé que « Adoptées par conseil municipal du 24
septembre 2019, les charges qui seront fixées dans l'acte de cession et qui devront être
réalisées par le promoteur sont sans commune mesure avec les équipements envisagés au
moment de la signature de la convention avec l 'OFC. Ainsi la consultation a-t-elle été lancée
en octobre 2019, sur la base d'un projet prévoyant la réalisation d'un équipement hôtelier
et service séminaire trois étoiles sans restauration, d 'un équipement commercial d'une ou
de deux surfaces moyennes, de logements en accession à prix libres et à prix maîtrisés et des
locaux tertiaires dédiés à France TV et Poste Immo ». Cette formulation « sans commune
mesure » laisse planer le doute quant à son sens, la chambre considère-t-elle que les charges
dépassent par leur ambition, celles initialement prévues dans l’acte de portage avec l’OFC ? ou
sont-elles différentes ? Il convient de préciser en tout état de cause, que les charges prévues
dans les pièces de la procédure de cession respectent strictement celles fixées dans l’acte de
portage. Dans l’acte, page 11, la nature du projet est définie comme « restructurer pour
transformer cette friche en îlot urbain pouvant contenir : logements, activités commerciales et

107
Le site de l’îlot de la Poste est constitué d’un tènement foncier d’environ 2 359 m² et immobilier
d’environ 8 000 m² cadastré AB 304.

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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
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tertiaires, centre de séminaire, école de commerce éventuellement. Hormis l’école de commerce


qui n’était pas obligatoire, tout le reste figure bien dans les charges fixées au futur acquéreur.
On comprend en lisant la suite du paragraphe qu’elle considère que les charges initiales étaient
trop ambitieuses notamment l’école de commerce car elle aurait réduit la part de
commercialisation.
Sur l’opération « blanche » : l’opération ne pourra pas être neutre dans sa globalité. La ville
entend faire couvrir le coût d’achat par le coût de revente, hors coût de mission d’assistance à
maitrise d’ouvrage. Il convient de préciser que le critère prix (qui sera appréhendé dans
l’analyse au travers un bilan opérationnel) représente 30 % de la note finale et aura
automatiquement un impact substantiel dans le choix de l’opérateur final.
Sur un plan financier, la convention de portage foncier prévoit que le prix de revente par
l’OFC à la ville est constitué du prix d’acquisition du bien (3 470 000 €) augmenté des frais
annexes supportés par l’OFC (notaire entre autres), des coûts de gestion (assurance, impôts...),
des frais de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ainsi que d’un « coût d’actualisation » de 1 % par
an calculé sur le prix d’acquisition. De ce prix de revente seront déduites les recettes locatives
du loyer de La Poste (76 000 € /an) qui continue d’occuper le site. Si, en l’état du dossier, ces
loyers couvrent une grande partie des charges, côté dépenses communales, il convient d’ores et
déjà de retenir le coût du marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage préalable à la programmation
et à l’aménagement de l’îlot La Poste passé en 2017 d’un montant de 95 940 € TTC. Ces seuls
éléments auraient dû conduire la ville à inscrire l’opération dans son PPI.
REPONSE VILLE DE BASTIA : Sur cet aspect, la ville de Bastia a régulièrement révisé et
voté ses autorisations de programmes. Le programme « BATPOSTE » est inclus dans la
programmation pluriannuelle au même titre que toutes les autres opérations pluriannuelles.
Surtout, le choix de la commune d’inclure cette opération uniquement dans les
engagements hors bilan est insuffisant pour satisfaire la parfaite information de l’assemblée
délibérante. Il convient de préciser tout d’abord que sur le strict plan de la présentation
comptable, les engagements hors bilan ne font l’objet d’aucune norme comptable détaillée, le
code général des collectivités territoriales se bornant à évoquer qu’à l’appui des documents
budgétaires les communes doivent produire des états portant sur sa situation patrimoniale et
financière, ainsi que sur ses différents engagements. De fait, ces états sont le plus souvent
fragmentaires, ce qui est le cas ici, puisque in fine le suivi de cette opération n’apparaît dans
aucun document comptable produit. Si la commune entendait exposer l’évolution dans le temps
de l’opération, à la manière dont sont présentés habituellement les comptes rendus annuels
d’activité des opérations d’aménagement, force est de constater, là également, qu’aucun
document n’a été établi permettant de se faire une projection du coût des études, du coût
d’acquisition, dont le coût du portage financier, en regard d’une estimation du prix de cession
au promoteur.
REPONSE VILLE DE BASTIA :
En matière d’information de l’assemblée délibérante :
Le 26 juillet 2016, le conseil municipal a approuvé la convention de portage avec l’office
foncier de la Corse. Cette convention précise les orientations concernant le réaménagement de
la friche urbaine en précisant les destinations prévisionnelles (logements, activités
commerciales, etc.). Cette convention a été prolongée le 24 septembre 2019 par délibération du
conseil municipal pour une durée de 2 ans.

87
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Dans son examen du rapport sur le DOB 2018 le 19 décembre 2017, le conseil municipal a
approuvé le projet dans les prévisions des opérations d’équipement. (Page 40 du rapport)
Une délibération en date du 12 juillet 2019 a entériné le groupement de commande (cf
délibération). Au cours de cette même séance, un document intitulé « orientations
programmatiques » a été également porté à la connaissance du conseil municipal.
Par la suite, une délibération du 24 septembre 2019 a approuvé les modalités particulières de la
cession avec charges de l’îlot de la poste. A cette occasion, le conseil municipal a approuvé les
éléments de cadrages en matière d’urbanisme, d’architecture, de paysage et de programmation.
Une fois le choix de l’opérateur réalisé, le conseil municipal sera de nouveau saisi quant aux
modalités particulières de la vente.
Enfin, cette opération représente un enjeu majeur dans le cadre de la stratégie cœur de ville.
En effet, en affichant comme objectif que l’opération devait être blanche pour elle, la
commune a considéré, a priori, que les prix de revente couvriraient l’ensemble des coûts que
serait amené à supporter le promoteur. Or, dans le modèle économique de ce dernier, les coûts
de conception et de construction du programme108 doivent nécessairement être couverts par la
vente des logements neufs dont les prix ne peuvent être évidemment supérieurs à ceux du
marché. En prévoyant initialement des sujétions ambitieuses, à l’instar de l’implantation d’une
école de commerce, et donc nécessairement coûteuses, la commune, non seulement
renchérissait le coût total de l’opération à venir, mais réduisait d’autant le nombre de logements
et de bureaux disponibles à la vente, du fait des contraintes posées par les règles d’urbanisme
en matière de surface de plancher maximale.
Entre la volonté de ne pas investir sur le plan budgétaire, et la volonté d’offrir un
programme immobilier attractif, la voie suivie par la commune était étroite. En octobre 2019
au moment du lancement de la consultation, les charges venant peser sur le compte de résultat
du promoteur ont été allégées et l’idée de logement à prix maîtrisé abandonnée. Si la commune
semble être revenue à une plus juste mesure financière, quoi qu’il en soit, ce ne sera qu’au
moment de la remise des offres qu’elle saura si oui ou non elle réalise une opération blanche.
Pour le cas où la(es) offre(s) qui lui sera(ont) présentée(s) ne lui convienne(nt) pas, il n’est pas
assuré que sa capacité financière lui laisse le choix de repartir sur un autre type de procédure
en ayant recours par exemple à une opération d’aménagement plus classique.
Début 2020, si trois groupements ont candidaté et ont été admis à présenter une offre,
un s’est rapidement désisté.

3.3 LA GESTATION DES GRANDS PROJETS

REPONSE VILLE DE BASTIA EN PREAMBULE :


Une présentation des projets par ordre chronologique de réalisation aurait permis une meilleure
lisibilité.

108
Coûts de la construction d’un programme immobilier : foncier, coût de construction, honoraires bureau
d’étude et maitrise d’œuvre, honoraires maître d’ouvrage, communication et marketing, frais financiers, taxes
diverses.

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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Les observations présentées ci-après découlent du contrôle des 10 projets les plus
importants, sur le plan financier, lancés ou achevés entre 2012 et 2019, à savoir la réhabilitation
de l’hôtel de ville, le centre culturel de l’Alb’Oru, l’Aldilonda et U Spassimare (tronçons de la
voie verte), le parking Gaudin ainsi que l’aménagement de la dalle, le centre des sciences, le
Mantinum (ensemble des aménagements entre la citadelle et le vieux port), le nouveau cimetière
de l’Ondina, la transformation de l’îlot de La Poste et la rénovation du théâtre municipal. Ces
projets représentaient environ 23 % du total des dépenses investissements programmées pour
la période 2016-2025. L’annexe n° 4 dresse un bref historique de chaque opération.
Les investigations de la chambre ont porté sur l’efficacité et l’efficience du maître
d’ouvrage, à travers sa capacité à maîtriser les délais (de conception et de réalisation) ainsi que
les budgets (y compris d’exploitation).
S’il s’avère que chaque projet est porteur de problématiques et de difficultés originales,
au-delà des finalités et des intérêts culturels, économiques ou patrimoniaux, que chaque ouvrage
est censé servir, il est possible néanmoins de dégager des faiblesses sur lesquelles la commune
doit porter son attention.

3.3.1 Un rallongement des délais rarement évitable, pratiquement jamais évité

3.3.1.1 Un temps long nécessaire à la gestation des grands projets


S’agissant de la mesure des délais, la méthode utilisée par la chambre a consisté à ne se
pencher que sur deux phases, celle des études et celle du chantier. Les réflexions et études sur
le programme, avant le choix du maître d’œuvre, dans la mesure où elles peuvent toujours
déboucher sur un renoncement à faire, n’ont pas été décomptées dans le suivi des délais.
La phase des études court de la date de signature de l’acte d’engagement du maître
d’œuvre à la date du premier ordre de service du premier lot de travaux du marché. La phase
du chantier, quant à elle, s’étend du premier ordre de service du premier lot de travaux du
marché jusqu’à la date du décompte général définitif (DGD)109 du dernier lot de travail
réceptionné110.
En l’absence de système d’informations intégré, la chambre a demandé aux services de
la commune de constituer une base de données à partir du recensement, pour chaque marché
(de travaux ou de service) et pour chaque lot, des dates de l’acte d’engagement, du premier
ordre de service et du DGD. La chambre a travaillé sur ces données déclaratives.
Il s’est avéré qu’il était impossible d’opérer un suivi détaillé des délais d’exécution de
chaque lot de travaux du fait de la pratique des maîtres d’œuvre, validée par la commune, de
dater tous les ordres de services d’un même marché du jour de l’ordre de service du premier lot
de travaux dans le planning de construction, avec la mention « sous réserve de l’avancement du

109
Bien que ce soit la réception des travaux qui marque le transfert de la garde de l’ouvrage au maître
d’ouvrage ainsi que le point de départ des garanties légales (garantie de parfait achèvement, garantie de bon
fonctionnement, garantie décennale et assurance construction de responsabilité), la date du DGD a été préférée
dans la mesure où c’est bien ce document qui met fin aux relations financières des parties au titre de l’exécution
du marché de travaux.
110
Les lots réceptionnés avec réserves où non réceptionnés ont été écartés.

89
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

planning » pour les autres lots. La date qui figure sur le premier ordre de service de chaque lot
est donc généralement purement indicative et pratiquement toujours éloignée du déclenchement
effectif de l’intervention sur site. Dans les faits, chaque prestataire reçoit bien, en sus du premier
ordre de service, un ordre de démarrage en fonction de l’agencement et de l’avancement des
autres interventions planifiées. Toutefois, dans le cadre du présent contrôle, la chaîne des
informations n’a pas pu être reconstituée compte tenu du volume trop important de documents
à rechercher. Par conséquent, il n’a pas été possible de vérifier de façon exhaustive le respect
par les entreprises, des délais contractuels stipulés dans chacun des actes d’engagement. Cette
façon de procéder doit être corrigée car elle a pour effet de laisser les sociétés attributaires de
lots dans l’incertitude concernant leur plan de charge ; en effet, si l’acte d’engagement fixe bien
une durée d’exécution, il ne prévoit nullement une date de début au plus tôt ou au plus tard, ce
qui, compte tenu des nombreux retards relevés, hypothèque grandement la planification de leurs
ressources.
REPONSE VILLE DE BASTIA
Le titre accrocheur utilisé ici par la Chambre et l’analyse produite par cette dernière
n’étaye aucunement cette question de l’allongement des délais. Si l’analyse paraît très
intéressante d’un premier abord pour obtenir une idée globale des délais affectant les principales
opérations d’investissement que la Ville a conduit sur la période, il est inexact de conclure que
la chaine des informations n’a pu être reconstituée concernant l’Ordonnancement, le Pilotage
et la Coordination des entreprises sur les chantiers. En effet, ne serait-ce qu’au titre de la
liquidation des marchés (états d’acomptes, factures, DGD…), les clauses contractuelles de ces
derniers imposent les productions d’ordres de service pour l’ensemble des marchés.
De ce fait, que la maîtrise d’œuvre soit assurée par les services techniques en direct ou
externalisée en étant confiée à un maître d’œuvre architecte et/ou BET, les ordres de service
sont systématiquement notifiés aux entreprises. Ces pièces de liquidation opposables aux
titulaires des marchés permettent également le calcul des pénalités de retard, le cas échéant (OS
joints en annexe pour OS travaux).
Ainsi, au cours de la phase travaux, plusieurs ordres de service sont délivrés au titulaire
des marchés (entreprises). Ces derniers, rythmant l’avancée du chantier, peuvent modifier les
conditions d’exécution des marchés de travaux. Ainsi, ils peuvent réajuster les délais
d’exécution en fonction des aléas, des interruptions de chantier, des prestations
complémentaires… D’ailleurs, ces éléments sont généralement traités également dans le cadre
d’avenant. Quoiqu’il en soit, il est très facile de vérifier de façon exhaustive le respect par les
entreprises, des délais contractuels stipulés dans chacun des actes d’engagement.
A ce sujet, on notera que jusqu’à une période très proche, les pénalités pour retard ou
autres causes n’ont jamais été appliquées sur les situations. Depuis 2014, lorsque des retards
sont constatés, des pénalités sont appliquées comme le prévoient les contrats et la Ville ou ses
mandataires y ont eu recours sur au moins trois opérations investiguées par la Chambre.
A titre d’exemple, on peut procéder à la vérification exhaustive des délais du chantier
MANTINUM pour le lot N°1 Gros Œuvre (Marché 2018/119) :
Lors de la notification des marchés de travaux (en novembre 2018), la durée des travaux était
de 13 mois. Ainsi, l’ordre de service N°1 a été délivré le 27/11/2018 avec une fin de travaux
fixée au 28/12/2019.
Suite à la notification de l’avenant n°1 au lot N°1 et à l’OS N°4, la durée contractuelle initiale
d’exécution des travaux a été marquée par l’occurrence de multiples journées devant être

90
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

neutralisées au titre de conséquence des intempéries (Précipitations > 10mm/jour - rafales de


Vent > 56 km/h). Ces dernières sont détaillées dans l’Avenant N°1 et dans l’OS N°4 du lot N°1.
Ainsi, une durée de 43 jours ouvrés équivaut à 43 x 1,4 = 60 jours calendaires (1 semaine = 5
jours ouvrés = 7 jours calendaires). Le délai d’exécution du marché est ainsi augmenté de 60
jours calendaires, d’où une livraison fixée au 21/02/2020.
(cf. Acte d’engagement, Ordres de Service N°1 et N°4 et Avenant N°1).
Ainsi mesurée, la part du temps des études et de celui des travaux est présentée dans le
graphique ci-après.
La phase d’étude est un temps nécessairement long qui comprend plusieurs étapes : en
premier lieu la faisabilité du projet architectural (dont la rencontre avec un architecte, les
demandes d’autorisation, les études d’esquisse et les études d’avant-projet), en deuxième lieu
la conception détaillée du bâtiment (études de projet), en troisième lieu la planification de la
construction (études et plans d’exécution), et enfin en quatrième et dernier lieu la sélection des
entreprises de la construction (dont la rédaction du dossier de consultation des entreprises).

Délais maîtrise d’œuvre et délais travaux en jours calendaires (situation à fin


février 2020)

5475
5110
4745
4380
4015
3650
3285
2920
2555
2190
1825
1460
1095
730
365
0
Ondina Rénovation Alb'Oru (*) Spassimare - Maison des Mantinum - Parking Aldilonda
inauguration mairie inauguration inauguration sciences - inauguration Gaudin (**) (en cours)
le 24 oct, (2015) le 25 sep, le 14 sep. inauguration le 23 fév. (en cours)
2013 2015 2018 le 15 fev. 2020
2020

Délais entre le premier ordre de service et le dernier DGD (en jours)


Délais entre l'acte d'engagement de la maîtrise d'oeuvre et le premier ordre de service (en jours)

Source : chambre régionale des comptes à partir des données déclaratives de la commune
(*) La maîtrise d’ouvrage des projets Alb’Oru et parking Gaudin a été déléguée à la SEM Bastia aménagement.
Pour l’Alb’Oru, le temps de la maîtrise d’œuvre se décompose en 489 jours de maîtrise d’œuvre « pure » et 798
jours de temps « SEM » (calculé à partir de la différence entre la date de l’acte d’engagement du contrat de la
SEM et la date de l’acte d’engagement du marché de maîtrise d’œuvre)
(**) Pour le parking Gaudin, le choix retenu du contrat de conception réalisation conduit à gommer le temps de
la maîtrise d’œuvre ; dans ces conditions, à la place du temps maîtrise d’œuvre, a été substitué le délai entre la
date de l’acte d’engagement de la SEM (contrat marché à procédure adaptée (MAPA) Désignation d'un

91
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mandataire pour l'aménagement de l'espace Gaudin signé le 26 décembre 2012) et la date de l’acte d’engagement
du groupement.
Nota : La date d’inauguration est donnée ici à titre indicatif.

REPONSE VILLE DE BASTIA :


L’analyse du tableau précédent appelle les observations suivantes de la part de la ville :
- Concernant la maison des sciences : les délais d’études démesurément longs (+ de 4000 jours)
ne peuvent être valablement interprétés du fait que le contrat de MOE portait non seulement sur
le centre des sciences mais également sur le groupe scolaire Charles Andrei livré en 2012 ; le
contrat de MOE ayant été dévolu en 2006.
- Concernant le parking Gaudin : le projet ayant été réinterrogé dans le cadre du PRQAD par la
nouvelle équipe municipale en 2014, un délai supplémentaire a été nécessaire à la mise au point
du marché de conception-réalisation (on notera ici que la chambre traduit le délai de portage
par le mandataire SEMAB comme un temps d’études de MOE alors qu’il n’en est rien et cela
fausse considérablement le comparatif aux autres projets étudiés par celle-ci. La phase étude
devant être considérée entre la date de notification du marché de conception-réalisation en
janvier 2017 et l’OS de démarrage des travaux en septembre 2017 ; le gain de temps lié au choix
de la procédure de conception-réalisation se trouve dans l’absence de mise en concurrence
dédiée à la MOE et permet de résorber une partie du retard lié à la ré-interrogation du projet).
- Concernant le spassimare : l’analyse précédemment développée pour le parking Gaudin se
traduit cette fois par une assimilation du délai de MOE dédié au spassimare et du contrat initial
relatif à la voie douce résiliée par protocole transactionnel (cf réponse sur protocole
transactionnel voie douce 3.3.2.1)
- Concernant le Mantinum et l’Aldilonda : ces deux opérations présentent des délais
parfaitement cohérents et détaillés par ailleurs.
Dans la mesure où pour la construction du parking Gaudin et de la dalle, la commune a
délégué la maîtrise d’ouvrage à la SEM Bastia aménagement à travers un contrat de conception
réalisation111, le point de départ des études a été déclenché à partir date de la signature du
MAPA (le 26 décembre 2012). Pour l’édification du centre culturel, la commune a également
eu recours aux services de sa SEM pour une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage, mais
dans un schéma plus classique cette fois-ci, avec recours à un architecte. Il convient donc ici de
rajouter au temps des études telles que définies supra, un temps spécifique correspondant à la
durée entre l’acte d’engagement de la SEM et le marché de maîtrise d’œuvre, soit 798 jours au
cas présent. Ce délai peut paraître exagérément long mais il comprend une phase de démolition
de l’ancienne école.
Depuis 2016, un pilotage de projet a été mis en place au sein des services communaux.
Une chargée de mission grands projets assure une instance de coordination entre les différents

111
Les marchés de conception-réalisation constituent une exception à l’organisation tripartite : maître
d’ouvrage / maître d’œuvre /entreprises posée par la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage
publique et à ses rapports avec la maîtrise d'œuvre privée dite loi MOP. Il s’agit d’une forme de marchés de travaux
qui permet au pouvoir adjudicateur de confier à un groupement d'opérateurs économiques une mission portant à
la fois sur l'établissement des études (conception) et l'exécution des travaux (réalisation).

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services de la commune, un contrôle exhaustif des pièces justificatives des dépenses


communiquées par la maîtrise d’œuvre112 et un suivi des relations avec les financeurs. Chaque
mois, une réunion de pilotage rassemble les services de l’architecture et du patrimoine et ceux
des finances afin de rapprocher les consommations de crédits et l’avancement des projets et de
traiter les difficultés dans le suivi des marchés. Ce suivi facilite la prise de décision lorsqu’une
difficulté ou un imprévu se présente. Toutefois, le département des affaires juridiques n’est pas
systématiquement saisi, ne serait-ce que pour avis. Une fiche de synthèse par projet est tenue à
jour. Ces fiches pourraient trouver utilement à être rassemblées dans un tableau de bord des
grands projets et contribuer au suivi du PPI.
Si les phénomènes météorologiques peuvent avoir, notamment à Bastia, leur part de
responsabilité dans l’allongement de la durée des travaux (110 jours d’intempéries recensés
pour le chantier du cimetière de l’Ondina), ils sont, en principe, anticipés voire en partie
planifiés dans les calendriers d’exécution. Quant aux imprévus ou aux aléas de chantier, qui
viennent retarder la mise à disposition du bien, ils sont le plus souvent le résultat d’un défaut
d’anticipation, et dans la mesure où ils s’accompagnent toujours d’un surenchérissement du
prix initialement contractualisé. Les causes de rallongement des délais sont exposées dans les
sous-parties ci-après. Des développements spécifiques sont consacrés à l’Ondina et à
l’Aldilonda en tant que cas emblématiques.

3.3.1.2 Une alternance municipale qui s’est accompagnée d’une ré-expertise des projets
Comme suite à l’alternance municipale de 2014, les projets Spassimare et Aldilonda ont
chacun fait l’objet d’une ré-expertise suivie d’une réorientation.
Ainsi, s’agissant du Spassimare, à l’issue de la phase d’études qui s’est déroulée entre
2013 et 2014, l’option d’installer la bande cyclable sur les enrochements a finalement été
abandonnée pour des raisons évoquées de contraintes financières et techniques, la commune
souhaitant principalement éviter la mise en place d’une circulation alternée sur la route
territoriale n°11 telle que prévue par le maître d’œuvre en phase du chantier. Si ce renoncement
s’est traduit par la résiliation du marché de maîtrise d’œuvre contre le paiement d’une indemnité
de près de 100 000 €, il a également eu pour conséquence le lancement d’une nouvelle phase
d’études, cette fois menée en interne par les services de la commune en charge du patrimoine,
ce qui a rallongé d’autant les délais. Au final, la phase des études aura duré quatre années.
Compte tenu de la topographie du lieu, à flanc de montagne et en sortie immédiate du tunnel de
la route territoriale, il est surprenant que la contrainte du chantier n’ait pas été prise en
considération dès le choix du maître d’œuvre et que l’option d’un chantier conduit par la mer
n’ait pas non plus été explorée.
Concernant l’Aldilonda, si le conseil municipal nouvellement élu a souhaité en 2014
réorienter le projet avec une hypothèse de contournement en alternative à la réalisation du
tunnel décidée en 2013, dans la mesure où cette demande de ré-expertise est intervenue en
amont du choix du maître d’œuvre, le temps de réflexion supplémentaire n’est pas venu
impacter le décompte des délais des études. Au cas particulier, c’est la complexification du

112
À cet égard, il a pu être vérifié que des redressements sont effectués et que, le cas échéant, des pénalités
de retard sont décomptés.

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projet113 découlant du choix du contournement qui sera source d’allongement des délais,
notamment lors de la phase travaux, du fait de la nécessité de prévoir des études géotechniques
plus importantes, des mises au point ou des innovations à mettre en œuvre en cours de chantier.
Aussi minime qu’aient été le temps passé par les entreprises à résoudre les difficultés techniques
et le temps consacré par la commune à finaliser les avenants, ces « contretemps » auront été
d’autant plus préjudiciables que le chantier, alors en phase d’aboutissement fin 2019, sera
brutalement interrompu par la survenance de la crise sanitaire de 2020.
REPONSE VILLE DE BASTIA
Malgré la survenance de la crise sanitaire de 2020, l’opération ALDILONDA a tout de même
été livrée durant cette même année (décembre 2020).
La Chambre indique ici que la complexification du projet découlant du choix du contournement
sera source d’allongement des délais. Cette affirmation, sans base justificative, est parfaitement
erronée. En effet, au stade de la décision politique avec cette profonde rupture d’orientation
technique entre la réalisation d’un tunnel et le choix du contournement (2014), il était
parfaitement impossible de déterminer le calendrier d’exécution de l’une ou l’autre des
solutions techniques.
Ce qui nous démontrerons ici, c’est que la vie d’un projet, d’une opération d’aménagement, ne
peut être appréciée qu’au regard d’une approche technique fine après des études préalables plus
ou moins poussées en fonction de la nature du projet.
Il est fort probable que la réalisation d’un tunnel d’une longueur qui restait à déterminer aurait
été lourdement impactée par les conditions géotechniques rencontrées en sous-sol. Si les
solutions techniques auraient été trouvées en toutes situations, leurs coûts auraient également
pu être largement sous-évalué au regard de cette question.
Ainsi, on ne rentrera pas ici sur les justifications techniques présentées ci-après concernant les
aléas géotechniques rencontrés lors de travaux. En revanche, on s’attellera à présenter les
grandes phases du projet Aldilonda entre le début de études de faisabilité (suite à la décision
politique d’investiguer la solution contournement) et la livraison de l’ouvrage.
Une première étude géotechnique G2 a été conduite et restituée en octobre 2015 sur les rochers
de la Citadelle (G2 2015 ALDI). Elle a été mise à disposition d’un BET qui a mis rendu ses
conclusions quant à la faisabilité de l’ouvrage en février 2016 (FAISI 2016 ALDI) en donnant
un coût approximatif de 4 350 000 € pour les travaux (hors MOE, CT, CSPS, géotechniques,
honoraires divers) et sans prise en compte de l’aspect architectural. Cette analyse prévoyait
258 000 € de confortements de falaise.
Le conseil municipal a alors été saisi en avril 2016 quant à l’approbation du plan de financement
de la maîtrise d’œuvre qui s’est élevé à 480 000 €. Le plan de financement des travaux a alors
été approuvé sur l’assiette correspondant à 4 350 000 € dans la même délibération. On pouvait
donc imaginer à ce stade que le coût global de l’opération serait de l’ordre de 5 M€ (avec les
dépenses et frais annexes, hors révisions de prix significatives qui auraient pu s’imposer).
Suite à la mise au point de la procédure de concours et de ses pièces constitutives, le concours
de maîtrise a été lancé en juillet 2016 (AAPC MOE ALDI). Après une longue phase d’analyse

113
Après que le jury de sélection a procédé au classement des projets en juillet 2017, les modélisations
numériques et de la hauteur moyenne de 4,80 mètres au-dessus du niveau de la mer conduisent à considérer que
le projet présente des dispositions techniques extrêmement complexes.

94
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

du fait d’un nombre important de candidatures, le jury constitué a sélectionné 3 équipes admises
à concourir en avril 2017 et celles-ci ont restitué leurs productions le 4 juillet 2017.
Le contrat de maîtrise d’œuvre a été notifié suite à la phase de négociation en septembre 2017.
Ce contrat prévoyait une phase d’étude de 6 mois sans compter les temps de validation de la
maîtrise d’ouvrage jusqu’à la production du Dossier de Consultation des Entreprises.
Le 2 janvier 2018, l’équipe de maîtrise d’œuvre a rendu son dossier d’AVP parfaitement dans
les temps (3 mois) conformément à son contrat. On notera ici que les essais de modélisation de
houle en bassin 2D ont été réalisés en novembre 2017 au cœur de la phase AVP conformément
au contrat. Ces derniers ont permis de caractériser les efforts types au regard des programmes
de houles que serait amenée à supporter la passerelle en condition réelle. Un nouveau
programme en bassin avec reconstitution en 3 dimensions était évidemment nécessaire pour
dimensionner les ouvrages en fonction de leurs caractéristiques géométriques.
La mise au point de l’Avant-Projet (AVP) a permis de prescrire la localisation et la nature des
études géotechniques complémentaires à conduire afin d’engager la phase de dimensionnement
plus précise et engager la phase Projet (PRO). Le rapport G2 AVP a alors été réalisé avec une
restitution le 25 mai 2018.
Le 29 mai 2018 s’est tenue la réunion de démarrage de la phase PRO dont le délai était fixé à 2
mois (CR PRO 1 ALDI). La campagne de modélisation 3D s’est déroulée quant à elle en avril
2018.
On notera ici en marge de cette démonstration que le plan de financement de la MOE a
été actualisé par le conseil municipal dès septembre 2017 à l’occasion de la notification du
marché de maîtrise d’œuvre dans la mesure où la Ville de Bastia avait d’ores et déjà
détecté la complexité de l’ouvrage et donc le coefficient de complexité à appliquer au
contrat de maîtrise d’œuvre. Les financeurs (Europe, région) ont d’ailleurs parfaitement
validé cette révision en actualisant leur participation (FINANCE MOE ALDI 2017).
Les procédures réglementaires qui s’imposaient au projet ont encouragé la Ville de Bastia a
demander à l’Etat un Certificat de Projet qui fut sans aucun doute le premier traité par les
services de l’Etat en Corse. Les études environnementales menées ont permis au Préfet d’ouvrir
l’Enquête Publique conjointe au titre du Code de l’Environnement et préalable à la délivrance
d’une concession d’utilisation du Domaine Public Maritime pour une durée de 30 ans au
bénéfice de la Ville de Bastia.
Cette enquête publique s’est déroulée entre le 26 septembre 2018 et le 25 octobre 2018.
Compte tenu de la complexité et la sensibilité environnementale du projet, on notera la
particularité du fait que l’enquête publique s’est déroulée après la phase de rendu de la phase
de Projet (PRO).
Après la remise des sondages géotechniques complémentaires en phase étude, et suite aux essais
en bassin, la décision de fusionner les phases PRO et DCE pour un délai de 3 mois a été actée.
En juillet 2018, l’équipe de maîtrise d’œuvre a remis le DCE à la Ville de Bastia.
On notera donc ici que malgré la complexité du projet Aldilonda, aucun délai
supplémentaire n’a été pris en phase étude et que les temps de validation de la Maîtrise
d’Ouvrage ont été plus que cohérents.
On rappellera :
- Délai phase AVP 3 mois respecté : octobre novembre décembre 2017

95
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
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- Délai études géotechniques complémentaires : janvier avril 2018


- Délai phases PRO DCE fusionnées 3 mois : mai, juin juillet 2018

S’en est suivi la période de dévolution des marchés de travaux avec pour mémoire une
actualisation du plan de financement des travaux sur une assiette de 6 M€ HT (2018
MODIF FINANCE TX ALDI).
La procédure d’appel d’offre s’est déroulée à l’automne 2018 après l’enquête publique pour
une notification au titulaire du lot gros œuvre le 27 novembre 2018 avec une période de
préparation de 30 jours.
La date de démarrage des travaux a été notifiée par OS le 2 janvier 2019 pour une durée de 46
semaines sur le lot Gros Œuvre.
L’objectif conjoint de la Maîtrise d’Ouvrage et de la maîtrise d’œuvre était de réaliser le
chantier en 15 mois tous lots confondus. En l’absence d’aléas, d’intempéries et bien
évidemment de crise sanitaire, ce calendrier était malgré tout très ambitieux sachant qu’il
intégrait une phase d’étude d’exécution de 2 mois.
Le détail des aléas de la phase chantier détaillé ci-après dans la justification des surcoûts justifie
pleinement un allongement des délais qui a été contractualisé par voie d’avenant sur chacun des
lots.
Pour autant, ce chantier des plus complexes (de notoriété nationale), a été interrompu au
printemps 2020 par la crise sanitaire et a été suspendu pour une période d’environ 3 mois (temps
d’interruption et temps de remobilisation des lourds moyens engagés), et ralenti dans ses
cadences de production par la prise en compte du protocole sanitaire imposé à tous les chantiers
de BPT (Guide OPPBTP), n’aura duré que 21 mois dans son ensemble contre les 15 prévus
initialement. Il sera livré le 23 décembre 2020 pour une ouverture au public immédiate.

3.3.2 La décomposition des coûts des projets met en évidence un ensemble de


surcoûts

3.3.2.1 L’intervention d’un mandataire ainsi que la survenance d’un contentieux


affectent sensiblement la structure des coûts
Pour chacun des projets, la chambre a déterminé un coût global qui comptabilise la
somme des montants de tous les marchés, de services ou/et de travaux114, y compris les achats
sur facture, ainsi que, le cas échéant, les frais d’acquisition du foncier et les frais « contentieux »
correspondant aux honoraires d’avocat et aux frais de transaction ou de justice. Un panorama
des coûts globaux est présenté dans le tableau ci-après.

décomposition du coût global des projets

Rénovation Parking Maison des


(en €) Ondina Alb'Oru Spassimare Aldilonda Mantinum
mairie Gaudin sciences

Coût total du projet 3 184 124 13 999 018 15 965 097 3 591 634 13 419 371 2 648 333 8 525 674 3 840 444

114
Les marchés de fournitures n’ont pas été additionnés.

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- dont coût des


2 728 813 10 389 439 12 073 131 3 228 662 12 319 921 1 912 527 7 323 590 3 399 996
travaux
Pourcentage du coût
des travaux dans le 86 % 74 % 76 % 90 % 92 % 72 % 86 % 89 %
total
- dont coût de la
249 144 678 828 1 981 533 362 972 - 681 110 967 163 250 680
maîtrise d’œuvre
Pourcentage
apparent de Résiliation
Sans objet
rémunération de la du marché
(marché de
maîtrise d’œuvre 9% 7% 16 % de maîtrise 36 % 13 % 7%
conception
(coût maîtrise d’œuvre en
réalisation)
d’œuvre / coût 2015
travaux)
- dont autres coûts
206 167 2 930 751 1 910 433 - 1 099 450 54 696 234 921 189 768
(y/c contentieux)

Source : chambre régionale des comptes d’après les données déclaratives de la ville

REPONSE VILLE DE BASTIA :


L’analyse du tableau présentée par la chambre concernant la maison des sciences et plus
particulièrement son coût global de maitrise d’œuvre, intègre non seulement le Centre des
Sciences mais aussi la construction du Groupe Scolaire HQE Charles Andrei, inaugurée en
avril 2010, et cela depuis la notification du marché de MOE le 27 mai 2006 (voir contrat de
base et avenant n°5, ci-joints).
Le coût de travaux de ce groupe scolaire, non comptabilisé dans ce tableau, représente
3 769 366 € HT, soit un montant total de travaux de 1 912 527 € + 3 769 366 € = 5 681 893 €
pour 681 610 €.
De maîtrise d’œuvre soit un pourcentage apparent de rémunération de la maîtrise
d’œuvre de 12 %, et, non pas de 36%.
La rémunération de la maîtrise d’œuvre est un poste particulièrement important mais la
structure des coûts des projets examinés diffère en raison principalement de l’intervention ou
non d’un mandataire et de l’existence ou non de contentieux. Dans le cas du cimetière de
l’Ondina, les acquisitions foncières, d’un montant de 2,3 M€, ont représenté in fine près d’un
quart du coût des travaux (10,4 M€).

coût du mandataire (SEM Bastia aménagement)

Alb'Oru Parking Gaudin


Coût de la rémunération de la SEML 803 654 € 770 644 €
Pourcentage apparent de rémunération de la SEM
7% 6%
(rémunération / total travaux)
Source : chambre régionale des comptes d’après les données déclaratives de la ville

Proportionnellement, la rémunération du mandataire revient presque pour la commune


à payer une deuxième maîtrise d’œuvre. Le recours à la SEM Bastia aménagement n’est pas
motivé uniquement par une carence de compétence des services communaux qui ont démontré
sur les autres projets leur capacité à remplir leur rôle de maître d’ouvrage. L’intervention de la
SEM semble davantage viser à suppléer l’engorgement des services municipaux occupés par
ailleurs. Néanmoins, sur le chantier du parking Gaudin, les services de la commune (DAPT et

97
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directeur de la régie du stationnement) participaient activement aux réunions de chantiers aux


côtés du représentant de la SEM. La chambre s’interroge ainsi sur la portée du gain, en terme
de charge de travail des services communaux, induit par la délégation de la maîtrise d’ouvrage.
La commune est par ailleurs confrontée à plusieurs contentieux.
Sur la base des informations recueillies auprès des différents services de la commune,
en particulier du service juridique, s’agissant de l’Alb’Oru, le montant total TTC calculé par la
chambre au titre du contentieux s’élèverait à 191 506 € et comprendrait : une somme de
139 500 € HT (augmentée d’une somme de 1 500 € en application de l’article L. 761-1 du code
de justice administrative) au titre d’une demande de paiement de travaux supplémentaires
engagés dans le cadre de l’exécution du lot n°1 « terrassement gros œuvre » à verser en vertu
d’un jugement du tribunal administratif de Bastia en date du 7 décembre 2017 ; une somme de
41 386 € correspondant à une condamnation par rapport aux fondations ; une somme de 7 680 €
au titre du lot relatif à la climatisation et une somme de 1 440 € au titre des frais de justice.
S’agissant de la rénovation de la mairie, par délibération du 25 avril 2017, le conseil
municipal a approuvé le protocole transactionnel avec une société attributaire d’un lot de
travaux mettant à la charge de la commune une dépense de 65 000 €. Quelques mois après, par
délibération du 25 juillet 2017, le conseil municipal approuvait le protocole transactionnel
relatif au Spassimare, concernant la résiliation du marché avec la maîtrise d’œuvre,
occasionnant une dépense de 302 470 € HT.
REPONSE DE LA VILLE DE BASTIA :
Dans sa formulation, la chambre laisse entendre que le coût de résiliation du protocole
est 302 470 euros HT. Cette formulation inexacte laisse à penser que ce montant équivaut
à une indemnité de résiliation. Il n’en est rien.
En effet, suivant le marché en date du 17 décembre 2012 la commune de Bastia a confié
à un groupement la maitrise d’œuvre pour la création du projet « voie douce » pour un montant
de 462 200 euros HT.
L’ensemble des études d’avant-projet ont été réalisées ainsi qu’une première phase de
travaux sur le Spassimare nord de janvier à septembre 2014 mobilisant un montant d’honoraire
de 229 081,23 € HT. Par ailleurs, des travaux supplémentaires ont engendré sur cette même
phase une augmentation des honoraires de 73 388,77 € HT.
La Collectivité a ensuite redéfinit le programme de l’opération ce qui a engendré un
bouleversement économique du contrat et conduit à sa résiliation. Une indemnité de résiliation
d’un montant de 11 665, 97 euros a été allouée conformément aux clauses de liquidation
du marché. Et, ledit groupement a été entièrement rémunéré de la partie des prestations
relevant des travaux initialement prévus par la collectivité, déjà exécutés à la date de prise
d’effet de la résiliation. Ces prestations intellectuelles ont également contribué à la réalisation
du Spassimare Sud dont la MOE a été réalisée en régie par les services techniques municipaux.
Cf tableau d’honoraires protocole voie douce
Quant au projet de l’Ondina, la commune a dû avancer plusieurs dépenses comme suite
à la requête introduite auprès du tribunal administratif de Bastia (voir infra). Ainsi, ont dû être
versées les sommes de 96 600 € à l’expert, de 149 913 € au sapiteur, de 16 344 € à l’avocat de
la commune au titre de ses honoraires et de 6 600 € à un cabinet d’expertise comptable pour
l’évaluation du préjudice lié à la perte d’exploitation. Au total, fin 2019, ces dépenses
représentaient 262 857 €.

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

3.3.2.2 Des avenants trop nombreux, reflets d’une préparation insuffisante, qui
contribuent à renchérir substantiellement les projets
Sur la foi du recensement opéré par les services communaux, le tableau figurant en
annexe n° 5 présente les 46 avenants passés dans le cadre des marchés relatifs aux opérations
contrôlées. Le total de ces avenants s’élève à près de 2,5 M€ pour un montant de marchés signés
de 20,2 M€. Neuf lots de marchés ont vu leur prix s’accroître de plus de 15 % suite à la passation
d’un ou plusieurs avenants.
Abstraction faite du centre des sciences, dont le programme n’aura cessé d’évoluer au
fil des années, la chambre relève que plusieurs avenants sont motivés par des demandes de
prestations complémentaires.
Ainsi, concernant la réalisation du nouveau cimetière, les demandes de travaux
supplémentaires ont déclenché deux avenants en cascade : un pour le lot de travaux, et un autre,
par effet d’indexation, pour les marchés de maîtrise d’œuvre. S’agissant du lot de travaux Génie
Civil - voirie et réseaux divers (VRD) pour lequel une seule offre a été analysée, l’avenant a été
particulièrement inflationniste avec une augmentation du prix du lot de plus de 860 000 € (soit
+ 14 % par rapport au montant de l’acte d’engagement). L’ajustement du montant du marché
initial de maîtrise d’œuvre et la demande de travaux supplémentaires auront pour effet une
revalorisation à hauteur de 164 578 € (soit une augmentation de + 32 % par rapport au montant
de l’acte d’engagement) des honoraires du maître d’œuvre. Les demandes supplémentaires ont
concerné la création de concessions supplémentaires mais également la réalisation d’autres
prestations (voir ci-après).

Sans mésestimer les exigences de technicité et la part d’imprévus que génère


l’édification d’un centre culturel polyvalent comme l’Alb’Oru, la chambre relève le nombre
important d’avenants (13 en tout si l’on tient compte de la prolongation du contrat d’assurance
chantier) qui seront passés par la SEM Bastia aménagement qui s’est vue confier la maîtrise
d’ouvrage du projet. En phase étude, la modification scénique demandée comme suite à la note
du 3 décembre 2010 du directeur régional des affaires culturelles, remettant en cause le
fonctionnement et la scène de la salle de spectacles, entraînera la passation d’un avenant au
marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage d’un montant de 38 885 € (soit un renchérissement
de 16 % du prix initial). Par ailleurs, en phase travaux, les différents « ajustements » et travaux
supplémentaires entraîneront une revalorisation de 251 160 € du contrat de maîtrise d’œuvre
(+ 15%).
Dans le cas du Mantinum, au gré du chantier, des travaux de sécurisation relatifs au
confortement de la falaise sont devenus incontournables, ces problèmes de sécurité étant, aux
dires de la commune, méconnus et imprévisibles. Dans le cadre d’un MAPA, au mois de
décembre 2019, un bureau d’études géotechniques a été mandaté pour une mission de
diagnostic G5 du Jardin Romieu et, dans le cadre d’un achat sur devis, une mission de
conception G2 PRO des confortements envisagés a été déclenchée. L’étude, qui concernait
l’aléa rocheux a mis en évidence plusieurs désordres parmi lesquels de nombreux plans de
discontinuités, un décollement de bloc, des chutes de pierres nécessitant des travaux de
confortement (purge et dévégétalisation des zones concernées, confortement des masses
rocheuses par clouage et réalisation de mur maçonné pare-pierres) d’un montant de
112 830 € HT contractualisés par voie d’avenant au MAPA initial.

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La commune profitera de cet imprévu de sécurisation pour acter, en sus des travaux de
confortement, d’autres travaux supplémentaires dans le cadre du même MAPA (marché
2018/119 d’un montant initial de 1,9 M€) : aménagement du Jardin Romieu115
(+ 87 621,90 € HT), traitement des eaux de la citerne116 (+ 23 240,00 € HT), longrine béton
pour théâtre de verdure117 (+ 11 173,00 € HT), surélévation du voile courbe de la citerne118
(+ 5 605,04 € HT), remise en état du tunnel – théâtre de verdure :119 (+ 17 900 € HT). Au total
le renchérissement de ce seul avenant représentera un surcoût de 284 206 € soit une
augmentation de près de 15 % pour des motifs qui interrogent sur la préparation du chantier.

Si pour la commune, l’ensemble de ces éléments s’inscrit dans le cadre du devis travaux
supplémentaires n°6, travaux de confortement dans le Jardin Romieu suite à la mission G5, la
chambre constate que ces travaux supplémentaires illustrent quand même soit un défaut général
d’anticipation au niveau de la définition du programme s’agissant de la remise en état du tunnel
– Théâtre de verdure, soit, pour le reste, une insuffisance ou une déficience des études du maître
d’œuvre.
REPONSE DE LA VILLE DE BASTIA :
Les travaux objet de l’avenant du lot 2018/119 viennent compléter des prestations prévues dans
le marché initial. En effet, l’ensemble des prix nouveaux compris dans l’avenant correspond à
des prestations complémentaires comprises dans l’emprise du projet qui ont permis, soit de
parfaire certains détails des ouvrages composant le projet, soit d’assurer une meilleure sécurité
aux usagers.
L’écrasante majorité des prix nouveaux, représentant des montants peu significatifs (au vu du
montant global de l’opération), concerne des prestations de finition de l’ouvrage. A titre
d’exemple, en ce qui concerne la remise en état du tunnel, seul le traitement des emmarchements
du tunnel était prévu dans le marché. Or, pendant la phase travaux, des morceaux d’enduit se
sont désolidarisés du plafond. Il a ainsi été jugé nécessaire de compléter les prestations initiales
en procédant notamment à la remise en état des maçonneries de pierre et des enduits existants
étant précisé que cet ouvrage constitue une issue de secours du théâtre de verdure. L’avenant
ne peut en aucun être motivé par un quelconque manquement pendant la période de préparation
du chantier ou par une déficience des études du maître d’œuvre.

115
Ces travaux supplémentaires concernent des aménagements à réaliser au sein du jardin Romieu tels
que la mise en place d’un revêtement stabilisé sur certains tronçons, la démolition de murets, le traitement des
têtes de mur en béton de site, du remblaiement et des maçonneries de rehaussement.
116
Le marché initial ne prévoyait par le traitement des eaux de la citerne. Ainsi, en termes d’exploitation,
afin d’assurer une qualité optimale des eaux et éviter l’accumulation de macro déchets dans la citerne, un système
de filtration à diatomée de 27 m3/heure et un débordement sur bac tampon seront mises en place.
117
Afin d’assurer la mise en place des garde-corps sur le Théâtre de verdure, une longrine béton devrait
être réalisée. En effet, l’état dégradé des murs existants sur lesquels devaient être implantés les garde-corps ne
permettait pas la fixation sur ces derniers.
118
Selon les termes de l’avenant « Pour des raisons de sécurité et d’esthétique, une surélévation du voile
courbe de la citerne s’impose. »
119
Le traitement du tunnel assurant une des liaisons piétonnes entre le théâtre de verdure et le jardin
n’était pas prévu initialement. Ainsi, il s’avère nécessaire d’embellir cette zone comprise dans l’emprise du
chantier. La remise en état comprend le lavage, le nettoyage général, la restauration et la reconstitution des enduits
existants ainsi que la réalisation de tranchées pour une mise en lumière du site.

100
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En ce qui concerne la mission d’ingénierie géotechnique, il est nécessaire de préciser que


malgré la réalisation d’une mission G2 PRO approfondie, en témoigne l’enveloppe financière
allouée à cette prestation, le confortement d’une zone réduite et localisée au niveau des
enrochements du Jardin Romieu, confirmée par une mission G5, a été nécessaire. Afin de
justifier le montant des travaux (dans un périmètre peu étendu), il est indispensable de rappeler
que le Jardin Romieu est classé monument historique et que les travaux de confortement
devaient s’intégrer d’un point de vue architectural et paysager. Ainsi, des travaux de murs
maçonnés pare-pierres ont été nécessaires. En effet, il a été impensable de procéder à la mise
en place d’un simple grillage avec ancrage, prestations moins onéreuse mais qui auraient
impactées visuellement ce site remarquable.

3.3.3 L’Aldilonda, une surenchère inquiétante

Partie intégrante de la stratégie sur les mobilités actives initiée au début des années 2000,
le tronçon secteur III « Citadelle » de la voie douce bastiaise comprenait initialement la
construction d’un tunnel dont le coût, présenté devant le conseil municipal en juillet 2013, au
moment de l’approbation du plan de financement global de la voie douce, ressortait à
3 764 931 € HT dont 2 890 000 € HT de travaux pour le tunnel. L’opération telle qu’elle
apparaît aujourd’hui, c’est-à-dire une passerelle longeant la citadelle de Bastia en surplomb des
rochers est née en juin 2014, lorsque le conseil municipal a approuvé la modification du plan
de financement des études avec pour but de réorienter le projet en approfondissant l’hypothèse
de contournement en alternative à la réalisation d’un tunnel.
En avril 2016, le plan de financement retenait la décomposition suivante :
- Travaux : 4 350 000 € HT (basé sur une étude préliminaire prévoyant une largeur de
plateforme de 2,25 mètres de large);
- Maîtrise d’œuvre : 22 000 € de prime au lauréat + 380 000 € de maîtrise d’œuvre avec
un taux de rémunération de 9,24 % mais avec un coefficient de complexité neutralisé
alors à 1 ;
- Autres dépenses : 44 000 € de primes pour les candidats non retenus, 20 000 €
d’honoraires de contrôle technique et 14 000 € d’honoraires de coordinateur en matière
de sécurité et de protection de la santé.

Le concours de maîtrise d’œuvre est lancé en 2016 avec une date limite de remise des
candidatures fixée au 3 octobre 2016. Le 3 avril 2017 le jury de sélection retient les trois équipes
admises à concourir et les invite à produire leurs remises de prestations pour le 4 juillet 2017.
Le jury se réunit une nouvelle fois le 19 juillet 2017 sur présentation d’un rapport de la
commission technique et procède au classement des projets.
À l’occasion de la phase de négociation avec le lauréat, au vu des nouvelles
modélisations numériques et de la hauteur moyenne de 4,80 mètres au-dessus du niveau de la
mer, il est considéré que le projet présente des dispositions techniques extrêmement complexes,
ce qui entraîne, sur la base du référentiel en matière d’ouvrages d’art, la hausse du coefficient
de complexité qui passe à 1,5. Cette décision a pour effet mécanique d’augmenter le taux de
rémunération du maître d’œuvre qui s’établit désormais à 13,95% contre 9,24 % un an
auparavant, entraînant une augmentation de près de 60 % du forfait de rémunération de la
mission témoin (qui passe de 380 000 € HT à 606 825 € HT). À cela s’ajoutent les honoraires

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liés aux missions complémentaires induites par les procédures réglementaires (autorisation
environnementale unique, déclaration d’utilité publique…) et une mission ordonnancement
pilotage et coordination rendue nécessaire par la complexité du projet (+ 49 359 €).
La date de remise des offres du projet lauréat ayant été fixée au 1 er septembre 2017 et
après une réunion de négociation le 5 septembre 2017, le marché de maîtrise d’œuvre est
finalement notifié au titulaire le 2 octobre 2017.
Les différentes étapes de la phase des études s’enchaînent alors assez rapidement. Le
dossier relatif aux études d'avant-projet120, conduit dès la livraison des premiers éléments
géotechniques et topographiques, est remis au maître d’ouvrage en janvier 2018. Parallèlement
aux procédures réglementaires, le dossier PRO DCE121 est livré par le maître d’œuvre en
août 2018, tout comme le plan général de coordination réalisé par le coordonnateur en matière
de sécurité et de protection de la santé. En août 2018, 10 mois seulement après la notification
du marché de maîtrise d’œuvre, la consultation en vue de contractualiser le marché de travaux
est lancée avec une remise des offres au 4 octobre 2018.
Cette rapidité dans l’accomplissement des études préparatoires s’accompagne de deux
nouvelles révisions successives à la hausse du prix estimatif des travaux. À l’occasion des
études d’avant-projet, la commune a accepté, sur proposition du maître d’œuvre et au regard
des contraintes techniques de réalisation de l’ouvrage, de réviser le coût prévisionnel des
travaux qui passe de 4,35 M€ HT, estimation 2016, à 4,7 M € HT (+ 8 %). Le détail des
évolutions est présenté dans le tableau ci-après.

surcoût après phase études de projet

Source : ville de Bastia

120
Les études d'avant-projet comprennent des études d'avant-projet sommaire et des études d'avant-projet
définitif. Elles comprennent également l'établissement des dossiers et les consultations.
121
Les études de projet-dossier de consultation des entreprises, dans la continuité des études de l’avant-
projet ont pour objet notamment de préciser les formes, l'implantation des différents éléments de la construction,
les matériaux, les alimentations et les évacuations de tous les fluides, mais aussi d'établir un coût prévisionnel des
travaux par corps d'état afin de permettre au maître d’ouvrage d'arrêter le coût prévisionnel de la réalisation,
d'estimer les coûts d’exploitation et de déterminer le délai global de réalisation.

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Par la suite, au cours de la finalisation du dossier de consultation des entreprises, la


maître d’œuvre a remis une estimation prévisionnelle du coût des travaux de 5 525 500 € HT
(cf. tableau ci-après) soit + 17 % par rapport à la phase précédente d’avant-projet.

estimation du coût des travaux en phase dossier consultation des entreprises

Cahier des clauses techniques communes - généralités 477 000 €


Cahier des clauses techniques particulières(CCTP) Lot n° 1 Travaux géothechniques, fondations
spéciales, gros-œuvre VRD 4 335 200 €
CCTP Lot n° 2 Charpente métallique, serrurerie 471 900 €
CCTP Lot n° 4 Pontons flottants 241 400 €
TOTAL 5 525 500 €
Source : ville de Bastia

Toutes les procédures administratives et financières ayant été bouclées par ailleurs, le
maîtrise d’œuvre reçoit consigne de la commune pour engager l’ordre de service de démarrage
des travaux le 2 janvier 2019.
L’opération nécessitant la mise en œuvre de techniques constructives variées dans un
site complexe avec des espaces restreints, une installation de chantier réduite et des contraintes
environnementales fortes (pas d’appui en mer, travaux en acrobatique…), les entreprises ont
mis en exergue des problématiques non appréhendées par la maîtrise d’œuvre avec pour
conséquence immédiate des dépassements budgétaires importants. Si des économies sont
constatées sur certains postes de dépense dont les quantités ont été revues à la baisse suite aux
métrés réalisés, la mise en œuvre des soutènements provisoires a nécessité la création de prix
nouveaux dans des conditions économiques non négligeables (environ 1,39 M€ HT). Si des
moins-values sont constatées par ailleurs sur les différentes masses de dépenses (pour un
montant de 763 000 € environ), le montant des dépenses prévisionnelles trouve à nouveau à
s’accroître, de l’ordre de + 630 000 € soit 11,35 % du marché du lot n° 1 relatif aux travaux de
gros œuvre et d’ancrage.
Par ailleurs, de nombreuses sujétions techniques non décelées par les études
géo-techniques viennent alourdir le projet pour un total de l’ordre de 996 000 € entraînant pour
la première fois le dépassement du plafond contractualisé dans le plan de financement. Fin
2019, le montant total estimé des travaux était de 8,29 M€ portant le coût de revient de
l’opération à plus de 9,1 M€ (cf. tableau ci-après).
REPONSE DE LA VILLE DE BASTIA :
Concernant le volet études géo-techniques et les imprévus liés à l’avenant de travaux, pour
rappel, seule la mission G2 est réalisée avant travaux. Les missions G3 et G4 ne sont réalisées
qu’en phase chantier. La mission G2 donne lieu à un rapport constituant un dossier de synthèse
des hypothèses géotechniques à prendre en compte au stade du projet. Réalisées en phase
Chantier, la mission G4 à la charge du maître d’ouvrage et la mission G3 à la charge de
l’entreprise titulaire du marché de travaux, consistent en une supervision géotechnique
d’exécution et permet de vérifier la conformité des hypothèses géotechniques prises en compte
dans la mission d'étude préalable (G2).
Ainsi, le rapport G2 PRO remit dans le cadre du projet « Aldilonda » a mis en avant des zones
à conforter traitées dans le cadre du marché initial et reprises au CCTP inclus au DCE.

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Un tableau d’analyse de risque fourni dans le rapport et joint au DCE indiquait que les aspects
liés à la roche et ce tout le long de la promenade, étaient principalement classés d’urgence faible
à moyenne.
C’est sur cette base que le titulaire du marché a intégré dans sa proposition de prix une «
provision » (Cf. DQE 1-SEC) en rapport avec les conclusions du rapport géotechnique.
Cependant, comme indiqué dans l’avenant, malgré la réalisation d’une mission G2 PRO
approfondie, en témoigne l’enveloppe financière allouée à cette prestation, la réalité
géotechnique découverte pendant le chantier et confirmée lors des missions G3 et G4, a eu pour
conséquence le confortement de zones non négligeables, une nécessaire adaptation des ancrages
ainsi que de la méthodologie de mise en œuvre des entreprises.
Comme indiqué précédemment, la mission G2 PRO est par définition réalisée en phase études
alors que la roche n’est pas encore découverte par les opérations de déroctage.
En l’espèce, il est précisé que plusieurs mètres linéaires de roche et près de 1200 m3 ont été
excavés.
Suite au déroctage, des failles ou cavités cachées originellement ont ainsi été mises à nu.
Aussi, la roche mise à nu par l’entreprise s’est révélée à certains endroits plus friables que celle
observée pendant la phase G2 PRO.
Il est ajouté que le déroctage ne peut débuter qu’en phase travaux.
Cette prestation, nécessitant un déploiement de moyens humains et matériels conséquent est
constitutive d’un début d’exécution des travaux et ne peut être mise en œuvre en phase études.
La mission G2 est réalisée selon la méthode définie ci-dessous :
Cette mission a été effectuée au moyen d’essais et reconnaissances géotechniques (sondages
destructifs, pressiométriques, sacrificiels, inspection de la falaise en technique alpine, etc.) tout
le long de l’emprise du projet (Poudrière, promenade sur mer comme sur roche). Ainsi, les
sondages préalables réalisés dans le cadre de cette mission ont été répartis en nombre aux
endroits stratégiques de la promenade de manière à obtenir une représentativité optimale du
contexte géotechnique du site et à déterminer les caractéristiques géotechniques des matériaux
présents sur l’ensemble de la zone (en tenant compte des difficultés d’accès propres au projet).
Cependant, au vu du caractère très hétérogène de la roche, la mission G2 PRO reposant
essentiellement, comme indiqué ci-dessus, sur des sondages, des observations de surface et des
déductions, n’a pas permis de déceler l’intégralité des anomalies présentes sur l’ensemble du
linéaire et n’ont pu mettre en évidence tous les désordres découverts lors des opérations de
déroctage.
Il est précisé qu’une étude structurelle du massif rocheux a également été effectuée.
Compte tenu du contexte géotechnique du site, cette étude basée sur des observations
visuelles n’a pu anticiper la découverte des désordres précités.
Les aléas géotechniques les plus impactant découverts pendant le chantier sont listés ci-dessous
:
- Zone CF6 : l’aspect profondément fracturé de la roche une fois celle-ci déroctée, la proximité
du rempart ainsi que la découverte d’une cavité d’environ 6 mètres de profondeur, initialement
recouverte d’un pan de mur, conduisent à opter pour un confortement sur une surface plus
grande et plus importante qu'indiquée initialement. La technique de confortement, en paroi

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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

clouée, dépasse le simple confortement par clouage. Comme indiqué dans l’avenant, le rapport
de la mission G2 ne pouvait déduire de ces investigations cette hypothèse contre intuitive non
envisagée par le géotechnicien. En effet, il était difficile d’appréhender qu‘un rempart repose
sur une zone creuse d’une telle envergure (Dimensions : 12 x 8,5 x (0,8 à 2,2) m).
-La destruction de la cheminée de brique de la zone 3 lors de la tempête « Adrian », ainsi que
les premières constatations de l’entreprise lors de sa prise de connaissance des lieux (des pierres
se descellaient à la main), ont conduit cette dernière à alerter la Maîtrise d’oeuvre et la Maîtrise
d’ouvrage sur la dangerosité à travailler en contrebas et à fortiori y faire passer du public. Ainsi,
des investigations complémentaires et la réalisation d’un diagnostic d’ouvrage a été réalisé par
Rocca e Terra. Celui-ci a mis en évidence la dangerosité du rempart à cet endroit avec un
désordre structurel important de l’ouvrage conduisant à un arrêt de chantier sur cette zone en
contrebas et une sécurisation en partie haute pour le lycée maritime. Un travail de consolidation
et de reprise intégrale d’une portion de rempart large de 10 mètres a ainsi été nécessaire.
- Le déroctage a révélé de nombreuses failles et cavités, qui ont dû être comblées et renforcées,
celles-ci étant positionnées sur les implantations des consoles.

évolution des estimations du coût global (études + maîtrise d’oeuvre + travaux) du


projet Aldilonda (montants HT)
Coût de la
Coût des Coût des
maîtrise Coût global Variation Variation
Année Phase études travaux
d'œuvre (en €) (en %) (en €)
(en €) (en €)
(en €)
Étude préliminaire et
2013 vote du plan de 2 890 000 3 764 931
financement avec tunnel
Étude préliminaire et
2016 vote du plan de 100 000 380 000 4 350 000 4 830 000 28 1 065 069
financement
Projet tel que
contractualisé avec le
2017 236 234 606 825 4 350 000 5 193 059 8 363 059
maître d'œuvre en
octobre 2017
2018 Avant-projet 236 234 606 825 4 700 000 5 543 059 7 350 000
Phase dossier
2018 consultation des 236 234 606 825 5 525 500 6 368 559 15 825 500
entreprises
Chantier (Sujétions
2019 236 234 606 825 6 657 000 7 500 059 18 1 131 500
techniques imprévues)
2020 Chantier 236 234 606 825 8 290 000 9 133 059 22 1 633 000

Variation 2016 / 2020 89 4 303 059


Source : chambre régionale des comptes

Ce processus de surenchères des coûts remet en cause la problématique du financement


de l’ouvrage.
REPONSE DE LA VILLE DE BASTIA :

105
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Au moment de l’ouverture de l’Autorisation de Programme (en 2013), une enveloppe financière


a été définit de manière approximative. Cette dernière a permis d’inscrire des crédits pour
déclencher l’opération et pour réaliser les premières dépenses et études. Depuis la création de
l’AP, le projet a évolué en termes de complexité technique. Cette opération qui initialement
consistait en la création d’un tunnel a évolué vers la réalisation d’une passerelle en
encorbellement soumise aux phénomènes de houle.
Pour rappel, le projet Aldilonda, passerelle de 450 ml, depuis l’entrée du tunnel au sud jusqu’au
Vieux-Port au nord est un projet exceptionnel de par sa technicité en raison des éléments
suivants : - Le site, constituant un éperon rocheux plongeant dans la mer ; - Le caractère
patrimonial du projet situé sous les remparts de la citadelle de Bastia inscrits aux monuments
historiques ; - Une passerelle surplombant la mer, avec un principe structurel spécifique, ainsi
qu’un ancrage singulier au site.
Après notification du marché de Maîtrise d’œuvre, c’est seulement au moment des phases
AVP/PRO que des essais en bassin peuvent être réalisés. Ces derniers nous permettront
d’affiner le dimensionnement de l’ouvrage en termes de résistance à la houle. Par ailleurs, suite
à la survenance de la tempête du 28/08/2017 d’orientation Sud Est, le relevé des vagues d’une
ampleur exceptionnelle (avec cette orientation) a également engendré une augmentation des
efforts. Ainsi, la prise en compte de ces éléments (qui ne pouvaient être connues qu’à ce stade
du projet) nécessite une révision du coût de l’opération à savoir 6 000 000 € HT. D’ailleurs, ce
n’est pas qu’à ce moment-là que le plan de financement des travaux intervient et se concrétise.
D’ailleurs, une aide au titre du FEDER à hauteur de 60% et une aide au titre de la Dotation
Quinquennale à hauteur de 20% sont octroyées par l’attribution d’arrêté et de convention de
subvention. Cette estimation de 6 000 000 € HT anticipait d’ores et déjà en partie
l’augmentation de l’enveloppe des travaux suite à la notification des marchés de travaux.
Par la suite, en phase Travaux, apparaissent des sujétions techniques imprévues qui impactent
le montant de l’opération. En effet, comme expliqué ci-dessus, malgré la réalisation d’une
mission G2 PRO approfondie, en témoigne l’enveloppe financière allouée à cette prestation, la
réalité géotechnique découverte pendant le chantier et confirmée lors des missions G3 et G4, a
eu pour conséquence le confortement de zones non négligeables, une nécessaire adaptation des
ancrages ainsi que de la méthodologie de mise en œuvre des entreprises. Comme indiqué
précédemment, la mission G2 PRO est par définition réalisée en phase études alors que la roche
n’est pas encore découverte par les opérations de déroctage. En l’espèce, il est précisé que
plusieurs mètres linéaires de roche et près de 1200 m3 ont été excavés. Suite au déroctage, des
failles ou cavités cachées originellement ont ainsi été mises à nu. Aussi, la roche mise à nu par
l’entreprise s’est révélée à certains endroits plus friables que celle observée pendant la phase
G2 PRO. Il est ajouté que le déroctage ne peut débuter qu’en phase travaux. Cette prestation,
nécessitant un déploiement de moyens humains et matériels conséquent est constitutive d’un
début d’exécution des travaux et ne peut être mise en œuvre en phase études.
Coût prévisionnel de MOE et honoraires divers arrêté par délibération en septembre 2017 :
910 059 € HT
Cout prévisionnel des travaux arrêtés par délibération de juillet 2018 au terme des études : 6
M€
TOTAL PREVISIONNEL OPERATION : 6 910 059 € HT
COUT CONSTATE A LA LIVRAISON : 9 800 000 € HT
SURCOUT CONSTATE : 2 889 941 € HT ET NON DE 4 303 059 € HT

106
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

En 2014, le plan de financement de cette opération s’inscrivait dans l’Axe 4-E Mobilité
du programme opérationnel du Fonds européen de développement régional (PO FEDER)122
avec une participation de 60% complétée, par principe d’additionnalité, par 20% de crédits de
la collectivité territoriale de Corse imputées sur la dotation quinquennale de la ville, le solde
restant à la charge de la commune. Du fait de la récupération de la TVA via le mécanisme du
fonds de compensation de la TVA, en l’état, le projet était quasiment autofinancé.
En avril 2016, comme suite aux deux délibérations du conseil municipal adoptant le
plan de financement de la maîtrise d’œuvre et honoraires divers et le plan de financement des
travaux, le schéma restait identique au précédent avec une dépense éligible subventionnée à
60% par la PO FEDER et un complément de 20% du montant HT apporté par la collectivité
territoriale de Corse.
Comme suite aux différentes révisions de coûts de juillet 2018, opérées en phase
d’études, la commune a engagé la programmation financière des travaux pour un dépôt de
demande de subvention auprès des services instructeurs de la collectivité de Corse et a adopté
le plan de financement des travaux intégrant les aléas et révisions de prix sur la base d’une
assiette éligible de 6 M€ HT. Dans sa séance du 4 décembre 2018, le COREPA a validé ce plan
et le 10 décembre 2018, le président du conseil exécutif de Corse a attribué la participation de
la collectivité de Corse suite à l’individualisation des crédits. De même, par courrier en date du
20 mai 2019, ce dernier a notifié à la commune la convention de financement au titre du
POFEDER. Fin 2018, le projet était donc toujours financé à 80% (dont 60% assuré par
l’Europe) de toutes les dépenses prévisionnelles identifiées (mission de maîtrise d’œuvre
élargie aux études d’agitation, contrôle technique, coordonnateur en matière de sécurité et de
protection de la santé, géotechnique…) sur deux phases distinctes (études et travaux) avec coût
d’objectif fixé à 6 M€.
En revanche, en 2019, les sujétions techniques imprévues entraînent un dépassement du
plafond contractualisé à hauteur de 6 M€. Avec un montant total des travaux de 8,29 M€, le
taux de financement du projet chute de 80 % à 58 % environ du montant HT. Quelles que soient
les hypothèses actuellement étudiées par la commune, chaque euro supplémentaire devra être
autofinancé par la commune.
REPONSE DE LA VILLE DE BASTIA
En juillet 2019, au moment de la passation de l’avenant, d’un point de vue financier, la Ville de
Bastia a anticipé afin d’éviter de prendre à sa charge la totalité des dépenses supplémentaires
liées à ces imprévues. Ainsi, elle obtient une aide supplémentaire non négligeable de 458 000
€ au titre de la Dotation Quinquennale 2015_2019 de la part de la Collectivité de Corse. Ainsi,
le taux de financement du projet est de 63% environ du montant HT (et non de 58% comme
indiqué par la CRC). Chaque euro supplémentaire ne sera pas autofinancé par la commune.

122
Le FEDER intervient dans le cadre de la politique de cohésion économique, sociale et territoriale. Il a
pour vocation de renforcer la cohésion économique et sociale dans l'Union européenne en corrigeant les
déséquilibres entre ses régions.

107
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

3.3.4 Le projet de l’Ondina cumule l’ensemble des dysfonctionnements constatés

Anticipant une saturation des sites existants, le conseil municipal acte par délibération
du 29 septembre 2006 la réalisation d’un nouveau cimetière au lieu-dit « Ondina ».
Un an plus tard, les travaux d’aménagement ainsi que la cession des parcelles
nécessaires sont déclarés d’utilité publique (arrêté préfectoral n°2007-250-9 du
7 septembre 2007). Par ordonnance du 17 septembre 2007 l’expropriation est prononcée et 16
parcelles ont été expropriées. Les indemnités d’expropriation d’un montant de 2,2 M€ ont été
acceptées, pour certaines à l’issue d’une procédure de négociation amiable, pour d’autres après
fixation judiciaire par le juge de l’expropriation. Certaines indemnités ont été consignées
(impossibilité d’identifier certains propriétaires, absence de justification de titre par les ayants-
droit). La publication de l’ordonnance d’expropriation n’est pas encore réalisée pour certaines
parcelles. Celle-ci devrait intervenir au cours de l’année 2020.
En janvier 2009, à l’issue d’une procédure de consultation, qui verra au final une seule
offre analysée, la maîtrise d’œuvre de la construction du nouveau cimetière et de sa voie d’accès
est confiée à un cabinet sur la base d’une enveloppe prévisionnelle des travaux de 6,37 M€ HT
avec un taux de rémunération de 6,75 %, soit un forfait provisoire de rémunération de près de
430 000 € HT.123 Un contrôleur technique est également désigné avec pour mission de vérifier
notamment la solidité des ouvrages constitutifs ou indissociables au bâtiment.
Le marché du lot n° 1 comprenant le génie civil et les VRD est notifié le 1er juin 2011 à
un groupement d’entreprises. La période de préparation de chantier s’ouvre le 20 juin 2011 et
le chantier se déroule jusqu’au début du mois d’avril 2013 sans évènement particulier, jusqu’à
ce qu’un mur, en cours de finalisation, s’effondre. Le sinistre est pris en charge par les assureurs
du chantier et des entreprises, après qu’aient été mis en évidence des faiblesses notables dans
les bétons. La reconstruction partielle de ce mur est achevée en juillet 2013.
En juillet 2013, le maître d’ouvrage demande au maître d’œuvre de projeter la réalisation
de travaux supplémentaires : modification du jardin des souvenirs et des colombariums,
réalisation d’une plate-forme supplémentaire pour les inhumations en pleine terre, création
d’environ 200 concessions supplémentaires, création d’un réseau d’arrosage par captage d’une
source, densification du réseau de communication, génie civil des cuves d’alimentation en gaz
du crématorium et création d’un mur en pied de talus à proximité de l’ossuaire. Ces demandes
sont destinées notamment à augmenter la capacité du cimetière le faisant passer ainsi de 434 à
564 concessions (soit une augmentation de 23 %). Ces travaux supplémentaires entraînent un
surcoût de 711 486 € HT et, dans le même temps, des travaux imprévus sont chiffrés à
267 108 € HT tandis que des travaux en moins-value viennent en déduction pour un montant
de 177 880 €. En février 2014, l’avenant qui vient accroître le montant total des travaux

123
Le 12 août 2008, la ville a initié une procédure d’appel d’offres ouvert concernant la maîtrise d’œuvre
relative aux travaux du nouveau cimetière. Réunie le 17 décembre 2008, « la commission d’appel d’offres a rejeté
deux candidatures en présence de deux offres mal présentées », puis accepté l’unique candidature restante. Celle-
ci a alors procédé à l’ouverture de la deuxième enveloppe et a renvoyé l’unique offre pour étude au service
instructeur (en l’occurrence M Inial Jean-Louis « recruté » pour une prestation d’assistance à maîtrise d’ouvrage
sans mise en concurrence, achat sur facture d’un montant de 9 771,32 €. Le rapport d’analyse de l’offre est très
court avec deux pages, et décerne une note de 17,20 sur 20 à l’offre du cabinet Blasini en concluant « l’offre
présentée est de qualité et aborde parfaitement les différents aspects de la mission »). Réunie le 14 janvier 2009 et
après avoir entendue l’analyse de l’offre et le rapport du service instructeur, la commission d’appel d’offres a
attribué le marché au cabinet Blasini.

108
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

supplémentaires de + 800 715,67 € HT (soit un accroissement de l’enveloppe prévisionnelle de


11,28 %) fait également porter le montant total définitif du forfait de rémunération du maître
d’œuvre à 584 895,31 € HT (soit une augmentation de 3,6 % par rapport au montant initial).
Le marché initial prévoyait un délai légal de fin de travaux au 19 décembre 2012.
Comme suite aux ordres de services 5 et 8 et à l’avenant n°1, ainsi qu’aux intempéries
(110 jours au total) le délai contractuel est fixé au 5 novembre 2013. La réception est prononcée
avec réserves le 28 février 2014, réserves qui n’ont été levées qu’en partie en 2019.
Dès les premiers mois suivant la fin du chantier des tassements apparaissent sur le
trottoir sommital d’un mur, une réunion du 14 avril 2014, pilotée par le maître d’œuvre,
mentionnant déjà à cette date un tassement de 8,5 centimètres. Au 8 septembre 2014, ce
tassement atteint au même point de mesure 11 centimètres, puis de 16 à 17 centimètres en 2019.
Dans la nuit du 6 au 7 mars 2015, presque un an après la détection du problème, le talus reliant
la route départementale au cimetière s’effondre, brisant le mur de pied de talus et emportant
avec lui trois caveaux.
Par requête du 25 juin 2015, la commune de Bastia assigne les auteurs du chantier,
maître d’œuvre, entreprises, et contrôleur technique. Une mesure d’expertise est ordonnée par
le tribunal administratif de Bastia en date du 7 septembre 2015 afin d’identifier les désordres
qui affectent le cimetière et surtout les causes et responsabilités.
Pendant les opérations d’expertise qui débutent le 30 novembre 2015, de nouveaux
désordres apparaissent, notamment l’affaissement et la fissuration de dalles de caveaux,
l’affaissement d’autres zones de trottoir ou de chaussées, le ravinement sous chaussée de la
voirie sud du cimetière, une forte dégradation de la surface des murs de soutènement dont les
bétons ont fini par s’effriter par endroits.
Le rapport de l’expert remis le 10 janvier 2020 mentionne plusieurs points et en
particulier les études de sols insuffisantes, les bétons dilués par l’entrepreneur et les ferraillages
qui fragilisent la structure. S’agissant des remblais, l’expert relève qu’ils ont été mis en place à
l'arrière des murs, en grande partie conformément aux prescriptions déficientes du CCTP, qu’ils
présentent des caractéristiques mécaniques hydrauliques insuffisantes et ont manifestement été
mis en œuvre sans avoir été compactés correctement. Le montant des travaux de réparation est
évalué entre 9,8 et 10,6 M€ ; le montant des préjudices pour la commune est « proposé » à
434 718 € TTC.
Sur ce dossier les frais d’avocat acquittés ou dus fin février 2020 s’établissaient à
16 344 €. Aux frais de conseils et d’assistance techniques (247 000 € dont 96 600 € pour
l’expert et 149 913 € pour le sapiteur), il convient d’ajouter également les frais de conseil et
d’expertise comptable pour le préjudice lié à la perte d’exploitation s’élevant à 6 600 € TTC.
Si dans le cadre de la procédure la commune a avancé les frais d’expertise, suivant une
éventuelle condamnation à venir, ceux-ci pourraient lui être remboursés. Il y a lieu également
de prendre en considération le temps passé par les différents services de la ville sur ce dossier.
Selon une estimation du service juridique, le traitement de ce dossier requiert environ cinq jours
par mois, depuis trois ans pour les deux cadres de la direction juridique et un ingénieur de la
direction du patrimoine, soit 540 jours-homme. À ce temps doit être rajouté également la
participation et la préparation aux neuf réunions d’accédit regroupant le maire, la directrice de
l’administration générale (chargée notamment des cimetières), la direction des affaires
juridiques (responsable de pôle et directeur), la DAPT (directeur et un ou deux ingénieurs), le
directeur général des services. Chaque accédit dure environ cinq à six heures et est précédé

109
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
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systématiquement d’une réunion préparatoire reprenant les mêmes participants pouvant durer
de deux à trois heures.
REPONSE VILLE DE BASTIA : Il convient de rectifier diverses erreurs constatées dans le
déroulement de l’analyse faite par la chambre concernant les travaux du cimetière :
- erreur date de notification du marché du lot 1 : 8 juin 2011 et non 1er juin 2011 (qui
correspond à la date de signature du marché et non à la date de notification).
- Erreurs de date dans la phrase suivante « En février 2014 – (Le 22 juillet 2013) - ,
l'avenant 1de travaux qui vient accroître le montant total des travaux supplémentaires
de + 800 715,67 € HT (soit un accroissement de l 'enveloppe prévisionnelle de 11,28
% - accroissement par rapport au montant initial du marché de + 13,59 % ) fait
également porter le montant total définitif du forfait de rémunération du maître
d'œuvre à 584 895,31 € HT (soit une augmentation de 3,6 % - (erreur de % + 36.03 %
par rapport au montant initial) »
Observation - Récapitulatif du marché de maitrise d’œuvre :
Montant initial du marché de MOE : 429 975,00 € HT
Avenant n°1 qui fixe le taux définitif de rémunération du MOE : 479 250,00 € HT- soit +
22,04%
Avenant 2 pour les différentes modifications : 584 895,31 € HT- soit + 36.03 % par rapport
au montant initial
- La phrase suivante se doit d’être corrigée : « La période de préparation de chantier
s'ouvre le 20 juin 2011 et le chantier se déroule jusqu'au début du mois d'avril 201 3
sans évènement particulier, jusqu'à ce qu'un mur, en cours de finalisation, s'effondre.
Le sinistre est pris en charge par les assureurs du chantier et des entreprises, après
qu'aient été mis en évidence des faiblesses notables dans les bétons. La
reconstruction partielle de ce mur est achevée en juillet 2013 ». Il convient de préciser
que la ville n’a au stade de la reconstruction du mur, jamais eu connaissance de la
faiblesse des bétons. Une analyse par l’entreprise CEBTP GINGER a été effectuée
mais (cf. courriers envoyés par la commune pour demander les résultats au maitre
d’œuvre Blasini et la SNC Vandasi le 21 juin 2013, le 10 mars 2013 et le 16 mars
2013, restées sans réponse), les entreprises n’ont jamais communiqué ces éléments
….. Ces derniers seront divulgués lors de l’expertise judiciaire. L’expert a pu constater
alors page 13 de son rapport « la faiblesse notable des bétons et la mauvaise qualités
des remblais ». l’expert a également conclu page 49 de son rapport que « ces résultats
et ces constats connus de tous les participants à l’acte à construire n’ont pas eu les
conséquences qu’il eut été normal d’attendre pour la suite des travaux. Exception
faite de la maitrise d’ouvrage qui n’aura jamais le rapport en main avant la
présente expertise… et qui n’aura donc pas les moyens objectifs d’évaluer la
gravité du sujet, les résultats de ces études ont été transmis à tous, assureur compris,
sans que cela ne soulève la moindre remarque ».

- Il y a une méprise sur les éléments techniques du dossier : « Dès les premiers mois
suivant la fin du chantier des tassements apparaissent sur le trottoir sommital d'un mur,
une réunion du 14 avril 2014, pilotée par le maître d'œuvre, mentionnant déjà à cette
date un tassement de 8,5 centimètres. Au 8 septembre 2014, ce tassement atteint au

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

même point de mesure 11 centimètres, puis de 16 à 17 centimètres en 2019. Dans la


nuit du 6 au 7 mars 201 5, presque un an après la détection du problème, le talus
reliant la route départementale au cimetière s'effondre, brisant le mur de pied de talus
et emportant avec lui trois caveaux ». Il n’y a aucun rapport entre le tassement du
trottoir à l’entrée du cimetière et l’effondrement du talus le 7 mars 2015. En effet,
le talus effondré n’est pas dans la même zone que les parties de trottoirs tassées.
Rappelons que ces affaissements ont été constatés après la réception avec réserves le 28
février 2014 et que l’effondrement du talus n’a pas été prévisible lors des opérations de
réception du cimetière.

- Le montant des travaux de réparation est évalué entre 9,8 et 10,6 M€ ; le montant
des préjudices pour la commune est « proposé » à 434 71 8 € TTC (erreur : 317
491,53 € d’imputabilités pour la Ville pour la solution à 9,8 M €)
- Le traitement de ce dossier requiert environ cinq jours par mois, depuis trois ans pour
les deux cadres de la direction juridique et un ingénieur de la direction du patrimoine
(ingénieur des services techniques), soit 540 jours –homme.

3.4 LE SUIVI DE L’UTILISATION DES ÉQUIPEMENTS

3.4.1 La question de la fréquentation de l’Alb’Oru

S’inscrivant dans le cadre du projet de restructuration des quartiers sud visant


l’émergence d’un « centre urbain secondaire, fonctionnant en complémentarité avec la ville
centre »124, le centre culturel de l’Alb’Oru comprend une salle de spectacle de 342 places assises
(ou 544 places debout), une médiathèque de 800 m2, une salle des pratiques artistiques de
100 m2, des espaces d’exposition et des locaux techniques, des studios d’enregistrement au
nombre de quatre, ainsi qu’une cafeteria. En extérieur, un théâtre de verdure, un parking de 126
places et des espaces verts viennent compléter le bâtiment.

124
in Programme architectural et technique de juillet 2005 présenté par le cabinet Atelier 21 § 2.1 les
enjeux communs du projet des quartiers Sud.

111
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

comparaison de l’activité « spectacles » entre le Théâtre municipal et le centre


culturel Alb’Oru

Nombre de levers de rideau Fréquentation totale


40 13 000

20 8 000

0 3 000
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Théâtre Alb’oru Théâtre Alb’oru

Théatre Alb'Oru
€572 075 €400 000 €301 695
€542 640
€247 985 €239 092
€436 556
€500 000
€280 726 €200 000
€300 000 €210 547 €53 307 €64 359 €62 810
€155 622

€100 000 €0
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Dépenses Recettes Dépenses Recettes

Source : ville de Bastia – rapport d’activité 2018 de la direction des politiques éducatives et culturelles

La chambre relève que le centre répond aux objectifs assignés à travers l’éventail des
activités culturelles proposées : une programmation culturelle autour du spectacle vivant
(théâtre, musique, danse et arts du cirque), des cycles d’expositions (peinture, photo, vidéo),
des actions de médiation culturelle, un accompagnement des pratiques artistiques notamment
dans le domaine des musiques actuelles et le développement du secteur du livre, de la lecture,
des arts numériques.
En terme d’activité, tant l’accueil des scolaires que les résidences d’artistes, la
fréquentation de la médiathèque ou le nombre de spectateurs font l’objet d’un suivi régulier par
les services en charge de la culture.
Sur le plan de l’activité et des spectacles, aux termes des trois dernières années
disponibles, mentionnées dans le rapport d’activité de la direction des politiques éducatives et
culturelles, si le centre culturel de l’Alb’Oru accueille un plus grand nombre de spectacles que
le théâtre municipal de la ville, le nombre de spectateurs, quant à lui, est moins important.
Avec une fréquentation moyenne par spectacle de 186 spectateurs en 2016, 197 en 2017
et 148 en 2018, le taux de remplissage, sur la base d’une jauge à 342 places assises (et à
considérer que toutes les manifestations se sont jouées dans cette configuration) s’est établi à
54 % en 2016, 58 % en 2017 et 43 % en 2019.

112
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

REPONSE VILLE DE BASTIA : « Avec une fréquentation moyenne par spectacle de


186 spectateurs en 2016, 197 en 2017 et 148 en 2018, le taux de remplissage, sur la base d’une
jauge de 342 places (et à considérer que toutes les manifestations se sont jouées dans cette
configuration) s’est établi à 54% en 2016, 58% en 2017 et 43% en 2019 (erreur de la CRC) en
2018 ».
2018 2019
2016 2017

Nombre moyen de spectateurs 187


186 197 148
par spectacle
Taux de remplissage moyen 54 %
54 % 58 % 43 %
par spectacle
Nombre de levers de rideau 28
36 27 34
Dont spectacles jeune public 6
2 3 4

évolution de la fréquentation des spectacles et des dépenses afférentes

2019 Évolution
2016 2017 2018 Budget annuelle
primitif moyenne
Fréquentation - Nombre de places
6 698 4 803 5 057 4 500 - 11 %
distribuées
- dont gratuites 1 286 842 792 - 20 %
Nombre de billets vendus 5 412 3 961 4 227 4 000 -8%
Recettes billetterie (en €) 53 307 50 434 48 610 55 000 1%
Occupation - Nombre de jours
d’utilisation (en tenant compte du temps 146 150 151 150 1%
de montage et de démontage)
Total des dépenses liées aux
301 695 247 985 239 092 247 500 -6%
manifestation (en €)
Total cachets des artistes (cession)
218 242 173 735 161 542 198 000 -2%
(en €)
Source : ville de Bastia

Pour ce qui concerne l’utilisation des salles de répétitions, l’année 2018 semble marquée
par une baisse d’activité sérieuse.

évolution de l’utilisation des salles de répétition

2016 2017 2018


36 groupes 38 groupes 27 groupes
Occupation : 130 fois Occupation : 94 fois Occupation : 333 heures
Recettes : 3 440 € Recettes : 3 110 € Recettes : 780 €
Projets développés : 5
Source : ville de Bastia

113
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S’agissant du fonctionnement du centre culturel, ses effectifs sont stabilisés à 16 agents


dont huit pour la médiathèque. Son budget 2019 représente moins de la moitié de celui du
théâtre municipal (614 500 €).

évolution du budget de fonctionnement (en €) et des effectifs du centre culturel (en


ETP) de l’Alb’Oru
Évolution
2016 2017 2018 2019 (BP) annuelle
moyenne
Budget fonctionnement Alb'Oru 329 803 338 547 251 563 268 500 -5%
Effectif Alb'Oru dont 14 16 16 16 5%
Service technique 3 4 4 4 11 %
Accueil / billetterie 1 1 1 1 0%
Administratif 2 2 2 2 0%
Médiathèque 7 8 8 8 5%
Studios 1 1 1 1 0%
Source : ville de Bastia

REPONSE VILLE DE BASTIA : L’année 2016 a été l’année d’ouverture du centre


culturel Alb’oru, inauguré le 25 septembre, et a donc suscité la curiosité des publics qui s’est
prolongée en 2017.
En 2018, la mise en place de projets culturels participatifs et l’augmentation des
spectacles jeunes publics qui génèrent moins de fréquentation, expliquent la baisse du nombre
moyen de spectateurs.
Il est précisé que l’année 2019 marque une stabilisation du projet : on retrouve un taux moyen
de spectateurs identique à 2016 avec cependant un nombre de spectacles jeunes publics qui a
doublé par rapport à 2017, année qui affiche le meilleur taux de remplissage.

 « Pour ce qui concerne l’utilisation des salles de répétition, l’année 2018 semble marquée par
une baisse d’activités sérieuse »

2018 2019
2016 2017

Occupation des studios 130 fois 94 fois 333 h 168 h

Nombre de groupes 36 38 27 30

Recettes 3 440 € 3 110 € 780 € 1 660 €

A partir de 2018, la fréquentation des studios a connu une baisse en raison de l’ouverture de
nouveaux lieux de répétition à Bastia et alentours.

D’autre part, les studios de répétition accueillent des groupes de musiques actuelles mais ils
sont également des espaces dédiés à des projets et partenariats qui ne génèrent pas de recettes

114
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et n’apparaissent pas dans les bilans quantitatifs mais permettent l’ancrage sur le territoire et
l’accueil de publics jeunes.
Depuis 2018 de nombreux projets sont ainsi développés :
- Ateliers de musique
- Plateau Rock
- Chant
- Accompagnement musical
- Eveil musical
- Accueil de Microfolies.

3.4.2 Les économies d’énergie engendrées par la rénovation thermique de l’hôtel de ville
Sur la base d’un rapport du 3 novembre 2010, consacré au diagnostic énergétique de
l’hôtel de ville qui établissait de potentielles économies d’énergie sur l’ensemble de la
construction mais aussi une augmentation du confort des usagers, les lignes d’un programme
d’investissements ont été arrêtées afin de rénover ce bâtiment de 4 400 m2 environ, construit
dans les années soixante, et dont la consommation énergétique annuelle était évaluée à 425 131
kilowattheure (soit 96,6 kilowattheure par m2 et par an).
Comme suite à ce diagnostic, la commune a répondu à l’appel à projet « bâtiments
démonstrateurs en Corse »125 et a entrepris la rénovation thermique de l’hôtel de ville sur la
base d’un ravalement des façades par isolation, d’une isolation de la toiture, du remplacement
des menuiseries ainsi que du système de chauffage, de la mise en place d’un système de
rafraîchissement, d’une ventilation mécanique contrôlée et d’une amélioration énergétique de
l’éclairage.
Affiché initialement pour un montant de 2,8 M€ TTC, le coût in fine de l’opération
ressort à 3,1 M€ TTC, soit un surplus de 13% tenant à la passation de quelques avenants (pour
un montant de 30 000 € environ) mais également à une transaction (de 65 000 €) intervenue
pour solder des travaux effectués sous couvert du maître d’œuvre mais non prévus au marché.
Le total des subventions s’est élevé à 800 000 € et la participation de la ville a été
légèrement inférieure à 2,4 M€.
La commune a fait le choix de matériaux et de techniques allant au-delà des
préconisations du diagnostic améliorant la réduction des consommations comme par exemple
le passage à un éclairage à LED ou le parement avec lame d’air sur l’isolation extérieure. En
2019, la consommation énergétique estimée du bâtiment est de 272 212 kilowatt heure par an
ce qui représente une diminution de 35%. Sur le plan des consommations énergétiques, le suivi
interne fait ressortir une baisse du montant total des fluides de 44 % entre 2012 et 2015. Enfin,
s’agissant du confort, l’amélioration est indéniable, le bâtiment se situant à proximité immédiate
du port de commerce, les agents n’ont plus à ouvrir les fenêtres de leur bureau pour les
rafraichir.

125
Cet appel à candidatures dont la date de remise des candidatures était arrêtée au 28 juin 2013
s’inscrivait dans le cadre du PRODEME (Programme de Développement des Énergies Renouvelables et de la
Maîtrise de l’Énergie), convention annuelle État/ADEME/Région en application du contrat de projets État-Région
2007-2013. Par ailleurs, des fonds FEDER étaient également mobilisés.

115
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coût des consommations énergétiques de la mairie centrale


Évolution
(en €) 2012 2013 2014 2015 annuelle
moyenne
Eau 2 432 1 870 4 588 2 432 25 %
Électricité 31 600 32 854 33 253 27 582 -4%
Chauffage 20 000 18 591 16 930 -
TOTAL 54 032 53 315 54 771 30 014 - 15 %
Source : ville de Bastia

______________________ CONCLUSION INTERMÉDIAIRE ______________________

La politique ambitieuse en matière de grands projets est imparfaitement traduite dans le PPI
dont l’exécution devrait faire l’objet d’une présentation devant le conseil municipal, lequel
n’étant informé que des modifications des plans de financement.
Les nombreuses passations d’avenant aux marchés, pour cause de travaux imprévus ou de
travaux supplémentaires, outre les désordres financiers qu’ils provoquent, remettent fortement
en cause l’objectif de transparence affiché par l’exécutif dans la mesure où ces avenants ne
nécessitent pas une délibération du conseil municipal.
Tout dérapage est susceptible désormais d’accroître la part de l’autofinancement dont il a été
établi qu’il était à reconstituer.

116
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ANNEXES

Annexe n° 1. Tableaux relatifs à la gestion des ressources humaines ................................................ 118


Annexe n° 2. Tableaux relatifs à l’analyse financière......................................................................... 145
Annexe n° 3. Tableaux relatifs à la comptabilité ................................................................................ 162
Annexe n° 4. Présentation des projets contrôlés par la chambre ........................................................ 168
Annexe n° 5. Liste des avenants ......................................................................................................... 173
Annexe n° 6. Glossaire ....................................................................................................................... 176

117
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Annexe n° 1. Tableaux relatifs à la gestion des ressources humaines


Tableau n° A1-1 : effectif concerné par les trois transferts intervenus entre 2012 et 2019
(en ERA) 126 Transfert 2012 Transfert 2017 Transfert 2018 Total
Effectif concerné 60 5 14 79
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-2 : ventilation par catégorie fonction publique de l'effectif transféré entre
2012 et 2019
(en ERA) Transfert 2012 Transfert 2017 Transfert 2018 Total
Catégorie A 0 0 2 2
Catégorie B 0 0 7 7
Catégorie C 60 5 5 70
Total 60 5 14 79
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-3 : ventilation par filière de l'effectif transféré entre 2012 et 2019
(en ERA) Transfert 2012 Transfert 2017 Transfert 2018 Total
Administrative 2 1 7 10
Sociale 0 0 6 6
Technique 58 4 1 63
Total 60 5 14 79
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de par la direction des ressources humaines de la commune. ERA
pour effectif réel en agents.

Tableau n° A1-4 : variation annuelle constatée au 31 décembre de l’effectif d’agents


titulaires entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019
(en ERA) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
01/01 31/12 31/12 31/12 31/12 31/12 31/12 31/12 01/01 31/12
Effectif constaté 637 588 600 616 611 599 591 597 604 -32
Variation
- 49 12 16 -5 - 12 -6 -2 13 - 33
annuelle
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

126
Era pour effectif réel en agents.

118
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Tableau n° A1-5 : variation annuelle théorique de l’effectif d’agents titulaires entre le


1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019 sans aucun recrutement suite aux transferts de
personnel

(en ERA) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Total
Effectif au 01/01 637 577 577 577 577 577 572 558
Transferts - 60 0 0 0 0 -5 - 14 0 - 79
Effectif au 31/12 577 577 577 577 577 572 558 558
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-6 : rythme annuel de création des emplois supplémentaires entre 2012 et
2019 consécutivement aux transferts de personnel
(en ERA) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Total
Variation annuelle
- 49 12 16 -5 - 12 -2 -6 13 - 33
constatée (1)
Réduction
théorique
- 60 0 0 0 0 -5 - 14 0 - 79
de l'effectif suite
aux transferts (2)
Effectif
supplémentaire 11 12 16 -5 - 12 3 8 13 46
créé (3) = (1) - (2)
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

119
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A1-7 : évolution au 31 décembre par filière de l’effectif d’agents titulaires


entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019
(en ERA) 2012 Evolution
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12
01/01/2012
Filière
administrative
124 124 128 141 147 146 153 152 160 36
Filière animation 20 19 20 27 26 23 22 20 18 -2
Filière culturelle 14 14 15 14 14 12 10 8 8 -6
Filière médico-
sociale
13 16 17 18 18 19 20 20 15 2
Filière sécurité 21 20 18 19 17 17 19 19 20 -1
Filière sociale 61 63 67 69 67 65 62 62 41 - 20
Filière sportive 1 1 1 0 0 0 0 0 0 -1
Filière technique 383 331 334 328 322 317 311 332 342 - 41
Total 637 588 600 616 611 599 597 591 604 - 33
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-8 : évolution par filière de l'effectif d’agents titulaires entre le


1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019 en tenant compte des transferts de personnel

Évolution
Évolution totale
31/12/2019 Effectif 31/12/2019
(en ERA) / transféré /
01/01/2012 (2) 01/01/2012
(1) (3) = (1) +
(2)

Filière administrative 36 10 46
Filière animation -2 0 -2
Filière culturelle -6 0 -6
Filière médico-sociale 2 0 2
Filière sécurité -1 0 -1
Filière sociale - 20 6 - 14
Filière sportive -1 0 -1
Filière technique - 41 63 22
Total - 33 79 46
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

120
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A1-9 : évolution de l’effectif au 31 décembre d’agents titulaires de la filière


administrative entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019
(en ERA) 2012 Evolution
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12 01/01/2012
Directeur général des
services /directeur
général adjoint 6 9 6 7 6 5 2 4 4 -2
Administrateur /
Directeur (catégorie A)
Attaché (catégorie A) 17 16 25 30 34 35 39 35 37 20
Rédacteur (catégorie B) 24 25 26 27 28 29 30 31 29 5
Adjoint (catégorie C) 77 74 71 77 79 77 82 82 90 13
Total 124 124 128 141 147 146 153 152 160 36
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-10 : évolution au 31 décembre par catégorie fonction publique de l’effectif


d’agents titulaires entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019
(en ERA) 2012 Evolution
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12 01/01/2012
Catégorie A 38 42 52 56 59 58 58 56 58 20
Catégorie B 62 62 65 66 66 67 68 63 61 -1
Catégorie C 537 484 483 494 486 474 471 472 485 - 52
Total 637 588 600 616 611 599 597 591 604 - 33
Poids relatif catégorie A 6% 7% 9% 9% 10 % 10 % 10 % 9% 10 %
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

121
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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A1-11 : évolution par filière de l’effectif d’agents titulaires de catégorie A


entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019
(en ERA) 2012 Evolution
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12 01/01/2012
Filière administrative 23 25 31 37 40 40 41 39 41 18
Filière animation
Filière culturelle 4 6 7 6 7 4 3 2 2 -2
Filière médico-sociale 1 1 1 2 2 2 2 2 2 1
Filière sécurité
Filière sociale
Filière sportive 1 1 1 0 0 0 0 0 0 -1
Filière technique 9 9 12 11 10 12 12 13 13 4
Total 38 42 52 56 59 58 58 56 58 20
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-12 : évolution par catégorie fonction publique de l'effectif d'agents


titulaires entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019 en tenant compte des transferts
de personnel

Évolution
Évolution totale
31/12/2019 Effectif 31/12/2019
(en ERA) / transféré /
01/01/2012 (2) 01/01/2012
(1) (3) = (1) +
(2)

Catégorie A 20 2 22
Catégorie B -1 7 6
Catégorie C - 52 70 18
Total - 33 79 46
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-13 : évolution au 31 décembre de l’effectif d’agents non titulaires entre le


1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019
(en ERA) 2012 Evolution
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12
01/01/2012

Effectif de non titulaire 33 40 40 44 68 94 111 123 123 90

Variation annuelle 7 0 4 24 26 17 12 0 90

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune. Agents
non titulaires en fonctions, hors vacataires).

122
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A1-14 : évolution au 31 décembre par grade de l’effectif d’agents non titulaires
entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019
Evolution
2012
(en ERA) Catégorie 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12 01/01/2012

Filière administrative

Directeur A 1 1 1 0 0 0 0 0 0 -1

Attachés A 4 5 2 1 2 5 5 8 9 5

Rédacteur B 1 1 0 0 0 1 0 0 1 0

Adjoint C 1 4 4 2 3 7 11 12 10 9

Filière animation

Adjoint C 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0

Filière culturelle

Conservateur
A 1 1 0 0 0 0 0 0 0 -1
du patrimoine

Attaché
A 1 1 0 0 0 0 1 1 1 0
conservation

Adjoint du
C 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0
patrimoine

Filière médico-sociale

Médecin A 1 1 1 0 0 0 1 1 1 0

Auxiliaire
C 0 2 0 1 0 0 0 1 4 4
puériculture

Filière sociale

Assistant social
B 1 0 0 0 0 0 1 0 1 0
éducatif

Éducateur de
B 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1
jeunes enfants

ATSEM C 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1

Agent Social C 0 0 0 0 1 5 3 2 1 1

Filière technique

Ingénieur A 3 4 1 1 2 2 2 3 3 0

Technicien B 4 3 3 2 2 2 3 3 2 -2

Adjoint C 8 9 8 4 13 26 50 53 41 33

Total non titulaires hors


26 32 20 11 23 49 78 85 77 51
autres

123
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Evolution
2012
(en ERA) Catégorie 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12 01/01/2012

Autres

Collaborateur
- 2 2 2 2 3 2 3 3 3 1
de cabinet

Femme de
- 5 5 4 3 3 3 3 2 1 -4
service

Contrat aidé
(CAE – emploi - 0 0 11 16 26 28 17 16 27 27
d’avenir

Apprenti - 0 1 3 11 13 12 10 17 15 1

Total autres 7 8 20 33 45 45 33 38 46 39

Total général 33 40 40 44 68 94 111 123 123 90

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune. (Agents
non titulaires en fonctions, hors vacataires).

Tableau n° A1-15 : évolution au 31 décembre par filière de l’effectif d’agents non


titulaires entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019

2012 Evolution
(en ERA) 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12
01/01/2012

Total non titulaires hors autres 26 32 20 11 23 49 78 85 77 51


Dont filière administrative 7 11 7 3 5 13 16 20 20 13
Dont filière animation 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0
Dont filière culturelle 2 2 0 0 0 0 2 1 1 -1
Dont filière médico-sociale 1 3 1 1 0 0 1 2 5 4
Dont filière sociale 1 0 0 0 1 5 4 3 5 4
Dont filière technique 15 16 12 7 17 30 55 59 46 31
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune. (Effectif
d’agents non titulaires en fonctions, hors collaborateurs de cabinet, femmes de service, contrats aidés, apprentis et vacataires).

124
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Tableau n° A1-16 : évolution au 31 décembre par catégorie fonction publique de l’effectif


d’agents non titulaires entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019

2012 Evolution
(en ERA) 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12
01/01/2012

Total non titulaires hors autres 26 32 20 11 23 49 78 85 77 51


Dont A 11 13 5 2 4 7 9 13 14 3
Dont B 6 4 3 2 2 3 4 3 5 -1
Dont C 9 15 12 7 17 39 65 69 58 49
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune. ( ffectif
d’agents non titulaires en fonctions, hors collaborateurs de cabinet, femmes de service, contrats aidés, apprentis et vacataires).

Tableau n° A1-17 : évolution de l’effectif d’agents non titulaires recruté en qualité


d’adjoint administratif, d’adjoint technique, d’apprenti ou par le biais d’un contrat aidé
entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019

2012 Evolution
(en ERA) 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 31/12/2019
01/01 31/12
01/01/2012

Adjoints administratifs 1 4 4 2 3 7 11 12 10 9
Adjoints techniques 8 9 8 4 13 26 50 53 41 33
Apprentis 0 1 3 11 13 12 10 17 15 15
Contrats aidés (CAE – emplois
0 0 11 16 26 28 17 16 27 27
d’avenir
Total général 9 14 26 33 55 73 88 98 93 84
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune. (Agents
non titulaires en fonctions, hors vacataires).

125
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Tableau n° A1-18 : évolution au 31 décembre du nombre de mensualités de recrutement


d’agents non titulaires (hors vacataires) entre 2012 et 2019
Evolution
2012 2013 2014 2015 2016 20176 2018 2019 31/12/2019
01/01/2012

Mensualités de recrutement 577 658 522 714 1 104 1 269 1 378 1 338 761

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-19 : évolution de l'effectif total entre le 1er janvier 2012 et le


31 décembre 2019
(en ERA) Titulaires Non titulaires Total
01/01/2012 637 33 670
31/12/2012 588 40 628
31/12/2013 600 40 640
31/12/2014 616 44 660
31/12/2015 611 68 679
31/12/2016 599 94 693
31/12/2017 597 111 708
31/12/2018 591 123 714
31/12/2019 604 123 727
Source : chambre régionale des comptes d’après les données der la direction des ressources humaines de la commune. ERA
pour effectif réel en agents.

Tableau n° A1-20 : variation de l’effectif total entre le 1er janvier 2012 et le


31 décembre 2019, hors transferts et avec transferts de personnel
(en ERA) Titulaires Non titulaires Total
01/01/2012 637 33 670
31/12/2019 604 123 727
Variation de l'effectif
hors transferts de - 33 90 57
personnel (1)
Réduction de l'effectif
suite aux transferts de - 79 0 - 79
personnel (2)
Variation de l'effectif
avec transferts de
46 90 136
personnel
(3) = (1) - (2)
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

126
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Tableau n° A1-21 : variation de l’effectif par année entre 2012 et


2019, hors transferts et avec transferts de personnel

Variation de Réduction de Variation de


l'effectif l'effectif l'effectif
Variation de
titulaire hors titulaire suite titulaire avec
(en ERA) l'effectif
transferts de aux transferts transferts de
non titulaire
personnel de personnel personnel
(1) (2) (3) = (1) - (2)
2012 - 49 - 60 11 7
2013 12 0 12 0
2014 16 0 16 4
2015 -5 0 -5 24
2016 - 12 0 - 12 26
2017 -2 -5 3 17
2018 -6 - 14 8 12
2019 13 0 13 0
Total - 33 - 79 46 90
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-22 : variation de l’effectif par année et en cumul entre 2012 et 2019

Variation de
l'effectif Variation de Variation de
Variation de
titulaire avec l'effectif l’effectif total
(en ERA) l’effectif total
transferts de non titulaire par année
en cumul
personnel (2) (3) = (1) + (2)
(1)
2012 11 7 18 18
2013 12 0 12 30
2014 16 4 20 50
2015 -5 24 19 69
2016 - 12 26 14 83
2017 3 17 20 103
2018 8 12 20 123
2019 13 0 13 136
Total 46 90 136
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

127
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Tableau n° A1-23 : évolution au 31 décembre par filière de l’effectif total entre le


1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019, hors transferts et avec transferts de personnel

2012 Effecti
Evolution Evolution
fs
31/12/2019 titulair 31/12/2019
(en ERA) 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 01/01/2012 e 01/01/2012
01/01 31/12 hors transferts transfé avec
ré transferts
(1) (3) =(1)+(2)
(2)

Administrative 180 49 10 59
Animation 18 -2 0 -2
Culturelle 9 -7 0 -7
Médico-sociale 20 6 0 6
Sécurité 20 -1 0 -1
Sociale 46 - 16 6 - 10
Sportive 0 -1 0 -1
Technique 388 - 10 63 53
Autre 46 39 0 39
TOTAL 727 57 79 136
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources hum4aines de la commune. (Effectif
pris en compte dans la rubrique "Autre" : collaborateurs de cabinet, femmes de service, contrats aidés et apprentis).

Tableau n° A1-24 : évolution par catégorie fonction publique de l’effectif total entre
le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2019, hors transferts et avec transferts de personnel

2012 Evolution Evolution


31/12/2019 Effectifs
titulaire 31/12/2019
01/01/2012 01/01/2012
(en ERA) 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 transféré
01/01 31/12 hors avec
transferts (2) transferts
(1) (3) =(1)+(2)

A 49 55 57 58 63 65 67 69 72 23 2 25
B 68 66 68 68 68 70 72 66 66 -2 7 5
C 546 499 495 501 503 513 536 541 543 -3 70 67
Autre 7 8 20 33 45 45 33 38 46 39 0 39
TOTAL 670 628 640 660 679 693 708 714 727 57 79 136
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune. (Effectif
pris en compte dans la rubrique "Autre" : collaborateurs de cabinet, femmes de service, contrats aidés et apprentis).

128
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Tableau n° A1-25 : charges de personnel issues des données comptables pour les exercices
allant de 2012 à 2019
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Rémunération principale 12 998 327 13 151 330 14 279 871 13 621 603 12 994 794 13 163 957 12 757 020 13 638 488

+ Régime indemnitaire voté


par l'assemblée, y compris
2 974 528 2 874 341 3 115 912 4 123 437 4 244 506 4 322 137 5 087 077 5 348 494
indemnités horaires pour
heures supplémentaires

+ Autres indemnités 479 942 479 069 497 816 508 152 498 024 530 954 748 620 777 484
= Rémunérations du
personnel 16 452 797 16 504 741 17 893 599 18 253 191 17 737 324 18 017 048 18 592 718 19 764 466
titulaire (a)
Rémunération principale 1 719 270 1 703 892 1 290 544 2 007 704 2 832 315 3 129 522 2 727 041 2 199 165

+ Régime indemnitaire voté


par l'assemblée, y compris
0 0 0 0 0 0 0 163 434
indemnités horaires pour
heures supplémentaires

+ Autres indemnités 0 0 0 0 0 0 0 0
= Rémunérations du
personnel 1 719 270 1 703 892 1 290 544 2 007 704 2 832 315 3 129 522 2 727 041 2 362 599
non titulaire (b)
Autres rémunérations (c) 0 100 599 277 820 462 721 557 780 762 985 362 862 528 132
= Rémunérations du
personnel hors atténuations 18 172 067 18 309 232 19 461 964 20 723 617 21 127 419 21 909 555 21 682 620 22 655 197
de charges (a+b+c)
Atténuations de charges 247 125 165 356 116 069 89 582 51 370 118 771 46 903 45 606
= Rémunérations du
17 924 942 18 143 876 19 345 895 20 634 035 21 076 049 21 790 784 21 635 717 22 609 591
personnel
+ Charges sociales 6 863 493 7 289 854 7 596 037 7 565 133 7 710 234 7 876 273 8 239 902 8 574 063
+ Impôts et taxes sur
316 418 351 861 371 002 370 455 358 566 376 108 441 012 460 109
rémunérations
+ Autres charges de
0 0 0 0 0 0 0 0
personnel
= Charges de personnel
25 104 853 25 785 591 27 312 935 28 569 623 29 144 848 30 043 165 30 316 630 31 643 763
interne
+ Charges de personnel
8 368 12 350 4 639 6 899 8 496 7 125 8 926 5 026
externe
= Charges totales de
25 113 220 25 797 941 27 317 574 28 576 521 29 153 344 30 050 289 30 325 556 31 648 788
personnel
- Remboursement de
227 567 319 922 265 368 248 597 192 000 0 0 73 434
personnel mis à disposition
= Charges totales de
personnel nettes des
24 885 653 25 478 019 27 052 205 28 327 924 28 961 344 30 050 289 30 325 556 31 575 354
remboursements pour mise
à disposition
Source : chambre régionale des comptes à partir d’ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte
de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à compter de 2014).

129
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Tableau n° A1-26 : charges totales de personnel entre 2012 et 2019 et incidence financière
des trois transferts intervenus au cours de la période
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Charges totales de personnel 25 113 220 25 797 941 27 317 574 28 576 521 29 153 344 30 050 289 30 325 556 31 648 788
Variation par rapport à
3% 6% 5% 2% 3% 1% 4%
l’année précédente (en %)
Variation par rapport à
l’année précédente 684 721 1 519 633 1 258 948 576 823 896 945 275 267 1 323 232
(en montant)
Réduction de dépenses suite
342 700
au transfert CAB
Réduction de dépenses suite
196 500
au transfert vieux port
Réduction de dépenses suite
616 000
au transfert CCAS
Variation par rapport à
l’année précédente 4% 6% 5% 2% 4% 3% 4%
(en %)
Variation par rapport à
l’année précédente 1 027 421 1 519 633 1 258 948 576 823 1 093 445 891 267 1 323 232
(en montant)
Source : chambre régionale des comptes avec retraitement réalisé à partir des données d’ANAFI et des informations
communiquées par la commune s’agissant de la masse salariale associée à chacun des trois transferts de personnel intervenus
durant la période (charges totales de personnel avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence
au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à compter de 2014).

130
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Tableau n° A1-27 : données comptables relatives aux dépenses de rémunération principale et indemnitaire entre 2012 et 2019

Variation Variation
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
2019 / 2012 2019 / 2012
64111 – Personnel titulaire -
12 998 327,38 13 151 330,45 14 279 870,91 13 621 602,55 12 994 793,56 13 163 956,96 12 757 020,18 13 638 487,90 640 160,52 5%
Rémunération principale
64112 – Personnel titulaire - NBI,
479 942,40 479 069,41 497 816,45 508 152,10 498 023,93 530 954,36 748 620,30 777 483,77 297 541,37 62 %
SFT et indemnité de résidence
64118 – Personnel titulaire -
2 974 527,65 2 874 340,68 3 115 911,72 4 123 436,79 4 244 506,03 4 322 136,62 5 087 077,43 5 348 494,36 2 373 966,71 80 %
Autres indemnités
64131 – Personnel non titulaire -
1 719 269,66 1 703 892,42 1 290 544,36 2 007 704,40 2 832 315,12 3 129 521,69 2 727 040,95 2 199 165,04 479 895,38 28 %
Rémunérations
64138 – Personnel non titulaire -
0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 163 433,94 163 433,94
Autres indemnités
Total 18 172 067,09 18 208 632,96 19 184 143,44 20 260 895,84 20 569 638,64 21 146 569,63 21 319 758,86 22 127 065,01 3 954 997,92 22 %
Variation par rapport à l’année
précédente 0% 5% 6% 2% 3% 1% 4%
(en %)
Variation par rapport à l’année
précédente 36 565,87 975 510,48 1 076 752,40 308 742,80 576 930,99 173 189,23 807 306,15 3 954 997,92
(en montant)

Source : comptes de gestion.

131
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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A1-28 : données retraitées relatives aux dépenses de rémunération principale et indemnitaire entre 2012 et 2019

Variation Variation
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
2019 / 2012 2019 / 2012
64111 – Personnel titulaire -
11 703 889,12 11 795 172,42 12 574 880,27 12 904 029,53 12 500 922,52 12 479 835,67 12 404 025,21 12 570 827,82 866 938,70 7%
Rémunération principale
64112 – Personnel titulaire - NBI,
570 343,79 584 313,95 622 914,53 651 872,40 672 355,60 705 143,66 690 822,18 715 699,01 145 355,22 25 %
SFT et indemnité de résidence
64118 – Personnel titulaire -
4 037 186,20 4 013 515,63 4 618 338,14 4 611 303,26 4 437 712,75 4 677 637,32 5 080 823,93 5 337 800,04 1 300 613,84 32 %
Autres indemnités
64131 – Personnel non titulaire -
1 488 857,45 1 504 728,54 1 187 801,41 1 859 813,31 2 542 308,88 2 797 316,68 2 501 700,35 2 711 069,34 1 222 211,89 82 %
Rémunérations
64138 – Personnel non titulaire -
371 790,53 310 902,42 180 209,09 233 877,34 416 338,89 486 636,30 642 387,19 791 668,80 419 878,27 113 %
Autres indemnités
Total 18 172 067,09 18 208 632,96 19 184 143,44 20 260 895,84 20 569 638,64 21 146 569,63 21 319 758,86 22 127 065,01 3 954 997,92 22 %
Variation par rapport à l’année
précédente 0% 5% 6% 2% 3% 1% 4%
(en %)
Variation par rapport à l’année
précédente 36 565,87 975 510,48 1 076 752,40 308 742,80 576 930,99 173 189,23 807 306,15 3 954 997,92
(en montant)
Dont personnel titulaire 16 311 419,11 16 393 002,00 17 816 132,94 18 167 205,19 17 610 990,87 17 862 616,65 18 175 671,32 18 624 326,86 2 312 907,75 14 %
Dont personnel non titulaire 1 860 647,98 1 815 630,96 1 368 010,50 2 093 690,65 2 958 647,77 3 283 952,98 3 144 087,54 3 502 738,15 1 642 090,17 88 %
Dont rémunérations principales 13 192 746,57 13 299 900,96 13 762 681,68 14 763 842,84 15 043 231,40 15 277 152,35 14 905 725,56 15 281 897,16 2 089 150,59 16 %
Dont indemnités 4 979 320,52 4 908 732,00 5 421 461,76 5 497 053,00 5 526 407,24 5 869 417,28 6 414 033,30 6 845 167,85 1 865 847,33 37 %

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

132
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A1-29 : indemnités horaires pour travaux supplémentaires et indemnités d’astreinte versées entre 2012 et 2019

Variation Variation
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2019 / 2012 2019 / 2012
(en montant) (en %)

Indemnités horaires pour travaux


supplémetaires
611 474 479 283 611 901 445 909 397 383 494 570 497 293 533 233 -78 240,58 - 13 %
Indemnités d'astreinte 119 622 117 083 129 982 128 833 128 657 128 516 141 536 151 314 31 691,94 26 %
Total 731 096 596 366 741 883 574 741 526 040 623 086 638 830 684 547 - 46 548,64 -6%
Variation par rapport à l’année
précédente (en %)
- 18 % 24 % - 23 % -8% 18 % 3% 7%
Variation par rapport à l’année
précédente (en montant)
- 134 729,54 145 516,47 -167 141,24 -48 701,65 97 045,72 15 744,09 45 717,51 - 46 548,64

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-30 : NBI versée entre 2012 et 2019

Variation Variation
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2019 / 2012 2019 / 2012
(montant) (en %)

Montant annuel de NBI versé en effectif 90 400,27 105 247,68 125 088,92 143 720,30 174 319,40 195 264,76 191 488,54 207 770,95 117 370,68 130 %
Variation par rapport à l’année précédente (en %) 16 % 19 % 15 % 21 % 12 % -2% 9%
Variation par rapport à l’année précédente (en
14 847,41 19 841,24 18 631,38 30 599,10 20 945,36 -3 776,22 16 282,41 117 370,68
montant)
Nombre de bénéficiaires de la NBI (en effectifs) 119 141 189 192 209 230 228 264 145 122 %
Variation par rapport à l’année précédente (en %) 18 % 34 % 2% 9% 10 % - 1% 16 %
Variation par rapport à l’année précédente
(en montant)
22 48 3 17 21 -2 36 145
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

133
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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A1-31 : coût indemnitaire supplémentaire, par année de 2017 à 2020, suite à
la mise en place du RIFSEEP
Coût supplémentaire total - IFSE + CIA Coût
supplémentaire
(en €)
2017 2018 2019 2020 total (2017 /
2020)
Catégorie A 15 071 50 549 62 998 0 128 618
Catégorie B 13 832 62 951 60 563 0 137 346
Catégorie C 0 235 253 131 098 177 380 543 731
Total 28 903 348 753 254 659 177 380 809 695

Coût supplémentaire - IFSE


Coût
supplémentaire
(en €)
2017 2018 2019 2020 IFSE (2017 /
2020)

Catégorie A 15 071 45 213 51 933 0 112 217


Catégorie B 13 832 58 753 58 753 0 131 338
Catégorie C 0 193 088 110 588 177 380 481 056
Total 28 903 297 054 221 274 177 380 724 611

Coût supplémentaire - CIA


Coût
supplémentaire
(en €)
2017 2018 2019 2020 CIA (2017 /
2020)

Catégorie A 0 5 336 11 065 0 16 401


Catégorie B 0 4 198 1 810 0 6 008
Catégorie C 0 42 165 20 510 0 62 675
Total 0 51 699 33 385 0 85 084
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

134
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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A1-32 : dépenses et recettes liées au recours à des contrats aidés entre 2012 et 2019

Total
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 période
2012/2019
6416 – Emplois d'insertion
(1) 0 86 956,11 241 829,95 436 589,07 429 948,61 532 865,34 245 012,50 358 106,31 2 331 307,89

74712 - Participations - État - Emplois d'avenir


0 87 669,77 114 195,81 192 741,90 51 890,60 183 785,48 474 754,89 128 530,49 1 233 568,94
(2)
Part restant à la charge de la commune
0 -713,66 127 634,14 243 847,17 378 058,01 349 079,86 -229 742,39 229 575,82 1 097 738,95
(3) = (1) - (2)

Source : chambre régionale des comptes à partir de comptes de gestion et données de la direction des ressources humaines de la commune.

135
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Tableau n° A1-33 : dépenses et recettes liées au recours à des contrats d'apprentissage entre 2012 et 2019
?00Total
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 période
2012/2019
6417 – Rémunérations des apprentis 0,00 13 642,88 35 990,36 26 132,06 127 831,45 230 119,58 117 849,09 170 025,30 721 590,72

Total dépenses (1) 0,00 13 642,88 35 990,36 26 132,06 127 831,45 230 119,58 117 849,09 170 025,30 721 590,72

7478 - Participations - Autres organismes 0,00 0,00 0,00 23 404,00 0,00 0,00 0,00 0,00 23 404,00

6419 – Remboursements 0,00 0,00 0,00 5 430,00 0,00 0,00 20 800,00 39 957,00 66 187,00
sur rémunérations du personnel

Total recettes (2) 0,00 0,00 0,00 28 834,00 0,00 0,00 20 800,00 39 957,00 89 591,00

Coût net supporté par le budget de la


commune 0,00 13 642,88 35 990,36 - 2 701,94 127 831,45 230 119,58 97 049,09 130 068,30 631 999,72
(3) = (1) - (2)

Source : chambre régionale des comptes à partir des comptes de gestion et données de la direction des finances de la commune.

136
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Tableau n° A1-34 : allocations de chômage versées directement par la commune au terme des contrats d'agents non titulaires entre 2012
et 2019

Total
période
(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
2012 /
2019
64731 – Allocations de chômage 49 94
11 723,40 5 813,10 12 201,00 67 020,02 176 553,41 202 251,61 619 818,69
– Versées directement 950,05 306,10

Source : chambre régionale des comptes à partir des comptes de gestion.

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Tableau n° A1-35 : absentéisme pour raisons de santé entre 2012 et 2019


Évolution
Évolution
2019 /
2019 /
(en jours) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2012
2012
(en
(en %)
nombre)
Maladie ordinaire 6 961 6 582 7 824 7 807 9 308 10 992 9 682 10 798 3 837 55 %
Accident de travail 3 553 3 844 4 359 3 256 4 366 4 674 3 012 2 799 - 754 - 21 %
Maladie professionnelle 214 1 116 1 320 795 1 403 580 688 790 576 269 %
Congé de longue
4 093 3 563 4 049 3 855 3 630 3 320 2 477 3 982 - 111 -3%
maladie
Congé de longue durée 2 180 3 136 1 937 3 071 4 862 7 503 5 348 1 970 - 210 - 10 %
Total 17 001 18 241 19 489 18 784 23 569 27 069 21 207 20 339 3 338 20 %
Correspondance en
47 50 53 51 65 74 58 56 9 20 %
effectif

Source : chambre régionale des comptes à partir des données de la commune (nombre de jours d'absence décompté en jours calendaires).
Correspondance en effectif calculée sur une base de 365 jours par an.

Tableau n° A1-36 : détail de l’absentéisme pour raisons de santé en 2019


Non Non
(en jours) Titulaires Total Titulaires Total
titulaires titulaires
Maladie ordinaire 10 187 611 10 798 94 % 6% 100 %
Accident de travail 2 607 192 2 799 93 % 7% 100 %
Maladie
790 0 790 100 % 0% 100 %
professionnelle
Congé de longue
3 982 0 3 982 100 % 0% 100 %
maladie
Congé de longue
1 970 0 1 970 100 % 0% 100 %
durée
Total 19 536 803 20 339 4% 100 %

Nombre jours /
32 7 28
agents

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

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Tableau n° A1-37 : nombre de jours travaillés par an pour un agent exerçant à temps plein en
2019
Nombre de jours
Année civile 365
Week-ends (52) - 104
Jours fériés (nombre moyen
-8
par an)
Solde 1 253
Congés annuels - 27
Solde 2 226
Jours RTT - 15
Solde 3 211
Jours du Maire -2
Solde 4 = nombre de jours
travaillés par an pour un agent 209
exerçant à temps plein
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-38 : calcul du coût chargé annuel moyen pour un agent titulaire en 2019
Montant / ETP
Dépenses de rémunération totales
afférentes aux agents titulaires en 27 031 581,97
2019 (1) (en €)
Effectif d'agents titulaires au
31/12/2019 en équivalents temps 587,40
plein (ETP) (2)
Coût chargé annuel moyen pour un
46 019,04
agent titulaire (3) = (1) / (2) (en €)
Coût chargé annuel moyen (3) (en €)
46 000,00
arrondi à :

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune. Dépenses de
rémunérations totales, hors comptes non rattachés à la paye (6218 "Autre personnel extérieur", 6419 "Remboursements sur rémunérations
du personnel", 6456 "Versement au FNC du supplément familial" et 6475 "Médecine du travail, pharmacie").

139
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Tableau n° A1-40 : calcul du coût chargé annuel moyen pour un agent non titulaire en 2019

Montant /
Nombre de
mensualités de
recrutement
Dépenses de rémunération totales
afférentes aux agents non titulaires 3 829 410,09
en 2019 (1) (en €)
Nombre total de mensualités de
recrutement d'agents non titulaires 1 338
en 2019 (2) (en €)
Coût chargé mensuel moyen pour un
agent non titulaire (3) = (1) / (2) 2 862,04
(en €)
Coût chargé annuel moyen pour un
agent non titulaire (4) = (3) * 12 34 344,49
(en €)
Coût chargé annuel moyen (4) (en €)
34 000,00
arrondi à :

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune. Nombre total de
mensualités de recrutement d'agents non titulaires, hors vacataires. Dépenses de rémunération totales afférentes aux agents non titulaires,
hors dépenses relatives aux vacataires. Dépenses de rémunérations totales, hors comptes non rattachés à la paye (6218 "Autre personnel
extérieur", 6419 "Remboursements sur rémunérations du personnel", 6456 "Versement au FNC du supplément familial" et 6475 "Médecine
du travail, pharmacie").

140
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Tableau n° A1-40 : absence de participation à la journée de solidarité - calcul de l'équivalence en


nombre d'agent exerçant à temps plein et coût associé en 2019
Titulaires Non titulaires Total

ERA au 31/12/2019 ne participant


pas au dispositif de la journée de 481 94 575
solidarité (1)

Journée de solidarité par agent en


1 1
2019 (2)
Nombre de jours de solidarité non
réalisés par l'ensemble des agents 481 94 575
concernés en 2019 (3) = (1) * (2)
Équivalence des jours de solidarité
non réalisés en nombre de postes
2,3 0,4 2,8
d'agent exerçant à temps plein (4) =
(3) / 209
Coût chargé annuel moyen par agent
46 000 34 000
(en €) (5)
Coût chargé annuel total (en € )
105 866 15 292 121 158
(6) = (4) * (5)
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

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Tableau n° A1-41 : octroi de deux jours supplémentaires de congés annuels - calcul de


l'équivalence en nombre d'agent exerçant à temps plein et coût associé en 2019
Titulaires Non titulaires Total

ERA au 31/12/2019 bénéficiant de


deux jours de congés annuels 467 86 553
supplémentaires (1)

Nombre de jours supplémentaires


de congés annuels par agent en 2019 2 2
(2)
Nombre de jours de congés annuels
supplémentaires octroyés pour
934 172 1 106
l'ensemble des agents concernés en
2019 (3) = (1) * (2)

Équivalence de l'octroi des jours de


congés annuels supplémentaires en
4,5 0,8 5,3
nombre de postes d'agent exerçant à
temps plein (4) = (3) / 209
Coût chargé annuel moyen par agent
46 000 34 000
(en €) (5)
Coût chargé annuel total (en €)
205 569 27 981 233 550
(6) = (4) * (5)
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-42 : octroi des jours de congés du maire - calcul de l'équivalence en nombre d'agent
exerçant à temps plein et coût associé en 2019
Titulaires Non titulaires Total

ERA au 31/12/2019 (1) 604 123 727

Nombre de jours de congés du maire


2 2
octroyés par agent en 2019 (2)
Nombre de jours de congés du maire
octroyés pour l'ensemble des agents 1 208 246 1 454
en 2019 (3) = (1) * (2)
Équivalence de l'octroi des jours de
congés du maire en nombre de postes
5,8 1,2 7,0
d'agent exerçant à temps plein (4) =
(3) / 209
Coût chargé annuel moyen par agent
46 000 34 000
(en €) (5)
Coût chargé annuel total (en €)
265 876 40 019 305 895
(6) = (4) * (5)
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

142
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Tableau n° A1-43 : absentéisme pour raisons de santé - calcul de l'équivalence en nombre d'agent
exerçant à temps plein et coût associé en 2019
Titulaires Non titulaires Total
Nombre de jours calendaires
19 536 803 20 339
d'absence en 2019 (1)
Équivalence de l'absentéisme pour
raisons de santé en nombre de postes
53,5 2,2 55,7
d'agent exerçant à temps plein (2) =
(1) / 365
Coût chargé annuel moyen
46 000 34 000
par agent (en €) (3)
Coût chargé annuel total (en €)
2 462 071 74 800 2 536 871
(4) = (2) * (3)
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-44 : cumul de l'ensemble des minorations de temps travaillé et de l'absentéisme -


équivalence en nombre de postes d'agent exerçant à temps plein en 2019

(Équivalence en nombre de postes


Titulaires Non titulaires Total
d'agents exerçant à temps plein)

Jours de solidarité non réalisés (1) 2,3 0,4 2,8


Jours de congés annuels
4,5 0,8 5,3
supplémentaires (2)
Jours de congés du maire (3) 5,8 1,2 7,0
Total pour les mesures de minoration
du temps travaillé (4) = (1) + (2) + 12,6 2,4 15,0
(3)
Absentéisme pour raisons de santé
53,5 2,2 55,7
(5)
Total pour les mesures de minoration
du temps travaillé et l'absentéisme
66,1 4,6 70,7
pour raisons de santé
(6) = (4) + (5)

Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

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Tableau n° A1-45 : cumul de l'ensemble des minorations de temps travaillé et de l'absentéisme -


coût chargé annuel total en 2019
(en €) Titulaires Non titulaires Total
Jours de solidarité non réalisés (1) 105 866 15 292 121 158
Jours de congés annuels
205 569 27 981 233 550
supplémentaires (2)
Jours de congés du maire (3) 265 876 40 019 305 895
Total pour les mesures de minoration
du temps travaillé (4) = (1) + (2) + 577 311 83 292 660 603
(3)
Absentéisme pour raisons de santé
2 462 071 74 800 2 536 871
(5)
Total pour les mesures de minoration
du temps travaillé et l'absentéisme
3 039 382 158 092 3 197 474
pour raisons de santé
(6) = (4) + (5)
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

Tableau n° A1-47 : prévisions de départs en retraite d'agents titulaires entre 2020 et 2023
(en nombre d'agents) 2020 2021 2022 2023 Total
Agents de catégorie A 2 0 1 2 5
Agents de catégorie B 3 0 5 2 10
Agents de catégorie C 18 4 9 7 38
Total 23 4 15 11 53
Source : chambre régionale des comptes d’après les données de la direction des ressources humaines de la commune.

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Annexe n° 2. Tableaux relatifs à l’analyse financière

Tableau n° A2-1 : structure des produits de gestion

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


Ressources fiscales propres (nettes des
21 965 688 19 794 535 20 346 227 21 394 480 22 136 014 22 633 446 22 862 394 22 380 708
restitutions)
+ Ressources d'exploitation 2 290 714 2 176 505 2 148 251 2 414 371 2 537 327 2 207 061 2 619 008 3 203 472
= Produits "flexibles" (a) 24 256 402 21 971 040 22 494 478 23 808 851 24 673 342 24 840 507 25 481 402 25 584 181
Ressources institutionnelles (dotations
21 319 502 22 619 507 21 119 916 21 590 551 20 821 801 21 416 125 21 791 089 22 047 975
et participations)
+ Fiscalité reversée par l'interco et
2 804 624 2 993 968 3 083 381 3 249 566 3 333 299 3 342 701 3 199 214 3 198 085
l'État
= Produits "rigides" (b) 24 124 126 25 613 476 24 203 297 24 840 117 24 155 101 24 758 827 24 990 304 25 246 061
Production immobilisée, travaux en
399 808 299 796 275 986 345 522 352 741 1 448 436 1 211 078 525 186
régie (c)
= Produits de gestion (a+b+c = A) 48 780 336 47 884 311 46 973 761 48 994 490 49 181 183 51 047 769 51 682 783 51 355 427

Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget
principal à compter de 2014).

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Tableau n° A2-2 : détail des ressources institutionnelles


(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Dotation globale de fonctionnement 15 807 860 16 168 965 15 995 534 16 041 197 15 450 711 15 518 420 15 879 254 16 190 218
Dont dotation forfaitaire 11 342 652 11 268 478 10 884 346 10 061 732 9 052 976 8 737 012 8 860 747 8 920 703
Dont dotation d'aménagement 4 465 208 4 900 487 5 111 188 5 979 465 6 397 735 6 781 408 7 018 507 7 269 515
Autres dotations 620 218 617 410 617 410 617 410 614 602 614 602 606 178 608 986
Dont dotation générale de
606 178 606 178 606 178 606 178 606 178 606 178 606 178 606 178
décentralisation
Fonds de compensation de la TVA 0 0 0 0 0 31 299 5 505 7 221
Participations 1 850 729 3 002 221 1 343 263 1 575 213 1 687 391 1 955 827 1 985 377 2 073 465
Dont État 154 823 407 207 238 686 466 199 474 231 509 544 533 402 412 613
Dont régions 82 876 957 442 136 885 133 942 244 314 531 235 586 333 713 677
Dont départements 8 000 8 000 28 880 0 17 043 8 000 0 0
Dont communes 33 098 22 807 0 0 0 0 0 0
Dont groupements 90 000 0 58 150 0 15 000 20 000 20 000 35 000
Dont fonds européens 26 759 125 622 13 259 10 613 8 921 0 7 166 686
Dont autres 1 455 173 1 481 143 867 403 964 460 927 884 887 048 838 477 911 489
Autres attributions et participations 3 040 695 2 830 911 3 163 709 3 356 730 3 069 097 3 295 977 3 314 775 3 168 085
Dont compensation et péréquation 2 956 134 2 750 768 2 673 204 2 820 336 2 434 617 2 693 632 2 596 088 2 569 312
Dont autres 84 561 80 143 490 505 536 394 634 480 602 345 718 687 598 773
= Ressources institutionnelles 22 047 975
21 319 502 22 619 507 21 119 916 21 590 551 20 821 801 21 416 125 21 791 089
(dotations et participations)

Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

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Tableau n° A2-3 : détail des ressources fiscales

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


Impôts locaux nets des restitutions 16 612 423 17 231 677 17 639 278 18 637 789 18 974 616 19 157 713 19 566 855 19 745 126
+ Taxes sur activités de service et 437 865
3 774 837 1 026 440 1 030 359 1 264 810 1 354 053 1 404 504 1 322 611
domaine
+ Taxes sur activités industrielles 792 666 806 038 790 529 798 073 813 837 801 114 828 797 825 992
+ Taxes liées à l'environnement et 2 428
0 0 0 2 198 0 603 595
l'urbanisation
+ Autres taxes (dont droits de mutation 1 369 297
785 761 730 380 886 062 691 610 993 508 1 269 511 1 143 537
à titre onéreux
= Ressources fiscales propres (nettes 22 380 708
21 965 688 19 794 535 20 346 227 21 394 480 22 136 014 22 633 446 22 862 394
des restitutions)
Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

Tableau n° A2-4 : structure des charges de gestion


(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Charges à caractère général 9 424 631 9 523 090 9 216 174 9 277 901 9 501 247 8 728 344 9 853 219 10 896 934
+ Charges de personnel 25 113 220 25 797 941 27 317 574 28 576 521 29 153 344 30 050 289 30 325 556 31 648 788
+ Subventions de fonctionnement 2 808 194 3 016 765 2 955 912 3 127 637 2 406 318 3 191 672 3 781 280 3 796 902
+ Autres charges de gestion 3 384 697 1 098 325 1 180 598 1 197 193 1 272 230 1 331 018 1 349 448 1 346 990
= Charges de gestion 40 730 742 39 436 121 40 670 258 42 179 252 42 333 139 43 301 323 45 309 503 47 689 614
Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

148
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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A2-5 : structure de coût des charges courantes

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


Charges à caractère général 9 424 631 9 523 090 9 216 174 9 277 901 9 501 247 8 728 344 9 853 219 10 896 934
+ Charges de personnel 25 113 220 25 797 941 27 317 574 28 576 521 29 153 344 30 050 289 30 325 556 31 648 788
+ Subventions de fonctionnement 2 808 194 3 016 765 2 955 912 3 127 637 2 406 318 3 191 672 3 781 280 3 796 902
+ Autres charges de gestion 3 384 697 1 098 325 1 180 598 1 197 193 1 272 230 1 331 018 1 349 448 1 346 990
+ Charges d'intérêt et pertes de change 1 085 384 1 089 642 1 044 068 1 056 345 875 493 948 819 891 169 989 891
= Charges courantes 41 816 126 40 525 763 41 714 326 43 235 597 43 208 631 44 250 143 46 200 671 48 679 505
Charges de personnel / charges 65,0%
60,1% 63,7% 65,5% 66,1% 67,5% 67,9% 65,6%
courantes
Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

149
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A2-6 : détail des subventions de fonctionnement versées

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


Subventions de fonctionnement 2 808 194 3 016 765 2 955 912 3 127 637 2 406 318 3 191 672 3 781 280 3 796 902
Dont subventions. aux établissements
publics rattachés : CCAS, caisse des 823 200 883 200 883 200 742 000 182 000 582 000 1 422 000 1 462 000
écoles, services publics
Dont subventions. autres 112 000
15 000 22 500 15 000 38 600 70 134 131 865 50 856
établissements publics
Dont subventions. aux personnes de 2 222 902
1 969 994 2 111 065 2 057 712 2 347 037 2 154 184 2 477 807 2 308 424
droit privé
Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

150
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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A2-7 : excédent brut de fonctionnement et capacité d’autofinancement brute

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Ressources fiscales propres (nettes des


21 965 688 19 794 535 20 346 227 21 394 480 22 136 014 22 633 446 22 862 394 22 380 708
restitutions)

+ Ressources d'exploitation 2 290 714 2 176 505 2 148 251 2 414 371 2 537 327 2 207 061 2 619 008 3 198 085
= Produits "flexibles" (a) 24 256 402 21 971 040 22 494 478 23 808 851 24 673 342 24 840 507 25 481 402 25 578 793
Ressources institutionnelles (dotations et
21 319 502 22 619 507 21 119 916 21 590 551 20 821 801 21 416 125 21 791 089 3 203 472
participations)
+ Fiscalité reversée par l'intercommunalité et
2 804 624 2 993 968 3 083 381 3 249 566 3 333 299 3 342 701 3 199 214 22 047 975
l'État
= Produits "rigides" (b) 24 124 126 25 613 476 24 203 297 24 840 117 24 155 101 24 758 827 24 990 304 525 186
Production immobilisée, travaux en régie (c) 399 808 299 796 275 986 345 522 352 741 1 448 436 1 211 078 51 355 427
= Produits de gestion (a+b+c = A) 48 780 336 47 884 311 46 973 761 48 994 490 49 181 183 51 047 769 51 682 783 10 896 934
Charges à caractère général 9 424 631 9 523 090 9 216 174 9 277 901 9 501 247 8 728 344 9 853 219 31 648 788
+ Charges de personnel 25 113 220 25 797 941 27 317 574 28 576 521 29 153 344 30 050 289 30 325 556 3 796 902
+ Subventions de fonctionnement 2 808 194 3 016 765 2 955 912 3 127 637 2 406 318 3 191 672 3 781 280 1 346 990
+ Autres charges de gestion 3 384 697 1 098 325 1 180 598 1 197 193 1 272 230 1 331 018 1 349 448 47 689 614
= Charges de gestion (B) 40 730 742 39 436 121 40 670 258 42 179 252 42 333 139 43 301 323 45 309 503 3 665 813
Excédent brut de fonctionnement (A-B) 8 049 594 8 448 190 6 303 504 6 815 238 6 848 044 7 746 446 6 373 280 7,1 %
en % des produits de gestion 16,5 % 17,6 % 13,4 % 13,9 % 13,9 % 15,2 % 12,3 % -978 310
+/- Résultat financier - 1 071 440 - 1 076 006 - 1 030 236 - 1 043 354 - 862 839 - 936 512 - 879 220 0

151
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


- Subventions exceptionnelles versées aux
181 796 188 123 191 765 193 746 194 952 333 398 0 0
services publics industriels et commerciaux

+/- Solde des opérations d'aménagements de


0 0 0 0 0 0 0 0
terrains (ou +/- values de cession de stocks)

+/- Autres produits et charges excep. réels 28 329 513 149 - 262 345 - 115 673 - 1 622 728 - 230 389 - 27 751 1 889 190
= CAF brute 6 824 687 7 697 210 4 819 158 5 462 465 4 167 526 6 246 146 5 466 310 4 576 693
en % des produits de gestion 14,0 % 16,1 % 10,3 % 11,1 % 8,5 % 12,2 % 10,6 % 8,9 %

Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

152
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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A2-8 : résultat de fonctionnement

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


CAF brute 6 824 687 7 697 210 4 819 158 5 462 465 4 167 526 6 246 146 5 466 310 4 576 693
- Dotations nettes aux amortissements 1 201 363 1 022 955 1 089 630 1 199 761 1 403 704 1 596 262 1 771 620 1 992 841
- Dotations nettes aux provisions 300 0 150 000 155 938 0 463 507 86 500 -545 235
+ Quote-part des subventions 0
0 0 0 0 0 0 0
d'investissement transférées
+ Neutralisation des amortissements des
0 0 0 0 0 0 0 0
subventions d'équipements versées
= Résultat section de fonctionnement 5 623 024 6 674 255 3 579 528 4 106 766 2 763 822 4 186 377 3 608 190 3 129 087

Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

153
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Tableau n° A2-9 : financement des investissements

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


CAF brute 6 824 687 7 697 210 4 819 158 5 462 465 4 167 526 6 246 146 5 466 310 4 576 693
- Annuité en capital de la dette 3 240 783 5 900 562 2 406 333 2 860 574 3 887 572 2 930 806 2 578 380 2 981 451
= CAF nette ou disponible (C) 3 583 904 1 796 648 2 412 825 2 601 891 279 954 3 315 340 2 887 929 0
Taxe locale d’équipement et taxe
695 552 518 549 337 891 207 157 274 352 329 552 365 816 1 595 242
d'aménagement
+ Fonds de compensation de la TVA 534 724
2 187 433 2 223 965 2 420 952 5 062 664 1 538 097 201 933 1 713 072

+ Subventions d'investissement reçues 5 407 645 -339 922 6 996 212 10 284 420 4 017 020 4 450 254 4 747 769 2 364 239
+ Fonds affectés à l'équipement 7 240 921
645 388 416 803 617 658 747 015 766 405 995 845 1 026 258
(amendes de police en particulier)
+ Produits de cession 969 865 552 486 4 045 376 94 937 5 446 300 0 0 0
+ Autres recettes 0 0 0 0 0 0 0 1 343 006
= Recettes d'investissement hors 208 452
9 905 883 3 371 881 14 418 088 16 396 193 12 042 175 5 977 584 7 852 915
emprunt (D)
= Financement propre disponible 0
13 489 787 5 168 529 16 830 913 18 998 084 12 322 128 9 292 925 10 740 845
(C+D)
- Dépenses d'équipement (y compris
16 786 988 8 953 890 21 914 980 22 986 319 5 566 624 12 012 077 19 702 604 11 691 342
travaux en régie )
- Subventions d'équipement (y compris
299 299 474 199 313 805 461 110 621 534 630 429 531 463 13 286 585
subventions en nature)

154
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(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


+/- Dons, subventions et prises de
0 0 0 10 0 0 0 21 898 219
participation en nature, reçus ou donnés
- Participations et investissements 219 004
192 452 113 360 2 815 439 - 2 384 888 - 35 225 138 084 - 10 273
financiers nets
+/- Variation de stocks de terrains, biens
0 0 0 0 0 0 0 0
et produits
- Charges à répartir 0 0 0 0 0 0 0 0
+/- Variation autres dettes et - 12 642
0 0 0 0 0 - 4 618 - 364
cautionnements
= Besoin (-) ou capacité (+) de 0
- 3 788 952 - 4 372 921 - 8 213 312 - 2 064 447 6 169 195 - 3 483 048 - 9 482 584
financement propre
+/- Solde des affectations
0 843 427 0 0 0 0 0 0
d'immobilisations
+/- Solde des opérations pour compte 0
0 0 0 0 0 0 0
de tiers
- Reprise sur excédents capitalisés 0 0 0 0 0 0 0 0
= Besoin (-) ou capacité (+) de - 8 817 996
- 3 788 952 - 3 529 493 - 8 213 312 - 2 064 447 6 169 195 - 3 483 048 - 9 482 584
financement
Nouveaux emprunts de l'année (y 5 000 0000
4 995 200 2 124 399 4 400 000 11 475 879 0 0 7 500 000
compris pénalités de réaménagement)
Mobilisation (-) ou reconstitution (+) du - 3 817 996
1 206 248 - 1 405 094 - 3 813 312 9 411 412 6 169 195 - 3 483 048 - 1 982 584
fonds de roulement net global
Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

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Tableau n° A2-10 : fonds de roulement


(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Dotations, réserves et affectations 212 415 300 220 864 412 230 312 995 239 193 835 247 213 050 250 508 357 256 773 623 263 280 776

+/- Différences sur réalisations 1 945 979 2 183 041 5 966 149 5 968 285 5 968 285 5 968 285 5 968 285 5 336 683
+/- Résultat (fonctionnement) 5 623 024 6 674 255 3 579 528 4 106 766 2 763 822 4 186 377 3 608 190 3 129 087

+ Subventions 106 511 733 106 588 614 114 202 484 125 233 919 130 017 344 135 463 443 141 237 470 149 821 398

dont subventions transférables 0 0 0 0 - 1 617 275 - 1 617 275 - 1 577 635 40 510

dont subventions non transférables 106 511 733 106 588 614 114 202 484 125 233 919 131 634 619 137 080 718 142 815 105 149 780 888

+ Provisions pour risques et charges 233 666 233 666 383 666 539 604 539 604 1 003 111 1 089 611 544 376

= Ressources propres élargies 326 729 703 336 543 987 354 444 823 375 042 409 386 502 106 397 129 574 408 677 180 422 112 320

+ Dettes financières (hors obligations) 35 123 940 31 078 780 33 072 447 41 687 752 37 800 180 34 873 992 39 795 976 41 814 526

= Ressources stables (E) 361 853 643 367 622 768 387 517 270 416 730 162 424 302 286 432 003 567 448 473 156 463 926 846

156
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(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Immobilisations propres nettes (hors en cours) 97 405 974 99 022 765 103 221 736 101 765 307 100 513 688 105 458 925 114 324 963 294 936 048

dont subventions d'équipement versées 2 357 381 2 558 283 2 567 258 2 646 247 2 824 929 2 979 067 3 112 753 2 938 504

dont autres immobilisations incorporelles 5 002 688 372 123 582 855 672 180 832 775 1 165 513 1 426 785 1 606 647

dont immobilisations corporelles 81 467 025 87 400 118 88 563 943 89 324 088 87 768 416 92 088 694 100 570 047 281 188 160
dont immobilisations financières 8 578 880 8 692 241 11 507 680 9 122 792 9 087 568 9 225 652 9 215 378 9 202 737
+ Immobilisations en cours 251 424 770 257 214 350 276 912 223 298 178 466 300 833 014 307 072 105 316 658 241 155 318 843
+ Immobilisations nettes concédées, affectées, 11 215 785
11 439 854 11 215 785 11 215 785 11 215 785 11 215 785 11 215 785 11 215 785
affermées ou mises à disposition
+ Immobilisations reçues au titre d'une mise à - 26 112
- 1 362 - 9 444 - 17 778 - 26 112 - 26 112 - 26 112 - 26 112
disposition ou d'une affectation
+ Charges à répartir et primes de 1 190 337
1 190 337 1 190 337 1 190 337 1 190 337 1 190 337 1 190 337 1 190 337
remboursement des obligations
= Emplois immobilisés (F) 361 459 572 368 633 792 392 522 302 412 323 782 413 726 711 424 911 040 443 363 213 462 634 899
= Fonds de roulement net global (E-F) 394 070 -1 011 024 - 5 005 032 4 406 380 10 575 574 7 092 527 5 109 943 1 291 947
Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

157
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Tableau n° A2-11 : stock de dettes

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


Encours de dettes du budget primitif au
33 369 523 35 123 940 31 078 780 33 072 447 41 687 752 37 800 180 34 873 992 39 795 976
1er janvier
- Annuité en capital de la dette (hors 2 981 451
3 240 783 5 900 562 2 406 333 2 860 574 3 887 572 2 930 806 2 578 380
remboursement temporaires d'emprunt)
- Remboursements temporaires 0
0 0 0 0 0 0 0
d'emprunts
- Variation des autres dettes non
financières (hors remboursements 0 0 0 0 0 - 4 618 -364 0
temporaires d'emprunts)
+ Intégration de dettes (contrat de
partenariat, emprunts transférés dans le 0 -268 996 0 0 0 0 0 0
cadre de l'intercommunalité...)
+ Nouveaux emprunts 4 995 200 2 124 399 4 400 000 11 475 879 0 0 7 500 000 5 000 000
= Encours de dette du budget primitif
35 123 940 31 078 780 33 072 447 41 687 752 37 800 180 34 873 992 39 795 976 41 814 526
au 31 décembre
- Trésorerie nette hors comptes de
rattachement avec les budgets annexes, 2 675 202 1 607 647 - 3 242 931 5 463 260 10 991 069 8 688 779 7 735 696 188 296
le CCAS et la caisse des écoles
= Encours de dette du budget primitif
net de la trésorerie hors compte de 32 448 738 29 471 134 36 315 378 36 224 492 26 809 111 26 185 214 32 060 280 41 626 230
rattachement budget annexe

Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

158
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Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A2-12 : le besoin en fonds de roulement


(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Stocks 0 0 0 0 0 0 0 0
+ Redevables et comptes rattachés 112 116 259 662 560 776 557 578 806 493 679 518 983 464 650 710
Dont redevables 110 312 190 971 423 659 445 186 513 812 512 998 559 397 509 524

Dont créances irrécouvrables admises par le juge des comptes 0 0 0 0 0 0 0 0

- Encours fournisseurs 1 788 523 5 066 803 2 353 502 1 847 092 1 978 942 3 668 223 3 383 091 2 037 029
Dont fournisseurs d'immobilisations 513 534 3 029 565 480 698 860 542 435 090 2 000 902 1 983 784 602 853
= Besoin en fonds de roulement de gestion - 1 676 407 - 4 807 141 - 1 792 726 - 1 289 514 - 1 172 449 - 2 988 705 - 2 399 626 - 1 386 319
- Dettes et créances sociales -13 985 0 0 0 3 432 0 0 0
- Dettes et créances fiscales 70 212 96 526 166 649 76 968 26 758 91 818 19 679 286
- Autres dettes et créances sur État et collectivités (subventions à - 1 787 703
- 59 795 - 2 864 281 - 1 114 723 - 1 115 942 3 507 550 - 636 037 - 587 582
recevoir, opérations particulières, charges à payer)
- Autres dettes et créances 866 629 1 052 642 1 472 423 1 127 785 -3 375 724 -1 109 432 401 025 - 971 837

Dont dépenses à classer ou régulariser (qui augmentent le 22 993


2 234 2 305 7 313 22 985 992 311 22 986 43 656
BFR)*

Dont recettes à classer ou régulariser (qui diminuent le BFR) 43 544 119 135 594 961 307 478 819 177 583 994 2 245 161 898 488

Dont autres comptes créditeurs (dettes d'exploitation qui 64 058


435 770 485 166 303 126 270 609 1 370 895 365 509 79 935
diminuent le BFR)

Dont autres comptes débiteurs (créances d'exploitation qui 1 113 797


113 082 114 317 360 001 105 956 369 168 262 465 146 989
augmentent le BFR)

Dont compte de rattachement avec les budgets annexes 247 309 243 533 554 974 321 445 918 971 - 261 198 - 393 004 - 269 285
Dont compte de rattachement avec le CCAS et la Caisse des 0
0 0 0 0 0 0 0
écoles
= Besoin en fonds de roulement global - 2 539 468 - 3 092 028 - 2 317 075 - 1 378 325 - 1 334 466 - 1 335 054 - 2 232 749 1 372 936

Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

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Tableau n° A2-13 : trésorerie

(en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019


Fonds de roulement net global 394 070 - 1 011 024 - 5 005 032 4 406 380 10 575 574 7 092 527 5 109 943 1 291 947
- Besoin en fonds de roulement global - 2 539 468 - 3 092 028 - 2 317 075 - 1 378 325 - 1 334 466 - 1 335 054 - 2 232 749 1 372 936
= Trésorerie nette 2 933 539 2 081 004 - 2 687 957 5 784 705 11 910 040 8 427 580 7 342 692 - 80 989
en nombre de jours de charges - 0,6
25,6 18,7 - 23,5 48,8 100,6 69,5 58,0
courantes
Dont trésorerie active 2 944 566 2 310 829 312 043 5 784 705 11 910 040 8 427 580 7 342 692 2 419 011
Dont trésorerie passive 0 0 3 000 000 0 0 0 0 2 500 000

Source : ANAFI (avec retraitements pour les exercices 2012 et 2013, tenant compte de l’existence au cours de ces exercices de trois budgets annexes réintégrés au sein du budget principal à
compter de 2014).

160
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Tableaux n° A2-14 : évolution des bases d’imposition effectives de la taxe foncière et de la taxe d’habitation
(taxe d'habitation - en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Base d'imposition effective 41 673 642 43 426 133 43 476 917 46 947 334 47 011 748 47 734 939 48 912 267 48 500 983
Evolution par rapport à
l’année précédente en
montant 1 752 491 50 784 3 470 417 64 414 723 191 1 177 328 - 411 284
Evolution par rapport à
l’année précédente en % 4,2 % 0,1 % 8,0 % 0,1 % 1,5 % 2,5 % - 0,8 %

(taxe foncière bâti - en €) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Base d'imposition effective 33 661 204 34 779 692 36 474 623 37 535 514 38 516 835 39 146 235 39 959 695 40 901 491
Evolution par rapport à
l’année précédente en
montant 1 118 488 1 694 931 1 060 891 981 321 629 400 813 460 941 796
Evolution par rapport à
l’année précédente en % 3,3 % 4,9 % 2,9 % 2,6 % 1,6 % 2,1 % 2,4 %

Source : états 1259 COM (état de notification des taux d’imposition des taxes directes locales).

161
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Annexe n° 3. Tableaux relatifs à la comptabilité


Tableau n° A3-1 : identification de l'actif immobilisé - comparaison entre l’inventaire et
le compte de gestion (en €)
Écart entre
Inventaire Compte de
N° de inventaire
ordonnateur gestion au
compte et compte de
au 31/12/2018 31/12/2018
gestion
(1) (2)
(3) = (1) - (2)
202 65 767,39 65 767,39 0,00
2031 196 823,82 1 055 097,76 - 858 273,94
2041642 0,00 362 662,32 - 362 662,32
204181 562 991,50 204 930,00 358 061,50
204182 0,00 472 612,70 - 472 612,70
20421 0,00 1 581 030,42 - 1 581 030,42
20422 3 865 747,60 2 686 402,10 1 179 345,50
20423 0,00 22 867,35 - 22 867,35
205 12 713,52 0,00 12 713,52
2051 934 495,41 1 012 181,59 - 77 686,18
2111 17 262 653,91 6 521 041,78 10 741 612,13
2112 74 162,42 81 026,45 - 6 864,03
2113 0,00 1 200 019,10 - 1 200 019,10
2115 0,00 2 871 617,90 - 2 871 617,90
2116 0,00 213 616,74 - 213 616,74
2118 0,00 5 626 587,92 - 5 626 587,92
2121 74 941,75 74 941,75 0,00
2128 86 192,11 86 192,11 0,00
21311 177 169,99 342 470,92 - 165 300,93
21312 843 120,53 2 702 912,40 - 1 859 791,87
21316 56 976,65 56 976,65 0,00
21318 2 541 545,72 19 209 689,83 - 16 668 144,11
2132 0,00 29 942,96 - 29 942,96
2135 2 029 876,10 2 379 152,81 - 349 276,71
2138 17 193 884,01 17 438 222,30 - 244 338,29
2151 1 593 858,00 21 206 349,66 - 19 612 491,66
2152 1 790 899,63 1 986 217,98 - 195 318,35
21532 302 545,45 310 013,45 - 7 468,00
21533 190 429,94 191 723,54 - 1 293,60
21534 0,00 101 799,68 - 101 799,68

162
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

21538 32 630,53 35 289,78 - 2 659,25


21568 0,00 13 802,25 - 13 802,25
2157 40 577,83 0,00 40 577,83
21571 6 333 936,02 5 686 399,58 647 536,44
21578 102 759,81 832 269,95 - 729 510,14
2158 3 489 365,43 3 510 470,85 - 21 105,42
2161 289 492,84 293 992,84 - 4 500,00
2162 1 312 117,92 1 346 178,43 - 34 060,51
2168 215 489,80 224 101,80 - 8 612,00
2181 27 422,37 104 924,64 - 77 502,27
2182 491 453,76 3 616 404,20 - 3 124 950,44
2183 5 022 598,74 10 599 195,90 - 5 576 597,16
2184 5 585 744,45 5 806 547,08 - 220 802,63
2188 577 390,41 1 672 817,08 - 1 095 426,67
2313 112 781,25 215 493 597,86 - 215 380 816,61
2315 0,00 72 759 637,69 - 72 759 637,69
2318 0,00 21 321 720,86 - 21 321 720,86
238 0,00 7 083 284,50 - 7 083 284,50
2422 0,00 6 267 068,22 - 6 267 068,22
2423 772 038,42 1 859 406,43 - 1 087 368,01
248 0,00 284 837,69 - 284 837,69
2492 0,00 - 1 762 950,57 1 762 950,57
261 0,00 1 616 749,92 - 1 616 749,92
266 0,00 762 245,09 - 762 245,09
271 0,00 190 429,23 - 190 429,23
274 0,00 0,10 - 0,10
275 2 000,00 3 016,23 - 1 016,23
2761 0,00 411 574,50 - 411 574,50
276341 0,00 320 277,51 - 320 277,51
27638 0,00 1 552 471,73 - 1 552 471,73
2764 0,00 4 358 613,95 - 4 358 613,95
Compte inconnu 7 614 474,03 0,00 7 614 474,03
Total 81 879 069,06 456 358 442,88 - 374 479 373,82

Inventaire / % total
18 %
actif brut
Source : chambre régionale des comptes à partir de l’inventaire au 31 décembre 2018 et du compte de gestion 2018.

163
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A3-2 : identification de l'actif immobilisé - comparaison entre l’état de l'actif


et le compte de gestion (en €)
Écart entre
État de l'actif Compte de
état de l'actif
N° de comptable au gestion au
et compte de
compte 31/12/2018 31/12/2018
gestion
(1) (2)
(3) = (1) - (2)
202 65 767,39 65 767,39 0,00
2031 1 055 097,76 1 055 097,76 0,00
2041642 362 662,32 362 662,32 0,00
204181 204 930,00 204 930,00 0,00
204182 472 612,70 472 612,70 0,00
20421 1 581 030,42 1 581 030,42 0,00
20422 2 686 402,10 2 686 402,10 0,00
20423 22 867,35 22 867,35 0,00
2051 1 012 181,59 1 012 181,59 0,00
2111 6 521 041,78 6 521 041,78 0,00
2112 81 026,45 81 026,45 0,00
2113 1 200 019,10 1 200 019,10 0,00
2115 2 871 617,90 2 871 617,90 0,00
2116 213 616,74 213 616,74 0,00
2118 5 626 587,92 5 626 587,92 0,00
2121 74 941,75 74 941,75 0,00
2128 86 192,11 86 192,11 0,00
21311 342 470,92 342 470,92 0,00
21312 2 702 912,40 2 702 912,40 0,00
21316 56 976,65 56 976,65 0,00
21318 19 209 689,83 19 209 689,83 0,00
2132 29 942,96 29 942,96 0,00
2135 2 379 152,81 2 379 152,81 0,00
2138 17 438 222,30 17 438 222,30 0,00
2151 21 206 349,66 21 206 349,66 0,00
2152 1 986 217,98 1 986 217,98 0,00
21532 310 013,45 310 013,45 0,00
21533 191 723,54 191 723,54 0,00
21534 101 799,68 101 799,68 0,00
21538 35 289,78 35 289,78 0,00
21568 13 802,25 13 802,25 0,00
21571 5 686 399,58 5 686 399,58 0,00

164
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

21578 832 269,95 832 269,95 0,00


2158 3 510 470,85 3 510 470,85 0,00
2161 293 992,84 293 992,84 0,00
2162 1 346 178,43 1 346 178,43 0,00
2168 224 101,80 224 101,80 0,00
2181 104 924,64 104 924,64 0,00
2182 3 616 404,20 3 616 404,20 0,00
2183 10 599 195,90 10 599 195,90 0,00
2184 5 806 547,08 5 806 547,08 0,00
2188 1 672 817,08 1 672 817,08 0,00
2313 215 493 597,86 215 493 597,86 0,00
2315 72 759 637,69 72 759 637,69 0,00
2318 21 321 720,86 21 321 720,86 0,00
238 7 083 284,50 7 083 284,50 0,00
2422 6 267 068,22 6 267 068,22 0,00
2423 1 859 406,43 1 859 406,43 0,00
248 284 837,69 284 837,69 0,00
261 1 616 749,92 1 616 749,92 0,00
266 762 245,09 762 245,09 0,00
271 190 429,23 190 429,23 0,00
274 0,10 0,10 0,00
275 3 016,23 3 016,23 0,00
2761 411 574,50 411 574,50 0,00
276341 320 277,51 320 277,51 0,00
27638 1 552 471,73 1 552 471,73 0,00
2764 4 358 613,95 4 358 613,95 0,00
Total 458 121 393,45 458 121 393,45 0,00
2492 - 1 762 950,57
Total 456 358 442,88
Source : chambre régionale des comptes à partir de l’état de l’actif au 31 décembre 2018 et du compte de gestion
2018.

165
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La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Tableau n° A3-3 : identification de l'actif immobilisé - montant des opérations "migration


2008" (en €)
Dont
État de l'actif migration
État actif hors
N° de comptable au 10/09/2008
migration
compte 31/12/2018 dans état de
(3) = (1) - (2)
(1) l'actif
(2)
202 65 767,39 0,00 65 767,39
2031 1 055 097,76 0,00 1 055 097,76
2041642 362 662,32 0,00 362 662,32
204181 204 930,00 0,00 204 930,00
204182 472 612,70 0,00 472 612,70
20421 1 581 030,42 642 837,37 938 193,05
20422 2 686 402,10 0,00 2 686 402,10
20423 22 867,35 0,00 22 867,35
2051 1 012 181,59 66 061,24 946 120,35
2111 6 521 041,78 4 327 495,00 2 193 546,78
2112 81 026,45 74 550,11 6 476,34
2113 1 200 019,10 1 200 019,10 0,00
2115 2 871 617,90 1 972 346,66 899 271,24
2116 213 616,74 213 616,74 0,00
2118 5 626 587,92 5 586 719,52 39 868,40
2121 74 941,75 0,00 74 941,75
2128 86 192,11 0,00 86 192,11
21311 342 470,92 341 300,93 1 169,99
21312 2 702 912,40 1 461 941,14 1 240 971,26
21316 56 976,65 0,00 56 976,65
21318 19 209 689,83 16 081 481,55 3 128 208,28
2132 29 942,96 29 942,96 0,00
2135 2 379 152,81 0,00 2 379 152,81
2138 17 438 222,30 10 116 206,73 7 322 015,57
2151 21 206 349,66 19 476 132,45 1 730 217,21
2152 1 986 217,98 144 927,80 1 841 290,18
21532 310 013,45 0,00 310 013,45
21533 191 723,54 0,00 191 723,54
21534 101 799,68 0,00 101 799,68
21538 35 289,78 0,00 35 289,78
21568 13 802,25 0,00 13 802,25

166
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

21571 5 686 399,58 1 536 031,60 4 150 367,98


21578 832 269,95 599 063,74 233 206,21
2158 3 510 470,85 842 053,90 2 668 416,95
2161 293 992,84 0,00 293 992,84
2162 1 346 178,43 643 393,73 702 784,70
2168 224 101,80 0,00 224 101,80
2181 104 924,64 99 453,64 5 471,00
2182 3 616 404,20 3 540 792,83 75 611,37
2183 10 599 195,90 7 750 053,22 2 849 142,68
2184 5 806 547,08 1 816 337,85 3 990 209,23
2188 1 672 817,08 1 133 978,63 538 838,45
2313 215 493 597,86 45 848 540,31 169 645 057,55
2315 72 759 637,69 72 759 637,69 0,00
2318 21 321 720,86 21 321 720,86 0,00
238 7 083 284,50 5 922 805,31 1 160 479,19
2422 6 267 068,22 0,00 6 267 068,22
2423 1 859 406,43 0,00 1 859 406,43
248 284 837,69 0,00 284 837,69
261 1 616 749,92 1 239 849,92 376 900,00
266 762 245,09 762 245,09 0,00
271 190 429,23 190 429,23 0,00
274 0,10 0,00 0,10
275 3 016,23 1 016,23 2 000,00
2761 411 574,50 517 637,92 -106 063,42
276341 320 277,51 520 429,33 -200 151,82
27638 1 552 471,73 1 552 471,73 0,00
2764 4 358 613,95 4 358 613,95 0,00
Total 458 121 393,45 234 692 136,01 223 429 257,44
2492 - 1 762 950,57
Total 456 358 442,88 234 692 136,01 221 666 306,87

Migration 2008 /
actif 51 %
total brut
Source : chambre régionale des comptes à partir de l’état de l’actif au 31 décembre 2018.

167
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Annexe n° 4. Présentation des projets contrôlés par la chambre


Le réaménagement et la rénovation thermique de l’hôtel de ville (Axe Moyens généraux)
Sur la base d’un rapport du 3 novembre 2010, les lignes d’un programme
d’investissements ont été arrêtées afin de rénover ce bâtiment construit dans les années 60 situé
à proximité immédiate du port de commerce et de la route territoriale 11, principal axe de
transport de la Corse. Comme suite à ce diagnostic, la commune a répondu à l’appel à projet
« bâtiments démonstrateurs en Corse » et a entrepris la rénovation thermique de l’hôtel de ville
sur la base d’un ravalement des façades par isolation, d’une isolation de la toiture, du
remplacement des menuiseries, du remplacement du système de chauffage, de la mise en place
d’un système de rafraîchissement, d’une ventilation mécanique contrôlée et d’une amélioration
énergétique de l’éclairage.

L’Alb’Oru, le centre culturel des quartiers sud (Axe culture et patrimoine)


Dans le cadre de la requalification urbaine d’un quartier, la commune a désigné la SEM
Bastia aménagement comme mandataire pour la réalisation au sein d’un centre culturel
polyvalent. Cette opération a été conduite en deux phases : une première a concerné les
acquisitions foncières ainsi que les démolitions ; la seconde concerne la construction elle-
même.
À l’issue des travaux, qui se sont échelonnés sur une période de 20 mois (début du
chantier en mai 2013 et livraison du bâtiment en décembre 2014), le centre comprend, sur une
superficie de plancher de 3 200 m², une salle de spectacle de 342 places assises (ou 544 places
debout), une médiathèque de 800 m² : une salle des pratiques artistiques de 100 m² , des espaces
d’exposition et des locaux techniques, quatre studios d’enregistrement, ainsi qu’une cafeteria
dont la gestion a été confiée à un concessionnaire. Le projet comprenait également des
aménagements extérieurs à savoir un parvis, un théâtre de verdure, un parking de 126 places,
des VRD et des espaces verts.

L’Ondina, le nouveau cimetière et ses équipements (Axe aménagement urbain)


Par délibération du 29 septembre 2006, « considérant la nécessité de réaliser un nouveau
cimetière sur le territoire de la commune de Bastia pour compléter les installations existantes
actuellement en voie de saturation », le conseil municipal a proposé la réalisation d’un nouveau
cimetière au lieu-dit « Ondina ».

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Le projet comprenait la construction d’un cimetière, d’un bâtiment d'accueil (logement


de concierge et bureaux), d’un jardin du souvenir, d’un colombarium ainsi que d’un
crématorium, le premier de Corse. Le cimetière comportait en cible 1 260 concessions,
représentant un maximum de 4 560 enfeus127.
Cependant, dès les premiers mois suivant la fin du chantier, des désordres apparaissent.
Par requête du 25 juin 2015, la commune de Bastia assigne les auteurs du chantier, maître
d’œuvre, entreprises, et contrôleur technique et une mesure d’expertise est ordonnée par le
tribunal administratif de Bastia en date du 7 septembre 2015 afin d’identifier les désordres.

Le parking Gaudin et l’aménagement de la dalle de surface (Axe aménagement urbain)


La maîtrise d’ouvrage de ce projet a été déléguée par la ville à la SEM Bastia
aménagement. Les travaux ont été confiés par le mandataire à un groupement dans le cadre
d’un marché de conception-réalisation. Ce nouveau parking public est un bâtiment enterré de
cinq niveaux, proposant environ 300 places de stationnement, dont une vingtaine pour les
voitures électriques, 20 pour les deux-roues et six pour les personnes à mobilité réduite. Les
deux tiers des places sont réservées aux personnes munies d’un abonnement.

La maison des sciences (Axe Politique éducative)


Projeté dans le cadre de l’opération de restructuration urbaine des quartiers sud, le centre
a été conçu en 2006, pour être construit et fonctionner avec un groupe scolaire, sa vocation
d’alors étant de sensibiliser les enfants aux énergies renouvelables. Si l’école a bien été
inaugurée en mai 2010, la construction du centre des sciences a dû être différée suite à un
important glissement de terrain en décembre 2008. Son inauguration n’est intervenue que le
15 février 2020, soit 10 ans après l’école, 12
ans après le glissement de terrain. Le bâtiment de 570 m2 se compose d’un auditorium
de 54 places assises et de 116 m2 composé de gradins rétractables permettant de le transformer
en espace d’immersion, d’ateliers pour les scolaires et le grand public, d’une autre salle de 80
m2 dédiée aux expositions temporaires et d’une troisième salle de 183 m2 consacrée quant à elle
aux expositions semi-permanentes (expositions bilingues notamment, espace cocon dédié à la
réalité virtuelle, clips multimédias, vidéo projection, hologramme, mur sonore, œuvres
interactives).

127
L’enfeu est un casier étanche (hors sol) qui peut recevoir un ou plusieurs cercueils.

169
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Le Spassimare - Voie douce / tronçon sud (Axe Mobilité – développement durable)


Le projet de voie douce de Bastia concerne un axe de déplacement en bord de mer,
accessible aux cycles, piétons et personnes à mobilité réduite, qui s’étend du nord de la ville
jusqu’au cordon lagunaire de la Marana. Il comprend plusieurs tronçons : le premier, du port
de commerce jusqu’à la place Saint Nicolas, a été construit sur la période 2012-2013 ; le second,
concernant l’aménagement du quai des martyrs a été réalisé en 2012 et 213 également ; le
troisième concerne le vieux port et reste à réaliser ; le quatrième concerne le contournement de
la citadelle (Aldilonda) ; le cinquième est l’opération Spassimare achevée en 2018 ; quant au
sixième tronçon, qui concerne le secteur de l’Arinella et l’accès aux plages de Bastia sud, il a
été réalisé en 2013, la ville profitant de l’arrivée du Tour de France pour aménager cette zone.
Le Spassimare est une portion de la voie douce qui relie le nord et le sud de Bastia qui
relie la sortie du tunnel à l’Arinella. Une étude de faisabilité réalisée en 2008 avait prévu, en
bordure de la route territoriale, une voie douce de quatre mètres avec une séparation de celle-ci
de la chaussée par une bande végétale et une bande piétonne d’un mètre, imposant un
empiétement important sur les enrochements et un confortement de ceux-ci.
À l’issue de la phase d’études des travaux par la maîtrise d’œuvre, qui s’est déroulée
entre 2013 et 2014, le projet a évolué compte-tenu des contraintes administratives et financières.
L’option d’installer la bande cyclable sur les enrochements est abandonnée pour une solution
consistant à reporter l’élargissement sur la route territoriale avec un déplacement de la chaussée
de près de 1,50 mètre ; dans ce nouveau schéma, la voie cyclable n’était plus que de trois mètres.
Cette solution qui imposait une mise en alternance de la circulation pendant plusieurs mois,
situation de facto impossible compte tenu du nombre de véhicules circulant sur cet axe et
l’absence de déviation fiable, est refusée par le conseil municipal, ce qui entraîne la résiliation
du marché de maîtrise d’œuvre contre le paiement d’une indemnité et la reprise, en 2015, de la
maîtrise d’œuvre par les services techniques communaux avec pour principe le maintien de la
chaussée existante afin de limiter l’impact sur la circulation et l’absence d’emprise directe sur
les enrochements. Ce choix se traduit, pour la première partie de la voie, par une requalification
du trottoir existant avec une bande libre de 2,75 mètres et, pour la seconde partie, par un
élargissement de la bande cyclable en encorbellement des rochers afin de bénéficier d’un espace
d’une largeur globale de plus de cinq mètres. Les travaux ont démarré le 3 janvier 2017 et ont
été réceptionnés le 29 décembre 2017.

Le Mantinum - Théâtre de verdure, ascenseur et requalification du jardin Romieu (Axe


Mobilité – développement durable)
Cette opération, qui poursuit la logique de celles prévues dans le secteur de la Citadelle
notamment l’Aldilonda, poursuit l’objectif de renforcer l’attractivité de la Citadelle et sa liaison
à la ville basse. Comme suite à la délibération du 20 décembre 2016 approuvant le recours à
une étude scénographique et de faisabilité du projet, une assistance à maîtrise d’ouvrage a été
lancée le 23 mars 2017. Le programme de maîtrise d’œuvre a été constitué englobant les travaux
de requalification des terrains attenant au Palais des Gouverneurs avec un théâtre de verdure, la
création d’une liaison verticale accessible aux personnes à mobilité réduite. Le marché été
notifié le 05 février 2018.

170
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L’Aldilonda - Voie douce / contournement de la citadelle (Axe Mobilité – développement


durable)
L’Aldilonda, est une portion de la voie douce qui relie le nord et le sud de Bastia,
surplombant la Méditerranée sur une longueur de 450 mètres. Véritable projet phare de la ville,
l’opération, telle qu’elle apparaît aujourd’hui, c’est-à-dire une passerelle longeant la citadelle
de Bastia en surplomb des rochers, est née en 2014 lorsque le conseil municipal a écarté la
réalisation d’un tunnel.

La requalification îlot de la Poste (Axe aménagement urbain)


L’opération de réhabilitation du bâtiment de l’hôtel des postes consiste en la
transformation d’un ensemble bâti, après démolition de tout ou partie des bâtiments existants
afin d’y installer des logements et plusieurs activités.
À la demande la ville de Bastia, à travers une convention de portage, l’OFC est devenu
propriétaire en 2016, d’un ensemble immobilier abritant le bureau de poste principal ainsi que
les locaux techniques de l’opérateur de télécommunication historique. Dans le cadre d’un
marché de 2017, un assistant à maîtrise d’ouvrage préalable à la programmation a été désigné.
In fine, le choix a été fait de confier la réalisation du projet à un promoteur immobilier,
une procédure de cession avec charges a été lancée en octobre 2019 avec en préalable la
signature d’une convention de groupement de commandes avec Poste Immo (service public
pour la partie postale) et France TV (service public audiovisuel), ces sociétés ayant exprimé le
souhait de demeurer dans le lieu.
Les charges adoptées par conseil municipal du 24 septembre 2019 qui seront fixées dans
l’acte de cession et qui devront être réalisées par le promoteur sont un équipement hôtelier et
service séminaire trois étoiles sans restauration, un équipement commercial, un ensemble de
logements en accession à prix libres et à prix maîtrisés, des locaux tertiaires dédiés à France
TV et Poste Immo.

La réfection du théâtre municipal de Bastia (Axe culture et patrimoine)


Le bâtiment du théâtre souffre de vétusté. En 2016, la réhabilitation du théâtre (à hauteur
de 3 000 000 €) et un dossier d'assistance à maîtrise d’ouvrage (à hauteur de 300 000€) ont été
validés en comité régional de programmation des aides (COREPA), instance chargée de décider
de l’affectation des fonds européens, du programme exceptionnel d’investissement (PEI) et du
CPER (contrat de projet entre l’État et la collectivité de Corse). Le montant concernant la
réhabilitation du théâtre ne permet pas la rénovation du théâtre mais seulement le financement
des travaux d'urgence afin de pouvoir réimplanter le conservatoire de musique, de danse et d'art
dramatique, dans des locaux sans désordre de toiture et d'étanchéité.
Estimant que les travaux spécifiques au conservatoire ne pouvaient pas être dissociés du
reste des travaux, la commune n’engage pas l'opération de 3 M€.

171
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La maquette financière du PEI 4 prévoyait environ 5 M€ (en coût total d'opération)


destiné aux travaux de rénovation du conservatoire. Le montant total des travaux a dans un
premier temps été estimé à 15M€. Le comité de pilotage de l'étude a retenu, le 20 mars 2018,
un scénario d'un coût total de 22,5 M€, nécessitant la recherche d'un nouveau plan de
financement.
En 2019, dans le cadre d’un marché passé en 2017, un diagnostic technique et
fonctionnel du bâtiment ainsi qu’une proposition de programme sont établis.

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Annexe n° 5. Liste des avenants


TYPE DE
PROCEDURE
NOMBR Montant
NATURE DE (Appel d'offre
E MONTANT avenant /
L'ACHAT ouvert/MAPA/ DATE ACTE
NUMERO DU D'OFFR OBJET DU INITIAL DATE MONTANT montant
(travaux ou Achat sur OBJET DU MARCHE D'ENGAGE OBJET AVENANT
MARCHE ES LOT (TTC) AVENANT AVENANT marché
services ou facture ou MENT
ANALY (en €) (en €) initial
fournitures) marché sans
SEES (en % )
mise en
concurrence)
RENOVATION THERMIQUE ET REHABILITATION DE L'HOTEL DE VILLE
Procédure
2012/124 SERVICE négociée 3 Marché de maîtrise d'œuvre Néant 07/09/2012 234 416 24/07/2013 Fixation du forfait définitif des honoraires 14 728 6%
spécifique
Rénovation thermique et Menuiseries
1 : 15/12/2014 1 : Modifications introduites compte tenu de la mauvaise qualité du support de façade
2014/002 TRAVAUX MAPA 2 réhabilitation de l'Hôtel de Ville - exterieures et 14/01/2014 598 081 15 474 3%
2 : 24/07/2015 2 / Travaux complémentaires consistant à la pose de vitrage et menuiserie
Relance des lots n° 1, 3 et 6 serrurerie
ONDINA
Maitrise d’oeuvre pour la 1 : Ajustement du montant du marché initial de maîtrise d'oeuvre suite au nouveau coût
1 : 20/09/2011
2009/004 SERVICE AOO 1 réalisation de la première Néant 23/02/2009 514 250 prévisionnel de travaux 164 578 32%
2 : 18/03/2014
tranche du nouveau cimetière 2 : Travaux supplémentaires
- Modification du jardin des souvenirs et des columbariums ;
- Réalisation d’une plateforme supplémentaire pour des inhumations en pleine terre ;
- Création d’environ 200 concessions supplémentaires ;
Nouveau cimetière et sa voie Génie civil - - Création d’un réseau d’arrosage par captage d’une source, augmentation de la capacité
2011/142 TRAVAUX AOO 1 01/06/2011 6 363 108 22/07/2013 864 773 14%
d'accès - 1ère phase VRD du bassin de rétention N°2 et création d’une voie d’accès au local technique.
- Densification du réseau de communication ;
- Génie civil des cuves d’alimentation de gaz du crématorium ;
- Création d’un mur en pied de talus à proximité de l’ossuaire
Réalisation du bâtiment
2012/040 TRAVAUX AOO 1 Gros œuvre 24/04/2012 223 818 07/12/2012 Recalage altimétrique du Bâtiment administratif 19 618 9%
administratif
ALB'ORU
1 : Dans une note en date du 3 décembre 2010, le Directeur Régional des Affaires
culturelles remet en cause principalement le fonctionnement et l'équipement de la salle de
spectacles (scène). Il est donc confié à l'assistant à maîtrise d'ouvrage un étude
complémentaire consistant à rédiger une proposition de programme complémentaire sur
2010/22307 Marché d'assistance à maîtrise 1 : 20/05/2011
SERVICE AO 6 Néant 16/07/2010 241 951 les fonctionnalités propres à la salle de spectacles, aux équipements et réseaux 38 885 16%
AMO/CC d'ouvrage 2 : 17/07/2015
scénographiques.
Le présent avenant a pour objet une modification du montant des honoraires prévus
dans le marché initial.
2: Rémunération prolongations des delais
3213-2011-moe
SERVICE Concours 3 Mission de maîtrise d’œuvre Néant 17/11/2011 1 730 373 17/07/2015 forfait definitif + det + trx supplementaires+ opc 251 160 15%
cc
Coordination en matière de
CCSPS/3213 SERVICE MAPA 6 sécurité et de protection de la Néant 01/02/2012 12 809 17/07/2015 Rémunération prolongations des delais 1 896 15%
santé
CCCT/3213 SERVICE MAPA 4 Contrôle technique Néant 01/02/2012 84 414 17/07/2015 Rémunération prolongations des delais 2 336 3%
Construction d'un centre
1:
CC2013TX2 TRAVAUX AOO 1 culturel à énergie positive dans Etanchéité 15/02/2013 449 280 Modifications diverses 62 291 14%
2 : 17/07/2015
le quartier Aurore à Bastia
Construction d'un centre Menuiseries
1:
CC2013TX5 TRAVAUX AOO 3 culturel à énergie positive dans intérieures - 20/03/2013 221 612 Modifications diverses 41 397 19%
2 : 17/07/2015
le quartier Aurore à Bastia Signalétique
Chauffage -
Ventilation -
Construction d'un centre Rafraichisseme
1:
CC2013TX12 TRAVAUX AOO 5 culturel à énergie positive dans nt - 15/02/2013 1 186 463 Modifications diverses 184 990 16%
2 : 17/07/2015
le quartier Aurore à Bastia Désenfumage -
Plomberies
sanitaires
Construction d'un centre Audiovisuel et
1:
CC2013TX15 TRAVAUX AOO 3 culturel à énergie positive dans éclaraige 15/02/2013 558 914 Modifications diverses 97 279 17%
2 : 17/07/2015
le quartier Aurore à Bastia scénique
Construction d'un centre VRD et
1:
CC2013TX18 TRAVAUX AOO 2 culturel à énergie positive dans aménagementse 15/02/2013 737 236 Modifications diverses 25 331 3%
2 : 17/07/2015
le quartier Aurore à Bastia xtérieurs
Construction d'un centre
CC2013TX19 TRAVAUX AOO 4 culturel à énergie positive dans Espaces verts 15/02/2013 180 404 17/07/2015 Modifications diverses 28 780 16%
le quartier Aurore à Bastia
Des travaux supplémentaires se sont révélés nécessaires lors de l’installation du
Fourniture et projecteur numérique au Centre Culturel Alb’Oru. Ces derniers sont indispensables à la
pose d’un mise en place d’un système sonore adapté à la configuration scénique de la salle de
projecteur de spectacles.
cinéma
2015/055 FOURNITURES AOO 4 Equipement du centre 29/10/2015 155 400 15/03/2016 2 238 1%
numérique 4K Ces frais supplémentaires correspondent à des travaux visant à améliorer la mobilité et la
et complément protection des enceintes acoustiques cinéma qui sont installées sur la scène :
de sonorisation - les chariots permettent de faciliter l’accès au plateau, la manutention et le stockage
professionnelle - les grilles rajoutées pérennisent elles l’investissement en protégeant les membranes de
chacun des haut-parleurs.
ASSURANCE DOMMAGE
2012 CC ASS SERVICE MAPA 1 OUVRAGE ET TOUT RISQUE Néant 31/07/2012 93 169 10/04/2015 prolongation 1 444 2%
CHANTIER
SPASSIMARE
Travaux de
maçonnerie,
Travaux d'aménagement d'un
réseaux secs,
2016/091 TRAVAUX AOO 8 cheminement piéton et cycliste 12/12/2016 982 396 29/11/2017 Modifications en moins-value et plus value 45 813 5%
pluvial, dalle
nommé "U Spassimare"
béton,
signalisation
Travaux d'aménagement d'un
La modification des exutoires du lot maçonnerie nécessite la fourniture et la pose de
2016/094 TRAVAUX AOO 5 cheminement piéton et cycliste Serrurerie 12/12/2016 567 052 27/12/2017 19 023 3%
barrières supplémentaires
nommé "U Spassimare"
PARKING GAUDIN
Assistance technique à maitrise
G/1/3216 SERVICE AOO 6 Néant 25/11/2013 238 752 05/03/2018 Mission deuxième analyse des deuxièmes candidatures 6 800 3%
d'ouvrage

173
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

MAISON DES SCIENCES


1 : Transfert des parts de mission du co-traitant COSI FELICELLI a la SARL ARCHIMED
2 : Prises en considération des conséquences du glissement de terrain de fin 2008 et en
particuliers modification des implatations des bâtiments,
3 : Conséquences sur le marché de la fusion simplifiée entre GRONTMIJ SA, société
absorbante et sa filiale, GINGER SUDEQUIP, société absorbée et nouvelle répartition
des honoraires suite au décès de M. Guidoni Jacques – architectes DPLG et membre du
groupement titulaire du marché – survenu le 3/01/2011, une nouvelle
4 : Modifications introduites par le présent avenant :
- Suite à la cessation d’activité du cabinet Paul NAVARI, mandataire du groupement, les
co-titulaires du marché désignent comme nouveau mandataire la SARL Atelier ARCHI-
MED.
1 : 20/02/2008 - Suite au lancement d’une nouvelle consultation de travaux relative à la construction du
2 : 10/04/2012 centre des sciences, la rémunération de la nouvelle phase ACT s’élève à 6 811,80 € HT,
2006/060 SERVICE Concours 5 Maitrise d’oeuvre Néant 09/05/2006 536 957 3 : 05/12/2013 - Le BET GRONTMIJ devient OTEIS suite à un changement de dénomination sociale 144 153 27%
4 : 21/07/2016 5 : Modifications :
5 : 15/03/2019 - Intégration dans la mission de maîtrise d’œuvre des adaptations liées aux modifications
du mail portées par la SEM BASTIA AMENAGEMENT, maître d’ouvrage de la ZAC
Aurore :
• Création de murs de soutènement
• Création de murs périphériques complémentaires
• Aménagement extérieur (Ouest et Sud)
- Intégration dans la mission de maîtrise d’œuvre (de la phase Esquisse à la phase AOR
et OPC) des travaux supplémentaires suivants : Extension du Centre des Sciences par la
création d'un amphithéâtre de 116 m²
- Intégration dans la mission de maîtrise d’œuvre des adaptations préconisées par le
programmiste scénographe concernant le changement du programme à l'intérieur du
bâtiment (suppression des murs porteurs et remplacement par portes ou poteaux isolés)
Modification portant sur les éléments suivants :
- Ouvrages nécessaires pour construire les escaliers du mail à une date ultérieure
-Réduction de la longueur du mur porteur,
-Modification des cloisonnements intérieurs,odification de l'implantation altimétrique du
bâtiment (pour raccordement au projet SEM BASTIA),
- modification du volume abritant l’escalier et l’ascenseur reliant les deux niveaux
Construction du centre des Terrassements
- Suppression d’environ 16m² de soutènement au sud-est du bâtiment qui ne font plus
2016/060 TRAVAUX MAPA 8 sciences de l’ecole HQE Charles – VRD - 22/07/2016 310 110 07/07/2017 34 976 11%
partie du projet
Andrei Espaces verts
- Terrassements au sud-ouest
- Suppression d’une rangée de mur en gabion
- Adaptation des murs de clôture
- Modification des cloisonnements intérieurs
- Modification de l’implantation altimétrique du bâtiment
- Intégration des ouvrages de soutènement
1 : Modification du projet en intégrant :
- la réduction de la longueur du mur porteur
- la modification des cloisonnements intérieurs
- la modification de l'implantation altimétrique du bâtiment (pour raccordement au projet
SEM BASTIA)
Construction du centre des - la modification du volume abritant l'escalier et l'ascenseur reliant les deux niveaux
Gros œuvre - 1 : 07/07/2017
2016/061 TRAVAUX MAPA 9 sciences de l’ecole HQE Charles 22/07/2016 387 002 2 : Suppression du mur porteur, remplacé par des poutres ou poteaux, induisant le 61 361 16%
Maçonnerie 2 : 29/06/2018
Andrei renforcement de l'armature du radier ainsi que son épaisseur.
. la surface de radier a été réduite jusqu'aux façades du bâtiment béton
. la toiture n'a pas été modifiée
. les ouvertures dans les voiles ont été déduites
. le radier a été épaissi pour tenir compte des ouvertures supplémentaires
. les dalles ont été épaissies
Le présent avenant a pour objet d’acter les modifications suivantes :
* Moins-values :
- toiture terrasse inaccessible isolée auto-protégée
- toiture terrasse inaccessible non isolée auto-protégée sous locaux non chauffés
- terrasse accessible non accessible - finition carrelage
- étanchéité liquide sous terre
- travaux supprimés : étanchéité liquide sous terre, préparation, brossage, fissures,
Construction du centre des Etanchéité, dalles béton, étanchéité verticale, chassis d’accès en toiture, ligne de vie
2016/062 TRAVAUX MAPA 4 sciences de l’ecole HQE Charles Etanchéité 22/09/2016 64 019 13/05/2019 * Plus-values : 1 784 3%
Andrei - fournitures et pose isolant sur cage d’escalier (pare vapeur isolant thermique en 40mm)
- mur enterré sous escaliers (étanchéité par chape protecfondation, drain vertical, solins
- fourniture et pose de garde-corps autoporté
- fourniture et pose échelle à crinoline hauteur 3 m
- mur enterré y compris drain vertical
- bug alu
- étanchéité et drain vertical
- bug alu AN 50
Le présent avenant a pour objet d’acter les modifications suivantes :
* Moins-values :
- fourniture et pose de cloisons 72/36
- fourniture et pose de doublages 13+80
Construction du centre des Cloisons –
- pose de portes
2016/064 TRAVAUX MAPA 5 sciences de l’ecole HQE Charles Doublages – 22/09/2016 13 994 03/06/2019 649 5%
* Plus-values :
Andrei faux plafonds
- fourniture et pose d’habillage bâti support WC
- fourniture et pose de contre cloisons sous châssis pour récupération épaisseur
- encoffrement chute
- modification cloisons
Le présent avenant a pour objet d’acter les modifications suivantes :
* Plus-values :
- Fourniture et pose de portes stratifiées en remplacement des portes standards y
compris pare doigts
- Fourniture et pose de cloisons séparatives type 98/48 des bureaux
Construction du centre des * Moins-values :
Menuiseries
2016/065 TRAVAUX MAPA 5 sciences de l’ecole HQE Charles 29/09/2016 9 994 23/05/2019 • Portes standards du marché initial 1 144 11%
intérieures
Andrei - Signalétique
• Panneaux de niveau (dim 1,00 x 0,60 environ)
• Panneaux de locaux (dim 0,20 x 0,10)
• Logo (dim 0,10 x 0,10 environ)
• Plaque signalétique (dim, suivant texte)
• Panneau des consignes
Sont listées ci-dessous, les modifications objet du présent avenant :
• En plus-value :
- Alimentation en énergie (alimentation TGBT, modification du TGBT, alimentation) :
Electricité
Construction du centre des - Spécifications des appareils d’éclairage (luminaires)
courants forts -
2016/070 TRAVAUX MAPA 3 sciences de l’ecole HQE Charles 22/09/2016 44 881 11/03/2019 - Equipements particuliers (fournitures et poses prises au sol) 7 195 16%
Courants
Andrei - Eclairage de sécurité
faibles - SSI
• En moins-value :
- Spécifications des appareils d’éclairage (luminaires, alimentations)
- Equipements particuliers (colonnes de distribution, télévision, alarme, éolienne)
Le présent avenant a pour objet d’acter les modifications suivantes :
* Etudes chauffage ventilation climatisation
* Moins-values :
- chauffage / ventilation
Construction du centre des Chauffage -
- matériel sanitaire
2016/071 TRAVAUX MAPA 6 sciences de l’ecole HQE Charles Ventilation - 22/09/2016 65 856 03/06/2019 - 4 284 -7%
* Plus-values :
Andrei Plomberie
- évacuation EP
- ballon thermodynamique
- climatisation local technique
- matériel sanitaire adapté

174
Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

ALDILONDA

Concours +
marché négocié 1 : PRESTATION TRANSFEREE DE LA PHASE PRO EN PHASE AVP
1 : 06/12/2017
2017/138 SERVICE sans pub. Ni 3 Mission de maîtrise d'œuvre Néant 21/09/2017 891 671 + MODIFICATION DE L'ECHEANCIER DES ACOMPTES PHASE AVP 75 492 8%
2 : 12/03/2018
mise en concu. 2 : FIXATION DEFINITIVE DU COUT PREVISIONNEL DES TRAVAUX
Préalable

MANTINUM
Création d’un théâtre de
Travaux supplémentaires : Travaux de confortement dans le Jardin Romieu suite à la
verdure, création d’un outil de Terrassements
réalisation d’une mission G5, Surélévation du voile courbe de la citerne, Remise en état
2018/119 TRAVAUX MAPA 1 liaison verticale entre le vieux généraux - Gros- 16/11/2018 1 934 376 13/02/2020 284 207 14,69%
du tunnel – Théâtre de verdure, Longrine béton pour théâtre de verdure, Traitement des
port et le théâtre de verdure, et Œuvre - VRD
eaux de la citerne, Aménagements divers du Jardin Romieu
réhabilitation du jardin Romieu
Création d’un théâtre de
verdure, création d’un outil de Travaux supplémentaires : suite aux préconisation de l'APAVE, il a été nécessaire
Serrurerie -
2018/120 TRAVAUX MAPA 3 liaison verticale entre le vieux 04/12/2018 286 940 19/02/2020 d'augmenter le diamètre des barreaudage gardes-corps et des barreaux des mains 17 600 6,13%
Signalétique
port et le théâtre de verdure, et courantes des gardes-corps
réhabilitation du jardin Romieu
Création d’un théâtre de
verdure, création d’un outil de
Réseaux secs - Travaux supplémentaires : fourniture et pose de 15 luminaires supplémentaires afin de
2018/122 TRAVAUX MAPA 4 liaison verticale entre le vieux 11/12/2018 270 547 14/02/2020 19 038 7,04%
Eclairage public renforcer le niveau
port et le théâtre de verdure, et
réhabilitation du jardin Romieu

Source : commune de Bastia

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

Annexe n° 6. Glossaire
ARTT : Aménagement et réduction du temps de travail
ATSEM : Agent territorial spécialisé des écoles maternelles
BFR : Besoin en fonds de roulement
CAB : Communauté d’agglomération de Bastia
CAF : Capacité d’autofinancement
CCAS : Centre communal d’action sociale
CCTP : Cahier des clauses techniques particulières
CIA : Complément indemnitaire annuel
CJF : Code des juridictions financières
COREPA : Comité régional de programmation des aides
CPER : Contrat de projet entre l’État et la région (collectivité de Corse)
DAPT : Direction de l’architecture et la planification des travaux
DGD : Décompte général définitif
DGF : Dotation globale de fonctionnement
EBF : Excédent brut de fonctionnement
EFE : Excédent en financement d’exploitation
ERA : Effectifs réels en agents
ETP : Équivalent temps plein
FRNG : Fonds de roulement net global
GVT : Glissement vieillesse technicité
HT : Hors taxes
IFSE : Indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise
IR : Indemnité de résidence
MAPA : Marché à procédure adaptée
M€ : Million d’euros
M3 : Mètre cube
NBI : Nouvelle bonification indiciaire
OFC : Office foncier de Corse
PEI : Programme exceptionnel d’investissement
PO FEDER : Programme opérationnel du Fonds européen de développement
régional
PPI : Plan pluriannuel d’investissement

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Rapport d’observations provisoires de la chambre régionale des comptes de Corse
La commune de Bastia. Exercices 2012 et suivants
Document provisoire et confidentiel en cours de contradiction

RIFSEEP : Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de


l'expertise et de l'engagement professionnel
SEML : Société d’économie mixte
SFT : Supplément familial de traitement
TTC : Toutes taxes comprises
TVA : Taxe sur la valeur ajoutée
VRD : Voirie et réseaux divers

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