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Le clergé à SIMACOURBE, à travers les siècles.

LES PRÊTRES CONNUS A LA CURE DE SIMACOURBE.


- Vers 1480 - …. : Guilhem Ramon de MIOSSENS, archiprêtre de
Simacourbe, signalé dans un document mentionnant « le mariage de Bordeu de
Montaner assisté de Guilhem Ramon de Miossens, archiprêtre de Simacourbe ».
- Vers 1500 - …. : JOHANET , abbé de Simacourbe, signalé dans un acte
d’emprunt « de 35 écus par Roger de Boeil et Pierre des Tysnées, syndics de
Béarn à Guillaume de Forbet, jurat de Pau, avec la garantie de Johanet, abbé de
Simacourbe ».
- Vers 1544 - …. : Pierre de SANSON, archiprêtre de Simacourbe noté
dans le recensement.
- 16 novembre 1647 - 3 juillet 1721 : Hiérôme de CAMGRAN. Baptisé à
Pau le 3 juillet 167, fils de Jacques de Camgran, ou Campgrand procureur du Roi
au parsan de Nay, charge qu’il acheta à Isaac de Bordes, seigneur de Rontignon
le 27 mai 1932 et de Judith de Roques, fille de M e Jean de Roques, conseiller du
Roi, auditeur en la Chambre des Comptes de Pau et contrôleur général des
réparations et de damoiselle Judith de Gassion.
- Hierôme de Camgran « a esté baptisé le 16 de novembre 1647 par M. B.
Marciel, vicaire de Pau ».
« Le 3 juillet 1721, le Sr Hiérôme de Camgran, archiprêtre de Simacourbe, décéda
en mes mains, après avoir recu les sacremens de l’église, avec beaucoup de
piété ». Signé Duplaà, vicaire de Pau.
- 1710 ? – 23 août 1768 : Bertrand LALANNE dit BERDOUTICQ.
Archiprêtre desservant de Simacourbe, de Moncaubet et de Juillacq. En
1720, ce curé était déjà en place comme vicaire puis, comme archiprêtre noté
dans le registre paroissial du village en 1722, année de sa nomination. C’est lui
qui fit construire le presbytère. Son neveu Jean Lagrange-Lalanne, fils d’Anne
Lalanne-Berdouticq, sœur de l’archiprêtre, mariée au sieur Lagrange lui succéda
par la volonté de la marquise de Poyanne, née Marie de Gassion, propriétaire de
l’abbaye laïque et seigneur, en sa partie, de Simacourbe.
L’archiprêtré de Simacourbe comprenait les paroisses de : Simacourbe,
Moncaubet, Lalongue, Lusson, Lussagnet, Coslédan, Lube, Lannecaube,
Meillacq, Mouhous, Sévignacq, Boast, Escoubès, Riupeyrous, Lalonquère,
Gerderest, Abère, Juillac, Lyon, Samsous, Lannegrasse, Lespielle, Gayon,
Germenaut.
De temps à autre, le curé de Juillacq, l’abbé Jean GUICHAMON, suppléa
l’archiprêtre de Simacourbe en certaines circonstances.
Nous l’avons dit dans le précédent paragraphe, Jean Lagrange-Lalanne,
fils d’Anne Lalanne-Berdouticq, sœur de l’archiprêtre plus haut dénommé,
mariée au sieur Lagrange, succéda à Bertrand Lalanne Berdouticq, son oncle,

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par la volonté de la marquise de Poyanne, née Marie de Gassion, propriétaire de
l’abbaye laïque et seigneur, en sa partie, de Simacourbe. La présentation fut faite
auprès du notaire royal apostolique, le sieur Castaing de Foix.
- 1768 - 10/1822 : Jean LAGRANGE-LALANNE.
- La cure de l’archiprêtre Jean Lagrange-Lalanne ne fut pas de tout repos à
Simacourbe, durant la Révolution française, et surtout pendant la Terreur.
- A noter également que, sous la Révolution, le citoyen Antoyne DULOT,
prêtre, ex-Récollet, résidant à Simacourbe, au château de Tarride appartenant
au Sieur d’ARTIGUES, dut, lui aussi, faire acte de soumission pour y exercer son
ministère particulier. Ce prêtre décéda le 10 ventose de l’an IV (29 février 1796)
à l’âge de 80 ans environ. Le châtelain fut exproprié par le comité
révolutionnaire, ses biens confisqués au profit de l’État. Lors des ventes des
biens « dits nationaux », organisées à Lembeye entre 1792 et 1794, le château et
l’annexe furent, rachetés par le Sieur d’Artigues.
- 01 et 02/1782 : DUFAUX, curé de Maspie, assura l’intérim pendant les
mois de janvier et février 1782, avant que l’Archiprêtre Lagrange-Lalanne ne
reprit son sacerdoce en mars de cette année-là.
- Le curé Lagrange-Lalanne, ci-devant propriétaire du presbytère de
Simacourbe à l’époque de la Révolution, fut inscrit sur la liste des suspects
dressée par le Comité de Surveillance Révolutionnaire de Pau en novembre et
décembre 1793.
1791 - 1793 : Le comité révolutionnaire des Basses-Pyrénées sous la
houlette du très tristement célèbre, et sanguinaire Monestier classa le curé de
Simacourbe ainsi : « Lagrange, curé ; détenu à Simacourbe du 4 novembre au
7 décembre, regrettant la dîme ; fanatique ». Il fut ensuite convoqué plusieurs
fois devant le comité de salut public présidé par le maire nommé de Simacourbe,
M. Pierre Berdalle (1er du nom), et le secrétaire général, révolutionnaire,
instituteur de Simacourbe, Barthélémy Nargassié, et les agents municipaux
Habas et Cassou dit Joannou pour réitérer sa soumission aux lois de la
République qu’il se chargea de transgresser plus d’une fois au grand dam de
l’abbé Casenave, curé de Corbères, son protecteur, qui lui évita la décapitation
- 1822 - 1824 : Jean ABADIE, curé de Simacourbe, Juillacq et
Moncaubet, nommé par M gr Paul d’ASTROS.
- 1825 - 1829 : Jean-Basile MIRANDE, curé de Simacourbe, Juillacq et
Moncaubet, nommé par M gr Paul d’ASTROS.
- 1829 - 1830 : Jean ARMAGNAC, nommé curé de Simacourbe, Juillacq,
et Moncaubet, par M gr Paul d’ASTROS. Il fut déplacé à Ponson-Dessus à la suite
d’une manifestation patriotique, organisée par une partie de la population, avec
sa participation active, non autorisée par l’évêque de Bayonne, sus-nommé, lors
de l’avènement du roi Louis-Philippe sur le trône de France. En signe de
protestation, M. le maire, Bernard-Auguste de Parage, démissionna de son
mandat, provoquant la nomination, par le préfet des Basses-Pyrénées de M. Jean
Peyret-Poque, ancien officier napoléonien, natif de Pontacq, marié à Simacourbe
à M lle Marie Habas, fille d’un ancien huissier, jurat de Simacourbe, qui possédait
la maison Habas, au centre du village, dénommée plus tard « À Peyret ».
( anciennement Brouste ).

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- 1831 - 1844 : Jean-Maurice REY-POQUE, né en 1798 à Pontacq, curé
de Simacourbe, Juillacq, Moncaubet*, nommé par M gr Étienne d’ARBOU.
Il rejoignit Lalongue en 1845. L’abbé Rey-Poque se comporta comme un
« affairiste » et une procédure parue sur la « Mémorial des Pyrénées » le 15
janvier 1846 le confirma en partie. « A la requête des sieurs Jean Mirassor fils,
domestique, demeurant à Pau et de Louis Sarthou, propriétaire demeurant et
domicilié à Germenaud, celui-ci agissant en tant que cessionnaire de Mme Jeanne
Mirassor 1ère née et de Magdelaine Mirassor, dernière-née, épouse du sieur Jean
Machorre, cultivateur, demeurant et domicilié à Moncaubet-Lalongue, il a été
procédé au préjudice du sieur Jean Mirassor père, cultivateur, demeurant et
domicilié à Moncaubet-Lalongue, pris en qualité de débiteur principal et de
M. Jean-Maurice Rey-Poque, prêtre, demeurant et domicilié à Lalongue, celui-ci
pris en qualité de tiers-détenteur, à la saisie réelle des immeubles dont la
désignation suit : maison dite le « castel de Moncaubet », dépendances bâties,
basse-cour, enclos, jardin, four à pain et terres. Les adjudications à la criée sont
fixées au 12 février 1846, dès 9 heures du matin, au Tribunal de Première
Instance de Pau ».
*Moncaubet était territorialement un quartier de Lalongue.
- 1844 - 1856 : Bernard DUBEDAT , né en 1814, nommé par M gr François
II LACROIX.
- 1856 - 1879 : Pierre BAÀS, né en 1827, nommé par M gr François II
LACROIX. En 1879, il rejoignit Arthez-de-Béarn. Sa sœur, Marie, née à Pau en
1838, épousa en 1860, M. Jean-Baptiste Lacoustille maire de Simacourbe de
1884 à 1892 et de 1896 à 1902.
- 1880 - 1883 : Pierre BRUNET, nommé par M gr Arthur-Xavier
DUCELLIER.
- 1883 - 1885 : Pierre-Jean JOANBAT, nommé par M gr Arthur-Xavier
DUCELLIER.
- 1885 - 1909 : Etienne, Joseph, Marcelin CANTON, né le 27 janvier
1863 à Arudy, il fut étudiant ecclésiastique à Bayonne. Nommé curé de
Simacourbe par M gr Arthur-Xavier DUCELLIER, il entra en conflit avec les
enseignants et par la suite avec la municipalité, il fut obligé de partir à la suite
d’une décision autoritaire du conseil municipal en raison de son opposition
sectaire, au processus d’affermissement de l’école publique. Tous les matins,
il se posta devant le portail de l’école, faisant pression sur les parents amenant
leurs enfants à l’école de la République.
- En 1908/1910, aidé par un collège de dévots, il soutint une cabale à
l’encontre de l’institutrice M lle Marie, Cécile Duplaà, devenue par la suite
M me Lacoste-Nabet, sous divers prétextes, entre autres, ses mœurs (elle épousa
un jeune homme de 13 ans son cadet), son manque d’appétence pour la religion.
- D’autre part, Il n’accepta pas la construction d’un puits communal en
dehors du presbytère. C’est en s’appuyant sur ce dernier fait, que le conseil
municipal prit la décision et fit pression sur l’Evêché pour qu’il soit nommé
ailleurs. Le puits fut finalement creusé près de l’école avec la subvention
accordée par la préfecture.
- Néanmoins, en dehors de son antirépublicanisme, de ses passes d’armes
avec la municipalité, reconnaissons au curé Etienne Canton son considérable
travail de remise en forme des registres paroissiaux de Simacourbe et

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Moncaubet. Ainsi, depuis 1720 environ, jusqu’en 1792, avant la mise en place de
l’État-Civil actuel, les chercheurs des Archives Départementales peuvent
trouver les actes de naissances, mariages et décès survenus dans ces deux
communes, agrémentés de précieuses et judicieuses notes historiques,
- 1910-1920 : Maurice TOURET dit Rontignon (nom de sa mère), né le
22 septembre 1864 à Lasclaveries (Basses-Pyrénées). Nommé par M gr François
GIEURE, peu aimé par la population, assez violent avec les jeunes catéchistes ,
sa foi fut mise en doute, à la suite de conduites personnelles suspectes, en
particulier auprès de jeunes veuves... Il entra en conflit avec la municipalité de
Simacourbe au sujet du prix du loyer du presbytère (bail signé entre les parties
de 1910 à 1916 et non renouvelé en raison des circonstances liées à la Grande
Guerre); en 1919, le curé Touret n’accepta pas le relèvement du prix du loyer et
après de multiples palabres et conflits, le conseil municipal, lors de la session
de mai 1920 et sur proposition de M. le maire Jean Lube-Molou, prit la décision
de lui donner congé par voie d’huissier dans le plus bref délai: (9 voix pour, 0
contre, 1 abstention). Pendant trois années, il n’y eut pas de curé desservant,
nommé à demeure, sanction infligée à la commune par l’évêque de Bayonne .
M gr François GIEURE.
- 1923-1924 : Jean-Pierre DOUMENGÈS, né le 5 novembre 1877 à
Livron (Basses-Pyrénées).
Incorporé le 14 novembre1898, soldat de 1ère classe le dit jour. Mentionné
élève ecclésiastique.
Passé à la 22ème section d’infirmiers le 13 février 1908.
Maintenu service auxiliaire par la commission de réforme de la Seine le 23
février 1914. Passé à la 18ème section d’infirmiers militaires le 8 mai 1918.
- Campagnes contre l’Allemagne :
- Intérieur du 6 août 1914 au 17 mars 1919.
- Envoyé en congé illimité de démobilisation le 18 mars 1919. Se retira à
Paris, puis fut nommé temporairement à Simacourbe, par M gr François GIEURE.
- 1924-1930 : Pierre LABAN-LOUSTAU, né le 12 septembre 1876 à Nay.
Fit son service militaire et fut ajourné pour déficience physique. Participa ,
malgré tout, à la Grande Guerre :
- Du 16 septembre 1916 au 29 janvier 1918 dans l’armée d’Orient. Du 30
janvier 1918 au 05 avril 1918, malade, il fut rapatrié.
- Envoyé avec son régiment en Italie du 06 avril au 08 mai 1918.
- Malade, à nouveau rapatrié, du 09 mai 1918 au 11 février 1919.
- Réformé temporaire pour bronchite chronique, emphysème et séquelles
de paludisme.
- Nommé prêtre à Castillon par M gr François GIEURE, puis à Simacourbe où,
il fut repéré par l’administration militaire comme prêtre le 13 mars 1925, Mourut
à Simacourbe le 6 août 1930 et y fut enterré près du porche de l’église.
- 1931-1932 : Simon, Sauveur DUTILH, né le 28 octobre 1901 à
Bayonne (Basses-Pyrénées). Etudiant ecclésiastique à Bayonne. Renonça au
sursis avant le 1er septembre 1921.
- Mobilisé le 05 octobre 1921 au 3ème régiment d’infanterie.
- Fit partie des forces françaises occupantes de la Ruhr du 18 mai au 16
août 1923.

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Prêtre à Notre-Dame de Pau de 1925 à 1931, puis nommé à Simacourbe
par M gr
François GIEURE. Il quitta Simacourbe en 1932, nommé curé au Sacré-
Cœur de Pau, avenue Thiers, ensemble détruit au début des années 1970.
- 1932-1938 : Bernard CAZABAN, né le 14 septembre 1876 à Bordères
(Basses-Pyrénées). Elève ecclésiastique à Paris. Fit le service militaire du 13
novembre 1897 jusqu’au 18 septembre 1898 au 18ème Rgt d’infanterie de Pau.
CBC accordé. Se retira à Paris au 128, rue du Bac puis s’engagea dans son
sacerdoce dès 1898, d’abord en Chine à Tchong-King sous le patronage de
l’évêque missionnaire Célestin-Félix-Joseph CHOUVELON des Missions
Etrangères de Paris. Il y fut localisé en cet endroit le 25 novembre 1901. Appelé
le 1er septembre 1914, et réformé pour faiblesse de constitution à Tien-Tsin le 4
septembre 1914. Reconnu « Bon pour service armé » en 1915. Visité par le vice-
consul de France à Tchong-King le 1er décembre 1915.
- Mobilisable à compter de cette dernière date, il fut versé dans le 16ème
régiment d’infanterie coloniale basé en Chine. Arrivé au corps le 7 janvier 1916 ,
il fut réformé n°2 le 6 février 1916 pour insuffisance physique. RDC le 15 mars
1916 par le lieutenant-colonel, commandant le corps d’occupation français en
Chine. Se retira à Tchong-King. Revint en France. A son retour, il fut installé à
Simacourbe en 1932 par M gr François GIEURE. En 1935, il reçut, à Simacourbe,
le nouvel évêque de Bayonne M gr Henri-Jean HOUBAUT venu en visite pastorale
ou Mission. A cette occasion, un calvaire fut érigé en plein bourg, au carrefour
route de Lembeye/Chemin Jean Lafourcade-Camarau.
- 1938-1949 : Ernest LABOURDIQUE, né le 16 juillet 1908 à Biarritz
(Basses-Pyrénées).
- Nommé curé à Simacourbe par M gr Henri-Jean HOUBAUT, il fut apprécié
par la population du village. Durant son séjour et surtout pendant la guerre de
1939 à 1945, il entretint des relations courtoises et d’excellente qualité avec le
couple d’instituteurs du village M et M me Paul Bourdalé, militants communistes
notoires. M. Paul Bourdalé, résistant engagé et valeureux, sous le pseudonyme
de « Sim », cacha avec son épouse, deux enfants parisiens de confession juive,
sous le nom de Duprès, dans l’appartement de l’école et ce, pendant trois
années. M. Bourdalé participa à de multiples sabotages, effectués de nuit pour
harceler l’occupant allemand. Il y perdit plusieurs phalanges de la main droite.
L’abbé Labourdique, lui aussi, recueillit un jeune adolescent pendant la guerre
dont nous ne savons rien, hormis qu’il fut originaire de Suisse.
Au sortir de la guerre, l’abbé Ernest Labourdique, fut d’un grand secours
pour la jeunesse du village. Grâce à son entregent, il fut le pourvoyeur de
matériaux de récupération, avec M. Argote d’Orthez, frère de Daniel, instituteur,
résistant, chef de l’Armée Secrète du secteur orthézien, fusillé par les allemands
sur la route de Biron.
Il permit ainsi la construction de la salle des fêtes à moindre frais. Il
apporta une grande aide à la toute nouvelle association sportive et culturelle
appelée « Union Sportive de Simacourbe » et créa également de nombreux
camps de vacances pour les jeunes, leur faisant découvrir la mer, la plage à
Biarritz, Lourdes et son lac. Il conseilla la jeunesse dans l’organisation des
matinées théâtrales dans la salle des fêtes.

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Devant la porte d’entrée du presbytère, les communiantes et communiants de
Simacourbe en 1942. À G, le jeune séminariste Aloys de Laforcade. À D, l’abbé Ernest
Labourdique. Jeunes garçons, de g à d : X…, Jean Couet-Lannes, Adrien Lacrouts-
Borié, Francis Loustalan, Alexandre Sarramoune. Jeunes filles, rang du milieu, de g à
d : André Bruère-Dawson, X…, Marie Lube-Molou, X…, Lucie Loustalan. En bas de g
à d : X…, Laure Britis-Betbeder, X… (Photographie anonyme, famille Chantre).
Il quitta Simacourbe en 1949 pour Sault-de-Navailles et fut remplacé par
l’abbé Honoré Capdevielle.
Il décéda le 22 novembre 1983 à Cambo-les-Bains.
- 1949-1995 : Honoré CAPDEVIELLE, né le 16 mai 1913 à Pontacq,
mourut subitement, dans le verger du presbytère, en fendant du bois le 1er mars
1995 à Simacourbe. Ce prêtre, alerte, vigoureux, débuta son sacerdoce comme
curé. Combattant durant la seconde guerre mondiale, il fut fait prisonnier, puis
a son re retour, il fut professeur de mathématiques au Petit Séminaire d’Oloron.
Nommé à Simacourbe par M gr Albert TERRIER, il arriva dans le village et fut
accueilli par le maire M. René Lacrouts au cours d’une cérémonie le 20 novembre
1949. Il s’intégra humblement parmi les habitants de ses paroisses de
Simacourbe et Lespielle. Il vint au presbytère en compagnie de son frère, Jean-
Pierre, décédé à Simacourbe le 13 mars 1980, ancien pilote de chasse,
grièvement blessé au combat et de leur mère, née Alice Montestrucq, décédée à
Simacourbe le 24 décembre 1967.
Il s’avéra un homme intègre, fidèle à ses convictions religieuses, strict en
certaines occasions. Il déplaça l’harmonium qui se trouvait au milieu de la
tribune et l’amena dans la chapelle de la Vierge. Sur ce, l’organiste M lle Marie-
Antoinette Lacrouts arrêta de jouer de cet instrument pendant les offices.
Dépourvu de sectarisme, aimant à rendre service, il n’hésita pas à se

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transformer en prêtre-paysan lors des travaux de fenaison et de moisson,
surtout à Lespielle. En 1952 ou 1953, en revenant de ce village, au volant d’une
des toutes premières 2 CV, par la route départementale du chemin Lannegrasse
qui le ramenait vers Simacourbe, il essuya une violente tempête et un arbre
s’abattit sur son véhicule l’épargnant miraculeusement. Une collecte
promptement organisée parmi la population des deux paroisses lui en donna
une nouvelle. Ce geste spontané renforça les liens avec les habitants. Par la
suite, après la mort de l’abbé Edmond Colotte, curé de Lalongue, il desservit les
paroisses de Lalongue et Lannecaube.
Il fut, également, un auxiliaire précieux pour la jeunesse, n’hésitant pas à
prendre le sifflet d’arbitre lors de rencontres de football et avait trois passions :
l’horticulture, avec l’entretien des beaux arbres fruitiers du presbytère, la
sculpture (de nombreuses églises possèdent des statuettes façonnées de sa
main) et l’horlogerie (combien d’horloges a-t-il remises en état, nul ne le sait ?).
Il ne faut pas oublier, au début des années 1950, la restauration des peintures
murales du chœur et de la nef, du dôme du chœur à l’intérieur de l’église de
Simacourbe.
Avec le prêtre de Monassut, l’abbé Bordenave, il amena le cinéma auprès
de la population au début des années 1950, avec des projections dans la salle
des fêtes ; une vraie découverte pour le milieu rural. Le premier film qu’ils
projetèrent en 1953, fut « Les Cinq Sous de Lavarède » avec Fernandel.
Il poursuivit l’organisation des colonies de vacances pour les ados, en
particulier sur le site de la montée au col du Pourtalet où, il avait repéré une
bergerie, mise à sa disposition par un berger et qui servait de refuge-dortoir pour
les nuits après les escapades au lac d’Artouste. Il organisa de nombreux
pèlerinages pour les paroisses de Simacourbe, Lalongue, Lannecaube et
Lespielle vers la cité mariale de Lourdes durant les mois d’été, et en période du
Rosaire.
Une partie des fidèles, à Lourdes, lors d’un pèlerinage organisé par l’abbé
Capdevielle vers 1953. (Photographie anonyme). A l’extrême gauche, Mme
Alice Capdevielle, A dr, Olivia Chantre, derrière, Frida Mounet.

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De g à d : Michel Chantre, Paul Kennel, Michèle Ramualde, Marcelle Poublan, Irèene
Cazenave, Emile Legagnoa, André Galicy,. Devant : André Gaye, Christian Levange, Lucien
Lannes, Claude Legagnoa, (Photo abbé Capdevielle).

Réception à Simacourbe de M gr Gouyon, évêque de Bayonne


A l’occasion d’un sacrement de confirmation donné en l’église en 1958
.

D’un abord réservé, il entretint de bons rapports avec la population, les


enseignants M et M me Robert Brugidou d’abord, puis avec M lle Fernande Baradat,
devenue M me Jacques Amade et les suivants. Une confiance réciproque avec la
jeunesse du village perdura au travers des comités des fêtes successifs. Il fut
un auxiliaire civique pour la jeunesse des années 60/70/80. C’est à cette époque,

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que bon nombre de concerts furent organisés en l’église avec sa bienveillante
autorisation.
Le dimanche, chaque enfant de chœur recevait gracieusement un numéro
de l’hebdomadaire « Le Pèlerin », tandis que « La Vie Catholique » était vendue
aux paroissiens, sous le porche, à la sortie de la messe.
Lors des Rogations précédant le jeudi de l’Ascension, il recevait au
presbytère tous les enfants de chœur qui l’avaient accompagné durant ces trois
matinées et sa mère préparait une grande omelette avec les œufs recueillis ,
suivie de fruits du verger presbytéral, en particulier des fraises.
Ancien Combattant et Prisonnier de Guerre, comme nous l’avons déjà dit,
il ne manqua pas les cérémonies commémoratives devant le monument aux
morts au milieu de ses camarades d’infortune.
Ses rapports avec la municipalité ne furent pas toujours au beau fixe. Il
est vrai que pendant une période, la toiture endommagée du presbytère, avec
des infiltrations d’eau pluviale, l’obligea à parer au plus pressé, y compris dans
sa chambre. M. Jean-Marie Monge, dès sa nomination en 1977, fit entreprendre
la réfection de la couverture par l’entreprise Bruzou de Monassut.
La restauration intérieure de l’église de Simacourbe et la réfection de la
chapelle de Moncaubet lui procurèrent une belle joie intérieure.
Depuis 1995, la paroisse de Simacourbe était desservie par le prêtre de
Lembeye, de 1995 à 1999 par l’abbé Pierre Bourriat et de 1999 à 2019 par le Père
Jean Plasteig. Depuis 2007, elle fait partie, du regroupement « Paroisse Notre-
Dame du Vic-Bilh » dont le siège est à Lembeye. Le prêtre desservant vient, de
temps à autre, dire une messe à Simacourbe, assurer la permanence des
sacrements, baptêmes, mariages et célébrer les messes d’obsèques.
En ce début d’année 2020, un prêtre venu du Burkina-Faso, l’abbé
Dieudonne BANDÉ, 59 ans, a été nommé et installé le 6 septembre en l’église
Notre-Dame de l’Assomption de Lembeye par l’évêque de Bayonne M gr Marc
AILLET.

L’abbé Dieudonné BANDÉ lors de son installation, présidée par M gr AILLET. (Photos
Pierrette Bazet.
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1921-2007 : Aloys de LAFORCADE.
Nous n’oublions pas l’abbé Aloys de LAFORCADE qui, s’il ne fut jamais
titulaire d’une cure à Simacourbe, n’en officia pas moins, tant en l’église, que
dans sa chère chapelle de Moncaubet, à l’occasion de baptêmes, de
communions solennelles, de mariages, de décès ou tout simplement de messes.
Né à Simacourbe, le 5 juin 1921, Aloys de Laforcade, après des études à
Pau, poursuivit son cursus universitaire à Toulouse où il obtint une licence de
théologie. Ordonné prêtre le 22 juin 1947, il fut nommé vicaire à Conchez-de-
Béarn par M gr Albert TERRIER, avant d’être le prêtre de cette paroisse du Vic-
Bilh. En juillet 1958, M gr Paul GOUYON, évêque de Bayonne, le nomma à
Mourenx-Ville-Nouvelle pour ériger une communauté de paroissiens dans cette
nouvelle commune, sortie de terre. Après avoir semé à Mourenx, il fut installé à
Pau en 1969 par M gr Jean-Paul VINCENT, comme curé de l’église Saint-Martin,
responsable du secteur pastoral de Pau-Centre. Il y laissera une trace profonde.
En 1995, il fut déplacé par M gr Pierre MOLÈRES à la paroisse Saint-Joseph
de Pau. En 2001, à la retraite à Simacourbe, dans sa maison natale du quartier
de Moncaubet, il s’adonna, lui, l’érudit, à sa passion de toujours, la recherche
historique sur la société et la généalogie béarnaise. Membre de l’Académie des
Lettres et des Arts du Béarn, de la S.S.L.A de Pau, co-fondateur du Centre
Généalogiste de Pau, président d’honneur de l’association JADE de
Simacourbe, participant à la rédaction de textes pour les revues de cette société
culturelle, il fréquenta assidument les salles de lecture des Archives
Départementales de Pau pour y laisser de nombreux écrits et notes.
Il mourut le 23 décembre 2007 et fut enseveli dans le cimetière de son
Moncaubet.

L’abbé Aloys de Laforcade, célébrant la messe à Moncaubet à l’occasion des


« Journées de Moncaubet » en 2007. (Photo S. Chantre).

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L’abbé Aloys de Laforcade rayonnant dans son sacerdoce. (Photo S. Chantre).

L’abbé Aloys de Laforcade vivant une retraite heureuse dans sa maison natale de
Moncaubet. (Prêt Jacques Sériès).

Recherches et écriture par l’association JADE (Jadis, Aujourd’hui, Demain) de


Simacourbe.

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