Vous êtes sur la page 1sur 3

INTRO 

:
«  Enseigner, c’est apprendre deux fois  » de Joseph Joubert est une citation qui nous amène à penser
que pour enseigner il faut avoir appris ainsi qu’avoir appris à apprendre pour pouvoir l’enseigner aux
autres. Il est donc important de voir s’il est possible d’apprendre à apprendre.
Apprendre, c’est acquérir des savoirs, des compétences, alors qu’apprendre à apprendre c’est
acquérir la compétence d’apprendre aux autres ou bien à soi même d’apprendre. En avons-nous la
capacité ? Ce processus d’apprentissage est essentiel pour l’adaptation des individus à leur
environnement puisque cet environnement change sans arrêt. Il faut donc savoir comment
apprendre pour pouvoir s’adapter.
Nous allons donc nous demander si l’on peut apprendre comment acquérir un savoir. Pour cela nous
allons en premier lieu montrer si apprendre vite et bien est un privilège, un don. Ensuite nous
verrons que pour bien apprendre il faut maitriser différentes stratégies et tactiques d’apprentissages.
Enfin nous verrons quelles barrières il faut surmonter pour pouvoir apprendre à apprendre.

I. Apprendre vite et bien, est-ce un privilège, un don ?


1) Apprendre peut s’enseigner ou c’est uniquement par l’expérience ? (on apprend en faisant)
Etant donné que pour s’améliorer il faut répéter les actions un certain nombre de fois, il faut pour
apprendre, faire jusqu’à y arriver. Mais n’y a-t-il pas une part de génétique dans la manière dont
notre cerveau fonctionne ?
2) La réussite dépend principalement de notre capacité d’apprentissage.
Notre capacité d’apprentissage dépend de la facilité avec laquelle on peut acquérir et consolider de
nouveaux savoirs et de nouvelles compétences. Apprendre vite et bien n'est pas un privilège, un don
ou un talent réservé aux bons élèves nés avec "des facilités". Sauf cas très spéciaux, nous pouvons
tous cultiver cette capacité d'apprentissage pour nous améliorer, à tout âge et dans potentiellement
n'importe quelles disciplines. Notre potentiel est illimité.
3) La génétique joue bien un rôle dans notre capacité d’apprentissage
Nos caractéristiques intellectuelles sont définies par notre capital génétique. Notre patrimoine
génétique définit l'activité de certaines zones du cerveau et notamment celles responsables de notre
type d'intelligence. Il y a donc pour chaque personne un domaine de prédilection, il faut juste le
trouver.

II. Pour bien apprendre il faut maitriser différentes stratégies et tactiques d’apprentissages
1. La même pour tous les savoirs ? (mémorisation leçon…)
Certains apprennent en faisant du par cœur, d’autres en se faisant des cartes mentales pour bien
visualiser et donner un sens au savoir qu’ils apprennent. Expliquer avec ses propres mots pour
s’approprier le savoir…
2. Méthodologie à part/ en situation personnelle ? Faut-il fait un cours spécifique de
méthodologie ou l’intégrer au reste ?
Si l’on faisait un cours à part, il n’y aurait pas de lien concret avec le savoir.
3. Comment enseigner ? Métacognition. Chaque individu apprend-il de la même manière ?
Mémoires visuelles, kinesthésiques, ou auditives

III. Pour bien apprendre, il faut surmonter différentes barrières comme :


Mais même avec ces différentes méthodes d’apprentissages certains ont du mal à apprendre, ce
n’est pas suffisant pour eux. Il faut donc chercher d’autres limites à l’apprentissage.
1) Représentations sur soi + sur le savoir :
Les blocages psychologiques en relation avec la catégorie sociale. Pense pas capable… On a tendance
à attribuer des trais de personnalité à l’individu en face de nous. La personnalité mais aussi des effets
de contexte social peuvent jouer dans l’expression de certains de nos traits de personnalité. Face à
un concurrent dangereux l’estime baisse et vice versa : Halte à la compétition qui peut avoir un
mauvais effet sur certains élèves.
2) Inégalités socio culturelles
L’école reproduit les inégalités à travers les méthodes et les contenus d’enseignement qui
privilégient implicitement une forme de culture propre aux classes dominantes. Ce qui est transmis
sur le plan scolaire ne suffit pas !
3) la manque de motivation
Un élève motivé est un élève qui s’engage, participe et qui persiste dans une activité d’apprentissage.
Motivation intrinsèque : apprendre pour le plaisir apprendre sans rien attendre en retour, et
motivation extrinsèque : l’action est motivée par un fait extérieur, punition, récompenses…
4) Capacités cognitives (mais plasticité cérébrale : + on apprend, = on peut apprendre) ou les
difficultés de mémorisation ; Idée de la mémorisation :
L’organisation du cerveau est la même pour tous les individus sauf exception. Pourtant il existe des
différences individuelles, des zones sont plus ou moins contrôlées selon l’individu. Ces différences ne
sont pas innées mais bien acquises, elles proviennent de l’apprentissage de la mémorisation. Mais
ces apprentissages ne sont pas éternellement durable, il faut les entretenir. Cette plasticité est à la
base des apprentissages et c’est pour cela que c’est important d’entretenir notre mémoire. Le
nombre de neurone diminue avec l’âge mais avec un mode de vie sain le vieillissement cérébral est
moins fort.
CONCLUSION : Nous avons tenté de répondre à la question de savoir si l’on peut apprendre comment
acquérir un savoir. En effet, nous avons vu que la capacité d’apprentissage n’est pas innée mais
dépend bien d’une certaine manière de la génétique. Selon les individus, cette capacité
d’apprentissage ne s’exploite pas de la même manière et c’est pour cela qu’il faut apprendre quel
type d’apprentissage nous convient le mieux. Pourtant il reste de nombreuses barrières qui empêche
d’apprendre à apprendre comme notre contexte social, notre motivation … Nous avons vu si l’on
peut apprendre comment acquérir un savoir mais nous pouvons cependant nous demander si l’on
peut enseigner comment acquérir un savoir?