Vous êtes sur la page 1sur 1

En 1982, un américain S.B.

Prusiner, a émis l’hypothèse que l’agent infectieux des


encéphalopathies spongiformes infectieuses était une Protéine, la protéine prion ne
dispose pas d’acide nucléique (ADN ou ARN) comme support de l’information infectieuse.
Cette protéine prion est un constituant normal de l’organisme. Une autre suggestion pour
l'hypothèse des protéines uniquement est qu'il existe deux types de protéines diffèrent
uniquement par leur structure en trois dimensions : La forme normale, appelée PrPc pour
protéine cellulaire, qui existe à l’état normal dans l’organisme et qui a une structure
spatiale essentiellement organisée en hélice alpha.La forme anormale, ou PrPsc pour
protéine prion scrapie, qui semble être l’agent responsable des MCJ et qui se caractérise
par sa configuration riche en feuillets bêta. Ces dernières formes sont des agents infectieux
présumés de maladies telles que la maladie de la vache folle et la tremblante. La preuve
est venue en 2004 lorsque le groupe de Prosenier a démontré que les prions purifiés
peuvent provoquer des maladies lorsqu'ils sont injectés dans le cerveau de souris
génétiquement modifiées.Le prion, dans sa forme anormale, diffère du prion normal par
un changement de conformation : ses constituants de base ont tendance à se superposer
en feuillets au lieu de s’enrouler en hélices. Ce repliement anormal a une répercussion
directe sur l’action de la protéase. En effet, cette protéase chargée de la destruction
naturelle de la protéine prion, ne peut plus remplir correctement sa fonction car la
structure en feuillets résiste partiellement à son action de dégradation. Seuls les premiers
acides aminés de la PrPsc sont enlevés. Cette résistance à de lourdes conséquences :
toutes ces protéines devenues anormales ne sont pas totalement dégradées et
s’assemblent en agrégats pour former des plaques amyloïdes qui s’accumulent dans le
cerveau, entraînant la mort des neurones.Cet effet de cascade provoquent
progressivement un déséquilibre dû au changement de configuration des protéines PrPc
en PrPsc." Des données expérimentales hétérogènes obtenues in vivo et in vitro à l’aide de
méthodes indirectes ont conduit à l’idée que la forme de PrP associée à l’agent pathogène
est riche en feuillets β. Parallèlement à ces travaux, la structure partielle de PrP
recombinantes en solution, issues de différents vertébrés, a révélé une structure tertiaire
riche en hélices α . Il fut alors proposé que l’acquisition du caractère infectieux de la PrP
résulte d’un changement conformationnel majeur de la forme α hélicale de la PrP en une
forme riche en feuillets β.  Les chaperons moléculaires peuvent agir sur l’équilibre entre les
formes natives et non natives des prions. Ils peuvent également fragmenter les oligomères
de masse moléculaire élevée, ce qui a pour conséquence de favoriser l’assemblage. Ils
peuvent aussi coiffer les sites d’élongation, induire la formation d’agrégats de très haute
masse moléculaire. Séquestrer la forme non native des prions dans un complexe
chaperons moléculaires-prions dont les propriétés sont différentes d’un oligomère de
masse moléculaire élevée constitué exclusivement de prions dans leur forme non
native).Stanley Prusiner démontra la nature exclusivement protéique de cet agent
infectieux, constitué uniquement de la protéine PrP anormale, celle-là même que l’on
retrouve au niveau des dépôts cérébraux (Prusiner, 1993).Et plus tard, le scientifique
suisse Charles Weissmann, qui travaille au Scripps Research Institute en Floride, a confirmé
que cette hypothèse est vraie dans la pratique. "Nous avons fourni la preuve qu'il s'agit
d'une protéine normalement trouvée dans le cerveau humain L'agent pathogène est
produit par le corps lui-même, et c'était quelque chose de complètement nouveau