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Séquence 5: Les apports des approches communicatives I

Contexte de l'apparition de ce courant méthodologique

Les interact° et les forces de pression, à un moment donné de l'histoire, font qu'une discipline
évolue et qu'un courant essouflé laisse place à son successeur, mieux armé pour rep aux condit° et
aux exigences puisque fort des résultats de recherches scientifiques récentes. Ce fut le cas de la
didactique du FLE qui, au début des annnées 70 du XXe, ne dissimule plus la difficulté de la
méthodo audiovisuelle à munir les apprenants d'une véritable compétence à communiquer. A la
même époque, le Conseil de l'Europe souligne la necessité de dvlp la compétence en LE de ses
citoyens pour promouvoir leur mobilité. Il décide d'initier une recherche permettant de définir leurs
besoins réels et les contenus d'un niveau de compétence nécessaire pour les satisfaire. Le monde
«post 68» est sensibilisé au poids des déterminismes sociaux, à la reconnaissance des légitimités
nouvelles et à la recherche d'une communicat° plus authentique. En //, arrivent en fr les échos de
recherches menées aux USA ou en GB:
– par le collège invisible de Palo Alto en Californie où est né le mvmt de la «nouvelle
communicat°» fondée sur la kinésique (études du para- et du non-verbal...) et la proxémique
(étude de la distance physique établie par des personnes lors d'une interact°, E.T Hall: La
dimension cachée, Le langage silencieux)
– par Goffman sur la nature des échanges
– par Labov et Berstein en sociolinguistique
– par Mac Luhan sur les mass média
– par Austin et Searle sur les actes de paroles en pragmatique.
Pour ttes ces raisons, l'ascension du communicatif en didactique des langues est le résultat de la
convergence de pressions.

Les apports d'un niveau-seuil

La descript° d'un niveau-seuil de compétence en LV a forgé «un outil de travail […] à la disposit°
des responsables de prog d'enseignement […], des auteurs et des enseignants fr.» La publicat° du
Conseil de l'Europe reprend un certain nb de concepts issus de la pragmatique, de la
sociolinguistique, des sciences de la communicat°... et les rend opératoires dans la perspective du «
QUOI APPRENDRE » pour un public européen. Pour atteindre la compétence de communicat°
visée, on va définir des obj d'apprentissage précis qui seront le résultat d'une analyse détaillée de la
situat° et des besoins des individus apprenant le fr en tant que LE ( le FLE). Classificat° des
apprenants en 5 types de public: touristes et voyageurs, travailleurs migrants, spécialistes et
professionnels utilisant le fr dans leur pays d'origine, ados dans le système scolaire, gd ados et
jeunes adultes en situat° scolaire et universitaire. Pour ces types de public, 5 domaines d'utilisat°
prioritaire, considérés sous l'angle de relat°: relat° familiales, relat° professionnelles, relat° grégaires
(relatives à la vie en groupe pour, par ex, la pratique des loisirs), relat° commerçantes ou civiles,
fréquentat° des médias (journaux, radio, télé).

Un niveau-seuil rescence aussi les actes de paroles (ou savoir-faire) et les énoncés (réalisat°
langagières ou savoir-dire) correspondants que les apprenants seront amenés à maîtriser. Cet
inventaire n'a rien d'exhaustif et les choix retenus reposent sur l'intuit° des chercheurs qui en
reconnaissent le caractère aléatoire. Par ex, l'acte de parole «inviter» est accompagné d'une 10aine
de réalisat° linguistiques possibles. Il n'est pas précisé dans quelle situat° l'énoncé peut être utilisé.
L'ouvrage finit par les chapître «Grammaires» et «Objets et notions» où, dans une démarche qui va
du SENS vers la FORME, les éléments linguistiques (grammaticaux et lexicaux) à acquérir sont
regroupés et analysés à partir des fonct° de communicat° et des not° visées.
Les concepts fondamentaux
La compétence de communication et ses composantes

«Les membres d'une communauté linguistique ont en partage une compétence de 2 types: un savoir
linguistique et un savoir sociolinguistique ou, en d'autres termes, une connaissance conjuguée de
normes de grammaire et de normes d'emploi […]. Il (un enfant normal) acquiert une compétence
qui lui indique quand parler, quand ne pas parler, et aussi de quoi parler, avec qui, à quel moment,
où, de quelle manière.»
Cette compétence complexe, telle que Dell Hymes la définit, suppose la maîtrise simultanée d'un
ensemble de composantes;
– Linguistique = maîtrise de la morphosyntaxe, du lexique et de la phonétique d'une langue
donnée.
– Discursive = identificat° des ≠ types de «discours» oraux ou écrits à partir de l'organisat° ou
structure des infos qu'ils présentent: interview, témoignage, slogan, pub, lettre circulaire...
– Sociolinguistique = maîtrise par l'apprenant des règles sociales d'utilisat° de la LE: produire
l'énoncé adéquat à la situat°, cad aussi ne pas reproduire le fonctionnement des règles
sociales de sa propre culture en parlant une autre langue.
– Référentielle = connaisance des réalités ou fait culturels: on ne peut pas comprendre ce qui
est dit ou écrit sans connaissance des réalités auxquelles les mots renvoient.
– Stratégique = définie par Conde Swain (1980) et Moirand (1082), elle se présente comme
une compétence particulière, à distinguer des autres puisqu'elle n'intervient que dans
l'actualisat° de la communicat°. Elle est constituée des ≠ palliatifs mis en œuvre par un
apprenant étranger pour faire face à l'insuffisance de son système provisoire de
communicat°.

La situation de communication

Si la notion de situation apparaissait déjà à l'époque audiovisuelle, les apports de la


sociolinguistique et de la pragmatique vont l'ancrer dans une réalité sociale ou l'enjeu devient
déterminant.
Principaux paramètres de la situation de communication:

QUI ? Identification des locuteurs carectérisés par leur statut/rôle social ou professionnel
(membres d'une famille, d'un groupe d'amis, représentants d'une entreprise...), leur
attitude psychologique (anxiété, insouciance, enthousiasme...) et le type de
relations qu'ils entretiennent (d'égalité, d'intériorité ou de supériorité).
QUOI ? Analyse de l'objet de l'échange: de quoi s'agit-il? Quels sont les références
évoquées?
OU ? Identification du lieu et du canal par l'intermédiaire duquel on communique (irl,
courrier postal, radio, télé?...
QUAND ? Identification de l'époque, de l'année, de la date précise...
POURQUOI ? (et pour quoi faire?) qui analysent les raisons et les enjeux de leur échange.

Tous ces éléments influencent la manière utilisée pour s'exprimer dans une situat° donnée et
determinent donc fortmement le COMMENT, ou la réalisat° concrète de telle ou telle fonction
langagière (manière de dire).
Si on ajoute à ça les représentat° (images mentales de l'univers) présentes chez tt locuteur, ses
hypothèses, project° et interprétat° concernant le msg émis ou les effets (attendus ou non) produits
sur lui par le msg reçu, on obtient le schéma complet intégrant tt les paramètres de la communicat°.
Les niveaux de langue, les registres et les actes de parole

La connaissance qu'une pers a de la situat° dans laquelle elle est lui permet de choisir la manière de
s'exprimer la + appropriée. Ce « comment dire » est le résultat de la prise en compte de paramètres
situationnels et conduit tt acteur de l'acte de communicat° à choisir la variante dans laquelle il
décide de réaliser son msg. Suite aux travaux de Bernstein, on en a distingué 3 principales, appelés
à l'époque les niveaux de langue, qu'on considérait liés aux classes et milieux sociaux, et vecteurs
d'un jugement de valeur positif ou négatif. Def du Dico de la linguistique et des sciences du
langage:

« Dans une langue donnéen on constate que certains usages apparaissent surtout dans des milieux
sociaux déterminés et dans d'autres milieux sociaux ou par ref à eux. Chacune de ses utilisat° de la
langue commune, id au milieu social ainsi défini, jouit généralement du même prestige ou souffre
du même mépris que son milieu d'origine. Les niveaux de langue sont donc liés à la différenciat°
sociale en classes ou groupes de divers types. »

On distinguait 3 lvl de langue: standard, familier et soutenu. L'article ds le Dico de didactique des
langues signalait déjà leur caractère ambigu et préconisait le recours « à des not° mieux cernées:
celles de types ou registres de discours ». En effet, en ce qui concerne les registres, c'est un choix
indiv de parole ancré dans une situat° précise. Ce concept a été défini comme ça:

« Not° relevant de la LINGUISTIQUE DU DISCOURS ou de l'ENONCIAT° ou encore de la


SOCIOLINGUISTIQUE: caractérise les variat° de l'usage linguistique qui peuvent tenir à la
nature des relat° entre les interlocuteurs, à leurs intent°, aux thèmes abordés, au degré de formalité
ou de familiarité choisi. + que « type de discours », « registre de discours » est lié aux locuteurs et
aux variantes de la parole. Chaque locuteur dispose de +ieurs registres habituels ou préferentiels
ds l'usage qu'il fait d'une langue. La not° de « registre » est – ambiguë et – connotée que celle de «
niveau de langue » dont, avec « type de discours », elle recouvre le champ d'utilisat°. On note
qu'elle est + floue en fr (particulièrement dans ses applicat° à l'enseignement des langues) qu'en
anglais, où les disciples de FIRTH et de HALLIDAY se sont efforcés d'en déterminer les
paramètres. »

Ces not° de registres et de lvl de langue ont été prises en compte depuis les 1st méthodes
communicatives depuit le deb de l'apprentissage. C'est rare qu'elles soient pas dans un manuel de
Fle de l'époque, au livre 1 ou 2.

A un même acte de parole peuvent correspondre +ieurs énoncés dont le choix dépend du contexte.
Mais l'inverse est aussi possible. L'enoncé [E] Vous irez à Tombouctou:
« peut transmettre une pure info: un agent de voyage qui explique où passe un itinéraire. Mais [E]
peut être performatif: si je suis le juge parlant à un condamné, [E] = sentence; le colonel à un
lieutenant, un ordre; le préfet à un fonctionnaire, c'est une nominat°; le soupirant à sa belle, une
promesse; la voyante dans sa boule de cristal, une prophétie. »

Un énoncé peut être + ou – explicite. Cette caractéristique est liée à la valeur illocutoire de l'acte de
parole et l'approche communicative a privilégié cette valeur. Def de « illocution » du Dico de
didactique des langues:
« La valeur illocutoire d'un énoncé dépend de la situat° de communicat°, des convent°
sociolinguistiques et des relat° entre les interlocuteurs. Ex: ds certaines circonstances, un énoncé
tel que « Vous ne trouvez pas qu'il fait un peu frais? » peut avoir comme valeur illocutoire « Fermez
la fenêtre! ». Dans l'enseignement d'une langue, le recours au discours rapporté et à diverses
formes de paraphrase sera fréquemment nécessaire pour rendre pleinement compte des
phénomènes d'illocut°, souvent implicites dans la formulat° linguistique segmentale. »

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