Vous êtes sur la page 1sur 14

Rapport de stage

Les Collectivités Territoriales

Présentée par :

Nom  : ZAHRANE
Prénom  : Ihssane
Année scolaire : 3éme année de la licence d’Economie et Gestion
L’université : Mohammed V de Rabat
Durée de stage : Du 29 Juillet au 02 Septembre

Stage de découverte du milieu professionnel effectué au


sein de la Trésorerie Générale du Royaume à Rabat, Hay Riad.

Encadré par : Mr. Mohammed AZZOUZI

1
Sommaire
Remerciements……………………………………….……3
Introduction……………………………………………..…4
I. L’autonomie financière des CT……………………5
II. Les ressources des CT………………………..…....6
III. Les Dépenses des CT…………..…....…………….8
IV. L’exécution des budgets des CT…………..…..…..9
V. Les principes budgétaires………………………....10
VI. Le contrôle de l’exécution des budgets…………...12
Conclusion……………………………………………...…14

Les remerciements :
2
Au terme de ce stage réalisé à la Trésorerie Générale du
Royaume, je tiens à exprimer mes profondes gratitudes et vifs
remerciements à tous ce qui de loin ou de près m’ont aidé à
effectuer mon stage dans de très bonnes conditions.

Je tiens à remercier mon encadrant Mr. Mohammed


AZZOUZI chef du service des relations avec les collectivités
territoriales pour le temps qu’il m’a consacré et pour les
précieuses informations qu’il m’a prodiguées avec intérêt et
compréhension ainsi que pour son accord quant à mon
passage dans la division et service concernés.

Mes remerciements vont à tout le personnel que j’ai


contacté durant mon stage au sein de la Trésorerie Générale
du Royaume auprès desquelles j’ai trouvé l’accueil
chaleureux, l’aide et l’assistance dont j’ai besoin.

MERCI.

Introduction

3
Une Collectivité Territoriale (ou Collectivité Locale) est une
circonscription administrative, dotée d’une personnalité morale.
C’est une partie du territoire d’un Etat qui dispose d’une certaine
autonomie de gestion, même partielle.
Les collectivités Locales au Maroc sont, selon la constitution du 7
octobre 1996 : « Les régions, les préfectures et les provinces et les
communes. Toutes autre Collectivité Locales est créée par loi, elles
élisent des assembles chargées de gérer démocratiquement leurs
affaires. »

Les Conseils des régions et des communes sont élus au suffrage


universel direct. Les présidents des conseils des régions et des autres
collectivités territoriales exécutent les délibérations et décisions de ces
conseils.
 
Le territoire du Maroc compte :

 12 régions.
 75 préfectures et provinces.
 1503 communes.

Ledit rapport sera articulé autour des points suivants :

 L’autonomie financière des Collectivité Territoriales


 Les ressources des Collectivités Territoriales.
 Les dépenses des Collectivités Territoriales.
 L’exécution des budgets des Collectivités Territoriales
 Les principes budgétaires
 Le contrôle de l’exécution des budgets

I. L’Autonomie Financière des CT


4
L’article premier de la charte communale énonce que « les
communes sont des collectivités territoriales de droit public dotées de
la personnalité morale et de l'autonomie financière ».

Cette autonomie doit être à la fois juridique et financière,


L'autonomie juridique et l'indépendance financière sont les « frères
siamois » de toute décentralisation.

La notion d’autonomie renvoie à deux indices :


 l’existence d’un pouvoir de décision en matière financière pour
agir sur les recettes et les dépenses d'une part (aspect
juridique)  :
La capacité juridique des collectivités territoriales en matière
financière est subordonnée à l'existence d'un pouvoir financier
pour agir sur les dépenses et sur les recettes dans les limites
prévues par la loi.

 l'existence d'une quantité suffisante de ressources propres pour


éviter la subordination de la CT à l’Etat accompagné d'un fiscal
(aspect quantitatif)  :
L’autonomie financière des collectivités territoriales est
conditionnée par un aspect quantitatif qui porte sur la capacité
des CT à disposer de moyens financiers suffisants pour couvrir
la totalité de leurs charges.

II. Les ressources des CT


5
Les ressources des collectivités territoriales comprennent :
 les impôts et taxes que la collectivité territoriale est autorisée à
percevoir par la législation en vigueur.
 les redevances et rémunérations pour services rendus.
 les ressources provenant du transfert de la part des impôts et
taxes de l'Etat affectée aux collectivités territoriales.
 les subventions accordées par l'Etat ou par d'autres personnes
morales de droit public.
 le produit des emprunts autorisés.
 les revenus de la propriété et des participations.
 les fonds de concours.
 les dons et legs.
 les recettes diverses et autres ressources prévues par les lois et
règlements.

Il faut préciser que les collectivités territoriales disposent de


ressources financières propres, de ressources transférées par l'Etat.et
les ressources externes :
Les taxes gérées par l’Etat
 La taxe professionnelle.
 La taxe d’habitation.
 La taxe sur les services communaux.
Les ressources propres
 taxe professionnelle.
 taxe d’habitation.
 taxe sur les services communaux.
 taxe sur les terrains urbains non bâtis.
 taxe sur les opérations de construction.
 taxe sur les opérations de lotissement.
 taxe sur les débits de boisson.
 taxe de séjour.

6
 taxe sur les eaux minérales et de table.
 taxe sur le transport public de voyageurs.
 taxe sur l’extraction des produits de carrières.
 -Les taxes instituées au profit des préfectures et des provinces
sont au nombre de trois.
 taxe sur les permis de conduire.
 taxe de vérification des véhicules automobiles.
 taxe sur la vente des produits forestiers.
 -Les taxes instituées au profit des régions sont au nombre de
trois.
 taxe sur les permis de chasse.
 taxe sur l’exploitation minière.
 taxe sur les services portuaires.

Ressources propes
-17 Taxes-
(Fiscalité locale)

Les communes les préfectures et provinces Les régions


-11 taxes- -3 taxes- -3 taxes-

Les ressources externes (subventions)


 La taxe sur la valeur ajoutée.
 L'impôt sur le revenu.
 L'impôt sur les sociétés.
 La taxe sur les contrats d’assurances.
 Emprunts, Recettes, Fonds et autres…
III. Les dépenses des CT
Les dépenses des collectivités territoriales comprennent:
7
 des dépenses de fonctionnement des services : personnel, entretien,
matériel, fournitures, frais financiers relatifs au remboursement de la
dette, subventions accordées, participations à des opérations d'intérêt
local ou national et autres charges diverses.
 des dépenses d'équipement: travaux neufs, bâtiments, routes,
équipements d'intérêt local, amortissement du capital emprunté,
subventions accordées, prises de participation, participations à des
réalisations d'intérêt local ou national concernant les collectivités
territoriales.
 Les dépenses obligatoires pour les collectivités territoriales et leurs
groupements portent sur.
 les traitements et indemnités du personnel des collectivités
territoriales ou leurs groupements ainsi que les primes d'assurances.
 la contribution des collectivités territoriales ou leurs groupements
aux organismes de prévoyance ou de retraite du personnel des
collectivités territoriales ou leurs groupements, et la contribution aux
dépenses de mutualité.
 les frais de consommation d'eau, d'électricité et des
télécommunications.
 les dettes exigibles.
 les engagements financiers résultants des conventions et contrats
conclus par des collectivités territoriales ou leurs groupements.
 la dotation globale de fonctionnement des arrondissements pour les
communes urbaines à arrondissements.
 les contributions et transferts de ressources au profit des
groupements des collectivités territoriales.
 les dépenses relatives à l'exercice des compétences mises à leur
charge par la loi.

IV. L’exécution des budgets des CT

Le budget :

8
Le budget est l’acte par lequel est prévu et autorisé, pour chaque année
budgétaire, l’ensemble des ressources et des charges de la collectivité
territoriale.

La préparation du budget des collectivités locales commence au mois de


septembre avec la diffusion par le ministère de l’Intérieur auprès des walis
et gouverneurs des préfectures et provinces et des présidents des conseils
communaux de la circulaire fixant les orientations afférentes à la
préparation des budgets, explicitée par une note de service de la Trésorerie
générale du Royaume (TGR).

Le projet de budget est préparé par le wali ou le gouverneur pour les


régions, les préfectures et provinces et par le conseil communal pour les
communes en collaboration avec le receveur communal.

Le projet de budget est présenté ensuite au vote du conseil au début de


la session ordinaire du mois d’octobre.

Après le vote, le budget est présenté pour approbation au ministre de


l’Intérieur après visa du ministre des Finances et de la Privatisation au plus
tard le 15 novembre pour les régions, préfectures et provinces et les
communes urbaines et le 30 novembre pour les communes rurales.

Pour les régions, préfectures et provinces et les communes urbaines, le


budget est approuvé par le ministère de l’intérieur après visa du ministère
des finances.
Pour les communes rurales l’approbation et le visa du budget sont assurés
respectivement par le gouverneur et le trésorier régional, préfectoral ou
provincial (TR/TPP) agissant sur délégation du ministre de l’Intérieur et du
ministre des Finances et de la Privatisation.

V. Les principes budgétaires

9
Annualité 
Le principe de l’annualité vise à obliger le gouvernement à se présenter
devant le Parlement de façon périodique afin de confirmer les autorisations
qui lui sont accordées pour lever des fonds publics et rendre compte de
l’usage qui en a été fait. L’année budgétaire commence le 1er janvier et se
termine le 31 décembre de la même année.
 
Unité
Le principe de l’unité du budget répond à l’exigence de l’appareil
législatif de voir l’ensemble des recettes et des dépenses de l’Etat groupées
dans un document unique de façon à lui permettre d’avoir une vision
précise et globale de la situation des finances publiques.
 

Universalité 
Le principe de l’universalité exige que les ressources et les charges
soient comptabilisées chacune de son côté de façon à ce qu’il n’y ait pas de
compensation entre les recettes et les dépenses. 
Ce principe a également pour conséquence le non affectation des recettes
aux dépenses, en vertu duquel les recettes définies ne devraient pas être
affectées à la couverture de dépenses déterminées. Ainsi, l’ensemble des
recettes devrait servir à la couverture de l’ensemble des dépenses.
 

Spécialité

10
Ce principe procède du souci du Parlement de ne pas conférer à
l’autorisation de dépenses consentie au Gouvernement un caractère absolu,
permettant à ce dernier de disposer des crédits ouverts en toute liberté.
Cette autorisation est liée à l’obligation d’affecter ces fonds à la couverture
de dépenses déterminées.
 
Sincérité
Le principe de la sincérité renvoie à la sincérité budgétaire et à la
sincérité comptable :
 

La sincérité budgétaire exige  la


pertinence des hypothèses qui Les comptables publics sont
président  à la préparation de la loi de chargés de veiller au respect des
finances, et la présentation sincère au principes et des règles comptables
niveau  de la loi de finances de en s’assurant notamment de la
l'ensemble des ressources et des sincérité des enregistrements
charges de l'État. Dans le même sens, comptables et du respect des
la sincérité budgétaire sollicite procédures et de la qualité des
l’engagement de procéder à la comptes publics. En outre, La
présentation des lois de finances cour des comptes certifie la
rectificatives en cas de modifications régularité, la sincérité et la fidélité
significatives des priorités et des des comptes de l’Etat.
hypothèses de la loi de finances.

VI. Le contrôle de l’exécution des budgets


11
Ce contrôle, effectué au sein même de l’Administration publique,
revêt deux formes principales : le contrôle a priori, et un contrôle a
posteriori.
Pour le contrôle a priori, celui-ci s’effectue au niveau de
l’ordonnateur, par les trésoreries ministérielles, par les contrôleurs des
établissements publiques, mais aussi au niveau du comptable.
S’agissant du contrôle a posteriori, il est l’œuvre de l’Inspection
Générale des Finances (IGF) au même titre que la cour des Comptes et
le Parlement.
Contrôle a priori  :
Selon l’article 2 de la loi n°61-99 relative à la responsabilité des
ordonnateurs des contrôleurs et des comptables publics, on entend par
contrôleur, tout fonctionnaire ou agent chargé, en vertu de la
législation et de la réglementation en vigueur soit :
 Du contrôle des engagements des dépenses de l’Etat, d’une
collectivité territoriale ou d’un groupement.
 Ou du contrôle financier de l’Etat exercé par des établissements
et entreprises publics.
La mission des contrôleurs a été mise en exergue dans le cadre de
l’article 55 de la loi n°62-99 formant code des juridictions financières
qui dispose : « Tout Contrôleur des engagements de dépenses et tout
contrôleur financier ainsi que tout fonctionnaire ou agent placé sous
les ordres d’un contrôleur des engagements de dépenses ou d’un
contrôleur financier ou agissant pour leur comptes, sont passibles des
sanctions prévues au présent chapitre, s’ils n’exercent pas les
contrôles qu’ils sont tenues, conformément à la législation et à la
réglementation en vigueur, d’effectuer sur les actes d’engagement des
dépenses et sur les actes relatifs aux recettes lorsque les dis dit actes
relèvent de leur compétence, pour s’assurer :

- De la disponibilité des crédits.


- De la disponibilité du poste budgétaire.
12
- Du respect des règles statutaires régissant les recrutements, les
nominations et les promotions de grade…»
Contrôle de l’Inspection Générale des Finances (IGF)  :
Créé en vertu du dahir du 14 avril 1960, ce corps supérieur
d’inspection des finances publiques dépend directement du Ministère
de l’économie et des finances et composé d’inspecteurs des finances,
les inspecteurs des finances sont placés sous l’autorité d’un inspecteur
général quoi relevé directement du Ministre.
Contrôle de la cour des comptes  :
Composé de magistrats, la cour des comptes est chargée d’assurer
le contrôle supérieur de l’exécution des lois de finances, La
constitution de 2011 dans son article 147 a renforcé son rang
d’institution supérieur de contrôle des finances publiques du
Royaume, qui garantit son indépendance.
Le contrôle Parlementaire  :
Le parlement, en tant qu’expression de la volonté populaire et de
porte-parole des citoyens, veille à ce que la politique du gouvernement
issue de sa majorité reflète les objectifs et les ambitions du corps
électoral et à ce que cette politique se traduise par des réalisations
concrètes et conformes aux grands choix de la nation.

13
Conclusion
Ce stage d’initiation d’une durée d’un mois que j’ai
effectué au sein de la Trésorerie Générale du Royaume au
terme de ma formation, m’a permis d’atteindre une
expérience professionnel bien enrichie et d’acquérir une
bonne connaissance sur le milieu professionnel et de valoriser
les compétences acquises en théories en les mettant en
pratique.
Ce stage reste un événement important pour moi, non
seulement il constitue la transition d’une vie académique vers
une vie professionnelle, mais aussi un moment de
développement de mes savoirs faire et mes savoirs être.

14