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Choix d'investissement et financement

Finance d'entreprise (Université d'Orléans)

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INTRODUCTION GENERALE
Concernant la politique d'investissement, on sait que la décision d'investir, et donc la sélection des
investissements, engage l'entreprise à long terme. Les critères de choix d'investissement consistent en
l'actualisation des flux de trésorerie prévisionnels du projet d'investissement.
En simplifiant, il s'agit de comparer les flux de trésorerie actualisés générés par un projet et les capitaux
investis dans ce projet.
Les capitaux investis comprennent notamment le BFRE (Besoin en Fonds de Roulement d'Exploitation)
et le modèle normatif (modèle des experts-comptables) permet de prévoir le BFRE lié à l'exploitation
d'un investissement.

Une fois que la décision d'investissement est prise, il s'agit pour l'entreprise de trouver les sources de
financement. Pour cela, l'entreprise prend en compte l'importance de son endettement (D/K <1) et le
coût des diverses sources de financement.
Le plan de financement fait la synthèse sur 3 à 5 ans des choix d'investissement et de financement
dans le but de chiffrer la faisabilité des projets d'investissement.
Les décisions d'investissement et de financement à long terme sont pratiquement irréversibles. Aussi,
à court terme (c'est-à-dire à l'horizon d'une année), il convient de maîtriser les décisions financières
prises. L'entreprise doit donc choisir au mieux les modes de financement à court terme sur la base du
critère de leurs coûts notamment.
L'entreprise doit d'ailleurs affiner cet horizon annuel pour une grande maîtrise de sa trésorerie en
faisant des prévisions et une gestion infra-annuelle (par trimestre).

Enfin, les incertitudes liées aux fluctuations des devises imposent aux trésoriers de l'entreprise de gérer
quotidiennement le risque de change. Cette gestion du risque de change améliore la gestion de la
trésorerie.

RAPPELS
FRNG = Ressources stables (Capitaux propres + Dettes financières) - Emplois stables (immobilisations
brutes)

BFR = Actif Circulant (Stocks + Créances) - Passif Circulant (Dettes fournisseurs + Dettes fiscales et
sociales)

Trésorerie = Trésorerie Active (Disponibilités : Caisse + Banque) - Trésorerie Passive (CBC + SCB)

Trésorerie = FRNG - BFR

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Chapitre 1 : La gestion du Besoin de Fonds de Roulement (BFR)


Le cycle d'exploitation peut être à l'origine d'un besoin de financement mesuré par le besoin en fonds
de roulement.

Le maintien de l'équilibre financier (situation de trésorerie) dépend en grande partie de la gestion et


du financement du BFR. En effet, la Trésorerie nette est fonction de l'équilibre entre le Fonds de
Roulement Net Global (FRNG) et le BFR.

La gestion du BFR est un élément déterminant de la situation de trésorerie de l'entreprise. L'approche


normative du BFR permet d'évaluer le besoin de financement lié à l'exploitation pour un niveau normal
d'activité.

Section 1 : Le Besoin en Fonds de Roulement

Le BFR représente le montant des ressources nécessaires au financement du cycle d'exploitation.

A. L’o igi e du BFR

Le BFR résulte de l'ensemble des opérations relevant du cycle d'exploitation et des décalages
te po els e t e les flu els et les flu o tai es du le d’e ploitatio .

1. Le le d’e ploitatio et le BFR

Bilan au 31/12/N

Immobilisations Capitaux propres Cycle de financement

Dettes financières

Actif circulant Dettes circulantes


Stocks Fournisseurs
Créances Dettes fiscales
Disponibilités Dettes sociales

C le d’i vestisse e t C le d’e ploitation

Règlement
Disponibilités fournisseurs
Paiement

Créances
Fournisseurs
clients

Achats de MP
Ventes

Stocks de PF Stocks de MP

Production

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Le le d’e ploitatio est o stitu de l’e se le des op atio s alla t de l’a uisitio des ati es
premières et/ou marchandises jus u’à l’e aisse e t du p i de ve te des p oduits fi is ou des
marchandises.

BFR = actif circulant – dettes circulants


U BFR positif sig ifie ue le le d’e ploitatio g e u esoi de fi a e e t.
U e BFR gatif sig ifie ue le le d’e ploitatio des essou es de financement (exemple des
grandes surfaces du secteur de la distribution).

2. La décomposition du BFR

Le BFR peut être décomposé en BFRE et en BFRHE.


BFR = BFRE + BFRHE

a) Le BFRE

C'est la composante la plus importante du BFR en raison du caractère récurrent des éléments qui le
composent.

BFRE = Actif circulant d'exploitation (Stocks + Créances clients) - Dettes circulantes d'exploitation
(Dettes fournisseurs + Dettes fiscales et sociales)

En raison de ses caractéristiques, le BFRE peut faire l'objet de prévisions permettant d'anticiper une
grande partie de la situation de trésorerie de l'entreprise.

b) Le BFRHE

Il est issu d'opérations diverses et non directement lié à l'exploitation.

BFRHE = Actif circulant hors exploitation (VMP + Créances diverses (Créances HE) - Dettes circulantes
hors exploitation (Dettes diverses : dettes fournisseurs d'immobilisations, dettes d'IS)

Les éléments composant ce BFRHE étant moins récurrents, ce BFRHE est moins prévisible.

B. Les déterminants du BFR

La maîtrise du BFR est un enjeu essentiel pour la survie de l'entreprise. En effet, si le FRNG1 est constant
dans le temps, toute augmentation du BFR va entraîner une dégradation de la Trésorerie et va accroître
les capitaux investis2.

Trésorerie = FRNG - BFR : Il est donc important de connaître les moyens de la réduction du BFRE,
composante essentielle du BFR.

1. La rotation des stocks

L'augmentation des stocks accroît le besoin de financement de l'entreprise (BFR). En effet, pour
constituer ses stocks, l'entreprise achète des matières premières ou des marchandises et utilise de la
ai d'œuv e pou la a ute tio et le agasi age de ses ati es p e i es ou de ses
marchandises : les stocks représentent donc de la trésorerie non disponible.

La du tio du BFRE essite la ise e œuv e de solutio s de t pe "juste à temps" et de systèmes


d'information permettant d'augmenter la cadence de réapprovisionnement.

1
FRNG = Ressources stables – Emplois stables
2
Capitaux investis = I o ilisatio s + ΔBFRE

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2. Les délais de paiement clients et fournisseurs

Les délais de paiement accordés aux clients représentent des créances se traduisant par l'absence
d'encaissement alors que dans le même temps il faut payer les salaires, les matières premières, les
autres achats et les autres charges externes. Le mieux est d'avoir le moins de créances possibles.

Les délais de paiement obtenus des fournisseurs permettent, au contraire, de retarder les
décaissements.

La diminution du BFRE repose donc sur une accélération des encaissements de créances client et un
allongement des délais de paiement aux fournisseurs.

Pour réduire le montant des créances aux clients on peut :

• Diminuer les délais entre la réception des règlements et leur encaissement dans le compte de
l'entreprise ;
• Diminuer les délais de facturation et des créances client impayées : diminuer le temps accordé aux
clients ;
• Cession des créances à une société d'affacturage.

L'entreprise doit être soucieuse de ne pas trop réduire les délais de paiement en-deçà de ceux accordés
par les concurrents dans le secteur au risque de perdre sa clientèle.

3. Le iveau d’a tivit

Le BFRE dépend du chiffre d'affaires. En période de forte croissance de l'activité de l'entreprise, cette
croissance s'accompagne souvent d'une importante hausse du niveau des stocks et des créances client.
L'entreprise en croissance, qui anticipe la hausse de son BFRE, peut consolider son FRNG et éviter les
problèmes de Trésorerie pouvant conduire au dépôt du bilan.

Cette prévision du niveau du BFRE est le but de l'étude du Fonds de roulement normatif.

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Section 2 : Le BFR Normatif : la méthode des experts-comptables

Dans une optique prévisionnelle, tout projet de création d'entreprise ou de développement d'une
activité nouvelle nécessite d'évaluer un BFRE normatif (celui qui est prévisible). Le modèle normatif
préconisé par les experts-comptables détermine un niveau moyen de BFRE en fonction du chiffre
d'affaires HT annuel et du temps d'écoulement moyen.

Le Fonds de roulement normatif, dit aussi BFR normatif, correspond au BFRE moyen prévisionnel
exprimé en nombre de jours de chiffre d'affaires HT.

La méthode proposée par les experts-comptables repose sur la décomposition des postes constitutifs
du BFRE en temps d'écoulement (TE) et en coefficient de structure (CS) puis sur la construction d'un
tableau permettant de calculer le Fonds de roulement normatif.

Voir document 5 page 8

A. Le te ps d’ oule e t

Pour les stocks, il s'agit de la durée moyenne pendant laquelle les matières premières, les encours de
production, les marchandises ou les produits finis restent en stocks.

Pour les créances et les dettes, il s'agit de la durée moyenne des délais de paiement accordés aux
clients ou obtenus des fournisseurs.

1. Calcul du TE à partir des postes du bilan (données réelles)


Montant moyen du poste
TE = ×
Flux annuel
L’a al se des diff e ts postes figu e à la page 8.

2. Calcul du TE à partir de données prévisionnelles

Les différents cas sont présentés dans le tableau du document 1 page 4 et application page 5.

B. Le coefficient de structure

1. Principes

Les temps d'écoulement ne sont pas directement comparables (bien qu'exprimés en jours), étant
donné que les données sont exprimées dans des unités d'évaluation spécifiques. Par exemple, 1 jour
de créances-clients ne vaut pas 1 jour de dettes-fournisseurs.

Afin de pouvoir comparer ces chiffres de façon pertinente, il convient de les convertir en jours de CAHT.
C'est l'objet des coefficients de structure (CS).
Flux annuel du poste
CS =
CAHT
Les CS par composants du BFRE sont présents en page 6 et application en page 7.

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C. Calcul du fond de roulement normatif ou BFR normatif

Les temps d'écoulement sont convertis en une unité commune (le nombre de jours de CAHT) à partir
de la formule suivante :

Poste du BFRE en jours CAHT = TE * CE

1. Le tableau du calcul du BFRE normatif

Voir document 5 page 8.

2. La prévision du BFRE

Le BFRE peut être estimé en euros, en multipliant le BFRE en jours de CAHT par le CAHT journalier.

BFRE en euros = BFRE en jours de CAHT * CAHT journalier

CAHT journalier = CA annuel / 360

D. Intérêts et limites du modèle

Le BFR o atif est u od le, ’est-à-dire une représentation simplifiée de la réalité.

1. Les intérêts

Il fournit une évaluation du BFRE, permettant de repérer les postes importants de BFRE sur lesquels
l’e t ep ise va pouvoi agi .

C’est u outil de p visio . E effet, à pa ti d’u e p visio du CAHT, o peut e d dui e le BFRE
correspondant et trouver les ressources de financement prévisionnel.

E fi , ’est u outil de o pa aiso pa appo t au BFR o e du se teu d’a tivit .

2. Les limites

Les hypothèses simplificatrices : on parle de durée moyenne, de CA guli e e t pa ti su l’a e,


de proportionnalité entre le BFRE et le CAHT.

C’est u od le ui e o e e ue le BFRE o e o il e iste souvent un besoin conjoncturelle et


hors exploitation (exemple : fabricant de jouets, son BFR est très fort en novembre/décembre).

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Chapitre 2 : Les a a t isti ues de l’i vestisse e t et du oût du apital


Capital investi (I0) = I o ilisatio s utes + ∆BFRE

Flu de t so e ie d’e ploitatio FTE = EBE – IS d’e ploitatio - ∆BFRE

∑FTEn x (1+t)-i – I0 > 0

Le oût du apital pe et d’a tualis les FTE.

L’i vestisse e t se d fi it o e u e op atio ui o siste à e gage u certain capital dans un


p ojet do t o atte d u e atio de valeu . L’i vestisse e t se diff e ie d’u e ha ge. I vesti
consiste à renoncer à une consommation pour augmenter ses gains futurs.

Un investissement créé de la valeur si les gains futurs attendus sont supérieurs au capital investi. En
d’aut es te es, s’il est e ta le pa appo t au o je tifs fi s pa les appo teu s de apitau .

Un investissement créé de la valeur lorsque sa rentabilité est supérieure au coût du capital.

Section 1 : Les ca a t isti ues de l’i vestisse e t

A. La typologie des investissements


1. Investissement financier – Investissement matériel – Investissement immatériel

Les investissements financiers consistent en des prises de participations dans le but de contrôler
l’e t ep ise.

Les i vestisse e ts at iels o siste t e l’a uisitio de ouveau o e s de p odu tio .

Les investissements immatériels sont des créations ou acquisitions de brevets, marques ou licences
mais également les frais de recherche et de développement.

2. Investissements industriels et commerciaux

Les investissements de remplacement permettent de maintenir la capacité de production.

Les i vestisse e ts de ode isatio pe et de d veloppe , a lio e la p odu tivit de l’e t ep ise.

Les investissements de oissa e pe ette t d’aug e te la apa it de p odu tio et de la e de


nouveaux produits sur le marché.

B. Les l e ts fi a ie s d’u p ojet d’i vestisse e t

Pou le fi a ie , u p ojet d’i vestisse e t ’est a epta le ue s’il appo te plus u’il e coûte,
’est-à-dire si les flux de trésorerie attendus du projet sont supérieurs au capital investi. Ainsi
l’ valuatio des p ojets d’i vestisse e t epose t su des thodes et des it es pe etta t de
savoir si le projet peut être retenu.

1. Les flux de trésorerie

L’ tude des p ojets d’i vestisse e t est alis e à pa ti des flu de t so e ie.

a) Définition des flux de trésorerie

Les flu de t so e ie o espo de t au e aisse e ts et au d aisse e ts li s à l’i vestisse e t.


Les flu de t so e ie ete us so t eu ui so t li s à la alisatio de l’investissement (capital investi),
à l’e ploitatio de l’i vestisse e t FTE et à l’a t de l’e ploitatio de l’i vestisse e t flu
terminal).

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b) Les modalités de financement du projet

Les flu li s au p ojet d’i vestisse e t so t valu s da s u p e ie temps ho s flu d’i vestisse e t.
Ainsi, dans le cas où le projet aurait été financé par emprunts, les charges financières sont exclues du
calcul des FnT (flux nets de trésorerie).

Le coût du financement est intégré dans une seconde étape. En effet, les flux de trésorerie sont
actualisés à un taux correspondant au cout de financement, permettant ainsi de comparer les flux de
trésorerie générés par le projet au coût de financement.

c) Les flux différentiels

O e p e d pas e o pte les flu de t so e ie li s à l’a tivit de l’e se le de l’e t ep ise ais
seule e t les flu de t so e ie g s pa le seul p ojet d’i vestisse e t.

Les flux différentiels induits par le projet = Total des flux après investissement
– Total des flux avant investissement

Exemple : a hat d’u ème camion par une entreprise de transport.


Flux différentiels induits par le projet = Total des flux généré par cinq camions – Total des flux généré
par les quatre camions déjà présents.

d) Echelonnement des flux de trésorerie

U i vestisse e t est u e suite de flu de t so e ie helo s da s le te ps. L’ h ancier des flux


de t so e ie peut t e ep se t o e da s l’a e e page .

2. La durée de vie du projet

C’est le te ps pe da t le uel o va a o ti les i vestisse e ts.

L’ tude d’u p ojet d’i vestisse e t est effe tu e su u ho izo ui d te i e la du e d’e ploitatio
du projet, encore appelé durée de vie du projet.

La du e de vie du p ojet o espo d e g al à la du e d’a o tisse e t des uipe e ts li s à


l’i vestisse e t.

C. L’ valuation des flux de trésorerie

Cette évaluation comprend le calcul du montant du capital investi (I0), des flu li s à l’e ploitatio et
la valeu te i ale de l’i vestisse e t à la fi du p ojet.

1. Le capital investi

I0 = Investissements (Immobilisations) + ∆BFRE

a) Le montant de l’i vestisse e t se o pose

- Du prix d’a uisitio de l’ uipe e t HT ;


- Des f ais d’a uisitio et d’i stallatio HT

Les investissements peuvent être réalisés en une fois ou étalés dans le temps.

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b) L’a oisse e t du BFRE

E gle g ale, l’i vestisse e t a oit l’a tivit de l’e t ep ise, ce qui entraine une augmentation
de son BFRE. Pendant sa durée de vie, le projet immobilise des fonds pour financer ce BFRE. La
méthode du BFRE normatif aide à prévoir la variation du BFRE.

Le BFRE fait pa tie du apital i vesti a il s’agit d’u esoin de financement prévisible, stable et
permanent, donc assimilable à un investissement.

2. Les flu et de t so e ie li s à l’e ploitatio de l’i vestisse e t

Le calcul des flux net de trésorerie se fait indépendamment du mode du financement du projet.

Plusieu s fo ules pe ette t de al ul les flu de t so e ie d’e ploitatio .

FTE = EBE – IS d’exploitatio – ∆BFRE


FTE = R sultat d’exploitatio + DAP – ∆BFRE

Remarques =
L’IS d’e ploitatio est al ulé su le sultat d’e ploitatio =EBE – DAP d’e ploitation et o su l’EBE.
EBE – IS d’e ploitatio = R sultat d’e ploitatio + DAP d’e ploitation = CAF d’exploitation
Le ∆BFRE est u esoi à fi a e ui di i ue le flu d’e ploitatio e aiss . Ce esoin de financement
o e e esse tielle e t les sto ks et les a es d’e ploitatio .

3. La valeur terminale

A la fin du projet, la valeur terminale est constituée par la récupération de ce qui reste de
l’i vestisse e t et de la ∆BFRE (les stocks sont cédés et les créances sont recouvrées à la fin du projet).

Si le bien est cédé à la fin du projet, on prend en compte le p oduit et d’IS su les plus ou oi s-value.

Si le bien est conservé, on enregistre simplement la valeur résiduelle, qui est souvent nulle, si la
p iode de vie du p ojet o espo d à la p iode d’a o tisse e t.

Section 2 : Coût du apital et taux d’a tualisatio

Le capital investi et les flux de trésorerie générés par le projet d'investissement interviennent à des
dates différentes. Il est donc nécessaire de rendre les données homogènes ces données en les
actualisant, à une même date pour pouvoir les comparer.

A. Définition

L'entreprise ne peut retenir que les investissements dont la rentabilité est au moins égale au coût d'un
financement engagé dans l'opération d'investissement.

Dans le cas contraire, l'entreprise détruirait de la valeur au lieu d'en créer.

C'est pourquoi le taux d'actualisation utilisé dans les calculs de rentabilité des investissements n'est
autre que le coût du capital. En effet, le taux d'actualisation correspond au coût moyen pondéré des
capitaux (CMPC) : c'est le taux de rentabilité minimum exigé par les investisseurs (associés et
banquiers) dans un projet d'investissement.

Soit K le montant des capitaux propres dont le coût est t.


Soit D le montant de la dette dont le coût est i.
K
𝑃 =t∗ +𝑖∗
K+D 𝐾+

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Exemple : l'entreprise KENODI dispose d'un capital (K+D) de k€ pou fi a e u p ojet


d'investissement.

k€ de K au oût t = % ;

k€ de D au oût i = %
∗ %+ ∗ %
𝑃 = = , %

B. Le coût des capitaux propres

Les capitaux propres ne sont pas g atuits pou l’e t ep ise. Leu oût peut t e esti , il a d'ailleu s
un manque à gagner. Le coût des capitaux propres correspond au taux de rentabilité exigé par les
actionnaires. Ce taux se calcule par deux méthodes : la méthode actuarielle et la méthode MEDAF.

1. Méthode actuarielle

O o sid e u’u tit e vaut la valeu a tuelle des divide des futu s a tualis s au tau t e uis pa les
a tio ai es. O o sid e u’u e a tio vaut la valeu a tuelle des divide des a tualis s au tau t
requit par les i vestisseu s. Le p i de l’a tio à la date est C0.

Si C0 : le ou s de l’a tio à la date ;

Si D1, D2, …, DN : les dividendes attendus ;

Si CN : le ou s de l’a tio à la date N ;

Si t : le taux de rentabilité exigé par les actionnaires ;

−𝑖 −
=∑ 𝑖 + + +
𝑖=

À partir de cette relation on peut calculer t en connaissant C0.

Deux hypothèses :

→ Da s l’h poth se de divide des D o sta ts, o d o t e ue :

C0 = D / t d’où t = D / C0 (Modèle d'Irving et Fisher)

→ Da s l’h poth se de dividendes croissants g% dans le temps, on démontre que :

C0 = D1 / (t - g) d’où t = (D1 / C0) + g (Modèle de Gordon et Shapiro)

Exemple : Le ou s de l’a tio GERRA est de €. Les divide des p vus so t :

• H poth se : D o sta ts et gau à € ;


• H poth se : D oissa ts au tau de g% = % et D = €

Da s l’h poth se , t = / = , soit % ;

Da s l’h poth se , t = / 1 000) + 0,05 = 0,10 soit 10%.

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2. Le od le d’ uili e des a tifs fi a ie s MEDAF

Selo le MEDAF, la e ta ilit e ig e pa les a tio ai es est gale à la e ta ilit de l’a tif sa s is ue
augmentée de la prime de risque.

= 𝑅𝑠 + 𝛽[ 𝑅 − 𝑅𝑠 ]

E(Rm) = Espérance de rentabilité du marché

Rs = Re ta ilit de l’a tif sa s is ue

β = Coeffi ie t de se si ilit d’u a tif x au risque de marché.

Plusieu s l e ts peuve t i flue e le ta d’u e e t ep ise : la structure des coûts, la structure de


la dette, la ualit de l’i fo atio .

Exemple : Soit la société DE ZINGO dont les actio s β = , ; E R = % ; Rs = 9%.

t = 0,09 + 1,2 (0,11 – 0,09) = 11,40%

C. Le coût des capitaux empruntés

Le coût d'un emprunt est le taux de revient calculé en prenant en considération les économies d'impôt
réalisés sur les intérêts, et le cas échéant sur les amortissements des primes de remboursement et des
frais d'émission.

Dans un emprunt classique (indivis = auprès d'une seule personne) les intérêts étant fiscalement
déductibles, le taux réellement supportable par l'entreprise emprunteuse correspond au taux après
impôt.

Si le taux d'impôt est par exemple de 33,1/3%, le taux de l'emprunt est calculé de la façon suivante :
Taux après IS = Taux avant IS x (1 - 33,1/3%) = Taux avant IS x 2 / 3

Exemple : l'e t ep ise MARCEL a o t a t u e p u t de € au tau de % sa s aut es f ais.


Le taux réellement supporté est allégé des économies d'impôt liées à la déductibilité fiscale des
intérêts.
Taux nominal = 3% ; Taux réel = 3% x 2 / 3 = 2%

D. L’i t t du al ul du oût de apital

Le coût du capital sert souvent de taux d'actualisation dans les projets d'investissement.

Un coût de capital élevé conduit à rejeter davantage de projets et se traduit par une diminution de la
valeur attribuée à l'entreprise.

L'entreprise doit donc essayer de minimiser son coût du capital qui est l'expression du niveau de risque
qu'elle supporte.

Le coût du capital est directement fonction du niveau de risque supporté par l’e t ep ise. Si le is ue
augmente, la rentabilité exigée augmente aussi, et donc, par conséquent, le coût du capital augmente
et inversement.

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Chapitre 3 : Les critères financiers de sélection des investissements


La décision d'investir dans un projet suppose pour l'entreprise que les flux de trésorerie générés par le
projet sont globalement supérieurs aux sommes engagées en I0 (ou flux initial).

La technique de l'actualisation permet de comparer des flux de trésorerie se situant à des périodes
différentes.

Section 1 : Le critère de la valeur actuelle nette

A. Définition

La VAN constitue le critère financier le plus utilisé pour apprécier la rentabilité d'un investissement.

Un projet est rentable si les flux de trésorerie qu'il génère lui permettent de couvrir le capital investi
(Capital investi = I0 + ΔBFRE .

Les flux de trésorerie doivent être actualisés à une date commune : c'est la date à laquelle le capital
initial a été investi.

−𝑖
𝑉𝐴 =∑ 𝑇 𝑖 +𝑖 −
𝑖=

I0 : le capital investi à la p iode , gal à : I vestisse e ts + ΔBFRE ;

FTE (OU cash-flow), les flux de trésorerie d'exploitation = ce sont les flux générés par le projet
d’i vestisse e t ;

i : le tau d’a tualisatio , ’est-à-dire le coût du capital

Exemple page 16

B. Interprétation et analyse critique

La VAN mesure l'avantage absolu procuré par l'investissement et dépend du capital investi.

La VAN est d'autant plus élevée que le taux d'actualisation est faible : c'est le cas des projets peu
risqués.

La VAN doit être positive pour qu'un investissement soit retenu.

Trouver une VAN positive signifie simplement que la rentabilité interne du projet est supérieure au
taux d'actualisation retenu par l'entreprise, mais cela ne permet pas de choisir directement entre tel
ou tel projet. En effet, les projets dont la VAN est positive doivent être examinés au regard d'autres
critères (taux interne de rentabilité (TIR), délai de récupération du capital (méthode utilisée par les
PME), indice de profitabilité, critères non financiers) pour affiner le choix final.

Section 2 : Le critère du taux de rentabilité interne (TRI)

A. Définition

Le TIR est le taux d'actualisation r qui annule la VAN.

−𝑖 −𝑖
∑ 𝑇 𝑖 + − = <=> ∑ 𝑇 𝑖 + =
𝑖= 𝑖=

Exemple page 16

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B. Interprétation

Un investissement ne créé de la valeur que si le TIR est supérieur au taux de rentabilité exigé par les
investisseurs (coût du capital).

Un projet est d'autant plus rentable que son TIR est élevé.

Section 3 : Le critère de l’i di e de p ofita ilit IP

A. Définition

Cet indice mesure l'avantage relatif d'un projet d'investissement, par opposition au critère de la VAN
qui mesure, lui, l'avantage absolu d'un projet d'investissement. Contrairement à la VAN, l'IP permet de
comparer des projets dont le capital investi est différent.

Il i di ue la atio de valeu g pa l'i vestisse e t pou € de apital i vesti.

∑𝑖= −𝑖
𝑇 𝑖 +𝑖 𝑉𝐴 + 𝑉𝐴 𝑉𝐴
= = + = + = 𝑃

B. Interprétation

Le projet est rentable si son indice de profitabilité est supérieur à 1. Un projet est d'autant plus rentable
que son indice de profitabilité est élevé.

Section 4 : Le critère du délai de récupération du capital investi (DRCI)

A. Définition

Le délai de récupération représente le temps nécessaire pour récupérer le capital investi.

B. Méthode de calcul

Pour calculer le délai de récupération, il faut actualiser les FTE au taux de rentabilité exigé par les
investisseurs mais on suit la démarche suivante :

• Estimation des FTE ;


• Actualisation des FTE à la date 0 ;
• Cumul des FTE actualisés à partir de la date 0 ;
• Détermination du délai exact de récupération du capital par interpolation linéaire ;
• Conclure : le projet est rentable si le délai de récupération est inférieur à celui que s'est fixée
l'entreprise à la fin du projet.

C. Interprétation

Le critère du DRCI est pertinent pour départager deux projets dont la VAN est proche.

L'entreprise choisira donc, dans ce cas, le critère dont le DRCI est le plus court.

Cette thode est si ple à ett e e œuv e, e ui e pli ue u'elle est souve t utilis e pa les PME,
mais cette méthode ne tient pas compte des flux générés au-delà de la période de calcul. Elle privilégie
donc les projets dont les cash-flows immédiats sont les plus élevés, par conséquent dont la rentabilité
se fait à court à terme.

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Section 5 : Les critères globaux

A. Le taux de rentabilité interne global (TRIG)

1. Problématique

Il peut arriver que les critères de la VAN et du TRI utilisés simultanément pour l'évaluation de deux
projets donnent des résultats contradictoires.

Exemple page 17

2. Solution

Pour résoudre cette contradiction, il faut introduire l'hypothèse de réinvestissement des flux générés
par le projet. On calcule alors le TRIG (taux interne de rentabilité intégré) au taux de rendement.

Pour obtenir le TIRG, il faut :

• Calculer la valeur acquise par les flux de trésorerie à la fin de la dernière période ;
• Chercher à quel taux il faut actualiser cette valeur pour retrouver le montant investi.

Le taux de rendement global x est le taux pour lequel il y a équivalence entre le capital investi et la
valeur acquise par les flux de trésorerie au taux x.

B. La Valeur actuelle nette globale (VANG ou VANI)

Pour le calcul de la VANG, le principe est le même que pour le TIRG.

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Chapitre 4 : Le fi a e e t de l’e t ep ise à lo g te e


Pour se financer à long terme, l'entreprise dispose de deux principaux modes de financement :
l'endettement et les fonds propres (les actions) mais il existe aussi de plus en plus des financements
hybrides, ’est-à-dire situés entre ces deux moyens.

Section 1 : Le financement par endettement

Le principal intérêt de la dette est la déductibilité fiscale des charges d'intérêts. Le principal
inconvénient de la dette est qu'elle alourdie la structure financière (mesurée par le taux
d’e dette e t D/K ≤ de l’e t ep ise et créée des charges fixes importantes que sont les intérêts.

A. Le financement par emprunts bancaires indivis

Dans ce type de financement, l'entreprise emprunte auprès d'une seule entité. Il s'agit le plus souvent
d'une banque ou d'un groupe de banques (syndicat de banques).

Les modalités de remboursement de ces financements indivis sont variables. De façon générale, et
pour un montant emprunté E sur n années, l'entreprise rembourse chaque année i une annuité Ai
qui se décompose en deux parties :

• Les intérêts calculés Ii au taux t sur le capital restant dû ;


• L’a o tisse e t Ri du capital remboursé.

𝐴𝑖 = Ii + Ri

−𝑖
= ∑ 𝐴𝑖 +
𝑖=

L'annuité Ai varie selon des modalités précises de remboursement. On distingue quatre principales
modalités de remboursement :

• par amortissement annuel Ri constant ;


• par annuités Ai constantes ;
• par annuités constantes avec un différé d'amortissement du capital sur une ou plusieurs années ;
• par annuités constantes avec un différé total (amortissement et intérêts) sur une ou plusieurs
années.

Exemple page 19-20

B. Le financement par emprunts obligataire

En cas d'emprunts obligataires, l'entreprise n'est pas financée par un seul prêteur mais par l'ensemble
des investisseurs qui ont acheté les obligations émises.

Pour l'entreprise, le coût de l'emprunt dépend des deux facteurs suivants :

• le taux d'intérêt nominal qui va servir à calculer le montant des coupons (intérêts) annuels versés
aux détenteurs des obligations ;
• les primes d'émission et de remboursement fixées lors de l'émission de l'emprunt.

Prime d'émission = Valeur nominale - Prix d'émission


Prime de remboursement = Valeur de remboursement - Valeur nominale OU Prix d'émission
Exemple page 20

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C. Le oût de l’e p u t

Le taux d'intérêt nominal est le taux d'intérêt théorique fixé au moment de la négociation ou de
l'émission de l'emprunt mais le taux réellement supporté par l'entreprise diffère du taux nominal en
raison :

• De la fiscalité : les intérêts fiscalement déductibles induisent des économies d'impôt qui réduisent
le coût de l'emprunt ;
• Des frais d'émission et de gestion : ces frais permettent de rémunérer les banques pour leur
gestion des dossiers d'emprunt ; ces frais augmentent donc le coût de l'emprunt ;
• Des primes d'émission et de remboursement (emprunts obligataires) : ces primes vont alourdir le
coût des emprunts obligataires.

Le coût réel de l'emprunt (ou taux de revient) pour l'entreprise est évalué à partir du taux actuariel.

Le taux actuariel est le taux d'actualisation pour lequel il y a équivalence entre la somme que perçoit
l'entreprise (E ) qui emprunte et ce qu'elle verse par la suite.

Soit E : le o ta t des fo ds eçus pa l’e t ep i se

Soit Ai : les flux nets de tréso e ie de la p iode i ap s i pôt d aiss pa l’e t ep ise apital, i t ts
ap s i pôts et les dive s f ais de gestio li s à l’e p u t ap s i pôt

Le oût a tua iel de l’e p u t est le tau k tel ue :

−𝑖
= ∑ 𝐴𝑖 +
𝑖=

/!\ Remarque = En l'absence de frais d'émission et de gestion, de primes d'émission et de


remboursement, le coût de l'emprunt est égal au taux nominal diminué du taux d'impôt sur les
sociétés. /!\

= 𝑇𝑎 𝑥 𝑖 𝑎 ∗ − 𝑇𝑎 𝑥 𝑑′ 𝑖 ô
Exemple page 21-22

D. Le crédit-bail (leasing) et son coût

1. Le contrat de crédit-bail

C'est un contrat de location assorti d'une option d'achat, au terme d'une certaine durée à un prix fixé
à l'avance.

La société de crédit-bail achète le matériel choisi par l'entreprise. Ce matériel est loué à l'entreprise
qui l'exploite librement.

En fin de contrat, l'entreprise peut :

• soit rendre le matériel à la société de crédit-bail ;


• soit le racheter pour sa valeur résiduelle fixée au contrat (c'est le prix de levée de l'option) ;
• soit continuer à louer le matériel.

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Les avantages du crédit-bail sont nombreux :

• il permet de financer un bien à 100% sans apports financiers personnels ;


• les loyers sont des charges fiscalement déductibles qui permettent à l'entreprise de réaliser des
économies d'impôt ;
• la capacité d'endettement apparente n'est pas affectée par le crédit-bail puisque le crédit-bail
n'apparaît pas au bilan ;
• l'entreprise a la possibilité de renoncer à conserver un matériel devenu obsolète.

En contrepartie de tous ces avantages, le coût du crédit-bail est généralement plus élevé que celui d'un
crédit bancaire à moyen terme.

2. Le coût du crédit-bail

Le coût du crédit-bail s'évalue souvent sous la forme du calcul d'un taux actuariel. Le taux actuariel est
le taux d'actualisation pour lequel il y a équivalence entre :

• la ressource apportée par le crédit-bail (le montant du matériel acquis en crédit-bail) ;


• le montant des flux de trésorerie générés par le crédit-bail : redevances diminuées d'économies
d'impôt ; pertes d'économies d'impôt liées à l'absence d'amortissement du matériel ; prix de levée
d'option diminuée des économies d'impôt liées à l'amortissement du prix de cession.

Exemple page 23

Section 2 : Le financement par fonds propres

Le financement par fonds propres externe se fait lorsque l'autofinancement (CAF – dividendes) est
insuffisant et que les possibilités d'emprunt sont saturées.

Les augmentations de capital en numéraire sont les seules augmentations de capital permettant à
l'entreprise d'obtenir un nouvel apport de liquidités pour ses investissements.

A. L’aug e tatio de apital e u ai e

Cette augmentation peut se faire avec ou sans droit préférentiel de souscription (DPS).

1. L’aug e tatio de apital avec DPS

Cette technique est pratiquée lorsque les actionnaires actuels souhaitent majoritairement souscrire à
l'augmentation de capital. Le prix d'émission de l'action nouvelle est fixé avec une forte décote par
rapport au cours de bourse. Il s'agit d'éviter l'échec de l'augmentation de capital en cas de forte baisse
des cours. Pour ne pas léser les anciens actionnaires, l'émission est assortie d'un droit préférentiel de
souscription (DPS).

2. L’aug e tatio de apital sans DPS

Cette technique est utilisée lorsque les actionnaires actuels n'envisagent pas de souscrire à
l'augmentation du capital. Le prix d'émission de l'action nouvelle est fixé avec une très légère décote
par rapport au cours de bourse

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3. Le droit préférentiel de souscription (DPS ou DS)

Lors de l'émission d'actions nouvelles, les actions sont proposées au souscripteur à un prix supérieur à
leur valeur nominale (VN). Le prix de la nouvelle action comprend donc la valeur nominale du titre ainsi
u’u e prime d'émission.

Le DS est un droit attaché à chaque action ancienne :

• La détention d'actions anciennes confère le droit de souscrire un certain nombre d'actions


nouvellement émises ;
• Les actionnaires anciens qui ne désirent pas souscrire à l'augmentation du capital peuvent céder
leur droit (DS) aux investisseurs désireux de devenir actionnaires de l'entreprise. Les DS sont
négociables et cotés en bourse ;
• Ce DS est p opo tio el au o e d’actions anciennes détenues.

Valeur mathématique du DS = valeu ava t ↗ de apital – valeu ap s ↗ de apital

B. Le coût des capitaux propres

Les capitaux propres ne sont pas gratuits. En acceptant de souscrire à une augmentation de capital, les
actionnaires subissent un manque à gagner du fait de leur renonciation aux autres possibilités de
placement. En conséquence, le coût des capitaux propres, encore appelé coût des fonds propres, est
un coût d'opportunité.

Le coût des capitaux propres correspond au taux de rentabilité minimum exigé par les actionnaires
compte tenu du risque qu'ils supportent. Ce coût est supérieur au coût de la dette. En cas de faillite,
les actionnaires, en tant que créanciers résiduels de l'entreprise, sont remboursés après les créanciers
financiers (les banques). Le risque supporté par les actionnaires est donc plus élevé que celui supporté
par les créanciers financiers.

Les méthodes permettant de calculer le coût des capitaux propres sont nombreuses. En pratique, le
MEDAF est l'une des méthodes les plus utilisées.

= 𝑅𝑠 + 𝛽[ 𝑅 − 𝑅𝑠 ]
On peut aussi faire appel à des méthodes actuarielles parmi lesquelles :

• la méthode d'Irving et Fisher (t = D / C0) ;


• la méthode de Gordon et Shapiro (t = (D1 / C0) + g).

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Chapitre 5 : Les financements et les placements à court terme


La gestion de trésorerie a pour objectif d'assurer la solvabilité de l'entreprise au moindre coût et à
court terme. Le but est de permettre à l'entreprise de faire face en permanence à ses échéances tout
en maintenant le solde de trésorerie au minimum et en utilisant les financements les moins coûteux.

La gestion de trésorerie repose donc sur un travail sérieux de prévision des flux de trésorerie
débouchant sur le maintien au moindre coût de l'équilibre financier de l'entreprise.

Section 1 : Les divers financements et placements à court terme

A. Les financements bancaires

1. Les crédits de mobilisation de créances

Ces crédits sont adossés sur les créances commerciales.

a) L’es o pte ve te d’effets de o e e

L'escompte est une opération par laquelle l'entreprise cède avant son échéance une créance à sa
banque. En contrepartie, la banque verse à l'entreprise une somme correspondant au montant de la
créance diminuée des frais financiers et d'une commission. La créance cédée est matérialisée par un
effet de commerce (billet à ordre ou lettre de change) que la banque se chargera de recouvrer à
l'échéance.

Le principal avantage de l'escompte est que c'est un financement facile à obtenir avec un minimum de
formalités. Par ailleurs, l'escompte n'affecte pas en principe le niveau d'endettement de l'entreprise.

Le principal inconvénient de l'escompte est que c'est un financement coûteux.

b) Le crédit de mobilisation de créances commerciales (CMCC)

Il visait, à l'origine, à remplacer l'escompte. Le CMCC est une opération par laquelle l'entreprise remet
à la banque un ensemble de factures de clients. En contrepartie, l'entreprise reçoit de la banque un
billet à ordre que la banque escompte immédiatement. A l'échéance, l'entreprise rembourse à la
banque le montant du billet à ordre et se charge elle-même du recouvrement des créances.

Le principal avantage du CMCC est son coût moins élevé que celui de l'escompte (la lettre de change
coûte à l'entreprise en plus des intérêts payés à la banque, les timbres fiscaux, les commissions
bancaires et la TVA sur ces commissions).

Mais l'inconvénient de ce moyen de financement c'est qu'il n'offre pas aux banques les mêmes
garanties juridiques que les effets de commerce (protêt dressé par un huissier à la place d'un procès
long et coûteux).

c) Le crédit Dailly

C'est un procédé par lequel l'entreprise cède ses créances à la banque au moyen d'un bordereau de
cession de créances. En contrepartie de cette cession, la banque accorde à l'entreprise un crédit sous
forme d'une autorisation de découvert garantie par les créances cédées.

Pour le recouvrement du crédit Dailly :

• soit la banque devient titulaire des créances et est directement à régler par le débiteur à
l'échéance ;
• soit le débiteur règle directement à l'entreprise qui rembourse la banque.

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Le principal avantage du crédit Dailly est que les possibilités de mobilisation de créances sont plus
larges que celles offertes par l'escompte. En effet, les créances pour lesquelles ont ne peux pas payer
des frais de commerce peuvent être mobilisées par le crédit Dailly.

Mais l'inconvénient par rapport à l'escompte est que l'entreprise doit suivre le recouvrement des
créances. Mais pour les banques le risque est de financer des créances fictives.

2. Les crédits de trésorerie

Ils permettent de faire face à un déficit temporaire de trésorerie. Ils ne sont pas garantis par des
créances commerciales.

a) Les facilités de caisse

Elles résultent de l'acceptation par la banque d'honorer pendant quelques jours les paiements de
l'entreprise malgré une situation débitrice de son compte. Par exemple, les facilités de caisse peuvent
être utilisées les 5 derniers jours du mois pour faire face au paiement des salaires dans l'attente d'un
encaissement de recettes.

b) Le découvert

C'est une facilité accordée par une banque qui accepte que le compte de l'entreprise devienne
débiteur pour quelques semaines ou pour quelques mois pour un montant maximum appelé « ligne
autorisée ».

c) Le crédit SPOT

Il est surtout utilisé par les grandes entreprises qui ont des besoins importants de trésorerie sur une
courte période. Son taux est indexé sur les taux du marché monétaire (marché sur lequel les banques
se prêtent mutuellement (taux EURIBOR)).

3. Les dits de fi a e e t de l’e ploitatio

Ce sont des crédits à court terme ayant un objet précis. Par exemple, le crédit de campagne couvre les
besoins de financement liés aux stocks et au cycle de fabrication des entreprises dont l'activité est
saisonnière.

B. Les financements non bancaires

1. Le crédit interentreprises

Le crédit interentreprises est le crédit financier que les entreprises s'accordent entre elles dans le cadre
de leurs relations commerciales d'achats et de ventes. Il correspond au délai de paiement que les
entreprises s'accordent mutuellement. C'est un moyen de financement simple pour les entreprises
n'ayant pas accès au financement bancaire classique. Mais les risques d'impayés sont le principal
inconvénient de ces financements.

2. L’affa tu age

C'est un contrat par lequel l'entreprise cède ses créances à une société d'affacturage (appelée factor),
qui en assume dès lors la gestion et le recouvrement, et reçoit en contrepartie le montant des créances
cédées diminué de la commission représentant la rémunération du factor.

L'affacturage présente un intérêt financier pour les petites entreprises ne disposant pas d'une
organisation suffisante pour assurer le suivi des créances.

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3. Les titres de créances négociables (TCN)

Ce sont des titres émis au gré de l'émetteur négociables sur un marché réglementé (bourse) et qui
représentent, chacun, un droit de créance pour une durée déterminée. Les entreprises peuvent
émettre :

• des billets de trésorerie (BT) : ce sont des titres à échéance fixe dont la durée est comprise entre
1 jour et 1 an, et dont le montant minimum est de 152 €;
• des bons à moyen terme négociables (BMTN) : ce sont des titres dont la durée minimale est de 1
an et 1 jour sans limite maximale et dont le o ta t i i u est de €;
• des certificats de dépôt (CDN) : ’est u d pôt te e ep se t pa u tit e de a e
négociable dématérialisé, sous la forme d'un billet au porteur ou à ordre émis par un
établissement financier autorisé (ne concerne donc pas les entreprises) dont la durée est
comprise entre 1 jour et 1 an et donc le montant maximum est de 150 €.

Dans la pratique, seules les grandes entreprises peuvent émettre des titres de créances négociables
en raison du coût d'émission, de la qualité de la signature exigée par les investisseurs (autorisation de
l'AMF) et des obligations d'information pesant sur les émetteurs.

C. Les placements à court terme

Le trésorier de l'entreprise dispose d'une large gamme de placement. Il fera son choix en fonction du
critère de sécurité (placement le plus sûr possible) et de liquidités (récupération la plus rapide
possible).

1. Les placements bancaires

a) Les dépôts à terme

Ils permettent de placer les excédents de trésorerie pour une période au moins d'un mois. La
rémunération de ces placements est fonction du taux d'intérêt convenu entre l'entreprise et sa
banque. L'entreprise ne court pas de risque car son placement est forcément remboursé à l'échéance.
Par contre, le rendement de ce genre de placements est peu élevé.

Exemple 1 page 25

b) Les bons de caisse

Ce sont des titres émis par les banques ou par le trésor public pour une durée variant entre 1 mois et
5 ans. Ces titres représentent une créance à court terme. A l'échéance la valeur des bons, augmentés
des intérêts, est remboursée.

2. Les placements sur les marchés financiers

a) Les titres de créances négociables (TCN)

Les billets de trésorerie, les bons à moyen terme négociables et les certificats de dépôt sont des titres
de créances négociables qui permettent à l'entreprise de placer ses excédents de trésorerie.

Les billets de trésorerie et les bons à moyen terme négociables sont à la fois des instruments de
financement et de placement.

Exemple 2 page 25

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c) Les valeurs mobilières de placements (VMP)

Le trésorier disposant d'un excédent de liquidités peut préférer les placer dans des obligations moins
risquées, en principe, que les actions. Le trésorier peut avoir recours aux organismes de placement
collectif en valeur mobilière (OPCVM). Les OPCVM comprennent :

• les sociétés d'investissement à capital variable (SICAV) dont l'actif est constitué d'un portefeuille
de valeurs mobilières composé d'actions, d'obligations et des emprunts d'Etat. Le placement dans
des SICAV donne droit à un dividende fonction du revenu du portefeuille de la SICAV. Ce
portefeuille étant diversifié, le risque pris par le trésorier qui place ses excédents est diminué ;
• les fonds communs de placement (FCP) : ce sont des copropriétés de valeurs mobilières sans
personnalité morale. Les FCP offrent des placements comparables aux SICAV ;

3. Les autres placements

a) L’es o pte fou isseu

L'entreprise disposant d'un excédent de trésorerie peut régler un fournisseur avant l'échéance prévue
en contrepartie d'une réduction de prix appelée escompte de règlement. Pour l'entreprise, l'escompte
présente un intérêt financier si son taux est supérieur à celui des autres placements.

b) Les avances en compte courant

Au niveau d'un groupe, une entreprise en excédent de liquidités peut faire un prêt à une autre
entreprise du groupe en manque de liquidités.

Section 2 : Le coût des financements à court terme

A. Les conditions bancaires

Ces conditions bancaires déterminent le coût réel de financement à court terme. Elles concernent le
taux d'intérêt du crédit et les commissions (frais de dossiers) auxquels s'ajoutent les pratiques
bancaires comme les jours de valeur et les jours de banque.

1. Le tau d’i t t bancaire

C'est le taux nominal négocié au moment du crédit. Il sert à calculer le montant des intérêts.

Le taux d'intérêt bancaire est fonction du taux de base bancaire (TBB) fixé librement par chaque
banque pour ces opérations. Le taux d'intérêt est aussi fonction du taux de marché monétaire
correspondant au taux auquel les banques se financement mutuellement : on peut citer, à ce titre,
l'EURIBOR (European Interbank Offered Rate) qui est la moyenne arithmétique des taux auxquels 62
banques importantes de la zone euro se font crédit entre elles [PIBOR pour les banques de Paris par
exemple]).

2. Les commissions

Ce sont des frais qui s'ajoutent au taux d'intérêt nominal et augmentent donc le coût du crédit.

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3. Les jours de valeur et les jours de banque

Les jours de valeur correspondent aux jours qu'il faut :

• ajouter à la date de l'opération sur les mouvements créditeurs (encaissement). Exemple : le lundi
10 juin, l'entreprise YOMO remet à sa banque un chèque de son client CARMEN d'un montant de
€. Le co pte de l'e treprise YOMO sera crédité de € seule e t le ercredi jui , soit
2 jours de valeur ;
• retrancher à la date de l'opération sur les mouvements débiteurs (décaissement). Exemple : le
lundi 10 juin, la banque CREDIT DU NORD reçoit un règlement par virement bancaire par un
four isseur de l'e treprise DEZINGO d'u o ta t de 7 €. Le co pte de l'e treprise DEZINGO
sera débité dès le samedi 8 juin, soit 2 jours de valeur.

La « date valeur » d’u e op atio o espo d à la date à la uelle le o pte a ai e est effe tive e t
d it ou dit . C’est la date p ise e o pte pou le al ul des i t ts.

Depuis l’a t de la Cou de Cassatio du av il o sid a t ue les jou s de valeu ’ taie t pas
justifiés pour les opérations en espèces et les virements, on a assisté à leur disparition progressive
dans ces cas.

Les jours de banque sont des jours supplémentaires (1 ou 2 jours en général) ajoutés par la banque
pour le calcul de la durée d'une opération de financement. Les jours de banque augmentent la durée
du crédit et majorent donc le coût du crédit.

4. Le taux effectif global

Ce taux tient compte, non seulement, du taux nominal mais aussi des commissions et des frais annexes.
Il permet de calculer de façon pertinente les offres de prêts.

Ce TEG doit être obligatoirement communiqué par les établissements de crédit.

B. Le coût el d’u fi a e e t à ou t terme

1. Le taux nominal

C'est le taux de référence pour le calcul des intérêts. Les banques calculent les intérêts qu'elles
perçoivent par la méthode des intérêts simples (par opposition à la méthode des intérêts composés).
Pour les financements à court terme, elles utilisent un taux proportionnel plutôt qu'un taux équivalent.

Exemple : Taux nominal annuel de 12% donne :

• Taux semestriel proportionnel : 12% / 2 = 6% ;


• Taux semestriel équivalent : 1 + 0,12 = (1 + t)2 soit t = 5,83% ;
• Taux trimestriel proportionnel : 12% / 4 = 3% ;
• Taux trimestriel équivalent : 1 + 0,12 = (1 + t)4 soit t = 2,873%.

On remarque que le taux proportionnel est toujours supérieur au taux équivalent.

2. Le taux réel

Ce taux mesure le taux effectif du financement à court terme. Il tient compte des jours de valeur, des
commissions et de la durée de l'année.

3. Le coût réel du découvert

Le coût réel d'un découvert se calcule à partir de l'échelle d'intérêt et du ticket d'agios.

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a) L’ helle d’i t t

C'est un document trimestriel (parfois mensuel) qui donne au jour le jour les mouvements journaliers
créditeurs ou débiteurs et la position du compte en date de valeur. Ce document permet de calculer
les intérêts débiteurs prélevés par la banque sur un découvert. L'échelle de valeur permet de calculer
les "nombres".

Nombre = Solde du compte x Nombre de jours pendant lequel le solde du compte est resté inchangé

Si le solde est débiteur, le nombre est aussi débiteur. Si le solde est créditeur, le nombre est aussi
créditeur.

Remarque : Le « Nombre » est souve t divis pa pou u e eilleu e p se tatio de l’ helle


d’i t t.

Exemple 4

b) Le ti ket d’agios

Le ticket d'agios trimestriel comprend :

• les intérêts débiteurs ;


• les commissions ;
• les frais fixes liés au fonctionnement du compte ;
• la TVA sur les commissions et les frais fixes ;

Remarque : La CPFD (commission au plus fort découvert) est souvent de 0,05% du plus fort découvert
du ois. C’est do u tau e suel. Il est souve t plafo à la oiti des i t êts débiteurs.

Exemple 5

c) Le cout réel du découvert

Ce coût correspond au montant total des agios HT (car la TVA déductible est récupérée).
Nombre débiteurs ∗ i
𝐴𝑔𝑖 𝑇=
𝟑
Où i représente le taux réel du découvert à déterminer.

Exemple 6

4. Le oût el de l’es o pte

La démarche est quasiment la même que celle pour le calcul du taux réel du découvert.

Soit C : le montant net de l'effet ;


Soit D : la durée réelle du crédit ;
Soit A : le montant crédité à l'échéance de l'effet si l'entreprise n'escompte pas l'effet.
C∗i∗D
𝐴=C+
ou
Où i ep se te le tau el de l’es o pte à d te i e.
D
𝐎𝐔 𝐴𝑔𝑖 𝑇 𝐴− = C∗i∗ ← Si absence de frais à l′ encaissement d′ un effet
ou
Exemple 7

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Chapitre 6 : Le plan de financement


La plan de financement est un document financier prévisionnel pluriannuel établit sur un horizon de 3
à 5 ans et qui permet de faire la synthèse des investissements et des financements prévus. Afin
d’app ie la pe ti e e de la politi ue fi a i e ete ue et d’assu e l’ uili e de la t so e ie su
le moyen terme.

Section 1 : Les objectifs du plan de financement

Le pla de fi a e e t est pou l’e t ep ise u outil de gestio p visio elle et de go iatio ave
les banques.

A. Plan de financement et gestion prévisionnelle

Le plan de financement permet :

• Confronter les ressources (capitaux propres et dettes) et les emplois prévisionnels et donc vérifier
l’ad uatio des essou es au esoi de fi a e e t ;
• A parti des diff e ts s a ios, d’ value la faisa ilit fi a i e d’u p ojet e v ifia t da s
quelle mesure les ressources prévisionnelles sont suffisantes pour couvrir les besoins engendrés
pa la ise e œuv e du p ojet ;
• D’a ti ipe les diffi ult s de t so e ie de l’e t ep ise pa o f o tatio des e plois et des
essou es fi a i es futu s. Les di igea ts peuve t alo s ett e e œuv e des a tio s
o e t i es da s le as d’u e d g adatio futu s de la t so e ie.

B. Plan de financement et outil de négociation bancaire

Lo s ue l’e t ep ise souhaite e p u te , les a ues e ige t t s souve t la p se tatio d’u pla
de fi a e e t afi de s’assu e ue l’e t ep ise se a e esu e de fai e fa e au h a es de
remboursement de sa dettes sans compromettre son équilibre financier.

A l’o asio ota e t des op atio s d’aug e tatio de apital, les a tio ai es he he t à
p e d e o aissa e du pla de fi a e e t de l’e t ep ise pou o ait e la politi ue fi a i e de
l’e t ep ise et le is ue u’ils e ou e t e faisa t u appo t e apital.

Section 2 : La présentation du plan de financement

Le plan de financement a une présentation proche de celle du tableau de financement (annexe page
30).

A. Plan de financement et tableau de financement

Le point commun en ces deux documents est que la situation de trésorerie est l’ l e t central de
ha u d’eu . Ces deu do u e ts pe ette t e effet d’app ie l’ uili e fi a ie , ’est-à-dire
l’ uili e de la t so e ie.

∆𝑇 = ∆FRNG − ∆BFR
Cependant, ces deux documents présentent deux différences majeures :

Alors que le tableau de financement est un document rétrospectif, le plan de financement est un
document prospectif.

Alors que le tableau de financement ne porte que sur le dernier exercice clos, le plan de financement
porte sur des prévisions concernant plusieurs années.

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B. Les étapes de construction du plan de financement

Ap s la s le tio des diff e ts p ojets d’i vestisse e t selo les it es de e ta ilit , o o tient
un total un investir correspondant aux emplois. Il faut rapprocher ces emplois avec les ressources
dispo i les et à ve i de faço à v ifie l’ uili e du pla de fi a e e t.

Le plan de financement est équilibré lorsque la trésorerie globale est positive. L’ uili e du pla de
financement ne peut être obtenu dès la première ébauche. Il est nécessaire de procéder par étapes.

Première étape : ébauche du plan de financement. Elle permet de déterminer les besoins à financer
par les ressources ordinaires et met en avance les déséquilibres. Il faut donc procéder à divers
e egist e e t pou o te i l’ uili e de la t so e ie.

Deuxième étape : L’ uili age. Il essite d’u e pa t de t ouve des essou es suppl e tai es :
augmentation de capital (il faut convaincre les actionnaires) ; apports en comptes courants ; emprunts
bancaires supplémentaires ; de a de de su ve tio s aup s des olle tivit s lo ales. Et d’aut es pa t
de diminuer les emplois : diminution du BFRE en réduisant les délais consentis aux clients, en gérant
les stocks au plus juste et en négociation un allongement des délais fournisseurs ; supprimer en réduire
la dist i utio de divide des e so te d’aug e te l’autofi a e e t.

Troisième étape : La remise en cause de l’ uili e. Les diff e tes esu es p ises pou uili e le
plan de financement induisent des modifications de ce plan qui peuvent compromettre son équilibre
à plus ou moins long terme.

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Chapitre 7 : Les prévisions de trésorerie


Pour g e la t so e ie de faço opti ale, il o vie t d’effe tue des p visio s de t so e ie su
plusieu s ho izo s do t le plus loig est l’a e. A pa ti du udget a uel de t so e ie, o peut
établir des budgets de trésorerie sur des périodes plus cou tes le t i est e… . Et e fi , e affi a t les
dernières prévisions, on peut arriver à des prévisions au jour le jour (cela concerne les très grandes
entreprises).

Section 1 : Distinction entre budget et plan de trésorerie

A. Définition du budget de trésorerie

Il s’agit d’u do u e t p visio el ui apitule les flu de t so e ie de l’e t ep ise e aisse e ts


et d aisse e ts pou u e p iode do e. L’ho izo de pla ifi atio est a uel ava t des
découpages mensuels

Remarque : Le budget de trésorerie ne comprend que les encaissements et les décaissements. Il faut
donc veiller à ne pas retenir les charges et les produits calculés (dotations, reprises et variations de
stocks).

B. Définition du plan de trésorerie

Le budget de trésorerie laisse apparaitre à la fin de la période les soldes de trésorerie (excédent ou
déficit). Le plan de trésorerie complète le budget de trésorerie. Il recense les financements des déficits
ainsi que les placements des excédents.

Section 2 : La d a he d’ la o atio du udget de t so e ie

L’ la o atio du udget de t so e ie s’i s it da s le ad e d’u e d a he utilitai e udget des


achats, de production, des ventes, des investissements). En pratique, on établit trois budgets : budget
des encaissements, budget des décaissements et budget de TVA.

A. Le budget des encaissements

1. Les e aisse e ts d’e ploitatio

Les e aisse e ts d’e ploitatio so t ta lis à pa ti du udget des ve tes. Les e aisse e ts
intègrent les règlements des clients TTC. Il ne faut pas oublier dans le budget les encaissements des
a es elatives à l’e e i e p de t.

2. Les encaissements hors exploitation

Les encaissements hors exploitation comprennent :

• Les essio s d’i o ilisatio ;


• Les encaissements provenant des financements stables (prêt, augmentation de capital et
subvention)

B. Le budget des décaissements

1. Les d aisse e ts d’e ploitatio

Ces décaissements sont établis à partir du budget des achats. Ils intègrent les règlements des
fournisseurs TTC. Il e faut pas ou lie les gle e ts des dettes elatives à l’e e i e p de t.

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2. Les décaissements hors exploitation

Ces décaissements comprennent notamment :

• Les a uisitio s d’i o ilisatio s ;


• Le gle e t des a uit s d’e p u ts ;
• Les dividendes à payer ;
• Les a o ptes et solde d’IS.

C. Le budget de la TVA

Pour chaque période, il convient de déterminer le montant de la TVA à décaisser en appliquant


o e te e t les gles fis ales elatives à l’e igi ilit de la TVA.

Remarque : La TVA à décaisser au tit e d’u ois M dev a t e i t g au udget de t so e ie du ois


M+1, mois au titre duquel elle sera effectivement payée.
U dit de TVA o stat au tit e d’u ois M est e p i ipe epo t su la d la atio de TVA du
mois suivant M+1.

D. Le budget général de trésorerie

Il p se te, sous la fo e d’u ta leau, la synthèse des budgets des encaissements et décaissements
(budget de TVA compris).

Annexe page 33

Section 3 : Le plan de trésorerie

Le t so ie de l’e t ep ise hoisit :

• Des financements adaptés pour combler les déficits apparu dans le budget (escompte, crédit de
t so e ie, d ouve t e fo tio de it es tels ue le oût et la souplesse d’utilisatio
• Des pla e e ts d’e de t de trésorerie en fonction de critères tels que la rentabilité ou le risque

Section 4 : L’utilit du budget de trésorerie

Le udget de t so e ie pe et d’e a i e la o o da e e t e le FRNG et le BFR. U udget de


trésorerie constamment déficitaire ou constamment excédentaire traduit une inadéquation entre le
FRNG et le BFR ce qui doit conduire en amont à revoir les budgets des achats ou des ventes
notamment. Un budget de trésorerie alternativement déficitaire et excédentaire traduit une situation
« normale », ’est-à-dire que le FRNG est par moment supérieur au BFR, et par moment inférieur au
BFR.

Le budget de trésorerie sert de cadre pour définir la politique de financement à court terme de
l’e t ep ise.

Le trésorier pourra à partir du budget de trésorerie préparer ces opérations et les négocier avec la
banque.

Le pla de t so e ie pe et de voi si pa e e ple les o ta ts essai es à l’es o pte ou au


d ouve t so t o pati les ave les o e s do t dispose l’e t ep ise et si la alisatio de l’ uili e
est possible.

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Chapitre 8 : La gestion du risque de change


L'entreprise est exposée à un risque de change chaque fois qu'elle effectue des transactions en
monnaie étrangère (devise). Le risque de change est le risque lié à la variation du cours de la devise
par rapport à la monnaie de référence (l'euro en France) utilisée par l'entreprise.

Section 1 : Généralités

A. Le marché de change

C'est un marché où s'échangent les différentes monnaies. C'est un marché de gré à gré, c'est-à-dire
que l'acheteur et le vendeur concluent librement leurs transactions.

Il existe un marché des changes au comptant, appelé marché Spot. Ici, le règlement et la livraison de
l'achat se font le jour même de la transaction. L'autre compartiment du marché des changes est le
marché à terme. Ici, le cours de la devise est déterminé le jour de la transaction mais le règlement et
la livraison se font à un jour ultérieur déterminé à l'avance.

Le taux de change est le prix d'une monnaie exprimé en une autre monnaie. Il est déterminé sur le
marché des changes par la loi de l'offre et la demande.

La cotation porte sur un couple de devise. Par exemple "Cours USD/yen = 120,19" signifie "cours du
dollar contre le yen : un dollar vaut 120,19 yen".

Le taux de change peut être exprimé "au certain" lorsque l'on cote la devise nationale contre les
devises étrangères : par exemple EUR = 1,3824 USD [1 euro vaut 1,3824 dollars].

B. Le risque de change

C'est le risque supporté par l'entreprise du fait des possibles variations du cours d'une devise par
rapport à la devise de référence utilisée par l'entreprise. L'entreprise est donc exposée à un risque de
change chaque fois qu'elle achète ou vend en monnaie étrangère. Elle constatera donc un gain ou une
perte de change au moment du règlement de la transaction effectuée.

L'exposition au risque de change est mesurée par la position de change. Cette position de change est
liée aux avoirs et dettes de l'entreprise exprimés en devise. Les avoirs de l'entreprise en devise sont
essentiellement constitués de prêts, de créances client et de commandes client. Les dettes de
l'entreprise sont constituées d'emprunts, de dettes fournisseurs et de commandes passées auprès de
fournisseurs.

Pour une devise Y : Position de change pour Y = Avoirs en devise Y - Dettes en devise Y

Le solde indique le montant exposé au risque.

Il en résulte trois situations possibles :

• Position nulle ou fermée : Avoirs en devise Y = Dettes en devise Y ;


• Position longue (long) : Avoir en devise Y > Dettes en devise Y ;
• Position courte (short) : Avoir en devise Y < Dettes en devise Y.

Le risque encouru prend deux formes possibles :

• En position longue, il y a risque de perte de change en cas de baisse du cours de la devise ;


• En position courte, il y a risque de perte de change en cas de hausse du cours de la devise.

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Section 2 : Les techniques de couverture contre le risque de change

A. Les te h i ues i te es à l’e t ep ise

Ce sont les techniques ne faisant pas appel à une banque ou à un marché.

1. Le hoi d’u e o aie de fa tu atio

Pour éviter le risque de change, l'entreprise peut exiger que le prix d'achat ou de vente soit libellé en
euro. Dans ce cas, le risque de change est reporté sur la contrepartie commerciale (l'autre partie prend
le risque).

2. Le termaillage

Cette technique consiste à modifier les délais de paiement dans une devise selon l'évolution anticipée
du cours de cette dernière de façon à profiter du taux de change.

Si l'entreprise anticipe une appréciation de la devise (la devise va augmenter), elle a intérêt à accélérer
les décaissements ou à retarder les encaissements effectués dans cette devise.

Au contraire, lorsque l'entreprise anticipe une dépréciation de la devise (la devise va diminuer), elle a
intérêt à retarder les décaissements ou à accélérer les encaissements effectués dans cette devise.

3. Les lauses d’i de atio

Dans ces contrats en devise, l'entreprise peut demander la mise en place d'une clause d'indexation en
fonction de l'évolution de la devise. Ces clauses permettent de gérer le risque de change dans le sens
d'un partage de ce risque avec le cocontractant.

B. Les techniques externes

Elles font appel aux banques et aux marchés financiers.

1. Le change à terme

L'entreprise qui effectue des achats à crédit en monnaie étrangère peut se couvrir contre la hausse
des cours en fixant au moment où elle le souhaite la contre-valeur en monnaie nationale du montant
des achats qu'elle aura à régler en monnaie étrangère.

L'entreprise ne souhaite pas régler au comptant ses achats et s'expose de ce fait au risque d'une hausse
du cours de la devise au moment de régler ses achats dans le futur. Elle peut acheter des devises à
terme à sa banque, c'est-à-dire acheter des devises qui lui seront livrées plus tard (au moment de payer
son fournisseur) à un cours fixé dès aujourd'hui.

De façon symétrique, l'entreprise qui réalise des ventes à crédit en monnaie étrangère peut se couvrir
contre une baisse du cours de la devise en fixant au moment où elle le souhaite la contre-valeur en
monnaie nationale du montant des ventes qu'elle aura à encaisser en monnaie étrangère. Dans ce cas,
elle vend des devises à terme à sa banque. L'entreprise recevra les devises de son client et les livrera
à sa banque au prix convenu aujourd'hui.

L'avantage de cette technique est que le cours est garanti et connu dès l'opération de couverture.
L'inconvénient est que, le contrat étant ferme, l'entreprise ne peut pas bénéficier d'une évolution
favorable du taux de change.

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2. Les options de change

Une option de change donne le droit (et non l'obligation) à son détenteur d'acheter (option d'achat ou
CALL) ou de vendre (option de vente ou PUT) des devises à un cours fixé lors de la souscription de
l'option (appelé cours d'exercice) moyennant le versement d'une prime. La prime est versée au
vendeur de l'option.

Concernant les options dites "à l'européenne", l'exercice de l'option ne peut se faire qu'à l'échéance
du contrat.

Pour les options dites "à l'américaine", l'option peut être exercée pendant toute la durée de vie du
contrat jusqu'à l'échéance.

Le détenteur d'une option peut donc décider librement de l'exercer (c'est-à-dire d'acheter ou de
vendre la devise au prix d'exercice) ou d'y renoncer en fonction de l'évolution du cours de la devise. Il
s'agit d'un contrat à terme conditionnel.

La stratégie de couverture est différente selon que l'entreprise est importatrice ou exportatrice en
devise.

L'entreprise importatrice va se protéger contre la hausse du cours de la devise. Elle achète alors un
CALL à l'échéance (option européenne) :

• A l’ h a e, si le cours de la devise a fortement augmenté, l'entreprise exerce l'option : dans ce


cas, elle achète les devises au vendeur de l'option et le vendeur de l'option doit obligatoirement
lui vendre les devises au prix d'exercice (prix convenu au moment du contrat à terme). Ces devises
seront payées par l'entreprise à son fournisseur étranger.
• Dans le cas contraire, si le cours de la devise a fortement diminué, l'entreprise abandonne l'option
et peut tirer profit de la baisse du cours de la devise. L'entreprise peut en effet acheter la devise
sur le marché des changes SPOT à un prix inférieur au prix d'exercice de l'option pour pouvoir
payer son fournisseur étranger. L'entreprise réalise alors un gain de change.

L'entreprise exportatrice va se protéger contre une baisse du cours de la devise : elle achète alors un
PUT à l'échéance (option européenne) :

• Si le cours de la devise a fortement baissé, l'entreprise exerce l'option. Dans ce cas, elle vend les
devises payées par son client étranger à la banque qui lui a vendu l'option et le vendeur de l'option
doit obligatoirement lui acheter les devises au prix d'exercice (prix convenu au moment du
contrat).
• Dans le cas contraire où le cours de la devise a fortement augmenté, l'entreprise a intérêt à
abandonner l'option et à échanger sur le marché au comptant (SPOT) des changes les devises
obtenues de ses exportations. L'entreprise réalise alors un gain de change.

C. La couverture COFACE SA

En contrepartie du versement par l'entreprise d'une prime, la Compagnie Française d'Assurance pour
le Commerce Extérieur (COFACE) garantit un cours de change déterminé au moment du règlement.

• Si l'entreprise réalise une perte de change, elle est indemnisée par COFACE SA ;
• Si l'entreprise enregistre un gain de change, elle s'engage à le reverser à COFACE SA.

Il y a donc transfert du risque de change de l'entreprise vers la COFACE SA.

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