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ROYAUME DU MAROC

W X W X W X
MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET DU TRANSPORT
W X W X W X
DIRECTION DES EQUIPEMENTS PUBLICS

CAHIERS DES PRESCRIPTIONS COMMUNES


APPLICABLE AUX TRAVAUX DE REVETEMENT
EN PIERRE ATTACHEE
SOMMAIRE
CHAPITRE 1 - GENERALITES 3

1.1 OBJET ET DOMAINE D'APPLICATION 3


1.2 DEFINITION 3
1.3 TEXTES APPLICABLES 4
1.4 REFERENCES AUX NORMES 4
1.5 COORDINATION AVEC LE GROS OEUVRE ET LES AUTRES CORPS D'ETAT 5
1.6 CHOIX ET DIMENSIONS DES MATERIAUX 5
1.7 MANUTENTION ET STOCKAGE 5

CHAPITRE 2 - MATERIAUX 7

2.1 PIERRE 7
2.1.1 GENERALITES 7
2.1.2 CARACTERISTIQUES 7
2.2 E LEMENTS METALLIQUES 9
2.2.1 TYPE D'ELEMENTS 9
2.2.2 CONSTITUTION 9
2.2.3 NOMBRE 10
2.3 M ATERIAUX POUR LE SCELLEMENT 10
2.3.1 EN REVETEMENT EXTERIEUR 10
2.3.2 EN REVETEMENT INTERIEUR 11
2.4 M ATERIAUX POUR LES JOINTS 11

CHAPITRE 3 - SUPPORTS ET SOUS-COUCHES 13

3.1 SUPPORTS 13
3.1.1 DIFFERENTS TYPES DE SUPPORTS 13
3.1.2 CARACTERISTIQUES DES SUPPORTS 14
3.2 SOUS-COUCHES 15
3.2.1 SOUS-COUCHES ISOLANTES EXTERIEURES 15
3.2.2 SOUS-COUCHES D'ETANCHEITE 15
3.3 R ECONNAISSANCE DES SUPPORTS 15
3.4 PASSAGE ET POSITIONNEMENT DES CANALISATIONS 16
3.5 J OINTS DU GROS OEUVRE 16

CHAPITRE 4 - EXECUTION DES TRAVAUX 18

4.1 G ENERALITES 18
4.1.1 MODES D'EXECUTION DES REVETEMENTS MURAUX ATTACHES EN PIERRE MINCE 18
4.1.2 ETUDE PREALABLE 18
4.1.3 CONDITIONS D'EMPLOI 19
4.2 FIXATIONS DE LA PIERRE 20
4.2.1 FIXATIONS DES ACCESSOIRES METALLIQUES DE POSE (AGRAFES ET ATTACHES) DANS LA PLAQUE 20
4.2.2 FIXATION DANS LES SUPPORTS 21
4.2.2 FIXATION DANS LES SUPPORTS 21

i
CHAPITRE 5 - LES JOINTS 25

5.1 JOINTS COURANTS ENTRE PLAQUES 25


5.2 JOINTS DE DILATATION 25
5.3 JOINTS SOUPLES DE FRACTIONNEMENT 26

CHAPITRE 6 - DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES RELATIVES A QUELQUES POINTS


SINGULIERS 28

6.1 EXTREMITES DES REVETEMENTS 28


6.2 REVETEMENT DES BAIES 29
6.2.1 REVETEMENT AU DROIT DES BAIES 29
6.2.2 REVETEMENTS AUTOUR DES BAIES 29
6.3 R EVETEMENTS D ' ELEMENTS ETROITS 29
6.3.1 ELEMENTS VERTICAUX (POTEAUX) 29
6.3.2 ELEMENTS HORIZONTAUX 30
6.3.3 CAS PARTICULIER DES REVETEMENTS SUSPENDUS 31
6.3.3 CAS PARTICULIER DES REVETEMENTS SUSPENDUS 32
6.3.4 PRECAUTIONS RELATIVES AUX FIXATIONS DANS DES ELEMENTS DE BETON DE FORTE DENSITE
D'ARMATURES 33

CHAPITRE 7 - TOLERANCES APPLICABLES AUX OUVRAGES 34

CHAPITRE 7 - TOLERANCES APPLICABLES AUX OUVRAGES 35

7.1 PLANITUDE GENERALE 35


7.2 VERTICALITE 35
7.3 ALIGNEMENT DES JOINTS 35

ii
Chapitre 1 - Généralités

1.1 Objet et domaine d'application

Le présent Cahier des Prescriptions Communes (CPC) a pour objet de définir les
conditions d'exécution des revêtements muraux attachés en pierre mince définis au § 1.2
et destinés à constituer la face vue (intérieure ou extérieure) de parois verticales de
bâtiment, sur les supports définis au chapitre III.

Il s'applique aux marchés de construction passés par le Ministère de l'Equipement.

Il s'applique à tous les bâtiments quelle que soit leur destination (bâtiments
d'habitation, de bureaux, scolaires, hospitaliers, commerciaux...) ; ne sont pas visés les
ouvrages spéciaux et les ouvrages d'art (pont, mur de soutènement, etc.).

Les revêtements scellés en plein, les revêtements coffrants in-situ ou utilisés en


fond de moule de panneaux préfabriqués et les ouvrages de marbrerie de décoration ne
sont pas traités dans le présent CPC.

1.2 Définition

On entend par revêtements muraux attachés en pierre mince, les revêtements en


plaques de pierre fixées à un support stable par des attaches.

Un revêtement extérieur ne saurait assurer à lui seul, sauf dispositions spéciales,


l'étanchéité d'une paroi. Ainsi, entre les plaques et le support il peut être interposé un ou
plusieurs matériaux destinés à améliorer l'isolation thermique et/ou l'étanchéité.

Il est en outre ménagé entre le revête ment et le support ou le matériau


intermédiaire une lame d'air ventilée qui constitue une coupure de capillarité qui améliore
sensiblement la résistance de la façade à la pénétration des eaux de pluie. Toutefois,
dans les parois de façade exposées aux chocs (socle, soubassement, assise de départ
sur balcon...), la lame d'air peut être remplie de mortier ou comporter des polochons
supplémentaires, à condition que l'évacuation des eaux d'infiltration dans la lame d'air soit
assurée par ailleurs.

On distingue les différents types de revêtements muraux attachés ci-après :


x Revêtement porté, c'est-à-dire dont chaque plaque est maintenue par des attaches
qui assurent sa stabilité :
- revêtement avec agrafes et polochons
- revêtement avec attaches scellées dans le support,
3
- revêtement avec attaches fixées mécaniquement dans le support,
- revêtement lié au gros oeuvre à l'aide d'une ossature intermédiaire.

x Revêtement autoporteur, c'est-à-dire dont les pierres reposent les unes sur les
autres, le déversement étant empêché par des attaches liées à un support stable.

1.3 Textes applicables

x Dahir n° 1.70.157 du 26 Joumada I 1390 relatif à la normalisation industrielle, en vue


de la recherche de la qualité et de l'amélioration de la productivité (BO n° 3024 du
14.10.1970), tel qu'il a été modifié par le Dahir portant loi n° 1.93.221 du 10 septembre
1993 (BO n° 4220).

x Décret n° 2.93.530 du 3 rabia II 1414 (B.O n° 4223 du 6.10.93) sur la marque ou le


certificat de conformité aux normes marocaines.

x Les travaux traditionnels de revêtement muraux attachés sont soumis aux prescriptions
des cahiers de prescriptions communes applicables à l’exécution des travaux de béton
armé (arrêté d’homologation n°85/95 du 29/9/1995), des travaux revêtements muraux
(arrêté d’homologation n°17/97 du 2/1/1997) et des travaux d’enduits muraux (arrêté
d’homologation n°18/97 du 2/1/1997).

x Les matériaux et composants doivent être conformes aux normes en vigueur.

x Si ces travaux traditionnels mettent accessoirement en oeuvre des produits ou


procédés non traditionnels ils doivent être agréés.

1.4 References aux normes

x La norme marocaine NM : 10.1.158 relative aux ciments à faible chaleur d’hydratation


initiale et à teneur en sulfures limitée.

x La norme marocaine NM : 10.1.008 relative au béton de ciments usuels.

x La norme marocaine NM : 10.1.165 relative au sable de concassage pour béton


hydraulique.

4
1.5 Coordination avec le gros oeuvre et les autres corps d'état

La coordination intéresse tout particulièrement les liaisons avec le gros oeuvre, les
menuiseries (étanchéité, fixation...) ainsi que la fixation d'éléments divers (volets roulants,
éclairage...). Ces éléments ne doivent pas être fixés sur le revêtement mais directement
dans le gros oeuvre support.

1.6 Choix et dimensions des matériaux

La nature, les dimensions, formes, teintes des matériaux utilisés ainsi que les
dessins nécessaires à l'exécution du revêtement doivent être précisés dans les documents
particuliers du marché (CPS) en accord avec les normes marocaines en vigueur et le
présent CPC.

Les prescriptions du présent CPC se réfèrent aux produits les plus couramment
employés.

1.7 Manutention et stockage

Toutes précautions doivent être prises pour éviter la détérioration des plaques lors
de leur manutention.

Les plaques comportant des détériorations susceptibles de nuire à l'aspect ou la


solidité ultérieure ne doivent pas être mises en place telles quelles. Elles peuvent être
remplacées ou réparées si cette réparation est durable.

Le stockage des plaques doit être réalisé dans une aire plane et propre et doit
permettre de lire facilement le marquage (calepinage).

5
6
Chapitre 2 - Matériaux

2.1 Pierre
2.1.1 Généralités
a) Pierres utilisées

Les pierres utilisées en revêtement attaché, proviennent des :

ƒ Roches magmatiques : Roches formées par le refroidissement et la consolidation du


magma (roches en fusion), comme par exemple le granit, le basalte, la diorite, le
porphyre, etc.

ƒ Roches sédimentaires : Roches formées par le dépôt (généralement dans l'eau), de


particules d'origine organique ou inorganique, comme par exemple le calcaire, le grès,
le travertin, etc.

ƒ Roches métamorphiques : Roches provenant de masses de roches solides ou fluides


préexistantes recristallisées par l'action de la chaleur, de la pression, comme par
exemple le schiste, le gneiss, la quartzite, le marbre, etc.
b) Type de débit

Les pierres peuvent être débitées à l'épaisseur voulue soit en tranches par sciage,
soit en feuilles par fendage.
c) Etat de surface

L'état de surface de la face vue varie selon le matériau et la demande du maître


d'oeuvre. Cet état de surface peut être :
- brut de clivage, d'éclatement ou de refend,
- brut de sciage (sciage au grès, au carbure de silicium, à la lame diamantée...),
- traité aux abrasifs : égrisage, adoucissage, polissage,
- traité par action mécanique : brochage, bouchardage, layage, etc.,
- traité par des actions diverses : éclatement à la flamme (granit, schistes,
certains calcaires), action d'acides, sablage, etc.

2.1.2 Caractéristiques

7
Outre ses qualités esthétiques, la pierre doit être choisie de façon que ses
caractéristiques répondent aux exigences liées à sa destination dans l'ouvrage :

En revêtement extérieur la tenue de la pierre dépend de :

- sa position dans les constructions (élévation, rejaillissement, socle, couvertine,


etc.),

- la situation de l'ouvrage (situation géographique, climat, atmosphère).

Il est rappelé que les principales caractéristiques pouvant conditionner la tenue et la


durabilité de la pierre sont les suivantes :

a) Caractéristiques dimensionnelles

Le tableau 2.1 récapitule les principales caractéristiques dimensionnelles des


pierres minces attachées.

Tableau 2.1 : Caractéristiques dimensionnelles.

Epaisseur réelle minimale (en mm) Dimensions des plaques


Emploi Revêtement porté Nombre
en Cas à une hauteur Revêteme de Rapport
général et nt plaques Longue Longueu
  matériaux Inférieu autoporte par ur r sur
supérieu
clivés re à 6 ur mètre largeur
re à 6 m
m carré
Multipl
Extérieur <3
20 1à3 e de
27 10, de
27 75 5 et de
Intérieur <5
17 2,5 cm

x Tolérances: r 1,5 mm sur longueur et largeur et r 0,5 mm sur l'épaisseur

8
b) Caractéristiques mécaniques et physiques

Les prescriptions applicables, suivant l'emploi, sont données dans le tableau 2.2.

Tableau 2.2 : Caractéristiques mécaniques et physiques

EMPLOI Résistance Gélivité


Capillarité Porosité
EN aux attaches (Nombre de
(En %) (En %)
  (en daN) cycle)
N > 48 en zone
Ra > 50 de gel faible à
modéré (2)
Extérieur Et <7 < 47
Ra > 1,2. P (1) N > 96 en zone
de gel sévère

Ra > 25
Intérieur Et Aucune exigence
Ra > 1,2. P
(1) P est le poids de la plaque en daN
(2) Zone de gel : - gel faible : pas plus de deux jours par an ayant atteint une température inférieure à -5°C.
- gel modéré : entre gel sévère et gel faible.
- gel sévère : plus de dix jours par an ayant atteint une température inférieure à -10°C.

2.2 Eléments métalliques

2.2.1 Type d'éléments

Les éléments métalliques couramment utilisés pour la pose des revêtements


muraux attachés en pierre mince sont les agrafes et les attaches.

2.2.2 Constitution

Le tableau 2.3 présente les principaux alliages inoxydables dans la masse utilisés
pour la fabrication des agrafes et des attaches.

9
Tableau 2.3 : Matériaux de fabrication des agrafes et des attaches.

Acier
Type inoxydable
d'éléments Laiton (alliage
Cuivre austénitique Autres
cuivre-zinc)
  (alliage au
chrome-nickel)
Zintane et
Z 6 CN 18.09
fixation
Agrafes ¼ dur 60/40 ou
mécanique en
Z 10 CN 18.09
zamac
Ambiance
normale :
Z6 CN 17.08
Z10 CN 18.09
Attaches idem Bronze
Atmosphère
marine :
Z6 CND 17.11
Z8 CND 17.12

2.2.3 Nombre

On doit utiliser 4 agrafes par plaque, dont le diamètre est de :

- 4mm pour des pierres de 20 mm d’épaisseur ;

- 5 mm pour des pierres de 30 à 40 mm d’épaisseur ;

- 6 mm pour des pierres d’épaisseur supérieure à 40 mm.

2.3 Matériaux pour le scellement


2.3.1 En revêtement extérieur

Le scellement des attaches et les polochons sont exécutés avec un mortier de


ciment dosé à 400 kg environ de ciment à faible chaleur d’hydratation initiale et à teneur
en sulfures limitée conforme à la norme NM 10.1.158 ou de ciment blanc

10
A titre indicatif, les dosages en volume sont :
- Mortier de ciment : 1 volume de ciment pour 2 à 3 volumes de sable.
- Mortier bâtard : 1/2 volume de ciment et 1/2 volume de chaux pour 2 à
3 volumes de sable.

Les sables doivent être propres (ES>80%), de granulation 0,08/2 ou 0,08/3, à


l'exclusion de sable de mer, de sable contenant des traces de chlorure de sodium, de
matières organiques, d'oxydes métalliques en proportion inhabituelle. Ils doivent être
conformes aux normes NM 10.1.008 et NM 10.1.165.

L’utilisation d’un mortier-colle est autorisé si le produit est agréé.

Le scellement ne peut pas être réalisé avec un mastic.

2.3.2 En Revêtement intérieur

En plus des scellement utilisés pour les revêtements extérieurs décrits en 2.3.1, les

scellements des revêtements intérieurs peuvent être exécutés également en plâtre à

mouler gâché serré et filasse.

2.4 Matériaux pour les joints

Les matériaux utilisés pour les fonds de joints sont les mousses plastiques
alvéolaires en polyuréthanne et polyéthylène.

Les produits les plus couramment utilisés pour calfeutrer les joints sont :

ƒ Les mastics pâteux du type élastomère dont l'amplitude des déformations du joint ne
dépassant pas 30 % de la largeur initiale du joint ;

ƒ Les mastics pâteux du type élastomère dont l'amplitude des déformations ne


dépassant pas 16 % de la largeur initiale ;

ƒ Les mastics plastiques dont l'amplitude de déformations ne dépassant pas 16 % de la


largeur initiale.

11
12
Chapitre 3 - supports et sous-couches

3.1 Supports
3.1.1 Différents types de supports

Les supports sont les ouvrages résistants sur lesquels sont attachés par divers
procédés les matériaux de revêtement et éventuellement les sous-couches d'isolation et
d'étanchéité.

Le tableau 3.1 présente les compatibilités entre supports sans sous-couche isolante
extérieure et les revêtements.

Tableau 3.1 : Compatibilité entre les supports et les revêtements

Types de revêtements
Agrafes avec
polochons Ancrage
Attaches Attache Revête-
s sur
Types de supports Fixées scellées s fixées ossatur ment
  mécani sans mécani-
Scellée e auto-
- polochon quemen
s intermé- porteur
queme s t
diaire
nt
Béton armé X (1) X(1) X X X X
Blocs pleins de béton de
X (1) - X - X X
granulats courants
Briques creuses et blocs
de terre cuite ;
(2) - (2) - X (3)
Blocs creux de béton de
granulats courants
Maçonnerie de pierres
X (1) - X - X X
naturelle
Structure métallique - - - (4) X X

13
X : Admis .
- : Non admis
(1) : Les revêtements agrafés avec polochons ne sont pas admis pour les supports
avec sous-couche.
(2) :Possible exceptionnellement. Seulement sur mur non porteur et sur une hauteur
de 6 m au plus et sous réserve de l’accord de l’entrepreneur de maçonnerie, de ne
pas compromettre l’isolation thermique, d’exécuter avec soin les trous, sans
fissurer les parois, d’ancrer les attaches au mortier de ciment et filasse et sur une
profondeur minimales de deux alvéoles.
(3) :Possible à condition que les attaches de retenue soient disposées dans les joints
horizontaux de la maçonnerie.
(4) : Possible à condition que la structure réponde aux spécifications requises dans le
cas d'ossature intermédiaire.

3.1.2 Caractéristiques des supports


a) Ecart de verticalité du parement

Les écarts de verticalité doivent être inférieurs à 1,5 cm pour une hauteur d’étage
pour un mur en maçonnerie et au plus égaux à 2 cm pour un support en béton.

Pour les constructions de 28 m de hauteur au plus, le nu réel du parement du


support ne s'écarte pas de plus de 2 cm du nu théorique porté sur les plans.
b) Faux-équerre

Dans le cas où l'équerrage des revêtements serait exigé, le faux-équerre entre


2 parois supports perpendiculaires ne dépasse pas :
- 5 mm/m jusqu'à 2 m de longueur
- 3 mm/m au-delà avec un maximum de 2 cm à l'intérieur d'une même pièce.

c) Etat de surface

Il appartient au maître d'oeuvre de faire figurer ces prescriptions aux CPS de chaque

projet.

Le support doit être soigné et permettre la mise en œuvre directe du revêtement


sans procéder à l’exécution d’un ouvrage complémentaire.

Le support doit être sec et propre avant la pose des revêtements.

Pour les supports en béton armé, l’âge du support doit être supérieur à 28 jours.

14
D’une façon générale, le support doit présenter les qualités requises par les CPC
relatifs au béton armé et enduit.

3.2 Sous-couches
3.2.1 Sous-couches isolantes extérieures

La sous-couche isolante est constituée de panneaux isolants préfabriqués rigides

ou semi-rigides, qui doivent être fixés au support de façon à :


- assurer le maintien en place de l'isolant, notamment à éviter son fluage,
- garantir l'épaisseur définie pour la lame d'air (au moins 20mm).

La fixation peut être réalisée mécaniquement ou par collage ; elle doit être adaptée
à:
- la nature et aux dimensions des panneaux
- la nature du support

Compte tenu de l'isolation thermique recherchée et de leurs caractéristiques


thermiques, les panneaux doivent être choisis en fonction des risques de condensation, du
comportement en présence d'eau, des risques de corrosion des éléments métalliques de
fixation et des risques en cas d'incendie.

3.2.2 Sous-couches d'étanchéité

Dans le cas où une étanchéité serait prévue sur le support, le revêtement ne


pouvant être tenu d'assurer l'étanchéité, celle-ci doit faire l'objet d'une étude particulière et
être exécutée avant la pose du revêtement.

La nature de l'étanchéité doit être telle qu'il n'existe aucun risque de tacher
ultérieurement le revêtement.

3.3 Reconnaissance des supports

Les supports sont exécutés par l’entrepreneur du gros œuvre sous le contrôle du
maître d’oeuvre qui fixe les nus à respecter.

L’entrepreneur est tenue dans tous les cas de s’informer auprès de l’administration
de la nature du support.

L’entrepreneur reçoit de l’administration lors de la notification de son marché, en

15
tous cas, en temps nécessaire pour permettre toute modification éventuelle des ouvrages
du gros œuvre ou autres, les plans et croquis définissant les caractéristiques des supports
et formes, qui seront mis à sa disposition pour l’exécution des revêtements.

En règle générale, le support ou la sous-couche fait l'objet d'une réception


contradictoire entre le maître d'oeuvre, l'entrepreneur de gros oeuvre et l'entrepreneur de
revêtements, en vue de vérifier la satisfaction aux prescriptions suivantes :

- Les nus et natures des sous-couches et supports sont prévus en fonction de


l'épaisseur des revêtements à recevoir, compte tenu de l'épaisseur de la lame d'air
et de la (ou des) sous-couche(s) éventuelle(s). Ces indications doivent figurer aux
CPS.
- L'état de surface du support ou de la sous-couche doit permettre la mise en oeuvre
directe du revêtement sans qu'il soit nécessaire de procéder à l'exécution d'un
ouvrage complémentaire.

3.4 Passage et positionnement des canalisations

Les fourreaux destinés au passage de canalisations de plomberie, chauffage


central, etc. ou des tubes électriques doivent obligatoirement être prévus et mis en place
avant la pose de revêtements.

Les canalisations devant rester apparentes doivent normalement être posées après
le revêtement. Dans le cas contraire, il doit être ménagé le jeu nécessaire pour permettre
la pose correcte du revêtement.

3.5 Joints du gros oeuvre

Il appartient au maître d'oeuvre de donner tous renseignements concernant la


disposition des joints du gros oeuvre. Et, en fonction de ces données, l'entrepreneur de
revêtements prévoit les dispositions pour respecter les joints du gros oeuvre et assurer
ceux propres au revêtement.

16
17
Chapitre 4 - Exécution des travaux

4.1 Généralités
4.1.1 Modes d'exécution des revêtements muraux attachés en pierre mince

Le tableau 4.1 définit les cinq modes d'exécution des revêtements muraux attachés
en pierre mince.

Tableau 4.1 : Modes d'exécution des revêtements muraux attachés en pierre mince

Types de revêtement Modes d’exécution

Revêtements agrafés Revêtements fixés à l'aide de fils ronds (agrafes) enrobés


1
avec polochons dans un polochon de mortier ou de plâtre (pour l'intérieur)

Revêtements fixés par des attaches de formes diverses


Revêtements avec scellées au mortier dans le support ; le fonctionnement de
2 attaches scellées ces attaches ne nécessite pas l'intervention d'un polochon
dans le support de mortier.

Revêtement avec
Certaines attaches fonctionnant sans intervention d'un
attaches sans
polochon, peuvent être fixées mécaniquement au support.
3 polochon et fixation
Le scellement dans les supports béton est généralement
mécanique dans le
exécuté à sec à l'aide de chevilles expansée
support

Revêtements fixés La mise en œuvre d'une ossature intermédiaire permet de


4 sur ossature fixer un revêtement en plaque de pierre sans tenir compte
intermédiaire de la nature de la paroi en partie courante.

Revêtements Revêtements constitués de plaques montées à bain de


5
autoporteurs mortier suivant les techniques de maçonnerie

4.1.2 Etude Préalable

Le mode d'exécution des travaux de revêtements doit être défini par une note
technique et des plans établis par l'entrepreneur de revêtements indiquant notamment :

18
ƒ La provenance de la pierre et ses caractéristiques,

ƒ La conception adoptée pour le mode de fixation,

ƒ L'ancrage dans le support : forme, dimension et nature des supports et des


accessoires de pose (agrafes ou attaches),

ƒ La Position et les dimensions des trous de scellement tant en partie courante qu'au
droit des points singuliers,

ƒ L'appareillage des plaques de revêtement indiquant en plus des dimensions, les


principales caractéristiques du support et les emplacements des accessoires de
pose,

ƒ L'implantation des joints souples, tant horizontaux que verticaux, en partie courante
et au droit des points singuliers (tableaux et appuis de baies, bandeaux...),

ƒ La composition des mortiers destinés aux scellements, aux joints, aux polochons,

ƒ Les dispositions de ventilation de la lame d'air.

La note technique et les plans doivent être agréés par l’administration.

4.1.3 Conditions d'emploi

Il est rappelé que les revêtements en pierre attachée peuvent être utilisés lorsque
les conditions et limites ci-après sont satisfaites simultanément :

ƒ Bâtiment de hauteur inférieure ou égale à 28 m,

ƒ Surface maximale des plaques égale à 1 m2 (la plus grande dimension ne doit
pas dépasser elle-même 1,40 m),

ƒ Distance entre dos de la pierre et nu du support de l'ordre de 2 à 5 cm,

ƒ Compatibilité avec le support et la sous-couche éventuelle.

19
4.2 fixations de la pierre

4.2.1 Fixations des accessoires métalliques de pose (agrafes et attaches)


dans la plaque

La fixation se fait en quatre points sur chaque plaque par pénétration d'une partie
de l'attache ou l'agrafe (l'ergot) dans un trou ou une encoche réservée sur le chant de la
plaque

Les dimensions des trous, percés de préférence en atelier, sont présentées dans la
figure 4.1.

L'axe des trous est situé à mi-épaisseur de la plaque à une distance des angles
égale au 1/5 de la longueur du chant de la plaque.

Pierre
Diamètre du trou =
Trou
Diamètre de l'ergot +1 mm

Ergot

Profondeur du trou =
Longueur de pénétration +
5 mm t 30 mm

Figures n° 4.1 : caractéristiques des trous

20
4.2.2 Fixation dans les supports

On distingue deux catégories de fixation : fixation par scellement et fixation


mécanique.

Les attaches d'une même plaque doivent être scellées dans un support de même
nature en évitant de sceller un e plaque à cheval sur deux supports différents.

Il faut prévoir la séparation des plaques à la ligne de raccordement des deux


supports.

a) Fixation par scellement au mortier

Le tableau 4.2 présente, par type de support, le mode d'exécution des trous de
scellement.

Tableau 4.2 : Mode d'exécution des fixations

Fixation dans Mode d'exécution des trous


un support en Revêtement porté Revêtement autoporté
  (type 1 et 2) (type 5)
Bétons non Les trous sont exécutés
armés ou à faible après coup et avec soin
densité pour éviter les
d'armature armatures
Les trous de scellement
Bétons à forte
sont réservés lors de
densité
l'exécution du béton
d'armature Trous de scellement de
l'avance
80 mm de profondeur
Les trous traversants
Parois mince en
doivent être bourrés de
béton
l'arrière
Les trous sont exécutés
Maçonnerie
I Paprès coup et avec soin
d'éléments pour éviter la fissuration
du support

Les trous de scellement sont généralement cylindriques d'un diamètre (I) de 40


mm et d'une profondeur (P) supérieure à 60 mm (figure 4.2).

21
Polochon de 100 mm

Pierre de
Support
revêtement

Trou de Agrafes
scellement
(‡ t 10

Lame d'air (2 à 5 cm)

Profondeur du trou =
profondeur d'ancrage +
10mm > 60 mm

Figure 4.3 : Revêtement agrafé avec polochon

Manchon
collé
t2

Ergot
calé par
un coulis
de ciment
Figure 4.2 : Dimensions du trou de
Figure 4.4 : Revêtement avec attache scellée dans le support scellement.

22
b) Fixation mécanique (types 3 et 4)

Les chevilles à expansion en métaux non corrodable sont autorisées dans les
supports en béton.

Chaque cheville est, soit autoforée, soit introduite dans un trou puis expansée par
vissage d'une douille qui assure la liaison avec l'attache.

Les tiges cylindriques pisto-scellées sont interdites.

Les fixations mécaniques ne doivent pas être situées à proximité des angles du
support.

La distance minimale est fonction du type de fixation et de la nature du support.

23
24
Chapitre 5 - Les joints

5.1 Joints courants entre plaques

- Les joints de type marbrier sont interdits.

- Mise en œuvre d'un joint courant entre deux plaques :

e e e

a) Pose des cales b) Humidification c) Jointoiement


pour maintenir une du bord de chaque avec un mortier de
épaisseur du joint plaque avant le ciment
(e) jointoiement

Figure 5.1 : Mise en oeuvre d'un joint courant

- L’épaisseur du joint (e) minimale est de 5 mm. Elle ne doit pas excéder le tiers de
l'épaisseur de la pierre. L'usage de cales de réglage permet d'avoir une plus grande
régularité des joints.

- Les joints courants sont généralement garnis au mortier de ciment.

5.2 Joints de dilatation

Les joints du support doivent être repris dans le revêtement aux même
emplacements et dans la même largeur.
25
5.3 Joints souples de fractionnement

Les caractéristiques des joints de fractionnement sont récapitulés dans le tableau


suivant :

Tableau 5.1 : Caractéristiques des joints de fractionnement

Type de joint Joints Horizontaux Joints Verticaux


Intervalle entre ƒ Extérieur : 3 m
8m
deux joints ƒ Intérieur : 6 m
Largeur du joint (L) t 10 mm t 8 mm
Mastic x Si L < 12 mm : P = 6 mm
Profondeur du joint élastomère x Si L > 12 mm : P t L/2
(P) Mastic x Si L < 16 mm : P = 8 mm
plastique x Si L > 16 mm : P t L/2

La figure 5.2 présente le dispositif de calfeutrement des joints souples qui


comprend un fond de joint, employé pour limiter la quantité de mastic à mettre en place, et
un produit de calfeutrement qui doit suivre les mouvements du joint sans les contrarier et
sans se dégrader dans le temps.

Fond
L
du joint Mastic

c) Application
a) Nettoyage b) Mise en place du primaire et
du joint du fond de joint du mastic à la
pompe

Figure 5.2 : Calfeutrement d'un joint souple

26
27
chapitre 6 - dispositions constructives RELATIVES à quelques points
singuliers

6.1 Extrémités des revêtements

Les figures 6.1.a et 6.1.b et 6.1.c présentent des exemples de protection contre les
intempéries des parties supérieures et basses du revêtement et l'espace entre revêtement
et support.

En partie basse, il est nécessaire de protéger le revêtement contre les chocs. On


peut renforcer le revêtement avec des polochons en bandes verticales ou des panneaux
en polystyrène ou en aggloméré expansé pur de liège (AEP) à condition de créer des
canaux de drainage pour l’évacuation des eaux d’infiltration.

Protection
en partie
Support

Revêteme Lame d'air


nt

Figures 6.1.a et 6.1b :


Protection en partie supérieure

Lame d'air Support Figure 6.1.c :


Protection en
partie basse

28
6.2 Revêtement des baies
6.2.1 Revêtement au droit des baies

Il est rappelé que le revêtement n'étant pas considéré comme étanche, l'étanchéité
à l'eau doit être assurée à la jonction entre la menuiserie et le gros oeuvre ; le raccord
entre le revêtement et la menuiserie peut n'être qu'un calfeutrement d'aspect (figure 6.2).

Joint
Extérie soupl Joint
entre

Mur Calfeutreme Mur


nt d'aspect

Cadre dormant Etanchéité entre


de la menuiserie gros œuvre et
Intérieu dormant
Figure 6.2 : Revêtement des baies

6.2.2 Revêtements autour des baies

La figure 6.3 présente les dispositions de mise en œuvre des revêtements autour
des baies.

Pièce d’appui
d e l a
menuiserie
Joint
Etanchéité
souple ou
entre gros
vide
œuvre et
Figure 6.3 :
Gros oeuvre
Revêtement autour

6.3 Revêtements d'éléments étroits


6.3.1 Eléments verticaux (poteaux)
29
Le revêtement des poteaux avec une plaque de revêtement par assise se réalise
selon les dispositions décrites dans les figures 6.4.a et 6.4.b.

Ainsi, Il est recommandé de supporter chaque plaque par deux attaches porteuses
ancrées dans le chant inférieur et une attache de retenue, ancrée dans le chant supérieur
ou mieux, une seule attache munie de 4 ergots.

Si une des faces du pilier est très étroite et s'il n'est pas possible de prévoir
2 attaches porteuses basses, on pourra disposer une seule attache porteuse mais il
faudra prévoir une liaison avec les pierres des faces perpendiculaires pour empêcher la
rotation (figure 6.4.b).

Pour le revêtement des poteaux de section circulaire, il recommandé d’utiliser des


plaques rectangulaire de 5 cm largeur.

Figure 6.4.a Figure 6.4.b

6.3.2 Eléments horizontaux

Il convient de limiter la longueur des plaques et de recouper le revêtement par des


joints souples moins espacés que dans le cas du revêtement en partie courante.

Dans les cas de plaques dont les dimensions ne dépassent pas 66 × 22 cm², la
fixation peut être assurée en 2 points seulement.

Les retours horizontaux sont posés à bain de mortier (figure 6.5) et désolidarisés
des plaques verticales par un joint souple ou un vide (figure 6.6)

30
Agrafes Dalles

Mortier
Joint
souple
ou vide

Possibilité
d'avoir 2
agrafes pour
les plaques de
Couvre-joint
ou vide
Figure 6.5 : Revêtement d'un élément
horizontal

Joint
souple

Agrafe
Joint
souple
ou vide
Acrotère

Figure 6.6 : Revêtement d'un acrotère

31
6.3.3 Cas particulier des revêtements suspendus

En dessous des linteaux par exemple les attaches peuvent être constituées par des
pattes fixées à des profilés en T, des plats avec ergots, des broches agrafées, etc. (figure
6.7).

Support

Figure 6.7 : Exemples de disposition


acceptable pour le revêtement des
plaques suspendus

Quel que soit le système utilisé, il est absolument interdit de faire reposer les
plaques les unes sur les autres par feuillure des chants (figure 6.8).

Figure 6.8 : Exemple de disposition


inacceptable

Si les plaques sont trop étroites, il est possible de n'utiliser qu'une seule agrafe en
bout, mais il convient alors d'empêcher le basculement (attaches supplémentaires sur le
grand côté non vu...).

Les scellements sont exécutés selon les prescriptions énumérées dans 2.3.
32
Une étude particulière doit être menée en cas de grande portée ou de risques de
chocs (volets roulants, persiennes...).

6.3.4 Précautions relatives aux fixations dans des éléments de béton de forte
densité d'armatures

Afin d'éviter les risques d'endommager les armatures et l'affaiblissement de la


résistance des supports en béton de forte densité d'armatures, il est prudent de prévoir
l'emplacement des attaches de plaques en dehors de zones d'armatures (figures n° 6.9).
Il est préférable d'utiliser des chevilles expansées dont le volume de scellement est
réduit par rapport aux scellements traditionnels.

33
Armature

Figure n° 6.9.a : Zone de pose des


attaches autorisée

Béton

Figure n° 6.9.b : Zones


de pose des attaches
interdite

34
Chapitre 7 - Tolérances applicables aux ouvrages

Dans le cas de revêtement en pierres taillées les tolérances ci-après sont


applicables.

7.1 Planitude générale

Une règle de 2 m appliquée sur le parement et promenée en tous sens ne doit pas
faire apparaître entre le point le plus saillant et le point le plus en retrait un écart supérieur
à 5 mm.

Les flèches mesurées sous un cordeau de longueur au plus égale à 10 m ne


doivent pas dépasser 10 mm.

7.2 Verticalité

L'écart de verticalité mesuré sur la hauteur d'un étage courant (inférieur ou égal à 3 m) ne doit pas dépasser 5 mm.

Pour les bâtiments de hauteur inférieure à 28 m, l'écart de verticalité mesuré sur la


hauteur totale du bâtiment ne doit pas dépasser 25 mm.

7.3 Alignement des joints

L’écart d’alignement des joints mesuré sur la hauteur d'un étage courant (inférieur
ou égal à 3 m) ne doit pas dépasser 2 mm.

35