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Module: ELECTROTECHNIQUE

Chapitre III: Machine synchrone

2ème FI GET
Option : GECI

Professeur : K. EL MAJDOUB

Année universitaire : 2019/2020

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Pr. K. EL MAJDOUB Cours d’électrotechnique.
Machine synchrone.

I. Introduction :
La machine synchrone est un système électrique permettant de convertir de l'énergie
mécanique en énergie électrique (génératrice) et inversement (moteur).
Le terme de machine synchrone regroupe toutes les machines dont la vitesse de rotation de
l’arbre de sortie est égale à la vitesse de rotation du champ tournant. Pour obtenir un tel
fonctionnement, le champ magnétique rotorique est généré soit par des aimants, soit par un
circuit d’excitation. La position du champ magnétique rotorique est alors fixe par rapport au
rotor, ce qui impose en fonctionnement normal une vitesse de rotation identique entre le rotor
et le champ tournant statorique.
Cette famille de machine regroupe en fait plusieurs sous familles, qui vont de l’alternateur de
plusieurs centaines de mégawatts au moteur de quelques watts, en passant par les moteurs pas
à pas. Néanmoins, la structure de toutes ces machines est relativement proche. Le stator est
généralement constitué de trois enroulements triphasés répartis, tel que les forces
électromotrices générées par la rotation du champ rotorique soient sinusoïdales où
trapézoïdales. Les stators, notamment en forte puissance, sont identiques à ceux d’une
machine asynchrone.
Il existe trois grandes familles de rotor, ayant pour rôle de générer le champ d’induction
rotorique : Les rotors bobinés à pôles lisses, les rotors bobinés à pôles saillants ainsi que
les rotors à aimants.

 C'est ce type de machine qui fournit l'énergie électrique appelée par le réseau de
distribution dans les centrales électriques (on parle d'alternateur). Elle a également été
utilisée en traction ferroviaire (rôle moteur) dans le TGV atlantique…
 Néanmoins, on la rencontre peu dans les applications domestiques, car elle est plus
coûteuse à fabriquer et moins robuste que la machine asynchrone et elle ne peut pas
démarrer simplement de façon autonome...

II. Structure :
Comme dans toutes les machines tournantes, on distingue la partie fixe appelée stator, de la
partie tournante appelée rotor. Le stator permet de créer un champ tournant au moyen de
courants alternatifs alors que le rotor va créer un champ continu qui va tourner lors de la
rotation de la machine. Le couplage entre les deux champs nous permettra d'expliquer le
fonctionnement du système.

Rotor à pôles lisses Rotor à pôles saillants Rotor à aimants

A. Le stator :
Il porte le bobinage triphasé qui permet de créer un champ tournant.
Remarque: Contrairement au rotor, le stator est siège de variations temporelles de flux
magnétique. Pour éviter les courants de Foucault, il va devoir être feuilleté.
Remarque: la partie séparant rotor et stator est appelé entrefer.

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Remarque: les stators sont conçus (circuit magnétique, bobinages…), de telle sorte que le
champ créé dans l'entrefer soit radial à répartition spatiale sinusoïdale, quelle que soit la
position angulaire dans l'entrefer et qu'à tout instant, il prenne le plus possible la forme d’une
fonction sinusoïdale de la position angulaire. De ce fait, on évite de créer des champs
tournants harmoniques qui sont préjudiciables au bon fonctionnement des machines (pertes
supplémentaires occasionnées au rotor…).

B. Le rotor :
Le rotor va permettre de créer un champ magnétique B, soit à partir d'un aimant permanent
(matériau dur) soit à partir d'un bobinage. Dans les deux cas, le rotor comprend un circuit
magnétique (matériau doux) qui permet de canaliser le flux, afin d'avoir un meilleur couplage
possible entre rotor et stator.
Remarque: Nous verrons que, quand la machine fonctionne, le rotor tourne à la même vitesse
que le champ tournant créé par le stator. Il n'y a donc pas de phénomènes inductifs à prendre
en compte dans la partie massive du rotor, qui n'a pas besoin d'être feuilleté (fabriqué à partir
de tôles isolées), ce qui augmente la solidité de l'ensemble.
Remarque: On distingue les machines à pôles lisses, pour lesquelles l'ensemble rotor-stator
présente une réluctance pratiquement constante, des machines à pôles saillants pour lesquelles
cette réluctance varie notablement.

C. Champ tournant :
Les courants alternatifs dans le stator créent un champ magnétique tournant à la pulsation :

Répartition du champ magnétique dans l’entrefer d’une machine synchrone.

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III. Symboles :

IV. Principe de fonctionnement de la machine synchrone :


Le fonctionnement de la machine synchrone est beaucoup plus simple à comprendre que celui
du moteur à courant continu : le stator, muni d’un enroulement polyphasé, triphasé dans la
plupart des cas, est alimente par un système de tensions et courants créant dans l’entrefer un
champ d’induction Bri tournant.
Le champ Bri a tendance à attirer le rotor, lequel est muni d’aimants permanents produisant le
champ Ba. De ce fait, les champs d’induction crées par le stator et rotor ont tendance à
s’aligner, raison pour laquelle un couple d’origine électromagnétique prend naissance.
La figure ci-dessous représente schématiquement une machine synchrone à aimants
permanents en exécution triphasée, possédant une seule paire de pôles (p=1). Les fabricants
de tels entraînements les développent en général avec 2 à 4 paires de pôles.
Comparativement à la machine à courant continu, on voit que c’est le rotor qui joue le rôle
d’inducteur (excitation), l’induit étant alors au stator. Le rotor se met à tourner à une vitesse
angulaire  correspondant (au nombre p de paires de pôles prés) à la pulsation s de
l’alimentation triphasée, ce qui justifie la désignation de moteur synchrone. Dans le cas
triphasé, les axes magnétiques des trois enroulements des phases statoriques sont décalés d’un
angle électrique 2/3. Lorsque le moteur est à une seule paire de pôles (p = 1), les décalages
électrique et mécanique sont égaux.

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Sur la figure, nous avons supposé que la machine ne fonctionnait qu'avec deux pôles (1 nord
et 1 sud). Dans la pratique, pour limiter la vitesse des machines, on peut augmenter le nombre
de paires de pôles. Pour une machine à 1 paire de pôles alimentée par des courants à 50 Hz,
on a =100 rad/s soit 3000 tr/min. Pour une machine à 2 paires de pôles, la vitesse de
rotation sera de 1500 tr/min.

V. Force électromotrice induite :


Un enroulement de l’induit (stator) soumis au champ magnétique tournant de l’entrefer est le
siège d’une f.é.m. e(t) de valeur efficace Eeff.
 2.BM .L.R
Eeff  K b K r K i N F M Avec M  ; L et R : longueur et rayon du stator.
2 P

K K b K r K i C’est le coefficient de Kapp.
2
N
N  S  m.2 P.( Nombre de conducteur )
2 encoche
mp p
sin( ) sin( )
2 h 2 2 
Kb  K r  cos( ) Ki   
p 2 p nombre d ' encoche h
m sin( )
2 2
N : nombre de conducteur par phase.
Ns : Nombre de spire par phase.
m : Nombre d’encoche par pôle et par phase.
Kb : Le facteur d’étalement, de bobinage ou de distribution.
Kr : Le facteur de raccourcissement.
Ki : Le facteur d’inclinaison.
 : Angle d’ouverture des encoches.
 : Angle de raccourcissement.
 : Angle d’inclinaison.
h : indice harmonique.

Remarques :
 Les enroulements sont disposés dans le stator de telle façon que la f.e.m. e(t) soit le
plus possible de forme sinusoïdale.
 En triphasé le stator comporte trois enroulements ou phases. On obtient trois f.e.m.
e1(t) e2(t) et e3(t) de même valeur efficace E et déphasées de 2/3.

Mode de fonctionnement : La machine synchrone est réversible.


Fonctionnement en moteur : Le champ tournant du stator « accroche » le champ lié au rotor,
ce dernier tourne à la vitesse .
Fonctionnement en alternateur (génératrice) : Le rotor et son champ sont entraînés par une
turbine. Les bobines de l’induit sont alors le siège de f.e.m. alternative de pulsation .

Caractéristique à vide d’une machine synchrone :


Cette caractéristique est tracée pratiquement ; il faut démagnétiser le rotor et aussi opérer avec
des valeurs strictement croissantes de Ie. Le point de fonctionnement P se trouve généralement
entre les points A et B. Sous le point A, la machine serait sous exploitée. Au-dessus du point
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B, une forte augmentation de Ie ne produit qu’une faible augmentation de Ev (saturation).
L’asservissement devient impossible.

Point de fonctionnement

Réaction magnétique d’induit :


En charge, le courant dans l’induit crée un champ magnétique qui modifie les caractéristiques
de la machine. C’est ce que l’on nomme la réaction magnétique d’induit.

VI. Détermination des paramètres de la machine synchrone :


A. Diagramme de Behn-Eschenbourg :
Afin d’étudier les différents fonctionnements possibles d’une machine synchrone en régime
sinusoïdal, nous allons retenir le schéma équivalent par phase le plus simple possible, en
négligeant toutes les pertes ainsi que les phénomènes de saturation.
Cette méthode s’applique aux machines synchrones non saturées à pôles lisses. La réluctance
du circuit magnétique ne varie pas et indépendante du flux puisque l’entrefer est constant.

Schéma dans le cas de l’alternateur :

 : est l’angle interne entre E0 et Va.

Remarques :
 L’inductance La du schéma tient compte de l’inductance réelle de l’enroulement et de la
réaction magnétique d’induit.
 Le courant est orienté en convention générateur.
 L’inducteur est équivalent à une résistance. Toute l’énergie absorbée à l’inducteur est
perdue par effet joule :
 Très souvent r est négligé.
 En traçant le diagramme à l’échelle, il est possible d’en déduire certaines grandeurs.
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 Si la charge est résistive alors = 0.
 La réactance synchrone ne peut être mesurer directement : elle englobe l’effet du flux
inducteur, la réaction d’induit et le flux de fuite.
 La résistance r sera déterminer pratiquement en continu.

Démarche à suivre pour la détermination de la réactance synchrone :


 Traçage de la caractéristique à vide E0=f(Ie) à une vitesse constante.
 Traçage de la caractéristique en court circuit Iacc=f(Ie) à Iacc << Ia nom

E0

E0
Iacc

Iacc
Ie
Ie

 En détermine L d’après :

E 0  Va  I a (ra  jL a  )
Va  0  E v  I acc (ra  jL a  )
E0
 ra  ( La  ) 2
2

I acc

VII. Bilan des puissances d’un alternateur :

Puissance absorbée :

Si l’alternateur n’est pas auto excité il faut encore tenir compte de l’énergie électrique
absorbée par l’excitation (rotor).

Puissance utile :
En triphasé avec une charge équilibrée de facteur de puissance cos .
Pu  3U a I a cos( )
Bilan des pertes :

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Pertes par effet joule dans l’inducteur :

Pertes par effet joule dans l’induit :


3 2
Pjs  RI a
2
R : résistance entre phase ;
Ia : courant en ligne.
Pertes dites « collectives » pc :
Pertes mécaniques et pertes fer qui ne dépendent pas de la charge. Comme les pertes
mécaniques et les pertes fer dépendent de la fréquence et de la tension U, elles sont
généralement constantes (50 Hz - 220V).
Rendement :

VIII. Moteurs synchrones :


La machine est accouplée au réseau, elle présente un couple résistant ; les pôles réels vont etre
retardés et freinés sur les pôles crées par l’induit. On considère le modèle de Behn-
Eschenbourg : Ia
Ie
ra La Va
E0

Va  Ea  ra I a  jLa I a  Ea  Z a I a

Alternateur Moteur

Le moteur ne tourne qu’à la vitesse imposée par le réseau ; c’est un moteur synchrone.
Puissance absorbée :
On considère le modèle de Behn-Eschenbourg et on suppose que la résistance est négligeable:
On prend Va comme origine ;

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Va  E0  jLa I a
S a  3Va I a*  Pa  jQa
*
V  E 0 
 3Va  a 
 jLa 
3Va *
 j (Va  E0* )
La
3Va E0 3V
 sin( )  j a (Va  E0 cos( ))
La La
3Va E0
Pa  sin( )
La
3Va
Qa  (Va  E0 cos( ))
La
On prend E0 comme origine ;
I a  I a (cos( )  j sin( ))
Pa  3E0 I a cos( )
Qa  3( LaI a2  E0 I a sin( ))

Stable.

Pa
E0 et Va sont
constants.
 Instable.
/2 
Bilan des puissances :

Stator Rotor

Puissance Électromagnétique : Pem Puissance utile : Pu = C


Puissance absorbée : Pa

Pjr
pm
Pjs Pfr

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Pem  Pu  pmec  p fer  Pa  p js
Pem Pu  pmec  p fer
Cem  
 

IX. Avantages et inconvénients :


 L'inconvénient principal de la machine synchrone est que son démarrage n'est pas
autonome. Elle est également plus coûteuse à réaliser que la plupart des machines
asynchrones.
 Elle peut décrocher.
 La machine synchrone est plus facile à réaliser et plus robuste que le moteur à courant
continu. Son rendement est proche de 99%.
 Ses principaux avantages sont de tourner à vitesse constante et de pouvoir fournir des
tensions triphasées équilibrées de fréquence stable. De plus, elle peut fournir du réactif
(comme une capacité). On peut régler son facteur de puissance cos  en modifiant le
courant d’excitation Ie ; compensateur synchrone.
 Un moteur auxiliaire de démarrage est souvent nécessaire.
 On utilise des amortisseurs qui ont pour rôle : démarrage en asynchronisme des moteurs
synchrones et atténuation des harmoniques.
 Il faut une excitation, c’est-à-dire une deuxième source d’énergie.
 Si le couple résistant dépasse une certaine limite, le moteur décroche et s’arrête.

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TD Chapitre III: Machines synchrones :

1) Un alternateur monophasé tétra polaire comporte 100 conducteurs. Le flux par pôle vaut 25
mWb et la fréquence est de 50 Hz. On mesure aux bornes de l’induit une tension de valeur
efficace E = 267 V.
1.1 Déterminer le coefficient de Kapp de l’enroulement.
1.2 Déterminer la vitesse de rotation du rotor de l’alternateur.
Solution : N = 25 tr/s, K = 2,14.

2) Un alternateur triphasé, 50 Hz, tourne à la vitesse de 750 tr/min.; son stator comporte 120
encoches régulièrement réparties, chacune d’elles contient 4 conducteurs. Toutes les encoches
sont utilisées, les trois enroulements sont couplés en étoile et leur résistance est négligée; le
coefficient de Kapp est 2,14. On donne le flux par pôle en fonction de l’excitation :

i(A) 8 10 11,8 15,4 17 20 26 34


(mWb) 50 61 70 85 90 97 105 108

L’alternateur débite 150 A purement inductifs sous la tension de 962 V entre fils de ligne avec
une excitation de 15,4 A.
2.1 Quelle est le nombre de pôles de l’alternateur ?
2.2 Quelle est la tension à vide pour i = 15,4 A ?
2.3 Calculer la réactance synchrone par phase pour cette excitation.
Solution : 1) nb pôles = 8. 2) E = 1455 V. 3) L = 6  .

3) Un alternateur dont le stator est monté en étoile tourne à la vitesse de 1500 tr/min. La
fréquence est de 50 Hz. La résistance d’une phase est R = 0,8  . On a relevé la caractéristique
à vide :

I e (A) 0 0,25 0,4 0,5 0,75 1 1,25 1,5 1,75 2 3


E(V) 10 86 131 156 192 213 226 240 252 262 305

Un essai en court-circuit a donné I c = 0,5 A et I cc = 48 A.


3.1 Calculer la réactance synchrone d’induit L  .
3.2 L’alternateur débite dans un récepteur inductif dont le facteur de puissance est 0,8 , un
courant de 30 A en ligne sous une tension de 380 V entre phases. Quelle est l’intensité du
courant d’excitation ?
3.3 Donner la valeur de la tension simple à la sortie de l’alternateur dans le fonctionnement
suivant : I = 17,65 A cos   0,6 ( avant) I e = 1 A.
3.4 On monte une charge résistive triangle à la sortie de l’alternateur. On ne modifie pas le
courant d’excitation. Déterminer la valeur Rmax d’une des trois résistances pour que la
puissance active fournie par l’alternateur soit maximale.
Solution : 1) L = 3,15  . 2) I e  3A . 3) E = 213 V, V = 239,3 V. 4) Rmax  8,4  .

4) Un alternateur triphasé dont le stator est câblé en étoile, fournit entre phases une tension
constante U = 2400 V, 50 Hz. Le relevé des caractéristiques à vide et en court-circuit est
résumé ci-dessous :
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i(A) 0 0,5 1 1,5 3 4 5 6 7 8 9 10
E(V) 0 200 400 600 1200 1500 1660 1720 1760 1780 1790 1800
I cc (A) 0 400 800 1200

Dans ce tableau, i représente l’intensité d’excitation, E la f.é.m. entre phase et neutre, I cc


l’intensité de court-circuit dans les enroulements statoriques. La résistance entre phase et
neutre, mesurée à chaud, est 0,08 .
4.1 Tracer la caractéristique à vide (10 mm pour 100 V, 15 mm pour 1 A).
4.2 Le rotor tourne à 150 tr/min. Quel est le nombre de pôles ?
4.3 Calculer l’impédance d’un enroulement du stator (réactance synchrone supposée
constante).
4.4 L’alternateur débite 1000 A dans un circuit inductif de facteur de puissance 0,8.
a) Déterminer graphiquement la f.é.m. de l’alternateur entre phase et neutre.
b) En déduire la valeur à donner au courant d’excitation.
c) Calculer les pertes par effet Joule dans le stator.
d) L’alternateur essayé à vide, sous l’excitation normale (déterminée en b) absorbe 100 kW y
compris la puissance nécessaire à l’excitation.
Quel est le rendement de l’alternateur dans les condition normales d’emploi (1000 A,
cos  0,8 ).
Solution : 2) 40 pôles. 3) L  0,49 . 4)a) E s = 1780 V. b) i = 8 A.
c) PJ 0,24  106 W . d)  = 90,8 %.

5) On a relevé la caractéristique à vide de l’alternateur, à vitesse constante, nominale :

I e (A) 0 20 35 50 75 100
E s (V) 0 1550 2500 3100 3500 3750

Entre 0 et 1550 V, cette courbe est sensiblement une droite.


Essai en court-circuit : on a relevé I = 775 A et I e = 20 A.
5.1 Déterminer la réactance synchrone de Behn-Eschenburg.
5.2 On désire un fonctionnement à tension constante U = 2500 V, à 50 Hz.

Déterminer la valeur du courant d’excitation I e à établir, en tenant compte d’un facteur de


puissance de 0,800 (charge inductive) pour des courants I valant 250, 500, 750, 1000 A. On
négligera la chute ohmique.
5.3 La résistance apparente entre bornes, au stator, est R stat  0,04  et celle de l’inducteur, r
= 2  ; les pertes constantes valent 200 kW. Calculer le rendement pour ces quatre valeurs de
I. (Toutes les tensions sont composées).
Solution : 1) X s  2. 2) 43, 54, 78, 115 A. 3) 80,88,5, 91, 92,5 %.

6) Un alternateur à 6 pôles fonctionne en moteur synchrone. La résistance de l’induit est


négligeable et la réactance constante est égale à 8  . On applique aux bornes du moteur une
tension de 200 V, fréquence 50 Hz. On règle l’excitation du moteur pour que son facteur de
puissance soit égal à 1. Le moteur développe une puissance de 5 kW.
6.1 On demande :
6.1.1 la vitesse du moteur en tours par minute;
6.1.2 le courant fourni par le réseau;
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6.1.3 le couple moteur;
6.1.4 la force contre-électromotrice du moteur .
6.2 On augmente l’excitation du moteur jusqu’à ce que le facteur de puissance devienne égal
à 0,8, la puissance développée par le moteur reste la même.
Déterminer :
6.2.1 Le déphasage du courant sur la tension et le sens de ce déphasage;
6.2.2 Le courant absorbé par le moteur;
6.2.3 La force contre-électromotrice du moteur.
6.3 Déterminer graphiquement quelques points du graphe I = f(E) qui donne le courant fourni
par le réseau en fonction de la force contre-électromotrice du moteur quand celui-ci développe
une puissance de 4 kW. Ces points seront choisis de façon à donner une idée générale de
l’allure du graphe. Échelle : 1 mm pour 2 V.
On admettra que la puissance fournie par le réseau est intégralement transmise à la roue
polaire.
6.4 Le moteur développant la puissance de 5 kW avec l’excitation correspondant à un facteur
de puissance égal à 0,8 (déphasage avant), quelles sont les valeurs prises par le courant
absorbé et le facteur de puissance :
6.4.1 Lorsque la tension varie de  20 %;
6.4.2 Lorsque la fréquence varie de  10 %.
On admettra d’une part que le couple résistant de l’appareil entraîné par le moteur est
proportionnel au carré de la vitesse et que d’autre part les variations susmentionnées se
produisent assez lentement pour ne pas provoquer le décrochage du moteur.

Solution: 6.1.1 N = 1000 tr/min.; 6.1.2 I = 25 A; 6.1.3 C = 47,6 N.m; 6.1.4 E = 282 V
6.2.1  = 37°; 6.2.2 I’ = 31,25 A; 6.2.3 E’ = 402 V;
6.3 Exemples :
E volts 178 256 320 410
IA 25 20 22,2 30

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