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T RAVAUX PRATIQUES DE P HYSIQUE - C HIMIE

PSI - PSI*

Première période

Lycée Kléber
Nom, prénom, classe :

Sommaire


TP 1  Étude d’un filtre RC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

TP 2  Amplificateur non inverseur - Limites de l’ALI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

TP 3  Montage intégrateur - Montage dérivateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

TP 4  Montages comparateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

TP 5  Montages oscillateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

TP 6  Modulation - Démodulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

TP 7  Filtrage numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

TP 8  Oscillateurs à portes logiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

TP 9  Effets thermiques d’une réaction chimique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
TP 10  Détermination d’une constante d’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
TP 11  Transferts thermiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
TP 12  Mesure de portances et de traînées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
 TP 13  Mesure d’une vitesse par décalage Doppler-Fizeau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41

TP de chimie

Les TP 11, 12 et 13 sont organisés en TP tournants.

La compétence est attendue dans le compte rendu.

La compétence doit être mise en œuvre pendant la séance.


TP DE P HYSIQUE -C HIMIE Lycée Kléber

É TUDE D ’ UN FILTRE RC

S’approprier Quelles sont les différents types de filtre ? Que veulent dire « linéaire », « analo-
gique », « passif », « actif » ? Quelles sont les paramètres qui définissent un filtre ? Quel est le lien entre les
1
« −3 dB » et le coefficient p ?
2

I. Introduction
Un filtre est un dispositif électronique destiné à ne laisser passer que certaines fréquences d’un signal.
Le filtre agit sur les composantes spectrales du signal, laissant passer des fréquences et atténuant les autres.
Un filtre est caractérisé par sa fonction de transfert.

ue Filtre u s Rc

us
La fonction de transfert en tension du filtre est : H ( j ω) = .
ue
Pour un filtre on trace le diagramme de Bode, comprenant en général deux courbes :
– le diagramme de l’amplitude : 20 log |H | = G d B en fonction de log(ω) (courbes théoriques) ou de log( f )
(courbes expérimentales) , avec ω = 2π f .
– le diagramme de la phase : ϕ = arg(H ).

On distingue quatre types principaux de filtres :

Gd B passe-bas Gd B passe-bande
fc f c1 f c2
log f log f
G max G max
3 dB 3 dB

∆f

Gd B passe-haut Gd B coupe-bande
fc f c1 f c2
log f log f
G max G max
3 dB 3 dB

∆f

Pour les filtres passe-bas et passe-haut, on définit la fréquence de coupure f c telle que :

Hmax
|H ( f c )| = p ou G d B ( f c ) = G max − 3 d B.
2

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Cette atténuation à −3 dB permet de définir la largeur de la bande passante pour un filtre passe-bande,
et celle de la bande coupée pour un filtre coupe-bande (ou réjecteur de bande).

Il existe :
– les filtres passifs, qui ne sont formés que d’éléments R, L et C ; ces filtres ne reçoivent aucune autre
énergie que celle qui les traversent ;
– les filtres actifs, comprenant en plus des composants électroniques (transistors, ALI) qui nécessitent
une alimentation, source d’énergie extérieure nécessaire pour modifier le signal qui les traverse. Ils per-
mettent souvent de s’affranchir de l’utilisation de bobines.

II. Étude d’un filtre RC


1. Étude théorique
Soit le quadripôle ci-dessous :

R
is = 0
C
ue us

a) Exprimer la fonction de transfert complexe de ce quadripôle en fonction de R, C et la pulsation ω. On


H0
mettra H sous la forme H = ω .
1+ j
ω0
b) Exprimer la pulsation de coupure ωc en fonction de R et de C , ainsi que la fréquence de coupure f c .
c) Exprimer le module H de H . Étudier les variations de H et G d B = 20 log(H ) en fonction de la fréquence,
lorsque ω → 0 et lorsque ω → +∞. Étudier de la même façon la phase.
d) Tracer le diagramme de Bode asymptotique. Quelle est la nature du filtre ?

Analyser Quelles règles doit-on respecter lors du branchement des bornes du générateur et de
l’oscilloscope ? Quel vaut l’impédance d’entrée d’un oscilloscope ? Quelle en est la conséquence ?

Réaliser Comment, avec une résistance et un condensateur, réaliser un filtre passe-bas ? un filtre
passe-haut ? Comment faire une étude rapide d’un filtre ? Comment mesure-t-on une fréquence de cou-
pure ? un déphasage ?

2. Étude expérimentale
Réaliser le montage suivant :

voie 1 voie 2
R
C
GBF

Le GBF est utilisé sur sa sortie 50 Ω et délivre un signal sinusoïdal. On prendra les valeurs suivantes :
R = 1 kΩ et C = 0,1 µF.
On observera les tensions :
– aux bornes du GBF (observation sur la voie 1 de l’oscilloscope utilisé) ;
– aux bornes du condensateur (observation sur la voie 2).

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L’oscilloscope sera utilisé en mode AC pour éliminer une éventuelle composante parasite continue que
le GBF est susceptible de superposer au signal d’entrée sinusoïdal délivré. On utilisera aussi un voltmètre
électronique pour faire des mesures, en particulier en décibels.
On se propose d’étudier le comportement en fréquence de ce filtre et de tracer le diagramme de Bode
correspondant (amplitude et phase). On rappelle que le diagramme théorique s’exprime à l’aide des pulsa-
tions ω et que le diagramme expérimental se trace en fonction de la fréquence f . Les deux diagrammes ont
bien entendu la même allure.

a) Étude rapide

Valider Vérifier rapidement, en faisant varier la fréquence, que le filtre correspond à celui de
l’étude théorique.
Évaluer expérimentalement la fréquence de coupure, par une méthode de votre choix, à expliciter.

b) Mesures

Réaliser Maintenir la valeur efficace (ou maximale) de la tension d’entrée constante. Choisir
quelques points de mesure avant, autour et après la fréquence de coupure, et remplir un tableau de
mesures dans un tableur.
On déterminera le gain en décibels à la fois en utilisant l’oscilloscope et la mesure des tensions d’entrée
et sortie du filtre (efficaces ou maximales, mais les mêmes pour les deux) et en utilisant le voltmètre
électronique qui permet une lecture immédiate du gain en décibels (demander le principe de la mesure
si vous ne le connaissez pas). La mesure de la phase se fera à l’oscilloscope ; préciser la manière de faire.

c) Courbes

Réaliser Sur tableur ou sur le papier semi-logarithmique fourni, tracer la courbe du gain et celle
de la phase. C’est un document à trois décades ; choisir la gamme de fréquences et les échelles pour G
et la phase pour tracer correctement les deux courbes sur le même document. Sur les courbes obtenues,
faire apparaître les asymptotes à basses fréquences et à hautes fréquences et déterminer graphiquement
la fréquence de coupure et les pentes (en dB/déc) des asymptotes.

Valider Vérifier la concordance entre la théorie et l’expérience.

3. Effets du filtre
Valider Modifier la forme du signal et observer la forme du signal de sortie (sinusoïdal, cré-
neaux et triangle) suivant le domaine de fréquences choisi. Commenter ; voir en particulier si le filtre a
un caractère particulier dans certains domaines de fréquences. On pourra enregistrer les copies d’écran
d’oscilloscope.

Signal d’entrée Visualisation Interprétation

Sinusoïdal HF, f = ... ...

Sinusoïdal BF, f = ... ... ...

Créneaux BF, f = ... ... ...

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4. Effet d’une charge sur le filtre


a) Le filtre passif étudié n’était pas chargé.

RéaliserPlacer aux bornes de C une résistance de charge R c . Donner les nouvelles expressions
du gain maximal et de la fréquence de coupure à −3 dB en fonction de R, R c et f 0 .

Valider Mesurer la nouvelle fréquence de coupure pour les trois valeurs suivantes de R c : 105 Ω,
104 Ω et 103 Ω et comparer à la valeur théorique. Commentaires.

b) On modifie le montage ainsi, en utilisant un ALI :


R +
C
GBF Rc

Réaliser ce montage (ne pas oublier qu’un ALI doit obligatoirement être alimenté) ; faire les observations
et commentaires.

Valider Les mesures confirment-elles la théorie ? Avec quelle précision ? Quel est le rôle de l’ALI ?
Quel est l’intérêt de l’ALI ?

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A MPLIFICATEUR NON INVERSEUR - L IMITES DE L’ALI

S’approprier À quoi peut servir un ALI ? Quelles précautions doit-on prendre dans son utilisa-
tion ? Quelles conséquences les défauts de l’ALI entraînent-ils ?

I. Amplificateur linéaire intégré


1. Présentation
• L’amplificateur linéaire intégré (ALI) est un circuit intégré formé d’un réseau de transistors, résistances
et condensateurs connectés sur une petite surface (puce), de l’ordre du cm2 .
Il s’appelle aussi amplificateur opérationnel, ou « ampli-op » (et il est alors noté AO) car il a été développé
dans les années 60 dans le but de réaliser des opérations mathématiques.
Aujourd’hui, les domaines d’applications des ALI sont étendus à tous les domaines de l’électronique.
• Extérieurement il se présente comme une puce à 8 pattes, dont seules 5 nous intéressent :

E + : borne d’entrée de l’ALI dite « non inverseuse ».


E − : borne d’entrée de l’ALI dite « inverseuse ».
S : borne de sortie de l’ALI.
Ces trois bornes sont toujours représentées.

+Vcc , −Vcc : tensions d’alimentation symétriques, en


général +15 V et −15 V.

Remarques :
– la connexion de masse est extérieure à l’ALI ; elle représente le point de référence 0 V, point commun aux
deux alimentations +Vcc et −Vcc .
– les deux alimentations symétriques ±Vcc ne sont jamais représentées sur les schémas, mais elles existent
toujours ; elles permettent de polariser convenablement tous les composants actifs contenus dans le boîtier
de l’ALI.
Ces deux alimentations sont celles qu’il faut allumer en premier et éteindre en dernier.

• Il y a deux symboles possibles :

2. L’ALI est un amplificateur de différence Il amplifie en sortie la différence de tension appliquée entre
les entrées non inverseuse et inverseuse, soit en sortie ouverte (schéma ci-dessus) :
Vs = µ(E + − E − ) = µ².

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µ est appelé gain différentiel en boucle ouverte. Pour un ALI idéal, ce gain est supposé infini.

3. L’ALI réel

Analyser Décrire le modèle de l’ALI réel par rapport à l’ALI idéal.

a) L’ALI réel présente des différences avec l’ALI idéal.

Ces différences, appelées « défauts », se font plus ou moins sentir selon les montages considérés. La
différence essentielle entre un ALI réel et l’ALI parfait vient de la dépendance du gain de l’ALI par rapport à
la fréquence. Cette dépendance est correctement modélisée par une fonction de transfert de type passe-bas
du premier ordre :

µ0 µ0
µ= = ,
1 + j ωτ f
1+ j
f0

avec µ0 = gain différentiel en régime continu (∼ 105 ), f 0 = fréquence de coupure de l’ALI (∼ 10 Hz).

Le but essentiel de ce TP est de constater que l’amplification différentielle de l’ALI dépend de la fré-
quence.

b) Autres défauts.

i) Les courants d’entrée sont non nuls. Sensiblement constants, ils restent très faibles (du nA au µA) mais
empêchent le bon fonctionnement du montage intégrateur théorique (cet effet pourra être étudié dans le
TP « Montages Dérivateur et Intégrateur »).
ii) Il existe une tension de décalage en entrée, elle se manifeste par une tension de sortie saturée alors que
les entrées de l’ALI sont toutes deux reliées à la masse, et par l’existence d’une tension continue de décalage
en sortie dans les montages à ALI. Deux broches sont prévues pour compenser cette tension à l’aide d’un
potentiomètre (réglage d’offset). Mais le bouclage rétroactif réalisé permet de ne pas tenir compte de ce
défaut .
iii) L’ALI présente une résistance de sortie faible R s ' qques ohms, elle est négligeable devant les résis-
tances de charge usuelles.
À ces défauts dits « linéaires » s’ajoutent des défauts non linéaires :
− +
– Le courant de sortie est limité : I sat É i s É I sat , courants de l’ordre de 25 mA. Il faut donc que le circuit
de charge présente une résistance d’entrée suffisante pour que l’ALI fonctionne convenablement.
– L’ALI ne peut suivre des phénomènes trop rapides. Il est caractérisé par une vitesse maximale de crois-
sance de la tension, appelée « slew-rate », de l’ordre de 1 V/µs.
Rappelons que pour fonctionner en régime linéaire, la sortie de l’ALI doit être comprise entre −Vsat et
+Vsat , avec Vsat ' 15 V .

II. Caractère passe-bas de l’ALI vu sur le montage amplificateur non inverseur.

Réaliser Quelles précautions doit-on prendre dans un montage contenant un ALI ?

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1. Montage

Réaliser le montage amplificateur non inverseur


ci-contre. On prendra R 1 = 1 kΩ.

Pour R 2 , on choisira trois valeurs différentes, par


exemple : 20 kΩ, 10 kΩ, 5 kΩ.

Ces valeurs sont données à titre indicatif ; respecter


les ordres de grandeur.
On se place en régime sinusoïdal.

Visualiser à l’oscilloscope le signal sinusoïdal délivré par le GBF ainsi que le signal de sortie de l’ALI.
Contrôler à l’oscilloscope que la tension de sortie n’est pas saturée ni déformée. On modifiera la tension
d’entrée s’il y a saturation ou triangularisation en sortie (l’ALI doit fonctionner en régime linéaire ; utiliser
éventuellement l’atténuation –20 dB du GBF).

2. Mesures.
On souhaite tracer sur une même feuille de papier semi-logarithmique ou sur un tableur les trois courbes
de gain correspondant aux trois valeurs de R 2 choisies.
Choisir rapidement les gammes de fréquences nécessaires pour le tracé.
Faire des mesures du gain du montage en effectuant des mesures de valeurs maximales de tension d’en-
trée et de sortie à l’oscilloscope (utilisé en mode AC pour ne pas prendre en compte une éventuelle tension
de décalage en sortie) ; on pourra aussi utiliser le voltmètre en décibelmètre.
Tracer sur la même feuille de papier semi-logarithmique le diagramme de Bode du gain du montage étu-
dié, pour les trois valeurs de R 2 .

3. Exploitation.
On cherche à vérifier si le système se comporte comme un premier ordre fondamental, du type

Vs G0
H= = .
Ve 1 + j ωτ

Tracer les diagrammes asymptotiques des courbes obtenues ; mesurer les pentes des asymptotes. En
déduire une première mesure de la fréquence de coupure des filtres obtenus, en explicitant la méthode.
Déduire également de l’exploitation des courbes les valeurs du gain statique G 0 .
Comparer avec le résultat théorique attendu.
On montre que dans ce montage le produit gain statique × bande passante est une constante : G 0 × f c =
µ0 × f 0 , caractéristique de l’ALI. Déduire de votre étude la valeur de ce produit dans les trois cas étudiés.
Effectuer, à l’oscilloscope, la mesure de la fréquence de coupure pour les trois valeurs de R 2 choisies et
comparer ces valeurs aux valeurs obtenues précédemment.

Valider Y a-t-il accord entre le modèle passe-bas du premier ordre et l’expérience ?

III. Étude des autres défauts.


1. Saturation de la tension de sortie.
Sur le montage amplificateur non inverseur étudié, en augmentant l’amplitude de la tension délivrée
par le GBF, observer pour différents signaux (en forme et en fréquence) et pour différents gains la valeur
maximale de la tension de sortie. Commenter.

2. Saturation du courant de sortie.


Sur le même montage, placer une résistance de charge RC (boîte AOIP ×100) entre la sortie et la masse,
en série avec un multimètre utilisé en ampèremètre. En régime sinusoïdal 1000 Hz avec RC = 1 kΩ, régler
la tension de sortie à quelques volts. Diminuer progressivement RC et observer la tension de sortie. Vérifier

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qu’il existe un courant maximal débité par l’amplificateur et évaluer sa valeur.

3. Vitesse de balayage ou slew-rate.


Toujours sur le même montage, avec RC = +∞, en- u
voyer un signal sinusoïdal d’amplitude aussi grande σ−
que possible mais sans saturation.
Augmenter la fréquence et constater à partir d’une t
certaine fréquence la triangularisation du signal de
sortie.
σ+
Évaluer en V/µs les valeurs des pentes σ+ et σ− .

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M ONTAGE INTÉGRATEUR – M ONTAGE DÉRIVATEUR

S’approprier Identifier rapidement un montage dérivateur et intégrateur fonctionnel, en


connaître les limitations.

I. Circuit intégrateur

Le montage théorique ci-contre a une fonction de


1 C
transfert H = − d’où l’équation différentielle
j RC ω
du s 1
=− u e soit, en intégrant : R −
dt RC
ue + us
Z t
1
us = − u e (x) dx + u s (0).
RC 0

Dans la pratique, pour éviter la saturation, il est


nécessaire de placer une résistance aux bornes du
C
condensateur. Celle-ci permet d’assurer la linéarité,
mais impose des limites au domaine de fonctionne-
ment. R0
La fonction de transfert s’écrit alors : R −
ue + us
R0 1
H =− .
R 1 + j R 0C ω

Analyser Retrouver ces fonctions de transfert, donner l’intervalle de comportement intégrateur.

Réaliser Câbler le circuit précédent en respectant les règles habituelles.

1. Tension en créneau
En choisissant R = 10 kΩ, R 0 = 100 kΩ et C = 0,1 µF, observer le signal de sortie lorsque le signal d’entrée
est un créneau symétrique de fréquence f = 500 Hz.

Faire preuve d’initiative Choisir quelques valeurs de la fréquence du signal à intégrer et en


ajustant la valeur de la constante de temps R 0C (R 0 et C réglables), déterminer les domaines de « bonne
intégration » ; tension de sortie d’amplitude suffisante ; le cas échéant |u s | < Vsat .

E
Valider Vérifier que la tension crête à crête en sortie vaut Vpp = .
2RC f

Remarquer la présence d’une composante continue dans la tension de sortie.

2. Tension sinusoïdale
En choisissant R = 10 kΩ, R 0 = 100 kΩ et C = 0,01 µF, déterminer le domaine de fréquence où l’intégration
est correcte. Vérifier les relations entre les amplitudes et les phases de u e et u s .
1
Valider Vérifier que la pulsation de coupure à −3 dB est . Quel est l’intérêt de choisir R 0
R 0C
grand ?

Construire le diagramme de Bode pour le gain.

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3. Influence des défauts de l’AO

On supprime R 0 . On prend u e = 0 en reliant l’entrée


du montage à la masse. Montrer que l’on obtient : C

1 Vd
µ ¶
du s
= +i − i− −
dt C R R
+
et observer que le signal évolue plus ou moins rapide-
Vd us
ment vers la saturation.
Vd −
Évaluer l’ordre de grandeur de +i (choisir C assez
R
grand et mesurer ∆t tel que |u s | croisse de 0 à Vsat ).

Analyser Expliquer la saturation du signal de sortie d’un montage intégrateur théorique.

II. Circuit dérivateur


Le montage théorique ci-contre a une fonction de
transfert H = j RC ω ; on prendra R = 2 kΩ et C =
0,1 µF. Il peut être nécessaire de placer une résistance
R
R 0 (par exemple 200 Ω) en série avec le condensateur
pour limiter les parasites, le montage amplifiant for-
tement les signaux HF.

Analyser Pourquoi les hautes fréquences C
+
sont-elles amplifiées ? Comment la résistance R 0 ue us
atténue-t-elle ce défaut ?

Déterminer alors le domaine des fréquences pour le-


quel le circuit est dérivateur.
Observer le signal de sortie pour différentes formes du
signal d’entrée en prenant garde à la saturation.
Pour un signal sinusoïdal, mesurer le déphasage de u s par rapport à u e et interpréter.

Valider Dans quelle gamme de fréquence le circuit est-il un bon dérivateur ?

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M ONTAGES COMPARATEURS

Introduction
On appelle comparateur un dispositif comprenant deux entrées et une sortie, dont la fonction est de
fournir une tension de sortie qui dépende de la tension différentielle des deux entrées.
Le circuit utilisé fonctionne donc en régime non linéaire, la tension de sortie ne pouvant prendre que
deux valeurs.
On dispose d’un comparateur en utilisant un ALI :
– soit en boucle ouverte : comparateur simple ;
– soit muni d’une boucle de rétroaction revenant sur l’entrée non inverseuse de l’ALI : comparateur à
hystérésis.

I. Comparateur simple
+Vcc

1. Diviseur de tension
Une tension de référence est obtenue à l’aide d’un diviseur de tension placé entre la
masse et la borne Vcc = +15 V de l’alimentation de l’ALI. R2

Analyser Quelles sont les conditions d’application de la relation du diviseur


de tension ? Pour obtenir une tension de référence d’environ 4 V, quelles sont les R1 u ref
valeurs à choisir pour R 1 et R 2 sachant que R 1 + R 2 = 11 kΩ ?

On réalisera le diviseur de tension à l’aide d’une boite


unique AOIP 1 kΩ représentée ci-contre. Sur la photo,
préciser les branchements à réaliser pour utiliser la
boite en diviseur de tension.

Réaliser Effectuer les branchements néces-


saires et positionner le curseur afin d’obtenir un di-
viseur de tension fournissant 4 V en sortie.

2. Montage
Le montage étudié est représenté ci-contre : +Vcc

On applique le potentiel de référence u ref à l’entrée
non inverseuse (v + ). R2
3. Expériences. +
R1
a. La tension d’entrée est une tension continue. −
À l’aide d’une alimentation stabilisée on applique
une tension Ve continue et réglable à l’entrée inver- ue us
seuse de l’ALI utilisé. On utilisera un oscilloscope
pour l’étude qualitative et un voltmètre pour les me-
sures précises des tension de u ref , Ve et Vs .
Faire varier lentement Ve entre 0 et 10 V et observer l’évolution de la tension de sortie de l’ALI.

Valider Tracer Vs = f (Ve ). Modifier la valeur de u ref et conclure sur le comportement de l’ALI.

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b. La tension d’entrée est une tension sinusoïdale.


Revenir à u ref environ égal à 4 V.
Observer et interpréter les cas suivants :
– Basse fréquence (environ 100 Hz), Ve d’amplitude faible, inférieur à u ref .
– Basse fréquence (environ 100 Hz), Ve d’amplitude supérieure à u ref .
On pourra utiliser l’oscilloscope en mode XY.
Que se passe-t-il si on modifie la valeur de la tension de référence ?
Augmenter la fréquence. Qu’observe-t-on pour une fréquence supérieure à quelques kHz ?

Analyser Quelle imperfection de l’ALI réel est responsable de ce phénomène ?

+Vcc
4. Autre montage. •
Quelle est l’allure de la courbe Vs = f (Ve ) lorsqu’on R2
réalise le montage ci-contre ?
R1 −
S’approprier Quelles peuvent être les +
utilisations d’un ALI dans le domaine non li-
ue us
néaire ? Quelles sont les applications du compara-
teur simple ?

II. Comparateur à hystérésis ou trigger de Schmitt


1. Montage
Le montage étudié est représenté ci-contre. −
Le diviseur de tension est placé entre la sortie de l’ALI et la +
masse. Il impose à l’entrée non inverseuse une tension de réfé-
R2
rence Vr de valeur (αVsat ) ou (−αVsat ) suivant la valeur de Vs . ue us
R1
Analyser Donner l’expression de α. Tracer la caracté-
ristique attendue Vs = f (Ve ) en expliquant le comportement
du système, soumis à une tension Ve variable.

2. Expériences.
On prendra R 1 = 1 kΩ et R 2 = 2 kΩ.
a. La tension d’entrée est une tension continue.
Réaliser Faire varier Ve entre −10 V et +10 V environ. Observer les signaux d’entrée et de sortie à
l’oscilloscope et utiliser un voltmètre pour les mesures précises des seuils de basculement.
Vérifier qu’on obtient bien la caractéristique attendue.

b. la tension d’entrée est sinusoïdale.


Observer et interpréter les cas suivants :
– Basse fréquence (environ 100 Hz), Ve d’amplitude faible, inférieur à Vr .
– Basse fréquence (environ 100 Hz), Ve d’amplitude supérieure à Vr .
On pourra utiliser l’oscilloscope en mode XY.

Analyser Que se passe-t-il si on modifie la valeur de la tension de référence ? Qu’observe-t-on


pour une fréquence supérieure à quelques kHz ? Quelle imperfection de l’ALI réel est responsable de ce
phénomène ? Pourquoi dit-on que le comparateur à hystérésis possède une fonction mémoire ?

S’approprier Quelles sont les applications d’un comparateur à hystérésis ?

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M ONTAGES OSCILLATEURS
Ce TP illustre la possibilité de générer des signaux périodiques en utilisant des montages à ALI fonction-
nant de façon instable.

S’approprier Quel est le principe utilisé pour obtenir un circuit oscillant spontanément ?

I. Oscillateurs non sinusoïdaux


Le multivibrateur astable est un générateur autonome ( il n’y a aucun générateur extérieur, hormis bien
sûr les alimentations des ALI utilisés ) qui délivre une tension non sinusoïdale. Il fonctionne avec des ten-
sions de référence qui permettent le basculement de la tension de sortie. Cas bascules trouvent de nom-
breuses applications dans des domaines où elles permettent de rythmer le temps, comme les horloges dans
des circuits d’ordinateur (microprocesseur) ou des appareils programmables. On les retrouve aussi comme
élément de commande d’interrupteurs dans un dispositif étudié en fin d’année : le hacheur.

1. Étude d’un premier montage. R


a. Description du montage

Le montage étudié est représenté ci-contre.
+
On note à la fois un bouclage de l’ALI sur son entrée inverseuse et sur
C
son entrée non inverseuse. R2
Ve Vs
En faisant l’hypothèse d’un fonctionnement linéaire de l’ALI supposé R1
idéal, on peut montrer que Vs satisfait à une équation différentielle
dont la solution est divergente, ce qui conduit à la saturation de l’ALI.
Celui-ci ne pourra donc prendre que les valeurs +Vsat et −Vsat .
Le dispositif fonctionne alors de la manière suivante, en posant v + = Vr :
• Si Vs = Vsat , alors Vr = αVsat ; cet état subsiste aussi longtemps que Ve est inférieure à Vr ; le circuit RC
est soumis à Vsat ; le condensateur se charge et au moment où Ve passe par Vr , le basculement se produit.
0 0
• Puis Vs = −Vsat et Vr = −αVsat ; le circuit RC est soumis à la tension −Vsat : le condensateur se décharge,
0
Ve diminue, devient négatif ; le basculement se produit lorsque Ve passe par Vr = −Vsat .
La tension de sortie Vs est de forme rectangulaire, d’amplitude Vsat . La tension Ve est formée de por-
0
tions d’exponentielles, de constante de temps RC et d’amplitude inférieure à Vsat (si Vsat = Vsat ) ; on parle
d’oscillations de relaxation.
R1
µ ¶
Analyser Démontrer que la période des oscillations de relaxation est T = 2RC ln 1 + 2 .
R2
b. Étude expérimentale
On pourra prendre R 1 = R 2 = 10 kΩ . Choisir R et C pour avoir T assez grand (de l’ordre de la ms).
Réaliser le montage et observer les signaux à l’oscilloscope.

Valider Mesurer la période expérimentalement et comparer à la valeur théorique attendue. Vé-


rifier que T est proportionnel à R et C en modifiant ces valeurs.
Que se passe-t-il si on remplace la résistance R par le dispositif ci-dessous ?

R3

R4

Réaliser Réaliser ce dispositif avec une boite AOIP utilisé en potentiomètre et faire varier la
position de l’ergot. Commentaires.

15
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2. Autre montage multivibrateur.


Un autre montage à ALI possible est le suivant :

Analyser Quels sont les deux montages « R2


C
classiques » formant ce multivibrateur ?
R1 + R −
L’observation de VC montre des signaux rectangu- − +
laires, celle de VT conduit à des signaux triangulaires VT VC
de même période. La période T de ces signaux est
R1
donnée par T = 4 RC .
R2
En utilisant des potentiomètres et diodes, proposer une méthode simple pour :
– faire varier la période T sans toucher à la constante de temps du circuit RC .
– modifier le rapport cyclique (durée de la phase où VT = +Vsat / période du signal) sans modifier la
période des signaux.

Valider Vérifier expérimentalement vos méthodes.

II. Oscillateurs quasi-sinusoïdaux

1. Oscillateur quasi-sinusoïdal à pont de Wien


R2
a. Montage

Le montage étudié est représenté ci-contre.
+
L’entrée du pont de Wien est reliée à la sortie de l’ALI non
inverseur et sa sortie est reliée à l’entrée + de l’ALI. Le pont R1 R
C Vs
de Wien réinjecte donc une partie du signal de sortie de C
R
l’ALI à l’entrée de l’ALI, réalisant ainsi une boucle de rétro-
action.

Le dispositif est formé par l’association d’un montage amplificateur non inverseur et d’un pont de Wien.

Analyser Reproduire le schéma en identifiant les deux montages.

Il n’y a aucune alimentation (hormis les alimentations ±15 V de l’ALI). L’ALI est supposé idéal.
R2
Des oscillations peuvent apparaître ; elles sont fonction de la valeur de A = 1 + .
R1

Analyser Montrer que si A = 3, le circuit constitue théoriquement un oscillateur sinusoïdal de


1
fréquence f 0 = .
2πRC

b. Expériences.
On pourra prendre R = 1 kΩ , C = 0,1 µF et R 1 = 1 kΩ. La résistance R 2 est une résistance variable. On
observera les deux tensions v + et VS à l’oscilloscope.
Vérifier que le système n’oscille pas tant que le gain de l’AO est inférieur à 3 (commencer par conséquent
avec une valeur de R 2 petite), qu’il oscille dès que ce gain atteint la valeur 3, et se sature d’autant plus
fortement que le gain est supérieur à 3.

Valider Pour quelle valeur de R 2 obtient-on des oscillations ? Comparer avec la condition d’ac-
crochage prévue. Déterminer la fréquence de ces oscillations. Comparer avec f 0 . Choisir d’autres valeurs
pour R et C .

16
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c. Analyse spectrales des signaux.


Lire l’annexe précisant la manière de visualiser le spectre d’un signal observé à l’oscilloscope Agilent.
Observer le spectre des deux signaux v + et Vs et faire des commentaires sur les spectres observés.

Valider Observer puis expliquer que que v + a une allure plus sinusoïdale que VS .

2. Oscillateur à résistance négative.


a. Principe du montage
R

Le montage représenté ci-contre peut conduire à des oscillations −


sinusoïdales, le dipôle Z étant constitué par une association sé- ie +
rie (r, L,C ), où r désigne la résistance de la bobine.
Z R
Ve
Analyser Donner l’expression du rapport Ve /i e en RN
fonction de R et R N . Conclusion ?

b. Expériences
Réaliser ce montage avec les valeurs numériques suivantes : R = 1 kΩ, C = 20 nF et L = 40 mH (ordres de
grandeurs à respecter). On rajoutera en série avec le dipôle Z une résistance de valeur connue ρ = 10 Ω , R N
est une résistance variable.

Observer à l’oscilloscope le signal Ve ainsi que celui aux bornes de la résistance ρ.

Réaliser B : se poser la question de savoir comment réaliser cette observation sans risquer
de court-circuiter une partie du circuit.

Constater que si R N est trop petit (quelques ohms), il ne se passe rien, les oscillations ne peuvent s’éta-
blir, car R N n’arrive pas à compenser les pertes Joule dans la résistance ρ et dans celle (r ) de la bobine.

Augmenter R N ; constater l’apparition d’oscillations, quasi-sinusoïdales.

Valider Repérer la valeur de R N correspondant à l’apparition de ces oscillations.

Faire preuve d’initiative On pourra :


– mesurer la fréquence de ces oscillations et la comparer à la valeur théorique ;
– observer les spectres à l’oscilloscope ;
– trouver la valeur de la résistance r de la bobine, a priori inconnue.

17
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M ODULATION - D ÉMODULATION
La transmission d’un signal électrique à grande distance (radio, télévision, téléphonie, GPS) nécessite
une fréquence élevée (l’énergie rayonnée par un émetteur est proportionnelle à la quatrième puissance de
la fréquence) et un spectre (bande de fréquence) étroit.
À l’émission, il est nécessaire de moduler le signal à transmettre par un signal harmonique de fréquence
élevée (du kHz au GHz), la porteuse ; le signal à transmettre, le message est alors le signal modulant, le signal
transmis est le signal modulé.

S’approprier Pourquoi moduler un signal ? Pourquoi est-il nécessaire d’utiliser un dispositif


non linéaire pour moduler ou démoduler ? Quel est le principe d’une détection synchrone ?

I. Modulation d’amplitude
La modulation est une opération non linéaire puisqu’elle modifie sensiblement le spectre du signal afin
d’obtenir des fréquences élevées. Le composant non linéaire est un multiplieur.

1. Le multiplieur
Le multiplieur utilisé donne en sortie la tension :
W = k(X 1 − X 2 ) × (Y1 − Y2 ) + Z , les grandeurs X 1 ,
X 2 , Y1 , Y2 et Z étant les tensions d’entrée. Par
construction, k = 0,1 V−1 .
Lorsque les entrées X 2 , Y2 et Z sont reliées à la
masse à l’aide de cavaliers, W = k X 1 Y1 ; le signal
de sortie est s(t ) = kx(t )y(t ), avec x(t ) = X 1 et
y(t ) = Y1 .
Le multiplieur est alimenté comme un amplificateur opérationnel, par les sources de tension continues
symétriques +15 V et −15 V. Ne pas oublier de relier la borne 0 V à la masse.

2. Modulation « sans porteuse »


– La porteuse, fournie par un GBF, est sinusoïdale d’amplitude 10 V et de fréquence élevée (par exemple
10 kHz ou 100 kHz) : p(t ) = P cos(2π f p t ).
– Le signal à transmettre (ou signal modulant) est périodique, de pulsation ωm = 2π f m ; il est fourni
par un deuxième GBF, sa fréquence f m est plus faible (par exemple 1 kHz). S’il est sinusoïdal, il s’écrit
m(t ) = M cos(2π f m t ) et s’il ne l’est pas, il est décomposable en série de Fourier.
– Dans le premier cas, le signal transmis (ou signal modulé) est alors :

s(t ) = km(t )p(t ) = kP M cos(2π f m t ) cos(2π f p t ).

Faire preuve d’initiative Les valeurs numériques des fréquences proposées pour les premiers
essais ne sont pas réalistes. Elles permettent une première familiarisation avec l’analyse spectrale. Vous
pouvez prendre l’initiative de les modifier. En revanche, il faut choisir de amplitudes élevées, plusieurs
volts, sinon l’amplitude du signal modulé est faible (par exemple si M = P = 1 V, kM P = 0,1 V).

2.a. Analyse temporelle


Observer m(t ) et s(t ) sur les voies 1 et 2 de l’oscilloscope. Noter que la synchronisation de la base de
temps de ne peut se faire que sur l’un des deux signaux. Choisir de stabiliser m(t ).
Choisir l’amplitude de m(t ) et sa position sur l’écran de sorte à faire coïncider ce signal avec l’enveloppe
du signal modulé.

Réaliser Que se passe-t-il si m(t ) est un signal triangulaire ou un signal carré ?

18
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2.b. Analyse spectrale


Revenir à m(t ) = M cos(2π f m t ) et observer son spectre grâce à la fonction FFT de l’oscilloscope numé-
rique. Pour l’utilisation de la fonction FFT, voir l’annexe.
Indication complémentaire : le nombre d’échantillons est Ne = 217 = 131 072.
La fréquence d’échantillonnage est affichée en kSa/s ou en MSa/s. Sa valeur se règle à l’aide du curseur
de la base de temps, elle est donc directement liée à la manière dont on affiche le signal à analyser. Rap-
1 Ne
pelons que nous pouvons en déduire la résolution en fréquence ∆ f = où T a = Ne Te = est la durée
Ta fe
d’acquisition.
Observer le spectre de m(t ) triangulaire ou carré. Essayer de mettre en défaut la condition de Shannon.
Après avoir « apprivoisé » l’utilisation de la fonction FFT, observer le spectre de s(t ) :
kP M kP M
- s(t ) = cos[(ωp − ωm )t ] + cos[(ωp + ωm )t ] lorsque m(t ) est sinusoïdal ;
2 2
- s(t ) = kP m(t ) cos(ωp t ) lorsque m(t ) est triangulaire ou carré.

Valider Donner le spectre de s(t ) et l’expliquer.

3. Modulation avec porteuse


Reprendre les observations précédentes en gardant la même porteuse mais en ajoutant une tension
continue M 0 (offset) à m(t ) :
- m 0 (t ) = M 0 + M cos(ωm t ) lorsque m(t ) est sinusoïdal ;
- m 0 (t ) = M 0 + m(t ) lorsque m(t ) est triangulaire ou carré.
Dans le premier cas, m 0 (t ) = M 0 + M cos(ωm t ) garde un signe constant (on dit qu’il n’y a pas surmodula-
tion) à condition de choisir |M 0 | > M (amplitude M positive).

3.a. Analyse temporelle


Observer m(t ) et s(t ) sur les voies 1 et 2 de l’oscilloscope.
Choisir l’amplitude de m(t ) et sa position sur l’écran de sorte à faire coïncider ce signal avec l’enveloppe
du signal modulé.

Valider Que se passe-t-il si m(t ) est un signal triangulaire ou un signal carré ? Que se passe-t-il
si l’on diminue |M 0 | (surmodulation) ?
3.b. Analyse spectrale
Revenir à m(t ) = M 0 + M cos(ωm t ) et observer son spectre grâce à la fonction FFT de l’oscilloscope nu-
mérique. Attention à bien observer toutes les fréquence, y compris la fréquence nulle !
Observer le spectre de s(t ) lorsque m(t ) est sinusoïdal :

s(t ) = km(t )p(t ) = A[1 + a cos(ωm t )] cos(ωp t ),

avec A = kP M 0 et a = M /M 0 (taux de modulation, si |a| > 1, il y a surmodulation).


aA aA
On obtient alors : s(t ) = A cos(ωP t ) + cos[(ωp + ωm )t ] + cos[(ωp − ωm )t ].
2 2
Valider Mesurer les fréquences et les amplitudes des raies observées et comparer aux valeurs
attendues. Observer le spectre de s(t ) lorsque le signal modulant m(t ) est triangulaire ou carré.

II. Détection synchrone


Une opération non linéaire est nécessaire pour modifier le spectre de s(t ) et revenir à celui de m(t ). Son
principe repose sur la multiplication du signal modulé par la porteuse, suivie d’un filtrage :

19
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– On garde la même porteuse et on choisit m(t ) = M 0 + M cos(ωm t ) ; le signal s(t ) = km(t )p(t ) = A[1 +
a cos(ωm t )] cos(ωp t ) est multiplié par la porteuse avec un second multiplieur, à la sortie duquel, on obtient
kP A
le signal u(t ) = ks(t )p(t ), soit, en posant = U0 :
2
h a a i
u = U0 1 + a cos(ωm t ) + cos(2ωp − ωm )t + cos 2ωp t + cos(2ωp + ωm )t .
2 2

– Pour obtenir le signal modulant m(t ) = M 0 (1 + a cos(ωm t ), il ne faut conserver que les fréquence 0
et f m ; le multiplieur est suivi d’un filtre passe-bas (RC passif, d’ordre 1) atténuant fortement les trois fré-
quences les plus élevées : sa fréquence de coupure est f c ¿ f p . On peut prendre par exemple C = 0,1 µF. On
choisira, pour f p = 105 Hz, R = 160 Ω.

1. Analyse temporelle

Réaliser Comparer le signal obtenu à m(t ) et vérifier que la détection est correcte, aussi bien
pour a > 1 que pour a < 1, voire a À 1 (modulation sans porteuse).

2. Analyse spectrale
Observer le spectre qui possède donc cinq raies aux fréquences suivantes :
— fréquence 0 (composante continue) ; amplitude U0 ;
— fréquence f m (du signal modulant m(t )) : amplitude aU0 ;
U0
— fréquence 2 f p − f m : amplitude a ;
2
— fréquence 2 f p : amplitude U0 ;
U0
— fréquence 2 f p + f m : amplitude a .
2
Cette observation est assez difficile, on a intérêt à choisir a peu inférieur à 1 afin que les pics de moindre
amplitude ne soit pas noyés dans le bruit.

III. Détection d’enveloppe ou de crête (facultatif )


Faire l’essai avec une porteuse de 100 kHz et un signal modulant de 100 Hz.
On utilise le circuit ci-dessous, attaqué par le signal modulé s(t ).

C R = 10 kΩ
ue R us C = 10 nF

La diode permet de redresser le signal : observer u s en l’absence du condensateur. Si |a| < 1 , les al-
ternances positives de la porteuse ont pour amplitude le signal modulant m(t ). Le circuit RC permet la
détection de crête sous la condition T p ¿ τ = RC ¿ Tm .
Interprétation rapide : la constante de temps du circuit est τ = RC = 0,1 ms. Donc Zc /ZR = 1/RC ω =
T /2πτ. Pour un signal d’entrée harmonique de période Tm (10 ms) « grande » devant τ, le condensateur
a une impédance grande devant R, il est équivalent à un interrupteur ouvert et u s ' u e . Pour un signal de
période T p (0,01 ms) « petite » devant τ, le condensateur a une impédance petite devant R, il est équivalent
à un court-circuit et u s ' 0. Ainsi le circuit permet d’éliminer la porteuse et ne laisse passer que son enve-
loppe.

Réaliser Appliquer s(t ) à l’entrée du détecteur d’enveloppe et comparer le signal de sortie au


signal modulant m(t ). Constater l’effet d’une surmodulation éventuelle.

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A NNEXE : UTILISATION DE LA FONCTION FFT DE L’ OSCILLOSCOPE A GILENT

La fonction FFT calcule la transformée de Fourier rapide à l’aide de voies d’entrée analogiques ou d’une
opération arithmétique g (t ). Elle convertit en domaine de fréquence l’ enregistrement temporel numérisé
de la source spécifiée. Lorsque cette fonction est sélectionnée, le spectre FFT est affiché sur l’écran de l’os-
cilloscope sous la forme d’une amplitude en dBV en fonction de la fréquence.
L’échelle de l’axe horizontal n’est plus graduée en temps, mais en fréquence (Hertz), et celle de l’axe ver-
tical n’est plus graduée en volts, mais en décibels (dB).

Pour afficher un signal FFT :

1. Visualisez un nombre important de périodes du signal à étudier car la fréquence d’échantillonnage


doit être assez élevée pour obtenir des pics précis (réglage de la base de temps, le signal à étudier étant affi-
ché) ; d’autre part ce signal doit être entièrement visualisé en amplitude sur l’écran (réglage du calibre pour
avoir le signal en entier à l’écran)

2. Appuyez sur la touche [Math] (triangle vert allumé), puis sur la touche de fonction Fonction et sé-
lectionnez f (t ). Appuyez sur la touche de fonction Opérateur et sélectionnez FFT. Si source 1 « surligné » :
Sélectionne la source de la fonction FFT.

3. Appuyez sur la touche de fonction « Autre FFT » pour afficher des paramètres FFT supplémentaires.
La fenêtre à utiliser est la fenêtre de Hanning.

PLAGE : définit la largeur totale du spectre FFT observé à l’écran (de gauche à droite) ; en divisant cette
bande par 10 on obtient le nombre de hertz par division ; choisir la plage en fonction des fréquences du
signal à étudier. Appuyez sur la touche de fonction Plage, puis faites tourner le bouton Entry pour régler la
bande d’analyse désirée affichable à l’ écran.

CENTRE : définit la valeur de la fréquence du spectre FFT au milieu de l’axe horizontal de l’écran. Il est
possible de régler cette fréquence centrale sur des valeurs inférieures à la moitié de la bande d’analyse ou
supérieures à la fréquence maximale disponible, auquel cas le spectre affiché n’ occupera pas tout l’écran.
Appuyez sur la touche de fonction Centre, puis faites tourner le bouton Entry pour régler la fréquence cen-
trale de l’écran.

ÉCHELLE : permet de personnaliser les facteurs d’échelle des FFT, en dB/div (décibels/division). L’am-
plitude et l’origine des pics se règlent à l’aide des boutons rotatifs situés à droite de la touche math

4. Pour réaliser des mesures par curseurs, appuyez sur la touche [Cursors] (Curseurs), puis sur la touche
de fonction Source et choisissez Math : f (t ). Les curseurs X1 et X2 permettent de mesurer des valeurs des
fréquences et la différence entre deux fréquences (∆X). Les curseurs Y1 et Y2 sont appropriés pour mesurer
les amplitudes (en dB), ainsi que les différences d’amplitude (∆Y).

21
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F ILTRAGE NUMÉRIQUE

La numérisation des signaux améliore leur traitement, leur transmission et leur stockage. Nous allons
illustrer un exemple de traitement numérique d’un signal : le filtrage.

S’approprier Revoir le cours sur l’électronique numérique. Citer le théorème de Nyquist-


Shannon. Qu’est-ce que le phénomène de repliement du spectre ?

I. Principe
La tension analogique à filtrer u e (t ) est d’abord convertie (CAN) en un signal numérique E n . Le signal
numérique ainsi obtenu est traité numériquement de façon à obtenir le signal filtré S n (calculateur). Un
convertisseur (CNA) permet de générer la tension analogique correspondante u s (t ).
Ces trois éléments sont intégrés dans l’interface SYSAM de Eurosmart associée au logiciel LatisPro.

En Sn
GBF ue EA0 CAN Calculateur CNA S us

analogique numérique analogique

carte SYSAM

II. Filtre numérique passe-bas du premier ordre


1.Exemple simple
a. Mise en œuvre de l’interface
Brancher l’alimentation et relier l’interface à l’ordinateur.

Dans le menu du paramétrage de l’acquisition, activer l’entrée EA0 et fixer les paramètres :
– nombre de points : N = 10 000 ;
– période d’échantillonnage : Te = 200 µs ;
– la durée d’acquisition est donc T a = 2 s.

Dans le menu du paramétrage de l’émission, activer la sortie SA1 et lui attribuer la valeur de S, SA1 = S.

b. Opération de filtrage
s 1
Analyser Relier la fonction de transfert d’un filtre passe-bas du premier ordre H = =
e 1 + j ωτ
ds
à l’équation différentielle τ + s = e. Exprimer la pulsation de coupure ωc et la fréquence de coupure
dt
f c du filtre en fonction de τ.

Nous choisissons ici une fréquence de coupure f c = 100 Hz.


ds s(t 0 + h) − s(t 0 )
En appliquant la définition de la dérivée en un point (t 0 ) = lim , à chaque instant t n =
dt h→0 h
nTe de l’échantillonnage, et en choisissant h = Te , il vient :

ds s(t n + Te ) − s(t n ) s n+1 − s n


(t n ) = = .
dt Te Te

22
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L’équation « numérique » du filtre est alors :


s n+1 − s n
τ + sn = e n ,
Te
ou encore, en glissant l’indice d’un rang :
s n − s n−1
τ + s n−1 = e n−1 .
Te
On obtient la relation de récurrence :

Te
s n = s n−1 + (e n−1 − s n−1 ) .
τ
La feuille de calcul est donc la suivante :

Te = 2e − 4
f e = 1/Te
f c = 100
t au = 1/(2 ∗ 3.1416 ∗ f c )
S = Tabl e(0)
S = S[n − 1] + Te /t au ∗ (E A0[n − 1] − S[n − 1])

c. Acquisition

Réaliser Relier le GBF à l’entrée EA0 de l’interface, observer cette tension sur la voie 1 de l’os-
cilloscope et choisir une tension d’entrée sinusoïdale, de fréquence 100 Hz et d’amplitude environ 5 V.
Relier la sortie SA1 de l’interface à la voie 2 de l’oscilloscope.
Effectuer une acquisition (touche F10 du clavier).
Afficher les courbes E A0 et S en fonction du temps.
En double-cliquant sur l’axe des abscisses, limiter l’abscisse à 0,05 s, par exemple.
En cliquant droit sur l’ordonnée E A0 puis sur l’autre ordonnée S, choisir, dans le menu « propriétés », le
style « trait » et des couleurs bien distinctes et bien visibles...

d. Observations
Valider Comparer l’amplitude du signal de sortie S à celle du signal d’entrée E A0.
Observer les signaux à l’oscilloscope (figer éventuellement le signal affiché en appuyant sur « stop »).
Mesurer le gain et le déphasage. Est-ce le gain attendu ? Est-ce le déphasage attendu ?
Reprendre l’observation avec une tension d’entrée en créneau, de fréquence 100 Hz et d’amplitude envi-
ron 5 V. Commenter.

2. Influence des différents paramètres


a. Comportement du filtre à basse fréquence
Choisir f c = 1000 Hz et observer le filtrage pour une tension d’entrée de fréquence 100 Hz, sinusoïdale,
puis en créneau. Commenter les observations faites, sur les signaux numériques Latispro) et sur les signaux
analogiques (oscilloscope).

b. Comportement du filtre à fréquence élevée


En gardant la même fréquence de coupure f c = 100 Hz, observer le filtrage pour une tension d’entrée de
fréquence 1 kHz, sinusoïdale, puis en créneau.
La fréquence d’échantillonnage est-elle suffisante ?

23
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Choisir une fréquence d’échantillonnage 10 fois plus élevée, sans changer le nombre d’échantillons.
B Attention, il ne faut pas oublier de modifier aussi la feuille de calcul ! B

Valider Commenter. En particulier, quelle est la fonction d’un filtre-bas du premier ordre pour
un signal de fréquence très supérieure à sa fréquence de coupure ?
Observer la présence du régime transitoire.

c. Repliement du spectre
Revenir à Te = 200 µs, choisir f c = 1000 Hz et observer le filtrage pour une tension d’entrée sinusoïdale
de fréquence f = 4,9 kHz. Le théorème de Shannon est-il vérifié ?

Valider Il est alors possible d’observer à l’oscilloscope une tension de sortie de fréquence inférieure
à celle de l’entrée. Mesurer cette fréquence et commenter

III. Filtre passe-bande


1. Équation du filtre

2mτp
Avec un gain statique H0 = 1, la fonction de transfert s’écrit H = , équivalente à l’équa-
1 + 2mτp + τ2 p 2
tion différentielle :

d2 s ds de
τ2 + 2mτ + s = 2mτ .
dt 2 dt dt
1 1
Avec f 0 = et Q = , l’équation numérique s’écrit :
2πτ 2m
S = ((2 + A) ∗ S[n − 1] − S[n − 2] + A ∗ (E A0[n] − E A0[n − 1])) / (1 + A + B ) .
avec A = 2 ∗ 3.1416 ∗ f 0 ∗ Te /Q et B = (2 ∗ 3.1416 ∗ f 0 ∗ Te ) ∧ 2.

Analyser Démontrer la relation ci-dessus.

Réaliser Programmer Latis Pro afin de réaliser le filtre passe-bande précédent.

2. Observations
Valider Choisir f 0 = 900 Hz et observer le filtrage pour une tension d’entrée en créneaux de fré-
quence f = 300 Hz. Commenter.
Choisir, par exemple, f 0 = 100 Hz et Q = 20 et observer le filtrage pour une tension d’entrée en créneau
de fréquence f = 100 Hz.
Que se passe-t-il si on choisit f = f 0 = 1 kHz, puis 2 kHz, ..., sans changer la fréquence d’échantillonnage ?

24
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O SCILLATEURS À PORTE LOGIQUE

Après avoir observé le comportement d’un inverseur logique, nous étudierons un oscillateur astable, puis
une horloge numérique à quartz.

S’approprier Expliquer en quelques mots le principe d’une horloge numérique.

I. Présentation de la platine de montage


Le composant utilisé est un circuit intégré
CD4011B constitué de 4 portes logiques
NON-ET (NAND) composant à 14 broches :
deux entrées et une sortie pour chaque
porte et deux bornes pour l’alimentation.
En effet, ce composant doit être alimenté
par une tension continue fixe, choisie entre
5 V et 12 V.
Les montages étudiés ici nécessitent deux
portes NON : une porte NON (inverseur
logique) est obtenue en reliant entre elles
les deux entrées d’une porte NON-ET.

Analyser Expliquer l’obtention d’une porte NON à partir d’une porte NON-ET. On pourra établir
une table de vérité.
Alimenter le circuit : à l’aide d’un voltmètre, régler à + 5 V la tension continue réglable disponible sur
l’alimentation usuelle de l’ALI puis relier l’alimentation aux bornes A et B (masse) de la platine.

II. Comportement d’un inverseur logique


1.Niveau de tension en sortie

Réaliser Relier les bornes E et F entre elles pour étudier l’inverseur logique d’entrée E .
Régler le GBF de manière à obtenir une tension en créneau de fréquence f = 50 Hz , variant entre 0 V et
5 V (utiliser l’offset). On peut aussi utiliser la sortie « TTL » du GBF.
Appliquer alors cette tension à l’entrée de l’inverseur logique.

Valider Observer les tensions d’entrée et de sortie de la porte logique et commenter.

2. Seuils de basculements montant et descendant


Régler le GBF de manière à obtenir une tension en triangle de fréquence f = 20 kHz , variant entre 0 V et
5 V (utiliser l’offset).
Appliquer alors cette tension à l’entrée de l’inverseur logique.
Observer les tensions d’entrée et de sortie de la porte logique.
Mesurer :
– le seuil de basculement pour la tension d’entrée pour le passage de l’état logique 0 à l’état logique 1 en
sortie ;
– le seuil de basculement pour la tension d’entrée pour le passage de l’état logique 1 à l’état logique 0 en
sortie ;

25
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Observer la tension de sortie en fonction de la tension d’entrée (oscilloscope en mode XY) et en déduire
le domaine de la tension d’entrée pour lequel l’état logique de sortie n’est pas défini.

Réaliser Tracer le graphe Entrée(abscisse)-Sortie(ordonnée) de la porte logique en précisant les


valeurs remarquables.

3. Temps de propagation et oscillations propres


a. Temps de propagation
Reprendre l’observation du II.1. avec une tension
d’entrée de fréquence f = 500 kHz et mesurer le dé-
lai entre la date du basculement 0 → 1 de l’entrée et
la date de basculement 1 → 0 de la sortie : c’est le «
temps de propagation » ou « temps de retard ».

b. Oscillateur
Un premier exemple d’oscillateur numérique consiste à relier la sortie à l’entrée de la porte inverseuse.

Valider Observer les oscillations de la tension de sortie et comparer leur période au temps de
propagation de la porte.
Quels sont les inconvénients d’un tel signal ?

III. Oscillateur à deux portes logiques

1. Astable
Le montage est constitué de deux inverseurs logiques
(les entrées E et F sont reliées), d’un condensateur et
d’une résistance. Choisir, par exemple, R = 10 kΩ et
C = 100 nF.

Le schéma du montage, ci-contre, fait ap-


paraître une résistance R p qui est à l’inté-
rieur de la platine. Son rôle est de partici-
per à la protection de la porte contre les
surtensions.

Observer les tensions U A et UB . On pourra, au préalable, observer, à la place de UB , la tension US pour


se convaincre que U A est bien la tension de sortie de l’inverseur logique dont la tension d’entrée est US .
BIl n’est pas possible d’observer directement à l’oscilloscope la tension aux bornes du condensateur puis-
qu’aucune de celles-ci n’est reliée à la masse.B
Cependant, il est possible d’utiliser la fonction soustraction (menu MATH) de l’oscilloscope pour obtenir
Uc = U A −UB et vérifier la continuité de cette tension.

Valider Mesurer la période des oscillations et valider le modèle, développé dans le cours, donnant
la valeur de la période T = 2RC ln 3 (cf.annexe).
2. Horloge à quartz

26
TP DE P HYSIQUE -C HIMIE Lycée Kléber

L’oscillateur numérique à quartz est obtenu en remplaçant le condensateur par un quartz horloger de
fréquence propre 32 768 = 215 Hz et en prenant une résistance R de l’ordre de 500 kΩ. On utilisera une boite
à décades.

Observer la tension US et mesurer sa fréquence. Observer la tension quartz u quartz = U A −UB aux bornes
du cristal à l’aide de la méthode décrite au paragraphe précédent : les discontinuités sont dues à des chocs
électriques et donc aussi mécaniques du fait de la piézoélectricité.

Annexe : Oscillateur à porte logique


1. Point de fonctionnement moyen

Au voisinage du point de basculement B , la ca-


ractéristique de la porte logique est assimilable
à celle d’une résistance négative. Pour utiliser la
porte au voisinage de ce point, il suffit de pla-
cer entre son entrée et sa sortie une grande ré-
sistance R ' 1 MΩ. Le courant dans cette résis-
tance étant nul, la tension moyenne à ses bornes
est nulle : 〈e〉 = 〈s〉 = E /2.

Ainsi, lorsque le signal d’entrée ondule autour de la valeur 〈e〉 = E /2, la sortie oscille aussi autour de cette
valeur, basculant entre les états logiques 0 et 1.

2. Oscillateur astable

- En associant deux portes logiques «non», un


condensateur et une résistance, on peut réaliser un
oscillateur qui délivre en sortie un signal d’horloge
numérique. On pose τ = RC .

27
PSI - PSI* TP DE P HYSIQUE -C HIMIE

- Les courbes expérimentales montrent bien que l’état


logique de A est l’inverse de celui de S (porte logique
de gauche).
L’observation des tensions U A et UB montre que la
tension aux bornes du condensateur uC = U A − UB
est bien continue.

Analyse du circuit :

- la loi des mailles s’écrit :

uC (t ) + Ri (t ) +US −U A = 0,

duC
soit, avec i (t ) = C
car les courants
dt
d’entrée dans les portes logiques sont nuls,
duC
uC (t ) + RC = U A −US .
dt

– En choisissant comme instant initial t = 0, l’instant où la sortie A de la première porte bascule de l’état
duC
0 à l’état 1, il vient, pour t > 0, U A = E et donc US = 0. Alors uC + RC = E , équation dont la solution
dt
générale s’écrit uC 1 = E + A 1 exp(−t /τ).
Au moment du basculement, à t = 0− , UB = E /2 et U A = 0, donc :

uC (0+ ) = uC (0− ) = U A −UB = −E /2.

t
µ µ ¶¶
3
Alors A 1 = −3E /2 et uC 1 (t ) = E 1 − exp − .
2 τ
– La tension uC (t ) croît de −E /2 à E /2, valeur atteinte à l’instant t 1 = τ ln 3. À cet instant la tension
UB = U A − uC atteint la valeur E /2 par valeur décroissante, ce qui provoque le basculement de US à la
valeur E et de U A à la valeur 0.
duC
– L’équation différentielle vérifiée par uC devient uC + RC = −E et sa solution générale est :
dt
uC 2 (t ) = −E + A 2 exp(−t /τ).

t
µ µ ¶¶
3
Avec uC (t 1+ ) = uC (t 1− ) = U A −UB = E /2, il vient A 2 = 3E /2 et uC 2 (t ) = E −1 + exp − .
2 τ
– La tension uC décroît de E /2 à −E /2, cette dernière valeur étant atteinte à l’instant t 2 tel que
t 2 − t 1 = τ ln 3. À cet instant, la tension UB = U A − uC atteint la valeur E /2 par valeur croissante, ce qui
provoque le basculement de US à la valeur 0 et de U A à la valeur E , comme à l’instant initial t = 0.
– On obtient un fonctionnement périodique caractéristique d’un oscillateur. Sa période est
T = 2τ ln 3 = 2RC ln 3 .

28
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E FFETS THERMIQUES D ’ UNE RÉACTION CHIMIQUE

Le but est de mesurer la chaleur d’une réaction par calorimétrie et de comparer le résultat obtenu à la
valeur déduite de l’enthalpie standard de réaction donnée par les tables. Nous étudierons successivement une
réaction acido-basique et une réaction d’oxydoréduction.

S’approprier Rappeler la relation entre une caractéristique thermodynamique d’une réaction


et le transfert thermique associé à l’avancement.

I. Principe

La réaction est effectuée dans un calorimètre (vase Dewar). Celui-ci est constitué d’une double paroi de
verre. Pour diminuer les pertes de chaleur par conduction et convection, un vide assez poussé est fait entre
ces parois. De plus, les pertes par rayonnement sont limitées en métallisant les parois internes.
Dans ces conditions, l’évolution du système peut être considérée comme adiabatique et isobare.
Le système, constitué du calorimètre et de son contenu, voit sa température varier de ∆T = T f − Ti .
Une première expérience où le contenu ne subit aucune transformation chimique permet de détermi-
ner la capacité thermique du calorimètre et de ses accessoires. Une seconde expérience permet alors de
mesurer la variation d’enthalpie accompagnant la réaction chimique effectuée.

II. Détermination de la valeur en eau du calorimètre

Réaliser Mettre en œuvre le protocole ci-dessous.

ã Chercher sur la paillasse professeur 250 mL d’eau chauffée à environ 50°C.


Le calorimètre est posé sur le support d’agitation magnétique. Un noyau magnétique du type « olive » est
placé à l’intérieur. Penser à récupérer l’olive à la fin de chaque expérience.
ã Verser 200 mL (mesurés avec une éprouvette graduée) d’eau froide et mesurer la température T1 avec
précision. Attendre que la température soit bien stabilisée avant de relever sa valeur.
ã Prélever 200 mL d’eau chaude, mesurer sa température T2 dans l’éprouvette et verser rapidement
cette eau dans le calorimètre.
ã Suivre l’évolution de la température du mélange dans le calorimètre et noter la température finale T f
atteinte par ce mélange.

Analyser Écrire l’expression de l’énergie thermique reçue par le système au cours ce cette évolu-
tion isobare, en fonction de la masse m e d’eau froide, de la même masse d’eau chaude, de la capacité
thermique massique de l’eau c e , de la capacité thermique du calorimètre (et accessoires) C et des tempé-
ratures.

Réaliser Quelle est la valeur de cette énergie thermique reçue ? En déduire la valeur de C , puis la
« valeur en eau » µ du calorimètre (et accessoires) telle que C = µc e . Commenter cette valeur.

III. Enthalpie d’une réaction acide-base

1. Réaction
C’est la réaction entre une solution de soude et une solution d’acide chlorhydrique dans les proportions
stoechiométriques. Cette réaction est totale et rapide.
Son équation est :
H+ −
aq + OHaq = H2 O.

29
PSI - PSI* TP DE P HYSIQUE -C HIMIE


Analyser Pourquoi les autres espèces chimiques, ions Claq et ions Na+aq , n’interviennent elles pas
dans l’équation bilan ?

2. Mesure

Réaliser Mettre en œuvre le protocole ci-dessous.

ã Rincer le calorimètre à l’eau froide.


Au départ, les deux solutions d’acide chlorhydrique et de soude, sont à la même température Ti (tempé-
rature ambiante) ; ã la mesurer.
ã Introduire dans le calorimètre 100 mL d’acide à 1 mol · L−1 et 100 mL de soude à 1 mol · L−1 ; agiter.
ã Relever la valeur T f de la température, une fois celle-ci stabilisée.

Analyser Écrire l’expression de l’énergie thermique reçue par le système au cours de cette évo-
lution isobare, en fonction de la masse m e d’eau obtenue, de la valeur en eau µ du calorimètre (et ac-
cessoires), de la capacité thermique massique de l’eau c e , des températures Ti et T f et de la variation
d’enthalpie ∆H associée à la réaction à la température Ti .
Quelle propriété de l’enthalpie permet d’envisager que tout se passe comme si la réaction se déroulait à
la température Ti , puis que l’eau formée était chauffée de Ti à T f ?
Exprimer ∆H .

3. Exploitation des résultats

Valider Calculer ∆H à partir des résultats des mesures.


Calculer l’avancement final ξ f de la réaction. En déduire l’enthalpie standard à Ti de la réaction étudiée.
Calculer l’enthalpie standard à 298 K de la réaction à partir des données thermodynamiques.
Comparer les deux valeurs et commenter.
Quelles sont les principales causes d’erreurs ?

IV. Réaction d’oxydoréduction

1. Réaction
Le zinc est un métal plus réducteur que le cuivre : le zinc métallique réduit les ions Cu2+ selon la réaction :

Zn + Cu2+ − Zn2+ + Cu.

Cette réaction est totale, mais n’est pas rapide.


C’est la réaction de la pile Daniell. Elle est aussi utilisée dans la métallurgie du zinc (réaction de cémen-
tation).

2. Mesure

Réaliser Mettre en œuvre le protocole ci-dessous.

ã Rincer plusieurs fois le calorimètre à l’eau froide.


ã Verser 200 mL de solution de sulfate de cuivre CuSO4 à 0,2 mol · L−1 dans le calorimètre et mesurer sa
température. Ajouter 6 g de poudre de zinc après l’avoir pilée et mettre en marche l’agitation.
ã Relever la température finale (qui peut être assez longue à obtenir...). Comme précédemment, écrire
l’expression de l’énergie thermique reçue par le système au cours de cette évolution isobare. Tout se passe
comme si la réaction se déroulait à la température Ti , puis que les produits formés et les réactifs en excès
ainsi que l’eau formée étaient chauffés de T f à T f . Exprimer ∆H .

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TP DE P HYSIQUE -C HIMIE Lycée Kléber

3. Exploitation des résultats

Valider Calculer ∆H à partir des résultats des mesures.


Calculer l’avancement final ξ f de la réaction. En déduire l’enthalpie standard à Ti de la réaction étudiée.
Calculer l’enthalpie standard à 298 K de la réaction à partir des données thermodynamiques.
Comparer les deux valeurs et commenter.
Calculer l’enthalpie libre standard à 298 K de la réaction à partir des données thermodynamiques et en
déduire l’entropie standard à 298 K de la réaction.

On donne
∆r G o = −2F E o (Cu2+ /Cu) − E o (Zn2+ /Zn)
¡ ¢

pour la réaction Cu2+ + Zn = Cu + Zn2+ , où F = N A e, N A est le nombre d’Avogadro et e la charge électrique


élémentaire.

V. Données à 298 K

Espèce H2 O(liq) Zn Cu H+aq –


OHaq Zn2+
aq Cu2+
aq

c p massique (J · kg−1 · K−1 ) 4185 318 385

Masse molaire (g · mol−1 ) 18 65,4 63,5

∆ f H o (kJ · mol−1 ) −285,8 0 −230 −153,9 +64,8

Couple rédox Cu2+ /Cu Zn2+ /Zn

Potentiel standard E o (V) 0,34 −0,76

N A = 6,02 · 1023 mol−1

e = 1,609 · 10−19 C.

31
PSI - PSI* TP DE P HYSIQUE -C HIMIE

D ÉTERMINATION D ’ UNE CONSTANTE D ’ ÉQUILIBRE

Le but de ce TP est de mesurer le produit de solubilité de l’iodate de baryum Ba(IO3 )2 .

S’approprier Rappeler la définition du produit de solubilité. Quelles sont les caractéristiques


cinétique et thermodynamique nécessaires d’une réaction de dosage ? Quel est le principe d’un dosage en
retour ? Pourquoi ne pas réaliser le dosage direct ?

I. Principe
1. La solution à étudier
Le nitrate de baryum Ba(NO3 )2 et l’iodate de potassium KIO3 sont des sels solubles. Lors du mélange de
volumes égaux de ces deux solutions, de concentration 0,1 mol · L−1 , il apparaît un précipité blanc d’iodate
de baryum Ba(IO3 )2 .
Ce mélange, réalisé quelques heures à l’avance car la vitesse de précipitation est faible, est d’abord di-
lué (on ajoute 5 fois le volume de chacune des solutions initiales), puis agité et enfin laissé reposer. L’état
d’équilibre étant supposé atteint, ce mélange est filtré. Le filtrat, solution (S), est mis à disposition en début
de TP.
La détermination du produit de solubilité repose sur :
– la mesure de la concentration en ions iodate IO3– par dosage redox ;
– la mesure de la concentration en ions baryum Ba2+ par dosage conductimétrique.

Pour réaliser ces deux dosages, chaque binôme prélèvera environ 100 mL de la solution (S).

2. Ordre de grandeur de la valeur de pK s

Analyser Écrire les équations des réactions de dissolution de Ba(NO3 )2 , de dissolution de KIO3
et de précipitation de Ba(IO3 )2 .
Donner l’expression de la constante de solubilité de Ba(IO3 )2 et justifier que la mesure des concentrations
[IO3– ] et [Ba2+ ] permet de déterminer cette constante à la température ambiante.
Déterminer un minorant pK s min de l’iodate de baryum sachant que le précipité apparaît dès le départ.

II. Dosage des ions iodate


1. Principe
Les ions iodate IO3– sont réduits en diiode I2 par l’ion iodure I – en excès. La solution initialement inco-
lore prend la couleur jaune–brun caractéristique du diiode. Le diiode obtenu est dosé par les ions thiosulfate
S2 O23 – (dosage en retour).

a. Réduction des ions iodate IO3– en diiode I2

Analyser À l’aide du diagramme E −p H de l’iode, justifier la nécessité d’acidifier le milieu. Écrire


les demi-équations redox des couples IO3– /I2 et I2 /I – , puis l’équation de la réduction des ions iodate IO3– .
Calculer la constante d’équilibre de cette réaction.

b. Dosage du diiode I2 formé par les ions thiosulfate S2 O23 –

Analyser Écrire la demi-équation redox du couple S4 O26 – /S2 O23 – , puis l’équation de la réduction

de I2 en iodure I par le thiosulfate. Calculer la constante d’équilibre de cette réaction.
De toutes les espèces présentes en solution, seul le diiode est coloré ; comment détecter le point d’équiva-
lence lors du dosage ?

32
TP DE P HYSIQUE -C HIMIE Lycée Kléber

E (V )
1.4
1.2
1 IO3–
0.8 I2
0.6
0.4
I–
0.2
pH
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14

Diagramme E − p H simplifié de l’iode

2− 2−
Potentiels standard : E ◦ (IO− ◦ − ◦
3 /I2 ) = 1,20 V, E (I2 /I ) = 0,62 V, E (S4 O6 /S2 O3 ) = 0,08 V.

2. Protocole expérimental

Réaliser Mettre en œuvre le protocole ci-dessous.

ã Dans un bécher de 50 mL , verser un volume de 20 mL, mesuré avec précision, de la solution (S) ;
ã ajouter environ 1 g d’iodure de potassium en poudre ;
ã ajouter environ 5 mL d’acide sulfurique de concentration 1 mol · L−1 ; observer la couleur de la solution
obtenue.
ã Doser cette solution par une solution de thiosulfate de sodium (Na2 S2 O3 ) de concentration
0,01 mol · L−1 préalablement introduite dans la burette ;
ã ajouter quelques gouttes d’empois d’amidon lorsque la solution devient jaune très clair, il se forme
alors un complexe bleu dont la coloration est mieux perceptible ;
ã noter le volume versé à l’équivalence.
ã Après le dosage, vider le contenu du bécher dans le bidon spécial prévu à cet effet et rincer la burette
plusieurs fois à l’eau distillée.

3. Résultats
Valider Calculer la quantité n S2 O2−3
de thiosulfate versée à l’équivalence et déduire des équations
rédox la quantité d’ions iodate n IO−3 initialement présente dans le bécher. En déduire la concentration
[IO3– ] de la solution (S).

III. Dosage des ions baryum


1. Principe
Le sulfate de baryum BaSO4 est très peu soluble dans l’eau alors que le sulfate de sodium Na2 SO4 est
soluble dans l’eau : l’addition d’une solution de sulfate de sodium à une solution contenant des ions Ba2+
provoque la précipitation du sulfate de baryum :

Ba2+ + 2Na+ + SO24 – − BaSO4(s) + 2Na+

Le dosage conductimétrique consiste à mesurer la conductivité de la solution de Ba2+ en fonction du


volume de solution de sulfate de sodium versé :
– avant l’équivalence, la concentration en Ba2+ diminue mais la concentration en Na+ augmente ; les ions
sulfate ajoutés ne restent pas en solution ;
– après l’équivalence, tous les ions Ba2+ ont précipité, les concentrations en Na+ et en SO24 – augmentent.
On donne les conductivités molaires équivalentes à 25 °C (en S · cm2 · mol−1 ou 10−4 S · m2 · mol−1 ) :

33
PSI - PSI* TP DE P HYSIQUE -C HIMIE

Ion H+ OH – NO3– IO3– SO24 – Na+ Ba2+ K+

λ◦ 350 198 71,4 40,5 160 50,1 127 73,5

Montrer que la conductivité de la solution diminue tant qu’il reste des ions Ba2+ et qu’elle augmente
lorsque la précipitation du sulfate de baryum est terminée.

2. Protocole expérimental

Réaliser Mettre en œuvre le protocole ci-dessous.

ã Remplir la burette d’une solution de sulfate de sodium Na2 SO4 de concentration 0,05 mol · L−1 ;
ã prélever 50 mL de la solution (S) et y ajouter environ 100 mL d’eau distillée ;
ã mettre en marche le conductimètre en suivant les instructions de la notice jointe à l’appareil et plon-
ger la cellule du conductimètre dans la solution à doser ;
ã relever dans un tableau les valeurs de la conductivité en fonction du volume de sulfate de sodium
versé.
ã Après le dosage, vider le contenu du bécher dans le bidon spécial prévu à cet effet et rincer la burette
plusieurs fois à l’eau distillée.

3. Résultats
Analyser Justifier la nécessité d’additionner l’eau distillée à la solution avant de procéder à son
dosage par conductimétrie.

Réaliser Tracer la courbe donnant la conductivité γ en fonction du volume versé V et en déduire


la valeur du volume Véq versé à l’équivalence.
Calculer la concentration [Ba2+ ] de la solution (S) en ions baryum.

IV. Bilan du TP
1. Calcul de la constante d’équilibre

Valider Déterminer la valeur du produit de solubilité de l’iodate de baryum Ba(IO3 )2 .

2. Étude collective
Valider À partir des résultats obtenus par chaque groupe, déterminer l’incertitude-type et l’in-
certitude élargie pour un intervalle de confiance de 95%
.

V. Rappel : Conductimétrie
1. Conductivité
Une solution contient des cations Cz+ et des anions Az – .
L’ion i est caractérisé par son nombre de charge z i (nombre entier, positif pour un cation et négatif pour
un anion), sa mobilité µi (coefficient de proportionnalité entre la vitesse de l’ion et le champ électrique
auquel il est soumis, ~ ~ ), sa vitesse ~
v i = µi E v i et sa concentration molaire volumique c i .
Le nombre d’ions de type i traversant un élément de surface d~ v i dt ) · d~
S pendant dt est dn i = N A c i (~ S où
N A est la constante d’Avogadro.
La charge correspondante est donc : dq i = z i edn i = ρ i ~ v i · d~
Sdt où la densité volumique de charge de
l’ion i est ρ i = N A ez i c i = F z i c i (e est la charge élémentaire et F = N A e = 96 500 C · mol−1 est le faraday).
L’intensité du courant due aux ions i à travers d~ S est dI i = ρ i µi E S =~
~ · d~ j i · d~
S.

34
TP DE P HYSIQUE -C HIMIE Lycée Kléber

à !
ρ i µi E S =~
~ · d~ j · d~
X
Pour l’ensemble des ions présents dans la solution : dI = S.
i

L’expression du vecteur densité de courant est donc ~ ~ (loi d’Ohm) avec :


j = γE

γ= ρ i µi = F z i µi c i .
X X
i i

En notantXγi = z i µi c i F la conductivité des ions i , on remarque que les conductivités ioniques sont ad-
ditives : γ = γi (γi > 0 puisque z i et µi sont de même signe).
i

2. Conductivité équivalente
On définit la conductivité équivalente λi de l’espèce i comme la conductivité de cette espèce dans une
solution où sa concentration serait ramenée à une mole de charges élémentaire par unité de volume, soit :
λ = µi F et γi = z i c i λi .

Il est clair que la mobilité d’une espèce donnée dépend du solvant et de la présence des autres espèces
dissoutes.
Lorsque les concentrations de tous les solutés sont assez faibles, on peut négliger leur influence sur
les mobilités. On peut alors définir pour chaque ion en solution aqueuse une conductivité équivalente à
dilution infinie : λ◦ i . Ces valeurs peuvent être déterminées expérimentalement en mesurant les conducti-
vités pour différentes concentrations et en extrapolant aux très faibles concentrations à partir des courbes
λi = f (c i ).
Ce sont les valeurs de λ◦ qui figurent dans les tables. Dans le système international d’unités, γ est en
S · m−1 , c est en mol · m−3 donc λ est en S · m2 · mol−1 .

35
PSI - PSI* TP DE P HYSIQUE -C HIMIE

T RANSFERTS THERMIQUES

Le but de ce T.P. est d’observer et de modéliser les échanges thermiques entre un circuit électronique
muni d’un radiateur (ventilé ou non) et l’atmosphère. La grandeur mesurée est la température (en deux
points différents) au cours de régimes transitoires ou permanents.

S’approprier Expliquer la notion de résistance thermique et préciser son domaine de validité.

I. Étude thermique d’un régulateur intégré de tension (R.I.T.)

Présentation

Le régulateur intégré de tension étudié - le µA7805CKCS de Texas Instruments – est un composant élec-
tronique qui se comporte comme une source de tension produisant une tension U stabilisée à 5± 0,2 V
lorsqu’il est alimenté par une tension E comprise entre 7 V et 25 V, et pouvant délivrer un courant I impor-
tant (jusqu’à 1,5 A). C’est donc un composant de puissance qui subit de forts échauffements. Le composant
est constitué d’une puce au silicium intégrant les transistors de puissance, elle-même encapsulée dans un
boitier. Afin d’évacuer par transfert thermique l’énergie électrique consommée dans la puce centrale (effet
Joule), on fixe le boitier sur un radiateur refroidi par convection naturelle ou bien par convection forcée à
l’aide d’un ventilateur.

La température de la puce située à l’intérieur du boitier est inaccessible, on mesure donc seulement
la température sur le boitier et sur le radiateur, en y plaquant des thermocouples à l’aide de pinces. Les
thermocouples sont branchés sur un multimètre de type FI 288. On peut afficher les deux températures
simultanément.
Pour le montage du circuit électrique, on utilisera comme résistance R c un rhéostat de 33 Ω réglé à 10 Ω
avec le deuxième multimètre. La source de tension E du montage électrique est une alimentation stabilisée
réglable 0 - 30 V que l’on réglera, avant de la brancher, à la valeur souhaitée avec le deuxième multimètre
(plus précis). Le ventilateur sera branché sur l’alimentation continue 0 − 12 V Jeulin. On peut adapter la
vitesse du ventilateur en réglant la tension entre 0 et 12 V.

36
TP DE P HYSIQUE -C HIMIE Lycée Kléber

Mesures

1) Régime transitoire

Réaliser Effectuer une série de mesures de la température du boitier Tb (t ) et du radiateur


Tr (t ) en choisissant comme tension d’entrée E = 10 V. Relever un point toutes les 20 secondes jusqu’à la
stabilisation de la température.
Contrôler la tension délivrée par la sortie du RIT à l’aide du multimètre additionnel.

B Soyez prêt à déclencher le chronomètre au moment où vous allumez la source de tension préréglée à
10 V !

Valider Est-ce que l’intensité lue sur la source de tension est conforme à celle attendue ? Justifier.

On obtient des courbes exponentielles du type : T (t ) = T f + (T0 − T f ) exp(−t /τ) où T0 est la température
de l’air ambiant et T f est la température d’équilibre finale.

Valider Utiliser cette modélisation pour déterminer la constante de temps τ et les températures
d’équilibre T f du boitier et du radiateur.

2) Régime permanent

Analyser Comment peut-on exprimer littéralement, en régime permanent, la résistance ther-


mique entre le radiateur et l’air en fonction de la puissance Joule reçue par le radiateur ?

Valider À partir des valeurs de régime permanent obtenues précédemment, déterminer les ré-
sistances thermiques boitier-radiateur (R 2 ) et radiateur-air (R 3 ). On pourra supposer que toute la puis-
sance produite dans la puce est transmise au radiateur.
Le constructeur fournit la valeur de la résistance puce-boitier : R 1 = 3 K · W−1 . En déduire la valeur de la
température de la puce.

Réaliser Recommencer ces mesures (R2 et R 3v ) lorsque le ventilateur fonctionne (on attendra
la stabilisation des valeurs de température). En déduire la température de la puce.
Refaire les mesures en régime permanent avec des tensions d’entrée de E = 8 V, puis E = 12 V, et présenter
l’ensemble des résultats sous forme d’un tableau.

37
PSI - PSI* TP DE P HYSIQUE -C HIMIE

Modélisation et exploitation du régime transitoire

On modélise la puce, le boitier, le radiateur et l’air comme des systèmes homogènes (T p , Tb , Tr et T a )


pour lesquels la température est uniforme. Les gradients de température sont localisés au voisinage des
surfaces de contact de ces divers systèmes et donnent lieu à une résistance thermique entre eux. Par ailleurs
l’air forme un thermostat (de température constante et de capacité thermique infinie), le radiateur possède
une capacité thermique C non négligeable alors que celle du boitier et de la puce seront négligées. On
pourra également négliger le flux thermique passant directement du boitier à l’air (il est a priori faible et la
présence de la pince avec le thermocouple tend à le réduire encore...).
Avec ces indications vous êtes devriez être capable de trouver tout seul le « circuit thermique » équivalent
représenté ci-dessous.

Tp Tb Tr
• R1 • R2 •
Φ
C
Φ U R3 V

Analyser Écrire les différentes relations littérales que l’on peut en déduire aux bornes des dipôles,
et en donner l’interprétation physique.
Établir l’équation différentielle vérifiée par U (t ) = Tb (t )−T a et V (t ) = Tr (t )−T a , en déduire une équation
différentielle vérifiée par V (t ) et exprimer la constante de temps τ.

Valider Conclure en calculant la capacité thermique C du radiateur.

Matériel

RIT avec radiateur et ventilateur


2 thermocouples avec pinces avec un multimètre FI 288
Alimentation stabilisée continue 0-30 V/0-3 A (Langlois)
Multimètre numérique additionnel (pour mesure des tensions et résistances)
Résistance rhéostat de 33 Ohms / 3,1 A
Alimentation stabilisée 0-12 V Jeulin (alimentation d’AO)

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M ESURES DE PORTANCES ET DE TRAÎNÉES

S’approprier Rappeler les définitions des coefficients C x et C z d’un solide placé dans un écoule-
ment.

I. Réglages et précautions à prendre


L’appareillage est fragile : le manipuler avec le plus grand soin !

V2 MP
Rappel sur le tube de Pitot : ρ ai r = ρ eau g ∆h ; on prendra ρ ai r ' , où M = 29 · 10−3 kg · mol−1 .
2 RT

Réaliser Suivre le protocole de mesure détaillé ci-dessous.

— Régler l’aile à l’incidence maximale mesurable ;


— replacer la plaque de fond ; il est inutile de la revisser si on s’astreint à la maintenir en place pendant
la mesure ;
— ajuster la vis verticale pour que le dynamomètre de portance indique 0 N quand la vitesse de l’écou-
lement est nulle ;
— augmenter progressivement la vitesse de l’écoulement de l’air jusqu’à obtenir un des deux dynamo-
mètres (portance ou traînée) en butée. Ne plus toucher au réglage de vitesse pendant la partie II.

II. Mesures à vitesse constante en fonction de l’incidence

Réaliser
— Relever les valeurs de la portance P et de la traînée T pour cette incidence ;
— pour chaque incidence i , reprendre le réglage du zéro de portance. Tracer les courbes P (i ) et T (i ) ;
— tracer P en fonction de T en indiquant sur le diagramme la valeur de i correspondant à chaque
point de mesure ;
P
— on définit la finesse F du profil par la relation F = . Tracer la courbe F (i ). Quel est l’intérêt
T
physique de F pour un planeur ?

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III. Étude en fonction de la vitesse

Réaliser Faire varier la vitesse V de l’écoulement et tracer, à incidence i constante, les courbes
T (V ) et P (V ). Expliquer pourquoi on choisit V 2 pour abscisse.
2 2

IV. Mesures de traînées et de coefficient C x


Il s’agit d’évaluer la force de traînée subie par des objets de même section, mais de formes différentes.
1. Principe de la mesure
Mise en équation
Quand la soufflerie est au repos, le moment des forces de pesanteur est équilibré par la torsion du res-
sort : Γpesanteur = C θ1 où C est la constante de torsion du ressort et θ1 l’angle de rotation du ressort depuis
sa position de repos.
Une fois la soufflerie en marche, l’objet est soumis à une force de traînée. Agir alors sur l’angle de torsion
du ressort pour ramener l’équipage mobile dans la même position qu’initialement (repère rouge dans la
même position).
Dans ces conditions, le moment des forces de pesanteur est inchangé ; la nouvelle équation d’équilibre
est Γpesanteur + Γtraînée = C θ2 . On en déduit que le moment des forces de traînée vérifie Γtraînée = C |θ2 − θ1 | .
Les angles se mesurent avec le repère blanc. Comme Γtraînée = F traînée ×d où d est une distance constante,
la force de traînée est proportionnelle à θ2 − θ1 . Un étalonnage préalable indique qu’une graduation corres-
pond à 10−2 N. En pratique, les graduations indiquent directement la valeur de la force de traînée en cN.

Mode opératoire
Au repos, régler le ressort pour que la plaque plane servant d’amortisseur soit au centre du bain d’huile
(elle ne doit pas toucher les parois).
Mettre en marche la soufflerie et régler le ressort pour que l’équipage mobile ait la même position en
régime permanent. Relever θ2 − θ1 .

2. Mesures

Réaliser Relever les valeurs de traînées pour les différents objets proposés. Pour ceux qui ne
possèdent pas de plan vertical, mesurer la traînée dans les deux sens d’écoulement possibles.

3. Vitesse de l’écoulement : mesure de C x


Insérer la sonde de Pitot à la place des obstacles habituels et évaluer ainsi la vitesse V de l’écoulement.
1
Le coefficient C x est une grandeur sans dimension définie par F t r aînée = ρ ai r V 2 · S ·C x , où S est la sec-
2
tion de l’objet. Le diamètre des objets est D = 4 cm.

Valider Calculer les coefficient C x des différents objets fournis. Conclure.

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M ESURE DE VITESSE PAR DÉCALAGE D OPPLER

But : il s’agit de mesurer une vitesse par décalage Doppler ; le décalage de fréquence étant faible, celui-ci est
mesuré par l’intermédiaire d’un dispositif non linéaire : la détection hétérodyne.

S’approprier Exprimer le décalage de fréquence de l’effet Doppler-Fizeau ; connaître le principe


d’une détection hétérodyne.

I. Principe
1. L’effet Doppler
L’étude est faite dans le référentiel du laboratoire, galiléen.
Lorsqu’une source fixe S émet une onde de fréquence f s se propageant à la vitesse c, un observateur O, se
³−→ ´ ³ vO ´
déplaçant à la vitesse ~
v O faisant l’angle θ = OS,~
v O , perçoit l’onde avec la fréquence f O = f S 1 + cos θ .
c

~
vO

θ ~
vS0

O θ0 •
O0

S• S0 •

π
Notons que si l’observateur se rapproche de la source (|θ| < ), la fréquence perçue est plus grande que
2
π
la fréquence émise et inversement lorsque l’observateur s’éloigne (|θ| > ).
2
Lorsqu’un observateur fixe O 0 reçoit l’onde émise
³−−à→la fréquence
´ f s0 par une source mobile S 0 se déplaçant
à la vitesse ~ v S 0 faisant l’angle θ 0 = S 0O 0 ,~
v S 0 , il perçoit l’onde avec la fréquence
f S0
f O0 = . La fréquence est plus grande si la source se rapproche.
vS0
1− cos θ 0
c

Dans notre expérience, l’émetteur fixe, en


noir sur la photo, émet une onde ultraso-
nore vers une plaque réflectrice posée à
l’avant de la locomotive d’un train élec-
trique ; le réflecteur renvoie l’onde vers le
récepteur fixe, en blanc sur la photo. La lo-
comotive se déplace à la vitesse v.

Analyser Déterminer l’expression


de v en fonction du décalage ∆ f = f 0 − f
entre la fréquence f 0 de l’onde reçue et la
fréquence f de l’onde émise, de la célérité
c du son dans l’air, dans les conditions
de l’expérience, et de l’angle θ. Émetteur
et récepteur sont placés de manière symé-
trique par rapport aux rails.

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Analyser Calculer la valeur maximale de θ pour laquelle il est possible de prendre cos(θ) ' 1,
avec une erreur inférieure à 1%.

2. La détection hétérodyne
L’opération non linéaire est effectuée à l’aide d’un multiplieur AD 633 intégré. Le signal harmonique
émis, de fréquence f , est multiplié par le signal harmonique reçu, de fréquence f 0 ; le spectre du signal
obtenu est constitué de deux raies aux fréquences f + f 0 et f 0 − f . Un filtre passe-bas permet de filtrer la
haute fréquence et de transmettre le signal de fréquence ∆ f = f 0 − f . La mesure de cette fréquence permet
d’obtenir la vitesse v.

II. Mesures

Le dispositif utilisé pour ce TP est à manipuler avec précaution !

B Ne déposer sur le plateau, qui doit rester bien plan et horizontal, que les objets qui doivent y être par
nécessité : la locomotive, l’émetteur et le récepteur à ultra-sons, le tachymètre, le dispositif de mise
en marche du train ; pas d’objets lourds comme l’oscilloscope ou le multiplieur, ni objets personnels.
B Veiller à ce que ces objets ne tombent pas, en particulier la locomotive qui est fragile.
B Ne jamais entraver la marche de la locomotive ; en particulier ne pas déposer un objet métallique sur
les rails ; chaque rail est relié à une borne du générateur, il y a donc risque de court-circuit ; le pupitre
de commande est protégé contre ce court-circuit : le courant est coupé, il faut alors, pour désarmer la
protection, débrancher le bloc secteur et le brancher à nouveau.
B Vérifier à basse vitesse que tout se passe bien.
B On peut choisir le sens de marche à l’aide de l’interrupteur sur le pupitre, mais ce contacteur ne peut
bouger que si la molette de réglage de vitesse est à zéro.
B Ne faire circuler la locomotive que lorsqu’il y a des réglages ou des mesures à faire.

1.Vitesse du son

Réaliser Bien distinguer l’émetteur et le récepteur ; appliquer à l’émetteur une tension har-
monique d’amplitude environ 10 V ; observer à l’oscilloscope les tensions aux bornes de l’émetteur et du
récepteur.
Placer l’émetteur et le récepteur l’un en face de l’autre et ajuster la fréquence du signal, environ 40 kHz,
de manière à obtenir la résonance du récepteur. Il importe de vérifier l’accord au cours de la manipu-
lation afin de travailler avec des signaux d’amplitude suffisante (à cause du bruit). Noter la fréquence
f.

Faire preuve d’initiative Proposer une méthode, basée sur l’observation d’ondes stationnaires,
pour mesurer la vitesse du son, et donner sa valeur c.
γRT
r
La vitesse du son est donnée par c = , avec γ = 1, 4 et M = 29 · 10−3 kg · mol−1 pour l’air.
M

2. Mesure directe de la vitesse de la locomotive

Réaliser Placer la locomotive sur les rails puis poser l’écran réflecteur à l’avant de celle-ci.
Un tachymètre permet la mesure directe de la vitesse v T : le placer le plus près possible des voies en
vérifiant qu’il n’empêche pas la circulation de la locomotive munie du réflecteur.
Le tachymètre doit être réinitialisé avant chaque nouvelle mesure.

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3. Mesure du décalage Doppler


a. Émetteur et récepteur

Réaliser Placer émetteur et récepteur symétriquement par rapport aux rails, dans un premier
temps le plus possible près de l’axe des rails, sans entraver la marche de la locomotive.
Les orienter vers le réflecteur de sorte que l’angle θ, entre la direction de l’onde et les rails, soit le plus
faible possible.
Ajuster leurs positions de sorte que l’amplitude du signal reçu par le récepteur soit la plus grande pos-
sible. Noter la valeur de l’angle θ.

b. Multiplication et filtrage

Réaliser Le multiplieur doit être alimenté par les tensions continues symétriques +15 V et
−15 V (alimentation usuelle) avant toute utilisation ; l’alimentation doit être éteinte en dernier. Ne pas
oublier de relier la masse.
Observer le signal obtenu à la sortie du multiplieur lors du passage de la locomotive. Ce signal doit
avoir une amplitude suffisante. Sinon vérifier l’accord de fréquence et les positions de l’émetteur et du
récepteur.

Analyser Le filtre passe-bas est un filtre RC passif. Faire un schéma du circuit.


À partir des valeurs mesurées de c et v T , déterminer l’ordre de grandeur attendu pour le décalage Doppler
∆ f = f 0 − f . En déduire la valeur de f + f 0 .
En prenant R = 10 kΩ, déterminer la valeur de la capacité du condensateur permettant un bon filtrage.

c. Mesure du décalage Doppler

Réaliser Observer à l’oscilloscope le signal à la sortie du multiplieur et le signal à la sortie du


filtre. Pour analyser ce dernier, régler la base de temps à 20 ms/div et la synchronisation sur ce signal.
Activer la touche « Single».
Le bruit étant trop important pour permettre un déclenchement automatique du balayage lors de l’ap-
parition du signal, le balayage sera commandé manuellement en appuyant sur la touche « Force trigger »
lorsque la locomotive arrive à environ 20 cm des capteurs.
Pour mesurer la fréquence ∆ f de ce signal, observer son spectre : menu « Math », puis FFT. Ajuster la
fenêtre (plage 200 Hz, fréquence centrale 100 Hz) et mesurer la fréquence de la raie obtenue.

4. Résultats
Valider Déduire des mesures de ∆ f et c la vitesse v de la locomotive.
Comparer à la valeur v T indiquée par le tachymètre.
Faire quelques mesures pour différentes valeurs de la vitesse de la locomotive.
Pour une vitesse donnée de la locomotive, mesurer le décalage Doppler ∆ f pour différentes valeurs de
l’angle θ (émetteur et récepteur toujours placés symétriquement par rapport aux rails) et tracer ∆ f en
fonction de cos θ. Conclure.

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