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Chapitre IV : Economie et globalisation

À l’image de l’inter-dépendance énergétique, l’économie mondiale se caractérise par


une dépendance mutuelle. Aucun Etat, aussi puissant économiquement qu’il soit, ne
peut se couper du commerce international.

Section 1 : appréhension du phénomène de globalisation

Contrairement aux idées reçues, la globalisation des idées et du commerce n’est pas
un phénomène récent.
Exemples : dès 900 ans avant J-C, les phéniciens diffusent un alphabet commun afin
de faciliter les échanges dans les territoires autour de la méditerranée. Autre
exemple : Au moyen-âge, les cités-états telles que Venise, ont facilité le commerce
entre l’occident et l’orient.
Autre : Au 19ème siècle, les manufactures de textile de Manchester se fournissaient
en coton importé d’Inde et des USA.

Plus qu’une modification profonde de ces principes, la globalisation actuelle, n’est


pas fondamentalement différente de celle d’autrefois. Elle se distingue avant tout par
son accentuation, sa complexité et son ampleur. Le processus s’est accéléré et s’est
diffusé à des aires géographiques plus vastes. Pour reprendre les propos de Paul
Valéry (1931): « le temps du monde fini commence ». Un phénomène plus récent et
celui de la part de plus en plus importante prise par les PED (pays en
développement) dans le commerce mondial et dans les investissements. Exemples :
Depuis 2010, la Chine est la deuxième puissance économique mondiale. En 13 ans,
le PIB chinois a été multiplié par 8. Selon l’OMC, en 2014, les PED représentaient
plus de 40% du commerce mondial. En 1960, les Etats-Unis représentaient environ
40%, aujourd’hui 22% du PIB mondial. Sur la même période, la Chine est passé de
3% à 13,5%. L’économie s’est en effet globalisée puisque certains produits de
consommation se retrouvent sur de nombreux marchés. De plus, les volumes
d’échange de marchandises ont été multipliés par près de 40 en l’espace d’une
quarantaine d’années. Mais ce phénomène de globalisation n’a pas pour autant
provoqué une diffusion uniforme des capacités de production et de consommation.
En effet, tous les Etats ne participent pas à ce processus, n’en profitent pas, et
certains d’entre eux en sont même exclus. Exemple : Afrique (53 Etats) 3% du
commerce mondial. De plus, la globalisation actuelle se caractérise toujours pas des
échanges entre quelques grands pôles économiques tels que la Triade ou bien
encore l’Inde, le Brésil, la Chine ou bien encore Singapour, Malaisie, Taiwan.
D’ailleurs, les 34 Etats de l’OCDE, représentent encore 63% du PIB mondial (74% en
2006). LE G20 représente encore 80% du PIB mondial, « mais seulement » 60% de
la population. Les 10 principales puissances économiques représentent à elles
seules 65% du PIB mondial. En conséquence, seuls quelques Etats émergents
semblent profiter de ce processus qui exclut donc, à court et moyen terme, de
nombreux Etats. Dès l’or, peut-on réellement considérer que l’économie est devenue
mondiale vu que de nombreux Etats n’y sont pas véritablement intégrés ? Par
ailleurs, si l’économie était mondialisée, elle serait détachée des intérêts de certains
Etats. Or, celle-ci reste encore dominée, mais pour combien de temps, par l’Occident
et notamment les Etats-Unis ? Cette globalisation ne semble donc pas conduire à
une économie globale à un seul immense marché. Malgré l’absence de définition
précise, la mondialisation peut être envisagée comme l’échange généralisé entre les
différentes régions du monde et dans un espace où la circulation des hommes, des
marchandises, et des capitaux est libre. Est-ce le cas aujourd’hui ? La situation
actuelle ne correspond donc pas à cette approche. En outre, globalisation
correspond beaucoup plus à une définition économique. Et est surtout une traduction
plus exacte du terme anglais globalization.

Comme tout phénomène complexe, la globalisation a été accentuée par plusieurs


facteurs et par un acteur majeur que sont les FTN ou STN. Des choix politiques,
juridiques, institutionnels, ainsi que les évolutions technologiques, ont favorisé la
globalisation.

- La chute du communisme et la réunification allemande ont permis au système


libéral et capitaliste de conquérir de nouveaux territoires.
- Des accords ou des institutions internationaux tels que le GATT (accord général
sur les tarifs douaniers et le commerce créé en 47 est devenu, le 1er janvier 95
l’OMC) ont permis d’abaisser les tarifs douaniers et de limiter, voire de supprimer,
les quotas.
- Le developpement des grands ensembles régionaux économiques tels que UE,
ALENA, MECOSUR, ASEAN ont aussi favorisé la globalisation dans la mesure où
le plus souvent à l’intérieur de ces espaces économiques ont le plus couvent
supprimés les barrières douanières et les quotas.
- La déréglementation des secteurs financiers, bancaires et économiques a aussi
favorisé la globalisation. Ce mouvement est né à la fin des années 70 dans les
pays anglo-saxons et principalement au royaume uni et au USA. Concrètement,
cela consiste à libéraliser l’économie, à réduire les règles et les contrôles pour
faciliter le commerce et les investissements.
L’innovation scientifique et technologique, notamment dans les domaines des
télécoms, de l’information, de la robotique, de l’informatique, et, des moyens de
transports (les progrès du transport maritime sont tels qu’environ 85% du commerce
mondial en volume, se fait par voie maritime)

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