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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Canaux de transmission et Composants optiques

Objectifs: On étudiera la propagation des ondes dans les milieux guidés tels que les lignes de
transmission et les fibres optiques, une attention particulière sera dédiée aux composants optiques
passifs et actifs ainsi qu’aux applications dans les réseaux de télécommunication.

Contenu
Chap.1. Les lignes de transmission
- Etude générale des lignes en régime sinusoïdal
* Schéma d’une ligne
* équations d’une ligne
* impédance de la ligne
* équations des télégraphistes
- Ondes stationnaires
* coefficient de réflexion
* taux d’ondes stationnaires TOS-VSWR)
- Adaptation d’impédance dans les lignes de transmission
* par transformateur d’impédance sous tronçon de ligne
* à l’aide de circuits réactifs LC
* à l’aide d’un stub
- Abaque de Smith
* description
* utilisation pour résoudre différents problèmes concernant les lignes
Chap.2. Guides d’ondes rectangulaires et cylindriques
- Guides d’ondes rectangulaires
* Modes TM et TE
* équation de dispersion
* constante de Propagation
* fréquence de coupure
* Impédance
- Guides d’ondes cylindriques
* Modes TM et TE
* équation de dispersion
* constante de propagation
* fréquence de coupure
* Impédance
-Les guides d’ondes optiques (Fibres optiques)

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* Propagation de la lumière
* Polarisation
* atténuation
* dispersion chromatique
* PMD
* effets non linéaires
* types de fibres optiques
Chap.3. Composants optiques passifs
- Atténuateurs fixes
-Atténuateurs variables manuels
- Circulateurs
- Contrôleurs de polarisation
- Coupleurs
- Isolateurs
- Miroirs de Faraday
- Multiplexeurs/Démultiplexeurs
- Polariseurs
- Rotateurs de Faraday.
Chap.4. Composants optiques actifs
- Amplificateurs optiques
- modules EDFA et à semi-conducteurs (SOA)
- Atténuateurs variables
- Compensateurs de dispersion accordable
- Contrôleurs de polarisation
- Convertisseurs de média
- Démodulateurs DPSK
- Diodes de pompe
- D. laser
- LED
- Modulateurs électro-optiques
- Photodiodes
- SLED
- Switches
- Transcrives.
Chap.5. Système de transmission par fibres optiques
- Schéma synoptique d’une chaîne de transmissions optiques
- Câble optique et connectique
- Structures et familles des liaisons numériques

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* point à point
* avec amplificateurs optiques EDFA
* liaisons multiplexées (WDM)
- Réseaux sur fibres optiques
* Réseaux passifs et actifs
* Différents architectures FTTX
* Réseaux de Bragg (pour un système de codage et décodage optique)
* CDMA

Bibliographie:
1. Paul F. Combes, Micro-ondes (lignes, guides et cavités, Cours et exercices), Ed. Dunod (1996).
2. Kaminow, "Optical Fiber telecommunications, A: Components and Subsystems", 2008.
3. G. Keiser, "Optical fiber communications", 3rd edition, Mc Graw Hill, 2000.
4. Agrawal, "Fiber−Optic communication systems", U.G.P. Wiley, Interscience 1992.
5. J. A. Buck, "Fundamentals of optical fibers", Wiley Interscience.
6. J. M. Senior, "Optical fiber communications: Principles and practice", Prentice−Hall
International Series in Optoelectronics, 2nd edition Englewood Cliffs, USA.
7. M. Joindot, "Les télécommunications par fibres optiques", Collection technique et scientifique
du CNET, Dunod, 1996.
8. G. DUBOST, 'Propagation libre et guidée des ondes électromagnétiques/Rayonnement -Exe.
avec solutions et rappels de cours".
9. J. Quinet, "Théorie et pratique des circuits de l’électronique et des amplificateur, Propagation du
courant H.F. le long des lignes ; Abaque de Smith- Antenne. Equations de Maxwell et
Applications".
10. Yariv & Yeh , "Photonics. Optical electronics in modern communications".

Chap 1. Les lignes de transmission


I. Historique des Ondes ÉlecroMagétiques "OEM"
L'électromagnétisme moderne, et ainsi la théorie des micro-ondes, a été fondé par Maxwell dans
les années 1860, qui formula les célèbres équations publiées en 1873 dans "électricité &
magnétisme". En 1888, Hertz produis expérimentalement & détecta l'OEM [ou hertzienne] à
f=1GHz, d'où "ondes décimétriques". En 1897, Rayleigh démontra théoriquement qu'il est possible
de faire propager 1 onde dans 1 tuyau métallique creux rectangulaire ou circulaire dit 'guide
d'onde'. La radioélectricité, suite aux travaux de Hertz, connut 1 important développement; vers
les années 1890, Marconi montra expérimentalement la possibilité de relier 2 points de la terre par
propagation d'ondes radioélectriques en espace libre. Au début du 20iesiècle, Kennelly/Heaviside
découvrirent à 100Km de haut des propriétés réfléchissantes vis-à-vis d'1 onde décamétrique; Radio
ou télécoms modernes naquirent: "télégraphie sans fil". C'était par tubes électroniques (inventés

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par Forest en 1907) furent universellement utilisés pendant 50ans jusqu'à l'avènement des
transistors/dispositifs à l'état solide- que les ondes radioélectriques (que nécessitent les liaisons
télécoms) étaient produites.
En 1920, de nouvelles techniques radioélectriques virent le jour; les 1 ères émissions de radiodiffusion
eurent lieu; le progrès effectué par l'électronique dans le 'militaire' se transposa au 'civil' pendant le
1re guerre mondiale. Les années 1930 apportèrent le(a) 1iertube-1reantenne-ondes, & permirent de
développer 1 système -ondes dit 'Radio Detection and Ranging' & de l'implanter à bord des
navires -notamment en 1935; Il permettait , en 1939, de surveiller avec efficacité l'espace aérien
européen. L' USA apporta pendant la 2 nde guerre mondiale de considérables recherches;
Massachusetts Institute of Technology publia 25 volumes entre1945-1950, qui servirent les
étudiants/chercheurs en -ondes du globe, dont certains ont 1 telle valeur de référence qu'ils ont
été récemment publiés.

II. Introduction : Les micro-ondes (Microwaves-waves)! Quelles Applications!


Les micro-ondes ont la propriété de pénétrer au cœur des diélectriques à pertes, où il est possible
de dissiper de l'énergie et ainsi permettre 1 chauffage rapide & homogène; ceci est utilisé dans les
'fours micro-ondes' à 1 fréquence de 2.45 GHz.
Pour traiter1 tumeur cancéreuse, 1hyperthermie micro-ondes s'utilise, en irradiant à température
précise juste la zone qu'occupe la tumeur; l'exposition de plusieurs heures à ces micro-ondes (et à
n'importe quel rayonnement électromagnétique -solaire par ex- ≥ 1mW/cm2) peut être dangereux!
Des étoiles & galaxies rayonnantes dans le domaine des micro-ondes, on retire des informations
complémentaires sur les ondes recueillies dans le visible; des radiotélescopes munis de grandes
antennes paraboliques(≥100m)ont été mis au point; la radioastronomie a permis de connaitre
l'univers (galaxies) à plusieurs centaines de millions (voire des milliards) d'années solaires.
'Oscillation, amplification, mélange & multiplication de fréquences' sont de grandes fonctions de
l'électronique classique qui s'accomplissent en micro-ondes, réalisant des circuits & dispositifs très
complexes. Grace à l'utilisation d'1 technologie d'intégration hybride ou monolithique, la
miniaturisation de tels circuits les rend utilisables dans les techniques spatiales.
A l'aide d'1 récepteur très sensible (radiomètre à puissance totale, ou celui de Dick), on mesure la
puissance émise en micro-ondes par 1 zone couverte par le diagramme d'1 antenne qu'on relie à
un radiomètre (qui peut être aéroporté ou sur satellite) utilisé en télédétection pour évaluer des
caractéristiques physiques (ex. humidité) ou naturelles (ex. ressources agricoles) de la zone
observée. La radiométrie micro-ondes reste opérationnelle jour & nuit et sous une couverture
nuageuse.
Plusieurs systèmes, outre le radar, permettent de repérer & guider de avions : 'VHF
Omnidirectionnel Range' Indiquant 1 direction, 'Distance Measurement Equipment' Indiquant 1
distance, ‘Instrument Landing System' & Microwave Landing System' pour être automatiquement.

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Les -ondes sont mieux véhiculés par un guide d'onde que par des câbles circulateurs RF; ex.: le
radar de contrôle de trafic aérien. Les tubes micro-ondes de très fortes puissances (100 kW en
régime permanent) fournissent aux particules l'énergie nécessaire pour les accélérer à des vitesses
relativistes (~3.108 m/s); dans 1 dispositif étudié pour 1 fusion thermonucléaire contrôlée, on
utilise 1 super tube micro-ondes pour produire 1 température de plusieurs dizaines de Millions de
°, nécessaire pour fusionner 1 atome d'Hydrogène.
En spectroscopie, en traitement par polymérisation et lors d'1 caractérisation mesurant 1
permittivité diélectrique d'un matériau composite surtout, on utilise très souvent les micro-ondes
(recherche physique), où des mesures à base de guides d'ondes ou cavités résonnantes sont bien
performantes.
'Solar Power Satellite' est 1 projet ambitieux ayant pour but placer en orbite 1 gigantesque station
spatiale (2.104 tonnes) transformant l'énergie solaire en micro-ondes & la rayonnant vers la terre
via 1 faisceau produit par 1 antenne de + d'1 Km de diamètre.
Frles hyperfréquences=-ondes(+répandue). Celles-ci sont des OEM (300GHz ≥ f≥ 300MHz); f est
reliée à la long d'onde (λ0 dans air/vide, λ0 = c/f; c=3.108 m/s : célérité des OEM dans air/vide).
Les -ondes sont dites "décimétriques : λ0 = 10 à 1 dm" pour f: 300MHz-3GHz ; "centimétriques :
λ0 = 10 à 1 cm" pour f: 3GHz-30GHz ; "millimétriques : λ0 = 10 à 1 mm" pour f: 30GHz-300GHz.
- Ondes submillimétriques vers 103 GHz (λ0 = 0.3mm); métriques vers 100 MHz (λ0 = 3m).

Spectre successif des OEM : partant des Ondes les + longues :


- "radioélectriques" : λ0 = 10km à 1m, pour f: 30kHz-300MHz (M=106);
- "-ondes" λ0= 1m à 1mm, pour f: 300MHz-300GHz (G=109);
- "Infrarouges IR" : λ0 = 1mm à 1m, pour f: 300GHz-300THz, T= 1012;
- "visibles" : λ0 = 0.9m à 0.5m (=10-6);
- "ultra-violettes UV" : λ0 = 0.5m à 10nm, pour f: 600THz-30. 1015Hz;
- "Rayons X" et "Rayons gamma" pour f˃30. 1016 Hz, soit λ0 <10-8m).
Si l'on raisonne en fréq, les -ondes sont situées dans la 1/2 inf. du spectre, alors que les "visibles"
Le Wi-Fi (Wireless Fidelity) plus couramment utilise l'ultra haute fréquence 2.4 GHz (12cm) & les
bandes radio industrielles, scientifiques et médicales super HF5 GHz (6cm) .

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→ Récapitulons !

Etude des lignes en régime sinusoïdal


I° Introduction :
Certaines des lignes de transmission servent pour les télécoms terrestres (lignes bifilaires, coaxiales,
fibres optiques), d'autres pour réaliser composants passifs/substrat des circuits électroniques -

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ondes (lignes à bandes), en plus des guides d'ondes métalliques utilisés comme techniques de
mesure en labo et dans la réalisation des circuits passifs.

II° Principaux lignes/guides


1- lignes bifilaires, 2 conducteurs étaient maintenus à distance constante au moyen de supports
isolants régulièrement espacés d'~20cmet l'air comme diélectrique; les premières utilisées
historiquement pour les liaisons télégraphiques et téléphoniques; ces lignes étaient d'1 très faible
affaiblissement, et permettaient des liaisons de plusieurs dizaines de km sans amplification; mais
on ne pouvait transmettre qu'1 communication téléphonique avec 1 ligne, d'où la très lourde
infrastructure dès qu'il fallait transmettre plusieurs dizaines de communications à la fois.

2- lignes coaxiales: ces lignes sont + élaborées que les précédentes car l'enveloppe extérieure qui
sert de blindage pour le conducteur central joue aussi le rôle de conducteur de retour, mis
généralement à la terre; le central est maintenu exactement dans l'axe du conducteur externe par 1
cylindre de diélectrique. Ces lignes présentent des bandes passantes importantes (permettant
d'acheminer plusieurs centaines de communications téléphoniques simultanément, échantillonnées
en f au préalable par multiplexage. L'affaiblissement que présentent ces lignes dépend de la qualité
du diélectrique utilisé. Les câbles coaxiaux ont été améliorés en élaborant d'excellents diélectriques.

Diélectrique Cste diélectrique (ε) Facteur de pertes (20°C)


Polyéthylène 2,26 0,0002 à 1 MHz
de 1 à 3 000 MHz 0,0005 à 3 000 MHz
Chlorure de polyvinyle à 3,2 à 2,8 0,008 à 100 MHz
100% de 60 à 3 000 MHz 0,006 à 3 000 MHz
Polystyrène 2,56 0,0001 à 100 MHz
de 60 à 3 000MHz 0,003 à 3 000 MHz
Polytétrafluoroéthylène 2,1 0,002 à 100 MHz
(Téflon) de 60 à 3 000 MHz 0,00015 à 3000 MHz

Ligne coaxiale

3- lignes à bandes/fentes (Strip & slot lines)


les principaux types de cette catégorie-lignes sont :
* microstrip ou microbande comportant un substrat en diélectrique métallisé au complet sur l'1 de
ses faces, et recouvert d'1 bande métallique sur l'autre (fig. bas gche-a).

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* slot line ou ligne à fente, où les 2conducteurs formant la ligne sont déposés sur 1même face du
substrat diélectrique (fig. bas gche-b).
* coplanar waveguide (ligne coplanaire) présentant 3bandes métalliques séparées de 2fentes d'1
même coté du substrat (fig. bas gche-c). En mettant en œuvre 1technique très précise & le bon
marché des circuits imprimés, ces lignes sont fabriquées, se prêtant bien à la réalisation/
miniaturisation des circuits actifs '-ondes pour de faibles puissances.

4- Guides d'ondes métalliques (GOM) : tuyaux métalliques de section rectangulaire ou circulaire


remplis d'air à pression normale, en général (fig. haut dte). Ils ne sont utilisés qu'en -ondes [3-
90GHz] dû au fait que leurs dimensions transversales sont de l'ordre de la long d'onde; ayant de
très faibles pertes puisqu'ils utilisent l'air -de prop. Isolantes remarquables- comme diélectrique, et
dû aux très faible pertes que causent les conducteurs (de section relativement grande, et d'autant
qu'il est possible de les dorer/argenter). Ces guides sont faciles à construire, et offrent aux ondes
qu'ils transmettent 1 blindage total.

5- Guides d'ondes diélectriques :


Le cœur, partie centrale de ces guides, est 1diélectrique totalement entouré d'1 autre diélectrique,
dit gaine, de permittivité diélectrique légèrement + petite.
Les ondes se propagent par réflexions successives à l'interface des 2
diélectriques, tout comme les guides métalliques où il y a réflexion à
l'interface diélectrique-métal; aux fréqs optiques, SiO2& ses dérivées
-diélectriques- présentant de très faibles pertes<1dB/km, d’où le
nom 'fibres
Les fibres optiques sont difficiles optiques'
à réaliser & àdonné
être aux guides à mais
raccordées, ces fréqs. ϕ cœur de qlqtrès
de diélectriques
abondants. dizaines de dans les fibres 'multimodes' à qlq dans les

III° Cables utilisés en télécoms

Câbles téléphoniques à lignes bifilaires 'paires' Câbles télé. À lignes coaxiales '28paires'

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Câbles télé. à fibres optiques ici 7*10 fibres Câbles sous-marins

IV° Systèmes terrestre de transmission en espace libre


1- télécoms par faisceau Hertzien
De tel faisceau utilise la propagation des ondes; 1 liaison comporte dans chaque sens de
transmission
1 émetteur (E), 1 récepteur (R), 1 modulateur (M), 1 démodulateur (D) et des antennes.

2- Radiocommunications avec les mobiles ex. réutilisation des fréqs d'1 rés multicellulaire à 7fréq

V° Systèmes spatiaux de transmission en espace libre


1- Liaisons par satellite artificiel: utilisant les -ondes, elles servent à satisfaire d'importants
besoins, tels que les télécoms avec stations fixes ou mobiles, la radiodiffusion, la radiolocalisation et
la radio navigation, les liaisons avec les sondes spatiales, et l'observation de la terre.

2- organisation des liaisons par satellites :


les satellites sont des points centraux d'1 réseau de liaisons s'effectuant en -ondes; les éléments
essentiels en sont 'antennes/circuits passifs (récepteurs)', trouvés en stations terrestres & satellites.

VI° Attribution des bandes de fréquences -ondes


A partir de 100 MHz ( λ 0=3 m )
Les principles attributions légalisées en France sont les suivantes La/Le /Les:

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 Radiodiffusion FM (Bande II) de 87.5 à 108 MHz.


 Radionavigation pour l’aviation civile : ILS de 108 à 112 MHz et VOR de 112 à 118 MHz.
 Radioamateurs de 144 à 148 MHz.
 Radiodiffusion TV(Bande III) et les radiocommunications avec les mobiles terrestres de
174 à 223 MHz.
 Radionavigation pour l’aviation civile : ILS de 328 à 335 MHz.
 Radiodiffusion TV (Bandes IV et V) de 470 à 830 MHz.
 Radiocommunications avec les mobiles terrestres (système GSM) de 890 à 960 MHz.
 Radionavigation pour l’aviation civile et les armées (DME, Tacan, Radar) de 960 à 1260
MHz et de 1260 à 1350 MHz.
 Radioastronomie de 1400 à 1427 MHz.
 Liaisons mobiles pour les reportages TV : 1429 à 1452 MHz, 1460 à 1484 MHz et 1492 à
1515 MHz.
 Radionavigation (système GPS) de 1217 à 1237 MHz et de 1565 à 1585 Hz.
 Télécommunications par satellite avec les mobiles via les systèmes Inmarasat de 1530 à
1544 MHz (liaison descendante) et 1626 à 1645 MHz (liaison montante).
 Radiocommunications avec les mobiles autour de 1800 MHz.
 Faisceaux hertziens de 2100 à 2300 MHz.
 Chauffage industriel et domestique (fours à micro-ondes) à 2450 MHz.
 Radionavigation pour l’aéronautique de 2700 à 2900 MHz.
Au-delà de 3 GHz ( λ 0=10 c m ), les micro-ondes sont surtout utilisées pour les télécommunications
par faisceaux hertziens et par satellites artificiels ainsi que pour l’aviation civile.
 Les principales bandes utilisées pour les faisceaux hertziens sont les suivants : 3.8 à 4.2
GHz (années), 5.4 à 7.1 GHz, 7.4 à 7.9 GHz (années), 8.2 à 8.5 GHz,10.7 à 11.7 GHz,12.7
à 13.2 GHz, 14.4 à 15.35 GHz, 17.7 à 19.7 GHz.
 Les principales bandes utilisées pour les liaisons par satellite (Région I) sont les suivants :
 de 3.4 à 4.2 et 5.725 à 7.075 GHz pour les télécommunications civiles.
 de 7.25 à 7.75 et 7.9 à 8.4 GHz pour les télécommunications militaires.
 de 10.7 à 11.7 GHz pour les télécommunications civiles et la radiodiffusassions.
 de 11.7 à 12.7 GHz et 14 à 14.8 GHz pour la radiodiffusion.
 de 17.3 à 19.7 GHz pour les télécommunications civiles.

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Certaines de ces bandes, comme on le remarque, sont utilisées en partage avec les faisceaux
hertziens, selon des conventions d’exploitation très précises.
‒ Au-delà de 20 GHz ( λ 0=1.5 c m) : les bandes de fréquences en sont pas encore
définitivement attribuées, des recherches sont en cours pour l’utilisation de ces fréquences, en
dehors des raies d’absorption de la vapeur d’eau (vers les 22 GHz).

VII° Modélisation d'une ligne


En HF, le long de ligne (l) est en général grand
devant la long d'onde (λ): tension/courant (ou
champs elect/magn) varient le long de la ligne:
phénomènes étudiés en modélisant cette ligne.

R, L:pertes d'E active/réactive


dans conducteurs de la ligne.
G,C: pertes d'E active/réactive
dans le diélectrique de ligne.
HF: dès que l n'est pas <<λ→
le modèle avec Q impossible!

Approximation : Il faut décomposer 1ligne en 1suite d'éléments identiques (élément


unité<<λ) pour représenter avec erreur négligeable par 1Quadripole à constantes localisées:
R1,L1,G1,C1représentant les résistance, inductance, conductance et capacité réparties de
l'élément unité. R1,L1,G1,CI dits constantes (paramètres) primaire de lignes -auxquelles on peut
facilement calculer ces constantes-ou des lignes Transverse Electric & Magnetic [champs E, H
se trouvant dans des plans ┴ aux conducteurs], où notions de i et v gardent 1sens: lignes
coaxiales, bifilaires. Dès que E, H ont une composante longitudinale (dans la direction des
conducteurs), la notion de tension n’a plus de sens; les constants primaires ne peuvent être
calculées directement. Les lignes TEM sont considérées comme guides d'OEM, les champs E,
H se propagent dans le diélectrique où les conducteurs sont plongés; l'utilisation des concepts
i, v reste plus significatif.

VIII° Equation de Propagation

Etudions 1 ligne de transmission de long l, alimentée à 1


extrémité par 1 générateur-tension HF, fermée à l'autre
sur 1 impédance ZR : l'origine des x prise au générateur
ou à la charge,en 1point de discontinuité, afin qu'1 point
de la ligne ait toujours 1abscice positive.

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v ( x, t ), i ( x, t ) & amplitudes V ( x), I (x) sont représentées par 1 fct


Les valeurs complexes instantanées
jt
(en régime sinusoïdal ~) F (t )  e telle que :
v ( x, t )  V ( x).e jt , V ( x )  V ( x)e jv ( x )
i ( x, t )  I ( x).e jt , I ( x)  I ( x)e ji ( x )

V(x), I(x) sont les amplitudes réelles ou 'modules'. v(x,t); i(x,t) sont les valeurs instantanées réelles.
v( x, t )  R[v( x, t )]  V ( x) cos[t  i ( x)]
i( x, t )  R[i( x, t )]  I ( x) cos[t  i ( x)]

Les variables t & x se lient dans la fct. cos; ne peuvent être séparées→l'intérêt de noter en
jt
complexe, où la dépendance temporelle F (t )  e se met en facteur. 1 variation de tension d v en
se déplaçant de dx sur la ligne est Σ variations de tension –R1dx i ; –L1dx( i / t ) dues aux
résistance/inductance.
v i
  R1 i  L1
x t
1 variation de courant di lors d'1 déplacement dx sur la ligne est donnée par :
i v
 G1 i  C1
x t
d'où à partir des deux équations précédentes, on peut montrer que courant et tension i, v satisfont :
2 v 2 v v
 L C
1 1  ( R1C1  L1G1 )  R1G1 v  0
x 2
t 2
t
 i
2
 i
2
i
 L 1 C1 2  ( R1C1  L1G1 )  R1G1 i  0
x 2
t t
NB : Ces équations sont dites Eqs. de télégraphistes
Les 4 éqs précédentes (en régime ~) deviennent successivement :
v i V
  R1 i  L1  ( R1  L1 ) I
x t x

i v I
 G1 i  C1  (G1  C1 )V
x t x

 v
2
 v
2
v  2V
 L 1 C1 2  ( R1C1  L1G1 )  R1G1 v  0  ( R1  jL1 )(G1  jC1 )V
x 2
t t x 2

2 i 2 i i 2 I
 L C
1 1  ( R1C1  L1G1 )  R1G1 i  0  ( R1  jL1 )(G1  jC1 ) I
x 2
t 2
t x 2

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Posons   ( R1  jL1 )(G1  jC1 ) :quantité complexe dite constante (paramètre) de


propagation γ = α+jβ ; la partie réelle α est un paramètre d'affaiblissement (en Np/m, dB/m;
1Np=0.1151dB); β sa partie imaginaire est un paramètre de phase (rad/m; 1rad=57.30°). les
dernières équations s'écrivant:
 2V
  2V ,
x 2

2 I
 2I
x 2
sont dites 'équations de propagation' des tension et courant le long de la ligne.

IX° Solutions de l'équation de propagation


Les équations de propagation ci-dessous admettent des solutions de la forme :
V ( x )  V i e   x  V r e x
I ( x )  I i e   x  I r e x

où V i ,V r , I i , I r (grandeurs d'ondes incidente/réfléchie): constantes d'intégration liées deux a


deux. On en déduit que:
Vi V R1  jL1
 r   ZC
Ii Ir G1  jC1
C'est 1 quantité homogène décrivant 1 impédance dite <impédance caractéristique> de la ligne ZC.
tenant compte de tout coef., les tensions (courants donc) en fonction des 2ondes incid/réféch. sont
v ( x, t )  V ( x)e jt  V i e  x e j (t   x )  V r e x e j (t   x )
Cette expression est  de 2termes, l'1 d'amplitude qui↓ qd x↑: un déplacement du générateur vers
récepteur : onde incidente (i), l'autre (cas contraire) : onde réfléchie (r); v (par conséquent i) sur 1
ligne est la superposition de 2ondes se propageant en sens contraire, où V i ,r , I i ,r sont les grandeurs
incidentes et réfléchies des courants et tensions.
NB : l'étude est limitée (par ex) pour V seule puisque V , I ont la même forme.

Expressions de v, i et Z
Dans le cas d'1 ligne terminée par 1 charge quelconque, les amplitudes de v et i se calculent ainsi :
V 0  V i  V r  Zc (I i  I r )
V i V r
I0  Ii  Ir 
Zc
à partir de ces éqs, on obtient :
V 0  Zc I 0 V 0  Zc I 0
Vi  Vr 
2 et 2

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I0 V0 I0 V 0
Ii   Ir  
2 2Z c et 2 2Z c

v ( x, t )  V ( x).e jt ,V ( x )  V ( x)e jv ( x )

reportons celles-ci dans les éqs données précédemment i ( x, t )  I ( x).e jt , I ( x)  I ( x)e ji ( x )

on obtient pour les lignes sans pertes l'impédance :


Z 0  jZ ctg (  x)
Z ( x)  Z c
Z c  jZ otg (  x )
l'impédance caractéristique sans pertes sera :
Z R  jZ c tg (  l )
Z0  Zc
Z c  jZ Rtg (  x) [avec pertes, on remplacera tg(βl) par la tangente hyperbolique th(γl)].

→ Ondes progressives
Dans le cas particulier où la ligne est terminée par ZR=ZC, donc ZE de la ligne est ZC : tout ce passe
comme si le générateur est directement fermé sur Z C, i.e., Z(x)=ZC → en tout point de la ligne, Z
est ZC ; les ondes sont dites 'progressives'; les amplitudes caractéristiques seront:
Z0  Zc I0 Z
V i  I 0. Ii  (1  0 )
2 et 2 Zc ;

Z0  Zc I0 Z
V r  I 0. Ir  (1  0 )
2 et 2 Zc

il en résulte que V i  V 0 ;V r  0; I i  I 0 ; I r  0
V ( x)  V 0e  x
 x
d'où : I ( x)  I 0e
qd 1 ligne est terminée par Z C, il n'ya pas d'onde réfléchie et le régime s'établissant sur cette ligne
est dit 'régime d'ondes progressives'; les valeurs de courant/tension instantanées sont donc :
v ( x , t )  V 0 e  x e j (  t   x )
i ( x , t )  I 0 e  x e j ( t   x )
L'amplitude décroit en exponentielle qd x ↑; la phase se déplace avec 1vitesse de 'phase' ω⁄β; v et i
sont en phase dans le temps et l'espace → toute P que transporte 1onde progressive est active; ce
régime fonctionnement d'1 ligne est le + favorable.
Avec 1mV 'HF' mesurant directement la val efficace de v appliquée, c'est v eff de la tension HF sur
la ligne que l'on obtient :
V ( x ) V0  x
Veff   e
2 2
la décroissance exponentielle de v le long d'1 ligne à pertes est telle qu'illustre fig ↓:

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Calcul de α:
 x1
* à l'abscisse x1: V1 = K e
 x2
* en x2: V2 = K e
V1
 e ( x2  x1 )
V2
V
ln 1   ( x1  x2 )
V2
→cas où la ligne est en CC : ZR=0
Z0=ZC.thγl; pour 1ligne sans pertes Z0=jZC.tgβl
→cas où la ligne est en CO : ZR→∞
Z0=ZC/(thγl); pour 1ligne sans pertes Z0= ZC/(jtgβl)
→cas de ligne 1/4 d'onde 1/2 onde
si βl=(2n+1)π/2, ie, si l=(2n+1)λ/4
Z c2
Z0 
ZR , donc la ligne λ/4 est 1 inverseur d'impédance. 1 application de ce résultat est
l'utilisation de ligne λ/4 court-circuitée comme isolateur HF (impédance d'entrée ZO ∞)
si βl=2nπ , ie, ie, si l=nλ/2 →Z0=ZR ceci est utilisé pour ramener en 1 endroit donné 1 impédance =
ZR (antenne par ex) sur laquelle on peut directement faire des mesures.

→ Coefficient de réflexion Γ
en 1 point d'abscisse quelconque, Γ est défini comme le rapport de l'amplitude de l'onde réfléchie à
celle de l'onde incidente en ce point :
V r e x V r 2 x
( x)   e
V i e x V i
V r V R  ZC I R Z R  ZC
 
Comme V i V R  ZC I R Z R  ZC
Z R  Z C 2  x Z R  ZC
 R ( x)  e R 
il vient : Z R  ZC et pour x=0→ Z R  ZC ayant 2 valeurs intéressantes 0 et 1 :
* Γ=0 pour ZR=ZC : pas d'onde réfléchie →
V ( x)  V i e   x ; I ( x )  I i e  x : un régime d'ondes
progressives s'établit sur la ligne.
Z R  ZC  Z R  ZC
* Γ=1 se produit dans les 3 cas suivants : ZR=0; ZR→∞; → il s'établit sur un
régime d'ondes stationnaires pures.
V ( x)  V i e   x  V r e x

Cas général : lignes à Γ quelconque à partir de I ( x )  I i e   x  I r e x données avant, on déduit :

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1   R e 2 x
V ( x )  V i e 1   R e
x 2 x
 I ( x)  I i e 1   R e
x 2 x
 Z ( x )  Z
1  e2 x
C
; ;
→ Pour: v Max; i min; et Z Max, on aura respectivement :
Vi
V M  V i (1   R );VM  ( )(1+ R )
2 ;
Ii 1 R
I m  I i (1   R ); I m  ( )(1   R ) Z M  Z C
2 ; 1 R
→ Pour: v min; i Max et Z min, on aura:
Vi
V m  V i (1   R )e j  x ;Vm  ( )(1   R )
2 ;
I
IM  I i (1   R )e j  x ; I M  ( i )(1   R )
2 ;
1  R
Z m  ZC
1 R

Rapport dondes stationnaires: la quantité VM/Vm=IM/Im= ρ, appeléerapport d'ondes stationnaires


(Voltage StandingWaves Ratio), est liée au module du coefficient de reflexion de la charge ainsi :
1  R

1  R
→ Intérêt et description du diagramme/abaque de Smith (résoudre les problèmes de lignes)
Il ya 1simple relation entre le coef. de réflexion ( x)   R .e 2 x et l'imp. Z en 1point de la ligne:

1  ( x) 1 R
Z ( x)  Z R  ZC
1  ( x ) dans le cas particulier, on se place sur Z : 1  R
R
1  ( x) 1 R
z( x)  zR 
En termes d'impédances réduites z (quotient Z/ZC), on a : 1  ( x) et 1  R
j
Il est possible de calculer zR d'après  R   R e :
 1
R 
* 1 détermination  R résulte d'1 mesure du ROS selon  1

* celle de  résulte d'1 min de pointage de tension d'après   2 xm  


2 x
-De même il est possible de calculer z(x) selon ( x)   R .e ; et puisque les calculs sont longs,
on fait recours au diagramme abaque d'imps de Smith: qd on connait  on détermine z & inversmt.

Exercices
Ex. 1 (Sur l'équation de propagation)

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Soit 1 ligne de transmission de long l, alimentée à 1extrémité par 1générateur de tension HF,
fermée à l'autre sur 1 impédance ZR (fig.1 gche), et modélisée par 1 quadripôle (fig.2 dte)

Indication: origine des x (prise au générateur ou à la charge: en 1 point où se trouve


1discontinuité); Les valeurs complexes instantanée v( x, t ), i( x, t ) & amplitudes V ( x), I (x) représentées par
1fct (en régime~)
v( x, t )  V ( x).e jt ,V ( x)  V ( x)e jv ( x )
j t ji ( x )
telle que : i( x, t )  I ( x).e , I ( x)  I ( x)e
F (t )  e jt ; V(x), I(x): amplitudes réelles 'modules', v(x,t);
i(x,t); v(x,t) val. instantanées réel. v( x, t )  R[v( x, t )]  V ( x)cos[t   ( x)] i( x, t )  R[i( x, t )]  I ( x)cos[t   ( x)]
i i

les variables t & x se lient dans la fct. cos; ne peuvent être séparées→l'intérêt de noter en complexe,
jt
où la dépendance temporelle F (t )  e se met en facteur. 1 variation de tension dv en se déplaçant de
dx sur la ligne est Σ des variations de tension –R1dx i ; –L1dx( i / t ) dues aux
résistance/inductance:
v i i v
  R1 i  L1  G1 i  C1
x t di
; 1 variation de courant lors d'1 déplacement dx sur la ligne est: x t d'où
2 v 2 v v
 L 1 C1 2  ( R1C1  L1G1 )  R1G1 v  0
i, v satisfont éqs/télégraphistes x 2
t t ;
2 i 2 i i
 L 1C1 2  ( R1C1  L1G1 )  R1G1i  0
x 2
t t . Que deviennent (en régime ~) les 4 éqs précédentes ? En se
  ( R1  jL1 )(G1  jC1 )
basant sur l'indication ci-dessous, on pose: puis démontrer la relation:
Vi V
 r
Ii Ir V i, r , I i, r
, où sont les grandeurs d'ondes incidente/réfléchie. Procéder en se basant sur cela :
j t  x j ( t   x ) x j ( t   x )
v( x, t )  V ( x)e  V ie e V e e
& limiter l'étude pour V seule ( V , I ont la même forme).
r

Ex.2 Les paramètres primaires d'1 ligne téléphonique d'abonné (fréquences vocales de l'ordre de
1kHz) sont tels que: R1 = 7.10-3 Ω/m; L1 = 3.1. 10-6 H/m; G1 = 3.8. 10-9 S/m; C1 = 5.8. 10-12 F/m.
j1 j 2
1- A la fréquence de 1kHz, calculer : R  jL , G  jC  , respectivement sous les formes :  e ,  e
1 1 1 1 1 2

2- En déduire l'impédance caractéristique & le paramètre de propagation : Z  R  jX ,    j  , c

dont la partie réelle α est un paramètre d'affaiblissement (en Np/m, dB/m; 1Np=0.1151dB); β la

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partie imaginaire est un paramètre de phase (en rad/m; 1rad=57.30°). Pour 1 ligne sans perte,
1
   L1C1 , v p 
L1C1
R1=G1=0→ α=0,

Ex.3 (tjs étude des de solutions l'équation de propagation) Même ligne téléphonique qu'à l'ex. 2.
1- Calculer, à 1kHz, la long d'onde et la vitesse de propagation.
2- Cette ligne est supposée sans perte. A 1kHz, calculer la vitesse de propagation et β.

Ex.4 (Expression de tension, du courant et de l'impédance) Un générateur de f.e.m 100 V,


d'impédance interne ZG=50Ωalimente 1ligne d'impédance caractéristique ZC=100Ωsur laquelle la
long d'onde λ=1.5m. Cette ligne ayant 1 long l=1.5m est fermée sur 1 impédance ZR inconnue. l'
impédance ramenée à l'entrée de la ligne (interface ligne-générateur) est Z0=(125-j120)Ω.
1- Calculer les amplitudes complexes de la tension et du courant à l'entrée de la ligne V , I .
0 0

2- Calculer celles à l'extrémité de la ligne V , I .


R R

3- En déduire ZR. Vérifier la valeur ainsi trouvée par 1 calcul direct à partir de Z0.

Ex.5 (Ondes progressives) Les paramètres secondaires d'1 ligne de long l=100m sont les suivants :
ZC=800-j200(Ω) & γ=0.00775+j2.55 (m-1); cette ligne est fermée sur 1 impédance ZR=Zc et alimentée
par 1 générateur dont les caractéristiques sont f=100MHz, E=100V et ZG=75Ω.
1- Calculer le courant et la tension à l'entrée de la ligne V , I . 0 0

2- Déduire le courant et la tension sur la charge V , I . R R

3- Quelle est la puissance moy active absorbée par la charge ZR.

Ex.6 (Eq de propagation & cas particulier où ZR=0 & ZR→∞) 1 Ligne téléphonique de long l=100km
est alimentée par 1 générateur de fréq. f=1kHz. On mesure son impédance d'entrée Z 0 lorsque son
autre extrémité est en: a -court-circuit (SC): (Z0)CC=530e-j35°, b-circuit-ouvert (OC): (Z0)OC=1070ej21°
1- Calculer les paramètres secondaires de la ligne Z  R  jX ,    j
c

2- Déduire des résultats précédents les valeurs des paramètres primaires de la ligne : R 1,L1,G1,C1.

Ex.7 (ligne 1/4 d'onde, 1/2 onde) On veut adapter une antenne FM de type dipôle replié dont
l'impédance est de 300Ω à l'entrée d'1 tuner dont l'impédance est de 75Ω .
1- Déterminer l'impédance caractéristique d'1 ligne d'adaptation λ/4.
2-On veut effectuer cette adaptation une? fois en utilisant 2lignes λ/2? sachant que l'impédance
interne est de 150 Ω. Quelle sera l'impédance caractéristique de ces 2lignes?

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Ex.8 (Vitesse de groupe Vg) La long d'onde λd sur 1 ligne est la long d'onde de propagation en
2 2 2
 2   2   2 
     
    d   c 
espace libre par le relation : , où λc est dite long d'onde de 'coupure' de la ligne
2 2 2
 k,  ,  kc
 d c
considérée. Elle ne dépend que des dimensions de cette ligne. On notera que :
1- Démontrer que le produit de la vitesse de phase vp sur cette ligne par sa vitesse de groupe vg est
égal au carré de v la vitesse de propagation en espace libre.
2- Calculer la valeur de vp en fonction de v, λ et λd. En déduire celle de vg.

Correction des exercices:


Exercice 1 :
V
 x x  ( R1  L1 ) I
relations des tensions V ( x)  V i e  V re et x
A partir des
et celles des courants I ( x)  I i e  x  I r e x et   ( R1  jL1 )(G1  jC1 )
 x x R +jL ω
1 √
nous avons V i e  V r e =− G 1+ jC1 ω ( I i e  I r e )
1
 x

on peut écrire (en identifiant les termes en e− x et en e x ), il vient:


x

Vi V R1  jL1
 r   ZC
Ii Ir G1  jC1

Exercice 2 :
ρ1=√ L2 ω 2=20,72. 10−3
L
1  Arctg 1 ¿ 70.25 °
R1

ρ2=√ C2 ω2 =36,6.10−9
C1
2  Arctg
G1 ¿ 84 °

1 φ −φ
Zc  1 2

 2 e 2 =752 e− j 6,875=746,6− j90

φ 1−φ2


y= ❑1 ❑2 e 2

¿ 27,54.10 6 e j37.125
α =6,137. 106 Np / m
β=26,848. 106 rad /m

Exercice 3

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1) λ 1= avec β 1=26,848.10 8
β1
λ 1=231.10 6 m=234 km
ω 2 π .103
v1 = = =234000 km/s
β 1 26,848.10 6
1 ω 6
2) v1 = L 1C =235833 km/s et β1 = v =26,64. 10 rad /m
1 1

Exercice 4
I0¿ E 100
=
1) Z 0 + ZG 175+ j120
d'où 175− j120=212,20 e j 34.44
I0
ou encore ¿ 0,471 e j 34,44
V0
¿ Z0 avec Z 0 =123,28 e j34,44

D’où : V 0 ¿ 81,61 e j 9,39


2) V R ¿ cos 2 π 1 jZ sin 2 π 1
λ 0 λ
VR 1 1
−cos 2 π jZ 0 sin 2 π
λ λ
1
2 π modulo 2 π λ
λ
d’où V R ¿ 56,865 e j 24.38 (V)
Et I R ¿ 1, 263 e j188 (A)
3) Z R=45,02 e j 112,3 (Ω)

Exercice 5 :
Puisque Z R + Z C nous avons à l’entrée de ligne
Z R + Z C =800+ j200=825,62 e− j 14
Le courant à l’entrée de la ligne est donné par:
I0 E 100
¿ = =0,111 e j 12.875
Z R + Z 0 875+ j 200
V 0 ¿ Z =91,88 e− j 1.125
0
 l
I R  I 0 e  l et V R  V 0 e
e  l  e  l e  j  l , et ainsi αl = 0.775 Np, d'où βl = 255 rad (2π) = 0,5845 rad = 210,424°

Donc, e  l = 0,46 e  j 210.424


I R  0.51 e  j197.549
V R  42.265 e  j 211.549 .

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1 1 1
R V R I R   R  Z R I R    RR I R   1.04Watts
* 2 2
Pact 
3) 2 2 2 .

Exercice 6
( Z 0 )cc  ZC th l
1) On peut démontrer que: et ( Z 0 )cc  ZC / th l encore Z C2  ( Z o )CC .( Z o )CO et de
même (th l )  ( Z o )CC / ( Z o )CO On trouve avec les valeurs mesurées:
2

Z1 =753,06.e j 7 =747,45− j9177 (Ω) et th l = 0,704 e− j 28=0,62− j0,33


e 2 l  (1  th l ) / (1  th l ) =
Alors que 0,3. e j 52.48
2 l  j 2l l
Encore e =0.3 et e =e j 52.48 Ainsi e =1.8125 et α = 0.6.10-5Np/m
2 l =  52.48°+360° (l doit être positif) donc β=2.68.10-5 rad/m.

2) R  jL  =2068.10-5 ej70.38° = 2.068.10-5+j1947.93.10-5.


1 1

R1 = 6.94. 10-3 Ω/m, L1 = 3.1. 10-6 Ω/m,


G  jC 
1
= 3.65.10-8 ej84.38° = 3.57.10-9+j3.63.10-8.
1

G1 = 3.57. 10-9 S/m, C1 = 5.78. 10-12 F/m,

Exercice 7
Z r=√ 75∗300=75∗2=150 Ω
Z r=√ 150∗300=150 √ 2=212 Ω
Z r=√ 75∗150=75 √ 2=106 Ω

Exercice 8
1)Différentions la relation k 2=β 2+ k 2r
kdk =βdβ
Or: k = 2 π = ω et dk= dω
λ V V
V est la vitesse de propagation en espace libre dans le diélectrique dont est constituée la ligne
( v=c )Si et seulement si le diélectrique est l'air.
Donc : ω . dω ω dω 2
=β . dβ ou . =v
2
v β dβ
D’où : v p . v G =v 2

2) v p = ω =fλλd=v λ d → v g=v λ
β λ λd

→Diagramme de Smith : Principe & Construction


Dans le cas général, le coef. de réflexion Γest donné par :

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z ( x)  1
( x) 
z ( x )  1 ;  ( x)   R .e 2 x ; équivaut(cas d'1 ligne sans pertes) à :  R .e j (  2  x ) ; soit    2 x
z 1
 R .e j 
re
la 1 relation s'écrit : z 1 ; représentons  R .e j dans le plan complexe:
Les points représentatifs des différentes valeurs du
coefficient de réflexion sont déterminés uniquement
à partir de "point O & axe Ox (refs)" par leur :
* rayon vecteur proportionnel à  R ,
* position angulaire représentant  .
Puisque dans tous les cas  R  1 , un cercle de rayon
"1" comprendra toute valeur possible d'impédance.
j
cela est possible puisque  R .e  p  jq ; il suffit de rapporter le plan aux 2axes (réel et
imaginaire); 1point M représentatif est repéré par son abscisse (trajectoire sur axe-réels)
j
p   R .coset ordonnée (projection sur axe-imaginaires) q   .sin .Les 2représentations de  R .e
R

sont compatibles: quand l'origine et l'unité de long choisies sont les mêmes que dans ce qui
précède, l'axe-réels coïncide avec Ox, tel que les M obtenus en coordonnées cartésiennes et polaires
se confondent. Soit à représenter z=r+jx; puisque Γ se mesure, comment trouvons l'impédance
( r  1)+jx
p  jq 
correspondante, i.e. connaissant p, q déterminons x, r; on a à utiliser: relation ( r  1)+jx

lise couple de val (p, q) au couple (r, x) ; égalisons parties réelles et imaginaires, on obtient 2 éqs à
2 inconnues (r, x); éliminons x entre elles:
2 2
 r   1 
 p  q 
2

 1+r 1 + r  ; p, q connus, r peut être déterminé, mais sous cette forme de telle éq.
définit des cercles de rayons 1/(1+r) centrés au point p  r (1  r ); q  0 [du plan complexe].
Les cercles centrés sur l'axe p passent tous par 1point fixe (p=1, q=0); en prenant comme
paramètre r, on peut tracer dans le plan complexe 1 abaque dont chacun des cercles correspond à
1valeur de r.
Le faisceau de cercles admet 2 cas particuliers :
* r=0 →cercle centré à (p, q)=(0, 0) ayant pour  '1' : grand cercle du diagramme.
* r→∞: cercle de centre (p, q)=(1, 0) de  '0' : 'cercle point'. Voir fig↓gauche.

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2 2
 1  1
 p  1   q     
2

De même, en éliminant r entre les 2eqs, on a  x x


avec p, q connus, on peut
déterminer x; mais comme précédemment, cette relation définit des cercles de rayon 1-x centrés, au
point (p=1, q=1-x) du plan complexe, sur 1 axe mené par p= 1 parallèlement à l'axe imaginaire; ils
forment 1 faisceau de point fixe (p, q)=(1, 0) → si on prend x comme paramètre, on peut tracer 1
abaque où chaque val de x correspond à 1cercle; il ya 2cas particuliers de ce faisceau de cercles à x
constant :
* x=0 : cercle centré en (p, q)=(1, ∞) de rayon ∞, c'est l'axe horizontal,
* x→∞ : cercle de centre (p-1, q=0) ayant pour rayon '0' : 'cercle point'. Voir fig↑ gauche toujours.
Les 2faisceaux de cercles définis ainsi ayant 1point fixe commun (p=1, q=0) sont orthogonaux,
dont l'ensemble forme le diagramme de Smith très utilisé en pratique. Si l'on connait  , [fig↑ R

droite], le point représentatif est l'intersection du cercle ayant le même centre de celui du
diagramme, et de rayon  ( grand cercle  =1) avec 1droite faisant 1angle avec axe-horizontal
R R

des réels 'résistances'


z( x)  1
( x) 
'après z( x)  1
D

les variations de l'impédance réduite z(x) et le coef de réflexion sont liées; comme sur diag-Smith,1
   2 x j ( 2 x )
point représente z(x) et ( x) ; comme ( x)   e e , x varie sur 1 ligne :
R

* avec pertes : lieu de ( x) →spirale logarithmique à tracer connaissant α.


* sans pertes : lieu de ( x) → cercle de rayon  de même centre que celui du diagramme; 1 cercle
R

(sur lequel se trouvent les points représentatifs de toutes les impédances de la ligne) pouvant être
tracé connaissant le point représentant l'1 des impédances; aux intersections du cercle avec axe-
réels, on lit ROS et son inverse; il ya deux points de la ligne où l'impédance est réelle: là où z est
Max/min

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

ZC 1
Z M   Z C  zM   ; Z m   zm 
 ;le diagramme-admittance est tel que (résistance,
réactance) 'r+jx'=z sont placées et on veut trouver (conductance, susceptance) 'g+jb'=y.
1   R e j 1   R e j
z y
Remarquons que : 1   R e j
et 1   R e j
passons de l'1 à l'autre en ajoutant  à  →diag-
admittance se déduit du diag-impédance par symétrie par-rapport au centre→ prendre symétrique
de 'r+jx'.

Exercices:
Exercice 1
1) Sur une ligne sans perte d'impédance caractéristique Z C = 50 Q, une impédance ZR crée un
coefficient dé réflexion  R = 0,54 e j128 . En utilisant l'abaque de Smith, déterminer : le R.O.S. ρ,
l'impédance ZR et l'admittance YR.
2) Mêmes questions pour  R = 0,4 e j62.

Exercice 2
1) Une ligne sans perte s caractérise d'une impédance ZC= 50 ΩΩ, et se termine par une autre ZR=
40+j65 Ω. En utilisant l'abaque de Smith, déterminer : l'admittance YR le R.O.S. ρ, le coefficient
de réflexion  R de la charge.
2) Mêmes questions pour ZR = 30-j 70 Ω.

Correction des exercices:


Exercice 1
 R ¿ 0. 54 et arg¿ 128 ° .
M et la point représentatif de
 R ¿ 0.54 avec des réels a droite→ ρ=3.35.
Le R.O.S se lit a l’intersection du cercle de rayon
Impédance réduite correspondant au point M :
z R =0.36+ j0 .44
D’où : Z R=z R Z C=18+ j 22
Admettant cette réduite correspondant au point M’
y R=1.13− j 1.35
D’où :Y R= y R Y C=(2.26− j2.7) 10−2 S
De la même manière on trouve ρ=2.35
z R =1.07− j 0.9→ Z R=53.5− j 45 Ω
y R=0.55+ j 0.45→ Y R =(1.1+ j 0.90) 10−2

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Exercice 2
ZR
1) Z R= =0.8+ j1.3
Zc
(point M du diagramme) Y R=0.35− j 0.55
(point M’ symétrique de M) Y R=Y R Y C =(0.7− j1.1)10−2
Au point B on lit le R.O.S : ρ=3.9
La position de point M en coordonnées polaires nous donne :
Γ R=0.59 e j 63°

2) De la même manière nous obtenons :


Z R=0.6− j1.4
y R=0.26+ j 0.60→ Y R=(0.52+ j 1.20)10−3 S
p=5.3 et Γ R=0.68 e− j 65°

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Chap.2. Guides d’ondes rectangulaires et cylindriques


- Guides d’ondes rectangulaires, cylindriques: Modes TM et TE, équation de dispersion,
constante de Propagation, fréquence de coupure, Impédance, …-Les guides d’ondes optiques
(Fibres optiques: Propagation de la lumière, Polarisation, atténuation, dispersion
chromatique, PMD, effets non linéaires, types de fibres optiques)

I° Réflexion et réfraction des OEM


Étudions la réflexion (refl) d'1OEM sur 1plan conducteur & la refl-réfraction de celle-ci sur
1interface entre milieux diélectriques: phénomènes phys. à la base de propagation des ondes en
 
guides d'ondes métalliques et diélectriques. 1OEM se constitue des champs elect. E et magn. H qui
forment1trièdre (et 1plan  à direction de propagation, dit plan d'onde) direct avec la direction de

propagation; si u est1vecteur unitaire de celle-ci, on a :

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

       
E  Hu H  E u
 et  où  ;  sont les permittivité dialecte et perméabilité magn où se fait
1
  0 
(F/m) et   0  4 .10 H/m.
-7
la propagation; dans vide/air : 36  .109

II° Guides d’ondes rectangulaires (GOR)


1GOR à parois lisses est très utilisé en -ondes pour techniques de labo, radar et applications
industrielles; partons des résultats établis pour la réflexion d'1 onde sur 1plan conducteur, et
voyons à quelles conditions peut-on adjoindre 1plan‖et  autres  constituant1GOR, pour mettre
en évidence les caractéristiques de propagation s'effectuant par réflexions successives sur les parois
du guide, ainsi que les longueurs d'onde de propagation guidée et de coupure; étudions les modes
de propagation TEmo/TEon, surtout fondamental (m=n=1).

Propagation entre plans ‖


Soit 1OEM arrivant obliquement sur 1plan conducteur Σ, lescomposantes (E, H) du champ
électromagnétique ne sont déterminés qu'à 1constante près puisque leur val numérique exacte
dépend de la puissance d'émission de la source qui les rayonne.Si k=2π/λ, les expressions des
champs seront :

a) Si le champ E est  au plan d'incidence :

E x   jE sin(ky sin )e  jkz cos


H y   jHcos sin( ky sin )e  jkz cos
H z   H sin cos( ky sin )e  jkz cos

1tel régime, dans lequel E est ┴ à la direction de propagation Oz, est dit Transverse Electrique

(TE) ou mode H (du fait que 'seul le champ mag. H a 1composante dans direction-propagation').

b) Si le champ H est  au plan d'incidence :
H x   H .cos(ky sin ).e  jkz cos
E y  E.cos .cos(ky sin ).e  jkz cos
E z  j.E.sin .sin(ky sin ).e  jkz cos
 
Ici, H  direction de propagation; seul E a 1composante dans cette direction: mode TM ou mode
E
Conditions de propagation entre plans ‖
1plan Σ'(‖Σ) ne peut être introduit -sans1inter-
ruptionde la propagation- que si les conditions
de continuité suivantes sont vérifiées sur ce plan
ET = 0 → Ex = 0 et Ez = 0
HN = 0 →Hy = 0  x et z;ense reportant aux eqs
donnant E ,H , H dans lescas fondamen-taux
x z y

de polarisation, ces conditions imposent :


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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

sin(ky sin )  0 i.e., ky sin  n ; si l'angle d'incidence est donné, on aura :


,
n
y ;( n, entier  0)
2sin 0 :1relation nous permettant la détermination des distances auxquelles on
a à placer Σ'‖Σ , i.e., à  / 2sin ; / sin ;3 / 2sin :
0 0 0

* distance de Σ'à Σ fixée à 1val b→propagation entre Σ' à Σ conditionnée par la relation:
n
sin 
2b , avec 0  n / 2b  1

→Long d'onde et vitesse de phase :

La propagation entre Σ‖Σ' est caractérisée par de successives réflexions sur l'1 et l'autre plan; en M
1point de l'espace diélectrique, l'état électromagnétique résulte de la superposition de ondes
planes réfléchies également inclinées par rapport à Oz (fig↑gauche). Les expressions des champs en
M se donnent toujours par les relations qui précédent (pour les cas fondamentaux de
polarisation).

Rappel: les axes Oy, Oz correspondent respectivement aux directions de propagation de Pact et
Preact.
Fig↑gauche: les axes de référence yOz ne coincident pas avec la direction de propagation de l'1 ou
l'autre-onde réfléchie →selon ces axes, l'onde semble se propager avec 1long l'onde et 1vitesse ≠
de celles qu'elle a suivant la diection de propagation.
fig↑droite: l'onde se propage de Σ→Σ', telle que (dans yOz) on peut representer les traces des
plans d'onde successifs déphasés de π→ ce sont droites  à la diection de propagation, et dont la
distance est PP'=λ (1long l'onde selon la diection de propagation).

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016


MM '   y 
sin long.d ' onde  selon  Oy

NN '  z 
cos long.d ' onde  selon  Oz
Il ya aussi 1 déphasage de 2π entre M et M’ou N et N’(tout comme celui entre P et P'), d'où λy, λz
dites longs d'onde apparentes selon des directions différentes de celle de propagation de l'onde.
Comme le temps que met l'onde allant de P en P' est le même que celui mis pour aller de M en
M', celle-ci semble se propager +rapidement selon Oy, Oz que selon sa propre direction de
propagation, avec des vitesses de propagation sur Oy, Oz, respectivement de :
  v v
y  z  vy  ; vz 
sin cos sin cos
À ces longs d'onde/vitesses de propagation apparentes correspond le nom de longs d'onde/vitesses
de phase.

→Propagation dans 1GOR :


Condition de propagation :
Comme déjà dit ci-haut, il est possible sous certaines conditions d'adjoindre 2plan Σ'‖Σ pour
obtenir une propagation guidée entre eux (tous 2  plan d'incidence, fig↓gche); peut-on aussi
adjoindre 2 autres plans π et π' ‖ yOz et  (Σ', Σ) sans que cette propagation ne soit perturbée? les
conditions de continuité à leur surface s'expriment ainsi par : E y =0, E z =0 et H x =0 y et z


Dans le cas où E de l'onde incidente est  plan d'incidence (onde TE), ces 3conditions sont
toujours vérifiées; on peut adjoindre 2plans (π,π')  (Σ',Σ) et ‖ plan d'incidence yOx, où l'unique
n
b
condition à vérifier est que (Σ',Σ) soient distants de 2sin

→Si par contre E de cette onde est dans yOx (onde TM), les conditionsde continuité ne seront
pas satisfaites sur (π, π') puisque Ey, Ezet Hx ne peuvent être nulles  y et z→impossible que l'onde
TM se propage à l'intérieur de tel guide.
→La propagation se fait par réflexions successives sur ( Σ',Σ): tout à fait logique puisque (π, π') sont
pris ‖ plan d'incidence (où il n ya + de réflexions)

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

→L'autre cas de propagation (fig↑dte) est celui se faisant par réflexions successives sur ( π,π') : le
m
a
plan d'incidence doit être ‖ (Σ',Σ) et que (π, π') soient distants de 2sin

→Là aussi, la propagation n'est possible que si E de l'onde incidente est  plan d'incidence (onde
TE). Remarquons que les 2 figs. ci-dessus se déduisent l'1 de l'autre par 1simple rotation de 90°
autour de l'axe du guide (les 2cas de fig conduisent au même résultat).

→On en conclut que la propagation d'1 OEM à l'int d'1 GOR sera possible si E de l'onde
incidente est ‖ faces sur lesquelles cette onde va se réfléchir successivement.
→Modes TEmo et TEon
Cas1(fig↑gche): On a 1propagation s'effectuant par réflexions successives sur faces  Oy distantes

de b  n / 2sin →par convention Onde (ou Mode) TEon: E horizontal, l'excitation de cette onde
s'effectue sur 1petite antenne rectiligne (ou sonde), couplée au générateur, pénétrant
horizontalement dans le guide; les relations de tel mode (déjà données ci-haut) sont:
E x   jE sin(ky sin )e  jkz cos
H y   jHcos sin( ky sin )e  jkz cos
H z   H sin cos( ky sin )e  jkz cos

Cas2 (fig↑dte):propagation faite par successives réflexions sur faces  Ox distantes de a  m / 2sin

→par convention Onde (ou Mode) TEmo: E vertical, onde excitée par 1sondequi pénètre le guide
verticalement: les expressions des modes de ce champ se déduisent des relations précédentes en
 
remplaçant x par y; y par -x; x par y ; y par - x pour les variables et vecteurs unitaires des axes,
successivement. les relations de ce mode seront :
E y  jE sin( kx sin )e  jkz cos
H x   jH cos sin( kx sin ) e  jkz cos
H z   jH sin co s( kx sin )e  jkz cos
→Si m (ou n) =1, la propagation s'effectuedans le guide selon le mode fondamental TE10 (TE01),
les mêmes puisque ne dépendant que de la convention adoptée au départ.
→Est-il possible de faire propager des ondes TM mn (avec m, n≠0)?Alors que pour les modes TM on
(TMmo)les conditions de continuiténe peuvent pas être satisfaites sur les faces π, π'(Σ,Σ') pour les
modes, pour ceux avec m, n≠0 (TMmn) de telles conditions peuvent acquérir la satisfaction.
→ Il  aussi des modes TEmn (avec m, n≠0) dont la présence se révèle par l'étude générale des
guides d'ondes métalliques.

→ Longs d'onde de propagation guidée et de coupure

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Comme en cas de propagation entre 2plans, en GOR (où la propagation s'effectue par reflexions
sur Σ',Σ (TEon), les longs d'onde de phase sont:
 y   / sin ; z   / cos
* 1long. d'onde de phase (propagation selon Oy et Oz, respectivement)
2 2
   
      1
D'où la relation  z    y 
Fig↑dte [propagation par réflexions sur π, π'] (modes TEmo), les longs d'onde de phase sont:
   / cos ;    / sin avec sin  m / 2a , correspondant à 1propagation de puissances
z x

2 2
  
     1
actives selon Oz et Ox, respectivement. D'où la relation  z   x 
En tous cas la relation de propagation guidée s'écrit :
2 2 2
1  1   1 
ModeTEmo       

  
 z  x 
2 2
1
2
 1   1 
ModeTEon        
  z   y 
*λ→long d'onde en espace libre dans le diélectrique constituant le guide, reliée à la vitesse de
propa-gation (en espace libre) par λ=v/f.
*λ long d'onde apparente dans la direction de propagation active, dite long d'onde de propagation
z

guidée λg, reliée à la vitesse de phase v Z selonO Z ( par λ Z =v Z /fλ ), et intevenant dans le terme de
2 z
kz cos  z cos  2
phase e -jkzcosψ
des relations donnant les champs, donc :  z

*la signification de x ety est beaucoup + délicate à saisir (ce ne sont pas -proprement dit-deslongs
d'onde de propagationselon Ox et Oy, puisqu'il ya selon cette direction des ondes stationnaires)

→ Long d'onde & freq de coupure


 m 2a
x  ; et sin   x 
D'abord sin 2a m :
fixée par les dimensions du guide. Réécrivons, pour
comprendre sa signification, la relation fondamentale en faisant intervenir la fréq f de l'OEM se
propageant dans le guide :
2 2 2
 f   1 m
     
 v   z   2a 
avec  réel →propagation sans affaiblissement dans les parois (supposées
f / v  m / 2a : satisfaite z

infiniment conductrices).
f / v  m / 2a satisfaite qu'avec  imaginaire →les champs s'affaiblissent quand z augmente
z

(OEM ne se propage que de quelques longs d'onde)

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

→la fréq de coupure f  mv / 2a (mise là en évidence) et la long d'onde correspondante


c

  2a / m sont dites grandeurs de coupure pour le mode TE . Voici les directions de propagation
c mo

des ondes planes dans le guide, près (a) et loin de la coupure, aidant à comprendre les
phénomènes:
* à la coupure :     2a / m;   / 2 ; lorsque s'éloigne de la coupure ψ↓.
x

a) b)
 ; c et g z  c etx ou y  g
→ Les relations liant sont telles qu'on écrit .
2 2
1  1   1 
2

       
    c   g 
d'où la relation fondamentale de la propagation guidée est :
λ est la long d'onde de propagation en espace libre dans le diélectrique qui remplit le guide, se
calculant selon λ = v/f avec v=c/√ε et c=3.108 m/s, ε : permittivité relative du diélectrique du guide
r r

c  2a / m(mod e  TEmo ); c  2b / n(mod e  TEon )

→ Etude du mode fondamental


TE10 ; ouTE01 sont ceux qui se propagent à l'intérieur du guide standard le + utilisé en pratique (dit
fonctionnant selon le mode fondamental); prenons par ex. TE (se propageant par réflexions 10

successives sur les faces π et π' distantes de a=λ/2sinψ, avec E polarisé verticalement (fig↓)

    2 
sin   cos   1  2 
c 2a g  4a 
On a donc: et , d'où l'on déduit :
2  2 2  z
kx sin  x  kz cos  z  2
 2a a  g g
et ; les expressions des champs deviennent :
    x   j 2 z /  g     x   j 2 z /  g
  x   j 2 z /  g H x   jH   sin 
E y  jE sin  e  g e H z  H   co s  e
 a  ;    a  et  c   a 

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016


Remarque : H ayant 2composantes orthogonales déphasées de 90° est à la polarisation elliptique
dans 1plan  direction du champ électrique.

→Dans 1plan de section transversale du guide (ex ABCD fig ↓), E (n'ayant qu'1 composante E y)
reste ‖ AC, BD. En déplaçant une sonde de mesure associée à 1crystal détecteur & 1galvanomètre)
Ey E x
 ( E y ) eff   sin
‖ment à Ox, on observe les variations de la valeur efficace de est : E 2 2 a

Puisque 0≤x≤a, on obtient une 1/2sinusoide avec minima nuls pour x=0 et x=a, et max à x=a/2:

c'est la coupe transversale de E caractéristique du mode fondamental.

→ lignes de courant sur les faces du guide d’ondes


Le lignes de courant se calculent a partir de l’expression de la densité surfacique de courant
électrique ⃗j S=⃗n ⃗
H , où ⃗n est le normale a une face du guide et ⃗
^ H =⃗H x +⃗
HC
Leur répartition sur les faces du guide est représentée sur la figure 8 dans laquelle le cote all O x
Est place horizontalement tandis que le cote bII O y est verticale .

Il est important de noter que ces line ssont :


 Verticales sur les faces laterales .
 Paralleles a l’axe des z uniquement au milieu des faces supérieure et inférieure.
On ne pourra donc usiner des fentes dans le guide sans en perturbergravement le fonctionnement
que selon ces deux directions d’ou les lignes de mesure a fente longitudinale .des que fentes
coupent les lignes de courant elles rayonnent un !e partie de l’enrgie types d’antennes réseaux.

→Puissance active transportée par le mode fondamental :

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

C'est la puissance transportée selon la direction O z. La densité de puissance selon cette direction
nous est donnéc par la relation:
Pz 1 P z ¿− 1 λ
sin 2
πx
¿− F V H xx (W /m2 ), soit : F V EH
2 2 λR α
ε λ2
En tenant compte de ce que EH =E2
2
√√
μ
1− 2 ab(W )
2
4a
1 ε λ
D’où P= E
4 √√ μ
1− 2 ab(W )
4a

→ Longueur d'onde de coupure :


Nous avons toujours λ c = λ mais ici :
sinψ
• Pour un mode TEmo: mλ
a=
2sin ψ
D’où : 2a
λ c=
m
• Pour un mode TE: b= nλ
2sin ψ
D’où : λ c = 2 b
n
Pour m = 1 (mode TE10), on retrouve bien λ c =2 a.
Pour m = 2 (mode TE20). λ c =a
Pour m = 3 (modeTE30), λ c =2 a/3, etc .
• Pour un mode TE (m ten ≠ 0):
m 2 n 2
λ c =2/
√( a )()
+
b

→ Longueur d'onde de propagation guidée


C'est λ g= λ z, d'où nous avons:
λ 2 λ 2
( )( )
λg
+
λc
=1
2
λ λ
d'où: )
( =
λ λ 2
g

√ 1− ( )
λc
λ
λ g=
Pour un mode TEmo : m2 λ 2


1−
4 a2
λ
λ g=
Pour un mode TEon: n2 λ2


1−
4 b2

→ Atténuation dans les guides d'ondes rectangulaires

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Jusqu'ici, on a supposé que les parois du guide étaient constituées par des conducteurs parfaits, ce
qui est évidemment un cas idéal auquel correspond une propagation sans perte. En fait. I
‘existence de courants dans des parois de conductivité finie implique qu'il y ait une dissipation
d'énergie par effet Joule et. Par conséquent. Une propagation avec pertes. Les champs donnés par
les expressions (1) à (3) pour un mode TEmo et (15) à (17) pour un modeTEondoit- vent être
affectés d'un facteur e-E si l'on appelle a le paramètre de pertes.
Dans ces conditions, la variation de puissance le long de L’axe du guide est de la forme:
Forme : P ( z )=P0 e2 a
−dp
Et par conséquent: 1 dz
α= ∙
2 P( z)

Si l'on suppose que la puissance perdue dans le diélectrique est négligeable : P(z) est la puissance
transmise dans le diélectrique et -(dp/dz) représente la puissance perdue dans les parois du guide.
La puissance transmise dans le diélectrique est donnée par :

→ →
1 ( )
P ( z )= ∬ E H z ds
2 s
La puissance perdue, par unité de largeur. sur les parois du guide est: 1 Rs j 2N
2

→ Guides d’ondes optiques


- Dans les guides d’ondes optiques, comparés aux guides métalliques où l'OEM se propage à
l'intérieur du diélectrique délimité par 1enveloppe métallique, l'enveloppe guidant l'OEM est
constituée d'un autre diélectrique.
Les cylindres diélectriques, dont sont constitués
les guides optiques, ont une permittivité ε1>ε2
du milieu extérieur. 1centre est dit cœur (core),
n  r
et 1partie autour est dite gaine (cladding).Les
est dit indice de réfraction du milieu, où la long
c 1  
permittivités absolue ε0 et relative εr sont reliées
 v/ f  .  0  0
r f r n par ε= ε0.εr où ε0 [air, vide](F/m)=1/36π.109
d'onde est

→ Propagation en guides diélectriques à structure plane

Page 35
Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Réfraction et réflexion à
l’interface de deux milieux
diélectriques.

Variations de
R⊥ et R H pour 0 ≤θ I ≤ θ1 L
Le coefficient de réflexion du champ E est donne respectivement par :
R 1= 1
√ ε cos θ1 − √ ε 2 cos θ2 dans le cas TE
√ ε1 cos θ1 √ ε 2 cos θ2
RH= 1
√ ε cos θ1 − √ ε 2 cos θ 2 dans le cas TM
√ ε 1 cos θ1 √ ε 2 cos θ 2
D'après la loi de Snell Descartes
√ ε 1 cos θ1= √ ε 2 cos θ 2
Si ϵ 1 >ϵ 1 cela implique que θ1 <θ2 les limites de variation de θ1 et θ 1 sont
Donc : 0 ≤ θ1 ≤ θ H et 0 ≤θ 2 ≤ π /2
l'angle  est donnée par
1L

ε2
sin θ1 L=
√ ε1
Si θ1=θ 2=θ R1=R H = ε 1 − ε 2 >0


ε1 √ √
ε2
Si θ1=θ H et θ 2= π =+1 et R H −1
2
il ya 1valeur de  pour laquelle
1 R ‖=0,c'est l'incidence Brewstérienne à  1B  Arctg  2 / 1
;pour
l'angle 1L  Arc sin  2 / 1
: il ya réflexion totale dans les deux polarisations.

→Modes de propagation

La condition de propagation guidée  1  1L est nécessaire mais pas suffisante. Pour que les champs
Plans d’onde π et π '
correspondant aux
directions de
propagation AB et
CD.

correspondant à ces plans d'onde s'additionnent donnant lieu à 1propagation, il faut qu'ils soient
déphasées de 2m . Le déphasage dû au parcours PBCP' est :
2π 4 πa
φ= ( 2 a cosθ )= cos θ
λ1 λ1

Page 36
Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Soit φ ' le déphasage du a chacune des réflexions en B et C. ce déphasage dépend de l’angle


d’incidence θ , mais aussi ducas de polarisation etude : cas TE(TM )si ⃗E ( ⃗
H ) est perpendiculaire
au plan de la figure .
Pour qu'il ait propagation, il faut que :
4 a n2
cos   2 '  2m   1L  arcsin  cos   cos 1L
1 donc n1

Le nombre M de modes (TE ou TM) pouvant se propager dans un guide diélectrique à structure
a
M  2 1r  2 r .
plane, dont la couche centrale a une épaisseur a, peut se calculer par la formule 0

Le déphasage total est : φ+ 2 φ' . Il doit être égal à 2mn. Il y a donc une suite de valeurs de θ
possibles correspondant à la suite des valeurs de m : soient θh , mhdans le cas TE et ( θ h ,mh )dans le
cas TM . Comme certaines de ces valeurs sont différentes alors que d'autres sont identiques, il en
résulte que la propagation en guides diélectriques se fait par modes TE et TM séparés ou par
modes TE et TM .

→ Mode fondamental
Le mode fondamental est le mode hybride HE 11dont la fréquence de coupure est théoriquement
nulle. Les premiers modes d'ordre supérieur sont les modes TE01 et TM 01dont la fréquence de
coupure est :
2,405 c
fλ 01
c =
2 πa √ ε 1 r−ε 2 r
Pour que la mode fondamental se propage seul, il faut que fλ <fλ 01c , d’où l’on tire
Si a est donné :
2,405 c
fλ <
2 πa √ ε 1 r−ε 2 r
Si fλ est donné :
2,405 c
a<
2 πa √ε 1r −ε 2r
Si on raisonne en termes de long d'onde :
v c 1 ε 1 r −ε 2 r
d’où: λ 01c = 2 πa
λ 01
c = 01
= ∙ 01
fλ c √ ε 1 r fλ c
2 πa ε −ε
2,405 ε2 r √
Soit: 01
λc = √ ∆ avec ∆= 1r 2r
2,405 ε2 r
Δ est la différence relative de permittivité entre le cœur et la gaine. Pour que le mode fondamental
se propage seul, il faut que    d'où l'on tire:
01
1 c

 Si a est donné:
2 πa
λ 1> √∆
2,405

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

 Si λ est donné :
2,405 λ1 1

→ Remarque
a<
:
2π √

La longeur d’onde λ 1 intervenant dans ces formules est celle dans le dielectrique qui constitue le
cœur . elle est reliée a la longueur d’onde λ 0=c / fλ dans le vide (ou l’air ) par λ 1=λ0 / √ε 1t si l’on
veut exprimer ces conditions par rapport à λ 0, il faut donc écrire :
2 πa
λ 0> ε −ε
2,405 √ h 2 r
Où :
2,405 λ 0 1
a< ∙
2π √ εh−ε2 r
Comme exemple, les indices de réfraction de la silice et le silicone sont respectivement : 1.146 et
2.405 1
2a  . 
1.450, ainsi :√ εh −ε2 r =¿ 1.456  1.45  0.132 , ce qui implique que
2 2
 0.132 .
0

La diamètre du coeur doit etre inférieur à 5,8 λ0 . Pour que la propagation du fondamental
s'cffectue en quasi-totalité à l'intérieur du coeur (avec le minimum de pertes), on a intérêt à ce que
les dimensions du cœur soient aussi grandes que possible. C'est pourquoi on utilise, dans la
pratique, des cœurs dont le diamètre correspond à la limite supérieure autorisée soit, dans cet
exemple, 5,8 λ0

→ Choix d'une fréquence optimale


Pour le mode fondamental. I'affaiblissement de propagntion est donné par
α ( dbm )=91 F ( GHz ) √ ε 1r tgδ
Or, alors que ε 1r ne dépend pas de la fréquence, mais tgδ en dépend. Donc, la propagation en
guides diélectriques ne pourra etre envisngée que dans la mesure où le produit F tgδ aura une
valeur suffisamment faible.
 Aux fréquences radioflect riques, tgδ reste à peu près constant ou croit très légèrement
avec la fréquence. C'est ainsi que pour le polyéthylène à
10 GHz , tgδ=0,35. 10−1 et ε 1 r=2,25 . Dans ces conditions:
a=91.10 . √ 2,25 · 0,35 .10−3 ≅ 0,4 dB /m.
Une telle atténuation cst prohibitive pour les télécihamunications (400 dB/km). Il y aurait
la solution d'opérer à des fréquences cent fois plus faibles (100 MHZ α =4 dB /km) mais
alors les dimensions du guide deviendraient beaucoup trop grandes puisque nous avons vu
qu'clles sont de quelques lon- gueurs d'onde,
 Aux fréquences optiques, c'est-à-dire à des fréquences de l'ordre de
300 THz(1 THz=10 4 Hz) où la longueur d'onde est de l'ordre du micron, plusieurs
matériaux ont la propriété remarquable de présenter, dans certaines gammes de

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

fréquences, des « fenêtres » transparentes où leurs pertes sont très faibles. Ainsi, à
500 THz(λ 0=0.6 μm) la silice a un tgδ=15. 10−11 et ε 1 r =2,25 Nous avons alors :
α =91 · 500· 103 .1,5. 15.10−11 ≅ 0,01 dB/m . Soit une perte de 10 dB/km acceptable pour
les télécommunications. Avec des silices spéciales, des affaiblissements de I dB/km, et
même moins, ont pu être obtenus. C'est pourquoi les guides d'ondes diélectriques sont
utilisés aux fréquences optiques où ils sont, en fait, connus sous le nom de fibres optiques.

→Types de fibres optiques en télécoms


Deux de fibres existent : monomodes dont le diamètre est de quelques long. d'onde, et multimodes
de diamètre de l'ordre de plusieurs dizaines de long. d'onde

→Fibres monomodes
Les fibres monomodes ne propagent que le mode fondamental HE 11. Ceci est très intéressant car.
Puisque l'O.E.M. n'a qu'un seul mode de propagation. Elle n'a qu'une seule vitesse de phase et son
parcours (par réflexions successives à l'intérieur du cœur de la fibre, est uniques et bien défini: il
n'y a donc pas de distorsion de phase et les signaux sont transmis sans déformation.
Propagation dans une
fibre monomode à saut
d’indice.
Ces fibres conviennent donc très bien pour la transmission de signaux analogiques ou de signaux
numériques occupant une large bande de fréquences (I GHz) et sur de très grandes distances (50 a
100 km) sans répéteur. Comme la dimension du cœur est de l'ordre de quelques longueurs d'onde
dans le cœur (c'est-à-dire de 4 à 8 μm). Ces fibres monomodes sont très difficiles a réaliser et le
raccordement de deux tronçons de fibres pose de délicats problèmes de connectique. Par exemple.
Si le rapport des surfaces en regard, après connexion. est de 0.8. Seule 80 % de la puissance sen
transmise, ce qui correspond à une perte de - 1dB. Raison pour laquelle, dans beaucoup
d'applications où il est possible d'accepter une certaine distorsion des signaux transmis -
notamment pour la transmission numérique par impulsions, où celles-ci sont régénérées à la
réception - l'on préfère utiliser des fibres de plusieurs dizaines de microns, qui sont multimodes.

→Fibres multimodes
Les fibres multimodes propagent plusieurs modes qui
ont des vitesses de phases différentes et des parcours
différents, d'où la distorsion de phase pour le signal
transmis: inconvénient particulièrement sensible dans

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Sensible dans les fibres multimodes à saut d'indice dans lesquelles les temps de parcours sont
directement proportionnels aux longueurs des trajets puisque la propagation s'effectue dans un
milieu à indice constant.
Cet inconvénient peut être limité dans les fibres multimodes à gradient d'indice où l'indice du
cœur diminue progressivement depuis l'axe de la fibre où il a une valeur n1jusqu'à la périphérie du
cœur où il a une valeur n2 égale à celle de la sensible dans les fibres multimodes à saut d'indice
dans lesquelles les temps de parcours sont directement proportionnels aux 'longueurs des trajets
puisque la propagation s'effectue dans un milieu à indice constant.
Cet inconvénient peut être limité dans les fibres multimodes à gradient d'indice où l'indice du
cœur diminue progressivement depuis l'axe de la fibre où il a une valeur n1jusqu'à la périphérie du
coeur oil il a une valeur n2 égale à celle de la gaine .Il en résulte que les parcours caractéristiques
des divers modes sont incurvés de telle sorte que :
 Pour les modes dont le parcours est le plus long, les vitesses de phase augmentent au fur et
à mesure qu'ils pénètrent dans des zones dont l'indice diminue.
 pour les modes dont le parcours est le plus court, les vitesses de phase sont plus faibles
puisqu'ils se situent dans des zones où l'indice reste relativement élevé.
Ainsi, en déterminant convenablement la loi de variation de l'indice, il est possible d'obtenir des
temps de parcours qui sont à peu près les mémés pour les divers modes. Ce qui permet de limiter
la distorsion de phase (également appelée dispersion modale).

→ Profiles d'indices

La loi de variation de l'indice dans le cœur est :


a 1
r
[ ( )]
n ( r ) =n1 1−2 ∆
a
2
ou 0 ≤r ≤ a

n1−n 2
∆=
n1

∆ est la différence relative d'indice.


r est la distance radiale comptée depuis l'axe de la fibre.
α est un paramètre caractéristique du profil.

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Pour a=∞ , n ( r )=n1 pour r < a et n (r )=n2 pour r =a .C'est le cas limite de la fibre à saut d'indice.
Pour a=2, le profil d'indice suit une loi parabolique ; c'est cette loi qui permet de limiter le mieux
la distorsion de phase.
Le nombre de modes M transportés par une fibre multimode se calcule à partir du carré du
paramètre
2 πa 2 2
v= n −n
λ0 √ 1 2
appelé la « fréquence normalisée s de la fibre
 pour une fibre à saut d'indice :
v2
M=
2

 pour une fibre à gradient d'indice et profil parabolique :


V2
M=
4
 pour une fibre à gradient d'indice et profil de paramètre a quelconque :
a V2
M= .
a+2 2

Les fibres multimodes à saut d'indice ne sont utilisées que pour des liaisons à courte distance (de
l'ordre du km) ; elles ont des diamètres de cœur de l'ordre de 103 à 200 μm. Les fibres multimodes
à gradient d'indice sont utilisées dans les liaisons terrestres à large bande passante (100 MHz) et
sur des distances d'une dizaine de kilomètres sans répéteur. Le diamètre de leur cœur est de l'ordre
de 50 μm et celui de leur gaine de 125 μm.

→ Caractéristiques des fibres


Ouverture numérique il ya 1relation entre l'angle de réflexion à l'interface entre les 2dielectriques,
et celui d'incidence de l'onde produite par le dispositif démission, sur la face d'entrée du guide
optique. Ces fibres conviennent donc très bien pour la transmission de signaux analogiques ou de
signaux numériques occupant une large bande de fréquences (1 GHz) et sur de très Grandes

Propagation dans une fibre monomode à saut d'indice.


distances (50 à 100 km) sans répéteur. Comme la dimension du cœur est de l’ordre de quelques
longueurs d'onde dans le cœur (c'est-à-dire de 4 à 8 μm), ces fibres monomodes sont très difficiles
à réaliser et le raccordement de deux tronçons de fibres pose de délicats problèmes de connectique.
Par exemple, si le rapport des surfaces en regard, après connexion, est de 0,8, seule 80 % de la

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

puissance sera transmise, ce qui correspond à une perte de -1 dB. C’est pourquoi, dans bien des
applications où il est possible d'accepter une certaine distorsion des signaux transmis - notamment
pour la transmission numérique par impulsions, où celles-ci sont régénérées à la réception -l'on
préfère utiliser des fibres de plusieurs dizaines de microns, qui sont multimodes.

→Fibres multimodes:

Les fibres multimodes propagent plusieurs modes qui ont des vitesses de phases différentes et des
parcours différents, d'où la distorsion de phase pour le signal transmis: inconvénient
particulièrement sensible dans les fibres multimodes à saut d'indice dans lesquelles les temps de
parcours sont directement proportionnels aux longueurs des trajets puisque la propagation
s'effectue dans un milieu à indice constant. Cet inconvénient peut être limité dans les fibres
multimodes à gradient d'indice où l'indice du cœur diminue progressivement depuis l’axe de la
fibre où il a une valeur n1 jusqu'à la périphérie du cœur où il a une valeur n2 égale à celle de la
gaine. Il en résulte que les parcours caractéristiques des divers modes sont incurvés tels que :
- Pour les modes dont le parcours est le plus long, les vitesses de phase augmentent au fur
et à mesure qu’ils pénètrent dans des zones dont l'indice diminue,
- Pour les modes dont le parcours est le plus court, les vitesses de phase sont plus faibles
puisqu'ils se situent dans des zones où l'indice reste relativement élevé. Ainsi, en déterminant
convenablement la loi de variation de l'indice, il est possible d'obtenir des temps de parcours qui
sont à peu près les mêmes pour les divers modes, ce qui permet de limiter la distorsion de phase
(également appelée dispersion modale).

→Profiles d'indices:

La loi de variation de l'indice dans le cœur est :

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

1/2
 r 
n(r )  n1 1  2( ) 
 a  où 0  r  a et
(n) 2 L L
T  .  nc  n2 n1 
nc c c
n1  ne n2
R N . A  ne sin  M n  ne  n21 
n1  ne n1
  2
Pe ( 0 )  Pe ( )(1  cos m 1  m ) P0 cos m  ( m  1) Pe ( )  P0
2 2 m 1
cos 0
1  cos m 1  0'
I 
1
cos m  d (cos  )  
m 1
 M  Arcsin( N . A / ne ) n1 sin  m  n2 ne sin  M  n2 sin  M'  s in  M  n1 cos  m
2
n 
N . A  n1 1   2   n12  n22 n1  n2 N . A  2n1n
 n1  tel que :
Δ : est la différence relative d'indice.
r : est la distance radiale comptée depuis l'axe de la fibre.
α : est un paramètre caractéristique du profil.

Pour α = ∞, n(r) = n1 pour r < α et n(r) = n2 pour r = α . C'est le cas limite de la fibre à saut d'indice.
Pour α = 2, le profil d'indice suit une loi parabolique : c’est cette loi qui permet de limiter le mieux
la distorsion de phase. Le nombre de modes M transportés par une fibre multimode se calcule à
partir du carré du paramètre V = 2 πa √ n21−n 22 : appelée fréquence normalisée de la fibre.
λ0
* Pour une fibre à saut d’indice:
v2
M=
2
* Pour une fibre à gradient d’indice et profil parabolique :
v2
M=
4
* Pour une fibre a gradient d’indice et profil de paramètre α quelconque
α v2
M= ∙
α+2 2
Les fibres multimodes à saut d'indice ne sont utilisées que pour des liaisons à courte distance (de
l’ordre du km); elles ont des diamètres de cœur de l'ordre de 100 à 200 μm. Les fibres multimodes
à gradient d'indice sont utilisées dans les liaisons terrestres à large bande passante (100 MHz) et
sur des distances d’une dizaine de kilomètres sans répéteur. Le diamètre de leur cœur est de l'ordre
de 50 μm et celui de leur gaine de 125 μm.

→ Caractéristiquesdes fibres:
* Ouverture numérique

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Il y a une relation entre l'angle de réflexion à l'interface entre les 2dielectriques, et celui
d'incidence de l'onde produite par le dispositif démission, sur la face d'entrée du guide optique

Loi de Descartes en M : ne sin θ=n1 sinθ


20 de Descartes en N :sin ϕ=n 2 sin ϕ '

Dans Le triangle MON θ' +ϕ=π /2, et pour qu'il y ait réflexion totale en N, il faut que m soit
supérieur ou égal à l'angle limite à m ; tel que m = arcsin( n2 / n1 ). On a donc  ≥ m ⇒θ'≤θ et M

θ≤θ . Il y a donc un angle d'incidence maximal des ondes θ qui définit en M un cône à l’intérieur
M M

duquel doivent se trouver les rayons incidents si l’on veut que la réflexion totale se produise en N.
Par analogie avec les instruments d'optique, on définit un paramètre, appelé ouverture numérique
(numerical aperture N.A), lié à θ par N . A  ne sin  M d'où:  M  Arcsin( N . A / ne ) . Calculons N.A:
M

2
n 
N . A  n1 1   2   n12  n22
En N, n sin 1 m  n2 ; En M, sin  M  n2 sin  M'  n1 cos m ; d'où :  n1 

Si n1  n2 → n1  n2  n (où Δn est petit), donc : N .A  2n1n .


Si la fibre est à radient d'indice la formule de N.A est même que juste précédent si on remplace n 1
n  n1  n2 est remplacé par ne  n2 .
par nc selon l'axe du cœur, et

→ Rendement énergétique du couplage émetteur-fibre


Connaitre de l'ouverture numérique d’une fibre et du diagramme de rayonnement de la source
émettrice sont essentiels pour déterminer le rendement énergétique du couplage émetteur-fibre.
Pp ( )  P0 cos m  ( m  1)
le diagramme de rayonnement en puissance de la source émettrice dans un plan passant par la
direction de rayonnement maximal θ= 0°. Pour simplifier, nous supposons que ce diagramme est à
symétrie de révolution autour de cette direction de rayonnement maximal.
Dans ces conditions, la puissance Pₑ rayonnée dans l’espace à l’intérieur d’un cône de demi-angle
au sommet θ₀ est donnée par :
θ0 θ0

Pe ( θ 0 )=2 π ∫ P p sin θdθ=2 πP0∫ cosm θ sin θdθ. L'intégrale est facile à calculer, telle que:
0 0
cos0
1  cos m1  0' 1  cos m 1  0
I  cos m  d (cos  )  
m 1
Pe ( 0 )  2 P0
m 1
1 , d'où:
La puissance totale rayonnée par la source émettrice est obtenue en prenant θ0 =π /2:

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

 2 
Pe ( )  P0 Pe ( 0 )  Pe ( )(1  cos m 1  0 )
2 m  1 , d'où: 2
Si θ est l'angle maximal d'admission des ondes par la fibre optique, le rendement énergétique du
M

couplage de la source émettrice à la fibre est donc : 1  cos


m 1
 m . Une autre cause de pertes est à
ne du milieu où est émise la
prendre en compte pour le calcul du couplage émetteur-fibre : l'indice
lumière est différent de l’indice n1 de la fibre ; souvent ce milieu est de l’air et ne = 1. Il en résulte,
en première approximation, un coefficient de réflexion dont le module est donné par :
n1  ne
R
n1  ne
. Le pourcentage de puissance transmise dans la fibre est donné par: 1-R 2, et la perte
correspondante est appelée perte de Fresnel, en général très faible devant la perte de couplage.

→ Bande passante
Dans une fibre optique utilisée pour les télécoms, les informations sont transmises sous forme de
signaux numériques c’est-à-dire d’impulsions séparées par des zéros. Après transmission, il faut
que ces impulsions puissent être clairement reconnues, afin de reconstituer l'information avec un
minimum d’altérations. Si les impulsions transmises sont déformées et élargies en cours de
propagation, elles peuvent se chevaucher à l’arrivée et il devient difficile, voire impossible de les
séparer et donc de reconstituer le signal transmis. Pour déterminer la bande passante d’une fibre,
nous allons donc calculer l’élargissement, en cours de propagation, d’une impulsion dont la largeur
à l'émission serait nulle. Si l'élargissement est ΔT, le nombre d’impulsions transmissibles par
seconde et 1/ΔT (bit/s) et la bande passante est 1/ΔT (Hz). Ce phénomène provient de ce que,
dans une fibre multimodes, il y a plusieurs chemins possibles pour aller d’un point de l’axe de la
fibre à un autre. En effet, les premiers modes se propagent quasiment en ligne droite tandis que les
modes d'ordre supérieur se propagent avec un grand nombre de réflexions totales à l’interface des
deux diélectriques. Pour une fibre à saut d indice, et pour aller de M à P, le trajet:
- minimal est MP = L,
- maximal est MNN'P = 2NN'= L/sin φm. La différence des trajets est : ΔL = L/sin φm - L
La différence des temps de parcours est : ΔT = n1/c (L/sinφm - L), d'où :
n1 n1 n L
T  (  1) L  1 (n1  n2 )
c n2 n2 c: permettant de calculer l'élargissement ΔT d’une impulsion
L
T  n
pour un parcours L dans la fibre. Si n1  n2 , la formule approchée est c avec n  n1  n2 .
L'élargissement d’une impulsion se propageant sur une fibre dépend de la longueur de la fibre et
de la différence relative des ses indices. Le débit numérique maximal d’une fibre sera 1/ ΔT (bit/s)
et sa bande passante maximale 1/ΔT (hertz).

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Exemple:
Si n1 = 1,456 (silice) et n2 = 1,410 (silicone). Pour L = 1 km →ΔT = 0,046.1/(3.105) = 0,15.10-16 s-¹, le
débit numérique et la bande passante maximaux sont respectivement 6,666 Mbit/s et 6,666 MHz.

→ Cas d'une fibre à gradient d'indice


nc l'indice de l'axe du cœur et n  nc  n2 , l’élargissement d'impulsion dépend beaucoup du
Soit
1/ 2
 r 
n(r )  n1 1  2( ) 
profil d'indice adopté (valeur de l’exposant) et de  a  avec 0  r  a ; et d’après
(n) 2 L
T  P ( ) .
nc c ; P(α) est minimal pour un profil quasi parabolique. Plus précisément, l’on a
P(α) = 0,125 pour α = 2 (1- Δn/nc). L'élargissement d’impulsion d’une fibre à gradient d'indice
1 (n) 2 L
Topt  .
optimisé est donc 8 nc c . Par rapport au cas de la fibre à saut d'indice, ΔT est

multiplié par un facteur n /8 nc ; il en résulte une bande passante multipliée par 8 nc / n . Ainsi,

avec l'indice nc = 1,456 et n = 0.046 de l'exemple précédent du α), nous avons 8 nc / n = 253 et le
débit numérique passerait donc à 1 688 Mbits pour 1 km. En pratique, il est très difficile d'obtenir
exactement cette valeur optimale de & et p(α) varie très rapidement en fonction de α. Ainsi pour:
n
α = 2 (profil parabolique) → p(α) = 0,5; α = 2 (1 + n / c ) →p(a) ≈ 1. Pour une valeur réaliste de
AT quand on n'a pas pris toute précaution technologique coûteuse optimisant le gradient d'indice:
(n) 2 L
T  .
nc c
→ Atténuation dans les fibres optiques
Les causes des pertes sont au nombre de quatre :
- pertes par absorption dans les atomes du diélectrique, les plus gênantes étant celles dues à l’ion
OH-- qui présente des raies d'absorption à 0875 et 0.950 μm;
- pertes par diffusion, dues aux inhomogénéités du diélectrique (--l,λ⁴) ;
- pertes par rayonnement car la gaine a des dimensions radiales limitées et est entourée par une
enveloppe dissipative;
- pertes par couplage de modes, dues aux défauts mécaniques et aux courbures. Ceci étant, les
pertes dépendent de l’ordre du mode considéré. Soient α et α les constantes de pertes dans le
1 2

1 Pnm(1)   2 Pnm(2)
unm 
cœur et la gaine; le coef. de pertes global αnm pour un mode d'ordre nm sera pi .
La perte totale est obtenue en sommant les pertes pour chaque mode avec 1facteur de pondération
égal à son importance relative. En 1996, les grands constructeurs mondiaux annonçaient les pertes,
en laboratoire, inférieures à 0,5 dB/km. Cela conduit à des pertes inférieures à 1 dB/km. Notons

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

qu'étant donné la faible bande de fréquence de la porteuse occupée par la modulation, ces pertes
sont indépendantes de la fréquence du signal transmis.

v  (2 a /  ). 1r   2 r
Courbes de dispersion (selon la formule )

Exercices
Exercice 1
Calculer le nombre de modes TE ou TM qui peuvent se propager dans un guide à structure plane
d'épaisseur a = 50μm où se propage une onde dont la long. d'onde dans l'air ou le vide est λ = 1 0

μm; n1= 1,5 et n2 - 1,4.

1) Faire ce calcul à partir de la formule φ= 2 π ( 2 a cosθ )= 4 πa cos θen écrivant que   2 '  2m
λ1 λ1
et en se plaçant dans le cas où    .
1L

a
M  2  1r   2 r
2) Retrouver le résultat en appliquant la formule 0 .

Exercice 2
Soit un guide diélectrique pour lequel 1r = 2,25 et  2r = 2, trouver la dimension maximale du
cœur, exprimée en longueurs d'onde, pour que seul le mode fondamental puisse se propager.
Calculer cette dimension pour f=230.10l2Hz.
Exercice 3
Soit une fibre multimode a un cœur de diamètre 50 μm et d'indice du cœur est n1 = 1,45, celui de
la gaine n2= 1,4.
1) Calculer le nombre de modes qui peuvent se propager à λ = 1,3 μm dans une fibre à saut
0

d'indice et dans une fibre à gradient d'indice avec un profil d'indice parabolique
2) En déduire le nombre de modes à λ = 0,83 μm.
0

Exercice 4
Une fibre optique a un cœur d'indice n1=1,5 et une gaine d'indice n2 = 1,4.
1) Quelle est son ouverture numérique ? Déduire l'angle maximal d'admission des ondes si le
milieu entre la source et la fibre est de l'air.

Page 47
Canaux de transmission et Composants optiques 2016

2) La source émettrice est une diode électroluminescente (LED) dont le diagramme de


rayonnement en puissance est de la forme P( )  P0 cos  . Calculer en dB la perte du couplage
2

émetteur-fibre.
3) Calculer aussi en dB la perte de Fresnel.
Exercice 5
Calculer le débit numérique maximal et la bande passante maximale, sur une distance de 1 km,
d'une fibre multimode à saut d'indice dont les indices du cœur et gaine sont : n 1=1,5 et n2=1,4.
Même question pour une fibre optique à gradient d'indice optimisé pour laquelle n e=1,5 et n2=1,4.
Exercice 6
Quelle est la condition pour que la bande passante d'une fibre à gradient d'indice optimisé soit
103 fois plus grande que celle d'une fibre à saut d'indice? Appliquer pour nl = nc = 1,5. Déduire n2.
Exercice 7
Une diode laser émet à une long. d'onde λ = 1,3 um avec une largeur spectrale Δλ=5.10-9 m. La
0

fibre optique dopée qui est utilisée présente une dispersion chromatique d n / d   0.5.10 m .
2 2 10 2

Calculer l'élargissement d'impulsion pour une propagation monomode sur une longueur de fibre
L = 1 km. Et, déduire le débit numérique maximal et la bande passante maximale.

Correction des exercices

Exercice 1
4 a n2
cos   2 '  2m   1L  arcsin
1) Pour une propagation, il faut que 1 et que n1 → cos   cos 1L

La reflexion totale s'effectue sans déphasage (φ' = 0) dans le cas TE et avec un déphasage de π (φ' =
π ) dans le cas TM. Pour   1L , la 1re relation va donner la valeur maximale de m, soit mL, qui
4 a 2a
cos 1L  2  2mL mL  1  n1 cos 1L
correspond au cas où  '   : 1 , d'où : 0 , avec 1L =69°
mL = 54 modes.
on aura

Exercice 2
Pour que le mode fondamental seul puisse se propager, il faut écrire la condition de non
2 a 1r   2 r
1  (c )01 
2.405 1r
propagation des premiers modes supérieurs TM01 et TE01, soit , on déduit
2.4051 1r
2aM   2.31
le diamètre maximal du cœur  1r   2 r
; 1 est la long. d'onde dans le cœur du
v1 c 1 3.108
1   .   0.87  m
f 1r f 1.5.230.10
12
2 aM  2  m .
guide donc ; d'où :

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Exercice 3
La fréquence normalisée d'une fibre optique est :

Chap.3.Composants optiques passifs

- Introduction:
Un composant optique passifne nécessite aucun apport d’énergieextérieur pour pouvoir
fonctionner: n’utilise que le signal optique d’entrée.
patch cordes(cordons de brassage ‫ ↓ )التصحيح‬couplers and WDM's↓

used to split light from an i/p fiber to 2 outgoing fiber lines with ultra low loss, and to combine
light from two fibers into one. It is a compact, fused, all fiber technology device. Splitters and Tap
couplers to operate over a wide range of wavelengths in 1310 and 1550 windows. WDMs are
designed to operate 1310/1550, 1480/1550 and 980/1550 WDM's for EDFA applications. Available
in both 1x2 and 2x2 configuration, with light, medium and heavy duty packaging types and
connector varieties, to meet your requirement.

Tree couplers↓

Fiber Optic Attenuators are used in Communication systems to reduce optical power, launched
onto photo detectors.

Types de composants passifs


http://absysfrance.com/produits-fibre-optique/composants-optiques/composants-optiques-passifs/
- Atténuateur fixesouvent utilisé pour niveler la puissance dans 1transmission optique, et
destiné à empêcher que trop de lumière arrive sur les récepteurs parfois sensibles au niveau de

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

puissance et qui pourrait les endommager: Facile à manipuler, 1atténuateur fixe de type Plug-in est
aussi très apprécié dans le laboratoire pour les applications de recherche.

Spécifications
Gamme d’atténuation : 0 à 30dB
Connecteurs : SC, FC, ST, LC, E2000 ou MU en PC ou APC

Applications : Monomode ou Multimode


- Atténuateur variable manuel: réglable avec une vis, il permet de diminuer la puissance du
signal afin de protéger les détecteurs.

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Spécifications
Gamme d’atténuation : 0 à 40dB
Longueurs d’onde : 850, 1310, 1550, 1310 & 1550 nm
Faibles pertes d’insertion.
- Circulateur optique: guide les signaux lumineux dans des fibres depuis n’importe laquelle
vers la fibre suivante, comme dans 1sens giratoire. L’appareil d’émission étant ainsi protégé d’une
rétrodiffusion.
Spécifications
Grande isolation des canaux
Longueurs d’ondes : 1310 & 1550 nm
Faibles pertes d’insertion.
- Contrôleur de polarisation:règle de manière très simple la polarisation dans une fibre
optique monomode.
Spécifications
Disponible en plusieurs λ de 630nm à 1550nm
Contrôle de polarisation très simple
Faible coût
Faibles pertes d’insertions
- Coupleurà fibre optique(splitter): concentre ou divise la puissance optique, et peut être basé sur
différentes technologies, telles que le couplage par fusion.

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Spécifications
1×2, 2×2, 1xN, 2xN
Simple fenêtre large bande, double fenêtre large bande
850, 1300, 1310, 1550nm ou sur mesure
Coupleur WDM
Haute puissance
Coupleur accordable disponibles aussi.
- Isolateur: insensible à la polarisation, en espace libre ou fibré, et correspondra toujours aux
spécifications.

Spécifications
Simple ou double étage
λ : 1310, 1480, 1550 nm ou sur mesure
- Miroir de Faraday: permet d’effectuer 1rotation de 90° de la polarisation d’entrée, et est
généralement utilisé dans les (amplificateurs optiques, systèmes DWDM, capteurs/systèmes de
communications par fibre optique).
Spécifications
Faibles pertes d’insertion
 λ : 1064, 1310, 1480 et 1550 nm
- Multiplexeur/Démultiplexeur: les réseaux optiques modernes sont inconcevables sans Mux de λ.
Les Mux WDM, CWDM et DWDM sont utilisés pour multiplier, par l’adjonction de multiple λ
parfois très proches, la largeur de bande de transmission (et donc le débit global d’un lien
optique).
Spécifications
Modules DWDM : 100GHz, 200GHz
Modules CWDM : 1270nm à 1611nm
Modules OADM : 100GHz, 200GHz et 20nm

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Mux couche mince TFF (bande C & L, Large bande), PM


Mux AWG 200GHz, 100GHz, 50GHz, 25GHz
Filtre égaliseur de gain
- Polariseur(en ligne): conçu pour des réseaux optiques fibrés tels que les applications de mesure
incluant l’analyse et le contrôle de la polarisation, la surveillance du rapport Signal/bruit,...
Spécifications
 λ : 1310, 1480 et 1550 nm
Fibre monomode
Haute pertes de retour
Faibles pertes d’insertion
- Rotateur de Faraday (en ligne):permet d’effectuer 1rotation de 45° de la polarisation d’entrée.
Spécifications
Faibles pertes d’insertion
 λ : 1310, 1480 et 1550 nm
Hautes pertes en retour
Chap. 4 Composants optiques actifs
Mux optiques à insertion/extraction reconfigurables en λ: les réseaux actuels utilisent
1multiplexage en λ (Wavelength Division Multiplexing), où l’information circule sous forme
d’1signal composé de plusieurs λ, où chacune représente un canal portant 1information
particulière → aux différents nœuds du réseau, la fonction de filtrage doit être capable d’agir sur
1spectre de λ, i.e., extraire/insérer les λ indépendamment les unes aux autres. D’autre part, le
nœud du réseau représente 1position très particulière, car il comporte des interconnections entre
différents types/nombres de réseaux. La fonction de filtrage doit donc prendre en compte ces
différents points, et être capable de s’adapter selon chaque point; i.e., cette fonction doit être souple
en λ, et capable d’interconnecter différents réseaux.
Défi réside sur:
* les performances du filtre, car aux interconnections entre réseaux les spectres sont densifiés.
* l'architecture de ce filtre.
D'où les multiplexeurs optiques à insertion-extraction reconfigurables en λ, Reconfigurable Optical
Add/Drop Multiplexer.
- Mux optique à insertion/extraction de λ (Optical Add/Drop Multiplexer): dispositif dédié à la
fonction de routage optique aux nœuds du réseau, et adapté aux transmissions utilisant
1multiplexage en λ (WDM)* L’objectif de mise en place de ces dispositifs découle de la volonté
d’augmenter la capacité des réseaux en exploitant au max les bandes passantes qu'offre1fibre
optique, et de réduire les coûts d’investissement (CAPital EXpenditure) et les dépenses

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

opérationnelles (OPErational EXpenditure). Ce type de dispositifs est transparent par rapport au


débit, et est reconfigurable à distance; de principe de fonctionnement basé sur insertion/extraction
de λ dans 1spectre d’un signal multiplexé en λ. Ces opérations sont effectuées pour router
l’information portée par chaque longueur d’onde, qui représente un canal, vers une direction
spécifique. Chaque canal extrait est remplacé par un autre de même fréquence optique et portant
une autre information. ROADM reprend le même principe de fonctionnement, en ajoutant
néanmoins la fonction de reconfiguration des longueurs d’onde. Celle-ci permet une agilité
additionnelle dans la mesure où le dispositif peut extraire n’importe quelle longueur d’onde du
spectre, et la réinsérée ensuite, sachant que ces fréquences optiques étaient prédéfinies dans les
OADMs. D’ailleurs, en partant du schéma classique d’un multiplexeur optique, c’est l’architecture
du dispositif qui permettra le rajout de plusieurs fonctionnalités, entre autres, la reconfiguration de
la longueur d’onde. Ces architectures sont catégorisées en trois ensembles : les BOADMs
(Wavelength Blocker Based OADM), les ROADMs (Reconfigurable Schéma synoptique d’un
ROADMOADM) et les TOADMs (Tuable OADM). Fig↓illustre le schéma synoptique d’un
ROADM mettant en évidence son principe de fonctionnement.

1ROADM est donc constitué de trois principaux modules : le module d’extraction, le module
d’insertion et le module des canaux express. Un exemple, illustrant le principe de fonctionnement,
est donné sur la figure ci-dessus, où la longueur d’onde bleue est extraite d’un spectre via le
module d’extraction. Cette même longueur d’onde est bloquée au niveau du module des canaux
express, pour être ensuite réinsérée et multiplexée au spectre via le module d’insertion. Les
différentes architectures d’implémentation des multiplexeurs optiques à insertion/extraction de
longueur d’onde sont apparues pour subvenir aux besoins des réseaux au fil des années, ajoutant à
chaque fois de nouvelles fonctionnalités et proposant aussi de meilleures performances.
Fig↓illustre l’évolution du type d’architecture qu’ont connu jusqu’à présent ces dispositifs,

Chronologie de l’architecture des ROADMs

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

l’accent sera mis uniquement sur les commutateurs sélectifs en longueur d’onde (Wavelength
SélectiveSwitch), dressant 1état de l’art détaillé sur leurs technologies d’implémentation. Il existe
des architectures, autres que celles citées sur la fig.↑, implémentées en optique intégrée et utilisant
soit des réseaux de guides d’onde (Arrayed Waveguide Gratings) combinés à des réseaux de Bragg
accordables (Fiber Bragg Gratings), soit des AWGs combinés à un processeur Opto-VLSI. Il existe
aussi des implémentations en espace libre basées sur des modulateurs à cristaux liquides combinés
à un réseau de diffraction.

Commutateurs sélectifs en λ
La 1re architecture utilisée pour les OADMs est celle basée sur les bloqueurs de λ (Wave-length
Blocker). Son fonctionnement est basique et le schéma synoptique illustré ci-haut peut très bien
l’expliquer. Un bloqueur de λ est situé au niveau du module des canaux express servant à bloquer
les λ extraites. Les ports d’insertion et d’extraction sont dédiés à des longueurs d’onde spécifiques,
et sont nommés : ports colorés. Ce type de dispositif a été implémenté en technologie espace libre
en utilisant les micro-miroirs électromécaniques (Micro-Electro-Mechanical System). Les ports
colorés, la rigidité du dispositif (absence de toute fonction de reconfiguration) et la complexité des
interconnections réseaux, souvent de degré supérieur à 2 (interconnexion entre deux réseaux), a
cependant exigé des brasseurs

Architecture de sous-système ROADM basé sur le PLC avec 1Démux contrôlé pour les canaux
d’extraction suivie par un module d’insertion reconfigurable.

Optiques plus connectés et donc plus complexes. Cette technologie est devenue insuffisante en
termes de performances. Une autre architecture a été ensuite développée dans le but d’augmenter
ces performances en leur adjoignant notamment la fonction d’égalisation de canaux. Basés sur une
technologie en optique intégrée, les circuits optiques planaires (PlanerLightwave Circuit) ont été
utilisés pour l’implémentation des ROADMs, en utilisant des atténuateurs optiques variables
(Variable Optical Atténuation) pour l’égalisation et l’extinction des canaux; architecture basée sur
PLCs est illustrée sur fig.↑.
Plusieurs dispositifs basés sur cette technologie aujourd’hui sont commercialisés. Néanmoins, les
ports d’insertion et d’extraction restent colorés, impliquant une limitation considérable pour la

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

réutilisation de toutes les longueurs d’onde d’un spectre. Pour lever ce verrou, une nouvelle
architecture a été mise en place. Celle-ci est basée sur les WSSs, et son schéma synoptique est
illustré sur fig.↓.

ROADM basé sur les commutateurs sélectifs en λ


Chaque module est remplacé par un commutateur de type WSS. Nous avons ainsi deux
commutateurs 1 vers N ou N vers 1 pour les modules d’insertion et d’extraction, et un
commutateur WSS à une entrée et une sortie pour les canaux express. Ce modèle d’architecture
offre une très grande agilité par rapport aux précédentes. En plus de reprendre la fonction
Egalisation des canaux, il introduit celle de la reconfiguration de λ, faisant apparaître des ports
d’insertion/extraction non-colorés (colorless ports). De plus, une dimension nouvelle est ajoutée
dans la flexibilité du dispositif, de sorte que, d’une part, le WSS est multi-direction (directionnels),
autrement dit, l’entrée peut faire office de sortie et vice versa, et d’autre part, certaines architectures
basées sur le WSS permettent l’utilisation de la même longueur d’onde plusieurs fois dans un
même dispositif. 1ROADM de degré supérieur à 2 est facilement implémenté en utilisant le WSS,
en maintenant toutes ces nouvelles fonctionnalités/performances. Fig ↓ illustre 1ROADM degré 4.

ROADM de degré 4 basé sur les commutateurs WSS

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

En plus des architectures illustrées sur les fig. ↑ représentant des degrés 2 et 4, d’autres semblent
émerger. Celles-ci sont développées pour répondre aux besoins actuels, notamment en termes de
croissance du nombre de demandes de nouvelles connexions. Augmentant la complexité des
interconnections et l’agilité des dispositifs, ces nouvelles architectures, nommées brasseurs optiques
(Optical CrossConnect), restent toujours basées sur des modules WSSs. Beaucoup d’études
récentes ont été menées dans ce sens. Technologies d’implémentation de WSS Contrairement aux
dispositifs précédents, le WSS devient très exigeant en termes de technologie d’implémentation.
Cette dernière doit non seulement s’adapter à l’architecture, mais doit aussi offrir les degrés de
libertés ainsi que les fonctionnalités exigées par le cahier des charges. Il existe plusieurs
technologies d’implémentation, et nous allons en présenter quelques-unes, en mettant en évidence
la fonction de commutation. En optique intégrée, deux technologies sont utilisées pour
l’implémentation des WSSs. La première est celle basée sur les AWGs et les amplificateurs
optiques à semi-conducteurs (Semi-conducteurOptical Amplifier). La seconde utilise les circuits
photoniques en silicium intégrant des switches thermo-optiques de type Mach-Zehnder (Thermo-
Optical MachZehnder) et des AWGs. Ces deux technologies sont assez récentes et restent au stade
de développement. Par contre, celles qui sont déjà commercialisées sont en espace libre et sont
utilisées dans les réseaux actuels. Elles sont comptées au nombre de deux : le WSS basé sur la
technologie des MEMS, et celui basé sur les cristaux liquides sur silicium (Liquid-Crystal on
Silicon).
La technologie MEMs Cette technologie, fonctionnant en espace libre, effectue le filtrage optique
par association d’un réseau de diffraction et d’une barrette de MEMs. Le schéma synoptique
suivant illustre cette architecture, et montre son principe de commutation.

Commutateur sélectif en λ (WSS) basé sur les MEMs.

Son principe de fonctionnement est le suivant : un spectre multi-longueur d’onde est incident via
une des fibres, sur un réseau de diffraction. Ce spectre est ensuite réfléchi sur un miroir sphérique.
Chaque longueur d’onde, réfléchie sous un angle particulier emprunte un chemin différent. Grâce
ensuite à la réflexion du miroir sphérique, chaque longueur d’onde sera orientée vers un des
miroirs de la barrette MEMS. A ce niveau, c’est l’orientation de chaque miroir qui va déterminer

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

sur quelle fibre de sortie sera injectée chaque longueur d’onde, cette dernière empruntant le
chemin inverse pour y arriver. Cette technologie représente la première implémentation
commercialisée pour les réseaux WDM et DWDM. Par ailleurs, d’autres études utilisant la même
architecture avec une autre technologie de commutation ont été menées, et ont apporté une
nouvelle dimension en termes de performances. Parmi les technologies qui ont remplacé la barrette
MEMS, nous retrouvons les LCoS, les cristaux liquides (LC), une combinaison de MEMS et de
LC, et enfin les processeurs de type DLP (Digital Light Processor). Ces approches ont été mises au
point pour ajouter de nouvelles fonctionnalités et une autre dimension de contrôle sur les
longueurs d’onde. Voici un tableau comparatif qui met en évidence les avantages et inconvénients
de chacune.

- Amplificateurs optiques, modules EDFA et à semi-conducteur ou semiconductor Optical


amplifies (SOA)
Les amplificateurs optiques amplifient la lumière incidente par des émissions stimulées (mêmes
Mécanismes utilisé avec les lasers);ces amplificateurs sont les mêmes que les lasers sansretour
d'information. Le gain optique est obtenu lorsque l'amplificateur est pompé soit électriquement
Ou optiquement pour réaliser l'inversion de la population.
Il existe des amplificateurs laser semi-conducteurs, des amplificateurs Raman, des amplificateurs
Brillouin et des amplificateurs à fibre dopée à l'erbium ou Erbium-doped fibre amplifier (EDFA).
Certes, EDFA montre l'acceptation la plus large. L'une des raisons est qu'elles fonctionnent à
proximité de la région de longueur d'onde de 1,55 μm où la perte de fibre est au minimum: Il est
possible d'atteindre des gains d'amplificateurs élevés dans la gamme de 30-40 dB avec seulement
quelques milliwatts de puissance de pompe lorsque les EDFA sont pompés en utilisant des lasers
semi-conducteurs 0,980 μm ou 1,480 μm.

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Erbium-doped fibre corégéométrie

EFDA block diagram a modern, low-noise EDFA.

Fig.↓: le pompage optique est fourni par un semi-conducteur(SC). Les lasers ont généralement 100
mW de puissance. Les multiplexeurs à division des longueurs d'onde à faible perte combinent
efficacement les puissances de la pompe et du signal et peuvent également être utilisés pour fournir
un contournement de puissance de la pompe autour de l'isolateur interne. L'EDFA a une étape
d'entrée qui est pompée co-directionnellement et un étage de sortie pompé à contre-courant. De
telles conceptions EDFA à plusieurs étages ont simultanément atteint une faible valeur de bruit de
3,1 dB et un gain élevé de 54 dB. Les boucles de fibres (qui doivent être notées dans fig. ↑) sont des
longueurs de fibres avec le dopant. La longueur de la fibre dopée à l'erbium requise pour une
application particulière d'amplificateur dépend de la puissance de pompe disponible, de la
concentration de dopage, de la topologie de conception et des exigences de gain et de bruit. En
général, les amplificateurs à faible bruit auront des longueurs de fibres actives plus courtes (par
exemple, 6-8 m à 300 ppm de dopage d'erbium, où la longueur de gain optimale peut être de 10
m). Pour une puissance constante de la pompe, la réduction de la longueur de la fibre dopée à
l'erbium augmente la population fractionnée des ions erbium à l'état métastable. Cela réduit la
quantité d'émission spontanée générée par l'amplificateur. Étant donné que les caractéristiques de
bruit et de gain varient lentement en fonction des valeurs optimales, une grande précision n'est
généralement pas requise dans la longueur de fibre active. Les amplificateurs à fibre dopée à
l'Erbium sont souvent installés directement après une source laser semi-conductrice (émetteur) et/
ou directement devant le récepteur PIN ou APD à l'extrémité distante (Fig ↓) Cela peut prolonger

Page 59
Canaux de transmission et Composants optiques 2016

la longueur d'un lien de fibre optique sans répéteurs d'environ 100 à 200 km, ou il peut étendre la
distance entre les répéteurs d'une quantité similaire.

Application d'ampli. en ligne des EFDA.

Amplificateur optique à fibre dopée Erbium :


L'amplificateur optique absorbe l’énergie fournie par l’extérieur désigné par le terme pompage, en
la restituant au signal pour le renforcer et l’amplifier. Très étudié au début des années 1990, mis en
service pour la 1re fois en 1995 et le plus abouti à ce jour, l'amplificateur à fibre, dont l'un des
avantages est la simplicité du dispositif (fig), fonctionne à la longueur d’onde de 1550 nm. EDFA
se compose: d’une fibre active de quelques mètres de longueur dopée avec des ions d'Erbium et
connectée à la fibre de ligne, d’une pompe et d’un dispositif de couplage de la lumière de la pompe
vers la fibre dopée. Le couplage de la lumière de pompe dans la fibre est obtenu à l’aide du
multiplexeur. Habituellement, deux isolateurs (diodes optiques) sont ajoutés, l'un à l’entrée et
l’autre à la sortie, ne laissant passer la lumière que dans un sens. Les longueurs d’onde les mieux
adaptées à ce type d’amplificateur sont : 980 et 1480 nm.

Schéma d’un amplificateur optique à fibre dopée à l'Erbium.


Généralement, l'EDFA possède un gain de 25 à 45 dB et des puissances de saturation allant de 1 à
10 mW (0 à 10 dBm), ayant une large bande passante (1530-1560 nm) pour laquelle le gain est
quasiment identique, ce qui le rend intéressant quand plusieurs signaux multiplexés en longueur
d'onde sont simultanément à amplifier.

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Principe de fonctionnement de l'EDFA :


* Le signal à amplifier est mélangé à celui de pompe de forte puissance (10 à 200 mW) grâce à un
multiplexeur de longueurs d'onde; alors que le signal résultant est injecté dans la fibre dopée Er 3+.
Deux longueurs d'ondes sont disponibles pour le signal de pompe: 980 nm ou 1480 nm.
* Le signal de pompe provoque une inversion de population des ions Er 3+, et le milieu devient
amplificateur vis-à-vis du signal optique d'entrée.
* Quand l'émission stimulée domine, elle donne lieu à l'amplification optique, ainsi les trois
phénomènes coexistent: absorption, émission spontanée et émission stimulée.

Schéma de principe d’un amplificateur optique.

Fibre dopée à l’Erbium:


Ses paramètres importants sont :

Ses dimensions géométriques (rayon de cœur, longueur);

Sa longueur d’onde de coupure;

Son profil de concentration en ions de terre rare (ici Er3+);

Sa composition de matrice dans le cœur (verre fluoré, silice dopée Ge, Al);

Son produit de concentration d’ions par sa longueur.


Module du laser pompe :

Vu les problèmes d’encombrement et de consommation électrique, la pompe doit être à


base de lasers à semi-conducteurs.

Page 61
Canaux de transmission et Composants optiques 2016

Quant au faisceau, il doit être monomodal transverse pour garantir un bon couplage dans
une fibre monomodale. 1480nm et 980nm sont les longueurs d’onde choisies pour un
pompage direct de l’Erbium.

Le module comporte en général un certain nombre de dispositifs de contrôle (en puissance
et en longueur d’onde de pompe) pour que l’injection soit stable.
Multiplexeur (MuX) de longueur d'onde (WDM):

 Pour le pompage MuX est 1duplexeur (532-1540 nm), (980-1540 nm) ou (1489-1540 nm)
respectivement pour les lasers à fibre dopée d’erbium.

 Le duplexeur possède deux entrées et une sortie servant de coupleur (du signal de pompe
avec celui de la fibre monomodale); en sortie de la fibre dopée on a le signal amplifié.

Isolateur :
Pratiquement, comme en électricité, un isolateur est un dispositif passif non réciproque qui a une
faible atténuation dans un sens et une forte atténuation dans l’autre. Il a donc une entrée et une
sortie, et fonctionne comme ‘diode optique’ ne laissant passer la lumière que dans une direction. Il
est de préférence à placer en sortie dans les amplificateurs pour limiter les pertes en entrée qui
dégradent le facteur de bruit.

Avantages et les inconvénients de l'EDFA :

 Couplage excellent, où une fibre monomode est utilisée comme milieu amplificateur.

 Gain important.

 Non existence de distorsion à haut débit (grande bande passante).

 Peu sensible à la température.

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

 Non sensibilité à la polarisation comparée aux amplificateurs à semi-conducteurs.

 Amplification simultanée des signaux multiplexées en longueur d’onde sur 30 nm.

Inconvénients :

 Nécessite un laser de pompage

 Difficile à intégrer

 Limité actuellement autour de 1540 nm.

Amplificateurs optiques à semi-conducteur:


Au début des années 80, les premiers travaux sur les AOSC ont démarré, quand les lasers à semi-
conducteurs fonctionnaient en continu avec une fiabilité acceptable. Leur structure de base est peu
différente de celle d’une diode laser. Nous retrouvons l’inversion de population, l’émission
spontanée et stimulée, les recombinaisons non radiatives, une source externe … Contrairement aux
lasers à semi-conducteurs, il n’y a pas de miroirs aux extrémités mais un revêtement antireflet
déposé sur les faces clivées afin de diminuer les réflexions de la lumière vers l’intérieur du circuit.

Configuration de base d’un amplificateur optique à semi-conducteur

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

La lumière incidente entre dans le circuit, est amplifiée sortant de l’autre extrémité pour être
couplée dans la fibre. Idéalement, il n’y a pas de réflexion du signal dans l’amplificateur.Les
Principales caractéristiques des AOSC sont le/la :
* Gain élevé (jusqu’à 30 dB) selon le semi-conducteur, la longueur d’onde, le courant injecté et la
puissance du signal incident * Puissance de saturation en sortie autour de 5 - 10 mW.
Bande passante optique importante, de l’ordre de 5 THz (soit environ 40 nm autour de 1550 nm)

Amplificateur Raman :
L’utilisation constructive de l’effet Raman dans la fibre pour l’amplification est un des plus récents
et intéressants développements dans le domaine d’optique. L’amplificateur basé sur cet effet utilise
les propriétés intrinsèques des fibres de verre pour obtenir l’amplification des signaux. Ceci se
traduit par l’utilisation de la fibre (un milieu de gain) pour minimiser ces atténuations;
l’amplification Raman dépend essentiellement de la puissance de la pompe et de la différence en
fréquence séparant la long. d’onde de la pompe de celle des signaux.

Amplificateurs optique à effet Raman.


Utilisation de l’Amplificateur Raman :
Le but de cet amplificateur est de pouvoir compenser les pertes en lignes du signal le long de
son parcours dans la fibre de transmission. L'avantage principal de cette amplification est la très

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

importante distance sur laquelle le signal sera amplifié. Ces distances de l'ordre de plusieurs
centaines de kilomètres, peuvent varier de façon significative avec le débit. Ce système est du plus
grand intérêt dans les applications sous-marines, que ce soient des liaisons longues distances avec
répéteurs ou des liaisons sans répéteur; on s'affranchira d'un grand nombre de composants
électroniques actifs immergés.

Avantages et inconvénients de l’Amplificateur Raman :


Ces amplificateurs offrent de nombreux avantages comparés aux EDFA, parmi eux on cite :

 Moins de bruit *Plus simple dans leur design puisque l’amplification est réalisée
directement dans fibre de transmission et non pas dans un milieu spécial.

 Affectation plus simple des longueurs d’onde des signaux, vu que le gain de celles-ci
dépend de la longueur d’onde de la pompe; on échappera donc aux limitations dues au
milieu du gain.

 Large bande (de l’ordre de 100 nm) réalisable en combinant plusieurs pompes
convenablement placées.

 Ils ont aussi des inconvénients tels que la/le/les:

 Problèmes de diaphonie en communications multiplexées en longueur d'onde (WDM).

 Nécessité de fibre optique de quelques kilomètres de longueur, et d'une puissance de


pompe dépassant 1 W *Forte diaphonie due à l'effet Raman (1 autre problème important).

Comparaison des amplificateurs optiques:


Quoiqu'il est le meilleur candidat à 1,3 μm se prêtant à l'intégration monolithique, les
caractéristiques assez peu favorables de l’amplificateur à semi-conducteurs font qu'il n'apparait que
très peu dans les systèmes de transmission, au regard des caractéristiques présentées par les EDFA

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

permettant de créer un milieu de propagation sans pertes sur une très grande distance dans les
systèmes de transmission travaillant à 1,55 μm. Ils introduisent une faible distorsion du signal, de
plus faibles pertes d'insertion, un gain plus important et sont insensibles à la polarisation de la
lumière incidente contrairement aux AOSC, ceci conduit à préférer les EDFA. Leur défaut majeur
est leur limite à amplifier uniquement autour de 1550 nm. Ce qui peut être résolu en utilisant la
nouvelle génération des amplificateurs Raman présentant une large bande d’amplification avec un
faible bruit.

Utilisation de l’amplificateur optique :


C'est en fonction de son rôle que le choix d’un amplificateur optique doit se faire. Il peut servir
d’amplificateur de puissance en émission (booster), de préamplificateur en réception ou
d’amplificateur en ligne. Les paramètres diffèrent selon l’utilisation qui en est faite.

Configuration des amplificateurs optiques (A1 et A2 sont les fibres optiques).

On exigera par exemple à un amplificateur de puissance d’être capable de délivrer une puissance
de sortie élevée et de caractéristiques de bruit assez peu critiques, tandis qu’un préamplificateur
doit être le moins bruyant possible. L’amplificateur en ligne sera un compromis pour ne pas
dégrader la qualité du signal transmis et d'allonger la distance de transmission.

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

- Compensateurs de dispersion accordable


Il existe trois éléments de base dans un système de transmission à fibre optique: la source optique,
la liaison fibreuse et le détecteur optique. En ce qui concerne le lien de fibre lui-même, il existe
deux déficiences de base qui peuvent limiter la longueur d'un tel lien sans recourir à des répéteurs
ou qui peuvent limiter la distance entre les répéteurs. Les amplificateurs optiques peuvent
notamment étendre cette distance. Les amplificateurs optiques peuvent étendre cette distance.

Typical fiber-optic communication Link


Ces déficiences sont la perte, habituellement exprimée en décibels par kilomètre, et la dispersion,
généralement exprimée en bande passante par unité de longueur, comme le mégahertz par
kilomètre. Un lien de fibre optique spécifique peut être limité à la puissance ou à une dispersion
limitée; Un certain nombre d'autres déficiences commencent à apparaître au fur et à mesure que le
nombre de canaux WDM augmente et la puissance du lien augmente pour compenser les pertes
d'éléments passifs requises pour former des configurations WDM. La dispersion provient de
plusieurs saveurs se manifestant dans les interférences inter symboliques du côté réception. Cela
peut être provoqué par un certain nombre de facteurs. Il existe une dispersion matérielle, une
dispersion modale et une dispersion chromatique. La dispersion du matériau se dégage lorsque la
ligne spectrale d'émission provenant de la source de fibres est large, généralement à partir d'une
LED (diode électroluminescente).
Certaines fréquences à l'intérieur de la ligne d'émission se déplacent plus rapidement que d'autres,
ce qui provoque l'émission d'une énergie transmise à partir d'une impulsion lumineuse plus tard
que d'autres énergies. Cette énergie retardée provoque une interférence inter symbole. La
dispersion progressive se produit lorsque plusieurs modes différents sont lancés. Pour atteindre
l'extrémité extrême, certains modes ont plus de réflexions que d'autres, ce qui entraîne une
augmentation de l'énergie des modes d'ordre supérieur par rapport aux modes inférieurs.
Les modes propagés peuvent être réduits en réduisant V, la fréquence normalisée et en gardant le
rapport n1/n2 aussi petit que possible, souvent 1,01 ou moins. V peut être réduit en réduisant a, le
rayon du noyau. Lorsque le rayon est d'environ 4 μm, V = 2.405 et seul le mode HE11 se
propagera. Cette fibre de verre très fine est appelée fibre monomode, et l'utilisation de ce type de

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Canaux de transmission et Composants optiques 2016

fibre avec certaines longueurs d'ondes lumineuses nous permet de réduire ou d'éliminer presque la
dispersion.
Nous ne devrions être concernés par la dispersion chromatique que sur la fibre monomode portant
un débit de transmission supérieur à 1 Gbit/s.
- Atténuateurs variables
- Contrôleurs de polarisation, Convertisseurs de média, Démodulateurs DPSK
- Diodes de pompe, D. laser, LED, Modulateurs électro-optiques, Photodiodes, SLED, Switches,
Transcrives.

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