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Partie 3 : ONDES ET SIGNAUX

Le courant électrique
Chapitre 3 : Le courant électrique 1. Qu’est-ce que le courant électrique ?
2. Lois générales
3. Caractéristique tension-courant
4. Exemples de capteurs électriques

1. Qu’est-ce que le courant électrique ?

La matière est faite d’atomes tous électriquement neutres. De ce fait, la


matière est elle-même neutre. On peut néanmoins retirer ou ajouter des
électrons à un matériau, soit en le frottant, soit en l’électrisant.
Par exemple, en frottant une baguette de verre avec un chiffon, on arrache
des électrons à la baguette qui se charge positivement, et le chiffon qui
récupère les électrons arrachés acquière donc une charge négative. Entre
les deux objets apparaît alors une différence de potentiels (ou tension) notée
U et quantifiée en volt (V). Fil conducteur I = 0
Si les protons et les neutrons présents dans les noyaux ne peuvent bouger A
dans la matière solide, il est néanmoins possible de motiver certains
électrons de certains atomes à « sauter » d’atome en atome pour parcourir
un fil conducteur par exemple. 0V 0V
Il faut pour cela prendre des atomes d’un matériau conducteur et appliquer
aux extrémités de ce matériau deux potentiels électriques différents. Une
très faible partie des électrons de ces atomes se déplacera alors du potentiel
le plus bas vers le potentiel le plus haut. Le flot d’électrons dans la matière -2V 3V
correspond à l’intensité électrique I quantifiée en ampère (A). Fil conducteur I  0
A
A retenir :
• L’intensité électrique I (en ampère A) est proportionnelle au nombre d’électrons qui traversent la section d’un fil en une seconde.
• Une tension électrique U (en volt V) est une différence de potentiels entre deux points d’un circuit électrique.

2. Lois générales

2.1. Loi des nœuds


Dans un circuit électrique, un nœud est un point d’où partent au moins 3 fils.

Exercice 1 : A - + B
G
On considère un circuit électrique contenant un générateur de tension G de  3,0 𝑉, de -3V +3V
deux conducteurs ohmiques et d’une ampoule. I1 150 mA
a. Retrouver le symbole utilisé dans un circuit pour le conducteur ohmique. Même I3 I0
question pour l’ampoule. C R D
b. Quelle est la différence de potentiels (ou tension) U aux bornes du générateur ?
c. Sachant qu’aucun électron ne peut se perdre en sortant des fils ou des I2 60 mA
récepteurs électriques, déterminer la valeur de l’intensité I0.
d. Que valent alors I2 et I3 ? Justifier.
E R F
e. Quelle est la particularité des points C et D ?
f. Déterminer la relation qui lie les intensités qui partent ou arrivent au point C.

A retenir :
La somme des courants (= intensités) arrivant à un nœud est égale à la somme des courants qui partent de ce nœud.

Exercice 2

Déterminer la valeur inconnue de l’intensité du courant électrique


entrant ou sortant de chacun des nœuds ci-dessous

Exercice 3

On considère le circuit électrique schématisé ci-contre.


a) Identifier les nœuds du circuit.
b) Appliquer la loi des nœuds pour établir une relation entre les intensités 𝐼1, 𝐼2, 𝐼3.
c) Calculer l’intensité du courant qui traverse la lampe sachant que 𝐼1 = 0,9 et 𝐼2 = 0,5𝐴.

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2.2. Loi des mailles

A retenir : UGF
• Toute boucle pouvant être tracé au sein d’un circuit est une maille F G
• Une flèche de tension ( vecteur) est toujours orientée vers la première lettre du segment qui la délimite.
• La tension au borne d’un fil électrique est nulle
• Loi de mailles : La somme des tensions des dipôles le long d’une maille est égale à 0V. UFG

Ainsi, en parcourant la maille AGFEDCBA du document page suivante dans le sens des pointillées verts, on peut écrire 𝑈𝐴𝐴 = … … … . 𝑉

Soit 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. = 0 que l’on peut simplifier par … … … … … … … … … … … … … … … = 0

➢ On a alors ………….. et on retrouve la loi ……………..…………..………..


pour des dipôles en série.

Par ailleurs, en parcourant la maille ABCGA dans le sens des pointillés bleus, on peut écrire 𝑈𝐴𝐴 = … … … . 𝑉

Soit 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. + 𝑈………. = 0

que l’on peut simplifier par … … … … … … … … … … … … … … … = 0

➢ On a alors ………….. et on retrouve la loi ……………..…………..………..


sur deux branches en dérivation.

Exercice 4 :
Plusieurs conducteurs ohmiques sont associés de la façon suivante
a. Etablir une relation simple entre 𝑈0, 𝑈1, 𝑈2 𝑒𝑡 𝑈3.
b. Calculer la tension 𝑈𝐶𝐷 .
Données : 𝑈0 = 12𝑉, 𝑈1 = 5𝑉 𝑒𝑡 𝑈3 = 4𝑉,

Exercice 5 :

On considère la maille ADCBA ci-contre.


Exprimer puis calculer dans chacun des cas ci-dessous la valeur de la tension inconnue
a. 𝑈𝐴𝐵 = 2,0𝑉, 𝑈𝐵𝐶 = 1,2𝑉 , 𝑈𝐶𝐷 = −4,0𝑉, 𝑈𝐷𝐴 =?
b. 𝑈𝐴𝐵 = 4.5𝑉, 𝑈𝐵𝐶 = 3,2𝑉 , 𝑈𝐴𝐷 = 2.5𝑉, 𝑈𝐶𝐷 =?
c. 𝑈𝐴𝐵 = 1.5𝑉, 𝑈𝐵𝐶 = 0? 75𝑉 , 𝑈𝐶𝐷 = 513𝑚𝑉, 𝑈𝐷𝐴 =?

2.3. Loi d’Ohm

Loi d’Ohm :
La tension UR aux bornes d’un conducteur ohmique de résistance R est proportionnelle à l’intensité I que le traverse :
L’unité de la résistance R est le ohm ( - oméga majuscule)

Exercice 6 : N - +P A
G
On considère le montage ci-contre avec l’interrupteur K initialement ouvert. 0V 9V I0
a. Préciser les points du circuit que l’on peut qualifier de nœud.
b. Que valent les intensités I0, I1 et I2 ? UPN K
c. Montrer, à l’aide de la loi d’Ohm, que la tension 𝑈𝑅1 est donc forcément nulle. L
On ferme à présent l’interrupteur. Le générateur débite alors une intensité 𝐼0 = 79 𝑚𝐴. C
d. Déterminer la tension 𝑈𝑅1 = 𝑈𝐵𝐶 (loi d’Ohm). D R1
I1 B
e. En déduire la tension 𝑈𝑅2 = 𝑈𝐸𝐹 (loi des mailles). UBC
f. Déterminer alors l’intensité 𝐼2 (loi d’Ohm). UL I2
g. En déduire la valeur de 𝐼1 (loi des nœuds).
h. Que vaut la tension aux bornes de la lampe ?
R2
Données : R2 = 50  ; R1 = 100  ; F E
UR2

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Voltmètre
3. Caractéristique tension-courant
V
A retenir : I0
• La caractéristique tension-courant d’un dipôle électrique est la représentation graphique Dipôle
I = f (U) de l’intensité I qui le traverse en fonction de la tension U à ses bornes. I I
• Pour mesurer l’intensité dans un fil, on branche un ampèremètre en série. A
• Pour mesurer la tension aux bornes d’un dipôle, on branche un voltmètre en dérivation. Ampèremètre
UD
Pour obtenir une caractéristique tension-courant d’un dipôle, on le teste en le plaçant dans un
circuit comme sur le schéma ci-contre. En faisant alors varier l’intensité I qui le traverse, on mesure la tension UD à ses bornes.
Exemples : I (A) I (A) I (A) I (A)
G

0,4 A
6V

Conducteur ohmique U (V) Lampe U (V) 0 Diode 1 U (V) Générateur U (V)

Exercice 7 :
a. Déterminer la valeur de la résistance du conducteur ohmique.
b. Pour quel(s) dipôle(s) U et I sont-ils proportionnels ?
c. Pour un générateur, comment évolue la tension à ses bornes si on cherche à augmenter l’intensité qu’il débite ?
d. Quelle est la tension maximale que l’on peut avoir aux bornes d’une diode lorsqu’elle conduit le courant ?

Exercice 8

On fait varier la tension aux bornes d’un conducteur ohmique R de résistance 250 .
Pour mesurer la tension aux bornes du conducteur ohmique et l’intensité qui le
traverse, on utilise respectivement un voltmètre V et un ampèremètre A.
A noter : R
• Un voltmètre se comporte comme un interrupteur ouvert : il ne laisse passer aucun P
UR
courant.
• Un ampèremètre se comporte comme un interrupteur fermé (un simple fil) : il n’y a
UG
aucune chute de potentiel à ses bornes.
On mesure alors la variation de l’intensité en fonction de celle de la tension. On obtient N
le tableau ci-dessous :

UR (V) 0 0,5 1,0 1,5 2,0 3,0 4,0 5,0


I (mA) 0 1,9 4,0 6,2 7,8 12,2 16,0 20,3

a. Compléter le montage en y ajoutant le voltmètre et


l’ampèremètre comme il se doit.
b. Tracer ci-contre la caractéristique tension-courant I = f (U) de R.
c. Tracer la droite moyenne de la fonction f.
d. Rechercher la valeur du coefficient directeur a de cette droite.
e. Choisir parmi les propositions suivantes celle qui représente au
mieux la fonction I = f (U) :
I=aU+b I=aU U=aI+b I=a
f. En déduire la valeur de la résistance R du conducteur ohmique.

Point de fonctionnement

Un dipôle AB et un générateur PN branchés en série sont traversés par un courant


de même intensité 𝐼𝑃 et, si le circuit ne comporte que ces deux composants, la tension
à leurs bornes communes a la même valeur 𝑈𝑃 .

𝐼𝑃 et 𝑈𝑃 sont les coordonnées du point de fonctionnement du circuit.

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4. Exemples de capteurs électriques

4.1. Détecteurs optiques

Les voitures d’aujourd’hui sont équipées de détecteurs optiques capables d’allumer ou d’éteindre automatiquement certaines
commandes du véhicule comme par exemple les phares lorsque la luminosité baisse. D’autres détecteurs optiques peuvent repérer la
présence d’un individu même dans le noir en étant sensible à la lumière infrarouge.
Le principe de fonctionnement de ces détecteurs est le suivant :
Le montage comporte : • un générateur idéal de tension UG = 5,0 V
• un conducteur ohmique R = 20 
I • un système qui allume les phares de la voiture
• une photorésistance RE.
R UR
+ Résistance ()
20
UG
- 15
Système U RE URE
allumage
10

CIEL CIEL
On donne ci-contre l’influence de la lumière sur la valeur de la résistance de 5 SOMBRE LUMINEUX Luminosité
la photorésistance :
(lux)
Dans cet exemple, le système d’allumage s’amorce uniquement si la tension 0
à ses bornes est supérieure à une valeur minimale fixée à USeuil = 1,5 V 0 100 200 300 400

Exercice 9 :
Soit un ciel relativement lumineux (350 lux) qui ne nécessite pas l’utilisation des feux du véhicule :
a. Déterminer la valeur RE de la photorésistance.
b. Dans cette situation, le générateur débite un courant d’intensité I = 220 mA. Que vaut alors la tension aux bornes du
conducteur ohmique R ?
c. En déduire la valeur de URE et de U.
d. Dans cette situation, le système d’allumage des feux est-il activé ? Justifier.
Soit un ciel sombre (50 lux) qui nécessite l’utilisation des feux du véhicule :
e. Déterminer la nouvelle valeur RE de la photorésistance dans cette situation de pénombre.
f. L’intensité que débite le générateur est alors égale à I = 146 mA. Déterminer la nouvelle valeur de UR.
g. En déduire la valeur de URE et de U.
h. Montrer que les feux de la voiture sont allumés.
i. Montrer que l’intensité qui traverse alors la photorésistance est égale à 104 mA.
j. En déduire l’intensité traversant le système d’allumage des feux.

4.2. Capteur de niveau


Pour pouvoir détecter un niveau bas de liquide dans une cuve, on peut utiliser un capteur de niveau équipé d’un flotteur. La poussée
d’Archimède exercée par le liquide sur le flotteur maintiendra ce dernier à la surface du fluide.
Rmq : DEL (ou LED en anglais) pour
Ainsi, si le niveau de liquide baisse dans la cuve, le flotteur fait de même. Lorsque le flotteur Diode ElectroLuminescente
arrive suffisamment bas, le plateau, fait d’un métal conducteur et fixé au flotteur, vient buter sur
les deux bornes A et B du circuit électrique.

Exercice 10 : Flotteur Plateau


Cuve
Considérons une cuve pleine de liquide.
a. Quelle condition doit vérifier le flotteur pour pouvoir rester à la surface du liquide ? Liquide
b. Déterminer la valeur de l’intensité I qui circule dans le circuit. A B
c. Ce circuit contient-il des nœuds ? Justifier.
d. Que vaut le potentiel électrique de A ? Même question pour B ? En déduire UAB. 2,0 V +
I
Considérons à présent une cuve vide.
UG UDEL
e. Le circuit électrique est-il alors ouvert ou fermé ? Justifier. Que vaut alors UAB ?
f. La diode électroluminescente est allumée et on mesure UDEL = 0,6 V. Calculer UR. -
g. En déduire la valeur de l’intensité I débitée par le générateur. 0,0 V R
h. Quel est en réalité le rôle du plateau dans le circuit électrique ?
UR

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