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PTSI 2018–2019, Lycée Benjamin Franklin, Orléans Alexandre Alles

TD 21 (Chap. 17) – Théorème du moment cinétique

I Questions de cours

II Applications directes du cours

App1 Oscillation d’une bille dans une cuvette

Deux forces sont présentes : le poids de la bille, toujours orientée vers le bas, et la réaction de
O la cuvette sur la bille, toujours orthogonale à la parois de la cuvette.
! !
e✓
R ! ! ! ! !
La réaction de la cuvette est colinéaire à OM ainsi MR = OM ^ R = 0 .
1. ✓ Le moment associé au poids quant à lui s’écrit

! ! !
! MP = OM ^ P = R!
e r ^ (mg cos ✓!
er mg sin ✓!
e ✓) = Rmg sin ✓!
ez ;
er
!
P où !
e z est défini pour compléter la base cylindrique (!
e r, !
e ✓, !
e z ).
!uz
2. Le moment cinétique en O de la bille s’écrit

! !
M,O = OM ^ m!
v M/O = R!
e r ^ mR✓˙!
e✓ = mR2 ✓˙!
ez .

3. La théorème du moment cinétique appliqué à la bille, calculé par rapport au point O s’écrit

d!O,M ! g
= MP ) mR2 ✓¨!
ez = Rmg sin ✓!
e z ) ✓¨ + sin ✓ = 0 .
dt R

4. On obtient l’équation d’un oscillateur harmonique, dans le cadre de l’approximation des petits angles, l’équation di↵érentielle
précédente devient
g
✓¨ + ✓ = 0 ;
R
r
p 2⇡ R
on identifie la pulsation propre du système !0 = g/R, la période propre des oscillations s’écrit ainsi T0 = = 2⇡ .
!0 g
App2 Bilan sur le pendule simple
Soit la base cylindrique (!
e r, !
e ✓, !
e z ).
! ! !
1. Moment cinétique du point M : M , O = ml2 ✓˙!
e z , le moment associé à la tension du fil est nul (car T est colinéaire à OM ), le
! ! !
moment du poids s’écrit MP = OM ^ P = ... = mlg sin ✓! e z . Ainsi le TMC s’écrit

d !M , O !
= MP ) l✓¨ = g sin ✓ .
dt

2. Le PFD s’écrit
! !
m!
a M = P + T ) m( l✓˙2 !
e r + l✓¨!
e ✓ ) = mg cos ✓!
er mg sin ✓!
e✓ T!
er

la projection du PFD sur !


e ✓ conduit à
l✓¨ = g sin ✓ .
! !
3. La puissance associé à la tension du fil est nulle, car T est orthogonal au mouvement (PT = T · !v = 0), d’autre part la puissance
! ! ! ! ˙ ! ˙
associée au poids s’écrit PP = P · v = (mg cos ✓ e r mg sin ✓ e ✓ ) · (l✓ e ✓ ) = mgl✓ sin ✓. Ainsi le TPC s’écrit
✓ ◆
dEc d 1 ˙ 2
= PP ) m(l✓) = ml✓˙✓¨ = mgl✓˙ sin ✓ ) l✓¨ = g sin ✓ .
dt dt 2

4. La puissance associé à la tension du fil est nul, d’autre part le poids est une force conservative. On note Z l’altitude du points M
mesurée par rapport à O (i.e. OZ = l cos ✓). Ainsi, le théorème de la puissance mécanique s’écrit
✓ ◆
dEp d 1 ˙ 2 d
=0) m(l✓) + ( mgZ) = ml✓˙✓¨ + mg ✓✓
˙ = 0 ) l✓¨ = g sin ✓ .
dt dt 2 dt

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App3 Disque en liaison pivot


1. La liaison étant parfaite, il n’y a a priori aucune perte. Ainsi, la vitesse angulaire restera constante au cours du temps.
2. Ici il apparait un couple de frottement, écrivons le TMC appliqué à un solide indéformable en rotation autour d’un axe fixe :

J !˙ = C = ↵! ;

avec J le moment d’inertie du disque en rotation autour de son axe de révolution. L’équation précédente admet comme solution
t/⌧
!(t) = Ae avec ⌧ = J/↵ et A une constante d’intégration. D’après les conditions initiales A = !0 ,
↵t
!(t) = !0 e J .

III Exercices

Ex1 Oscillations d’un pendule


Ecrivons le moment cinétique et les moments de forces calcules en O1 .

! !
= O1 M ^ mL✓˙!
M,O1 e ✓ = mL2 ✓˙!
ez ;
!
MP = L e r ^ (mg cos ✓ e r mg sin ✓!
! ! e ✓ ) = mgL sin ✓!
ez ;
!
M = L e ^ ( k)O M e = L(cos ✓ e + sin ✓ e ) ^ ( k)(L sin ✓)!
R
!
r
0 !
1
!
y
!
x e y y

= kL cos ✓ sin ✓! 2
ez ;
! !
MT = 0 .
Ainsi le TMC appliqué au point M et calculé par rapport à O, projeté sur !
e z s’écrit

g k
mL2 ✓¨ = mgL sin ✓ kL2 cos ✓ sin ✓ ) ✓¨ = sin ✓ sin ✓ cos ✓ .
L m

Pour des petites oscillations, l’équation précédente devient


✓ ◆
g k
✓¨ + + ✓.
L m
r
g k 1
On définit la pulsation propre de ce système par !0 = + et la période des petites oscillations T0 = 2⇡ q .
L m g
+ k
L m

Ex2 Équilibre d’une échelle


1. L’échelle subit la réaction du sol en B et C, la tension du fil attaché en B et son poids.
2. L’écriture du PFD ne permet pas de s’en sortir on arrive aux équations

RC sin ↵ = T ;
RC cos ↵ + RB = P .

Deux des forces présentes s’appliquent en B, les moments calculés en B associés à ces forces sera nul
! ! ! ! !
MT = BB ^ T = 0 , de même pour R B .

De plus le système est au repos, donc le moment cinétique et sa dérivée sont nuls. Ainsi le TMC calculé en B s’écrit

! ! ! ! ! ! ! L mg
0 = MP + MRC = BG ^ P + BC ^ R C = cos ↵mg !
uz LRC !
u z ) RC = cos ↵ .
2 2

La réaction du sol en C s’écrit


! mg
RC = cos ↵ (sin ↵!
u x + cos ↵!
u y) .
2
3. D’après les relations obtenues grâce au PFD on peut écrire

! mg ! ⇣ mg ⌘
T = cos ↵ sin ↵!
u x ; RB = mg cos2 ↵ u!.
y
2 2

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Ex3 Mouvement sur un cône


1. Le système est conservatif. ⇣ ! ⌘
2. On définit le moment cinétique scalaire LOz = OM ^ m!
v M,O !u z avec !
u z la verticale orientée vers le haut.
Étudions les moments des forces en présence :
La réaction du support est toujours orthogonale au mouvement, ainsi le moment associé est nul.
!
Le moment associé au poids s’écrit MP = ( mg ! u z ) ^ m!
v , par définition ce moment est perpendiculaire à !
u z.
Ainsi le TMC projeté sur l’axe vertical s’écrit
! !
dL ! dL!uz dLOz !
uz = = = MP !
uz = 0 .
dt dt dt

D’après l’équation précédente, le moment cinétique scalaire projeté sur l’axe vertical est constant dans le temps.
1 1
3. Em = Ec + Ep = mv 2 + mgz = m(ṙ2 + r2 ✓˙2 + ż 2 ) + mgz. Il faut réexprimer les di↵érentes coordonnées pour ne faire apparaı̂tre
2 2
que la coordonnées radiale :
On peut faire disparaı̂tre ✓˙ en utilisant la conservation du moment cinétique LOz = (r!
u r + z!
u z ) ^ m(ṙ!
u r + r✓˙!
u ✓ + ż ! ! = mr2 ✓.
u z )u z
˙
On peut faire disparaı̂tre z en utilisant la contrainte géométrique du cône : r = z tan ↵.
En utilisant ces relations, l’énergie mécanique devient
✓ ◆2 ✓ ◆2 ! ✓ ◆
1 LOz ṙ r 1 1 mg L2
Em = m ṙ2 + r2 + + mg = m 1+ 2
ṙ2 + r + Oz2 .
2 mr2 tan ↵ tan ↵ 2 tan ↵ tan ↵ 2mr

4. On peut
✓ décrire ◆le problème ici présent comme le mouvement d’un système unidimensionnel (coordonnée r) de masse e↵ective
1 mg L2
mef f = m 1 + 2
dans un champ de potentiel e↵ectif Ep,ef f = r + Oz2 .
tan ↵ tan ↵ 2mr

5.

Le potentiel diverge quand quand r tend vers 0, la bille ne peut atteindre le point O.
Ex4 E↵ondrement du Soleil
1. Le Soleil est un système dit autogravitant, il exercice une force d’interaction gravitationnelle sur lui même. Pour être précis un
élément de volume élémentaire subi une attraction de la part de la partie centrale du Soleil. C’est une force dont la résultante est orientée
vers le centre du Soleil (i.e. un force centrale). Une telle force est associé à un moment nul, ainsi la moment cinétique de ce volume
infinitésimal se conserver au cours du temps, il en va donc de même pour l’ensemble du Soleil.
! 2⇡
2. Le moment cinétique d’un solide en rotation autour d’un axe fixe s’écrit L = L ! u = J ! = J avec T la période de
T
rotation du solide.
2⇡ 2⇡ J ,N B R2
3. Le moment cinétique se conserve, ainsi on peut écrire J ,s = J ,N B ) TN B = Ts = Ts N2B ' 220 s.
Ts TN B J ,s Rs

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Ex5 Pendule de torsion


1. TMC appliqué à un solide en rotation autour d’un axe fixe (ici z) : J ✓¨ = C✓. r
C 4⇡ 2 J
2. On reconnait l’équation d’un oscillateur harmonique de pulsation !02 = = 2 ) T0 = 2⇡ .
J T0 C
3. Oscillateur harmonique. Z Z
! C 2
4. Pu = e ! ! = C ✓✓ ˙ et W = W = Pu dt = (✓2 ✓12 ).
2
1
5. On peut définir Ep = C✓2 telle que W = Ep .
2
1 2
6. Système masse/ressort : Ep = kx .
✓ 2◆
dEc d 1 ˙2 ˙ ) J ✓¨ = C✓.
7. TPC : = Pu ) J✓ = C ✓✓
dt dt 2
Ex6 Dipôle électrique dans un champ électrique uniforme et stationnaire
1. Soit un dipôle faisant un angle ↵ avec le champ électrique.
!
E
A(+q)

↵ !
u x


B( q)

! ! ! !
Les forces sont F + = q E et F = q E , le moment résultant calculé en O est donc

! ! ! ! ! d !
MO = OA ^ F + + OB ^ F = 2 qE sin ↵u z
2

Tandis que la résultante des forces est nulles. Il s’agit donc d’un couple mécanique.
!
2. Moment dipolaire µ = eBA = +qd! er alors

! != !=! !
M0 = dqE sin ↵u z µE sin ↵u z µ ^E .

IV Problèmes

Pb1 Étude d’un moteur


1. Il s’agit d’un couple résistant, alors ↵ > 0.
d
2.a. TMC appliqué à un solide indéformable en rotation autour d’un axe fixe : = J !˙ = ↵!.
dt


2.b. Mettons l’équation sous la forme !˙ = !.
J

Initialement !(0) = ⌦0 et donc !(0)
˙ = ⌦0 , après un temps suffisamment long le moteur
K
est à l’arrêt (i.e. ! et !˙ nuls).

J t/⌧
2.c. On a une EDL1 qui admet comme solution !(t) = Ae avec ⌧ =
. Les conditions initiales donnent A = ⌦0 .

Si J augmente alors le temps caractéristique augmente (l’inertie s’oppose à l’arrêt du mouvement) ; si ↵ augmente alors le temps
caractéristique diminue (le frottement s’oppose au mouvement).
↵ m
3.a. De même on trouve !˙ = !+ .
J J

m
3.b. Initialement !(0) = 0 et !˙ = , après un temps suffisamment long le moteur tourne à
J
vitesse constante (! cste et !˙ nulle).
↵ m m
On a pour un temps suffisamment long !˙ = 0 = ⌦f + ) ⌦f = .
J J ↵

⇣ ⌘ J
m t/⌧
3.c. Résolution de l’EDL1 ... !(t) = 1 e avec ⌧ = .
↵ ↵
⌦f !(t5 ) J 2
3.d.  5/100 ) ... ) t5 ln(5 ⇥ 10 ).
⌦f ↵

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J
4.a Le régime transitoire a un temps caractéristique identique aux situations précédente ⌧ = .

↵ 0
4.b L’EDL1 devient ici !˙ + ! = (1 + r cos(⌦t)). On injecte (en passant au complexe) l’expression de la vitesse de rotation
J J
! = !f + Aej(⌦t ) = !f + Aej⌦t pour un forçage 0 + 0 rej⌦t , sachant que !f vérifie l’équation à forçage constante. Alors il reste
✓ ◆
1 0 ⌦f r⌦f
A j⌦ + = r= r)A= .
⌧ J ⌧ 1 + j⌦⌧

r⌦f
Alors A = |A| = p et = arg(A) = arg(1 + j⌦⌧ ) donc tan = ⌦⌧ .
1 + ⌦2 ⌧ 2
4.c Un volant d’inertie augmente J donc augmente ⌧ (ce n’est pas ce qui nous intéresse) mais diminue A l’amplitude des vibrations.
Pb2 Allongement de la durée du jour
2 2
1. LT = JT !T = MT RT2 !T et LL = JL !L = ML RL 2
!L .
! 5 5
! ! 2 !
2. L orb = dT L er ^ ML (dT L !orb ) e✓ = ML dT L !orb ez .
d3 GMT
3. 3ème loi de Kepler appliqué au mouvement circulaire de la Lune T2L = .
s T orb 4⇡ 2
2⇡ GMT p
Alors Lorb = ML d2T L = 2⇡ML dT L = ML GMT dT L .
Torb 4⇡ 2 d3T L
4. LT ' 7 ⇥ 1033 kg m2 s 1
, LL ' 2 ⇥ 1029 kg m2 s 1
⌧ LT et Lorb ' 3 ⇥ 1034 kg m2 s 1
.
5. On suppose le système Terre–Lune isolé, ainsi les seules forces présentes sont des forces intérieurs, on montre aisément que le
moment associé est donc nul. r r
dL 2 2 d!T 1 GMT ddT L 2 2 !T ML GMT dT L
6. 0 = ' MT RT + ML = M T RT + .
dt 5 dt 2 dT L dt 5 t 2 dT L t
2⇡ 2⇡ TT
Or !T = = . Donc pour t = 1 ⇥ 100 ⇥ 365 ⇥ 24 ⇥ 3600s et dT L = 3.7 m on trouve
TT TT2
r
5 ML TT2 G
TT = dT L ' 1.6 ms .
8⇡ RT2 dT L M T

Pb3 Chute d’un arbre


1. TMC appliqué à un solide en rotation autour d’un axe fixe, ici l’axe de rotation passe par le
base de l’arbre,
!
J !˙ = p u! .
Calculons le moment associé au poids de l’arbre en O,

! ! ! L L
p = OM ^ P = !er ^ mg ( cos ✓!
er + sin ✓!
e✓ ) = mg sin ✓u! .
2 2
Alors le TMC s’écrit
Lm 3
✓¨ = g sin ✓ = g sin ✓ .
2J 2L
2. Multiplions la relation précédente par ✓˙ et intégrons, on obtient

1 ˙2 3
✓ = g cos ✓ + A .
2 2L

˙ 3
Initialement ✓(0) = 0 et ✓(0) = ✓0 alors on a A = g cos ✓0 , ainsi
2L
r
3g
✓˙ = (cos ✓0 cos ✓) .
L
d✓
3. La dérivée peut s’écrire ✓˙ = alors la relation précédente devient
dt
r r
d✓ 3g 3g d✓
✓˙ = = (cos ✓0 cos ✓) ) dt = p .
dt L L cos ✓0 cos ✓

4. Le temps de chute correspond au temps pour passer de la position ✓0 à ✓ = ⇡/2, ainsi


r Z ⇡/2
3g d✓
T = p ) T ' 5.15 s .
L ✓0 cos ✓0 cos ✓

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