Vous êtes sur la page 1sur 40

Cours VI.2.

Théorie du refroidissement

Nombre de pages : 40

Services globaux - Formation © F L Smidth A/S


Table des matières

1. Épaisseur optimale de la couche de clinkers.............................................................3


2. Vitesse de l’air et échange de chaleur.......................................................................4
3. Échange de chaleur et granulométrie des clinkers....................................................5
4. Transmission de la chaleur........................................................................................6
5. Conduction de la chaleur...........................................................................................7
6. Vitesse de l’air et granulométrie des clinkers............................................................8
7. Distribution de l’air dans un refroidisseur traditionnel...........................................11
8. Distribution de l’air dans un refroidisseur à grille (COOLAX)..............................12
9. Définition des chiffres clés......................................................................................13
9.1. Exemple............................................................................................................14
10. Perte de chaleur dans le refroidisseur....................................................................15
10.1. Perte totale de chaleur dans le refroidisseur...................................................16
11. Efficacité thermique du refroidisseur..................................................................18
12. Équilibre thermique à une température référentielle de 0° C................................19
13. Calcul des chiffres clés..........................................................................................20
14. Calcul de l’efficacité thermique du refroidisseur..................................................22
15. Consommation d’énergie.......................................................................................23
16. Consommation d’air..............................................................................................24
17. Refroidisseur à grille à double passage.................................................................25
18. Refroidisseur planétaire.........................................................................................26
19. Chiffres clés...........................................................................................................27

Services globaux - Formation Page 2 © F L Smidth A/S


THÉORIE DU REFROIDISSEMENT

1. Épaisseur optimale de la couche de clinkers

Le but du refroidisseur de clinkers est d’opérer un échange thermique entre l’air de


refroidissement froid et les clinkers chauds de manière à préchauffer l’air à la
température de combustion et de refroidir les clinkers à la température de l’air de
refroidissement (= des environs).
Un kilo de clinkers refroidis de 1450° C à 0° C émet 383 kcal.
La quantité de chaleur correspondante peut être fixée à 1,155 kg d’air pour un
refroidisseur standard (= 105 % air secondaire) et nécessitera 450 kcal pour être chauffé
de 0° C à 1450° C.
Toute la chaleur des clinkers peut donc être exploitée, alors qu’il est impossible de
chauffer totalement l’air à la température de combustion. Les 383 kcal émis peuvent
chauffer l’air jusqu’à 1245° C.
Cette possibilité est uniquement d’ordre théorique en cas d’échange thermique à contre-
courant.
Le refroidisseur à grille fonctionne sur la base du principe de courant transversal.
Néanmoins, pour des raisons de clarté quant au processus, nous considérerons une
coupe sagittale du refroidisseur.
Les clinkers compris dans cette coupe sont immobiles pendant toute la durée considérée
tandis que l’air traverse les clinkers par le bas. Par conséquent, il s’agit d’un principe de
contre-courant où l’une des parties ne circule pas.
Sur le bas, l’air froid rencontrera des clinkers refroidis alors que sur le dessus, l’air
préchauffé rencontrera les clinkers les plus chauds.

Services globaux - Formation Page 3 © F L Smidth A/S


2. Vitesse de l’air et échange de chaleur

Si nous supposons que la température des clinkers croît de façon linéaire à travers la
couche, la température de l’air soumis à l’échange de chaleur augmente ainsi que
l’indique la Figure 1a.
En situation optimale, l’air circule si rapidement qu’il quitte la couche de clinkers à une
température légèrement inférieure à celle des clinkers du dessus de la couche.
Si l’air circule plus lentement, le profil de la température de la couche de clinkers se
modifie lentement au fur et à mesure que le courant transversal et lent des clinkers et
l’air s’équilibrent mutuellement.
Le cas échéant, la température des clinkers a pour profil celui indiqué à la Figure 1b. À
mi-couche, les clinkers présentent ici déjà la même température que ceux situés au
sommet de la couche.
Aussi, l’air qui passe ne procède-t-il à aucun échange de chaleur que sur la première
moitié de son passage à travers la couche de clinkers. Au-delà de ce point, la
température de l’air est identique à celle des clinkers.
Le profil de la température des clinkers suit pour ainsi dire celui des clinkers.
Si l’air circule trop rapidement, tous les clinkers au bas de la couche présentent
progressivement la même température que celle de l’air de refroidissement.
Sur cette partie de son passage, l’air ne procède donc à aucun échange de chaleur avec
les clinkers. C’est seulement lors de son passage dans la moitié supérieure de la couche
qu’il refroidit les clinkers. La température des clinkers a alors pour profil celui indiqué à
la Figure 1c.
Vu l’ampleur de la vitesse, l’air est loin d’atteindre la température des clinkers situés sur
le dessus de la couche.

Services globaux - Formation Page 4 © F L Smidth A/S


3. Échange de chaleur et granulométrie des clinkers

Dans les cas d’échange de chaleur considérés ci-dessus, l’échange se produit presque
momentanément, ce qui peut être considéré comme une bonne chose pour les fins
clinkers.
En ce qui concerne les clinkers épais, on peut également s’attendre à ce que l’échange
qui se produit entre l’air et la surface des clinkers soit momentané. En revanche, le
déplacement de la chaleur depuis le centre d’un clinker vers sa surface est quelque peu
plus lent. Ainsi, cette lenteur engendre une lourdeur dans l’échange thermique du
système et empêche que ce dernier puisse fonctionner de manière parfaitement idéale.
Du côté du refroidisseur où il est préférable de disposer les clinkers épais, il convient
donc de réduire la vitesse de l’air puisque la chaleur dans les clinkers épais est
lentement accessible.
Afin de comprendre physiquement les processus qui ont lieu à l’intérieur d’un
refroidisseur à clinkers, vous trouverez ci-après une brève description de ceux-ci. Dans
chaque clinker, la chaleur est transportée vers sa surface. Depuis la surface, elle est alors
évacuée avec l’air. Le transport de chaleur à l’intérieur du clinker s’opère par
conduction. Par delà la limite de phase entre le clinker et l’air, le mécanisme de
transport le plus important est celui de la convection forcée. Le flux thermique par delà
la limite de phase résulte de la vitesse de l’air et de la force motrice, c.-à-d. de la
différence entre la température de la surface du clinker et celle de l’air de
refroidissement.

Services globaux - Formation Page 5 © F L Smidth A/S


4. Transmission de la chaleur

La chaleur s’échappe des clinkers par convection forcée. Ce processus peut être décrit
comme suit :

Q  h  A   Tclinker  Tair   kcal s 

Q représente le flux de chaleur [kcal/s], h le taux de transmission de chaleur, A les


dimensions de la surface du clinker, Tclinker la température en surface du clinker et Tair la
température de l’air. Le taux de transmission de chaleur peut être considéré constant
étant donné que les variations sont ici minimales. Les dimensions A de la surface d’un
clinker jouent un rôle capital dans le transport de la chaleur. Ces dimensions se
décrivent au mieux en considérant la superficie AK par rapport au volume VK du clinker.
Comme vous le voyez, le transport de chaleur est inversement proportionnel au
diamètre du clinker. Les clinkers épais exercent donc un effet négatif sur la transmission
de la chaleur.

AK   D K2 6
 
VK  DK
 D K3
6

Services globaux - Formation Page 6 © F L Smidth A/S


5. Conduction de la chaleur

L’importance de la conduction interne de la chaleur se décrit au mieux en considérant le


déroulement du processus de refroidissement d’une particule de clinker transportée
directement par-dessus la grille, c.-à-d. que la température de l’air de refroidissement est
maintenue de manière constante. La température moyenne d’un clinker T k,m exprime
l’énergie contenue dans le clinker.
L’indice de Biot « Bi » est une donnée importante qui décrit le rapport entre les deux
mécanismes thermiques que sont la transmission et la conduction de la chaleur. Des
indices de Biot élevés (Bi  ) entraînent une mauvaise conduction de la chaleur à
l’intérieur du clinker, mais une bonne transmission. Aussi, la température en surface est-
elle identique à la température de l’air environnant. De faibles indices de Biot (Bi 0)
entraînent une interminablement bonne conduction de la chaleur à l’intérieur du clinker.
D’un point de vue exclusivement physique, la température de tout le clinker (depuis son
centre jusqu’à sa surface) est identique.
La Figure 2 représente le déroulement du processus de refroidissement pour différentes
tailles de clinkers sur la base de la durée de refroidissement. Comme les courbes
l’indiquent, il est physiquement impossible de refroidir des clinkers plus grands que 100
mm en 20 minutes (1.200 sec), ce qui correspond à la durée habituelle de présence des
clinkers dans le refroidisseur à grille.
Les clinkers épais exercent un effet négatif aussi bien sur la transmission de la chaleur
que sur son transport à l’intérieur du clinker (conduction).

Services globaux - Formation Page 7 © F L Smidth A/S


6. Vitesse de l’air et granulométrie des clinkers

En traversant la couche de clinkers par le bas, l’air influe sur les clinkers à partir d’une
force dirigée vers le haut, c.-à-d. dans le sens contraire de la gravitation. Plus l’air
circule rapidement, plus la force vers le haut est importante et plus les particules
finissent par se détacher. Lorsque tous les clinkers sont en suspension, on parle alors de
fluidisation.
En cas de vitesse moyenne, les fins clinkers sont en suspension tandis que les épais sont
trop lourds et ne peuvent être soulevés.
Par conséquent, les fines particules se concentrent sur la couche supérieure et les
grosses particules sur la couche inférieure.
Cette situation est souhaitable pour obtenir une différence de température maximale
entre l’air de refroidissement et le centre des clinkers épais ainsi que, de la sorte, une
vitesse de refroidissement optimale.
Lorsque l’air traverse la couche de clinkers, les fins particules exercent une importante
résistance contre celui-ci, tandis que les clinkers épais y résistent à peine.
Pour une pression donnée et une épaisseur donnée de la couche de clinkers, la quantité
d’air qui traverse est importante pour les clinkers épais et réduite pour les fins clinkers.
Ces proportions sont tout le contraire des effets souhaités pour l’échange de chaleur.
C’est pourquoi l’air doit être forcé de passer à travers la couche fine et être un peu
retenu dans la couche épaisse.
Pour une pression donnée et un diamètre de clinkers constant, la résistance de ces
derniers dépend de l’épaisseur de la couche.
Ainsi, il circule davantage d’air dans la fine couche que dans la couche épaisse. Ces
proportions sont tout le contraire des effets souhaités pour l’échange de chaleur. C’est
pourquoi l’air doit être forcé de passer à travers la couche épaisse et être un peu retenu
dans la couche fine.
La distribution de l’air dans la couche de clinkers se décrit au mieux en considérant la
différence de pression sur une couche froide de clinkers. Ce facteur peut être décrit par
l’équation de Ergun ci-dessous :

P 1      0  V 0
2
1      0  V02
 150   1,75   Pa m
H  2  D pm
2
 2  D pm

Services globaux - Formation Page 8 © F L Smidth A/S


P = Chute de pression à travers les


couches de clinkers
H = Hauteur de la couche de clinkers
 = Porosité de la couche de clinkers
0 = Viscosité de l’air
V0 = Vitesse de l’air
Dpm = Diamètre moyen des particules

La Figure 3 représente la perte de pression entre les différentes tailles de clinkers


résultant de la vitesse libre de l’air. Cette figure permet d’observer clairement l’effet
réel exercé par la granulométrie sur la distribution de l’air.
Prenons par exemple une couche de clinkers où le côté fin se compose principalement
de clinkers de 2 mm et le côté épais de clinkers de 5 mm. Dans ce cas, le rapport entre la
vitesse de l’air sera de 1/5, c.-à-d. que seuls env. 17 % de l’air de refroidissement passe à
travers le côté fin et le reste à travers le côté épais. Dans les cas où le four produit des
clinkers très poussiéreux, il est inévitable de voir apparaître les effets de « rivière
rouge ».
Afin d’obtenir un échange de chaleur optimal, l’air doit donc être régularisé de manière
individuelle pour chaque partie du refroidisseur en fonction de l’épaisseur de la couche
et de la granulométrie des clinkers.
À cet effet, il existe deux méthodes possibles :

a) en guidant le flux d’air, ce qui exige néanmoins que le profil de


température, l’épaisseur de la couche et la granulométrie soient connus
pour chacune des sections du refroidisseur.
b) en laissant le flux d’air s’adapter de lui-même aux conditions. Ce
résultat est impossible à obtenir, mais il est possible de réduire la
sensibilité du flux aux variations d’épaisseur de la couche et de
granulométrie des clinkers.

Dans le cas de la méthode a), il est possible de diriger individuellement le flux d’air vers
chacune des sections clairement définies du refroidisseur grâce à la nouvelle génération
des refroidisseurs à grille (années 90) qui possèdent une alimentation en air séparée

Services globaux - Formation Page 9 © F L Smidth A/S


pour les grilles mobiles et les poutres fixes, notamment le long de ces dernières (c.-à-d.
en travers du refroidisseur).
Dans le cas de la méthode b), la distribution d’air s’opère par l’augmentation de la
résistance globale exercée par-dessus la grille et la couche de clinkers, permettant de
réduire l’importance des variations d’épaisseur de la couche de clinkers par rapport au
flux d’air.
La résistance relative peut être exprimée de la manière suivante :

RGRILLE  RCLINKER  variations


Résistance relative 
RGRILLE  RCLINKER

La formule indique que l’accroissement de R GRILLE entraîne la réduction relative de


l’effet des variations.
Tel est précisément l’effet recherché, si bien que la masse d’air qui traverse une couche
épaisse de clinkers est plus petite qu’auparavant et l’air qui traverse une fine couche de
clinkers est plus grande qu’auparavant.

Services globaux - Formation Page 10 © F L Smidth A/S


7. Distribution de l’air dans un refroidisseur traditionnel

Dans les systèmes à grille conventionnels, les clinkers refroidissent à un rythme inégal,
laissant apparaître des différences substantielles de température par-dessus la grille. Les
Figures 4 et 5 illustrent la séparation inévitable des clinkers d’un four qui tourne dans le
sens des aiguilles d’une montre et où les fins clinkers sont situés à gauche et les clinkers
épais à droite.
Comme l’indique le diagramme, la plupart de l’air de refroidissement traverse la couche
de clinkers du côté « épais » où la résistance est restreinte. La quantité d’air de
refroidissement est donc réduite du côté « fin ».
Le refroidissement s’opère de manière inégale pour les deux raisons suivantes :

a) L’air de refroidissement emprunte la voie la plus simple à travers la


couche de clinkers, c.-à-d. là où les particules sont de grande taille.
b) Les refroidisseurs traditionnels ne sont pas conçus pour diriger l’air de
manière plus égale à travers les clinkers fins et épais.

Le résultat en est le refroidissement inégal et la formation de « rivière rouge ». Afin


d’éviter cette tendance, il est normal d’utiliser davantage d’air de refroidissement qu’il
n’est nécessaire. Cette grande quantité d’air de refroidissement offre une température
plus basse pour les airs secondaire et tertiaire en raison du soufflage à travers la couche
de clinkers. Cette pratique entraîne également une consommation d’énergie inutile.

Services globaux - Formation Page 11 © F L Smidth A/S


8. Distribution de l’air dans un refroidisseur à grille (COOLAX)

Dans la zone de la grille à flux contrôlé (CFG), l’air de refroidissement est alimenté
directement vers les plaques de la grille via un système de poutres et de conduites
creuses. Ces caractéristiques sont tout le contraire des refroidisseurs conventionnels qui
sont alimentés en air via un compartiment ordinaire situé sous la grille.
Seule une petite quantité d’air, (l’air d’étanchéité) pénètre dans la couche de clinkers
depuis le compartiment sous-jacent.
Dans des conditions de fonctionnement ordinaires, la valeur de la pression de la CFG
est de 650 mm WG. La pression correspondante de l’air d’étanchéité est de 490 mm
WG.
Dans des conditions de fonctionnement ordinaires, la différence de pression entre le
système CFG et le système d’air d’étanchéité ne doit pas dépasser 250 mm WG. Toute
différence supérieure à cette valeur risquerait d’engendrer des chutes.
Une telle alimentation en air de refroidissement a pour avantage de distribuer l’air de
manière égale par-dessus la grille (cf. Figures 4 et 5). Par conséquent, la quantité totale
d’air de refroidissement peut être réduite considérablement. Sans aucune tendance de
voir se former une « rivière rouge ».
Autres avantages :

 Augmentation de la température de l’air secondaire.


 Augmentation de 1000 - 1100° C avec un refroidisseur conventionnel à
approximativement 1300° C avec le refroidisseur CFG COOLAX de
FLS.
 Aucune purge.
 Réduction de la circulation de poussières entre le refroidisseur et le
système du four. Réduction de 10 % à 4 %.

Services globaux - Formation Page 12 © F L Smidth A/S


9. Définition des chiffres clés

Si vous souhaitez spécifier un nouveau refroidisseur ou évaluer les performances de


votre refroidisseur actuel sur le plan de la récupération de chaleur et du refroidissement
des clinkers, il est utile que vous puissiez recourir à quelques chiffres clés. À cet égard,
nous utilisons d’autres termes, tels que efficacité du refroidisseur, récupération de
chaleur et perte de chaleur dans le refroidisseur.
Il est impératif que nous définissions précisément ce que nous entendons par ces termes
et comment nous les calculons.
La Figure 6 illustre en principe l’équilibre d’un refroidisseur et offre les définitions des
termes communément utilisés pour caractériser les performances du refroidisseur.
La récupération de chaleur est mesurée en [kcal/kg clinkers] et peut être associée à la
chaleur totale qu’il est possible de récupérer. C’est ce que nous appelons l’efficacité
thermique du refroidisseur.
Pour un même refroidisseur fonctionnant avec le même type de clinkers, la récupération
de chaleur dépend de la quantité d’air secondaire qui s’échappe du refroidisseur vers le
four. Cette quantité renvoie à la consommation de chaleur du four, le surplus d’air de la
combustion, la quantité d’air primaire et l’air faux entrant par les joints d’étanchéité du
four.
Les Figures 7a et 7b indique la perte et la récupération de chaleur du refroidisseur par
rapport à la quantité d’air secondaire provenant du refroidisseur. Les différentes lignes
représentent des refroidisseurs avec différentes capacités de récupération.
Les courbes K = 1,00 représentent un refroidisseur idéal (contre-courant parfait) avec
une capacité de récupération maximale.
Les courbes K = 0,23 correspondent à un refroidisseur aux performances satisfaisantes.
Les lignes pointillées 1,15 [kg air/kg clinkers] correspondent à la quantité calculée d’air
de combustion (105 %) dans un four de préchauffage à quatre niveaux affichant une
consommation de chaleur de 780 [kcal/kg clinkers] et fonctionnant avec 10 % d’air
primaire et 15 % de surplus d’air dans le four.
Comme il est indiqué ci-dessus, la quantité d’air secondaire provenant du refroidisseur
diffère d’un système de four à un autre. Ainsi, afin de comparer les performances du
refroidisseur de différents systèmes de four, la perte du refroidisseur doit être calculée à
partir de la même quantité d’air secondaire, celle-ci représentant le flux principal de
chaleur récupérée.
À partir des courbes des Figures 7a et 7b, nous sommes en mesure de calculer une
nouvelle valeur nous permettant de caractériser la capacité de récupération de chaleur
d’un refroidisseur et donc de trouver un moyen de comparer les refroidisseurs de
différents systèmes de four.

Services globaux - Formation Page 13 © F L Smidth A/S


9.1. Exemple

Prenons un refroidisseur de 0,95 [kg air secondaire/kg clinkers] et avec une perte de
chaleur mesurée à 140 [kcal/kg clinkers].
À ce point, nous pouvons suivre la courbe K = 0,3 jusqu’à son intersection avec l’air
secondaire = 1,15 [kg air/kg clinkers].
La perte de chaleur standard dans le refroidisseur est alors de 110 [kcal/kg clinkers].
Prenons un autre refroidisseur de 1,25 [kg air secondaire/kg clinkers] et avec une perte
de chaleur de seulement 120 [kcal/kg clinkers].
À ce point, nous pouvons tracer une courbe (approximativement K = 0,23) parallèle à K
= 0,2 et K = 0,3. En suivant cette courbe jusqu’à son intersection avec 1,15 [kg air
secondaire/kg clinkers], nous pouvons lire une perte de chaleur standard dans le
refroidisseur de 132 [kcal/kg clinkers].
Nous observons que, même si la perte de chaleur réelle du second refroidisseur est
inférieure à celle du premier, la capacité standard de récupération de chaleur du second
refroidisseur est inférieure à celle du premier. Il peut être possible d’améliorer les
performances du second refroidisseur.

Services globaux - Formation Page 14 © F L Smidth A/S


10. Perte de chaleur dans le refroidisseur

La chaleur maximale pouvant être récupérée dans le four est égale à :

chaleur de 1 kg de clinkers provenant du four


+ énergie électrique
- la chaleur des mêmes clinkers quittant le refroidisseur à une
température égale à la température de l’air de refroidissement

En vertu de la norme allemande VDZ, la perte de chaleur peut donc être définie de la
manière suivante :

chaleur maximale récupérée


- chaleur réelle récupérée

La perte de chaleur peut être calculée de plusieurs façons. À cet effet, prenons les trois
exemples suivants :

Méthode Température référentielle Consommation d’énergie


du ventilateur
Perte totale de chaleur dans 0° C incluse
le refroidisseur
Perte de chaleur dans le
Température de l’air
refroidisseur en vertu de la incluse
ambiant
méthode de FLS
Perte de chaleur dans le
Température de l’air
refroidisseur en vertu de la non incluse
ambiant
norme allemande VDZ

Services globaux - Formation Page 15 © F L Smidth A/S


10.1. Perte totale de chaleur dans le refroidisseur

L’équilibre thermique d’un système de four est calculé à une température référentielle
donnée (souvent 0° C). La perte totale de chaleur du refroidisseur correspond à :

la chaleur contenue dans les clinkers quittant le refroidisseur


+ la chaleur du surplus d’air provenant du refroidisseur
+ les radiations du refroidisseur

Perte totale de chaleur dans le refroidisseur :

chaleur des clinkers quittant le refroidisseur


- chaleur des clinkers à la température référentielle
+ chaleur du surplus d’air provenant du refroidisseur
- chaleur du surplus d’air provenant du refroidisseur à la
température référentielle
+ radiations

Méthode FLS :

kW
+ chaleur des clinkers quittant le four
- chaleur des clinkers à la température de l’air de
refroidissement
- chaleur récupérée pour le four

ou

Services globaux - Formation Page 16 © F L Smidth A/S


Norme allemande VDZ :

chaleur des clinkers quittant le refroidisseur


- chaleur des clinkers à la température de l’air de
refroidissement
+ chaleur du surplus d’air
- chaleur du surplus d’air à la température de l’air de
refroidissement
+ radiations

Services globaux - Formation Page 17 © F L Smidth A/S


11. Efficacité thermique du refroidisseur

En théorie, les clinkers peuvent être refroidis à la température de l’air de refroidissement


et la chaleur peut être entièrement récupérée pour le four. Dans la pratique, néanmoins,
seule une partie de la chaleur est récupérée.

Chaleur récupérée pour le four


% REC  FLS méthode   100 
 Énergie du ventilateu r

  chaleur des clinkers quittant le four
  chaleur des clinkers à la temp. de l'air de refroidiss ement

Chaleur Récupérée pour le four


% REC VDZ méthode  100 
Chaleur des clinkers quittant le four 
 chaleur des clinkers á la temp.de l'air de refroidiss ement
 

Services globaux - Formation Page 18 © F L Smidth A/S


12. Équilibre thermique à une température référentielle de 0° C

Par kg de clinkers : kg °C kcal/kg clinkers


ENTRÉE :
Clinkers provenant du four 1,000 1450 383
Poussières provenant du four, 5 % 0,050 1450 19
Air de refroidissement 3,440 31 26
Énergie électrique [kWh/t clinkers] 5,5 4
Total à l’entrée 432

SORTIE :
Air secondaire avec poussières 0,440 974 115
Air tertiaire avec poussières 0,780 856 178
Surplus d’air 2,220 222 119
Clinkers provenant du refroidisseur 1,000 69 13
Radiations du refroidisseur 7
Total à la sortie 432

Services globaux - Formation Page 19 © F L Smidth A/S


13. Calcul des chiffres clés

Perte totale de chaleur dans le refroidisseur : Temp. réf. 0° C :

Surplus d’air + clinkers + radiations

119,0 + 13,0 + 7,0 = 139 kcal/kg clinkers

Perte de chaleur dans le refroidisseur FLS : Temp. ambiante 31° C :

kW
+ chaleur des clinkers quittant le four
- chaleur des clinkers à la température de l’air de
refroidissement
- chaleur récupérée pour le four

Consommation d’énergie (kW) = 4


Chaleur des clinkers (383 + 19) = 402
Clinkers à température de refroidissement (1,0310,193) = -6
Chaleur récupérée (115+178-((0,44+0,78)310,246) = - 284

Perte de chaleur dans le refroidisseur FLS (4 + 402 - 6 - 284) = 116 kcal/kg


clinkers

Services globaux - Formation Page 20 © F L Smidth A/S


Perte de chaleur dans le refroidisseur VDZ : Temp. ambiante 31° C :

chaleur des clinkers quittant le refroidisseur


- chaleur des clinkers à la température de l’air de
refroidissement
+ chaleur du surplus d’air
- chaleur du surplus d’air à la température de l’air de
refroidissement
+ radiations

Chaleur des clinkers quittant le refroidisseur = 13


Clinkers à température de l’air de refroidissement (1,0 = -6
31 0,193)
Chaleur du surplus d’air = 119
Chaleur du surplus d’air à 31° C (2,22310,246) = - 17
Radiations = 7

Perte de chaleur dans le refroidisseur VDZ (13 – 6 + 119 – 17 + 7) = 116 kcal/kg


clinkers

Services globaux - Formation Page 21 © F L Smidth A/S


14. Calcul de l’efficacité thermique du refroidisseur

Pourcentage récupéré sur la base de la récupération de chaleur :

Chaleur récupérée pour le four


% REC  FLS méthode  100 
 Énergie du ventilateur

  chaleur des clinkers quittant le four
  chaleur des clinkers á la temp.de´l'airdere froidissement

284
 100   71,18 %
 4  383  19  6

Pourcentage récupéré sur la base de la perte de chaleur :

 
 
 
 Cha leur récu pérée pou r le fou r 
% REC VDZ méthod e  1 00  1  
 c hale ur des clin ker s qu ittant le fou r  
   chaleur des clinkers à la temp érature de l'air de refro idiss ement  
   

 
 k W 
 

 116 
 100  1   70,71%
  383  19  6 

Services globaux - Formation Page 22 © F L Smidth A/S


15. Consommation d’énergie

La quantité d’air de refroidissement mesurée en [kg air/kg clinkers] dans le cas d’un
refroidisseur à grille COOLAX est réduite environ de moitié à l’extrémité de l’entrée de
chacune des grilles grâce à une meilleure distribution de l’air de refroidissement. La
quantité réduite d’air de refroidissement diminue la consommation d’énergie [kWh/t
clinkers] tandis qu’en revanche la chute de pression dans les nouvelles plaques de la
grille est augmentée de 150 mm WG, entraînant ainsi un accroissement de la
consommation d’énergie.
Si l’on considère uniquement le refroidisseur, la consommation d’énergie [kWh/t
clinkers] est légèrement plus élevée puisque les ventilateurs à air de refroidissement à
haute pression (950 mm WG) consomment davantage d’énergie que les ventilateurs de
refroidissement d’un refroidisseur à grille traditionnel.
La consommation d’énergie totale d’un système de four équipé de la nouvelle
génération de refroidisseur à grille (COOLAX) a été réduite d’env. 2,5 [kWh/t clinkers]
par rapport à celle d’un système de four muni d’un refroidisseur traditionnel.
L’utilisation d’un système de four équipé d’un refroidisseur COOLAX permet de
réaliser les économies suivantes :
a) Réduction de la quantité de surplus d’air, c.-à-d. réduction de la
consommation d’énergie [kWh/t clinkers] du ventilateur pour le surplus
d’air.
b) Augmentation de la température de l’air secondaire, d’env. 1000° C à
env. 1300° C. Ce qui implique une réduction de la consommation de
carburants et, par conséquent, de la masse des gaz de fumée et une
réduction de la consommation d’énergie des soufflantes des gaz de
fumée.
Valeurs ordinaires de la consommation d’énergie :
kWh/t clinkers
Système de four équipé d’un refroidisseur COOLAX : 17,0
COOLAX uniquement : 6,0
Système de four équipé d’un refroidisseur traditionnel : 19,0
Refroidisseur uniquement : 5,0
Système de four équipé d’un refroidisseur planétaire : 14,0
Refroidisseur planétaire uniquement : 0,8
Système de four équipé d’un refroidisseur SF : 16,5
SF uniquement : 5,0

Services globaux - Formation Page 23 © F L Smidth A/S


16. Consommation d’air
air/kg clinkers
Refroidisseur à grille COOLAX 2,35
Refroidisseur à grille traditionnel 3,4
Refroidisseur planétaire 1,15
Refroidisseur SF 2,15

(Lors d’un refroidissement à la température ambiante + 80° C)

Services globaux - Formation Page 24 © F L Smidth A/S


17. Refroidisseur à grille à double passage

Une façon d’améliorer la récupération de chaleur est de refaire circuler le surplus d’air
chaud vers la première grille (cf. Figure 8). L’effet de cette recirculation du surplus d’air
chaud ressort des Figures 9 et 10.

Exemple : Une recirculation de 0,8 [kg air/kg clinkers] à une température de 200° C
peut réduire la perte de chaleur du refroidisseur de 19 [kcal/kg clinkers].
La consommation d’énergie des ventilateurs du refroidisseur augmente de 2,0 –
2,5 [kWh/t clinkers] tandis que le volume d’air de refroidissement passe à des
températures plus élevées.

Il n’est pas possible d’appliquer le concept du refroidisseur à grille à double passage


avec la nouvelle génération de refroidisseurs à grille. La récupération de chaleur dans la
nouvelle génération de refroidisseurs à grille est si grande que l’air de refroidissement a
atteint la même température que celle des clinkers après en avoir traversé la couche.
C’est pourquoi la température de l’air secondaire n’augmente plus lors de la préchauffe
de l’air de refroidissement (par exemple, en recyclant le surplus d’air vers la première
grille).
Une autre raison justifiant de l’établissement d’une recirculation modérée est
d’améliorer le surplus d’air chaud utilisé pour le séchage ou la récupération des pertes
de chaleur.

Services globaux - Formation Page 25 © F L Smidth A/S


18. Refroidisseur planétaire

S’il était possible de recourir à un refroidissement à contre-courant sans perte excessive


de radiations, il serait possible de récupérer toute la chaleur contenue dans les clinkers
sortant du four étant donné que les capacités du flux de clinkers et du flux d’air sont
approximativement identiques. Le refroidisseur planétaire qui est pratiquement un
véritable refroidisseur à contre-courant, présente une très grande perte de radiations.
Pour cette raison, il n’existe aucune différence capitale dans la consommation de
chaleur d’un four SP équipé d’un refroidisseur planétaire et d’un four SP équipé d’un
refroidisseur à grille traditionnel.
Les refroidisseurs planétaires conviennent pour les fours avec une production de 1200 -
4000 tpj et uniquement de type SP et ILC-E.
La partie de l’entrée des tubes du refroidisseur est revêtue de béton réfractaire.
La partie cylindrique des tubes du refroidisseur présente tout d’abord une section de
revêtement ondulé en briques, suivie d’élévateurs en acier résistant à la chaleur de
coulage au design spécial et revêtus soit de plaques en acier, soit (pour la partie chaude)
de céramique (briques ou béton réfractaire).
À l’extrémité froide des tubes du refroidisseur, des élévateurs en acier mou présentant
une grande capacité de levage qui va croissant dans le sens de la sortie sont utilisés sans
revêtement.
La quantité d’air de refroidissement disponible pour le refroidissement des clinkers
correspond uniquement à l’air requis pour la combustion du système de four, laquelle
est d’env. 1,1 [kg/kg clinkers]. Aussi, la température des clinkers sera-t-elle
relativement élevée (env. 170° C) par rapport à la température ambiante. Une réduction
de la température des clinkers peut être obtenue en utilisant de l’eau dans les tubes du
refroidisseur.
L’utilisation d’eau pour le refroidissement des clinkers entraîne un accroissement de la
consommation de chaleur. Pour 1 % d’eau ajouté à la production de clinkers, la
consommation de chaleur augmente d’env. 5 [kcal/kg clinkers] et la température des
clinkers chute d’env. 15° C.

Services globaux - Formation Page 26 © F L Smidth A/S


19. Chiffres clés

L’effet de refroidissement dépend, bien entendu, de la taille du refroidisseur. Il peut être


exprimé par la production de clinkers par rapport à la surface et au volume des tubes du
refroidisseur via la formule suivante :

Charge spécifique :

P
 t
m2,5

N  L  D 1,5


P = production de clinkers en tpj
N = nombre de tubes du refroidisseur
L = longueur des tubes du refroidisseur
D = diamètre intérieur des tubes du refroidisseur

La charge spécifique ordinaire est de 3,65 t/m2,5.


La vitesse de l’air dans les tubes du refroidisseur ne doit pas être trop élevée afin
d’éviter une circulation excessive des poussières. Aussi, l’expression :

4P
  t
m2
N  D2 

ne doit pas être supérieure à 70 t/m2.

Services globaux - Formation Page 27 © F L Smidth A/S


Figure 1

Services globaux - Formation Page 28 © F L Smidth A/S


Figure 2

Services Globaux - Formation Page 29 © F L Smidth A/S


Figure 3

Services Globaux - Formation Page 30 © F L Smidth A/S


Figure 4

Services Globaux - Formation Page 31 © F L Smidth A/S


Figure 5

Services Globaux - Formation Page 32 © F L Smidth A/S


Figure 6

Récupération de chaleur dans le refroidisseur :

M SE   TSE  SATSE  TC  SATC 


 100 %
TKI  SK TKI  TC  SK TC

Perte de chaleur dans le refroidisseur :

Perte  TKO  SK TKO  TC  SK TC  M EX   TEX  SATEX  TC  SATC   RA  kcal


kg 

Récupération de chaleur dans le refroidisseur :

100  Perte
100   %
TKI  SK TKI  TC  SK TC

Récupération totale de chaleur du processus :

Services Globaux - Formation Page 33 © F L Smidth A/S


100  Perte
100   %
1450  SK 1450  TC  SK TC

Capacité de refroidissement des clinkers :

TKI  TKO
 100  %
TKI  TC
Température des clinkers supérieure à la température ambiante :

TKO  TC  o
C 

Nomenclature :

MSE = kg d’air secondaire par kg de clinkers


MEX = kg de surplus d’air par kg de clinkers
TC = température ambiante (air de refroidissement)
TEX = température du surplus d’air
TSE = température de l’air secondaire
TKI = température des clinkers entrant dans le refroidisseur
TKO = température des clinkers quittant le refroidisseur
SAT = chaleur spécifique de l’air à T° C
SKT = chaleur spécifique des clinkers à T° C
RA = radiation

Services Globaux - Formation Page 34 © F L Smidth A/S


Figure 7a

Services Globaux - Formation Page 35 © F L Smidth A/S


Figure 7b

Services Globaux - Formation Page 36 © F L Smidth A/S


Figure 8 Refroidisseur à grille à double passage, avec échangeur de chaleur

Services Globaux - Formation Page 37 © F L Smidth A/S


Figure 9 Refroidisseur à grille – recirculation

Services Globaux - Formation Page 38 © F L Smidth A/S


Figure 10 Refroidisseur à grille – recirculation

Services Globaux - Formation Page 39 © F L Smidth A/S


Figure 11 Refroidisseur à grille – grille no. 1

Services Globaux - Formation Page 40 © F L Smidth A/S