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Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

LES OPERATIONS
PERIODIQUES

Pour les entreprises, certaines opérations obligatoires


doivent être effectuées périodiquement (mensuellement).Ces
opérations obéissent à certaines règles d’enregistrement dans
un souci de mieux informer les propriétaires d’entreprises et
surtout les partenaires (trésor public, le législateur…). Il s’agit
notamment de la déclaration de la TVA, de l’enregistrement de
la paie et des charges patronales, du rapprochement bancaire.

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LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE : (TVA)

La TVA est un impôt indirect qui frappe la consommation des ménages et des entreprises.
C’est pourquoi on l’appelle impôt de consommation ou de dépense. Ainsi, lorsqu’on achète un
costume, une paire de chaussures, une voiture ou même une bière, on verse dans le prix du bien
ou service un impot.il s’agit d’un impôt indirect qui passe inaperçu par le consommateur. Elle a
été instituée en côte d’Ivoire la loi de finance pour la gestion 2000 donne une nouvelle politique
fiscale en matière de TVA :

 La généralisation de la TVA dans le secteur agricole et le transport,


 La limitation stricte de l’exonération suivant une liste commune aux pays de
l’UEMOA,
 L’assouplissement des conditions de remboursement des crédits de TVA.

I- Champs d’application

Les opérations imposables à la TVA sont déterminées soit en fonction de l’activité


exercée soit en vertu d’une disposition spéciale. En Côte d’Ivoire, sont imposables toutes
affaires faites par des personnes qui habituellement ou occasionnellement, achètent pour
revendre ou accomplissent des actes relevant d’une activité autre que salariale ou agricole. On
appelle affaire toute activité caractérisée par la recherche du profit.

1°) Les opérations imposables

En Côte d’Ivoire, sont imposables les opérations suivantes :

 Les ventes de biens meubles (vêtements, chaussures, savons…),


 Les prestations de services (télécommunication, transport, pressing…),
 Les importations de biens (appareils électroménagers, véhicules),
 Les travaux immobiliers (construction de bâtiments…),
 La majorité des activités libérales et assimilées (prestations de l’huissier de justice,
l’assistance comptable d’un cabinet…)
 Les opérations bancaires ou financières (en tout ou en partie),
 La livraison à soi-même de biens et services (réalisation pour soi-même ou pour des
besoins d’exploitation, certaines opérations plutôt que de les commander à des tiers).

2°) Les opérations non imposables

Certaines opérations ne sont pas imposables. Il s’agit des exonérations et des exemptions.

a) Les exemptions

Il s’agit des opérations se situant en dehors du champ d’application de la TVA. Ce sont


notamment :

 Des activités agricoles,


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 Des activités salariales,


 Des exportations

b) Les exonérations

Ce sont les opérations se situant en principe dans le champ d’application de la TVA, mais pour
des raisons économiques, sociales en sont exclues. Il s’agit :

 Des produits pharmaceutiques,


 Des produits alimentaires naturels (viande, poisson, pain, sucre, beurre…),
 Des livres scolaires, des journaux, des œuvres d’art…,
 Des exportations,
 Des professions médicales et paramédicales,
 Des locations d’immeubles (habitation ou usage professionnel).

II- Les taux d’imposition

1°) Le taux réel, le taux d’incidence ou taux d’usage

Lorsque le taux est appliqué sur le montant hors taxe, il est appelé taux réel, le taux
d’incidence ou taux d’usage. Il est de 18%.

2°) Le taux légal

Lorsque le taux est appliqué sur le montant TTC, il est dit taux légal.il est de 15,25%.

REMARQUE : Pour les opérations bancaires (agios et commission) la taxe appliquée est la
taxe sur prestation de service (TPS) : son taux réel est de 10% et son taux légal est de 9,09%.

3°) La facturation de la TVA

Les factures établies par les fournisseurs doivent obligatoirement faire apparaitre d’une manière
distincte le montant de la TVA ainsi que le prix net à payer.

III- La comptabilisation de la TVA

1°) Régime de déduction

La déductibilité pour un assujetti consiste à récupérer la TVA qui lui a été facturé par son
fournisseur lors de ses achat ; en d’autres terme il s’agit pour lui, d’enregistrer en HT le
montant de ses achat et d’isoler la TVA dans l’un des sous compte du compte 445.

NB : Tous les biens et services achetés par l’entreprise n’ouvrent pas droit à déduction.

 Ouvrent droit à déduction :


 Les bâtiments et locaux à usage industriel (locaux affecté à la production…),
 Les bâtiments abritant les services sociaux obligatoires (infirmeries, douches…),
 Les installations et réparations effectuées dans les immeubles ci-dessus cités (chauffage,
ventilation, électricité, téléphone climatisation, …),
 Les véhicules utilitaires,
 Le matériel et outillage, le matériel informatique, le matériel de bureau,…
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REMARQUE : Les véhicules utilitaires sont les véhicules destinés exclusivement au transport
de biens (marchandises, matières premières, matières consommables, produits semi finis ou
finis,…

 N’ouvrent pas droit à déduction :


 Les immeubles à usage non industriel non industriel (bureau administratif ou
commercial, bureau de direction),
 Les immeubles servant au logement du personnel, bâtiment abritant les services sociaux
non obligatoires (cantines, salles de fête, salle de gymnase,…),
 Les installations et réparations effectuées dans les immeubles ci-dessus,
 Le mobilier, les frais d’hôtel et de restauration, les frais de représentation, les frais de
carburant pour véhicules,
 Les véhicules non utilitaires à l’exception des ambulances, des meubles de l’infirmerie,
de grue, de fourchette,…
 Le matériel de transport dont le poids est inférieur à 3,5 Tonnes et les véhicule de
tourisme,
 Les commissions,…
 Si la TVA sur un bien n’est pas déductible, alors la TVA sur son entretien et ses pièces
de rechange n’est pas non plus déductible.

Lorsque le bien ou le service acheté n’ouvre pas droit à déduction alors la TVA payée est
incluse dans le cout d’achat du bien. Elle ne s’enregistre pas dans un compte distinct.
L’enregistrement se fait au cout d’achat TTC.

2°) A l’achat

A l’achat, la TVA est enregistrée dans un sous compte du compte 445 : « Etat, TVA
récupérable sur…» qui est débité.

D’une façon générale, les acquisitions d’immobilisations sont enregistrées au cout historique,
c’est-à-dire au cout d’achat HT, dans les comptes de classe 2 concernés.

coût d ' achatTTC=coût d' achat HT +TVA


Coût d ' achatHT =Prix d ' achat net HT + Frais d ' achat non renouvelables

Frais d ' achat non renouvelables=Frais d' installation+ Droit de douane+ Frais de transit Port facturé (assuré p

3°) A la vente

A la vente, la TVA est enregistrée dans un sous compte du compte 443 : « Etat, TVA
facturé sur…» qui est crédité.

IV- La déclaration de la TVA

La déclaration est le fait de remplir un imprimé (document fiscal) qui sera déposé auprès des
centres des impôts au plus tard le 15 du mois qui suit le délai d’imposition. Cet imprimé se
présente comme suit (Annexe). Ils doivent être accompagnés du moyen de paiement
correspondant. Mais un travail préliminaire consistant à déterminer le montant de la TVA due à
l’Etat doit être fait avant de remplir les imprimés.

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TVA à payer =TVA collecté sur les ventes−TVA déductible sur les achats

 Comptabilisation de la déclaration

Après la détermination de la TVA à payer, deux cas peuvent se produire :

1er cas : la TVA collectée est supérieure à la TVA déductible. Dans ce cas, on comptabilise
la déclaration de la manière suivante :
31/…/…N

4431 Etat, TVA sur ventes ×


4432 Etat, TVA sur prestations de services ×
4433 Etat, TVA sur travaux ×
4434 Etat, TVA sur production livrée à soi même ×

4451 Etat, TVA sur immobilisations ×


4452 Etat, TVA sur achats ×
4453 Etat, TVA sur transports ×
4454 Etat, TVA sur services extérieurs ×
4441 Etat, TVA due ×
(suivant fiche de déclaration)

2ème cas : la TVA collectée est inférieure à la TVA déductible. Dans ce cas, on comptabilise la
déclaration de la manière suivante :
31/…/…N

4431 Etat, TVA sur ventes ×


4432 Etat, TVA sur prestations de services ×
4433 Etat, TVA sur travaux ×
4434 Etat, TVA sur production livrée à soi même ×
4449 Etat, Etat crédit de TVA à reporter ×

4451 Etat, TVA sur immobilisations ×


4452 Etat, TVA sur achats ×
4453 Etat, TVA sur transports ×
4454 Etat, TVA sur services extérieurs ×
×
(suivant fiche de déclaration)

Annexe : voir page suivante

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LES FRAIS DU PERSONNEL

La rémunération du travail constitue l’une des charges les plus importantes pour les entreprises.
Elles doivent connaitre et appliquer la législation du travail ainsi que les règles
d’enregistrement de la paie et des charges patronales.

I- Définitions et terminologie
 Le personnel d’une entreprise est l’ensemble des personnes liées à l’entreprise par un
contrat de travail ou un contrat d’apprentissage.
Pour désigner la rémunération du personnel on a recours à plusieurs vocables selon les
circonstances :
 On appelle salaires de ce personnel l’ensemble des rémunérations versées au personnel
en contre partie du travail fourni.
 Au sens strict du terme, le salaire désigne la rémunération versée aux travailleurs du
secteur privé.
 Le traitement ou l’appointement est la rémunération versée aux fonctionnaires.
 La solde est la rémunération versée aux corps habillés.
 La pension est la rémunération versée aux retraités.
 Les honoraires représentent la rémunération versée aux travailleurs des fonctions
libérales (expert-comptable, huissier de justice, avocat…),
 Les commissions sont les rémunérations versées aux représentants de commerce
employés par les entreprises.
Le salaire peut être calculé au temps ou au rendement :
 le salaire au temps est le salaire payé à l’heure, à la journée, à la semaine, ou au mois. Il
correspond au temps effectué en dehors des heures supplémentaires.
salaire=Nombre d ' heures× Prix de l' heure
 le salaire au rendement est le salaire payé en fonction de la quantité produite pendant un
temps déterminé.
Salaire=Quantité produite × Prix d ' une unité

II- Le salaire de base et les heures supplémentaires


1°) Le salaire de base
C’est le salaire fixé par le contrat entre l’employeur et l’employé, il est fixe. Il
correspond à la durée légale du travail qui est de 40 h par semaine en Côte d’Ivoire. Puisqu’il y
40 H × 52 semaines
a 52 semaines dans l’année, on a : =173,33 H /mois
12
Ainsi le salaire de base peut être mensuel ou horaire. S’il est mensuel, il est attribué pour une
durée normale de travail de 173,33 H.

NB : Certaines professions vont au-delà de 40 heures par semaine (hommes de maison) mais
rémunérés sur la base de 40 heures.

2°) Les heures supplémentaires


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En dehors des heures normales de travail, si le salarié effectue des heures


supplémentaires, elles seront payées suivant la réglementation en vigueur en prenant comme
taux horaire :
salaire de base mensuel
Th¿
173,33
Elles sont déterminées d’après le total des heures effectuées dans la semaine. Cependant, il ne
peut exister de compensation entre les heures supplémentaires d’une semaine à l’autre mais
entre les heures supplémentaires de la même semaine, la compensation peut se faire.
Exemple :
Un travailleur s’absente pendant les deux premières semaines du mois de juin et
travaille les deux dernières pendant 47 heures par semaine, soit un total de 94 heures de travail
dans le mois. Ce dernier aura effectué 14 heures supplémentaires qui doivent être au taux
majoré.
Par contre, un travailleur qui s’absente 3 heures le lundi et qui travaille 3 heures en supplément
un autre jour de la même semaine n’a aucun droit au paiement d’heures supplémentaire. On
parle alors d’heures d’équivalence ou d’heures de rattrapage.

a) Les taux de majoration


 De 0 à 40 heures on a une majoration de 0%,
 De 41 à 46 heures, on a une majoration de 15%,
 De 47 à 55 heures, on a une majoration de 50%,
 Pour les heures de nuit (21h à 5h) les jours ouvrables, on a une majoration de 75%,
 Pour les heures de jours (Dimanche et jours fériés) , on a une majoration de 75%,
 Pour les heures de nuit (Dimanche et jours fériés), on a une majoration de 100%.
NB : La durée maximale des heures supplémentaires ne peut dépasser 15 heures dans la
semaine.
b) Le décompte des heures supplémentaires.

1er cas : un employé payé au mois


Le relevé de présence de M. Balla, du mois de mars/N est le suivant :

RELEVE DE PRESENCE
Phoenix Group
Nom : BALLA
Prénoms : Anthropo
Catégorie : B1
Période : du 01/03/N au 31/03/N
Semaines Heures
Semaine 1 Du 02 au 06 43
Semaine 2 Du 09 au 13 42
Semaine 3 Du 16 au 20 48
Semaine 4 Du 23 au 27 45
Semaine 5 Du 30 au 31 16

NB : la 3ème semaine BALLA effectue 2 heures de jours pendant un jour férié et une heure de
nuit pendant le même jour.

TAF : 1°) Faire le décompte des heures supplémentaires.


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2°) Calculer la ‘’salaire brut’’ sachant que M. BALLA a un salaire de base mensuel de
250 000 F.

Solution

1°) Décompte des heures supplémentaires

Semaines Total H.N H.S H.S H.S H.S


à 15% à 50% à 75% à 100%
Semaine 1 43 40 3
Semaine 2 42 40 2
Semaine 3 48 40 5 2 1
Semaine 4 45 40 5
Semaine 5 16 16
Totaux 194 176 15 0 2 1

2°) Déterminons le taux horaire de M. BALLA.

250 000 Heures sup. Calculs Montants


T h¿ =1 442 F
173,33 à 15% 15 × 1442 ×1,15 24 875
à 50% 0 0
à 75% 2× 1442 × 1,75 5 047
à 100% 1 ×1442 × 2 2 884
Total 32 806
Salaire brut = 250 000 + 32 806 = 282 806

2eme cas : un employé payé à l’heure de travail


Mlle EVICHI travaille dans une entreprise de filature. Elle est payée à 1 000 F par heure.
Pendant le mois de janvier N, elle a travaillé  comme l’indique le tableau suivant:

Semaines Heures effectuées Observations


Semaine 1 47 Dont 2 heures de nuit
Semaine 2 45 -
Semaine 3 47 Dont 2 heures de nuit un dimanche
Semaine 4 42 -
Semaine 5 8 Un jour

TAF : 1°) Faire le décompte des heures supplémentaires.


2°) Calculer la ‘’salaire brut’’ de Mlle EVICHI.

Solution

1°) Décompte des heures supplémentaires

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Semaines Total H.N H.S H.S H.S H.S


à 15% à 50% à 75% à 100%
Semaine 1 47 40 5 2
Semaine 2 45 40 5
Semaine 3 47 40 5 2
Semaine 4 42 40 2
Semaine 5 8 8
Totaux 189 168 17 0 2 2

2°) Déterminons le montant des heures supplémentaires.

T h = 1 000 F Heures sup. Calculs Montants


à 15% 17 × 1000 ×1,15 19 550
à 50% 0 0
à 75% 2× 1000 × 1,75 3 500
Salaire brut = 1000 × 168 + 27 050
à 100% 2 ×1000 × 2 4000
Salaire brut = 195 050 Total 27 050

III- Les accessoires du salaire


Il s’agit d’éléments qui s’ajoutent au salaire brut. Ce sont les primes, les indemnités et les
avantages en nature.
a) Les primes
Ce sont des compléments du salaire à titre de gratification ou de remboursement de frais. On a
entre autres :
 A titre de gratification et constituant un élément de salaire : la prime de fin
d’année ou 13ème mois ou gratification, la prime d’ancienneté ou d’assiduité, la
prime de productivité ou de rendement, la prime de danger ou d risque, la prime
de mariage, de naissance, de décès, de vacances etc…
La prime de fin d’année constitue des rémunérations additionnelles dues en fin d’année au
salarié. Le montant de cette rémunération ne peut être inférieur au ¾ du salaire minimum
conventionnel de la catégorie.
La prime d’ancienneté est destinée à récompenser la stabilité et l’expérience du travailleur dans
l’entreprise. Elle est calculée sur le salaire minimum catégoriel à partir de la date d’embauche
du salarié. Elle est accordée après 24 mois de travail effectif dans l’entreprise. Le taux est de
2% à partir du 25ème mois jusqu’au 36ème mois. Ce taux est majoré de 1% par année
supplémentaire jusqu’à la 25ème année incluse.

Prime d’ancienneté =1% × salaire de base × ancienneté

La prime de productivité ou de rendement sont allouées aux travailleurs pour les encourager,
compte tenu de certaines conditions dangereuses de travail.

 A titre de remboursement et n’ayant pas la nature d’un salaire : la prime de


panier, la prime de salissure, la prime de transport, la prime de tenue de travail,
la prime d’outillage.

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La prime de panier est versée aux travailleurs qui effectuent une séance de travail de 10 H
ininterrompue dans la journée ou 6 H consécutive de travail de nuit.
La prime de salissure est versée aux travailleurs qui effectuent des travaux salissants.
La prime de transport est allouée au travailleur pour couvrir les frais de transport dans le cadre
de son travail.
La prime de tenue de travail est versée au travailleur des entreprises pour qui, des frais
exceptionnels de vêtements ou une protection supplémentaire est nécessaire.
La prime d’outillage est versée lorsque le travailleur fourni l’outillage nécessaire à
l’accomplissement du travail.

b) Les indemnités
Elles correspondent à des remboursements de frais engagés par le salarié. Les plus fréquentes
sont : les indemnités de transport, les indemnités de logement, les indemnités de nourriture, les
indemnités de représentation, les indemnités de tournée…
Par leurs caractères de remboursement, ces indemnités ne sont pas soumises aux cotisations et
aux impôts.
Les indemnités de transport constituent une participation de l’employeur aux frais engagés par
le travailleur pour son déplacement de sa résidence à son lieu de travail.
Les indemnités de logement sont destinées à couvrir les frais de logement du travailleur.
Les indemnités de nourriture sont destinées à couvrir les frais de nourriture du travailleur.
Les indemnités de représentation
Les indemnités de tournée
c) Les avantages en nature
Accordés à certains salariés, ce sont souvent le logement, la voiture, les frais de téléphone ou
d’électricité, la domesticité… Les avantages en nature viennent augmenter le salaire brut
mensuel imposable pour le calcul des retenus mais sont retranchés pour le calcul du salaire net.
Les avantages en nature sont retenus à leur valeur forfaitaire dans les bases d’imposition des
traitements des salaires. Les prestations concernées sont celles qui sui suivent : logement et
accessoires.
Tableau des avantages en nature
Nombre de pièces Valeur du loyer Mobilier Electricité (a) Eau (b)
de logement
1 60 000 10 000 10 000 10 000
2 80 000 20 000 20 000 15 000
3 160 000 40 000 30 000 20 000
4 300 000 60 000 40 000 30 000
5 480 000 80 000 50 000 40 000
6 600 000 100 000 60 000 50 000
7 et plus 800 000 150 000 70 000 60 000

(a) : Montant à majorer de 20 000 F par appareil individuel de climatisation ou par pièce
climatisée pour les installations centrales.
(b) : Montant à majorer de 30 000 F pour les logements dotés d’une piscine.
Tableau des domesticités

Eléments Montants
Gardiens, jardinier 50 000
Gens de maison 60 000
Cuisiniers 90 000

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NB :
 Les avantages qui ne sont pas mentionnés sur le barème susvisé doivent être intégrés
dans l’assiette des impôts à leur valeur réelle dans l’hypothèse où ces valeurs sont
inférieures à ceux du barème.
 La prime de transport est exonérée d’impôt dans une limite de 25 000. Le surplus est
réintégré à la base imposable.
 Les indemnités non imposables sont plafonnées à 10% du salaire brute imposable, le
reste est réintégré à la base imposable.

Salairebrut imposable=salaire de base + primes imposables+heures supplémentaires+ gratifications+avantages en n

IV- Les retenues sur le salaire


En Côte d’Ivoire, il y a deux principales retenues sur le salaire perçues à la source : il s’agit des
retenues fiscales et des retenues sociales. A ces deux principales catégories s’ajoutent une
dernière sorte de retenues due aux engagements pris par le travailleur avec certains tiers.

1°) Les retenues fiscales


En Côte d’Ivoire trois sorte d’impôts sont prélevés sur tout travailleur. Ce sont l’impôt sur
salaire, la contribution nationale et l’impôt général sur le revenu.
a) L’impôt sur salaire (IS)
L’impôt sur salaire est obtenu en calculant 1,2% du salaire brut imposable ou 1,5% du salaire
brut imposable après un abattement de 20%.

b) La contribution nationale (CN)


Elle est déterminée après un abattement d 20% du salaire brut imposable te comporte des taux
progressifs s’appliquant à des tranches déterminées de revenu net. On a donc le barème
suivant :
Tranches Montants Taux
0 à 50 000 50 000 0%
50 000 à 130 000 80 000 1,5%
130 000 à 200 000 70 000 5%
200 000 à X X – 200 000 10%

c) L’impôt général sur le revenu (IGR)


L’IGR est calculé en fonction de la situation matrimoniale et du revenu du salarié. Le nombre
de parts du salarié est déterminé en fonction de sa situation matrimoniale. On a donc le tableau
suivant :

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Tableau des parts des salariés en fonction de leur situation matrimoniale

Situation matrimoniale Enfants à Nombres de parts


charges
Célibataire ou divorcé ou Sans enfant 1 part
veuf
Célibataire ou divorcé 1,5 part pour lui-même
Avec enfant
0,5 part par enfant
Marié Sans enfant 2 parts
Marié ou veuf Avec enfant 2 parts pour lui-même
0,5 part par enfant

NB :
 Le nombre de parts ne peut en aucun cas excéder 5.
 L’enfant infirme majeur a droit à 1 part.
 Époux séparés : chaque époux est considéré comme un célibataire ayant à sa charge les
enfants dont il a la garde.
Sont enfants à charge :
 les enfants légitimes
 les enfants naturels reconnues
 les enfants légalement adoptés
 Les enfants sont a charge pendant leur minorité seulement (21 ans) ou s’ils sont âgés de
moins de 25 ans et poursuivent leurs études.

L’IGR mensuel est obtenu à l’aide du barème suivant :

R IGR mensuel
Quotient=
N
Q<25 000 -
25 000<Q< 45583 R×10/110 - N×2 273
45 584 <Q<81 583 R×15/115 - N×4 076
81 584<Q<126 583 R×20/120 - N×7 031
126 584<Q< 220333 R×25/125 - N×11 250
220 334<Q< 289083 R×35/135 - N×24 306
289 084<Q< 842166 R×45/145 - N×44 181
842 167<Q R×60/160 - N×98 633

Revenu mensuel
Quotient familial=
Nombre de parts

Revenu net (R)=[ 80 % × Salaire brut imposable−(IS+ CN ) ] ×85 %

Remarque : Souvent les retenues sont obtenues par simple lecture dans un extrait du barème
des impôts où les salaires brut imposables sont arrondis au millier de francs inferieurs. Lorsque
le salaire brut obtenu par calcul ne coïncide pas avec les montants du barème, on retiendra le
montant le plus proche du tableau. (Annexe 1)

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Annexe-1 : Exemple de barème des impôts


Salaire RETENUE IGR SUIVANT NOMBRE DE PARTS
mensuel IS CN
1 part 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5
60 000 720 1378 242
61 000 732 1439 303
62 000 744 1500 363
63 000 756 6 1560 424
64 000 768 18 1621 484
65 000 780 30 1681 545
70 000 840 90 2021 840
71 000 852 102 2108 901
72 000 864 114 2195 962
73 000 876 126 2282 1022
74 000 888 138 2369 1083
75 000 900 150 2456 1143 7
83 000 996 248 3141 1621 484
84 000 1008 258 3228 1681 545
85 000 1020 270 3315 1742 606
86 000 1032 282 3402 1803 666
90 000 1080 330 3750 2045 909
91 000 1092 342 3826 2098 962
92 000 1104 354 3913 2159 1022
100 000 1200 450 4609 2643 1507 371
105 000 1260 510 5032 2994 1803 666
106 000 1272 522 5119 3081 1863 727
110 000 1320 570 5467 3429 2106 969
150 000 1800 1050 9552 6864 4826 3363 2227 1090
151 000 1812 1062 9663 6951 4913 3434 2287 1151 15
152 000 1824 1074 9774 7038 5000 3484 2348 1212 75
192 000 2304 2380 14052 10536 8347 6309 4681 3545 2409 1272 136
193 000 2316 2420 1483 10647 8434 6396 4742 3606 2469 1333 196
194 000 2328 2460 14306 10758 8521 6483 4803 3666 2530 1393 257
195 000 2340 2500 14435 10855 8597 6559 4856 3719 2583 1446 310
200 000 2400 2700 15066 11385 9010 6972 5143 4007 2871 1734 598
201 000 2412 2740 15200 11494 9097 7059 5204 4068 2931 1795 659
350 000 4200 12700 33660 27841 23201 19685 16934 14896 12858 10820 8962
352 000 4224 12860 33984 28091 23409 19894 17097 15059 13021 10983 9075
354 000 4248 13020 34287 28325 23604 20088 17250 15212 13173 11135 9181
355 000 4260 13100 34438 28344 23701 20185 17326 15288 13250 11212 9234
1

2°) Les retenues sociales


Il s’agit de la cotisation à la CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale) pour la retraite.
Son taux est de 6,3% (depuis janvier 2000) du salaire brut imposable avec un plafond de
1 647 315.
3°) Les autres retenues
Il s’agit des avances, des acomptes et des oppositions :
Les avances : Ce sont des prêts d’argent sur travail non encore effectue.
Les acomptes : Ce sont des sommes d’argents versée perçue pour un travail déjà effectue.
Les oppositions (ou saisie-arrêt) : ce sont des sommes retenues par l’employeur sur le salaire de
l’employé. Elles sont faites par le créancier du salarier par voie judiciaire.

V- Les documents relatifs à la paie


Ce sont le bulletin de salaire et le livre de paie :

1°) Le bulletin de salaire


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C’est un document obligatoire qui donne le détail des calculs et permet au salarié de vérifier le
montant de la rémunération versée.
Le bulletin de salaire présenté en Annexe-2 regroupe les éléments relatifs au salaire du
travailleur.

EXMPLE: établir le bulletin de salaire du mois de mars de Monsieur SRAN, informaticien de


l’entreprise ‘’SIKA’’ sachant que son salaire brut imposable est de 580 000 F dont 40.000 F de
prime d’ancienneté. Il perçoit en outre 15.000 F d’indemnité de transport .Il a perçu un
acompte de 100.000 F. M. KOUASSI est marié, père de 3 enfants.
Solution

1°) Calcul des retenues fiscales de M.SRAN :


 L’impôt sur salaire (IS)
IS = 1,2%× SBI
IS = 1,2% × 580 000
IS = 6 960
 La contribution nationale (CN)
Le salaire cédulaire (SC) : SC =580 000 × 80%
SC = 464 000

50 000 × 0% = 0
80 000 × 1,5% = 12 00
70 000 × 5% = 3500
CN = 264 000× 10% = 26 400
Total = 31 100

 L’impôt général sur le revenu (IGR)


Nombre de part (N): (Marié = 2 parts ; 3 enfants =1,5 parts)
N= 3,5 parts
Revenu net (R)=[ 80 % × Salaire brut imposable−(IS+ CN ) ] ×85 %
R=[ 464 000−(6 960+31100) ] × 85 %
R = 362 049
Le Quotient familial (Q)
R 362049
Q= = =103 442 ,57
N 3,5

IGR = R× 20/120 - N× 7031


IGR = 362 049 × 20/120 - 3,5 × 7031
IGR = 35 733
2°) Calcul des retenues Sociales de M.SRAN 
 Cotisation Retraite (CR)
CR = 6,3% × SBI
CR = 6,3% × 580 000
CR = 36 540

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Etablissons le Bulletin de salaire de SRAN

BULLETIN DE SALAIRE Entreprise


Etabli le 30/03/N Raison sociale : SIKA
Période du 01/03/N au 30/03/N N°CC :……………….
Nom : SRAN Adresse :……………..
Adresse : BP…. Tel :………………….
Catégorie professionnelle :………………. N°RC :……………….
Emploi : Informaticien

Salaire de base ……540


Sursalaire 000…………..
Prime d’ancienneté ……………………….
Autres primes .
Avantages en nature …… 40 000………..
……………………….
Heures supplémentaires : .
……………………………………………... ……………………….
HS………….à………….. .
HS………….à…………..
HS………….à………….. ……………………….
HS………….à………….. .
Indemnités taxables :
………………………………………………….

……………………….
.
Salaire brut imposable : ………580 000……..

Retenues sur salaire :


IS ………………………6 960….…………………………………..
CN ……………………31
100……………………………………….
IGR
………………….35 733…………………………………………

CR ………………………36 540 ……………………………….

Total retenues : …110 333………


Salaire net : ……..469 667......

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Indemnités de transport : ………15 000………..


Avance : ……………………….
Avance : .
Opposition : ………100 000……..
……………………….
NET A PAYER . 384 667
Signature de l’employé Salaire payé le …………… cachet et signature de
l’employeur

Annexe-2

BULLETIN DE SALAIRE Entreprise


Etabli le …………………………. Raison sociale :
Période du ………… au…………… ………
Nom : ………………………………. N°CC :……………….
Adresse : BP………………………………. Adresse :……………..
Catégorie professionnelle :………………. Tel :………………….
Emploi : …………………………………… N°RC :……………….

Salaire de base ……………………….


Sursalaire .
Prime d’ancienneté ……………………….
Autres primes .
Avantages en nature ……………………….
.
Heures supplémentaires : ……………………….
……………………………………………... .
HS………….à………….. ……………………….
HS………….à………….. .
HS………….à…………..
HS………….à………….. ……………………….
Indemnités taxables : .
………………………………………………….

……………………….
.
Salaire brut imposable : ………………..……..

Retenues sur salaire :


IS ………………………………….

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…………………………………..
CN …………………………….
……………………………………….
IGR ………………………….
…………………………………………
CR …………………………………….
……………………………….

Total retenues : ………………...


………
Salaire net : ……………...
…..........
Indemnités de transport : ……………………….
Avance : .
Avance : ……………………….
Opposition : .
……………………….
NET A PAYER ..................................
Signature de l’employé Salaire payé le …………… cachet et signature de
l’employeur

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2°) Le livre de paie


C’est un document obligatoire qui récapitule, pour tous les employés d’une entreprise, les salaires d’une période. C’est donc la copie des bulletins
de paie de l’entreprise.
Le livre de paie présenté en Annexe-3 regroupe les éléments relatifs au salaire des travailleurs.

Annexe-3
Nom et prénoms Salaire de Sursalaire Primes Heures Avantages Salaire Retenues Total Avances Indemnités Net à
des employés base imposables sup. en nature Brut retenues et non payer
imposable acomptes imposables
IS CN IGR CNPS
………………..
………………..
……………….
…………….....
TOTAL
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VI- Les Charges Patronales


Il s’agit des charges qui incombent à l’employeur. Elles sont de deux catégories : les charges
fiscales et les charges sociales.

1°) Les charges fiscales


Il est fait obligation à tout employeur de verser des rémunérations diverses qu’il paie à ses
employés, des impôts sur salaire appelés contribution à la charge de l’employeur. Aussi dans
le cadre de la formation de son personnel, l’employeur doit s’acquitter pour le compte du fond
de développement de la formation professionnelle (FDFP) d’une taxe d’apprentissage (TA)
et d’une taxe pour la formation professionnelle continue (TFPC) dont les taux sont les
suivants selon que l’employé est local ou expatrié.

Période Nature d’impôt Taux d’application


Pers. local Pers. Exp.
Mensuel Impôts sur salaire (DGI) 1,2% 10,4%
Taxe d’apprentissage (FDFP) 0,4% 0,4%
Taxe pour la formation professionnelle continue (FDFP) 0,6% 0,6%
Annuel Taxe pour la formation professionnelle continue (FDFP) 0,6% 0,6%
Total 2,8% 12%

La TFPC, perçue au taux de 1,2%, fait l’objet d’un versement au taux de 0,6% par mois
durant l’exercice. En fin d’année, il est fait une comparaison entre le reliquat (0,6% restant) à
verser et l’effort de formation engagé par l’employeur au profit de ses travailleurs. Si le
reliquat est supérieur, l’entreprise versera la différence. Dans le cas contraire, l’entreprise se
fera remboursée par le FDFP.

2°) les charges sociales


Ce sont des charges que l’entreprise devra reverser à la CNPS en même temps que les autres
charges prélevées aux travailleurs. Il s’agit des cotisations pour les prestations familiales
(PF), pour les accidents de travail (AT) et pour la caisse de retraite (CR). Elles se calculent
sur le salaire brut plafonné.

Nature des cotisations Taux Plafond/personne/mois


Prestation familiale 5,75% 70 000
Accident de travail 2% à 5% 70 000
Caisse de retraite 7,7% 1 647 315

Application :
La SARL ‘’ABLI’’ a un effectif de 3 salariés mensuels. Tous les travailleurs ont plus
d’un an d’ancienneté dans l’entreprise. Le taux d’accident de travail est de 3%. La
rémunération brute mensuelle est donnée dansa le tableau ci-dessous :
(1) La rémunération brute de chaque salarié comprend en outre une prime de transport
de 30 000.
TAF:
1°) Déterminez les salaires bruts, imposables et social de chaque travailleur.
2°) Déterminez les charges patronales fiscales et sociales de ce mois.
Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

Nom et Fonction Rémunération brute mensuelle hors Dont


prénoms avantage en nature (1)
KADIO Directeur Indemnité de
1 850 000
Ehoué général représentation : 300 000
DIGBEU Directeur Indemnité de
850 000
Rémi commercial déplacement : 300 000
KOUAME
comptable 650 000
Kouadio

Solution
1°) détermination du SBI et SBS de chaque travailleur :

KADIO Ehoué DIGBEU Rémi KOUAME Kouadio


Eléments
SBI SBS SBI SBS SBI SBS
RTE 1850 000 1850 000 850 000 850 000 650 000 650 000
Prime de transport -25 000 -25 000 -25 000 -25 000 -25 000 -25 000
exonéré
RTE -25 000 1825 000 1825 000 825 000 825 000 625 000 625 000
Indemnité exonérée à
10%
 Ind. de Repres.
-182 500 - - - - -
(300 000> 182 500)
 Ind. De dépl. - -82 500 - - -

(300 000 > 82 500)


TOTAL 1 642 500 1 825 000 742 500 825 000 625 000 625 000

2°) Calcul des charges patronales.


 Cotisations fiscales
Total SBI = (1 642 500 + 742 500 + 625 000) = 3 010 000
IS = 1,2% × 3 010 000 = 36 120
TA = 0,4% × 3 010 000 = 12 040
TFC = 1,2% × 3 010 000 = 36 120 ou TFC = 0,6% × 3 010 000 = 18 060

 Cotisations sociales
PF = 70 000 × 3× 5,75 = 12 075
AT = 70 000 × 3 × 3% = 6 300
CR = (1 647 315 + 825 000 +625 000) × 7,7% = 238 493

3°) La déclaration annuelle des salaires


Chaque année, les employeurs sont tenus de remettre à la Direction Générale des
Impôts (DGI), un état récapitulatif des salaires de 12 mois sur un formulaire spécial
(Annexe- 4). Cet état vise à régulariser les impôts sur salaire à charge des salariés et les
impôts à charge des employeurs concernant l’exercice. Parallèlement, la déclaration
individuelle des salaires annuels (DISA) Annexe-5, permet de récapituler les cotisations
sociales versée à la CNPS.
Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

4°) La comptabilisation des salaires et impôts sur salaire

a) La constatation des salaires et règlement

30/…./..N
6611 Appointement et salaire, personnel national ×
6621 Appointement et salaire, personnel non national ×
663 Indemnités forfaitaires versées au personnel
6617 Avantages en nature ×
×
422 Personnel, rémunérations dues
781 Transfert de charge ×
(salaires dus) ×

422 Personnel, rémunérations dues ×
4212 Personnel, acompte
4213 Personnel frais avancés ×
431 Sécurité sociale ×
4471 IGR ×
4472 IS ×
4473 CN ×
(Retenus sur salaires) ×

422 Personnel, rémunérations dues ×
521 Banque ×
(Règlement des salaires)

b) La constatation des charges fiscales et sociales patronales et règlement


30/…./..N
6413 Charges patronales, impôts sur salaire ×
6414 Taxe d’apprentissage ×
6415 Formation professionnelle continue
664 ×
Charges sociales
×
4472 Impôts sur les salaires
4310 Sécurité sociale ×
(Charges fiscales et sociales patronales) ×

4472 Impôts sur les salaires ×


4310 Sécurité sociale ×
521 banque ×
(Règlement des charges fiscales et sociales)

Exemple : Soit les informations ci-dessous concernant les salaires à payer et les différentes
charges de l’entreprise ‘’ANOUANZE’’ pour le mois de Mars 2015 :
Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

Salaires employés ivoiriens  : 30 000 000


Salaires employés africains  : 2 000 000
Salaires personnel expatriés : 7 000 000
Transport du personnel : 2 000 000

Retenues fiscales : 9 358 000 dont IS 468 000 ; CN 3 390 000 et IGR 4 500 000.


Retenues sociales : 624 000

Autres retenues :
Assurance maladie : 400 0000
Acompte : 10 000 000
Remboursement de prêt : 1 000 000

Charges patronales :
Charges fiscales (IS locaux 384 000 ; IS expatriés 728 000 ;
Taxe d’apprentissage 156 000 ; Taxe pour la formation continue 234 000).
Charges sociales (Prestations familiales 57 000 ; Accident de travail 30 000 ;
Retraite 936 000)

TAF : Passez toutes les écritures liées aux salaires.

VI- Le licenciement / la démission


1°) Définitions
La rupture du contrat de travail peut être soit du fait de l’employeur ou du fait du salarié. Dans
le premier cas on parle de licenciement. Dans le second cas il s’agit d’une démission.

2°) Le préavis ou délai -congé.

a) La procédure
La partie qui prend l’initiative de la rupture du contrat de travail doit notifier par écrit sa
décision à l’autre. La durée court à compter de la notification. Cette procédure est fonction de
l’ancienneté du travailleur dans l’entreprise et de sa catégorie professionnelle.

b) Durée du préavis

Catégorie professionnelle Ancienneté Durée du préavis


Travailleur classé dans les 5 premières  Jusqu’à 6 ans  1 mois
Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

catégories  De 6ans à 11ans


(classe des employés et ouvriers)  De 11 ans à 16ans  2 mois
 Plus de 16 ans  3 mois
 4 mois

Travailleur classé dans la 6ème catégorie et au-  Jusqu’à 16 ans  4 mois


delà  Plus de 16 ans  3 mois
(classe des agents de maitrise et cadres)
Travailleur frappé d’incapacité permanente Après 6 mois 2 fois le délai normal de
estimée à plus de 40% préavis

c) L’indemnité compensatrice de préavis


La partie qui ne respecte pas le préavis a l’obligation de verser à l’autre une indemnité
compensatrice égale à la rémunération et aux avantages de toutes natures dont aurait bénéficié
le salarié pendant la durée du préavis restant à courir s’il avait travaillé.

d) L’indemnité de licenciement
La rupture du contrat de travail du fait de l’employeur ouvre droit au travailleur, ayant
accompli une durée de service effectif égal à 1 an et n’ayant pas commis de faute lourde, le
paiement d’une indemnité de licenciement distincte du préavis.
L’indemnité de licenciement est représentée pour chaque année de présence accomplie
dans l’entreprise par un pourcentage déterminée du salaire global mensuel des 12 mois
d’activité qui ont précédé la date de licenciement.
NB : Le salaire global comprend toutes les prestations constituant une contrepartie du
travail à l’exclusion de celles présentant un caractère de remboursement de frais.
Le pourcentage est fonction de l’ancienneté du travailleur :

Ancienneté dans l’entreprise Pourcentage


 De 1 à 5 ans  30% du salaire moyen mensuel
 De 6 à 10 ans  35% du salaire moyen mensuel
 Plus de 10 ans  40% du salaire moyen mensuel

EXEMPLE :
Un travailleur classé en 6ème catégorie est licencié après 8 ans de travail. Sachant que
son salaire de base et les diverses indemnités constituant une contrepartie de travail des 12
derniers mois s’élève à 3 600 000, déterminez le montant de l’indemnité de licenciement.

Solution
 Salaire moyen mensuel des 12 derniers mois d’activité : 3 600 000 / 12 = 300 000

 Indemnité de licenciement : (300 000 × 30% ×5) + (300 000 × 35% × 3) = 650 000


Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

VI- Le congé – payé


1°) Définition
Le congé est le temps de repos accordé aux travailleurs après 12 mois de travail
effectif dans l’entreprise sont considérés comme temps de travail effectif et pris en compte
pour la détermination des congés, le repos des femmes en couche, les arrêts de travail pour
accident de travail et maladies professionnelles, les maladies dument constatées dans la
limite de suspension du contrat de travail (6 mois), les périodes militaires obligatoires, les
permissions pour évènements familiaux dans la limite de 10 jours.

2°) Les jours fériés payés


Ce sont :
 Le 7 Aout
 Le 1er Mai
Ces jours sont payés s’ils tombent un dimanche. En plus de ces deus deux jours, il est
convenu que les fêtes légales suivant sont fériées chômées sauf si elles tombent un dimanche :
 Le 1er janvier
 La fête de ramadan
 La fête de tabaski
 Le 1er novembre
 La fête d’Ascension
 La fête d’Assomption
 Le lundi de pâques
 Le lundi de pentecôte
3°) La durée de congé
La convention collective prévoit, pour tout travailleur, une durée de 2,2 jours ouvrables de
congé par mois de travail effectif. Pour une durée de référence de 12 mois la durée de congé
sera de 2,2 ×12 = 26,4 soit 27 jours. Cette durée sera majorée des jours non ouvrables et
jours conventionnels en tenant compte de l’ancienneté du travailleur.
 Pour plus de 15 ans d’ancienneté, on a une augmentation de 2 jours ouvrables,
 Pour plus de 20 ans d’ancienneté, on a une augmentation de 4 jours ouvrables,
 Pour plus de 25 ans d’ancienneté, on a une augmentation de 6 jours ouvrables,
 Pour plus de 30 ans d’ancienneté, on a une augmentation de 8 jours ouvrables.

Puisque dans un mois il y a 6 jours non ouvrables, alors pour obtenir pour obtenir la durée de
congé, on multipliera :
 Soit les jours ouvrables par 1,25 (30jours/24jours)
 Soit la période de référence par 2,75 (2,2 ×1,25)

4°) la date de départ en congé


La date de départ en congé est fixée en principe par l’employeur et l’employé. La jouissance
du congé peut être reportée dans la limite de trois mois
Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

5°) L’allocation congé payé


Il existe deux modes de calcul de l’allocation de congé payé. L’un ou l’autre mode calcul est
utilisé selon que le travailleur a perçu ou non des salaires identiques pendant la période de
référence. On retient la méthode la plus favorable au travailleur.

a) Cas ou le salaire reste inchangé


1
Allocationcongé = des salaires perçus pendant la période référendaire
12
durée de congé ( jours)
×
30

NB : La période de référence est le temps compris entre la date d’embauche ou la date de
retour d’un congé et la veille d’un départ en congé.

Exemple : M. N’DOUA, employé à ‘’COCO SERVICE’’, part en congé après 15 mois de


travail. Il a un salaire mensuel de 82 000, une prime d’ancienneté de 5 000.
TAF : Calculer son allocation congé de M. N’DOUA.

Solution
Salaire de base : 82 000 × 15 = 1 230 000
Prime d’ancienneté : 5 000 × 15 = 75 000
Total : 1 305 0000

Durée de congé : 15 × 2,75 = 41,25 soit 42 jours

1 42
Allocation congé = ×1 305 000× = 152 250
12 30

b) Cas ou le salaire subit des modifications

salaire moyen mensuel des 12 derniers mois × durée du congé


Allocationcongé =
30

Exemple : M. ABOUO part en congé après 13 mois de service. Son salaire de base estimé à
200 000 a connu une augmentation de 20% pendant les 4 derniers mois. En outre, il bénéficie
d’avantages ayant nature juridique sur le salaire d’un montant de 160 000.

TAF : Calculer son allocation congé de M. ABOUO.

Solution
Durée du congé = 13 × 2,75 = 35,75 soit 36 jours
Salaires moyens des 12 derniers mois :

Salaire moyen =
[ ( 200000 × 1,2 )+160 00 ] × 4+(200 000+160 000)× 8
12
Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

Salaire moyen =
4 480 000
12 ↔ Salaire moyen = 373 333

373333 × 36
Allocation congé = =447 999 Allocation congé = 447 999
30

L’ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE


I- Utilité
Le compte banque tenu par l’entreprise ne présente pratiquement pas le même solde à la
même date que le compte de l’entreprise tenu par la banque en raison des décalages dans
l’enregistrement des opérations et des erreurs éventuelles. Périodiquement, au moins une fois
par mois, l’entreprise effectue un contrôle entre le compte ‘’Banque’’ et le relevé de compte
envoyé par la banque afin de vérifier la concordance des deux comptes et de faire ressortir les
différences. Cette vérification est réalisée sous la forme d’un état de rapprochement.

II- Principe
a) Le compte banque tenu par l’entreprise
Dans un tableau à deux colonnes (Débit-Crédit), après pointage :
 On inscrit le solde de fin de période à corriger,
 On porte au débit les opérations régulièrement créditées par la banque mais
non enregistrées par l’entreprise,
 On porte au crédit les opérations régulièrement débitées par la banque mais
non enregistrées par l’entreprise.

b) Le compte de l’entreprise tenu par banque

Dans un tableau à deux colonnes (Débit-Crédit), après pointage :


 On inscrit le solde de fin de période à corriger,
 On porte au débit les opérations régulièrement créditées par l’entreprise mais
non enregistrées par la banque,
On porte au crédit les opérations régulièrement débitées par l’entreprise mais non enregistrées
par la banque

NB : Le pointage consiste à identifier sur le relevé bancaire et dans le compte banque, les
opérations qui ont bien été enregistrées chez le banquier et dans l’entreprise.

III- Applications
Le 30/04/…N le compte 5211 SGBCI tenu par la SARL ‘’ASSOUMAN’’ se présente
comme suit :

DEBIT 5211 SGBCI CREDIT


Dates Libellés Montants Dates Libellés Montants
01/04 Solde à nouveau 240 700 10/04 Chèque N°125 18 700
08/04 Remise de chèque 87 000 18/04 Chèque N°126 150 000
09/04 Négociation effet N°777 130 000 30/04 Chèque N°127 47 000
Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

24/04 Virement du client N’da 99 000 SOLDE DEBITEUR 441 000


29/04 Versement espèces 100 000
TOTAL 656 700 TOTAL 656 700

Le relevé de compte envoyé par la SGBCI à son client ‘’ASSOUMAN’’ se présente comme
suit au 30/04/… N.

RELEVE DE COMPTE

Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire


SA au capital de 500 millions de F CFA
Code banque
0007

Domiciliation (agence) : Abidjan-Plateau

Titulaire du compte : ASSOUMAN

RELEVE D’IDENTITE BANCAIRE

RC Abidjan 2641
Code guichet
000124
N° du compte
000124

La direction de votre agence est à votre disposition pour tout renseignement

Date du dernier
30/03/..N
relevé
que vous souhaiteriez demander sur ce présent relevé

Date Nature de l’opération Débit Crédit


J M
ASSOUMAN

30 03 Solde à nouveau 240 700


08 04 Remise effet N°777 130 000
10 04 Votre remise de chèque sur SARR 87 000
casier n°03 Abidjan-

Relevé

12 04 Chèque N°125 18 700


du 01/04/..N au 30/04/

18 04 Virement du client KOUADIO 32 000


Plateau

20 04 Chèque N°126 150 000


21 04 Virement du client N’DA 99 000
…N

29 04 Domiciliation COFRUITEL 145 000


30 04 Virement du client Camille 50 000

SOLDE CREDITEUR 325 000


Feuillet n°1
Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

TAF : Faire le rapprochement bancaire et passez les écritures de régularisation.

Solution

Après pointage, on constate que sur le compte banque tenu par l’entreprise, les opérations du
29/04 et du 30/04 ne sont pas enregistrées chez le banquier (sur le relevé bancaire).
De même, sur le relevé bancaire les opérations du 18/04, du 29/04 et du 30/04 ne sont pas
enregistrées par l’entreprise.

Etablissons l’état de rapprochement bancaire du 30/04/… :

ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE AU 30/04/…N


Compte banque tenu par Compte ASSOUMAN tenu
Opérations l’entreprise par la banque
Débit Crédit Débit Crédit
Solde à corriger 441 000 325 000
18/04 : virement du client Kouadio 32 000
29/04 : Domiciliation COFRUITEL 145 000
29/04 : Versement espèces 100 000
30/04 : Virement du client Camille 50 000
30/04 : Chèque N°127 47 000

Solde au 30/04 378 000 378 000


TOTAUX 523 000 523 000 425 000 425 000

Maintenant, passons les écritures de régularisation.


Les erreurs ou omissions constatées sur le relevé sont signalées à la banque. Par contre
l’entreprise corrige dans ses livres celles qui la concernent.

30/04/…

521 Banque (50 000+32 000) 82 000


411 Client 82 000
(Suivant état de rapprochement)

145 000
402 Fournisseurs, effet à payer
521 Banque 145 000

(Suivant état de rapprochement)


Partie-2 Support de cours de comptabilité Générale Opérations Périodiques

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