Vous êtes sur la page 1sur 2

Karine dos Santos Souza (UnB)

Compte-rendu à propos de la crise du roman

Au XIXe siècle le genre littéraire « roman » connait son apogée, cette époque est
considérée comme l’âge d’or du roman, avec l’apparition des romanciers consacrés,
comme Balzac, Flaubert et Zola. Parallèlement, à cette époque-là, la bourgeoisie -
souvent sujet principal de ces romanciers cités au-dessus – vivait, elle aussi, son apogée.
Cependant, cela ne pourrait pas durer longtemps et au XXème siècle ce genre si répandu
et qui a connu un énorme succès vit une crise.

Le XXème siècle est bousculé par deux Grandes Guerres parmi plusieurs d’autres
conflits d’ordre mondiale et tant d’incertitudes et de défis pour ceux qui l’on vécu. La
bourgeoisie qui était jusque-là si puissante et solide est finalement contestée. Les
auteurs vivant à l’époque ont beau essayé de comprendre son environnement, les
contraintes auxquelles ils étaient tous soumis et les effets de tout cela dans la vie
humaine et dans leur domaine artistique, puisque le roman était-il le porte-parole d’une
bourgeoisie que maintenant était mise en question. Ce n’est pas par hasard que la
pensée, la littérature, la philosophie et les sciences humaines de façon générale se sont
tellement développées à ce moment-là. En tenant compte de tout cela, c’est peut-être
facile à comprendre que le roman ne pouvait pas se conserver intact. Il a fallu tout
changer.

Donc, les romanciers de cette nouvelle époque iront contester quelques règles qui faisait
partie de ce que l’on considérait comme « roman ». Le roman arrêtera d’être tout
simplement un miroir de la société pour se livrer à autre chose, à d’autres expériences.
Tout d’abord ils s’opposeront au déterminisme (caractérisque notamment du
naturalisme), à la volonté de peindre la réalité tel qu’elle est (à la fois objectif du
réalisme) et en dernier au lyrisme présent dans le romantisme.

Les courants qui vont apparaître à ce moment sont le surréalisme (1920 – 1950),
l’absurde ou l’existentialisme (1930 - 1960) et le nouveau roman (1950 – 1960).
Chacun avec des caractéristiques très particulières à eux, mais qui révolutionnent
(chacun à sa manière) le modèle préconçu.
Ce que l’on peut souligner comme caractérisques qui vont apparaître de manière plus
accentuée ou moins à voir le courant dont on parle, mais qui seront présentes dans le
genre « roman » de façon plus générale à partir de cette époque sont : le narrateur
omniscient, le personnage tout-puissant, la vraisemblance, la primauté du fond sur la
forme. Il arrête d’exister un héros avec un passé qui est important pour l’histoire, il
n’aura plus un portrait psychologique bien dessiné, il ne s’explique pas et on ne connait
pas ses motivations et les raisons de son comportement social. En plus, la linéarité du
récit n’est guère importante.

Bibliographie

RAIMOND Michel. Le Roman. Paris : Armand Colin. 2011.


https://www.etudes-litteraires.com/histoire-roman-20.php
https://www.assistancescolaire.com/eleve/2nde/francais/reviser-le-cours/la-crise-du-
roman-au-xxe-siecle-2_f105
https://www.kartable.fr/ressources/litterature/cours/le-roman-du-xxe-siecle/44408