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U.S.T.H.

B Coordination SM-ST du module


Corrigé de l’épreuve finale
Faculté des Mathématiques MATHS I
de Maths 1
1ère année Licence SM Année universitaire 2019-2020

Exercice 1. [5 points]
1. Soit A = {f (x), x ∈ [1, e2 ]} où f est définie sur ]0, +∞[ par f (x) = E(ln x).
On a
1 ≤ x ≤ e2 ⇒ ln 1 ≤ ln x ≤ ln(e2 ) (car la fonction x 7→ ln x est croissante sur [1, e2 ])
⇒ 0 ≤ ln x ≤ 2
⇒ f (x) = E(ln x) ∈ {0, 1, 2} (1 pt)
On déduit alors que A = {0, 1, 2}. Ainsi A est un ensemble fini, il est donc borné et on a :

max A = sup A = 2, min A = inf A = 0 (1 pt)


2. Soit g l’application définie sur R par g(x) = ch(x − 1).

• Déterminons g([0, 1]). On a : 0 ≤ x ≤ 1 ⇒ −1 ≤ x − 1 ≤ 0 ⇒ ch(0) ≤ ch(x − 1) ≤ ch(−1) (car la fonction


2 2
x 7→ ch(x) est décroissante sur [−1, 0] ) ainsi 1 ≤ g(x) ≤ e 2e+1 d’où g([0, 1]) = [1, e 2e+1 ]. (1 pt)
• Déterminons g([0, 2]). On a : 0 ≤ x ≤ 2 ⇒ −1 ≤ x − 1 ≤ 1. Comme la fonction x 7→ ch(x) est décroissante
sur [−1, 0] et croissante sur [0, 1] alors :
2
Pour −1 ≤ x − 1 ≤ 0, on a : ch(0) ≤ ch(x − 1) ≤ ch(−1) donc 1 ≤ g(x) ≤ e 2e+1 .
2
Pour 0 ≤ x − 1 ≤ 1, on a : ch(0) ≤ ch(x − 1) ≤ ch(1) donc 1 ≤ g(x) ≤ e 2e+1 .
2
Comme g([0, 2]) = g([0, 1]) ∪ g([1, 2]) alors on conclut que g([0, 2]) = [1, e 2e+1 ]. (1,5 pt)

L’application g n’est pas injective car il existe x1 = 0 ∈ R et x2 = 2 ∈ R (x1 6= x2 )


2
et g(0) = g(2) = ch(−1) = ch(1) = e 2e+1 . (0,5 pt)
Exercice 2. [7 points]
Soit la fonction f définie sur R par
cos( π2 x)

si x < 1
f (x) = 3
arctan(x − 1) si x ≥ 1
1. Continuité et dérivabilité de f sur R :
(a) Continuité et dérivabilité sur ] − ∞, 1[. La fonction x 7→ cos( π2 x) est continue et dérivable sur ] − ∞, 1[
car elle est composée de fonctions continues et dérivables sur ] − ∞, 1[ (x 7→ π2 x et x 7→ cos x). (0,5 pt)
(b) Continuité et dérivabilité sur ]1, +∞[. La fonction x 7→ arctan(x3 − 1) est continue et dérivable sur
]1, +∞[ car elle est composée de fonctions continues et dérivables sur ]1, +∞[ (x 7→ x3 − 1 et x 7→ arctan x).
(0,5 pt)
(c) Continuité au point x0 = 1.
• On a f (1) = arctan(0) = 0.
• lim f (x) = lim cos( π2 x) = 0.

< <
x7→1 x→1
• lim f (x) = lim arctan (x3 − 1) = 0.

> >
x→1 x→1
Donc lim f (x) = lim f (x) = f (1) = 0. (1 pt)
< >
x→1 x→1
Donc f est continue au point x0 = 1.
(d) Dérivabilité au point x0 = 1.
f (x) − f (1)
• Dérivabilité à gauche : calcul de lim . (1 pt)
<
x→1 x−1
Première méthode : On pose t = x − 1. Lorsque x → 1, t → 0.
f (x)−f (1) cos( π2 x) cos( π2 (t + 1)) − sin( π2 t)
lim x−1 = lim = lim = lim
x→1 x − 1 t t
< < < <
x→1 t→0 t→0
π
π sin( 2 t) π sin( π2 t)
= lim(− ) π = − , car lim π = 1.
<
t→0 2 2t 2 t→0
2t

1
Deuxième méthode :
f (x) − f (1) cos( π2 x)
lim = lim . Il s’agit d’une forme indeterminée du type 00 , on va appliquer la règle de
<
x→1 x − 1 <
x→1 x − 1
l’Hospital.
Les deux fonctions x 7→ h1 (x) = cos( π2 x) et x 7→ h2 (x) = x − 1 étant dérivables sur ] − ∞, 1[ et h02 (x) 6= 0
sur ] − ∞, 1[ alors :
h01 (x) − π2 sin( π2 x) π f (x) − f (1) π
lim 0 = lim = − =⇒ lim =− .
x→1 h2 (x)
< <
x→1 1 2 <
x→1 x−1 2

f (x) − f (1)
• Dérivabilité à droite : calcul de lim . (1 pt)
x→1
> x−1
f (x) − f (1) arctan(x3 − 1)
lim = lim . Il s’agit d’une forme indeterminée du type 00 . On va appliquer la
>
x→1 x − 1 >
x→1 x − 1
règle de l’Hospital.
Les deux fonctions x 7→ h1 (x) = arctan(x3 − 1) et x 7→ h2 (x) = (x − 1) étant dérivables sur ]1, +∞[ et
h02 (x) 6= 0 sur ]1, +∞[ alors

h01 (x) 3x2 arctan(x3 − 1)


lim 0 = lim 3 2
= 3 =⇒ lim = 3.
x→1 h2 (x) x→1 1 + (x − 1) x−1
> > >
x→1

f (x) − f (1) f (x) − f (1)


Comme lim 6= lim , on déduit que f n’est pas dérivable au point x0 = 1.
<
x→1 x−1 >
x→1 x−1

Conclusion : f est continue sur R et dérivable sur ] − ∞, 1[∪]1, +∞[.

2. Calcul de la dérivée f 0 (x).


Comme f est dérivable sur ] − ∞, 1[∪]1, +∞[ alors
 π π
 − 2 sin( 2 x) si x ∈] − ∞, 1[



f 0 (x) = (1 pt)
 3x2
si x ∈]1, +∞[


1 + (x3 − 1)2


3. La fonction x 7→ f (x) = arctan(x3 − 1) définie sur [[ 3 2, +∞[ (qui est inclus dans ]1, +∞[) est continue et
√ 2 √
dérivable sur [[ 3 2, +∞[ et f 0 (x) = 1+(x3x3 −1)2 > 0, ∀x ∈ [ 3 2, +∞[.

f est donc strictement croissante sur [ 3 2, +∞[. √ √
D’après le théorème de la bijection monotone, f réalise une bijection de [ 3 2, +∞[ dans J = f ([ 3 2, +∞[).
(1 pt)
√ √3

3 π π
Comme f est croissante sur [ 3 2, +∞[ alors J = f ([ 2, +∞[) = [f ([ 2), lim f (x)[= [ , [. (1 pt)
x→+∞ 4 2
Exercice 3. [8 points]
π π
1. Soit f la fonction définie sur ] −
, [ par f (x) = ln(1 + sin x).
2 2
(a) Théorème de Taylor-Young (voir cours). (1 pt)

(b) Calculons f 0 , f 00 et f (3) de f . (0,5 pt + 0,5 pt + 0,5 pt)


π π π π
Comme f est 3 fois dérivable sur ]− , [ (car composée de fonctions 3 fois dérivables sur ]− , [ : x 7→ 1+sin x
2 2 2 2
et x 7→ ln x) alors on a :
cos x −1 cos x
f 0 (x) = , f 00 (x) = , f (3) (x) = .
1 + sin x 1 + sin x (1 + sin x)2

(c) La fonction f remplie les conditions du Théorème de Taylor-Young au voisinage de 0 car f est de classe C 3
sur ] − π2 , π2 [ donc :

f 0 (0) f 00 (0) 2 f (3) (0) 3


f (x) = f (0) + x+ x + x + x3 ε(x), où lim ε(x) = 0.
1! 2! 3! x→0

2
D’après la question précédente, on a : f (0) = 0, f 0 (0) = 1, f 00 (0) = −1, f (3) (0) = 1.
Ainsi la formule de Taylor-Young au voisinage de 0 à l’ordre 3 appliquée à f (x) = ln(1 + sin x) est :
1 1
f (x) = x − x2 + x3 + x3 ε(x), où lim ε(x) = 0. (1 pt)
2 6 x→0

ln(1+sin x)−x
(d) Déduisons lim x2
.
x→0

ln(1 + sin x) − x x − 12 x2 + 16 x3 + x3 ε(x) − x − 12 x2 + 16 x3 + +x3 ε(x)


lim = lim = lim
x→0 x2 x→0 x2 x→0 x2
1 1 1
= lim − + x + xε(x) = − . (1 pt)
x→0 2 6 2

2. Soit g la fonction définie par g(x) = (1 + sin x) 1−x .

(a) Déterminons le développement limité de g à l’ordre 2 au voisinage de 0.



1−x ln(1+sin x)
g(x) = e (0,5 pt)
D’après la formule de Taylor-Young appliquée à la fonction f au voisinage de 0, nous pouvons déduire le
développement limité de la fonction f (x) = ln(1 + sin x) au voisinage de 0 à l’ordre 2, c’est à dire :
1
ln(1 + sin x) = x − x2 + o(x2 ). (0,5 pt)
2
Ainsi :

( 1 − x) ln(1 + sin x) = (1 − 21 x − 18 x2 + o(x2 ))(x − 21 x2 + o(x2 ))
1 1
= x − x2 − x2 + o(x2 ) = x − x2 + o(x2 ). (0,5 pt)
2 2
√ 2 2
Donc e 1 − x ln(1 + sin x) = ex − x + o(x ) .
On pose u = x − x2 + o(x2 ), lorsque x est au voisinage de 0, u reste au voisinage de 0. (0,5 pt)
Ainsi: √
e 1 − x ln(1 + sin x) = eu = 1 + u + 12 u2 + o(u2 )
1
= 1 + (x − x2 + o(x2 )) + (x − x2 + o(x2 ))2 + o(x2 )
2
= 1 + x − x2 + 21 x2 + o(x2 ) = 1 + x − 21 x2 + o(x2 ).
Finalement, le développement limité de g au voisinage de 0 à l’ordre 2 est :
1
g(x) = 1 + x − x2 + o(x2 ). (0,5 pt)
2

(b) D’après la question précédente, l’équation de la tangente à la courbe (C) représentative de g au point
(0, g(0)) = (0, 1) est y = 1 + x. (0,5 pt)
Comme g(x) − y = − 12 x2 + o(x2 ) alors au voisinage de 0, g(x) − y < 0 ainsi la courbe (C) représentative
de g est au dessous de sa tangente au voisinage de 0. (0,5 pt )