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BREVET PROFESSIONNEL

DE

PREPARATEUR EN PHARMACIE

Recueil de Sujets d’Examens


De Juin 2018 Métropole

10 rue TESSON – 75010 PARIS


 01.42.06.59.00  01.42.06.09.41
BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR EN PHARMACIE

SESSION 2018

ÉPREUVE E1 – U10

CHIMIE – BIOLOGIE

Le sujet se compose de quatre parties indépendantes, à


traiter sur quatre copies différentes.

1re copie CHIMIE

2e copie BIOCHIMIE

3e copie BOTANIQUE

4e copie MICROBIOLOGIE – IMMUNOLOGIE

Le sujet, documents et annexes compris, comporte 12 pages numérotées de 1/12 à


14/14. Dès la distribution, le candidat doit s’assurer que cet exemplaire est complet.

Les annexes 1, 2 et 3, même non renseignées, sont à rendre avec la copie.

Les réponses sont à rédiger dans l’ordre du sujet, avec soin et rigueur, de manière
complète et précise.

La copie rendue, conformément au principe d’anonymat ne doit comporter aucun


signe distinctif (nom, signature, utilisation d’encre rouge, de surligneurs…).

L'usage de tout modèle de calculatrice, avec ou sans mode examen, est autorisé.

L’usage de documents (ouvrage de référence, note personnelle…) n’est pas autorisé.

2
Pierre, 14 ans, s’est blessé avec de l’aubépine et la plaie semble infectée. Sa mère inquiète, l’emmène
chez le médecin, car Pierre est diabétique et elle ne connait pas la date de la dernière vaccination
antitétanique de son fils.

Spécialités prescrites sur l’ordonnance :


Chlorhexidine, désinfecter la plaie matin et soir, 1 flacon.
Sérum antitétanique, une injection.
Vaccin anti-tétanique Pasteur.

CHIMIE (20 Points)

Données numériques
Hydrogène Z=1 A =1 M(H) = 1 g/mol 1
Carbone Z=6 A =12 M(C) = 12 g/mol 1
Oxygène Z=8 A =16 M(O) = 16 g/mol 1
Azote Z=7 A =14 M(N) = 14 g/mol 1
Chlore Z = 17 A = 35 M(Cl) = 35,5 g/mol 1

A propos de l’ordonnance
1. La chlorhexidine est un antiseptique à large spectre d'action. Elle possède des effets
bactériostatiques ou bactéricides, selon certains facteurs tels que le pH ou la concentration. (7,5
points)

1.1 Indiquer le nombre de protons, de neutrons et d’électrons de l’atome de chlore.


1.2 Ecrire la structure électronique de l’atome de chlore.
1.3 Ecrire la formule de Lewis de l’atome de chlore.
1.4 Déduire et justifier la formule de l’ion chlorure.
1.5 Indiquer la place de l’atome de chlore dans la classification périodique (période et
colonne).
1.6 Représenter la formule développée de la chlorhexidine.
1.7 Déterminer la formule brute de la chlorhexidine.
1.8 Calculer la masse molaire de la chlorhexidine.
1.9 Déterminer le pourcentage pondéral (massique) du chlore dans la chlorhexidine,
en l’arrondissant à l’unité. Détailler le calcul.

2. Un flacon de Biseptine® de 100 mL contient 0,250 g de chlorhexidine. (3 points)


2.1 Indiquer le nombre de mole(s) contenue(s) dans le flacon, en précisant le calcul.
2.2 Calculer la concentration molaire de la solution (préciser le calcul).
2.3 Calculer la concentration massique de la solution (préciser le calcul).

3
3. L’éthanol, aussi considéré comme un antiseptique, peut réagir sur l’acide éthanoïque pour
former de l’éthanoate d’éthyle. (6,5 points)
3.1 Ecrire la formule développée de l’éthanol.
3.2 Entourer et nommer le groupe fonctionnel présent dans l’éthanol.
3.3 Ecrire la formule de l’acide éthanoïque et nommer le groupement fonctionnel.
3.4 Ecrire la réaction entre l’acide éthanoïque et l’éthanol.
3.5 Préciser le nom de cette réaction.
3.6 Citer les trois caractéristiques de la réaction.
4. Le chlore contenu dans la molécule de chlorhexidine possède un pouvoir oxydant. (3 points)
4.1 Définir un oxydant.

4.2 Déterminer le nombre d’oxydation du chlore dans le dichlore (Cl2), dans l’ion chlorure (Cl-),
dans l’acide hypochloreux (HOCl) et dans l’ion hypochlorite (ClO-).

4
BIOCHIMIE (15 points)

1. La première étape de la synthèse de la chlorhexidine se réalise en oxydant la guanine en


guanidine. La guanine est une base azotée que l’on trouve dans les acides nucléiques et
notamment dans l’ADN. (3 points)
1.1 Indiquer la signification du sigle ADN.
1.2 Nommer le pentose que l’on trouve dans l’ADN.
1.3 Citer les bases azotées constituant l’ADN et les classer en bases puriques et pyrimidiques.
1.4 Citer le nom de la base azotée que l’on trouve uniquement dans l’ADN.
2. L’ADN possède une structure hélicoïdale, car il existe une complémentarité entre les bases
azotées. (2 points)
2.1 Citer les bases azotées complémentaires entre elles.
2.2 Citer le nom de la liaison permettant cette complémentarité.
3. Les lipides mono-insaturés notamment, jouent un rôle dans la survenue du diabète et des risques
de complications cardio-vasculaires. Il est donc important de bien définir leur place dans
l’alimentation, afin d’orienter les choix vers ceux prévenant l’excès de cholestérol sanguin et le
risque de thrombose. (5 points)
3.1 Citer une caractéristique générale des lipides.
3.2 Recopier le tableau ci-dessous en cochant les cases correspondantes.

Lipides simples Lipides complexes


Ester d’acides gras
Cérides
Phospholipides
Triglycérides
3.3 Définir un acide gras mono-insaturé.
3.4 Ecrire la formule semi-développée du glycérol entrant dans la composition des lipides.
4. Des chercheurs ont découvert une enzyme, la glycérol-3-phosphate- phosphatase, capable de
réguler les excès de glucose dans le sang : une voie prometteuse dans le traitement du diabète
et de l'obésité. (5 points)
4.1 Définir une enzyme.
4.2 Préciser la nature biochimique d’une enzyme.
4.3 Citer quatre caractéristiques de l’activité enzymatique.
4.4 Citer deux facteurs de dénaturation d’une enzyme.

5
BOTANIQUE
(14,5 points+ 0,5 point pour le soin et la rigueur dans la rédaction)

L’aubépine (document 1) encore appelée le cenellier, est un arbuste épineux mesurant entre 2 à 10 m
de haut. Réparti dans l’hémisphère nord, il s’adapte facilement à tous les types de sols, grâce à ses
racines pivotantes. Les fleurs et les baies de l’aubépine peuvent être utilisées en phytothérapie, pour le
traitement des troubles cardiaques légers. Les feuilles caduques sont disposées de façon alterne sur la
tige. La floraison printanière produit des fleurs bisexuées, blanches, regroupées en corymbe. Les fruits sont
matures à l’automne et correspondent à des baies rouge vif.
1. Les racines de l’aubépine (1,5 point)
1.1 Indiquer sur la copie, le numéro du schéma illustrant les racines de l’aubépine, parmi les deux
représentés sur le document 2.
1.2 Citer deux fonctions assurées par les racines.
2. Les feuilles de l’aubépine. (4,5 points)
2.1 Annoter le schéma d’une feuille, reproduit en annexe 1 (à rendre avec la copie).
2.2 Décrire la feuille de l’aubépine, en prenant appui sur le schéma de l’annexe 1 (trois éléments
attendus).
2.3 Définir le terme souligné : feuille caduque.
3. Les fleurs de l’aubépine. (2,5 points)
3.1 Définir le terme « corymbe ».
3.2 Nommer les éléments qui constituent la corolle.
3.3 Nommer les éléments qui composent le calice.
4. Les fruits de l’aubépine sont des baies. (3,5 points)
4.1 Indiquer à quel type de fruit appartiennent les baies.
4.2 Nommer la partie précise de la fleur qui se transforme pour former le fruit.
4.3 Comme toutes les plantes, l’aubépine est composée de cellules. Citer les trois éléments
cellulaires caractéristiques de la cellule végétale.
4.4 Indiquer les deux tissus de soutien, formés par certaines de ces cellules.
5. Il n’est pas rare de rencontrer sous les haies d’aubépine, un champignon Basidiomycète appelé
aussi Tubaire de l’aubépine, champignon supérieur produisant des sporophores ou carpophores.
(2,5 points)
5.1 Préciser le rôle des sporophores.
5.2 Annoter le schéma d’un champignon basidiomycète représenté en annexe 2 (à rendre avec la
copie). Quatre éléments sont attendus.

6
MICROBIOLOGIE (15 points)

1. L’agent causal : clostridium tetani (10 points)


Clostridium tetani (Bacillus tetani, ou bacille de Nicolaïer) est un bacille gram positif sporulant anaérobie
strict. C'est une bactérie tellurique ubiquitaire, plus fréquente sous les tropiques que dans les pays
tempérés ou froids. Elle peut se présenter sous deux formes : la forme végétative active et la forme
sporulée inactive (Plectridium tetani).
1.1 Préciser le type cellulaire de Clostridium tetani et en donner une caractéristique.
1.2 Citer un autre type cellulaire existant chez les microorganismes.
1.3 Indiquer le type morphologique (forme) de Clostridium tetani. et citer deux autres types
morphologiques (ou formes bactériennes).
1.4 Préciser l’élément de la structure bactérienne, mis en évidence par la coloration de Gram.
1.5 Citer le composant principal de cet élément pour les bactéries Gram +.
1.6 Préciser la couleur qui apparaît à la coloration de Gram, pour Clostridium tetani.
Cette bactérie est une bactérie sporulante.
1.7 Définir une spore bactérienne.
1.8 Préciser trois conditions nécessaires à la formation d’une spore.
1.9 Définir une bactérie anaérobie stricte.
1.10 Citer un autre type respiratoire.

2. Le traitement (5 points)
L’antiseptique utilisé sur la plaie est à base de chlorhexidine, antiseptique à large spectre d'action, plus
actif sur les bactéries à Gram positif que sur les bactéries à Gram négatif.
2.1 Justifier l’emploi d’un antiseptique, puis particulièrement de la chlorhexidine prescrite sur
l’ordonnance de Pierre.
2.2 Citer un autre antiseptique pouvant être utilisé.
2.3 Indiquer un autre type d’agent antimicrobien chimique.
2.4 Citer deux exemples d’agents antimicrobiens physiques.

7
IMMUNOLOGIE (15 points)

1. Pour la prise en charge de Pierre, le médecin pratique conjointement à l’injection du vaccin


antitétanique, une injection de sérum antitétanique. (7 points)
1.1 Définir la sérothérapie.
1.2 Différencier la sérothérapie de la vaccination, en complétant le tableau figurant sur le
document 3, à recopier sur la copie.

2. Le bilan sanguin de Pierre, met en évidence une augmentation du nombre de granulocytes


(polynucléaires) neutrophiles. (1,5 points)
2.1 Citer le rôle de ces cellules immunitaires.
2.2 Préciser le type d’immunité auquel elles participent.
2.3 Indiquer le nom d’une autre cellule ayant la même fonction que le polynucléaire neutrophile.

3. D’autres cellules et molécules interviennent dans les immunités humorale et/ou cellulaire.
(2,5 points)
3.1 Cocher les acteurs associés à chaque type d’immunité, dans le tableau de l’annexe 3
(à rendre avec la copie).

4. Pierre doit maintenir un bon niveau de contrôle de son diabète, car une infection peut provoquer
une hyperglycémie. Le diabète de type 1 est une maladie auto- immune. (4 points)
4.1 Définir une maladie auto-immune.
4.2 Indiquer sur la copie, les maladies auto-immunes, figurant dans la liste suivante : arthrose,
polyarthrite rhumatoïde, diabète de type 2, SIDA, maladie de Lyme, sclérose en plaques.

8
DOCUMENT 1
BOTANIQUE

Planche botanique de l’aubépine

Source : « www.passeportsante.net »

9
DOCUMENT 2
BOTANIQUE

Types de racines

Source : Hortidact-Eklablog

10
DOCUMENT 3
IMMUNOLOGIE

Mise en jeu de
Délai et durée d’action la mémoire
Type d’immunité
(après injection) immunitaire (oui
ou non)

Sérothérapie

Vaccination

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ANNEXE 1
BOTANIQUE
A RENDRE AVEC LA COPIE

Schéma d’une feuille


Source : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/svt/

ANNEXE 2
BOTANIQUE
A RENDRE AVEC LA COPIE

Schéma d’un basidiomycète


Source : http://ruedeslumieres.morkitu.org

12
ANNEXE 3
IMMUNOLOGIE
A RENDRE AVEC LA COPIE

Immunité humorale Immunité cellulaire

LT4

LT8 ou cyto-
toxiques

Plasmocytes

Macrophages

Anticorps

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BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR

EN PHARMACIE SESSION 2018

SOUS ÉPREUVE E2 – U20 PHARMACIE GALÉNIQUE

Le sujet, documents et annexes comprises, comporte 8 pages numérotées de 1/8 à 8/8. Dès la distribution, le
candidat doit s’assurer que cet exemplaire est complet.

Les annexes 1 et 2, même non renseignées, sont à rendre avec la copie.

Les réponses sont à rédiger dans l’ordre du sujet, avec soin et rigueur, de manière complète et précise.

La copie rendue, conformément au principe d’anonymat ne doit comporter aucun signe distinctif (nom,
signature…). Ne pas utiliser d’encre rouge, ni de surligneurs.

L’usage de tout document (ouvrage de référence, note personnelle…) et de tout matériel électronique, y
compris la calculatrice est rigoureusement interdit.

14
A l’officine, le pharmacien confie cette ordonnance à un préparateur.

Docteur LERICHE Claude Le, (date du jour)


Médecin généraliste
7 rue d’Arras
59000 Lille France M. Paul Francis
Tel : 33 03 20 09 05 75 Né le 15/06/1942
@ : cleriche@.fr

1.FENTANYL cinquante microgrammes dispositif transdermique (DUROGE-


SIC) 1 patch toutes les soixante douze heures pendant 15 jours

2.KETOPROFENE 100 mg cp LP (BI PROFENID LP) 1 comprimé matin et


soir pendant 15 jours

3.BICARBONATE DE SODIUM 267 mg + SODIUM ALGINATE 500 mg


susp buv sach (GAVISCON)
1 sachet si douleurs 1 boite

4.LOVENOX 6000 UI anti-Xa/0,6 ml sol. injectable en seringue préremplie


1 injection matin et soir pendant 8 jours

5. PREPARATION MAGISTRALE SLF :


Teinture d’arnica 6g
Procaïne
Menthol ââ 0,50g
Carbopol 700 mg
Triéthanolamine 800 mg
Eau purifiée QSP 50g

Une application matin et soir

5
LERICHE Claude

On admet que toutes les mentions légales figurent sur l’ordonnance.

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PARTIE 1 (7 points)

FENTANYL 50 µg/h disp transderm (DUROGESIC®)

FORME PHARMACEUTIQUE
Dispositif transdermique.
Dispositif transdermique rectangulaire, transparent, avec l'inscription « DU-
ROGESIC 50 µg fentanyl/h » et une bordure de couleur verte.

COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE


Fentanyl...................................................................... …………………………………8,40 mg
Pour un dispositif transdermique de 21 cm².
Un dispositif transdermique délivre 50 microgrammes de fentanyl par heure

LISTE DES EXCIPIENTS


Adhésif polyacrylate (Duro-TAK 87-4287), film polyéthylène téréphtalate/acétate d'éthyle
vinyle, film polyester siliconé, encre d'impression verte.

Source : www.univadis.fr - mise à jour du 25 août 2016

Le FENTANYL 50 µg/h est un dispositif transdermique.

1.1 Définir cette forme pharmaceutique.


1.2 Le sigle T.T.S est aussi utilisé pour désigner cette forme pharmaceutique.
Indiquer la signification de ce sigle.
1.3 Convertir 50 microgrammes en grammes.
1.4 Citer les deux types de T.T.S. existants.
1.5 Donner quatre conseils d’utilisation des T.T.S.

16
PARTIE 2 (14,5 points)

KETOPROFENE 100 mg cp LP (BI PROFENID® LP)

FORMES et PRÉSENTATIONS
Comprimé sécable à libération prolongée (blanc et jaune) : Boîte de 20, sous plaquettes
thermoformées.

COMPOSITION
p cp*
Kétoprofène (DCI) 100 mg

Excipients : Couche blanche : lactose monohydraté, amidon de blé, silice colloïdale


hydratée, gélatine, stéarate de magnésium. Couche jaune : hydroxyéthylcellulose,
hydrogénophosphate de calcium dihydraté, phosphate sodique de riboflavine (E 106),
stéarate de magnésium.

*Formé de 2 couches superposées : blanche (à libération immédiate) et jaune (à libération


retardée) contenant chacune 50 mg de kétoprofène.

Source : www.vidal.fr

Le KETOPROFENE est un comprimé.


2.1 Définir la forme pharmaceutique « comprimés ».
2.2 Expliquer la notion de libération modifiée.
2.3 Citer le type de comprimé permettant d’obtenir une libération modifiée du KETOPROFENE LP.
2.4 Citer un autre type de libération modifiée, en donnant un exemple de forme pharmaceutique
correspondant.
2.5 Parmi les excipients du KETOPROFENE, indiquer le rôle du lactose, de l’amidon de blé, du
stéarate de magnésium et de la gélatine.
2.6 Indiquer l’intérêt d’une forme LP pour le patient.

Les courbes de l’annexe 1, représentent différents modes de libération.


2.7 Indiquer sur l’annexe 1 (à rendre avec la copie), le type de libération correspondant à chaque
courbe.

Le KETOPROFENE existe aussi sous la forme suppositoire.


2.8 Définir la forme « suppositoire ».
2.9 Indiquer deux avantages et deux inconvénients de cette forme, par rapport à la forme «
comprimé ».

17
PARTIE 3 (10 points)

BICARBONATE DE SODIUM 267 mg + SODIUM ALGINATE 500 mg susp buv sach


(GAVISCON®)

FORMES et PRÉSENTATIONS
Suspension buvable : Sachets-dose de 10 ml, boîte de 24.

COMPOSITION
Suspension buvable en sachet : p sachet

Alginate de sodium 500 mg

Bicarbonate de sodium 267 mg


Excipients : carbonate de calcium, carbomère (974P), saccharine sodique, arôme menthe
naturelle, hydroxyde de sodium, eau purifiée. Conservateurs : parahydroxybenzoate de
méthyle (E 218) et parahydroxybenzoate de propyle (E 216).

Excipients à effet notoire : chaque sachet contient 145 mg (soit 6,3 mmol) de sodium,
40,00 mg de parahydroxybenzoate de méthyle (E218) et 6,00 mg de parahydroxybenzoate
de propyle (E216).

Source : www.vidal.fr

Le BICARBONATE DE SODIUM 267 mg + SODIUM ALGINATE 500 mg est une suspension


buvable.
3.1 Définir la forme « suspension buvable ».
3.2 Citer la voie d’administration de cette suspension buvable. Préciser trois caractéristiques propres à
cette voie.
3.3 Préciser l’opération de mélange permettant d’obtenir une suspension buvable.
3.4 Citer une autre forme obtenue par cette opération.
3.5 Calculer la concentration en % m/v de bicarbonate de sodium contenu dans la suspension pour un
sachet–dose.

Le BICARBONATE DE SODIUM 267 mg + SODIUM ALGINATE 500 mg contient du


parahydroxybenzoate de méthyle sodé qui est un excipient à effet notoire.
3.6 Définir un « excipient à effet notoire ».
3.7 Les parabens sont des conservateurs. Citer deux catégories de conservateurs.

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PARTIE 4 (15 points)

LOVENOX® 6000 UI anti-Xa/0,6 ml sol inj en seringue préremplie

FORMES et PRÉSENTATIONS
Solution injectable SC et intravasculaire à 2000 UI anti-Xa/0,2 ml (correspondant à
20 mg/0,2 ml) et à 4000 UI anti-Xa/0,4 ml (correspondant à 40 mg/0,4 ml) : Seringues préremplies
avec système de sécurité, boîtes de 2 et de 6.
Solution injectable SC, IV, à 6000 UI anti-Xa/0,6 ml (correspondant à 60 mg/0,6 ml), et à 8000 UI
anti-Xa/0,8 ml (correspondant à 80 mg/0,8 ml) : Seringues préremplies avec système de sécurité,
boîtes de 2 et de 10.
Solution injectable SC, IV, à 10 000 UI anti-Xa/1 ml (correspondant à 100 mg/1 ml) :
Seringues préremplies avec système de sécurité, boîte de 10.
Solution injectable SC et intravasculaire à 30 000 UI anti-Xa/3 ml (correspondant à 300 mg/3 ml) :
Flacon multidose, boîte unitaire.

COMPOSITION

Solution injectable à 6000 UI anti- Xa/0,6


ml, 8000 UI anti-Xa/0,8 ml, 10 000 UI p seringue
anti-Xa/1 ml :
0,6 ml 0,8 ml 1 ml
Énoxaparine sodique (DCI) 6000 UI 8000 UI 10 000 UI
anti-Xa anti-Xa anti-Xa
Excipient : eau ppi.
Source : www.vidal.fr

Le LOVENOX® est une solution injectable.


4.1 Expliquer la différence entre une solution et une suspension.
4.2 Les solutions injectables ont des caractéristiques particulières. Citer les cinq caractéristiques d’une
solution injectable.
Le LOVENOX® s’administre par voie parentérale, par injection sous-cutanée.
4.3 Définir la voie parentérale.
4.4 Citer trois autres sites d’injection.
4.5 Indiquer deux avantages et deux inconvénients de la voie parentérale.
4.6 Les formes injectables doivent être stériles. Définir la stérilisation.

Les solutions doivent être filtrées.


4.7 Définir la filtration.
4.8 Indiquer la principale caractéristique du filtre utilisé pour une filtration stérilisante.
4.9 Citer les deux caractéristiques d’un réseau filtrant.

19
PARTIE 5 (12,5 points)

PREPARATION MAGISTRALE

Soit la formule suivante :

Teinture d’arnica 6g
Procaïne
Menthol ââ 0,50g
Carbopol 700 mg
Triéthanolamine 800 mg
Eau purifiée QSP 50g

Source : auteur
D’après la préparation magistrale ci-dessus :
5.1 Identifier cette forme pharmaceutique et justifier la réponse.
5.2 Nommer les principes actifs et préciser le rôle de chaque excipient.
La teinture d’arnica est obtenue par dissolution extractive, en plaçant la fleur dans de l’alcool à
60% v/v, à température ambiante, pendant un temps déterminé.
5.3 Indiquer la méthode de dissolution extractive utilisée.
5.4 Citer les quatre autres méthodes de dissolution extractive.
5.5 Expliquer la signification de « 60% v/v », en précisant la composition qualitative et quantitative de
l’alcool à 60% v/v.
5.6 Calculer la masse d’eau en grammes, à utiliser pour réaliser cette préparation.
5.7 Indiquer les deux registres obligatoirement utilisés pour assurer la traçabilité de la préparation.
Cette préparation est destinée à la voie cutanée, en vue d’une action locale.
5.8 Préciser l’action de chacune des spécialités de l’ordonnance, en cochant les cases correspondantes
du tableau de l’annexe 2.

20
ANNEXE 1
A RENDRE AVEC LA COPIE

ANNEXE 2
A RENDRE AVEC LA COPIE

ACTION
SPECIALITES DE L’ORDONNANCE ACTION LOCALE
SYSTEMIQUE

FENTANYL 50 µg/h disp transderm

KETOPROFENE 100 mg cp LP

BICARBONATE DE SODIUM 267 mg


+ SODIUM ALGINATE 500 mg susp buv sach

LOVENOX® 6000 UI anti-Xa/0,6 ml sol inj

Action des spécialités de l’ordonnance

21
BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR EN PHARMACIE

SESSION 2018

SOUS EPREUVE E3A – U31 SCIENCES PHARMACEUTIQUES

Le sujet se compose de cinq parties, à traiter sur cinq copies différentes.

1ère copie ANATOMIE - PHYSIOLOGIE

2ème copie PATHOLOGIE

3ème copie PHARMACOLOGIE

4ème copie TOXICOLOGIE

5ème copie PHARMACOGNOSIE

Le sujet, documents et annexes compris, comporte 13 pages numérotées de 1/13 à 13/13. Dès la
distribution, le candidat doit s’assurer que cet exemplaire est complet.
Les annexes 1 à 6, même non renseignées, sont à rendre avec la copie.
Les réponses sont à rédiger dans l’ordre du sujet, avec soin et rigueur, de manière complète et
précise.
La copie rendue, conformément au principe d’anonymat ne doit comporter aucun signe distinctif
(nom, signature…). Ne pas utiliser d’encre rouge, ni de surligneurs.
L’usage de documents (ouvrage de référence, note personnelle…) et de matériel électronique, y
compris la calculatrice n’est pas autorisé.

22
SITUATION PROFESSIONNELLE
Monsieur Justin VIMY, âgé de 35 ans, 1,80m et 85 kg, part prochainement pour un voyage itinérant dans le
sud-est asiatique. Il est traité depuis l’âge de 15 ans pour un asthme persistant modéré. Il vous présente les
deux ordonnances suivantes :

Ordonnance 1 :
Dr Olivier TRUDEAU
Pneumologue
36 Rue des Alouettes
59 000 LILLE date (jour de l’examen)
trudeauolivier@yahoo.fr M. Justin VIMY
03 20 16 00 01 Né le 01 01 83

Montélukast 10 mg (SINGULAIR) 1 cp le soir au coucher


Budésonide + Formotérol 400/12 microgrammes (SYMBICORT turbuhaler) 1 inhalation matin et
soir
Salbutamol (AIROMIR) 1 à 2 bouffées si besoin
En cas d’aggravation : prednisone 20 mg (CORTANCYL) 4 comprimés le matin en une prise
pendant 5 jours
Esoméprazole (INEXIUM) 40 mg 1 comprimé
Signature du médecin

Ordonnance 2 :

Dr Pierre LAVOIX
Généraliste
55 rue des Bleuets
59000 LILLE date (jour de l’examen)
lavoixpierre@gmail.com M. Justin VIMY
03 20 98 00 15 Né le 01 01 83
Atovaquone + proguanil (MALARONE) 1 par jour
En cas de diarrhée :
Lopéramide (IMODIUM): 1 comprimé après chaque selle liquide (6 maximum par jour) pendant
3 jours
Nifuroxazide (ERCEFURYL) 2 gélules 2 fois par jour 4 à 5 jours
En cas de piqûre de moustique : Hydrocortisone : crème 1 application sur la lésion
En cas de constipation occasionnelle : Macrogol (TRANSIPEG 5,9) :1 sachet matin, soir
Pour le décalage horaire : Lormétazepam 1mg (NOCTAMIDE) 1 comprimé au coucher

Signature du médecin

23
ANATOMIE PHYSIOLOGIE (35 points)
(34 pts + 1 pt pour le soin et la rigueur dans la rédaction)

1. Le système nerveux (13,5 points)


1.1. Annoter le schéma du système nerveux, représenté sur l’annexe 1 (à rendre avec la copie).
1.2. Citer les deux grandes parties qui composent le système nerveux central.
1.3. Légender le schéma de l’annexe 2 (à rende avec la copie), représentant une synapse.
1.4. Indiquer dans l’ordre chronologique, les quatre principales étapes du fonctionnement d’une synapse.
1.5. Citer les deux systèmes composant le système nerveux autonome.
1.6. Associer à chaque système, le neuromédiateur (ou neurotransmetteur) correspondant.
1.7. Indiquer l’action de chaque système sur les bronches, sur le péristaltisme intestinal et sur les vaisseaux.
Présenter la réponse sous la forme d’un tableau.

2. L’appareil respiratoire (8 points)


2.1. Légender le schéma de l’appareil respiratoire représenté sur le document 1, en reportant les numéros
sur la copie.
Des échanges gazeux ont lieu dans l’organisme.
2.2. Citer les gaz échangés entre les alvéoles pulmonaires et le sang, en précisant le sens des échanges.
2.3. Citer les gaz échangés entre le sang et les tissus, en précisant le sens des échanges.
2.4. Indiquer le nom des cellules sanguines impliquées dans le transport du dioxygène.
2.5. Préciser le lieu d’élaboration de ces cellules.
2.6. Citer la protéine responsable du transport du dioxyde de carbone.
2.7. Citer l’élément minéral responsable du transport du dioxygène.

3. La cellule est l’unité structurale et fonctionnelle du corps humain. (12,5 points)


3.1. Annoter le schéma de la cellule, représenté en annexe 3 (à rendre avec la copie).
3.2. Préciser le rôle des ribosomes dans la cellule.
3.3. Préciser le rôle des centrioles (ou centrosomes) dans la cellule.
3.4. Citer un élément, présent dans la cellule végétale, ne figurant pas dans la cellule animale.
Les cellules somatiques du corps humain sont soumises à un cycle cellulaire. Elles se divisent par mitose.
3.5. Citer, dans l’ordre, les quatre phases de la mitose.
3.6. Nommer la phase de la mitose représentée sur le document 2.
3.7. Indiquer la seconde étape du cycle cellulaire (se déroulant entre deux mitoses).
La méiose représente un autre type de division cellulaire.
3.8. Indiquer le but de la méiose.
3.9. Préciser le nombre de cellules obtenues par méiose, à partir d’une cellule souche.

24
PATHOLOGIE (35 points)
(34 pts + 1 pt pour le soin et la rigueur dans la rédaction)

1. Pathologie respiratoire de monsieur VIMY (12,5 points)


1.1. Définir l’asthme.
1.2. Indiquer deux signes cliniques évoquant une crise d’asthme.
1.3. Citer deux facteurs aggravant l’asthme (hors RGO).
1.4. Indiquer une complication de l’asthme.
1.5. Citer quatre conseils d’hygiène de vie précis à donner au patient.
1.6. Indiquer la pathologie correspondant à chaque définition inscrite dans le tableau de l’annexe 4 (à rende
avec la copie).
2. Le RGO est un facteur aggravant de l’asthme. (4 points)
2.1. Indiquer la signification du sigle RGO.
2.2. Préciser deux signes cliniques caractéristiques du RGO.
2.3. Citer une cause fréquente du RGO.
2.4. Indiquer deux conseils hygiéno-diététiques précis pour prévenir le RGO.
3. Monsieur VIMY est atteint de constipation passagère. (3 points)
3.1. Définir la constipation.
3.2. Indiquer une complication de la constipation.
3.3. Indiquer deux conseils hygiéno-diététiques précis pour prévenir la constipation.
4. Le paludisme, maladie parasitaire, est une pathologie très fréquente dans les zones tropicales.
(8,5 points)
4.1. Préciser s’il s’agit d’une pandémie, endémie, épidémie ou d’une maladie sporadique.
4.2. Indiquer la signification du terme retenu à la question 4.1.
4.3. Citer l’agent pathogène responsable du paludisme.
4.4. Préciser le vecteur de cette maladie.
4.5. Citer le signe clinique caractéristique de la crise de paludisme.
4.6. Il existe une chimioprophylaxie adaptée au paludisme. Définir le terme souligné
4.7. Indiquer quatre conseils d’hygiène pour limiter le risque de contamination.
5. Il existe un grand nombre d’autres maladies parasitaires. (6 points)
5.1. Compléter les colonnes du tableau de l’annexe 5, (à rendre avec la copie) qui en présente quelques
exemples. Pour remplir la colonne des modes de transmission, utiliser les mots ci-dessous, dont
certains peuvent être employés plusieurs fois.
Alimentaire,
Maternofoetal,
Manuporté,
Cutanéo muqueux,
Sexuel,
Sanguin,
Contact direct.

25
PHARMACOLOGIE (70 points)
(69 pts + 1 pt pour le soin et la rigueur dans la rédaction)

1 Monsieur VIMY souffre d’asthme persistant modéré. A ce stade, un traitement de fond est associé
au traitement de crise. (10 points)
1.1. Différencier le traitement de fond du traitement de crise.
1.2. Parmi les médicaments cités sur l’ordonnance, préciser ceux administrés par voie pulmonaire :
- prescrits en traitement de fond d’une part.
- prescrits en traitement de crise d’autre part.
1.3. Indiquer pour chaque DC de la question 1.2, la classe thérapeutique et la classe pharmacologique
précise. Présenter la réponse sous la forme d’un tableau.
1.4. Un médicament administré par voie orale en continu est prescrit comme traitement de fond à
monsieur Vimy, en complément des corticoïdes inhalés. Citer ce médicament, ainsi que sa classe
pharmacologique précise.
2 La prednisone est prescrite en cas d’aggravation de l’asthme. (9 points)
2.1. Indiquer la classe pharmacologique précise de la prednisone.
2.2. Citer deux propriétés pharmacologiques de cette classe.
2.3. Citer quatre effets indésirables de la prednisone, administrée pendant une longue période par voie
orale (en dehors de l’hypersensibilité à la molécule).
2.4. Préciser l’intérêt de la voie inhalée concernant les principes actifs contenus dans SYMBICORT®.
2.5. Préciser les deux effets indésirables induits par la molécule de budésonide, du SYMBICORT® par
voie inhalée.
2.6. Indiquer une précaution d’emploi du SYMBICORT® permettant d’éviter l’apparition de ces deux
effets indésirables.
3 Les anticholinergiques par voie inhalée peuvent être utilisés également dans le traitement de
l’asthme. (8 points)
3.1. Citer une DCI et une spécialité.
3.2. Définir le terme anticholinergique.
3.3. Relever dans la liste ci-dessous, un synonyme du terme anticholinergique :
sympathomimétique, sympatholytique, parasympathomimétique, parasympatholytique
3.4. Cette classe pharmacologique peut être associée à la classe du salbutamol. Il s’agit alors d’une
synergie d’action. Définir le terme synergie.
3.5. Indiquer quatre effets indésirables des anticholinergiques.
3.6. Citer deux pathologies pour lesquelles, l’usage des anticholinergiques est contre indiqué.
4 Le traitement du RGO.(16 points)
4.1. Indiquer le médicament prescrit à monsieur VIMY pour le traitement du RGO.
4.2. Préciser la classe pharmacologique précise de ce médicament.
4.3. Citer deux médicaments (DC+princeps) appartenant à cette classe pharmacologique.
4.4. Préciser une autre indication thérapeutique de ce médicament.

26
Dans le VIDAL 2017, la monographie de l’Esoméprazole indique : « l’absorption est rapide, la biodisponibilité
est de 64% après administration unique… la liaison aux protéines plasmatiques est de 97% … L’Esoméprazole
est totalement métabolisé par le cytochrome P450… La demi-vie plasmatique d’élimination est d’environ 1.3
heures, après administration répétée d’une prise par jour. L’Esoméprazole est métabolisé en deux dérivés
sans effet sur la sécrétion acide gastrique ».
4.5. Définir les termes : absorption et biodisponibilité.
4.6. Citer l’étape pharmacocinétique au cours de laquelle a lieu la liaison aux protéines plasmatiques.
4.7. Préciser le pourcentage de forme active de l’ésoméprazole, sachant que la liaison aux protéines
plasmatiques est de 97 %.
4.8. Citer l’organe principal impliqué dans les réactions de biotransformation.
4.9. Indiquer le terme général correspondant à la molécule obtenue par biotransformation.
4.10. Citer les deux voies principales d’élimination des médicaments.
4.11. Indiquer l’autre classe pharmacologique également utilisée comme antisécrétoire gastrique.
5 Le Nifuroxazide (ERCEFURYL®) est un antiseptique intestinal appartenant à la famille des anti-
infectieux, comme les antiviraux et les antibiotiques. Ces derniers peuvent présenter de nombreux
effets indésirables. (9 points)
5.1. Préciser pour chaque DCI inscrite dans le tableau de l’annexe 6 :
- la classe pharmacologique
- un effet indésirable indiqué dans la liste suivante : allergies, goût métallique, ototoxicité,
troubles digestifs, dyschromie dentaire, tendinopathie. Chaque effet peut être cité une seule
fois.
6 Des troubles bénins digestifs et cutanés apparaissent souvent au cours des voyages en zones
tropicales. Le médecin a donc prescrit les quatre spécialités ci-dessous. (10 points)
- Lopéramide (IMODIUM®)
- Nifuroxazide (ERCEFURYL®)
- Macrogol (TRANSIPEG®)
- Hydrocortisone (crème)
6.1. Préciser la classe pharmacologique de chaque spécialité.
6.2. Associer dans un tableau, chacune des spécialités laxatives ci-dessous, à la classe
pharmacologique correspondante : laxatif osmotique, laxatif de lest, laxatif stimulant, laxatif
lubrifiant.
Spécialités : Lansoyl® ; Spagulax® ; Pursennide® ; Duphalac® ; Dulcolax® cp ; Forlax®
7 En raison du décalage horaire important, le médecin a également prescrit à monsieur VIMY, du
lormétazepam (NOCTAMIDE®). (7 points)
7.1. Préciser l’indication thérapeutique du lormétazepam.
7.2. Citer la classe pharmacologique du lormétazepam.
7.3. Préciser une autre indication de cette classe pharmacologique.
7.4. Citer deux effets indésirables de cette classe pharmacologique, autres que l’hypersensibilité.
7.5. Indiquer deux autres médicaments (DC et PRINCEPS) appartenant à cette classe
pharmacologique.

27
TOXICOLOGIE (10 points)

1. Monsieur VIMY souhaite emporter un antalgique lors de son voyage. Il se présente à la pharmacie et vous
demande une boite de CODOLIPRANE® (PARACETAMOL + CODEINE). Vous lui expliquez que la
codéine est contre indiquée dans le cadre de la pathologie asthmatique et que depuis peu, elle n’est
dispensable que sur ordonnance. La codéine est un xénobiotique qui a été largement détourné par
certains utilisateurs. (7 points)
1.1. Définir le terme xénobiotique.
1.2. Préciser à quel type de toxicité correspond une dépression respiratoire liée à un surdosage de
codéine.
1.3. Citer l’antidote (DCI) correspondant à chacun des principes actifs contenus dans le
CODOLIPRANE® (PARACETAMOL + CODEINE).
1.4. La DL 50 de la codéine est de 427 mg / kg par voie orale chez le rat. Indiquer la signification des
lettres DL, puis définir la DL 50.
1.5. Indiquer pour un adulte, les doses maximales par prise, puis par 24 heures :
- du paracétamol
- de la codéine
2. La codéine, comme le salbutamol, est une substance dont l’usage est parfois détourné dans le cadre du
dopage. (3 points)
2.1. Définir le dopage.
2.2. Citer une autre molécule prescrite à monsieur VIMY, considérée également comme une substance
dopante.
2.3. L’une des molécules contenues dans le CODOLIPRANE® expose à un syndrome de sevrage.
Définir le syndrome de sevrage.

28
PHARMACOGNOSIE (10 points)

1. En plus des laxatifs de synthèse comme les macrogols, il existe des laxatifs d’origine végétale, comme les
mucilages ou les hétérosides anthracéniques. (6 points)
1.1. Définir un hétéroside.
1.2. Indiquer la drogue correspondant à chaque plante, en reportant et complétant le tableau ci-dessous,
sur la copie.
Nature chimique des laxatifs végétaux Plante Drogue végétale

Séné
Plantes à hétérosides anthracéniques
Cascara
Fucus
Plantes à mucilages
Psyllium
1.3. Préciser la classe de laxatifs à laquelle appartiennent les hétérosides anthracéniques et celle à
laquelle appartiennent les mucilages.
Les mucilages possèdent une propriété intéressante dans la prise en charge de la surcharge pondérale.
1.4. Citer cette propriété.
1.5. Indiquer le nom de la plante dont le tubercule, riche en mucilages, est largement utilisé dans cette
indication.
2. La codéine est un alcaloïde possédant une activité antitussive dont monsieur VIMY ne peut pas profiter,
en raison de sa maladie chronique. (4 points)
2.1. Définir un alcaloïde.
2.2. Citer la plante source de la codéine.
2.3. Préciser le nom de la drogue végétale contenant la plus grande teneur en codéine et en alcaloïdes
apparentés.
2.4. Citer deux autres alcaloïdes présents à côté de la codéine, dans cette plante source.

29
DOCUMENT 1
ANATOMIE PHYSIOLOGIE

DOCUMENT 2
ANATOMIE PHYSIOLOGIE

30
ANNEXE 1
ANATOMIE PHYSIOLOGIE
A RENDRE AVEC LA COPIE

1 : ………………………………….

2 : ….……………………………….

3 : ………………………………….

4 : ………………………………….

SCHEMA DU SYSTEME NERVEUX


Source : acces.ens-lyon.fr

ANNEXE 2
ANATOMIE PHYSIOLOGIE
A RENDRE AVEC LA COPIE

31
ANNEXE 3
ANATOMIE PHYSIOLOGIE
A RENDRE AVEC LA COPIE

32
ANNEXE 4
PATHOLOGIE
A RENDRE AVEC LA COPIE

PATHOLOGIES DEFINITIONS

Pathologie pulmonaire entrainant une diminution


irréversible du diamètre des bronches, souvent
associée au tabac

Inflammation aigüe des bronches liée à un agent


infectieux

Maladie d’origine génétique affectant la qualité du


mucus des voies digestives et respiratoires

Maladie pulmonaire d’origine virale très


contagieuse, affectant particulièrement les
nourrissons

Maladie infectieuse liée au bacille de Koch

ANNEXE 5
PATHOLOGIE
A RENDRE AVEC LA COPIE

PATHOLOGIE AGENT PATHOGENE MODE DE TRANSMISSION


(un élément par case)

Toxoplasmose

Entamoeba histolityca

Taeniasis

Oxyurose

Sarcopte scabié

Pédiculose du cuir chevelu

33
ANNEXE 6
PHARMACOLOGIE
A RENDRE AVEC LA COPIE

DCI EFFETS
CLASSES INDESIRABLES
PHARMACOLOGIQUES
(un élément pas case)

AMOXICILLINE

DOXYCYCLINE

NETROMYCINE

CIPROFLOXACINE

METRONIDAZOLE

CLARITHROMYCINE

34
BREVET PROFESSIONNEL PREPARATEUR EN PHARMACIE

SESSION 2018

SOUS-EPREUVE SE3B – U32 COMMENTAIRE TECHNIQUE ECRIT

Le sujet, documents et annexes compris, comporte 35 pages numérotées de 1/35 à 35/35.


Dès la distribution, le candidat doit s’assurer que cet exemplaire est complet.

DOCUMENT 1 – Extrait des Doses Maximales de la Pharma- p. 4/35


copée Française

DOCUMENT 2 – Monographies du Vidal®


p. 5/35 à 13/35
COAPROVEL® 150 mg/12,5 mg cp pellic
p. 14/35 à 26/35
TAHOR® 20 mg cp pellic
p. 27/35 à 30/35
DAFALGAN® 500 mg cp p. 31/35 à 33/35
MONURIL® 3 g glé p sol buv en sachet p. 34/35

MONURELLE CRANBERRY® cp enr cystite

ANNEXE 1 – Tableau des spécialités (à rendre avec la copie) p. 35/35

Les réponses sont à rédiger avec soin et rigueur, de manière complète et précise, en se référant aux
documents joints.

L’annexe 1, même non renseignée, est à rendre avec la copie.

La copie rendue, conformément au principe d’anonymat ne doit comporter aucun signe distinctif (nom,
signature…). Ne pas utiliser d’encre rouge, ni de surligneurs (sauf sur les documents 1 et 2 qui ne sont pas à
rendre).

L’usage de documents (ouvrage de référence, note personnelle…) et de matériel électronique, y compris la


calculatrice, n’est pas autorisé.

35
Rédiger le commentaire technique écrit de l'ordonnance reproduite en page 3/35, en indiquant les
remarques qu’entraîne la prescription sur les points suivants :

1. Recevabilité de l’ordonnance

2. Analyse des spécialités : rendre le tableau annexe 1 (page 35/35) avec la copie

3. Analyse du ou des dispositif(s) médical(aux), si prescription

4. Analyse globale de la prescription :


 but thérapeutique
 association(s) bénéfique(s)
 interaction(s) médicamenteuse(s) et/ou contre-indication(s) et/ou posologie(s)
anormale(s) éventuelle(s)
 conclusion de l’analyse globale
 délivrance

5. Formalités de délivrance

6. Conseils au patient

La substitution n’est pas exigée, mais les génériques pourront figurer sur la prescription.

Quelles que soient les conclusions quant à la recevabilité de l’ordonnance ou les contre- indications, les
interactions, les posologies, analyser chacun des éléments prescrits en donnant, pour chaque point de l'analyse,
les explications scientifiques et techniques, les solutions retenues.

Indiquer les conseils donnés au patient pour l’ensemble de la prescription.

36
Dr Martial JUIN
2 rue de la Liberté
59000 LILLE FRANCE
(+33)3.31.33 .34.35
Mail : mjuin@gmail.com
59 1 23480 0 Date (jour de l’examen)

Mme Gisèle LEVAYER


Née le 06/10/1962

- COAPROVEL 150mg/12,5 mg (irbésartan 150 mg + hydrochlorothiazide 12,5 mg)


1comprimé pelliculé par jour pendant 1 mois AR 2 fois

- TAHOR 20 mg (atorvastatine 20 mg)


1 comprimé pelliculé par jour pendant 1 mois AR 2 fois

- DAFALGAN 500 mg (paracétamol 500 mg)


1 boite 4 à 6 gélules par jour si besoin

- MONURIL 3 g (fosfomycine 3g) 1 boite


1 sachet dose en prise unique le matin après l’ECBU

- MONURELLE CRANBERRY 1 boite


1 comprimé par jour pendant 20 jours après la prise du MONURIL

Dr JUIN M.

En cas d’urgence vitale appeler le 15


En cas d’urgence pour joindre un médecin, composer le 06.12.13.14.15
Membre d’une association agréée, le règlement des honoraires par chèques est accepté

37
DOCUMENT 1

Extrait des Doses Maximales de la Pharmacopée Française

Dénomination des médicaments en Liste Voie Dose Maximale Adulte


DC

Désignation Pour 1 dose Pour 24 h.

Atorvastatine I Orale 80 mg

Paracétamol Orale 1g 4g

38
VIDAL 2018 DC POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION
Médicaments
Posologie :
Mise à jour du 16/01/2018
*COAPROVEL® CoAprovel peut être pris en une prise par jour,
irbésartan, hydrochlorothiazide pendant ou en dehors des repas.
Une adaptation des doses de chacun des compo-
FORMES et PRÉSENTATIONS sants pris individuellement (irbésartan et hydro-
Comprimé pelliculé à 150 mg/12,5 mg (biconvexe ; chlorothiazide) peut être recommandée.
ovale ; avec un coeur sur une face et le numéro La substitution de la monothérapie par l'associa-
«2875 » gravé sur l'autre face ; pêche) : Boîtes de tion fixe sera envisagée si elle est cliniquement ap-
30 et de 90, dans des blisters de 15. propriée :
Comprimé pelliculé à 300 mg/12,5 mg (biconvexe ; CoAprovel 150 mg/12,5 mg peut être administré
ovale ; avec un coeur sur une face et le numéro chez les patients dont la pression artérielle est in-
«2876 » gravé sur l'autre face ; pêche) : Boîtes de suffisamment contrôlée avec l'hydrochlorothiazide
30 et de 90, dans des blisters de 10. seul ou 150 mg d'irbésartan seul.
Comprimé pelliculé à 300 mg/25 mg (biconvexe ; CoAprovel 300 mg/12,5 mg peut être administré
ovale ; avec un coeur sur une face et le numéro chez les patients insuffisamment contrôlés par 300
«2788 » gravé sur l'autre face ; rose) : Boîtes de mg d'irbésartan ou par CoAprovel 150 mg/12,5
30 et de 90, dans des blisters de 10. mg.
Modèles hospitaliers (tous dosages) : Boîtes de 56 CoAprovel 300 mg/25 mg peut être administré
× 1 comprimés dans des blisters prédécoupés en chez les patients insuffisamment contrôlés par
dose unitaire. CoAprovel 300 mg/12,5 mg.
COMPOSITION Des doses supérieures à 300 mg d'irbésartan/25
mg d'hydrochlorothiazide par jour ne sont pas re-
Comprimé à 150 mg/12,5 mg : p cp
commandées.
Irbésartan (DCI) 150 mg
Si nécessaire, CoAprovel peut être administré
Hydrochlorothiazide (DCI) 12,5 mg
Comprimé à 300 mg/12,5 mg : p cp avec un autre médicament antihypertenseur (cf
Contre-indications,
Irbésartan (DCI) 300 mg
Mises en garde et Précautions d'emploi, Interac-
Hydrochlorothiazide (DCI) 12,5 mg
tions, Pharmacodynamie).
Comprimé à 300 mg/25 mg : p cp
Populations particulières :
Irbésartan (DCI) 300 mg
Insuffisance rénale :
Hydrochlorothiazide (DCI) 25 mg
Excipients (communs) : lactose monohydraté, cel- En raison de la présence d'hydrochlorothiazide,
CoAprovel n'est pas recommandé chez les pa-
lulose microcristalline, croscarmellose sodique,
tients atteints d'insuffisance rénale sévère (clai-
hypromellose (cp
rance de la créatinine < 30 ml/min). Les diuré-
à 150 mg/12,5 mg et cp à 300 mg/12,5 mg), ami-
tiques de l'anse sont préférables aux thiazidiques
don prégélatinisé (cp à 300 mg/25 mg), dioxyde de
dans cette population. Un ajustement posologique
silicone,
n'est pas nécessaire chez les patients insuffisants
stéarate de magnésium, oxydes de fer rouge et
jaune (cp à 300 mg/25 mg). Pelliculage : lactose rénaux dont la clairance de la créatinine est ³ 30
ml/min ( cf Contre-indications , Mises en garde et
monohydraté,
Précautions d'emploi).
hypromellose, dioxyde de titane, macrogol 3000
Insuffisance hépatique :
(cp à 150 mg/12,5 mg et cp à 300 mg/12,5 mg),
CoAprovel n'est pas indiqué chez les patients
macrogol 3350
ayant une insuffisance hépatique sévère. Les thia-
(cp à 300 mg/25 mg), oxyde de fer rouge, oxyde
zidiques doivent être utilisés avec précaution chez
de fer jaune (cp à 150 mg/12,5 mg et cp à 300
les patients ayant une altération de la fonction hé-
mg/12,5 mg) ou
patique. Un ajustement de la posologie n'est pas
noir (cp à 300 mg/25 mg), cire de carnauba.
nécessaire chez les patients présentant une insuf-
Excipient à effet notoire : lactose monohydraté :
fisance hépatique légère à modérée ( cf Contre-in-
38,5 mg par cp à 150 mg/12,5 mg ; 89,5 mg par cp
dications).
à
Personne âgée :
300 mg/12,5 mg ; 53,3 mg par cp à 300 mg/25 mg.
Aucune adaptation posologique de CoAprovel
DC INDICATIONS n'est nécessaire chez la personne âgée.
Traitement de l'hypertension artérielle essentielle. Population pédiatrique :
Cette association à dose fixe est indiquée chez les L'utilisation de CoAprovel n'est pas recommandée
patients adultes dont la pression artérielle est in- chez les enfants et les adolescents, car l'efficacité
suffisamment contrôlée par l'irbésartan seul ou et la tolérance n'ont pas été établies. Aucune don-
l'hydrochlorothiazide seul ( cf Pharmacodynamie). née n'est disponible.
Mode d'administration :
Voie orale.

39
DC CONTRE-INDICATIONS 30 ml/min. Cependant, chez les patients ayant une
Hypersensibilité aux principes actifs ou à l'un des insuffisance rénale légère à modérée (clairance de
excipients mentionnés à la rubrique Composition, la créatinine ³ 30 ml/min mais < 60 ml/min), cette
ou à une autre substance dérivée des sulfamides association à dose fixe doit être administrée avec
(l'hydrochlorothiazide est une substance dérivée précaution.
des sulfamides). Double blocage du système rénine-angioten-
2e et 3e trimestres de la grossesse (cf Mises en sine-aldostérone (SRAA) : il est établi que l'asso-
garde et Précautions d'emploi, Fertilité / Grossesse ciation d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion
/ Allaitement). (IEC), d'antagonistes des récepteurs de l'angioten-
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créati- sine II (ARA II) ou d'aliskiren augmente le risque
nine < 30 ml/min). d'hypotension, d'hyperkaliémie et d'altération de la
Hypokaliémie réfractaire, hypercalcémie. fonction rénale (incluant le risque d'insuffisance ré-
Insuffisance hépatique sévère, cirrhose biliaire et nale aiguë). En conséquence, le double blocage
cholestase. du SRAA par l'association d'IEC, ARA II ou d'alis-
L'association de CoAprovel à des médicaments kiren n'est pas recommandé (cf Interactions, Phar-
contenant de l'aliskiren est contre-indiquée chez macodynamie).
les patients présentant un diabète ou une insuffi- Néanmoins, si une telle association est considérée
sance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] comme absolument nécessaire, elle ne pourra se
< 60 ml/min/1,73 m2) (cf Interactions, Pharmaco- faire que sous la surveillance d'un spécialiste et
dynamie). avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction ré-
nale, de l'ionogramme sanguin et de la pression
DC MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EM-
artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être
PLOI
associés chez les patients atteints d'une néphropa-
Hypotension, patient hypovolémique : CoApro-
thie diabétique.
vel a rarement été associé à une hypotension
Insuffisance hépatique : il convient d'utiliser les
symptomatique chez les patients hypertendus sans
thiazidiques avec prudence chez les patients pré-
autre facteur de risque d'hypotension. Une hypo-
sentant une insuffisance hépatique ou une maladie
tension symptomatique peut survenir chez les pa-
évolutive du foie car des altérations, même dis-
tients présentant une déplétion sodée et/ou une
crètes, de l'équilibre hydroélectrolytique peuvent
hypovolémie secondaire à un traitement diuré-
déclencher un coma hépatique. Il n'existe pas de
tique, une alimentation hyposodée, une diarrhée
données cliniques disponibles avec CoAprovel
ou des vomissements. Ces anomalies doivent être
chez les patients insuffisants hépatiques.
corrigées avant l'initiation du traitement par
Sténose de la valve aortique et mitrale, cardio-
CoAprovel.
myopathie obstructive hypertrophique : comme
Sténose de l'artère rénale - Hypertension arté-
avec les autres vasodilatateurs, une prudence par-
rielle rénovasculaire : il existe un risque accru
ticulière est indiquée chez les patients souffrant de
d'hypotension sévère et d'insuffisance rénale lors-
sténose aortique ou mitrale, ou de cardiomyopa-
que des patients présentant une sténose bilatérale
thie obstructive hypertrophique.
de l'artère rénale ou une sténose artérielle rénale
Hyperaldostéronisme primaire : les patients
sur rein fonctionnellement unique sont traités par
avec hyperaldostéronisme primaire ne répondent
inhibiteurs de l'enzyme de conversion ou antago-
généralement pas aux médicaments antihyperten-
nistes des récepteurs de l'angiotensine II. Bien que
seurs agissant par l'intermédiaire de l'inhibition du
l'on n'ait pas de données de ce type avec l'utilisa-
système rénineangiotensine.
tion de CoAprovel, on devrait s'attendre à un effet
En conséquence, l'utilisation de CoAprovel n'est
similaire.
pas recommandée.
Insuffisance rénale et transplantation rénale :
Effets métaboliques et endocriniens : les thiazi-
quand CoAprovel est utilisé chez les patients pré-
diques sont susceptibles d'entraîner une intolé-
sentant une altération de la fonction rénale, un
rance au glucose. Chez les diabétiques, une adap-
contrôle périodique des taux sériques de potas-
tation de la posologie de l'insuline ou des hypogly-
sium, de créatinine et d'acide urique est recom-
cémiants oraux peut se révéler nécessaire. Un dia-
mandé. Aucune expérience n'est disponible con-
bète sucré latent peut se révéler à l'occasion d'un
cernant l'utilisation de CoAprovel chez les patients
traitement par thiazidique.
ayant eu une transplantation rénale récente.
Des augmentations des taux de cholestérol et de
CoAprovel ne doit pas être utilisé chez les patients
triglycérides ont été observées sous traitement par
ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de
diurétiques thiazidiques. Cependant, à la dose de
la créatinine < 30 ml/min) : cf Contre-indications.
12,5 mg contenue dans CoAprovel, des effets mi-
Une hyperazotémie liée à la prise de diurétiques
nimes, voire aucun effet, ont été signalés.
thiazidiques peut survenir chez des patients at-
Une hyperuricémie peut survenir ou une crise de
teints d'une altération de la fonction rénale. Une
goutte peut être déclenchée chez certains patients
adaptation posologique n'est pas nécessaire chez
recevant des diurétiques thiazidiques.
les patients dont la clairance de la créatinine est ³

40
Équilibre hydroélectrolytique : pour tout patient de l'activité du système rénine-angiotensine-aldos-
sous traitement diurétique, une surveillance régu- térone (par exemple les patients présentant une in-
lière des électrolytes sériques sera effectuée à in- suffisance cardiaque congestive sévère ou une
tervalles appropriés. maladie rénale sous-jacente, y compris une sté-
Les thiazidiques, dont l'hydrochlorothiazide, peu- nose des artères rénales), le traitement par inhibi-
vent provoquer un déséquilibre hydroélectrolytique teurs de l'enzyme de conversion ou antagonistes
(hypokaliémie, hyponatrémie et alcalose hypochlo- des récepteurs de l'angiotensine II agissant sur ce
rémique). Les signes d'alerte d'un déséquilibre système a été associé à une hypotension aiguë,
hydroélectrolytique sont sécheresse de la bouche, une azotémie, une oligurie ou, rarement, à une in-
soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, suffisance rénale aiguë (cf Interactions). Comme
douleurs musculaires ou crampes, fatigue muscu- avec n'importe quel agent antihypertenseur, une
laire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles baisse brutale de la pression artérielle chez des
gastro-intestinaux tels que nausées et vomisse- patients porteurs d'une cardiopathie ischémique ou
ments. d'une maladie cardiovasculaire ischémique pour-
L'hypokaliémie induite par les thiazidiques peut rait entraîner un infarctus du myocarde ou un acci-
être réduite par l'association de ces diurétiques à dent vasculaire cérébral.
l'irbésartan. Le risque d'hypokaliémie est plus im- Des réactions d'hypersensibilité à l'hydrochloro-
portant chez les patients porteurs d'une cirrhose thiazide peuvent survenir chez des patients avec
hépatique, chez les patients présentant une diu- ou sans antécédents allergiques ou d'asthme bron-
rèse importante, chez les patients qui reçoivent chique. Cependant, ces réactions allergiques sont
des prises orales inadéquates d'électrolytes et plus vraisemblables chez les patients présentant
chez les patients traités simultanément par des de tels antécédents.
corticostéroïdes ou par l'ACTH. Des cas d'exacerbation ou d'activation de lupus
Inversement, une hyperkaliémie peut survenir du érythémateux disséminé ont été rapportés lors de
fait de l'irbésartan, composant de CoAprovel, en l'utilisation de diurétiques thiazidiques.
particulier en présence d'insuffisance rénale et/ou Des cas de réactions de photosensibilité ont été
d'insuffisance cardiaque et de diabète sucré. Un rapportés avec les diurétiques thiazidiques (cf Ef-
contrôle approprié du potassium sérique chez ces fets indésirables). Si de telles réactions survien-
patients à risque est recommandé. Les diurétiques nent durant le traitement, il est recommandé d'ar-
d'épargne potassique, les suppléments en potas- rêter celui-ci. Si la reprise du traitement par diuré-
sium ou les substituts salés contenant du potas- tique est jugée nécessaire, il est recommandé de
sium doivent être administrés avec prudence avec protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA
CoAprovel (cf Interactions). artificiels.
Il n'est pas démontré que l'irbésartan puisse ré- Grossesse : les inhibiteurs des récepteurs de l'an-
duire ou prévenir une hyponatrémie induite par les giotensine II (ARAII), dont CoAprovel, ne doivent
diurétiques. pas être débutés au cours de la grossesse. A
Une déplétion chlorée est en général peu impor- moins que le traitement par ARAII ne soit consi-
tante et, dans la plupart des cas, ne requiert aucun déré comme essentiel, il est recommandé de modi-
traitement. fier le traitement antihypertenseur chez les pa-
Les thiazidiques peuvent réduire l'excrétion uri- tientes qui envisagent une grossesse pour un mé-
naire de calcium et provoquer une élévation légère dicament ayant un profil de sécurité établi pendant
et transitoire de la calcémie en l'absence de dé- la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse,
sordre connu du métabolisme calcique. Une hyper- le traitement par un ARAII doit être arrêté immédia-
calcémie importante peut être le symptôme d'une tement et si nécessaire un traitement alternatif
hyperparathyroïdie masquée. Les thiazidiques doi- sera débuté (cf Contre-indications, Fertilité/Gros-
vent être interrompus avant d'explorer la fonction sesse/Allaitement).
parathyroïdienne. Lactose : ce médicament contient du lactose. Les
Une augmentation de l'élimination urinaire du ma- patients présentant une galactosémie congénitale,
gnésium ayant été démontrée avec les thiazi- un syndrome de malabsorption du glucose ou du
diques, il peut en résulter une hypomagnésémie. galactose, ou un déficit en lactase ne doivent pas
Lithium : l'association du lithium et de CoAprovel prendre ce médicament.
est déconseillée (cf Interactions). Myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à
Test antidopage : ce médicament contient de l'hy- angle fermé : les médicaments à base de sulfa-
drochlorothiazide, principe actif pouvant induire mides ou de dérivés de sulfamide peuvent provo-
une réaction positive des tests pratiqués lors des quer une réaction idiosyncratique donnant lieu à
contrôles antidopage. une myopie transitoire et à un glaucome aigu à
Général : angle fermé. L'hydrochlorothiazide étant un sulfa-
Chez les patients dont la tonicité vasculaire et la mide, seuls des cas isolés de glaucome aigu à
fonction rénale dépendent de façon prédominante angle fermé ont été rapportés jusqu'alors avec l'hy-

41
drochlorothiazide. Les symptômes incluent l'appa-  Médicaments modifiant la kaliémie : la déplétion
rition soudaine d'une réduction de l'acuité visuelle potassique due à l'hydrochlorothiazide est atté-
ou d'une douleur oculaire et surviennent en règle nuée par l'effet épargneur de potassium de
générale dans les heures ou les semaines suivant l'irbésartan. Cependant, on peut s'attendre à ce
le début du traitement. Un glaucome aigu à angle que cet effet de l'hydrochlorothiazide sur la ka-
fermé non traité peut induire une perte de la vision liémie soit potentialisé par d'autres médica-
permanente. La première mesure à adopter est ments qui induisent une perte potassique ou
l'arrêt du traitement le plus rapidement possible. une hypokaliémie (tels que les diurétiques hy-
Un recours rapide à un traitement médicamenteux pokaliémiants, les laxatifs, l'amphotéricine B, le
ou à la chirurgie peut s'avérer nécessaire si la carbénoxolone, la pénicilline G sodique). A
pression intraoculaire reste incontrôlée. Les fac- l'inverse, en se fondant sur l'expérience acquise
teurs de risque de survenue d'un glaucome aigu à avec les autres médicaments intervenant sur le
angle fermé peuvent inclure les antécédents d'al- système rénine-angiotensine, l'administration
lergies aux sulfamides ou à la pénicilline (cf Effets concomitante de CoAprovel avec des diuré-
indésirables). tiques d'épargne potassique, une supplémenta-
tion en potassium, des sels de régime conte-
DC INTERACTIONS
nant du potassium ou d'autres médicaments qui
 Autres antihypertenseurs : l'effet antihyperten-
peuvent augmenter les taux de potassium plas-
seur de CoAprovel peut être augmenté lors de
matique (par exemple héparine sodique) peut
l'utilisation simultanée d'autres antihyperten-
donner lieu à une élévation de la kaliémie. Il est
seurs. L'irbésartan et l'hydrochlorothiazide (à
recommandé une surveillance adéquate du po-
des doses allant jusqu'à 300 mg d'irbésartan et
tassium sérique chez les patients à risque (cf
25 mg d'hydrochlorothiazide) ont été adminis-
Mises en garde et Précautions d’emploi).
trés sans problème de tolérance avec d'autres
 Médicaments dont l'effet est influencé par des
antihypertenseurs, dont les antagonistes cal-
perturbations de la kaliémie : un dosage régu-
ciques et les bêtabloquants. Un traitement pré-
lier de la kaliémie est recommandé lorsque
alable par des diurétiques à dose élevée peut
CoAprovel est administré avec des médica-
provoquer une hypovolémie et un risque d'hy-
ments dont l'effet est influencé par des pertur-
potension lorsqu'un traitement par l'irbésartan
bations des concentrations sériques de potas-
avec ou sans diurétiques thiazidiques est ins-
sium (par exemple digitaliques, antiaryth-
tauré, sauf si la déplétion volémique est préala-
miques).
blement corrigée (cf Mises en garde et Précau-
tions d'emploi).  Anti-inflammatoires non stéroïdiens : Lorsque
les antagonistes de l'angiotensine II sont admi-
 Produits contenant de l'aliskiren ou un IEC : les
nistrés simultanément avec des anti-inflamma-
données issues des essais cliniques ont montré
toires non stéroïdiens (c'est-à-dire les inhibi-
que le double blocage du système rénine-an-
teurs sélectifs de la cyclo-oxygénase de type 2
giotensine-aldostérone (SRAA) par l'utilisation
[COX-2], l'acide acétylsalicylique [> 3 g/jour] et
concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de con-
les anti-inflammatoires non stéroïdiens non sé-
version, d'antagonistes des récepteurs de l'an-
lectifs), une atténuation de l'effet antihyperten-
giotensine II ou d'aliskiren, est associé à une
seur peut se produire. Comme avec les inhibi-
fréquence plus élevée d'événements indési-
teurs de l'enzyme de conversion de l'angioten-
rables tels que l'hypotension, l'hyperkaliémie et
sine, l'utilisation concomitante des antagonistes
l'altération de la fonction rénale (incluant l'insuf-
de l'angiotensine II et des anti-inflammatoires
fisance rénale aiguë) en comparaison à l'utilisa-
non stéroïdiens non sélectifs peut accroître le
tion d'un seul médicament agissant sur le
risque de détérioration de la fonction rénale,
SRAA (cf Contre-indications, Mises en garde et
avec une possibilité d'insuffisance rénale aiguë,
Précautions d'emploi, Pharmacodynamie).
et une augmentation du potassium sérique en
 Lithium : des augmentations réversibles des
particulier chez les patients présentant une
concentrations sériques et de la toxicité du li-
fonction rénale préalablement altérée. L'asso-
thium ont été rapportées avec les inhibiteurs de
ciation devra être administrée avec prudence,
l'enzyme de conversion. A ce jour, des effets si-
en particulier chez les personnes âgées. Les
milaires ont été très rarement rapportés avec
patients devront être correctement hydratés et
l'irbésartan. De plus, la clairance rénale du li-
une surveillance de la fonction rénale devra
thium étant réduite par les thiazidiques, le
être envisagée après l'initiation de l'association
risque de toxicité du lithium est majoré avec
thérapeutique, puis périodiquement.
CoAprovel. Par conséquent, l'association de li-
 Autres informations sur les interactions de
thium et de CoAprovel est déconseillée (cf
l'irbésartan : Dans les études cliniques, la phar-
Mises en garde et Précautions d'emploi). Si
macocinétique de l'irbésartan n'a pas été modi-
cette association se révèle nécessaire, une sur-
fiée par l'administration simultanée d'hydrochlo-
veillance stricte de la lithémie est recomman-
dée.
42
rothiazide. L'irbésartan est principalement mé- être nécessaire. L'administration simulta-
tabolisé par le CYP2C9 et dans une moindre née de diurétiques thiazidiques peut aug-
mesure par glucuronidation. Il n'a pas été ob- menter l'incidence des réactions d'hyper-
servé d'interactions pharmacocinétique et phar- sensibilité à l'allopurinol.
macodynamique significatives quand l'irbésar- o Sels de calcium : en réduisant l'élimina-
tan a été administré simultanément avec la war- tion du calcium, les diurétiques thiazi-
farine, un médicament métabolisé par le diques peuvent
CYP2C9. Les effets des inducteurs du o augmenter la calcémie. Dans le cas où
CYP2C9, tels que la rifampicine, sur la pharma- une supplémentation calcique ou des
cocinétique de l'irbésartan, n'ont pas été éva- médicaments épargneurs de calcium (par
lués. La pharmacocinétique de la digoxine n'a exemple traitement par la vitamine D)
pas été altérée par l'administration simultanée doivent être prescrits, il est nécessaire de
d'irbésartan. surveiller le taux de calcium sérique et
 Autres informations sur les interactions de l'hy- d'adapter la posologie du calcium en
drochlorothiazide : fonction des résultats.
Les médicaments suivants peuvent avoir une o Carbamazépine : l'administration conco-
interaction lorsqu'ils sont administrés simultané- mitante de carbamazépine et d'hydro-
ment avec les diurétiques thiazidiques : chlorothiazide a été associée à un risque
o Alcool : une potentialisation de l'hypoten- d'hyponatrémie symptomatique. Il est né-
sion orthostatique peut survenir. cessaire de surveiller les électrolytes en
o Antidiabétiques (médicaments oraux et cas d'administration simultanée. Si pos-
insulines) : une adaptation posologique sible, une autre classe de diurétiques doit
de l'antidiabétique peut être nécessaire être utilisée.
(cf Mises en garde et Précautions d'em- o Autres interactions : l'effet hyperglycé-
ploi). miant des bêtabloquants et du diazoxide
o Résines (colestyramine et colestipol) : peut être augmenté par les thiazidiques.
l'absorption de l'hydrochlorothiazide est Les agents anticholinergiques (tels que
altérée en présence de résines échan- l'atropine, le bépéridène) peuvent aug-
geuses d'anions. CoAprovel doit être pris menter la biodisponibilité des diurétiques
au moins 1 heure avant ou 4 heures thiazidiques par diminution de la motilité
après ces médicaments. gastro-intestinale et de la vitesse de vi-
o Corticostéroïdes, ACTH : une déplétion dange gastrique. Les thiazidiques peu-
électrolytique, et en particulier une hypo- vent augmenter le risque d'effets indési-
kaliémie, peut être aggravée. rables de l'amantadine. Les thiazidiques
o Digitaliques : l'hypokaliémie ou l'hypoma- peuvent réduire l'excrétion rénale des
gnésémie induite par les thiazidiques fa- médicaments cytotoxiques (tels que cy-
vorise l'apparition de troubles du rythme clophosphamide, méthotrexate) et poten-
cardiaque induits par les digitaliques (cf tialisent leurs effets myélosuppressifs.
Mises en garde et Précautions d'emploi).
DC FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT
o Anti-inflammatoires non stéroïdiens : l'ad-
ministration d'un anti-inflammatoire non Grossesse :
stéroïdien peut réduire les effets diuré- Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II
tiques, natriurétiques et antihyperten- (ARAII) :
seurs des diurétiques thiazidiques chez L'utilisation des ARAII est déconseillée pendant le
certains patients. 1 er trimestre de la grossesse ( cf Mises en garde
o Amines vasopressives (par exemple no- et Précautions d'emploi). L'utilisation des ARAII est
radrénaline) : l'effet des amines vaso- contre-indiquée aux 2 e et 3 e trimestres de la
pressives peut être atténué, mais pas grossesse (cf Contre-indications, Mises en garde
suffisamment pour en exclure l'usage. et Précautions d'emploi).
o Myorelaxants non dépolarisants (par Les données épidémiologiques disponibles concer-
exemple tubocurarine) : l'effet des myore- nant le risque de malformation après exposition aux
laxants nondépolarisants peut être poten- IEC lors du 1 er trimestre de la grossesse ne per-
tialisé par l'hydrochlorothiazide. mettent pas de conclure. Cependant une petite
o Médicaments hypo-uricémiants : une augmentation du risque de malformation congéni-
adaptation de la posologie des traite- tale ne peut être exclue. Il n'existe pas d'études épi-
ments hypouricémiants peut s'avérer né- démiologiques disponibles concernant l'utilisation
cessaire puisque l'hydrochlorothiazide des ARAII au 1 er trimestre de la grossesse, cepen-
peut élever le taux d'acide urique sé- dant un risque similaire aux IEC pourrait exister
rique. Une augmentation du dosage de pour cette classe. A moins que le traitement avec
probénécide ou de sulfinpyrazone peut

43
un ARAII soit considéré comme essentiel, il est re- en particulier pour l'allaitement des nouveau-nés et
commandé de modifier le traitement antihyperten- des prématurés.
seur chez les patientes qui envisagent une gros- On ignore si l'irbésartan et ses métabolites sont
sesse pour un médicament ayant un profil de sécu- excrétés dans le lait chez la femme. Les données
rité établi pendant la grossesse. En cas de diagnos- pharmacodynamiques et toxicologiques dispo-
tic de grossesse, le traitement par un ARAII doit nibles chez le rat ont montré que l'irbésartan et ses
être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un trai- métabolites sont excrétés dans le lait ( cf Sécurité
tement alternatif sera débuté. préclinique).
L'exposition aux ARAII au cours des 2 e et 3 e tri-
Hydrochlorothiazide :
mestres de la grossesse est connue pour entraîner
L'hydrochlorothiazide est excrété dans le lait ma-
une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale,
ternel en petite quantité. Les diurétiques thiazi-
oligohydramnios, retard d'ossification des os du
diques à fortes doses provoquant une diurèse in-
crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffi-
tense peuvent inhiber la production de lait. L'utili-
sance rénale, hypotension, hyperkaliémie) : cf Sé-
sation de CoAprovel au cours de l'allaitement n'est
curité préclinique.
pas recommandé. Si CoAprovel est utilisé au cours
En cas d'exposition aux ARAII à partir du 2 e tri-
de l'allaitement, les doses utilisées doivent être les
mestre de la grossesse, il est recommandé de faire
plus faibles possibles.
une échographie foetale afin de vérifier la fonction
rénale et les os de la voûte du crâne. Fertilité :
Les nouveau-nés de mère traitée par un inhibiteur L'irbésartan n'a pas présenté d'effets sur la fertilité
des récepteurs de l'angiotensine II doivent être sur- des rats traités et leurs descendances jusqu'aux
veillés sur le plan tensionnel ( cf Contre-indications doses entraînant les premiers signes de toxicité
, Mises en garde et Précautions d'emploi). parentale (cf Sécurité préclinique).
Hydrochlorothiazide : DC CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES
Les données concernant l'utilisation de l'hydrochlo- Aucune étude n'a été réalisée sur les effets de
rothiazide pendant la grossesse, et particulière- l'irbésartan sur l'aptitude à conduire des véhicules
ment pendant le 1er trimestre, sont limitées. Les et à utiliser des machines. En se basant sur ses
études animales sont insuffisantes. propriétés pharmacodynamiques, il est peu pro-
L'hydrochlorothiazide traverse la barrière placen- bable que l'irbésartan affecte cette aptitude. Lors
taire. Compte tenu du mécanisme d'action phar- de la conduite de véhicules ou l'utilisation de ma-
macologique de l'hydrochlorothiazide, son utilisa- chines, il devra être pris en compte que des ver-
tion au cours des 2e et 3e trimestres de grossesse tiges ou de la fatigue peuvent survenir lors du trai-
peut diminuer la perfusion foeto-placentaire et en- tement
traîner des effets foetaux et néonataux tels qu'un
DC EFFETS INDÉSIRABLES
ictère, un déséquilibre électrolytique et une throm-
Association irbésartan-hydrochlorothiazide :
bopénie.
Parmi les 898 patients hypertendus qui ont reçu di-
L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour
verses posologies d'irbésartan/hydrochlorothiazide
traiter l'œdème gestationnel, l'hypertension gesta-
(dans la fourchette de 37,5 mg/6,25 mg à 300
tionnelle ou la prééclampsie en raison du risque de
diminution de la volémie et de l'hypoperfusion pla- mg/25 mg) dans des études contrôlées versus pla-
centaire, sans effet bénéfique sur l'évolution de la cebo, 29,5 % des patients ont eu des effets indési-
rables. Les effets indésirables le plus fréquemment
maladie.
rapportés ont été vertiges (5,6 %), fatigue (4,9 %),
L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour
nausées/vomissements (1,8 %), et miction anor-
traiter l'hypertension artérielle essentielle chez les
male (1,4 %). De plus, des augmentations de
femmes enceintes sauf dans les rares cas où au-
cun autre traitement n'est possible. l'azote uréique du sang (BUN) (2,3 %), de créatine
CoAprovel contenant de l'hydrochlorothiazide, il kinase (1,7 %) et de créatinine (1,1 %) ont aussi
été fréquemment observées lors des essais cli-
n'est pas recommandé durant le premier trimestre
niques.
de la grossesse. Un changement pour un traite-
Le tableau 1 décrit les effets indésirables rapportés
ment alternatif adapté devra être effectué avant
spontanément ainsi que ceux observés dans les
d'envisager une grossesse.
études contrôlées versus placebo.
Allaitement : La fréquence des effets indésirables listés ci-des-
sous est définie selon la convention suivante : très
Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine
fréquent (³ 1/10) ; fréquent (³ 1/100, < 1/10) ; peu
II (ARAII) :
fréquent (³ 1/1000, < 1/100) ; rare (³ 1/10 000, <
Aucune information n'étant disponible concernant
1/1000) ; très rare (< 1/10 000). Dans chaque
l'utilisation de CoAprovel au cours de l'allaitement,
groupe de fréquence, les effets indésirables sont
CoAprovel n'est pas recommandé. Il est conseillé
présentés par ordre décroissant de gravité.
d'utiliser des traitements alternatifs ayant un profil
de sécurité mieux établi au cours de l'allaitement,

44
Tableau 1 : Effets indésirables au cours des essais Affections des organes de reproduction et du
cliniques contrôlés versus placebo et des notifica- sein :
tions spontanées Peu fréquent Dysfonctionnement sexuel,
Investigations : modification de la libido
Fréquent Augmentation des taux
sanguins de l'azote uréique, Information complémentaire sur chaque com-
créatinine et créatine kinase posant :
Peu fréquent Baisses du potassium et du En plus des effets indésirables listés ci-dessus
sodium plasmatiques pour l'association des composants, d'autres événe-
Affections cardiaques : ments indésirables rapportés par ailleurs avec l'un
Peu fréquent Syncope, hypotension, ta- des composants peuvent être des événements in-
chycardie, œdème désirables de CoAprovel. Les tableaux 2 et 3 ci-
Affections du système nerveux : dessous décrivent les événements indésirables
Fréquent Vertiges rapportés avec les composants individuels de
Peu fréquent Vertiges orthostatiques CoAprovel.
Fréquence in- Céphalées Tableau 2 : Effets indésirables rapportés avec l'uti-
déterminée lisation de l'irbésartan seul
Affections de l'oreille et du labyrinthe : Affections hématologiques et du système lym-
Fréquence in- Acouphènes phatique :
déterminée Fréquence indé- Thrombocytopénie
Affections respiratoires, thoraciques et mé- terminée
diastinales : Troubles généraux et anomalies au site d'admi-
Fréquence in- Toux nistration :
déterminée Peu fréquent Douleur thoracique
Affections gastro-intestinales :
Fréquent Nausées/vomissements
Peu fréquent Diarrhée
Fréquence in- Dyspepsie, dysgueusie
déterminée
Affections du rein et des voies urinaires : Tableau 3 : Événements indésirables rapportés
Fréquent Miction anormale avec l'utilisation de l'hydrochlorothiazide seul
Fréquence in- Altération de la fonction ré- Investigations :
déterminée nale incluant des cas isolés Fréquence indé- Déséquilibre électrolytique
d'insuffisance rénale chez terminée (dont hypokaliémie et hypo-
des patients à risque (cf natrémie, cf Mises en garde
Mises en garde et Précau- et Précautions d'emploi),
tions d'emploi) hyperuricémie, glycosurie,
Affections musculosquelettiques et systé- hyperglycémie, augmenta-
miques : tion du cholestérol et des tri-
Peu fréquent Œdème des extrémités glycérides
Fréquence in- Arthralgies, myalgies Affections car-
déterminée diaques :
Affections du métabolisme et de la nutrition : Fréquence indé- Arythmies
Fréquence in- Hyperkaliémie terminée
déterminée Affections hématologiques et du système lym-
Affections vasculaires : phatique :
Peu fréquent Bouffées vasomotrices Fréquence indé- Anémie aplasique, insuffi-
Troubles généraux et anomalies au site d'ad- terminée sance médullaire, neutropé-
ministration : nie/agranulocytose, anémie
hémolytique, leucopénie,
Fréquent Fatigue
thrombopénie
Affections du système immunitaire :
Affections du système nerveux :
Fréquence in- Cas de réactions d'hyper-
déterminée sensibilité, tels que angio- Fréquence indé- Vertiges, paresthésie, sen-
terminée sation de tête vide, agitation
oedème, rash, urticaire
Affections oculaires :
Affections hépatobiliaires :
Fréquence indé- Trouble transitoire de la vi-
Peu fréquent Ictères
terminée sion, xanthopsie, myopie ai-
Fréquence in- Anomalie de la fonction hé-
guë et glaucome aigu se-
déterminée patique
condaire à angle fermé

45
Affections respiratoires, thoraciques et médiasti- DC SURDOSAGE
nales : Aucune information spécifique n'est disponible sur
Fréquence indé- Détresses respiratoires (y le traitement en cas de surdosage par CoAprovel.
terminée compris pneumopathie et Le patient doit être placé sous étroite surveillance ;
œdème pulmonaire) un traitement symptomatique et le maintien des
Affections gastro- fonctions vitales seront instaurés. Les mesures à
intestinales : prendre dépendent du temps passé depuis l'inges-
Fréquence indé- Pancréatite, anorexie, diar- tion et de la sévérité des symptômes. Des mesures
terminée rhée, constipation, irritation telles que l'induction de vomissements et/ou le la-
gastrique, sialadénite, perte vage gastrique sont suggérées. Le charbon activé
d'appétit peut être utile dans le traitement du surdosage.
Affections du rein et des voies urinaires : Les dosages sanguins des électrolytes et de la
Fréquence indé- Néphrite interstitielle, altéra- créatinine devront être pratiqués fréquemment. En
terminée tion de la fonction rénale cas d'hypotension, le patient devra être placé en
Affections de la peau et du tissu sous-cutané : décubitus et un remplissage volémique hydrosodé
Fréquence indé- Réactions anaphylactiques, effectué rapidement.
terminée nécrolyse épidermique Les signes cliniques les plus probables d'un surdo-
toxique, angéites nécro- sage par l'irbésartan seraient une hypotension et
santes (vasculaires et cuta- une tachycardie. Une bradycardie pourrait égale-
nées), réactions de type lu- ment survenir.
pus érythémateux dissé- Le surdosage d'hydrochlorothiazide est associé à
miné, aggravation d'un lu- un déficit électrolytique (hypokaliémie, hypochloré-
pus érythémateux cutané, mie, hyponatrémie) ainsi qu'à une déshydratation
réaction de photosensibili- résultant d'une diurèse excessive. Les signes et
sation, rash, urticaire symptômes les plus courants d'un surdosage sont
Affections musculosquelettiques et systémiques les nausées et la somnolence. L'hypokaliémie peut
: provoquer des spasmes musculaires et/ou aggra-
Fréquence indé- Faiblesse, spasme muscu- ver les troubles du rythme cardiaque liés à l'utilisa-
tion concomitante de digitaliques ou de certains
terminée laire
médicaments antiarythmiques.
Affections vasculaires :
L'irbésartan n'est pas hémodialysable. La propor-
Fréquence indé- Hypotension orthostatique
tion d'hydrochlorothiazide éliminée par hémodia-
terminée
lyse n'a pas été déterminée.
Troubles généraux et anomalies au site d'admi-
nistration : PP PHARMACODYNAMIE
Fréquence indé- Fièvre Classe pharmacothérapeutique : Antagonistes des
terminée récepteurs de l'angiotensine II, associations (code
Affections hépatobiliaires : ATC : C09DA04).
Fréquence indé- Ictère (ictère cholestatique CoAprovel est l'association d'un antagoniste des
terminée intrahépatique) récepteurs de l'angiotensine II, l'irbésartan, et d'un
Affections psychiatriques : diurétique thiazidique, l'hydrochlorothiazide.
Fréquence indé- Dépression, troubles du L'association de ces composants a un effet antihy-
terminée sommeil pertenseur additif, produisant une baisse de la
pression artérielle plus importante que chacun de
Les événements indésirables dose-dépendants de ces composants utilisés seuls.
l'hydrochlorothiazide (particulièrement les déséqui- L'irbésartan est un antagoniste sélectif puissant
libres électrolytiques) peuvent être majorés lors des récepteurs de l'angiotensine II (type AT1), actif
d'une augmentation de la dose d'hydrochlorothia- par voie orale.
zide. Il bloque tous les effets de l'angiotensine II faisant
intervenir les récepteurs AT1, indépendamment de
Déclaration des effets indésirables suspectés : l'origine ou de la voie de synthèse de l'angioten-
La déclaration des effets indésirables suspectés sine II. L'antagonisme sélectif des récepteurs de
après autorisation du médicament est importante. l'angiotensine II (AT1) provoque une élévation des
Elle permet une surveillance continue du rapport taux plasmatiques de rénine et des taux d'angio-
bénéfice/risque du médicament. Les profession- tensine II, et une baisse de la concentration plas-
nels de santé déclarent tout effet indésirable sus- matique d'aldostérone. La kaliémie n'est pas modi-
pecté via le système national de déclaration : fiée de façon significative par l'irbésartan seul aux
Agence nationale de sécurité du médicament et doses recommandées en dehors des patients à
des produits de santé (ANSM) et réseau des risque de perturbation électrolytique (cf Mises en
Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site in- garde et Précautions d'emploi, Interactions). L'irbé-
ternet : www.ansm.sante.fr. sartan n'inhibe pas l'ECA (kininase II), enzyme qui

46
génère la formation d'angiotensine II et qui dé- de 15,8/10 mm Hg (PAS/PAD), effet placebo dé-
grade également la bradykinine en métabolites duit. Le rapport vallée/pic sous CoAprovel 150 mg /
inactifs. L'irbésartan ne nécessite pas d'activation 12,5 mg était de 100 %, mesures faites par l'enre-
métabolique pour être actif. gistrement ambulatoire de la pression artérielle.
L'hydrochlorothiazide est un diurétique thiazidique. Les rapports vallée/pic ont été respectivement de
Le mécanisme d'action des diurétiques thiazi- 68 % et 76 % sous CoAprovel 150 mg/12,5 mg et
diques n'est pas complètement connu. Les thiazi- CoAprovel 300 mg/12,5 mg lorsque les mesures
diques agissent sur les mécanismes de réabsorp- ont été prises dans le cabinet médical avec un
tion électrolytique par les tubules du rein en aug- brassard. Ces effets sur 24 heures ont été obser-
mentant directement l'élimination du sodium et du vés sans baisse excessive de la pression artérielle
chlore en quantités approximativement égales. En au pic et sont compatibles avec une réduction de
favorisant la diurèse, l'hydrochlorothiazide diminue la pression artérielle sûre et efficace, tout au long
le volume plasmatique, stimule l'activité de la ré- de l'intervalle de prise avec une administration
nine plasmatique, augmente la sécrétion d'aldosté- quotidienne.
rone, avec pour conséquence l'augmentation de la Chez les patients qui ne sont pas suffisamment
kaliurèse, la perte de bicarbonate et la diminution contrôlés par l'hydrochlorothiazide 25 mg seul,
de la kaliémie. L'administration concomitante l'addition d'irbésartan a entraîné une réduction
d'irbésartan (probablement grâce au blocage de moyenne de PAS/PAD de 11,1/7,2 mm Hg.
l'axe rénine-angiotensine-aldostérone) tend à ré- L'effet antihypertenseur de l'irbésartan en associa-
duire les pertes potassiques induites par ces diuré- tion avec l'hydrochlorothiazide apparaît dès la pre-
tiques. mière dose ; il devient notable en 1 à 2 semaines,
La diurèse commence 2 heures après une admi- l'effet maximal étant observé 6 à 8 semaines après
nistration orale d'hydrochlorothiazide ; elle atteint le début du traitement. Lors des études de suivi à
son maximum environ 4 heures après la prise pour long terme, les effets de l'irbésartan / hydrochloro-
se maintenir pendant environ 6 à 12 heures. thiazide se sont maintenus au-delà d'un an.
La baisse de la pression artérielle avec l'associa- Quoique non spécifiquement étudié avec CoApro-
tion irbésartan-hydrochlorothiazide est dose-dé- vel, un phénomène de rebond n'a pas été observé,
pendante aux doses thérapeutiques recomman- que ce soit avec l'irbésartan ou avec l'hydrochloro-
dées. L'addition de 12,5 mg d'hydrochlorothiazide thiazide.
à 300 mg d'irbésartan chez les patients mal contrô- L'effet sur la morbidité et la mortalité de l'associa-
lés par la dose de 300 mg d'irbésartan seul, en tion de l'irbésartan et de l'hydrochlorothiazide n'a
une prise par jour, produit une baisse de la pres- pas été étudié.
sion artérielle diastolique supplémentaire (24 Des études épidémiologiques ont montré que le
heures après la prise) d'au moins 6,1 mm Hg, effet traitement à long terme par l'hydrochlorothiazide
placebo déduit. réduit le risque de mortalité et de morbidité cardio-
L'association de 300 mg d'irbésartan et de 12,5 mg vasculaires.
d'hydrochlorothiazide a permis une réduction glo- L'efficacité de CoAprovel est indépendante de
bale de la pression artérielle pouvant atteindre l'âge et du sexe. Comme avec les autres médica-
13,6/11,5 mm Hg (PAS/PAD), effet placebo déduit. ments agissant sur le système rénine-angioten-
Des données cliniques limitées (7 sur 22 patients) sine, les patients hypertendus noirs présentent une
suggèrent que les patients non contrôlés par réponse sensiblement plus faible à une monothé-
l'association à la dose de 300 mg/12,5 mg peuvent rapie par irbésartan. Quand l'irbésartan est admi-
répondre à une dose plus élevée de 300 mg/25 nistré en association avec de faibles doses d'hy-
mg. Chez ces patients, une diminution supplémen- drochlorothiazide (telles que 12,5 mg par jour), la
taire de la pression artérielle a été observée à la réponse antihypertensive des patients noirs se rap-
fois pour la pression artérielle systolique (PAS) et proche de celle des patients non noirs.
la pression artérielle diastolique (PAD),13,3 et 8,3 L'efficacité et la tolérance de CoAprovel en traite-
mm Hg respectivement). ment initial de l'hypertension artérielle sévère (défi-
Une dose de 150 mg d'irbésartan et de 12,5 mg nie par une PAD ³ 110 mm Hg) ont été évaluées
d'hydrochlorothiazide, en une prise quotidienne, a dans une étude multicentrique, randomisée, en
permis une réduction moyenne de 12,9/6,9 mm Hg double aveugle et bras parallèles contre produit
(PAS/PAD) (24 heures après la prise), effet pla- actif pendant 8 semaines. Au total, 697 patients
cebo déduit, chez les patients ayant une hyperten- ont été randomisés dans un rapport 2:1 soit dans
sion artérielle légère à modérée. L'effet maximum le groupe irbésartan/hydrochlorothiazide 150
survient entre 3 et 6 heures. Lors d'un enregistre- mg/12,5 mg, soit dans le groupe irbésartan 150
ment ambulatoire de la pression artérielle (MAPA), mg. Après une semaine de traitement, les doses
l'association de 150 mg d'irbésartan et de 12,5 mg reçues par les patients ont été systématiquement
d'hydrochlorothiazide en une seule prise par jour a augmentées par titration forcée (avant d'évaluer la
produit une baisse de la pression artérielle sur 24
heures avec une réduction moyenne sur 24 heures

47
réponse à la dose plus faible), respectivement à ir- Ces résultats sont également applicables aux
bésartan/hydrochlorothiazide 300 mg/25 mg ou ir- autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité
bésartan 300 mg. de leurs propriétés pharmacodynamiques.
L'étude a recruté 58 % d'hommes. L'âge moyen Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être as-
des patients était de 52,5 ans, 13 % étaient âgés sociés chez les patients atteints de néphropathie
de 65 ans ou plus, et seulement 2 % étaient âgés diabétique.
de 75 ans ou plus. Douze pour cent (12 %) des pa- L'étude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2
tients présentaient un diabète, 34 % une hyperlipi- Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease
démie et la pathologie cardiovasculaire la plus fré- Endpoints) a été réalisée dans le but d'évaluer le
quente était un angor stable chez 3,5 % des parti- bénéfice de l'ajout d'aliskiren à un traitement stan-
cipants à l'étude. dard par IEC ou un ARA II chez des patients at-
L'objectif principal de cette étude était de comparer teints d'un diabète de type 2 et d'une insuffisance
le pourcentage de patients dont la PAD était con- rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovas-
trôlée (PAD < 90 mm Hg) après 5 semaines de culaires. Cette étude a été arrêtée prématurément
traitement. Quarante-sept pour cent (47,2 %) des en raison d'une augmentation du risque d'événe-
patients traités par l'association ont eu une PAD < ments indésirables. Les décès d'origine cardiovas-
90 mm Hg à la vallée comparé à 33,2 % des pa- culaire et les accidents vasculaires cérébraux ont
tients sous irbésartan (p = 0,0005). La pression ar- été plus fréquents dans le groupe aliskiren que
térielle moyenne avant traitement était approxima- dans le groupe placebo ; de même les événe-
tivement de 172/113 mm Hg dans chaque groupe ments indésirables et certains événements indési-
de traitement et la diminution de la PAS/PAD à 5 rables graves tels que l'hyperkaliémie, l'hypoten-
semaines était de 30,8/24,0 mm Hg et 21,1/19,3 sion et l'insuffisance rénale ont été rapportés plus
mm Hg respectivement dans les groupes irbésar- fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le
tan / hydrochlorothiazide et irbésartan (p < groupe placebo.
0,0001).
PP PHARMACOCINÉTIQUE
La nature et l'incidence des événements indési-
L'administration concomitante de l'hydrochlorothia-
rables rapportés chez les patients traités par
zide et de l'irbésartan n'a pas d'effet sur la pharma-
l'association étaient similaires à ceux du profil des
cocinétique de chacun des médicaments.
événements indésirables rapportés chez les pa-
L'irbésartan et l'hydrochlorothiazide sont des médi-
tients sous monothérapie. Pendant les 8 semaines
caments actifs par voie orale et ne nécessitent pas
de l'étude, il n'y a pas eu de syncope rapportée
de biotransformation pour être actifs. Après admi-
dans aucun des groupes de traitement. Dans le
nistration orale de CoAprovel, la biodisponibilité
groupe de l'association et dans le groupe de la mo-
absolue est respectivement de 60-80 % et 50-80
nothérapie, l'hypotension a été rapportée comme
% pour l'irbésartan et l'hydrochlorothiazide. Les ali-
effet indésirable chez respectivement 0,6 % et 0 %
ments ne modifient pas la biodisponibilité de
des patients et la sensation de vertige chez res-
CoAprovel. Les pics de concentrations plasma-
pectivement 2,8 % et 3,1 % des patients.
tiques sont atteints 1,5 à 2 heures après adminis-
Double blocage du système rénine-angiotensine-
tration orale pour l'irbésartan et 1 à 2,5 heures
aldostérone (SRAA) : l'utilisation de l'association
pour l'hydrochlorothiazide.
d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC)
La liaison de l'irbésartan aux protéines plasma-
avec un antagoniste des récepteurs de l'angioten-
tiques est de l'ordre de 96 %, avec une liaison né-
sine II (ARA II) a été analysée au cours de deux
gligeable aux cellules sanguines. Le volume de
larges essais randomisés et contrôlés (ONTAR-
distribution de l'irbésartan est de 53 à 93 litres. La
GET (ONgoing Telmisartan Alone and in combina-
liaison de l'hydrochlorothiazide aux protéines plas-
tion with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA
matiques est de 68 %, et son volume apparent de
NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy
distribution est de 0,83 à 1,14 l/kg.
in Diabetes). L'étude ONTARGET a été réalisée
L'irbésartan présente une pharmacocinétique li-
chez des patients ayant des antécédents de mala-
néaire et proportionnelle à la dose dans une four-
die cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cé-
chette de 10 à 600 mg. A des doses supérieures à
rébrale, ou atteints d'un diabète de type 2 avec at-
600 mg, on observe une augmentation moins que
teinte des organes cibles. L'étude VA NEPHRON-
proportionnelle de l'absorption orale : la cause en
D a été réalisée chez des patients diabétiques de
est inconnue. La clairance totale et la clairance ré-
type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
nale sont respectivement de 157-176 et de 3-3,5
En comparaison à une monothérapie, ces études
ml/min. La demi-vie d'élimination terminale de
n'ont pas mis en évidence d'effet bénéfique signifi-
l'irbésartan est de 11-15 heures. Les concentra-
catif sur l'évolution des atteintes rénales et/ou car-
tions plasmatiques à l'état d'équilibre sont atteintes
diovasculaires et sur la mortalité, alors qu'il a été
3 jours après le début d'un traitement en une seule
observé une augmentation du risque d'hyperkalié-
prise par jour. Une accumulation limitée d'irbésar-
mie, d'insuffisance rénale aiguë et/ou d'hypoten-
tan (< 20 %) est observée dans le plasma après
sion.
administration répétée d'une dose unique par jour.

48
Dans une étude, des concentrations plasmatiques La toxicité potentielle après administration orale de
d'irbésartan un peu plus élevées furent observées l'association irbésartan-hydrochlorothiazide a été
chez des femmes hypertendues. Cependant, il n'y évaluée chez les rats et les macaques dans des
a pas eu de différence concernant la demi-vie et études d'une durée maximum de 6 mois. Il n'a pas
l'accumulation été observé de données toxicologiques ayant une
d'irbésartan. Aucun ajustement posologique n'est implication en thérapeutique humaine.
nécessaire chez la femme. Les valeurs des AUC et Les modifications suivantes, observées chez les
Cmax de l'irbésartan ont été un peu plus élevées rats et les macaques recevant l'association irbé-
chez les sujets âgés (³ 65 ans) que chez les sujets sartanhydrochlorothiazide dans le rapport 10/10 et
jeunes (18-40 ans). 90/90 mg/kg/jour, ont également été observées
Cependant, la demi-vie terminale n'a pas été signi- lorsque l'un des deux médicaments était adminis-
ficativement modifiée. Aucun ajustement posolo- tré seul et/ou ont été secondaires à la baisse de la
gique n'est nécessaire chez le sujet âgé. La demi- pression artérielle (aucune interaction toxique si-
vie plasmatique moyenne de l'hydrochlorothiazide gnificative n'a été observée) : modifications ré-
varie entre 5 et 15 heures. nales, caractérisées par une légère augmentation
Après administration orale ou intraveineuse d'irbé- de l'urée et de la créatinine sériques, et une hyper-
sartan marqué au 14C, 80 à 85 % de la radioacti- plasie / hypertrophie de l'appareil juxtagloméru-
vité plasmatique circulante peut être attribuée à laire, qui sont la conséquence directe de l'action de
l'irbésartan inchangé. L'irbésartan est métabolisé l'irbésartan sur le système rénine-angiotensine ;
par le foie par glucuronoconjugaison et oxydation. une légère diminution des paramètres érythrocy-
Le métabolite circulant principal est le glucuronide taires (érythrocytes, hémoglobine, hématocrite) ;
d'irbésartan (approximativement 6 %). Des études une décoloration de l'estomac, des ulcères et des
in vitro ont montré que l'irbésartan est oxydé princi- nécroses focales de la muqueuse gastrique ont été
palement par l'isoenzyme CYP2C9 du cytochrome observés chez quelques rats aux doses de 90
P450 ; l'isoenzyme CYP3A4 a un effet négligeable. mg/kg/jour d'irbésartan, de 90 mg/kg/jour d'hydro-
L'irbésartan et ses métabolites sont éliminés par chlorothiazide et de 10 mg/10 mg/kg/jour de l'asso-
voie biliaire et rénale. Après administration orale ciation irbésartan - hydrochlorothiazide dans
ou intraveineuse d'irbésartan marqué au 14C, ap- l'étude de toxicité à 6 mois. Ces lésions n'ont pas
proximativement 20 % de la radioactivité sont re- été observées chez le macaque ; diminution de la
trouvés dans les urines et la radioactivité restante kaliémie due à l'hydrochlorothiazide, évitée en par-
dans les fèces. tie quand l'hydrochlorothiazide était donné en as-
Une quantité inférieure à 2 % de la dose est excré- sociation avec l'irbésartan.
tée dans les urines sous forme d'irbésartan in- La plupart des effets mentionnés ci-dessus sem-
changé. blent dus à l'activité pharmacologique de l'irbésar-
L'hydrochlorothiazide n'est pas métabolisé, mais tan (le blocage de l'angiotensine II induit la stimula-
est éliminé rapidement par le rein. Au moins 61 % tion des cellules produisant la rénine) et se produi-
de la dose orale sont éliminés sous forme inchan- sent aussi avec les inhibiteurs de l'enzyme de con-
gée dans les 24 heures suivant la prise. L'hydro- version de l'angiotensine. Ces constatations n'ont
chlorothiazide traverse la barrière placentaire mais pas de rapport avec l'utilisation aux doses théra-
pas la barrière hématoencéphalique, et est excrété peutiques de l'association irbésartan-hydrochloro-
dans le lait maternel. thiazide chez l'homme.
Aucun effet tératogène n'a été observé chez les
Insuffisance rénale :
rates recevant une association d'irbésartanhydro-
Les paramètres pharmacocinétiques de l'irbésar-
chlorothiazide à des doses toxiques pour la mère.
tan ne sont pas significativement modifiés chez les
Les effets de l'association d'irbésartanhydrochloro-
insuffisants rénaux ou chez les patients hémodialy-
thiazide sur la fertilité n'ont pas été évalués dans
sés. L'irbésartan n'est pas épuré par hémodialyse.
des études sur l'animal car aucun effet indésirable
Chez les patients avec une clairance de la créati-
sur la fertilité n'a été mis en évidence chez l'animal
nine < 20 ml/min, une augmentation de la demi-vie
ou chez l'homme, que ce soit avec l'irbésartan ou
d'élimination de l'hydrochlorothiazide jusqu'à 21
l'hydrochlorothiazide, administrés seuls. Cepen-
heures a été rapportée.
dant, un autre antagoniste de l'angiotensine II a af-
Insuffisance hépatique : fecté les
Les paramètres pharmacocinétiques de l'irbésar- paramètres de fertilité dans des études chez l'ani-
tan ne sont pas modifiés de façon significative mal, lorsqu'il était administré seul. Ces résultats
chez les patients présentant une cirrhose du foie ont
légère à modérée. Aucune étude n'a été menée également été observés avec de faibles doses de
chez des patients ayant une insuffisance hépa- cet antagoniste de l'angiotensine II lorsqu'il était
tique sévère. administré en association avec l'hydrochlorothia-
zide.
PP SÉCURITE PRÉCLINIQUE
Irbésartan/hydrochlorothiazide :

49
Il n'a pas été mis en évidence de mutagénicité ou mère. Aucun effet tératogène n'a été constaté chez
de clastogénicité avec l'association irbésartan - hy- le rat ou le lapin.
drochlorothiazide. Hydrochlorothiazide :
Le potentiel carcinogène n'a pas été étudié chez Malgré l'existence de données ambiguës sur l'effet
l'animal avec l'association irbésartan - hydrochloro- génotoxique ou cancérigène dans certains mo-
thiazide. dèles expérimentaux, la longue expérience de l'uti-
lisation de l'hydrochlorothiazide chez l'homme ne
Irbésartan :
permet pas de montrer une association entre son
Aucune toxicité anormale systémique ou ciblée sur
utilisation et une augmentation des néoplasmes.
un organe n'a été mise en évidence aux posolo-
gies cliniquement appropriées. Dans les études DP MODALITÉS DE CONSERVATION
non cliniques de sécurité, de fortes doses d'irbé- Durée de conservation : 3 ans.
sartan A conserver à une température ne dépassant pas
(³ 250 mg/kg/jour chez le rat et ³ 100 mg/kg/jour 30 °C.
chez le macaque) ont causé des réductions sur la A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à
lignée rouge sanguine (érythrocytes, hémoglobine, l'abri de l'humidité.
hématocrite). A très fortes doses (³ 500
DP MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION
mg/kg/jour), des modifications dégénératives du
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé
rein (telles que néphrite interstitielle, distension tu-
conformément à la réglementation en vigueur.
bulaire, présence de basophiles dans les tubules,
augmentation des concentrations plasmatiques
LISTE I
d'urée et de créatinine) ont été induites par l'irbé-
sartan chez le rat et le macaque. Ces effets furent VIDAL 2018
considérés comme secondaires à une diminution Médicaments
de la perfusion rénale due aux effets hypotenseurs Mise à jour du 23/05/2018
du médicament. De plus, l'irbésartan a induit une TAHOR®
hyperplasie/hypertrophie des cellules juxtaglomé- atorvastatine
rulaires (chez le rat à des doses ³ 90 mg/kg/jour et FORMES et PRÉSENTATIONS
chez le macaque à des doses ³ 10 mg/kg/jour). Comprimé pelliculé à 10 mg (blanc, rond, de 5,6
L'action pharmacologique de l'irbésartan a été con-
mm de diamètre, avec « 10 » gravé sur une face et
sidérée comme étant la cause de toutes ces modi-
« ATV » sur l'autre face), à 20 mg (blanc, rond, de
fications. Chez l'homme, aux doses thérapeutiques
7,1 mm de diamètre, avec « 20 » gravé sur une
d'irbésartan, une hyperplasie/hypertrophie des cel- face et « ATV » sur l'autre face), à 40 mg (blanc,
lules juxtaglomérulaires n'apparaît pas avoir d'im- rond, de 9,5 mm de diamètre, avec « 40 » gravé
plication.
sur une face et « ATV » sur l'autre face), et à 80
L'irbésartan n'a montré aucun signe de mutagéni-
mg (blanc, rond, de 11,9 mm de diamètre, avec «
cité, de clastogénicité ou de carcinogénicité.
80 » gravé sur une face et « ATV » sur l'autre face)
Dans les études cliniques menées chez le rat mâle : Boîtes de 28, sous plaquettes thermoformées de
et femelle, la fécondité et la performance de repro-
7 ; boîtes de 90, sous plaquettes thermoformées
duction n'ont pas été affectées même à des doses
de 10.
orales d'irbésartan entraînant une certaine toxicité
Modèles hospitaliers : Boîtes de 50, sous pla-
parentae (de 50 à 650 mg/kg/jour), y compris la
quettes thermoformées de 10.
mortalité à la dose la plus élevée. Aucun effet si-
Comprimé à croquer à 10 mg (blanc à blanc cassé,
gnificatif n'a été observé sur le nombre de corpora avec des taches roses à violettes, rond, avec « 10
lutea, d'implants ou de foetus vivants. L'irbésartan » gravé sur une face et « LCT » sur l'autre face,
n'a pas affecté la survie, le développement et la re- mesurant 7,1 mm de diamètre) et à 20 mg (blanc à
production de la descendance. Les études chez
blanc cassé, avec des taches roses à violettes,
l'animal démontrent que l'irbésartan radiomarqué
rond, avec « 20 » gravé sur une face et « LCT »
est détecté dans les foetus chez le rat et chez le
sur l'autre face, mesurant 8,7 mm de diamètre) :
lapin. Chez la rate allaitante, l'irbésartan est ex-
Boîtes de 30, sous plaquettes thermoformées.
crété dans le lait.
Les études menées chez l'animal avec l'irbésartan COMPOSITION
ont mis en évidence des effets toxiques transitoires p cp
(augmentation de la formation de cavernes au ni- Atorvastatine (DCI) calcique trihydra- 10 mg
veau rénal et pelvien, hydro-uretère ou oedème tée exprimée en atorvastatine
sous-cutané) chez les foetus de rats. Ces effets ou 20 mg
n'étaient plus retrouvés après la naissance. Chez ou 40 mg
le lapin, des avortements ou des résorptions pré- ou 80 mg
coces ont été observés à des doses entraînant des
effets toxiques importants, y compris létaux pour la

50
Excipients : La posologie doit être adaptée individuellement en
Comprimés pelliculés : Noyau : carbonate de cal- fonction des taux initiaux de LDL-cholestérol, de
cium, cellulose microcristalline, lactose monohy- l'objectif thérapeutique et de la réponse au traite-
draté, croscarmellose sodique, polysorbate 80, hy- ment du patient.
droxypropylcellulose, stéarate de magnésium. P el- La posologie initiale usuelle est de 10 mg une fois
liculage : hypromellose, macrogol 8000, dioxyde par jour. L'adaptation posologique devra être effec-
de titane (E171), talc. Émulsion anti-mousse : si- tuée en respectant un intervalle minimum de 4 se-
méticone, stéarates émulsifiants (tristéarate de po- maines. La posologie maximale est de 80 mg une
lyéthylèneglycol sorbitane, stéarate de polyéthoxy- fois par jour.
late, glycérides), épaississants (méthylcellulose, Hypercholestérolémie primaire et hyperlipidémie
gomme xanthane), acide benzoïque, acide sor- combinée (mixte) :
bique, acide sulfurique. Une dose de 10 mg d'atorvastatine en une seule
Comprimés à croquer : carbonate de calcium, cel- prise est suffisante chez la majorité des patients.
lulose microcristalline, croscarmellose sodique, po- Un effet thérapeutique est observé après deux se-
lysorbate 80, stéarate de magnésium, hydroxypro- maines de traitement, l'effet maximum étant atteint
pylcellulose, amidon de maïs prégélatinisé, manni- après 4 semaines de traitement. L'effet se main-
tol (E421), aspartam (E951), sucralose (E955), tient en cas de traitement prolongé.
parfum raisin (maltodextrine, concentré de jus de
Hypercholestérolémie familiale hétérozygote :
raisin, gomme d'acacia, concentré de jus d'ananas,
Le traitement par Tahor doit débuter à une posolo-
acide citrique, arôme naturel).
gie de 10 mg par jour. La dose sera ensuite adap-
Excipients à effet notoire :
tée individuellement toutes les quatre semaines
Comprimés pelliculés : lactose monohydraté
jusqu'à 40 mg par jour. Par la suite, la posologie
(27,25 mg/cp à 10 mg ; 54,50 mg/cp à 20 mg ; 109
peut être augmentée jusqu'à 80 mg par jour au
mg/cp à 40 mg ; 218 mg/cp à 80 mg).
maximum. Un chélateur des acides biliaires peut
Comprimés à croquer : aspartam (1,25 mg/cp à 10
être également prescrit en association avec une
mg ; 2,5 mg/cp à 20 mg).
posologie de 40 mg d'atorvastatine par jour.
DC INDICATIONS Hypercholestérolémie familiale homozygote :
Hypercholestérolémie : Les données disponibles sont limitées ( cf Pharma-
Tahor est indiqué en complément d'un régime pour codynamie).
réduire les taux élevés de cholestérol total (Chol- Chez les patients présentant une hypercholestéro-
T), de LDL-cholestérol (LDL-C), d'apolipoprotéine lémie familiale homozygote, la posologie d'atorvas-
B et de triglycérides chez les adultes, adolescents tatine varie de 10 à 80 mg par jour ( cf Pharmaco-
et enfants âgés de 10 ans ou plus présentant une dynamie). Chez ces patients, l'atorvastatine doit
hypercholestérolémie primaire incluant l'hypercho- être administrée en complément aux autres traite-
lestérolémie familiale (hétérozygote) ou les hyperli- ments hypolipémiants (notamment l'aphérèse du
pidémies mixtes (correspondant aux types IIa et IIb LDL-cholestérol) ou lorsque de tels traitements ne
de la classification de Fredrickson), lorsque la ré- sont pas disponibles.
ponse à un régime ou à d'autres traitements non Prévention des maladies cardiovasculaires :
pharmacologiques n'est pas suffisante. Dans les études de prévention primaire, la posolo-
Tahor est aussi indiqué pour réduire les taux de gie utilisée était de 10 mg/jour. Une posologie plus
Chol-T et de LDL-C chez les adultes présentant élevée peut être nécessaire pour atteindre les ob-
une hypercholestérolémie familiale homozygote en jectifs cibles du LDL-cholestérol (LDL) fixés par les
complément d'autres traitements hypolipidémiants recommandations en vigueur.
(notamment l'aphérèse des LDL) ou si de tels trai-
Insuffisance rénale :
tements sont indisponibles.
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire (
Prévention des maladies cardiovasculaires : cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
Prévention des événements cardiovasculaires
Insuffisance hépatique :
chez les patients adultes ayant un risque élevé de
Tahor doit être utilisé avec précaution chez les pa-
présenter un premier événement cardiovasculaire (
tients présentant une insuffisance hépatique ( cf
cf Pharmacodynamie), en complément de la cor-
Mises en garde et Précautions d'emploi , Pharma-
rection des autres facteurs de risques.
cocinétique). Tahor est contre-indiqué chez les pa-
DC POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION tients présentant une affection hépatique évolutive
(début page) ( cf Contre-indications).
Posologie : Personnes âgées :
Avant de commencer un traitement par Tahor, le Chez les patients âgés de plus de 70 ans traités
patient doit suivre un régime alimentaire hypocho- aux doses recommandées, l'efficacité et la sécurité
lestérolémiant standard. Ce régime sera ensuite d'emploi sont similaires à celles observées dans la
continué pendant toute la durée du traitement par population générale.

51
Population pédiatrique : tests fonctionnels hépatiques doivent être réalisés
Hypercholestérolémie : L'utilisation pédiatrique doit chez les patients développant des signes ou symp-
être mise en œuvre seulement par des médecins tômes évoquant une altération hépatique.
expérimentés dans le traitement de l'hyperlipidé- Les patients présentant une augmentation du taux
mie pédiatrique et les patients doivent être suivis sérique des transaminases doivent être surveillés
régulièrement pour évaluer les progrès. jusqu'à normalisation.
Pour les patients atteints d'une hypercholestérolé- En cas d'augmentation persistante des transami-
mie familiale hétérozygote âgés de 10 ans et plus, nases au-delà de trois fois la limite supérieure de
la dose initiale recommandée d'atorvastatine est la normale (LSN), la posologie devra être diminuée
de 10 mg par jour ( cf Pharmacodynamie). La dose ou Tahor devra être arrêté ( cf Effets indésirables).
peut être augmentée jusqu'à 80 mg par jour, en Tahor doit être utilisé avec prudence chez les pa-
fonction de la réponse et de la tolérance. Les tients consommant des quantités importantes d'al-
doses doivent être individualisées selon l'objectif cool et/ou ayant des antécédents d'affection hépa-
thérapeutique recommandé. Des ajustements doi- tique.
vent être effectués à un intervalle d'au moins 4 se- Prévention des AVC par diminution agressive
maines. L'augmentation de la dose jusqu'à 80 mg des taux de cholestérol (Stroke Prevention by
par jour est étayée par des données d'études ef- Aggressive Reduction in Cholesterol Levels -
fectuées chez l'adulte et par des données cliniques étude SPARCL) :
limitées d'études menées chez l'enfant atteint Dans une analyse a posteriori réalisée dans des
d'une hypercholestérolémie familiale hétérozygote sous-groupes de patients ayant fait un AVC ou un
( cf Effets indésirables , Pharmacodynamie). accident ischémique transitoire (AIT) récent mais
Les données de tolérance et d'efficacité dispo- ne présentant pas d'insuffisance coronarienne, une
nibles chez les enfants atteints d'une hypercholes- fréquence plus élevée d'AVC hémorragique a été
térolémie familiale hétérozygote âgés de 6 à 10 observée chez les patients traités par 80 mg
ans sont limitées et proviennent d'études en ou- d'atorvastatine par rapport aux patients sous pla-
vert. L'atorvastatine n'est pas indiquée dans le trai- cebo.
tement de patients âgés de moins de 10 ans. Les Ce risque élevé est particulièrement observé chez
données actuellement disponibles sont décrites des patients ayant déjà fait un AVC hémorragique
dans les rubriques Effets indésirables , Pharmaco- ou un infarctus lacunaire à l'inclusion de l'étude.
dynamie et Pharmacocinétique mais aucune re- Chez les patients ayant un antécédent d'AVC hé-
commandation posologique ne peut être faite. morragique ou d'infarctus lacunaire, la balance bé-
D'autres formes pharmaceutiques/dosages peu- néfice / risque de l'atorvastatine 80 mg est incer-
vent être plus appropriées pour cette population. taine. De ce fait, le risque potentiel de survenue
Mode d'administration : d'AVC
Tahor est destiné à la voie orale. hémorragique devra être soigneusement évalué
La prise d'atorvastatine se fera en 1 prise quoti- avant toute initiation de traitement ( cf Pharmaco-
dienne unique à n'importe quel moment de la jour- dynamie).
née, pendant ou en dehors des repas. Effets sur les muscles squelettiques :
Les comprimés à croquer Tahor peuvent être mâ- L'atorvastatine, comme les autres inhibiteurs de
chés ou avalés entiers avec un verre d'eau. l'HMG-CoA réductase, peut, dans de rares cas, af-
DC CONTRE-INDICATIONS fecter les muscles squelettiques et entraîner des
Tahor est contre-indiqué chez : myalgies, des myosites et des myopathies qui peu-
Les patients présentant une hypersensibilité à la vent évoluer vers une rhabdomyolyse potentielle-
substance active ou à l'un des excipients de ce ment fatale caractérisée par des taux élevés de
médicament mentionnés à la rubrique Composi- créatine phosphokinase [CPK] (> 10 fois la LSN),
tion. une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant
Les patients atteints d'une affection hépatique évo- entraîner une insuffisance rénale.
lutive ou ayant des élévations persistantes et inex- De très rares cas de myopathies nécrosantes à
pliquées des transaminases sériques supérieures médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés
à trois fois la limite supérieure de la normale. pendant ou après le traitement par certaines sta-
Les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de tines. L'IMNM est caractérisée cliniquement par
procréer et n'utilisant pas de méthode contracep- une faiblesse musculaire proximale persistante et
tive fiable (cf Fertilité/Grossesse/Allaitement). une élévation de la créatine kinase sérique, qui
persistent malgré l'arrêt du traitement par la sta-
DC MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EM- tine.
PLOI
Avant l'initiation du traitement :
Effets hépatiques : L'atorvastatine doit être prescrite avec précaution
Des épreuves fonctionnelles hépatiques doivent chez les patients présentant des facteurs prédispo-
être réalisées avant le début du traitement, puis ré- sant à une rhabdomyolyse.
gulièrement après l'instauration de celui-ci. Des

52
Avant de débuter un traitement par une statine, le du taux de CPK (> 10 fois la LSN) ou si une rhab-
taux de CPK doit être mesuré dans les situations domyolyse est diagnostiquée ou suspectée.
suivantes : Association avec d'autres médicaments :
 Insuffisance rénale. Le risque de rhabdomyolyse est majoré lorsque
 Hypothyroïdie. l'atorvastatine est administrée en association avec
 Antécédents personnels ou familiaux de certains médicaments qui peuvent augmenter la
maladies musculaires héréditaires. concentration plasmatique de l'atorvastatine, tels
 Antécédents de toxicité musculaire lors que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou les
d'un traitement par une statine ou un fi- transporteurs protéiques (ciclosporine, télithromy-
brate. cine, clarithromycine, delavirdine, stiripentol, kéto-
 Antécédents d'affection hépatique et/ou de conazole, voriconazole, itraconazole, posacona-
consommation excessive d'alcool. zole, et les inhibiteurs de protéase du VIH incluant
 Chez les patients âgés (> 70 ans), la né- ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir,
cessité de ces mesures doit être évaluée, etc).
en fonction de la présence d'autres fac- Le risque de myopathie peut être également aug-
teurs prédisposant à une rhabdomyolyse. menté en association avec le gemfibrozil et les
 Situations où une augmentation des con- autres fibrates, le bocéprévir, l'érythromycine, la
centrations plasmatiques peut se produire, niacine, l'ézétimibe, le télaprévir, ou l'association ti-
du fait des interactions (cf Interactions) et pranavir/ritonavir. Des alternatives thérapeutiques
de l'utilisation dans des populations parti- ne présentant pas ces interactions devront être en-
culières incluant les polymorphismes gé- visagées dans la mesure du possible.
nétiques (cf Pharmacocinétique). Dans le cas où l'association de ces médicaments
 Dans ces situations, une réévaluation ré- est nécessaire, le bénéfice/risque des traitements
gulière du bénéfice/risque du traitement, concomitants doit être soigneusement évalué. Une
ainsi qu'une surveillance clinique régulière, dose maximale plus faible est recommandée chez
sont recommandées. les patients recevant des médicaments pouvant
 Si le taux basal de CPK est significative- augmenter les concentrations plasmatiques d'ator-
ment élevé (> 5 fois la LSN), le traitement vastatine. De même, en cas d'association avec les
ne doit pas débuter. inhibiteurs puissants du CYP3A4, une dose initiale
plus faible d'atorvastatine doit être utilisée et une
Mesure de la créatine phosphokinase :
surveillance clinique étroite est recommandée ( cf
La mesure du taux de créatine phosphokinase
Interactions).
(CPK) ne doit pas être effectuée après un exercice
L'atorvastatine ne doit pas être administrée simul-
physique important ni en présence de facteurs sus-
tanément à l'acide fusidique sous forme systé-
ceptibles d'en augmenter le taux, l'interprétation
mique et jusque dans les 7 jours suivant l'arrêt d'un
des résultats étant difficile dans ces cas. En cas
traitement par acide fusidique. Chez les patients
d'élévation significative des CPK (> 5 LSN) avant
où l'utilisation d'acide fusidique systémique est
traitement, un contrôle sera effectué 5 à 7 jours
considérée comme essentielle, le traitement par
plus tard pour confirmer les résultats.
statine doit être interrompu pendant toute la durée
Pendant le traitement : du traitement par l'acide fusidique. Des cas de
Il faut demander aux patients de signaler rapide- rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rap-
ment toute douleur musculaire inexpliquée, crampe portés chez des patients recevant l'acide fusidique
ou faiblesse musculaire, en particulier si elles s'ac- et une statine en association ( cf Interactions). Les
compagnent de malaise ou de fièvre. patients doivent être informés de la nécessité de
Si ces symptômes apparaissent sous traitement consulter immédiatement un médecin s'ils présen-
par atorvastatine, un dosage des CPK doit être ef- tent des symptômes de faiblesse musculaire, de
fectué. Si le taux de CPK est significativement douleur ou de sensibilité musculaire.
élevé (> 5 LSN), le traitement doit être interrompu. Le traitement par statine peut être réintroduit sept
Si ces symptômes sont sévères et entraînent une jours après la dernière dose d'acide fusidique.
gêne quotidienne, l'arrêt du traitement doit être en- Dans des circonstances exceptionnelles, lorsqu'un
visagé, même si le taux de CPK est égal ou infé- traitement prolongé par acide fusidique systémique
rieur à 5 fois la LSN. est nécessaire, par exemple pour le traitement
Si les symptômes disparaissent et si le taux de d'infections sévères, la nécessité d'une coadminis-
CPK se normalise, la reprise du traitement par tration de Tahor et d'acide fusidique ne doit être
atorvastatine ou par une autre statine peut être en- envisagée qu'au cas par cas et sous surveillance
visagée à la dose la plus faible sous étroite surveil- médicale étroite.
lance.
Population pédiatrique :
Le traitement par atorvastatine doit être interrompu
Aucun effet cliniquement significatif sur la crois-
en cas d'augmentation cliniquement significative
sance et la maturation sexuelle n'a été observé au
cours d'une étude de 3 ans basée sur l'évaluation

53
de la maturation et du développement globaux, Inhibiteurs du CYP3A4 :
l'évaluation selon la classification de Tanner et la Les concentrations plasmatiques d'atorvastatine
mesure de la taille et du poids ( cf Effets indési- sont augmentées de façon importante lors de
rables). l'association avec les inhibiteurs puissants du
Pneumopathie interstitielle : CYP3A4 (cf tableau 1 et les informations spéci-
Des cas exceptionnels de pneumopathie intersti- fiques ci-dessous). L'association d'inhibiteurs puis-
tielle ont été rapportés lors de la prise de certaines sants du CYP3A4 (tels que ciclosporine, télithro-
statines, en particulier en cas de traitement à long mycine, clarithromycine, delavirdine, stiripentol,
terme ( cf Effets indésirables). Les symptômes se kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaco-
caractérisent par une dyspnée, une toux non pro- nazole, et les inhibiteurs de protéase du VIH in-
ductive et une altération de l'état de santé général cluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir,
(fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspi- darunavir, etc) doit être évitée dans la mesure du
cion d'une pneumopathie interstitielle chez un pa- possible. Dans les cas où l'association de ces mé-
tient, le traitement par statine doit être interrompu. dicaments s'avère nécessaire, une dose initiale
Diabète : plus faible et une dose maximale plus faible doi-
Certaines données suggèrent que les statines, en vent être envisagées et une surveillance clinique
tant que classe pharmacologique, augmenteraient étroite du patient est recommandée (cf tableau 1).
la glycémie. Chez certains patients à risque élevé Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (tels que éry-
de survenue d'un diabète, les statines peuvent en- thromycine, diltiazem, vérapamil et le fluconazole)
traîner une hyperglycémie nécessitant l'instaura- peuvent augmenter les concentrations plasma-
tion d'un traitement antidiabétique. Ce risque est tiques d'atorvastatine (cf tableau 1). Une majora-
néanmoins compensé par la réduction du risque tion du risque de myopathie a été observée lors de
vasculaire sous statines et par conséquent il ne l'administration concomitante d'érythromycine et de
doit pas être un motif d'arrêt des statines. Les pa- statines.
tients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 Aucune étude d'interaction évaluant les effets de
et 6,9 mmol/l, IMC > 30 kg/m 2, augmentation du l'amiodarone ou du vérapamil sur l'atorvastatine
taux des triglycérides, hypertension artérielle) de- n'a été réalisée. L'amiodarone et le vérapamil étant
vront faire l'objet d'une surveillance clinique et bio- tous deux connus pour inhiber l'activité du
logique conformément aux recommandations na- CYP3A4, leur association avec l'atorvastatine peut
tionales. entraîner une augmentation de l'exposition à l'ator-
Excipients : vastatine. C'est pourquoi une dose initiale plus
Comprimé pelliculé : Tahor contient du lactose. faible d'atorvastatine doit être prescrite et une sur-
Les patients présentant les troubles héréditaires veillance clinique adéquate du patient doit être
rares que sont l'intolérance au galactose, le déficit mise en place. Une surveillance clinique appro-
en lactase de Lapp et le syndrome de malabsorp- priée est recommandée après l'initiation du traite-
tion du glucose et du galactose ne doivent pas ment ou après une adaptation posologique de
prendre ce médicament. l'inhibiteur du CYP3A4.
Comprimé à croquer : Tahor comprimé à croquer Inducteurs du CYP3A4 :
contient de l'aspartam, qui est une source de phé- L'administration concomitante d'atorvastatine avec
nylalanine. Peut être dangereux pour les patients un inducteur du cytochrome P 450 3A (tels que
atteints de phénylcétonurie. l'efavirenz, la rifampicine ou le millepertuis) peut
entraîner des diminutions variables de la concen-
DC INTERACTIONS
tration plasmatique d'atorvastatine. En raison du
Effet de certains médicaments sur la concen-
double mécanisme d'interaction de la rifampicine
tration plasmatique de l'atorvastatine :
(induction du cytochrome P 450 3A et inhibition du
L'atorvastatine est métabolisée par le cytochrome
transporteur hépatocytaire OATP1B1), l'adminis-
P 450 3A4, et elle est également un substrat des
tration simultanée d'atorvastatine et de rifampicine
transporteurs protéiques tels que le transporteur
est conseillée, car une administration séparée
hépatocytaire OATP1B1. L'administration concomi-
dans le temps de l'atorvastatine de celle de la ri-
tante de médicaments inhibiteurs du CYP3A4 ou
fampicine a été associée à une diminution signifi-
de transporteurs protéiques peut augmenter les
cative des concentrations plasmatiques d'atorvas-
concentrations plasmatiques d'atorvastatine et en-
tatine.
traîner un risque majoré de myopathie. Le risque
L'effet de la rifampicine sur les concentrations hé-
peut aussi être augmenté lors de l'administration
patocytaires d'atorvastatine est toutefois inconnu.
concomitante d'atorvastatine avec d'autres médi-
Si l'association s'avère nécessaire, l'efficacité du
caments pouvant induire des myopathies, tels que
traitement doit être particulièrement surveillée Inhi-
les fibrates et l'ézétimibe (cf Mises en garde et
biteurs des transporteurs : Les inhibiteurs des
Précautions d'emploi).
transporteurs (tels que la ciclosporine) peuvent
augmenter l'exposition systémique à l'atorvastatine

54
(cf tableau 1). L'effet de l'inhibition des transpor- l'administration concomitante de doses répétées
teurs hépatocytaires sur les concentrations hépato- de digoxine et de 10 mg d'atorvastatine. Les pa-
cytaires d'atorvastatine est inconnu. Si l'associa- tients traités par digoxine doivent être surveillés de
tion s'avère nécessaire, la dose doit être diminuée façon adéquate.
et l'efficacité du traitement doit être surveillée (cf Contraceptifs oraux :
tableau 1). L'administration concomitante de Tahor et d'un
Gemfibrozil/dérivés de l'acide fibrique : contraceptif oral a entraîné une augmentation des
Un traitement par les fibrates seuls est parfois as- concentrations plasmatiques de la noréthindrone
socié à des événements musculaires, tels que les et de l'éthinylestradiol.
rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces
Warfarine :
événements peut être augmenté en cas d'utilisa-
Dans une étude clinique conduite chez des pa-
tion concomitante d'un dérivé de l'acide fibrique et
tients recevant un traitement chronique de warfa-
d'atorvastatine. Si l'association s'avère nécessaire,
rine, l'administration concomitante de 80 mg par
une dose d'atorvastatine plus faible pour atteindre
jour d'atorvastatine et de warfarine a induit une lé-
l'objectif thérapeutique doit être utilisée et le pa-
gère diminution, d'environ 1,7 seconde, du temps
tient doit faire l'objet d'un suivi approprié ( cf Mises
de prothrombine au cours des 4 premiers jours du
en garde et Précautions d'emploi).
traitement, ce temps se normalisant dans les 15
Ézétimibe : premiers jours du traitement par atorvastatine.
L'ézétimibe seul est associé à des événements Bien que seulement de très rares cas d'interac-
musculaires, tels que des rhabdomyolyses. Le tions anticoagulantes cliniquement significatives
risque de survenue de ces événements peut ainsi aient été rapportés, le temps de prothrombine doit
être augmenté en cas de traitement concomitant être déterminé avant de débuter le traitement par
par ézétimibe et atorvastatine. Une surveillance cli- atorvastatine chez les patients recevant des anti-
nique adéquate de ces patients est recommandée. coagulants dérivés de la coumarine, puis au début
Colestipol : du traitement à une fréquence suffisante pour
L'association de Tahor et de colestipol entraîne s'assurer qu'aucune modification significative du
une diminution des concentrations plasmatiques temps de prothrombine n'apparaît. Dès que la sta-
d'atorvastatine et de ses métabolites actifs (ratio bilité du temps de prothrombine est atteinte, le
de la concentration en atorvastatine : 0,74). Les ef- temps de prothrombine pourra être suivi à la fré-
fets hypolipémiants sont cependant plus impor- quence habituellement pratiquée chez les patients
tants lorsque Tahor et le colestipol sont adminis- traités par anticoagulants dérivés de la coumarine.
trés simultanément par rapport à une administra- Si la dose d'atorvastatine est modifiée ou le traite-
tion séparée. ment interrompu, la même procédure doit être ré-
Acide fusidique : pétée. Le traitement par atorvastatine n'a pas été
Le risque de myopathie, y compris de rhabdomyo- associé à des saignements ou des modifications
lyse, peut être augmenté par la co-administration du temps de prothrombine chez les patients ne re-
d'acide fusidique systémique et de statine. Le mé- cevant pas d'anticoagulants.
canisme de cette interaction (qu'elle soit pharma- Population pédiatrique :
codynamique, pharmacocinétique ou les deux) est Les études d'interactions médicamenteuses ont
encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (dont été seulement réalisées chez l'adulte. L'importance
certains fatals) ont été rapportés chez des patients des interactions dans la population pédiatrique
recevant cette association. n'est pas connue. Les interactions mentionnées ci-
Si le traitement par acide fusidique systémique est dessus chez l'adulte et les précautions d'emploi de
nécessaire, le traitement par atorvastatine doit être la rubrique Mises en garde et Précautions d'emploi
interrompu pendant toute la durée du traitement doivent être prises en compte pour la population
par acide fusidique ( cf Mises en garde et Précau- pédiatrique.
tions d'emploi). Interactions médicamenteuses :
Colchicine :
Tableau 1 : Effet des médicaments administrés en
Bien qu'aucune étude d'interaction entre l'atorvas-
association avec l'atorvastatine sur les paramètres
tatine et la colchicine n'ait été réalisée, des cas de
pharmacocinétiques de l'atorvastatine
myopathie ont été rapportés lors de l'association
Médicament administré Atorvastatine
de l'atorvastatine et de la colchicine. Des précau-
tions doivent être prises lors de la prescription en association et poso- Dose Ratio de
d'atorvastatine avec de la colchicine. logie (mg) la SSC(1)
Tipranavir 500 mg 2
Effet de l'atorvastatine sur les médicaments ad- 40 mg le
x/jour - Ritonavir 200
ministrés en association : 1er jour, 9,4
mg
Digoxine : 10 mg le
2 x/jour, 8 jours (jours
À l'état d'équilibre, les concentrations plasmatiques 20e jour
14 à 21)
de digoxine sont légèrement augmentées lors de

55
Télaprévir 750 mg 20 mg, Jus de pamplemousse, 40 mg,
7,9 1,37
toutes les 8 h, 10 jours DU 240 ml 1 x/jour* DU
10 mg 1 Recommandations cliniques(2) : La consomma-
Ciclosporine 5,2 x/jour tion d'importantes quantités de jus de pample-
8,7
mg/kg/jour, dose stable pendant mousse n'est pas recommandée au cours d'un
28 jours traitement par atorvastatine.
Recommandations cliniques(2) : Dans le cas où Diltiazem 240 mg 1 40 mg,
1,51
l'association d'atorvastatine est nécessaire, ne x/jour, 28 jours DU
pas dépasser 10 mg/jour d'atorvastatine. Un Recommandations cliniques(2) : Une surveil-
suivi clinique adéquat de ces patients est re- lance clinique appropriée des patients est re-
commandé. commandée à la suite de l'instauration du traite-
20 mg 1 ment ou d'une adaptation posologique du diltia-
Lopinavir 400 mg 2
x/jour zem.
x/jour - Ritonavir 100 5,9
pendant Érythromycine 500 mg 10 mg,
mg 2 x/jour, 14 jours 1,33
4 jours 4 x/jour, 7 jours DU
80 mg 1 Recommandations cliniques(2) : Une dose
Clarithromycine 500 mg x/jour maximale plus faible et un suivi clinique de ces
4,5
2 x/jour, 9 jours pendant patients sont recommandés.
8 jours Amlodipine 10 mg, dose 80 mg,
1,18
Recommandations cliniques(2) : Dans le cas où unique DU
l'association avec l'atorvastatine est nécessaire, 10 mg 1
une diminution de la dose d'entretien de l'ator- x/jour
vastatine est recommandée. A des doses d'ator- Cimétidine 300 mg 4
pendant 1,00
vastatine > à 20 mg, une surveillance clinique x/jour, 2 semaines
2 se-
des patients est recommandée. maines
Saquinavir 400 mg 2 40 mg 1
x/jour - Ritonavir (300 x/jour
mg 2 x/jour à partir des 40 mg 1 Colestipol 10 g 2 x/jour,
pendant 0,74**
jours 5-7, augmenté à x/jour 24 semaines
3,9 8 se-
400 mg 2 x/jour le jour pendant maines
8), jours 4-18, 30 min 4 jours Suspension antiacide 10 mg 1
après la prise d'atorvas- d'hydroxydes de ma- x/jour
tatine 0,66
gnésium et d'aluminium, pendant
10 mg 1 30 ml 4 x/jour, 17 jours 15 jours
Darunavir 300 mg 2
x/jour 10 mg
x/jour - Ritonavir 100 3,4 Efavirenz 600 mg 1
pendant pendant 0,59
mg 2 x/jour, 9 jours x/jour, 14 jours
4 jours 3 jours
Itraconazole 200 mg 1 40 mg, Recommandations cliniques(2) : Pas de recom-
3,3
x/jour, 4 jours DU mandation spécifique.
10 mg 1 Rifampicine 600 mg 1
Fosamprénavir 700 mg 40 mg,
x/jour x/jour, 7 jours (prises si- 1,12
2 x/jour - Ritonavir 100 2,5 DU
pendant multanées)
mg 2 x/jour, 14 jours
4 jours Rifampicine 600 mg 1
10 mg 1 40 mg,
x/jour, 5 jours (prises 0,20
Fosamprénavir 1400 x/jour DU
2,3 séparées)
mg 2 x/jour, 14 jours pendant Recommandations cliniques(2) : Si l'association
4 jours s'avère nécessaire, l'administration simultanée
Recommandations cliniques(2) : Dans le cas où d'atorvastatine et de rifampicine est recomman-
l'association avec l'atorvastatine est nécessaire, dée, avec suivi clinique.
une diminution de la dose d'entretien de l'ator- Gemfibrozil 600 mg 2 40 mg,
vastatine est recommandée. A des doses d'ator- 1,35
x/jour, 7 jours DU
vastatine > à 40 mg, une surveillance clinique Fénofibrate 160 mg 1 40 mg,
des patients est recommandée. 1,03
x/jour, 7 jours DU
10 mg 1 Recommandations cliniques(2) : Une dose ini-
Nelfinavir 1250 mg 2 x/jour tiale plus faible et un suivi clinique des patients
1,74
x/jour, 14 jours pendant sont recommandés.
28 jours Bocéprévir 800 mg 3 40 mg,
Recommandations cliniques(2) : Pas de recom- 2,3
x/jour, 7 jours DU
mandation spécifique

56
Recommandations cliniques(2) : Une dose ini- (1) Représente le ratio des traitements (médica-
tiale plus faible et un suivi clinique des patients ment co-administré plus atorvastatine versus ator-
sont recommandés. La dose d'atorvastatine ne vastatine seule).
doit pas excéder 20 mg par jour durant l'admi- * L'administration concomitante de doses répétées d'atorvasta-
tine et de phénazone n'a exercé que peu ou pas d'effet détec-
nistration concomitante de bocéprévir. table sur la clairance de la phénazone.
1 x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2
x/jour = deux fois par jour ; 3 x/jour = trois fois par DC FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT
jour ; 4 x/jour = quatre fois par jour. Femmes en âge d'avoir des enfants :
(1) Représente le ratio des traitements (médica- Les femmes en âge d'avoir des enfants doivent uti-
ment co-administré plus atorvastatine versus ator- liser des mesures contraceptives fiables pendant le
vastatine seule). traitement (cf Contre-indications).
(2) Cf Mises en garde et Précautions d'emploi et Grossesse :
Interactions pour la pertinence clinique. Tahor est contre-indiqué pendant la grossesse (cf
* Contient un ou plusieurs composants qui inhibent le CYP3A4
et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des mé- Contre-indications). La sécurité d'emploi de l'ator-
dicaments métabolisés par le CYP3A4. La prise d'un verre de vastatine n'a pas été établie chez la femme en-
240 ml de jus de pamplemousse a également entraîné une di- ceinte. Aucun essai clinique contrôlé n'a été réalisé
minution de 20,4 % de la SSC du métabolite actif orthohydroxy. chez des femmes enceintes traitées par atorvasta-
De grandes quantités de jus de pamplemousse (plus de 1,2 litre
par jour pendant cinq jours) ont augmenté de 2,5 fois la SSC de tine. Suite à une exposition intra-utérine à des inhi-
l'atorvastatine et celle des substances actives (atorvastatine et biteurs de l'HMG-CoA réductase, des anomalies
métabolites), et de 1,3 fois celle des inhibiteurs de l'HMG-CoA congénitales ont rarement été rapportées. Les
réductase. études chez l'animal ont mis en évidence une toxi-
** Ratio basé sur un seul échantillon prélevé entre 8 et 16 h
après la prise de la dose. cité sur la reproduction (cf Sécurité préclinique).
Un traitement de la mère par l'atorvastatine peut
Tableau 2 : Effet de l'atorvastatine sur les para- réduire le taux fœtal du mévalonate, qui est un pré-
mètres pharmacocinétiques de médicaments admi- curseur de la biosynthèse du cholestérol. L'athé-
nistrés en association rosclérose est un processus chronique, et l'inter-
Posologie de Médicament co-administré ruption d'un médicament hypolipémiant pendant
l'atorvasta- Posologie du médi- Ratio de la une grossesse devrait généralement avoir peu
tine cament (mg) SSC(1) d'effet sur le risque à long terme associé à une hy-
80 mg 1 percholestérolémie primaire.
Digoxine 0,25 mg
x/jour pen- 1,15 Pour ces raisons, Tahor ne doit pas être utilisé
1 x/jour, 20 jours
dant 10 jours pendant la grossesse, ni chez une femme envisa-
Recommandations cliniques : Les patients trai- geant une grossesse ou chez laquelle une gros-
tés par la digoxine doivent être surveillés de fa- sesse est suspectée. Le traitement par Tahor doit
çon adéquate. être suspendu pendant la grossesse ou tant qu'il
Contraceptif oral 1 n'a pas été déterminé que la femme n'est pas en-
x/jour, 2 mois ceinte (cf Contre-indications).
40 mg 1
- noréthindrone 1 Allaitement :
x/jour pen- 1,28
mg On ignore si l'atorvastatine ou ses métabolites sont
dant 22 jours 1,19
- éthinylestradiol excrétés dans le lait maternel. Chez le rat, les con-
35 μg centrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses
80 mg 1 métabolites actifs sont similaires à celles retrou-
Phénazone* 600
x/jour pen- 1,03 vées dans le lait (cf Sécurité préclinique).
mg, DU
dant 15 jours En raison de la possibilité d'effets indésirables
Tipranavir 500 mg graves, les femmes traitées par Tahor ne doivent
2 x/jour - ritonavir pas allaiter leur nourrisson (cf Contre-indications).
10 mg, DU 1,08
200 mg 2 x/jour, 7 L'atorvastatine est contre-indiquée pendant l'allai-
jours tement (cf Contre-indications).
10 mg, 1 Fosamprénavir Fertilité :
x/jour pen- 1400 mg 2 x/jour, 0,73 Aucun effet de l'atorvastatine sur la fertilité n'a été
dant 4 jours 14 jours mis en évidence lors d'études conduites chez l'ani-
Fosamprénavir mal mâle ou femelle (cf Sécurité préclinique).
10 mg 1
700 mg 2 x/jour -
x/jour pen- 0,99 DC CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES
ritonavir 100 mg 2
dant 4 jours Tahor n'a qu'un effet négligeable sur l'aptitude à
x/jour, 14 jours
Recommandations cliniques : Pas de recom- conduire des véhicules et à utiliser des machines.
mandation spécifique. DC EFFETS INDÉSIRABLES
1 x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2 Dans les études cliniques contrôlées ayant com-
x/jour = deux fois par jour. paré l'effet de l'atorvastatine à un placebo chez 16
066 patients (8755 patients traités par Tahor ;
57
7311 patients recevant un placebo) traités pendant  Très rare : insuffisance hépatique.
une durée moyenne de 53 semaines, 5,2 % des
patients traités par atorvastatine ont arrêté le traite- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
ment en raison d'effets indésirables, contre 4,0 %  Peu fréquent : urticaire, éruption cutanée,
des patients recevant un placebo. prurit, alopécie.
Les effets indésirables présentés ci-après obser-  Rare : oedème angioneurotique, derma-
vés avec l'atorvastatine sont issus d'études cli- tose bulleuse dont érythème polymorphe,
niques et de l'importante expérience acquise de- syndrome de Stevens-Johnson et syn-
puis la commercialisation du produit. drome de Lyell.
Les fréquences estimées des effets indésirables Affections musculosquelettiques et du tissu con-
sont classées selon la convention suivante : fré- jonctif :
quent (³ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (³ 1/1000, <  Fréquent : myalgies, arthralgies, douleur
1/100) ; rare (³ 1/10 000, < 1/1000) ; très rare (< des extrémités, spasmes musculaires,
1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être gonflement des articulations, douleur dor-
estimée sur la base des données disponibles). sale.
Infections et infestations :  Peu fréquent : douleur cervicale, fatigue
 Fréquent : nasopharyngite. musculaire.
 Rare : myopathie, myosite, rhabdomyo-
Affections hématologiques et du système lympha- lyse, tendinopathie, parfois compliquée
tique : d'une rupture.
 Rare : thrombocytopénie.  Fréquence indéterminée : myopathie né-
Affections du système immunitaire : crosante à médiation auto-immune (cf
 Fréquent : réactions allergiques. Mises en garde et Précautions d'emploi).
 Très rare : anaphylaxie. Affections des organes de reproduction et du sein :
Troubles du métabolisme et de la nutrition :  Très rare : gynécomastie.
 Fréquent : hyperglycémie. Troubles généraux et anomalies au site d'adminis-
 Peu fréquent : hypoglycémie, prise de tration :
poids, anorexie.  Peu fréquent : malaise, asthénie, douleur
Affections psychiatriques : thoracique, œdème périphérique, fatigue,
 Peu fréquent : cauchemars, insomnie. pyrexie.

Affections du système nerveux : Investigations :


 Fréquent : céphalées.  Fréquent : anomalies des tests de la fonc-
tion hépatique, augmentation du taux san-
 Peu fréquent : vertiges, paresthésies, hy-
guin de la créatine phosphokinase.
poesthésie, dysgueusie, amnésie.
 Peu fréquent : leucocyturie.
 Rare : neuropathie périphérique.
Comme avec les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA
Affections oculaires : réductase, des augmentations du taux sérique des
 Peu fréquent : vision floue. transaminases ont été rapportées chez des pa-
 Rare : troubles visuels. tients recevant Tahor. Ces modifications ont été
habituellement légères et transitoires et n'ont pas
Affections de l'oreille et du labyrinthe : nécessité d'interruption du traitement. Des aug-
 Peu fréquent : acouphènes. mentations cliniquement significatives (> 3 fois la
 Très rare : perte d'audition. limite supérieure de la normale) du taux des tran-
Affections respiratoires, thoraciques et médiasti- saminases sériques ont été observées chez 0,8 %
nales : des patients traités par Tahor. Ces augmentations
 Fréquent : douleur pharyngolaryngée, étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous
épistaxis. les patients.
Une augmentation du taux sérique de la créatine
Affections gastro-intestinales : phosphokinase (CPK) de plus de 3 fois la limite su-
 Fréquent : constipation, flatulences, dys- périeure de la normale a été observée chez 2,5 %
pepsie, nausées, diarrhée. des patients sous Tahor, proportion similaire à
 Peu fréquent : vomissements, douleurs ab- celle observée avec les autres inhibiteurs de
dominales hautes et basses, éructation, l'HMG-CoA réductase au cours d'études cliniques.
pancréatite. Des taux sériques supérieurs à 10 fois la limite su-
périeure de la normale ont été constatés chez 0,4
Affections hépatobiliaires :
% des patients traités par Tahor ( cf Mises en
 Peu fréquent : hépatite.
garde et Précautions d'emploi).
 Rare : cholestase.

58
Population pédiatrique : aux protéines plasmatiques, l'hémodialyse ne de-
Des enfants âgés de 10 à 17 ans traités par ator- vrait pas significativement augmenter la clairance
vastatine ont un profil d'effets indésirables généra- de l'atorvastatine.
lement similaire à celui des patients traités par pla-
PP PHARMACODYNAMIE
cebo ; les effets indésirables le plus fréquemment
Classe pharmacothérapeutique : hypolipidémiants,
observés dans les deux groupes étaient des infec-
inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (code ATC :
tions, indépendamment de l'évaluation de la cau-
C10AA05).
salité. Aucun effet cliniquement significatif sur la
L'atorvastatine est un inhibiteur sélectif et compéti-
croissance et la maturation sexuelle n'a été ob-
tif de l'HMG-CoA réductase, enzyme responsable
servé au cours d'une étude de 3 ans basée sur
du contrôle du taux de biotransformation de la 3-
l'évaluation de la maturation et du développement
hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A en mévalo-
globaux, l'évaluation selon la classification de Tan-
nate, un précurseur des stérols, et en particulier du
ner et la mesure de la taille et du poids. Le profil
cholestérol.
de sécurité et de tolérance chez les patients pédia-
Les triglycérides et le cholestérol hépatiques sont
triques était similaire au profil de sécurité connu de
incorporés aux lipoprotéines de très basse densité
l'atorvastatine chez les patients adultes.
(VLDL) et sont libérés dans le plasma pour at-
La base de données cliniques de pharmacovigi-
teindre les tissus périphériques. Les lipoprotéines
lance comprend des données de sécurité pour 520
de basse densité (LDL) se forment à partir des
patients pédiatriques ayant reçu de l'atorvastatine,
VLDL et sont essentiellement catabolisées au ni-
parmi lesquels 7 patients étaient âgés de moins de
veau des récepteurs à forte affinité pour les LDL
6 ans, 121 patients étaient dans une tranche d'âge
(récepteurs des LDL).
de 6 à 9 ans, et 392 patients étaient dans une
L'atorvastatine diminue le taux de cholestérol plas-
tranche d'âge de 10 à 17 ans. Sur la base des
matique et les concentrations sériques des lipopro-
données disponibles, la fréquence, le type et la sé-
téines en inhibant l'HMG-CoA réductase et, en
vérité des réactions indésirables sont similaires
conséquence, la biosynthèse hépatique du choles-
chez l'enfant et l'adulte.
térol. L'atorvastatine accroît également le nombre
Les événements indésirables suivants ont été rap- des récepteurs des LDL à la surface des hépato-
portés avec certaines statines : cytes, amplifiant ainsi le captage et le catabolisme
 Troubles sexuels. des LDL.
 Dépression. L'atorvastatine diminue la synthèse des LDL et le
 Cas exceptionnels de pneumopathie in- nombre des particules de LDL. Elle entraîne une
terstitielle, particulièrement au cours d'un augmentation importante et prolongée de l'activité
traitement à long terme (cf Mises en garde des récepteurs des LDL ainsi qu'une amélioration
et Précautions d'emploi). qualitative des particules de LDL circulantes.
 Diabète : la fréquence dépend de la pré- L'atorvastatine réduit efficacement le LDL-C chez
sence ou non de facteurs de risques (gly- les patients présentant une hypercholestérolémie
cémie à jeun familiale homozygote, une population habituelle-
 ³ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m2, augmenta- ment résistante aux autres médicaments hypolipé-
tion du taux des triglycérides, antécédents miants.
hypertension artérielle). Une étude de dose-réponse a montré que l'ator-
vastatine réduit les concentrations de cholestérol
Déclaration des effets indésirables suspectés :
total (30 % à 46 %), de LDL-C (41 % à 61 %), de
La déclaration des effets indésirables suspectés
l'apolipoprotéine B (34 % à 50 %) et des triglycé-
après autorisation du médicament est importante.
rides (14 % à 33 %) et augmentait celles du HDL-C
Elle permet une surveillance continue du rapport
et de l'apolipoprotéine A1. Ces résultats sont éga-
bénéfice/risque du médicament. Les profession-
lement observés chez des patients présentant une
nels de santé déclarent tout effet indésirable sus-
hypercholestérolémie familiale hétérozygote, une
pecté via le système national de déclaration :
hypercholestérolémie non familiale ou une hyperli-
Agence nationale de sécurité du médicament et
pidémie mixte, ainsi que chez les patients présen-
des produits de santé (ANSM) et réseau des
tant un diabète non insulinodépendant.
Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site in-
Il a été démontré que les diminutions du cholesté-
ternet : www.ansm.sante.fr.
rol total, du LDL-C et de l'apolipoprotéine B dimi-
DC SURDOSAGE nuaient le risque d'événements cardiovasculaires
Il n'existe pas de traitement spécifique d'un surdo- et de décès d'origine cardiovasculaire.
sage à l'atorvastatine. En cas de surdosage, le
Hypercholestérolémie familiale homozygote :
traitement doit être symptomatique et des mesures
Une étude multicentrique en ouvert d'utilisation
d'accompagnement adaptées doivent être mises
compassionnelle d'une durée de 8 semaines avec
en oeuvre selon les besoins. La fonction hépatique
une phase d'extension optionnelle d'une durée va-
et les taux des CPK doivent être contrôlés. En rai-
riable a été réalisée chez 335 patients, 89 étaient
son de l'importance de la liaison de l'atorvastatine

59
atteints d'une hypercholestérolémie familiale ho- Cette étude n'avait pas pour objectif d'évaluer l'ef-
mozygote. Chez ces 89 patients, la diminution fet d'un traitement hypolipémiant intensif sur la sur-
moyenne en pourcentage du LDL-C a été d'envi- venue des événements cardiovasculaires majeurs.
ron 20 %. L'atorvastatine a été administrée à des La relation entre les résultats d'imagerie obtenus
doses allant jusqu'à 80 mg/jour. dans cette étude et l'efficacité clinique en termes
de prévention primaire et secondaire des événe-
Athérosclérose :
ments cardiovasculaires n'est pas établie.
L'étude REVERSAL (Reversing Atherosclerosis
with Aggressive Lipid- Lowering Study) a étudié Syndrome coronarien aigu :
l'effet sur l'athérosclérose coronaire d'un traitement Dans l'étude MIRACL, une dose de 80 mg d'ator-
hypolipémiant intensif par 80 mg d'atorvastatine à vastatine a été évaluée chez 3086 patients (1538
celui d'un traitement hypolipémiant standard par 40 patients dans le groupe atorvastatine ; 1548 pa-
mg de pravastatine évalué par échographie intra- tients dans le groupe placebo) présentant un syn-
vasculaire (IVUS) réalisée au cours d'une angio- drome coronarien aigu (infarctus du myocarde non
graphie chez des patients atteints de coronaropa- à onde Q ou angor instable). Le traitement a été
thie. Dans cet essai multicentrique en double instauré au cours de la phase aiguë après hospita-
aveugle, randomisé et contrôlé, une IVUS a été ré- lisation et a été poursuivi pendant 16 semaines. Le
alisée à l'inclusion et 18 mois après chez 502 pa- traitement par atorvastatine 80 mg/jour a aug-
tients. Aucune progression de l'athérosclérose n'a menté le temps de survenue du critère composite
été observée dans le groupe atorvastatine (n = principal, qui combinait la survenue des décès de
253). toute cause, des infarctus du myocarde non fatals,
La modification du volume athéromateux total en des arrêts cardiaques réanimés ou d'un angor
pourcentage (médiane) par rapport à la valeur ba- avec signes d'ischémie myocardique nécessitant
sale (critère principal de l'étude) a été de - 0,4 % (p une hospitalisation. La réduction du risque a été de
= 0,98) dans le groupe atorvastatine et de + 2,7 % 16 % (p = 0,048). Ceci a été principalement dû à
(p = 0,001) dans le groupe pravastatine (n = 249). une réduction de 26 % des réhospitalisations pour
L'effet obtenu dans le groupe atorvastatine compa- angor avec signes d'ischémie du myocarde (p =
rativement à celui obtenu dans le groupe pravasta- 0,018). Les différences observées pour les critères
tine est significatif (p = 0,02). Cette étude n'avait secondaires n'étaient pas statistiquement significa-
pas pour objectif d'étudier l'effet d'un traitement hy- tives (placebo : 22,2 %, atorvastatine : 22,4 %).
polipémiant intensif sur la survenue des événe- Le profil de la sécurité d'emploi de l'atorvastatine
ments cardiovasculaires (tels que le recours à la au cours de l'étude MIRACL était cohérent avec
revascularisation, la survenue des infarctus du celui
myocarde non fatals, ou les décès d'origine coro- décrit à la rubrique Effets indésirables.
narienne).
Prévention de maladies cardiovasculaires :
Dans le groupe atorvastatine, le taux moyen de
L'effet de l'atorvastatine sur les événements coro-
LDL-C a été réduit à 2,04 ± 0,8 mmol/l (78,9 ± 30
naires mortels et non mortels a été évalué dans
mg/dl) par rapport à la valeur basale de 3,89 ± 0,7
une étude randomisée, en double aveugle contrô-
mmol/l (150 ± 28 mg/dl). Dans le groupe pravasta-
lée versus placebo, « the Anglo-Scandinavian Car-
tine, le taux moyen de LDL-C a été réduit à 2,85 ±
diac Outcomes Trial Lipid Lowering Arm » (AS-
0,7 mmol/l (110 ± 26 mg/dl) par rapport à la valeur
COT-LLA), chez des patients hypertendus âgés de
basale de 3,89 ± 0,7 mmol/l (150 ± 26 mg/dl), p <
40 à 79 ans, sans antécédent d'infarctus du myo-
0,0001.
carde ni d'angor traité, et présentaient des taux de
L'atorvastatine a également significativement ré-
CT £ 6,5 mmol/l (251 mg/dl). Tous les âges (³ 55
duit le taux moyen de cholestérol total de 34,1 %
ans), tabagisme, diabète, antécédent de coronaro-
(groupe pravastatine : - 18,4 %, p < 0,0001), les
pathie chez un parent du premier degré, CT/HDLC
taux moyens de triglycérides de 20 % (groupe pra-
> 6, artériopathie périphérique, hypertrophie ventri-
vastatine : - 6,8 %, p < 0,0009) et les taux moyens
culaire gauche, antécédent d'accident vasculaire
d'apolipoprotéine B de 39,1 % (groupe pravasta-
cérébral, anomalie électrocardiographique spéci-
tine : - 22,0 %, p < 0,0001).
fique, protéinurie/albuminurie. Tous les patients in-
L'atorvastatine a augmenté le taux moyen de HDL-
clus n'étaient pas considérés comme présentant
C de 2,9 % (groupe pravastatine : + 5,6 %, p =
un risque élevé de premier événement cardiovas-
NS). Une réduction moyenne de 36,4 % du taux de
culaire.
PCR a été observée dans le groupe atorvastatine,
Les patients recevaient un traitement antihyperten-
contre une réduction de 5,2 % dans le groupe pra-
seur à base d'amlodipine ou d'aténolol associé soit
vastatine (p < 0,0001).
à 10 mg/jour d'atorvastatine (n = 5168) soit à un
Les résultats de l'étude ont été obtenus avec le do-
placebo (n = 5137).
sage à 80 mg et ne peuvent donc pas être extra-
L'effet de l'atorvastatine sur la réduction du risque
polés aux dosages plus faibles.
relatif et absolu a été :
Les profils de sécurité d'emploi et de tolérance ont
été similaires entre les deux groupes de traitement.

60
Événement Événement
Nb d'évé- Nb d'évé-
Réduc- Réduction Réduc- Réduction
nements nements
tion du du risque Valeur de tion du du risque Valeur de
(atorvas- (atorvas-
risque re- absolu(1) p risque re- absolu(1) p
tatine vs tatine vs
latif (%) (%) latif (%) (%)
placebo) placebo)
Décès d'origine coronaire et infarctus du myo- Événements cardiovasculaires majeurs (IDM
carde non fatals : aigu fatal et non fatal, IDM asymptomatique, dé-
36 % 100 vs 1,1 % 0,0005 cès d'origine coronaire aiguë, angor instable,
154 PAC, ACTP, revascularisation, AVC) :
Total des événements cardiovasculaires et des 37 % 83 vs 127 3,2 % 0,0010
procédures de revascularisation : IDM (aigu fatal et non fatal, asymptomatique) :
20 % 389 vs 1,9 % 0,0008 42 % 38 vs 64 1,9 % 0,0070
483 Accidents vasculaires cérébraux (aigus fatals et
Total des événements coronariens : non fatals) :
29 % 178 vs 1,4 % 0,0006 48 % 21 vs 39 1,3 % 0,0163
247 (1) Sur la base de la différence des taux d'événements surve-
(1) Sur la base de la différence des taux d'événements surve- nus après une durée moyenne de 3,9 ans.
nus après une durée moyenne de suivi de 3,3 ans. IDM : infarctus du myocarde ; PAC : pontage
La diminution de la mortalité totale et cardiovascu- aorto-coronarien ; ACTP : angioplastie corona-
laire n'était pas significative (185 versus 212 évé- rienne transluminale percutanée ; AVC : accident
nements, p = 0,17 et 74 versus 82 événements, p vasculaire cérébral.
= 0,51). Des analyses en sous-groupes en fonction Aucune différence de l'effet du traitement n'a été
du sexe (81 % d'hommes, 19 % de femmes) ont observée en fonction du sexe ou de l'âge des pa-
montré un bénéfice de l'atorvastatine chez les tients ou du taux de LDL-C à l'inclusion. Une ten-
hommes mais pas chez les femmes ; ceci pouvant dance favorable a été observée sur la mortalité (82
être expliqué peut-être par le faible nombre d'évé- décès dans le groupe placebo versus 61 dans le
nements dans le groupe des femmes. groupe atorvastatine, p = 0,0592).
La mortalité totale et cardiovasculaire était numéri-
Récidive des accidents vasculaires cérébraux :
quement plus élevée dans le groupe des femmes
Dans l'étude SPARCL (Stroke Prevention by Ag-
(38 versus 30 et 17 versus 12), mais sans at-
gressive Reduction in Cholesterol Levels), l'effet
teindre la significativité statistique. Une interaction
de 80 mg d'atorvastatine ou d'un placebo sur la ré-
significative en fonction du traitement antihyperten-
cidive des AVC a été évalué chez 4731 patients
seur initial a été observée. L'atorvastatine diminue
ayant présenté un AVC ou un accident ischémique
le nombre de « décès d'origine coronaire et IDM
transitoire (AIT) au cours des 6 mois précédents et
non fatal » (critère principal) chez les patients trai-
sans antécédents de cardiopathie coronarienne.
tés par amlodipine (HR 0,47 [0,32-0,69], p =
60 % des patients était des hommes, âgés de 21 à
0,00008), contrairement à ceux traités par aténolol
92 ans (âge moyen : 63 ans) ayant des taux ini-
(HR 0,83 [0,59-1,17], p = 0,287).
tiaux de LDL cholestérol de 133 mg/dl (3,4 mmol/l).
L'effet de l'atorvastatine a également été évalué
Le taux moyen de LDL-C était de 73 mg/dl (1,9
sur les événements cardiovasculaires mortels et
mmol/l) sous atorvastatine et de 129 mg/dl (3,3
non mortels dans l'étude Collaborative Atorvastatin
mmol/l) sous placebo. La durée moyenne du suivi
Diabetes Study (CARDS). Il s'agit d'une étude ran-
était de 4,9 ans.
domisée, en double aveugle, multicentrique, con-
En comparaison à un placebo, 80 mg d'atorvasta-
trôlée versus placebo réalisée chez des patients
tine a diminué de 15 % le risque de survenue
atteints de diabète de type 2, âgés de 40 à 75 ans,
d'AVC mortel ou non mortel (critère principal), soit
sans antécédents de maladies cardiovasculaires,
un risque relatif de 0,85 (intervalle de confiance à
présentant un taux de LDL-C £ 4,14 mmol/l (160
95 % : 0,72-1,00 ; p = 0,05) ou de 0,84 (IC à 95 %
mg/dl) et un taux de TG £ 6,78 mmol/l (600 mg/dl).
: 0,71-0,99 ; p = 0,03) après ajustement en fonc-
Tous les patients avaient au moins 1 des facteurs
tion des valeurs initiales. Le taux de mortalité
de risque cardiovasculaire suivants : hypertension,
(toutes causes confondues) était de 9,1 %
tabagisme, rétinopathie, microalbuminurie ou ma-
(216/2365) chez les patients traités par atorvasta-
croalbuminurie.
tine versus 8,9 % (211/2366) chez les patients trai-
Les patients recevaient soit 10 mg d'atorvastatine
tés par placebo.
par jour (n = 1428) soit un placebo (n = 1410) pen-
Une analyse réalisée a posteriori a montré que 80
dant une période moyenne de 3,9 ans.
mg d'atorvastatine diminuait la fréquence des acci-
L'effet de l'atorvastatine sur la réduction du risque
dents ischémiques de 9,2 % (218/2365) versus
relatif et absolu a été :
11,6 % (274/2366) sous placebo (p = 0,01), et aug-
mentait la fréquence des AVC hémorragiques de

61
2,3 % (55/2365) versus 1,4 % (33/2366) sous pla- été doublée, une diminution supplémentaire a été
cebo (p = 0,02). observée dès 2 semaines, lors de la première me-
 Le risque d'AVC hémorragique était plus sure suivant l'augmentation de dose. Les pourcen-
élevé chez les patients inclus ayant des tages moyens de diminution des paramètres lipi-
antécédents d'AVC hémorragiques (7/45 diques ont été similaires dans les deux cohortes,
sous atorvastatine versus 2/48 sous pla- que les sujets soient restés à leur dose initiale ou
cebo), soit un risque relatif de 4,06 (inter- qu'ils aient eu leur dose initiale doublée. A la se-
valle de confiance à 95 % ou IC 95 % : maine 8, en moyenne, les pourcentages de modifi-
0,84-19,57). Le risque d'AVC ischémique cation par rapport aux taux initiaux de LDL-C et de
était similaire dans les deux groupes (3/45 Chol-T étaient d'environ 40 % et 30 %, respective-
sous atorvastatine versus 2/48 sous pla- ment, quelle que soit la dose.
cebo), soit un risque relatif de 1,64 (IC 95 Dans une deuxième étude en ouvert, non compa-
% : 0,27- 9,82). rative, 271 garçons et filles atteints d'une hyper-
 Le risque d'AVC hémorragique était plus cholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 6 à
élevé chez les patients inclus ayant des 15 ans ont été inclus et traités par atorvastatine
antécédents d'infarctus lacunaire (20/708 pendant trois ans maximum. L'inclusion dans cette
sous atorvastatine versus 4/701 sous pla- étude nécessitait une hypercholestérolémie fami-
cebo), soit un risque relatif de 4,99 (IC 95 liale hétérozygote confirmée et un taux initial de
% : 1,71-14,61). Le risque d'AVC isché- LDL-C ³ 4 mmol/L (environ 152 mg/dL). L'étude in-
mique était plus faible chez ces patients cluait 139 enfants au stade I de développement de
(79/708 sous atorvastatine versus 102/701 Tanner (en général ayant entre 6 et 10 ans). La
sous placebo) ; soit un risque relatif de dose d'atorvastatine (une fois par jour) a débuté à
0,76 (IC 95 % : 0,57-1,02). Il est possible 5 mg (comprimé à croquer) chez les enfants de
que le risque absolu d'AVC soit plus élevé moins de 10 ans. Les enfants de 10 ans et plus ont
chez les patients traités par 80 mg d'ator- débuté à 10 mg d'atorvastatine (1 fois par jour).
vastatine par jour ayant un antécédent Tous les enfants pouvaient bénéficier d'une aug-
d'infarctus lacunaire. mentation des doses pour atteindre un taux cible
Le taux de mortalité (toutes causes confondues) de LDL-C < 3,35 mmol/L. La dose moyenne chez
était de 15,6 % (7/45) sous atorvastatine versus les enfants âgés de 6 à 9 ans était de 19,6 mg et
10,4 % (5/48) dans le sous-groupe de patients la dose moyenne chez les enfants âgés de 10 ans
ayant un antécédent d'AVC hémorragique ; ce taux et plus était de 23,9 mg.
était de 10,9 % (77/708) sous atorvastatine versus La valeur moyenne initiale (+/- écart-type) de LDL-
9,1 % (64/701) sous placebo dans le sous-groupe C était de 6,12 (1,26) mmol/L, ce qui correspond
de patients ayant un antécédent d'infarctus lacu- environ à 233 (48) mg/dL. Voir le tableau 3 ci-des-
naire. sous pour les résultats finaux.
Population pédiatrique : Les données étaient en accord avec l'absence
Hypercholestérolémie familiale hétérozygote chez d'effet du médicament sur tous les paramètres de
les patients pédiatriques âgés de 6 à 17 ans : croissance et de développement (tels que taille,
Une étude en ouvert de 8 semaines pour évaluer poids, IMC, stade de Tanner, rapport de l'investi-
la pharmacocinétique, la pharmacodynamie, la sé- gateur de maturation et développement globaux)
curité et la tolérance de l'atorvastatine a été menée chez les sujets pédiatriques et adolescents atteints
chez des enfants et des adolescents atteints d'une d'une hypercholestérolémie familiale hétérozygote
hypercholestérolémie familiale hétérozygote confir- recevant un traitement par atorvastatine pendant
mée génétiquement et avec un taux initial de l'étude de 3 ans. Aucun effet du médicament n'a
LDLC ³ 4 mmol/l. Un total de 39 enfants et adoles- été rapporté dans le rapport de l'investigateur au
cents, âgés de 6 à 17 ans, ont été inclus. La co- cours des visites quant à la taille, le poids, l'IMC
horte A a inclus 15 enfants âgés de 6 à 12 ans et par âge ou par genre.
étant au stade 1 de Tanner. La cohorte B a inclus Tableau 3 : Effets de l'atorvastatine sur la diminu-
24 enfants âgés de 10 à 17 ans et étant à un stade tion des lipides chez les adolescents et adoles-
de Tanner ³ 2. centes atteints d'une hypercholestérolémie fami-
La dose initiale d'atorvastatine était de 5 mg par liale hétérozygote (mmol/L)
jour sous forme de comprimé à croquer dans la co- LDL
horte A et de 10 mg par jour sous forme de com- HDL- Apo
-C
primé dans la cohorte B. La dose d'atorvastatine TC C TG B
Etap (éc
pouvait être doublée si le sujet n'atteignait pas le N (écartt (écar (écartt (écar
es art-
taux cible de LDL-C < 3,35 mmol/l à la semaine 4 ype) t- ype) ttype
typ
et si l'atorvastatine était bien tolérée. type) )(1)
e)
Les valeurs moyennes de LDL-C, Chol-T, VLDL-C 2 1,42
et Apo B étaient diminuées à la semaine 2 chez 7,86 6,1 1,31 0,93
J0 7 (0,28
tous les sujets. Pour les sujets chez qui la dose a (1,30) 2 4 (0,47)
1 )**

62
(1,2 (0,26 Une étude d'usage compassionnel chez des pa-
6) 63) tients atteints d'une hypercholestérolémie sévère
3,2 1,32 (incluant l'hypercholestérolémie homozygote) a in-
2 0,90 clus 46 patients pédiatriques traités avec de l'ator-
Mois 4,95 5 7 0,79
0 (0,17 vastatine, la dose était adaptée en fonction de la
30 (0,77)* (0,6 (0,27 (0,38)*
6 )* réponse (certains sujets ont reçu 80 mg d'atorvas-
7) 96)
Mois tatine par jour). L'étude a duré 3 ans : le LDL-cho-
36/ar lestérol a été diminué de 36 %.
rêt L'efficacité à long terme d'un traitement par ator-
de 3,4 1,30 vastatine pendant l'enfance afin de réduire la mor-
2 0,93 bidité et la mortalité à l'âge adulte n'a pas été éta-
trai- 5,12 5 8 0,78
4 (0,20 blie.
te- (0,86) (0,8 (0,27 (0,41)
0 )*** L'Agence européenne des médicaments a accordé
ment 1) 39)
pré- une dérogation à l'obligation de soumettre les ré-
ma- sultats d'études réalisées avec de l'atorvastatine
turé chez des enfants âgés de 0 à moins de 6 ans dans
le traitement de l'hypercholestérolémie hétérozy-
TC = TC = cholesterol total ; LDL-C = lipopro- gote et chez les enfants âgés de 0 à moins de 18
téines-C de faible densité ; HDL-C = lipoprotéines- ans dans le traitement de l'hypercholestérolémie
C de haute densité ; TG = triglycérides ; Apo B = familiale homozygote, de l'hypercholestérolémie
apolipoprotéine B ; « Mois 36/arrêt de traitement mixte, de l'hypercholestérolémie primaire et de la
prématuré » inclut les données de la visite finale prévention des événements cardiovasculaires (cf
chez les patients dont la participation s'est termi- Posologie et Mode d'administration pour les infor-
née avant les 36 mois prévus ainsi que les don- mations concernant l'usage pédiatrique).
nées complètes à 36 mois chez les patients dont la PP PHARMACOCINÉTIQUE
participation a atteint les 36 mois.
* Mois 30, le N pour ce paramètre était 207. Absorption :
** J0, le N pour ce paramètre était 270. Après administration orale, l'atorvastatine est rapi-
*** Mois 36/arrêt de traitement prématuré, le N pour ce para- dement absorbée, les concentrations plasmatiques
mètre était 243.
(1) g/L pour Apo B.
maximales (Cmax) étant atteintes en 1 à 2 heures.
L'importance de l'absorption de l'atorvastatine est
Hypercholestérolémie familiale hétérozygote chez dose-dépendante.
les patients pédiatriques âgés de 10 à 17 ans : Après administration orale, la biodisponibilité des
Dans une étude en double aveugle contrôlée comprimés pelliculés d'atorvastatine est de 95 % à
contre placebo, suivie par une phase en ouvert, 99 % en comparaison à une solution orale.
187 garçons et filles postménarchie, âgés de 10 à La biodisponibilité absolue de l'atorvastatine est
17 ans (âge moyen : 14,1 ans) présentant une hy- d'environ 12 % ; la biodisponibilité systémique de
percholestérolémie familiale hétérozygote (HF) ou l'activité inhibitrice de l'HMG-CoA réductase étant
une hypercholestérolémie sévère ont été randomi- d'environ 30 %.
sés et ont reçu soit de l'atorvastatine (n = 140) soit La faible biodisponibilité systémique est due à la
un placebo (n = 47) pendant 26 semaines puis ont clairance dans la muqueuse gastro-intestinale pré-
tous reçu de l'atorvastatine pendant 26 semaines. cédant le passage systémique et à l'effet de pre-
La dose d'atorvastatine (une fois par jour) était de mier passage hépatique.
10 mg pendant les 4 premières semaines puis a Distribution :
été augmentée à 20 mg si le taux de LDL-C était > Le volume moyen de distribution de l'atorvastatine
3,36 mmol/l. L'atorvastatine a réduit significative- est d'environ 381 litres. La liaison de l'atorvastatine
ment les taux plasmatiques de Chol-T, LDLC, tri- aux protéines plasmatiques est ³ 98 %.
glycérides et apolipoprotéine B au cours de la
phase en double aveugle de 26 semaines. La va- Biotransformation :
leur moyenne du LDL-C atteinte était de 3,38 L'atorvastatine est métabolisée par le cytochrome
mmol/l (intervalle : 1,81 - 6,26 mmol/l) dans le P 450 3A4 en dérivés ortho- et parahydroxylés et
groupe atorvastatine et de 5,91 mmol/l (intervalle : en divers produits de bêta-oxydation. En plus
3,93 - 9,96 mmol/l) dans le groupe placebo durant d'autres voies métaboliques, ces produits sont ul-
la phase en double aveugle de 26 semaines. térieurement métabolisés par glucuronidation.
Une étude pédiatrique supplémentaire évaluant L'inhibition in vitro de l'HMG-CoA réductase par les
l'atorvastatine versus le colestipol chez des pa- métabolites ortho- et parahydroxylés est similaire à
tients atteints d'hypercholestérolémie âgés de 10 à celle de l'atorvastatine. Environ 70 % de l'activité
18 ans a démontré que l'atorvastatine (N = 25) a circulante inhibitrice de l'HMG-CoA réductase est
entraîné une réduction significative du LDL-C à la attribuée aux métabolites actifs.
semaine 26 (p < 0,05) par rapport au colestipol (N Élimination :
= 31).
63
L'atorvastatine est principalement éliminée par Polymorphisme SLCO1B1 :
voie biliaire après métabolisme hépatique et/ou ex- Le captage hépatique de tous les inhibiteurs de
trahépatique. l'HMG-CoA réductase, dont l'atorvastatine, im-
Cependant, l'atorvastatine ne semble pas subir un plique le transporteur OATP1B1. Chez les patients
cycle entérohépatique important. La demi-vie d'éli- ayant un polymorphisme SLCO1B1, il y a un risque
mination plasmatique moyenne de l'atorvastatine de surexposition à l'atorvastatine, qui peut entraî-
est d'environ 14 heures chez l'homme. La demi-vie ner une augmentation du risque de rhabdomyolyse
de l'activité d'inhibition de l'HMG-CoA réductase (cf Mises en garde et Précautions d'emploi). Un
est d'environ 20 à 30 heures en raison de la contri- polymorphisme au niveau du gène OATP1B1
bution des métabolites actifs. (SLCO1B c.521CC) est associé à une exposition à
Populations particulières : l'atorvastatine 2,4 fois (SSC) supérieure à celle ob-
servée chez les individus sans ce variant génoty-
Personnes âgées : pique (c.521TT). Une altération génétique du cap-
Les concentrations plasmatiques de l'atorvastatine tage hépatique de l'atorvastatine est également
et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez possible chez ces patients. Les conséquences
le sujet âgé sain que chez l'adulte jeune sain, l'ef- éventuelles sur l'efficacité sont inconnues.
fet hypolipémiant étant cependant comparable à
celui observé chez des patients plus jeunes. PP SÉCURITE PRÉCLINIQUE
Aucun effet mutagène ou clastogène potentiel n'a
Population pédiatrique : été observé avec l'atorvastatine dans 4 tests in vi-
Dans une étude en ouvert de 8 semaines, des pa- tro et 1 test in vivo. L'atorvastatine n'a pas montré
tients pédiatriques (âgés de 6 à 17 ans) étant au d'effet carcinogène chez le rat, mais de fortes
stade 1 de Tanner (N = 15) ou à un stade de Tan- doses chez la souris (conduisant à une SSC0-24 h
ner ³ 2 (N = 24), atteints d'hypercholestérolémie fa- 6 à 11 fois supérieure à celle observée chez
miliale hétérozygote et présentant un LDL-C initial l'homme aux doses recommandées les plus éle-
³ 4 mmol/l ont été traités respectivement avec 5 ou vées) ont été associées à des adénomes hépato-
10 mg d'atorvastatine sous forme de comprimé à cellulaires chez les mâles et à des carcinomes hé-
croquer ou 10 ou 20 mg d'atorvastatine sous forme patocellulaires chez les femelles.
de comprimé pelliculé, une fois par jour. Le poids Il a été montré lors d'études chez l'animal que les
corporel a été la seule covariable significative dans inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase peuvent affec-
le modèle pharmacocinétique de la population de ter le développement de l'embryon ou du foetus.
l'atorvastatine. La clairance apparente après admi- Chez le rat, le lapin et le chien, l'atorvastatine n'a
nistration orale de l'atorvastatine chez les sujets exercé aucun effet sur la fécondité et n'a pas été
pédiatriques est apparue similaire à celle des tératogène mais une toxicité foetale a été obser-
adultes après mise à l'échelle allométrique par le vée chez le rat et le lapin à des doses toxiques
poids corporel. Une diminution constante du LDL-C pour les mères. Un retard du développement des
et du Chol-T a été observée, quelle que soit l'expo- portées et une réduction de la survie postnatale
sition à l'atorvastatine et à l'ohydroxyatorvastatine. ont été observés au cours d'expositions à une
Sexe : dose élevée d'atorvastatine chez la rate. Des don-
Les concentrations de l'atorvastatine et de ses mé- nées ont indiqué un transfert transplacentaire chez
tabolites actifs sont différentes entre les femmes et la rate. Les concentrations de l'atorvastatine dans
les hommes (chez les femmes : Cmax environ 20 le plasma et le lait ont été s imilaires chez la
% plus élevée et SSC environ 10 % plus basse). rate. On ne sait pas si l'atorvastatine ou ses méta-
Ces différences n'ont pas de signification clinique, bolites sont excrétés dans le lait maternel.
aucune différence cliniquement significative sur les DP MODALITÉS DE CONSERVATION
paramètres lipidiques n'étant observée entre les Durée de conservation : Comprimé pelliculé : 3
hommes et les femmes. ans. Comprimé à croquer : 2 ans. Pas de précau-
Insuffisance rénale : tions particulières de conservation.
L'insuffisance rénale n'a pas d'influence sur les DP MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION
concentrations plasmatiques ou sur l'effet de l'ator- Pas d'exigences particulières.
vastatine et de ses métabolites actifs sur les para-
mètres lipidiques. PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN
CHARGE
Insuffisance hépatique : LISTE I
Les concentrations plasmatiques d'atorvastatine et
de ses métabolites actifs sont très augmentées
(environ 16 fois pour la Cmax et environ 11 fois
pour la SSC) chez des patients présentant une in-
suffisance chronique due à l'alcool (classe B de
Child-Pugh).

64
Poids Dose par Intervalle Dose
VIDAL 2018 (âge) adminis- d'adminis- journa-
Médicaments
Mise à jour du 01/01/2018
tration tration lière
DAFALGAN® 500 mg comprimé effervescent et maximale
gélule 13 kg-20 1000 mg
250 mg
paracétamol kg par jour
(1 demi-
(environ 6 heures (4 demi-
FORMES et PRÉSENTATIONS com-
2à7 compri-
Comprimé effervescent sécable : Boîte de 16, sous primé)
ans) més)
film thermosoudé. 21 kg-25 1500 mg
Gélule (rouge et blanc) : Boîte de 16, sous pla- 250 mg
kg par jour
quettes thermoformées. (1 demi- 4 heures
(environ (6 demi-
Modèle hospitalier : Boîte de 100, sous plaquettes com- minimum
6 à 10 compri-
thermoformées. primé)
ans) més)
COMPOSITION 26 kg-40
2000 mg
Comprimé effervescent p cp efferv kg 500 mg
par jour
sécable : (environ (1 com- 6 heures
(4 compri-
Paracétamol (DCI) 500 mg 8 à 13 primé)
més)
Excipients : acide citrique anhydre, carbonate de ans)
sodium anhydre, bicarbonate de sodium, sorbitol, 41 kg-50
3000 mg
saccharine sodique, docusate de sodium, povi- kg 500 mg
4 heures par jour
done, benzoate de sodium. (environ (1 com-
minimum (6 compri-
Excipients à effet notoire : un comprimé contient 12 à 15 primé)
més)
412,4 mg de sodium et 300 mg de sorbitol. ans)
Gélule : p gélule 500 mg à
> 50 kg 3000 mg
Paracétamol (DCI) 500 mg 1000 mg
(à partir 4 heures par jour
Excipients : stéarate de magnésium. Enveloppe de (1 à 2
d'environ minimum (6 compri-
la gélule : gélatine, azorubine (E122), dioxyde de compri-
15 ans) més)
més)
titane (E171).
Calibrage : n° 0.
Excipient à effet notoire : azorubine (E122). Gélule :
Poids Dose par Intervalle Dose
DC INDICATIONS (âge) adminis- d'adminis- journa-
Traitement symptomatique des douleurs d'intensité tration tration lière
légère à modérée et/ou des états fébriles. maximale
Comprimé effervescent sécable : cette présenta- 27 kg-40 2000 mg
tion est réservée à l'adulte et à l'enfant à partir kg 500 mg par jour
de 13 kg (à partir d'environ 2 ans). 6 heures
(environ 8 (1 gélule) (4 gé-
Gélule : cette présentation est réservée à l'adulte à 13 ans) lules)
et à l'enfant à partir de 27 kg (à partir d'environ 8 41 kg-50
ans). 3000 mg
kg
500 mg 4 heures par jour
DC POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION (environ
(1 gélule) minimum (6 gé-
Posologie : 12 à 15
lules)
Population pédiatrique : ans)
Chez l'enfant, il est impératif de respecter les po- > 50 kg 500 mg à 3000 mg
sologies définies en fonction du poids de l'en- (à partir 1 000 mg 4 heures par jour
fant et donc de choisir une présentation adaptée. d'environ (1 à 2 gé- minimum (6 gé-
Les âges approximatifs en fonction du poids sont 15 ans) lules) lules)
donnés à titre d'information. Adultes :
La dose quotidienne de paracétamol recomman- Dose
dée est d'environ 60 mg/kg/jour, à répartir en 4 ou Dose par Intervalle journa-
6 prises, soit environ 15 mg/kg toutes les 6 Poids adminis- d'adminis- lière
heures ou 10 mg/kg toutes les 4 heures. tration tration maxi-
Pour les enfants, la dose totale en paracétamol ne male
doit pas excéder 80 mg/kg/j ( cf Surdosage). 500 mg à
3 000 mg
Comprimé effervescent sécable : 1 000 mg
(6 com-
Adultes (1 à 2 4 heures
primés
> 50 kg compri- minimum
ou gé-
més ou
lules)
gélules)

65
Mode d'administration :
Pour les adultes dont le poids est > à 50 kg (à par- Voie orale.
tir d'environ 15 ans), la posologie usuelle est de 1 Comprimé effervescent sécable :
à Laisser dissoudre complètement le comprimé
2 comprimés ou gélules à 500 mg par prise, à re- dans un verre d'eau, si besoin après l'avoir cassé
nouveler en cas de besoin au bout de 4 heures mi- en deux.
nimum. Ne pas avaler ou mâcher les comprimés.
Il n'est généralement pas nécessaire de dépasser Gélule :
3 g de paracétamol par jour, soit 6 comprimés ou Les gélules sont à avaler telles quelles avec une
gélules par jour. boisson (par exemple eau, lait, jus de fruit).
Cependant, en cas de douleurs plus intenses, la La prise de comprimé ou de gélule est contre-indi-
posologie maximale peut être augmentée jusqu'à 4 quée chez l'enfant de moins de 6 ans car elle peut
g par jour soit 8 comprimés ou gélules par jour. entraîner une fausse-route. Utiliser une autre
Toujours respecter un intervalle de 4 h entre les forme.
prises.
Fréquence d'administration :
Doses maximales recommandées : Les prises systématiques permettent d'éviter les
Cf Mises en garde et Précautions d'emploi. oscillations de douleur ou de fièvre :
chez l'enfant, elles doivent être régulièrement es-
Insuffisance rénale :
pacées, y compris la nuit, de préférence de 6
En cas d'insuffisance rénale et sauf avis médical, il
heures, et d'au moins 4 heures ; chez l'adulte, elles
est recommandé de réduire la dose et d'augmenter
doivent être espacées de 4 heures minimum.
l'intervalle minimum entre 2 prises selon le tableau
suivant : DC CONTRE-INDICATIONS
Adultes : Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des
Clairance de la créati- excipients mentionnés à la rubrique Composition.
Dose
nine Insuffisance hépatocellulaire sévère ou maladie
500 mg toutes les 4 active du foie décompensée.
³ 50 mL/min
heures DC MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EM-
500 mg toutes les 6 PLOI
10-50 mL/min
heures
500 mg toutes les 8 Mises en garde :
< 10 mL/min Pour éviter un risque de surdosage :
heures
 vérifier l'absence de paracétamol dans la
La dose totale de paracétamol ne doit pas excéder composition d'autres médicaments (médi-
3 g/jour. caments obtenus avec ou sans prescrip-
tion),
Insuffisance hépatique :  respecter les doses maximales recomman-
Chez les patients atteints de maladie hépatique dées.
chronique active ou compensée, en particulier Doses maximales recommandées :
ceux présentant une insuffisance hépatocellulaire,
 chez l'enfant de moins de 40 kg, la dose
un alcoolisme chronique, une malnutrition chro-
totale de paracétamol ne doit pas dépas-
nique (réserves basses en glutathion hépatique),
ser 80 mg/kg/jour (cf Surdosage).
un syndrome de Gilbert (jaunisse familiale non hé-
 chez l'enfant de 41 kg à 50 kg, la dose to-
molytique) et une déshydratation, la dose de para-
tale de paracétamol ne doit pas excéder 3
cétamol ne doit pas dépasser 3 g/jour.
g par jour (cf Surdosage).
Situations cliniques particulières :  chez l'adulte et l'enfant de plus de 50 kg, la
La dose journalière efficace la plus faible possible dose totale de paracétamol ne doit pas ex-
doit être envisagée, sans excéder 60 mg/kg/jour céder 4 grammes par jour (cf Surdosage).
(sans dépasser 3 g/j) dans les conditions suivantes La prise de comprimé ou de gélule est contre-indi-
: quée chez l'enfant avant 6 ans car elle peut entraî-
 adultes de moins de 50 kg, ner une fausse route.
 insuffisance hépatocellulaire légère à mo- Le paracétamol peut provoquer des réactions cuta-
dérée, nées graves telles que la pustulose exanthéma-
 syndrome de Gilbert (jaunisse familiale tique aiguë généralisée (PEAG), le syndrome de
non hémolytique), Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épider-
 alcoolisme chronique, mique toxique (NET), qui peuvent être mortelles.
 malnutrition chronique, Les patients doivent être informés des signes pré-
 déshydratation. coces de ces réactions cutanées graves, et l'appa-
rition d'une éruption cutanée ou de tout autre signe
d'hypersensibilité impose l'arrêt du traitement.

66
Précautions d'emploi : comportent les barbituriques, l'isoniazide, la carba-
Chez un enfant traité par 60 mg/kg/jour de paracé- mazépine, la rifampicine et l'éthanol mais elles ne
tamol, l'association d'un autre antipyrétique n'est sont pas limitées à celles-ci (cf Surdosage).
justifiée qu'en cas d'inefficacité.
Associations faisant l'objet de précautions
Le paracétamol est à utiliser avec précaution en
d'emploi :
cas :
Anticoagulants oraux : risque d'augmentation de
 de poids < 50 kg,
l'effet de l'anticoagulant oral et du risque hémorra-
 d'insuffisance hépatocellulaire légère à gique en cas de prise de paracétamol aux doses
modérée, maximales (4 g/j) pendant au moins 4 jours. Con-
 d'insuffisance rénale (cf Posologie et Mode trôle régulier de l'INR. Adaptation éventuelle de la
d'administration), posologie de l'anticoagulant oral pendant le traite-
 de syndrome de Gilbert (jaunisse familiale ment par le paracétamol et après son arrêt.
non hémolytique),
 de déficience en Glucose-6-Phosphate Interactions avec les examens paracliniques :
Déshydrogénase (G6PD) (pouvant con- La prise de paracétamol peut fausser le dosage de
duire à une anémie hémolytique), la glycémie par la méthode à la glucose oxydase-
 d'alcoolisme chronique, de consommation peroxydase en cas de concentrations anormale-
exessive d'alcool (3 boissons alcoolisées ment élevées.
ou plus chaque jour), La prise de paracétamol peut fausser le dosage de
 d'anorexie, de boulimie ou de cachexie, l'acide urique sanguin par la méthode à l'acide
 de malnutrition chronique (réserves phosphotungstique.
basses en glutathion hépatique), DC FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT
 de déshydratation, d'hypovolémie (cf Po-
Grossesse :
sologie et Mode d'administration).
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis
En cas de découverte d'une hépatite virale aiguë, il
en évidence d'effet tératogène ou foetotoxique du
convient d'arrêter le traitement.
Comprimé effervescent sécable : paracétamol.
En clinique, les résultats des études épidémiolo-
Ce médicament contient du sodium. Ce médica-
giques semblent exclure un effet malformatif ou
ment contient 412,4 mg de sodium par comprimé.
foetotoxique particulier du paracétamol.
A prendre en compte chez les patients suivant un
Des données prospectives sur des femmes en-
régime hyposodé strict.
ceintes exposées à des surdosages de paracéta-
Ce médicament contient du sorbitol. Son utilisation
mol n'ont pas montré une augmentation du risque
est déconseillée chez les patients présentant une
de malformation.
intolérance au fructose (maladie héréditaire rare).
Gélule : La posologie recommandée et la durée de traite-
ment doivent être strictement respectées.
Ce médicament contient un agent colorant azoïque
En conséquence, le paracétamol, dans les condi-
(E122 azorubine) et peut provoquer des réactions
tions normales d'utilisation, peut être prescrit pen-
allergiques.
dant toute la grossesse.
DC INTERACTIONS
Allaitement :
Phénytoïne : la phénytoïne administrée en asso-
Le paracétamol est éliminé en petites quantités
ciation peut provoquer une diminution de l'effica-
dans le lait maternel suite à une administration
cité du paracétamol et une augmentation du risque
orale. Des cas de rash cutané ont été rapportés
d'hépatotoxicité. Les patients recevant un traite-
chez le nourrisson allaité.
ment par la phénytoïne doivent éviter des grandes
Aux doses thérapeutiques, l'administration de ce
et/ou doses chroniques de paracétamol. Les pa-
médicament est possible pendant l'allaitement.
tients seront soumis à une surveillance pour des
signes d'hépatotoxicité. DC CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES
Probénécide : le probénécide entraîne une diminu- Le paracétamol n'a aucun effet ou qu'un effet né-
tion de près de la moitié de la clairance du paracé- gligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et
tamol en inhibant sa conjugaison à l'acide glucuro- à utiliser des machines.
nique. Une diminution de la dose du paracétamol
est à envisager en cas d'administration concomi- DC EFFETS INDÉSIRABLES
tante avec le probénécide. Quelques rares cas de réactions d'hypersensibilité
Salicylamide : le salicylamide peut allonger la à type de choc anaphylactique, hypotension (en
demi-vie d'élimination du paracétamol. tant que symptôme d'anaphylaxie), oedème de
Inducteurs enzymatiques : des précautions seront Quincke, érythème, urticaire, rash cutané ont été
prises lors de la prise concomitante de paracéta- rapportés. Leur survenue impose l'arrêt définitif de
mol et d'inducteurs enzymatiques. Ces substances ce médicament et des médicaments apparentés.

67
De très rares cas de réactions cutanées graves Prélever un tube de sang pour faire le dosage
(pustulose exanthématique aiguë généralisée, né- plasmatique initial de paracétamol dès que pos-
crolyse épidermique toxique et syndrome de Ste- sible à partir de la 4ème heure après l'ingestion.
vens-Johnson) ont été rapportés et impose l'arrêt Évacuation rapide du produit ingéré, par lavage
du traitement. gastrique.
De très exceptionnels cas de thrombopénie, leuco- Le traitement du surdosage comprend classique-
pénie et neutropénie ont été signalés. ment l'administration, aussi précoce que possible,
Des cas de diarrhées, de douleurs abdominales, de l'antidote N-acétylcystéine par voie IV ou voie
d'augmentation des enzymes hépatiques, d'INR orale, si possible avant la 10e heure.
augmenté ou diminué ont été rapportés. Traitement symptomatique.
Des tests hépatiques doivent être effectués au dé-
Déclaration des effets indésirables suspectés :
but du traitement et répétés toutes les 24 heures.
La déclaration des effets indésirables suspectés
Dans la plupart des cas, les transaminases hépa-
après autorisation du médicament est importante.
tiques reviennent à la normale en 1 à 2 semaines
Elle permet une surveillance continue du rapport
avec une restitution intégrale de la fonction hépa-
bénéfice/risque du médicament. Les profession-
tique. Cependant, dans les cas très graves, une
nels de santé déclarent tout effet indésirable sus-
transplantation hépatique peut être nécessaire.
pecté via le système national de déclaration :
Agence nationale de sécurité du médicament et PP PHARMACODYNAMIE
des produits de santé (ANSM) et réseau des
Classe pharmacothérapeutique : Autres anal-
Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site in-
gésiques et antipyrétiques-anilides, code ATC :
ternet : www.ansm.sante.fr.
N02BE01. (N : Système nerveux central).
DC SURDOSAGE Mécanisme d'action : Le paracétamol a un méca-
Le risque d'une intoxication grave peut être parti- nisme d'action central et périphérique.
culièrement élevé chez les sujets âgés
PP PHARMACOCINÉTIQUE (début page)
DC SURDOSAGE
Absorption :
Le risque d'une intoxication grave peut être parti-
L'absorption du paracétamol par voie orale est
culièrement élevé chez les sujets âgés, chez les
complète et rapide. Les concentrations plasma-
jeunes enfants, chez les patients avec une atteinte
tiques maximales sont atteintes 30 à 60 minutes
hépatique, en cas d'alcoolisme chronique, chez les
après ingestion.
patients souffrant de malnutrition chronique et
chez des patients recevant des inducteurs enzy- Distribution :
matiques. Dans ces cas, l'intoxication peut être Le paracétamol se distribue rapidement dans tous
mortelle. Les symptômes cliniques de l'atteinte hé- les tissus. Les concentrations sont comparables
patique sont généralement observés après deux dans le sang, la salive et le plasma. La liaison aux
jours, et atteignent un maximum après 4 à 6 jours. protéines plasmatiques est faible.
Symptômes : Biotransformation :
Nausées, vomissements, anorexie, pâleur, ma- Le paracétamol est métabolisé essentiellement au
laise, sudation, douleurs abdominales apparais- niveau du foie. Les 2 voies métaboliques majeures
sent généralement dans les 24 premières heures. sont la glycuroconjugaison et la sulfoconjugaison.
Un surdosage, à partir de 10 g de paracétamol en Cette dernière voie est rapidement saturable aux
une seule prise chez l'adulte et 150 mg/kg de posologies supérieures aux doses thérapeutiques.
poids corporel en une seule prise chez l'enfant, Une voie mineure, catalysée par le cytochrome
provoque une cytolyse hépatique susceptible P450, est la formation d'un intermédiaire réactif (le
d'aboutir à une nécrose complète et irréversible, se N-acétyl benzoquinone imine), qui, dans les condi-
traduisant par une insuffisance hépatocellulaire, tions normales d'utilisation, est rapidement détoxi-
une acidose métabolique, une encéphalopathie fié par le glutathion réduit et éliminé dans les
pouvant aller jusqu'au coma et à la mort. urines après conjugaison à la cystéine et à l'acide
Simultanément, on observe une augmentation des mercaptopurique.
transaminases hépatiques, de la lacticodéshydro- En revanche, lors d'intoxications massives, la
génase, de la bilirubine et une diminution du taux quantité de ce métabolite toxique est augmentée.
de prothrombine pouvant apparaître 12 à 48
Élimination :
heures après l'ingestion. Les symptômes cliniques
de l'atteinte hépatique sont généralement observés L'élimination est essentiellement urinaire. 90 % de
la dose ingérée est éliminée par le rein en 24
après 1 à 2 jours, et atteignent un maximum après
heures, principalement sous forme glycuroconju-
3 à 4 jours.
guée (60 à 80 %) et sulfoconjuguée (20 à 30 %).
Conduite d'urgence : Moins de 5 % est éliminé sous forme inchangée.
Transfert immédiat en milieu hospitalier. La demi-vie d'élimination est d'environ 2 heures.

68
Variations physiopathologiques : DC POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION
Insuffisance rénale : en cas d'insuffisance rénale Posologie :
sévère (cf Posologie et Mode d'administration), Les recommandations thérapeutiques doivent être
l'élimination du paracétamol et de ses métabolites respectées.
est retardée.
Chez la femme adulte et l'adolescente :
Sujet âgé : la capacité de conjugaison n'est pas
Indications Posologie
modifiée (cf Posologie et Mode d'administration).
Cystites aiguës non compliquées
PP SÉCURITE PRÉCLINIQUE Infections urinaires de la femme enceinte :
A des doses hépatotoxiques, le paracétamol a dé- - Cystites gravidiques
montré un potentiel génotoxique et carcinogène - Bactériuries asymptomatiques gravidiques
(tumeurs au niveau du foie et de la vessie), chez la 1 sachet de 3 g en dose unique
souris et le rat. Cependant, cette activité géno- Mode d'administration :
toxique et carcinogène est considérée comme liée Dissoudre le contenu du sachet de granulés dans
aux modifications du métabolisme du paracétamol un demi-verre d'eau à prendre à distance des re-
lors de l'administration de doses ou de concentra- pas (à jeun ou 2 à 3 heures avant les repas).
tions élevées et ne présente pas de risque pour
DC CONTRE-INDICATIONS
l'utilisation clinique.
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des
A des doses non hépatotoxiques, le paracétamol
excipients mentionnés à la rubrique Composition.
n'était pas tératogène chez la souris et n'a pas in-
duit d'anomalies dans le développement intra-uté- DC MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EM-
rin chez le rat. Des doses élevées de paracétamol PLOI
administrées par voie orale ont nui à la spermato-
genèse et ont provoqué une atrophie testiculaire. Mises en garde :
Chez l'enfant et l'adolescent :
DP MODALITÉS DE CONSERVATION Les essais cliniques pédiatriques menés avec la
Durée de conservation : 3 ans. fosfomycine trométamol sont limités.
Comprimé effervescent sécable : A conserver à Quelques données sur l'utilisation de la fosfomy-
l'abri de la chaleur et de l'humidité cine trométamol dans les infections urinaires chez
Gélule : Pas de précautions particulières de con- l'enfant sont disponibles, mais aucune étude n'a
servation. été spécifiquement menée chez l'adolescente pu-
bère. Compte tenu des pathogènes cibles et des
DP MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION
caractéristiques pharmacodynamiques et pharma-
Pas d'exigences particulières.
VIDAL 2018 cocinétiques de la fosfomycine trométamol, il est
Médicaments attendu que l'efficacité de cet antibiotique dans le
Mise à jour du 18/01/2018 traitement des cystites aiguës non compliquées
*MONURIL® soit la même que chez la femme adulte et que le
fosfomycine trométamol profil de sécurité d'emploi ne soit pas différent.
FORMES et PRÉSENTATIONS L'utilisation de la fosfomycine trométamol chez
Granulés pour solution buvable à 3 g : Sachet uni- l'adolescente pubère dans le traitement des cys-
taire. tites aiguës non compliquées doit suivre les recom-
mandations officielles en vigueur.
COMPOSITION Le traitement d'une prise unique de 3 g de
p sachet fosfomycine n'est pas adapté aux :
Fosfomycine (DCI) 3 g (sous forme de • cystites compliquées,
trométamol : 5,631 • bactériuries asymptomatiques et cystites de la
g/sachet) femme enceinte,
Excipients : saccharine, saccharose. Arômes : • pyélonéphrites,
mandarine, orange. • infections urinaires chez l'homme.
Excipient à effet notoire : saccharose (2,213 g/sa- La fosfomycine trométamol est peu active vis-à-vis
chet). d'infection suspectée ou prouvée à Staphylococ-
cus saprophyticus (cf Pharmacodynamie).
DC INDICATIONS
Des réactions d'hypersensibilité incluant des chocs
Monuril 3 g, granulés pour solution buvable en sa- anaphylactiques susceptibles parfois d'engager le
chet, est indiqué chez la femme adulte et l'adoles- pronostic vital peuvent être observées chez des
cente dans le traitement d'infections urinaires ( cf patients traités par fosfomycine (cf Effets indési-
Posologie et Mode d'administration , Mises en rables). Si de telles réactions surviennent, la
garde et Précautions d'emploi, Pharmacodyna- fosfomycine trométamol ne devra jamais être ré-
mie). administrée et un traitement adapté devra être mis
Il convient de tenir compte des recommandations en place.
officielles concernant l'utilisation appropriée des
antibactériens.
69
Précautions d'emploi : cyclines, du cotrimoxazole et de certaines cépha-
 En cas d'infection persistante ou récur- losporines.
rente, un examen plus approfondi s'im-
FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT
pose car il s'agit souvent d'infections uri-
naires compliquées. Grossesse :
 Insuffisance rénale : des concentrations Les études chez l'animal n'ont pas mis en évi-
urinaires efficaces sont assurées pendant dence d'effet toxique sur la reproduction. Il existe
48 heures à dose usuelle, chez les pa- de nombreuses données d'efficacité de la fosfomy-
tients ayant une clairance à la créatinine cine utilisée au cours de la grossesse. Cependant,
de plus de 10 ml/min. seul un nombre limité de données de sécurité chez
 Des cas de colites pseudomembraneuses la femme enceinte est disponible et n'indique au-
ont été rapportés lors de l'utilisation de la cun effet malformatif ou fœtotoxique de la fosfomy-
plupart des antibiotiques, y compris avec cine.
la fosfomycine. La sévérité de ces diar- Allaitement :
rhées pouvant aller de diarrhée légère jus- La fosfomycine administrée par voie injectable
qu'à des colites fatales engageant le pro- s'élimine en faible quantité dans le lait maternel.
nostic vital. Par conséquent, la fosfomycine trométamol admi-
 Une diarrhée, particulièrement sévère, per- nistrée par voie orale en monodose peut être utili-
sistante et/ou sanglante, pendant ou après sée pendant la période d'allaitement.
le traitement par fosfomycine trométamol
(y compris plusieurs semaines après l'arrêt Fertilité :
du traitement), peut être symptomatique Aucun effet sur la fertilité n'a été mis en évidence
de diarrhée associée àClostridium difficile. au cours des études menées chez l'animal. Au-
Il est donc important d'envisager ce dia- cune donnée clinique n'est disponible chez
gnostic chez les patients développant une l'Homme.
diarrhée sévère pendant ou après le traite- CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES
ment avec fosfomycine trométamol. Si un Aucune étude n'a été menée sur l'aptitude à con-
cas de diarrhée associée à Clostridium dif- duire des véhicules et à utiliser des machines.
ficile est évoqué ou confirmé, un traitement Toutefois, les patients doivent être informés du
approprié doit être instauré sans délai (cf risque de survenue de vertiges. Ce risque devra
Effets indésirables). Dans ce cas, toute ad- être pris en compte avant de conduire ou d'utiliser
ministration d'inhibiteurs du péristaltisme des machines
est à proscrire.
 Ce médicament contient du saccharose PHARMACODYNAMIE
(cf Composition). Son utilisation est décon- Classe pharmacothérapeutique : Autres anti-
seillée en cas d'intolérance au fructose, de bactériens (code ATC : J01XX01).
syndrome de malabsorption du glucose et La fosfomycine est un antibiotique dérivé de l'acide
du galactose, ou de déficit en sucrase-iso- phosphonique. Il exerce un effet bactéricide en dé-
maltase. truisant la bactérie par inhibition de la première
étape de la synthèse de la paroi cellulaire (inhibi-
DC INTERACTIONS tion de la pyruvile transférase).
Interactions nutritionnelles : Spectre d'activité antibactérienne : Les concentra-
La prise de nourriture peut ralentir l'absorption de tions critiques séparent les souches sensibles des
fosfomycine avec pour conséquence de moindres souches de sensibilité intermédiaire et ces der-
concentrations urinaires ; la substance active nières, des résistantes :
fosfomycine doit donc être administrée à jeun ou 2 (Recommandations EUCAST [2017.03.10, v. 7.0].)
à 3 heures avant les repas. Enterobacteriaceae : S ≤ 32 mg/L et R > 32 mg/L.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR La prévalence de la résistance acquise peut varier
: en fonction de la géographie et du temps pour cer-
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des taines espèces. Il est donc utile de disposer d'infor-
anticoagulants oraux ont été rapportés chez des mations sur la prévalence de la résistance locale,
patients recevant des antibiotiques. Le contexte in- surtout pour le traitement d'infections sévères. Si
fectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état gé- nécessaire, il est souhaitable d'obtenir un avis spé-
néral du patient, apparaissent comme des facteurs cialisé, principalement lorsque l'intérêt du médica-
de risque. Dans ces circonstances, il apparaît diffi- ment dans certaines infections peut être mis en
cile de faire la part entre la pathologie infectieuse cause du fait du niveau de prévalence de la résis-
et son traitement dans la survenue du déséquilibre tance locale.
de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibio-
tiques sont davantage impliquées : il s'agit, notam-
ment, des fluoroquinolones, des macrolides, des

70
SÉCURITE PRÉCLINIQUE
Dans les études de toxicité aiguë par voie orale, la
Classes :
fosfomycine a été bien tolérée chez la souris et
Espèces habituellement sensibles : chez le rat à 5000 mg/kg, et chez le lapin et le
 Aérobies à Gram + : Staphylococcus méti- chien à 2000 mg/kg.
cilline-sensible, à l'exception de Staphylo- Les études à doses répétées par voie orale ont
coccus saprophyticus. montré que la dose sans effet toxique était com-
 Aérobies à Gram - : Citrobacter freundii, prise entre 100 et 200 mg/kg après 4 semaines de
Citrobacter koseri, Escherichia coli, Pro- traitement respectivement chez le chien et chez le
teus vulgaris. rat. Les études de génotoxicité ont montré que la
fosfomycine est dénuée de potentiel mutagène.
Espèces inconstamment sensibles (résistance ac- Les études de toxicité sur la reproduction et le dé-
quise ≥ 10 %) : veloppement n'ont révélé aucun effet tératogène
 Aérobies à Gram + : Enterococcus faeca- chez le rat et le lapin, aucun effet délétère sur la
lis, Staphylococcus méticilline-résis- fertilité chez le rat, et aucun signe de toxicité lors
tant*, Streptococcus sp. de l'étude de péri- et postnatalité chez le rat.
 Aérobies à Gram - : Enterobacter sp, Kleb-
siella sp, Proteus mirabilis, Providencia MODALITÉS DE CONSERVATION
stuartii, Pseudomonas aeruginosa**, Ser- Durée de conservation : 3 ans. Pas de précautions
ratia sp. particulières.

Espèces naturellement résistantes : MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION


 Aérobies à Gram + : Corynebacterium sp, Pas d'exigences particulières. Prescription / déli-
Enterococcus faecium, Staphylo- vrance / prise en charge
coccus saprophyticus. PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN
 Aérobies à Gram - : Acinetobacter sp, Mor- CHARGE
ganella morganii. LISTE I
Autres : MONURELLE CRANBERRY cp enr cystite
 Chlamydia trachomatis. MONOGRAPHIE
 Mycoplasma sp. DONNÉES ADMINISTRATIVES
* La fréquence de résistance à la méticilline est en-
viron de 20 à 50 % de l'ensemble des survenue de Formes, Présentations
vertiges. Ce risque devra être pris en compte avant Comprimé enrobé : Boîte de 30, sous plaquette
de conduire ou d'utiliser des machines. thermoformée (ACL 3401040776660).

SURDOSAGE Composition
L'expérience concernant des cas de surdosage Cranberry (Vaccinium macrocarpon) extrait sec
avec la fosfomycine orale est limitée. Cependant, (120 mg), vitamine C ([acide ascorbique] 60 mg) ;
des cas d'hypotonie, somnolence, troubles électro- agents de charge : phosphate dicalcique, cellulose
lytiques, thrombocytopénie et hypoprothrombiné- microcristalline ; antiagglomérants : polyvinylpo-
mie ont été rapportés avec l'utilisation de la lypyrrolidone, béhénate de glycérol, carboxymé-
fosfomycine parentérale. thylcellulose de sodium réticulée, stéarate de ma-
En cas de surdosage, un traitement symptoma- gnésium, dioxyde de silicium ; agents d'enrobage :
tique doit être instauré. La réhydratation est recom- hydroxypropylméthylcellulose, gomme laque,
mandée afin de favoriser l'élimination urinaire du mono et diglycérides d'acides gras, cellulose mi-
médicament. crocristalline, polyvinylpyrrolidone, acide stéarique
; colorants : dioxyde de titane (E 171), acide carmi-
PHARMACOCINÉTIQUE nique (E 120).
Le sel de fosfomycine trométamol est bien absorbé
après administration orale (50 % environ). Propriétés, Utilisation
Les concentrations plasmatiques maximales (com- Monurelle Cranberry est un dispositif médical qui
prises entre 20 et 30 µg/ml) sont atteintes environ contribue à prévenir les cystites grâce à la pré-
2 - 2,5 heures après la prise d'une dose de 50 sence de ses deux principaux composants, l'extrait
mg/kg. La demi-vie d'élimination est comprise de cranberry et la vitamine C. Monurelle Cranberry
entre 3 et 5 heures chez l'adulte sain. peut aussi être utilisé en complément du traitement
Monuril est éliminé sous forme active, surtout dans d'une cystite en cours ou récidivante.
les urines où les concentrations maximales sont at- Les deux principaux composants des comprimés
teintes 2 - 4 heures après la prise du médicament de Monurelle Cranberry, connus pour leurs effets
et restent efficaces d'un point de vue bactériolo- bénéfiques sur l'appareil urinaire, agissent de fa-
gique jusqu'à 36 - 48 heures. çon complémentaire :
 La concentration élevée de PAC (proan-
thocyanidines) présente dans l'extrait de
71
cranberry s'oppose à l'adhésion des bacté-
ries sur l'épithélium de la vessie.
 La vitamine C, ou acide ascorbique, est
connue pour son action anti-oxydante qui
aide à renforcer les défenses de l'orga-
nisme et à diminuer le pH de l'urine en
augmentant son acidité.
Ces conditions créent un environnement défavo-
rable à la croissance et à la prolifération des bacté-
ries qui sont la cause des infections, et souvent de
leurs récidives.
Conseils d'utilisation
1 comprimé par jour à avaler avec un verre d'eau,
de préférence le soir, pendant au moins un mois.
 Il est conseillé aux femmes souffrant d'une
infection urinaire de prendre 1 comprimé
de Monurelle Cranberry pendant au moins
20 jours, lorsque leur traitement antibio-
tique est terminé.
 Il est conseillé aux femmes sujettes aux in-
fections urinaires épisodiques de prendre
1 comprimé de Monurelle Cranberry par
jour lorsqu'elles sont le plus susceptibles
d'être exposées à une infection.
Précautions d'emploi
 Monurelle Cranberry est un dispositif médi-
cal bien toléré à la dose recommandée.
 Ce dispositif médical ne remplace pas le
traitement antibiotique nécessaire pour
traiter les infections urinaires.
 Ne pas dépasser la dose journalière re-
commandée.
 Pour une utilisation chez l'enfant ou la
femme enceinte, il est nécessaire de con-
sulter un médecin.
 En cas de prise d'anticoagulants (type
warfarine), consulter un médecin ou un
pharmacien avant de prendre ce produit.
 Si les symptômes persistent, consulter un
médecin.
 Interrompre le traitement en cas de réac-
tion allergique ou d'intolérance.
Conditions de conservation
A conserver à l'abri de la chaleur et de l'humidité.
Renseignements administratifs
Marquage CE 0546. Distribué en France par :
ZAMBON FRANCE
13, rue René-Jacques
92138 Issy-les-Moulineaux cdx
Tél : 01 58 04 41 41. Fax : 01 58 04 41 00

72
73
BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR EN PHARMACIE
SESSION 2018
ÉPREUVE E3 – U33
TRAVAUX PRATIQUES DE PREPARATION ET DE
CONDITIONNEMENT DE MEDICAMENTS

Sujet N° 106
Sujet N° 96
Sujet N° 60

74
U 33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments
Vous êtes employé(e) en qualité de préparateur par la Pharmacie de l'Avenir,
10 rue Ledru – 63000 Clermont-Ferrand
On vous demande :
1. d’exécuter, conditionner et étiqueter, en vue de la délivrance au public, les préparations magistrales et
la préparation officinale de la prescription ci-dessous.
2. d’établir les fiches de préparation correspondantes et de compléter l’ordonnancier.

COMMENTAIRES
ORDONNANCE HORS PRESCRIPTION

Docteur Alice DUBOIS Les doses maximales ont


Médecine générale été contrôlées
Le (Date de l’examen)
2 rue Ledru
63000 Clermont-Ferrand France La cohérence thérapeu-
Mr Claude DUPUY
Tél. +334 77 26 99 25 tique de l’ordonnance
3 rue de la Cathédrale
632650310 n’est pas nécessairement
63000 Clermont-Ferrand
Alice.dubois@gmail1.fr Né le 25 août 1949 respectée

1/Préparation magistrale : Gélules Le numéro de lot de cette


préparation est 500
Colchicine* 1 mg
Harpagophytum extrait sec ââ 100 mg *vous devez utiliser une
Paracétamol poudre titrée de Colchicine
Excipient qsp 1 gélule N°30 au 1/10ème

2 gélules matin et soir


2) Préparation magistrale : Crème Le numéro de lot de cette
préparation est 501
Menthol 0,50 g
Camphre 0,50 g
Vaseline 15 g
Huile de paraffine 6,50 g
Polystate B 5,00 g
Cire d’abeille 13 g
Eau purifiée qsp 60 g

En application le soir A mettre en pot

3) Préparation officinale : Pommade Le numéro de lot de cette


préparation est 502
Pommade à l’acide salicy- 60 g
lique à 10 %
A mettre en pot
Appliquer sur la verrue Alice DUBOIS
Les visas des correcteurs apposés sur les fiches de préparation pendant l’épreuve rendent compte du suivi du can-
didat en cours d’épreuve mais ne valident pas pour autant les opérations conduites.

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°106 75/4
Epreuve : U33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments Coef 3

75
EXONERATION

GOUTTES AU
GRAMME
DENSITE

LISTE
DIVISES en QUANTITE maxi-
NOM CARACTERES SOLUBILITE (en Parties) NON DIVISES en
prises : dose li- male de subs-
INCOMPATIBILITES
prises : concen-
mite par unité de tance remise au
tration maximale
prise (en public (en
% (en poids)
grammes) grammes)

Mélange pâteux avec tous corps à fonction phé-


Eau à 15°C : 458 parties -
nol. Perte d'activité de la pénicilline et des vita-
Aiguilles ou poudre cristalline inco- Eau à 100°C : 14,5 - Alcool à
mines. Risque de réaction violente en associa-
Acide salicylique lore, inodore, de saveur douceâtre 95 %V/V : 2,2 – Ether : 2,1 – Néant Néant Néant
tion avec le permanganate de potassium.
puis acide désagréable. Glycérine : 104 - Propylène
L'association de sels de fer et de résorcine en-
glycol : très soluble
traîne un risque de coloration.
Poudre blanche, cristalline, souvent Antipyrine, chloral, naphtol, phénol, acide sali-
agglomérée en petits amas friables, Eau à 20°C : 840 parties - Al- cylique, résorcine, menthol, salol et tous corps
d’odeur forte, pénétrante, de saveur cool à 90 % V/V : 1 partie- so- à fonction phénol : formation d’un mélange li-
Camphre Néant Néant Néant
d’abord chaude, un peu amère, puis luble dans les huiles grasses quide ou pâteux. Gommes résines, résines,
fraîche ; complètement volatil, même et les huiles essentielles. musc : formation d’un mélange huileux avec
à température ambiante. perte d’odeur. Vitamine B1 : liquéfaction.
pratiquement insoluble dans
l'eau, dans l'acétone, dans
Cellulose microcristal- poudre blanche ou sensiblement l'éthanol anhydre, dans le to-
Néant Néant Néant
line blanche, fine ou granuleuse. luène, dans les acides dilués
et dans une solution d'hy-
droxyde de sodium à 50 g/l.
Pastilles ou plaques blanches ou
blanc jaunâtre, translucides en sec- Eau : pratiquement insoluble -
tions minces, à cassure à grains fins, Alcool à 90 % : partiellement
mate et non cristalline. Maintenus soluble - Huiles grasses -
Cire d'abeille blanche 0,96 Néant Néant Néant Néant
dans la main, ils deviennent mous et complètement soluble - Huiles
malléables. odeur caractéristique non essentielles : complètement
rance. Insipide et ne collant pas aux soluble
dents. Point de fusion : 61 à 66°C
En application sur la peau Celles des alcaloïdes : eau de chaux, solutions
Poudre amorphe ou fines aiguilles Soluble dans l'eau, l'alcool et alcalines, sels alcalins (précipitation de la base
Colchicine blanches ou faiblement jaunâtre, ino- le chloroforme, peu soluble 1 Néant I 0,01 % 0,02 g de son sel) ; solutions iodo-iodurées, iode, ta-
dore, de saveur amère et persistante. dans l'éther. Autres formes nins, bromures, iodures, chlorures, fluorures,
0,005 % 0,001 g 0,01 g etc.
Harpagophytum ou Miscible à l’eau et à l’alcool à
Harpagophyton extrait poudre marron clair, odeur faible 90% avec formation d’un léger Néant Néant Néant Hygroscopique
sec ou nébulisat trouble.
Liquide huileux, incolore, transparent,
ne présentant pas de fluorescence à
Huile de paraffine ou Eau : pratiquement insoluble, 0,827
la lumière du jour, inodore ou sensi- Baume du Pérou, huile de cade, goudron de
Paraffine liquide ou Hydrocarbures : soluble, Al- à Néant Néant Néant
blement inodore, ne dégageant houille
huile de vaseline cool : peu soluble 0,890
qu’une faible odeur après chauffage,
pratiquement insipide.
Poudre cristalline blanche, de saveur Soluble dans l'eau, insoluble Nitrate de K, KMnO4, KCl2, bichromates =
Lactose Néant Néant Néant
très légèrement sucrée dans l'alcool risque d'explosion.
alcool = très soluble
longues aiguilles prismatiques, trans- huile grasse ou huile de vase- phénols, chloral, camphre, gaïacol, ac. Salicy-
Menthol parentes et brillantes, odeur et saveur line = 4 p.huiles essentielles = Néant Néant Néant lique, antipyrine, résorcine = mélange eutec-
intense de menthe soluble. eau = insoluble tique (liquide ou pâteux)

76
EXONERATION

GOUTTES AU
GRAMME
DENSITE

LISTE
DIVISES en QUANTITE maxi-
NOM CARACTERES SOLUBILITE (en Parties) NON DIVISES en
prises : dose li- male de subs-
INCOMPATIBILITES
prises : concen-
mite par unité de tance remise au
tration maximale
prise (en public (en
% (en poids)
grammes) grammes)

poudre cristalline blanche, inodore, eau = assez soluble


Néant Néant Néant Aucune
Paracétamol de saveur amère alcool = facilement soluble
soluble dans les solvants or-
limiter la présence d’alcool, de glycérine, de
ganiques, dispersible dans les
Solide non ionique blanc ou blanc propylène glycol. Eviter tout contact avec du
Polystate B huiles grasses : dispersible 0,98 Néant Néant Néant
crème de consistance cireuse métal ordinaire qui donnerait une teinte plus ou
immédiatement dans l’eau à
moins grisâtre à l’émulsion.
40 °C.
pratiquement insoluble dans
l’eau, dans les solvants orga-
Silice colloïdale hy- niques et dans les acides mi-
Poudre blanche amorphe, fine, lé-
dratée ou Lévilite® ou néraux à l’exception de l’acide Néant Néant Néant Aucune
gère, inodore et insipide.
Tixosil® fluorhydrique. Soluble dans
les solutions chaudes d’hy-
droxydes alcalins.
peu soluble dans l’eau, assez
soluble dans l’éthanol à 96
pour cent. La théophylline se
poudre cristalline, blanche ou sensi-
Théophylline dissout dans les solutions 1 Néant II Aucune exonération Aucune
blement blanche.
d’hydroxydes et de benzoates
alcalins, dans l’ammoniaque
et dans les acides minéraux.
Eau : insoluble
Substance blanche, onctueuse et pâ-
Alcool à 90% : insoluble Glycérine, baume du Pérou, Ichtammol, protéi-
teuse. Elle est neutre, inaltérable à
Glycérine : insoluble 0,830 nate d’argent, menthol en forte proportion : tous
l’air, inattaquable par la plupart des
Vaseline blanche Huile de vaseline : soluble à Néant Néant Néant ces produits sont non miscibles avec la vaseline
réactifs et notamment les acides et
Huile d’arachide : soluble 0,900 et dans certaines proportions donnent un as-
les bases. Point de goutte de 35 à 70
Huiles essentielles : soluble pect caoutchouteux.
°C.
Huile de ricin : peu soluble

Termes descriptifs Quantités approximatives de solvant en volumes pour une partie


en masse de corps
Très soluble Inférieur à 1 partie
Facilement soluble De 1 à 10 parties
Soluble De 10 à 30 parties
Assez soluble De 30 à 100 parties
Peu soluble De 100 à 1000 parties
Très peu soluble De 1000 à 10000 parties
Pratiquement insoluble Plus de 10000 parties

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°106 3/4
Epreuve : U33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments Coef 3

77
Préparations officinales
Extrait(s) du Formulaire National
Il n’est pas obligatoire, sauf indication contraire, de suivre le mode de préparation

POMMADE À L’ACIDE SALICYLIQUE


La préparation satisfait à la monographie Préparations semi-solides pour application cutanée, Pom-
mades hydrophobes (0132).
DÉFINITION
Formule :
Composants Quantité Fonction Référentiel
Acide salicylique 1,00 g à 50,00 g Substance active Ph. Eur.
Vaseline blanche qsp 100,00g Excipient Ph. Eur.
PRÉPARATION
Triturez l’acide salicylique préalablement pulvérisé, ajoutez-le, par petites fractions, à la vaseline blanche
éventuellement chauffée à une température ne dépassant 30 °C, jusqu’à obtention d’une pommade ho-
mogène.
CARACTÈRES
Aspect : pommade blanche, translucide.
IDENTIFICATION
Étalez environ 0,5 g de pommade sur une lame de verre. La pommade donne la réaction (a) des salicy-
lates (2.3.1).
ESSAI
Homogénéité. Étalez 0,2 g environ de pommade à l’acide salicylique entre deux lames de verre ; aucune
particule blanche cristalline n’est visible.
DOSAGE
Dans une fiole conique de 250 mL introduisez 50 mL d’éthanol à 96 pour cent R et 50 mL de chlorure de
méthylène R. Ajoutez 0,25 mL de solution de phénolphtaléine R et neutralisez par de l’hydroxyde de so-
dium 0,1 M jusqu’à coloration rose. Introduisez une prise d’essai p, exactement pesée, de pommade
dans le mélange de solvants précédent et agitez jusqu’à dissolution totale ; la solution se décolore. Ti-
trez par l’hydroxyde de sodium 0,1 M jusqu’à coloration rose.
1 mL d’hydroxyde de sodium 0,1 M correspond à 13,81 mg de C7H6O3
CONSERVATION
En récipient étanche.
ETIQUETAGE
L’étiquette indique la teneur en acide salicylique.
CLASSE THERAPEUTIQUE
Usage dermatologique : autres préparations dermatologiques.
Classe ATC : D11A F (préparations kératolytiques et verrucides).

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°106 4/4
Epreuve : U33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments Coef 3

78
U 33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments
Vous êtes employé(e) en qualité de préparateur par la Pharmacie de l'Avenir,
10 rue Ledru – 63000 Clermont-Ferrand
On vous demande :
1. d’exécuter, conditionner et étiqueter, en vue de la délivrance au public, les préparations magistrales et
la préparation officinale de la prescription ci-dessous.
2. d’établir les fiches de préparation correspondantes et de compléter l’ordonnancier.

COMMENTAIRES
ORDONNANCE HORS PRESCRIPTION

Docteur Alice DUBOIS Les doses maximales ont


Médecine générale été contrôlées
Le (Date de l’examen)
2 rue Ledru
63000 Clermont-Ferrand France La cohérence thérapeu-
Mr Claude DUPUY
Tél. +334 77 26 99 25 tique de l’ordonnance
3 rue de la Cathédrale
632650310 n’est pas nécessairement
63000 Clermont-Ferrand
Alice.dubois@gmail1.fr Né le 25 août 1949 respectée

1/Préparation magistrale : Sirop* Le numéro de lot de cette


préparation est 500
Codéine 1g
Alcool à 90 % V/V 10 g * on considère que la den-
Eau de fleur d’oranger 14 g sité du sirop est de 1,22
Sirop d’écorce d’orange amère 45 g
Sirop simple qsp 150 g

Une cuillérée à café 3 fois par


jour

2) Préparation magistrale : Gélule Le numéro de lot de cette


préparation est 501
Bromazépam** 1 mg
Aubépine extrait sec 50 mg ** vous devez utiliser une
Passiflore extrait sec 50 mg poudre titrée de broma-
Excipient qsp 1 gélule N°25 zépam au 1/10ème

Une gélule le soir

3) Préparation officinale : Pommade Le numéro de lot de cette


préparation est 502
Pommade camphrée à 10 % 50 g

En application le matin A mettre en pot


Alice DUBOIS
Les visas des correcteurs apposés sur les fiches de préparation pendant l’épreuve rendent compte du suivi du can-
didat en cours d’épreuve mais ne valident pas pour autant les opérations conduites.

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°96 79/4
Epreuve : U33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments Coef 3

79
EXONERATION

GOUTTES AU
GRAMME
DENSITE

LISTE
DIVISES en QUANTITE maxi-
NON DIVISES en
NOM CARACTERES SOLUBILITE (en Parties) prises : concen-
prises : dose li- male de subs-
mite par unité de tance remise au
tration maximale
prise (en public (en
% (en poids) INCOMPATIBILITES
grammes) grammes)

Eau : miscible en toutes pro-


portions – Ether : miscible en
Liquide incolore, mobile, odeur vive et
Alcool à 90% V/V toutes proportions – Glycérine 0,829 LXI Néant Néant
agréable, saveur brûlante.
: miscible en toutes propor-
tions - Huile de ricin : soluble
Miscible à l’eau et à l’alcool
Aubépine extrait sec Extrait brun rougeâtre, de saveur lé-
avec formation d’un léger Néant Néant Néant Hygroscopique
ou nébulisat gèrement poivrée.
trouble.
Insoluble dans l'eau - assez
Bromazépam Poudre blanc jaunâtre Néant I Aucune exonération Aucune
soluble dans l'alcool
Poudre blanche, cristalline, souvent Antipyrine, chloral, naphtol, phénol, acide sali-
agglomérée en petits amas friables, Eau à 20°C : 840 parties - Al- cylique, résorcine, menthol, salol et tous corps
d’odeur forte, pénétrante, de saveur cool à 90 % V/V : 1 partie- so- à fonction phénol : formation d’un mélange li-
Camphre Néant Néant Néant
d’abord chaude, un peu amère, puis luble dans les huiles grasses quide ou pâteux. Gommes résines, résines,
fraîche ; complètement volatil, même et les huiles essentielles. musc : formation d’un mélange huileux avec
à température ambiante. perte d’odeur. Vitamine B1 : liquéfaction.
pratiquement insoluble dans
l'eau, dans l'acétone, dans
Cellulose microcristal- poudre blanche ou sensiblement l'éthanol anhydre, dans le to-
Néant Néant Néant
line blanche, fine ou granuleuse. luène, dans les acides dilués
et dans une solution d'hy-
droxyde de sodium à 50 g/l.
Pastilles ou plaques blanches ou
blanc jaunâtre, translucides en sec- Eau : pratiquement insoluble -
tions minces, à cassure à grains fins, Alcool à 90 % : partiellement
mate et non cristalline. Maintenus soluble - Huiles grasses -
Cire d'abeille blanche 0,96 Néant Néant Néant Néant
dans la main, ils deviennent mous et complètement soluble - Huiles
malléables. odeur caractéristique non essentielles : complètement
rance. Insipide et ne collant pas aux soluble
dents. Point de fusion : 61 à 66°C
Facilement soluble dans l'al-
cool à 90 % V/V, so- Stup.
Codéine ou Méthyl- Poudre cristalline blanche ou cristaux Eau de laurier cerise (utiliser le phosphate de
luble dans l'éther, insoluble Néant annexe Aucune exonération
morphine incolores codéine), sels d'alcaloïdes (acidifier),
dans l'eau 2

Liquide limpide et incolore, odeur


Miscible en toute proportion à
Eau de fleur d'oranger suave et aromatique, saveur caracté- 1 XX Néant Néant Aucune
l'eau et à l'alcool
ristique
Poudre cristalline blanche, de saveur Soluble dans l'eau, insoluble Nitrate de K, KMnO4, KCl2, bichromates =
Lactose Néant Néant Néant
très légèrement sucrée dans l'alcool risque d'explosion.
Miscible à l’eau et à l’alcool à
Passiflore extrait sec
poudre marron clair, odeur faible 90% avec formation d’un léger Néant Néant Néant Hygroscopique
ou nébulisat
trouble.

80
EXONERATION

GOUTTES AU
GRAMME
DENSITE

LISTE
DIVISES en QUANTITE maxi-
NON DIVISES en
NOM CARACTERES SOLUBILITE (en Parties) prises : concen-
prises : dose li- male de subs-
mite par unité de tance remise au
tration maximale
prise (en public (en
% (en poids) INCOMPATIBILITES
grammes) grammes)

Eau : miscible en toutes pro-


portions – Ether : miscible en
Liquide incolore, mobile, odeur vive et
Alcool à 90% V/V toutes proportions – Glycérine 0,829 LXI Néant Néant
agréable, saveur brûlante.
: miscible en toutes propor-
tions - Huile de ricin : soluble
pratiquement insoluble dans
l’eau, dans les solvants orga-
Silice colloïdale hy- niques et dans les acides mi-
Poudre blanche amorphe, fine, lé-
dratée ou Lévilite® ou néraux à l’exception de l’acide Néant Néant Néant Aucune
gère, inodore et insipide.
Tixosil® fluorhydrique. Soluble dans
les solutions chaudes d’hy-
droxydes alcalins.
Sirop d'écorce Sirop jaune-brun, d’odeur aromatique
miscible à l’eau et à l’alcool. 1,32 Néant Néant Néant Néant
d'orange amère et de saveur amère.
liquide sirupeux, sensiblement inco-
Sirop simple eau = miscible 1,32 Néant Néant Néant Aucune
lore, inodore, de saveur sucrée

Termes descriptifs Quantités approximatives de solvant en volumes pour une par-


tie en masse de corps
Très soluble Inférieur à 1 partie
Facilement soluble De 1 à 10 parties
Soluble De 10 à 30 parties
Assez soluble De 30 à 100 parties
Peu soluble De 100 à 1000 parties
Très peu soluble De 1000 à 10000 parties
Pratiquement insoluble Plus de 10000 parties

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°96 3/4
Epreuve : U33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments Coef 3

81
Préparations officinales
Extrait(s) du Formulaire National
Il n’est pas obligatoire, sauf indication contraire, de suivre le mode de préparation
POMMADE CAMPHREE

La préparation satisfait à la monographie de la Pharmacopée Européenne : PREPARATIONS SEMI-SO-


LIDES POUR APPLICATION CUTANEE , POMMADES HYDROPHOBES (0132).

DÉFINITION
Formule
Composants Quantité Fonction Référentiel
Camphre racémique, ou D-Camphre (au 10,0 g 20,0 g Substance active Ph. Eur.
choix)
Vaseline blanche 80,00 g 70,00 g Excipient Ph. Eur.
Cire d’abeille blanche 10,00 g 10,00 g Excipient Ph. Eur.
Teneurs :
– 9,0 pour cent m/m à 11,0 pour cent m/m de camphre pour la pommade à 10 pour cent.
– 18,0 pour cent m/m à 22,0 pour cent m/m de camphre pour la pommade à 20 pour cent.

PRÉPARATION
Précaution : ne pas chauffer au-delà de 60 °C.
Faites fondre la cire d’abeille blanche et la vaseline blanche dans une capsule au bain-marie à
60 °C. Dissolvez le camphre pulvérisé dans le mélange fondu. Mélangez jusqu’à refroidissement.

CARACTÈRES
Aspect : pommade blanche, ferme, translucide. Forte odeur de camphre.

CONSERVATION
En récipient étanche.

ETIQUETAGE
L’étiquette indique en outre que la préparation contient du camphre.
L’étiquette indique que la pommade est interdite aux enfants de moins de 30 mois.

CLASSE THERAPEUTIQUE
Usage dermatologique et action sur le système musculaire et squelettique.
Classe ATC : M02A X (autres produits topiques pour douleurs articulaires et musculaires)

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°96 4/4
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82
U 33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments
Vous êtes employé(e) en qualité de préparateur par la Pharmacie de l'Avenir,
10 rue Ledru – 63000 Clermont-Ferrand
On vous demande :
1. d’exécuter, conditionner et étiqueter, en vue de la délivrance au public, les préparations magistrales et
la préparation officinale de la prescription ci-dessous.
2. d’établir les fiches de préparation correspondantes et de compléter l’ordonnancier.

COMMENTAIRES
ORDONNANCE HORS PRESCRIPTION

Docteur Alice DUBOIS Les doses maximales ont


Médecine générale été contrôlées
Le (Date de l’examen)
2 rue Ledru
63000 Clermont-Ferrand France La cohérence thérapeu-
Mr Claude DUPUY
Tél. +334 77 26 99 25 tique de l’ordonnance
3 rue de la Cathédrale
632650310 n’est pas nécessairement
63000 Clermont-Ferrand
Alice.dubois@gmail1.fr Né le 25 août 1949 respectée

1/ Préparation magistrale : Gélule Le numéro de lot de cette


préparation est 500
Reine des prés extrait sec ââ 50 mg
Diclofénac sodique
Harpagophytum extrait sec 40 mg
Excipient qsp 1 gélule N°25

Une gélule 3 fois par jour

2) Préparation magistrale : Sirop* Le numéro de lot de cette


préparation est 501
Codéthyline** 0,10 g
* on considère que la
Benzoate de sodium 1g densité du sirop est de
Eau de fleur d’oranger 10 g 1,28
Teinture de Droséra 2g
Sirop simple qsp 150 g ** vous devez utiliser une
solution titrée aqueuse
de codéthyline au
Une cuillérée à soupe matin et soir
1/100ème

3) Préparation officinale : Pommade Le numéro de lot de cette


préparation est 502
Pommade camphrée à 20 % 45 g

En application locale A mettre en pot


Alice DUBOIS
Les visas des correcteurs apposés sur les fiches de préparation pendant l’épreuve rendent compte du suivi du can-
didat en cours d’épreuve mais ne valident pas pour autant les opérations conduites.

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°60 83/4
Epreuve : U33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments Coef 3

83
EXONERATION

GOUTTES AU
GRAMME
DENSITE

LISTE
DIVISES en QUANTITE maxi-
NOM CARACTERES SOLUBILITE (en Parties) NON DIVISES en
prises : dose li- male de subs-
INCOMPATIBILITES
prises : concen-
mite par unité de tance remise au
tration maximale
prise (en public (en
% (en poids)
grammes) grammes)

Poudre blanche, cristalline, souvent Antipyrine, chloral, naphtol, phénol, acide sali-
agglomérée en petits amas friables, Eau à 20°C : 840 parties - Al- cylique, résorcine, menthol, salol et tous corps
d’odeur forte, pénétrante, de saveur cool à 90 % V/V : 1 partie- so- à fonction phénol : formation d’un mélange li-
Camphre Néant Néant Néant
d’abord chaude, un peu amère, puis luble dans les huiles grasses quide ou pâteux. Gommes résines, résines,
fraîche ; complètement volatil, même et les huiles essentielles. musc : formation d’un mélange huileux avec
à température ambiante. perte d’odeur. Vitamine B1 : liquéfaction.
pratiquement insoluble dans
l'eau, dans l'acétone, dans
Cellulose microcristal- poudre blanche ou sensiblement l'éthanol anhydre, dans le to-
Néant Néant Néant
line blanche, fine ou granuleuse. luène, dans les acides dilués
et dans une solution d'hy-
droxyde de sodium à 50 g/l.
Pastilles ou plaques blanches ou
blanc jaunâtre, translucides en sec- Eau : pratiquement insoluble -
tions minces, à cassure à grains fins, Alcool à 90 % : partiellement
mate et non cristalline. Maintenus soluble - Huiles grasses -
Cire d'abeille blanche 0,96 Néant Néant Néant Néant
dans la main, ils deviennent mous et complètement soluble - Huiles
malléables. odeur caractéristique non essentielles : complètement
rance. Insipide et ne collant pas aux soluble
dents. Point de fusion : 61 à 66°C
Codéthyline ou Ethyl- Stup. Carbonates et iodures alcalins, tanins, tan-
Soluble dans l'eau et dans l'al-
morphine chlorhy- Poudre cristalline blanche, amère. Néant annexe Aucune exonération nates, adrénaline => coloration rose et préci-
cool à 90 % V/V
drate ou dionine 2 pité.
En application sur la peau
Poudre cristalline blanche à faible- Assez soluble dans l'eau, faci-
4,00 % 1g
Diclofénac sodique ment jaunâtre, faiblement hygrosco- lement soluble dans le métha- 1 Néant II Aucune
autres voies, autres formes : aucune exonéra-
pique. nol, soluble dans l'alcool.
tion
Miscible à l’alcool, donne un
Liquide brunâtre qui trouble par addi-
Droséra teinture trouble par addition de 4 ou 0,913 LIV Néant Néant Aucune
tion de 4 ou de 9 volumes d’eau
de 9 volumes d’eau.
Liquide limpide et incolore, odeur
Miscible en toute proportion à
Eau de fleur d'oranger suave et aromatique, saveur caracté- 1 XX Néant Néant Aucune
l'eau et à l'alcool
ristique
Harpagophytum ou Miscible à l’eau et à l’alcool à
Harpagophyton extrait poudre marron clair, odeur faible 90% avec formation d’un léger Néant Néant Néant Hygroscopique
sec ou nébulisat trouble.
Poudre cristalline blanche, de saveur Soluble dans l'eau, insoluble Nitrate de K, KMnO4, KCl2, bichromates =
Lactose Néant Néant Néant
très légèrement sucrée dans l'alcool risque d'explosion.

Miscible à l’eau et à l’alcool


Reine des prés ou Ul- avec formation d’un léger
poudre marron clair, odeur faible Néant Néant Néant Néant
maire extrait sec trouble.

84
EXONERATION

GOUTTES AU
GRAMME
DENSITE

LISTE
DIVISES en QUANTITE maxi-
NOM CARACTERES SOLUBILITE (en Parties) NON DIVISES en
prises : dose li- male de subs-
INCOMPATIBILITES
prises : concen-
mite par unité de tance remise au
tration maximale
prise (en public (en
% (en poids)
grammes) grammes)

pratiquement insoluble dans


l’eau, dans les solvants orga-
Silice colloïdale hy- niques et dans les acides mi-
Poudre blanche amorphe, fine, lé-
dratée ou Lévilite® ou néraux à l’exception de l’acide Néant Néant Néant Aucune
gère, inodore et insipide.
Tixosil® fluorhydrique. Soluble dans
les solutions chaudes d’hy-
droxydes alcalins.
liquide sirupeux, sensiblement inco-
Sirop simple eau = miscible 1,32 Néant Néant Néant Aucune
lore, inodore, de saveur sucrée
Poudre blanche d’aspect granuleux, à Eau à 20° : 1,8 - Eau à 100° : Mélange eutectique avec urotropine, salol, ca-
Sodium benzoate odeur légèrement benzoïque, saveur 1,4 - Alcool à 90% : 49 – Néant Néant Néant féine. Décomposition avec acides, sels acides
faiblement sucrée. Glycérine : 3,5 en potions et sirops.
Eau : insoluble
Substance blanche, onctueuse et pâ-
Alcool à 90% : insoluble Glycérine, baume du Pérou, Ichtammol, protéi-
teuse. Elle est neutre, inaltérable à
Glycérine : insoluble 0,830 nate d’argent, menthol en forte proportion : tous
l’air, inattaquable par la plupart des
Vaseline blanche Huile de vaseline : soluble à Néant Néant Néant ces produits sont non miscibles avec la vaseline
réactifs et notamment les acides et
Huile d’arachide : soluble 0,900 et dans certaines proportions donnent un as-
les bases. Point de goutte de 35 à 70
Huiles essentielles : soluble pect caoutchouteux.
°C.
Huile de ricin : peu soluble

Termes descriptifs Quantités approximatives de solvant en volumes pour une par-


tie en masse de corps
Très soluble Inférieur à 1 partie
Facilement soluble De 1 à 10 parties
Soluble De 10 à 30 parties
Assez soluble De 30 à 100 parties
Peu soluble De 100 à 1000 parties
Très peu soluble De 1000 à 10000 parties
Pratiquement insoluble Plus de 10000 parties

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°60 3/4
Epreuve : U33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments Coef 3

85
Préparations officinales
Extrait(s) du Formulaire National
Il n’est pas obligatoire, sauf indication contraire, de suivre le mode de préparation

POMMADE CAMPHREE A 10 POUR CENT OU A 20 POUR CENT

La préparation satisfait à la monographie de la Pharmacopée Européenne : PREPARATIONS


SEMI-SOLIDES POUR APPLICATION CUTANEE , POMMADES HYDROPHOBES (0132).

DÉFINITION
Formule
Composants Quantité Fonction Référentiel
Camphre racémique, ou D-Camphre (au
10,0 g 20,0 g Substance active Ph. Eur.
choix)
Vaseline blanche 80,00 g 70,00 g Excipient Ph. Eur.
Cire d’abeille blanche 10,00 g 10,00 g Excipient Ph. Eur.
Teneurs :
– 9,0 pour cent m/m à 11,0 pour cent m/m de camphre pour la pommade à 10 pour cent.
– 18,0 pour cent m/m à 22,0 pour cent m/m de camphre pour la pommade à 20 pour cent.

PRÉPARATION
Précaution : ne pas chauffer au-delà de 60 °C.
Faites fondre la cire d’abeille blanche et la vaseline blanche dans une capsule au bain-marie
à 60 °C. Dissolvez le camphre pulvérisé dans le mélange fondu. Mélangez jusqu’à refroidis-
sement.

CARACTÈRES
Aspect : pommade blanche, ferme, translucide. Forte odeur de camphre.

CONSERVATION
En récipient étanche.

ETIQUETAGE
L’étiquette indique en outre que la préparation contient du camphre.
L’étiquette indique que la pommade est interdite aux enfants de moins de 30 mois.

CLASSE THERAPEUTIQUE
Usage dermatologique et action sur le système musculaire et squelettique.
Classe ATC : M02A X (autres produits topiques pour douleurs articulaires et musculaires)

Examen : Brevet professionnel Préparateur en Pharmacie Durée : 2h30 Session Sujet Page
2018 n°60 4/4
Epreuve : U33 Travaux pratiques de préparation et de conditionnement de médicaments Coef 3

86
BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR EN PHARMACIE

SESSION 2018

ÉPREUVE E4 – U40
LÉGISLATION ET GESTION PROFESSIONNELLES

Le sujet se compose de trois parties, traiter sur trois copies différentes.

1ère copie LÉGISLATION DU TRAVAIL

2ème copie LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE

3ème copie GESTION À L’OFFICINE

Le sujet, documents et annexes compris, comporte 12 pages numérotées de 1/12 à 12/12. Dès la
distribution, le candidat doit s’assurer que cet exemplaire est complet.

Les annexes 1 et 2, même non renseignées, sont à rendre avec la copie.

Les réponses sont à rédiger dans l’ordre du sujet, avec soin et rigueur, de manière complète et précise.

La copie rendue, conformément au principe d’anonymat ne doit comporter aucun signe distinctif (nom,
signature, utilisation d’encre rouge, de surligneurs…).

L'usage de tout modèle de calculatrice, avec ou sans mode examen, est autorisé. L’usage de
documents (ouvrage de référence, note personnelle…) n’est pas autorisé.

87
PRESENTATION DE L’ENTREPRISE

Pharmacie Principale
88 rue Gambetta
59000 LILLE
Tél : 03 38 54 00 00
Activité : Commerce de détails de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé.
RCS: LILLE B 894 523 614 NAF: 4773Z
SIREN: 894 523 614
CA : 1 700 000 euros Personnel : 5 salariés

Monsieur GUERESSE pharmacien, est propriétaire de la Pharmacie Principale, exploitée en SELARL.

Son équipe est constituée de cinq salariés :

- Madame DUPOND Cathy, madame BELAID Kadija, monsieur LEGRAND Fréderic, préparateurs en
pharmacie,
- Monsieur CORTES Guillaume pharmacien adjoint,
- Madame LEROY Coralie préparant le BP Préparateur en pharmacie en contrat d’alternance.

88
LÉGISLATION DU TRAVAIL

(14,5 points + 0,5 point pour le soin et la présentation) Arrondir les résultats au centième.
1. Madame DUPOND, en CDI depuis 2010, souhaite mettre fin à son contrat de travail pour
rejoindre son mari, muté dans une autre région. (4 points)
1.1 Nommer ce type de rupture de contrat.
1.2 Citer le nom de la période précédant le départ effectif de la salariée.
1.3 Préciser dans cette situation, la durée de cette période.
1.4 Citer les indemnités versées par l’employeur, au départ de madame DUPOND.
1.5 Indiquer les documents que l’employeur doit remettre à la salariée lors de son départ.
2. Monsieur GUERESSE envisage le recrutement en CDD d’un préparateur en pharmacie pour le
remplacement de madame DUPOND. (3 points)
2.1 Indiquer en justifiant la réponse, si dans cette situation, le recrutement en CDD est envisageable.
2.2 Préciser la durée maximale d’un CDD pour le remplacement d’un salarié en arrêt maladie.
2.3 Citer trois obligations de rédaction d’une offre d’emploi.

3. Madame BELAID, en CDI depuis le 1er octobre 2017, travaille 30 h par semaine. Diplômée
depuis 10 ans, elle est en activité depuis l’obtention du BP. (4,5 points)
3.1 À partir du document 1, indiquer le coefficient minimal proposé à la salariée lors de son
embauche.
3.2 Le taux horaire applicable est de 12,194 euros. Calculer le salaire mensuel brut.
3.3 Définir le salaire net en fonction du salaire brut.
3.4 Définir un contrat de travail à temps partiel.
3.5 Indiquer le nombre de jours ouvrables de congés payés acquis par la salariée, sur la période
légale de référence, sachant qu’aucune absence n’a été déclarée.
3.6 Définir le jour ouvrable.
4. Madame LEROY prépare le BP préparateur en pharmacie, par le biais d’un contrat en
alternance. (3 points)
4.1 Citer deux types de contrats en alternance.
4.2 Indiquer, pour chacun de ces contrats, la durée de la période d’essai.
4.3 Justifier l’utilité de la période d’essai pour l’employeur et pour le salarié.

89
LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE
(39 points + 1 point pour le soin et la présentation)

La formule du LEVOTHYROX® 100µg comprimés sécables a été modifiée (document 2).

1. Madame MARTEL se présente à l’officine avec une prescription de LEVOTHYROX ® 100µg


(liste II) sur une ordonnance ALD (affection longue durée). (7,5 points)
1.1 Préciser la signification du sigle ANSM.
1.2 Indiquer trois actions mises en place par l’ANSM dans le cadre de la modification de la formule
du LEVOTHYROX®, en prenant appui sur le document 2.
1.3 Citer deux devoirs auxquels est soumis le pharmacien à l’égard des patients.
1.4 Indiquer le nom de l’organisme contacté par le pharmacien pour déclarer un effet indésirable
(sigle non accepté).
1.5 Citer trois sanctions disciplinaires dont peut faire l’objet un pharmacien, en cas de non-respect
de ses devoirs.
2. Monsieur LEGRAND dispense le médicament prescrit. (10 points)
2.1 Indiquer deux utilités d’une ordonnance.
2.2 Lister six mentions de recevabilité concernant le prescripteur, devant apparaître sur
l’ordonnance.
2.3 Décrire une ordonnance ALD.
2.4 Indiquer la signification générale des informations figurant sur le conditionnement du
médicament, en complétant le tableau de l’annexe 1 (à rendre avec la copie).
2.5 Citer quatre autres éléments figurant sur le conditionnement d’un médicament de liste II.

3. Monsieur LEGRAND explique à madame MARTEL que la spécialité LEVOTHYROX® 100µg est
exclue du dispositif « tiers-payant contre générique », puis enregistre la dispensation. (9,5
points)
3.1 Indiquer les différents taux de remboursement attribués aux médicaments.
3.2 Définir, selon le Code de la Santé Publique, une spécialité générique.
3.3 Citer deux dénominations possibles d’une spécialité générique.
3.4 Citer trois conditions autorisant la substitution d’une spécialité.
3.5 Ce traitement chronique autorise le pharmacien à dispenser une boîte supplémentaire après
expiration de l’ordonnance. Citer trois modalités ou conditions permettant cette dispensation
éventuelle.
4. L’approvisionnement des médicaments à l’officine de pharmacie est effectué par différents
fournisseurs. (7,5 points)
4.1 Définir l’officine, selon le Code de la Santé Publique.
4.2 Citer deux autres catégories de pharmacies.
4.3 Indiquer trois obligations de fonctionnement d’un grossiste-répartiteur.
4.4 Citer trois autres types de fournisseurs.

90
5. Madame MARTEL demande un pré-mélange médicamenteux pour son animal de compagnie.
(4,5 points)
5.1 Définir le pré-mélange médicamenteux.
5.2 Citer deux produits à usage vétérinaire, ne correspondant pas à la définition du médicament
vétérinaire.
5.3 Indiquer trois catégories de professionnels habilités à délivrer les médicaments vétérinaires.
5.4 Citer deux mentions que le pharmacien doit porter sur le conditionnement d’un médicament
(liste I) à usage humain, destiné à l’animal.

91
GESTION À L’OFFICINE

(24,5 points + 0,5 point pour le soin et la présentation) Arrondir les résultats au centième.
1. La pharmacie Principale, exploitée sous la forme juridique d’une SELARL est enregistrée au
RCS n°894 523 614. (2 points)
1.1 Préciser la signification des sigles SELARL et RCS.
2. Monsieur CORTES s’occupe de la gestion de certains stocks. Il étudie la rotation du
NICOPATCH® 21mg/24h 30cm2, dispositif transdermique conditionné en boîtes de 28, en consultant la
fiche de stock reproduite sur le document 3. (10,5 points)
2.1 Calculer le stock final au 31 décembre 2017 de ce dispositif, sachant que le stock au 1er janvier
2017 était égal à zéro.
2.2 Calculer le taux de rotation de ce dispositif.
2.3 Interpréter le taux de rotation obtenu.
2.4 Indiquer et définir le type de stock de ce dispositif.
2.5 Citer deux autres types de stock.
2.6 Indiquer deux actions qui permettraient d’améliorer la rotation de stock de ce dispositif.
3. Monsieur CORTES reçoit la facture F-77753 du fournisseur LABORATOIRE PARACHOC,
consultable sur le document 4. (12 points)
3.1 Vérifier la facture à l’aide du bon de livraison, reproduit sur le document 5. Reporter, sur la copie,
les anomalies constatées.
3.2 Simuler le montant dû au fournisseur, après correction de la facture.
3.3 Suite aux anomalies observées, rédiger sur l’annexe 2 (à rendre avec la copie), le courriel à
adresser au fournisseur, après validation par le pharmacien.
3.4 Citer les quatre taux de TVA appliqués en officine et indiquer une catégorie de produits pour
chacun d’entre eux.

92
DOCUMENT 1
Législation du travail

Coefficients et échelons des préparateurs en pharmacie


Le coefficient des préparateurs change en fonction du nombre d’années écoulées depuis
l’obtention du diplôme, selon la grille suivante (applicable depuis le 14 novembre 2016) :
240 - 1° échelon : préparateur titulaire du Brevet Professionnel de préparateur en pharmacie.
250 - 2° échelon : BP justifiant de 2 années de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
260 - 3° échelon : BP justifiant de 3 années de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
280 - 4° échelon : BP justifiant de 4 années de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
290 - 5° échelon : BP justifiant de 5 années de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
300 - 6° échelon : BP justifiant de 6 années de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
310 - 7° échelon : BP justifiant de 7 années de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
320 - 8° échelon : BP justifiant de 8 années de pratique professionnelle dans l’échelon précédent.
330 - BP qui possède des qualités techniques et commerciales exceptionnelles
et qui exécute des travaux comportant une large initiative. Assimilé Cadre.

http://pharm-emploi.com/salaires-3/classification-em-
ployes/special-preparateurs/

DOCUMENT 2
Législation pharmaceutique

Afin de garantir une meilleure conservation du médicament, le laboratoire Merck a réalisé, à la demande
de l’ANSM, une modification de la formule de Levothyrox.

Ces modifications ne changent ni l’efficacité ni le profil de tolérance du médicament mais, bien que la
bioéquivalence entre l’ancienne et la nouvelle formule ait été démontrée, l’ANSM préconise, pour certains
patients, de réaliser un dosage de TSH quelques semaines après le début de la prise de la nouvelle formule.

Suite à une pétition de patients se plaignant d’effets secondaires qu’ils associent au changement de
formule, l’ANSM se veut rassurante et a lancé un numéro vert pour rassurer les personnes concernées.
Cette dernière a aussi actualisé, début août 2017, un document sous forme de questions/réponses destiné
aux patients.

Par ailleurs, les couleurs des boîtes et des blisters ont été modifiées: une attention particulière des
professionnels de santé et des patients sera portée pour éviter les erreurs […].
(www. managersante.com)

93
DOCUMENT 3
Gestion à l’officine

Fiche de stock 2017 du


NICOPATCH® 21mg/24h 30cm2 dispositif transdermique - boîte de 28

2017 janv fev mars avril mai juin juil août sep oct nov dec

Achats 4 10 2 8 0 0 4 2 2 10 0 0

Ventes 2 4 6 0 2 0 8 2 2 2 0 2

DOCUMENT 4
Gestion à l’officine

Facture reçue le 10 mai 2018

94
DOCUMENT 5
Gestion à l’officine

Bon de livraison du 20 avril 2018

95
ANNEXE 1
Législation pharmaceutique
À RENDRE AVEC LA COPIE

Conditionnement du LEVOTHYROX® 100µg

Informations figurant sur le


Signification générale
conditionnement
Voie orale

Lévothyroxine sodique

LEVOTHYROX®

100 µg

MERCK

30 comprimés sécables
96
ANNEXE 2
Gestion à l’officine
À RENDRE AVEC LA COPIE

Courriel à envoyer au fournisseur

97
CORRIGES

98
BREVET PROFESSIONNEL PREPARATEUR EN PHARMACIE SESSION 2018

EPREUVE E1 – U10

CHIMIE - BIOLOGIE

Points attribués
BAREME au soin et à la TOTAL
rigueur dans la
rédaction

CHIMIE /20 points /20 points

BIOCHIMIE /15 points /15 points

BOTANIQUE /14,5 points 0,5 point /15 points

MICROBIOLOGIE - IM-
/30 points /30 points
MUNOLOGIE

/80 points

NOTE / 20 points

Note arrondie au ½ point supérieur

Consignes de notation à l’attention des correcteurs

L’épreuve permet de vérifier :


- que le candidat maîtrise les connaissances scientifiques de chimie, biochimie, microbiologie,
immunologie et botanique,
- qu’il est capable de les appliquer et de les resituer dans des situations professionnelles
spécifiques,
- qu’il fait preuve de qualités d’analyses et de synthèse, de soin et de rigueur dans la rédaction.

La commission d’élaboration des sujets attire l’attention des correcteurs sur le respect :
- du barème appliqué,
- des niveaux d’exigence mentionnés,
- des critères d’attribution des points accordés au soin et à la rigueur.

Les réponses cohérentes et adaptées ne figurant pas dans le corrigé seront étudiées lors de la commission
d’harmonisation, précédant les corrections.

99
CHIMIE (20 Points)

Données numériques
Hydrogène Z=1 A =1 M(H) = 1 g/mol 1
Carbone Z=6 A =12 M(C) = 12 g/mol 1
Oxygène Z=8 A =16 M(O) = 16 g/mol 1
Azote Z=7 A =14 M(N) = 14 g/mol 1
Chlore Z = 17 A = 35 M(Cl) = 35,5 g/mol 1

A propos de l’ordonnance
1. La chlorhexidine est un antiseptique à large spectre d'action. Elle possède des effets bactériostatiques
ou bactéricides, selon certains facteurs tels que le pH ou la concentration. (7,5 points)

1.1. Indiquer le nombre de protons, de neutrons et d’électrons de l’atome de chlore.


17 protons, 17 électrons et 18 neutrons (1pt ou 0)
1.2. Ecrire la structure électronique de l’atome de chlore.
K2 L 8 M 7 (1pt)
1.3. Ecrire la formule de Lewis de l’atome de chlore. (1pt)

1.4. Déduire et justifier la formule de l’ion chlorure.


Cl – (0,5pt)
car l’atome de chlore va capter un électron pour saturer sa dernière couche (0,5pt)
(ou pour satisfaire la règle de l’octet)
1.5. Indiquer la place de l’atome de chlore dans la classification périodique (période et colonne).
M7 : 3ème période, 17ème colonne ou 7ème (classification réduite) (2 x 0,25 = 0,5pt)

100
1.6. Représenter la formule développée de la Chlorhexidine. (1 pt ou 0)

1.7. Déterminer la formule brute de la chlorhexidine.


C22 H30 Cl2 N10 (0,5pt)

1.8. Calculer la masse molaire de la chlorhexidine .


505 g.mol-1 (2 x 0,25 = 0,5pt)
(résultat + unité)
1.9. Déterminer le pourcentage pondéral (massique) du chlore dans la chlorhexidine, en l’arrondissant
à l’unité. Détailler le calcul.
(2 x 35.5 / 505) x 100 = 14 % (2 x 0,5 = 1pt)
2. Un flacon de Biseptine® de 100 mL contient 0,250 g de chlorhexidine. (3 points)
2.1. Indiquer le nombre de mole(s) contenue(s) dans le flacon, en précisant le calcul.
n = m / M = 0.250 / 505 = 4,95.10-4 mole (ou 0,000495) (2 x 0,5 = 1pt)
(raisonnement + résultat avec unité)
2.2. Calculer la concentration molaire de la solution (préciser le calcul).
C = n / V = 4,95.10-4 / 0,1 = 4,95.10-3 mol.L-1 (ou 0,00495) ( 2 x 0,5 = 1pt)
(raisonnement + résultat avec unité)
2.3. Calculer la concentration massique de la solution (préciser le calcul).
C massique = c x M = 4,95.10-3 x 505 = 2,5 g L-1 (2x0,5=1pt)
ou C massique = m / V = 0,25 / 0,1 = 2,5 g L-1 (raisonnement + résultat avec unité)
3. L’éthanol, aussi considéré comme un antiseptique, peut réagir sur l’acide éthanoïque pour
former de l’éthanoate d’éthyle. (6,5 points)
3.1. Ecrire la formule développée de l’éthanol. (1pt)

101
3.2. Entourer et nommer le groupe fonctionnel présent dans l’éthanol.
Schéma ci-dessus
Alcool (ou groupement hydroxyle) (2x0,5=1pt)

3.3. Ecrire la formule de l’acide éthanoïque et nommer le groupement fonctionnel.


(2x0,5=1pt)

Acide carboxylique (ou groupement carboxyle)

4. Ecrire la réaction entre l’acide éthanoïque et l’éthanol. (2pts)

4.1. Préciser le nom de cette réaction.


Estérification (0,5pt)

4.2. Citer les trois caractéristiques de la réaction.


Lente / Limitée (ou réversible ou partielle ou équilibrée) / Athermique (1pt ou 0)

5. Le chlore contenu dans la molécule de chlorhexidine possède un pouvoir oxydant (3


points)

5.1. Définir un oxydant.


Espèce capable de capter un ou plusieurs électrons. (1pt)

5.2. Déterminer le nombre d’oxydation du chlore dans le dichlore (Cl2), dans l’ion chlorure (Cl-),
dans l’acide hypochloreux (HOCl) et dans l’ion hypochlorite (ClO-). (4x0,5=2pts)
Notation en chiffres romains non exigée

Nombre d’oxydation
Cl2 0
Cl- -I
HOCl +I
ClO- +I

102
BIOCHIMIE (15 points)

1. La première étape de la synthèse de la chlorhexidine se réalise en oxydant la guanine en guanidine.


La guanine est une base azotée que l’on trouve dans les acides nucléiques et notamment dans l’ADN
(3 points)
1.1. Indiquer la signification du sigle ADN.
Acide désoxyribonucléique (0,5pt)
1.2. Nommer le pentose que l’on trouve dans l’ADN.
Désoxyribose (0,5pt)
1.3. Citer les bases azotées constituant l’ADN et les classer en bases puriques et pyrimidiques.
Bases puriques : Adénine, Guanine
Bases pyrimidiques : Thymine, Cytosine (6x0,25=1,5pt)
1.4. Citer le nom de la base azotée que l’on trouve uniquement dans l’ADN.
Thymine (0,5pt)
2. L’ADN possède une structure hélicoïdale, car il existe une complémentarité entre les bases azotées.
(2 points)
2.1. Citer les bases azotées complémentaires entre elles. (2x0,5=1pt)
Adénine / Thymine
Cytosine / Guanine
2.2. Citer le nom de la liaison permettant cette complémentarité
Liaison hydrogène (1pt)
3. Les lipides mono-insaturés notamment, jouent un rôle dans la survenue du diabète et des risques
de complications cardio-vasculaires. Il est donc important de bien définir leur place dans
l’alimentation, afin d’orienter les choix vers ceux prévenant l’excès de cholestérol sanguin et le
risque de thrombose. (5 points)
3.1. Citer une caractéristique générale des lipides.
Insoluble dans l’eau (0,5pt)
Autre réponse pertinente acceptée
3.2. Recopier le tableau ci-dessous en cochant les cases correspondantes.
(4x0,5=2pts)
Lipides simples Lipides complexes
Ester d’acides gras X
Cérides X
Phospholipides X
Triglycérides X
3.3. Définir un acide gras mono-insaturé.
Acide monocarboxylique constitué d’une chaine linéaire de carbone (au moins quatre et en nombre pair)
contenant une double liaison (3x0,5=1,5pt)

3.4. Ecrire la formule semi-développée du glycérol entrant dans la composition des lipides.
(1 pt)

4. Des chercheurs ont découvert une enzyme, la glycérol-3-phosphate-phosphatase, capable de réguler


les excès de glucose dans le sang : une voie prometteuse dans le traitement du diabète et de
l'obésité. (5 points)
4.1. Définir une enzyme.
Une enzyme est un catalyseur biochimique (ou biocatalyseur) (1pt)
103
4.2. Préciser la nature biochimique d’une enzyme.
Nature protéique (protéine acceptée) (1pt)
4.3. Citer quatre caractéristiques de l’activité enzymatique. (4x0,5=2pts)
Accélère une réaction / Réaction spécifique / Substrat spécifique /Intacte à la fin de la réaction / Action
à faible dose
4.4. Citer deux facteurs de dénaturation d’une enzyme.
Température, pH, UV (2x0,5=1pt)
Autre réponse cohérente acceptée

104
BOTANIQUE
(14,5 points+ 0,5 point pour le soin et la rigueur dans la rédaction)

1. Les racines de l’aubépine. (1,5 point)


1.1. Indiquer sur la copie, le numéro du schéma illustrant les racines de l’aubépine, parmi les deux
représentés sur le document 2.
Schéma 1 (0,5pt)
1.2. Citer deux fonctions assurées par les racines.
Absorption de l’eau et des sels minéraux (nutrition ou élaboration de la sève brute)
Fixation de la plante au sol
Parfois organe de reserve (2x0,5=1pt)

2. Les feuilles de l’aubépine. (4,5 points)


2.1. Annoter le schéma d’une feuille, reproduit en annexe 1 (cinq éléments attendus).
(5x0,5=2,5pts)

2.2. Décrire la feuille de l’aubépine, en prenant appui sur le schéma de l’annexe 1 (trois éléments attendus).
Feuille simple à marge entière, à nervation pennée, pétiolée. (3x0,5 =1,5pt)
2.3. Définir le terme souligné « feuille caduque ».
Feuille qui tombe à l’automne, ou annuellement. (0,5pt)

3. Les fleurs de l’aubépine. (2,5 points)


3.1. Définir le terme « corymbe ».
Inflorescence indéfinie dans laquelle les fleurs se situent sur un même plan. (3x0,5=1,5pt)
3.2. Nommer les éléments qui constituent la corolle.
Pétales (0,5pt)
3.3. Nommer les éléments qui composent le calice.
Sépales (0,5pt)

4. Les fruits de l’aubépine sont des baies. (3,5 points)


4.1. Indiquer à quel type de fruit appartiennent les baies.
Fruits charnus (0,5pt)
4.2. Nommer la partie précise de la fleur qui se transforme pour former le fruit.
Ovaire (qui se transformera en fruit après fécondation d’un ovule) (0,5pt)
4.3. Comme toutes les plantes, l’aubépine est composée de cellules. Citer les trois éléments cellulaires
caractéristiques de la cellule végétale.
Plastes, vacuole, paroi cellulosique (3x0,5=1,5pt)

105
4.4. Indiquer les deux tissus de soutien, formés par certaines de ces cellules.
Collenchyme, sclérenchyme (2x0,5=1pt)

5. Il n’est pas rare de rencontrer sous les haies d’aubépine, un champignon Basidiomycète appelé
aussi Tubaire de l’aubépine, champignon supérieur produisant des sporophores ou carpophores.
(2,5 points)
5.1. Préciser le rôle des sporophores.
Production des spores (0,5pt)
5.2 Annoter le schéma d’un champignon basidiomycète représenté en annexe 2 (quatre éléments attendus).
(4x0,5=2pts)

106
MICROBIOLOGIE (15 points)
1. L’agent causal : clostridium tetani (10 points).
1.1. Préciser le type cellulaire de Clostridium tetani et en donner une caractéristique.
Procaryote. (1pt)
Pas de noyau, très peu d’organites (0,5pt)
Autre réponse cohérente acceptée
1.2. Citer un autre type cellulaire existant chez les microorganismes.
Eucaryote. (0,5pt)
1.3. Indiquer le type morphologique (forme) de Clostridium tetani. et citer deux autres types
morphologiques (ou formes bactériennes).
Bâtonnet (1pt)
Coques (rondes, sphériques), spirochètes ou leptospires (spiralées) (2x0,5=1pt)
1.4. Préciser l’élément de la structure bactérienne, mis en évidence par la coloration de Gram.
Paroi (cytoplasme accepté). (0,5pt)
1.5. Citer le composant principal de cet élément pour les bactéries Gram +.
Couche épaisse de peptidoglycane (1pt)
1.6. Préciser la couleur qui apparaît à la coloration de Gram, pour Clostridium tetani.
Violet (0,5pt)
1.7. Définir une spore bactérienne.
Forme de résistance aux agents physiques, chimiques, se développant au sein du cytoplasme de
certaines bactéries, lorsque les conditions du milieu de vie deviennent défavorables.
(2x0,5=1pt)
1.8. Préciser trois conditions nécessaires à la formation d’une spore.
Manque d’eau, présence d’un désinfectant, pH faible ou élevé, température basse… Autres éléments
défavorables à la croissance bactérienne acceptés (3x0,5=1,5pt)
1.9. Définir une bactérie anaérobie stricte.
Bactérie ne pouvant vivre et se développer qu’en absence de dioxygène. (1pt)
1.10. Citer un autre type respiratoire.
Aérobie strict ; aéro-anaérobie facultative ; micro-aérophile (0,5pt)
2. Le traitement (5 points)
2.1. Justifier l’emploi d’un antiseptique, puis particulièrement de la chlorhexidine prescrite sur l’ordonnance
de Pierre.
Action sur une plaie = tissu vivant (2x1=2pts)
La chlorhexidine est très active sur les bactéries à Gram positif
Autre réponse cohérente acceptée
2.2. Citer un autre antiseptique pouvant être utilisé.
Dérivé iodé comme la Bétadine® dérivé chloré ; peroxyde d’hydrogène Autre réponse cohérente
acceptée (0,5pt)
2.3. Indiquer un autre type d’agent antimicrobien chimique.
Désinfectant ou antibiotique (0,5pt)
2.4. Citer deux exemples d’agents antimicrobiens physiques.
Température ou chaleur sèche ou chaleur humide (2x1=2pts)
Radiations
Filtration stérilisante

107
IMMUNOLOGIE (15 points)

1. Pour la prise en charge de Pierre, le médecin pratique conjointement à l’injection du vaccin


antitétanique, une injection de sérum antitétanique. (7 points)
1.1. Définir la sérothérapie. (1pt)
Administration de sérums, contenant des anticorps spécifiques, capables de neutraliser une toxine
bactérienne, un virus... Autre réponse cohérente acceptée
1.2. Différencier la sérothérapie de la vaccination, en complétant le tableau figurant sur le document 3, à
recopier sur la copie. (6x1=6pts)

Délai et durée Mise en jeu de la mémoire


Type d’immunité d’action immunitaire (oui ou non)
(après injection)

Sérothérapie
- spécifique acquise (0,5) - immédiat(0,5) non (1)
- passive (0,5) - non durable(0,5)
- retardé (2 à 3
Vaccination - spécifique acquise (0,5) semaines) (0,5) oui (1)
- active (0,5) - durable (0,5)
2. Le bilan sanguin de Pierre met en évidence une augmentation du nombre de granulocytes
(polynucléaires) neutrophiles. (1,5 point)
2.1. Citer le rôle de ces cellules immunitaires.
Les PNN sont des cellules phagocytaires, elles assurent la phagocytose (0,5pt)
2.2. Indiquer le type d’immunité auquel elles participent.
Immunité non spécifique ou immunité innée (0,5pt)
2.3. Indiquer le nom d’une autre cellule ayant la même fonction que le polynucléaire neutrophile.
Monocyte ou macrophage Cellule dendritique (0,5pt)
3. D’autres cellules et molécules interviennent dans les immunités humorale et/ou cellulaire. (2,5 points)
3.1. Cocher les acteurs associés à chaque type d’immunité, dans le tableau de l’annexe 3.
(0,5 pt par ligne x5 =2,5pts)
Immunité humorale Immunité cellulaire

LT4 X X

LT8 ou cytotoxiques X

Plasmocytes X

Macrophages X

Anticorps X

4. Le diabète est une maladie auto-immune. (4 points)


4.1. Définir une maladie auto-immune
Maladie au cours de laquelle les éléments du soi sont reconnus comme du non-soi, ce qui provoque
une réaction immunitaire ou fabrication des anticorps dirigés contre le soi. Autre réponse cohérente
acceptée (2pts)
4.2. Indiquer sur la copie, les maladies auto-immunes figurant dans la liste suivante : arthrose, polyarthrite
rhumatoïde, diabète de type 2, SIDA, maladie de Lyme, sclérose en plaques . (2x1=2pts)
Polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques

108
BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR EN PHARMACIE
SESSION 2018
SOUS ÉPREUVE E2 – U20

PHARMACIE GALENIQUE

NOTE / BAREME
Partie 1 / 7 points
Partie 2 / 14,5 points
Partie 3 / 10 points
Partie 4 / 15 points
Partie 5 / 12,5 points
Soin dans la rédaction / 1 point
TOTAL / 60 points
NOTE / 20 points

Note arrondie au ½
point supérieur
Consignes de notation à l’attention des correcteurs L’épreuve permet de vérifier :
- que le candidat maîtrise les connaissances scientifiques et technologiques en pharmacie
galénique,
- qu’il est capable de les appliquer dans un contexte (médicaments, préparations),
- qu’il fait preuve de qualités d’analyse et de synthèse, de soin et de rigueur dans la rédaction.

La commission d’élaboration des sujets attire l’attention des correcteurs sur le respect du barème
appliqué et des niveaux d’exigence mentionnés.

Les réponses cohérentes et adaptées ne figurant pas dans le corrigé seront étudiées lors de la
commission d’harmonisation, précédant les corrections.

Concernant les définitions : il convient d’accepter toutes les définitions cohérentes, outre celles de la
Pharmacopée et des ouvrages de référence :
- pour une forme pharmaceutique : une définition pouvant faire apparaître des éléments fondamentaux
relatifs à son état, son mode d’action, son mode de fabrication, son mode d’administration, sa composition et
toute caractéristique spécifique.
- pour une opération pharmaceutique : une définition pouvant faire apparaître des éléments
fondamentaux relatifs aux objectifs, aux principes physiques mis en œuvre, au matériel spécifique utilisé et
à toute condition particulière relevant de cette opération.

109
PARTIE 1 (7 points)
1.1. Définir cette forme pharmaceutique.
Les dispositifs transdermiques sont des préparations pharmaceutiques souples, de dimensions variables,
qui servent de support à une ou plusieurs substances actives. Placés sur la peau non lésée, ils sont destinés à
libérer et diffuser une ou plusieurs substances actives dans la circulation générale après passage de la
barrière cutanée. (4x0,5=2 pts)
1.2. Le sigle T.T.S est aussi utilisé pour désigner cette forme pharmaceutique. Indiquer la signification de
ce sigle.
Thérapeutic Transdermic System Système transdermique thérapeutique (1 pt)
1.3. Convertir 50 microgrammes en grammes.
0.000050 g (1 pt)
1.4. Citer les deux types de T.T.S existants.
Type réservoir (membranaire) - Type matriciel (2X0,5=1 pt)
1.5. Donner quatre conseils d’utilisation des T.T.S.
Placer sur une peau sèche, glabre, non lésée, sans pli (4x0,5=2 pts)
Appliquer du centre vers l’extérieur, en maintenant la pression quelques secondes
Ne pas coller un dispositif qui se décolle, le changer par un nouveau.
Changer de site d’application à chaque T.T.S.
Peut être conservé sous la douche…
Accepter tous les conseils relatifs à la spécialité… (ex : noter l’heure et le jour de pose…)
PARTIE 2 (14,5 points)
2.1. Définir la forme pharmaceutique « comprimés ».
Les comprimés sont des préparations solides, contenant une unité de prise d'une ou plusieurs
substances actives. Ils sont obtenus en agglomérant par compression un volume constant de
particules, ou par un autre procédé de fabrication approprié. Les comprimés sont destinés
essentiellement à la voie orale. (4x0,5=2 pts)
2.2. Expliquer la notion de libération modifiée. (4x0,5=2 pts)
La libération modifiée consiste, par des excipients spéciaux, ou par des procédés particuliers, ou par
les deux, à modifier la vitesse, le lieu de la libération de la ou des substance(s) active(s).
2.3. Citer le type de comprimé permettant d’obtenir une libération modifiée du KETOPROFENE LP.
(1 pt)
Comprimé bi-couches
2.4. Citer un autre type de libération modifiée, en donnant un exemple de forme pharmaceutique
correspondant. (2x0,5=1 pt)
Libération accélérée : comprimé effervescent… Libération retardée : comprimé gastro résistant
2.5. Parmi les excipients du KETOPROFENE, indiquer le rôle du lactose, de l’amidon de blé, du stéarate
de magnésium et de la gélatine. (4x0,5=2 pts)
Lactose : Diluant
Amidon : Délitant ou diluant ou liant
Stéarate de magnésium : Lubrifiant
Gélatine : Agglutinant ou délitant
2.6. Indiquer l’intérêt d’une forme LP pour le patient. (1 pt)
Réduction de la fréquence des prises, donc meilleure observance du traitement.
2.7. Indiquer sur l’annexe 1, le type de libération correspondant à chaque courbe. (3x0,5=1,5 pt)
Courbe 1 : Libération accélérée.
Courbe 2 : Libération conventionnelle.
Courbe 3 : Libération prolongée.
2.8. Définir la forme « suppositoire ». (4x0,5=2 pts)
Les suppositoires sont des préparations unidoses solides. Leur forme, volume et consistance sont
adaptés à l’administration par voie rectale. Ils contiennent un ou plusieurs principe(s) actif(s)
dispersé(s) ou dissous dans une base appropriée.

110
2.9. Indiquer deux avantages et deux inconvénients de cette forme, par rapport à la forme comprimé.
(4x0,5=2 pts)
Avantages : Action plus rapide qu’un comprimé, meilleure biodisponibilité, PA non soumis à l’action
des sucs digestifs…
Inconvénients : Forme moins acceptée par les patients par rapport aux comprimés, Résorption
inconstante…
Autres réponses cohérentes acceptées.
PARTIE 3 (10 points)
3.1. Définir la forme « suspension buvable ». (4x0,5=2 pts)
Préparation liquide obtenue par dispersion d’un solide non soluble dans un liquide appelé milieu de
dispersion. Elle est destinée à la voie orale.
3.2. Citer la voie d’administration de cette suspension buvable. Préciser trois caractéristiques propres à
cette voie. (0,5+3x0,5=2 pts)
Voie orale : Le médicament est avalé. Après déglutition, il est soumis à l’action des sucs digestifs, pour
une action systémique s’il est absorbé au niveau de la paroi intestinale ou pour une action locale s’il n’est
pas absorbé.
3.3. Préciser l’opération de mélange permettant d’obtenir une suspension buvable. (1 pt)
Opération de dispersion.
3.4. Citer une autre forme obtenue par cette opération (1 pt)
Les émulsions, les mousses, les aérosols…
3.5. Calculer la concentration en % m/v de bicarbonate de sodium contenu dans la suspension pour un
sachet–dose. (1 pt ou 0)
(0.267/10) x100 = 2,67 % m/v
3.6. Définir un « excipient à effet notoire ». (2x1=2 pts)
Composant autre que les PA, présent dans le médicament et utilisé pour sa fabrication pouvant
présenter un effet néfaste chez certains patients.
3.7. Les parabens sont des conservateurs. Citer deux catégories de conservateurs.
Les anti-microbiens (2x0,5=1 pt)
Les anti-oxydants
PARTIE 4 (15 points)
4.1. Expliquer la différence entre une solution et une suspension. (2x1=2 pts)
Une solution est une forme liquide où les substances actives sont divisées ou dissoutes à l’état
moléculaire dans un solvant, elle est limpide. Une suspension est une forme liquide où les substances
actives ne sont pas dissoutes mais dispersées dans un liquide.
4.2. Les solutions injectables ont des caractéristiques particulières. Citer les cinq caractéristiques d’une
solution injectable. (5x0,5=2,5 pts)
Stérile – Apyrogène – Limpide – Isotonique – Neutre
4.3. Définir la voie parentérale (4x0,5=2 pts)
Voie qui consiste à administrer le médicament directement dans l’organisme après effraction de la
peau, en vue d’une action locale ou systémique selon le site d’injection.
4.4. Citer trois autres sites d’injection. (3x0,5=1,5 pt)
Intradermique ID – Intraveineuse IV – Intramusculaire IM – Intra-articulaire IA…
4.5. Indiquer deux avantages et deux inconvénients de la voie parentérale. (4x0,5=2 pts)
Avantages : Action rapide, possibilité d’utiliser chez le patient inconscient, pas d’effet du premier
passage hépatique…
Inconvénients : Nécessite du personnel qualifié, du matériel adapté, risque d’infection, parfois
douloureux…
Autres réponses cohérentes acceptées.

111
4.6. Les formes injectables doivent être stériles. Définir la stérilisation (4x0,25=1 pt)
Opération durable dans le temps, qui consiste à détruire les micro-organismes viables d’une substance
ou d’une surface par diverses méthodes.
4.7. Définir la filtration. (4x0,5=2 pts)
Opération de séparation qui consiste à faire passer un mélange liquide ou gazeux à travers une
membrane poreuse (ou réseau poreux ou filtre), afin d’y retirer les particules solides en suspension.
4.8. Indiquer la principale caractéristique du filtre utilisé pour une filtration stérilisante. (1pt)
Le diamètre des pores du filtre est inférieur à 0,22µm.
4.9. Citer les deux caractéristiques d’un réseau filtrant (2x0,5=1 pt)
Débit – Porosité
PARTIE 5 (12,5 points)
5.1. Identifier cette forme pharmaceutique et justifier la réponse (1 ou 0 pt)
Gel car présence d’un agent gélifiant, le carbopol
5.2. Nommer les principes actifs et préciser le rôle de chaque excipient. (6x0,5=3pts)
PA : Teinture d’arnica, Procaïne, Menthol
Carbopol = Gélifiant – Triethanolamine = Neutralisant – Eau purifiée = Véhicule
5.3. Indiquer la méthode de dissolution extractive utilisée. (1 pt)
La macération
5.4. Citer les quatre autres méthodes de dissolution extractive. (4x0,5=2 pts)
Digestion extractive – Infusion – Décoction – Lixiviation (ou percolation ou méthode par déplacement)
5.5. Expliquer la signification de « 60% v/v », en précisant la composition qualitative et quantitative de
l’alcool à 60% v/v. (3x 0,5=1,5 pt)
C’est une concentration volume pour volume Dans 100 ml d’alcool à 60% v/v, il y a 60 ml d’éthanol pur
et 40 ml d’eau.
5.6. Calculer la masse d’eau en grammes, à utiliser pour réaliser cette préparation.
50 – 8,50 = 41.50 g (1 pt ou 0)
5.7. Indiquer les deux registres obligatoirement utilisés pour assurer la traçabilité de la préparation.
(2x0,5=1 pt)
Le registre des préparations – L’ordonnancier
5.8. Préciser l’action de chacune des spécialités de l’ordonnance, en cochant les cases correspondantes
du tableau de l’annexe 2. (4x0,5=2 pts)

SPECIALITES DE L’ORDONNANCE ACTION LOCALE ACTION SYSTEMIQUE

FENTANYL 50 µg/h disp transderm X


KETOPROFENE 100 mg cp LP X
BICARBONATE DE SODIUM 267 mg
X
+ SODIUM ALGINATE 500 mg susp buv sach
LOVENOX® 6000 UI anti-Xa/0,6 ml sol inj X

112
BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR EN PHARMACIE SESSION 2018

SOUS-EPREUVE E3A – U31

SCIENCES PHARMACEUTIQUES

Points attribués au soin


BARÈME et à la rigueur dans la TOTAL
rédaction

ANATOMIE PHYS-
IOLOGIE / 34 points / 1 point / 35 points

PATHOLOGIE / 34 points / 1 point / 35 points

PHARMACOLOGIE / 69 points / 1 point / 70 points

TOXICOLOGIE / 10 points / 10 points

PHARMACOGNOSIE / 10 points / 10 points

TOTAL / 160 points

NOTE / 20 points

Note arrondie au ½ point supérieur

Consignes de notation à l’attention des correcteurs

L’épreuve permet de vérifier :


- que le candidat maîtrise les connaissances scientifiques et technologiques en anatomie- physiologie, pathologie,
pharmacologie, toxicologie et/ou, pharmacognosie et/ou homéopathie et/ou phytothérapie et/ou dispositifs
médicaux,
- qu’il est capable de les appliquer et de les resituer dans des situations professionnelles spécifiques,
- qu’il fait preuve de qualités d’analyse et de synthèse, de soin et de rigueur dans la rédaction.

La commission d’élaboration des sujets attire l’attention des correcteurs sur le respect :
- du barème appliqué et des niveaux d’exigence mentionnés,
- des critères d’attribution des points accordés au soin et à la rigueur.

Remarque : La pénalisation de réponses aberrantes non envisagées par la commission d’élaboration des sujets,
doit être validée par l’académie pilote.

113
ANATOMIE PHYSIOLOGIE (35 points)
(34 pts + 1 pt pour le soin et la rigueur dans la rédaction)
1. Le système nerveux (13,5 points)
1.1. Annoter le schéma du système nerveux, représenté sur l’annexe 1. (4x0,5=2pts)
1. Encéphale 3. Moelle épinière
2. Cervelet 4. Nerfs rachidiens (périphériques)
1.2. Citer les deux grandes parties qui composent le système nerveux central. (2x0,5=1pt)
Encéphale et moelle épinière
1.3. Légender le schéma de l’annexe 2, représentant une synapse (6x0,5=3pts)
1. Membrane pré-synaptique 4. Neurotransmetteur ou neuromédiateur
2. Vésicule synaptique 5. Membrane post-synaptique
3. Fente synaptique 6. Récepteur (post-synaptique)
1.4. Indiquer, dans l’ordre chronologique, les quatre principales étapes du fonctionnement d’une synapse.
(4x0,5=2pts) (ordre 0,5pt)
1. Arrivée de l’influx nerveux dans le neurone pré-synaptique
2. Libération d’un neurotransmetteur dans la fente synaptique (exocytose)
3. Fixation du neurotransmetteur sur les récepteurs de la membrane post- synaptique
4. Transmission de l’influx nerveux au neurone post-synaptique
1.5. Citer les deux systèmes composant le système nerveux autonome. (2x0,5=1pt)
Systèmes sympathique et parasympathique
1.6. Associer à chaque système, le neuromédiateur (ou neurotransmetteur) correspondant.
Système sympathique = Adrénaline, noradrénaline (1 réponse attendue) (2x0,5=1pt)
Parasympathique = Acétylcholine
1.7. Indiquer l’action de chaque système sur les bronches, sur le péristaltisme intestinal et sur les vaisseaux.
Présenter la réponse sous la forme d’un tableau. (6x0,5=3pts)
Système sympathique Système parasympathique
Bronches Bronchodilatation Bronchoconstriction
Péristaltisme intestinal Augmentation du
Diminution du péristaltisme
péristaltisme
Vaisseaux Vasoconstriction Vasodilatation

2. L’appareil respiratoire (8 points)


2.1. Légender le schéma de l’appareil respiratoire représenté sur le document 1, en reportant les numéros
sur la copie (8x0.5=4pts)
5. Cavité buccale 5 Bronches souches
6. Fosses nasales 6 Bronchioles
7. Poumon gauche (ou plèvre acceptée) 7 Alvéoles pulmonaires
8. Trachée artère 8 Diaphragme
2.2. Citer les gaz échangés entre les alvéoles pulmonaires et le sang, en précisant le sens des échanges :
(2x0,5=1pt)
Passage dioxygène de l’alvéole vers le sang
Passage dioxyde de carbone du sang vers l’alvéole
2.3. Citer les gaz échangés entre le sang et les tissus, en précisant le sens des échanges.
Passage dioxygène du sang vers les tissus (2x0,5=1pt)
Passage dioxyde de carbone du tissu au sang
2.4. Indiquer le nom des cellules sanguines impliquées dans le transport du dioxygène.
Hématies (ou globules rouges ou érythrocytes) (0,5pt)
114
2.5. Préciser le lieu d’élaboration de ces cellules. (0,5pt)
Moelle osseuse (rouge)
2.6. Citer la protéine responsable du transport du dioxyde de carbone. (0,5pt)
Hémoglobine (globine acceptée)
2.7. Citer l’élément minéral responsable du transport du dioxygène. (0,5pt)
Fer
3. La cellule est l’unité structurale et fonctionnelle du corps humain (12,5 points)
3.1. Annoter le schéma de la cellule, représenté en annexe 3. (11x0,5=5,5 pts)
Membrane cytoplasmique ou plasmique
Ribosome
Appareil de Golgi
Mitochondrie
Réticulum endoplasmique
Pore (nucléaire)
Nucléole
Enveloppe nucléaire
Chromatine
Cytoplasme
Centrosome ou centriole
3.2. Préciser le rôle des ribosomes dans la cellule. (1pt)
Synthèse des protéines
3.3. Préciser le rôle des centrioles (ou centrosomes) dans la cellule. (1pt)
Fabrication du fuseau mitotique
3.4. Citer un élément, présent dans la cellule végétale, ne figurant pas dans la cellule animale.
Grande vacuole ou membrane pectocellulosique ou plastes (1pt)
3.5. Citer, dans l’ordre, les quatre phases de la mitose. (0 ou 0,5pt)
Prophase, métaphase, anaphase, télophase
3.6. Nommer la phase de la mitose représentée sur le document 2. (0,5pt)
Télophase
3.7. Indiquer la seconde étape du cycle cellulaire (se déroulant entre deux mitoses) . (1pt)
Interphase
3.8. Indiquer le but de la méiose. (2x0,5=1pt)
Deux divisions successives permettant d’obtenir des cellules sexuelles (ou gamètes, ou cellules
haploïdes) à partir d’une cellule souche (cellule diploïde)
3.9. Préciser le nombre de cellules obtenues par méiose, à partir d’une cellule souche.
2 cellules. (1pt)

115
PATHOLOGIE (35 points)
(34 pts + 1 pt pour le soin et la rigueur dans la rédaction)
1. Pathologie respiratoire de monsieur VIMY (12,5 points)
1.1. Définir l’asthme. (5x0,5=2,5pts)
Maladie chronique des voies respiratoires (bronches, bronchioles) caractérisée par une inflammation,
une broncho-constriction, une hypersécrétion bronchique, survenant par crise.
1.2. Indiquer deux signes cliniques évoquant une crise d’asthme. (2x1=1pt)
Toux, dyspnée, respiration sifflante (sibilante) oppression respiratoire thoracique acceptée
1.3. Citer deux facteurs aggravant l’asthme (hors RGO). (2x0,5=1pt)
Exposition aux allergènes, infections respiratoires, pollution atmosphérique, tabac ; exercice physique,
Autre réponse cohérente acceptée
1.4. Indiquer une complication de l’asthme. (1pt)
Etat de mal asthmatique (asthme aigu grave), insuffisance respiratoire, pneumothorax, déformation de
la cage thoracique, emphysème ; Autre réponse cohérente acceptée
1.5. Citer quatre conseils d’hygiène de vie précis à donner au patient. (4x0,5=2pts)
Eviter l’allergène (couette anti acariens, limiter les Aérer régulièrement le domicile
tapis et moquettes) Utiliser des déshumidificateurs pour lutter contre
Se confiner lors de pics de pollution les moisissures
Limiter les médicaments et produits domestiques Autre réponse cohérente acceptée
en aérosols
1.6. Indiquer la pathologie correspondant à chaque définition inscrite dans le tableau de l’annexe 4 .
(5x1=5pts)
Pathologies Définitions
Broncho pneumopathie
Pathologie pulmonaire entrainant une diminution irréversible du diamètre
chronique obstructive
des bronches souvent associée au tabac
BPCO
Bronchite Inflammation aigüe des bronches liée à un agent infectieux
Maladie d’origine génétique affectant la qualité du mucus des voies
Mucoviscidose
digestives et respiratoires
Maladie pulmonaire d’origine virale très contagieuse affectant
Bronchiolite
particulièrement les nourrissons
Tuberculose Maladie infectieuse liée au bacille de Koch
2. Le RGO est facteur aggravant de l’asthme. (4 points)
2.1. Indiquer la signification du sigle RGO. (0 ou 1pt)
Reflux gastro-oesophagien
2.2. Préciser deux signes cliniques caractéristiques du RGO. (2x0,5=1pt)
Pyrosis, douleur déclenchée et calmée par le mouvement, toux nocturne, dysphagie, oesophagite,
gastralgie. Autre réponse cohérente acceptée
2.3. Citer une cause fréquente du RGO. (1pt)
Anomalie de fermeture du cardia, hernie hiatale Autre réponse cohérente acceptée
2.4. Indiquer deux conseils hygiéno-diététiques précis pour prévenir le RGO. (2x0,5=1pt)
Ne pas boire d’alcool et de boissons gazeuses, ne pas fumer
Limiter les aliments acides, épicés
Manger léger le soir, se coucher au minimum 2 heures après le diner
Dormir en position semi- assise, éviter les positions penchées vers l’avant
Eviter les vêtements serrés à la taille
Lutter contre la constipation et la surcharge pondérale
Fractionner les repas, bien mastiquer, éviter les boissons gazeuses
Autre réponse cohérente acceptée
116
3. Monsieur VIMY est atteint de constipation passagère (3 points)
3.1. Définir la constipation. (1pt)
Ralentissement du transit intestinal associé à une quantité et consistance des selles anormales, à un
retard et une difficulté à l'exonération. Autre réponse cohérente acceptée
3.2. Indiquer une complication de la constipation. (1pt)
Hémorroïdes, occlusion intestinale, fécalome
3.3. Indiquer deux conseils hygiéno-diététiques précis pour prévenir la constipation. (2x0,5=1pt)
Pratiquer une activité physique régulière
Aller à la selle à heure fixe
Avoir une alimentation riche en fibres,
Boire 1l à 1.5 l d’eau non gazeuse par jour
Ne pas abuser des laxatifs irritants (ou stimulants)
Autre réponse cohérente acceptée
4. Le paludisme, maladie parasitaire, est une pathologie très fréquente dans les zones tropicales. (8,5
points)
4.1. Préciser s’il s’agit d’une pandémie, endémie, épidémie ou maladie sporadique. (1pt)
Endémie
4.2. Indiquer la signification du terme retenu à la question 4.1. (1pt)
Persistance d’une même maladie dans une zone géographique donnée (Si erreur dans la question 4.1,
ne pas accepter la réponse)
4.3. Citer l’agent pathogène responsable du paludisme. (1pt)
Plasmodium (Falciparum)
4.4. Préciser le vecteur de cette maladie. (1 ou 0pt)
Anophèle femelle
4.5. Citer le signe clinique caractéristique de la crise de paludisme. (1pt)
Fièvre élevée
4.6. Il existe une chimioprophylaxie adaptée au paludisme. Définir le terme souligné.
Prévention d’une maladie, de ses manifestations (1pt) par l’utilisation de substances chimiques
(0,5pt)
4.7. Indiquer quatre conseils d’hygiène pour limiter le risque de contamination. (4x0,5=2pts)
Utiliser des moustiquaires, des insecticides dans les habitations, des répulsifs pour les vêtements et la
peau ;
Porter des vêtements couvrants, amples et longs ;
Eviter de s’approcher des eaux stagnantes le soir ;
Utiliser la climatisation (éviter de laisser les fenêtres ouvertes) ;
Autre réponse cohérente acceptée

117
5. Il existe un grand nombre d’autres maladies parasitaires. (6 points)
5.1. Compléter les colonnes du tableau de l’annexe 5 qui en présente quelques exemples. Pour remplir la
colonne des modes de transmission, utiliser les mots ci-dessous, dont certains peuvent être employés
plusieurs fois.
Alimentaire, Maternofoetal, Manuporté, Cutanéo muqueux, sexuel, sanguin, contact direct.
(12x0,5=6pts)
Pathologie Agent pathogène Modes de transmission

Alimentaire
Toxoplasmose TOXOPLASMA GONDII
Maternofoetal
AMIBIASE Entamoeba histolityca Alimentaire
(amibe non acceptée)

Taeniasis TAENIA SAGINATA , SOLIUM Alimentaire

Oxyurose OXYURE Manuporté

GALE Sarcopte scabié Cutanéo muqueux

Pédiculose du cuir chevelu PEDICULUS CAPITIS (Poux) Contact direct

PHARMACOLOGIE (70 points)


(69 pts + 1 pt pour le soin et la rigueur dans la rédaction)
1. Monsieur VIMY souffre d’asthme persistant modéré. A ce stade, un traitement de fond est associé
au traitement de crise. (10 points)
1.1. Différencier le traitement de fond du traitement de crise. (2x1=2pts)
Le traitement de fond est un traitement continu
Le traitement de crise est un traitement ponctuel
1.2. Parmi les médicaments cités sur l’ordonnance, préciser ceux administrés par voie pulmonaire,
prescrits en traitement de fond d’une part, prescrits en traitement de crise d’autre part.
Traitement de fond : formotérol + budésonide (Symbicort®) (0 ou 2pts)
Traitement de crise : salbutamol (Aeromir®) (1pt)
1.3. Indiquer pour chaque DC de la question 1.2, la classe thérapeutique et la classe pharmacologique
précise. Présenter la réponse sous la forme d’un tableau. (6x0,5=3pts)
DC Classe thérapeutique Classe pharmacologique précise
Bronchodilatateur Béta-2 mimétique d’action
Salbutamol antiasthmatique
brève
Bronchodilatateur Béta-2 mimétique d’action
Formotérol antiasthmatique
longue
Corticoïde ou Anti-inflammatoire
Budésonide antiinflammatoire
stéroïdien
1.4. Un médicament administré par voie orale en continu est prescrit comme traitement de fond à
monsieur VIMY, en complément des corticoïdes inhalés. Citer ce médicament, ainsi que sa classe
pharmacologique précise. (2x1=2pts)
Montélukast, (Singulair®) Classe des antileucotriènes (anti-allergique refusé)
2. La prednisone est prescrite en cas d’aggravation de l’asthme. (9 points)
2.1. Indiquer la classe pharmacologique précise de la prednisone. (1pt)
Corticoïde ou anti-inflammatoire stéroïdien

144
2.2. Citer deux propriétés pharmacologiques de cette classe. (2x1=2pts)
Anti-inflammatoire ; anti-allergique ; immunosuppresseur à forte dose.
2.3. Citer quatre effets indésirables de la prednisone, administrée pendant une longue période par voie
orale (en dehors de l’hypersensibilité à la molécule). (4x0,5=2pts)
Troubles métaboliques menant à une augmentation de la lipémie, de la glycémie et à une baisse des
protéines (fonte musculaire)
Troubles digestifs, gastralgie, risque d’ulcère gastroduodénal, d’hémorragie digestive
Troubles psychiques : euphorie, insomnie
Risque infectieux accru, risque endocrinien : insuffisance surrénalienne Troubles hydroélectriques :
hypernatrémie, hypokaliémie
Autre réponse cohérente acceptée
2.4. Préciser l’intérêt de la voie inhalée concernant les principes actifs contenus dans SYMBICORT®.
(1pt)
La voie inhalée est une voie principalement locale, qui limite l’apparition des effets indésirables
systémiques.
2.5. Préciser les deux effets indésirables induits par la molécule de budésonide, du SYMBICORT® par voie
inhalée. (2x1=2pts)
Risque d’apparition de mycoses buccales et raucité de la voix
2.6. Indiquer une précaution d’emploi du SYMBICORT® permettant d’éviter l’apparition de ces deux effets
indésirables. (1pt)
Se rincer la bouche après utilisation
3. Les anticholinergiques par voie inhalée peuvent être utilisés également dans le traitement de
l’asthme. (8 points)
3.1. Citer une DCI et une spécialité (2x0,5=1pt)
Ipratropium ATROVENT®
Tiotropium SPIRIVA®
Autre réponse cohérente acceptée
3.2. Définir le terme anticholinergique. (1pt)
Antagoniste des récepteurs à l’acétylcholine (ou du système parasympathique) Substance qui inhibe
l’action de l’acétylcholine.
3.3. Relever dans la liste ci-dessous, un synonyme du terme anticholinergique : sympathomimétique,
sympatholytique, parasympathomimétique, parasympatholytique (1pt)
Parasympatholytique
3.4. Cette classe pharmacologique peut être associée à la classe du salbutamol. Il s’agit alors d’une
synergie d’action. Définir le terme synergie. (2x0,5=1pt)
Augmentation de l’effet thérapeutique en puissance, en durée, en intensité entre 2 substances
présentant les mêmes propriétés pharmacologiques.
3.5. Indiquer quatre effets indésirables des anticholinergiques. (0 ou 2pts)
Sécheresse buccale et/ ou diminution des secrétions exocrines, tachycardie, constipation, troubles de
l’accommodation pouvant favoriser une mydriase, risque de rétention urinaire, somnolence ; Autre
réponse cohérente acceptée
3.6. Citer deux pathologies pour lesquelles, l’usage des anticholinergiques est contre indiqué.
(2x1=2pts)
Glaucome à angle fermé
Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ou troubles urétro-prostatiques
Autre réponse cohérente acceptée
4. Le traitement du RGO. (16 points)
4.1. Indiquer le médicament prescrit à Monsieur VIMY pour le traitement du RGO (1pt)
Esoméprazole (INEXIUM®)
4.2. Préciser la classe pharmacologique précise de ce médicament. (1pt)
Inhibiteur de la pompe à proton (IPP)

145
4.3. Citer deux médicaments (DC + princeps) appartenant à cette classe pharmacologique.
(4x0,5=2pts)
LANSOPRAZOLE (LANZOR®, OGAST®)
OMEPRAZOLE (MOPRAL® ou ZOLTUM®)
PANTOPRAZOLE (INIPOMP®, EUPANTOL®)
RABEPRAZOLE (PARIET®)
Autre réponse cohérente acceptée
4.4. Préciser une autre indication thérapeutique de ce médicament. (1pt)
Ulcère gastroduodénal (traitement ou prévention), gastrite, oesophagite
Autre réponse cohérente acceptée
4.5. Définir les termes : absorption et biodisponibilité. (2x2=4pts)
Absorption : passage du principe actif de son site d’administration à la circulation générale, à travers
une paroi perméable.
Biodisponibilité : Fraction de principe actif qui atteint la circulation générale et la vitesse à laquelle
elle l’atteint.
Autre réponse cohérente acceptée
4.6. Citer l’étape pharmacocinétique au cours de laquelle a lieu la liaison aux protéines plasmatiques
(1pt)
Distribution (répartition plasmatique)
4.7. Préciser le pourcentage de forme active de l’ésoméprazole, sachant que la liaison aux protéines
plasmatiques est de 97 %. (1pt)
3% de forme libre ou non liée
4.8. Citer l’organe principal impliqué dans les réactions de biotransformation. (1pt)
Foie
4.9. Indiquer le terme général correspondant à la molécule obtenue par biotransformation.
Métabolite (1pt)
4.10. Citer les deux voies principales d’élimination des médicaments. (2x1=2pts)
Voie urinaire (rénale) et voie biliaire (hépatobiliaire, fécale)
4.11. Indiquer l’autre classe pharmacologique également utilisée comme antisécrétoire gastrique.
(1pt)
Anti histaminiques H2
5. Le Nifuroxazide (ERCEFURYL®) est un antiseptique intestinal appartenant à la famille des anti-
infectieux, comme les antiviraux et les antibiotiques. Ces derniers peuvent présenter de
nombreux effets indésirables. (9 points)
5.1. Préciser pour chaque DCI inscrite dans le tableau de l’annexe 6,
- la classe pharmacologique (6x1=6pts)
- un effet indésirable indiqué dans la liste suivante : allergies, goût métallique, ototoxicité, troubles
digestifs, dyschromie dentaire, tendinopathie. Chaque effet peut être cité une seule fois.
(6x0,5=3pts)
Classes pharmacologiques DCI Effets indésirables
PENICILLINES ou
AMOXICILLINE Allergies
BETALACTAMINES
CYCLINES DOXYCYCLINE Dyschromie dentaire
AMINOSIDES NETROMYCINE Ototoxicité
FLUOROQUINOLONES CIPROFLOXACINE Tendinopathie
NITRO IMIDAZOLES METRONIDAZOLE Goût métallique
MACROLIDES CLARITHROMYCINE Troubles digestifs

6. Des troubles bénins digestifs et cutanés apparaissent souvent au cours des voyages en zones
tropicales. Le médecin a donc prescrit les quatre spécialités ci- dessous. (10 points)
6.1. Préciser la classe pharmacologique de chaque spécialité. (4x1=4pts)
- Lopéramide (IMODIUM®) anti-diarrhéique opiacé (ou ralentisseur de transit)
146
- Nifuroxazide (ERCEFURIL®) antiseptique intestinal
- Macrogol (TRANSIPEG®) : laxatif osmotique PEG
- Hydrocortisone : dermocorticoïde d’activité faible (corticoïde accepté)
6.2. Associer dans un tableau, chacune des spécialités laxatives ci-dessous, à la classe pharmacologique
correspondante : laxatif osmotique, laxatif de lest, laxatif stimulant, laxatif lubrifiant.
Spécialités : Lansoyl® ; Spagulax® ; Pursennide® ; Duphalac® ; Dulcolax® cp ; Forlax® (6x1=6pts)
laxatif osmotique laxatif de lest laxatif stimulant laxatif lubrifiant
Duphalac® Forlax® Spagulax® Pursennide® Dulcolax® Lansoyl®

7. En raison du décalage horaire important, le médecin a également prescrit à monsieur VIMY, du


lormétazepam (NOCTAMIDE®) (7 points)
7.1. Préciser l’indication thérapeutique du lormétazepam. (1pt)
Insomnie
7.2. Citer la classe pharmacologique du lormétazepam. (1pt)
Benzodiazépines (abréviation non acceptée)
7.3. Préciser une autre indication de cette classe pharmacologique. (1pt)
Anxiété ; Autre réponse cohérente acceptée
7.4. Citer deux effets indésirables de cette classe pharmacologique, autres que l’hypersensibilité.
(2x1=2pts)
Dépendance, sédation, confusion, amnésie rétrograde (pertes de mémoire)
7.5. Indiquer deux autres médicaments (DC et PRINCEPS) appartenant à cette classe pharmacologique.
(2x1=2pts)
Bromazepam = LEXOMIL®
Alprazolam = XANAX®
Lorazepam = TEMESTA®
Diazepam = VALIUM®
Prazepam = LYSANXIA®
Clobazam = URBANYL®
Toutes les benzodiazépines sont acceptées
TOXICOLOGIE (10 points)
1. Monsieur Vimy souhaite emporter un antalgique lors de son voyage. Il se présente à la pharmacie et
vous demande une boite de CODOLIPRANE® (PARACETAMOL + CODEINE). Vous lui expliquez que
la codéine est contre indiquée dans le cadre de la pathologie asthmatique et que depuis peu, elle
n’est dispensable que sur ordonnance. La codéine est un xénobiotique qui a été largement détourné
par certains utilisateurs. (6 points)
1.1. Définir le terme xénobiotique. (1pt)
Molécule étrangère à un organisme vivant.
1.2. Préciser à quel type de toxicité correspond une dépression respiratoire liée à un surdosage de
codéine. (1pt)
Toxicité aigüe
1.3. Citer l’antidote (DCI) correspondant à chacun des principes actifs contenus dans le
CODOLIPRANE®.(PARACETAMOL + CODEINE). (2x1=2pts)
CODEINE : Naloxone
PARACETAMOL : Acétylcystéine
1.4. La DL 50 de la codéine est de 427 mg / kg par voie orale chez le rat. Indiquer la signification des lettres
DL, puis définir la DL 50.
Dose létale (0,5pt)
Dose qui tue 50% des animaux d’un groupe d’expérimentation (0,5pt)
Indicateur quantitatif de la toxicité d'une substance

147
1.5. Indiquer pour un adulte, les doses maximales par prise, puis par 24 heures, du paracétamol et de la
codéine (4x0,5=2pts)
Molécules Doses maximale par prise (adulte) Dose maximale par 24 h (adulte)
Paracétamol 1g 4g
Codéine 100 mg 300 mg
2. La codéine, comme le salbutamol sont des substances dont l’usage est parfois détourné dans le
cadre du dopage.(3 points)
1.1. Définir le dopage. (1pt)
Utilisation de substances ou de procédés permettant d’augmenter artificiellement les capacités
physiques et ou intellectuelles.
1.2. Citer une autre molécule prescrite à Mr VIMY, considérée également comme une substance dopante.
(1pt)
La prednisone ou budésonide
1.3. L’une des molécules contenues dans le CODOLIPRANE® expose à un syndrome de sevrage. Définir
le syndrome de sevrage. (2x0,5=1pt)
Ensemble de symptômes physiques et/ou psychiques, apparaissant lors de l’arrêt brutal d’une
substance toxicomanogène.

PHARMACOGNOSIE (10 points)

1. En plus des laxatifs de synthèse comme les macrogols, il existe des laxatifs d’origine végétale,
comme les mucilages ou les hétérosides anthracéniques. (6points)
1.1. Définir un hétéroside (2x1=1pt)
Substance organique composée d’une partie glucidique et d’une génine (partie non glucidique) qui
possède les propriétés pharmacologiques.
1.2. Indiquer la drogue correspondant à chaque plante, en reportant et complétant le tableau ci-dessous, sur
la copie. (4x0,5=2pts)
Nature chimique des laxatifs végétaux Plante Drogue végétale

Séné Folioles
Plantes à hétérosides anthracéniques
Cascara Ecorce
Fucus Thalle
Plantes à mucilages
Psyllium Graines

1.3. Préciser la classe de laxatifs à laquelle appartiennent les hétérosides anthracéniques et celle à laquelle
appartiennent les mucilages. (2x0,5=1pt)
La classe de laxatifs rattachés aux hétérosides anthracéniques : laxatifs stimulants La classe de laxatifs
rattachés aux mucilages : laxatifs mécaniques ou de lest
1.4. Citer cette propriété (1pt)
Effet satiétant = coupe faim
1.5. Indiquer le nom de la plante dont le tubercule, riche en mucilages, est largement utilisé dans cette
indication (1pt)
Le Konjac
2. La codéine est un alcaloïde possédant une activité antitussive dont monsieur VIMY ne peut pas
profiter, en raison de sa maladie chronique.(4 points)
2.1. Définir un alcaloïde (2x0,5=1pt)
Substance organique azotée basique d’origine végétale, manifestant des propriétés pharmacologiques
marquées à faible dose.

148
2.2. Citer la plante source de la codéine
Papaver somniferum (pavot somnifère accepté, pavot seul non accepté) (1pt)
2.3. Préciser le nom de la drogue végétale contenant la plus grande teneur en codéine et en alcaloïdes
apparentés.
Latex (épaissi obtenu par incision des capsules) (1pt)
2.4. Citer deux autres alcaloïdes présents à côté de la codéine, dans cette plante source
Morphine, noscapine, papavérine, thébaine (2x0,5=1pt)

149
BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR

EN PHARMACIE SESSION 2018

SOUS ÉPREUVE E3B – U32

NOTE / BARÈME

RECEVABILITE / 1 point

ANALYSE DES SPÉCIALITES / 7 points

ANALYSE DU OU DES DISPOSITIF(S) / 3 points

ANALYSE GLOBALE DE LA PRESCRIPTION / 13 points

FORMALITES DE DÉLIVRANCE / 1 point

CONSEILS AU PATIENT / 15 points

TOTAL / 40 points

NOTE / 20 points

Arrondie au ½ point supérieur

150
INSTRUCTIONS AUX CORRECTEURS
Le barème est fixé nationalement.

Avant de débuter la correction des copies, les membres de la commission d’harmonisation se


réuniront, afin de prendre connaissance du corrigé et du barème à appliquer. Les réponses
cohérentes et adaptées ne figurant pas dans le corrigé seront également étudiées lors de la
commission.

Afin d’assurer l’ÉQUITÉ de notation de TOUS les candidats, la répartition des points attribués
à chaque partie, ainsi que les pénalités prévues, devront être respectées.

La note 0 sera attribuée uniquement :

- en cas de contre-indication absolue ou interaction médicamenteuse majeure non signalée ou


signalée à tort,

- en cas de posologie anormale non signalée ou signalée à tort. (une posologie est considérée
comme anormale quand la dose maximale par prise et/ou par 24 heures est dépassée par rapport
aux doses maximales indiquées par la Pharmacopée Française).

Néanmoins la note 0 sera attribuée à une partie de l’épreuve dans les cas suivants :

1 : À la partie 4 (analyse globale de la prescription)


 en cas de délivrance de toutes les spécialités prescrites ou d’un choix dans la délivrance,
suite à un signalement à juste titre d’une erreur majeure,

 en cas de délivrance d’une quantité anormale d’une ou plusieurs spécialité(s) susceptible(s)


de mettre en danger la vie du patient,

 en cas de non délivrance d’une ou de plusieurs spécialité(s) prescrite(s), devant l’être,

 en cas de non traitement de la délivrance.


2 : À la partie 4.1 (but thérapeutique)
 en cas d’indication d’un but thérapeutique sans aucun lien avec la prescription.

3 : Aux parties 4 et 6 (conseils au patient)


 dans le cas où il n’y a pas d’erreur majeure et que le candidat ne traite pas l’analyse globale
par stratégie.

La note 0 ne peut pas être attribuée lorsque les conclusions de l’analyse sont exactes, mais non
justifiées.

Une interaction médicamenteuse d’un autre niveau que contre-indiquée, non signalée ou signalée à
tort, ou une durée de traitement thérapeutique et non législative incorrecte, non relevée ou relevée à
tort n’entraînent pas 0 au CTE.

Les réponses attendues, données dans une autre rubrique que celle prévue dans le corrigé, devront être
impérativement prises en compte, en étant notées une seule fois.
La commission d’harmonisation de chaque académie pourra attribuer 1 point à chaque conseil pertinent
(même non listé dans le corrigé), dans le respect du barème pour les conseils liés aux spécialités et à la
(aux) pathologie(s).
Les conseils inadaptés ou aberrants seront sanctionnés par le retrait au maximum de 2 points sur la
rubrique 6 « Conseils au patient ».

151
1. RECEVABILITE DE L’ORDONNANCE (1 point)

Il manque la qualité du prescripteur (médecine géné-


rale).

(0 ou 1pt)
L’ordonnance n’est pas recevable.

2. ANALYSE DES SPECIALITES (7 points)


(6x0,25+11x
0,5=7pts)

Indication
Nom Classe
Liste et /ou thérapeutique
DCI pharmacologie Utilisation et/ou mode
législation succincte
Dosage et/ou thérapeutique d’emploi
particulière (dans le cadre de
Forme galénique précise
l’ordonnance)
Association
COAPROVEL®
antagoniste des
150 mg/12.5 mg
récepteurs de Traitement de
Irbésartan Pendant ou en dehors d’un
l'angiotensine II et l’hypertension
150 mg/cpr Liste I repas (en une prise)
d'un diurétique artérielle essentielle
Hydrochlorothiazide (0.25)
thiazidique (Ne (0,5)
12,5 mg /cpr pas accepter
Comprimé pelliculé SARTAN) (0,25)
Traitement de
Inhibiteurs de
TAHOR® 20 mg l’hypercholesté- À n’importe quel moment de la
l'HMG-CoA
Atorvastatine rolémie et/ou journée, pendant ou en dehors
Liste I réductase
20 mg/cpr prévention des risques des repas
hypolipidémiants
comprimé pelliculé cardio- vasculaires (0,25)
(0,25)
(0,5)
Autres
DAFALGAN® Traitement de la 2 à 3 prises par jour Espacer
analgésiques et
500 mg douleur (et/ou des de 4 à 6 h Avaler avec de
Hors liste antipyrétiques (-
Paracétamol états fébriles) l’eau, du lait ou un jus de fruit
anilides)
500 mg/gélule (0,5) (3x0,5)
(0,25)

Dissoudre le contenu du
Antibiotique
MONURIL® 3g Traitement monodose sachet dans un demi-verre
(dérivé de l’acide
Fosfomycine de la cystite aiguë non d'eau.
fosfonique)
3g/sachet unitaire Liste I compliquée de la Prendre à distance des repas,
(Autres
granules pour femme. à jeun ou 2 à 3 heures avant
antibactériens)
suspension buvable (0,5) les repas, après le
(0,25)
prélèvement d’urine. (4x0,5)

152
3. ANALYSE DU OU DES DISPOSITIFS (3 points)

MONURELLE CRANBERRY

Description
Comprimés à base d’extrait sec 120 mg de cranberry et de vitamine C 60 mg. (0,5pt)

Intérêt
MONURELLE CRANBERRY associe de :
- l'extrait de cranberry
qui s'oppose à l'adhésion des bactéries sur l'épithélium de la vessie, (1 pt)
- et de la vitamine C anti-oxydante,
qui aide à renforcer les défenses de l'organisme et à diminuer le pH de l'urine en augmentant son
acidité. (0,5 pt)

Indication dans la prescription


Prévention des récidives de cystites chez la femme. (0,5pt)

Utilisation
1 comprimé par jour pendant 20 jours, après la prise du Monuril, de préférence le soir
avec un grand verre d’eau. (0,5pt)

4. ANALYSE GLOBALE DE LA PRESCRIPTION (13 points)

But thérapeutique

Cette ordonnance s’adresse à une patiente âgée de 56 ans qui présente


une hypertension artérielle (essentielle). (1pt)
accompagnée d’une hypercholestérolémie (ou associée à des risques de complications
cardiovasculaires). (0,5pt)
Elle est également traitée pour une cystite bactérienne ou infection urinaire douloureuse.
(0,5pt)
Associations bénéfiques

Pour agir sur la composante cardiovasculaire,


sont prescrits Coaprovel et Tahor. (2x0,5=1pt)
Le Coaprovel associe un ARAII et un diurétique, (0,5pt)
diminuant l’hypertension artérielle par deux mécanismes d’action complémentaires, (1pt)
et régulant la kaliémie. (1pt)
La statine diminue le taux de cholestérol et/ou prévient le risque athéromateux, (1pt)
susceptible d’aggraver les complications cardiovasculaires.

Pour agir sur les composantes de la cystite,


sont prescrits Monuril, Monurelle et Dafalgan. (0,5pt)
Monuril, antibiotique détruisant le germe responsable de l’infection urinaire, (1pt)
Monurelle as sociant la vitamine C et la Cranberry en prévention des récidives (1pt)
des infections urinaires.
Dafalgan, pour la prise en charge de la douleur. (1pt)

Conclusion
Cette ordonnance ne présente pas d’erreur majeure. (1pt)

153
Délivrance (0 ou 2pts)
COAPROVEL® 150 mg/12,5 mg cpr : 1 boite de 30 cpr AR 2 fois ou 1 boite de 90 cpr
TAHOR® 20 mg cpr : 1 boite de 28 cpr AR 2 fois ou 1 boite de 90 cpr
DAFALGAN® 500 mg gélules : 1 boite
MONURIL® 3g sachet granulé : 1 boite
MONURELLE® cranberry cpr : 1 boite de 30 cpr

5. FORMALITES DE DELIVRANCE (1 point)

Mentions à reporter sur le conditionnement des spécialités listées : (0 ou 1pt)


COAPROVEL 150 mg/12,5 mg - TAHOR 20 mg - MONURIL
Posologie et mode d’emploi sur tous les conditionnements

6. CONSEILS AUX PATIENTS (15 points)

Conseils sur les pathologies :

Hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie : six conseils illustrés attendus


(6x1=6pts)
- Arrêter le tabac, car facteur de risque cardiovasculaire : utiliser des substituts nicotiniques si
besoin.
- Eviter l’alcool : 1 à 2 verres de vin par jour maximum.
- Limiter la surcharge pondérale si nécessaire (perdre 5% du poids).
- Limiter l’apport sodé (à 5 g) par jour (attention au sel dans les plats préparés, l’eau gazeuse, les
chips,…).
- Suivre un régime pauvre en lipides (éviter les matières grasses d’origine animale, privilégier les
poissons riches en oméga 3 et en glucides (éviter les sodas, les pâtisseries) : protecteur
cardiovasculaire.
- Lutter contre l'hypercholestérolémie : diminuer les graisses animales, la charcuterie, les œufs, le
fromage et préférer les viandes et poissons maigres, les fruits et légumes frais, la margarine, l'huile
d'olive ou de colza. Préférer la cuisine à la vapeur, en papillote…
- Pratiquer une activité physique adaptée et régulière comme la marche : favorise la régulation de la
pression artérielle et permet d’augmenter le bon cholestérol.
- L’anxiété et le stress ne provoquent pas d’hypertension artérielle, mais les méthodes de relaxation
peuvent s’avérer utiles pour la réguler.
- Rappeler l’importance de la bonne observance du traitement médicamenteux et de la surveillance
de la tension artérielle.

Infection urinaire : six conseils illustrés attendus (6x1=6pts)

- Boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour. Rendre les urines acides en consommant tomates, citrons,
oranges, pamplemousses. Eviter les épices et le vin blanc, irritants.
- Ne pas laisser une constipation s’installer. A l’inverse, combattre une diarrhée. Toutes deux
peuvent favoriser l’infection (prolifération des germes).
- Uriner au moins 5 à 6 fois par jour, notamment avant le coucher. Ne pas se retenir trop longtemps,
bien vider la vessie.
- Uriner systématiquement après chaque rapport sexuel, pour éliminer les germes ayant contaminé
l’urètre.

154
- Effectuer 1 fois par jour (pas plus) une toilette intime à l’eau et au savon (savon pour usage
intime quotidien ou savon surgras).
- La toilette intime doit toujours s’effectuer d’avant en arrière pour éviter de ramener des germes
fécaux vers le méat urinaire.
- Eviter les pantalons et les collants trop serrés ainsi que les sous-vêtements en synthétique
(risque de macération).
- A la piscine ou à la plage, ne pas laisser sécher sur soi son maillot de bain, se changer en sortant
de l’eau.

Si un ECBU est prescrit, il est important qu’il soit réalisé dans de bonnes conditions d’asepsie.
- Le prélèvement s'effectue de préférence sur les urines du matin ou sur des urines ayant séjourné
au moins 4 heures dans la vessie et avant le début de l'antibiothérapie.
- Le prélèvement s'effectue après toilette et désinfection locale à l'aide d'une solution antiseptique,
généralement du Dakin pur, en prélevant les urines du milieu du jet, dans un flacon stérile. La mise
en culture doit être faite dans l'heure. Dans le cas contraire, le prélèvement doit être conservé à
4 °C (24 heures au maximum). Noter l’heure de recueil sur le flacon.

Conseils sur les médicaments : trois conseils illustrés attendus (3x1=3pts)

TAHOR®
- Risque de crampes musculaires (avertir le médecin), surveiller les CPK
- Ne pas associer à des inhibiteurs enzymatiques (jus de pamplemousse)
DAFALGAN®
- Attention à ne pas associer avec d’autres médicaments contenant du paracétamol (Efferalgan,
Doliprane…) : risque de surdosage avec hépatotoxicité.
- Ne pas dépasser les doses maximales par prise 1g et par 24 h, 4g.
- 1 à 2 gélules par prise, toutes les 4 à 6heures.

MONURIL®
- Risque de diarrhées, nausées
- Risque de céphalées et vertiges
- Risque de vulvovaginite
- Vider la vessie avant la prise

COAPROVEL®
- Risque d’hypotension orthostatique, de vertiges

155
BREVET PROFESSIONNEL PRÉPARATEUR EN

PHARMACIE SESSION 2018

SOUS ÉPREUVE E3C – U33


NB : les modes opératoires proposés ci-dessous ne sont pas fournis aux jurys les jours
de correction. Ce ne sont que des propositions. Chaque centre d’examen a ces propres
pratiques. En aucun cas l’ANFPP ne saurait être tenue pour responsable en cas de
proposition de mode opératoire différent de celui exigé par tel, ou tel centre d’examen.

Pour toutes les gélules qui contiennent des extraits secs ou des huiles essentielles,
pénaliser uniquement le candidat sur la partie « mise en œuvre des techniques / notation en
cours d’épreuve » qui
- ne rajoute pas la silice colloïdale pour assécher
- ne respecte pas les quantités de silice colloïdale préconisées dans le corrigé.

Pour la notation de l’étiquette, ne pas pénaliser le candidat si : benzoate de sodium, HAD,


Sorbitol, Mannitol, Eau de chaux, Huiles essentielles, Eaux florales (distillées et aromatisées)
Glycérine, Sodium, saccharose : notés PA ou EXC.
Idem pour EEN qu’il soit noté PA ou EXC dans le corrigé.

Sujet N° 106
Sujet N° 96
Sujet N° 60

156
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 106
FICHE DE PREPARATION PM1 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Forme pharmaceutique :
Quantité ou volume à préparer :
préparation : péremption) : ration :
30 gélules
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 500 Gélules
N° de lot Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées et Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle
Conditionnement
des MP des conditionnements pour la préparation des pesées
PA Colchicine poudre titrée au 1/10ème 0,30 g Tare du conditionnement
(excepté boites ou pots à gé-
PA Extrait sec d’harpagophytum 3,00 g lules) :
EXC Silice colloïdale hydratée 1,50 g
PA Paracétamol 3g

EXC Excipient au choix : silice colloïdale hydratée ou lactose ou cellulose

N° de lot Gélules (taille couleur)


N° de lot Boite à gélules
Si poudre titrée, noter lactose EEN sur l’étiquette obligatoire
Si choix de lactose en excipient, penser à vérifier la mention EEN sur
étiquette

Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette


Colchicine 1 mg x 30 = 30 mg (Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé) Pharmacie de l'Avenir
soit 0,03 g donc 0,03 x 10 = 0,30 1) Dans un mortier, triturer soigneusement la poudre titrée de colchi- 10 rue Ledru
g de poudre titrée. cine et l’extrait sec d’harpagophytum ; 63000 CLERMONT-FERRAND
2) Ajouter 1,50 g de silice pour stabiliser l’extrait sec ; Gélules n° 1126 - pour adulte - Voie orale
La colchicine est inscrite en liste 3) Ajouter le paracétamol, mélanger ; 2 gélules matin et soir
I, ses doses d'exonération sont 4) Mesurer la poudre obtenue à l’éprouvette ; Lot N° 500 - 30 gélules
de 1 mg par prise et 0,01 g quan- 5) Choisir la taille des gélules ; Dosage des PA/unité Date limite d'utilisation
Colchicine 1 mg
tité maximale remise au public. 6) Compléter si nécessaire avec l’excipient choisi, Harpagophytum extrait sec 100 mg date de l'examen + 1 mois
Paracétamol 100 mg EEN : lactose)
Ici la dose totale est de 30 mg 7) Tamiser, reprendre au mortier
pour 30 gélules. La colchicine ne 8) Répartir en 30 gélules par écoulement et arasage. Uniquement sur ordonnance
bénéficie pas de l'exonération. 9) Fermer les gélules, verrouiller ; Respecter les doses prescrites
10) Essuyer les gélules, vérifier l’uniformité de masse, conditionner, éti-
queter.

157
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 106
FICHE DE PREPARATION PM2 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Quantité ou volume à préparer : Forme pharmaceutique :
préparation : péremption) : ration :
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 501 55 g Crème

N° de lot Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées et Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle
Conditionnement
des MP des conditionnements pour la préparation des pesées

PA Menthol 0,50 g Tare du conditionnement


(excepté boites ou pots à gé-
PA Camphre 0,50 g lules) :

EXC Vaseline 15 g Tare du pot


EXC Huile de paraffine 6,50 g

EXC Polystate B 5g

EXC Cire d’abeille 13 g

EXC Eau purifiée 19,50 g

N° de lot Pot
Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette
(Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé) Pharmacie de l'Avenir
1. Faire fondre, au bain marie, la vaseline, la cire d’abeille et le polys- 10 rue Ledru
tate B dans l’eau purifiée. 63000 CLERMONT-FERRAND
2. Après fusion, mélanger soigneusement jusqu’à début d’épaississe- Crème n° 1127 - pour adulte - Voie cutanée
ment. En application le soir
Lot N° 501 - 60 g
3. Mélager camphre et menthol dans une capsule (mélange eutectique)
Dosage des PA / 60 g Date limite d'utilisation
et dissoudre ce mélange dans l’huile de paraffine. Menthol 0,50 g date de l'examen + 1 mois
4. Réunir les deux mélanges et homogénéiser Camphre 0,50 g Excipients : vaseline, huile de
5. Conditionner, étiqueter. paraffine, cire d’abeille, polys-
tate B, eau purifiée
On peut également dissoudre à chaud le camphre et le menthol dans un NE PAS AVALER
mélange vaseline et huile de paraffine. Faire fondre, au bain marie, la
cire d’abeille et le polystate B dans l’eau purifiée. Réunir les deux mé-
langes et triturer jusqu’à parfaite homogénéité.

158
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 106
FICHE DE PREPARATION PO 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Quantité ou volume à préparer : Forme pharmaceutique :
préparation : péremption) : ration : 60 g
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 502 Pommade

N° de lot Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle


Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées Conditionnement
des MP pour la préparation des pesées

PA Acide salicylique 6g Tare du conditionnement


(excepté boites ou pots à gé-
EXC Vaseline blanche 54 g lules) :
Tare du pot

N°de lot Pot

Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette


(Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé)
1. Tapisser le fond du mortier avec une partie de vaseline ; Pharmacie de l'Avenir
2. Incorporer peu à peu l’acide salicylique finement pulvérisé et homo- 10 rue Ledru
généiser parfaitement ; 63000 CLERMONT-FERRAND
Pommade à l’acide salicylique à 10 %
3. Ajouter le reste de vaseline et homogénéiser. n° 1128 - pour adulte - Voie cutanée
Appliquer sur la verrue
Lot N° 502 - 60 g
Date limite d'utilisation
Dosage des PA / 60 g
date de l'examen + 1 mois
Acide salicylique 6g
Excipient : vaseline
NE PAS AVALER

159
N° du candidat : Ordonnancier du sujet 106 Juin 2018

Composition quanti-

N° de lot de la pré-

N° de lot de la ma-
tière première
N° d'ordre

paration
tative
Date

Nom et adresse du pres- Nom du Nom et adresse du pa- Nom de


Forme Composition qualitative
cripteur fournisseur tient l'exécutant
xx/06/2018

Codéine phosphate Cooper 822A


10 mg Madame Girard
Paracétamol Cooper 634
1124 Gélules 250 mg 498 9 rue des Sports
Caféine Fagron 745
30 mg 63000 Clermont-Ferrand
Docteur V. Murat Excipient qsp 1 gélule N°20 Cooper 965
15 rue Merles
xx/06/2018

63000 Clermont-Ferrand
1125 Cérat de Galien 70 g en pot 499 Ne pas
remplir les
Ne pas cases gri-
remplir les sées
Colchicine 1 mg cases gri-
Extrait sec d’harpagophytum 100 mg sées
1126 Gélules 500
Paracétamol 100 mg
Excipient qs pour 1 gélule N°30
Docteur Alice DUBOIS Menthol 0,50 g
2 rue Ledru Camphre 0,50 g
xx/06/2018

Monsieur Claude DUPUY


Vaseline 15 g 3 rue de la Cathédrale
63000 CLERMONT-FER- 1127 Gel Huile de paraffine 6,50 g 501 63000 CLERMONT FERRAND
RAND Polystate B 5g
Cire d’abeille 13 g
Eau purifiée qs pour 60 g en pot

1128 Pommade A l’acide salicylique à 10 % 60 g en pot 502

160
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 96
FICHE DE PREPARATION PM1 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Quantité ou volume à préparer : Forme pharmaceutique :
préparation : péremption) : ration :
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 500 150 g Sirop
N° de lot Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées et Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle
Conditionnement
des MP des conditionnements pour la préparation des pesées
PA Codéine 1g Tare du conditionnement
(excepté boites ou pots à gé-
EXC Alcool à 90 % V/V 10 g lules) :
EXC Eau de fleur d’oranger 14 g
Tare du flacon
EXC Sirop d’écorce d’orange amère 45 g
EXC Sirop simple 80 g

N° de lot Flacon

Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette


La codéine est un stupéfiant sec- (Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé) Pharmacie de l'Avenir
tion 2. Depuis juillet 2017, cette Dans un flacon taré, peser l’alcool à 90 V/V et y solubiliser la codéine ; 10 rue Ledru
substance n’a plus de doses Ajouter le sirop d’écorce d’orange amère, mélanger ; 63000 CLERMONT-FERRAND
d’exonération. Ajouter le sirop simple, mélanger ; Sirop n° 1126 - pour adulte - Voie orale
Ajouter l’eau de fleur d’oranger et mélanger. Une cuillérée à café 3 fois par jour
La densité de cette préparation Lot N° 500 - 150 g
est de 1,22 donc 150 / 1,22 = Dosage des PA pour 150 g Date limite d'utilisation
Codéine 1 g soit 0,67 % m/m date de l'examen + 1 mois
122,95 mL. On peut donc utiliser ou 81 % m/V EEN : saccharose, éthanol
un flacon de 125 mL
Respecter les doses prescrites
Uniquement sur ordonnance

161
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 96
FICHE DE PREPARATION PM2 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Quantité ou volume à préparer : Forme pharmaceutique :
préparation : péremption) : ration :
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 501 25 gélules Gélules
N° de lot Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées et Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle
Conditionnement
des MP des conditionnements pour la préparation des pesées
PA Bromazépam poudre titrée au 1/10ème 0,25 g Tare du conditionnement
(excepté boites ou pots à gé-
PA Extrait sec d’aubépine 1,25 g lules) :
PA Extrait sec de passiflore 1,25 g
EXC Silice colloïdale hydratée 1,25 g
Excipient au choix : silice colloïdale hydratée ou lactose ou
EXC
cellulose
N° de lot Boite
N° de lot Gélules (taille couleur)
Si poudre titrée, noter lactose EEN sur l’étiquette obligatoire

Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette


Bromazépam :1 x 25 = 25 mg (Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé) Pharmacie de l'Avenir
soit 0,025 g donc 0,025 x 10 = Dans un mortier, triturer soigneusement la poudre titrée de bromazépam, l’extrait 10 rue Ledru
0,25 g de poudre titrée. sec d’aubépine et l’extrait sec de passiflore ; 63000 CLERMONT-FERRAND
Ajouter 1,25 g de silice pour stabiliser l’extrait sec ; Gélules n° 1127 - pour adulte - Voie orale
Le bromazépam est inscrite en Mesurer la poudre obtenue à l’éprouvette ; Une gélule le soir
liste I et n’est jamais exonérée. Choisir la taille des gélules ; Lot N° 501 - 25 gélules
Compléter si nécessaire avec l’excipient choisi, Dosage des PA/unité Date limite d'utilisation
Bromazépam 1 mg
Tamiser, reprendre au mortier Aubépine extrait sec 50 mg date de l'examen + 1 mois
Passiflore extrait sec 50 mg (EEN : lactose)
Répartir en 25 gélules par écoulement et arasage.
Fermer les gélules, verrouiller ; Uniquement sur ordonnance
Essuyer les gélules, vérifier l’uniformité de masse, conditionner, étiqueter. Respecter les doses prescrites

162
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 96
FICHE DE PREPARATION PO 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Quantité ou volume à préparer : Forme pharmaceutique :
préparation : péremption) : ration : 50 g
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 502 Pommade

N° de lot Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées et Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle
Conditionnement
des MP des conditionnements pour la préparation des pesées

PA Camphre racémique 5g Type et, éventuellement,


tare du conditionnement :
EXC Cire blanche d’abeille 5g Tare du pot

EXC Vaseline 40 g

N° de lot Pot

Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette


(Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé) Pharmacie de l'Avenir
1) Dans une capsule tarée, déposer la cire et la vaseline ; 10 rue Ledru
2) Faire fondre au bain marie sans dépasser 60 °C ; 63000 CLERMONT-FERRAND
3) Ajouter le camphre pulvérisé ; Pommade camphrée à 10 % N°1128
4) Mélanger avec l’agitateur jusqu’à totale dissolution du camphre ; pour adulte - Voie cutanée
En application le matin
5) Continuer à mélanger jusqu’à ce que la masse soit refroidie. Lot N° 502 - 50 g
Dosage des PA / 50 g Date limite d'utilisation
Camphre 5 g date de l'examen + 1 mois
Excipients : cire blanche et
Interdit aux enfants de vaseline
moins de 30 mois
NE PAS AVALER

163
N° du candidat : Ordonnancier du sujet 96 Juin 2018

Composition quanti-

N° de lot de la pré-

N° de lot de la ma-
tière première
N° d'ordre

paration
tative
Date

Nom et adresse du pres- Nom du Nom et adresse du pa- Nom de


Forme Composition qualitative
cripteur fournisseur tient l'exécutant
xx/06/2018

Codéine phosphate Cooper 822A


10 mg Madame Girard
Paracétamol Cooper 634
1124 Gélules 250 mg 498 9 rue des Sports
Caféine Fagron 745
30 mg 63000 Clermont-Ferrand
Docteur V. Murat Excipient qsp 1 gélule N°20 Cooper 965
15 rue Merles
xx/06/2018

63000 Clermont-Ferrand
1125 Cérat de Galien 70 g en pot 499 Ne pas
remplir les
Ne pas cases gri-
Codéine 1g remplir les sées
Alcool à 90 % V/V 10 g cases gri-
sées
1126 Sirop Eau de fleur d’oranger 14 g 500
Siriop d’écorce d’orange amère 45 g
Sirop simple qs pour 150 g
Docteur Alice DUBOIS
2 rue Ledru
xx/06/2018

Bromazépam 1 mg Monsieur Claude DUPUY


63000 CLERMONT-FER- Aubépine extrait sec 50 mg 3 rue de la Cathédrale
1127 Gelule 501 63000 CLERMONT FERRAND
Passiflore extrait sec 50 mg
RAND Excipient qs pour 1 gélule N°25

1128 Pommade Camphrée à 10 % 50 g en pot 502

164
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 60
FICHE DE PREPARATION PM1 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Quantité ou volume à préparer : Forme pharmaceutique :
préparation : péremption) : ration :
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 500 25 gélules Gélules
N° de lot Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées et Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle
Conditionnement
des MP des conditionnements pour la préparation des pesées
PA Reine des prés extrait sec 1,25 g Tare du conditionnement
(excepté boites ou pots à gé-
PA Diclofénac sodique 1,25 g lules) :
PA Harpagophytum extrait sec 1g
EXC Silice colloïdale hydratée 1,12 g ou 1,13 g
Excipient au choix : silice colloïdale hydratée ou lactose ou
EXC
cellulose
N° de lot Boite
N° de lot Gélules (taille couleur)
Si poudre titrée, noter lactose EEN sur l’étiquette obligatoire
Si choix de lactose en excipient, penser à vérifier la mention
EEN sur l’étiquette
Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette
Le diclofénac sodique, liste II, (Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé) Pharmacie de l'Avenir
n’est jamais exonéré par voie 1. Dans un mortier, triturer soigneusement les extraits secs avec le di- 10 rue Ledru
orale clofénac ; 63000 CLERMONT-FERRAND
2. Ajouter 1,12 g de silice pour stabiliser les extraits secs ; Gélules n° 1126 - pour adulte - Voie orale
3. Mesurer la poudre obtenue à l’éprouvette ; Une gélule 3 fois par jour
4. Choisir la taille des gélules ; Lot N° 500 - 25 gélules
5. Compléter si nécessaire avec l’excipient choisi, Dosage des PA/unité Date limite d'utilisation
Reine des prés extrait sec 50 mg
6. Tamiser, reprendre au mortier Diclofénac sodique 50 mg date de l'examen + 1 mois
Harpagophytum extrait sec 40 mg
7. Répartir en 25 gélules par écoulement et arasage.
8. Fermer les gélules, verrouiller ; Respecter les doses prescrites
9. Essuyer les gélules, vérifier l’uniformité de masse, conditionner, étique- Uniquement sur ordonnance
ter.

165
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 60
FICHE DE PREPARATION PM2 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Quantité ou volume à préparer : Forme pharmaceutique :
préparation : péremption) : ration :
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 501 150 g Sirop
N° de lot Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées et Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle
Conditionnement
des MP des conditionnements pour la préparation des pesées
PA Solution aqueuse de codéthyline au 1/100ème 10 g Tare du conditionnement
(excepté boites ou pots à gé-
EXC Benzoate de sodium 1g lules) :
EXC Eau de fleur d’oranger 10 g
PA Teinture de droséra 2g Tare du flacon

EXC Sirop simple 127 g

N°de lot Flacon de 125 mL

Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette


Il faut utiliser une solution (Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé) Pharmacie de l'Avenir
aqueuse titrée au 1/100ème de 1. Dans un flacon de 125 mL taré, peser l’eau de fleur d’oranger et y dis- 10 rue Ledru
codéthyline. On pèsera donc soudre le benzoate de sodium ; 63000 CLERMONT-FERRAND
0,10 x 100 = 10 g de solution ti- 2. Filtrer si besoin Sirop N° 1127 - pour adulte - Voie orale
trée et 137 – 10 g = 127 g de si- 3. Ajouter la solution aqueuse titrée de codéthyline, mélanger ; 1 cuillérée à soupe matin et soir
rop simple. 4. Ajouter la moitié du sirop simple, mélanger ; Lot N° 501 - 150 g
Depuis juillet 2017, la codéthy- 5. Ajouter la teinture de droséra et le reste de siriop simple ; Dosage des PA pour 150 g Date limite d'utilisation
Codéthyline 0,10 g soit 0,07 % m/m – date de l'examen + 1 mois
line n’a plus aucune exonéra- 6. Mélanger soigneusement ; 0,09 % m/V
EEN : sodium, éthanol, sac-
Droséra teinture 2 g soit 1,33 % m/m –
tion. 7. Vérifier l’homogénéité du mélange par mirage. 1,71 % m/V charose
150 / 1,28 = 117,18 mL Respecter les doses prescrites
Uniquement sur ordonnance

166
Pharmacie de l'Avenir
SESSION 2018 N° du candidat
SUJET 60
FICHE DE PREPARATION PO 10 Rue Ledru – 63000 CLERMONT-FERRAND
Date de réalisation de la Date limite d’utilisation (ou de Numéro de lot de la prépa- Quantité ou volume à préparer : Forme pharmaceutique :
préparation : péremption) : ration : 45 g
Date de l’examen Date de l’examen +1 mois 502 Pommade

N° de lot Formule réalisée : Désignation des matières premières utilisées et Quantité pesée ou volume mesuré Visa du double contrôle
Conditionnement
des MP des conditionnements pour la préparation des pesées

PA Camphre racémique 9g Type et, éventuellement,


tare du conditionnement :
EXC Cire blanche d’abeille 31,50 g Tare du pot

EXC Vaseline 4,50 g

N° de lot Pot

Calculs spécifiques : Précisions sur le protocole de fabrication : Coller le double de l’étiquette


(Pour les PO, uniquement si différent de celui proposé) Pharmacie de l'Avenir
1) Dans une capsule tarée, déposer la cire et la vaseline ; 10 rue Ledru
2) Faire fondre au bain marie sans dépasser 60 °C ; 63000 CLERMONT-FERRAND
3) Ajouter le camphre pulvérisé ; Pommade camphrée à 20 % N°1128
4) Mélanger avec l’agitateur jusqu’à totale dissolution du camphre ; pour adulte - Voie cutanée
En application locale
5) Continuer à mélanger jusqu’à ce que la masse soit refroidie. Lot N° 502 - 50 g
Dosage des PA / 45 g Date limite d'utilisation
Camphre 9 g date de l'examen + 1 mois
Excipients : cire blanche et
Interdit aux enfants de vaseline blanche
moins de 30 mois
NE PAS AVALER

167
N° du candidat : Ordonnancier du sujet 60 Juin 2017

Composition quanti-

N° de lot de la pré-

N° de lot de la ma-
tière première
N° d'ordre

paration
tative
Date

Nom et adresse du pres- Nom du Nom et adresse du pa- Nom de


Forme Composition qualitative
cripteur fournisseur tient l'exécutant
xx/06/2018

Codéine phosphate Cooper 822A


10 mg Madame Girard
Paracétamol Cooper 634
1124 Gélules 250 mg 498 9 rue des Sports
Caféine Fagron 745
30 mg 63000 Clermont-Ferrand
Docteur V. Murat Excipient qsp 1 gélule N°20 Cooper 965
15 rue Merles
xx/06/2018

63000 Clermont-Ferrand
1125 Cérat de Galien 70 g en pot 499 Ne pas
remplir les
Ne pas cases gri-
remplir les sées
Reine des prés extrait sec 50 mg cases gri-
Diclofénac sodique 50 mg sées
1126 Gélules 500
Harpagophytum extrait sec 40 mg
Excipient qs pour 1 gélule N°25

Docteur Alice DUBOIS


2 rue Ledru Codéthyline
xx/06/2018

0,10 g Monsieur Claude DUPUY


Benzoate de sodium 3 rue de la Cathédrale
63000 CLERMONT-FER- 1127 Sirop Eau de fleur d’oranger
1g
501
10 g 63000 CLERMONT FERRAND
RAND Teinture de droséra
2g
Sirop simple qs pour
150 g

1128 Pommade Camphrée à 20 % 45 g 502

168
BREVET PROFESSIONNEL
PRÉPARATEUR EN PHARMACIE
SESSION 2018

SOUS-ÉPREUVE E4 – U40

LÉGISLATION ET GESTION PROFESSIONNELLES

Points attribués au
BARÈME soin et à la rigueur TOTAL
dans la rédaction

LÉGISLATION DU TRAVAIL /14,5 points /0,5 point /15 points

LÉGISLATION PHAR-
/39 points /1 point /40 points
MACEUTIQUE

GESTION À L’OFFICINE /24,5points /0,5 point /25 points

TOTAL /80 points

NOTE /20 points

Note arrondie au ½ point supérieur

Consignes de notation à l’attention des correcteurs

L’épreuve permet de vérifier :


- que le candidat maîtrise les compétences et les connaissances relatives au contexte juridique, réglementaire
et déontologique de sa profession,
- qu’il est capable d’analyser et de résoudre des problèmes de gestion et des problèmes administratifs,
spécifiques de sa profession,
- qu’il fait preuve de qualités d’analyse et de synthèse, de soin et de rigueur dans la rédaction.

La commission d’élaboration des sujets attire l’attention des correcteurs sur le respect :
- du barème appliqué,
- des niveaux d’exigence mentionnés,
- des critères d’attribution des points accordés au soin et à la rigueur.

Les réponses cohérentes et adaptées ne figurant pas dans le corrigé seront étudiées lors de la commission
d’harmonisation, précédant les corrections.

169
LÉGISLATION DU TRAVAIL
(14,5 points + 0,5 point pour le soin et la présentation)
Arrondir les résultats au centième

1. Madame DUPOND, en CDI depuis 2010, souhaite mettre fin à son contrat de travail pour rejoindre
son mari, muté dans une autre région. (4 points)
1.1. Nommer ce type de rupture de contrat. (0,5pt)
Démission
1.2. Citer le nom de la période précédant le départ effectif de la salariée. (0,5 pt)
Période de préavis
1.3. Préciser, dans cette situation, la durée de cette période. (0,5 pt)
1 mois.
1.4. Citer les indemnités pouvant être versées par l’employeur, au départ de madame DUPOND.
(2x0,5=1pt)
Indemnité compensatrice de préavis,
si l’employeur dispense le salarié d’effectuer son préavis.
Indemnité compensatrice de congés payés,
si la démission intervient alors que le salarié n’a pas pris l’ensemble de ses congés payés.
1.5. Indiquer les documents que l’employeur doit remettre à la salariée lors de son départ.
(3x0,5=1,5pt)
Le certificat de travail
L’attestation pôle emploi
Le solde de tout compte
2. Monsieur GUERESSE envisage le recrutement en CDD d’un préparateur en pharmacie pour le
remplacement de madame DUPOND. (3 points)
2.1. Indiquer en justifiant la réponse, si dans cette situation, le recrutement en CDD est envisageable.
(1pt)
Le recrutement en CDD n’est pas envisageable, car le remplacement de la salariée en CDI n’est pas un
motif de recours autorisé par le Code du Travail.
Cas particuliers :
Possibilité de recours au CDD si départ définitif d'un salarié précédant la suppression de son poste de
travail ou attente de la prise de poste d'un nouvel embauché en CDI ou CDD seniors.
2.2. Préciser la durée maximale d’un CDD pour le remplacement d’un salarié en arrêt maladie.
(0,5pt)
18 mois
2.3. Citer trois obligations de rédaction d’une offre d’emploi. (3x0,5=1,5pt)
Être rédigée en français.
Ne pas comporter de mentions discriminatoires (accepter des exemples de discriminations).
Être clairement formulée, sans ambiguïté.
3. Madame BELAID, en CDI depuis le 1er octobre 2017, travaille 30 h par semaine. Diplômée depuis
10 ans, elle est en activité depuis l’obtention du BP. (4,5 points)
3.1. À partir du document 1, indiquer le coefficient minimal proposé à la salariée lors de son embauche.
(1pt)
Coefficient 280
3.2. Le taux horaire applicable est de 12,194 euros. Calculer le salaire mensuel brut.
(1pt)
Salaire mensuel brut = 12,194 x (30x52/12)= 1 585,22 € par mois
3.3. Définir le salaire net en fonction du salaire brut. (1pt)
Le salaire net correspond au salaire brut dont on a retiré les charges sociales y compris la CSG
(contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale).

170
3.4. Définir un contrat de travail à temps partiel. (0,5pt)
Contrat de travail dont la durée est inférieure à la durée légale hebdomadaire du travail. Depuis le
1er juillet 2014, selon le Code du travail, la durée légale du travail à temps partiel ne peut être
inférieure à 24h par semaine.
3.5. Indiquer le nombre de jours ouvrables de congés payés acquis par la salariée, sur la période
légale de référence, sachant qu’aucune absence n’a été déclarée.
(0,5pt)
8 mois x 2,5 = 20 jours ouvrables
3.6. Définir le jour ouvrable. (0,5pt)
Jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés.
4. Madame LEROY prépare le BP préparateur en pharmacie, par le biais d’un contrat en alternance
(3 points)
4.1. Citer deux types de contrats en alternance. (2x0,5=1pt)
Contrat d’apprentissage
Contrat de professionnalisation
4.2. Indiquer, pour chacun de ces contrats, la durée de la période d’essai. (2x0,5=1pt)
45 jours de période pratique en entreprise, pour le contrat d’apprentissage.
1 mois pour le contrat de professionnalisation, en CDD de plus de six mois.
4.3. Justifier l’utilité de la période d’essai pour l’employeur et pour le salarié. (2x0,5=1pt)
Elle permet en début de contrat, à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié et au salarié, de
découvrir les fonctions occupées. Elle peut être rompue sans préavis par chacune des deux parties.

171
LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE
(39 points + 1 point pour le soin et la présentation)
Arrondir les résultats au centième

La formule du LEVOTHYROX® 100µg comprimés sécables a été modifiée (document 2).


1. Madame MARTEL se présente à l’officine avec une prescription de LEVOTHYROX® 100µg (liste II)
sur une ordonnance ALD (affection longue durée). (7,5 points)
1.1. Préciser la signification du sigle ANSM. (1,5pt ou 0pt)
Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (et des Produits de Santé)
1.2. Indiquer trois actions mises en place par l’ANSM dans le cadre de la modification de la formule du
LEVOTHYROX®, en prenant appui sur le document 2. (3x0,5=1,5pt)
Demander une modification de la formule du médicament.
Proposer des examens sanguins supplémentaires.
Réceptionner les pétitions.
Rassurer les patients.
Créer des documents destinés aux patients.
Conseiller les professionnels de santé.
Autre réponse cohérente acceptée
1.3. Citer deux devoirs auxquels est soumis le pharmacien à l’égard des patients. (2x1=2pts)
Respecter la discrétion professionnelle (confidentialité) envers la patientèle.
Contribuer à l'information et à l'éducation sanitaire du public.
Préserver son indépendance professionnelle.
Respecter le secret professionnel.
Faire preuve du même dévouement envers toutes les personnes qui ont recours à leur art, respecter
la vie et la personne humaine.
Autre réponse cohérente acceptée
1.4. Indiquer le nom de l’organisme contacté par le pharmacien pour déclarer un effet indésirable (sigle
non accepté). (1 pt)
Le centre régional de pharmaco vigilance
1.5. Citer trois sanctions disciplinaires dont peut faire l’objet un pharmacien, en cas de non respect de
ses devoirs. (3x0,5=1,5 pt)
L'avertissement, Le blâme avec ou sans inscription au dossier
L'interdiction temporaire ou définitive de servir une ou la totalité des fournitures faites, à quelque
titre que ce soit, aux établissements publics ou reconnus d'utilité publique, aux communes, aux
départements ou à l'État.
L'interdiction, pour une durée maximum de 5 ans avec ou sans sursis, d'exercer la pharmacie.
L'interdiction définitive d'exercer la pharmacie (assortie de sursis partiel ou total).
Autre réponse cohérente acceptée
2. Monsieur LEGRAND dispense le médicament prescrit. (10 points)
2.1. Indiquer deux utilités d’une ordonnance. (2x0,75=1,5pt)
Elle permet :
- la délivrance de médicaments soumis à réglementation, de dispositifs médicaux ;
- la réalisation d’examens biologiques ou radiologiques, d’actes de kinésithérapie ou de cures
thermales ;
- au patient de connaitre son traitement ;
- la prise en charge éventuelle par les organismes sociaux.
2.2. Lister six mentions de recevabilité concernant le prescripteur et devant apparaître sur l’ordonnance.
(6x0,5=3 pts)
Nom et prénom, Qualité, titre ou spécialité
Numéro d’identification
Adresse professionnelle avec mention « France »
Coordonnées téléphoniques avec indicatif international « +33 »
Adresse électronique
172
Signature
Date de rédaction de l’ordonnance
Le nom de l’établissement ou du service de santé pour les médicaments à prescription hospitalière
2.3. Décrire une ordonnance ALD. (1pt)
Ordonnance bizone ou ordonnance comportant deux zones distinctes, avec :
- une partie haute réservée aux soins en rapport avec l'ALD ou affection exonérante (0,5pt)
- une partie basse réservée aux soins en rapport avec d’autres affections ou maladies intercurrentes.
(0,5pt)
2.4. Indiquer la signification générale des informations figurant sur le conditionnement du médicament, en
complétant le tableau de l’annexe 1. (6x0,25=1,5pt)
Informations figurant sur le
Signification
conditionnement
Voie orale Voie d’administration
Lévothyroxine sodique Nom de la substance active ou du principe actif
LEVOTHYROX® Nom de fantaisie
100 µg Quantité / dosage de principe actif par unité de prise
MERCK Nom du laboratoire
30 comprimés sécables Forme galénique (ou pharmaceutique)
2.5. Citer quatre autres éléments figurant sur le conditionnement d’un médicament de liste II.
(4x0,5=2pts)
Rectangle blanc avec large filet vert (ou cadre vert)
Respecter les doses prescrites
Uniquement sur ordonnance
Liste II
3. Monsieur LEGRAND explique à madame MARTEL que la spécialité LEVOTHYROX® 100µg est exclue
du dispositif « tiers-payant contre générique », puis enregistre la dispensation. (9,5 points)
3.1. Indiquer les différents taux de remboursement attribués aux médicaments. (1pt)
100% - 65% - 30% - 15%
3.2. Définir, selon le Code de la Santé Publique, une spécialité générique. (4x0,5=2pts)
Médicament ayant la même composition qualitative et quantitative en principe actif et la même forme
pharmaceutique que la spécialité de référence. La bioéquivalence avec la spécialité de référence est
démontrée par des études de biodisponibilité appropriées.
3.3. Citer deux dénominations possibles d’une spécialité générique. (2x1=2pts)
Nom de fantaisie assorti du suffixe « Gé »
Dénomination commune universelle (DCU) ou internationale (DCI) suivie d’une marque ou du nom du
fabricant.
3.4. Citer trois conditions autorisant la substitution d’une spécialité. (3x0,5=1,5pt)
Le prescripteur n’a pas porté la mention manuscrite « non substituable » sur l’ordonnance.
Le patient est d’accord.
Le médicament est dans le même groupe générique (inscription de la spécialité de remplacement au
répertoire des génériques).
3.5. Ce traitement chronique autorise le pharmacien à dispenser une boîte supplémentaire après
expiration de l’ordonnance. Citer trois modalités ou conditions permettant cette dispensation
éventuelle. (3x1=3pts)
Traitement prescrit au moins pour 3 mois.
Délivrance d’une seule boîte (le plus petit conditionnement).
Information faite au prescripteur (il ne s’agit pas d’une demande d’autorisation).
Délivrance donnant lieu à remboursement.
Apposition de la mention « délivrance par la procédure exceptionnelle d’une boîte supplémentaire »
sur l’ordonnance.
Stupéfiants ou assimilés, hypnotiques ou anxiolytiques non concernés.

173
4. L’approvisionnement des médicaments à l’officine de pharmacie est effectué par différents
fournisseurs. (7,5 points)
4.1. Définir l’officine, selon le Code de Santé Publique. (4x0,5=2pts)
On entend par officine l’établissement pharmaceutique affecté à la dispensation au détail des
médicaments, produits et objets mentionnés au monopole pharmaceutique, ainsi qu’à l’exécution des
préparations magistrales ou officinales.
4.2. Citer deux autres catégories de pharmacies. (2x0,5=1pt)
La pharmacie minière ou la pharmacie d’une société de secours minière
La pharmacie mutualiste
La pharmacie à usage intérieur (PUI)
4.3. Indiquer trois obligations de fonctionnement d’un grossiste-répartiteur. (3x1=3pts)
L'établissement doit desservir au moins une officine de pharmacie ou PUI du territoire où il est implanté
et toutes les pharmacies qui en font la demande sur le secteur d’activité déclaré.
Le responsable est pharmacien, il est aidé d’un ou plusieurs pharmaciens assistants, selon l’effectif de
l’établissement.
Le grossiste-répartiteur est propriétaire de son stock.
L'entreprise dispose des 9/10 des spécialités pharmaceutiques commercialisées.
L’entreprise est en mesure de satisfaire à tout moment, la consommation de sa clientèle durant au
moins 2 semaines
L’entreprise est en mesure de livrer dans les 24h, toute présentation des spécialités commercialisées,
pour toute commande passée avant le samedi 14 heures.
Le samedi, à partir de 14 heures, ainsi que le dimanche et les jours fériés, le pharmacien est tenu de
participer à un système d'astreinte.
Pour les spécialités génériques, il doit être en mesure de livrer la spécialité de référence et au moins
une spécialité générique. Dans le cas d’un groupe générique sans spécialité de référence, au moins 2
spécialités.
Autre réponse cohérente acceptée
4.4. Citer trois autres types de fournisseurs. (3x0,5=1,5pt)
Les dépositaires ou sociétés commerciales de distribution
Les fabricants ou laboratoires de fabrication
Les centrales d’achats (SRA : Structure de Regroupement à l’Achat) pour les médicaments non
remboursables, la parapharmacie, la diététique et les compléments alimentaires (accepter groupements
d’achats)
5. Madame MARTEL demande un pré-mélange médicamenteux pour son animal de compagnie.
(4,5 points)
5.1. Définir le pré-mélange médicamenteux (2x0,5=1pt)
Médicament vétérinaire préparé à l'avance et exclusivement destiné à la fabrication ultérieure d'aliments
médicamenteux.
5.2. Citer deux produits à usage vétérinaire, ne correspondant pas à la définition du médicament
vétérinaire. (2x0,5=1pt)
Les aliments supplémentés
Les réactifs biologiques
5.3. Indiquer trois catégories de professionnels habilités à délivrer les médicaments vétérinaires.
(3x0,5=1,5pt)
Le pharmacien, le vétérinaire,
Les chefs des services de pharmacie et de toxicologie des écoles nationales vétérinaires,
Les groupements agréés d’éleveurs.
5.4. Citer deux mentions que le pharmacien doit porter sur le conditionnement d’un médicament (liste I) à
usage humain, destiné à l’animal. (2x0,5=1pt)
Posologie
Usage vétérinaire

174
GESTION À L’OFFICINE
(24,5 points + 0,5 point pour le soin et la présentation)
Arrondir les résultats au centième
1. La pharmacie Principale, exploitée sous la forme juridique d’une SELARL est enregistrée au
RCS n°894 523 614. (2 points)
1.1. Préciser la signification des sigles SELARL et RCS. (2x1=2pts)
SELARL : Société d’Exercice Libéral A Responsabilité Limitée
RCS : Registre du Commerce et des Sociétés
2. Monsieur CORTES s’occupe de la gestion de certains stocks. Il étudie la rotation du
NICOPATCH® 21mg/24h 30cm2, dispositif transdermique conditionné en boites de 28, en consultant
la fiche de stock reproduite sur le document 3. (10,5 points)
2.1. Calculer le stock final au 31 décembre 2017 de ce dispositif, sachant que le stock au 1er janvier 2017
était égal à zéro. (2pts)
Stock final = 0 + 42 – 30 = 12 boîtes
2.2. Calculer le taux de rotation de ce dispositif. (2pts)
Stock moyen = (0+12) / 2 = 6
Taux de rotation = quantités vendues / stock moyen= 30 / 6= 5
2.3. Interpréter le taux de rotation obtenu. (1,5pt)
Il n’est pas correct, car inférieur à 6.
2.4. Indiquer et définir le type de stock de ce dispositif. (2 pts)
Stock en largeur : correspond aux produits délivrés une à plusieurs fois par mois
2.5. Citer deux autres types de stock. (1pt)
Stock en profondeur et stock de prestige.
2.6. Indiquer deux actions qui permettraient d’améliorer la rotation de stock de ce dispositif.
(2x1=2pts)
Vérifier le stock final avant de passer une nouvelle commande.
Augmenter les ventes grâce à des conseils appropriés.
Autre réponse cohérente acceptée
3. Monsieur CORTES reçoit la facture n° F-77753 du fournisseur LABORATOIRE PARACHOC,
consultable sur le document 4. (12 points)
3.1. Vérifier la facture à l’aide du bon de livraison, reproduit sur le document 5. Reporter, sur la copie, les
anomalies constatées. (2x1=2pts)
La quantité livrée ne correspond pas à la quantité facturée.
Les frais de transport ne doivent pas être appliqués, car commande franco de port.
3.2. Simuler le montant dû au fournisseur, après correction de la facture. (3x1=3pts)
Montant total HT : 9,33 € x 60 = 559,80 €
Calcul TVA : 559,80 € x 5,5/100 = 30,79 €
Montant TTC : 559,80 + 30,79 = 590,59 €
3.3. Suite aux anomalies observées, rédiger sur l’annexe 2, le courriel à adresser au fournisseur, après
validation par le pharmacien. (6x0,5=3pts)

175
3.4. Citer les quatre taux de TVA appliqués en officine et indiquer une catégorie de produits, rela-
tive pour chacun d’entre eux. (8x0,5=4pts)
TAUX CATÉGORIES
5,5 % Diététique et compléments alimentaires
2,1 % Spécialités remboursées, préparations remboursées
10 % Spécialités non remboursées, préparations non remboursées
20 % Parapharmacie, médicaments vétérinaires

Autre réponse cohérente acceptée

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