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CHAPITRE 13 : Géométrie dans l'espace

I. Rappels
Propriétés
• Par deux points distincts de l'espace 𝐴 et 𝐵, passe une droite unique, notée (𝐴𝐵).
• Par trois points non alignés de l'espace 𝐴, 𝐵 et 𝐶, passe un plan unique, noté (ABC).
• Si un plan 𝒫 de l'espace contient deux points distincts 𝐴 et 𝐵, alors, il contient tous les
points de la droite (𝐴𝐵). On note (𝐴𝐵) ⊂ 𝒫
• Dans tout plan de l'espace, tous les résultats de la géométrie sont applicables.

Théorème
Un plan peut être défini par : trois points non alignés ou :
Deux droites Une droite et un point Deux droites
sécantes n'appartenant pas à cette droite strictement parallèles

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C. Hémery Tle S - Géométrie dans l'espace
A. Solides usuels : Définition, représentation et volume
Solides Définition Représentati Volume
on
Un parallélépipède rectangle est un
Parallélépipède polyèdre dont toutes les faces sont
rectangle rectangulaires. Le cube en est un cas 𝑽=𝑳×𝒍×𝒉
particulier.
(ou pavé droit)
Il a 6 faces, 8 sommets et 12 arêtes.
Cylindre de Un cylindre de révolution est un solide
révolution qui a deux disques de même rayon pour
faces faces parallèles (les bases) et une 𝑽 = 𝝅 𝒓² × 𝒉
face latérale qui peut être déroulée en
rectangle.
Un prisme droit est un polyèdre qui a (𝑩 + 𝒃)
Prisme droit 𝑽= × 𝒉′ × 𝒉
deux polygones superposables pour
𝟐
faces parallèles (les bases) et des
rectangles pour autres faces (faces ℎ′ est la hauteur de
latérales). la base

Un cone de révolution de sommet S est


Cône de le solide engendré par la rotation d'un
révolution triangle SOM rectangle en O autour de 𝟏
la droite (SO). Le disque de raayon OM 𝑽= 𝝅 𝒓² × 𝒉
𝟑
est la base de ce cône.
[SM] est appelé une génératrice de ce
cône.
Une pyramide est un solide dont une
face est un polygone appelé base et
dont toutes les faces latérales sont des
Pyramide triangles qui ont un sommet commun (le 𝟏
𝑽= 𝑩×𝒉
sommet S de la pyramide). 𝟑
- un tétraèdre est une pyramide à base 𝐵 est l'aire de la
triangulaire. base
- une pyramide régulière lorsque sa base est un
polygone régulier. Les faces latérales sont alors
des triangles isocéles superposables.

La sphère de centre O et de rayon R est


l'ensemble des points M de l'espace tels
Sphère que 𝑂𝑀 = 𝑅 𝑨 = 𝟒 𝝅 𝒓²

La boule de centre O et de rayon R est


l'ensemble des points M de l'espace tels 𝟒
Boule que 𝑂𝑀 ≤ 𝑅 𝑽= 𝝅 𝒓𝟑
𝟑

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C. Hémery Tle S - Géométrie dans l'espace
B. Positions relatives de deux droites
Propriétés
Deux droites de l'espace sont :
Coplanaires (dans le même plan) Non coplanaires

𝑑 et 𝑑′ sont 𝑑 et 𝑑′ sont 𝑑 et 𝑑′ sont Aucun plan ne contient 𝑑


sécantes en E strictement confondues et 𝑑′
parallèles

C. Positions relatives d’une droite et d’un plan


Propriétés
Une droite et un plan de l'espace sont :
Sécants Parallèles

𝑑 et 𝑃 sont sécants en B 𝑑 et 𝑃 sont strictement 𝑑 est contenue dans 𝑃


parallèles

D. Positions relatives de deux plans


Propriétés
Deux plans de l'espace sont :
Sécants Parallèles
𝑃 et 𝑃′ sont sécants en 𝑑 𝑃 et 𝑃′ sont strictement parallèles 𝑃 et 𝑃′ sont confondus

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C. Hémery Tle S - Géométrie dans l'espace
E. Parallélisme entre droites
Propriétés
• Deux droites parallèles à une même droite sont parallèles
entre elles.
Autrement dit, si 𝑑//𝑑′ et 𝑑 ′ //𝑑′′ alors 𝑑//𝑑′′.

• Si deux droites sont parallèles, alors, tout plan qui coupe


l'une, coupe l'autre.

F. Parallélisme entre plans


Propriétés
• Deux plans parallèles à un même plan sont parallèles entre eux.
Autrement dit, si 𝑃//𝑃′ et 𝑃′ //𝑃′′ alors 𝑃//𝑃′′.

• Si deux droites sécantes 𝑑 et 𝑑′ d'un plan 𝑃 sont parallèles à deux droites ∆ et ∆′


d'un plan 𝑃′, alors les plans 𝑃 et 𝑃′ sont parallèles.

• Si deux plans 𝑃 et 𝑃′ sont parallèles, alors tout plan qui coupe 𝑃 coupe aussi 𝑃′ et
les droites d'intersection 𝑑 et 𝑑′ sont parallèles.

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C. Hémery Tle S - Géométrie dans l'espace
G. Parallélisme entre droites et plans
Propriétés
• Si deux plans 𝑃 et 𝑃′ sont parallèles, et, si une droite 𝑑 est parallèle à 𝑃, alors, 𝑑
est parallèle à 𝑃′. Autrement dit, si 𝑃//𝑃′ et 𝑑//𝑃 alors 𝑑//𝑃′.

• Si deux droites 𝑑 et ∆ sont parallèles, et si 𝑑 est contenue dans un plan 𝑃, alors


∆ est parallèle à 𝑃.

• Si deux plans 𝑃 et 𝑃′ sont sécants en une droite ∆ et si 𝑑 est une droite parallèle à
𝑃 et à 𝑃′, alors, 𝑑 et ∆ sont parallèles.

II. Parallélisme dans l’espace


Théorème du "toit" ROC
Si deux droites 𝑑 et 𝑑′ sont parallèles non confondues,
• si 𝑃 est un plan qui contient 𝑑 et,
• si 𝑃′ est un plan qui contient 𝑑′ et,
• 𝑠i 𝑃 et 𝑃′ sont sécants en une droite ∆, alors, ∆ est parallèle à 𝑑 et à 𝑑′.

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Démonstration 2nde
Par hypothèse, 𝑃 ∩ 𝑃′ = ∆ et 𝑑//𝑑′ (non confondues).
Les droites 𝑑 et 𝑑′ sont parallèles donc elles sont coplanaires. Donc, il existe un plan
𝑄 qui contient à la fois 𝑑 et 𝑑′.
Comme 𝑑 et ∆ sont contenues dans 𝑃 et 𝑑′ 𝑒t ∆ sont contenues dans 𝑃′, on a : 𝑃 ∩
𝑄 = 𝑑 et 𝑃′ ∩ 𝑄 = 𝑑′.
Montrons que 𝒅 et ∆ sont parallèles. Pour cela, raisonnons par l’absurde en
supposant que 𝑑 et ∆ ne sont pas parallèles.
Elles sont donc sécantes en un point 𝐴. 𝐴 ∈ 𝑑 et 𝐴 ∈ ∆.
• 𝐴 ∈ 𝑑 et 𝑃 ∩ 𝑄 = 𝑑 donc 𝐴 ∈ 𝑄.
• 𝐴 ∈ ∆ et ∆ = 𝑃 ∩ 𝑃′ donc A ∈ 𝑃′ . D’où 𝐴 ∈ 𝑄 ∩ 𝑃′ = 𝑑′.
Avec 𝐴 ∈ 𝑑′ et 𝐴 ∈ 𝑑 on a : 𝑑 et 𝑑′ sont sécantes en 𝐴. Or, par hypothèse, 𝑑 et 𝑑′ sont
parallèles non confondues.
Donc, les droites d et ∆ sont parallèles.
De plus, comme 𝑑 et 𝑑′ sont parallèles, on en déduit que les droites 𝑑′ et ∆ sont aussi
parallèles.
Donc, l’intersection de 𝑃 et 𝑃′ est une droite ∆ parallèle à la fois à 𝑑 et à 𝑑′.

III. Orthogonalité dans l’espace


Définition
Deux droites sont orthogonales si leurs parallèles passant par un même point
sont perpendiculaires dans le plan qu’elles définissent.
(𝐺𝐻)//(𝐸𝐹) et (𝐸𝐹) ⊥ (𝐴𝐸) donc (𝐺𝐻) et (𝐴𝐸) sont orthogonales.

Remarque
Deux droites perpendiculaires sont orthogonales mais la réciproque est fausse.

Définition
Une droite est orthogonale à un plan lorsqu’elle est orthogonale à toutes les droites de
ce plan.
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Théorème
Si une droite 𝑑 est orthogonale à deux droites ∆ et ∆′, sécantes d’un plan 𝑃 alors, la
droite 𝑑 est orthogonale à ce plan 𝑃.

IV. Vecteurs de l’espace


On étend à l’espace la définition et les propriétés des vecteurs étudiées dans le plan.

Propriété
Deux vecteurs non nuls 𝑢
⃗ et 𝑣 sont colinéaires si et seulement s’il existe un réel 𝑘 tel que
𝑣 = 𝑘𝑢
⃗.
Par convention, le vecteur nul est colinéaire à tout vecteur de l’espace.

Propriété
A et B étant deux points distincts de l’espace, la droite (AB) est l’ensemble des points 𝑀 de
l’espace tels que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑴 soient colinéaires.
On dit que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 est un vecteur directeur de la droite (AB).

Définition
Trois vecteurs non nuls 𝑢
⃗ , 𝑣 et 𝑤
⃗⃗ sont coplanaires si et seulement leurs représentants
de même origine 𝑨 ont des extrémités 𝐵, 𝐶 et 𝐷 telles que 𝐴, 𝑩, 𝑪 et 𝑫 appartiennent à
un même plan.

Propriété
𝐴, 𝐵 et 𝐶 étant trois points non alignés de l’espace, le plan (𝐴𝐵𝐶) est l’ensemble des points 𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝛼𝐴𝐵
de l’espace tels que : 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ , avec 𝛼 et 𝛽 deux nombres réels.

On dit que ⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 dirigent le plan (𝐴𝐵𝐶).

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Démonstration
𝐴, 𝐵 et 𝐶 ne sont pas alignés.
Les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 n’étant pas colinéaires, (𝐴; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 ) est donc un repère du plan
(𝐴𝐵𝐶).
• Si M appartient à (𝐴𝐵𝐶), alors 𝑀, 𝐴, 𝐵 et 𝐶 étant coplanaires, il existe 𝛼 et 𝛽 deux nombres
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝛼𝐴𝐵
réels tels que 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ .

• Réciproquement, si 𝑀 est un point de l’espace tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝑀 = 𝛼𝐴𝐵⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ , avec 𝛼 et 𝛽 deux
nombres réels, alors il existe un point 𝑁 de la droite (𝐴𝐵) tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑁 = 𝛼 ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 .
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝛼𝐴𝐵
𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ⟺ 𝐴𝑁
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑁𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝛼𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ⟺ 𝑁𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝛽𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝑀 est donc un point de la droite parallèle à (𝐴𝐶) passant par 𝑁.
Donc, comme 𝑁 ∈ (𝐴𝐵𝐶), 𝑀 ∈ (𝐴𝐵𝐶).

Propriété
Soit trois vecteurs non nuls 𝑢
⃗ , 𝑣 et 𝑤
⃗⃗ tels que 𝑢
⃗ et 𝑣 ne sont pas colinéaires.
𝑢
⃗ , 𝑣 et 𝑤
⃗⃗ sont coplanaires si et seulement s’il existe deux réels 𝛼 et 𝛽 tels que 𝑤
⃗⃗ = 𝛼𝑢
⃗ + 𝛽𝑣.

Démonstration
⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Soit 𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝑀 les points de l’espace tels que 𝑤 𝐴𝑀 , 𝑢 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 et 𝑤 𝐴𝐶 .
𝑢 ⃗⃗ sont coplanaires si et seulement si 𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝑀 sont coplanaires, c’est-à-dire si et
⃗ , 𝑣 et 𝑤
seulement si, il existe deux réels 𝛼 et 𝛽 tels que
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝐴𝐶
𝐴𝑀 = 𝛼𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ ⇔ 𝑤
⃗⃗ = 𝛼𝑢
⃗ + 𝛽𝑣.

Théorème du "toit" ROC


Si deux droites 𝑑 et 𝑑′ sont parallèles non confondues,
• si 𝑃 est un plan qui contient 𝑑 et,
• si 𝑃′ est un plan qui contient 𝑑′ et,
• 𝑠i 𝑃 et 𝑃′ sont sécants en une droite ∆, alors, ∆ est parallèle à 𝑑 et à 𝑑′.

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Démonstration Tle S
Soit 𝑤
⃗⃗ , un vecteur directeur de la droite ∆.
Les droites 𝑑 et 𝑑’ sont parallèles, donc il existe un vecteur 𝑢
⃗ non nul, directeur de 𝑑 et 𝑑’.
𝑑 ⊂ 𝑃 et 𝑑’ ⊂ 𝑃′ donc 𝑢
⃗ est un vecteur de 𝑃 et de 𝑃′.
Supposons que 𝑢 ⃗ et 𝑤⃗⃗ ne sont pas colinéaires. Alors 𝑢
⃗ et 𝑤
⃗⃗ dirigent 𝑃 et 𝑃′. Donc 𝑃 et 𝑃′ sont
parallèles, ce qui est contraire à l'hypothèse « 𝑃 et 𝑃′ sont sécants ».
Il en résulte que 𝑢
⃗ et 𝑤
⃗⃗ sont colinéaires, donc les droites 𝑑, 𝑑’ et ∆ sont parallèles.

V. Repérage dans l’espace


Théorème
⃗ trois vecteurs non coplanaires, alors pour tout point
Si 𝑂 est un point de l’espace et 𝑖, 𝑗 et 𝑘
𝑀 de l’espace, il existe un unique triplet de réels (𝒙; 𝒚; 𝒛) tels que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝑂𝑀 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑘

Démonstration
• Existence
Soit 𝑃 le plan passant par 𝑂 et dirigé par les vecteurs 𝑖 et 𝑗 (non
⃗ sont non coplanaires).
colinéaires car 𝑖, 𝑗 et 𝑘
⃗ )
Soit 𝑀′ le point d’intersection de 𝑃 et de la droite parallèle à (O𝑘
passant par 𝑀.
𝑖, 𝑗 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀′ sont coplanaires avec 𝑖 et 𝑗 non colinéaires, donc il existe deux réels 𝑥 et 𝑦 tels
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
que 𝑂𝑀′ = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 .
D’autre part, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀′𝑀 et 𝑘 ⃗ sont colinéaires, donc il existe un réel 𝑧 tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀′𝑀 = 𝑧𝑘 ⃗ .

𝑂𝑀 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
D’où ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝑀′ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝑀′𝑀 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑘

• Unicité
Supposons qu’il existe deux triplets de réels (𝑥; 𝑦; 𝑧) et (𝑥′; 𝑦′; 𝑧′) tels que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 +
⃗ ⃗ ⃗
𝑧𝑘 = 𝑥′𝑖 + 𝑦′𝑗 + 𝑧′𝑘. On a alors (𝑧′ − 𝑧) 𝑘 = (𝑥 − 𝑥′)𝑖 + (𝑦 − 𝑦′)𝑗 .
⃗ ne sont pas coplanaires, il n’existe pas de couple de réels (𝛼; 𝛽) tels
Comme 𝑖, 𝑗 et 𝑘
⃗ = 𝛼𝑖 + 𝛽𝑗 , on en déduit que 𝑧 − 𝑧′ = 0, et par suite, que 𝑥 = 𝑥′, 𝑦 = 𝑦′ et 𝑧 = 𝑧′.
que 𝑘

Définition
⃗ ).
(𝑥; 𝑦; 𝑧) est le triplet de coordonnées du point 𝑀 dans le repère (𝑂; 𝑖, 𝑗, 𝑘
𝑥 est l’abscisse de 𝑀, 𝑦 est l’ordonnée de 𝑀 et 𝑧 est la cote de 𝑀.

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𝑥
(𝑦) sont aussi les coordonnées du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ).
𝑂𝑀 dans le repère (𝑂; 𝑖, 𝑗, 𝑘
𝑧

Propriétés
⃗ ) de l’espace, soit 𝐴(𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ; 𝑧𝐴 ) et 𝐵(𝑥𝐵 ; 𝑦𝐵; 𝑧𝐵 ).
Dans un repère (𝑂; 𝑖, 𝑗, 𝑘
𝑥 −𝑥 𝑥𝐴 +𝑥𝐵 𝑦𝐴 +𝑦𝐵 𝑧𝐴 +𝑧𝐵
Alors : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 (𝑦𝐵𝐵 −𝑦𝐴𝐴 ) et le milieu 𝑲 de [𝐴𝐵] a pour coordonnées : 𝐾 ( ; ; ).
𝑧𝐵 −𝑧𝐴 2 2 2

⃗ ) est orthonormé, 𝐴𝐵 = √(𝑥𝐵 − 𝑥𝐴 )2 + (𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 )2 + ( 𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 )2 .


Si de plus, (O; 𝑖, 𝑗, 𝑘

⃗ ) de l’espace, soit 𝑢 𝑥 𝑥′
Dans un repère (O; 𝑖, 𝑗, 𝑘 ⃗ (𝑦), 𝑣 (𝑦 ′) deux vecteurs et 𝑘 un nombre réel.
𝑧 𝑧′
𝑥 + 𝑥′ 𝑘𝑥
Alors : 𝑢
⃗ +𝑣 (𝑦 + 𝑦 ′ ) et 𝑘𝑢
⃗ (𝑘𝑦).
𝑧+𝑧′ 𝑘𝑧

⃗ ) est orthonormé, ‖𝑢
Si de plus, (O; 𝑖, 𝑗, 𝑘 ⃗ ‖ = √𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 .

VI. Représentations paramétriques de droite et de plan


A. Droite
Propriété
Dans un repère (𝑂; 𝑖, 𝑗, 𝑘 ⃗ ) de l’espace, on considère la droite 𝑑 passant par
𝛼
𝐴(𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ; 𝑧𝐴 ) et de vecteur directeur 𝑢⃗ (𝛽 ). 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) ∈ 𝑑 si et seulement si il existe un
𝛾
𝒙 = 𝒙𝑨 + 𝒕𝜶
réel 𝑡 tel que : {𝒚 = 𝒚𝑨 + 𝒕𝜷
𝒛 = 𝒛𝑨 + 𝒕𝜸

Démonstration
𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) ∈ 𝑑 si et seulement si 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝑢
⃗ sont colinéaires, c’est-à-dire qu’il existe un
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑡𝑢
réel 𝑡 tel que 𝐴𝑀 ⃗ . Cela se traduit en termes de coordonnées par :
𝑥 − 𝑥𝐴 = 𝑡𝛼 𝑥 = 𝑥𝐴 + 𝑡𝛼
{𝑦 − 𝑦𝐴 = 𝑡𝛽 ⇔ {𝑦 = 𝑦𝐴 + 𝑡𝛽
𝑧 − 𝑧𝐴 = 𝑡𝛾 𝑧 = 𝑧𝐴 + 𝑡𝛾

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Définition
On dit que le système d’équations :
𝑥 = 𝑥𝐴 + 𝑡𝛼
{𝑦 = 𝑦𝐴 + 𝑡𝛽 où 𝑡 ∈ ℝ est une représentation paramétrique de la droite 𝑑
𝑧 = 𝑧𝐴 + 𝑡𝛾
𝛼
passant par 𝐴(𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ; 𝑧𝐴 ) et de vecteur directeur ⃗ (𝛽 ).
𝑢
𝛾
B. Plan
Propriété
Dans un repère (𝑂; 𝑖, 𝑗, 𝑘 ⃗ ) de l’espace, soit le plan 𝑃 passant par 𝐴(𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ; 𝑧𝐴 ) et de
𝛼 𝛼′
vecteurs directeurs 𝑢 𝛽
⃗ ( ) et 𝑣 (𝛽′). 𝑀 (𝑥; 𝑦; 𝑧) ∈ 𝑃 si et seulement si il existe deux
𝛾 𝛾′
𝒙 = 𝒙𝑨 + 𝒕𝜶 + 𝒕′𝜶′
réels 𝑡 et 𝑡′ tels que : {𝒚 = 𝒚𝑨 + 𝒕𝜷 + 𝒕′𝜷′
𝒛 = 𝒛𝑨 + 𝒕𝜸 + 𝒕′𝜸′

Démonstration
𝑀(𝑥 ; 𝑦 ; 𝑧) ∈ 𝑃 si et seulement si ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀, 𝑢 ⃗ et 𝑣 sont coplanaires, c’est-à-dire qu’il existe
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
deux réels 𝑡 et 𝑡′ tels que 𝐴𝑀 = 𝑡𝑢⃗ + 𝑡′𝑣 .
Cela se traduit en termes de coordonnées par :
𝑥 − 𝑥𝐴 = 𝑡𝛼 + 𝑡′𝛼′ 𝑥 = 𝑥𝐴 + 𝑡𝛼 + 𝑡′𝛼′
{𝑦 − 𝑦𝐴 = 𝑡𝛽 + 𝑡′𝛽′ ⇔ {𝑦 = 𝑦𝐴 + 𝑡𝛽 + 𝑡′𝛽′
𝑧 − 𝑧𝐴 = 𝑡𝛾 + 𝑡′𝛾′ 𝑧 = 𝑧𝐴 + 𝑡𝛾 + 𝑡′𝛾′

Définition
On dit que le système d’équations :
𝑥 = 𝑥𝐴 + 𝑡𝛼 + 𝑡′𝛼′
{𝑦 = 𝑦𝐴 + 𝑡𝛽 + 𝑡′𝛽′ où 𝑡 ∈ ℝ et 𝑡′ ∈ ℝ est une représentation paramétrique du
𝑧 = 𝑧𝐴 + 𝑡𝛾 + 𝑡′𝛾′
𝛼 𝛼′
⃗ (𝛽 ) et 𝑣 (𝛽′).
plan 𝑃 passant par 𝐴(𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ; 𝑧𝐴 ) et de vecteurs directeurs 𝑢
𝛾 𝛾′

Remarque
Il existe une infinité de représentations paramétriques, que ce soit pour une
droite ou pour un plan.

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