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L.E.G.T.A.

Le Chesnoy TB1 − 2011-2012


D. Blottière Mathématiques

Correction du devoir maison n˚1

Exercice 1

Soit λ ∈ R. Résoudre le système (Sλ ) d’inconnue (x, y, z) ∈ R3 défini par :



 3y + 2z = λx
(Sλ ) : −2x + 5y + 2z = λy .

2x − 3y = λz

Correction : On commence par se ramener à un système dans lequel toutes les inconnues figurent dans le
premier membre (ce qui n’est pas le cas du système initial), en soustrayant à chacune des équations son second
membre.

 −λx + 3y + 2z = 0
(Sλ ) ⇐⇒ (Sλ′ ) : −2x + (5 − λ)y + 2z = 0
(⋆) 
2x − 3y − λz = 0

Notons que le système linéaire (Sλ′ ) est homogène.

Pour débuter le processus d’échelonnement, il nous faut choisir un pivot non nul. Choisir −λ comme pivot
afin d’éliminer l’inconnue x des lignes L2 et L3 n’est pas possible, car λ peut être nul. On va plutôt choisir le
coefficient 2 devant x dans la ligne L3 comme pivot, pour débuter. Avant cela, on va échanger les lignes L1 et
L3 (opération élémentaire), pour faire apparaître notre pivot en haut à gauche.

 2 x − 3y − λz = 0 L1 ↔ L3
(Sλ′ ) ⇐⇒ −2x + (5 − λ)y + 2z = 0

−λx + 3y + 2z = 0


 2 x − 3y − λz = 0

(2 − λ)y + (2 − λ)z = 0 L2 ← L2 + L1
⇐⇒
(⋆⋆) 
 (6 − 3λ)y + (4 − λ2 )z = 0 2 L3 + λL1
L3 ← |{z}

6=0

Pour poursuivre le processus d’échelonnement, on pourrait chercher un pivot non nul. Les candidats possibles
sont les coefficients apparaissant dans les lignes L2 et L3 (un pivot ayant été choisi dans la ligne L1 , on ne
cherche pas d’autre pivot dans cette ligne), i.e. :
(2 − λ) ; (6 − 3λ) ; (4 − λ2 ).
Or ces nombres peuvent s’annuler pour certaines valeurs de λ. Par exemple, pour λ = 2 tous ces nombres sont
nuls. On va alors scinder l’étude en deux parties : λ 6= 2 (dans ce cas, on pourra choisir (2 − λ) comme pivot)
et λ = 2 (dans ce cas on remplacera partout λ par 2 et on sera ramené à résoudre un système sans paramètre).

• Cas où λ 6= 2

On va alors choisir (2 − λ) 6= 0 comme pivot. Le choix de l’opération élémentaire à effectuer pour éliminer
l’inconnue y dans la ligne L3 est guidée par la remarque suivante :
3(2 − λ) = 6 − 3λ.




 2 x − 3y − λz = 0

 (2 − λ) y + (2 − λ)z = 0
⇐⇒ 2
(⋆⋆⋆) 

 ((4 − λ ) − 3(2 − λ))z = 0 L3 ← L3 − 3L2

 | {z }
−λ2 +3λ−2

1
Pour la suite de la résolution, il importe de savoir si −λ2 + 3λ − 2 s’annule pour certaines valeurs de λ.
Pour cela, on étudie l’existence de racines pour le trinôme du second degré −λ2 + 3λ − 2, par exemple en
considérant son discriminant. Après étude, on trouve qu’il admet deux racines :

λ1 = 1 et λ2 = 2.

Cette discussion nous conduit à scinder l’étude du cas λ 6= 2 en deux parties, suivant que λ soit ou non
égal à 1.

• Cas où λ 6= 2 et λ 6= 1

Dans ce cas, on a d’après (⋆ ⋆ ⋆) :




 2x − 3y − λz = 0





 (2 − λ)y + (2 − λ)z = 0

(Sλ ) ⇐⇒ | {z }

 6=0
(−λ2 + 3λ − 2)z



 = 0

 | {z }
6=0

On observe que le rang du système de droite, qui est échelonné, vaut 3. Par suite, le rang de (Sλ′ ) est
également 3 (les deux systèmes sont équivalents).

Le système (Sλ′ ) a n = 3 inconnues, p = 3 équations et a pour rang r = 3. Il est donc de Cramer. Par
conséquent, il admet une unique solution. Comme il est de plus homogène, cette solution est nécessai-
rement (0, 0, 0).

On a donc Sol(Sλ′ ) = {(0, 0, 0)} et par suite, comme (Sλ ) et (Sλ′ ) sont équivalents (cf. (⋆)) :

Sol(Sλ ) = {(0, 0, 0)}.

• Cas où λ 6= 2 et λ = 1 (i.e. cas où λ = 1)

Dans le cas où λ = 1, on a d’après (⋆ ⋆ ⋆) :



 2x − 3y − z = 0
(Sλ′ ) ⇐⇒ y + z = 0

0 = 0

On observe que le rang du système de droite, qui est échelonné, vaut 2. Par suite, le rang de (Sλ′ ) est
également 2 (les deux systèmes sont équivalents).

Pour expliciter l’ensemble solution du système linéaire homogène (Sλ′ ), on choisit

3
|{z} − |{z}
2 =1
nombre d’inconnues rang

paramètre : ici on prend z.

De (L2 ), on déduit : y = −z. De (L1 ) et de y = −z, on déduit :

2x − 3(−z) − z = 0

et par suite x = −z.

On a donc Sol(Sλ′ ) = {(−z, −z, z) : z ∈ R} et par suite, comme (Sλ ) et (Sλ′ ) sont équivalents (cf. (⋆)) :

Sol(Sλ ) = {(−z, −z, z) : z ∈ R}.

2
• Cas où λ = 2

Dans le cas où λ = 2, on a d’après (⋆⋆) :



 2x − 3y − 2z = 0
(Sλ′ ) ⇐⇒ 0 = 0

0 = 0

On observe que le rang du système de droite, qui est échelonné, vaut 1. Par suite, le rang de (Sλ′ ) est
également 1 (les deux systèmes sont équivalents).

Pour expliciter l’ensemble solution du système linéaire homogène (Sλ′ ), on choisit

3
|{z} 1 =2
− |{z}
nombre d’inconnues rang

paramètres : ici on prend y et z.


3
De (L1 ), on déduit : x = y + z.
2
  
3
On a donc Sol(Sλ ) =
′ y + z, y, z : y, z ∈ R et par suite, comme (Sλ ) et (Sλ′ ) sont équivalents (cf.
2
(⋆)) :   
3
Sol(Sλ ) = y + z, y, z : y, z ∈ R .
2

Conclusion : On rassemble ci-dessous les différents résultats obtenus.

Sol(Sλ ) = {(0, 0, 0)} si λ 6= 1 et λ 6= 2

Sol(Sλ ) = {(−z, −z, z) : z ∈ R} si λ = 1


  
3
Sol(Sλ ) = y + z, y, z : y, z ∈ R si λ = 2
2

Exercice 2

→ − →
Soit (O; i , j ) un repère orthonormé du plan. Soient D1 et D2 deux droites sécantes du plan. Montrer que
l’ensemble B des points M du plan tels que :

d(M, D1 ) = d(M, D2 )

est la réunion de deux droites orthogonales.

Correction

• Introduction d’un vecteur normal à D1 de norme 1 et d’une équation cartésienne de D1

Soit −
→(a , b ) un vecteur normal à la droite D de norme 1. D’après la formule du cours donnant la norme
n 1 1 1 1
d’un vecteur, on a donc :
q
a21 + b21 = 1. (1)

D’autre part, toujours d’après le cours, il existe c1 ∈ R tel que :

a1 x + b 1 y + c1 = 0

soit une équation cartésienne de D1 .

3
• Introduction d’un vecteur normal à D2 de norme 1 et d’une équation cartésienne de D2

Soit −
→(a , b ) un vecteur normal à la droite D de norme 1. Alors de façon analogue à ce qui précède :
n 2 2 2 2
q
a22 + b22 = 1. (2)

et il existe c2 ∈ R tel que :


a2 x + b 2 y + c2 = 0
soit une équation cartésienne de D2 .

• Montrons que l’ensemble des points M du plan tels que d(M, D1 ) = d(M, D2 ) est la réunion de deux droites

Soit M (x, y) un point du plan. D’après la formule du cours donnant la distance d’un point à une droite,
on a :
|a1 x + b1 y + c1 |
d(M, D1 ) = p = |a1 x + b1 y + c1 |
a21 + b21 cf. (1)
et
|a2 x + b2 y + c2 |
d(M, D2 ) = p = |a2 x + b2 y + c2 |.
a22 + b22 cf. (2)

On a donc :

d(M, D1 ) = d(M, D2 ) ⇐⇒ |a1 x + b1 y + c1 | = |a2 x + b2 y + c2 |. (3)


| {z } | {z }
X1 X2

Or deux nombres réels X1 et X2 ont la même valeur absolue 1 si et seulement si :

X1 = X2 ou X1 = −X2 .

De cette propriété et de (3), on déduit :



 a1 x + b 1 y + c1 = a2 x + b 2 y + c2
d(M, D1 ) = d(M, D2 ) ⇐⇒ ou

a1 x + b1 y + c1 = −(a2 x + b2 y + c2 )

 a1 x + b 1 y + c1 − a2 x − b 2 y − c2 = 0
⇐⇒ ou

a1 x + b 1 y + c1 + a2 x + b 2 y + c2 = 0

 (a1 − a2 )x + (b1 − b2 )y + c1 − c2 = 0
⇐⇒ ou

(a1 + a2 )x + (b1 + b2 )y + c1 + c2 = 0

On a donc montré :

 (a1 − a2 )x + (b1 − b2 )y + c1 − c2 = 0
d(M, D1 ) = d(M, D2 ) ⇐⇒ ou . (4)

(a1 + a2 )x + (b1 + b2 )y + c1 + c2 = 0

– Montrons que (a1 − a2 )x + (b1 − b2 )y + c1 − c2 = 0 est l’équation cartésienne d’une droite

D’après le cours, (a1 − a2 )x + (b1 − b2 )y + c1 − c2 = 0 est l’équation cartésienne d’une droite si et


| {z } | {z } | {z }
a b c
seulement si :
(⋆) a1 − a2 6= 0 ou b1 − b2 6= 0.
| {z } | {z }
a b

1. Ce critère d’égalité de deux valeurs absolues est bon à connaître ; il se déduit directement de la définition de la valeur absolue
d’un nombre réel. On rappelle cette dernière. Si X est un nombre réel, la valeur absolue de X, notée |X|, est le nombre réel positif
ou nul défini par : 
X si X ≥ 0
|X| = .
−X si X < 0

4
On va raisonner par l’absurde pour montrer la propriété (⋆), i.e. on va supposer que la négation de (⋆)
est vraie et aboutir à une contradiction.

Supposons que la négation de (⋆) est vraie. On a alors :


a1 − a2 = 0 et b1 − b2 = 0.
Par suite a1 = a2 et b1 = b2 . On en déduit que −→=−
n 1
→. Les vecteurs −
n 2
→ et −
n 1
→ sont alors colinéaires et
n 2
donc les droites D1 et D2 sont parallèles : contradiction avec l’hypothèse de l’énoncé qui stipule que les
droites D1 et D2 sont sécantes.
L’équation (a1 − a2 )x + (b1 − b2 )y + c1 − c2 = 0 définit donc une droite. Soit ∆1 cette droite. (5)
– Montrons que (a1 + a2 )x + (b1 + b2 )y + c1 + c2 = 0 est l’équation cartésienne d’une droite

D’après le cours, (a1 + a2 )x + (b1 + b2 )y + c1 + c2 = 0 est l’équation cartésienne d’une droite si et


| {z } | {z } | {z }
a b c
seulement si :
(⋆⋆) a1 + a2 6= 0 ou b1 + b2 6= 0.
| {z } | {z }
a b
On va raisonner par l’absurde pour montrer la propriété (⋆⋆), i.e. on va supposer que la négation de
(⋆⋆) est vraie et aboutir à une contradiction.

Supposons que la négation de (⋆⋆) est vraie. On a alors :


a1 + a2 = 0et b1 + b2 = 0.
Par suite a1 = −a2 et b1 = −b2 . On en déduit que n1 = −n2 . Les vecteurs −

→ −
→ → et −
n 1
→ sont alors colinéaires
n 2
et donc les droites D1 et D2 sont parallèles : contradiction avec l’hypothèse de l’énoncé qui stipule que
les droites D1 et D2 sont sécantes.
L’équation (a1 + a2 )x + (b1 + b2 )y + c1 + c2 = 0 définit donc une droite. Soit ∆2 cette droite. (6)

En rassemblant les résultats (4), (5) et (6), on obtient :



 M appartient à la droite ∆1
d(M, D1 ) = d(M, D2 ) ⇐⇒ ou .

M appartient à la droite ∆2
Par conséquent l’ensemble B des points M du plan tels que d(M, D1 ) = d(M, D2 ) est la réunion des droites
∆1 et ∆2 .

Remarque : Cet ensemble B est appelé bissectrice des droites (sécantes) D1 et D2 .

• Montrons que les droites ∆1 et ∆2 sont perpendiculaires

On connaît des équations cartésiennes des droites ∆1 et ∆2 (cf. (5) et (6)) :


∆1 : (a1 − a2 )x + (b1 − b2 )y + c1 − c2 = 0 et ∆2 : (a1 + a2 )x + (b1 + b2 )y + c1 − c2 = 0.
D’après le cours on sait donc que le vecteur m1 (a1 − a2 , b1 − b2 ) est normal à ∆1 et que −
−→ →(a + a , b + b )
m 2 1 2 1 2
est normal à ∆2 . On a donc :
∆ ⊥ ∆ ⇐⇒ −
1 2 m→⊥−
1m→
2

⇐⇒ −
→.−
m →
1 m2 = 0 (critère d’orthogonalité)

⇐⇒ (a1 − a2 )(a1 + a2 ) + (b1 − b2 )(b1 + b2 ) = 0

⇐⇒ a21 − a22 + b21 − b22 = 0 (troisième identité remarquable)

⇐⇒ a21 + b21 − (a22 + b22 ) = 0


Or a21 + b21 − (a22 + b22 ) = 0 est vraie. En effet, en élevant chacun des membres de (1) au carré, il vient
a21 + b21 = 1 et chacun des membres de (2) au carré, il vient a22 + b22 = 1.

De la chaîne d’équivalences précédente, on déduit alors que ∆1 ⊥ ∆2 .

5
Problème : Points et cercles remarquables dans un triangle

→ − →
Soit (O; i , j ) un repère orthonormé du plan. Soit les points

A(−3, 1) ; B(1, 5) ; C(3, −3).

Partie A : L’orthocentre du triangle ABC


1. Donner une équation cartésienne des trois hauteurs du triangle ABC.
2. Démontrer que ces trois hauteurs sont concourantes en un point H. On donnera les coordonnées de H.
Terminologie : Le point H est appelé orthocentre du triangle ABC.

Partie B : Le cercle circonscrit au triangle ABC


1. Donner une équation cartésienne des médiatrices des segments [AB], [AC] et [BC].
2. Démontrer que ces trois médiatrices sont concourantes en un point Ω. On donnera les coordonnées de Ω.
3. Calculer les longueurs ΩA, ΩB et ΩC.
4. Que peut-on déduire de la question 3 ?
5. Donner une équation cartésienne du cercle circonscrit au triangle ABC, qui par définition est le cercle
passant par les trois sommets du triangle.

Partie C : Le centre de gravité du triangle ABC


1. Donner une équation cartésienne de chacune des médianes du triangle ABC.
2. Démontrer que ces trois médianes sont concourantes en un point G. On donnera les coordonnées de G.
3. Démontrer que :
−→ −−→ −−→ − →
GA + GB + GC = 0 .
4. Prouver que les points H, Ω et G sont alignés.

Correction

Partie A
1. On note :
. HA la hauteur du triangle ABC issue de A ;
. HB la hauteur du triangle ABC issue de B ;
. HC la hauteur du triangle ABC issue de C.

→ −→
On trace une figure sur laquelle on place le repère (O; i , j ), le triangle ABC, les trois hauteurs du
triangle ABC et le point H de concours de ces trois hauteurs, uniquement pour supporter notre intuition.

HC HB

b
B

H
b

A
b



j
HA
b
O


i

b
C

6
Attention : Une figure peut aider à comprendre un problème de géométrie, mais on ne peut justifier aucun
résultat à l’aide d’une figure. En particulier, dans cet exemple, on ne peut pas donner les coordonnées du
point H, en lisant ses coordonnées sur le graphique. Il n’est par ailleurs pas aisé de lire ces coordonnées
sur la figure, car elles ne sont pas entières.

• Détermination d’une équation cartésienne de la droite HA

La hauteur du triangle ABC issue de A est la droite qui passe par A et qui est perpendiculaire à la
droite (BC). On a donc :


 A ∈ HA
et .
 −−→
 BC est un vecteur normal à la droite HA

−−→
Les coordonnées du vecteur BC sont d’après le cours :

(xC − xB , yC − yB ) = (3 − 1, −3 − 5) = (2, −8).


−−→ −−→
Le vecteur →

n (1, −4) est colinéaire à BC (BC = 2−

n ) et est donc lui aussi normal à la droite HA .

D’après le cours, il existe donc c ∈ R tel que :

x − 4y + c = 0 (7)

est une équation cartésienne de la droite HA .

Comme le point A appartient à HA , ses coordonnées vérifient l’équation (7). On a donc :

−3 − 4 × 1 + c = 0

et par suite c = 7.

On a ainsi montré qu’

une équation cartésienne de HA est : x − 4y + 7 = 0. (8)


−−→
Remarque : Si l’on avait poursuivi l’étude, en utilisant les coordonnées du vecteur BC pour obtenir la
forme d’une équation cartésienne de HA , on aurait obtenu :

2x − 8y + 14 = 0

comme équation cartésienne de HA , ce qui aurait été tout aussi juste.

• Détermination d’une équation cartésienne de la droite HB

En suivant le plan de l’étude effectuée pour déterminer une équation de HA , on montre de façon analogue
qu’

une équation cartésienne de HB est : 3x − 2y + 7 = 0 (9)


−→
après avoir calculé que les coordonnées du vecteur AC sont (6, −4).
−→
Remarque : Pour obtenir cette équation cartésienne, on s’est appuyé sur le vecteur 12 AC qui est coli-
−→
néaire à AC et donc lui aussi normal à la droite HB . Si l’on avait utilisé les coordonnées du vecteur
−→
AC pour obtenir la forme d’une équation cartésienne de HB , on aurait obtenu :

6x − 4y + 14 = 0

comme équation cartésienne de HB , ce qui aurait été tout aussi juste.

7
• Détermination d’une équation cartésienne de la droite HC

En suivant le plan de l’étude effectuée pour déterminer une équation de HA , on montre de façon analogue
qu’

une équation cartésienne de HC est : x + y = 0 (10)


−−

après avoir calculé que les coordonnées du vecteur AB sont (4, 4).
−−→
Remarque : Pour obtenir cette équation cartésienne, on s’est appuyé sur le vecteur 41 AB qui est coli-
−−→
néaire à AB et donc lui aussi normal à la droite HC . Si l’on avait utilisé les coordonnées du vecteur
−−→
AB pour obtenir la forme d’une équation cartésienne de HC , on aurait obtenu :

4x + 4y = 0

comme équation cartésienne de HC , ce qui aurait été tout aussi juste.

2. On doit ici montrer que les trois droites HA , HB et HC se coupent en un unique point, i.e. qu’il existe un
unique point appartenant à HA ∩ HB ∩ HC .

Soit M (x, y) un point du plan.


 x − 4y + 7 = 0
M (x, y) ∈ HA ∩ HB ∩ HC ⇐⇒ 3x − 2y + 7 = 0 (cf. (8), (9) et (10))

x + y = 0
  
x − 4y
 = −7 on isole les inconnues à gauche
⇐⇒ 3x − 2y = −7  et les « constantes » à droite 

x + y = 0 afin d’écrire le système sous forme usuelle

 x − 4y = −7
⇐⇒ 10y = 14 L2 ← L2 − 3L1

5y = 7 L3 ← L3 − L1


 x − 4y = −7

10y = 14
⇐⇒

 0 = 0 2 L3 − L2
L3 ← |{z}

6=0

À cette dernière étape (et pas à celle d’avant), on a un système linéaire échelonné.

De L2 , on déduit que :
7
y=
5
7
puis à l’aide de L1 que : x − 4 × = −7, soit :
5
7
x=− .
5
 
7 7
Il y a donc un unique point commun aux trois droites HA , HB et HC . Ses coordonnées sont − , .
5 5
Ce point est appelé orthocentre du triangle ABC et est noté H. On a donc :
 
7 7
H − , . (11)
5 5

Partie B
1. On note :
M[AB] la médiatrice du segment [AB] ; I le milieu du segment [AB]
M[AC] la médiatrice du segment [AC] ; J le milieu du segment [AC]
M[BC] la médiatrice du segment [BC] ; K le milieu du segment [BC].

8

→ →−
On trace une figure sur laquelle on place le repère (O; i , j ), le triangle ABC, les points I, J, K, les
médiatrices M[AB] , M[AC] et M[BC] , le point Ω de concours de ces trois médiatrices et le cercle circonscrit
au triangle ABC, uniquement pour supporter notre intuition.

M[AB]
B M[AC]
b

I b

A K
b Ω b


− b
j

b
O


i

J
M[BC]

• Détermination d’une équation cartésienne de la droite M[AB]

La médiatrice M[AB] du segment [AB] est la droite qui passe par le milieu I du segment [AB] et qui
est perpendiculaire à la droite (AB). On a donc :


 I ∈ M[AB]
et .
 −−→
 AB est un vecteur normal à la droite M[AB]
−−→ −
→ −−→
Les coordonnées du vecteur AB sont (4, 4) (cf. Partie A). Le vecteur n′ (1, 1) est colinéaire à AB
−−→ →

(AB = 4 n′ ) et est donc lui aussi normal à la droite M[AB] .

D’après le cours, il existe donc c ∈ R tel que :


x+y+c=0 (12)
est une équation cartésienne de la droite M[AB] .

Les coordonnées du point I sont d’après le cours :


   
xA + xB yA + yB −3 + 1 1 + 5
, = , = (−1, 3).
2 2 2 2
Comme le point I appartient à M[AB] , ses coordonnées vérifient l’équation (12). On a donc :
−1 + 3 + c = 0
et par suite c = −2.

On a ainsi montré qu’


une équation cartésienne de M[AB] est : x + y − 2 = 0. (13)
−−→
Remarque : Si l’on avait poursuivi l’étude en utilisant les coordonnées du vecteur AB pour obtenir la
forme d’une équation cartésienne de M[AB] , on aurait obtenu :
4x + 4y − 8 = 0
comme équation cartésienne de M[AB] , ce qui aurait été tout aussi juste.

9
• Détermination d’une équation cartésienne de la droite M[AC]

En suivant le plan de l’étude effectuée pour déterminer une équation de M[AB] , on montre de façon
analogue qu’

une équation cartésienne de M[AC] est : 3x − 2y − 2 = 0 (14)

après avoir calculé que les coordonnées de J sont (0, −1).


−→
Remarque : Pour obtenir cette équation cartésienne, on s’est appuyé sur le vecteur 12 AC qui est coli-
−→
néaire à AC et donc lui aussi normal à la droite M[AC] . Si l’on avait utilisé les coordonnées du vecteur
−→
AC pour obtenir la forme d’une équation cartésienne de M[AC] , on aurait obtenu :

6x − 4y − 4 = 0

comme équation cartésienne de M[AC] , ce qui aurait été tout aussi juste.

• Détermination d’une équation cartésienne de la droite M[BC]

En suivant le plan de l’étude effectuée pour déterminer une équation de M[AB] , on montre de façon
analogue qu’

une équation cartésienne de M[BC] est : x − 4y + 2 = 0 (15)

après avoir calculé que les coordonnées de K sont (2, 1).


−−→
Remarque : Pour obtenir cette équation cartésienne, on s’est appuyé sur le vecteur 12 BC qui est coli-
−−→
néaire à BC et donc lui aussi normal à la droite M[BC] . Si l’on avait utilisé les coordonnées du vecteur
−−→
BC pour obtenir la forme d’une équation cartésienne de M[BC] , on aurait obtenu :

2x − 8y + 4 = 0

comme équation cartésienne de M[BC] , ce qui aurait été tout aussi juste.

2. On doit ici montrer que les trois droites M[AB] , M[AC] et M[BC] se coupent en un unique point, i.e. qu’il
existe un unique point appartenant à M[AB] ∩ M[AC] ∩ M[BC] .

Soit M (x, y) un point du plan.


 x + y − 2 = 0
M (x, y) ∈ M[AB] ∩ M[AC] ∩ M[BC] ⇐⇒ 3x − 2y − 2 = 0 (cf. (13), (14) et (15))

x − 4y + 2 = 0
 
 on isole les inconnues
x + y
 = 2  à gauche et les « constantes » 
⇐⇒ 3x − 2y = 2  
 à droite afin d’écrire le système 

x − 4y = −2
sous forme usuelle

 x + y = 2
⇐⇒ −5y = −4 L2 ← L2 − 3L1

−5y = −4 L3 ← L3 − L1

 x + y = 2
⇐⇒ −5y = −4

0 = 0 L3 ← L3 − L2

À cette dernière étape (et pas à celle d’avant), on a un système linéaire échelonné.

De L2 , on déduit que :
4
y=
5

10
4
puis à l’aide de L1 que : x + = 2, soit :
5
6
x= .
5
Il y a 
 donc un unique point commun aux trois droites M[AB] , M[AC] et M[BC] . Ses coordonnées sont
6 4
, . Ce point est noté Ω. On a donc :
5 5
 
6 4
Ω , . (16)
5 5

3. Calculons la longueur ΩA.


p
ΩA = (xA − xΩ )2 + (yA − yΩ )2 (formule du cours)
s 2  2
6 4
= −3 − + 1− (cf. (16))
5 5
s 2  2
15 6 5 4
= − − + −
5 5 5 5
s 2  2
21 1
= − +
5 5
r
212 12
= +
52 52
r
441 1
= +
25 25
r
442
=
25

442
= √
25

442
=
5
Notons que comme il n’apparaît aucun carré dans la décomposition de 442 en produit de facteurs premiers :

442 = 2 × 13 × 17

on ne peut simplifier 442. On a donc :

442
ΩA = . (17)
5
De la même manière, toujours en utilisant la formule de la longueur et (16), on montre que :

442
ΩB = (18)
5
et

442
ΩC = . (19)
5

442
4. De la question 3, on déduit que les trois points A, B et C sont tous les trois à distance du point Ω.
√5
442
Les points A, B et C, sont donc tous trois situés sur le cercle de centre Ω et de rayon .
5

11
5. D’après la question
√ précédente, le cercle circonscrit au triangle ABC n’est autre que le cercle de centre
442
Ω et de rayon . Connaissant les coordonnées de son centre (cf. (16)) et son rayon, on en donne
5
facilement une équation cartésienne :
 2  2 √ !2
6 4 442
x− + y− = .
5 5 5
| {z }
442
25

Partie C
1. On note :
. MA la médiane du triangle ABC issue de A ;
. MB la médiane du triangle ABC issue de B ;
. MC la médiane du triangle ABC issue de C.

→ → −
On trace une figure sur laquelle on place le repère (O; i , j ), le triangle ABC, les points I, J, K, les trois
médianes du triangle ABC et le point G de concours de ces trois médiane, uniquement pour supporter
notre intuition.

MC MB

b
B

I b

MA A G K
b b b



j

b


O i

• Détermination d’une équation cartésienne de la droite MA

La médiane MA du triangle ABC issue de A est la droite qui passe par le sommet A et par le milieu
K du segment [BC].

La droite MA est donc la droite (AK).


−−→
On rappelle (cf. Partie B) que les coordonnées de K sont : (2, 1). Les coordonnées du vecteur AK sont
donc :
(xK − xA , yK − yA ) = (2 − (−3), 1 − 1) = (5, 0).
Soit M (x, y) un point du plan.
−−→ −−→
M (x, y) ∈ MA = (AK) ⇐⇒ AM (x − (−3), y − 1) // AK(5, 0)
| {z }
x+3

x+3 5
⇐⇒
=0 (critère de colinéarité)
y−1 0

⇐⇒ (x + 3) × 0 − 5 × (y − 1) = 0

⇐⇒ −5y + 5 = 0

12
On a donc montré que :
−5y + 5 = 0
est une équation cartésienne de la droite MA . En divisant chacun des membres de cette équation par
5, on obtient l’équation :
−y + 1 = 0
qui lui est équivalente.

On a ainsi montré qu’

une équation cartésienne de MA est : − y + 1 = 0 (20)

• Détermination d’une équation cartésienne de la droite MB

En suivant le plan de l’étude effectuée pour déterminer une équation de MA , on montre de façon
analogue qu’

une équation cartésienne de MB est : −6x + y + 1 = 0 (21)

• Détermination d’une équation cartésienne de la droite MC

En suivant le plan de l’étude effectuée pour déterminer une équation de MA , on montre de façon
analogue qu’une équation cartésienne de MC est :

−6x − 4y + 6 = 0.

En divisant chacun des membres de cette équation par 2, on obtient l’équation :

−3x − 2y + 3 = 0

qui lui est équivalente.

On a ainsi montré qu’

une équation cartésienne de MC est : − 3x − 2y + 3 = 0. (22)

2. On doit ici montrer que les trois droites MA , MB et MC se coupent en un unique point, i.e. qu’il existe
un unique point appartenant à MA ∩ MB ∩ MC .

Soit M (x, y) un point du plan.


 − y + 1 = 0
M (x, y) ∈ MA ∩ MB ∩ MC ⇐⇒ −6x + y + 1 = 0 (cf. (20), (21) et (22))

−3x − 2y + 3 = 0
 
 on isole les inconnues
 − y = −1  à gauche et les « constantes » 
⇐⇒ −6x + y = −1  
 à droite afin d’écrire le système 

−3x − 2y = −3
sous forme usuelle

 −3x − 2y = −3 L1 ↔ L3
⇐⇒ −6x + y = −1

− y = −1

 −3x − 2y = −3
⇐⇒ 5y = 5 L2 ← L2 − 2L1

− y = −1


 −3x − 2y = −3

5y = 5
⇐⇒

 0 = 0 5 L3 + L2
L3 ← |{z}

6=0

13
À cette dernière étape (et pas à celle d’avant), on a un système linéaire échelonné.

De L2 , on déduit que :
y=1
puis à l’aide de L1 que : −3x − 2 × 1 = −3, soit :
1
x= .
3
 
1
Il y a donc un unique point commun aux trois droites MA , MB et MC . Ses coordonnées sont ,1 .
3
Ce point est appelé centre de gravité du triangle ABC et est noté G. On a donc :
 
1
G ,1 . (23)
3
−→ −−→ −−→
3. D’après (23), les coordonnées des vecteurs GA, GB et GC sont donnés par :
−→ 1 −−→ 1 −−→ 1
GA(−3 − , 1 − 1) ; GB(1 − , 5 − 1) ; GC(3 − , −3 − 1). (24)
| {z 3} | {z } | {z 3} 4
| {z }
| {z 3} −4
| {z }
0
− 10
3
2
3
8
3

−→ −−→ −−→
De (24) on déduit que : les coordonnées du vecteur GA + GB + GC sont :
 
10 2 8
− + + , 0 + 4 − 4 = (0, 0).
3 3 3
On a donc :
−→ −−→ −−→ − →
GA + GB + GC = 0 .
−−→ −−→
4. Les points H, Ω et G sont alignés si et seulement si les vecteurs HΩ et HG sont colinéaires.
−−→
De (11) et (16), on déduit que les coordonnées de HΩ sont :
     
6 7 4 7 13 3
− − , − = ,− .
5 5 5 5 5 5
−−→
De (11) et (23), on déduit que les coordonnées de HG sont :
     
1 7 7 26 2
− − ,1 − = ,− .
3 5 5 15 5
De plus :
13 26

−−→ −−→ 5 15

HΩ // HG ⇐⇒ =0
3 2
− −

5 5
   
13 2 26 3
⇐⇒ × − − × − =0
5 5 15 5

26 26 × 3
⇐⇒ − + = 0.
25 15 × 5
26 × 3 26 × 
3 26
Or = = .
15 × 5 ×5×5
3 25
−−→ −−→
La dernière égalité est donc vraie. Par suite les vecteurs HΩ et HG sont colinéaires ; les points H, Ω et G
sont donc alignés.

Remarque : En fait, quel que soit le triangle que l’on considère, son orthocentre H, le centre Ω de son
cercle circonscrit et son centre de gravité Ω sont alignés. La droite qui passe par ces trois points est appelée
droite d’Euler.
−−→ −→
On a en outre toujours ΩH = 3ΩG, ce que vous pouvez vérifier à l’aide d’un calcul en coordonnées pour
le triangle particulier considéré ici.

14