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e génie ne s'analyse pas mieux que l' électri- mière audition du Canticum sacrum renouvelle

Cycle Stravinsky âu Châtelet cité: on le possède ou pas. Stravinsky le pos- l'ékictrochoc. «Meurtre dans la cathédrale·», se
sède : il ne s'en préoccupe donc jamais!» scandalise le Time, face au sacrilège d'un musi- Dans sa répartition
Hommage De L'Oiseau de feu aux Requiem Canticles, sa Le poète Jean Cocteau, collaborateur et ami cien qui, à 75 ans, rejoint les jeunes loups de des formes,

musique audacieuse a marqué le xxe siècle. Vingt-cinq ans du musicien de longue date, ne s'y est pas trompé :
l'auteur du Sacre du printemps est un génie sous ten-
l'avant-garde européenne dans l'aventure sérielle.
Entre-temps, de Pulcinella (1920) au Rake's
le photographe
a voulu renvoyer
après sa mort, Igor Stravinsky reste un génie déroutant. sion, une force qui va et ne cesse d'avancer. Sa ProgreSs (1951), l'œuvre de Stravinsky fait mine à l'esthétique
du compositeur.
carrière commence par 1'un des plus beaux coups de s'embourgeoiser, de vivre d'emprunts au passé
d'éclat de l'histoire de la musique : le scandale du -Bach, Mozart, Mendelssohn. « Tout ce qui me fas-
Sacre, le 29 mai 1913, au Théâtre des Champs~ cine, je cherche â le posséder :je souffre d'un cas (·
Elysées, dans la chorégraphie de Nijinski. « Une gi- spécial de kleptomanie ! » Comme Picasso pas-
~e pour le public traditionnel», estime rétrospec- sant de ses Arlequins aux Demoiselles d' Av(gnon,
tivement Pierre Boulez. Patron des Ballets russes, des natures mortes cubistes à ses costaudes Bai-
misant, depuis le succès de L'Oiseau de feu, sur gneuses ingresques, Igor Stravinsky fait flèche de
• son compositeur fétiche, Diaghilev a le triomphe tout bois. Un aventurier imprévisible, changeant de
llaconique·: « Exactement ce que je voulais ! » cap esthétique comme de port d'attache (la Suisse
i Quarante-trois ans plus tard, le 13 septembre durant la Première Guerre mondiale, la France
~ 1956, à la basilique Saint-Marc de Venise, la pre- dans l'entre-deux-guerres, les Etats-Unis...,_.
52 Télérama N• 2437 - 25 septembre 1996 Télérama N• 2437 - 25 septembre 1996 53
e génie ne s'analyse pas mieux que l' électri- mière audition du Canticum sacrum renouvelle
Cycle Stravinsky âu Châtelet cité: on le possède ou pas. Stravinsky le pos- l'ékictrochoc. «Meurtre dans la cathédrale·», se
sède : il ne s'en préoccupe donc jamais!» scandalise le Time, face au sacrilège d'un musi- Dans sa répartition
Hommage De L'Oiseau de feu aux Requiem Canticles, sa Le poète Jean Cocteau, collaborateur et ami cien qui, à 75 ans, rejoint les jeunes loups de des formes,

musique audacieuse a marqué le xxe siècle. Vingt-cinq ans du musicien de longue date, ne s'y est pas trompé :
l'auteur du Sacre du printemps est un génie sous ten-
l'avant-garde européenne dans l'aventure sérielle.
Entre-temps, de Pulcinella (1920) au Rake's
le photographe
a voulu renvoyer
après sa mort, Igor Stravinsky reste un génie déroutant. sion, une force qui va et ne cesse d'avancer. Sa ProgreSs (1951), l'œuvre de Stravinsky fait mine à l'esthétique
du compositeur.
carrière commence par 1'un des plus beaux coups de s'embourgeoiser, de vivre d'emprunts au passé
d'éclat de l'histoire de la musique : le scandale du -Bach, Mozart, Mendelssohn. « Tout ce qui me fas-
Sacre, le 29 mai 1913, au Théâtre des Champs~ cine, je cherche â le posséder :je souffre d'un cas (·
Elysées, dans la chorégraphie de Nijinski. « Une gi- spécial de kleptomanie ! » Comme Picasso pas-
~e pour le public traditionnel», estime rétrospec- sant de ses Arlequins aux Demoiselles d' Av(gnon,
tivement Pierre Boulez. Patron des Ballets russes, des natures mortes cubistes à ses costaudes Bai-
misant, depuis le succès de L'Oiseau de feu, sur gneuses ingresques, Igor Stravinsky fait flèche de
• son compositeur fétiche, Diaghilev a le triomphe tout bois. Un aventurier imprévisible, changeant de
llaconique·: « Exactement ce que je voulais ! » cap esthétique comme de port d'attache (la Suisse
i Quarante-trois ans plus tard, le 13 septembre durant la Première Guerre mondiale, la France
~ 1956, à la basilique Saint-Marc de Venise, la pre- dans l'entre-deux-guerres, les Etats-Unis...,_.
52 Télérama N• 2437 - 25 septembre 1996 Télérama N• 2437 - 25 septembre 1996 53
compose en hommage ses Symphonies
La première chaine classique et. l~az
24h 1 24 en stéréo •••
.
d'instruments à vent.
Enfin, un dieu tutélaire que Stravinsky
père, première basse de l'Opéra de Saint-
Pétersbourg, désigne un soir à son jeune
fils, au foyer d'un théâtre : Tchailcovski. un o1seau rare a' la télé
Igor évoque cette rencontre comme un
mystérieux passage de relais -les deux
musiciens partagent le même amour du
ballet, la même nostalgie du XVIIIe
siècle; la même culture cosmopolite. Le
Baiser de la fée, ballet classique de 1928,
honore ce parrainage mystique.
Sous les masques savants ou les pas-
tiches grimaçants, Igor Stravinsky dé-
robe en fait toujours le même profil :
timbres crus, rythmes dissymétriques,
harmonies grinçantes, mélodies ner-
veusement articulées. Un profil mu-
sical qui répugne au flou comme à
l'enflure. Cette griffe nette, incisive,
impérieuse, signe aussi l'homme. Celui
qui domine la vie musicale de la pre-
mière moitié du siècle ne dépasse pas le
mètre soixante-sept. << Un Pygmée »,
s'attendrit son entourage. Petit, mais
bien bâti. N'hésitant pas à poser dans le
plus simple appareil, Stravinsky est fier
de son anatomie musclée après un sé-
~ jour en sana. Les poumons sont le talon
d'Achille de sa famille : sa première
1 o:

~
femme, Catherine, et sa fille aînée meu-
rent de tuberculose, en 1939. Dans la 111111
i crainte d'un refroidissement après les
~ suées d'un concert ou d'une répétition,
Un visage aux traits nets et puissants comme les contours de sa musique. Stravinsky chef d'orchestre s'enveloppe
d'une serviette-éponge blanche, à la
~ ensuite) ou de pavillon (français
en 1934, américain en 1945). Mais tout
maître, Stravinsky garde aussi l'habi-
tude de superposer sur son front deux
façon d'un boxeur. Les traits de son
visage en émergent, nets et puissants
1
le contraire d'un bateau ivre ! paires de lunettes. comme les contours de sa musique.
Stravinsky avance en froid calcula- Ensuite, Claude Debussy, admirateur Séducteur aux discrets succès fémi-
teur de ses revirements. On le croit révo-
lutionnaire et brise-tout à l'époque du
immédiat de Petrouchka, en 1911. L'an-
née suivante, ils déchiffrent ensemble
nins (Gabrielle Chanel figure à son
tableau de chasse), Igor est un dandy •
Sacre, en 1913. On le découvre, cinq
ans plus tard, économe et mélancolique
Le Sacre : << De la musique de sauva-
ge, avec tout le confort moderne »,
avantageux. << Stravinsky arbore des cra-
vates tumultueuses et baise la main des /~
dans L'Histoire du soldat, mesuré et applaudit le compositeur de Jeux. A la dames en leur marchant sur les pieds ! »,
contrit dans la Symphonie de psaumes, mort de son aîné, en 1918, Stravinsky se moque Debussy, au temps de .._
de 1930, ironique et glacial dans Œdi-
pus rex.« Pensez à Savonarole!», lan-
ce-t-il à ses interprètes. Comme le moi-
ne intégriste de la Renaissance floren-
A lire, à écouter
tine, Stravinsky brûle ce qu'il a adoré. A lire :Igor Stravinsky, d'André Boucourechliev, chez Fayard. Clair, complet, cha-
Avant d'adorer ce qu'il a abhorré : Anton leureux, un panorama-bilan qui justifie le titre de la collection : « Les indis-
Webern et le sérialisme viennois. pensables • de la musique. PoÙr les lecteurs pressés : Stravinsky, de Marcel
Quelques idoles ignifugées résistent. Marnat, au Seuil (coll. • Solfèges •). Muzzik, la chaîne Classique et Jazz est la première au monde à diffuser 24h/24 en stér
l'émotion lyrique, de l'Opéra, le plaisir de la musique Cl~ssiq11te et les sensations intimes
D'abord, l'auteur du Coq d'or, Rimski- A écouter : Stravinsky par Stravinsky, 11 volumes de CD Sony Classical, ven·
Korsakov, son unique professeur, à Saint- dus séparément. Une intégrale testamentaire de référence : authenticité du style
Pétersbourg, qui l'a sauvé de l'ennui garantie, orchestres de haut vol, et une technique qui n'a pas vieilli. Eclipsée
du conservatoire tout en lui inculquant seulement parquelques réussites récentes (L'Oiseau de feu, Petrouchka, Le Jazz. Sur Muzzik se rencontrent et s'expriment les plus grands créateurs de l'image et d,
un solide métier d'orchestrateur. De ce Sacre du printemps, par Pierre Boulez, avec le Chicago Symphony Orchestra,
le Cleveland Orchestra, la rigueur boulézienne servie par les deux meilleures musique. Découvrez vite cet oiseau rare de la télé sur le câble et CanaiSatellite.
phalanges américaines - 2 CD séparés Deutsche Grammophon)•. The Rake's
Progress, avec Dawn Upshaw, Jerry Hadley, Samuel Ramey, Chœur et Orchestre
de l'Opéra de Lyon, dir. Kent Nagano. Pour la distribution vocale, éblouissante.
Œdipus rex, avec Peter Schreier, Jessye Norman, Orchestre du Festival Saito
Kinen, dir. Seiji Ozawa. Un cérémonial tragique impressionnant.
Pour recevoir MuzziK, téléphonez vite au 36 69 40 0(
54 Télérama N• 2437 .• 25 septembre 1996
• YAMAHA CRÉATEUR DU CLAVINOVA •
Stravinsky avec Nijinski monastique, Stravinsky s'enferme dès le
matin pour forger ses thèmes, les déve-
dans Je rôle de Petrouchka.
• •

a1s1r
Le ballet est créé à Paris lopper 1' après-midi. Et les orchestre le
en 1911. Un triomphe. soir, tout en prêtant une oreille distraite
au Simenon que lui lit sa femme.
Stravinsky compose vite et réguliè-
Faites-vous
rement : trois ou quatre heures par jour,
cinq jours par semaine et six mois par
an. L'autre moitié de 1' année, il dirige,
~ Petrouchka. Devenu citoyen cali-
o·ffrez un
avinova®
fomien, le musicien russe adopte l' élé~ voyage, enregistre:« Mes disques sont
gance allurée de Hollywood. En voisin les compléments indispensables de mes
de Sunset Boulevard, il côtoie les reines partitions. » Dès les années 30, débutent
du septième art : l'Ange bleu (ils parta- les tournées en Europe, comme pianiste
gent le même médecin), la divine Garbo. soliste (pour son Capriccio) ou comme
Rouleur de cigarettes, grand amateur chef d'orchestre. Ses cachets d'inter-
prète compensent la perte de ses droits

à votre enfant.
de café (surtout l'arôme) et de thé (léger,
l'après-midi), notre bon vivant cède vo- d'auteur russes, depuis la révolution
lontiers à ses faiblesses : la bonne chère d'Octobre. La première invitation amé-
et les bons vins. Gastronome pantagrué- ricaine arrive fm 1934,.renouvelée trois
lique, Stravinsky, à Paris, festoie au Grand ans plus tard, et, en 1939, l'université
Véfour ou à la Boule d'Or, avec force de Harvard le convie à une série de
bourgogne blanc et bordeaux rouge, sui- conférences. Stravinsky en profite pour
vis du classique dom pérignon. Coup de blanche? Non, le musicien est trop fuir l'Europe en guerre.
fourchette et coup de baguette tranchent volontaire, trop lucide pour se fier à Globe-trotter infatigable, l'auteur de
à 1'unisson : « Voir Stravinsky couper sa ces palliatifs incertains. « C'est le tra- Perséphone change allégrement de con-
viande, éliminer tout morceau de grais- vail qui amène l'inspiration. » tinent ou d'hémisphère. En 1962, année
se, observe son assistant Robert Craft, Ce travail s'accomplit en laboratoire. faste de ses 80 ans, c'est le retour triom-
explique pourquoi il affirme que sa mu- Les visiteurs de la rue Rochechouart ou phal en Russie, pendant trois semaines.
sique est faite d'os, qu'on doit la jouer de Beverly Hills s'émerveillent du stu- Avec les haltes rituelles à Hambourg,
secco, sans vibrato ni expression!» dio de Stravinsky, pareil à la carlingue Londres, Paris ... La Ville lumière as-
Accueillant le romancier Christopher d'un pilote ou au bloc opératoire d'un treint Stravinsky à briller dans les dî-
Isherwood venu pour un dîner arrosé, chirurgien. S'y entasse, entre deux pia- ners littéraires -avec Eugène Ionesco,
Stravinsky hésite : « Nous écoutons de nos couverts de partitions et de mé- Nathalie Sarraute (qui lui parle en rus-
la musique avant d'être ivres ou tronomes, toute une quincaillerie de se), Henri Michaux, Jean Genet, qui
après?» Signant parfois d'un humo- crayons, taille-crayon, gommes, porte- note: «Sa voix grave résonne comme
ristique « Strawhisky », fraternisant plume, encres multicolores, grattoirs, la percussion dans L'Histoire du sol-
d'emblée avec quelques éthyliques ciseaux, colles. Stravinsky trace lui-mê- dat ! » Le peintre et sculpteur ~lberto En choisissant l'expérience et le savoir faire YAMAHA, vous optez poùr
notoires (les poètes Wystan Hugh me ses portées sur des rames de papier Giacometti obtient des séances de pose
un piano tout aussi performant pour l'éveil et l'apprentissage musical de .
Auden et Dylan Mariais Thomas), le vierge, à l'aide d'un instrument de son pour un portrait. Le même projet avec
l'Anglais Francis Bacon échoue. vos enfants que pour votre détente et votre plaisir.
compositeur tient dignement l'alcool cru baptisé« Stravigor )), La composi-
Malgré les accidents de santé, le créa- Comme sur les meilleurs pianos classiques, le CLAVINOVA vous procure
-scotch plutôt que bourbon. Un sti- tion musicale, pour l'auteur d'Apollon
mulant pour l'invention? Un euphori- musagète, n'est qu'une gymnastique teur ne désarme pas. «A mon âge, on la sensibilité de toucher, la richesse et l'ample.ur_~d~u~s~on~,~h\Ü~~iS\J
sant devant 1' angoisse de la page corrective, un artisanat futé. Bricoleur ne compose plus que pour l'argent ou plus une large variété de timbres issués d'une r.
pour Dieu. » Apre au gain, Igor Stra- technologie de pointe.
vinsky, fortune faite, ne songe qu'à son
Sacre d'automne au Châtelet salut. The Rake' s Progress a sonné son
adieu au théâtre, en 1951 ; Agon, son
Vous bénéficiez également de 2 prises casque
pour jouer jour et nuit, en toute intimité.
adieu au ballet, six ans plus tard. Des Une interface intégrée vous
L'œuvre de Stravinsky n'avait pas été à telle fête depuis longtemps :trois opé-
ras, les principales suites de ballet, des œuvres rares de la période américaine Lamentations du prophète Jérémie permet la connexion directe à votre
par l'Orchestre de Los Angeles, ville où le compositeur s'était établi. (1957) aux Requiem Canticles (1966), ordinateur pour apprendre ou composer
The Rake's Progress. Mise en scène de PeterSellars, avec Dawn Upshaw, Paul la dernière musique de Stravinsky, reli- très simplement (à partir du CLP 411 ).
Groves, Willard White, London Sinfonietta VolceS, Los Angeles Philharmonie, dir. gieuse et funèbre, psalmodie un adieu
Esa-Pekka Salonen. Les 28 et 30 septembre, les 3, 7, 9 et 12 octobre à 19h30. au monde, une prise de voile. Dans une gamme composée de 9 modèles esthétiques et peu
Œdipus rex, précédé de Silent Prologue, de Robert Wilson. Mise en scène de Maintenu en survie par la médecine
encombrants, choisissez votre CLAVINOVA.
Robert Wilson, avec Philip Langridge, Michelle Deyoung, Chœur du Théâtre new-yorkaise, le musicien finit par
s'éteindre, le 6 avril 1971, dans sa Faites-vous plaisir,
du Châtelet, Philharmonia Orchestra, dir. Christoph von Dohnanyi. Les 12, 14,
19, 21 et 23 novembre à 19h30; le 17 novembre à 17 heures. quatre-vingt-neuvième année. Les auto- offrez un CLAVINOVA à votre enfant.
Le Rossignol. Mise en scène de Stanislas Norday, avec Natalie Dessay, Wendy rités soviétiques espèrent inhumer sa
Hoffmann, Hélène Perraguin, Chœur du Châtelet, Orchestre de Paris, dir. Pierre dépouille en terre russe. Véra choisit le

Clavinova.
Boulez (avec Pierrot lunaire, d'Arnold Schoenberg, Christine Schâfer,. réci- carré orthodoxe du cimetière San·Miche-
tante). Le 30 ja!1vier, les 1er, 3, 5 et 7 février à 19h30; le 9 février à 17 heures. le, à Venise, près de la tombe de Dia-
Concerts symphoniques. Avec le Los Angeles Philharmonie, dir. Esa-Pekka ghilev. A la mémoire de Stravinsky, la
Salonen : le 1er (Le Sacre du printemps), le 8 (Symphonie de psaumes) et le Sérénissime célèbre des funérailles de
11 octobre (Cantate) à 20 heures ; dir. Pierre Boulez, le 4 octobre (L'Oiseau doge. Un condottiere de la musique du
de feu) à 20 heures. Avec le London Symphony Orchestra, dir. Kent Nagano,
le 14 octobre (Petrouchka) à 20 heurès. Tél. : (1) 40-28-28-40.
XX• siècle disparaît. Un grand seigneur.
Le prince Igor • Gilles Macassar YAMAHA
56 Télérama N• 2437 - 25 septembre 1996

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