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ENSA5/BTP/2016-2017

Rapport du Projet de Fin d’Etudes


Présenté par :

Abdelhamid TAIR
Hamza KHADRI

En vue de l’obtention du Diplôme d’Ingénieur d’Etat

Spécialité : Bâtiment et Travaux Publics

Thème :

Etude VRD du lotissement ALMOSTAKBAL


- DCHEIRA ELJIHADIA-

Encadré par : Entreprise : B.I.E.N

M. Moulay Abdelazize ABOULHASSAN, Encadrant à l’ENSA


M. Ahmed AGOURAM, Encadrant à l’Entreprise

Soutenu le : 08 /07/2017 , devant la commission du jury :

M. Moulay Abdelazize ABOULHASSAN


M. Mohamed JADAOUI
M. Anas HATIM
DÉDICACES

A ma très chère, honorable et aimable mère : Tu représentes pour moi le


symbole de la bonté par excellence, la source de tendresse et l’exemple du
dévouement qui n’a pas cessé de m’encourager. Aucune dédicace ne saurait
être assez éloquente pour exprimer ce que tu mérites pour tous les sacrifices
que tu n’as cessé de me donner depuis ma naissance, durant mon enfance et
même à l’âge adulte.

A mon très cher père : Aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour,


l’estime, le dévouement et le respect que j’ai pour vous. Rien au monde ne
vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon éducation et mon bien être. Ce
travail est le fruit de tes sacrifices que tu as consentis pour mon éducation et
ma formation.

A mes frères Rachid, Soufien et Oussama : Les mots ne suffisent guère pour
exprimer l’attachement, l’amour et l’affection que je porte pour vous.

A toute ma famille : Pour sa présence et son soutien.

A mon cher binôme Abdelhamid TAIR : Un remerciement particulier et


sincère pour tous vos efforts fournis le long de notre parcours à l’ENSAA.

A mes ami(e)s : Je ne peux trouver les mots justes et sincères pour vous
exprimer mon affection et mes pensées, vous êtes pour moi des frères, sœurs
et des ami(e)s sur qui je peux compter.

A tous mes enseignants : Que ce travail soit un témoignage de ma gratitude


et mon profond respect.

A tous ceux que je connais et me connaissent : Veuillez trouver dans ce


modeste travail ma reconnaissance pour tous vos gestes et efforts.

Je vous dédie ce travail et je vous souhaite une vie pleine de santé et de


bonheur.

Hamza KHADRI

1
DÉDICACES

A mes chers parents,

Aucune dédicace ne saurait traduire la profondeur des sentiments


d’affection, d’estime et de respect que nous vous portons. En signe de
reconnaissance pour l’amour dont vous nous avez toujours comblé,
l’éducation et le bien-être que vous nous avez assuré ; puisse ce travail
représenter à vos yeux, le plus beau cadeau que nous pouvons vous offrir.
Que Dieu, le tout puissant, vous préserve et vous procure santé et longue vie.

A mes frères et sœurs,

Qu’ils trouvent en ce travail, l’hommage de notre gratitude, qu’aucun mot ne


saurait l’exprimer, pour leur amour et leur attachement durant ces longues
années.

A mes ami(e)s,

Pour les beaux moments que nous avons partagés ensemble.

A toute ma famille,

A mon cher binôme Hamza KHADRI, pour votre aide depuis le début de
notre parcours à l’ENSAA.

A tous mes enseignants durant ce parcours,

A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce projet,

Je dédie ce modeste travail en reconnaissance de leur inestimable soutien.

Abdelhamid TAIR

2
REMERCIEMENTS
Ce mémoire est l’aboutissement de quatre mois de travail. Néanmoins, nous avons
l’entière conviction qu’il n’aurait pu voir le jour sans la collaboration de plusieurs personnes.
Qu’elles puissent être ici chaleureusement remerciées.

De prime abord, nous saluons l’abnégation et témérité des corps professoral et


administratif de l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées d’Agadir. Nos remerciements vont
surtout à Monsieur Moulay Abdelazize ABOULHASSAN, notre encadrant interne, pour
l’honneur qu’il nous a accordé en acceptant de nous encadrer, ainsi pour son soutien et son aide
précieuse.

Nos remercions Monsieur Mohamed HAJBY, Directeur Général du bureau B.I.E.N,


pour nous avoir accordé cette occasion d’immersion au sein de son bureau d’études et
chaleureusement accueillis au sein de son équipe.

Nous saisissons aussi cette occasion pour exprimer notre profonde gratitude à Monsieur
Ahmed AGOURAM, Ingénieur Energie et Environnement à B.I.E.N, pour le temps qu’il nous
a consacré tout au long de cette période de stage ainsi que toutes ses réponses claires et
pertinentes à nos nombreuses interrogations ; sans oublier sa participation au cheminement de
ce rapport.

Nos remerciements vont également à toute personne du personnel de B.I.E.N ayant


contribué de près ou de loin à la réussite de notre travail.

Nous tenons à remercier aussi tous les membres du jury pour leur bienveillance à vouloir
évaluer notre travail.

Enfin, nous remercions toute personne ayant contribué à l’élaboration de ce mémoire.

3
RÉSUMÉ

Ce projet de fin d’études présente une étude VRD du lotissement ALMOSTAKBAL


relative à la viabilisation et le lotissement des terrains qui serviront d’assise à un projet de
grande échelle visant la création d’une nouvelle zone principalement dédiée à l’habitat destiné
aux couches sociales les plus démunis dans la ville d’Agadir. Cette étude traite l’aménagement
en voirie et réseaux d’assainissement et de l’eau potable de ce lotissement sis à la commune
DCHEIRA ELJIHADIA à Agadir. Il s’agit donc de concevoir, dimensionner et estimer ce
qu’exigent ces réseaux en quantité et en prix tout en respectant les normes de conception et de
dimensionnement.

L’étude VRD se fait généralement à l’aide des différents logiciels de calcul. Dans ce
projet, on a adopté le logiciel COVADIS pour le réseau de la voirie et celui d’assainissement
des eaux usées et des eaux pluviales et puis le logiciel EPANET pour étudier le réseau
d’alimentation en eau potable, ainsi que EXCEL pour établir l’étude financière.

Après cette étude, et en utilisant les logiciels précités on a abouti à différents résultats à
savoir : le linéaire total de la voirie projetée est d’environ 777,48 m, le réseau d’assainissement
sera constitué de conduites en PVC de diamètre 400 mm, le réseau d’AEP sera constitué de
conduites en PVC de diamètres DN 75 mm, DN 110 mm et DN 160 mm, et enfin le coût des
prestations étudiées pour ce lotissement est estimé à 4 794 558,00 DH TTC.

4
TABLE DES MATIÈRES
DÉDICACES ............................................................................................................................. 1
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. 3
RÉSUMÉ .................................................................................................................................... 4
LISTE DES FIGURES ............................................................................................................... 9
LISTE DES TABLEAUX ........................................................................................................ 10
LISTE DES ABRÉVIATIONS ................................................................................................ 11
CHAPITRE I : PRÉSENTATION DE L’ORGANISME D’ACCUEIL ET DU MILIEU
D’ÉTUDE................................................................................................................................. 13
Introduction .............................................................................................................................. 13
I. Présentation de l’organisme d’accueil .............................................................................. 13
1. Fiche technique ............................................................................................................. 13
2. Domaines d’activités ..................................................................................................... 14
3. Ressources humaines ..................................................................................................... 15
II. Présentation du milieu d’étude ......................................................................................... 15
1. Présentation du milieu naturel ....................................................................................... 15
a. Géologie régionale ..................................................................................................... 15
b. Climat ........................................................................................................................ 16
2. Présentation du projet .................................................................................................... 16
a. Situation géographique .............................................................................................. 16
b. Consistance du projet ................................................................................................ 17
c. Topographie du site ................................................................................................... 19
d. Intervenants du projet ................................................................................................ 20
Conclusion ................................................................................................................................ 20
CHAPITRE II : ÉTUDE DU RÉSEAU DE LA VOIRIE ........................................................ 21
Introduction .............................................................................................................................. 21
I. Généralités sur la voirie .................................................................................................... 21
1. Caractéristiques d’une structure de chaussée ................................................................ 21
2. Types de structure de la chaussée.................................................................................. 22
3. Les profils des voies ...................................................................................................... 24
a. Le profil en long ........................................................................................................ 24
b. Le profil en travers ..................................................................................................... 24
II. Conception et dimensionnement de la voirie ................................................................... 25
1. Conception de la voirie ................................................................................................. 25

5
a. Profils en long ............................................................................................................ 26
b. Profils en travers ........................................................................................................ 28
2. Dimensionnement de la voirie....................................................................................... 28
a. Chaussée .................................................................................................................... 29
b. Trottoir ....................................................................................................................... 29
c. Parkings ..................................................................................................................... 29
d. Chemins piétons ......................................................................................................... 29
Conclusion ................................................................................................................................ 29
CHAPITRE III : ÉTUDE DU RÉSEAU D’ASSAINISSEMENT .......................................... 30
Introduction .............................................................................................................................. 30
I. Généralités sur les réseaux d’assainissement ................................................................... 30
1. Nature des eaux d’assainissement ................................................................................. 30
2. Types de systèmes d’assainissement ............................................................................. 31
a. Système unitaire ........................................................................................................ 31
b. Système séparatif ...................................................................................................... 31
c. Système pseudo-séparatif .......................................................................................... 32
3. Ouvrages d’assainissement ........................................................................................... 33
a. Composition du réseau d’assainissement .................................................................. 33
b. Caractéristiques techniques et mise en œuvre des ouvrages ...................................... 37
4. Choix du système d’assainissement .............................................................................. 38
II. Etude du réseau d’assainissement .................................................................................... 38
1. Conception du réseau d’assainissement ........................................................................ 38
a. Choix du système d’assainissement .......................................................................... 38
b. Tracé en plan du réseau d’assainissement.................................................................. 38
2. Evaluation des débits des eaux usées ............................................................................ 40
a. Description de la méthode de calcul .......................................................................... 40
b. Données de base ......................................................................................................... 40
c. Débit moyen EU ........................................................................................................ 41
d. Débit de pointe journalière......................................................................................... 41
e. Débit de pointe horaire .............................................................................................. 41
f. Application au projet ................................................................................................. 42
3. Evaluation des débits des eaux pluviales ...................................................................... 44
a. Délimitations des bassins versants ............................................................................ 44
b. Calcul des débits des eaux pluviales .......................................................................... 45

6
4. Dimensionnement du réseau d’assainissement ............................................................. 53
a. Montage des profils en long des collecteurs .............................................................. 53
b. Dimensionnement des canalisations .......................................................................... 54
c. Conditions d’autocurage ............................................................................................ 55
d. Résultats de calcul ..................................................................................................... 56
Conclusion ................................................................................................................................ 59
CHAPITRE IV : ÉTUDE DE L’ALIMENTATION EN EAU POTABLE ............................. 60
Introduction .............................................................................................................................. 60
I. Généralités sur les réseaux de distribution de l’eau potable ............................................ 60
1. Structure des réseaux ..................................................................................................... 60
a. Réseau ramifié ........................................................................................................... 60
b. Réseau maillé ............................................................................................................. 61
2. Dimensionnement en fonctionnement normal .............................................................. 61
a. Hypothèses de calcul ................................................................................................. 61
3. Matériaux utilisés .......................................................................................................... 65
a. Les canalisations ........................................................................................................ 65
b. Les appareillages ........................................................................................................ 66
II. Etude du réseau d’alimentation en eau potable ................................................................ 67
1. Description du réseau d’eau potable existant ................................................................ 67
2. Tracé du réseau .............................................................................................................. 68
3. Estimation des besoins en eau ....................................................................................... 69
a. Consistance du projet................................................................................................. 69
b. Dotations unitaires ..................................................................................................... 69
c. La consommation moyenne ....................................................................................... 69
d. Les besoins à la distribution ....................................................................................... 70
4. Paramètres du calcul hydraulique ................................................................................. 70
5. Méthodologie de dimensionnement sur EPANET ........................................................ 71
6. Résultats du dimensionnement ...................................................................................... 71
a. Schéma du réseau ...................................................................................................... 71
b. Etat des nœuds du réseau AEP .................................................................................. 72
c. Etat des arcs du réseau AEP : .................................................................................... 73
Conclusion ................................................................................................................................ 74
CHAPITRE V : ÉTUDE FINANCIÈRE DU PROJET ........................................................... 75
Introduction .............................................................................................................................. 75

7
1. Etude financière du réseau de voirie ................................................................................ 75
1. Cubatures de terrassement ............................................................................................. 75
2. Volume de matériaux .................................................................................................... 76
3. Coût estimatif du réseau de voirie ................................................................................. 76
2. Etude financière du réseau d’assainissement ................................................................... 77
1. Volume de terrassement ................................................................................................ 78
a. Largeur de la tranchée ............................................................................................... 78
b. Hauteur de terrassement ............................................................................................. 79
2. Volume de remblai ........................................................................................................ 79
a. Lit de pose ................................................................................................................. 79
b. Remblai primaire ....................................................................................................... 80
c. Remblai secondaire.................................................................................................... 80
3. Application au projet ..................................................................................................... 80
4. Coût estimatif du réseau d’assainissement .................................................................... 81
3. Etude financière du réseau d’eau potable : ....................................................................... 83
1. Volume de terrassement : .............................................................................................. 83
2. Coût estimatif du réseau d’AEP : .................................................................................. 83
I. Etude financière du lotissement ALMOSTAKBAL : ...................................................... 86
Conclusion ................................................................................................................................ 86
CONCLUSION GÉNÉRALE .................................................................................................. 87
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 88
WEBOGRAPHIE ..................................................................................................................... 88
ANNEXES ............................................................................................................................... 89
ANNEXE 1 : Profils en long des voies ................................................................................ 90
ANNEXE 2 : Profils en travers des voies ............................................................................ 94
ANNEXE 3 : Profils en longs des canalisations d’assainissement ...................................... 95

8
LISTE DES FIGURES
Figure n° 1 : Table climatique de Dcheira Eljihadia .............................................................. 16
Figure n° 2 : Plan de situation du projet ................................................................................. 17
Figure n° 3 : Plan de masse du projet ..................................................................................... 18
Figure n° 4 : Répartition des altitudes du terrain .................................................................... 19
Figure n° 5 : Structure des couches d’une chaussée ............................................................... 21
Figure n° 6 : Structure d’une chaussée souple ........................................................................ 23
Figure n° 7 : Structure d’une chaussée rigide ......................................................................... 23
Figure n° 8 : Structure d’une chaussée semi-rigide ................................................................ 24
Figure n° 9 : Profil en travers d’une voie ................................................................................ 25
Figure n° 10 : Tracé du réseau de la voirie ............................................................................. 26
Figure n° 11 : Profil en long de la voie 1 ................................................................................ 27
Figure n° 12 : Demi-profil en travers type de la chaussée ...................................................... 28
Figure n° 13 : Demi-profil en travers type du parking ............................................................ 28
Figure n° 14 : Coupe d’une bordure de type T3 ...................................................................... 29
Figure n° 15 : Schéma d’un système d’assainissement unitaire .............................................. 31
Figure n° 16 : Schéma d’un système d’assainissement séparatif ............................................ 32
Figure n° 17 : Composition d’un réseau d’assainissement ..................................................... 33
Figure n° 18 : Tracé du réseau d’assainissement .................................................................... 39
Figure n° 19 : Découpage en bassins versants ........................................................................ 44
Figure n° 20 : Assemblage des bassins en série ...................................................................... 50
Figure n° 21 : Assemblage des bassins en parallèle ................................................................ 50
Figure n° 22 : Profil en long du collecteur principal Coll-A................................................... 59
Figure n° 23 : Réseau d’eau potable ramifié ........................................................................... 60
Figure n° 24 : Réseau d’eau potable maillé ............................................................................ 61
Figure n° 25 : Pompage en cas d’un nombre important d’étages ........................................... 63
Figure n° 26 : Réseau d’eau potable existant .......................................................................... 67
Figure n° 27 : Tracé du réseau de distribution de l’eau potable ............................................. 68
Figure n° 28 : Schéma des résultats de simulation sur Epanet ............................................... 72
Figure n° 29 : Tranchée type pour une conduite circulaire d’assainissement ........................ 78
Figure n° 30 : Profil en long de la voie 2 ................................................................................ 90
Figure n° 31 : Profil en long de la voie 3 ............................................................................... 91
Figure n° 32 : Profil en long de la voie 4 ................................................................................ 92
Figure n° 33 : Profil en long de la voie 5 ................................................................................ 93
Figure n° 34 : Profil en travers de la voie 1 ............................................................................ 94
Figure n° 35 : Profil en travers de la voie 1 + parkings ......................................................... 94
Figure n° 36 : Profil en long des collecteurs Coll-C et ANT-6................................................ 95
Figure n° 37 : Profil en long des collecteurs Coll-D et ANT-1 ............................................... 96
Figure n° 38 : Profil en long des collecteurs Coll-E et ANT-2 ................................................ 97
Figure n° 39 : Profil en long des collecteurs Coll-B et ANT-5 ................................................ 98
Figure n° 40 : Profil en long des collecteurs ANT-3 et ANT-4 ................................................ 99

9
LISTE DES TABLEAUX
Tableau n° 1 : Fiche technique du bureau BIEN ..................................................................... 13
Tableau n° 2 : Ressources humaines du bureau BIEN ............................................................ 15
Tableau n° 3 : Consistance du projet ....................................................................................... 19
Tableau n° 4 : Intervenants du projet ...................................................................................... 20
Tableau n° 5 : Structures de la chaussée recommandées par LPEE ....................................... 29
Tableau n° 6 : Caractéristiques des canalisations d’assainissement ...................................... 40
Tableau n° 7 : Consommations en eau potable........................................................................ 40
Tableau n° 8 : Débits des eaux usées pour le Bloc 1 ............................................................... 42
Tableau n° 9 : Débits des eaux usées pour le Bloc 2 ............................................................... 42
Tableau n° 10 : Débits des eaux usées pour le Bloc 3 ............................................................. 42
Tableau n° 11 : Débits des eaux usées pour le Bloc 4 ............................................................. 43
Tableau n° 12 : Débits des eaux usées pour le Bloc 5 ............................................................. 43
Tableau n° 13 : Débits des eaux usées pour le Bloc 6 ............................................................. 43
Tableau n° 14 : Débits des eaux usées pour le Bloc 7 ............................................................. 43
Tableau n° 15 : Paramètres de la formule de CAQUOT ......................................................... 47
Tableau n° 16 : Coefficients de ruissellement par type d’habitat ............................................ 48
Tableau n° 17 : Récapitulatif des débits des bassins versants ................................................. 49
Tableau n° 18 : Formules d’assemblage des bassins versants ................................................ 51
Tableau n° 19 : Récapitulatif des débits d’assemblage des bassins versants .......................... 52
Tableau n° 20 : Coefficient de Manning-Strickler selon le type des canalisations ................. 55
Tableau n° 21 : Dimensionnement du réseau d’assainissement .............................................. 57
Tableau n° 22 : Pressions au sol requises selon la hauteur des immeubles ............................ 62
Tableau n° 23 : Dotations en eau potable................................................................................ 69
Tableau n° 24 : Récapitulatif des débits de pointe horaire pour l’eau potable ....................... 70
Tableau n° 25 : Etats des nœuds en fonctionnement normal ................................................... 73
Tableau n° 26 : Etats des tuyaux en fonctionnement normal ................................................... 73
Tableau n° 27 : Volumes des terrassements des voies ............................................................. 75
Tableau n° 28 : Volume total des terrassements de la voirie................................................... 76
Tableau n° 29 : Quantités des matériaux utilisés pour la voirie ............................................. 76
Tableau n° 30 : Avant-métré du réseau de la voirie ................................................................ 76
Tableau n° 31 : Estimation financière du coût des travaux de voirie ...................................... 77
Tableau n° 32 : Largeur de la tranchée type en fonction du diamètre des conduites ............. 79
Tableau n° 33 : Volumes des terrassements pour le réseau d’assainissement ........................ 81
Tableau n° 34 : Quantitatif des ouvrages d’assainissement .................................................... 81
Tableau n° 35 : Estimation financière du coût des travaux d’assainissement......................... 82
Tableau n° 36 : Volumes des terrassements pour le réseau d’AEP ......................................... 83
Tableau n° 37 : Estimation financière du coût des travaux d’AEP ......................................... 84
Tableau n° 38 : Estimation financière du coût global du projet .............................................. 86

10
LISTE DES ABRÉVIATIONS

VRD : Voirie et Réseaux divers.


AEP : Alimentation en Eau Potable
ONEP : Office National de l’Eau Potable
RAMSA : Régie Autonome Multi-Services d’Agadir
LPEE : Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes
BIEN : Bureau d’Ingénierie et d’Etudes Nouvelles
TN: Terrain Naturel
BBSG : Béton Bitumineux Semi-Grenu
RS : Revêtement Superficiel
GNB : Graves Non Traité pour couche de base de type B
GNF1 : Graves Non traité pour couche de Fondation de type 1
BA : Béton Armé
AC : Amiante-Ciment
PE : Polyéthylène
PVC : Polychlorure de Vinyle
PEHD : Polyéthylène Haute Densité
EP : Eaux Pluviales
EU : Eaux Usées
STEP : STation d’EPuration
DO : Déversoir d’Orage
DN : Diamètre Nominal
PN : Pression Nominale

11
INTRODUCTION GÉNÉRALE

Jusqu’à une époque récente dans l’histoire, les modifications qui s’effectuaient sur les
espaces collectifs étaient à partir des critères purement architecturaux et de confort, ceci a fait
que la consommation de l’espace était très abusive et le coût de l’habitat très élevé. La
croissance rapide de la démographie, et la révolution industrielle apparues à la fin du 19ème
siècle, ont traduit le fait que les habitants se regroupent dans des espaces très limités.
De telles difficultés ont poussé les gens à rationaliser l’utilisation de l’espace, séparer
les zones industrielles des zones agricoles et de celles à urbaniser. Ces dernières qui font l’objet
de cette étude devront recevoir des opérations d’urbanisation qui permettent la satisfaction des
quatre principaux objectifs :

 Rechercher la meilleure intégration possible de l’opération dans son environnement


général.
 Limiter les coûts d’investissement sans pour autant négliger les problèmes techniques.
 Créer un cadre de vie satisfaisant pour les usagers.
 Assurer un développement équilibré et harmonieux des communes.
Afin de satisfaire ces quatre principes, c’est toute une étude de faisabilité et de
conception technique des opérations qui doit être fait. Pour cela on fait appel aux études VRD
qui ont une influence directe et déterminante pour atteindre les objectifs cités ci-dessus.
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet de fin d’études, qui regroupe l’étude VRD
détaillée du lotissement allant de la conception, le dimensionnement, jusqu’au détail estimatif
de chacun des réseaux de voirie, d’assainissement et d’alimentation en eau potable et qui a pour
objectif d’aménager les infrastructures et équipements du projet tout en essayant de l’insérer
dans son milieu environnemental et de le lier avec son contexte géographique et humain. Il
s’agit bien de viser un aménagement durable et un développement urbain.
Pour entamer à ce résultat, nous commençons d’abord par la présentation du projet et
celle du milieu d’étude. Elle est suivie en deuxième chapitre par l'étude du réseau de la voirie,
cette partie consiste à concevoir d’une part la géométrie de la voirie selon le plan de masse
donné par l’architecte et dessiner d’une autre part les profils en long et les profils en travers.
Puis vient le troisième chapitre qui traite la problématique de l’assainissement dont il faut
choisir le système d’évacuation adopté au projet puis effectuer le calage des profils en long des
canalisations. Ensuite, on traitera dans le quatrième chapitre le réseau d’alimentation en eau
potable qui consiste à concevoir et dimensionner un réseau optimisé pour l’alimentation des
tranches en eau potable tout en assurant, les pressions au sol requises. Enfin on termine cette
étude par effectuer l’estimation du coût des prestations étudiées dans ce projet.

12
CHAPITRE I : PRÉSENTATION DE L’ORGANISME
D’ACCUEIL ET DU MILIEU D’ÉTUDE

Introduction
Le présent chapitre est consacré à la description de l’entreprise d’accueil durant la période du
stage ainsi que la description générale du projet objet de l’étude.

I. Présentation de l’organisme d’accueil


Le bureau d'études B.I.E.N fut créé en Août 2005, il est dirigé par Mr. HAJBY Mohamed. Le
Bureau d’Ingénierie et d’Etudes Nouvelles dispose à la fois de moyens importants en personnel
compétent et en logistique de bureau. B.I.E.N offre des services personnalisés en fonction des
différentes attentes.
Fort de plus de 10 ans de collaboration aux côtés des différents acteurs de la construction,
B.I.E.N s’est doté d’une expérience reconnue dans le domaine de la conception, de
l’optimisation et du calcul des Structures, tant pour le bâtiment, le génie civil, les ouvrages
hydrauliques, l’électricité, les fluides, l’acoustique et les grands projets.

1. Fiche technique
Tableau n° 1 : Fiche technique du bureau BIEN

BUREAU D’INGENIERIE ET
Nom ou Raison Sociale
D’ETUDES NOUVELLES
Acronyme BIEN
SOCIETE A RESPONSABILITE
Forme juridique
LIMITEE A ASSOCIE UNIQUE
Imm. Marhaba, angle BD Med Cheikh
Adresse du siège Saadi et av 29 Février ,3ème étage
Talborjt – AGADIR
Ville AGADIR
Téléphone 06 00 02 66 61
Fax 05 28 84 73 27
Site Web www.bien-maroc.com
Email contact@bien-maroc.com
Date de création 29 Août 2005
Capital 500 000.00 Dhs
N° du Registre de Commerce 11191
N° de la CNSS 7080500

13
2. Domaines d’activités
Spécialiste de l’ingénierie des structures, BIEN, optimise et réalise les études de détails de tout
type de structures dans les domaines suivants :
• Bâtiment (Logements, Tertiaire, Hôpitaux, Ecoles, …) ;
• Industrie (Hall, Process, …) ;
• Génie civil (Stations d’épurations, Réservoirs, …) ;
• Ouvrages hydrauliques. ;
• Electricité (Électrification, Eclairage public...) ;
• Fluide (assainissement, Plomberie, climatisation...) ;
• Acoustique & son.
BIEN est, de par ses implantations d’origine dans des régions sismiques, fort d’une expertise
reconnue dans le domaine du génie parasismique, tant pour les ouvrages neufs que pour les
projets de restructuration.
BIEN maîtrise au sein de ses équipes les calculs de dimensionnement et les calculs de détail
pour l’ensemble des matériaux propres à la construction :
• Béton armé ;
• Béton précontraint et post-contraint ;
• Charpente métallique ;
• Structures mixtes.
BIEN a en outre développé son activité dans les domaines de :
• La maîtrise d’œuvre publique et privée ;
• Les études d’exécution des structures ;
• L’économie de la construction (gros-œuvre et tous corps d’états) ;
• Les études de terrassements et VRD ;
• Les diagnostics et expertises.
BIEN intervient sur des projets de toute taille.

14
3. Ressources humaines
Tableau n° 2 : Ressources humaines du bureau BIEN

Personnel Poste
HAJBY MOHAMED Ingénieur d’Etat Génie Civil / Directeur Général
AIT RIALA MOHAMED Ingénieur d’Etat Génie Energétique et Fluide
AGOURAM AHMED Ingénieur d’Etat Energie et Environnement
ETTAYEB MOHAMED Ingénieur d’Etat Génie Civil / Route Voiries
ABOUNNAAIM
Ingénieur d’Etat Génie Civil
YOUSSEF
KAOUTAR SADDEK Ingénieur d’Etat Génie Civil
ABDALLAH Technicien Supérieur en Bâtiment, Routes, VRD, Suivi des
BAOUSSOUSS Travaux
ERRABIH MOHAMED Technicien en Electricité, Téléphone
MHAND AHNAINE Technicien en Topographie
RAJA OUZZINE Technicien Supérieur en Bâtiment, Suivi des Travaux
YAFIT MUSTAPHA Technicien en Bâtiment, Métré et Suivi des Travaux
MERYEM HAROUSSI Technicien en Bâtiment
AZZEDINE MASSIK Technicien en Bâtiment, Suivi des Travaux
ABDELLATIF QASTALI Technicien en Route & VRD
SOUKAINA MSAAI Assistante de Direction
RACHID BOULYAS Technicien Comptable
BRAHIM EL OMARI Coursier

II. Présentation du milieu d’étude


1. Présentation du milieu naturel
a. Géologie régionale
La géologie du bassin versant du Sous est caractérisée par trois domaines bien différents :
• Le domaine Haut - atlasique
• Le domaine Anti - atlasique
• Le domaine de la plaine du Souss et Chtouka
La géologie régionale est caractérisée par une vaste dépression synclinale orientée Est-Ouest à
remplissage paléo-quaternaire. Ce matériel de remplissage, sédimenté durant le Néogène et
jusqu’au Quaternaire, surmonte des formations crétacées et éocènes qui affleurent le long la
bordure haut atlasique méridionale, sauf entre Amskroud et Erguita.
Cet ensemble forme la plaine de Souss, en dessous de laquelle plongent les formations crétacées
et éocènes en synclinorium faillé.
Le flanc nord du synclinal crétacé-éocène, qui adosse au haut atlas est affecté par un système
de failles subverticales s’étendant d’Ouest en Est et délimitant des bas-fonds où se sont
accumulés des terrains récents paléo-quaternaires.

15
b. Climat
Dcheira El Jihadia bénéficie d'un climat semi-aride. A Dcheira El Jihadia, les précipitations
sont peu importantes toute l'année. Dcheira El Jihadia affiche 19,0 °C de température en
moyenne sur toute l'année. Les précipitations annuelles moyennes sont de 236 mm.

Figure n° 1 : Table climatique de Dcheira Eljihadia

Une différence de 50 mm est enregistrée entre le mois le plus sec et le mois le plus humide. 8,9
°C de variation sont affichés sur l'ensemble de l'année. Aout est le mois le plus chaud de l'année.
La température moyenne est de 23,2 °C à cette période. 14,3 °C font du mois de Janvier le plus
froid de l'année.1

2. Présentation du projet
a. Situation géographique
Le projet dénommé « Opération ALMOSTAKBAL » se trouve dans la commune urbaine
Dcheira Eljihadia de la préfecture Inezgane Ait Melloul, et s’étend sur une surface de 3,597
hectares.
Le terrain est situé dans une zone d’habitat, dont la vocation du secteur est : habitation en R+5.
Il est délimité par l’avenue Abderrahim Bouaabid et l’avenue Ali Ben Abi Taleb comme est
présenté sur le plan de situation suivant :

1
https://fr.climate-data.org/location/999357/

16
Figure n° 2 : Plan de situation du projet

b. Consistance du projet
Le plan de masse présenté ci-dessous comprend le morcellement et le lotissement, en 6 tranches,
de 7 blocs : 5 blocs de l’habitat social et 2 blocs de l’habitat promotionnel en plus de certains
équipements (crèche, salle polyvalente…).

17
Figure n° 3 : Plan de masse du projet

Le détail de la contenance du lotissement est donné dans le tableau ci-après :

18
Tableau n° 3 : Consistance du projet

TYPE DE SURFACE
SURFACE COUVERTE HO
LOGEMENTS/COMM NOMBRE COUVERTE
MOYENNE (m²)
ERCES TOTALE HO (m²)
Type A 261 65 16 965
Type B 173 56 9 688
TYPE C 92 85 7 820

CONCIERGERIE 6
64 386
SYNDIC 6

DEPOT AUTOS ET
6 13.88 83.00
BICYCLETTES
COMMERCES 44 34. 1503.00
Salle polyvalente 143.78
Crèche RDC Bloc 2 Im. N° 8 113.00
Equipements
Crèche RDC bloc 3 Im. 12 116.00
Crèche mitoyenne avec Salle polyvalente en R+2 254.90

c. Topographie du site
Le relief du terrain sujet de l’étude n’est pas accidenté, les altitudes varient entre 14,546 m et
18,130 m.
La figure suivante présente la répartition des altitudes dans le terrain :

Figure n° 4 : Répartition des altitudes du terrain

19
d. Intervenants du projet
Les personnes (physique ou morale) qui interviennent dans ce projet sont les suivants :
Tableau n° 4 : Intervenants du projet

Fonction Intervenant
Maître d’ouvrage AL OMRANE AGADIR
Maître d’œuvre (Architecte) Mr. BNAFKIR ABDELAZIZ
Ingénieur topographe Mr. BLIBLI MOHAMED
Bureau d’études B.I.E.N
Laboratoire L.P.E.E

Conclusion
Après avoir donné une présentation générale de l’entreprise et du projet, le chapitre suivant sera
dédié à l’étude de l’aménagement en voirie du projet

20
CHAPITRE II : ÉTUDE DU RÉSEAU DE LA VOIRIE

Introduction
Ce chapitre traite en première partie les généralités sur le réseau de la voirie urbaine et ses
différentes terminologies, et en deuxième partie la conception et l’étude des différentes voies
du projet.

I. Généralités sur la voirie


La voirie urbaine est un système complexe et interactif constitué d’un espace collectif qui
est appelé à couvrir la circulation des différents usagers (piétons, véhicules) avec une certaine
fluidité. Les voies et les espaces publics façonnent la ville et les formes urbaines et sont
sous influence :
• L’histoire,
• L’architecture,
• Les paysages et le climat,
• Les trafics, les volumes de déplacements,
• Les modes de déplacements et leur répartition : voiture, marche, transports publics…
• La sécurité routière et la sécurité publique
• La qualité de vie des riverains, le confort des usagers, les nuisances,
• Le poids de la vie locale et de l’économie,
• Les valeurs foncières des espaces attenants.

1. Caractéristiques d’une structure de chaussée


Une structure de chaussée est constituée d'un certain nombre d'assises superposées qui ont pour
rôle essentiel de supporter les charges de trafic et d'assurer leur diffusion selon des niveaux de
contraintes supportables par le sol support.

Figure n° 5 : Structure des couches d’une chaussée

21
En général, on rencontre les couches suivantes à partir du sol :
• La couche de forme : constitue un élément de transition mis en œuvre à partir de l’arase
du terrassement, en fonction des caractéristiques du sol, remblais ou terrain en place.
Elle assure une certaine homogénéisation afin de mieux répartir les charges sur le terrain
support. Elle est réalisée à l’aide de matériaux prélevés sur place, ou de grave naturelle
ou traitée.
• La couche de fondation : est l’élément de structure de la chaussée placé au contact de
plate-forme ou de la couche de forme. Son rôle est de résister aux efforts verticaux
transmis par la couche de base, et d’assurer un bon report des charges sur les couches
inférieures afin que les pressions qui en résultent au niveau du support restent dans des
limites admissibles. Selon la nature du trafic, elle est constituée de grave naturelle ou
traitée. Son épaisseur peut varier de 20 à 60 cm en fonction de la qualité du sol d’assise
et du type de trafic.
• La couche de base : est l’élément de structure soumis directement aux efforts provenant
des couches de surface. Elle permet également le réglage des pentes de la chaussée.
Selon la nature du trafic, elle se compose de grave naturelle ou traitée, ou de matériaux
concassés.
• La couche de liaison : correspond à la partie inférieure des éléments de surface. Couche
intermédiaire anti-orniérage, elle doit avoir une bonne planimétrie et posséder de
caractéristiques mécaniques et géométriques voisines de la couche de roulement. Elle
est réalisée avec des bétons bitumineux ou en béton de gravillons. Dans ce dernier cas,
elle fait partie intégrante du revêtement superficiel.
• La couche de roulement : correspond au revêtement superficiel de la chaussée. Elle
doit présenter les caractéristiques requises pour répondre aux contraintes dues à la
circulation des véhicules : freinages et arrêts brusques, démarrage, virages serrés et
manœuvres divers. Elle possède également de bonnes qualités de surface : être
parfaitement unie, offrir une adhérence satisfaisante, ne pas constituer une source de
nuisances sonores. Elle peut être réalisée soit par des matériaux naturels, soit à base de
matériaux agglomérés à l’aide de liants hydrocarbonés (enrobés ou enduits
superficiels…), ou de liants hydrauliques (béton coulé ou pavé en béton).2

2. Types de structure de la chaussée


Les chaussées sont constituées selon l’un des trois principes suivants : les chaussées souples,
rigides ou semi-rigides.
• Les chaussées souples : admettent de légères déformations sous l’action des charges
avant de reprendre leur aspect initial. Elles comportent des matériaux traités avec des
liants hydrocarbonés. L’épaisseur des différentes couches assure une bonne répartition
des efforts au niveau du sol support à condition de ne pas dépasser les contraintes
admissibles.

2
G.KARSENTY, 2004, Guide pratique des VRD et aménagements extérieurs.

22
Figure n° 6 : Structure d’une chaussée souple

• Les chaussées rigides : sont réalisées avec des matériaux à base de granulats et de
ciment. Elles présentent une grande rigidité, ce qui permet d’intéresser une plus grande
surface de chaussée sous l’action des charges, et de réduire les sollicitations au niveau
du sol support. Leur épaisseur est donc moins importante que celle des chaussées
souples.

Figure n° 7 : Structure d’une chaussée rigide

• Les chaussées semi-rigides : ont une composition mixte. Les couches d’assise sont
réalisées avec des matériaux à base de liants hydrauliques, alors que les couches de
surface sont traitées aux liants hydrocarbonés.

23
Figure n° 8 : Structure d’une chaussée semi-rigide

3. Les profils des voies


Les profils constituent l’une des caractéristiques essentielles des voies. Il convient de distinguer
le profil en long, défini sur toute la longueur de la voie et le profil en travers précisant la largeur
de la voie et son emprise sur le terrain.
Selon le type de voie, les profils en long et en travers ont des géométries distinctes qui prennent
en compte le dimensionnement, les pentes, les raccords entre les sections de pentes différentes.
a. Le profil en long
Le profil en long correspond à la coupe longitudinale de la voie suivant son axe. Il indique les
altitudes du terrain naturel et de la voie projetée, les pentes, les distances et les points
particuliers.
b. Le profil en travers
Le profil en travers correspond à la coupe transversale de la voie. Il permet de définir les
données suivantes :
L’emprise correspondant à la partie de terrain affectée à la voie et à ses dépendances ;
L’assiette ou largeur de terrain réellement occupée par la plate-forme et les talutages dus aux
terrassements en déblai ou en remblai ;
La plate-forme, la largeur qui englobe la chaussée, les trottoirs et les accotements ;
La chaussée, surface aménagée de la route sur laquelle circulent les véhicules ;
Les accotements, zones latérales de la plateforme qui bordent extérieurement la chaussée. Il
peut être au même niveau que la chaussée, ou bien surélevé par rapport à celle-ci. Dans ce cas,
il est appelé trottoir ; il est fréquent dans la voirie de desserte et sert à la circulation des piétons.

24
Figure n° 9 : Profil en travers d’une voie

II. Conception et dimensionnement de la voirie


1. Conception de la voirie
Le projet sera accessible directement à partir de l’avenue Abderrahim Bouaabaid et l’avenue
Ali Ben Abi Taleb.
La conception des axes des voies de la zone d’étude est effectuée selon le plan de masse donné
par l’architecte.
Le tracé des différentes voies est présenté sur la figure suivante (en rouge) :

25
Figure n° 10 : Tracé du réseau de la voirie

Le linéaire total de la voirie projetée est d’environ 777,48 m.


a. Profils en long
Les profils en long ont été élaborés de manière à assurer dans la mesure du possible :
• Un bon écoulement des eaux pluviales ;
• Un respect de pente minimale de 0,2%, et de pente maximale de 10% ;
• Une minimisation des terrassements en essayant d’épouser au mieux le profil du terrain
naturel ;
• Une desserte correcte des propriétés riveraines au niveau des seuils de bâtiments ;
• Un rayon de courbure minimal assurant les conditions de visibilité pour les courbes
saillantes et celles de confort (accélération verticale) pour les courbes rentrantes ;
Pour tracer les profils en long, il faut suivre les étapes suivantes :
1) Choix du plan horizontal de référence (Plan de comparaison) ;
2) Définir le TN : tracé + cotes ;
3) Définir de projet : tracé + cotes ;
4) Numéroter la position des profils en travers ;

26
5) Indiquer les distances (partielles et cumulées) ;
6) Indiquer la déclivité du projet ;
7) Indiquer les caractéristiques géométriques du projet : alignements et courbes (vue en plan).
Le tracé du profil en long des différentes voies de projet a été réalisé en utilisant le logiciel
Covadis.
Le profil en long de la voie 1 est présenté comme suit (terrain naturel en vert, et ligne projet en
rouge) :

Figure n° 11 : Profil en long de la voie 1

27
Les profils en long des autres voies sont donnés en annexe 1.
b. Profils en travers
Un projet routier comporte le dessin d’un grand nombre de profils en travers. Pour éviter de
rapporter sur chaque constituant du projet routier ses dimensions, on établit un profil unique
appelé profil en travers type contenant toutes les dimensions et tous les détails constructifs :
Largeurs des voies, largeurs des chaussées et autres bandes, pentes des surfaces et talus,
dimensions des couches de la superstructure, système d’évacuation des eaux, etc.
• Chaussée :

Figure n° 12 : Demi-profil en travers type de la chaussée

• Parkings :

Figure n° 13 : Demi-profil en travers type du parking

En annexe 2, sont représentés quelques profils en travers des voies.

2. Dimensionnement de la voirie
Le dimensionnement de la chaussée est fonction des deux paramètres suivants :
• Le trafic (T) ;
• La classe du sol support (S).
L’étude géotechnique réalisée par le laboratoire L.P.E.E a mis en évidence les corps de chaussée
suivants :

28
Tableau n° 5 : Structures de la chaussée recommandées par LPEE

Structure (Variante BBSG) Structure (Variante RS)


Voie
(cm) (cm)
5 cm BBSG + 20 cm GNB RS + 20 cm GNB améliorée
Voies de 20 m
améliorée + 25 cm GNF1 + 30 cm GNF1
5 cm BBSG + 20 cm GNB RS + 20 cm GNB améliorée
Voies internes
améliorée + 20 cm GNF1 + 25 cm GNF1

Ainsi les différentes structures retenues pour le dimensionnement de la voirie sont :


a. Chaussée
• Une couche de fondation en GNF1 de 20 cm d’épaisseur.
• Une couche de base en GNB de 20 cm d’épaisseur.
• Une couche de béton bitumineux BBSG de 5cm d’épaisseur.
• Dévers : 2,5%.
b. Trottoir
• Une couche de fondation en GNF1, de 15 cm d’épaisseur.
• Un revêtement en dallage, d’une épaisseur de 8 cm d’épaisseur.
• Bordures de type T3.

c. Parkings
Figure n° 14 : Coupe
• Une couche de fondation en GNF1 de 20 cm d’épaisseur. d’une bordure de type
• Une couche de base en GNB de 20cm d’épaisseur. T3
• Une couche de béton bitumineux BBSG de 5cm d’épaisseur.
• Bordures de type T3.
• Dévers : 2,5%.

d. Chemins piétons
• Une couche de fondation en GNF1, de15 cm d’épaisseur.
• Un revêtement en pavage, d'une épaisseur de 10 cm.
• Dévers : 2%.

Conclusion
Après avoir traité la conception et l’étude du réseau de la voirie, le chapitre suivant concerne
l’étude de l’aménagement en assainissement du projet.

29
CHAPITRE III : ÉTUDE DU RÉSEAU
D’ASSAINISSEMENT

Introduction
Ce chapitre est scindé en deux parties : la première est consacrée pour les généralités sur
l’assainissement des agglomérations et la deuxième traite la phase d’étude du réseau
d’assainissement du lotissement ALMOSTAKBAL.

I. Généralités sur les réseaux d’assainissement


L’assainissement des agglomérations a pour objet d’assurer l’évacuation de l’ensemble des
eaux pluviales et usées ainsi que leur rejet dans les exutoires naturels sous des modes
compatibles avec les exigences de la santé publique et de l’environnement. 3

1. Nature des eaux d’assainissement


Les eaux d’assainissement sont de trois types :
• Eaux de ruissellement,
• Eaux usées d’origine domestiques,
• Eaux industrielles.
Ces eaux peuvent être séparées ou mélangées.
➢ Eaux de ruissellement :
Les eaux de ruissellement comprennent essentiellement les eaux de pluie. La pollution des eaux
de ruissellement est variable dans le temps, plus forte au début des précipitations qu’à la fin par
suite de nettoyage des aires balayées par l’eau.
➢ Eaux usées d’origine domestiques :
Les eaux usées d’origine domestiques comprennent :
 Les eaux ménagères (eaux de cuisine, de lessive, de douches…),
 Les eaux vannes (en provenance des toilettes, matières fécales et urines).

➢ Eaux industrielles :
Les eaux industrielles sont celles en provenance de diverses usines de fabrication ou de
transformation.

3
Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Instruction technique relative aux réseaux d’assainissement des
agglomérations.

30
2. Types de systèmes d’assainissement
Les réseaux sont étudiés selon trois grands principes de base, selon que les eaux usées et
pluviales sont collectées de manière unitaire ou séparée :
a. Système unitaire
Le système unitaire permet de recevoir l’ensemble des effluents – eaux usées (ménagères,
industrielles) et eaux pluviales – dans un collecteur unique. Le principe, relativement simple,
consiste à prévoir une seule canalisation, calculée en conséquence. Chaque bâtiment est équipé
d’un seul branchement.

Figure n° 15 : Schéma d’un système d’assainissement unitaire

Les avantages :
o Les EP urbaines polluées après avoir lavé les toits et les chaussées sont traitées à la
STEP
o L’unitaire est moins cher que le séparatif en investissement et en exploitation ainsi que
pour la gestion des branchements.
o Facilité d’installation et/ou de mise en œuvre.
Les inconvénients :
o En cas de pluie importante, une partie des eaux collectées est détournée par les
Déversoirs d’Orage (DO) dans le milieu naturel, générant une pollution du milieu
récepteur.
o Le dimensionnement des canalisations doit être suffisant pour pouvoir évacuer un débit
pluvial important au moins jusqu’au DO afin d’éviter une mise en charge du réseau
entrainant des inondations.
b. Système séparatif
Le système séparatif comprend deux réseaux distincts, affectés chacun à un effluent spécifique :
❖ Un collecteur réservé aux eaux pluviales rejette celles-ci en milieu naturel soit
directement, soit après avoir transité par un bac dessableur ou dans une unité de

31
dépollution lorsque le ruissellement s’effectue dans des secteurs particulièrement
polluées (zone industrielle, centre urbain).
❖ Un collecteur réservé aux eaux usées (ménagères et industrielles), de section moindre,
est connecté sur une station d’épuration dont l’importance est inférieure à celle du
système unitaire et dont le fonctionnement est amélioré par l’apport d’un débit plus
faible et plus régulier.

Figure n° 16 : Schéma d’un système d’assainissement séparatif

Les avantages :
o Le dimensionnement de la STEP est plus raisonnable ainsi que les conduites EU qui y
mènent
o Le rendement d’épuration est meilleur et le débit d’effluent moins élevé
o Les pluies violentes ne conduisent plus à un rejet usé dans le milieu naturel
o La capacité d’autocurage est meilleure. Donc une économie de maintenance.
Les inconvénients :
o Le coût global de réalisation est plus élevé, de l’ordre de 1,5 fois le coût du réseau
unitaire
o Le coût de gestion de branchement est plus important
o Les EP ne sont pas exemptes de substances polluantes et nécessitent parfois un
traitement spécifique avant leur rejet final.
c. Système pseudo-séparatif
Le système pseudo-séparatif combine les deux schémas précédents. La collecte d’une partie des
eaux pluviales (eaux des toitures) s’effectue avec les eaux usées des immeubles. Seules les eaux
de ruissellement de la voirie sont récupérées séparément. Ce système ne demande qu’un seul
branchement par bâtiment et une station d’épuration d’importance moyenne.

32
Les avantages :
o Il est aisé à réaliser lorsque les eaux pluviales et les eaux de ruissellement peuvent être
rejetées rapidement dans le milieu naturel à l’aide de fossés et de caniveaux.
o Il est pratiqué, entre autres, dans les zones périurbaines.
o L’autocurage des canalisations d’eaux usées en période de fortes pluies.
Les inconvénients :
o Installation assez complexe.
o Déversoirs à ciel ouvert.
o Réutilisation des eaux rejetées non contrôlées.

3. Ouvrages d’assainissement
a. Composition du réseau d’assainissement
Les réseaux d’assainissement collectent des eaux plus ou moins chargées et les véhicules dans
les meilleures conditions. La priorité est d’assurer le transfert des eaux polluées vers l’unité de
traitement tout en garantissant la protection du milieu naturel.
A cet effet, l’écoulement doit s’effectuer le plus directement possible, sans rencontrer
d’obstacles occasionnant des retenues, ni de points faibles constituant des sources de fuites dans
le milieu ambiant ou d’infiltrations d’eaux parasites.
Ils comprennent des ouvrages dont les fonctions sont bien précises : les canalisations et les
collecteurs, les regards visitables ou non visitables et les ouvrages annexes.4

Figure n° 17 : Composition d’un réseau d’assainissement

4
ONEP, 2007, Etude de l’élaboration des plans types des ouvrages d’assainissement.

33
Branchements particuliers
Les branchements particuliers sont des ouvrages reliant une ou deux propriétés au réseau
collectif d’assainissement. Ils se composent de trois parties essentielles : le regard de façade, la
canalisation de branchement et les dispositifs de raccordement (regard borgne ou branchement
direct)
➢ Regard de façade
Le regard de façade, appelé aussi fosse réceptrice ou boîte de branchement, est un ouvrage en
béton armé de section carrée qui doit être disposé en bordure du trottoir sur la façade de la
propriété à raccorder.
Il permet le raccordement des canalisations intérieures collectant les eaux vannes et ménagères
ou les eaux pluviales au réseau public d’assainissement.
➢ Canalisation de branchement
Ce sont les conduites de raccordement utilisées pour relier le regard de façade au réseau public.
Elle permet le raccordement et le transport des eaux vannes et ménagères ou les eaux pluviales
de l’intérieur d’un immeuble au réseau public d’assainissement.
Son implantation est de telle façon que :
• Elle traverse le trottoir et la voirie vers le réseau public,
• L’angle de raccordement dans le sens d’écoulement compris entre 60° et 45°, sauf si
chute > Ø aval, angle 90° est autorisé,
• La profondeur minimale de couverture sous chaussée à respecter,
• La largeur de la tranchée = 0,60 m.
➢ Regard borgne
Le regard borgne est un ouvrage en béton (mini regard non visitable), de section carrée et dont
les dimensions sont réduites au diamètre du collecteur sur lequel se fait le raccordement. Il
permet de raccorder la canalisation de branchement au réseau public d’assainissement.
Il est implanté sur le réseau public (ouvrage enterré).
➢ Branchement direct (par culotte ou par tulipe)
Les culottes et les tulipes sont des raccords directs des branchements sur les conduites formant
le réseau public d’assainissement.
Elles permettent le raccordement direct d’une canalisation de branchement transportant des
eaux vannes et ménagères ou les eaux pluviales au collecteur du réseau public d’assainissement.
Ouvrages de collecte en surface
On distingue deux catégories d’ouvrages de collecte en surface des eaux pluviales : les ouvrages
d’engouffrement, en tête et sur le cours du réseau principal tels que les bouches d’égout (à
avaloirs ou à grilles) et les ouvrages de collecte et de transport tels que les fossés et les
caniveaux :
➢ Caniveaux
Les caniveaux sont des ouvrages linéaires de section rectangulaire ou trapézoïdale qui
recueillent les eaux pluviales ruisselant sur le profil transversal de la chaussée et des trottoirs,

34
et qui permettent leur transport jusqu’aux bouches d’égout. Ils se présentent sous deux formes :
les caniveaux ouverts et les caniveaux fermés (avec grilles ou dallettes en béton armé).
Ils sont implantés le long des chaussées, à côté des trottoirs ou ceinturant les zones exposées
aux apports extérieurs.
➢ Fossés
Ils constituent une solution alternative utilisée en zone périurbaine ou en zone rurale. Situés le
long des voies, ils ont, comme les caniveaux, le double rôle de collecte et de transfert des eaux
de ruissellement. De plus, ils permettent soit de ralentir l’écoulement et de constituer un volume
de stockage provisoire des eaux, soit d’assurer l’infiltration des eaux dans le terrain.
L’inconvénient majeur réside dans leur entretien qui doit être régulier.
➢ Regards à grille
Les regards à grille sont des ouvrages ponctuels dont la couverture est constituée d’une grille
permettant la collecte des eaux de surface.
Isolés ou accolés à un regard de visite, ils sont implantés à l’exutoire des aires à drainer, dans
les zones basses d’accumulation des eaux pluviales ; en tête et sur le cours du réseau principal.
➢ Bouches d’égout à avaloir
Ce sont des éléments placés le long des bordures de trottoir afin de recueillir les eaux de surface.
Ils sont généralement en point bas de la voie. Toutefois, lorsque la chaussée a une forte pente
longitudinale, les avaloirs sont disposés sur le fil d’eau avec un léger décrochement pour obtenir
un meilleur captage des eaux d’écoulement. Des systèmes de décantation sont prévus constitués
d’un panier amovible permettant d’arrêter les déchets.
Canalisations
On distingue plusieurs types de canalisation, à savoir :
➢ Collecteurs ovoïdes
Ce sont des canalisations de section ovoïde en béton utilisées dans le réseau public
d’assainissement pour transporter les eaux vannes et ménagères ou les eaux pluviales et usées
(unitaire ou séparatif).
Les ovoïdes normalisés figurant sur le Devis Général des Travaux d’Assainissement sont :
T100, T130, T150, T180 et T200.
• T100 et T130 sont exceptionnellement visitables,
• T150 est semi visitable,
• T180 et T200 sont visitables.
➢ Collecteurs circulaires
Ce sont des canalisations de section circulaire, généralement enterrées, construites en PVC,
PEHD ou en béton qui permettent le transport des eaux usées et/ou des eaux pluviales dans les
réseaux d’assainissement.
Elles sont de diamètre variant de :
• Ø 200 : pour les branchements,
• Ø 250 : pour les réseaux tertiaires des eaux usées,

35
• Ø 300 : pour les réseaux tertiaires de collecte des eaux pluviales,
• Ø ≥ 300 : pour les réseaux secondaires et primaires.
➢ Tranchée type pour conduites circulaires
C’est une ouverture, réalisée dans le sol pour la pose des conduites, qui permet de définir les
conditions de pose de ces conduites et de remblaiement des tranchées.
Elle est de section rectangulaire et de profondeur variable selon le calage du réseau.
Le blindage et étayage est à prévoir à partir de 1.5m de profondeur et en fonction de la nature
et la stabilité du terrain.
La largeur LT de la tranchée est proportionnelle au diamètre Ø de la conduite avec un minimum
de 60 cm. On prend pour :
• Ø ≤ 200 mm : LT = 0,60 m
• 200 < Ø ≤ 400 mm : LT = 0,90 m
• 400 < Ø ≤ 600 mm : LT = 1,20 m
• Ø > 600 mm : LT = Ø + (2x0,30) m
La canalisation est posée sur un lit de sable d’épaisseur 0,10 m pour les terrains ordinaires, sur
du gravette 5/15 d’épaisseur 0,15 m pour les terrains rocheux ou sur du gravette 5/15
d’épaisseur 0,20 m en présence de la nappe.
Le remblai primaire en terre criblé et compactée est d’épaisseur 0,30 m au-dessus de la
génératrice supérieure de la canalisation. Le reste de la tranchée est remblayé par un remblai
secondaire.
Ouvrages d’accès au réseau
Les ouvrages d’accès au réseau sont des ouvrages permettant l’accès pour le personnel
d’entretien pour assurer le service et l’entretien du réseau.
➢ Regards de visite
Les regards de visite sont des ouvrages permettant l’accès du personnel d’entretien au réseau et
l’aération des ouvrages enterrés. Ces ouvrages peuvent être de section circulaire ou carrée et
sont de trois types :
• Les regards de visite sur canalisation de diamètre nominal inférieur à 800 mm, centrés
sur l’axe principal du réseau.
• Les regards de visite sur canalisation circulaire de diamètre supérieur à 800 mm ou à
section ovoïde à accès centré ou latéral.
• Les regards de visite à accès latéral, utilisés en général sous les voies à très fort trafic.
➢ Regard de chute
C’est un ouvrage constitué de 2 regards. Le premier regard recevant les eaux en chute, le
deuxième permet l’accès au réseau. Si sa profondeur est supérieure à 1,50m, des paliers brise
charge en béton armé sont disposés dans le premier regard. Une ouverture circulaire est opérée
entre les regards en bas du regard amont ; son diamètre est identique à celui de la conduite
d’arrivée.

36
Il permet le raccordement d’un branchement ou d’un collecteur situé à un niveau supérieur au
réseau public et l’accès du personnel pour assurer l’entretien du réseau. Il permet aussi
l’aération des ouvrages enterrés.
b. Caractéristiques techniques et mise en œuvre des ouvrages
Tous les ouvrages d’assainissement prévus par le promoteur doivent être conformes aux plans
types correspondants.5
Collecteurs
Les collecteurs circulaires sont réalisés par assemblage d’éléments préfabriqués. Le jointement
entre éléments est à réaliser par tulipe, emboîtement ou ave un manchon et l’étanchéité est à
assurer par des joints en élastomères (joints toriques).
Les diamètres minimaux adoptés pour les collecteurs sont :
• Ø300 mm pour les eaux usées,
• Ø400 mm pour les eaux pluviales,
Pour les canalisations de branchement, les diamètres minimaux sont :
• Ø200 mm pour les villas et les petits immeubles,
• Ø300 mm pour les unités industrielles et les grands immeubles.
L’implantation des canalisations doit tenir compte de l’encombrement du sol et du sous-sol, par
câbles et ouvrages enterrés. Elles sont placées sous chaussées ou sous trottoirs, la traversée
d’espaces verts étant à éviter dans la mesure du possible.
Les collecteurs des eaux usées et des eaux pluviales doivent être implantés :
• Dans les axes des voies dont l’emprise est inférieure ou égale à 10 m et pour les
collecteurs de diamètre supérieur ou égal à 1000 m ;
• Dans les deux côtés des voies ayant des emprises de 12 ou de 15 m (sous trottoir pour
les collecteurs des eaux pluviales et sous chaussée pour ceux des eaux usées) ;
• Sous trottoir dans les deux côtés des voies dont l’emprise est supérieure ou égale à 20m.
Regards de visite
Les regards de visite sont soit réalisés en béton coulé sur place, soit de type préfabriqué. Ils
doivent être conformes aux fiches techniques et plans types correspondants.
Les regards de profondeur dépassant 4 m sont armés et font l’objet d’études d’exécution.
En alignement droit, les regards de visite sont espacés au maximum de 50 m, ils sont placés en
particulier :
• Changement de direction ou de pente des collecteurs,
• Changement de diamètre des collecteurs,
• Changement de côte radier des collecteurs,
• Intersection des collecteurs.

5
ONEP, 2008, Guide technique des travaux d’assainissement des lotissements et des ensembles immobiliers.

37
Dans le cas où les hauteurs de chute dépassent 0,80 m, il faut prévoir des regards de visite
doubles (regard de chute).

4. Choix du système d’assainissement


Le choix d'un système d'évacuation des eaux donné dépend essentiellement des objectifs et des
contraintes liées au site, notamment :
• Données pluviométriques ;
• Données urbanistiques (répartition de l'habitat...) ;
• Données relatives au site (la topographie, la nature du sol…) ;
• Données économiques et financières ;
• Les orientations su Schéma Directeur d’Assainissement Liquide (SDAL) de la région ;
• Les infrastructures et les ouvrages existants ou projetés.

II. Etude du réseau d’assainissement


1. Conception du réseau d’assainissement
a. Choix du système d’assainissement
Le réseau d’assainissement de l’ensemble du lotissement sera raccordé sur un réseau unitaire
existant, ce qui permet de retenir le choix du système unitaire pour l’évacuation des eaux usées
et pluviales.
b. Tracé en plan du réseau d’assainissement
Le tracé en plan du réseau est une étape essentielle de l’étude d’assainissement, ce tracé a été
fait sur la base du plan coté et du plan de masse.
Les éléments du tracé en plan sont : Les conduites de diamètres variables, les regards de visite,
les regards à grille, les regards à avaloirs, les regards borgnes et les boites de branchement.
A cet égard, on a pris en considération certains critères pour le traçage du réseau :
• Faire passer les conduites via les terrains publics d’une façon axiale, si possible, à
travers les chaussées pour éviter tout dérangement probable avec les citoyens dans le
cas des réparations ou de réhabilitation du réseau en futur.
• Suivre la pente pour que l’écoulement soit gravitaire dans la majorité des tronçons.
• Placer la conduite d’une façon à permettre au maximum de population à s’en raccorder
(minimiser le coût).
Le tracé du réseau d’assainissement adopté est schématisé sur la figure ci-après (branchements
en vert, collecteurs en bleu) :

38
Figure n° 18 : Tracé du réseau d’assainissement

Le réseau d’assainissement du projet est composé des antennes qui recueilles les eaux usées
domestiques et les eaux de toiture, et qui les rejettent dans les collecteurs projetés dans les axes
de la voirie. Le collecteur principal est projeté dans la voie 1 et la voie 3, dont les regards amont
et aval sont respectivement R1 et R3. Ce collecteur contient une conduite existante en béton
armé située entre les regards R5 et R13, et qui servira comme un exutoire pour le réseau
d’assainissement du projet. Cette conduite est de diamètre égale à ∅ = 1200 𝑚𝑚 , nous allons
donc vérifier si ce diamètre est suffisant pour l’évacuation des différentes eaux du projet.
Ainsi, les caractéristiques des différentes canalisations sont regroupées dans le tableau suivant :

39
Tableau n° 6 : Caractéristiques des canalisations d’assainissement

Regards Longueurs (m)


Canalisation
Amont Aval
COLL-A R1 R13 263.11
COLL-B R14 R9 145.27
COLL-C R32 R9 171.17
COLL-D R40 R38 96.21
COLL-E R42 R38 44.18
ANT-1 R21 R3 76.79
ANT-2 R44 R8 78.67
ANT-3 R31 R30 8.32
ANT-4 R29 R11 37.13
ANT-5 R27 R26 35.94
ANT-6 R25 R11 42.00

2. Evaluation des débits des eaux usées


a. Description de la méthode de calcul
La détermination des débits d’eaux usées, est basée sur l’évaluation de la consommation
moyenne journalière d’eau potable, avec l’application d’un coefficient de réduction
correspondant au taux de rejet et d’un coefficient de majoration qui reflète la pointe journalière
ainsi que la pointe horaire.
b. Données de base
Les débits des eaux usées sont calculés sur la base des paramètres suivants :
o Densité de la population : 5 personnes par appartement.
o Consommation moyenne de l’eau potable :
Tableau n° 7 : Consommations en eau potable

Consommation moyenne en eau


Type d’habitats Unité
potable
Habitat promotionnel 100 𝑙/𝑗/ℎ𝑎𝑏
Habitat social 80 𝑙/𝑗/ℎ𝑎𝑏
Villa économiques 250 𝑙/𝑗/ℎ𝑎𝑏
Industrie 27,5 𝑚3 /ℎ𝑎
Ecole 20 𝑚3 /𝑗
Commerce et bureaux
4 𝑙/𝑚2 /𝑗
syndic
Concierge 20 𝑙/𝑗
3
Crèche 5 𝑚 /𝑗/𝑢
Equipement (Salle
8 𝑚3 /𝑗/𝑢
polyvalente, Hammam…)
Espace vert 5 𝑙/𝑚2 /𝑗

40
o Taux de raccordement à l'égout :
C’est le taux de branchement au réseau de distribution d'eau potable. Dans notre cas le taux de
raccordement à l’égout est prise égale à 𝑻𝒓𝒂𝒄=100 %.
o Coefficient de rejet dans l'égout :
Le taux de retour à l’égout permet d’évaluer le volume d’eau rejeté dans les égouts, à partir de
la consommation en eau. Ce coefficient est pris égal à 80%.
o Taux des eaux parasites :
Le réseau assainissement peut recevoir, en plus des eaux usées, des eaux parasites en
provenance des eaux de la nappe. En l’absence d’une nappe proche du sol on a pris un Taux
des eaux parasites égal à 0%.
c. Débit moyen EU
La production moyenne des eaux usées dépend de la consommation d’eau potable, du taux de
retour à l’égout (Tres) ainsi que du taux de branchement au réseau d’égout (Trac). Elle est
calculée comme suit :

𝑸𝒎, 𝑬𝑼 = 𝑻𝒓𝒆 ∗ 𝑻𝒓𝒂𝒄 ∗ 𝑸𝒎, 𝑨𝑬𝑷


Avec :

𝑸𝒎, 𝑨𝑬𝑷 Consommation moyenne d’eau potable


𝑻𝒓𝒂𝒄 Est pris égale à 100 %
𝑻𝒓𝒆 : taux de retour à l’égout, pris généralement égale à 80 %
d. Débit de pointe journalière
Le calcul du débit de pointe lors du jour de production maximale 𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 est fait en se basant
sur la pointe journalière relative à la consommation en eau potable. Le débit maximal journalier
se calcule de la manière suivante :
𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 = 𝑪𝒑𝒋 ∗ 𝑸𝒎, 𝑬𝑼
𝑸𝒎, 𝑬𝑼 : La production moyenne des eaux usées.
𝑪𝒑𝒋 : Le coefficient de la pointe journalière qui est généralement de 1,2 à 1,3.
(𝑪𝒑𝒋 = 𝟏, 𝟑), c’est le coefficient de pointe journalière).

e. Débit de pointe horaire


Le coefficient de pointe horaire 𝑪𝒑𝒉 qui est donné par la formule suivante :
𝟐, 𝟓
𝐂𝐩𝐡 = 𝟏, 𝟓 +
√𝐐𝐦, 𝐄𝐔

41
On conviendra de limiter les valeurs de ce coefficient entre 1,7 et 4. Le débit de pointe est
finalement :
𝑸𝒑, 𝒉 = 𝐂𝐩𝐡 ∗ 𝑪𝒑𝒋 ∗ 𝑸𝒎, 𝑬𝑼

f. Application au projet
❖ Bloc 1 :
Tableau n° 8 : Débits des eaux usées pour le Bloc 1

Débit moyen Débit de pointe Débit de pointe horaire


Branchement (l/s) journalière (l/s) (l/s)
𝑸𝒎, 𝑬𝑼 𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 𝑸𝒑, 𝒉
Br1-1 0,093 0,122 0,905
Br1-2 0,074 0,096 0,792
Br1-3 0,074 0,096 0,792
Br1-4 0,074 0,096 0,792
Br1-5 0,074 0,096 0,792
Br1-6 0,074 0,096 0,792

❖ Bloc 2 :
Tableau n° 9 : Débits des eaux usées pour le Bloc 2

Débit moyen Débit de pointe Débit de pointe horaire


Branchement (l/s) journalière (l/s) (l/s)
𝑸𝒎, 𝑬𝑼 𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 𝑸𝒑, 𝒉
Br2-1 0,096 0,125 0,919
Br2-2 0,093 0,120 0,900
Br2-3 0,067 0,087 0,745
Br2-4 0,063 0,082 0,722
Br2-5 0,059 0,077 0,697

❖ Bloc 3 :
Tableau n° 10 : Débits des eaux usées pour le Bloc 3

Débit moyen Débit de pointe Débit de pointe horaire


Branchement (l/s) journalière (l/s) (l/s)
𝑸𝒎, 𝑬𝑼 𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 𝑸𝒑, 𝒉
Br3-1 0,067 0,087 0,745
Br3-2 0,004 0,005 0,162
Br3-3 0,072 0,094 0,779
Br3-4 0,071 0,092 0,772
Br3-5 0,056 0,072 0,673
Br3-6 0,296 0,385 1,805

42
❖ Bloc 4 :
Tableau n° 11 : Débits des eaux usées pour le Bloc 4

Débit moyen Débit de pointe Débit de pointe horaire


Branchement (l/s) journalière (l/s) (l/s)
𝑸𝒎, 𝑬𝑼 𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 𝑸𝒑, 𝒉
Br4-1 0,072 0,093 0,777
Br4-2 0,072 0,093 0,779
Br4-3 0,072 0,094 0,779
Br4-4 0,057 0,074 0,684

❖ Bloc 5 :
Tableau n° 12 : Débits des eaux usées pour le Bloc 5

Débit moyen Débit de pointe Débit de pointe horaire


Branchement (l/s) journalière (l/s) (l/s)
𝑸𝒎, 𝑬𝑼 𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 𝑸𝒑, 𝒉
Br5-1 0,072 0,094 0,778
Br5-2 0,072 0,094 0,782
Br5-3 0,072 0,094 0,780
Br5-4 0,073 0,094 0,783

❖ Bloc 6 :
Tableau n° 13 : Débits des eaux usées pour le Bloc 6

Débit moyen Débit de pointe Débit de pointe horaire


Branchement (l/s) journalière (l/s) (l/s)
𝑸𝒎, 𝑬𝑼 𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 𝑸𝒑, 𝒉
Br6-1 0,093 0,121 0,901

❖ Bloc 7 :
Tableau n° 14 : Débits des eaux usées pour le Bloc 7

Débit moyen Débit de pointe Débit de pointe horaire


Branchement (l/s) journalière (l/s) (l/s)
𝑸𝒎, 𝑬𝑼 𝑸𝒎𝒂𝒙, 𝒋 𝑸𝒑, 𝒉
Br7-1 0,095 0,124 0,914
Br7-2 0,093 0,120 0,900
Br7-3 0,093 0,120 0,900
Br7-4 0,093 0,120 0,900
Br7-5 0,519 0,674 2,578

43
3. Evaluation des débits des eaux pluviales
a. Délimitations des bassins versants
Avant de passer à l’étape de dimensionnement, on procède au découpage du lotissement en
bassins versants afin d’arriver au calcul du débit sur lequel on doit dimensionner le réseau.
Le bassin versant se définit comme l’aire de collecte qui recueillie les eaux de ruissellement, il
les concentre vers le point de sortie appelé exutoire.
Un bassin versant est caractérisé par sa surface, sa pente moyenne, sa longueur hydraulique et
son coefficient de ruissellement.
Le découpage des bassins versants dépend du système d’assainissement choisit. Il s’agit dans
notre cas d’un réseau unitaire, la part des eaux pluviales étant prépondérante, il est admis de
l’aborder de la même manière que le réseau des eaux pluviales en système séparatif. D’où e
découpage des bassins versants englobe la surface de toiture et de chaussée.
Il est conseillé de choisir des bassins versants de petite surface pour ne pas surdimensionner les
conduites puisque le point absorbant est pris à l’entrée du point le plus haut de la canalisation.
Ainsi, on a abouti au découpage en bassins versants suivant :

Figure n° 19 : Découpage en bassins versants

44
b. Calcul des débits des eaux pluviales
Parmi les méthodes qui permettent le calcul des débits, deux sont particulièrement les plus
utilisées, elles sont assez proches l’un de l’autre, il s’agit de :
▪ La méthode rationnelle ;
▪ La méthode superficielle de CAQUOT.
La méthode rationnelle
➢ Formule rationnelle
C'est la méthode la plus ancienne, elle utilise un modèle simple de transformation de la pluie
de projet (décrite par son intensité I), en un débit maximal lorsque l'ensemble de son bassin
contribue à ce débit, selon la relation :
𝑸𝒑 = 𝑪. 𝑰. 𝑨

𝑄𝑝 : le débit de pointe en 𝑚3 /ℎ ;

C : un coefficient de ruissellement pondéré (0 < C < 1)


I : l’intensité moyenne de la pluie dont la valeur dépend de la durée de l’averse et du temps de
concentration (mm/h) ;
A : l’aire d’apport en ha.
➢ Inconvénients de la méthode rationnelle
▪ Elle ne tient pas compte de la capacité du stockage du réseau ;
▪ Temps de concentration à estimer (existence de plusieurs formules) ;
▪ Formule itérative ;
▪ Estimation du débit pluvial et dimensionnement de la canalisation sont fusionnées
La méthode superficielle de CAQUOT
➢ Généralités
Les ouvrages d'assainissement doivent assurer un degré de protection suffisant contre les
inondations causées par la pluie. Une protection absolue nécessiterait la construction de réseaux
aux dimensions excessives par les dépenses de premier établissement et d'entretien qu’elles
impliqueraient ; de tels ouvrages seraient en outre d'une exploitation défectueuse parce qu'ils
risqueraient de favoriser la formation de dépôts fermentescibles.
Le caractère plus ou moins exceptionnel d'un événement pluvieux (h millimètres pendant une
durée de t minutes) s'apprécie par sa fréquence de dépassement « F » ou sa période, de retour «
T = 1/F »
La formule superficielle du débit de fréquence de dépassement « F » prend l'aspect suivant :

𝑸(𝑻) = 𝑲(𝑻) ∙ 𝑪𝒖(𝑻) ∙ 𝑰𝒗(𝑻) ∙ 𝑨𝒘(𝑻) ∙ 𝜼(𝑻, 𝑬)


dans laquelle les divers paramètres sont des fonctions de a (F) et (ou) de b (F) ( paramètres de
Montana) qui sont eux-mêmes les paramètres de la relation.
𝑖 (𝑡 , 𝐹) = 𝑎 (𝐹) . 𝑡 𝑏 (𝐹)

45
où i(t,F) est l'intensité maximale de la pluie de durée t, de fréquence de dépassement F; i est
exprimé en mm/min et t en min est compris entre 5 minutes et 120 minutes.
𝑄(𝑇) : le débit de pointe de fréquence de dépassement F exprimé en 𝑚3 /𝑠 ;
I : est la pente moyenne du bassin versant (m/m) ;
C : est le coefficient de ruissellement ;
A : est la superficie du bassin versant (ha) ;
(𝑇), (𝑇), 𝑣(𝑇), 𝑤(𝑇) et 𝜂(𝑇) sont les paramètres de l’équation de Caquot définis par :
0.5𝑏(𝐹) 𝑎(𝐹)
𝐾(𝑇) = 6.6
;
𝑢(𝑇) = 1 + 0.287 𝑏(𝐹) ;
𝑣(𝑇) = −0.41 ∗ 𝑏(𝐹) ;
𝑤(𝑇) = 0.95 + 0.507 𝑏(𝐹) ;
𝑀 0.84 𝑏(𝑇).𝑢(𝑇) 𝐿
𝜂(𝑇, 𝑀) = ( 2 ) ; 𝑀=
√𝐴

𝑀 : Coefficient d’allongement ;
𝐿 : Longueur du chemin le plus éloigné hydrauliquement (ℎ𝑚).
➢ Validité de la formule de CAQUOT
Dans le domaine actuel de vérification de l'ajustement du modèle de M. Caquot, les formules
d'expression du débit, quelle que soit la période de retour d'insuffisance choisie, sont valables
dans les conditions suivantes :
o En ce qui concerne la surface du bassin ou du groupement de bassins, la limite
supérieure « 𝐴𝑗 » est fixée impérativement à 200 hectares ;
o En ce qui concerne la pente, la valeur de « I » doit rester comprise entre 0,2 % et 5%.
Dans le cas de groupement de bassins, le rapport entre les pentes extrêmes déterminées
pour chaque bassin doit rester inférieur à 20 ;
o En ce qui concerne le coefficient de ruissellement, la valeur de « C » doit rester comprise
entre 0,2 et 1.
o En ce qui concerne l’allongement moyen M des bassins versants, il doit être supérieur
à 0,8.
Définition et influence des divers paramètres de la formule CAQUOT
Pour la détermination des débits des eaux pluviales, on opter pour la méthode superficielle de
CAQUOT vu que celle-ci est la plus ajustée pour les différentes régions du Maroc.
➢ Coefficients de Montana (a et b)
Les paramètres a et b, appelés coefficients de Montana, sont en corrélation directe avec
l’intensité maximale de la pluie dans une région.
Les coefficients de Montana de la région d’Agadir sont :

46
𝑎 = 5.71 𝑒𝑡 𝑏 = −0.626
➢ Coefficients (K, u, v et w)
Les coefficients K, u, v et w dépendent des coefficients de Montana locaux a(F) et b(F), et
donnent ainsi :
Tableau n° 15 : Paramètres de la formule de CAQUOT

𝑲 𝒖 𝒗 𝒘
1.33 0.820 0.257 0.633

➢ Choix de la période de retour d'insuffisance du réseau


Le degré de protection à assurer résultera d'un nécessaire compromis entre l'aspiration à une
protection absolue pratiquement irréalisable et le souci de limiter tant le coût de l'investissement
que les sujétions d'exploitation.
Il est souvent admis a priori qu'il est de bonne gestion de se protéger du risque de fréquence
décennale. Cependant, un degré moindre pourra être considéré comme acceptable par le maître
d'ouvrage dans les zones modérément urbanisées et dans les zones où la pente limiterait
strictement la durée des submersions.
Dans notre cas, la période du retour d’insuffisance du réseau est égale à 10 ans.
➢ Evaluation de la pente
Pour un bassin urbanisé dont le plus long cheminement hydraulique « L » est constitué de
tronçons successifs «𝐿𝑘 » de pente sensiblement constante « 𝐼𝑘 », l'expression de la pente
moyenne qui intègre le temps d'écoulement le long du cheminement le plus hydrauliquement
éloigné de l'exutoire (ou temps de concentration) est la suivante :
𝟐

𝑳
𝑰=
𝑳𝒌
√𝑰𝒌
( )
➢ Evaluation de l'allongement d'un bassin
L'allongement « M » est défini comme étant le rapport du plus long cheminement hydraulique
« L » au côté du carré de surface équivalente à la superficie du, bassin considéré ; son expression
est la suivante :
𝑳
𝑴= > 𝟎. 𝟖
√𝑨

➢ Evaluation du coefficient de ruissellement


Le coefficient de ruissellement « C » sera pris égal au taux d'imperméabilisation. Si « A » est
la surface totale du bassin versant, « A' » la superficie de surface revêtu :

47
𝐴
𝐶 = 𝐴′ Avec C > 0.2

car, en zone urbanisée, la surface de la voirie et des aires de service représente à elle seule
environ 20 % de la superficie de cette zone.
Tableau n° 16 : Coefficients de ruissellement par type d’habitat

Type d’habitats Coefficient de ruissellement


Petits immeubles+ commerces 0.50
Complexe universitaire 0.40
Immeubles résidentielles 0.50
Habitat mixte (villas + immeubles) 0.45
Moyens villas 0.35
Grandes villas 0.30
Habitat économique 0.70
Habitat moderne / mixte 0.65
Habitat traditionnel 0.80
Zone hôtelière 0.30
Zone industrielle 0.65
Bureaux 0.40
Terrains de sports / Cimetières 0.20
Espace vert + parc 0.20
Voiries + parking 0.90

La formule retenue pour le calcul du débit des eaux pluviales devient :


𝟎.𝟒𝟑𝟏
𝟐√ 𝑨
𝑸𝑻=𝟏𝟎𝒂𝒏𝒔 = 𝟏, 𝟑𝟑×𝑰𝟎,𝟖𝟐𝟎 ×𝑪𝟎.𝟐𝟓𝟕 ×𝑨𝟎.𝟔𝟑𝟑 × ( )
𝑳
Les résultats de calcul des débits des bassins versants pour le projet du lotissement
ALMOUSTAKBAL sont donnés par le tableau suivant :

48
Tableau n° 17 : Récapitulatif des débits des bassins versants

Q
Q unit. Q calc. T
Nom A (ha) C (%) I (%) L (m) apport m
(m³/s) (m³/s) (ans)
(m³/s)
BV-A1 0.05 60 0.62 34.0 0.000 1.16 0.016 0.018 10
BV-A2 0.15 60 0.57 30.9 0.000 1.82 0.039 0.070 10
BV-A3 0.04 60 1.35 27.7 0.000 1.25 0.018 0.022 10
BVA-4 0.06 60 2.19 30.2 0.000 1.39 0.031 0.043 10
BV-A5 0.01 60 0.20 11.2 0.000 1.60 0.004 0.007 10
BV-A6 0.06 60 0.20 28.6 0.000 1.43 0.014 0.020 10
BV-A7 0.05 60 0.20 20.9 0.000 1.63 0.012 0.019 10
BV-A8 0.06 60 1.47 28.1 0.000 1.43 0.026 0.037 10
BV-A9 0.10 60 0.89 38.2 0.000 1.41 0.034 0.048 10
BV-A10 0.02 60 0.25 18.9 0.000 1.37 0.007 0.010 10
BV-A11 0.00 60 2.70 5.6 0.000 1.17 0.002 0.002 10
BV-A12 0.11 60 0.70 49.8 0.000 1.19 0.032 0.038 10
BV-B1 0.09 60 0.76 27.3 0.002 1.68 0.031 0.050 10
BV-B2 0.11 60 4.24 24.9 0.002 1.83 0.059 0.106 10
BV-B3 0.03 60 1.27 22.7 0.001 1.35 0.016 0.022 10
BV-B4 0.03 60 3.25 19.9 0.001 1.47 0.022 0.031 10
BV-B5 0.04 60 0.20 31.5 0.000 1.17 0.010 0.012 10
BV-B6 0.02 60 2.32 25.5 0.000 1.13 0.015 0.017 10
BV-B7 0.03 60 0.84 19.3 0.000 1.42 0.012 0.017 10
BV1-1 0.04 60 3.21 31.4 0.001 1.21 0.027 0.033 10
BV2-2 0.06 60 1.89 31.6 0.001 1.31 0.028 0.036 10
BV1-3 0.06 60 1.82 30.3 0.001 1.34 0.028 0.037 10
BV1-4 0.06 60 1.11 30.7 0.001 1.33 0.024 0.032 10
BV6-1 0.06 60 1.66 25.1 0.001 1.57 0.029 0.045 10
BV6-2 0.05 60 3.17 23.6 0.001 1.54 0.032 0.048 10
BV5-1 0.08 60 0.96 32.3 0.001 1.45 0.030 0.043 10
BV5-2 0.08 60 2.72 25.4 0.001 1.70 0.041 0.070 10
BV4-1 0.07 60 1.17 22.7 0.001 1.75 0.028 0.049 10
BV4-2 0.05 60 3.05 20.9 0.001 1.63 0.030 0.048 10
BV3-1 0.05 60 0.50 21.7 0.001 1.56 0.016 0.024 10
BV-C1 0.05 60 1.23 28.4 0.001 1.37 0.024 0.032 10
BV-C2 0.08 60 30.00 20.7 0.001 1.83 0.085 0.155 10
BV-C3 0.07 60 0.65 26.6 0.001 1.58 0.024 0.037 10
BV-C4 0.03 60 0.49 25.5 0.001 1.27 0.013 0.016 10
BV-C5 0.03 60 0.30 26.2 0.001 1.26 0.011 0.014 10
BV-C6 0.06 60 0.75 46.2 0.000 1.05 0.022 0.023 10
BV-C7 0.03 60 0.38 30.7 0.000 1.07 0.010 0.010 10
BV-C8 0.17 60 0.74 54.6 0.000 1.30 0.046 0.060 10
BV-D1 0.07 60 0.69 32.8 0.000 1.38 0.024 0.033 10
BV-D2 0.11 60 0.53 56.2 0.000 1.11 0.030 0.033 10
BV-E1 0.14 60 2.75 60.3 0.000 1.14 0.060 0.069 10
BV-E2 0.12 60 1.08 34.0 0.002 1.60 0.042 0.067 10
BV2-1 0.03 60 1.31 20.7 0.001 1.45 0.017 0.024 10
BV2-2 0.04 60 1.58 23.1 0.001 1.40 0.019 0.027 10
BV2-3 0.04 60 0.77 25.0 0.001 1.32 0.016 0.020 10
BV2-4 0.03 60 0.90 23.1 0.001 1.31 0.014 0.018 10
BV2-5 0.00 60 2.12 5.6 0.000 1.18 0.002 0.002 10

49
➢ Evaluation des paramètres équivalents d'un groupement de bassins
La formule superficielle développée ci-avant est valable pour un bassin de caractéristiques
physiques homogènes. L'application du modèle à un groupement de sous-bassins hétérogènes
de paramètres individuels 𝐴𝑗, 𝐶𝑗, 𝐼𝑗, 𝐿𝑗 (longueur du drain principal), 𝑄𝑝𝑗 (débit de pointe du
bassin considéré seul), nécessite l'emploi de formules d'équivalence pour les paramètres « 𝐴, 𝐶,
𝐼 et 𝑀 » du groupement.
Ces formules qui diffèrent selon que les bassins constituant le groupement sont en « série » ou
en « parallèle ».
▪ Assemblages en série :
Les assemblages en série se font lorsque deux bassins versant se suivent sur un même
cheminement hydraulique.

Figure n° 20 : Assemblage des bassins en série

▪ Assemblages en parallèle :
Les assemblages en parallèle se font lorsque deux bassins versants se rejoignent au même
exutoire en ayant un cheminement hydraulique différent.

Figure n° 21 : Assemblage des bassins en parallèle

Ainsi, les paramètres équivalents pour les deux types d’assemblages sont donnés par le tableau
suivant :

50
Tableau n° 18 : Formules d’assemblage des bassins versants

Paramètres Aeq ceq I eq M eq


équivalents
Bassins en série C A  
2
L

j j j
 
Aj
A   A
  Lj
j j

  L 
  j 
  I j 
  
Bassins en
 Aj C A j j  I Q 
j pj
LQ pjMAX 
parallèle
A j Q pj A j

A noter que le débit doit satisfaire la condition suivante :

MAX (Q1, Q2) < Q < Q1+Q2.


▪ Si Q < Max (Q1 et Q2) alors
Q calculé = MAX (Q1, Q2)
▪ Si Q>Q1+Q2 alors
Q calculé = Q1+Q2.

Avec :
• Q1 et Q2 : Débits des deux bassins assemblés.
• Q : Débit corrigé de l’assemblage.
Les résultats d’assemblage des bassins versants pour le projet du lotissement
ALMOUSTAKBAL sont illustrés sur le tableau suivant :

51
Tableau n° 19 : Récapitulatif des débits d’assemblage des bassins versants

Q
A C Q
Nom I (%) L (m) apport
(ha) (%) (m³/s)
(m³/s)
BV-A1 0.05 60 0.62 34.0 0.000 0.018
S1=(BV-A1+BV-A2) 0.19 60 0.59 64.9 0.000 0.059

S6=((P5=(S1//S4))+BV-A3) 0.44 60 1.71 151.7 0.004 0.121

S7=(S6+BVA-4) 0.51 60 1.78 181.9 0.004 0.126


S8=(S7+BV-A5) 0.52 60 1.43 193.1 0.004 0.126
S9=(S8+BV-A6) 0.58 60 0.97 221.7 0.004 0.126
S10=(S9+BV-A7) 0.63 60 0.80 242.6 0.004 0.126

S16=((P15=(S10//S14))+BV-A8) 0.82 60 0.84 270.6 0.007 0.133

S34=((P33=(S16//S22//S32))+BV-
2.24 60 0.70 297.1 0.017 0.378
A9)
S35=(S34+BV-A10) 2.26 60 0.65 316.0 0.017 0.378
S42=((P41=(S35//S38//S40))+BV-
2.71 60 0.66 321.6 0.024 0.473
A11)
S43=(S42+BV-A12) 2.81 60 0.67 371.5 0.024 0.473
BV-B1 0.09 60 0.76 27.3 0.002 0.050
S17=(BV-B1+BV-B2) 0.20 60 1.44 52.2 0.003 0.106
S18=(S17+BV-B3) 0.23 60 1.39 74.9 0.004 0.106
S19=(S18+BV-B4) 0.26 60 1.61 94.8 0.005 0.106
S20=(S19+BV-B5) 0.30 60 0.76 126.4 0.005 0.106
S21=(S20+BV-B6) 0.32 60 0.88 151.9 0.005 0.106
S22=(S21+BV-B7) 0.35 60 0.87 171.1 0.005 0.106
BV1-1 0.04 60 3.21 31.4 0.001 0.033
S2=(BV1-1+BV2-2) 0.10 60 2.42 62.9 0.002 0.048
S3=(S2+BV1-3) 0.16 60 2.20 93.3 0.003 0.059
S4=(S3+BV1-4) 0.21 60 1.81 124.0 0.004 0.065
BV6-1 0.06 60 1.66 25.1 0.001 0.045
S38=((P37=(BV6-1//S36))+BV6-
0.28 60 1.74 81.4 0.004 0.110
2)

52
BV5-1 0.08 60 0.96 32.3 0.001 0.043
S36=(BV5-1+BV5-2) 0.16 60 1.42 57.8 0.002 0.071
BV4-1 0.07 60 1.17 22.7 0.001 0.049
S40=((P39=(BV4-1//BV3-
0.16 60 1.76 43.6 0.003 0.094
1))+BV4-2)
BV3-1 0.05 60 0.50 21.7 0.001 0.024
BV-C1 0.05 60 1.23 28.4 0.001 0.032
S23=(BV-C1+BV-C2) 0.13 60 2.80 49.1 0.002 0.155
S24=(S23+BV-C3) 0.20 60 1.47 75.7 0.002 0.155
S25=(S24+BV-C4) 0.24 60 1.05 101.2 0.003 0.155
S26=(S25+BV-C5) 0.27 60 0.75 127.4 0.004 0.155
S27=(S26+BV-C6) 0.33 60 0.75 173.6 0.004 0.155
S31=((P30=(S27//S28//S29))+BV-
0.80 60 0.67 204.3 0.006 0.175
C7)
S32=(S31+BV-C8) 0.96 60 0.68 258.9 0.006 0.175
BV-D1 0.07 60 0.69 32.8 0.000 0.033
S28=(BV-D1+BV-D2) 0.18 60 0.58 89.0 0.000 0.044
BV-E1 0.14 60 2.75 60.3 0.000 0.069
S29=(BV-E1+BV-E2) 0.26 60 1.86 94.3 0.002 0.092
BV2-1 0.03 60 1.31 20.7 0.001 0.024
S11=(BV2-1+BV2-2) 0.07 60 1.44 43.8 0.002 0.035
S12=(S11+BV2-3) 0.11 60 1.13 68.8 0.002 0.039
S13=(S12+BV2-4) 0.14 60 1.06 91.9 0.003 0.042
S14=(S13+BV2-5) 0.14 60 1.10 97.5 0.003 0.042

4. Dimensionnement du réseau d’assainissement


a. Montage des profils en long des collecteurs
La conception du réseau d’assainissement doit être optimisée de façon à respecter les
Contraintes de tracé et de calage. Parmi celles-ci, on cite :
o Respecter une pente minimale de 0,4 % afin de répondre aux conditions d’autocurage
des réseaux d’assainissement, et une pente maximale de 5% pour éviter les vitesses
importantes dans les canalisations ;
o Opter pour des pentes qui épousent la forme des voies et ce pour minimiser les sur-
profondeurs ;
o Minimiser les variations de la pente dans le même collecteur pour réduire les
changements de section ;

53
o Assurer une transition des pentes intermédiaires lors du passage d’une pente forte à une
faible pente, et ce pour éviter l’accumulation des dépôts dans les zones de faibles
pentes ;
o Respecter une profondeur de recouvrement de 0.8 m au minimum, afin d’éviter d’une
part les surcharges roulantes, et, d’autre part, les encombrements avec les autres réseaux.
o Respecter une profondeur minimale de 1.30 m et éviter le dépassement de de la
profondeur maximale qui est égale à 5m.
b. Dimensionnement des canalisations
Bases de calcul
Après avoir défini le tracé du réseau d’assainissement et les cotes d’origine en amont et de rejet
en aval, il convient de calculer la section et la pente des différents tronçons qui le composent.
Celles-ci sont déterminées en fonction de plusieurs paramètres :
- La quantité d’effluent à évacuer ;
- La nature de l’effluent ;
- Les caractéristiques du matériau constituant les tuyaux ;
- La longueur et les différents accidents du parcours (changements e direction, regards de
branchements…).
Le réseau est constitué d’un certain nombre de tronçons, de longueur déterminée, se rejoignant
en des nœuds. Le débit étant connu pour chacun d’eux, il est possible d’en déterminer la section
et la pente, deux facteurs étroitement liés.
De type gravitaire, le calcul du réseau s’effectue selon le principe de l’écoulement libre.
Le débit est donné par la formule :
𝑸(𝒎𝟑 ⁄𝒔) = 𝑺(𝒎𝟐 ) ∗ 𝑽 (𝒎⁄𝒔)
dans laquelle :
- S est la section transversale de la canalisation occupée par l’effluent ;
- V est la vitesse de l’effluent, elle-même fonction de la pente et d’un coefficient
d’écoulement.
Le débit varie en fonction des conditions de remplissage des tuyaux. Pour une canalisation de
section circulaire, il est maximal pour une hauteur de remplissage égale aux 8/10 e du diamètre
ou à section pleine.
Chezy, Bazin, Manning, Strickler et d’autres chercheurs ont établi des formules applicables aux
différents cas de figure qui se présentent : réseau unitaire, eaux pluviales et eaux usées en réseau
séparatif, matériau constitutif des tuyaux.
Dans un réseau unitaire, la part des eaux pluviales étant prépondérante, il est admis de l’aborder
de la même manière que le réseau d’eaux pluviales en système séparatif.
Formule de Manning-Strickler
Pour calculer le diamètre convenable du collecteur, on utilise la formule de Manning-Strickler,
de telle sorte que ce diamètre puisse assurer :

54
• L’évacuation du débit de pointe ;
• Une vitesse d’écoulement normale.
La formule de Manning-Strickler se présente sous la forme :

𝑽 = 𝑲×𝑹𝒉 𝜶 ×√𝑰
Avec :
• 𝑽 : vitesse d’écoulement en m/s ;
𝑲 : Coefficient de Manning-Strickler qui dépend de la rugosité de la canalisation ;
Tableau n° 20 : Coefficient de Manning-Strickler selon le type des canalisations

Nature du réseau K
Tuyaux PVC 100
Conduite et dalot en béton (EU) 70
Conduite et dalot en béton (pluvial ou unitaire) 60
Réseau superficiel (voirie asphaltée) 60
Réseau superficiel (voirie non asphaltée) 40
Oued canalisé entièrement bétonné 70
Oued canalisé berges bétonnées 50
Oued naturel 30

𝑹𝒉 : Rayon hydraulique de la canalisation (𝑹𝒉 = 𝑫/𝟒 pour une canalisation circulaire) ;


𝑰 : Pente de la canalisation en m/m ;

𝜶 : Coefficient qui varie en fonction du type du système d’assainissement ( 𝜶 = ¾


pour le réseau unitaire).
𝐷2
Ainsi, pour une conduite circulaire de section 𝑆 = 𝜋 4 et en intégrant la formule de base
𝑄 = 𝑆 ∗ 𝑉 dans l’équation de Manning-Strickler, on obtient la formule de calcul du diamètre
de la canalisation en eaux pluviales suivante :
𝟒/𝟏𝟏
𝟒𝟕/𝟒 ×𝑸
𝑫=( )
𝒌×𝝅×√𝑰
c. Conditions d’autocurage
En vue de la réalisation de réseaux « autocureurs » et satisfaisant aux préoccupations
hygiéniques qui impliquent l'évacuation rapide et continue de tous les déchets fermentescibles,
la pente des ouvrages devrait permettre pour des débits pluviaux atteints assez fréquemment,
l’entraînement des sables, et pour le débit moyen des eaux usées, celui des vases organiques
fermentescibles.6

6
Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Instruction technique relative aux réseaux d’assainissement des
agglomérations.

55
On tend vers la satisfaction de ces conditions dans les ouvrages calculés pour l'évacuation du
ruissellement de fréquence décennale en y réalisant des vitesses de l'ordre de 0,60 m/s pour 1/10
du débit à pleine section et de 0,30 m/s pour 1/100 de ce même débit.
Autrement dit :
𝑉 ≥ 0.6 𝑚⁄𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑄 = 0.1 𝑄𝑃𝑆
𝑉 ≥ 0.3 𝑚⁄𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑄 = 0.01 𝑄𝑃𝑆
Toutefois, il ne faut dépasser la vitesse maximale admissible qui est de l’ordre de 4 m/s, pour
éviter l’abrasion du tuyau.
d. Résultats de calcul
Diamètre des canalisations
Le calcul des diamètres des canalisations du réseau d’assainissement a été réalisé à l’aide du
logiciel Covadis en utilisant la formule de Manning-Strickler. Ces calculs ont abouti à deux
diamètres :
∅ = 600 𝑚 , pour les tronçons situés entre les regards R8 et R13 et qui appartient à la
canalisation existante (conduite en béton armé de diamètre 1200 mm) ;
∅ = 400 𝑚𝑚 , pour les autres tronçons du réseau (conduite en PVC).
Ainsi, on peut conclure que le diamètre de la conduite existante est largement suffisant pour
l’évacuation des eaux usées et pluviales du projet.
Le tableau suivant résume les résultats de calcul de sections des canalisations et la vérification
de différentes conditions d’autocurage :

56
Tableau n° 21 : Dimensionnement du réseau d’assainissement

V calculée (m/s)
Q calculé (m³/s)

V Qps/10 (m/s)
V = Q/S (m/s)

r Q (Q/Qps)

Q Ps (m³/s)

Contrainte
Diam. théo

Collecteur

H calculée

V Ps (m/s)
Pente (%)
Tronçon

(mm)

(mm)
rH
rV
R1 - R2 0.018 387 CR8-0400 1.39 0.16 0.06 0.58 0.18 70 1.43 1.37 2.48 0.292 OK
R2 - R3 0.059 387 CR8-0400 1.58 0.50 0.19 0.77 0.29 114 2.03 1.46 2.65 0.312 OK
R3 - R4 0.121 387 CR8-0400 1.57 1.03 0.39 0.94 0.43 168 2.47 1.45 2.64 0.310 OK
R4 - R5 0.126 387 CR8-0400 2.51 1.07 0.32 0.89 0.39 150 2.97 1.84 3.34 0.393 OK
R5 - R6 0.126 341 CR8-0400 0.50 1.07 0.72 1.09 0.63 243 1.62 0.82 1.49 0.175 OK
R6 - R7 0.126 341 CR8-0400 0.50 1.07 0.72 1.09 0.63 243 1.62 0.82 1.49 0.175 OK
R7 - R8 0.126 341 CR8-0400 0.50 1.07 0.72 1.09 0.63 243 1.62 0.82 1.49 0.175 OK
R8 - R9 0.133 349 CR8-0400 0.50 1.13 0.76 1.10 0.65 252 1.64 0.82 1.49 0.175 OK
R9 - R10 0.378 537 135A-0600 0.50 1.34 0.74 1.10 0.64 386 1.97 0.99 1.80 0.508 OK
R10 - R11 0.378 537 135A-0600 0.50 1.34 0.74 1.10 0.64 386 1.97 0.99 1.80 0.508 OK
R11 - R12 0.473 584 135A-0600 0.50 1.67 0.93 1.14 0.76 459 2.04 0.99 1.80 0.508 OK
R12 - R13 0.473 584 135A-0600 0.50 1.67 0.93 1.14 0.76 459 2.04 0.99 1.80 0.508 OK
R14 - R15 0.050 387 CR8-0400 0.40 0.43 0.32 0.89 0.39 151 1.19 0.73 1.33 0.157 OK
R15 - R16 0.106 334 CR8-0400 0.40 0.90 0.68 1.07 0.60 233 1.43 0.73 1.33 0.157 OK
R16 - R17 0.106 387 CR8-0400 0.40 0.90 0.68 1.07 0.60 233 1.43 0.73 1.33 0.157 OK
R17 - R18 0.106 387 CR8-0400 0.40 0.90 0.68 1.07 0.60 233 1.43 0.73 1.33 0.157 OK
R18 - R19 0.106 387 CR8-0400 0.40 0.90 0.68 1.07 0.60 233 1.43 0.73 1.33 0.157 OK
R19 - R20 0.106 387 CR8-0400 0.40 0.90 0.68 1.07 0.60 233 1.43 0.73 1.33 0.157 OK
R20 - R9 0.106 387 CR8-0400 0.40 0.90 0.68 1.07 0.60 233 1.43 0.73 1.33 0.157 OK
R21 - R22 0.033 387 CR8-0400 0.40 0.28 0.21 0.79 0.31 120 1.05 0.73 1.33 0.157 OK
R22 - R23 0.048 387 CR8-0400 0.40 0.41 0.30 0.88 0.38 146 1.17 0.73 1.33 0.157 OK
R23 - R24 0.059 387 CR8-0400 0.40 0.50 0.37 0.93 0.42 164 1.24 0.73 1.33 0.157 OK
R24 - R3 0.065 387 CR8-0400 0.40 0.55 0.41 0.95 0.45 173 1.27 0.73 1.33 0.157 OK
R25 - R26 0.045 387 CR8-0400 1.56 0.38 0.15 0.71 0.26 100 1.88 1.45 2.63 0.310 OK
R26 - R11 0.110 387 CR8-0400 1.56 0.94 0.36 0.92 0.41 160 2.41 1.45 2.63 0.310 OK
R27 - R28 0.043 238 CR8-0400 0.40 0.37 0.27 0.85 0.36 139 1.14 0.73 1.33 0.157 OK
R28 - R26 0.071 387 CR8-0400 0.40 0.61 0.46 0.98 0.47 183 1.30 0.73 1.33 0.157 OK
R29 - R30 0.049 387 CR8-0400 0.69 0.42 0.24 0.82 0.33 128 1.43 0.97 1.76 0.207 OK
R30 - R11 0.094 387 CR8-0400 0.74 0.80 0.44 0.97 0.46 179 1.76 1.00 1.82 0.214 OK
R31 - R30 0.024 387 CR8-0400 0.60 0.21 0.13 0.68 0.24 93 1.12 0.90 1.63 0.192 OK
R32 - R33 0.032 387 CR8-0400 0.60 0.27 0.17 0.74 0.28 107 1.21 0.90 1.63 0.192 OK
R33 - R34 0.155 387 CR8-0400 0.60 1.32 0.81 1.11 0.68 264 1.82 0.90 1.63 0.192 OK
R34 - R35 0.155 387 CR8-0400 0.60 1.32 0.81 1.11 0.68 264 1.82 0.90 1.63 0.192 OK
R35 - R36 0.155 387 CR8-0400 0.60 1.32 0.81 1.11 0.68 264 1.82 0.90 1.63 0.192 OK
R36 - R37 0.155 387 CR8-0400 0.60 1.32 0.81 1.11 0.68 264 1.82 0.90 1.63 0.192 OK
R37 - R38 0.155 330 CR8-0400 0.92 1.32 0.65 1.06 0.59 228 2.15 1.11 2.02 0.238 OK
R38 - R39 0.175 306 CR8-0400 1.74 1.49 0.54 1.02 0.52 202 2.83 1.53 2.78 0.327 OK
R39 - R9 0.175 387 CR8-0400 1.54 1.49 0.57 1.03 0.54 210 2.70 1.44 2.61 0.307 OK
R40 - R41 0.033 200 CR8-0400 0.60 0.28 0.17 0.75 0.28 108 1.22 0.90 1.63 0.192 OK
R41 - R38 0.044 387 CR8-0400 0.60 0.37 0.23 0.81 0.33 126 1.32 0.90 1.63 0.192 OK
R42 - R43 0.069 273 CR8-0400 0.50 0.59 0.39 0.94 0.44 169 1.40 0.82 1.49 0.175 OK
R43 - R38 0.092 304 CR8-0400 0.50 0.79 0.53 1.01 0.52 200 1.51 0.82 1.49 0.175 OK
R44 - R45 0.024 387 CR8-0400 1.45 0.20 0.08 0.60 0.19 75 1.53 1.39 2.53 0.298 OK
R45 - R46 0.035 387 CR8-0400 1.68 0.30 0.11 0.65 0.22 86 1.79 1.50 2.73 0.321 OK
R46 - R47 0.039 387 CR8-0400 1.15 0.33 0.15 0.71 0.26 100 1.61 1.24 2.26 0.266 OK
R47 - R48 0.042 387 CR8-0400 1.86 0.35 0.12 0.68 0.24 92 1.95 1.58 2.87 0.338 OK
R48 - R8 0.042 387 CR8-0400 1.60 0.35 0.13 0.69 0.25 95 1.85 1.47 2.67 0.314 OK

57
Pour les branchements, le diamètre est pris égal à 200 mm.
Profil en longs des canalisations
Après avoir calculé les sections des canalisations, il est nécessaire de créer des profils en long
ou bien les plans d’exécution pour les travaux d’assainissement, ces plans sont généralement à
grande échelle (1/200) et contient les informations suivantes :
• Les regards de visite, leur numérotation pour le repérage ;
• Les cotes altimétriques du tampon de fermeture ainsi que du fil d’eau du réseau
principales et des réseaux secondaires, s’ils présentent une chute ;
• La pente de la canalisation ;
• Les diamètres des tuyaux doivent être indiqués pour chaque tronçon.
Le plan d’exécution de la conduite principale du réseau du projet est donné sur la figure ci-
après. Les profils en long des autres canalisations sont représentés en annexe 3.

58
Figure n° 22 : Profil en long du collecteur principal Coll-A

Conclusion
Après avoir étudié le réseau d’assainissement, le chapitre suivant fait l’objet de l’étude de
l’alimentation en eau potable pour le lotissement ALMOSTAKBAL.

59
CHAPITRE IV : ÉTUDE DE L’ALIMENTATION EN
EAU POTABLE

Introduction
Ce chapitre traite en première partie les généralités sur le réseau d’eau potable, et en deuxième
partie l’étude de l’alimentation en eau potable à partir du réseau de distribution existant.

I. Généralités sur les réseaux de distribution de l’eau potable


Les réseaux de distribution d'eau ont pour objectif de ramener l'eau, à partir du ou des réservoirs,
jusqu'aux consommateurs (ou abonnés) : fournir le débit maximal avec une pression au sol (ou
charge) minimale compatible avec la hauteur des immeubles.

1. Structure des réseaux


L'eau est distribuée aux consommateurs par des réseaux de conduites locaux, à l'intérieur de la
zone alimentée. Les principaux éléments d'un réseau de distribution sont : les conduites, les
branchements et les pièces spéciales (coudes, raccordements, vannes, compteurs, bouches
d'incendies, ...). Les conduites de distribution doivent suivre les rues de la ville et sont posées
en terre, généralement, sous le trottoir.
Selon les liaisons entre les différents tronçons de distribution, on distingue généralement deux
types de réseaux : réseaux ramifiés et réseaux maillés.7
a. Réseau ramifié
La caractéristique d'un réseau ramifié est que l'eau circule, dans toute la canalisation, dans un
seul sens (des conduites principales vers les conduites secondaires, vers les conduites
tertiaires...). De ce fait, chaque point du réseau n'est alimenté en eau que d'un seul côté.

Figure n° 23 : Réseau d’eau potable ramifié

7
Mr. AIT BIHI, 2016, Cours EMSI – Réseaux d’eau potable.

60
Ce type de réseaux présente l'avantage d'être économique, mais il manque de sécurité (en cas
de rupture d'une conduite principale, tous les abonnés situés à l'aval seront privés d'eau).
b. Réseau maillé
Le réseau maillé dérive du réseau ramifié par connexion des extrémités des conduites
(généralement jusqu'au niveau des conduites tertiaires), permettant une alimentation de retour.
Ainsi, chaque point du réseau peut être alimenté en eau de deux ou plusieurs côtés.
Les petites rues sont toujours alimentées par des ramifications.

Figure n° 24 : Réseau d’eau potable maillé

Ce type de réseaux présente les avantages suivants : plus de sécurité dans l'alimentation (en cas
de rupture d'une conduite, il suffit de l'isoler et tous les abonnés situés à l'aval seront alimentés
par les autres conduites) et une répartition plus uniforme des pressions et des débits dans tout
le réseau. Il est, par contre, plus coûteux et plus difficile à calculer.
Eventuellement, on peut utiliser d'autres types de réseaux :
• Réseau mixte, qui est un réseau maillé comportant, en cas de besoin, quelques
ramifications permettant d'alimenter quelques zones isolées de la ville (zones
industrielles ou zones rurales).
• Réseaux étagés, dans le cas où la topographie est très tourmentée ;
En général, on utilise un réseau maillé pour alimenter une zone urbaine et un réseau ramifié
pour alimenter une zone rurale. En irrigation, on n'utilise que les réseaux ramifiés.

2. Dimensionnement en fonctionnement normal


a. Hypothèses de calcul
Débit
Une estimation, aussi précise que possible, doit être faite des besoins en eau de l'agglomération
à alimenter. Il faut calculer aussi le débit pendant l'heure de pointe. Les conduites de distribution
doivent pouvoir transiter les plus forts débits, le calcul hydraulique des canalisations se fait
donc avec le débit de pointe (pendant l'heure de pointe).

61
Il faut aussi vérifier le comportement du réseau de distribution en cas d'incendie (heure de
pointe + incendie). Le débit d'incendie à prévoir au point le plus défavorable du réseau est de
60 m3/h (soit 17 l/s). On tient compte de plusieurs incendies en même temps dans le cas d'une
grande ville ou d'une agglomération à haut risque d'incendie.
Pression
Le fonctionnement hydraulique normal d’un réseau de distribution requiert d’assurer une
pression résiduelle minimale de 10 m chez tout usager. Il en résulte que la pression au sol
requise, en fonction du nombre de niveaux des constructions comme suit :
𝑷𝒔 = 𝑷𝒓 + 𝑯 + 𝑷. 𝑫. 𝑪
Avec :
Ps : pression au sol (m) ;
Pr : pression résiduelle chez l’usager (prise égale à 10 m) ;
H : hauteur de construction (hauteur moyenne de 3 m par niveau) ;
P.D.C : pertes de charge des tuyaux à l’intérieur des bâtiments (en moyenne 0,5 m par niveau).

En pratique, le réseau doit satisfaire les conditions de pression suivantes :


• Une charge minimale de 3 m doit être prévue sur les orifices de puisage (robinets) les
plus élevés, et de 5 m pour un chauffe-eau à gaz ;
• En vue de la bonne tenue des canalisations et des joints (limitation des fuites et des
bruits), il faut éviter des pressions supérieures à 40 m. Si, néanmoins, de telles pressions
devaient se manifester, il faudrait prévoir soit des réducteurs de pression sur le réseau
(brise charge) soit une distribution étagée. A l’inverse, lorsque la pression est
insuffisante, il convient d’installer un surpresseur, appareil qui permet d’augmenter la
pression d’utilisation.
Ainsi, le réseau doit être calculé pour fournir les pressions au sol suivantes, selon la hauteur des
immeubles (en mètres d'eau) :
Tableau n° 22 : Pressions au sol requises selon la hauteur des immeubles

Nombre d’étages Pression en mCE à fournir


R+1 12 -15
R+2 16 -19
R+3 20 – 23
R+4 24 -27
R+5 29 – 32
R+6 33 – 36
R+7 37 – 40

Les canalisations équipées de bouches d'incendie doivent pouvoir fournir, en cas d'incendie,
une pression minimale au sol de 10 m, en tout point du réseau de distribution.

62
Pour alimenter les étages supérieurs en pression suffisantes, dans le cas d’un nombre important
d’étages, on peut avoir recours au pompage en bas de l’immeuble.

Figure n° 25 : Pompage en cas d’un nombre important d’étages

Vitesse
La vitesse de l'eau dans un diamètre choisi d'un tronçon de distribution quelconque doit être
entre 0,30 et 2 m/s pour des motifs de sécurité et pour garder une bonne qualité de l’eau
distribuée. Les vitesses inférieures à 0,30 m/s favorisent le dépôt solide dans les canalisations.
Les vitesses supérieures à 2 m/s risquent de favoriser les fuites et les coups de bélier, et de créer
les cavitations et les bruits.
En cas d'incendie, généralement, on accepte des vitesses atteignant 2,50 m/s.
Pertes de charges
Elles expriment une réduction de pression dans le réseau lorsque l’eau circule dans les
canalisations. Elles sont soit régulières (linéaires), soit singulières (ponctuelles) :
➢ Pertes de charges singulières
Elles sont introduites dans une conduite par la présence de singularités correspondant toujours
à un changement de direction des particules fluides et à une modification de la répartition des
vitesses.
Les singularités correspondent généralement aux différents accessoires situés sur le réseau :
raccords, réductions, coudes, vannes, compteurs, etc.
Les pertes de charges singulières sont calculées comme suit :
𝑽𝟐
∆𝑯𝒔 = 𝑲𝒔 .
𝟐𝒈

63
Avec :
ΔHs : pertes de charges singulières (m);
Ks : coefficient de singularité ;
V : vitesse (m/s) ;
g : accélération de la pesanteur (m/s²).
➢ Pertes de charges régulières
Elles sont occasionnées par le frottement de l’eau sur les parois des tuyaux et dépendent de la
longueur des canalisations, de l’état de surface des parois (rugosité), selon qu’il est plus ou
moins rugueux et du type d’écoulement, laminaire ou turbulent.
Les pertes de charge linéaires sont calculées sur la base de la formule de Darcy et de Colebrook
:
𝝀. 𝑳 𝑽𝟐
∆𝑯𝒍 = 𝑱 = .
𝑫 𝟐𝒈

Le λ est défini par la formule suivante :


𝟏 𝜺 𝟐, 𝟓𝟏
= −𝟐 𝐥𝐨𝐠 ( + )
√𝝀 𝟑, 𝟕 𝑫 𝑹𝒆. √𝝀
Avec :
J : pertes de charges linéaires (m) ;
λ : coefficient de perte de charge ;
L : longueur de la conduite (m) ;
D : diamètre intérieur de la conduite (m) ;
V : vitesse (m/s) ;
g : accélération de la pesanteur (m/s²) ;
ε : rugosité absolue de la conduite (m) ;
Re : nombre de Reynolds.
Vérification de la condition d'incendie
Pour un réseau de distribution (réseau ramifié ou réseau maillé), il faut vérifier les conditions
d'incendie.
Il s'agit de refaire le calcul du réseau, avec les mêmes diamètres, en ajoutant un ou plusieurs
débits d'incendie (17 l/s) aux points sensibles du réseau. Il faut vérifier alors que les vitesses
dans tous les tronçons sont inférieures à 2,5 m/s et que les pressions dans tous les nœuds sont

64
supérieures à 10 mètres. Le nombre de débits d'incendie à ajouter dépend de l'importance de la
ville et de son risque aux incendies.
Si ces conditions ne sont pas vérifiées, on doit modifier les diamètres de certains tronçons et
recommencer le calcul dès le début (pendant l'heure de pointe, ensuite une autre vérification
pendant l'heure de pointe + incendies).
Les bouches d’incendie sont prévues en plusieurs points du réseau ayant un rayon d’action
d’environ 200 m chacune. Le réseau est dimensionné pour assurer au niveau de chaque bouche
un débit de 17 l/s sous une pression minimale d’un bar. L’appareil normalisé est le poteau
d’incendie DN 100 mm.
Le diamètre minimal des conduites à partir desquelles seront alimentées les poteaux d’incendie
est le DN 110 mm.

3. Matériaux utilisés
Qu’il s’agisse de canalisations ou d’appareillages (vannes, compteurs…), les matériaux sont
adaptés aux objectifs à atteindre : résistance mécanique, aux chocs, à l’écoulement de l’eau, à
la corrosion, etc.
a. Les canalisations
Les canalisations sont fabriquées à l’aide des matériaux suivants : le béton armé, la fonte, l’acier
galvanisé, le polychlorure de vinyle (PVC), le polyéthylène (PE). L’emploi de l’amiante-ciment
(AC) est interdit, comme tous les produits contenant de l’amiante. Les pièces, telles que coudes,
raccords, etc. sont généralement faites avec le même matériau ou une matière compatible.8
Le béton armé
Il est relativement peu utilisé dans la distribution de l’eau sous pression, sauf pour les tuyaux
avec âme en tôle réservés aux gros diamètres nominaux.
Les points forts sont les suivants : la grande rigidité du produit, l’autoportance, les faibles
risques de corrosion. La surface intérieure, riche en ciment et très lisse confère aux tuyaux un
bon coefficient d’écoulement hydraulique. Les diamètres s’échelonnent de DN 250 mm à DN
4000 mm. L’assemblage entre deux éléments est réalisé soit à l’aide d’une garniture
d’étanchéité en élastomère pour les joints souples, soit par soudage de l’âme en tôle pour les
joints rigides.
La fonte
Elle est le matériau le plus utilisé pour la conception des réseaux de distribution d’eau. La fonte
grise relativement cassante a été remplacée par la fonte ductile dont les propriétés sont
améliorées au fil du temps. Les diamètres s’échelonnent de 60 à 1800 mm selon le type de
joints ; la gamme courante allant de 60 à 300 mm.
Les tuyaux reçoivent un revêtement intérieur (par mortier de ciment) et extérieur (par une
couche de zinc). Ils sont constitués d’un fût muni d’une emboîture à l’une de ses extrémités afin
d’assurer la liaison entre eux.

8
Mr. KHOMSI, Cours EMI - Assainissement.

65
L’acier galvanisé
Il est employé essentiellement pour la constitution de tuyaux posés en élévation. En pose
enterrée, ce matériau nécessite une protection anticorrosion efficace. Ce matériau est connu
pour ces qualités de résistance mécanique. La gamme des diamètres nominaux s’échelonne de
DN 80 à DN 2500 mm, en longueur nominale de 12 m.
Le polychlorure de vinyle (PVC)
Il permet de fabriquer des tubes semi-rigides dont le diamètre nominal s’échelonne de DN 63
mm à DN 500 mm. Les tubes sont disponibles avec emboîture à l’une des extrémités et un bout
lisse à l’autre. Selon le type d’emboîture, l’assemblage est obtenu à l’aide d’un joint
d’étanchéité en élastomère ou par collage.
Le matériau résiste bien à la corrosion et présente un bon coefficient d’écoulement hydraulique.
Sa résistance mécanique, en pose enterrée est satisfaisante, sous réserve de prendre quelques
précautions.
Le polyéthylène (PE)
Il est utilisé pour les canalisations de distribution d’eau potable ou d’eau brute sous pression.
Les résines destinées au réseau d’eau potable sont choisies afin de ne pas donner de goût à l’eau
qui transite par le tube. Les tuyaux sont aisément repérables, de couleur noire avec des filets
bleus. La gamme des diamètres s’échelonne de DN 20 mm à DN 315 mm. La livraison se fait
en couronne, en barre de 6,00 à 12,00 m ou en touret.
Ce matériau présente de nombreux avantages : insensibilité à la corrosion, bon coefficient
d’écoulement hydraulique et faibles pertes de charge, légèreté, pose rapide et aisée sous réserve
de prendre les précautions pour les tuyaux semi-flexibles (lit de sable et calages latéraux).
De ce fait, les tubes en polyéthylène sont de plus en plus utilisés tant pour la constitution de
réseaux que pour les branchements particuliers. Les assemblages sont réalisés par soudage ou
mécaniquement à l’aide de raccords métalliques ou en polyéthylène.
b. Les appareillages
Les appareillages sont essentiellement construits avec des matériaux offrant une bonne
résistance à l’usure et au frottement. Les appareillages de gros diamètres ont un corps en fonte ;
les autres sont en bronze, en laiton ou en résine synthétique.
Plusieurs facteurs entrent en jeu pour le choix du matériau de canalisations ; les principaux sont
les suivants :
• Les possibilités de diamètres offerts par le matériau ; ainsi, pour les diamètres supérieurs
à 400 mm, les tuyaux en plastique ne sont pas standardisés, et c’est le béton précontraint
qui est utilisé ;
• Les pressions admissibles par les tuyaux : dans ce sens, le béton précontraint est
recommandé jusqu’à une pression caractéristique de 20 bars ; au-delà, seule la fonte
convient ;
• La résistance chimique à l’eau agressive et aux sols ;
• La longévité des conduites compte tenu de la qualité des eaux véhiculées ;
• La facilité de pose ;

66
• Les conditions du marché local et le prix du tuyau.

II. Etude du réseau d’alimentation en eau potable


1. Description du réseau d’eau potable existant
Le lotissement AL MOSTAKBAL sera alimenté en eau potable à partir de deux conduites
existantes de la RAMSA ; la première (présentée sur l’image ci-après en rouge) est une conduite
en AC de diamètre DN 200 mm, la deuxième (présentée sur l’image ci-après en vert) est une
conduite en AC de diamètre DN 100 mm.

Figure n° 26 : Réseau d’eau potable existant

L’alimentation en eau potable du projet est prévue à partir de deux piquages sur ces deux
conduites.

67
La pression disponible au niveau des deux piquages sur les deux conduites existantes, mesurée
par le service d’exploitation de la RAMSA, est de l’ordre 3,6 bars.

2. Tracé du réseau
Le tracé du réseau de distribution est effectué de telle sorte à desservir tous les lots des tranches
étudiées.
Les conduites ont été dédoublées de part et d’autre des différentes voies dans le but d’éviter au
maximum possible les traversées des voies par les branchements.
La conception et le dessin du réseau de distribution de l’eau potable est effectué sur le logiciel
COVADIS pour être ensuite exporté vers le logiciel EPANET afin d’établir les calculs et
dimensionner le réseau.
Le réseau maillé est préconisé pour la totalité du projet sauf que l’existence de certaines
contraintes (fin de la rue…) exige d’implanter des ramifications ce qui donne une structure
mixte (maillé et ramifié) présentée sur l’image suivante :

Figure n° 27 : Tracé du réseau de distribution de l’eau potable

68
3. Estimation des besoins en eau
La répartition spatiale des besoins en eau a été faite selon la méthode nodale qui se base sur
l’évaluation des zones d’influence d’un nœud donné.
a. Consistance du projet
Les différents lots du projet demandant une alimentation en eau potable sont :
• 526 logements
• 6 conciergeries
• 6 locaux syndics
• 44 commerces
b. Dotations unitaires
La consommation globale par lot est calculée sur la base des hypothèses d’occupation du sol
données par l’architecte et en adoptant les dotations présentées dans le tableau suivant :
Tableau n° 23 : Dotations en eau potable

Type Dotation Unité


habitat promotionnel 100 l/j/personne
habitat social 80 l/j/personne
commerce et bureau
4 l/m2/j
syndic
conciergerie 2 x 80 l/j/unité
crèche 5 m3/j/unité
équipement (salle
8 m3/j/unité
polyvalente, hammam…)
Espace vert 5 l/m2/j

c. La consommation moyenne
Le calcul de la consommation moyenne des besoins se fait par les formules suivantes :
• Habitat promotionnel et social :
𝑸𝒎 (𝒍⁄𝒋) = 𝑫𝒐𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏(𝒍⁄𝒋⁄𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆)×𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′𝒂𝒑𝒑𝒂𝒓𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔×𝒅𝒆𝒏𝒔𝒊𝒕é
Densité = 5 personnes/appartement.
• Commerce, bureau syndic et espace vert :
𝑸𝒎 (𝒍⁄𝒋) = 𝑫𝒐𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏(𝒍⁄𝒎𝟐 ⁄𝒋)×𝒔𝒖𝒓𝒇𝒂𝒄𝒆(𝒎𝟐 )
• Conciergerie :
𝑸𝒎 (𝒍⁄𝒋) = 𝑫𝒐𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏(𝒍⁄𝒋⁄𝒖𝒏𝒊𝒕é)×𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′𝒖𝒏𝒊𝒕é𝒔
• Crèche, équipements :
𝑸𝒎 (𝒍⁄𝒋) = 𝑫𝒐𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏(𝒎𝟑 ⁄𝒋⁄𝒖𝒏𝒊𝒕é)×𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′𝒖𝒏𝒊𝒕é𝒔×𝟏𝟎𝟎𝟎

69
d. Les besoins à la distribution
Le réseau d’alimentation en eau est dimensionné pour le débit demandé en pointe horaire. Ce
débit est calculé sur la base de la consommation moyenne à la distribution majorée des
coefficients suivants :
• Coefficient de pointe journalière : Cpj = 1,3 ;
• Coefficient de pointe horaire : Cph = 1,8 ;
• Rendement du réseau de distribution : η = 80%.
Le débit moyen de distribution en tenant compte des pertes (rendement de distribution) :
𝑸𝒎 (𝒍⁄𝒋)
𝑸𝒎 𝒅𝒊𝒔𝒕𝒓𝒊𝒃𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 (𝒍⁄𝒋) =
𝜼
Le débit de pointe horaire est calculé suivant la formule suivante :
𝑸𝒎 𝒅𝒊𝒔𝒕𝒓𝒊𝒃𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 (𝒍⁄𝒋)×𝑪𝒑𝒋 ×𝑪𝒑𝒉
𝑸𝒑𝒉 (𝒍⁄𝒔) =
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎
Tableau n° 24 : Récapitulatif des débits de pointe horaire pour l’eau potable

Surface
Surface Surface
des nombre
nombre des locaux nombre de Qm Qph
Bloc espaces de 3
d'appartements commerces syndics conciergeries (m /j) (l/s)
verts crèches
(m²) (m²)
(m²)
1 123 0 0 16,24 0 1 49,425 1,673
2 98 80 0 25,96 1 1 44,864 1,519
Habitat
3 71 164 320,82 40 1 1 35,823 1,213
social
4 66 60 533,65 18,38 0 1 29,068 0,984
5 72 20 533,65 0 0 0 31,035 1,051
Habitat 6 18 105 78,96 22,74 0 1 10,092 0,342
promotionnel 7 74 460 0 19,48 0 1 39,538 1,339
1 Salle polyvalente + 1 crèche 13 0,440
3 équipements en R+3 24 0,813

4. Paramètres du calcul hydraulique


La méthode utilisée pour définir les paramètres de l’écoulement est Darcy-Weisbach.
Les données hydrauliques de base pour la conception et le dimensionnement du réseau de
distribution sont les suivantes :
• La vitesse de l’eau sera de l’ordre de 0,3 à 1,5 m/s ;
• Protection incendie ;
• La pression minimale au sol à titre indicatif :
12 à 15 m pour un étage ;
16 à 19 m pour 2 étages ;

70
20 à 23 m pour 3 étages ;
24 à 27 m pour 4 étages ;
29 à 32 m pour 5 étages ;

5. Méthodologie de dimensionnement sur EPANET


Le tracé du réseau de distribution est effectué sur COVADIS de telle sorte à desservir tous les
lots du projet. Le dimensionnement obtenu au final est le résultat de plusieurs simulations sur
EPANET, dont le but est de respecter les conditions de vitesse et de pression.
Le but principal de la simulation avec les logiciels est de trouver le diamètre optimal à travers
diverses corrections, tout en respectant les conditions de vitesse, de pression et de perte de
charge.
Afin de pouvoir exécuter le logiciel, il faut disposer des données suivantes :
• Pour les nœuds : les côtes et les demandes de bases.
• Pour les tronçons : les longueurs de tronçons.
Avant d’entamer la simulation, il faut supposer des diamètres initiaux pour les différents
tronçons.
La correction du diamètre aide à la correction des vitesses et des pertes de charge, cela se fait
de la manière suivante :
• Pour augmenter la vitesse : Il suffit de diminuer le diamètre.
• Pour diminuer les pertes de charge : Il faut augmenter le diamètre.

6. Résultats du dimensionnement
a. Schéma du réseau
La figure suivante montre le schéma du réseau d’eau potable résultant après le lancement de la
simulation sur le logiciel EPANET :

71
Figure n° 28 : Schéma des résultats de simulation sur Epanet

b. Etat des nœuds du réseau AEP


Les résultats des pressions appliquées en chaque nœud sont donnés sur le tableau suivant :

72
Tableau n° 25 : Etats des nœuds en fonctionnement normal

Demande
Altitude Charge Pression
ID Noeud Base
m l/s m m
Noeud N1 17,01 0,34 47,67 30,66
Noeud N2 16,42 0,17 47,61 31,19
Noeud N3 16,43 0,37 47,61 31,18
Noeud N4 16,21 0,17 47,61 31,4
Noeud N5 16,27 0,34 47,6 31,33
Noeud N6 15,42 1,01 47,61 32,19
Noeud N7 16,65 0 47,54 30,89
Noeud N8 15,06 1,67 47,49 32,43
Noeud N9 16,42 0,98 47,35 30,93
Noeud N10 16,21 0 47,28 31,07
Noeud N11 16,3 0 47,27 30,97
Noeud N12 15,34 0 47,27 31,93
Noeud N13 16,97 1,517 47,27 30,3
Noeud N14 16,06 1,213 47,1 31,04
Noeud N15 15,71 0 46,91 31,2
Noeud N16 16,46 0 47,3 30,84
Noeud N17 16,21 0 47,28 31,07
Noeud N18 16,84 0,27 47,34 30,5
Noeud N19 15,71 0,44 47,34 31,63
Noeud N20 16,95 0 47,37 30,42
Noeud N21 16,79 0,525 47,38 30,59
Noeud N22 17,05 0,525 47,55 30,5
Noeud N23 16,98 0 47,62 30,64
Noeud N24 16,95 0,1 47,37 30,42
Bâche B1 45,5 Sans Valeur 45,5 0
Bâche B2 47,9 Sans Valeur 47,9 0

Ainsi, les pressions obtenues pour les différents nœuds sont dans les normes (entre 29 m et 32
m pour des R+5).

c. Etat des arcs du réseau AEP :


Le tableau ci-après montre les longueurs et les diamètres (intérieurs) adoptés pour les tuyaux
du réseau d’eau potable en fonctionnement normal, et puis les résultats des vitesses et pertes de
charges dans chaque tuyau après la simulation :

73
Tableau n° 26 : Etats des tuyaux en fonctionnement normal

Pert.Charge
Longueur Diamètre Débit Vitesse
Unit.
ID Arc
m mm l/s m/s m/km
Tuyau P1 40,09 141 6,67 0,43 1,5
Tuyau P2 8,639 141 1,89 0,12 0,15
Tuyau P3 18,31 93,8 0,51 0,07 0,11
Tuyau P4 100,2 93,8 0,34 0,05 0,05
Tuyau P5 92,99 141 1,01 0,06 0,05
Tuyau P6 11,71 93,8 4,61 0,67 5,75
Tuyau P7 63,95 93,8 1,67 0,24 0,88
Tuyau P8 79,14 93,8 2,94 0,43 2,49
Tuyau P9 23,22 93,8 3,3 0,48 3,07
Tuyau P10 12,1 141 1,52 0,1 0,1
Tuyau P11 52,01 141 0,38 0,02 0,01
Tuyau P12 128,7 93,8 0,38 0,05 0,06
Tuyau P13 19,15 93,8 1,14 0,17 0,44
Tuyau P14 31,99 93,8 4,63 0,67 5,79
Tuyau P15 92,39 93,8 3,89 0,56 4,17
Tuyau P16 19,47 141 7,95 0,51 2,08
Tuyau P17 35,12 141 0,44 0,03 0,01
Tuyau P18 12,1 141 8,66 0,55 2,44
Tuyau P19 18,3 63,8 0,41 0,13 0,47
Tuyau P20 84,54 63,8 0,94 0,29 2,04
Tuyau P21 16,7 63,8 1,46 0,46 4,62
Tuyau P22 11,93 141 11,14 0,71 3,92
Tuyau P23 83,61 141 9,68 0,62 3,01
Tuyau P24 1,55 141 1,78 0,11 0,14
Tuyau P25 20,05 93,8 5,84 0,85 8,98
Tuyau P26 34,14 141 4,06 0,26 0,6
Tuyau P27 3,07 141 8,25 0,53 2,23
Tuyau P28 44,12 93,8 1,33 0,19 0,59
Tuyau P29 23,01 141 18,16 1,16 9,92
Tuyau P30 76,57 93,8 8,52 1,23 18,42

Les vitesse et pertes de charges obtenues sont acceptables. Ainsi le réseau d’AEP sera
constitué des conduites en PVC de diamètres DN 75 mm, DN 110 mm et DN 160 mm.

Conclusion
Après avoir étudié le réseau d’AEP, le chapitre suivant fait l’objet de l’étude financière du
projet.

74
CHAPITRE V : ÉTUDE FINANCIÈRE DU PROJET

Introduction
Ce chapitre est scindé en deux parties : la première est consacrée pour l’étude financière du
réseau de la voirie, de l’assainissement et de l’alimentation en eau potable du projet, et la
deuxième traite l’étude financière globale de l’aménagement en VRD du lotissement
ALMOSTAKBAL.

1. Etude financière du réseau de voirie


Le coût d’un projet de voirie englobe :
• Le coût des terrassements.
• Le coût de réalisation des différentes couches de la chaussée.

1. Cubatures de terrassement
Les cubatures de terrassements consistent à évaluer les volumes de déblais, ou bien les volumes
de remblais nécessaires à la réalisation d’un ouvrage.
Les profils en long et les profils en travers constituent les supports fondamentaux pour ces
calculs.
Les volumes de terrassement sont calculés à l’aide des éléments suivants :
• Surfaces des déblais et des remblais extraits des profils en travers ;
• Distances entre profils en travers extraites des profils en long.
L’évaluation des volumes avec une exactitude rigoureuse nécessite des artifices de calcul
géométriques très long et fastidieux, d’où le recours au logiciel Covadis qui nous permet
d’évaluer le volume de remblai et déblai correspondant à chaque voie.
Les tableaux suivants présentent le volume de déblai ainsi que le volume de remblai utilisé pour
les différentes voies du projet :
Tableau n° 27 : Volumes des terrassements des voies

Voies Volume déblais (𝒎𝟑 ) Volume remblais (𝒎𝟑 )


Voie-1 233 271
Voie-2 354 491
Voie-3 635 420
Voie-4 887 697
Voie-5 670 8

Ainsi, le volume total à déblayer et à remblayer, nécessaires pour la réalisation de la voirie du


projet « lotissement ALMOSTAKBAL » est le suivant :

75
Tableau n° 28 : Volume total des terrassements de la voirie

Remblai (m3) Déblai (m3)


Volume de terrassements
2779 1887

2. Volume de matériaux
Afin de pouvoir estimer le coût d’un projet de voirie, il faudrait évaluer les volumes de
matériaux constituants les différentes couches de la chaussée.
Ce volume est mesuré à partir de la surface totale à aménager multipliée par l’épaisseur de la
couche à réaliser.
Les tableaux suivants présentent les quantités de matériaux nécessaires à la réalisation des
diverses couches de la voirie et des trottoirs :

Tableau n° 29 : Quantités des matériaux utilisés pour la voirie

GNF1 GNB Bordure T3 Pavé Béton de


Voies BBSG (m2)
(m3) (m3) (ml) (m²) propreté (m2)
Voie-1 398 299 1495 213 603 63
Voie-2 312 224 1120 167 541 50
Voie-3 610 416 2078 347 1204 103
Voie-4 939 611 3054 331 1123 98
Voie-5 258 171 851 186 533 55

Ainsi, le volume total des matériaux utilisés pour les différentes couches de la voirie est
présenté par le tableau suivant :
Tableau n° 30 : Avant-métré du réseau de la voirie

GNF1 GNB BBSG Bordure T3 Béton de


Matériaux Pavé (m²)
(m3) (m3) (m2) (ml) propreté (m²)
Total 2517 1721 8598 1244 4004 369

3. Coût estimatif du réseau de voirie


Connaissant les prix unitaires de chaque prestation, on peut définir le prix total du réseau de
voirie du lotissement en question, en procédant à une estimation sommaire du coût de celui-ci.
Le tableau suivant récapitule le détail de calcul du coût du réseau de voirie du lotissement
ALMOSTAKBAL :

76
Tableau n° 31 : Estimation financière du coût des travaux de voirie

Prix
N° Désignation des ouvrages Unité Quantité Prix total
unitaires
50
1 Installation de chantier ft 1 50 000,00
000,00
Abattage et dessouchage des
2 U 165 300,00 49 500,00
arbres
Implantation et matérialisation
3 km 0,8 5 000,00 4 000,00
des axes des voies
Terrassement en déblais dans tout
terrain y/c décapage du terrain
naturel, démolition des dallages et
4 m3 3854 30,00 115 620,00
ouvrages existants, démolition de
voirie existante et évacuation à la
décharge publique
Terrassement en remblais pour
5 m3 1887 40,00 75 480,00
voirie y/c remblais d’apport
6 Couche de fondation type GNF1 m3 2517 120,00 302 040,00
Couche de base type GNB
7 m3 1721 140,00 240 940,00
améliorée
8 Couche d'imprégnation m2 8598 10,00 85 980,00
9 Couche de roulement en BBSG m2 8598 80,00 687 840,00
Fourniture et pose des bordures
10 m2 1244 120,00 149 280,00
type T3
Revêtement des trottoirs en pavé
11 m2 4004 140,00 560 560,00
auto bloquant
Fourniture et pose de fourreaux
12 ml 100 100,00 10 000,00
Ø100 en PVC
Fourniture et pose de fourreaux
13 ml 100 150,00 15 000,00
Ø200 en PVC
14 Regard de Tirage 40x40 U 30 400,00 12 000,00
Protection par dallettes de 15 cm
15 m2 100 500,00 50 000,00
d'épaisseurs des fourreaux
Total Voirie H.T : 2 408 240,00
TVA 20% : 481648,00
Total voirie T.T.C : 2 889 888,00

Ainsi, le cout global des travaux de la voirie s’élève à 2 889 888,00 DH TTC.

2. Etude financière du réseau d’assainissement


Le coût d’un projet d’assainissement englobe :
Le coût des collecteurs ;

77
Le coût du terrassement (les remblais et déblai) ;
Le coût des ouvrages annexes et spéciaux (regard de visite, bouches d’égout…).

1. Volume de terrassement
Le volume de terrassement est calculé selon la relation :

𝑽′𝑻 (𝒎𝟑 ) = 𝑯×𝑳×𝒍


Avec :
o 𝑽′𝑻 : Volume de terrassements en m3 ;
o 𝑯 : profondeur de la tranchée en m ;
o 𝑳 : longueur de la canalisation suivant le profil en long en m ;
o 𝒍 : largeur de la tranchée en m.

Figure n° 29 : Tranchée type pour une conduite circulaire d’assainissement

a. Largeur de la tranchée
Le calcul de la largeur « L » de tranchée est fait selon la formule suivante :
𝑳 = 𝑫𝒆𝒙𝒕 + 𝟐 𝒆
Avec :
o 𝑳 : largeur de la tranchée en m ;

78
o 𝑫𝒆𝒙𝒕 : diamètre extérieur de la conduite en m ;
o 𝒆 : distance de part et d’autre de la conduite en m.
Ainsi, la largeur de la tranchée dépend du diamètre intérieur de la conduite. Le tableau suivant
présente la largeur de la tranchée type en fonction du diamètre des tuyaux : [3]
Tableau n° 32 : Largeur de la tranchée type en fonction du diamètre des conduites

Ø (m) Ø ≤ 200 200 < Ø ≤ 400 400 < Ø ≤ 600 Ø > 600
Largeur (m) 0,60 0,90 1,20 Ø + (2 x 0,40m)

b. Hauteur de terrassement
Les hauteurs prises en compte pour le calcul des déblais et remblais en tranchées sont mesurés
par rapport à :
o Cote du fond de forme en cas de chaussée en déblai
o Cote du terrain naturel en cas de chaussée en remblai
C'est un paramètre très important qui entre dans le calcul du terrassement, mesurée d'après la
formule suivante :
𝑯(𝒎) = 𝒉 + 𝒆𝒑𝒍.𝒑

Avec :
o 𝑯 : hauteur de terrassement (m)
o 𝒉 : profondeur moyenne (m)
o 𝒆𝒑𝒍.𝒑 : épaisseur du lit de pose (m), avec 𝑒𝑝𝑙.𝑝 = 0.10 𝑚.

2. Volume de remblai
Les remblais ont pour objectif d’assurer d’une part le blindage des canalisations et d’autre part
la maintenance de leur stabilité et de leur enrobage.
Les remblais sont constitués des couches suivantes :
a. Lit de pose
Il est constitué généralement de gravier fin ou de sable, et est généralement d’une épaisseur
moyenne de 0,1 m.
Le volume de lit de pose est calculé par la formule suivante :
𝑽′𝒍.𝒑 = 𝑯𝒍 ×𝑳𝑻 ×𝑳

Avec :
o 𝑯𝒍 : hauteur de lit de pose ;
o 𝑳 : longueur de la canalisation suivant le profil en long (m) ;
o 𝑳𝑻 : largeur de la tranchée (m).

79
b. Remblai primaire
Il est constitué généralement :
o D’une couche de sable d’épaisseur moyenne de 0,3 m, placée juste en dessus du lit de
pose, sur laquelle repose la canalisation.
o D’une couche de déblai ou autre matériau, dont la profondeur est égale au diamètre de
la canalisation.
La formule de calcul du volume de remblai primaire est présentée de la façon suivante :

𝑽′𝑹𝒑 = 𝑳 ×(𝟎. 𝟑 + 𝒅𝒊 + 2𝒆)×𝑳𝑻 − 𝑽𝒄

Avec :
o 𝒅𝒊: diamètre intérieur de la conduite (m) ;
o 𝒆 : épaisseur de la conduite (m) ;
o 𝑽𝒄 : volume de la conduite (m3) ;
o 𝑳 : longueur de la canalisation suivant le profil en long (m) ;
o 𝑳𝑻 : largeur de la tranchée (m).
c. Remblai secondaire
C’est la partie, d’une épaisseur minimale de 0,5m, qui vient se poser sur le remblai primaire.
Sa formule de calcul est la suivante :

𝑽′𝑹𝒔 = 𝑽′ − [𝑽′𝒍.𝒑 + 𝑽′𝑹𝒑 + 𝑽𝒄]

Avec :
o 𝑽’ : Volume de terrassement (m3) ;
o 𝑽′𝒍.𝒑 : volume de lit de pose (m3) ;
o 𝑽′𝑹𝒑 : volume de remblai primaire (m3) ;
o 𝑽𝒄 : volume de la conduite (m3).

3. Application au projet
Les résultats de calcul d’avant-métré des volumes de terrassement (fouilles) et des remblais à
réaliser (lit de pose, remblai primaire et remblai secondaire) au projet d’assainissement du
lotissement ALMOSTAKBAL sont illustrés dans le tableau suivant :

80
Tableau n° 33 : Volumes des terrassements pour le réseau d’assainissement

Remblais Longueur
Lit de pose Remblais
Déblais (m3) primaire Canalisations
(m3) secondaire (m3)
(m3) (m)
Coll-A 156 8 45 86 85
Coll-B 237 14 17 117 146
Coll-C 208 16 91 66 172
Coll-D 85 9 51 6 97
Coll-E 40 4 24 3 45
ANT-1 100 7 41 36 77
ANT-2 118 8 42 53 79
ANT-3 12 1 5 5 9
ANT-4 68 4 20 37 38
ANT-5 40 4 19 19 36
ANT-6 63 4 23 29 43
Total 1127 79 378 457 827

Le tableau suivant récapitule les totaux des éléments et des ouvrages annexes pour le réseau
d’assainissement (regards de visite, regards de branchements, grilles…) :
Tableau n° 34 : Quantitatif des ouvrages d’assainissement

Regards de Regards avaloirs ou à Boites de branchement


Regards de chute
visite grilles simple
38 56 10 29

4. Coût estimatif du réseau d’assainissement


Connaissant les prix unitaires de chaque prestation, on peut définir le prix total du réseau
d’assainissement du lotissement en question, en procédant à une estimation sommaire du coût
de celui-ci.
Le tableau suivant récapitule le détail de calcul du coût du réseau d’assainissement du
lotissement ALMOSTAKBAL :

81
Tableau n° 35 : Estimation financière du coût des travaux d’assainissement

ESTIMATION DU COUT
N° Prix Montant en
DESIGNATION DES PRESTATIONS Unité QUANTITÉ
prix Unitaire DH
Terrassement
Terrassement en déblai pour collecteurs
1 m3 1127 30,00 33 810,00
d'assainissement
2 Lit de pose m3 79 105,00 8 295,00
3 Remblai primaire m3 378 40,00 15 120,00
4 Remblai secondaire m3 457 90,00 41 130,00
Sous total 1 98 355,00
Canalisation en PVC série 1
Fourniture, transport et pose de canalisations en
5 ml 827 300,00 248 100,00
PVC-400 S1
Sous total 2 248 100,00
Ouvrage d'assainissement en béton
6 Exécution de boite de branchement simple U 29 500,00 14 500,00
7 Exécution de Regard à grille 0,70*0,70 intérieur U 56 2 200,00 123 200,00
8 Exécution de Regard de visite U 38 2 400,00 91 200,00
9 Exécution de regard de chute U 10 4 000,00 40 000,00
Sous total 3 228 900,00
Fourniture et pose de cadre et tampons en
fonte ductile
Cadre et tampon pour regards de visite classe
10 U 22 2 200,00 48 400,00
D400
Cadre et tampon pour regards de visite classe
11 U 16 1 800,00 28 800,00
C250
Cadre et tampon pour boite de branchement
12 U 29 2 000,00 58 000,00
simple B125
Cadre et grille concave pour regards à grille
13 U 56 2 200,00 123 200,00
D400+ Appareils siphoïde
Sous total 4 258 400,00
Assainissement H.T : 833 755,00
TVA 20% : 166 751,00
Total T.T.C : 1 000 506,00

Ainsi, le coût global des travaux du réseau d’assainissement est estimé à environ
1.000.506,00 DH TTC.

82
3. Etude financière du réseau d’eau potable :
Le coût des travaux d’alimentation en potable englobe :
o Le coût des conduites ;
o Le coût du terrassement (les remblais et déblai) ;
o Le coût des pièces spéciaux (les Tés, les vannes, les raccords, les robinets…).

1. Volume de terrassement :
o La largeur de la tranchée est égale à 0.60 m pour les conduites dont le diamètre
extérieur est inférieur ou égale à 140 mm ;
o Le remblai primaire est calculé pour une hauteur de 0.2 m au-dessus de la génératrice
supérieure de la conduite ;
o La hauteur du lit de sable est de 0.10 m.
o La profondeur de terrassement de la fouille est de 1.2 m.
Les résultats de calcul d’avant-métré des volumes de terrassement (fouilles) et des remblais à
réaliser (lit de pose, remblai primaire et remblai secondaire) pour les travaux d’AEP sont
illustrées dans le tableau suivant :
Tableau n° 36 : Volumes des terrassements pour le réseau d’AEP

Remblais Remblais
Diamètre Longueur Terrassement Lit de pose
primaire secondaire
(mm) (m) (m3) (m3)
(m3) (m3)
140 434.04 312.51 26.04 85.03 201.43
110 371.16 267.23 22.27 59.60 185.36
75 711.13 512.01 42.67 125.52 343.83
Total 1091.75 90.98 270.15 730.63

2. Coût estimatif du réseau d’AEP :


Connaissant les prix unitaires de chaque prestation, on peut définir le prix total du réseau
d’alimentation en eau potable du lotissement en question, en procédant à une estimation
sommaire du coût de celui-ci.
Le tableau suivant récapitule le détail de calcul du coût du réseau AEP du lotissement
ALMOSTAKBAL :

83
Tableau n° 37 : Estimation financière du coût des travaux d’AEP

Prix
Unitaire Montant
N° Désignation Unité Quantité
DH HT
En chiffres

ESTIMATION DU COUT DES PRESTATIONS


1 Terrassement en déblais M3 1328 25,00 33 200,00
2 Lit de pose M3 110 80,00 8 800,00
3 Remblais primaire M3 222 30,00 6 660,00
4 Remblais secondaire M3 965 30,00 28 950,00
Canalisation
5 Canalisation PVC DN160 ml 430 130,00 55 900,00
6 Canalisation PVC DN 110 ml 700 120,00 84 000,00
7 Canalisation PVC DN75 ml 390 110,00 42 900,00
8 Stérilisation Km 1,52 8 000,00 12 160,00
9 Dalette de protection ml 100 250,00 25 000,00
Té à brides
10 Té à brides DN 200/150 U 1 1 600,00 1 600,00
11 Té à brides DN 150/150 U 4 1 550,00 6 200,00
12 Té à brides DN 150/100 U 8 1 500,00 12 000,00
13 Té à brides DN 150/65 U 2 1 400,00 2 800,00
14 Té à brides DN 100/100 U 6 1 300,00 7 800,00
15 Té à brides DN 100/65 U 4 1 100,00 4 400,00
16 Té à brides DN 65/65 U 2 1 900,00 3 800,00
Raccord bride major en fonte
ductile
raccord bride major DN
17 U 31 400,00 12 400,00
160/150
raccord bride major DN
18 U 52 350,00 18 200,00
110/100

84
19 raccord bride major DN 75/65 U 34 300,00 10 200,00
Bride uni
20 BRIDE UNI DN 200 U 2 300,00 600,00
21 BRIDE UNI DN 100 U 2 200,00 400,00
Joint gibault
22 Joint gibault DN 200 U 2 400,00 800,00
23 Joint gibault DN100 U 2 300,00 600,00
Coude
24 Coude DN 150 U 1 600,00 600,00
25 Coude DN 100 U 7 500,00 3 500,00
26 Coude DN 65 U 15 450,00 6 750,00
Robinetterie
27 ROBINET VANNE DN 150 U 3 1 450,00 4 350,00
28 ROBINET VANNE DN 100 U 12 1 300,00 15 600,00
29 ROBINET VANNE DN 65 U 6 1 100,00 6 600,00
30 Poteau d'incendie U 8 14 500,00 116 000,00
31 Ouvrages annexes U 29 2 400,00 69 600,00
Travaux de branchements en
32 U 55 2 500,00 137 500,00
PEHD PN 16 DN50
Travaux d’installation de
33 U 2 4 000,00 8 000,00
compteur général DN60
34 Obturateur DN150 U 3 1 200,00 3 600,00
35 Obturateur DN100 U 2 1 000,00 2 000,00
TOTAL Eau Potable H.T : 753 470,00
TVA 20 % : 150 694,00
Total EAU POTABLE
904 164,00
T.T.C :

Le coût global des prestations d’alimentation en eau potable s’élève à 904 164,00 DH TTC.

85
I. Etude financière du lotissement ALMOSTAKBAL :
Le budget d’un projet est un élément important dans l’étude d’un projet puisque les résultats
économiques auront un impact sur la réalisation ou non et sur la conception du projet.
Cette étude donne une idée sur le coût des principales composantes du projet à la date de son
évaluation. Au cours de la phase d’évaluation, le coût estimatif doit faire l’objet d’un ajustement
et d’une actualisation, afin de tenir compte des changements intervenus dans les prix pendant
la période comprise entre la date de l’estimation du coût de base et la date d’exécution des
travaux.
Le présent tableau résume le coût total évalué du lotissement ALMOSTAKBAL :
Tableau n° 38 : Estimation financière du coût global du projet

Coût global des travaux de voirie (TTC) 2 889 888,00


Coût global des travaux d’assainissement
1 000 506,00
(TTC)
Coût global des travaux AEP (TTC) 904 164,00
Coût global du projet (TTC) 4 794 558,00

Ainsi, le coût global de l’ensemble des prestations de l’aménagement en voire, de


l’aménagement en assainissement et de l’alimentation en eau potable du projet « Opération
ALMOSTAKBAL » est estimé à environ 4 794 558,00 DH TTC.

Conclusion
Ce chapitre a été dédié à l’étude financière globale du projet qui comporte l’ensemble
des prestations de l’aménagement des différents lots de : la voirie, l’assainissement et
l’alimentation en eau potable du projet. L’évaluation financière d’un projet est nécessaire,
d’abord pour compléter l’étude technique du projet ainsi que pour la préparation du dossier de
consultation d’entreprise.

86
CONCLUSION GÉNÉRALE

Notre travail de fin d’étude, effectué au sein du bureau d’études BIEN, avait pour
principal objectif de réaliser les études de voirie et réseaux divers relatives au projet
ALMOSTAKBAL, et ainsi viabiliser et valoriser le lotissement en l’équipant des
infrastructures de base nécessaires et antérieurs à tout projet de construction.

Concernant le réseau de voirie : le réseau a été projeté, selon le plan de masse donné par
l’architecte, sur un linéaire d’environ 778 m. On a adopté des profils en travers pour les
différentes voies du réseau de sorte à ce que leurs dévers assurent un drainage des eaux pluviales
vers les bouches d’égout.

Concernant le réseau d’assainissement : On a opté pour un système unitaire en raison


du réseau existant. Les eaux pluviales et usées seront collectées gravitairement via des
collecteurs enterrés vers la conduite d’assainissement existante.

Concernant le réseau d’AEP : après avoir estimé les besoins en eau, on a opté pour un
réseau mixte (maillé avec des ramifications) pour donner la priorité à la sécurité des habitants,
avec une vérification des conditions de dimensionnement en fonctionnement normal.

Cependant, force est de reconnaitre que cette présente étude ne traite pas tous les axes
de VRD, à savoir : étude du réseau d’électricité, étude du réseau de téléphone, ainsi que l’étude
de l’éclairage public.

Au terme de ce projet, certaines recommandations s’imposent :


• Les dotations en eau potable des différentes composantes des projets futurs doivent être
bien étudiées pour éviter tout gaspillage.
• L’implantation des systèmes d’intervention à distance pour le réseau d’alimentation en
eau potable pour régler les problèmes de fortes pressions pendant la nuit (là où la
demande est très faible).

87
BIBLIOGRAPHIE

 G. KARSENTY, 2004, Guide pratique des VRD et aménagements extérieurs.


 Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Instruction technique relative aux réseaux
d’assainissement des agglomérations.
 ONEP, 2007, Etude de l’élaboration des plans types des ouvrages d’assainissement.
 ONEP, 2008, Guide technique des travaux d’assainissement des lotissements et des
ensembles immobiliers.
 Mr. AIT BIHI, 2016, Cours EMSI – Réseaux d’eau potable.
 Mr. KHOMSI, Cours EMI - Assainissement.

WEBOGRAPHIE

 https://fr.climate-data.org/location/999357/

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ANNEXES

ANNEXE 1 : Profils en long des voies

ANNEXE 2 : Profils en travers des voies

ANNEXE 3 : Profils en longs des canalisations d’assainissement

89
ANNEXE 1 : Profils en long des voies

Figure n° 30 : Profil en long de la voie 2

90
Figure n° 31 : Profil en long de la voie 3

91
Figure n° 32 : Profil en long de la voie 4

92
Figure n° 33 : Profil en long de la voie 5

93
ANNEXE 2 : Profils en travers des voies

Figure n° 34 : Profil en travers de la voie 1

Figure n° 35 : Profil en travers de la voie 1 + parkings

94
ANNEXE 3 : Profils en longs des canalisations d’assainissement

Figure n° 36 : Profil en long des collecteurs Coll-C et ANT-6

95
Figure n° 37 : Profil en long des collecteurs Coll-D et ANT-1

96
Figure n° 38 : Profil en long des collecteurs Coll-E et ANT-2

97
Figure n° 39 : Profil en long des collecteurs Coll-B et ANT-5

98
Figure n° 40 : Profil en long des collecteurs ANT-3 et ANT-4

99