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SCIENCES PHYSIQUES 4ème COURS PHYSIQUE

ASMA NAKHLI Interaction onde matière

I. Diffraction
1. Diffraction d’une onde mécanique:
a. Expérience et observation:
Une lame vibrante munie d’une réglette produit rides rectilignes à la surface d’eau, on
interpose sur le trajet un obstacle munie d’une fente de largeur a.

Au-delà de l’ouverture F, on observe :

a> : Des rides rectilignes a= : Des rides circulaires a< : Des rides quasiment
présentant une légère dans une zone triangulaire de circulaires de centre commun
déformation au voisinage sommet I milieu de la fente F. I.
des bords.
b. Interprétation:
* A son passage à travers la fente, l’onde rectiligne de
longueur d’onde  se transforme en une onde circulaire
de même longueur d’onde. Cette transformation qui se
produit lorsque la largeur a de la fente a une valeur
comparable à celle de la longueur d’onde  de l’onde
incidente, est le phénomène de diffraction.
* L’onde qui en résulte est appelée onde diffractée.
* Si l’onde incidente est plane rectiligne l’onde
diffractée plane circulaire.
c. Conclusion :
* Au niveau d’une fente ou d’un obstacle de largeur a d'une valeur comparable à celle de sa
longueur d’onde , l’onde mécanique subit le phénomène de diffraction.
* La diffraction est la modification du trajet d’une onde et par suite de sa forme, au voisinage
d’une fente ou d’un obstacle.
* La diffraction est d'autant plus nette que l'ouverture ou l'obstacle sont petits (a <  ).
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2. Diffraction de la lumière:
a. Expérience et observation:

Obstacle (fente verticale très fine) Obstacle (trou)

On observe sur l’écran des taches claires On observe une tache centrale très brillante
disposées horizontalement et séparés par des circulaire de rayon r entourée d’anneaux
taches sombres très fines. La tache centrale (des cercles concentriques) alternativement
est plus large et plus intense que les taches brillants et sombres.
latérales. Les taches circulaires appelées: anneaux
de diffraction

c. Interprétation :
* Une source laser éclairant une fente fine, donne sur un écran E, placé à une distance D de
la fente, une figure étalée horizontalement appelée figure de diffraction. Elle est constituée
d’une tache centrale lumineuse brillante, de largeur L, entourée de part et d’autre par des
taches latérales brillantes. Ces taches brillantes sont séparées les unes des autres par des
zones sombres. Ces taches sont appelées franges de diffraction.
* La largeur L de la tache centrale, pour une lumière donnée, dépend de celle de la fente.
Ainsi, en diminuant la valeur de a, la largeur L de la tache centrale augmente.
* Les figures de diffraction qui se forment sur un écran E dépendent de la forme de la fente.
Elles présentent les mêmes symétries de la fente (rectangulaire ou circulaire).

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c. Conclusion:
* Lorsqu’on diaphragme un faisceau lumineux
parallèle par un écran percé d’une fente très fine
(la largeur est de quelque microns) le faisceau
devient divergent.
L’optique géométrique ne peut pas interpréter ce
phénomène.
Ce phénomène est analogue à la diffraction
d’une onde mécanique.
La lumière est une onde, elle possède le caractère
ondulatoire.
* Comme l'onde mécanique, l'onde lumineuse,
est caractérisée par une période temporelle T et
une période spatiale λ.
* Dans le vide, toutes les ondes lumineuses se propagent à la célérité c = 3.108 m.s-1.
La relation entre λ et T s’écrit : λ vide = c.T.
(❑)
3. Influence du quotient a sur le phénomène de diffraction:
a. Cas d’une onde mécanique:
L’expérience montre que la longueur d’onde λ augmente avec la profondeur de l’eau. Ainsi
pour une valeur fixe a de la fente, le phénomène de diffraction est d’autant plus marqué que
la longueur d'onde λ est plus grande.
Conclusion:
Le phénomène de diffraction n’est appréciable que si la longueur d’onde λ est très grande
par rapport à la largeur (a) de la fente. Donc le phénomène de diffraction dépend du quotient
(λ/a).
b. Cas d’une onde lumineuse:

On fait varier la largeur a de la fente F. Pour chaque valeur de a, on mesure la largeur L de la


tache centrale correspondante. La largeur L représente la distance entre les milieux des
bandes sombres qui entourent la tache centrale. On éclaire la fente tout d’abord par une
lumière rouge de longueur d’onde λR puis par une lumière verte de longueur d’onde λV, avec
λR > λ V .

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On obtient les résultats suivantes:
a (10-3 m) 0,10 0,15 0,20 0,25 0,30
-3
LR (10 m) 25 17 12 10 8
La Largeur L (lumière rouge λR) de la tache
centrale ainsi LV (10-3 m) 21 14 10 8 7 que la demi-
largeur (lumière verte λV) angulaire θ de
la tache centrale
dépendent de la largeur a de la fente F.
- Pour une valeur fixe de a, la largeur L de la tache centrale dépend de la longueur d’onde λ
de la source d’éclairement. En effet, sachant que λR et plus grande que λV d’une part et que,
d’après l’étude expérimentale, LR est plus grande que LV d’autre part.

θ : demi-diamètre angulaire.


tgθ ≈ θ (rad) car θ est faible
L
2 L  L = 2Dθ
tgθ ≈ θ= =
D 2D

Conclusion:
Une onde mécanique ou lumineuse de longueur d'onde λ subit une diffraction à la rencontre
d’une fente ou d’un obstacle, de largeur a d'une valeur comparable a celle de λ. La
perception du phénomène de diffraction de l’onde dépend de la valeur du quotient a .(❑)
II. Dispersion de la lumière:
1. Expériences et observations:
a. Cas d’un faisceau laser:
En traversant le prisme en verre, le faisceau laser
(faisceau de lumière monochromatique) subit une
déviation d’un angle D et par la suite il y a
déplacement de la tache sur l’écran E, comme le
montre la figure ci-contre.
Cette déviation est due à la double réfraction
air/verre/air.

b. Cas d’une lumière blanche:


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* On observe un spectre formé par une infinité de
lumières de couleurs différentes, limité par la
lumière rouge d’un côté et la lumière violette de
l’autre côté. C’est le phénomène de dispersion de
la lumière blanche.
* La plage multicolore continue qui s’étale du
rouge au violet en passant par une infinité de
couleurs différentes constitue un spectre continu
appelé spectre visible de la lumière blanche.

Conclusion:
* La dispersion (décomposition) de la lumière
blanche à l’aide d’un prisme montre que cette lumière est un mélange de plusieurs lumière
colorés (radiations):
- La lumière blanche est appelée lumière polychromatique.
- Une lumière homogène (seule couleur ou seule radiation) est appelée lumière
monochromatique ou radiation lumineuse.
* Chaque radiation est caractérisée par une fréquence υ et une longueur d’onde dans le vide
λ0 tel que:
 ❑ = cυ  υ= ❑c
❑0
c= =❑0 υ 0
T 0
8 -1
avec c est la célérité de la lumière dans le vide (c = 3.10 m.s ).
La fréquence υ est exprimée en Hertz (Hz).
La longueur d’onde  est exprimée en mètre (m).
* la déviation d’une radiation lumineuse monochromatique par un prisme d’indice n, dépend
de sa fréquence υ.
2. Milieu dispersif et milieu non dispersif:
a. Expériences et observations:
On reprend le dispositif expérimental précédent, mais en utilisant cette fois-ci des filtres de
lumière de différentes couleurs (rouge, jaune, vert …et bleu.). Ainsi, le faisceau de lumière
blanche délimité par la fente passe d’abord à travers un filtre qui ne laisse passer qu’une
radiation de couleur donnée.

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Avec la même source de lumière blanche, le même angle d’incidence i et des filtres de
lumière différents, on note pour chaque filtre, l’angle de déviation D.
Les résultats des mesures sont regroupés dans le tableau ci-dessous:
Couleur de la lumière υ (1014Hz)  (10-6m) Indice n
Bleu sombre 6,92 0,433 1,528
Bleu vert 6,18 0,485 1,520
Jaune 5,10 0,588 1,517
Rouge 4,57 0,656 1,514
Rouge sombre 3,91 0,767 1,511

b. Interprétation:
Les différentes radiations constituant le faisceau de lumière blanche ne sont pas déviées du
même angle D par le prisme. Ce dernier fait dévier chaque radiation d’une valeur qui dépend
de sa fréquence υ. La lumière est ainsi dispersée par le prisme. La dispersion de la lumière
blanche est due au fait que l’indice n de réfraction du prisme n’est pas constant et qu’il
dépend de la fréquence υ de la radiation.
c. Conclusion :
* Pour obtenir une lumière monochromatique on utilise un filtre.
* Un milieu dispersif est un milieu dans lequel la célérité d’une radiation lumineuse dépend
de sa fréquence, exemple: le verre, l’eau,….
* Un milieu non dispersif est un milieu dans lequel toutes les radiations ont la même
célérité, exemple: l’air
* Un milieu transparent est milieu qui laisse passer la lumière. Ce milieu est caractérisé par
son indice n de réfraction définie comme suit:
c 3. 108
n= =
V V
Avec n est l’indice de réfraction (sans unité).
c est la célérité de la lumière dans le vide.
V est la célérité de la lumière dans le milieu transparent.
c ❑0 υ
* Soit : n= =
V υ
avec 0 est la longueur d’onde de la radiation dans le vide.
 est la longueur d’onde de la même radiation dans un milieu transparent donnée.

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