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Il peut y avoir des fautes

I. Définition du mot << information >> :


Selon le dictionnaire universel, le mot information a plusieurs sens. Il le définit comme l’action
d’informer autrui ou de s’informer. Informer, c’est, entre autres, avertir, mettre au courant,
donner connaissances d’un fait, c’est aussi donner une forme à une signification à une
chose. Nous pouvons donc percevoir l’information d’abord comme une action de recherche,
de traitement et de diffusion des données, ensuit comme un renseignement, un fait ou une
donnée de connaissances, enfin comme un ensemble d’institutions de production, de gestion
et de communication.

II. Définition du mot << communication >> :


Le mot communication provient du verbe latin communicare, qui veut dire :<< partager
quelque chose, mettre en commun >>. Francis Balle le définie comme une action consistant
pour les hommes à échanger des messages en face à face ou bien à distance, avec ou non
le secours d’un média, et quelle qu’en soit la finalité de cet échange.

Le mot communication n’implique pas toujours l’échange, le terme renvoie aussi à l’action de
communiquer quelque chose à quelqu’un, le résultat de cette action.

- Information VS communication

L’information est la diffusion d’un message sans aucune importance pour la relation avec le
récepteur ou sa réaction au message. Contrairement à cela, la communication comporte, à la
foi, l’émission et la réception de messages, c’est un processus de partage de sens par
l’interprétation réciproque de signes.

III. Les formes de la communication :


I. La communication verbale : elle se fait par l’intermédiaire du code verbal, utilisé à
l’écrit ou à l’oral.
II. La communication non verbale : il s’agit de communiquer sans parler à travers
l’apparence, les gestes, les mimiques, les déplacements…etc

Dans ce sens nous pouvons distinguer entre :

 La communication intra-personnelle : Comme le terme "intra" signifie "au sein de", la


communication qui a lieu au sein d'une personne est appelée communication
intrapersonnelle. Par contre, le terme «inter» signifie «entre», ainsi, lorsque la
communication a lieu entre deux personnes ou plus, on parle de communication
interpersonnelle..

Nous, êtres humains, sommes des animaux sociaux et nous avons toujours besoin de
quelqu'un pour parler ou partager nos opinions, nos nouvelles et même nos sentiments. La
communication est une partie essentielle de notre vie, que nous disions quelque chose ou
non, elle transmettait automatiquement un message aux personnes qui nous entourent, car
elle est incontournable. Cela peut être une communication intrapersonnelle ou une
communication interpersonnelle. La principale différence entre la communication
intrapersonnelle et interpersonnelle est que la première est invisible, comme cela nous le
pense, le second est visible car elle se déroule entre plusieurs parties..

 La communication interpersonnelle : La communication interpersonnelle : met en


relation deux individus.
La communication interpersonnelle se déroule entre deux individus. Elle se construit à partire
des interactions au sein de l’échange. Elle peut-être de type immédiat (oralement en
présence de l’un et de l’autre ), indirecte ( téléphone, visioconférence,…) ou en différé (lettre,
mail,…).

 La communication de groupe : La communication de groupe ou un émetteur s’adresse


à un ensemble de récepteurs (des individus ayant un intérêt commun). Elle peut être orale ou
verbale, médiate ou immédiate mais la rétroaction est limitée par rapport à la communication
interpersonnelle.

exemples : un professeur donnant des cours à une classe, Un entraîneur de basket parlant à
son équipe durant un temps mort, un magasin envoyant une lettre d’information aux gens qui
désiraient être tenus au courant des nouveautés du magasin…

 La communication de masse : La communication de masse qui utilise les « mass


media » (presse, internet, télévision, affiches, flyers, etc.) comme instruments. Il s’agit de
l’ensemble des communications qui permettent à un émetteur ou un ensemble d’émetteurs
de s’adresser au plus grand nombre possible de récepteurs (hétérogène, anonyme et ayant
des intérêts divers).

exemples : une grande marque diffusant une publicité de son dernier produit à la télévision,
une association caritative mettant en ligne ses dernières activités sur son site Internet, un
commerçant diffusant ses flyers dans la rue…

IV. Les SIC ( Les sciences de l’information et de la communication )


Les sciences de l’information et de la communication sont une discipline universitaire
récemment créée pour fédérer (regrouper) des enseignants marocains qui rapidement
développé une activité de recherche,

Le développement de cette activité est en relation avec l’innovation et le changement qui


affecte le dispositif d’information, le monde de la communication et des médias, les industries
culturelles et médiatique.

C’est ainsi que les genres audiovisuels, les usages de l’internet, la vulgarisation et la
prévention, la communication des marques, la communication numérique, la culture
numérique font l’objet d’une attention toute particulière.

V. Le rôle des SIC :


- aider les étudiants à ne pas subir les innovations techniques et les stratégies
industrielles d’un secteur identifié come décisif
- se donner les moyens de penser sans changement pour inventer un avenir
démocratique et créatif.
VI. Le but des SIC :
- Attacher à développer certains concepts essentiels comme le document et la
documentation, le dispositif médiatique, la situation de communication, le discours,
l’écriture, la médiation, l’espace public , l’interaction verbale, la pratique langagière.
- Envisager le processus communicationnel dan sa globalité, sa base technique et
économique, et son caractère social.

Dans cette perspective, une question se pose : à quoi s’intéressent les sciences de
l’information et de la communication ?
Elles s’intéressent à la linguistique, à la sémiotique, à la psychologie, au discours, au
pratique social, au technique, au technologie, au médiation et médiatisation, à la qualité de la
communication. Bref, les SIC puisent et s’alimentent (se nourrir )dans ces travaux de ces
théories, d’où le caractère interdisciplinaire qui régit (conduit) ces sciences, ces modèles et
ces théories.

VII. LES PRINCIPAUX MODELES DE LA COMMUNICATION :

1. Le modèle d’Aristote (350 AJC) :

le philosophe grec a établi le premier vrai modèle de communication orale qu’il a baptisé
rhétorique. Dans son modèle, l’art oratoire repose sur trois éléments :

L’éthos : le style que doit prendre l’orateur pour capter l’attention de l’auditoire.

Le logos : la logique, le raisonnement, l’argumentation

Le pathos : la sensibilité de l’auditoire.

La communication, selon Aristote, repose donc sur une forte charge émotionnelle ; l’auditoire
doit être séduit ou charmé , sinon il fermera la communication, une question se pose à ce
niveau : quel est le mot clé de son modèle ?

Le mot clé de son modèle est le récepteur car c’est lui qui détermine l’objet et la fin de la
communication, si l’objet ne lui convient pas, il mettra un terme à la relation.
2. Le modèle de shannon (1948) :
Le modèle de shannon est réduite à la transmission d’une information

La source Le message Le codage Le décodage Le message Le destinataire

Son modèle s’inscrit dans la linéarité, et pendant la transmission du message le signal peut-
être affecté au brouillé, d’où son modèle à des limites. Comment ?

Son modèle s’inscrit dans la simplicité

-Il ne s’applique pas à toutes les situations de communication.

-Il ignore la pluralité ( grand nombre) de récepteurs.

-Le récepteur est passif ; il ne prend pas en compte les éléments psychologiques et
sociologiques.

-Absence de toute forme de rétroaction.

3. Le modèle de Lasswell (1948) : les cinq Qu forment son modèle : qui, dit quoi, à
qui, par quel canal et avec quel effet ?
- Qui : correspond à l’analyse de régulation, à l’étude sociologique des milieux et
organismes émetteurs (institutions médiatiques, leurs organisations, leurs dirigeants,
les journalistes…).
- Dit quoi : se rapport au contenu du message, aux messages diffusés (émission de
radio ou du tv, article de presse…). C’est l’analyse du contenu.
- A qui : vise l’auditoire, ou audience, c'est-à-dire les publics récepteurs avec des
analyses selon des variables . c’est l’analyse du public.
- Par quel média ou canal : c’est l’ensemble de moyens techniques utilisés pour diffuser
l’information à un instant donné dans une société donnée. C’est l’analyse des médias.
- Avec quel effet : il s’agit d’analyser et d’évaluer la nature et les influences du message
sur les destinateurs, sur l’audience. C’est l’analyse des effets ).

Ce modèle aussi à des limites, c’est aussi un modèle simple ;

-La communication est illimitée à la dimension persuasive.

-La communication est perçue comme une relation autoritaire.

-Absence de toute forme de rétroaction.

-Le contexte sociologique et psychologique n’est pas pris en considération.


4. Le modèle de Newcomb (1953) :

Son modèle s’inscrit dans la nouveauté, dans la mesure où il a baptisé un modèle appelé
ABX car il a ajouté une dimension sociale et psychologique à la communication. Pour lui il n
y a pas d’émetteur ou de récepteur, mais bien des communicateurs qui émettent ou
reçoivent dans une interaction appelant le premier communicateur A, appelant le deuxième
communicateur B et appelant le troisième, ce n’est pas communicateur, mais acteur ou
actant. C’est l’environnement social X, d’où l’appellation de son modèle ABX.

Newcomb distingue aussi deux paramètres qui influent sur la relation sociale qui est
nécessairement liée à la communication : l’attitude et l’union.

1. L’attitude est l’aspect affectif de la relation.


2. L’union est la spécificité de la relation.

Newcomb insiste sur l’équilibre ou le déséquilibre de la relation sociale. Pour lui, l’équilibre
est atteint lorsque les attitudes ont la même orientation et ce n’est pas atteint, il convient de
réduire au maximum le déséquilibre de rompre la communication.

5. Le modèle de Gerbner (1956) :


Son modèle s’articule autour de deux éléments :

- le message : qu’est lié à au contexte, celui-ci permet de renseigner sur le contenu.

- le processus de communication : qui repose sur deux démentions : la perception et le


contrôle du message .

l’étape initiale de la perception résultant d’un événement est commune à toutes les situations
de communication, et que le message résultant peut-être défini par deux caractéristiques : le
contenu et la forme.
6- Le modèle de JAKOBSON (1963) :

Ce qui est nouveau dans son modèle c’est qu’il a introduit le terme référence. Donc son
schéma s’inscrit dans cette rétroaction. Selon lui, le langage est toujours source de
communication. Et ainsi il intègre les déférentes fonctions du langage dans le processus de
communication :

 fonction expressive (expression des sentiments du locuteur)


 fonction conative (fonction relative au récepteur)
 fonction phatique (mise en place et maintien de la communication)
 fonction métalinguistique (le code lui-même devient objet du message)
 fonction référentielle (le message renvoie au monde extérieur)
 fonction poétique (la forme du texte devient l'essentiel du message)

7. Le modèle de Riley (1965) :


son modèle inclut une autre notion : la notion d’appartenance à des groupes sociaux au sein
d’un système socio global dans le processus de la communication. Les communicateurs sont
donc intégrés à des groupes primaires( familles, amis, communauté…) qui prennent eux-
mêmes place dans une structure plus large( catégorie sociale, profession), qui s’inscrit en
définitive dans un système social global( société). L’appartenance à ces ensembles ( et
sous-ensembles) influe directement sur la façon de penser, de voir et d’agir et, par corollaire
sur la communication.

8.Le modèle de l’école Palo Alto (l’approche systémique):

Les cinq axiomes forment le modèle de cette école :


1. Il est impossible de ne pas communiquer : car la communication est en étroite relation
avec le comportement des individus. Il n y a pas de non-comportement car le silence et
l’inaction sont un comportement. Selon cette école, la communication est permanente.
2. Toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation.
C'est-à-dire que tout message transmet une information et induit un comportement.
L’information est le contenu de la communication, la relation est la manière dont on doit
entendre la communication. La relation peut-être saine ou perturbée, la relation est un
comportement donc une communication et finalement la relation est donc une méta-
communication, c'est-à-dire une communication sur la communication.
3. La nature d'une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication
entre les partenaires :
La communication est intimement liée aux conventions (accord) culturelles qui régissent la
vie sociale.
La relation sera différente selon que l’interaction sera leader-leader, Leader-suiveur ou
suiveur- suiveur. Les échanges ne sont pas ponctués de la même façon selon la relation.
4. La communication est simultanément digitale et analogique :

- digitale : elle repose sur les conventions sémantiques d’une langue ( liée au langage et au
code).

- analogique : elle repose sur des comportements primitifs ( les gestes, les sentiments…)

5. La communication est symétrique ou complémentaire :

La relation symétrique est égalitaire et minimise les déférences. la relation complémentaire


maximise les différences et renfort la position haute d’un interlocuteur et la position passe
de l’autre.

La communication est un processus complexe. Dans toute communication interpersonnelle


chaque intervenant propose, de façon implicite ou non, une définition de sois, mais aussi une
définition de l’autre :

-Confirmation de la communication

"Vous avez raison" ===> Vérité

-Annulation de la communication

"Euh.... Je crois bien qu'il est vrai que cela ne soit pas faux..." ===> confusion, langue de
bois

-Le Symptôme comme communication

"Excusez moi, j'ai mal à la tête" ===> Message non verbal

-Rejet

"Vous avez tort" ===> Négation, Fausseté

-Déni

"Vous n'existez pas" ===> Indécidabilité

Préparé par l’étudiant : EL HADDY JAOUAD

2021

Bon courage.