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UE: IUT GIM41

EC: GIM 414


TECHNOLOGIE ET
MAINTENANCE EN
THERMIQUE

DIPLOME UNIVERSITAIRE DE TECHNOLOGIE


EN GENIE INDUSTRIEL ET MAINTENANCE
(GIM)

NIVEAU 2

SEMESTRE 4

VOLUME HORAIRE : 36 heures

EQUIPE PEDAGOGIQUE :
Dr ONGUENE (CM=06H ; TD=06H ;TP=06H; TPE=06H)
Mme BILOA (CM=06H; TD=06H; TP=06H; TPE=06H)

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UE IUTGIM43
Technologie et maintenance en mécanique et thermique

EC GIM432
GIM 413 : TECHNOLOGIE ET MAINTENANCE DES CIRCUITS FLUIDIQUES
Technologie et Maintenance des DUREE : 36 heures

Circuits Fluidiques
CM : 12 heures
TD : 12 heures
TP : 12 heures
TPE : heures

OBJECTIFS GENERAUX
● Utiliser les techniques de calcul pour mettre en évidence les paramètres
caractéristiques des composants d’un système thermique ;
● Faire une vérification des performances d’une installation thermique ;
● Construire la maintenance sur une installation thermique.

OBJECTIFS SPECIFIQUES
● Maitriser les rappels sur la thermodynamique appliquée, les transferts thermiques ;
● Se familiariser avec les technologies des échangeurs thermiques et les méthodes de
calculs correspondants ;
● Faire une étude sur la combustion industrielle et les chaudières industrielles.

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FICHE DE PROGRESSION
I- PROCESSUS GÉNÉRAL DU DÉROULEMENT DE CHAQUE COURS
1- Présentation de l’objet du cours 
2- Rappels du cours précédent 
3- Question sur la qualité du cours 
a. Le rythme du Cours Magistral est-il convenable ? oui
b. Les explications sont-elles assez, ou insuffisantes ? oui
4- Libellé du nouveau cours
5- Proposer :
a. D’exercices à faire à la maison  ;
b. Un exercice durant le CM pour mieux illustrer le cours ? oui

SEQUENCES THEMES DEVELOPPES DUREE

1- Rappels de thermodynamique appliquée


2- Rappels de transfert thermique.
SEQUENCE 1 :
3- Technologie des échangeurs thermiques CM : 3h
LES ECHANGEURS
THERMIQUES 4- T.D : Quelques exercices à faire à la maison TD : 4h

1- Présentation de l’objet du cours


a- Rappels du cours 1
SÉQUENCE 2 : b- Lien avec le cours 2
ELEMENTS DE 2- Généralités CM : 3h
COMBUSTION TD : 4h
3- Notion sur les combustibles
INDUSTRIELLE
4- Enthalpie et chaleur de réaction
5- T.D : Quelques exercices à faire à la maison
1- Présentation de l’objet du cours
2- Généralités sur les chaudières industrielles
SÉQUENCE 3 : a- Chaudières à tubes fumées CM : 3h
LES CHAUDIERES b- Chaudières à tube d’eau TD : 4h
INDUSTRIELLES
3- Présentation de diagramme
4- T.D : Quelques exercices à faire à la maison
SÉQUENCE 4 : 1- Présentation du cahier de TP CM : 6h
TRAVAUX PRATIQUES 2- Exercices et description de l’objet des TPE TP : 4h

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SOURCES DOCUMENTAIRES

1- Aide-mémoire Thermodynamique de l’ingénieur. Francis Meunier. Collection DUNOD.


2- Installations thermique motrices. Joseph MARTIN et Pierre WAUTERS. Deuxième
édition revue. Collection DUC.
3- Introduction aux transferts thermiques. Jean-luc Battaglia, Andrzej Kusiak, Jean-Rodolphe
Puiggali.
4- Initiation aux transferts thermiques J.F Sacadura. Collectif TEC et DOC. 1993
5- Systèmes énergétiques- offre et demande d’énergie : méthodes d’analyse. Pierre
Verstracte, Gérard Sarlos et Pierre André Haldi, Collection Traité de Génie civil de l’école
polytechnique fédérale de Lausanne 2003 ;

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Table des matières

FICHE DE PROGRESSION 4
SOURCES DOCUMENTAIRES 5
Chapitre 1 : Les échangeurs thermiques 8
1.1. Rappels de thermodynamique appliquée 8
1.1.1. Introduction 8
1.1.2. Définition 8
1.1.3. Chaleur et température 9
a. Chaleur sensible 9
b. Chaleur latente L (Lv ou Lf) 9
1.1.4. Énergie interne 10
1.2. Rappels de transfert thermique 12
1.2.1. Introduction 12
1.2.2. Définitions 12
1.2.2.1. Champ de température 12
1.2.2.2. Gradient de température 12
1.2.2.3. Densité de flux de chaleur 13
1.2.2.4. Flux de chaleur 13
1.2.3. Différents modes de transferts de chaleur 13
1.2.4. Transfert de chaleur par conduction 13
1.2.5. Transfert de chaleur par convection 14
1.2.6. Transfert thermique par rayonnement 14
1.2.7. Propriétés des matériaux 15
1.2.7.1. Conductivité thermique 15
1.2.7.2. Diffusivité thermique 15
1.2.7.3. Viscosité 15
1.2.8. Etablissement d’un bilan thermique 16
1.2.9. Exercice d’application: 17
1.2.9.1. Enoncé 17
1.2.9.2. Solution 17
1.3 Technologies des échangeurs de chaleur 18
1.3.1. Principe général 18
1.3.2. Configurations géométriques 19
1.3.2.1 Echangeurs à tubes et calandres 19
1.3.2.2. Echangeurs tubulaires coaxiaux 19
1.3.2.3 Echangeurs à courants croisés 20
1.3.2.4. Echangeurs à plaques 20
1.3.3. Calcul des échangeurs 21
1.3.3.1. Evaluation de l’efficacité d’un échangeur de chaleur par la méthode de la MLDT 21
1.3.3.2. Méthode du nombre d’unités de transfert (NUT) 23
TRAVAUX DIRIGES SUR LES ECHANGEURS 25
Chapitre 2 : Eléments de combustion industrielle 27
2.1. Généralités 27
2.2. Notions sur les combustibles. 28
2.2.1. Nature et composition 28
2.2.2. Caractéristiques des combustibles 28
2.2.3. Equations de combustion 30
2.2.3.1. Equations chimiques de base : 30
2.2.3.2. La combustion neutre ou combustion stœchiométrique 30
2.2.3.3. La combustion oxydante ou combustion avec excès d’air 31
2.2.3.4. Combustion réductrice ou combustion avec défaut d’air ou mixte. 31
2.2.4. Grandeurs caractéristiques de la combustion 32
2.2.4.1. Les grandeurs stœchiométriques 32
2.2.5. Les caractéristiques en combustion oxydante ou réelle 34

5
2.3. Enthalpie et chaleur de réaction 35
2.3.1. Application du premier principe de la thermodynamique 35
2.3.2. Enthalpie standard de formation 35
TRAVAUS DIRIGES SUR LES ELEMENTS DE COMBUSTION INDUSTRIELLE 37
Chapitre 3 : Les chaudières industrielles 42
3.1. Généralités sur les chaudières à combustible. 42
3.1.1. Les chaudières à tubes de fumées 42
3.1.2. Les chaudières à tubes d’eau. 43
3.1.3. Aperçu des éléments d’une chaudière : cas des chaudières LOOS 44
3.1.4. Utilisation et distribution de la vapeur. 49
3.1.5. Eléments de maintenance d’une chaudière 50
TRAVAUX DIRIGES SUR LES CHAUDIERES 63
CAHIER DE TRAVAUX PRATIQUES 65

Chapitre 1 : Les échangeurs thermiques

1.1. Rappels de thermodynamique appliquée

1.1.1. Introduction

La thermodynamique est une science jeune du 19° siècle qui sert à décrire un système à l'aide d'un
petit nombre de paramètres.
La thermodynamique nous permettra l'étude:
✔ des propriétés thermiques des corps (calorimétrie- échange de chaleur) ;
✔ des changements d'états des corps (production de vapeur, séchage, concentration) ;
✔ des bilans énergétiques (bilan sur un échangeur) ;
✔ du mode de fonctionnement des machines thermiques (machine frigorifique, pompe à
chaleur).

1.1.2. Définition

Un système est une portion de l'univers dont on veut faire l'étude. Les variables d'état sont les
paramètres définissant l'état du système (pression, volume, température, quantité de matière). Elles sont
reliées par des équations d'état.
Un système ouvert peut échanger de l'énergie mais pas de la matière. Un système isolé ne peut
échanger ni énergie, ni matière.
Une fois l'état du système définit, celui-ci peut évoluer. Il existe différents types d'évolution:
✔ Isotherme: transformation à température constante (T= cte),
✔ Isochore: transformation à volume spécifique constant (V=cte),
✔ Isobare: transformation à pression constante (P=cte),
✔ Adiabatique: transformation sans échange de chaleur (Q=0).

Pour les gaz parfaits, il est à rappeler la validité de l'équation d'état :


p .V =n R T .

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Les évolutions du système sont représentées sur des diagrammes d'état, dont la représentation la plus

courante est celle de Clapeyron p=f (V ). On peut également utiliser le diagramme de Mollier ou diagramme
enthalpique p=f (h) et aussi le diagramme entropique T =f (s ).
Dans certains cas, le système peut atteindre son équilibre. Un système est dit en équilibre
thermodynamique lorsque toutes ses variables d'état restent constantes au cours du temps. On définit les
équilibres suivants:
✔ Equilibre mécanique: aucun déplacement de matière, soit à l'intérieur du système, soit
entre le système et le milieu extérieur.
✔ Equilibre thermique: la température reste la même au cours du temps.
✔ Equilibre chimique: ni changement de structure interne, ni transfert de matière.

1.1.3. Chaleur et température

Les quantités de chaleur Q cédées ou gagnées par un système se déterminent à partir de l'importance
des effets provoqués. L'unité est le joule (J) ou son multiple kilojoule (1kJ =103J).

a. Chaleur sensible

A partir de changement de température: la quantité de chaleur échangée est proportionnelle à l'écart


de température (∆ T ) et la masse (m ) du corps qui a subit ce changement de température. Il faut des quantités
de chaleur différentes pour faire subir un même changement de température à une même masse de corps
différents.
Chacun a en effet une chaleur massique (c ) définie comme la quantité de chaleur nécessaire pour
élever de 1 °C la température d'une masse du corps considérée égale à 1 Kg.
La quantité de chaleur échangée est donc égale, en valeur absolue à:
Q=m. c . ∆ T
m = masse (Kg), c = chaleur massique (J/Kg/°C), ∆ T = variation de température (°C)

Si on utilise non la masse mais la quantité de matière (mole), cette relation devient:

Q=n .c . ∆ T
m = masse (Kg), c = chaleur molaire (J/mol/°C), ∆ T = variation de température (°C).

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b. Chaleur latente L (Lv ou Lf)

Le changement d'état d'un corps pur nécessite un apport de chaleur sans changement de
température. La chaleur Latente est donc la chaleur qu'il faut fournir à la masse unité du corps étudié (ou
qu'elle cède) pour changer d'état (à température constante). Pour un corps de masse m :

Q=m L ( chaleur latente)

Figure 1.1 : changement d’état des corps purs


Remarque: On utilise aussi en unités usuelle la Calorie. On a définie 1 Kcal = 4,18 KJ1 Kcal est l'énergie
nécessaire pour amener 1 Kilo d'eau de 14,5°C à 15,5°C.

1.1.4. Énergie interne


En thermodynamique, la chaleur reçue par un système sera compté positivement. Une chaleur cédée
sera comptée négativement.
On appelle «Energie interne» U l'énergie thermique totale que peut forunir un corps immobile sans qu'il se
désagrège ou sans perdre de matière, c'est à dire ne perdant d'énergie que sous forme de chaleur (jusqu’à 0 K
). S'il y a une variation d'energie interne ∆ U , c'est que le corps a reçu ou perdu de l'énergie.

8
9
1.2. Rappels de transfert thermique

1.2.1. Introduction
La thermodynamique étudie les systèmes à l’équilibre. Elle ne s’intéresse qu’aux états d’équilibres. En
thermodynamique, on peut déterminer la quantité de chaleur nécessaire pour passer d’un état d’équilibre à un
autre. Les mécanismes d’échange de chaleur qui conduisent un système d’un état à un autre constituent ce
qu’on appelle transfert thermique (ou tout simplement la thermique).
La Thermique est donc un phénomène qui existe entre deux systèmes aux températures différentes.
Elle permet de décrire qualitativement dans l’espace et dans le temps l’évolution de la température en chaque
point du système. La connaissance de la variation de température dans l’espace et dans le temps permet ainsi
de déterminer les quantités de chaleur échangées par un système, ce qui constitue la base du
dimensionnement des appareils de production de la chaleur ou du froid.

1.2.2. Définitions

1.2.2.1. Champ de température


Les transferts d’énergie sont déterminés à partir de l’évolution dans l’espace et dans le temps de la

température ; donc T =T ( x , y, z ,t ) . La valeur instantanée de la température en tout point de l’espace est


un scalaire appelé champ de température. Nous distinguons deux cas :

⮚ T indépendant du temps  ; le régime est dit permanent ou stationnaire.


⮚ Champ de température évoluant avec le temps ; le régime est dit variable ou instantané.

1.2.2.2. Gradient de température


Tous les points de l’espace qui ont la même température forment une surface isotherme. La variation de la
température par unité de longueur est maximale le long de la normale à la surface isotherme. Cette variation
est caractérisée par le gradient de température :
∂T
grad (T )=⃗n

∂n
→ ∂T
: dérivée de la T le long de la normale
n  : Vecteur unitaire de la normale, ∂n

Figure 1.2 : Gradient de température

10
1.2.2.3. Densité de flux de chaleur
C’est la quantité de chaleur échangée par unité de temps et par unité d’aire de la surface isotherme :
1 dQ
φ= ∙
S dt

1.2.2.4. Flux de chaleur

On appelle flux de chaleur la quantité de chaleur échangée par la surface S par unité de temps :
dQ
Φ= (Puissance calorifique)
dt
CORPS DE CHAUFFE

1.2.3. Différents modes de transferts de chaleur


On distingue en thermique trois grandes parties se rapportant chacune à un mode de transfert particulier :
⮚ La conduction,
⮚ Le rayonnement,
⮚ La convection.

1.2.4. Transfert de chaleur par conduction


Le transfert de chaleur par conduction se transmet de proche en proche dans un solide où existent des
différences de température. Le mode de transfert par conduction est le seul mode de transfert thermique dans
les solides opaques. La conduction se manifeste aussi dans les fluides.
Lorsqu’il existe dans un milieu un gradient de température, il s’ensuit un transfert de chaleur exprimé
par :
φ⃗ =−λ ⃗
grad (T )
Nous utiliserons dans ce cours la forme algébrique suivante :
∂T
Φ cd =−λS
∂x
∂T
Cette équation est appelée équation de Fourrier. La quantité est le gradient de température dans
∂x

la direction normale à la surface S . λ est la conductivité thermique du milieu (mesure de l'aptitude

d'un solide ou d'un liquide à transférer la chaleur). λ est souvent considérée comme constante, mais elle

dépend de certaines propriétés comme la température T et la pression P . λ s’exprime en


−1 −1
W .K m . Le signe (-) de l’équation de Fourier est imposé par le 2nd principe de la thermodynamique. En
effet, un transfert de chaleur résultant d’un gradient de température se fait toujours de la température la plus
élevée vers la température la plus basse.

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1.2.5. Transfert de chaleur par convection
Le transfert de chaleur qui se produit lorsqu’un fluide transporte de la chaleur est appelé convection.
La quantité de chaleur est directement liée à la capacité calorifique du fluide considéré. Si la

température du fluide est T∞ et celle de la paroi en contact avec le fluide


TS , le flux de chaleur échangé
par convection va être :
Φ cv=hS (T S−T ∞ )
Cette relation permet de définir le coefficient d’échange convectif h qui est la constante de

proportionnalité relative au transfert par unité de temps et par unité de surface. h: W .m−2 K −1 .

La valeur de h est fonction de la nature du fluide, de sa température, de sa vitesse, des

caractéristiques géométrique de S . Il est à noter que le mode de transfert prépondérant à la limite liquide -
solide est la convection.

1.2.6. Transfert thermique par rayonnement


Le rayonnement est le mode de transfert qui se fait par émission ou absorption des ondes
électromagnétiques. Ces radiations se propagent sans liaison matérielle entre le corps émissif et le corps
récepteur. Le rayonnement est la seule possibilité d’échange de chaleur entre deux corps placés dans le vide.
On a montré par des expériences que la chaleur émise par rayonnement est proportionnelle à puissance 4 ième
de la température absolue :

Q ray =σS T 4

C’est la loi fondamentale de STEPHAN-BOLTZMAN avec σ=5,6697.10−8 W .m−2 K −4


Cette relation est appliquée à un émetteur idéal qu’est le corps noir. Toutes les autres surfaces émettent moins
que le corps noir. On a donc en général

Q ray =εσS T 4
Cette nouvelle relation exprime le rayonnement d’un corps qui n’est pas noir. ε est l’émissivité de la surface

( 0< ε <1 ). Quand un corps d’émissivité ε et de surface S à la température absolue


TS est dans

une enceinte dont la température est


T en , le flux de chaleur échangé part rayonnement entre la surface et
l’enceinte s’écrit :

Φ ray=εσS(T 4S −T 4en )

1.2.7. Propriétés des matériaux

1.2.7.1. Conductivité thermique


La conductivité thermique des solides dépend essentiellement de la température. On a la relation :

12
λ=λ0 (1+ bθ)
λ0  : Conductivité thermique à la température de référence
T réf , ( θ=T −T réf ).

La conductivité thermique des liquides dépend de la température, mais est indépendante de la


pression du liquide.

1.2.7.2. Diffusivité thermique


Elle se définit par la relation :
λ
α=
ρcp
ρ  : masse volumique (kg.m-3) ; Cp : chaleur spécifique a pression constante (J.kg-1.°C-1)

1.2.7.3. Viscosité
La déformation subie par les fluides peut se faire avec ou sans résistance. Dans le 1 er cas, on dira qu’il est
visqueux alors que dans le 2nd cas il sera dit parfait. Tous les fluides réels sont visqueux.
Viscosité dynamique

u ( y)

Figure 1.3 : Profil de vitesse d’un fluide

La force de frottement qui s’applique au fluide est proportionnelle à la vitesse u  ; on a donc :


du
τ =μ
dy
μ  : Viscosité dynamique (kg.m-1s-1) ou (Pa.s)
Viscosité cinématique
Le rapport entre la viscosité dynamique et la masse volumique s’appelle viscosité cinématique :
μ
ν=
ρ

1.2.8. Etablissement d’un bilan thermique


Pour écrire un bilan thermique, on commence par :
⮚ définir un système par ses limites dans l’espace.
⮚ faire l’inventaire des différents flux agissant sur ce système :

13
 st
s
g
e

Figure 1.4  : Bilan énergétique d’un système

Φe  : entrée ;
Φg  ; générée ;
Φ st  : stockée ;
Φs  : sortant
Bilan d’énergie
Φ e +Φ g =Φs +Φ st

Stockage d’énergie
Le stockage d’énergie dans un corps correspond à une augmentation de son énergie interne au cours
du temps à pression constante :
∂T
Φ st = ρV c p
∂t
ρ  : kg.m-3 ; V  : m3 ; c P  : J.kg-1.°C-1 ; Φ st  : W
Génération d’énergie
La génération d’énergie intervient lorsqu’une autre forme d’énergie est transformée en énergie
thermique. Nous pouvons donc écrire :
Φ g= q̇V
q̇ : Densité volumique d’énergie générée (W/m3) ; V (m3)

1.2.9. Exercice d’application:

1.2.9.1. Enoncé
Déterminer la densité de flux de chaleur transmis par conduction à travers un mur homogène

d’épaisseur 1,5 cm. Les températures des deux faces du mur sont maintenues à 38°C et 21°C. λ =0,19 W.m-
1
.K-1.

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1.2.9.2. Solution 

T1

T2

x
O x1 x2

∂T (T 2 −T 1 )
ϕ=−λ ⇒ϕ=−λ
∂x x 2 −x1
21−38
⇒ ϕ=−0 .19 .
1,5 .10−2

D’où : ϕ=215 W .m−2

1.3 Technologies des échangeurs de chaleur

L’échange de chaleur qui se produit entre 2 corps qui sont à des températures différentes peut se faire
selon 3 modes:
⮚ CONDUCTION : La chaleur se propage de proche en proche à travers la matière sans
qu’il n’ait de transfert de cette dernière. La conduction assure Un bon transfert de
chaleur à travers es solides.
⮚ CONVECTION : dans un fluide les différences de température produisent des
différences de densité pouvant amener à des mouvements de la matière dits
mouvements de convection.
⮚ RAYONNEMENT : Les corps émettent de l’énergie par leur surface sous forme des
radiations. C’est un moyen qui n’a pas besoin de support matériel, on le rencontre
donc dans le vide. Tous les corps transparents permettent à la chaleur de se propager
ainsi.

Dans les installations industrielles, il est souvent nécessaire d’apporter une quantité de chaleur
importante à une partie du système. Dans la majorité des cas, la chaleur est transmise à travers un échangeur
de chaleur. On estime à 90% la part des transferts d’énergie réalisée par les échangeurs de chaleur dans
l’industrie.

15
1.3.1. Principe général
Le principe le plus général consiste à faire circuler deux fluides à travers des conduits qui les mettent
en contact thermique. De manière générale, les deux fluides sont mis en contact thermique à travers une paroi
qui est le plus souvent métallique ce qui favorise les échanges de chaleur. On a en général un fluide chaud qui
cède de la chaleur à un fluide froid.

Les deux fluides échangent de la chaleur à travers la paroi d’où le nom de l’appareil. Le principal
problème consiste à définir une surface d’échange suffisante entre les deux fluides pour transférer la quantité
de chaleur nécessaire dans une configuration donnée. On vient de le dire, la quantité de chaleur transférée
dépend de la surface d’échange entre les deux fluides mais aussi de nombreux autres paramètres ce qui rend
une étude précise de ces appareils assez complexe. Les flux de chaleurs transférées vont aussi dépendre :
✔ des températures d’entrée,
✔ et des caractéristiques thermiques des fluides (chaleurs spécifiques, conductivité
thermique) des fluides des coefficients d’échange par convection.
1.3.2. Configurations géométriques

1.3.2.1 Echangeurs à tubes et calandres


C’est de loin le type d’échangeur le plus répandu mais la part qu’il représente ne cesse de diminuer au
profit de configurations plus efficaces. Dans ce type d’échangeurs, l’un des fluides circule dans un réservoir
autour de tubes qui le traversent tandis que l’autre fluide circule à l’intérieur des tubes. Le modèle le plus
simple sera constitué d’un réservoir dans lequel sera plongé un serpentin. Le modèle le plus courant est
constitué d’un faisceau de tubes traversant un réservoir de manière longitudinale. On parle alors d’échangeur
multitubulaire. Des parois bien placées permettent de forcer la circulation du fluide à travers les tubes de
manière à ce qu’il effectue un ou même plusieurs allers-retours.

Figure 1.5  : Echangeur à tube et calandre

1.3.2.2. Echangeurs tubulaires coaxiaux


Dans cette configuration, l’un des fluides circule dans le tube central tandis que l’autre circule dans
l’espace annulaire entre les deux tubes. On distingue deux types de fonctionnement selon que les 2 fluides

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circulent dans le même sens ou en sens contraire. Dans le premier cas on parle de configuration en co-courant
(parfois appelé à tort en parallèle). Dans le deuxième cas, on parle de configuration en contre-courant. On
trouve assez souvent ce type d’échangeurs dans l’industrie frigorifique en particulier pour les condenseurs à
eau ou encore les groupes de production d’eau glacée.

Figure 1.6  : Echangeur tubulaire coaxial

1.3.2.3 Echangeurs à courants croisés


Dans ce type d’échangeurs, l’un des fluides circule dans une série de tubes tandis que l’autre fluide
circule perpendiculairement autour des tubes. Dans la plupart des cas, c’est un liquide qui circule dans les
tubes tandis que c’est un gaz qui circule autour. Les tubes sont presque toujours munis d’ailettes qui
permettent d’augmenter le flux de chaleur échangée en augmentant la surface d’échange. L’exemple type de
ce modèle d’échangeur est le radiateur de refroidissement qu’on trouve à l’avant de la plupart des véhicules à
moteur.

Figure 1.7  : Echangeur à courants croisés

1.3.2.4. Echangeurs à plaques


Les échangeurs à plaques sont constitués de plaques formées dont les alvéoles constituent les chemins
empruntés par les fluides. Les plaques sont assemblées de façon que le fluide puisse circuler entre elles. La
distribution des fluides entre les plaques est assurée par un jeu de joints de telle sorte que chacun des deux
fluides soit envoyé alternativement entre deux espaces inter plaques successifs.
Les fluides peuvent ainsi échanger de la chaleur à travers les plaques. La figure 4 illustre le
fonctionnement d’un tel échangeur. L’avantage principal de ce type d’échangeur est la compacité. En effet, on
voit bien que ce dispositif permet une grande surface d’échange dans un volume limité, ce qui est
particulièrement utile lorsque des puissances importantes.

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Figure 1.8: Echangeurs à plaques

Les échangeurs à plaques sont très utilisés dans l’industrie agroalimentaire (pasteurisation du lait)
ou l’industrie nucléaire. Les plaques sont généralement en acier inoxydable en particulier dans
l’agroalimentaire pour des raisons évidentes d’hygiène et de santé publique. A noter que l’utilisation de joints
en matières organiques réduit la gamme de températures de fonctionnement.

1.3.3. Calcul des échangeurs


Pour chauffer ou refroidir (traitements thermiques) des fluides alimentaires, on utilise souvent des fluides
caloporteurs ou frigoporteurs intermédiaires. Les paramètres nécessaires au dimensionnement d’un échangeur
sont :
✔ la surface d'échange (surfaces des plaques, surface intérieure des tubes concentriques...) : S
en m²,
✔ des caractéristiques de l'appareil (épaisseur des plaques, conductivité thermique) et du
fluide (régime turbulent ou laminaire, épaisseurs des couches limites, viscosité...) qui
détermine le coefficient global d'échange thermique (Ken kW/(m².K),
✔ de l'écart de température de part et d'autre de la surface d'échange. On utilise la moyenne
logarithmique des écarts de température entre les extrémités de l'échangeur, notée ∆Tm

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1.3.3.1. Evaluation de l’efficacité d’un échangeur de chaleur par la méthode de la
MLDT
La puissance thermique d’un échangeur de chaleur est :
P=K ∙ S ∙ ∆T m
∆ T m est la moyenne logarithmique des écarts de température aux deux extrémités de l’échangeurs ; son
expression est :
∆ T 1−∆T 2
∆ T m=
∆T 1
ln
∆T 2

L’équation de départ est Q reçue =Q cédée (on se met dans le cas idéal ou il n’y a pas de pertes).
Pour connaître la quantité de chaleur reçue, ou cédé on utilise suivant le fluide :

✔ Q=qm ∙C ∙ ∆ T
A utiliser dans le cas on n’a pas de changement d’état (Chaleur sensible), comme par exemple, la pasteurisation
du Lait.

✔ Q=Q m ∙ L
A utiliser dans le cas de changement d’état de la matière, comme par exemple, la condensation de la vapeur
dans l’échangeur, ou la vaporisation de l’eau du produit.

Unités :
● Q= Flux de chaleur : J/s= W,
● qm = Débit massique : Kg/s,
● C = Capacité thermique (J/Kg/°C),
● ∆T = différence de température entrée/sortie du produit. Attention si la chaleur est cédée
on a (Te-Ts), si la chaleur est reçue (Ts-Te) qui est en fait (-(Te-Ts)).

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Calcul de K : K est fonction de l’épaisseur de la paroi, du coefficient de transfert thermique du métal, du
coefficient de film extérieur et intérieur.

1.3.3.2. Méthode du nombre d’unités de transfert (NUT)


La méthode que nous venons de voir n’est valable que pour les échangeurs coaxiaux. Pour les autres
types d’échangeurs, une méthode plus générale existe que nous allons décrire succinctement ci-dessous:
La méthode fait référence à une situation idéale à savoir le cas de l’échangeur à contre-courant de
longueur infinie envisagé à la fin du paragraphe précédent.

a. Définitions
▪ Débit thermique : On appelle débit thermique le produit ¿ pour un fluide donné.
Flux maximum : C’est le flux maximum échangé dans un échangeur à contre-courant
de longueur infinie soit :

Φ max=¿

▪ Efficacité de l’échangeur : c’est l’efficacité par rapport au flux maximum défini ci-
dessus.
Φ
E=
Φ max
Rapport de déséquilibre : c’est le rapport des débits thermiques soit :
R=¿ ¿
▪ Nombre d’unités de transfert : On appelle nombre d’unités de transfert, le nombre
sans dimension.
On distingue le nombre d’unités de transfert du coté chaud :
K ∙S
NUT c =
(m ¿ ¿˙c ∙C c )¿ ¿
et de même le nombre d’unités de transfert du côté froid :
K ∙S
NUT c =
¿¿
Dans la pratique, seul le NUT correspondant au débit thermique minimum est utile. On le notera NUT
sans préciser d’indice :
K ∙S
NUT c =
(m ¿ ¿˙f ∙ C f )¿ ¿
L’idée de la méthode du NUT consiste à exprimer l’efficacité E de l’échangeur en fonction des 2
paramètres R et NUT pour chaque configuration d’échangeur. On dispose alors d’une fonction générale
indépendante des conditions particulières de température ou de débit qui permet de calculer rapidement les

20
flux mis en jeu sans connaître les températures de sortie. Remarquons que les trois grandeurs utilisées ici E, R,
NUT sont sans dimension ce qui fait toute l’efficacité de la méthode.

b. Calcul du NUT
Pour chaque type d’échangeur, l’expression de la fonction générique E=E(R , NUT ) doit être
développée une fois pour toute. Le co-courant est le cas le plus simple plus. Dans certains cas, E est donnée
graphiquement sous la forme d’une série de courbes pour différentes valeurs du paramètre R. Les
constructeurs peuvent aussi fournir de tels diagrammes pour leurs appareils.
Enfin, il existe aussi un certain nombre de programmes permettant ce type de calculs, certains sont
accessibles sur internet et peuvent même effectuer des calculs en ligne.
La relation entre le NUT et l’efficacité montre que la recherche d’une efficacité élevée est couteuse en
énergie, comme le montre la courbe ci-dessous.

Figure 1.9 diagramme efficacité en fonction du NUT

TRAVAUX DIRIGES SUR LES ECHANGEURS

Exercice 1
1. Une installation frigorifique comporte au moins deux échangeurs de chaleur: citez deux de
ces échangeurs, et justifiez la présence de chacun de ces échangeurs dans l’installation en
précisant leur rôle respectif.

2. L’installation frigorifique de l’entrepôt de stockage des produits laitiers de la société


XXXX a cessé de fonctionner depuis quelque temps. Vous êtes donc interpellés pour le
diagnostic de l’installation. Le service de maintenance de la société met à votre disposition
une fiche de suivi (Tableaux 1, et 2) quotidien de fonctionnement de cette unité donnant

21
ainsi les températures moyennes quotidiennes en différents points (positions) de deux de
ses composantes ou éléments du circuit frigorifique.
a. Nommez en justifiant ces éléments A et B des tableaux 1 et 2,
b. Que représentent ces températures ?
c. Commentez les données de ces tableaux,
d. Identifier en justifiant l’élément défaillant dans ce circuit frigorifique ?
e. Proposez une solution pour remettre le système en marche.

Positio
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
n N°
40. 40. 40. 41. 41. 42. 42. 42. 43. 44. 44. 44. 45. 45. 45.
TA en °C
0 5 9 3 8 3 6 9 4 0 5 9 1 2 2
Tableau  1 : Moyenne des températures quotidiennes en différents points de l’élément A

Position N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
TB en °C -30.00 -30.04 -30.03 -30.01 -30.02 -30.00 -30.01 -30.03 -30.04 -30.02
Tableau  2  : Moyenne des températures quotidiennes en différents points de l’élément B

Exercice 2.
Un échangeur à contre-courant doit chauffer de l'eau. Le fluide primaire est de l'eau chaude
dont le régime est 55/70°C.Le fluide secondaire est de l'eau à 20°C, devant être chauffée à
40°C.
Les caractéristiques de l'échange sont les suivantes :
- Coefficient d'échange UD : 41,5 W/m/K - Longueur du tube d'échange : 1,5
m
1. Quelle est l'écart entre la température du fluide primaire et celle du fluide secondaire :
a. à l'entrée de l'échangeur, et à la sortie de l’échangeur.
b. Quel est l'écart logarithmique moyen ?
2. Quelle est la puissance échangée par les deux fluides. On suppose qu'il n'y a pas de pertes
de chaleur vers l'air ambiant. Le rendement de l'échangeur est égal à 100%.
On envisage maintenant d'utiliser un échangeur à courants parallèles, toutes choses égales par ailleurs.
3. Quelle est l'écart logarithmique moyen dans ce cas ?
4. Quelle et la puissance échangée par l'échangeur à courants parallèles.
5. Quelle doit être la longueur de l'échangeur à courants parallèles si l'on souhaite qu'il
échange la même quantité de chaleur que l'échangeur à contre-courant ?
6. Quelle est la température de sortie du secondaire de l'échangeur à courants parallèles si on
lui conserve une longueur de 1,5 m ?

22
Chapitre 2 : Eléments de combustion industrielle

Introduction 
Nous étudierons dans ce chapitre la combustion qui est le mode de production de chaleur le plus
couramment rencontré dans l’industrie.
Nous focaliserons notre étude sur l’aspect énergétique de la combustion. Les processus de la formation et du
développement des flammes (et leur théorie) seront donc par conséquence abordés sommairement. L’aspect
environnemental sera également évoqué car le développement de la société industrielle moderne et la
sauvegarde de l'environnement se fondent sur la maîtrise de cette réaction de combustion première émettrice
des gaz à effet de serre.

2.1. Généralités

La combustion est une réaction chimique d’oxydation d’un combustible par un comburant.
La combustion fournit de l'énergie calorifique (réaction exothermique) et émet généralement de la lumière. Le
terme combustion s’applique aux cas où la réaction est suffisamment rapide pour qu’elle se matérialise par une
flamme.

Exemple : la corrosion du fer en atmosphère humide est une réaction d’oxydation qui bien qu’exothermique
est très lente.

23
Dans un phénomène de combustion, les corps en présence sont les suivants :
→ Le combustible qui est un corps susceptibles de se combiner à l’oxygène par une
réaction d’oxydation exothermique. L’oxydation doit être assez vive pour se
poursuivre normalement après amorçage.
→ Le comburant qui généralement sera de l’air ou de l’oxygène pur.
Le comburant le plus utilisé sous la pression atmosphérique ou en surpression est naturellement
généralement considéré comme principalement composé de l’oxygène (21%) et de l’azote (79%).
→ Les produits de combustion ou fumées.

2.2. Notions sur les combustibles.


2.2.1. Nature et composition
Les combustibles peuvent être de nature solide, liquide et gazeux. Ils sont le plus souvent composés de carbone
et d’hydrogène. Les éléments oxygène, soufre, azote sont également présents mais en proportion relativement
faible.
On notera la formule générale d’un combustible sous la forme : CxHyOzStNq.
Les combustibles peuvent être classés en deux grandes familles :
→ Les combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz) non renouvelables
→ Les biocombustibles issus de la biomasse (bois, déchets forestiers et agricoles, sciure)
Cependant, quelle que soit la nature du combustible, la réaction de combustion proprement dite ne peut avoir
lieu que lorsque les réactifs sont sous forme gazeuse. Si le combustible n'est pas à l'état gazeux, il se vaporise
ou se sublime préalablement (éventuellement après décomposition chimique).

2.2.2. Caractéristiques des combustibles

a) Limites d’explosivité ou d’inflammabilité


Une combustion ne peut s’entretenir ou se propager que si la concentration des vapeurs combustibles dans le
mélange gazeux (mélange air-vapeur combustible) se situe entre deux valeurs limites :
→ Limite inférieure d’explosivité (LIE) en dessous de laquelle le mélange air-vapeur
combustible est trop pauvre en combustible pour que la combustion ait lieu.
→ La limite supérieure d’explosivité (LSE) au-dessus de laquelle le mélange est trop
pauvre en dioxygène pour entretenir la combustion.
Les limites d’explosivité dépendent de la température et de la pression ambiante et les valeurs limites sont
exprimées en % de volume des vapeurs combustibles dans le mélange air-vapeur.
Tableau 1  : limites d’explosivité dans le mélange air-vapeur
Méthane Essence Acétylène Dihydrogène
LIE 5 1,4 2,5 4

24
LES 13,4 7,6 81 75

NB : Expliquer avec graphique à l’appui. On notera que la zone d’inflammabilité s’élargit avec l’augmentation
de la pression ou de la température. Idem pour l’air suroxygéné.

b) Le point éclair
C’est la température la plus basse où la concentration des vapeurs émises est suffisante pour produire une
déflagration au contact d’une flamme ou d’un point chaud, mais insuffisante pour produire la propagation de la
combustion en l’absence d’une flamme pilote.

c) La température d’auto-inflammation
C’est la température minimale pour laquelle un mélange combustible de pression et de composition donnée,
s’enflamme spontanément sans contact avec une flamme.
Exemple : super 400 °C ; gazole 220 °C

d) La viscosité (en m²/s dans les SI)


Elle correspond au degré de fluidité d’une huile. Elle dimunie lorsque la température augmente. L’unité de
mesure la plus fréquente utilisée par les industriels est le degré Engler (°E) mesuré par la comparaison de la
durée d’écoulement d’un volume précis d’huile par un orifice défini et la durée d’écoulement dans les mêmes
conditions d’eau à 4 °C.

e) Le pouvoir calorifique
Il représente la quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d’une unité de masse ou de volume
d’un combustible. On distingue :
→ Le pouvoir calorifique inférieur calculé lorsque la chaleur latente de condensation de
l’eau contenue dans les fumées n’est pas prise en compte (fumées en haute
température et l’eau reste à l’état vapeur).
→ Le pouvoir calorifique supérieur calculé lorsque la chaleur latente de condensation de
l’eau contenue dans les fumées est prise en compte (fumées en basse température)
On définit la relation suivante : PCS=PCI +n H 2 o∗LV
NB : La distinction entre les pouvoirs énergétiques Inférieurs et supérieurs n’intervient que pour les
combustibles contenant de l’hydrogène ou de l’eau.

2.2.3. Equations de combustion

25
2.2.3.1. Equations chimiques de base :

La combustion du carbone C, de l’hydrogène H et du soufre S donne lieu aux équations chimiques de base
suivantes :
Combustion du Carbone
C + O2 ⇔ CO2 Δh0 = - 32 760 J/g C
C + ½ O2 ⇔ CO Δh0 = - 9 200 J/g C
CO + ½ O2 ⇔ CO2 Δh0 = - 10 100 J/g CO

Combustion de l’hydrogène
H2 + ½ O2 ⇔ H2O liq Δh0 = - 141 800 J/g H2
H2 + ½ O2 ⇔ H2O
Combustion du soufre
S + O2 ⇔ SO2 Δh0 = - 9 250 J/g S
Δho est appelée chaleur de réaction ou enthalpie de réaction par les chimistes et les physiciens et appelée
pouvoir énergétique par les thermiciens.
Δh0 est définie pour des conditions de référence ci-dessous :
P0 = 1 atm ≈ 1,01325 bar = 101325 Pascal.
T0 = 25 °C = 298,15 K.

2.2.3.2. La combustion neutre ou combustion stœchiométrique

On appelle proportion stœchiométrique la proportion air/combustible correspondant exactement à l’oxydation


complète en CO2, H2O ou SO2
Exemple :

m p m m p q
(
C n H m O p N q S t + n+
4 2 )
+t− ( O 2+3,8 N 2 ) → nCO2 + H 2 O+t SO 2+ n+ + t− +
2 4 2 7,6(3,8 N 2−∆ H )
Avec un combustible de formule réduite C n H m (hydrocarbure) on écrit :

( m4 ) (O + 3,8 N ) → nCO + m2 H O+(n+ m4 ) 3,8 N −∆ H


C n H m + n+ 2 2 2 2 2

Exercice : écrire les équations de combustion neutre du CH4, C3H8, C2H2

2.2.3.3. La combustion oxydante ou combustion avec excès d’air

Les bruleurs industriels n’assurent qu’un mélange imparfait combustible/comburant. Si le dimensionnement du


ventilateur a été fait sur la base des proportions stœchiométriques, une perturbation même infime de
l’alimentation électrique du ventilateur impacte négativement le rendement du ventilateur.
Les proportions sont ordinairement repérées par la richesse r définie comme suit :

26
( combustible /comburant ) réel
r=
( combustible /comburant ) stoechiométrique

On a r=1 pour un mélange stœchiométrique


0<r<1 pour un mélange pauvre (excès de comburant ou manque de combustibles)
r>1 pour un mélange riche (excès de combustible ou manque de comburant)

Pour éviter l’apparition des imbrûlés dans les produits de combustion, on introduit par « sécurité » un excès
d’air e défini par :
1
e=
r
L’équation de combustion s’écrit dans ce cas :

C n H m + ( 1+ e ) n+( m4 ) (O +3,8 N )→ nCO + m2 H O+ e( n+ m4 )O +( 1+e ) (n+ m4 ) 3,8 N −∆ H


2 2 2 2 2 2

On définit le facteur d’air : λ=1+e

2.2.3.4. Combustion réductrice ou combustion avec défaut d’air ou mixte.

Lorsque la quantité d’air est inférieure à la proportion stœchiométrique, il n’y aura pas assez d’oxygène pour
que tout le carbone ne s’oxyde en CO2 ou l’hydrogène en H2O. Le cas est peu fréquent et correspond soit à un
dysfonctionnement de la machine ou une recherche de valorisation chimique du combustible (fours réducteurs
ou de cémentation cokéfaction ou pyrolyse de bois…).

m m
(
C n H m + ( 1−δ ) n+
4 ) ( )
( O2 +3,8 N 2 ) → aCO2 +bCO+ αC +c H 2 O+d H 2+ β O2+ ( 1+ δ ) n+ 4 3,8 N 2−∆ H
On note
Le Bilan de matière sur les différentes espèces permet d’écrire :
● Sur le carbone : a+ b+α =n
● Sur l’hydrogène : 2 c+ 2 d=m

● Sur l’oxygène : 2 a+b+ c+ 2 β=2 ( 1−δ ) n+ ( m4 )


On a donc un système de trois équations à 6 inconnues.
Hypothèse  : On suppose le mélange inhomogène mais pas au point de favoriser l’apparition des radicaux libres
carbone et oxygène. On a donc :
α =β=0
On exploite également l’expression de la constante d’équilibre de la réaction du gaz à l’eau
b×c
KT=
a ×d
Dans la plage des températures 500 – 1700 °C qui nous intéresse en combustion on a :

4075
(
K T =exp 3,75−
T +273 )
27
On parvient ainsi à un système de quatre équations à quatre inconnues dont la résolution permet la
détermination de la composition des fumées.

2.2.4. Grandeurs caractéristiques de la combustion

Pour simplifier l’étude de la combustion d’un combustible complexe, on définit les caractéristiques de la
combustion neutre ou stœchiométrique et les caractéristiques de la combustion réelle qui différent
sensiblement (dosage différent de la stœchiométrie, mauvais fonctionnement du brûleur, chambre de
combustion mal appropriée).
Plusieurs raisons peuvent amener à utiliser un dosage différent de la stœchiométrie :
- Si l'on veut obtenir un rendement maximal de combustion, on opérera en excès d’air (valorisation
énergétique du combustible
- Par contre, si l'on veut une puissance ou une stabilité de flamme maximum, on utilisera un mélange
légèrement riche
- D’autre fois enfin, on recherchera des propriétés réductrices de la combustion (valorisation chimique du
combustible)

2.2.4.1. Les grandeurs stœchiométriques

a) Le pouvoir comburivore (ou air stœchiométrique, ou air théorique)

C’est la quantité d’air nécessaire et suffisante pour assure la combustion complète d’une unité de poids ou de
volume du combustible. Il s’exprime en m3/kg ou en m3/m3
On note donc :
V as =V O 2+V N 2
NB : il n’est pas indispensable de calculer le volume de O2 et celui du N2. On peut juste calculer l’un des
volumes et exploiter la relation traduisant la composition de l’air :
V O2 V N 2
V as = =
Ψ 1−Ψ
(Ψ) est la teneur en oxygène du comburant est notée.
On peut également exploiter les équations de combustion élémentaire et exprimer le volume d’air
stœchiométrique en fonction des volumes des produits de combustion. On prendra soin de retrancher de
retrancher le cas échéant, la quantité d’oxygène contenue dans le combustible VO2C.

1 V
V as =
Ψ (
V CO 2+V SO 2+ H 2O −V O 2 C
2 )
Ψ=0,21 pour l’air, entre 0,21 et 1 pour certaines applications industrielles à air suroxygéné et 1 pour l’oxygène.
b) Le pouvoir fumigène

C’est la quantité de fumées dégagée (volume de fumées produit) par la combustion complète d’une unité de
masse ou de volume d’un combustible. Il s’exprime en m3/kg ou en m3/m3. On distingue :

28
● Le pouvoir fumigène sec (volume d’eau pas pris en compte)

V fss =V CO 2+ V SO 2 +V N 2C + ( 1−Ψ ) V as
● Le pouvoir fumigène humide

V fsh =V CO 2+V SO 2+ V N 2C + ( 1−Ψ ) V as+V H 2 O

c) Les proportions des différents constituants

La proportion γ I d’un constituant i des fumées est calculée en divisant le volume du constituant Vi par le
volume total des fumées.
Exemple : Pour le CO2, on écrit :
V CO 2
γ CO 2=
V fh
2.2.5. Les caractéristiques en combustion oxydante ou réelle

Dans le cas de valorisation énergétique du combustible, le comburant est toujours en excès pour éviter le
gaspillage d’énergie. Dans ce cas, sauf dysfonctionnement, la combustion du combustible est quasi complète,
c'est-à-dire que les imbrulés ne sont qu’à l’état de traces et n’influent pas sur le calcul suivant. Le problème est
en général de calculer l’excès d’air connaissant les teneurs en oxygène ou en gaz carbonique des fumées.
a) le volume d’air réel et le volume de fumées réel

Connaissant l’excès d’air e et le facteur d’air λ, le volume d’air réel est égal à :
V ar =λ V as=( 1+e ) V as
Dans ce cas de combustion, le combustible brûlant complètement, le volume réel des fumées est égal au
volume des fumées stœchiométrique plus celui de l’excès d’air donc le volume des fumées sèches s’écrit :
V fsr =V fss +e V as
b) Calcul des teneurs en CO2, H2O et O2 connaissant l’excès d’air

Si la teneur en CO est inférieure à 1%, les teneurs sont très proches de celles de la combustion complète. La
teneur en air des fumées sèches est donc :

e V as e V as
γ air = =
V fsr V fsr +e V as

La teneur en oxygène des fumées sèches est :


γ O 2=Ψ γ air
Soit encore :
e V as
γ O 2=Ψ
V fsr +e V as
Pour le calcul de CO2+SO2, en supposant la combustion complète on a:

29
V CO 2+SO 2
γ CO 2+SO 2=
V fsr +e V as
Pour le calcul des pertes par chaleur latente ou des pertes par imbrûlé, on peut avoir besoin du titre en eau :
V H 2O
γ H2O=
V fsr + e V as

2.3. Enthalpie et chaleur de réaction


2.3.1. Application du premier principe de la thermodynamique
Les réactions chimiques sont le plus souvent effectuées :

→ soit à pression constante, Q p=∆ H=H 2−H 1


→ soit à volume constant, Q v =∆ U=U 2−U 1

Dans les deux cas, la chaleur mise en jeu ne dépend que de l’état initial et de l’état final. Dans la suite nous
nous limiterons aux réactions de combustion à pression constante car dans la plupart des cas la différence
entre Qv et Qp est négligeable.

2.3.2. Enthalpie standard de formation

L’énergie interne comme l’enthalpie n’est définie qu’à une constante additive près. Ainsi on choisit des
conditions arbitraires de température et de pression pour lesquelles on attribue par convention une enthalpie
nulle à certains corps (corps purs).
On choisit le plus souvent pour cet état de référence, les conditions standards (pression atmosphérique
normale et température de 25°C).

Dans ces conditions l’enthalpie standard de formation (∆ f H 0) d’un corps est définie comme la différence
entre l’enthalpie standard du corps et l’enthalpie standard des substances élémentaires à partir desquelles il
est formé.
Soit la réaction :

a 1 A1 +a2 A2 +a3 A3 +…+ an A n → a'1 A'1 +a'2 A'2 +a'3 A'3 +…+ a'P A'P

Si l+es produits et les réactifs sont pris dans l’état standard, la chaleur de réaction Qp est également appelé
enthalpie standard de la réaction. D’après la loi de Hess on peut écrire :

❑ ❑
Q p=∆r H 0=∑ a'i ×∆ f H 0 ( A 'i ) −∑ ai × ∆f H 0 ( A i )
i i

30
Tableau 2  : quelques valeurs de l’enthalpie de formation standard et des coefficients de la chaleur spécifique
Enthalpie de Coefficients de la chaleur spécifique
Gaz formation standard Cpi/R=A+BT+CT²+DT3
kJ/mol A B C D
Eau (vapeur) -241,808 3,470 1,45.10-3 0 0,121. 105
Hydrogène 0 3,249 0,422.10-3 0 0,083. 105

Oxygène 0 3,639 0,56.10-3 0 -0,227. 105

CH4 -74,8

CO2 -395,5

31
TRAVAUS DIRIGES SUR LES ELEMENTS DE COMBUSTION INDUSTRIELLE

Exercice 1.
Le plâtre de construction CaSO 4, ½ H2O est produit dans un four par déshydratation du gypse
CaSO4, 2H2O à 400 ◦C suivant la réaction : CaSO4, 2H2O → CaSO4, ½ H2O +1,5H2O
1) calculer l’enthalpie standard de la réaction de formation du plâtre à 25 ◦C puis à 400 ◦C. Cette
réaction donne de l’eau à l’état de vapeur.

2) Le gypse est introduit dans le four à 25 ◦C. Quelle est l’énergie nécessaire pour produire un sac
de plâtre de 40 kg ?
3) L’énergie nécessaire pour effectuer la réaction est apportée par la combustion à 400 ◦C de
charbon C(s) dans l’air, l’air et le charbon sont introduits dans le foyer à la température de 25 ◦C.
On utilise le double de la quantité d’air nécessaire et les gaz sont évacués à la température du four.
Sachant que le rendement thermique du four est de 80%, quelle quantité de charbon faut-il brûler
pour produire un sac de plâtre de 40 kg ?
Données : Les enthalpies de formation sont données à TO=25 °C

Exercice 4.
On étudie une chaudière fonctionnant au fuel domestique, consommant 35l/h de FOD (= 840 kg/m3)
L’analyse des fumées donne les résultats suivants :
quantité de suies négligeable, γO2= 4 %, γCO2 non mesuré, γCO= 50 ppm
La température ambiante en chaufferie est de 25 °C, la température des fumées est de 200 °C
- D’après le diagramme d’Ostwald : caractériser la combustion, donner le taux d’excès d’air
- En utilisant la formule de Siegert : déterminer le rendement de combustion
- Calculer la puissance utile de la chaudière, en considérant ηch ≈ ηc
- Déterminer la taille du gicleur et la pression de pulvérisation exacte (choisir gicleur pour p voisine de 12 bars)
- Donner la masse de CO2 rejetée par kW.h de chaleur utile produite
- La pression de pulvérisation a été déréglée : elle est de 16 bars : quel est le nouveau débit de combustible ?
- Quel est le taux d'aération λ si aucun autre réglage du brûleur n'a été modifié ? Que risque-t-on ?

1 gallon U S = 3,785 L.

32
Exercice 5. Technologie et maintenance des moteurs
1. Quel est le type de moteur ?

2. A quel temps se trouve ce moteur ? Justifier.


3. Nommer l’élément 4 et donner son rôle.
4. Nommer l’élément 6 et dire avec quel matériau il est fabriqué. Pourquoi le choix de ce
matériau ?
5. Citer six (04) organes auxiliaires (annexes) d’un moteur en précisant leur fonction (sous
forme de tableau).
6. Quel est l’ordre d’allumage de ce moteur à quatre temps: 1-4-3-2, 1-3-2-4, ou 1-2-3-4 ?

Cours TMTC, GIM IUT de Douala Page 33


7. Lorsque le 1er cylindre est en admission, le 4ème est en : Echappement, Compression, ou
Détente.
8. Quel est le rôle du Wastegate : « Augmenter la pression d’admission », « Diminuer la
pression d’admission  », ou « Réguler la pression d’admission ».
9. On s’intéresse au compresseur. A quoi peut-il servir dans une centrale thermique ?

Exercice 6. Entourez la lettre correspondant à la bonne réponse ou affirmation


I. PARTICULARITES DU MOTEUR DIESEL
1. Quelle est la différence essentielle entre le moteur diesel et le moteur à essence ?
A. Type de carburant.
B. Matériau constitué le bloc-moteur.
C. Mode d'inflammation du carburant et de la caractéristique d'auto-inflammation de celui-ci.
D. Rapport volumétrique.
E. Température de l'air.

2. Un des inconvénients du moteur diesel est :


A. Consommation spécifique réduite.
B. Le couple moteur est plus important.
C. Le combustible coûte moins cher.
D. Les gaz d'échappement sont moins toxiques.
E. Le bruit de fonctionnement est élevé.

3. La différence entre les moteurs diesel à injection directe et indirecte ?


A. Différence de rapport volumétrique.
B. L'injection s'effectue dans la chambre de combustion dans un cas,
C. et dans l'autre cas, dans une chambre de précombustion.
D. Différence de pression d'injection.
E. Différence de température de l'air.
F. Différence type de gazole.

4. Un élément qui permet de faciliter le démarrage de moteur diesel est :


A. Injecteur.
B. Bougie d'allumage.
C. Pompe d'injection à haute pression.
D. Bougie de préchauffage.

Cours TMTC, GIM IUT de Douala Page 34


E. Préchambre de combustion.

II. ETUDE THERMODYNAMIQUE DU MOTEUR


5. Dans le principe de Carnot une machine thermique ne peut produire du travail que :
A. si elle possède deux sources de chaleur à des températures différentes.
B. si elle possède deux sources de chaleur de même température.
C. pas besoin de source de chaleur.
D. le même principe que le système de réfrigération. Pas de réponse.

6. Quels sont les moyens pour rendre le diagramme réel plus efficace ?
A. Augmenter le temps de fermeture des soupapes et avancer le point d'allumage.
B. Augmenter le temps d'ouverture des soupapes et avancer le point d'allumage.
C. Augmenter le temps d'ouverture des soupapes et retarder le point d'allumage.
D. Augmenter le diamètre du cylindre.

III. SYSTEME DE LUBRIFICATION


7. Le rôle principal de système de lubrification est de :
A. Dissiper une partie de la chaleur de combustion.
B. Assurer l'étanchéité des cylindres.
C. Diminuer les frottements sur les pièces en mouvement.
D. Evacuer les particules dues à l'usure.
E. Mélanger dans les gaz brûlés.

8. Un des caractéristiques de lubrifiant définit comme "les force de frottement entre les
molécules d'un fluide" :
A. La viscosité.
B. L'onctuosité.
C. Le point d'inflammation.
D. Le point de congélation.
E. La fluidité.

IV. SYSTEME BIELLE-MANIVELLE


9. Quel est le rôle de système bielle-manivelle dans le moteur thermique ?

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A. Transformer le mouvement de rotation continue en mouvement rectiligne alternatif du
piston.
B. Transformer le mouvement de rotation de vilebrequin en mouvement de rotation de pompe à
eau.
C. Transformer le mouvement de translation rectiligne alternatif du piston en mouvement de
translation alternatif de soupape.
D. Transformer le mouvement de translation rectiligne alternatif du piston en mouvement
circulaire continu du vilebrequin.
10. Pour quelle raison on doit respecter l'ordre d'allumage ?
A. Avoir un fonctionnement régulier et meilleur écoulement du fluide gazeux.
B. Avoir plus de puissance.
C. Avoir plus de couple moteur.
D. Faciliter le démarrage.

Chapitre 3 : Les chaudières industrielles

Introduction

La chaudière est un dispositif permettant de chauffer l'eau et de produire de la vapeur si l'eau est chauffée au-delà
de la pression atmosphérique.

Industriellement, on utilise les chaudières pour produire la vapeur nécessaire au fonctionnement des procédés. La
source de chaleur peut-être fournie par un combustible (gaz, fioul, fuel, charbon…) ou une résistance électrique.

Dans les procédés industriels, la vapeur d'eau (ou l’eau surchauffée) produite par les chaudières est un fluide
énergétique très utilisé dès qu’il s’agit de chauffer. On la retrouve dans les activités tel que :

• l'agro-alimentaire,

• les industries de transformation,

• La production d’électricité lorsqu’elle est surchauffée et détendue dans une turbine

Dans le cadre de ce cours, on ne s’intéressera qu’aux chaudières à combustible qui sont les plus couramment utilisées.

3.1. Généralités sur les chaudières à combustible.

Ce type de chaudière se compose de deux compartiments distincts : l'un dans lequel brûle le combustible et un
autre dans lequel l'eau est chauffée. On distingue ainsi deux types de chaudière à combustible en fonction de la
circulation de l’eau à chauffer par rapport à la chaleur de combustion :

• Les chaudières à tube de fumée,

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• Les chaudières à tube d’eau.

3.1.1. Les chaudières à tubes de fumées

Présentation et fonctionnement

Figure 3.1 : vue simple d’une chaudière à tubes de fumée

Le tube foyer, qui se trouve dans le ballon même de la chaudière, sous le plan d’eau, collecte les gaz chauds en sortie
de brûleur. Les gaz chauds, accumulés dans un premier caisson à l’arrière de la chaudière, sont véhiculés par un
groupe de tubes immergés dans l’eau du ballon vers un second caisson à l’avant de la chaudière.

Un second groupe de tubes immergés emmène les gaz vers un troisième caisson à l’arrière de la chaudière, ce
troisième caisson débouche sur la cheminée pour évacuation des fumées vers l’extérieur. Il y a donc circulation des
gaz de combustion dans des tubes assurant, par conduction vers l’eau de la cuve, la vaporisation par apport de
calories.

3.1.2. Les chaudières à tubes d’eau.

Ce type de chaudière possède deux réservoirs appelés ballon distributeur (en partie inférieure) et ballon collecteur
(ou encore ballon de vaporisation, en partie supérieure), reliés par un faisceau de tubes vaporisateurs, dans cet
ensemble circule l’eau qui se transforme en vapeur.
Les gaz chauds produits par le brûleur sont directement en contact avec les tubes vaporisateurs, à l’intérieur de ceux-
ci se produit la vaporisation. La vapeur ainsi générée est collectée dans le ballon supérieur, l’eau excédentaire est
ramenée vers le ballon inférieur par des tubes de chute non soumis à la chaleur.

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Figure 3.2 : chaudière à tubes d’eau

3.1.3. Aperçu des éléments d’une chaudière : cas des chaudières LOOS

1) les tubes de fumées

Ce sont des tubes droits soudés sur les


plaques de tête. Il sont noyés dans l’eau des
chaudières à laquelle ils transmettent leur chaleur
afin de la transformer en vapeur

Figure
( 3.3 : Tubes de fumées)
3.3.3 :

2) Le foyer

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C’est l’espace oû s’effectue la combustion. Il est contitué d’un cylidre dont les parois sont en tôle d’acier
réfractaire ondulée, pour augmenter sa surface de change et faciliter sa dilatation.

La composition de ces briques doit comprendre au moins 60% d’alumine (Al 2O3). Elles doivent avoir une
résistance aux chocs thermiques d’au moins 15 K/W (dégré Kelvin par watt).

Le foyer comprend quatre parties :

⮚ Le brûleur,

⮚ La chambre de combustion,

⮚ Les carneaux : ensemble des conduites servant à évacuer les gaz de combustion.

⮚ Le dispositi de tirage

Suie
Cylindre en tôle épaisse et ondulée

Figure 3.4: Vue interne du foyer Figure 3.5: Vue externe du foyer

3) Le bruleur
Il existe deux types de brûleurs :

⮚ Brûleurs à pulvérisation mécanique à gicleur, Brûleurs à pulvérisation à coupelle cotative.

Les différents ordres donnés au brûleur ont pour but de réguler la température de la vapeur en fonction des besoins
de l’installation.

Le brûleur comporte un système d’alimentation en combustible et un système d’alimentation en air de combustion.

a) Rôle du bruleur

Le brûleur a deux fonctions principales :

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⮚ Il permet le mélange du carburant (par pulvérisation en fines goutelettes) avec de l’air dans les proportions
permettant la réaction de combustion. Pour que cette réction s’amorce, ce mélange doit être porté) la
température d’inflammation. Pour cela, on utilise une torche à gaz (alumeur), elle-même allumée par
l’étincelle produite par un courant (haute tension) passant ente deux électrodes.

⮚ Il maintient la stabilité de la flamme : la vitesse du mélange doit être égale à la vitesse de la flamme, sinon
elle est souflée ou éteinte par manque de combustible.

b) Fonctionnement d’un bruleur à coupelle rotative

Le fuel est refoulé sous pression par la coupelle


rotative et pénètre dans le brûleur dont la forme lui
donne un mouvement hélicoidal.

La grande vitesse acquise et la forme du


mouvement ont pour effet de pulvériser le fuel
très finement, permettant ainsi le mélange intime
avec l’air.

Figu re
3.6: Vue interne du foyer

MOTEUR D’ENTRAINEMENT
COUPELLE ROTATIVE

BLOC COUPELLE ROTATIVE

Figure 3.7 : Brûleur ouvert

c) Pulverisation dans le bruleur

Trois types d’air sont nécessaires à la pulvérisation et à la combustion du fuel dans le brûleur :

⮚ L’air primaire qui permet d’optimiser la pulvérisation du fuel.

⮚ L’air secondaire ou air de combustion qui permet combustion du fuel dans le brûleur.

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⮚ L’air tertiaire qui permet d’optimiser la
combustion.

Figure 3.8 : circulation de l’air de


combustion

d) Les dispositifs de modulation du bruleur

Ce sont des dispositifs qui permettent de faire


les différentes régulations au brûleur. Il s’agit :

⮚ Le servomoteur ;

⮚ Le régulateur Compound ou régulateur


de contre-pression.

i) Le servomoteur

C’est le dispositif monté sur le caisson du bruleur. Il reçoit l’impultion du régulateur de chauffe, qui l’anime
d’un mouvement angulaire qui est transmit au régulateur de contre-pression par l’intermédiaire d’une tringle
et d’un jeu de levier.

Figure 3.9 : un servomoteur


ii) Le régulateur compound : regulateur de contre-pression

C’est le dispositif mécanique qui, entrainé par le servomoteur, régule le débit d’air de combustion et
similtanément le débit de fuel.

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Le débit est régulé par l’ouverture et la fermeture des régitres
d’air au moyen d’une tringlerie, tandis que le débit de fuel est régulé
par l’intermédiaire d’une vanne rotative qui limite ce débit à l’entrée
du brûleur.

Figure 3.10 : régulateur compound

Le régulateur compound est un organe de réglage constitué d’une vanne rotative et de deux leviers de commande
supportés dans des cames règlables, dont chacun est prévu comme entraînement pour un organe de règlage ayant
une caractéristique de débit non-linéaire.

iii) Le détecteur de flamme

Il est chargé de détecteur de présence de la flamme et de provoquer l’arrêt du brûleur en cas d’étincelle
accidentelle de celle-ci. Il est constitué :

⮚ D’un amplificateur de signal,

⮚ D’une cellule photoélectrique servant de viseur.

Les viseurs du détecteur fonctionne au moyen d’une cellule photoélectrique sensible à l’ultraviolet et répondent
au rayonnement ultraviolet provenant de la flamme. La cellule est insensible au rayonnement émanant de la
maçonnerie et de la lumière naturelle.

La durée de vie de la cellule photoélectrique UV dépend largement de la température ambiante. C’est pourquoi
un refroidissement par air est prévu.
4) L e Gueulard

Il protège le foyer au départ de la flamme. Il


est constitué d’ailettes inclinées d’un certain
angle pour permettre le passage de l’air
tertiaire dans le brûleur.

Figure 3.11 : le Gueu lard

Les ailettes

Le Guelard

5) La cheminée

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La cheminée est construite en tôle à section circulaire. Son rôle est d’une part de créer
le tirage nécessaire à la combustion et d’autre part d’évacuer les fumées à l’extérieur.

Une mesure de la température des fumées est effectuée à la cheminée. Elle permet
d’évaluer le rendement de la combustion.

La température élevée des fumées sera indicateur d’un mauvais rendement. Cela
signifiera que la chaleur produite par la combustion n’a pas été tranmise à l’eau de façon
optimale.

Figure 3.12 : la cheminée

3.1.4. Utilisation et distribution de la vapeur.

La vapeur est distribuée dans l’usine par un réseau de distribution qui aboutit le plus souvent à des échangeurs à
plaques, permettant de chauffer les fluides du process. Les condensats sont collectés par un réseau qui les retourne
dans la bâche alimentaire afin d’assurer le préchauffage de l’eau d’alimentation. Cette récupération permet des
économies d’eau et d’énergie. Le schéma de distribution de la vapeur peut être représenté par la figure 3.

Figure 3.13: Exemple d’un Circuit de distribution de la vapeur dans l’usine

Dans une usine brassicole la vapeur peut être utilisée à divers endroits du process.

⮚ Pour la cuisson dans la chaudière à grains crus (CGC), les chaudières d’empattage (CEM) et les chaudières à
houblonner (CHM),

⮚ Pour la propagation des levures,

⮚ Pour le réchauffage du moût au brassage.

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⮚ Pour la vaporisation du CO2 (vaporisateur à vapeur),

⮚ Pour la production de l’eau chaude (78 – 85°C),

⮚ Pour le lavage des bouteilles dans les chaînes de conditionnement de bière et boissons gazeuses,

⮚ Pour la préparation des solutions de CIP,  Pour la stérilisation des conduites.

Exercice : déterminer les différentes utilisations de la vapeur dans d’autres industries : Yaourterie, huilerie,
savonnerie, raffinerie, etc …

3.1.5. Eléments de maintenance d’une chaudière

Au vue de la diversité des types de chaudières nous prenons ici en exemple une chaudière LOOS pour laquelle on
établira un diagramme pieuvre et l’ADS. Ce qui permettra d’élaborer un tableau AMDE.

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1) Diagramme pieuvre

Légende :

Fp : produire de la vapeur d’eau (ou de l’eau) chaudes (fonction principale)

Fc1 : être alimentée en énergie électrique. (fonction contrainte)

Fc2 : être accessible à l’opérateur,

Fc3 : être alimentée en gaz (pas toujours car fonction du combustible),

Fc4 : être alimentée en comburant (air ou oxygène),

Fc5 : être alimentée en combustible (fuel lourd dans notre cas)

Fc6 : rejeter les fumées,

Fc7 : être placé dans un lieu aéré et protégé des intempéries.

2) L’ADS (Analyse Descendante structurée)

a) Ensemble

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Moteur Brûleur

Allumeur

Coupelle rotative

Régulateur compound
Brûleur Détecteur de flamme

Alimentation en butane

Thermomètre

Manomètres

Gueulard

Foyer

Cheminée

Chambre de combustion

Electrode de limitation de
niveau

Transmetteur de niveau

Transmetteur de conductivité

Indicateur de niveau 1

Indicateur de niveau 2
Corps de
CHAUDIERE LOOS N°4

chauffe Module de pot de prise d’échantillons


Transmetteur de signal

Vanne de sécurité à course libre

Vanne de débourbage à manœuvre


rapide
Dispositif de purge de concentration

Vannes d’arrêt d’extraction


Regard de flamme

Tubes de fumées

Manomètres

Thermomètre

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Régulation de pression

Pompes MOUVEX

Dispositif de chauffage Fuel

Amortisseur de pulsations
Approvisionnement Clapets anti-retour
en fuel
Electrovanne

Voyant

Vannes

Filtres

Ventilateur

Caisson d’air Moteur


central
Filtres

Amplificateur de commutation B3

Système de commande et de
Armoire de Surveillance (Touch screen)
commande Module central CPU 313 C
électrique
Module de communication CP343
-1

Ethernet Lean industrial

b) Sous-ensembles du Brûleur

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c) Sous-ensemble : Corps de chauffe

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Foyer

Tube de
fumées

Regard de
flamme

Cheminée

Chambre de
combustion

Electrode de Tige d’électrode


limitation de
niveau

Transmetteur de
Joint d’étanchéité
conductivité

Vis à six pans


Verre de visée
Joints
Indicateurs de Vitre en mica
niveau
Robinet d’arrêt supérieur
Robinet d’arrêt inférieur
Robinet d’écoulement
Robinet d’arrêt d’eau de chaudière
Robinet d’arrêt d’eau d’alimentation

Module de pot
de prise Robinet d’arrêt d’eau de refroidissement

d’échantillons
Bride filetée

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Dispositif de purge de déconcentration

Vanne d’arrêt de purge de concentration


Afficheur de pression (manomètre
Vanne d’arrêt de contrôle) Transmetteur de
signal de pression
Surveillance de pression max DSH
Rampe manostat
Robinet d’arrêt
Fin de course
Vis de fermeture
Vanne de débourbage Entrainement à membrane

à manœuvre rapide
Pièce interne de boîte à étoupes
Servomoteur
Dispositif de purge
de déconcentration
Robinetterie de prélèvement d’échantillons

Vannes d’arrêt

d) Sous-ensemble : Caisson d’air central

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CAISSON D’AIR CENTRAL Ventilateur
Enroulements
Flasques paliers
Arbre
Rotor
Moteur Stator
Roulements
Ventilateur
Capot ventilateur
Boite de raccordement
Filtres à
tamis

e) Sous ensemble : Approvisionnement en fuel

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3) Exemple d’un tableau AMDE

ENSEMBLE FONCTION MODE DE CAUSE DE DEFAILLANCE EFFET DE MODE DE ACTION CORRECTIVE


DEFAILLANCE DEFAILLANCE DETECTION
Manque d’eau Remplir de l’eau

Chaîne de sécurité d’alimentation


Pas fermée Clapet de fumée fermé Ouvrir clapet de fumée
générale Interrupteur d’arrêt d’urgence Réarmer l’interrupteur
actionné d’arrêt d’urgence
Le Brûleur ne Réarmer Manostat/
Manostat/Thermostat de
démarre pas Thermostat de
sécurité verrouillée
Interrupteur d’ouverture sécurité
Pas fermé Brûleur pas verrouillé Verrouiller le brûleur
du brûleur
complètement comme il faut
Interrupteur d’ouverture du Echanger l’interrupteur
Brûleur défectueux
Pas d’énergie
Aspirer l’air à Fusibles défectueux Visuel Echanger fusible
électrique
Ventilateur d’air de l’extérieur et Disjoncteur de surintensité Pas d’énergie Réarmer le disjoncteur de
Ne démarre pas Visuel
combustion l’envoyer au déclenché électrique surintensité
Moteur défectueux Pas d’air au Echanger le moteur
brûleur
brûleur
Contrôleur de pression Contrôleur de pression Pulvérisateur
Pas de Régler le contrôleur de
d’air de réglé incorrectement ou rotatif ne
commutation pression correctement
combustion défectueux démarre pas
Moteur Brûleur Entraîner le Ne fonctionne pas Fusible défectueux Visuel Echanger le fusible
Disjoncteur de surintensité Visuel Réarmer le disjoncteur de
pulvérisateur
déclenché surintensité

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Moteur défectueux Echanger le moteur
rotatif en rotation
Pulvérisateur rotatif Dirige la flamme Entrainement Courroie poly-y glisse ou est Le bruit Tendre la courroie ou
rotatif défectueux déchirée l’échanger
Chaine de sécurité fuel Pas fermé / n’a pas Contrôleur de pression Temps de Ajuster le contrôleur de
/contrôleur de pression commuté réglé incorrectement ou balayage ne pression correctement ou
d’air primaire défectueux commence pas l’échanger
Interrupteur de fin de course Nouveau réglage de
(balayage) dans le servomoteur Temps de l’interrupteur de fin de
Pas en position de
Clapet d’air pas confirmé balayage ne course
balayage
Disjoncteur de surintensité commence pas Visuel Enregistrer nouvelle
déclenché position de balayage
Contact de balayage du Viseur de flamme voit de la Echanger le viseur/
régulateur compound lumière étrangère viseur/ détecteur de flamme
Manquant
électronique détecteur de flamme
Arrêt de
défectueux
Contrôleur de pression au foyer dérangement - Réglage du contrôleur de
commute pendant le pression trop bas;
Chaine de sécurité Ouvert balayage Ouvrir le clapet de fumées;
Disjoncteur de surintensité Visuel - Corriger le réglage ;

déclenché - Limiter le débit d’air ;

1
TRAVAUX DIRIGES SUR LES CHAUDIERES

Exercice 1.
Une chaudière industrielle fonctionne au HFO dont la teneur massique est :
C : 85,7% ; H2 : 13,6% ; S : 0,3% ; Eléments inertes : 0,4%.
1. Ecrire et équilibrer les équations chimiques de combustion.
2. Calculer le pouvoir comburivore en Nm3/kgHFO.
3. Calculer les pouvoir fumigènes sec et humide en Nm3/kgHFO.
4. Calculer les teneurs en CO2 et SO2 dans les fumées sèches.
5. Calculer le PCI en kJ/kg du HFO.
On donne : Chaleur dégagées lors de la combustion : C : 398kJ/mol ; H2 : 284 kJ/mol ; S : 298 kJ/mol.

Exercice 2.
Une chaudière de puissance utile 600 kW est alimentée par un bruleur fonctionnant avec un combustible gazeux.
On négligera les pertes par les parois.
1) Déterminer le PCI et le PCS de ce combustible
2) Déterminer son pouvoir comburivore
3) Déterminer son pouvoir fumigène sec
4) Déterminer la teneur maximale en dioxyde de carbone (CO2)
5) L’analyse des fumées sèches a donné 5,5% de dioxygène en combustion oxydante, déterminer pour 1m3 de gaz brulé et après avoir tracé
la droite de Grebel :
a) Le pourcentage de dioxyde de carbone γCO2
b) Le volume de dioxyde de carbone VCO2 dans les fumées sèches puis la masse mCO2 correspondante

2
c) Le volume des fumées sèches Vfsec
d) le volume de dioxygène dans les fumées sèches puis la masse correspondante mO2
e) le volume d’excès d’air VE
f) le volume de diazote (N2) dans les fumées sèches puis la masse mN2 correspondante
g) l’excès d’air et le facteur d’air
6) en déduire la masse volumique des fumées sèches ℓfsec en combustion oxydante
7) les fumées sont évacuées à 180 °C, l’air comburant qui alimente le bruleur est à 30°C, calculer en KJ/m3 les pertes par les fumées sèches.
8) En déduire le rendement par rapport au PCII
9) Déterminer le débit en volume du combustible dans les conditions normales de température et de pression.
10) Donner la valeur de ce débit dans les conditions réelles à 30°C et 25mbar.
Composition volumique du combustible :
constituants méthane éthane éthylène
Formules CH4 C2H6 C2H4
PCI (KJ/Nm3) 55x103 75x103 85x103
% 85% 10% 5%
masse molaire (g/mol) 16 30 28

3
CAHIER DE TRAVAUX PRATIQUES

TP1 : Transformation thermodynamique - Etude d’un compresseur

1. On dépose un glaçon sortant du congélateur dans une coupelle et l’abandonne à l’air libre. Quel est l’état final ? Dans cette transformation le système constitué par le
glaçon reçoit-il du travail ? du transfert thermique ?

2. En hiver, un ballon de baudruche initialement à l’équilibre dans un lieu chauffé est apporté à l’extérieur. Le système constitué par le ballon et l’air qu’il contient reçoit-il
du travail ? du transfert thermique ?

3. Comment peut-on qualifier les transformations précédentes ?

Application :

Le problème étudie le compresseur d’un moteur à air comprimé (celui d’un marteau-piqueur). L’air est assimilé à un gaz parfait de masse molaire M = 29 g.mol-1, de
capacité thermique massique à pression constante cp = 1,00 kJ.kg -1.L-1 et de rapport des capacités thermiques à pression et volume constants γ = 1,4. La constante des gaz
parfaits est R = 8,314 USI.

L’air est aspiré dans les conditions atmosphériques, sous la pression P0 = 1 bar et la température T0 = 290 K, jusqu’au volume Vm, puis comprimé jusqu’à la pression P1,
où il occupe le volume V1, et refoulé à la température T1 dans un milieu où la pression est P1 = 6 bar. Bien que le mécanisme réel d’un compresseur soit différent, on
suppose que celui-ci fonctionne comme une pompe à piston, qui se compose d’un cylindre, d’un piston coulissant entraîné par un moteur et de deux soupapes.

4
* La soupape d’entrée Σ1 est ouverte si la pression P dans le corps de pompe est inférieure ou égale à la pression atmosphérique.

* La soupape de sortie Σ2 est ouverte si P est supérieure à P1.

* Le volume V du corps de pompe est compris entre 0 et Vm.

* A chaque cycle (chaque aller et retour du piston), la pompe aspire et refoule une mole d’air.

1. a. Tracer sur un diagramme de Watt (P en ordonnée et V en abscisse) l’allure de la courbe représentant un aller et un retour du piston. Indiquer le sens de
parcours par une flèche.

b. Montrer que le travail de l’air situé à droite du piston est nul sur un aller-retour.

c. Montrer que le travail fourni par le moteur qui actionne le piston est égal à l’aire d’une surface sur le diagramme. On supposera que le mouvement est assez lent
pour que l’évolution soit mécaniquement réversible.

2. Pendant la phase de compression, l’air suit une loi polytropique PVk = cste ; il sort du compresseur à la température T1 = 391 K. Trouver la valeur de k.

3. Exprimer le travail mécanique Wmoteur fourni par le moteur pendant un aller-retour en fonction de R, n, k, T1 et T0 .

4. Le débit massique de l’air dans le compresseur est Dm = 0,013 kg.s-1. Calculer la puissance Pmoteur fournie par le moteur.

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