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Les cahiers

de la
plasturgie
Tome 3

LES ESSAIS MECANIQUES


ET
THERMOMECANIQUES

Auteur : Michel SOULAGE


Copyright © MSC, tous droits réservés

Essais – MS - 05/04/21 1
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Sommaire :  Les essais

Préambule page 3
Traction page 6
Traction longue durée page 17
Flexion page 21
Choc izod page 24
Choc charpy page 26
Dureté shore A ou D page 28
Température de fléchissement sous charge page 30
Température d’utilisation en continu (UL 746 B) page 32
Dilatation linéaire page 33
Combustion verticale (UL 94) page 35
Tenue au fil incandescent page 36
Indice limite d’oxygène page 37
DSC page 38

Essais – MS - 05/04/21 2
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LES ESSAIS MECANIQUES ET THERMOMECANIQUES

PREAMBULE

Beaucoup d'essais sur les matières plastiques sont issus d'essais sur les métaux; or, les
matières plastiques ont des comportements très particuliers (fonction de la température,
du temps, de l'orientation macro-moléculaire, etc...).

Les valeurs données par les essais ont pour but de donner au concepteur la possibilité
de comparer les matériaux entre eux. Toutefois, il faudra bien souvent demander les
courbes de résultats afin de déterminer les comportements exacts en fonction des
cahiers des charges.

Malheureusement, il existe différentes normes qui fixent les modalités d'essais; ce sont
les normes : ASTM (USA), DIN (RFA), NF (FRANCE), ISO (International).

Dans beaucoup de cas, ces normes ne sont pas comparables.

LES EPROUVETTES

Comme pour la métallurgie, les essais sont en général réalisés sur des éprouvettes
normalisées particulières à chaque essai.

Ces éprouvettes peuvent être obtenues par divers procédés de fabrication :

1/ par injection;
2/ par compression;
3/ par découpe.

Pour caractériser un matériau, il est conseillé d'utiliser une éprouvette injectée; par
contre, pour tester le comportement d'un matériau selon l'orientation macromoléculaire,
ou pour vérifier les caractéristiques sur pièces finies, l'éprouvette découpée sera utilisée.
Il faut faire attention aux amorces de rupture si l'éprouvette est mal découpée.

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Des normes définissent les dimensions des éprouvettes : NFT 58.001 à 58.005

CONDITIONS D'ESSAIS

Les matières plastiques, de par leur structure (répartition macromoléculaire), sont des
matériaux hétérogènes. Ce phénomène peut être accentué par les conditions de
moulage (température d'injection, température du moule, vitesse de refroidissement,
vitesse d'injection, pression de maintien, etc...). Il faudra donc que les essais soient faits
dans les mêmes conditions.

Il sera donc nécessaire, afin de déterminer des valeurs correctes, de réaliser plusieurs
essais. En général, 5 éprouvettes sont testées. La méthode de calcul est définie par la
norme NF x 06 051 à 06 054.

Les matériaux étant très sensibles à la température et à l'humidité, les conditions


climatiques, lors de l'essai, doivent être précisées. On utilise en général, 23° C, + ou - 2°
C, et 50 % d'humidité relative.

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COMPARAISON DES PRINCIPALES NORMES

Les tableaux ci-après indiquent les références des principales normes utilisées. Ces
normes sont généralement comparables. Seules les normes indiquées en italiques sont
différentes. Cette différence est dûe soit à une méthode d’essai différente, soit à une
technique d’expression des résultats différente.

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ESSAI DE TRACTION

Norme : NFT 51034

ASTM D 638

DIN 53455

ISO R 52.

DEFINITION

L'essai de traction sert à déterminer le comportement des matières plastiques sous l'effet
d'une contrainte uniaxiale de courte durée (figure 1).

Figure 1

Cet essai fournit le diagramme force (capteur de force), variation de longueur


(extensomètre).

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Lorsque l'on rapporte la force à la section (zone calibrée) et la variation de longueur de la
zone calibrée, on obtient le diagramme contrainte - déformation (figure 2) :

Outre les principales caractéristiques d'un matériau telles que la résistance à la traction,
le module d'élasticité (toujours à l'origine) et l'allogement à la rupture, ce diagramme
fournit l'allongement correspondant à chaque contrainte de traction.

L'allure de la courbe contrainte-déformation permet en outre de reconnaître


immédiatement le comportement d'une matière plastique à la déformation.

Les matériaux durs et fragiles donnent une courbe à forte pente; après un faible
allongement, il se produit une rupture sans déformation (figure 2, courbe a).

Les matériaux durs et tenaces commencent parfois par fluer, puis leur résistance
augmente de nouveau lorsque la contrainte, au seuil de l'écoulement, est dépassée
(figure 3, courbe b).

Les matériaux mous et les substances caoutchouteuses, au contraire, présentent une


courbe à courbure plus ou moins prononcée (figure 2, courbe c).

Figure 2

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CONTRAINTE DE TRACTION (figure 3)

Les normes distinguent les notions suivantes :

- la résistance à la traction  : c’est la contrainte de traction au maximum de force;


- la contrainte à la rupture  : c’est la contrainte au moment de la rupture de
l'éprouvette.
La contrainte au seuil d'écoulement est la contrainte de traction pour laquelle la
croissance de la courbe force-variation de longueur devient nulle pour la première fois.
Pour les plastiques à zone de déformation élastique peu prononcée (zone d'application
de la loi de HOOKE), il est intéressant d'indiquer une contrainte au seuil conventionnel
d'écoulement X % . On entent, par là, la contrainte de traction pour laquelle la
courbe contrainte-déformation s'écarte de son tracé rectiligne initial d'une déformation de
X %, par exemple 0,2 %.

Figure 3

L'allongement en % est la variation de longueur rapportée à la longueur initiale de la


partie calibrée. On représente l'allongement au maximum de contrainte par ,
l'allongement à la rupture par et l'allongement au seuil d'écoulement par .

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MODULE D'ELASTICITE

C'est seulement dans sa partie inférieure que la courbe contrainte - déformation, dans le
cas des plastiques, présente un tracé rectiligne. Dans cette zone, la loi de HOOKE
s'applique pleinement; cela signifie que le quotient de la contrainte par la déformation est
constant. Ce quotient est appelé "module d'élasticité".

CONTRAINTE ADMISSIBLE

Les résultats fournis par l'essai de traction ne sont applicables directement au


comportement des pièces en matières plastiques que si les contraintes effectuées en
service correspondent aux conditions de l'essai.

Pour la fixation de la contrainte admissible, il est donc important de comparer les


conditions d'essai avec les contraintes qui s'exerceront sur la pièce.

En général, on prendra comme coefficient de sécurité 1/3 de la contrainte au seuil


d'écoulement . Dans le cas de lame de flexion ou d'angle, il faut tenir compte du
facteur de perte de résistance à l'angle (calcul du rayon mini).

Pour le dimensionnement des pièces supportant des contraintes statiques permanentes


à des températures données, il faudra tenir compte de ces facteurs; ceci sera développé
dans le chapitre "Essai à long terme".

La résistance à la traction mesurée dans un état de contrainte uniaxiale peut aussi servir
à déterminer la résistance dans les états de contraintes complexes. Dans ce cas, pour
les états de contraintes multiaxiales, on utilisera le coefficient de poisson qui est, pour les
plastiques, d'environ 0,35.

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INFLUENCE DE LA TEMPERATURE, figure 4

Les résistances mécaniques des thermoplastiques varient fortement avec la tempé-


rature. C'est pourquoi il faudra se servir des courbes de comportement en fonction de la
température pour déterminer les valeurs de calcul.

Figure 4 (Doc. BASF) : Exemple valable pour un Styrène Acrylonitrile de référence


Luran 368 R de BASF.

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INFLUENCE DE L'HUMIDITE

Certaines matières plastiques ont de fortes reprises d'humidité, par exemple, les
polyamides; il est donc important d'en tenir compte lors des calculs.

Les courbes de la figure 5 montrent le comportement d'un polyamide 6.6 à l'état sec et à
50 % d'humidité relative (Zytel 101) ; (Dupont de Nemours).

L'augmentation de l'humidité relative conduit à une plus grande flexibilité (diminution du


module sécant) pour une même température, mais aussi à une réduction de la limite
élastique et de la résistance à la traction.

Figure 5 (doc. Dupont de Nemours) :


Courbe de traction en fonction de l’état hydrométrique des pièces :
6.A : état sec ;
6.B : 50 % d’humidité relative,
à diverses températures, pour un polyamide 6.6 Zytel 101.

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MODULE SECANT

Il est souvent difficile de trouver, dans les matières plastiques, des courbes contrainte -
allongement proportionnel. On calcule alors un module sécant à x % d'allongement
(figure 6); x % étant l'allongement maxi dont le concepteur a besoin (voir figure 6, calcul).

Figure 6

Calcul du module sécant :

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CONCLUSION

C'est ce module sécant Es x % qu'il faudra déterminer avant tout calcul dans le cas de
contrainte instantanée ou de courte durée (1 min. maximum).

Il est bien évident que si la pièce à calculer est utilisée à une température définie, il
faudra alors calculer le module sécant en fonction de la température; il se notera alors :
Esx % (f)T°.

Dans beaucoup de cas, il est plus simple de travailler avec les courbes contraintes /
allongements à diverses températures (voir figure 6) ; voir aussi le chapitre « Les
clipages » dans le cours « Les assemblages ».

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ESSAI DE TRACTION LONGUE DUREE

Le fluage en traction

Définition : Evolution croissante dans le temps des déformations sous l'effet de contrainte
constante (figure 1), à diverses conditions climatiques (dans la pratique, la masse est une
constante).

Figure 1

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COURBES ISOCHROMES (figure 2)

Les fabriquants de matières fournissent à leurs clients des courbes extrapolées de


fluage, appelées courbes isochromes. Ces courbes permettent, en fonction d'une
contrainte connue, d'une durée déterminée et pour une température donnée, de
connaître l'allongement de la pièce et éventuellement l'instant de sa rupture.

Figure 2 : courbes isochromes pour un polyamide 6.6 à 23° C et 50 % d’humidité relative.

A partir de ces courbes isochromes, il est facile de calculer le module sécant de fluage à
x % d'allongement, pour une température donnée T° C et une durée déterminée t.

Ce module sera noté :

Esf, x %, T° C, t

C'est ce module qui servira dans les calculs de C.A.O.

Note : il existe des courbes à diverses températures.

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La relaxation en traction

Définition : Evolution décroissante dans le temps de la contrainte origine lorsqu'une


déformation constante est imposée (figure 3).

Figure 3

COURBES ISOMETRIQUES

Les producteurs de matières fournissent à leurs clients des courbes de comportement de


la contrainte à divers allongements en fonction du temps, et ceci pour diverses
températures d'utilisation.

Ces courbes sont appelées courbes isométriques (figure 4).

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Figure 4 : courbes isométriques pour un polyamide 6.6 à 23° C et 50 % d’humidité
relative.

Nota : pour des durées supérieures à 1 an (1 an = 8 766 heures), il est possible


d'extrapoler car les comportements vont vers des asymptotes, surtout dans les faibles
allongements.

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ESSAI DE FLEXION

Norme : NFT 51001

ASTM D 790

DIN 53452

ISO 178

PRINCIPE

Déformation d'un barreau rectangulaire reposant sur deux appuis par l'intermédiaire
d'une panne appliquée à égale distance des appuis et se déplaçant à vitesse constante.

En général, cet essai est effectué sur le même appareil que celui de traction, mais
l'éprouvette et le montage sont différents (figure 1).

Figure 1

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DEFINITION

On mesure simultanément la force appliquée et la déformation de l'éprouvette (flèche).

Flèche : distance parcourue par la panne à partir de son contact avec la surface de
l'éprouvette.

Contrainte de flexion : contrainte de la matière au niveau des fibres externes.

Si on raporte la force nécessaire F à la flexion aux dimensions de l'éprouvette et à la


distance D entre les appuis, on obtient l'expression suivante :

Module d'élasticité en flexion : Pour calculer le module d'élasticité en flexion, on trace une
courbe charge - flèche à partir des résultats obtenus.

Le module d'élasticité déterminé à partir de la portion linéaire à l'origine de la courbe est


donné par l'expression suivante :

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On pourra aussi déterminer (figure 2) :

- la contrainte élastique en flexion (partie proportionnelle);

- la contrainte maximum en flexion;

- la contrainte à la rupture en flexion (cas des matériaux rigides).

Figure 2

Remarque : dans beaucoup de cas, la rupture n’a pas lieu, l’éprouvette passant entre les
deux appuis.

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ESSAI DE CHOC

Résistance au choc IZOD

Norme : NFT 51 911

ASTM D 256

DIN

ISO R 180

PRINCIPE

On mesure l'énergie résiduelle d'une masse en mouvement pendulaire après qu'elle est
provoquée, par percussion unique et avec une énergie déterminée, la rupture franche
d'une éprouvette lisse (ou entaillée si l'essai lisse ne donne pas de résultat) de
dimensions données, encastrée par une de ses extrémités.

APPAREILLAGE, figure 1

- Une masse oscillante de 2 kg comportant un percuteur cylindrique de 6 mm de diamètre


et dont l'axe est perpendiculaire au plan d'oscillation.

- Un dispositif de serrage de l'éprouvette.

- Un dispositif de repérage de l'énergie conservée par le pendule après la rupture de


l'éprouvette. Ce repérage est effectué par mesure d'angle de remontée.

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Figure 1

CALCUL ET EXPRESSION DES RESULTATS

Exécution de l'essai

On place à la position de départ requise l'aiguille de repérage angulaire étant au contact


du pendule. On note l'angle to que fait la verticale, la droite passant par l'axe et tangente
au percuteur.

Résistance au choc : Quotient de l'énergie perdue par la masse pendulaire, en joules, par
le volume de référence en centimètres cube.

I = E/V

E = R x M x g (cos tr - cos to)

E = énergie absorbée en joules;


I = résistance au choc en joules par centimètre cube;
R = distance du centre de gravité à l'axe du pendule en mètres;
M = masse du pendule en kilogrammes;
g = accélération de la pesanteur en mètres par seconde carré;
to = angle parcouru par le pendule avant rupture de l'éprouvette;
tr = angle parcouru par le pendule après rupture de l'éprouvette;
V = volume de référence en centimètres cubes.

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ESSAI DE CHOC

Résistance au choc CHARPY

PRINCIPE

Une masse à mouvement pendulaire, animée d'une vitesse déterminée, provoque, par
une percussion unique, la rupture d'une éprouvette (lisse ou entaillée) placée entre deux
appuis. L'énergie absorbée par le choc est rapportée à la section droite de l'éprouvette.

APPAREILLAGE

Mouton pendule CHARPY :

Cet appareil est constitué par :

- un bâti rigide et massif;

- une masse oscillante à mouvement pendulaire comportant un percuteur ayant la forme


d'un dièdre dont les deux faces sont raccordées par un arrondi. La génératrice de cet
arrondi, situé dans le plan vertical de symétrie du dièdre, est l'arète du percuteur.

- un dispositif de repérage de l'énergie absorbée par la rupture de l'éprouvette. Il


comporte une aiguille entrainée par le pendule et un cadran gradué en unités d'énergie.

- un support d'éprouvette comportant deux appuis contre lesquels l'éprouvette est placée
(figure 1).

CONDITIONNEMENT DES EPROUVETTES

Sauf spécifications contraires, on conditionne les éprouvettes à 23° C,  2° C, et 50 %,


 5 % d'humidité relative.

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Figure 1

CALCUL ET EXPRESSION DES RESULTATS

Résistance au choc

Eprouvette lisse Rn = W/(b x e)

Eprouvette entaillée Re = W/(b x e')

avec :

Rn = résistance au choc d'éprouvettes lisses, en kilojoules par mètre carré;


Re = résistance au choc d'éprouvettes entaillées, en kilojoules par mètre carré;
W = énergie absorbée par le choc, en joules;
b = largeur de l'éprouvette, en millimètres;
e = épaisseur de l'éprouvette, en millimètres;
e' = épaisseur sous entaille de l'éprouvette, en millimètre.

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ESSAI DE DURETE

Dureté SHORE A ou D

Norme : NFT 51 109

ASTM

DIN

ISO

PRINCIPE

Application, par l'intermédiaire d'un ressort étalonné, d'un effort tendant à enfoncer un
pénétreur de forme définie dans le matériau à essayer. La profondeur de pénétration
varie en sens inverse de la dureté.

APPAREILLAGE

L’appareillage utilisé est spécifique, on l'appelle DUROMETRE SHORE. Il comporte


essentiellement :

- Un socle presseur d'une dimension telle qu'on puisse y inscrire un cercle de 6 mm de


rayon, percé en son centre d'un trou de 2,5 à 3,5 mm de diamètre;

- Un pénétreur constitué d'une barre d'acier trempé de forme et de dimensions indiquées


ci-dessous (figure 1);

Un appareil indicateur permettant de lire l'enfoncement en unités arbitraires, telles que 0


corresponde à l'enfoncement maximum (2,46 à 2,54 mm) et 100 à un enfoncement nul;

Essais – MS - 05/04/21 28
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Figure 1

Légende : a (mm) = 3  0,5


b (mm) = 1,25  0,15
c (mm) = 2,50  0,04
d (mm) = 0,79  0,03
er (mm) = 0,1  0,012.

Un ressort étalonné pour appliquer au pénétreur une force répondant à l'une des
relations suivantes :

* Méthode A : F = 9,81 x 10-3 x (56 + 7,66 x M)

* Méthode D : F = 9,81 x 10-3 x (45,36 x M)

avec : F = force appliquée au pénétreur, en newtons;


M = enfoncement du pénétreur, en unités arbitraires.

RESULTATS

On fait la moyenne arithmétique des cinq valeurs lues et on arrondi au nombre entier le
plus proche.

Le résultat correspond à la dureté cherchée.

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ESSAI THERMIQUE

Température de fléchissement sous charge (TFC)

Norme : NFT 51005

ASTM D648

DIN 53461

ISO R175

PRINCIPE

Déterminer la température à laquelle une éprouvette, soumise à une contrainte en flexion


constante, engendre une déformation déterminée.

MODE OPERATOIRE, figure 1

Une éprouvette placée sur deux appuis reçoit par l'intermédiaire d'une panne, une
contrainte déterminée par deux méthodes :

* Méthode A : n = 1,82 N/mm² (MPa);

* Méthode B : n = 0,455 N/mm² (MPa);

* Méthode C : n = 8,00 N/mm² (MPo).

Cet ensemble est placé dans un bain thermostaté dont la température s'élève de
2° C/min. Quand la flèche atteint une valeur de 0,25 mm pour une hauteur h de 12,8 mm,
on note la température du bain.

Essais – MS - 05/04/21 30
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Figure 1

Charge P : la charge P est calculée par la formule :

RESULTATS

Mesure de la température pour laquelle la flèche normale a atteint une valeur comprise
entre 0,25 et 0,33 en fonction de h pour une charge A ou B.

Exemple : TFC/A : (1,82 N/mm²) = 78° C


TFC/B : (0,455 N/mm²) = 120° C
TFC/C : (8 N/mm²) = 51° C.

Essais – MS - 05/04/21 31
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TEMPERATURE D’UTILISATION EN CONTINU, selon UL 746 B

Le test des Underwriter’s Laboratories (UL 746B) sur la température d’utilisation en


continu d’un matériau exige qu’aucune propriété spécifique ne puisse présenter une
réduction de plus de 50 % de sa valeur d’origine pour un vieillissement extrapolé sur une
durée de 10 ans.

Ce test donne une valeur réaliste de l’effet de vieillissement. Les résultats obtenus avec
les matériaux de Général Electric Plastics sont indiqués ici. Le test selon UL est similaire
à celui de la norme CEI 216 où il est recommandé d’extrapoler les résultats sur une
période de 20 000 heures (approximativement 2 à 3 ans).

NORYL : Underwriter’s 110 731 SE SE SE1 N SE VO- GF GF GF GF GF


Laboratories ; tempé- 90 100 190 0 150 N N3 N1 N2 N3
rature d’utilisation en B 2 SE SE SE
continue
1 1 1
Toutes propriétés 85 90 75 80 105 80 80 105 90 90 105 105 105
Sans exigence de
résistance au choc 95 105 95 95 110 95 95 115 90 90 110 110 110
Electrique 90 105 95 95 110 95 95 110 90 90 110 110 110

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ESSAI THERMIQUE

Test de mesure de la dilatation linéaire

Norme : NFT 51 221

ASTM D 696

DIN 53 752

ISO

PRINCIPE

Deux éprouvettes, l'une d'un matériau témoin de coefficient de dilatation connu, l'autre
dans la matière à tester, sont placées dans une enceinte dont la température s'élève
selon un cycle prédéterminé.

MESURE

A partir de l'enregistrement de la courbe de variation de la longueur de l'éprouvette


d'essai, en fonction de la variation de la longueur de l'éprouvette de comparaison, on
déduit le coefficient de dilatation linéaire de la matière à tester.

EXPRESSION DES RESULTATS

Compte tenu que dans beaucoup de cas, la dilatation ne suit pas une loi de
proportionnalité (figure 1), le coefficient est donné entre un intervalle de température :

Augmentation de la longueur de l'élément par unité de longueur et par degré Kelvin K


d'élévation de température :

Exemple : 11 x 10-5 m / m / °K, entre 20° C et 50° C.

Des courbes peuvent donner des résultats plus fins (figure 1).

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Figure 1

Exemple pratique :

Elévation de température  : 40° C

Longueur de la pièce : 200 mm

Coefficient de dilatation linéaire : 11 . 10-5 m/m/°K

0,00011 x 200 x 40 = 0,88 mm.

soit une augmentation de longueur de 0,88 mm.

Remarque : on voit avec cet exemple la fragilité des tolérances serrées et qu’au moment
du contrôle, il faut en tenir compte. Le concepteur de pièces devra en tenir compte pour
les jeux en présence de matériaux différents.

Essais – MS - 05/04/21 34
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ESSAI DE COMBUSTION
Test de combustion verticale

Norme NF T 51072 UL 94 - Test vertical

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ESSAI DE COMBUSTION
Tenue au fil incandescent

Norme : NF C 20455 ASTM


DIN 57471 ISO CEI 695-2-1
VDE 0471/2

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ESSAI DE COMBUSTION
Détermination de l’indice limite d’oxygène

Norme : NF T 51 – 071 ASTM D 2863


DIN ISO 4589

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ESSAI THERMIQUE

DSC - Analyse calorimétrique différentielle ; en Anglais, Differential Scanning


Calorimetry, aussi appelé : ATD (Analyse thermique différentielle)

Norme : NF
ASTM
DIN
ISO

Principe :

En analyse calorimétrique différentielle (DSC) et en analyse thermique différentielle


(ATD), les mesures sont effectuées sur une prise d’essai de très faible masse (quelques
milligrammes) que l’on chauffe dans une capsule placée dans un four. Le chauffage
s’effectue à une vitesse contrôlée et pilotée en continu, comprise entre 0,5 et 20° C/min.
Les vitesses couramment utilisées sont 10 et 20° C/min.

Simultanément, dans le même four et dans les mêmes conditions, on chauffe dans une
deuxième capsule, placée le plus près possible de la première, un matériau de référence.
On enregistre, en continu à l’aide d’un dispositif de détection approprié, la différence de
température ou de flux thermique entre le matériau essayé et le matériau de référence.

En analyse thermique différentielle, il y a une seule source de chauffage par capsule. La


variation d’énergie qui correspond à la fusion du plastique est matérialisée sur la courbe
par un pic. On détermine le sommet extrapolé du pic, qui correspond à la température
conventionnelle de fusion ou de transition, différente de la température à l’équilibre.

Il est possible, pour éliminer l’histoire thermique du matériau, d’effectuer une première
montée en température jusqu'à la fusion. On laisse refroidir et l’on recommence en
enregistrant les courbes de variation de température et d’énergie.

Note : lorsque la sonde, située sous la capsule échantillon, ne monte plus en


température, cela signifie qu’il y a un changement d’état, par exemple la fusion d’un
corps cristallin. Cet arrêt momentané a lieu pendant tout le temps de la fusion et est
appelé « chaleur latente de fusion ».

Essais – MS - 05/04/21 38
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Essais – MS - 05/04/21 39
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Essais – MS - 05/04/21 40
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ESSAI THERMIQUE

Analyse thermomécanique (TMA)

Norme : NF
ASTM
DIN
ISO

Principe : Cette méthode sert à mesurer les changements de dimension d’un échantillon
sous une contrainte définie. La conduite précise du programme de température et la
haute résolution de mesure des déformations garantissent des mesures significatives à
l’aide de programmes température / contrainte librement définis. Ceci permet d’obtenir
des informations sur le comportement élastique, le ramollissement, la dilatation et le
rétrécissement.

Essais – MS - 05/04/21 41
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Essais – MS - 05/04/21 42
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