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École Supérieure des Sciences de l'Aliment

et des Industries Agroalimentaires

Présenté par :
 Boulaloua Imene
 Bouzeraib Roumaissa
 Boukhobza Nour El
Houda
 Boughaba Nassira
Année
universitaire :
2020/2021
Le plan de travail :

Introduction ………………………………………………………3
C’est quoi le compostage ?...............................................................3
Quand et quoi ?.................................................................................3
Les conditions ……………………………………………………..4
Les techniques …………………………………………………….5
Explication scientifique ..................................................................7
Utilisations du compost ……………………………………………8
Avantages et inconvénients du compostage ……………………….8
Conclusion …………………………………………………………9
Table des illustrations :

Figure 1: aérer et humidifier le compost. ..................................................................................................................... 8


Figure 2: le compostage en tas. .................................................................................................................................... 8
Figure 3: le compostage en bac. ................................................................................................................................... 8
Figure 4: le compostage simple. ................................................................................................................................... 8
Figure 5 : Test de la poignée. ........................................................................................................................................ 8
Figure 6: aération de tas. .............................................................................................................................................. 8
Figure 7: le mulching. ................................................................................................................................................... 9
Figure 8l :es décomposeurs de matière organique ...................................................................................................... 9
Figure 9: compostage jeune .......................................................................................................................................10
Figure 10: compostage mur. .......................................................................................................................................10
Figure 11: incorporation du compost. ........................................................................................................................10
Figure 12: l'amélioration du sol par le compost. ........................................................................................................10
I. Introduction :
Maintenant, à cause de l’importation, les consommateurs ont accès à plusieurs variétés de
légumes qui sont esthétiquement très bien développés, mais ils ne contiennent presque plus de
nutriments et sont pleins de résidus de pesticides, de plus en plus, les questions de santé
préoccupent la population. Les recherches tendent à prouver que plusieurs cancers sont
causés par l’absorption de produits chimiques.
L’agriculture biologique prend depuis peu un essor considérable, puisque les percées de la
science tendent de plus en plus à prouver que les produits biologiques ont des effets
bénéfiques sur la santé et notre mode de vie, basé sur l’utilisation de produits de synthèse,
aussi du côté économique en remplaçant l’engrais chimique par l’engrais organique peu
coûteux par recyclage des déchets biodégradables (résidus verts, restes alimentaires...), c’est
du compost. Il existe différents types de compostage, mais qui visent tous le même objectif :
diminuer les quantités d’ordures et protection des sols. Néanmoins, il nécessite quelques
petites connaissances, quelques notions simples et un peu d’intérêt pour le monde vivant.
II. C’est quoi le compostage ?
Le compostage est un procédé oxydatif biologique de dégradation et de transformation
aérobie; en présence de l’oxygène des matières fermentescibles; des déchets dans des
conditions contrôlées afin d’obtenir une matière fertilisante stabilisée riche en composés
humiques1; engrais naturel (ensemble des réactions biochimiques), c’est une substance brun
foncé et fragmenté qui sent bon le bois va améliorer la structure du sol. Si l’aération est
suffisante, le compostage s’accompagne avec un dégagement de chaleur et de gaz carbonique
essentiellement2. C’est le résultat direct de l’action de populations microbiennes diversifiées
évoluant en milieu aérobie (Sharma et al.,1997).
III. Quand et quoi ?
L’activité de compostage se pratique à longueur d’année. Le processus de décomposition est
plus actif à partir du printemps jusqu’au moment des premières gelées. La décomposition se
poursuivra alors, mais le processus sera ralenti et même arrêté, surtout dans les composteurs
domestiques, pendant les périodes de grand froid. Effectuer une vidange
du composteur à l’automne. À ce moment, il est très utile de retirer le
compost qui est mûr et de cette façon, on crée de l’espace pour
l’entreposage d’hiver3.
Il est conseillé de ne pas composter certains déchets comme la viande
qui pourrait attirer les nuisibles, ou comme les agrumes qui contiennent
des essences bactéricides qui freinent le travail des bactéries. Dans un
compost, on doit en retrouver les matières azotées; humides et les matières dites
« carbonées »; sèches dans une proportion de 50% chacun, Un déséquilibre peut toutefois
perturber la réaction biologique.

1
Etude et évaluation du compostage de différents types de matières organiques et des effets des jus de composts
biologiques sur les maladies des plantes, Ibrahim El Akram ZNAÏDI (Tunisie), octobre 2002.
2
Composter les déchets organiques, Albert Zegels, Etienne Mommaerts, Vincent Brahy, Réédition 2018.
3
Duplessis, Josée, Nova Envirocom, le compostage facilité, guide sur le compostage domestique, 2006.
Je peux composter Je ne peux pas composter
Les déchets organiques Riche en décomposition4 Matières Attention !!
fertilisantes
 Les légumes Calcium Les collemboles
verts (Famille
 coquilles d’insectes) CaO
d'œufs Bactéries
écrasées
 Fruits Des Sucres
(pastèque) cellulose champignons,
 Céréales Des bactéries et
completes Des  Reste de viandes et de
actinomycètes poisson
 Haricots Par MgO  Huile (gras)
Déchets de
 Epinards magnésium Minéralisation  Os
tables
 Fruits secs  Produits laitiers
 Légumineuses Sulfate ou  Les agrumes
 Céréales Le soufre Les bactéries H2S (dans  Ail
 choux sulforéductrices des zones  Métaux
mal aérées)

Peau de bananes Ver d’Eisenia


Potassium(K) foetida
K2O
Bactéries
collemboles
La plus part des Verre de terre PO4 puis
aliments riche en Phosphore Bactéries H2PO4- et
protéines (P) (Bacillus, HPO42-
Pseudomonas,
Burkholderia…)
 Epluchures Minéralisation NH4⁺ puis
 Marc de café puis oxydation Composées
 Sachet de thé Azote par des avec
organique bactéries carbones et
(N) nitrifiantes sucres
Champignons Peut-être
perdu sous
forme de N2
ou NH3
Déchets de  Pousses
jardin vertes
 Tontes de  Bois traité
gazon Les coléoptères

4
https://occitanie.chambre
agriculture.fr/fileadmin/user_upload/National/FAL_commun/publications/Occitanie/GuidePO_Tome1_chapitre_2.pdf
 Les feuilles Lignine Bactéries Azote,  Charbon de bois
mortes Résine Champignons Carbone  Les excréments d’animaux
 Paille Actinomycètes 
+(% N, P, K, Les végétaux traités
 Branchage Bactéries Mg, Ca…)  Les plantes malades
 Copeaux de Nématodes  Résineux
bois Arthropodes  Les mauvaises herbes avec
 tailles inferieure graines
Annélides

Autres  Cendres de  Matières synthétiques


sortes de bois froides (nylon, plastiques.)
déchets  Serviettes et - Matière  Poussières
mouchoirs en - organique  Papier et carton
papier stable imprimés (journaux,
 Essuie-tout (humus) magazines)
 Bois de palettes(contre-
plaqué)

Les organismes décomposeurs diffèrent selon les étapes de décomposition du tas. Les
bactéries arrivent les premières au cours du processus de décomposition. Les champignons,
les actinomycètes, les protozoaires, les arthropodes et les nématodes prennent ensuite le relais
et terminent le travail avec les résidus plus coriaces. Finalement, les insectes, les vers de terre,
les fourmis, les mouches et les larves de mouches transformeront les nutriments contenus dans
les sols pour les rendre accessibles aux plantes5.

IV. Les conditions :6


La teneur en oxygène : Les micro-organismes aérobies utilisent pour leur métabolisme
l’oxygène contenu dans l’air. Les besoins en oxygène varient au cours de la réaction. Ils sont
assurés par une aération naturelle, où Le compostage aérobie nécessite d’importantes
quantités d’oxygène, tout particulièrement lors du stade initial. L’aération est la source
d’oxygène, et se trouve ainsi un facteur indispensable pour le compostage aérobie. Quand
l’approvisionnement en oxygène n’est pas suffisant, la croissance des micro-organismes
aérobies se trouve limitée, ce qui ralentit la décomposition. De plus, l’aération permet de
diminuer l’excès de chaleur et d’éliminer la vapeur d’eau et les autres gaz piégés dans le tas.
L’évacuation de la chaleur est particulièrement importante dans les climats chauds, compte
tenu des risques plus élevés de surchauffe et d’incendie. Par conséquent, une bonne aération
est indispensable pour un compostage efficace.
L’humidité: L’humidité est nécessaire pour assurer l’activité métabolique des micro-organismes.
Le compost devrait avoir une teneur en eau de 40 à 65 pour cent. Si le tas est trop sec, le
processus de compostage est plus lent, alors qu’au-dessus de 65 pour cent d’humidité, des
conditions anaérobies se rencontrent. En pratique, il est conseillé de commencer le tas avec
une teneur en eau de 50 à 60 pour cent, pour atteindre à la fin du processus, une humidité de
30 pour cent.
Éléments nutritifs : Les micro-organismes ont besoin de C, N, phosphore (P) et potassium (K)
comme éléments nutritifs principaux. Le rapport C/N est un facteur particulièrement important.
5
Duplessis, Josée, Nova Envirocom, le compostage facilité, guide sur le compostage domestique, 2006.
6
Méthodes de compostage au niveau de l’exploitation agricole, R.V. Misra, ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR
L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE, FAO, Rome, 2005.
Le rapport optimal C/N se situe entre 25 à 30 bien que des rapports situés entre 20 et 40 soient
aussi acceptables. Quand le C/N est supérieur à 40, la croissance des micro-organismes est
limitée, et implique une durée de compostage plus longue (carbone difficilement consommable).
Un rapport C/N inférieur à 20 les dégradations sont en revanche très rapides. Le produit plus
compact, présente moins d'espaces lacunaires. L'oxygène est plus difficile à maintenir à un taux
suffisant et les risques de perte d’azote par lessivage ou par volatilisation apparaissent.
L’addition de bois broyé (stocké en hiver) ou de refus de compostage riches en fibres ligneuses
permet de rétablir l'équilibre7, mais l’odeur pourra causer un problème.
Température : La température, qui résulte d’activité biologique. Les micro-organismes
intervenant dans le processus de compostage sont thermophiles (60 °C). Alors que la
température idéale pour la phase initiale de compostage est de 20 à 45°C, par la suite, les
organismes thermophiles ayant pris le contrôle des étapes ultérieures, une température située
entre 50 et 70C est idéale. Les températures élevées caractérisent les processus de
compostage aérobie et sont les indicateurs d’une activité microbienne importante. Les
pathogènes sont en général détruits à 55°C et plus, alors que le point critique d’élimination des
graines d’adventices est de 62°C. Le retombement et l’aération peuvent être utilisés pour
réguler la température.
Teneur en lignine: La lignine est un des principaux constituants des parois cellulaires des
plantes, et sa structure chimique complexe la rend hautement résistante à la dégradation
microbienne. La nature de la lignine a deux implications. Premièrement, la lignine réduit la
biodisponibilité des autres constituants des parois cellulaires, ce qui se traduit Méthodes de
campant âge an niveau de l’exploitation agricole par un rapport recul C/N (rapport entre C
biodégradable et N) plus faible que celui généralement mentionné. Deuxièmement, la lignine
sert d’amplificateur de porosité, ce qui crée des conditions favorables pour le compostage
aérobie. 8
Valeur de pH : Bien que l’effet tampon naturel du compostage permette l’utilisation de
substances dans une large gamme de pH, celui-ci ne devrait pas être supérieur à 8. A des pH
plus élevés, une plus grande quantité d’ammoniac est générée et risque d’être perdue dans
l’atmosphère.
Polyphénols: Les polyphénols comprennent les tannins hydrolysables et condensés. Les
tannins insolubles condensés lient les parois cellulaires et les protéines et les rendent
physiquement et chimiquement moins accessibles aux décomposeurs. Les tannins solubles
condensés et hydrolysables réagissent avec les protéines et réduisent leur dégradation
microbienne et donc les rejets azotés. Les polyphénols et la lignine attirent plus l’attention en
tant que facteurs inhibiteurs Ont suggéré que les teneurs de ces deux substances soient
utilisées pour classer les matières organiques afin d’obtenir une meilleure utilisation des
ressources naturelles au sein de l’exploitation agricole, y compris le compostage.
La porosité: qui correspond aux espaces lacunaires autorisant la libre circulation de l’air dans
les matières en compostage. On considère que ceux-ci doivent occuper de l’ordre de 30 à 40 %
du volume total, ce qui nécessite un bon de fibrage des déchets végétaux (branches et tailles)
et/ou le recours à un matériau structurant .

7
Etude ADEME: "Enquête nationale sur la gestion domestique des déchets organiques ",2008
8
Le compostage, L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), novembre 2015.
V. Les techniques de compostage :

 Les règles pour bien composter :


-Commencer par mettre une première couche de paille ou de broyât permettra une
bonne aération ainsi que la venue de micro-organisme.
-La dégradation est plus facile et plus rapide si les déchets sont broyés ou de
petites tailles.
-Le compost doit être composé à 50% de matière carbonée (sèche) et à 50% de
matière azotée (humide). Figure 1: aérer et humidifier le compost.
-Le compost doit être humide.
-Il est indispensable d'aérer et brasser le compost surtout au début de cycle.

 Le compostage en TAS ou en BAC :

-Le compostage en TAS : consiste à regrouper les déchets directement sur

le sol afin de former un tas d’une hauteur variable (de 0.5m-1.5m en Figure 2: le compostage en tas.
moyenne).
-le compostage en BAC : se présente sous la forme d’une structure, généralement en
bois ou plastique, plus ou moins ouverte sur l’extérieur.
Il existe plusieurs techniques de compostage : 9
Le compostage simple : C’est la manière la plus simple de faire du compost Figure 3: le compostage en bac.

chez soi. Il suffit de mettre au compost les déchets du jardin au fur et à


mesure. Les déchets alimentaires doivent être cependant enfouis en
creusant un trou dans le tas en cours et en les recouvrant ensuite avec de
la terre ou des feuilles. Le conteneur à compost engrange les déchets du
jardin et de la cuisine jusqu’à leur décomposition. Cette méthode prend un à
deux ans pour produire un compost mur. Le compost mur se trouve alors
près du fond du composteur.

Le compostage soigné : C’est la méthode la plus utilisée. Il faut alors Figure 4: le compostage simple.
donner un peu plus de son temps au tas de compost pendant les périodes
de jardinage au printemps en été et en automne. Le tas de
compost chauffe de façon intermittente, parfois après un apport
de déchets de tonte frais. Le jardinier doit retourner le compost et
l’aérer assez souvent avec un outil adapté pour à la fois mélanger
les produits et s’assurer de la bonne oxygénation des organismes
décomposeurs. Le compost doit être aussi humide au toucher
qu’une éponge que l’on vient d’essorer. Vous devez pouvoir
former une boule des produits en décomposition dans votre main mais sans qu’il Figure 5 : Test de la poignée.
s’en échappe de l’eau.
Le compostage contrôlé : Cette technique est rapide, chaude et
active. Elle consiste en un retournement ou un brassage régulier des
matières organiques. Il faut stocker tout d’abord les matières
organiques jusqu’à ce qu’il y en ait suffisamment pour remplir un
composteur. Il faut disposer les différents produits en couches
Figure 6: aération de tas.
9
http://www.agglo-tulle.fr/vie-pratique/collecte-des-dechets/les-bons-gestes/le-compostage?fbclid=IwAR02l4akqUg-
dHVvxNzcJbUvlTEL8KGT3D4MrTv5Nv9Rd9pPJvVgKUX3e6M
régulières de 5 à 10 cm d’épaisseur. Alterner des couches de produits riches en carbone (marron)
avec les produits riches en azote (verts).
En 24 heures les températures vont atteindre 60 à 70°C. C’est le compostage à chaud et il faut
contrôler le processus. Ces températures doivent se maintenir pendant 4 à 7 jours. Quand elles
commencent à baisser, il est temps d’aérer le tas. On effectue cette aération en passant les
produits en décomposition dans le second conteneur. Il faut essayer de transférer les produits du
dessus du premier tas dans le fond du deuxième conteneur pour s’assurer d’une destruction
complète des graines de mauvaises herbes et des germes.
Cela interrompt temporairement le cycle de dégagement de chaleur, mais les températures
vont très rapidement augmenter à nouveau pour un cycle de quatre à sept jours. Ensuite la
température du tas se rafraîchit. Le compost travaillé de cette manière arrive à maturation en trois
mois.
Le mulching : Le mulching est une autre technique de compostage. On apporte
une couche de matières organiques sur le sol. Dans ce cas on ne fait que copier ce
qui arrive sur le sol des forêts où les feuilles et aiguilles tombent au sol, se
décomposent petit à petit et sont ensuite réutilisées par les plantes comme
nourriture. C’est une technique très lente, mais très efficace de compostage.
Figure 7: le mulching.
10
VI. Explication scientifique
Le compost constitue un véritable milieu de vie dont le fonctionnement est influencé par des
conditions particulières, l’oxygénation, la température, l’humidité, les matières nutritives…..etc.
Les êtres vivants qui le peuplent sont des êtres spécialisés qui doivent disposer des conditions
qui leur sont les plus favorables. C’est la raison pour laquelle les variations de température ont
une influence profonde sur la composition de la flore microbienne notamment, et par
conséquent sur le produit final de la dégradation.
1. Les micro-organismes :
Ils sont responsables de l’élévation rapide de la température du compost.
Les bactéries : elles sont toujours présentes dans la masse des déchets organiques et ce dès
le début du processus. Elles restent actives durant tout le
compostage et en particulier à haute température. Elles se multiplient
très rapidement. Cette multiplication rapide et le grand nombre
d’espèces différentes permettent l’utilisation de résidus organiques
“tout venant”.

Les champignons : ils agissent surtout sur les matières qui résistent Figure 8 : les décomposeurs de matière
aux bactéries. Ils ont donc un rôle capital. Les champignons ne organique

résistent pas à des températures supérieures à 50 °C, ce qui


explique qu’on les retrouve plus particulièrement en périphérie du compost.
Les actinomycètes : sortes de bactéries filamenteuses, ils agissent plus tardivement que les
bactéries et les champignons et se multiplient moins rapidement. Ils sont spécialisés dans les
derniers stades du compostage en s’attaquant aux structures plus résistantes comme la
cellulose et la lignine (constituants du bois notamment). A côté de ces trois types de micro-
organismes, on retrouve également dans le compost des algues, des virus, des protozoaires.
2. Les macroorganismes :

10
Composter les déchets organiques, Albert Zegels, Etienne Mommaerts, Vincent Brahy, Réédition 2018.
Ils sont très diversifiés dans le processus du compostage. Les lombrics, par exemple,
agissent au début du processus, sur des éléments peu décomposés. Les grands lombrics
entraînent dans leurs terriers des fragments de feuilles ou même des feuilles entières. Ils
ingèrent ainsi un mélange de débris organiques et leurs excréments constituent un milieu idéal
pour les activités microbiologiques qui conduisent à l’élaboration du compost mûr.
Les principaux macroorganismes du compost sont les vers de terre (grande variété), les
insectes, les acariens, les gastéropodes, les myriapodes, les cloportes….etc.

VII. L’utilisation de compost :11


Il est préférable de ne pas utiliser le composte pur, le mélangé idéal est 1/3 de composte pour 2/3
de terre.
Il existe différentes utilisations de produit selon son degré de maturité et les plantations
concernées.
 Le composte jeune : (6 à 8 mois) convient à une utilisation grossière. Il peut être
épandu en paillage au pied des arbres en toute saison et en couverture de sol à
Figure 9: compostage jeune
l’automne. Il permet de protéger la terre contre le soleil, la pluie, et le vent, et de limiter la
prolifération de mauvaises herbes.
 Le composte mûr : (10 à 12 mois) a un effet amendant et fertilisant. Il possède une
structure grumeleuse comparable à du terreau et dégage une odeur agréable de sous- Figure 10: compostage
bois. Il utilise pour : mur.
 Le jardin potager : Incorporer le compost superficiellement aux 5-15 premiers centimètres
du sol au moment des semis ou des repiquages.
- Apports de 2 litres/m² : ails, oignons, échalotes, pommes de terre.
- Apports de 4 litres/m² : haricots, carottes, endives.
- Apports de 5 à 8 litres/m² : tomates, poivrons, salades, poireaux,
fraisiers, courges, melons.
 Le jardin d'agrément :
-Les plantations : enfouir 20 litres/m² de compost dans le trou de la Figure 11: incorporation du compost.
plantation (mélange ¼ de compost avec ¾ de terre).
- Le gazon : utiliser le même mélange que pour les plantations et
effectuer des apports superficiels de 2 à 5 litres/m² sur les surfaces
engazonnées.
 Les jardinières, les plantes d’intérieur, les fleurs et
le rempotage :
Utiliser du compost tamisé et le mélanger avec de la terre (mélange
¼ de compost avec ¾ de terre). Figure 12: l'amélioration du sol par le compost.
 L'amélioration du sol :12
Sols légers ou sableux : mélanger 20 litres de compost par m² tous les 5 ans.
Sols lourds : mélanger 10 litres de compost par m² tous les 3 ans.

VIII. Les avantages et les inconvénients du compost :

Les avantages :
• Le compostage domestique permet de valoriser une quantité importante de

11
http://www.compostri.fr/wp-content/uploads/2015/07/MemoCI.pdf
12
https://www.rustica.fr/jardin-bio/pourquoi-composter,3141.html.
Matières organiques, ce qui réduit à la source les quantités de matières que les municipalités
devront gérer.
• Le compost améliore la structure des sols en offrant de meilleures conditions d’aération,
d’humidité ou de drainage. Il allège les sols lourds (argileux) et donne du corps aux sols légers
(sablonneux).
• Il favorise l’activité et la multiplication des microorganismes alors que l’engrais nourrit
seulement la plante. Ainsi, les végétaux s’enracinent mieux, ils sont plus
vigoureux et moins sujets aux maladies.
• Le compost est assimilable à 100 % par les végétaux. Les éléments
nutritifs sont plus facilement disponibles, ce qui permet de diminuer
l’utilisation d’engrais minéraux.
. Le compost contient beaucoup d’oligo-éléments
Les inconvénients :

. Demande un entretien régulier et nécessitent un effort et un savoir -faire afin d’obtenir un


résultat adéquat.

.production de boues non négligeable nécessite de traitement ou d’épandage de ces boues qui
engendre une pollution.

.risque d’incendie possible en présence de grandes quantités en présence de matière


combustible.

. Le compostage et un processus beaucoup plus lent.13


. il peut y avoir une mauvaise odeur a cause de (restes de repas ou de fruits gâtés en surface
du compost ; volume trop petit ; manque d’azote …….).

IX. Conclusion :
Le compostage est une méthode d'action accessible au public, un véritable défi pour les
prochaines années en termes d'environnement car c'est un excellent outil économique et il est
loin d'être une simple poubelle.et malheureusement encore inconnue, qui doit être
recommandée au même titre que le tri sélectif qui a été préparé il y a des années et qui semble
porter ses fruits. Mais il faudra beaucoup d'efforts pour réussir sur le plan environnemental.
Cela se fera sur le long terme mais le mieux sera le plus vite, c'est pourquoi nous ne devons
pas perdre de temps et promouvoir immédiatement les idées à notre disposition que nous
pouvons réellement mettre plus ou moins faciles, comme faire du compost dans chaque maison
ou utiliser du compost à des niveaux plus élevés comme Dans l'industrie et l'agriculture.

13
Composter les déchets organiques, Albert Zegels, Etienne Mommaerts, Vincent Brahy, Réédition 2018.
X. Bibliographie
Etude et évaluation du compostage de différents types de matières organiques et des effets
des jus de composts biologiques sur les maladies des plantes, Ibrahim El Akram ZNAÏDI
(Tunisie), octobre 2002.
Composter les déchets organiques, Albert Zegels, Etienne Mommaerts, Vincent Brahy,
Réédition 2018.
Duplessis, Josée, Nova Envirocom, le compostage facilité, guide sur le compostage
domestique, 2006.
https://occitanie.chambre
agriculture.fr/fileadmin/user_upload/National/FAL_commun/publications/Occitanie/GuidePO_To
me1_chapitre_2.pdf.
Méthodes de compostage au niveau de l’exploitation agricole, R.V. Misra, ORGANISATION
DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE, FAO, Rome, 2005.
Etude ADEME: "Enquête nationale sur la gestion domestique des déchets organiques ",2008

Le compostage, L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME),


novembre 2015.
http://www.agglo-tulle.fr/vie-pratique/collecte-des-dechets/les-bons-gestes/le-
compostage?fbclid=IwAR02l4akqUg-
dHVvxNzcJbUvlTEL8KGT3D4MrTv5Nv9Rd9pPJvVgKUX3e6M.
http://www.compostri.fr/wp-content/uploads/2015/07/MemoCI.pdf.

https://www.rustica.fr/jardin-bio/pourquoi-composter,3141.html.

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