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Revue de botanique appliquée et

d'agriculture coloniale

Bibliographie.

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Bibliographie.. In: Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, 17ᵉ année, bulletin n°192-193, Août-septembre
1937. pp. 674-708;

https://www.persee.fr/doc/jatba_0370-3681_1937_num_17_192_5780

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— 674 -^

rouleau, soit également au pied. Une nouvelle couche est disposée


ensuite sur la précédente, en sens inverse, mais toujours longitudina-
lement. Il est bon de ne pas trop tasser la première couche pour
avoir un bon départ de fermentation. On monte ainsi le Crotalaria
couche par couche jusqu'à la gueule de la fosse, en donnant à la surface
une forme bombée. Le silo rempli, on procède à la couverture au moyen
des terres des déblais, en totalité, car un fort tassement est nécessaire
pour chasser entièrement l'air et avoir une fermentation lactique.
Pour la mise en consommation, on enlève la terre de couverture
sur une longueur déterminée par la consommation journalière, en
commençant par la partie la plus basse si le fond du silo est en pente.
La partie de l'ensilage en contact avec la terre est à rejeter ou à utiliser
comme litière, la partie découverte est séparée de la masse par couches
successives au moyen d'un instrument bien tranchant (un daba par
exemple).
Les animaux refusent parfois l'ensilage par suite de son odeur ; on
ajoute un peu de sel à la ration pour le faire accepter au début.
Quand la fosse est entièrement vidée, on procède, avant un nouvel
ensilage, au rafraîchissement des parois et à leur lissage. Une fosse
qui a contenu un ensilage raté doit être abandonnée. P. T.
D'après Bull. mens. Agence icon. A. 0. F., fév. 1937, p. 35-36.

BIBLIOGRAPHIE

Tous
adressés
les ouvrages,
à la Revue
brochures,
seront signalés
articles, ou
tirages
analysés.
à part,

A. — Bibliographies sélectionnées-
7269. Erhart Henri. — Traité de Pédologie, Tome II : Pédologie
agricole, Vol, in-S°, 203 p., 27 fig., cartes ou coupes dans le texte.
Institut Pédologique, 2 rue Saint-Georges, Strasbourg, 1937.
Nous avons signalé l'an dernier [R. B. A., XVI, p. 69) l'apparition du tome I
de cet important ouvrage. Il était consacrée la Pédologie générale ; ce tome II
est relatif aux applications de la Pédologie à l'agriculture. L'A. passe en revue
un certain nombre de points relatifs à l'amélioration des plantes cultivées et
— 675 —

aux rapports des cultures des plantes avec le sol, les fumures, la question des
engrais verts.
La première partie comprenant environ 75 p. est consacrée aux pays
tropicaux en prenant l'exemple de Madagascar. Les principaux paragraphes sont :
sols latéritiques, sols de rizières, sols non latéritiques, recherche d'une
politique agricole, considérations morphologiques, botaniques, physiques et
chimiques, choix et entretien des sols.
La deuxième partie est consacrée à la Pédologie appliquée à l'agriculture
française. Sont passés successivement en revue les chapitres suivants: le
problème de l'expérimentation agricole, la recherche de la fumure rationnelle, la
définition du sol et la cartographie pédologique, l'amélioration des plantes par
le milieu, les expérimentations de l'A. sur les Blés, la dégénérescence
physiologique et la régénérescence par la sélection pédologique. L'ouvrage se
'ermine par une bibliographie et un index alphabétique des matières. Comme le
tome précédent, celui-ci s'adresse aux naturalistes, aux agronomes et aux
simples agriculteurs. On y trouve exposées des vues parfois hardies, toujours
originales.
Avec raison M. H. Erhart remarque que c'est l'étude du sol en place,
l'examen de la végétation primitive qu'il porte, le comportement des cultures, qui
fournissent au pédologue les données les plus précieuses. Dans l'agriculture
coloniale des pays neufs, où l'expérience culturale fait défaut, celui-ci a une
mission importante et fondamentale à remplir. C'est à lui que doit revenir la
tâche de faire la prospection générale des terres et d'indiquer les régions
intéressantes pour les différentes cultures.
« Malheureusement écrit l'A. cette étude agricole fondamentale n'a jamais
encore pu être réalisée en grand dans nos possessions d'outre-mer, soit que la
conquête de ces pays et leur premier outillage datent d'avant l'avènement de
la pédologie, soit que la routine, l'habitude des hommes chargés de diriger
l'agriculture dans ces pays se soient opposées aux tentatives modernes. On a
trop souvent voulu appliquer aux colonies les méthodes métropolitaines, sans
étudier au préalable le milieu particulier dans lequel on opérait, et, hélas, on
a trop souvent eu à enregistrer de mauvais résultats. » L'A. semble voir de
la mauvaise volonté dans ce qui n'est que de l'ignorance. En réalité la
pédologie n'a pas dans nos programmes de recherches scientifiques la place
qu'elle devrait avoir. La plupart des agronomes sont convaincus de son
importance mais bien peu se sont occupés de l'étude du sol dans ses rapports non
seulement avec la composition physique et chimique mais aussi avec la
végétation, avec la microflore, la teneur en eau et en air, le pli, etc., en un mot
avec toutes les données de l'écologie et cela non seulement dans un but de
science pure, mais aussi pour en tirer des données pratiques profitables à
l'agriculture. H faut enfin tenir compte que chacun des facteurs que nous
venons de citer doit être interprété et ne peut être considéré d'une manière
absolue. Ainsi p. 70 l'A. remarque judicieusement que la réaction du sol par
la mesure de pH n'a pas toujours la valeur que certains lui attribuent. « H
n'est, écrit-il, que le produit et l'expression d'une multitude de facteurs ». Et
en empruntant un exemple à Vageler pour deux sols limoneux des Indes,
presque analogues, il montre que c certains sols peuvent avoir le même pli
— 676 —

tout en étant complètement différents dans leur composition et possédant des


aptitudes culturales opposées. »
L'analyse chimique du sol et son interprétation constituent aussi des
problèmes complexes et difficiles.
Dans la deuxième partie M. Erhart montre que l'intervention du pédologue
est également nécessaire pour déterminer les terrains les plus favorables à la
production des semences des différentes variétés d'une plante. « La
multiplication des semences ne devrait pas se faire sur n'importe quel sol, mais
devrait être confiée à des cultivateurs qui possèdent des terrains régénéres-
cenls ».
Chaque variété cultivée a ses exigences de milieu. Si on la transporte dans
un milieu qui ne lui convient pas elle subit une dégénérescence physiologique,
elle ne persiste pas longtemps ; elle est éliminée et remplacée par des variétés
ou des mutations mieux adaptées. Aussi selon l'A. , la variété améliorée
génétiquement, n'a qu'une valeur discutable si on la transporte dans un milieu
différent de celui où elle a été obtenue. Si elle est cultivée plusieurs années
de suite sur un terrain qui ne lui convient pas, et qui est, de plus, mal fumé,
sa matière physiologique subit des modifications piogressives qui lui font
perdre, plus ou moins, ou même complètement, les bons caractères pour
lesquels elle avait été sélectionnée.
C'est à propos des variétés de Blé que l'A. fait cette remarque; nous
pouvons ajouter qu'elle s'applique aussi a quantité de plantes tropicales cultivées
annuelles ou vivaces, ainsi que nous l'avons constaté souvent dans nos
colonies. Aug. Chevalier.

7270. Franc de Ferrière J. — Géologie et Pédologie.


Contribution à l'étude des formations quaternaires de îa plaine d'Alsace.
Vol. in-8°, 157 p., XVI planches. Strasbourg, 1937.
L'A. chef des Laboratoires de la Société des Potasses d'Alsace à Mulhouse
et bien connu de nos lecteurs (Cf. notamment R. B. A., 1933, XIII, p. 30,
224, 295, 671 ; 1934, XIV, p. 492; 1936, XVI, p. 105), a consacré de longues
recherches à l'étude des sols des terrasses rhénanes à couverture de loess en
Haute Alsace, ainsi qu'à celle des divers niveaux alluvionnaires du Rhin. Ces
sols ont été de fidèles enregistreurs de variations climatiques, grâce aux
apports de loess éoliens, d'une part, qui ont fossilisé les sols des périodes
glaciaires et interglaciaires, grâce aux mouvements verticaux continus des sols
alluviaux de la basse plaine, d'autre part, qui ont isolé en talus assez
régulièrement échelonnés les sols des périodes flandriennes post-glaciaires. Les
variations climatiques ainsi étudiées marquent la lutte de deux tendances : 1° la
tendance océanique, ou occidentale qui fait prédominer les régimes
cycloniques, amenant dans la région les pluies génératrices de décalcification et
dont l'empreinte est resiée sous forme de sols de lehms ou de sols bruns plus
ou moins lessivés sur les alluvions des terrasses ; 2° la tendance continentale
ou orientale, celle des régimes anticycloniques dominants marquant le déclin
des périodes glaciaires et caractérisées par de grands dépôts de loess. Lorsque
cette dernière tendance est moins accentuée elle fait naître seulement des sols
noirs à caractères steppiques.
— 677 —

C'est à ces formations quaternaires que l'A. a donné le nom de sols fossiles
caractéristiques de périodes climatiques passées. Les migrations humaines
auraient été jusqu'à une époque récente sous la dépendance des modifications
climatiques signalées par TA.
M. Franc de Perrière résume ainsi son travail :
Toute étude des sols d'une région doit tenir compte à la fois : 1° du climat
actuel, reflet plus ou moins atténué des climats anciens, mais ayant gardé, au
cours des âges, les mêmes tendances relatives : plus ou moins océaniques ou
continentales; 2° de la roche mère, plus ou moins sensible aux influences
climatiques, suivant qu'elle est plus ou moins riche en matériaux tampons, en
particulier en calcaire et en argile; 3° de Vâge géologique des sols, arrivés à
un état de maturité plus ou moins avancé, cet âge étant généralement fonction
de la position topographique (plateau, terrasses alluviales, bas fond, pentes),
et de l'intensité de l'érosion ; 4° de la végétation, dont l'influence sur les sols
est manifeste lorsqu'elle est de durée suffisante ; 5° de l'action de l'homme
qui par le défrichement et le travail agricole, est un des facteurs principaux
de destruction des sols.
Le mémoire proprement dit est précédé d'un chapitre résumant les notions
pédologiques connues et se termine par une importante bibliographie.
Aug. Chevalier.
7271. Gourou Pierre. — Les Paysans du Delta Tonkinois. Elude
de Géographie humaine. Vol. gr. in-8°, 666 p., 48 PI., 7 cartes hors
texte. Paris, 1936. Publie, de l'Ecole française d'Extrême-Orient,
vol. XVII. Thèse de Doctoral ès-lettres.
Le Delta tonkinois est une plaine de 15000 km2, habitée par 6500000 habitants
on compte donc 450 habitants au km2. Cette population ne peut subsister qu'en
acceptant un niveau de vie très bas. L'A. passe successivement en revue le
milieu physique: les sols (appauvrissement progressif des terres), le climat très
complexe, les eaux et leurs dangers (digues, drainages, irrigation), les villages.
Le chapitre le plus important pour nous est celui consacré à l'agriculture
(p. 349-447).
Le Riz qui constitue le fond de l'alimentation est partout l'objet d'une
culture intensive très ancienne (remontant à la préhistoire) ; la technique de cette
culture est cristallisée depuis des siècles et ne saurait désormais être beaucoup
améliorée. Environ 300 variétés sont cultivées ayant chacune des propriétés
particulières.
« Tous les agronomes qui ont étudié ce pays rendent hommage à la
souplesse d'adaptation du paysan et à son esprit d'observation; ils reconnaissent
tous le perfectionnement extrême des techniques agricoles et la difficulté de
les améliorer. Apréi une étude consciencieuse du pays, ils constatent qu'ils ne
sauraient beaucoup mieux faire que le paysan ; bien des pratiques agricoles qui
paraissaient d'abord étranges, sont justifiées par des découvertes récentes de la
science des sols. Les seules modifications que l'on peut apporter aux techniques
agricoles sont des améliorations de l'aménagement hydraulique dont le paysan
n'était pas maître, l'introduction de cultures nouvelles qui ne sauraient
d'ailleurs prétendre à un grand développement, la sélection des espèces, une lutte
plus judicieuse contre les insectes, une plus large utilisation des engrais. Mais
Revue de Bot. Appl. 43
— 678 ■—

il ne faut pas perdre de vue que cette technique tonkinoise, si perfectionnée, a


seulement pour but de faire produire le maximum à la surface cultivée ; elle ne
se donne jamais pour fin d'économiser l'effort humain; celui-ci est dépensé
sans compter, et, de fait, il a une faible valeur... Il est bon de donner une
idée de ce perfectionnement en examinant quelques aspects de la technique
rizicole.
« II existe au moins trois cents variétés de Riz dans le Delta, deux cents de Riz
du dixième mois et cent de Riz du cinquième mois. Ces variétés ne sont pas
employées sans discernement par le paysan ; chacune d'elles a ses qualités
qui la font apprécier dans des circonstances particulières : résistance à la
sécheresse ou, au contraire aptitude à supporter de grandes épaisseurs d'eau,
acceptation des sols pauvres ou résistance à la verse, plus ou moins grande
précocité, tolérance des eaux saumàlres, prédilection pour les terres fortes ou
les terres faibles. Ces qualités sont parfaitement connues du paysan, qui choisit
pour chaque milieu particulier l'espèce qui convient le mieux. Il sait très bien
qu'une espèce précoce est moins productive qu'une espèce à durée normale
d'évolution, et pourtant il ne manque pas quand il redoute l'inondation ou la
sécheresse au moment de la moisson, de planter des Riz précoces ; il y est
aussi poussé par le fait que les Riz précoces se vendent plus cher que les Riz
de pleine saison. Quand un paysan exploite une propriété un peu vaste, il
plante des variétés mûrissant à des dates échelonnées même si les conditions
du milieu ne l'exigent pas ; de la sorte tout son Riz ne sera pas mûr en même
temps et il pourra plus facilement faire face aux très grosses exigences de la
main-d'œuvre de la moisson... Le paysan tonkinois tire du repiquage tous les
avantages possibles grâce à l'adaptation très délicate qu'il a su faire de cette
technique aux conditions du milieu ».
Après la riziculture l'A. passe en revue toutes les autres cultures des
paysans tonkinois : Manioc, Patates, Taros, Canne à sucre, Maïs, Ignames, Millet
d'Italie, etc.. puis les légumes annamKes et les arbres fruitiers. Sur certaines
cultures particulières il donne des renseignements intéressants, par exemple la
culture de YAzolla dans les mares comme engrais vert pour les rizières
(p. 392-393, avec carte des villages qui emploient cet engrais), dans les lais
de mer la culture des Cyperus destinés à assurer le colmatage des terres et la
production des joncs à nattes, etc.
Les cultures industrielles comme celles du Mûrier, du Cotonnier, des
Bambous sont aussi passées en revue.
Les conclusions de l'ouvrage méritent d'être méditées.
€. . . Il ne semble pas que l'on puisse beaucoup améliorer le sort du paysan
tonkinois; l'excessive densité de la population est un mal sans remède... Ces
paysans tirent déjà de leur sol le maximum de ce qu'il peut donner...
L'entreprise la plus utile serait l'arrêt du développement de la grande propriété, et
même la suppression de celle qui existe, au besoin par des lois agraires, afin
d'éviter que les maigres ressources que le cultivateur tire d'une terre trop
étroite ne soient encore diminuées par un fermage.
o L'œuvre qui s'offre aux autorités administratives est donc particulièrement
délicate; dans ce vieux pays, exploité depuis longtemps, de façon intensive, on
ne peut agir qu'avec circonspection. Pourtant si l'action doit s'armer de
prudence, un beau domaine s'ouvre devant elle. Des entreprises sagement con-
— 67Ô —

duites assurent et assureront des améliorations intéressantes mais qui ne


peuvent être que modérées et partielles. Par dessus tout il faut prendre garde de
porter atteinte à la stabilité morale et sociale du paysan à cet ensemble de
traditions et d'usages qui lui permet de supporter un état maiériel
remarquablement misérable. »
Selon nous il faudrait décongestionner le pays, organiser la colonisation des
parties de l'Indochine encore peu habitées. Nous reviendrons un jour sur
ce problème.
Les larges emprunts que nous avons fait au beau travail de M. Gourou
montrent dans quel esprit il est conçu, avec quel sens des réalités il a été élaboré.
11 serait grandement désirable que des monographies analogues s'élaborent
exposant l'état de l'agriculture paysanne dans toutes les parties de notre empire
colonial.
On y verrait plus clair et on comprendrait mieux la diversité des problèmes
qui se posent à nous. On verrait que presque partout existe une civilisation
paysanne traditionnelle avec ses techniques millénaires souvent fort bien
adaptées au milieu. On ne devrait y toucher qu'avec la plus grande
circonspection. Aug. Chevalier.

7272. Combes Raoul. — La vie de la cellule végétale. III.


L'enveloppe de la matière vivante. Vol. in-16°, 216 p., 26 figures dans le
texte. Paris, 1937 (Collection Armand Colin). ~ Prix br. 13 fr.
Le troisième volume de « la Vie de la cellule végétale » qui vient de
paraître termine un ouvrage dont le but était une mise au point de l'état actuel de
nos connaissances sur la structure et le fonctionnement de l'élément cellulaire
chez les végétaux. La matière vivante avait fait l'objet du premier volume,
les enclaves en suppression dans cette matière vivante étaient examinées dans
le second; il restait donc à traiter de l'enveloppe de la matière vivante ; c'est
ce que s'est proposé l'A. de ce troisième volume. Plusieurs chapitres de cette
partie concernant la structure et la physiologie cellulaire ont fait au cours
de ces dernières années d'importants progrès et certains sont encore en active
évolution, par exemple ceux qui concernent la structure physique de la matière
membranaire. la constitution chimique de la cellulose et des composés pecti-
ques, les hormones de croissance, la biochimie des résines, etc. Il était utile
de metîre au point l'état de ces questions.
11 faut louer M. Combes, professeur à la Sorbonne, d'avoir eu la volonté
d'accomplir ce travail si utile pour l'enseignement et même pour le progrès de
la science. A notre époque de spécialisation à outrance dans les diverses
branches de la science on a trop tendance à perdre de vue les faits généraux déjà
acquis et si de temps en temps une synthèse de ces faits n'était pas mise à la
portée non seulement des étudiants, mais même des chercheurs de
laboratoire la science botanique arriverait peu à peu à se dissocier et à n'être plus
qu'un domaine réservé, exploité par quelques spécialistes, et où les botanistes
en général, les agronomes, les forestiers, en un mol tous ceux qui s'intéressent
à la science des piantes, au sens le plus large, Uniraient pas perdre de vue
l'état actuel des progrès de toutes les branches de la science qui les attire. Nos
anciens comme Adanson, Mjrbel. Van Tieghem avaient des vues plus larges.
— 680 —

Nous nous réjouissons de voir le savant A. de « l'Histoire de la biologie


végétale en France » nous apporter cet essai de synthèse qu'il faudrait poursuivre
pour toutes les branches de la botanique pure et appliquée.
Aug. Chevalier
7273. Waibel Leo. — Die Rohstoffgebiete des tropischen Afrika.
(Géographie économique de l'Afrique tropicale). Leipzig. Bibliogra-
phisches Institut. Vol. in-8°, 424 p., 20 cartes, 1937.
L'A. professeur de Géographie à l'Université de Bonn, passe en revue les
principales productions de l'Afrique tropicale en les groupant par régions.
L'ouvrage paraît avoir été écrit surtout pour renseigner le public allemand
sur les revendications en vue d'obtenir des colonies.
La documentation présente parfois de sérieuses lacunes, l'A. s'étant borné à
dépouiller certaines publications et pas d'autres.
On glanera cependant quelques indications utiles sur les ressources
végétales de l'Afrique tropicale, dans cet ouvrage qui est surtout une compilation
écrite hâtivement. Une bibliographie de 295 numéros termine l'ouvrage.
A signaler une carte originale curieuse (d'après C. Troll et R. Schottenloker)
montrant en Afrique orientale la densité de la population indigène par régions,
et les zones inhabitées stériles. La carte de la végétation est pour les contrées
que nous connaissons en grande partie fantaisiste. Aug. Chevalier.

7274. Scaetta H. — Contribution à l'étude des climats des sols


tropicaux,! br., 16 p., extrait de la Météorologie, 6, 1936, p. 551-546.
Dans ces dernières années, les podologues ont reconnu l'existence d'un
climat du sol distinct du climat atmosphérique bien que lui étant subordonné.
Cette notion a été précisée au cours des derniers congrès internationaux de
pédologie; on admet même que l'intensité avec laquelle son influence s'exerce
est la déterminante première de l'âge du sol qui de ce fait est indépendant
dans une large mesure du temps écoulé.
L'A. dont nous avons déjà à plusieurs reprises signalé les travaux (R.B.A., 1935,
XV, p. 288 et 1936, XVI, p. 1014) fait remarquer que l'influence de la
végétation sur le climat biologique et sur ie climat du sol paraît plus considérable
dans la zone inlertropicale à cause de l'exubérance et de l'extraordinaire vatia-
bilité des peuplements ; il ajoute qu'il y a un parallélisme indéniable entre la
variation des peuplements végétaux et la variation des types du sol.
Les multiples phénomènes physiques, chimiques et biologiques d'un
horizon (éluviation et illuviation, variation du pH. modification structurale,
sélections diverses dans la microflore) s'accomplissent certainement sous l'action
d'un microclimat particulier.
La liaison étroite des trois éléments : climat du sol, climat végétal
(bioclimat) et climat atmosphérique (macroclimat) apparaît évidente.
Le climat du sol appartient à la micro-météorologie (et à ses méthodes
spéciales d'investigation) quand son étude est appliquée à un type de sol
déterminé ou à des profils particuliers.
L'A. résume les résultats de quatre années d'observations ininterrompues de
1928 à 1931 sur quatre types de sols choisis dans des régions très différentes
~ 681 —

par leur climat et leur topographie. Il en donne les analy es physico-minéra-


logiques et chimiques. J. C. J.

■*- — Agriculture générale et produits des pays tempérés.

7275. Fahmy I. — The European Corn Borer. Pijrausta nubi-


lalis Hubn. a major Pest of Maize hi Egypt (Le Pyrausta nubilalis
en Egypte). Rev. appl. ent., 1037, XXV, p. 329. D'après Bull.
Soc. R. ent Egypte, 1936.
La Pyrale du Maïs, Pirausta nubilalis H. G. est abondamment répandue
en Basse-Egypte et dans la partie ISord de la Haute-Egypte. Dans la région
côtière au voisinage d'Alexandrie et de Damiette, presque tous les pieds sont
parasités et il n'est pas rare de trouver 7-24 borers dans un même chaume.
L'Insecte a quatre générations par an s'échelonnant de mai à septembre. Il
semble que le nombre de générations se trouve en relation avec le nombre de
mois dont la température moyenne est au moins de 46°G. Le3 chenilles
entrent en hivernage au mois d'octobre. W. R.

7276. Bora»io L. — I succedanei nella Panificazione (Emploi des


succédanés dans la panification) 2e Edit., revue et augmentée 1937,
98 p. Station expérimentale de Riziculture. Vercelli.
L'usage des succédanés dans la panification constitue un problème d'un
grand intérêt politique et économique en particulier pour les nations
importatrices de Blé. La qualité du succédané a une importance capitale pour le succès
de l'opération. Il faut écarter les produits de faible valeur alimentaire comme
les Riz trop travaillés, l'Orge et les Légumineuses ; en outre le pourcentage de
farine étrangère à incorporer doit être peu élevé (5-10 %).
Le succès de la panification mixte dépend aussi de la nature de la farine
employée; seuls les Blés de force normale et mieux de force élevée permettent
d'obtenir de bons résultats. W. R.

7277. Kozlowski A. — Soil conditions in relation to little leaf


or rosette of fruit trees in California. (Influence de la composition
dessols sur !a Rosette des arbres fruitiers). (Rev. appl. myc,
1937, XVI, p. 259. D'après Phytopathology, 1936.
La maladie de la Rosette caractérisée par un groupement anormal des
feuilles s'observe assez fréquemment chez les arbres fruitiers cultivés en
Californie ; elle e.st parfois provoquée par divers Champignons mais d'ordinaire
elle résulte d'une mauvaise constitution du sol. Il semble que l'absence de
zinc contribue pour une grande part à l'appariiion de la maladie car le
traitement des arbres par le sulfate de zinc a un effet curatif très marqué. Ce sel
entre autres propriétés a une action sur les matières colloïdales et modifie
le pli. W. R.

7278. Gowui t F. F. — Apple leaf structure as related to position


— 682 —

. of the leaf upon the shoot and to type of growth (Modifications de la


structure des feuilles de Pommier selon leur situation sur l'arbre).
Exp. stat. rec, 1937, LXXVI, p. 794. D'après Asner. Soc. Hort.
Sci. Proc, 1935.
La structure des feuilles chez le Pommier varie selon l'A., non seulement
sur des rameaux différents, mais aussi sur le même rameau.
Les rameaux de charpente possèdent des feuilles plus épaisses et plus
grandes que celles des rameaux à fruits; d'autre part, les feuilles de
l'extrémité d'un rameau ont toujours un tissu en palissade plus développé que celles
de la base et des stomates pins nombreux. W. R.

7279. Kertesz Z. I. — Apple thinnings as source of pectin (Les


produits de la taille des Pommiers comme source de pectine). Exp.
stat. Rec. 1937. LXXVI, p. 745. D'après Farm Res., 1937.
Certains fruits comme la Cerise, l'Ananas, ne renferment pas de pectine,
aussi pour les convertir en gelée il faut en incorporer (R. B. A., 1922, II,
p. 528) .
D'après l'A., on peut obtenir à bon compte du sirop de pecline en traitant
à froid par [Ici à 0,5 o/o les produits de la taille des Pommiers. L'extraction à
l'aide de l'eau chaude donne également de bons résultats. W. R.

7280. IVeiswHii<lei*R. B. — Oriental fruit moth investigations in


Ohio II (Le ver des fruits dans la province de l'Ohio), 1 br., 30 p.
Ohio Agric. Exper. Stat. Juin 1936.
L'époque d'apparition des insectes varie avec la température, mais
correspond en général avec la floraison des Pêchers. Sur le sol des vergers on
trouve une quantité de cocons d'hivers et de cocons d'été. 11 n'y a pas des
vers que dans les fruits, il y en a également dans les jeunes rameaux de
Pêchers, de Pommiers et de Cerisiers et dans les bourgeons d'un Rosier.
La mortalité des vers est faible au début, elle passe par un maximum au
milieu de la saison puis décroît de nouveau.
Les meilleurs traitements consistent en mélanges à base d'huile et de
nicotine. On a lâché 25 000 Macrocentrus ancylivorus qui se sont multipliés
rapidement et ont certainement donné un résultat ; on a introduit en outre
8 espèces de parasites étrangers dont plusieurs attaquent également la «
ragweed borer » et le « leafroller » du Fraisier qui sont très répandus dans
l'Ohio; ces espèces pourraient donc survivre dans les périodes ou les vers des
fruits sont peu abondants. J. C. J.

7281. Hutchins L. M., Hotline E. et Thornberry H. —


Peach mosaic. Its identification and control (Mosaïque du Pêcher.
Identification et moyens de lutte.). 1 br., 48 p., Dept. Agric-
Washington, mars 1937.
La mosaïque du Pêcher a été signalée pour la première fois au Texas et au
Colorado en 1931, on ne l'a rangée dans les maladies à virus qu'en 1932.
— 683 —

Aujourd nui, cette maladie s'est également répandue en Californie, dansl'Utah,


le Nouveau Mexique et l'Arizona.
Les symptômes varient suivant les variétés de Pêcher. Cependant, on noie
toujours ceux qui suivent : chute prématurée des fleurs; retard de la
feuillaison; panachure et enroulement des feuilles; rameaux anormaux; fruiis de
mauvaise conformation.
La maladie se transmet par le greffage, mais non par l'irrigation ou la (aille.
On n'a pu encore découvrir toutes les plantes-hôtes de la maladie (un
certain nombre de Prunus y semblent assez sensibles), ni l'insecte vecteur. Tous
les moyens qu'on a tenté de mettre en œuvre pour arrêter le développement
de la maladie : méthodes culturales, applications d'engrais, pulvérisations ou
fumigations, n'ont jusqu'à présent donné aucun résultat. Le seul moyen efficace
est de supprimer tous les arbres malades et de les remplacer par des arbres
sains.
Il faut noter que cette maladie n'entrave pas le développement végétatif et
ne tue pas les arbres; elle réduit simplement, d'une façon importante, la
valeur commerciale de la récolte. P. T.

7282. Anonyme, — Protection des Orangers à Tahiti. Bull.


Chambre cfAgric. Etab. franc, de l'Océanie, 1937,8, p. 365-366.
A Tahiti, la plupart des Orangers dépérissent parce qu'atteints par la fuma-
gine et rongés par les cochenilles. Il y a quelques années, les Orangers
poussaient jusque sur le bord de la mer, aujourd'hui il faut aller au fond des
vallées éloignées pour en trouver. La Chambre d'Agriculture craint avec juste
raison que d'ici une dizaine d'années les Orangers n'aient complètement
disparu, s'ils ne sont traités le plus tôt possible.
De nombreux essais de traitement pour la lutte contre les Cochenilles et la
fumagine ont été faits, tant par le Service de l'Agriculture de la Colonie que
par divers particuliers. Les résultats obtenus sont très satisfaisants. Il faut
encourager les propriétaires de vallées à Orangers en leur distribuant des
produits pour enrayer la maladie; il serait souhaitable également de créer des
pépinières et de donner ou de vendre à un prix très réduit les jeunes pieds
d'Orangers à ceux qui voudraient créer de nouvelles plantations.
J. C. J.
7283. iMerschanian A. — Anatomisches Verfabren der Bestirn-
mung der Widerstandsfahigkeit von Rebblastern gegen die Pero-
nospora (Méthodes anatomiques permettant de déterminer la
résistance des feuilles de Vigneau mildiou) [Plant breeding abstracts
1937, VII, p. 336. D'après Weinland, 1936.
On sait que les variétés de Vignes présentent des degrés variables de
résistance à l'attaque du Mildiou. Il semble d'après TA. que l'immunité dont
jouissent particulièrement les variétés américaines soit due à une conformation
spéciale de l'épiderme inférieur des feuilles.
Chez ces variétés la cuticule forme, au voisinage des stomates, des plis
d'autant plus nombreux que la plante offre une plus grande résistance au Mildiou.
W. R.
— é84 —

7284. Boubelier R. et Hudault E. — Un dangereux parasite


de la Vigne au Maroc Dorysthenes forficatus F. (Col. Ceramb.).
Rev. appl. entom., 1937, XXV, p. 357-358. D'après Rev. zool.
agric. de Bordeaux, 1936.
Le Doryslenes forficatus F., un Gerambycide dont la larve vit aux
dépens des racines du Palmier nain (Chamœrops humilis), cause depuis
quelques années des dégâts importants dan? certains vignobles. Les jeunes
vignes, plantées dans des terrains précédemment occcupés par des Palmiers
nains, périssent en grand nombre.
Le seul remède consiste à arracher les pieds de Vigne en voie de flétrisse-
ment et à rechercher les larves qui se trouvent à leur base. W. R.

7285. Casella D. Injerto del Olivo sobre lila comun (Syringa


vulgaris L.) (Greffe de l'Olivier sur le Lilas). Anales Soc. Rur.
Argentina, 1937, 3, p. 225-227.
Depuis 1929, l'A. poursuit des recherches sur la greffe de l'Olivier dans le
but d'obtenir des arbres à plus courte période de végétation (ce qui diminue
les risques des attaques de maladies et de parasites) et à meilleur
rendement, à la fois au point de vue quantitatif et qualitatif.
L'Olivier peut se greffer sur un certain nombre de genres voisins des Oléa-
cées; l'A. a obtenu de bons résultats en utilisant comme porte-greffe le Lilas
commun. La greffe n'offre pas de difficultés, et, dès la seconde année, l'Olivier
entre en fructification. On obtient environ 83 °/o de réussites, et l'A. indique
que le rendement des sujeîs greffés est satisfaisant, que la qualité des olives
au point de vue huilerie est bonne, mais que malheureusement les Oliviers se
montrent aussi sensibles aux attaques des maladies et des parasites. P. T.

7286. Dragavtsev A. P. — (Acclimatation du Figuier aux


régions Septentrionales). Soviet Subtropics, 1937, 5, p. 40-46.
Dans les régions où le Figuier souffre du froid, l'A. préconise de lui donner
soit une forme à deux branches soit une forme buissonnante et de tailler
court chaque automne. Cette méthode ne diminue pas sensiblement le
rendement, mais les branches ne portent que peu de fruits de Printemps (à Sochi
la récolte de printemps n'est que de 2 à 3 % de celle d'été).
Les Blastophages ne subsistent pas ; aussi ne faut-il acclimater que des
variétés chez lesquelles la capriflcation n'est pas nécessaire. J. G. J.

7287. Negterenko P. A. et Goodkov I. E. — (Plantes à eugé-


nol). Soviet Subtropics, 1937, 5, p. 74-75.
En U. R. S. S. la source industrielle de l'eugénol est une Rosacée : Colluria
gevides qui croît à l'état spontané dans les Monts Altaï.
L'A. a examiné quelques autre plantes à eugénol ; il a réuni au jardin
botanique de Nikitsky et étudié les diverses formes û'Ocimum gratissimum
importées de Suède, Allemagne, Dannemark, Abyssinie, France, Hollande et
Espagne. J. G. J.
— 685 —

7288. Oabers Fr. et Woke P. A. — Digestive enzymes in the


Southern Army worm (Enzymes digestives de la chenille du Pro-
denia eridanca). Journ. Agric. Res. 1937, LIV, p. 547-550.
La chenille de « I'Army worm ». (Prodenia eridanca Cram.) cause de
grands dégâts dans les cultures maraîchères du Sud des Etats-Unis. C'est
une mangeuse de feuilles, aussi ses glandes digestives sécrètent des enzymes
ayant la propriété de transformer les tissus foliaires en substances
assimilables.
Les A. ont décelé parmi les enzymes de l'amylase, du maltase, du glycogé-
nase, de l'invertase, de la trypsine, de l'érepsine, de la lipase et de la remine.
W. R.
7289. Darling H. M. — A study of scab resistance in the potato
(Résistance à la galle chez la Pomme de terre). Journ. Agric.
Res., 4, 1937, p. 305-317.
Le manque de méthodes de lutte contre la galle de la Pomme de terre a
conduit à chercher des variétés résistantes.
Des seedlings hybrides ou non ont été cultivés sur un sol infesté; on en a
découvert de résistants dans chaque groupe. Les variétés immunes
transmettent leur résistance à leur descendance, celles qui ne le sont pas ont dans leur
descendance des plantes susceptibles et d'autres résistantes.
H est possible que l'infection arrive par les stomates bien qu'on n'ait pas
trouvé des diftérences entre ceux des seedlings résistants et des autres.
Les lenticelles semblent être le principal point d'infection, ceux des
seedlings résistants sont plus larges, leurs cellules plus rondes et plus lâches.
Chez les seddlings résistants le périderme se subérifieplus tôt et la subérifi-
cation s'étend plus loin dans les lenticelles, ce qui constitue une meilleure
protection contre l'infection des méristèmes. J. C. J.

7290. Smith Ora. — Influence of storage température and


humidity on seed value of Potatoes. (Influence de la température et de
l'humidité sur les facultés germinatives de la Pomme de terre).
1 br., 31 p., New- York, 1937.
Conservés dans des locaux où l'humidité est faible les tubercules donnent
des pousses longues mais peu nombreuses. Les différences d'humidité et de
température dans les locaux où l'on conserve les Pommes de terre influent
assez peu sur la rapidité avec laquelle elles lèvent.
Les tubercules conservées à des températures élevées sont celles qui
donnent le plus grand nombre de tiges par unité, ainsi que le plus grand nombre
de Pomme de terre par pied et les plus grosses.
Les mêmes méthodes de conservation ne donnent pas toujours des résultats
identiques avec les différentes variétés.
Dans les endroits ou on obtient de bons rendements en plantant de bonne
heure il faudrait conserver les tubercules à une température élevée de façon à
avoir une germination aussi avancée que possible au moment de planter. Au
contraire si c'est en plantant tard qu'on obtient les meilleurs rendements il
— 686 —

faut empêcher la germination en conservant les tubercules à basse


température. J. C. J.
7291. Trotter A. — La « maculazione ad anûllo » nelle foglie
del Tabacco. (La tache en anneau chez les feuilles de Tabac).
Boll. teen, del R. Istituto Sperim per le Coltivazioni dei Tabac-
chi, 1937, XXXIV, p. 51-59, 6 planches.
La tache en anneau ou Ring spot est, on le sait une maladie à virus très
répandue dans les cultures de Tabac du Nouveau Monde (R. B. A. 1932,
XII, p. 507; . On l'observe parfois en Italie où elle affecie un certain nombre
de variétés appartenant aux types Hovana, Virginia et Maryland.
Une espèce d'introduction récente, le Nicotiana lomentosa est
particulièrement sensible à l'infection. W. R.

7292. Bennet C. W. — Correlation between movement of the


curly top virus and translocation of food in Tobacco and Sugar
Beet (Les migrations du virus du curly top chez le Tabac et la
Betterave en liaison avec la conduction des aliments). Journ.
agric. res., 1937., LIV, p. 479-502.
La maladie du Curly top du Tabac et de la Betterave est propagée, comme
on sait, par le Jasside Eulellix tenella Baker (R. B. A., 1925, V, p. 320).
Le virus introduit par l'Insecte vecteur s'accumule dans le phloème et ne se
trouve qu'en très faible quantité dans les autres tissus ; en mélange avec la
sève élaborée il circule comme elle dans le corps de la plante. D'après les
observations de l'A. il suffit de 24 jours pour qu'une plante venant de germer
soit totalement infectée. Chez une plante adulte on estime que le virus
parcourt environ 25 cm. en 4 heures. La rapidité de transmission est plus grande
de haut en bas que de bas en haut. W. R.

7293. Fulton R. A. et H«*son H. C. — The adsorption,


absorption and Translocation of Derris constituents in Bean Plants
(Adsorption absorbtion et migrations des constituants du Derris) Rev.
appl. entom. 1937, XXV, p. 287-288. D'après Science, 1937.
Les constituants des poudres de Derris et de Cubé en suspension dans l'eau
sont d'après les A. fixés par les membranes épidermiques des végétaux puis
absorbés.
Lorsque ces produits ont pénétré dans le corps des plantes ils peuvent
cheminer jusque dans les régions en voie de croissance qui de ce fait sont moins
sujettes à l'attaque des parasites. W. R.

7294. Richardgon N, A. — Wood preservatives (Substances


utilisées pour protéger les bois). 1 br., 13 p., Forest Products Res.
Rec, n° 17, Londres.
Les produits chimiques qu'on a tenté d'utiliser pour préserver les bois sont
nombreux. Peu ont trouvé d'applications générales car peu ont donné complète
— 687 —

satisfaction. Les qualités qu'on exige des substances de protection des bois
sont nombreuses : toxicité vis-à-vis des insectes et des champignons, durée
de l'action, bon marché, pénétration suffisante dans le bois, non-toxicité pour
l'homme et les animaux, non inflammabilité, et ne sont pas souvent réunies
dans le même corps.
L'A. range ces produits chimiques en trois groupes :
1. Substances de protection du type des huiles lourdes : créosote, goudrons
de houille, créosote extraite des goudrons de bois ou des goudrons de gaz à
l'eau, huiles lourdes.
2. Substances de protection solubles dans l'eau : chlorure de zinc (solution
de 3 à 5 %) ; fluorure de sodium (2 à & o/o) ; silico-fluorure de magnésium
(a l'inconvénient d'attaquer les métaux) ; sulfate de cuivre ; chlorure de
mercure et sels d'arsenic (toxiques pour l'homme et les animaux).
3. Substances de protection solubles dans un solvant volatil. Ce sont des
substances chimiques, dissoutes dans un solvant volatil, qui disparaît, laissant la
substance dans le bois. Les substances qu'on a expérimentées sont surtout les
sels de zinc et de cuivre des acides organiques : naphtalique, abiétique,
oléique ; des phénols tel le naphtol B.
Il est difficile de faire' un choix parmi ces produits. On peut dire
simplement que les substances du premier groupe sont à conseiller pour les bois
utilisés à l'extérieur (bateaux, ponts, traverses de chemin de fer); que celles
du second groupe peuvent servir pour les bois utilisés à l'intérieur (maisons,
dépendances des fermes) et que celles du troisième groupe sont en général à
rejeter car elles sont trop dispendieuses. P. T.

7295. Samsoniya K. P. — Sur la nature de l'influence des


carbonates sur le charançon de grenier (Calandra granaria L.) Rev.
appl. entom., 1937, XXV, p. 279. D'après Bull. Soc. Nat.
Moscou, 1936.
Les procédés de destruction de la Calandre du Blé sont nombreux mais peu
donnent des résultats satisfaisants; il semble cependant d'après l'A. que le
poudrage des grains à l'aide de carbonate de calcium ou de carbonate de
magnésium les met à l'abri des attaques du parasite. Ces sels absorbés par la
Calandre dégagent du CO2 en présence des acides sécrétés par l'appareil
digestif ; le gaz en s'aocumulant à l'intérieur du corps détruit les organes
essentiels et au bout de quelques jours l'insecte succombe. W. R.

7296. Lazarov A. V. — Oxytelus sculpturatus Grav. (Col.


Staphylinidae) a new Tnsect Pest of cultivated Plants. (Sur un
nouveau parasite des plantes cultivées). Rev. appl. entom., 1937, XXV,
p. 280. D'après Sta. Reçh. Anim. Fac. agron. for 1936.
Un Staphylinide : Oxytelus sculptnralus Grav. qui jusqu'à présent n'avait
pas été considéré comme nuisible aux cultures s'est révélé comme tel en
Bulgarie.
L'Insecte parfait cause d'assez graves dommages aux plantes cultivées sous
chassis (Piment, Concombre, Melon etc )
— 688 —

Les pulvérisations ou les fumigations d'extraits de Tabac permettent de


lutter efficacement contre le parasite W. R.

7297. De Wildeman E. — A propos des plantes contre la lèpre


(Crinum sp., Amaryllidacées). 1 br., 58 p., Bruxelles, 1937.
Un grand nombre de plantes tropicales ont été signalées comme capables de
guérir la lèpre (voir notamment B. B. A., 1924. IV, p. 332 339, 1932, XII,
p. 451-453); la plupart sont tombées dans l'oubli. L'A. préconise une étude
approfondie de toutes les médications végétales employées dans la lutte
antilépreuse, en particulier des huiles de Chaulmoogra, la création au Congo belge
d'une station analogue à notre Institut central de la lèpre de Bamako, l'étude
approfondie des procédés de thérapeutique indigène et la vérification des
propriétés médicinales accordées à certaines plantes.
Des plantes du genre Crinum ont été utilisées autrefois pour guérir les plaies
occasionnées par les flèches empoisonnées, elles ont en outre des propriétés
émétiques. Leur alcaloïde ou lycorine est peut être l'agent actif.
Enfin de nombreuses Amaryllidacées sont passées en revue avec mention de
leurs propriétés médicinales. J. de Janvry.

7298. Setilenker G. — Die Wuchsstoffe der Pflanzen. (Les


substances de croissance des plantes). 1 vol. in-8°, 112 p., 32 fig. dans
le texte. J. F. Lehmanns éditeur, Munich, 1937. Prix broché 3. 60
R. M. ; relié 4. 50 R. M.
11 y a quelques années Went a mis en évidence le rôle considérable que les
substances de croissance (auxinea, auxine p, hétérauxine, etc.), jouent dans
la nature. Depuis les recherches de Went de nombreux biologistes ont étudié
les modes d'action de ces substances ; tous s'accordent à reconnaître qu'elles
sont aussi nécessaires à la vie des plantes que les aliments proprement dits.
Il est maintenant établi que la formation des racines, l'activité des assises
général rices et un grand nombre d'autres phénomènes biologiques ont partie
liée avec ces substances; leur présence dans les carcinomes laisse même
préjuger qu'elles contribuent pour une bonne part à la genèse des néoplastes chez
chez les animaux et chez les végétaux.
L'ouvrage que vient de publier M. G. Schlenker contribuera sans aucun
doute à élargir nos connaissances sur la physiologie des plantes. W. R.

7299. Boas DrF. — Dynamische Botanik. (Botanique dynamique).


1 vol., 188 p., 64 fig., J. F. Lehmanns éditeur. Munich-Berlin, 1937,
Prix : broché : 9 R. M , Relié : 10. 20 R. M.
Important travail conçu sur un plan nouveau et qui constitue une excellente
mise au point pour certaines questions actuellement à l'ordre du jour.
L'A. étudie drabord le mécanisme des transformations subies par la matière
vivante. Il insiste ensuite sur la biochimie des plantes, le rôle des saponines
ainsi que sur l'action des levures et des substances de croissance. Plusieurs
chapitres sont consacrés, à l'influence del'éclairement sur la végétation et aux
échanges des substances minérales.
Un chapitre intéressant a trait aux propriétés antiputrides ées Renoncules,
propriétés attribuées à la sécrétion d'un principe appelé anémonine.
Par suite de la diversité des sujets traités l'ouvrage du Dr Fr. Boas s'adresse
aussi bien aux biologistes qu'aux chimistes et aux agriculteurs. W. R.

7300. Heim R. — Gomment organiser la lutte contre les maladies


des plantes cultivées dans les colonies françaises? 1 br., 11 p.,
Communie. Ac. Se. Col., Paris, 1937.
L'A. évalue à 15 milliards de francs pour l'ensemble des colonies françaises
la perte brûle annuelle résultant des dévastations causées parles champignons
parasites seulement. Il passe en revue plusieurs maladies cryptogamiques
importantes du Maroc et de Madagascar, et les moyens de les combatire: le
bayoud des Dattiers du S Marocain a comme agent le Fusarium albedinis ; sa
propagation est liée à des pratiques défectueuses ou inutiles de taille et à des
blessures accidentelles. La méthode pour l'enrayer consisterait à répandre parmi
les indigènes la pratique du goudronnage d"S plaies. La pourriture de la hampe
des Bananiers dont nous avons parlé à plusieurs reprises (R. B. A., 4936,
XVI, p. 52-53) dépend avant tout des conditions de récolte et de transport.
L'apoplexie du Giroflier fait de gros dégâts à Madagascar, son organisme est
encore mal connu. Les maladies des Albizzia de Madagascar ont également été
traitées dans notre revue (R. B. A., 1937, XVII, p. 405 412).
La lutte contre de telles maladies dont les organismes sont très variés pose
aux colonies des problèmes de transport, des problèmes agronomiques et de
recherches purement biologique, enfin des problèmes d'ordre thérapeutique et
génétique. En France, en 1934, la lutte insecticide et fongicide a coûié
200 millions de francs dont 120 millions s'appliquent au sulfate de cuivre et
30 millions aux arséniates. Dans la France d'Outre-Mer tout est à organiser.
Il n'existe pas de corps de phytopathologisles; on peut fixer à 10 le nombre
de jeunes chercheurs pour toutes nos colonies contre 130 dans l'empire
britannique extra européen.
M. Heim constate la quasi inexistance de l'organisation coloniale phytopatho-
logique et conclut en suggérant la création d'un vaste organisme, d'un réseau
dont la direction scientifique se trouverait à Paris, dont les équipes de
réalisation pratique seraient régionales et soumises à l'autorité de nombreux phyto-
pathologistes coloniaux. J. de Janvry.

C — Agriculture, Produits et Plantes utiles des Pays tropicaux.

7301. Aibraev N. S. — [Croisements de Sudan Grass et de


Sorgho]. Herbage Abs., Mars 1937, p. 12. D'après Selek Semenovod ',
1936.
La Kinelsk Station dans la région d'Orenburg s'est beaucoup occupée depuis
1933 del 'A ndropogon Sorghum var. sudanensis. En 1935 elle en avait obtenu
45 foi nies dont 27 pures.
Les croisements du Sudan Grass avec le Sorghum, ont donné des formes de
bonne qualité fourragère, en particulier pour l'ensilage.
— 690 —

La meilleure variété de Sorghum pour ces croisements est VEarly Amber


qui possède des qualités remarquables pour l'ensilage, elle est supérieure même
au Maïs car sa résistance à la sécheresse est plus grande.
Les croisements tfEarly Amber et de Sorgho à balai sont particulièrement
intéressants, ce dernier est en effet une forme vigoureuse qui donne de hauts
rendements mais dont la valeur fourragère est faible, la teneur en sucre étant
très insuffisante. J. C. J.

7302- Lambourne J. — Experiments on the economic


maintenance of soil fertility under continuous cropping with Tapioca.
(Conservation de la fertilité du sol dans une plantation de Manioc).
Malay. Agric. Journ. XXV, 4, 1937, p. 134-145.
La culture du Manioc associé à YHevea ou au Palmier à huile est presque
abandonnée en Malaisie. Des expériences antérieures faites à la Central
Experiment Station de Serdang indiquaient que dans la culture du Manioc seul, on
pouvait conserver les rendements d'une année sur l'autre grâce à de gros
apports de fumier et d'engrais chimiques, mais étant donné le prix peu élevé
du produit et les faibles rendements des variétés utilisées, ces traitements
s'étaient avérés inintéressants au point de vue économique.
De 1933 à 1936 ces travaux ont été poursuivis, on a pu constater d'une part
que le fumier donne de meilleurs résultats qu'un engrais complet ou qu'un
engrais vert (Crolalaria sp.) complété par des scories. D'autre part que dans
les sols du type « Raub » qui donnent toujours de meilleurs rendements,
l'action des engrais se faisait mieux sentir que dans les sols quartzeux des vallées.
Enfin il semble possible qu'un assolement où entre le Maïs et le Cow pea
(Vigna sinensis) soit intéressant si l'exploitation est menée de pair avec un
élevage de porcs. J. C. J.

7303. Kervégant D. — Les plantes utiles et ornementales de la


Martinique, Fasc.II : Plantes fruitières, 1 vol. in-8°, 140 p., Fort de
France, 1937.
Le Fasc. l de cet ouvrage traitaitdes plantes potagères et vivrières (R. B. A.,
1937, XVII, p. 68). Chef du service de l'agriculture à la Martinique, l'A. a
effectué de nombreux travaux, en particulier sur les Bananiers (R. B. A., 1933,
XIII, pp. 251, 337, 415) et les Caféiers {R. B. A., XIV, 1934, p. 311). Il dresse
ici le catalogue complet par ordre alphabétique des plantes fruitières que l'on
trouve dans l'île. Il les décrit, ainsi que leur origine, leur propagation leur
culture dans les pays où ils sont le plus répandus, les différentes variétés, les
parasites et les moyens de les combattre, le commerce et les conserves des
fruits, etc.
Il insiste davantage sur les Citrus, les Ananas, les Cocotiers, les Goyaviers,
les Manguiers, les Papayers, a Vigne. J. C. J.

7304. Koval A. M. — (Emploi de la méthode de Kizurin dans les


pays subtropicaux) Soviet Subtropics, 1907, 7, p. 24-27.
L'agronome russe Kizurin a développé une méthode originale d'horticulture
— 6Ô1 —

adaptée aux conditions de climat rigoureuses de la Sibérie. Il donne aux


Arbres fruitiers une forme rampante, l'arbre est alors tout entier dans la
couche d'air de 30-35 cm. au-dessus du sol qui lui est la plus favorable. On
obtient ainsi des fruits de variélés qui dans les conditions ordinaires n'en
donneraient même pas dans les régions centrales plus tempérées de l'Union
Soviétique.
L'A. propose d'essayer cette méthode dans les régions subtropicales. Lès
arbres seraient davantage à l'abri des froids d'hiver et des vents desséchants ;
en outre la couverture des plantes pendant l'hiver et les traitements contre
les maladies seraient grandement facilités. J. C. J.

7305. Chace E. M. et Sorber D. G. — Treating fruits and nuls


in atmospheres containing etnylene. (Traitement des fruils par
l'élbylène). Exp. Stat. Rec, 1937, LXXVI, p. 744-745. D'après
Food Indus., 1936.
Le traitement des fruits avec de Péthylène permet, on le sait, d'activer leur
maturation et de faciliter leur conservation (/?. B. A., 1932, XII, p. 398).
La proportion d'éthyiène suffisante peut être dans l'ordre de une à deux parties
pour 10 000. Les meilleurs résultats s'obtiennent eu opérant à une
température comprise entre 21° G et 28° C.
Il semble que l'éthylène agit à la façon d'une hormone ; elle existe en petite
quantité dans les fruits de sorte que si l'on place ceux ci dans une
atmosphère constituée par ce gaz on accélère simplement les réactions s'efïectuant
normalement au cours de la maturation. W. R.

7306. Pynaert L. — Les cultures fruitières au Congo belge. Rev.


intern, prod, col., 136, 1937, p. 121-124.
La culture fruitière a été encouragée de bonne heure au Congo belge.
L'importation des fruits frais en Belgique est récente et elle a
considérablement augmenté ces cinq dernières années ainsi qu'en témoignent les chiffres
suivants :
poids en kg. Valeur au Congo en Fr.
1931 4.175 5.315
1936 487.000 250.000
Dans le Haut Katanga, on prévoit que les variétés cultivées avec succès en
Afrique du Sud pourront prospérer.
Dans le Bas- Congo deux firmes importantes après avoir procédé à des essais
de culture ont introduit en 1935 : 41.000 pieds de Bananiers de la variété
Gros Michel provenant du Cameroun, ainsi que 4.000 Orangers et Pample-
moussiers originaires d'Espagne. Une de ces firmes possède à l'heure actuelle
une plantation de 200.000 Ananas de la variété locale.
Les fruits exportés sont la Banane, les Agrumes, l'Ananas, l'Avocat, le
Mangoustan, les Anones. J. C. J.

7307. Godfrey G H. — The pineapple root system as affected by


the root-Knot nemalode. (Galle des racines de l'Ananas produites
— 692 —

par un nématode). Exp. stat. record, 1937, LXXVI, p. 817. D'après


Phytopathology, 1936.
Les racines d'Ananas présentent souvent des déformations produites par
le Nématode Heterodora marioni{R. B. A., 1933, XIII, p. 300). Ces
déformations revêtent l'aspect de galles terminales et non terminales ou parfois
consistent en sortes de balais de sorcières.
Les galles terminales ne se forment que dans les sols renfermant au moins
cent vers à une faible distance des racines; lorsque le nombre de vers dépasse
plusieurs milliers les plantes attaquées ont un chevelu très réduit et leur
croissance se ralentit.
En général quand l'infestation du sol est peu marquée au début de la
végétation la plante se développe normalement et donne une bonne récolte.
W. R.
7308. Cumerou S. H. — Seasonal changes in the nitrogen content
of citrus fruits. (Changement saisonniers de ia teneur eu azole des
fruits de Citrus). Exp. stat. Rec, 1937, LXXVI, p. 799. D'après
Amer. Soc. Hort. Sci. Proc, 1935.
L'azote, on le sait, joue un rôle considérable dans l'élaboration de la matière
vivante des plantes; une partie demeure acquise jusqu'à la mort des tissus,
le reste s'échappe du cycle au cours de la végétation.
Les recherches de l'A. sur les Citrus permettent de se rendre compte des
variations que subit la teneur en azote depuis la floraison jusqu'à la
fructification chez l'Oranger, le Citronnier et le Grapefruit.
En mars-avril, la teneur en azote ne s'accroît que faiblement dans les fleurs
et les jeunes fruits tandis qu'elle augmente avec rapidité en mai juin; il en
résulte que la chute des fruits non mûrs à cette époque de l'année entraîne une
forte déperdition d'azote.
Les fruits arrivés à maturité sont très riches en azote particulièrement dans
leur écorceet si on les laisse adhérents aux arbres jusqu'à leur chute ils
contiennent 20 à 25 °/o en plus d'azote qu'à la maturité commerciale.
W. R.
7309. Marlotli R. H. — The Citrus industry in South Africa
(Culture et commerce des Agrumes en Afrique du Sud). Empire
Journ. Exper. Agric, 1937, 18, p. 155-161.
Les premiers plants d'Agrumes ont été introduits, en 1654, de Sainte-
Hélène, en Afrique du Sud ; les plantations n'ont commencé à s'étendre qu'à
partir de 1906, date à partir de laquelle on a envisagé d'expédier les fruits
sur les marchés européens. De 3 000 caisses (une caisse contient, net, 32 kg.
de fruits) en 1907, l'exportation est successivement passée à 69 000 caisses
en 1914, un million en 1927, 2 millions en 1930, 2 millions 5 en 1934.
La population blanche de l'Afrique du Sud consomme énormément d'agrumes
la consommation par tête est aussi élevée qu'aux États-Unis; aussi
l'exportation ne représente que 60 à 70 % de la production.
Si les premiers producteurs d'agrumes ont été réduits à leurs seules forces,
il n'en est plus de même aujourd'hui : la Division of Plant Industry du
Ministère de l'Agriculture, et In Subtropical Horticultural Research Station de
Nelspruit (fondée en 1927, dans l'E du Transvaal) s'occupent de tous les
problèmes relatifs à la culture et au commerce des Agrumes.
Tandis que toutes les grandes contrées productrices d'Agrumes emploient
comme porte-greffe l'Oranger amer, l'Afrique du Sud utilise le Citronnier
amer. C'est le seul porte-greffe qui donne de bons résultats à la fois au point
de vue résistance aux maladies, productivité et qualité.
Toutes les plantations sont irriguées. L'irrigation avait conduit, au début de
son utilisation, à des déboires, car on employait de trop grandes quantités
d'eau. Les recherches poursuivies par les Services officiels ont permis d'en
régler strictement l'emploi.
A cause de la distance, les agrumes d'Afrique du Sud luttent difficilement
sur les marchés européens contre ceux d'Espagne, d'Italie, de Palestine, des
États-Unis. Par contre, ils trouvent un débouché intéressant au Royaume-Uni,
où ils sont protégés par le Fruit Export Act de 1914 et le Fruit Export Further
Control Act de 1929. P. T.

7310. Cheema G., Karmarkar D. et Joshi B. — Tbe


cold storage of îNagpur oranges (Conservation par le froid des
oranges aux Indes anglaises). Indian J. Agric. Se, 1937, 1,
p. 168-175.
La conservation des oranges par le froid, si répandue aux États-Unis et aux
Antilles anglaises, est de date récente aux Indes. Les A., par une série de
recherches, ont tenté de déterminer les conditions dans lesquelles on doit se
placer pour conserver les fruits de la meilleure façon possible. Voici leurs
conclusions :
1. On peut conserver pendant trois mois les oranges, arrivées à leur pleine
maturité, à 4,5° C, sans avoir de pertes appréciables.
2. Les fruits verts, maintenus à 7-11° C, perdent leur jus au fur et à mesure
de la maturation. En outre, il y a souvent apparition d'un champignon : le
Diplodia natalensis, qui cause le stem-end rot.
3. Aux températures de conservation inférieures à 4,5° C, on doit craindre
le cooling (noircissement intérieur du fruit par suite du froid).
4. Les traitements, avant la conservation, au moyen de liquides
antiseptiques (sulfate de cuivre, permenganate de potassium, acide borique), ou de
poudres antiseptiques (oxyde de zinc ou de magnésium), ne permettent pas
d'allonger la durée de la conservation. P. T.

7311. Strickland A. G.— Mottle-leaf of Citrus (Panachures des


feuilles de Citrus en Australie). Journ. Dept. Agric. S. Australia,
1937, 2, p. 579-585.
La panachure de feuilles de Citrus a été signalée dans de nombreux districts
de l'Australie méridionale; la maladie apparaît soit seule, soit le plus souvent
associée à quelques parasites, notamment au nématode des Agrumes (Tylen-
chus semipenetrans).
Les recherches poursuivies récemment aux Etats-Unis ont montré que la
maladie provenait souvent d'une carence de zinc. L'application directe au pied
Revue de Bot. Appl. 44
des arbres malades de sulfate de zinc va souvent à rencontre du but
poursuivi, parce que la teneur du sol en zinc devient trop élevée et que l'arbre se
trouve intoxiqué. L'emploi des pulvérisations n'offre pas les mêmes
inconvénients, les feuilles retenant une grande partie du zinc.
Voici une formule de pulvérisation qui a donné toute satisfaction en
Australie :
Sulfate de zinc 0,5 kg.
Chaux hydratée 0,23 kg.
Lait écrémé 3 1.
Eau 100 1.
On peut remplacer le sulfate de zinc par de l'oxyde de zinc. La
pulvérisation doit être faite au début d'une période de croissance. Son action dure
environ deux années. P. T.

7312. Benatar R. — Sobre una nova mancha em epicarpio de


Citrus sinensis Osbeck causada pelo Phoma Puttemansii n. sp.
(Maladie des fruits de Citrus sinensis causée par un Phoma). Rodri-
guesia, 1936, II, p. 306-313.
Les Phoma sont des Champignons imparfaits qui produisent des taches
brunes ou noires sur les feuilles et les fruits de nombreuses plantes.Deux espèces
P. aurantiiperda Rug. et P. citricarpa Me Alpine vivent de préférence sur
les Citrus dont ils détériorent les fruits.
L'A. a identifié une espèce nouvelle de Phoma qui vit sur les fruits de Citrus
sinensis ; ce Champignon auquel il a donné le nom de P. Puttemansii diffère
macroscopiquement des deux autres Phoma parasites des Citrus. W. R.

7313. Anonyme. — Mould control in Citrus fruit (Lutte contre la


moisissure des fruits de Citrus). Journ. Dept. Agric. S.
Australia, 1937, 3, p. 627.
Les moisissures qui s'attaquent aux fruits de Citrus, en Australie, pendant
la conservation et le transport, sont surtout des Pénicillium : P. digilatum
et P. italicum.
En dehors des soins à prendre pendant la cueillette, puis toutes les
manipulations successives des fruits, il est conseillé :
1 . De passer les fruits dans une lessive de soude caustique, à 0,5 % ou
dans tout autre fongicide, avant l'emballage.
2. De pulvériser sur les fruits empaquetés une solution d'eau de chlore
(1 partie de Cl2 pour 100 000 parties d'eau) . P. T.

7314. Morris A. A. — Boron as an essential element in the healthy


growth of Citrus (Le bore, élément essentiel de la croissance des
Citrus). Rhodesia Agric. Journ., 1937, 3, p. 166.
Dans le S de la Rhodésie, les Citrus sont souvent atteints d'une maladie
physiologique, connue localement sous le nom de « fruit dur» (hard fruit,).
La maladie se développe lentement; à la fin de son développement, les
— m —

arbres perdent leurs feuilles de l'année qui sont peu après remplacées par de
nombreuses autres feuilles très petites. A ce stade (qui arrive généralement
entre octobre et décembre), la plupart des fruits, non encore complètement
développés, tombent; ceux qui restent sur les arbres ne croissent plus et
sont impropres à la consommation, car ils sont dépourvus de jus; par contre,
ils contiennent des formations de gomme ou de liège.
Les conditions favorables à cette maladie physiologique sont de hautes
températures, une humidité insuffisante et un sol qui se draine naturellement
beaucoup trop rapidement.
L'A. a traité des Citrus (variété Valencia Late\, à différents stades de la
maladie, par l'application de sels de bore en petites quantités. Dans tous les
cas, il y eut amélioration de la croissance des arbres et de la qualité des fruits.
Haas et Klotz, à la California Agricultural Experiment Station, ont décelé
chez de jeunes Citrus cultivés dans du sable pur, une certaine déficience en
bore; mais les symptômes maladifs présentés par les plants d'expérience
étaient assez différents de ceux que montrent, en plantation, les Citrus de
Rhodésie. P. T.

7315. Wardlaw C. W. — Storage and transport of Tropical


fruits and vegetables (méthodes de conservation et de transport de
quelques fruits et légumes tropicaux). Trop. Agriculture, 1937,
XTV, 4, p. 110-116.
Cette étude fait suite à une série d'articles dont plusieurs ont été analysés
(voir notamment R. B. A., 4934, p. 983-987 et 1937, p. 535-539), où l'auteur
étudie les méthodes de conservation et de transport des principaux fruits et:
légumes des régions tropicales, ainsi que ceux des régions tempérées
susceptibles d'être cultivées dans les régions tropicales. L'A. s'occupe ici, du même
problème en ce qui concerne les Haricots, les Pois, les Betteraves, les Choux,
les Choux-fleurs, les Carottes, les Céleris.
Pour ces derniers, il indique une méthode signalée par H\rvey en 1925,
consistant à faire blanchir plus rapidement les Céleris grâce à l'emploi d'éthy-
léne sous de très faibles concentrations. J. C. J.

7316. Dlias D. E. — Rhizosis, a recently discovered disease of Date


Palms (une maladie nouvelle du Dattier : le Rhizosis). Rev. Appl.
Myc, 1937, 5, p. 314, d'après Thirteenth Ann. Rep. Date. Grs>
Ins t., 1936.
Entre 1933 et 1935, l'A. a examiné 21 Dattiers atteints d'une nouvelle maladie
des racines appelée « Rhizosis ». Le premier symptôme est habituellement la
mort des feuilles âgées. La nécrose gagne rapidement le tronc. Les tiges florales
se flétrissent, beaucoup de fruits tombent, d'autres se rident ou se dessèchent.
Après la chute des feuilles âgées survient la mort des plus jeunes feuilles du
sommet. Lorsque toutes les feuilles sont mortes, l'arbre penche d'un côté à
mesure que la mort le gagne à partir du sommet Si on sectionne les racines
à 30 cm. du tronc, à un stade peu avancé de la maladie, on voit que 20 à 50 %
d'entre elles sont brunes et mortes. Les vaisseaux du xylème et les tissus
nécrosés de ta racine sont envahis de spores et d'hyphes appartenant à
plusieurs champignons. On crut d'abord que Phomopsis phœnicico''a eiDiplodia
phœnicum étaient les agents de la maladie. Des expériences d'inoculations
montrèrent qu'il n'en était rien et permirent d'identifier le champignon qui
semble jouer le rôle principal dans l'infection. Il s'agit d'une espèce de Cera'
lostomella dont la forme imparfaite semble être un Chalaropsis différent du
C. thielavioides. Ce champignon tua des seedlings de Dattiers en vingt jours,
il est particulièrement résistant aux fongicides. J. C. J.

7317. Glendon Hill A. — A note on the method of


emasculating sugar-cane flowers by means of an aspirator.
(Emasculation des fleurs de Canne à Sucre au moyen d'un aspirateur).
Trop. Agriculture, 1937, 5, p. 128.
Pour les hybridations de Cannes, l'émasculation est très difficile à réaliser
sur une grande échelle; aussi bien souvent n'emploie t-on comme parents-
femelles que des inflorescences mâles partiellement ou complètement stériles.
L'emploi d'une méthode simple et pratique d'émasculation accroîtrait les
combinaisons parentales et simplifierait l'étude génétique.
Un émasculateur à Trèfle utilisé aux Étals-Unis semble devoir donner des
résultats intéressants pour les Cannes. L'appareil consiste en un petit tuyau
de verre relié à la prise d'un essuie-glace d'auto fonctionnant sur le moteur.
On intercale un flacon vide pour régulariser l'aspiration et pour retenir les
anthères et le pollen.
L'opération doit être répétée plusieurs fois, la maturité des épillets s'éche-
lonnant sur une semaine ou plus, en commençant par le haut de l'inflorescence.
La grosseur du tuyau et la force d'aspiration peuvent être réglées de façon à
briser seulement les filets des étamines et à éliminer celles-ci sans abîmer en
même temps trop de stygmates.
L'opération peut être effectuée très rapidement en promenant le tuyau de
verre le long de chaque branche de la panicule en commençant près du rachis
et en allant vers l'extérieur. J. C. J.

7318. Summers E. M. — An investigation of types or strains of


the mosaic of Sugar-Cane in Louisiana. (Types ou races de Mosaïque
de la Canne à sucre en Louisiane). Rev. appl. my col.., 1937,
XVI, p. 27-28. D'après lowa St. Coll. J. Sci., 1936.
L'A. attire l'attention sur les fluctuations du degré de virulence de la
Mosaïque de la Canne à sucre en Louisiane.
La maladie peut certaines années frapper toutes les variétés cultivées ou
Dien n'en affecter que quelques-unes. Il semble probable qu'il existe plusieurs
races de virus dont le comportement est différent, selon les conditions de
milieu; en outre, il existe des preuves qu'un virus perd ses propriétés, après
un certain temps d'activité et retrouve sa virulence en passant par une gra-
minée sauvage. W. R.

7319. Squire F. A. — Notes on the Yellow Aphis of Sugar-cane


— 697 —

Sipha /lava. Forbes. (Notes sur le Puceron jaune de la Canne à


sucre Sipha /lava Forbes). Rev. appl. entom., 1937, XXV,
p. 252-253. D'après Trop. Agriculture, 1937.
L'A. a étudié la biologie d'un Puceron, Sipha flava Forbes qui au cours
des années humides cause d'assez graves dégâts dans les plantations de Canne
à sucre de la Guyane anglaise.
L'insecte vit à la face inférieure des feuilles et peut'provoquer la défoliation.
Le Sipha flava se multiplie par parthénogenèse; une femelle donne naissance
à une soixantaine d'individus.
Les pulvérisations à l'aide de sulfate de nicotine permettent de combattre le
parasite avec succès. W. R.

7320. Guerpel H. de. — À propos de la fumure du Soja. La


Potasse, 1937, 101, p. 81-82.
Le Soja est une plante remarquable par la richesse de toutes ses parties en
s>els minéraux, aussi, en culture intensive doit- on lui fournir une alimentation
minérale riche, surtout sous forme d'engrais phosphatés, potassiques et de
chaux.
M. Lechartier préconise la fumure suivante pour les sols pauvres (Chlorure
de potassium 200 kg., Superphosphate 200 kg., Nitrate de Soude 100 kg.) par
ha.
D'après M. Heim le leaf-spot du Soja, maladie fréquente en Roumanie serait
du à une déficience de potasse.
Le Dr Trierenberg montre que 20 q. de Soja enlèvent à la terre 104 kg. de
potasse, alors que 30 q. de Blé n'en enlèvent que 63 kg. 11 conseille d'établir
une formule d'engrais ainsi composée : 40 kg. d'azote, 80 kg. d'acide phospho-
rique, 120 à 150 kg. de potasse. - J. C. J.

7321. I*ieri» W. V. D. — Nursery management and selection of


seedlings. (Aménagement des pépinières et sélection des seedlings
de Cocotiers). Trop. Agric, 1937, 4, p. 219-224.
Il y a de nombreux avantages à faire les plantations en pépinière.
1° Les noix ne germent pas toutes en même lemps et l'on peut ainsi rejeter
les plants provenant de germinations tardives qui donnent des arbres à
maturité également tardive.
2° On peut ainsi effectuer la sélection pour les autres caractères, que la
germination précoce.
3° L'arrosage nécessaire pendant la première période de la croissance peut
être réalisé plus aisément.
Les pépinières seront constituées sur des sols sablonneux ou très légèrement
calcaires à proximité d'eau et du terrain de plantation.
Il ne faut pas transplanter trop tard les seedlings; l'idéal serait même de
faire cette opération avant que les racines aient pénétré dans le sol, c'est-à-dire
quand la jeune pousse a 2 ou 3 cm.; dans ce cas une dislancede 15 cm. environ
entre les noix est suffisante. Si on compte transplanter lorsque le seedling aura
10 ou 15 cm. unécârl de 22 à 50 cm, conviendra.
— 698 —

Les Termites (Cyclotermes redemanni, Hypolermes obscuriceps et les Cop-


totermes) sont les principaux ennemis de ces pépinières, ainsi qu'une fourmi
mangeuse de racines : Dorylus orientalis.
L'A. cite les principaux moyens de lutte préconisés qui utilisent le pétrole ou
le paradichlorobenzène. J. G. J.

7322. Salgado L. .M. — Cover crops suitable for coconut estates.


(Plantes de couverture pour les plantations de Cocotiers). Trop.
Agric, 1937, 4, p. 225-227.
Trois espèces sont particulièrement recommandables comme couverture dans
les plantations de Cocotiers; ce sont: Calopogonium mucunoides, Centrosema
pubescens, Pueraria javanica (phaseoloides). On a souvent avantage à semer
un mélange composé d'une espèce à croissance rapide telle que le
Calopogonium qui meurt dès les premières sécheresses et d'une espèce résistante, à
croissance! lente, (elle que le Centrosema. Le sol doit être bien préparé avant
le semis. S'il s'agit d'une première plantation, il est à recommander, en
particulier dans le cas d'un sol sablonneux pauvre, de favoriser le dépariavec un peu
de fumier ou avec un mélange en parties égales de sulfate d'ammoniaque, de
superphosphate et de chlorate de potasse.
Le couvert une fois établi il faut l'entretenir par diverses opérations cultu-
rales : hersages, enfouissages, etc.. qui ne doivent être exécutés que pendant
les pluies pour que le couvert puisse se régénérer de lui-même.
Lorsqu'il s'agit de jeunes plantations de Cocotiers, il faut laisser un espace
clair autour de chaque arbre, sinon les plantes ont tendance à grimper le long
des troncs et à paralyser la croissance des Cocotiers. J. C. J.

7323. Hutchinson J. B. et Ghose R. L. M. — The


classification of the cottons of Asia and Africa (Classification des
Cotonniers asiatiques et africains). Agric. and live-stock in Ind. VII,
1937, 3, p. 382, d'après Ind. J. Agric. Sc.,1, 233.
1. Les A. résument l'état actuel de nos connaissances en ce qui concerne
la classiflcaiion de l'espèce Gossyptum, et donneit une bibliographie de la
littérature des Cotonniers d'Asie.
2. Ils donnent, en se basant sur les connaissances modernes en génétique
et en taxonomie une classification des Cotonniers indigènes et naturalisés aux
Indes et en Afrique.
3. Les Cotonniers cultivés d'Asie sont classés comme suit :
G. arboreum L. var. a. typicum G. herbaceum var. a. typicum
— var. b. neglectum — var. b. frutescens
— var. c. cernuum — var. c. africanum
4. G. arboreum var. typicum et G. arboreum var. neglectum, ont été
divisés en quatre formes pour des raisons géographiques et à cause de
l'histoire de leur évolution.
a. Forme bengâlensis b. Forme burmanica
c. Forme indica d. Forme soudanensis
— 699 —

3. Les Cotonniers du Nouveau- Monde se divisent, d'après Harland, en :


G. hirsulum L., G. religiosum L., G. barbadense L.
6. G. stockii Mast., Cotonnier sauvage du Sind et d'Arabie et G. anomalum
Wawre et Peyr. : Cotonnier sauvage des Somalis et du Soudan, sont décrits et
leurs affinités avec G. herbaçeum L. et G. arboreum L discutées. On
mentionne aussi G. Bakeri Watt, espèce sauvage peu connue du Sind. On cite
Cienfugosia triphylla Erigler. dont Chevalier [1933] et Skovvted [1935] font
un Gossypium : G triphyllum.
7. Discussion sur la répartition des espèces asiatiques et leurs évolutions
récentes.
8. Résumé de l'état actnel des espèces du Nouveau-Monde aux Indes et en
Afrique. J. C. J.

7324. Ramanatha Ayyar V. — Intercultivation of rainfed


cottons in the Madras Presidency (Cultures intercalaires dans les
plantations de Cotonniers de la Province de Madras). 1 br., 5 p.,
The proceedings of the Assoc. of Economie Biologists, Pal-
ghat, 1935.
Les cultures intercalaires [Pennisetum typhoïdeum, Paspalum scrobicu-
latum, parfois Oriza saliva, etc.), sont très répandues dans les districts
de la Province de Madras.
Le sarclage se fait à la main ou avec la houe à bœufs. Des expériences ont
été entreprises à Coimbatore en vue de déterminer l'humidité du sol et les
températures à diverses profondeurs, ainsi que des mesures comparatives de
rendements chez les Cotonniers avec ou sans cultures intercalaires.
J. C. J.
7325. Ramanathn Ayyar V. et Balasubrabmanjan
R. — Inheritance of pollen colour in asiatic cottons (Transmission
delà couleur du pollen chez les Cotonniers asiatiques).! br., 8 p.,
1 pi. hors texte, Indian Journ. of Agric. Se, 1933.
Des études faites à Coimbatore sur la ségrégation des couleurs du pollen au
cours de croisements intervariétaux ou interspécifiques chez deux Cotonniers
d'Asie, le Gossypium obtwifolium et le G. herbaçeum, ont montré que cette
ségrégation était très nette et qu'un seul facteur est inclus dans l'expression
de la couleur jaune des grains de pollen. On n'a pas remarqué la présence de
facteurs modificateurs, même dans les croisements interspécifiques.
J. C. J.
7326. Hutchinson J. B. et Panse V. G. — On an attempt to
use hand-spinning for testing quality of cotton (Evaluation de la
qualité du Coton par l'effilage à la main). Agric. and live stock, in
India, 1937, 3, VII, p. 339-346.
Les résultats obtenus en effilant à la main des échantillons de Coton et en
estimant le nombre et la solidité des brins, sont comparés avec ceux que l'on
obtient au Laboratoire de Technologie. Ils ne sont pas conformes à ceux que
l'on obtient en effilant à la machine; on en conclut que la première méthode
n'est d'aucune valeur pour estimer la qualité du coton pour le tissage.
J. C. J.
— 700 —

7327. Anonyme. — Valeur papetière des tiges de Cotonnier.


Assoc. Coton. Colon., 1937, 27, p. 88. D'après Fils et Tissus, 1937.
On a souvent pensé à utiliser les tiges feuillées de Cotonniers laissées après
la récolte, pour faire de la pâte à papier, au lieu de les brûler comme on le
fait le plus souvent pour éviter la propagation des insectes parasites et des
différentes maladies.
La question de savoir si -une industrie pourrait se créer avec quelque
chance de succès a déjà été étudiée il y a une vingtaine d'années aux États-
Unis, où une grosse compagnie avait même été créée. Mais la tige du
Cotonnier ne donne qu'un rendement médiocre en cel|ulose : 35 °/o et qui ne
renferme que 78 °/0 de cellulose pure, l'élimination de la lignite de la tige est
difficile; pour la fabrication de papiers fins la pâte de Cotonnier est d'un
emploi possible mais plutôt médiocre, et n'aurait même pas l'avantage du bon
marché; par ailleurs, les libres étant trop courtes, le papier d'emballage fait
avec la pâte ecrue est peu solide. J. C. J.

7328. Anonyme. — Los trabajos ecolôgicos Àlgodoneros en el ano


1935-1936. (Travaux écologiques sur le Cotonnier pendant l'année
1935-1936). 1 br., 64 p., Ministère de l'Agriculture, Buenos-Aires,
avril 1937.
Le Comité National Cotonnier argentin a poursuivi, pendant la campagne
1935-J936, toute une série d'investigations et d'expériences, destinées à
rechercher les conditions écologiques nécessaires à une bonne végétation du
Cotonnier, plante dont la culture se développe en Argentine, comme au Brésil.
Les exigences du Cotonnier ne sont pas aussi grandes qu'on a l'habitude de
le répéter. Ainsi, un total de pluies de 400 mm. pendant toute la durée du
cycle végétatif est suffisant à condition que ces pluies soient bien distribuées :
30-40 mm. du semis à la fin de la germination ; 400-150 mm. de la
germination à la floraison; 200 mm. de la floraison à l'apparition des premières
capsules; 30-50 mm. jusqu'à la fin de la récolte. Il en est de même de la
température : cette dernière ne doit pas tomber au-dessous deS.0° C pendant le cycle
végétatif, et s'élever progressivement jusqu'à 25° C, un peu avant la floraison
jusqu'à l'appjrilion des capsules.
Ainsi, dans toutes les régions où pendant cent quatre-vingt à deux cent
trente jours se trouvent réalisées les conditions d'humidité et de température
ci dessus, on peut cultiver le Cotonnier, à condition d'employer les variétés
qui s'adaptent à ces conditions. Le Comité Cotonnier argentin dont les essais
ont surtout été poursuivis dans le N de la province de Salta et le S de la province
de Santiago del Estero conseille les variétés suivantes : Wacona, Lone Star,
Acala, Lankart, Tipo Chaco, Mebane Triumph, Davidson Sunshine, Texas
Special. P. T.

7329. Daetur R. H. — A preliminary note on Cotton failure in the


Punjab and Some abnormalities in the plant. (Note préliminaire sur
la déficience du Cotonnier au Punjab el sur quelques anomalies
de la plante). Indian J. of. Agric. Se, vol. VI, part. 2, 1936.
— 701 —

La récolte des Cotonniers américains, au Punjab, est sujette à des déficiences


partielles périodiques : telles ont été les récoltes 1919, 1920, 1921, 1926, 1927,
1928. Les capsules s'ouvrent mal, les graines ne mûrissent pas, le lint est de
qualité inférieure et la plante dépérit.
Différents A. : Milne (1924), Trought (1931) et Roberts (1929) ont tenté
d'expliquer ce phénomène d'une façon scientifique, mais n'ont pu y parvenir
complètement. L'A. a étudié successivement le comportement, en cas de
maladie, des feuilles et des racines, afin de déterminer la nature des désordre de la
nutrition qui produisent ces troubles.
Dans les feuilles, on note tout d'abord une désintégration progressive des
plasles; puis, il y a une accumulation considérable de gros grains d'amidon.
Ces derniers sont en liberté dans les cellules qu'ils remplissent complètement;
ils ne se transforment pas en sucres commedans les plantes normales. L'amidon
s'accumule dans la feuille et reste même dans les feuilles mortes des Cotonniers
américains. Les cellules du mésophylle s'allongent; par suite, la feuille se
roule. Une substance tannique jaune remplit peu à peu les feuilles qui, au
dernier stade de la maladie, deviennent rouges par suite de la production de
pigments anthocyaniques.
Dans les racines, il y a formation de composés proléiques qui obstruent les
vaisseaux et empêchent l'alimentation de la plante. On y trouve également de
nombreux grains d'amidon.
Certains micro-organismes, non encore identifiés, ont été isolés des
Cotonniers malades ; on ne sait encore quel rôle ils jouent dans le développement de
la maladie.
Lorsque la maladie apparaît tard, la récolte est à peu près bonne ; si elle
apparaît tôt, on n'obtient qu'un lint de qualité nettement inférieure et peu
abondant.
On ne connaît pas encore de moyens de lutte efficaces. P. T.

7330. ParBonuF. S. et Marshall J. — Le Boll worm [Heliothis


armigera Hb.) du Cotonnier dans l'Union Sud-africaine. Rev. of
a/jpl. entom., 1937, XXV, p. 359-363. D'après Progress Reports
from experimental Stations Season, 1935-1936.
VHeliothis armigera Hb (Obsoleta F.) connu sous les noms de Bollworm
et de ver américain est considéré comme un des ennemis les plus redoutables
du Cotonnier dans 1 Union Sud-Africaine (R. B. A., 1926, VI, p. 59). Il n'attaque
pas seulement le Cotonnier car on trouve sa chenille sur nombre de plantes
sauvages et cultivées (#. B. A., 1936, XVI, p. 666).
Quand le Cotonnier n'a pas atteint l'époque de la floraison, VHeliothis
armigera dépose ses œufs de préférence sur le Maïs en épis, mais aussi sur
les Fois, les Dolichos, le Cicer arietinum, les Dalura, les Physalis, etc.
On a constaté dans la Rhodésie du Nord que la ponte sur les plantes-hôtes
était aussi fréquente que sur le Cotonnier, mais pouvait être 4 20 fois plus
copieuse chez le Maïs. W. R.

7331 . Egucht M. — Population Density, habits and rate of growth


of Gelechia gossypiella Saund. during the Cotton-cultivaling pe-
— 702 —

riod. (Evolution du Gelechia gossypiella au cours de la végétation


du Cotonnier). Rev. appl. eatom., 1937, XXV, p. 230. D'après
Ann. agric. Exp. Sla. Chosen, 1936.
En Corée le Ver Rose Platyedra {Gelechia) gossypiella Saund exerce
surtout ses ravages dans les Colonneraies voisines des lieux de séchage des
récoltes.
Les Chenilles abandonnent les capsules quand on les dessèche au soleil et
envahissent les cultures proches. Parfois nombre d'adultes apparaissent
également et contribuent à répandre au loin l'infestation.
La ponte s'effectue pendant toute la belle saison; elle bat son plein en
septembre; il n'est pas rare de récolter en octobre jusqu'à 150 chenilles dans une
plantation d'un are; or comme une chenille adulte abîme à elle seule 18-20
capsules et de nombreuses fleurs les pertes peuvent être très élevées. W. R.

7332. Me Clelland T. B. — Experiments with fertilizers for


coffee in Porto Rico. (Expériences d'engrais sur les Caféiers à Porto
Rico) 1 br., 10 p., extrait 90' Bull. mens. Rens. Serv. Ag. du
Compt. fr. Azote, 1928. D'après Bull. Slat. Ag. Exp. Porto Rico,
31.
L'Azote stimule grandement la précocité et le développement des Caféiers.
Dans tous les essais le sulfate d'ammoniaque s'est montré supérieur. Le besoin
de potasse est évident ce qui est en harmonie avec l'analyse du fruit. L'effet
avantageux de l'azote et de la potasse en association a été clairement démontré.
Par exemple on emploiera un mélange de sulfate d'ammoniaque et de suifale
de potasse par parts égales en poids et contenant approximativement 10 %
d'azote et 24 % de potasse.
Dans certains sols ce mélange peut suffira, dans d'autres il peut être bon
d'ajouter une part égale d'acide phosphorique sous la forme de superphosphate.
La dose du mélange serait : pour l'engrais mixte, sulfate d'ammoniaque et
potasse: 340 kg à l'ha., pour l'engrais complet (avec superphosphate) : 510 kg.
par ha.
L'A. dont nous avons signalé par ailleurs les expériences d'engrais sur le
Cocotier (R B. A., XII, 1932, p. 85) recommande de faire les applications
d'engrais deux fois l'an, la première peu de temps après la première récolte,
avant la floraison de la récolte suivante, la seconde pendant le développement
de la seconde récolte. L'engrais doit être bien répandu sur la rangée des racines
des Caféiers et incorporé à la partie superficielle du sol. J. C. J.

7333. Ferverda F. P. — Enkele waarnemingen over de bestui-


ving van koffie (Observations sur la po linisation chez le Caféier).
Imp. Bur. of plant Genetics, 1937, 4, p. 421. D'après Arch.
Ko ffiecult. Ned.- Ind., 1936.
Le vent est l'agent principal qui assure la pollinisation chez les Caféiers, les
insectes ne jouent qu'un faible rôle. C'est à une distance de 5 m. des arbres
qu'arrive la plus grande quantité de pollen, à 4 m. S0 il en arrive très peu ;
— 703 —

au contraire il y en a beaucoup à 8 m. au-dessus du sol et à 6 m. de distance


des Caféiers.
Un Caféier occupant 5m2 et produisant 10 000 à 30 000 fleurs recevrait en
8 heures, d'une distance de 8 m., 2 millions 1/2 de grains de pollen, ce qui
suffirait amplement à assurer la pollinisation. J. C. J.

7334. Schouteden H. — Un nouveau Lygus du Caféier {Lygus


ghesguierein. sp.)Rev. appl. entom., 1937, XXV, p. 363. D'après
Rev. Zool. Bot. Afr., 1927.
Lygus coffeae qui au Congo belge cause de grands dégâts sur les
bourgeons à fleurs des Caféiers de l'Uganda (R. B. A., 1937, XVII, p. 382), vient
d'être signalé dans les plantations du Kivu.
Une espèce nouvelle désignée sous le nom de L. ghesquieri a été identifiée
par l'A. dans la même région. W. R.

7335. Davies R. M. — The control of while Stem Borer of Coffee.


(Lutle contre le Borer de la tige de Caféier). East afric. agric.
Journ., 1937,4, p. 293-297.
Le Borer blanc du Caféier (Anthorus leuconotus Pasc.) est très répandu en
Afrique Orientale anglaise, où il cause chaque année d'importants dégâts. Ce
n'est pas d'ailleurs un parasite spécifique : on le trouve couramment sur Oxyan-
thus speciosus D. C, Pavetta Oliveriana Hiern. et Rytigynia Schumanii
Robyn*.
Dès 1935, les Services officiels du Kenya, du Tanganyka et de l'Uganda ont
recherché les méthodes les plus propres et les plus faciles pour lutter contre ce
parasite.
Voici ce qu'ils conseillent:
1° Utiliser pour les Caféiers une taille qui laisse aussi peu de branches
principales que possible (la taille simple tige est préconisée) de façon que l'insecte
ne puisse déposer ses œufs dans les replis des branches.
2° Pendant les premiers temps de son développement, la larve chemine sous
l'écorce. En conséquence, frotter vigoureusement les troncs des Caféiers : on
écrase ainsi les larves (celles ci naissent quatre mois après qu'on a vu les vols
d'insectes parfaits; en octobre, en Afrique Orientale anglaise).
3° Enfoncer dans les galeries, lorsque les larves se dirigent vers le cœur du
Caféier, une tige de fer acérée de façon à les tuer. N'employer la méthode
d'asphyxie au moyen de tampons imbibés de substances volatiles (paradichlo-
robenzène, par exemple) que dans les cas très graves, ces substances pouvant
être dangereuses pour les Caféiers.
4° Maintenir les plantations en bon état de propreté, par l'enlèvement des
feuilles, débris de branches, etc., où les insectes peuvent déposer leurs œufs.
P. T.
7336. De Flutter H. J. — Onderzoekingen omtrent de witte luizen
van de Koflie. (Recherches sur les Cochenilles du Caféier). Rev.
appl. entom., 1937, XXV, p. 298. D'après Bergcultures, 1936,
— 704 —

On trouve à Java plusieurs Cochenilles qui attaquent les Caféiers ; la plus


répandue csl Pseudococcus citri Riso.
L'Insecte apparaît sporadiquement ; il semble que les années humides
favorisent son développement.
Le P. citri a un certain nombre d'ennemis naturels parmi lesquels une Céci-
donyide (Coccodiplosis pseudococci De Meig) et une Coccinelide (Scymnus
sp.) méritent une mention spéciale.
Seule la larve delà Cecidomyide attaque P. Cilri tandis que la Coccinelide
est parasite aussi bien à l'état larvaire qu'à l'état adulte. J C. J.

7337. Huteon J. C. — Tbe Coffee berry-borer in Ceylon -.Stephano-


deres hampei Ferr. (Le Borer des cerises du Caféier à Ceylan :
Stephanoderes hampei Ferr.). Rev. Appl. Entom., 193"?, XXV, 6,
p. 333-334. D'après Trop. Agric, 1936.
L'A. décrit les dégâts causés aux Caféiers par le Stephanoderes hampei
Ferr. (R. B. A., XV, 1935, p. 729) qu'on a trouvé récemment à Ceylan depuis
le littoral jusqu'à 900 m. d'altitude.
Lorsque les dégâts sont légers on se contente de ramasser toutes les cerises
atteintes qui sont sur les arbres et toutes celles qui sont à terre, et cela au
moins tous les quinze jours et au début de l'après-midi avant que les feuilles ne
les quittent, puis de les brûler ou de les mettre dans des sacs que l'on plonge
dans de l'eau bouillante pendant cinq minutes, enfin de les enterrer.
Quand les dégâts sont importants il faut débarrasser les arbres bas de toutes
leurs fleurs et cerises et couper les branches fruitières des arbres trop hauts,
ramasser ensuite les cerises tombées et brûler le tout. J. C. J.

7338. Steyaert R. L. — L'Anthracnose des baies du Caféier


Arabica. Agric. et Elev. au Congo belge, 1937, XI, 7, p. 100-101.
L'A. résume les méthodes permettant de lutter contre le Champignon : Col-
letotrichum coffeanum agent de l'anthracnose des baies du Caféier.
La bouillie bordelaise reste le meilleur fongicide connu, l'A. en rappelle la
préparation souvent mal effectuée. Il faut compter en moyenne 2 1. par arbre.
L'épandage se fait au moyen de pulvérisateurs portés à dos ou sur brouettes.
L'adhérence de la bouillie peut être augmentée en ajoutant 50 gr. de caséine
ou 500 gr. d'amidon pour 100 I. de bouillie.
La variété Blue Mountain s'est révélée, au Kenya, très résistante à
l'anthracnose, on peut même la considérer comme immune.
La lutte au moyen d'application d'engrais n'a donné aucun résultat.
J. C. J.
7339. Elen T. — Selected notes on the manuring of Tea. (Notes
sur la fumure du Théier). Malay. Agric. Jour., 1937, XXV, 5,
p. 208-209. D'après Bull. Tea Res. Inst. Ceylan, 16, 1937.
Les essais de fumure du Théier à l'Institut de Ceylan durent depuis si* ans.
Au point de vue rendements : l'azote joue le rôle principal; à 1 d'azote
correspond en poids un rendement de 4 à 5 de Thé. Les engrais artificiels azotés
organiques et inorganiques ont un effet identique. La potasse ne donne aucun
résultat. L'acide phosphorique est utile en faible quantité.
— 705 —

Au point de vue qualité : l'azote en quantité modérée (4b kg. par ha.) ne nuit
pas à la qualité, qu'il soit mis sous forme d'engrais artificiels organiques ou
inorganiques, les phosphates ne semblent pas influer ; quant à la potasse au
bout de quatre ans d'essais, elle parait jouer un rôle favorable. J. C. J.

7340. King. G B. R. — Tea mite Pests (Acariens parasite du Théier).


Rev. appl. entom., 1937, XXV, p. 334 D'après Tea Quart., 1936.
Les feuilles des Théiers cultivés à Ceylan sont la proie de plusieurs Acariens
qui par leurs piqûres répétées entraînent leur chute : Quelques-uns de ces
Acariens tels que Eryophyes carinatus Green et Teninpalpus obovatus Donn.
n'attaquent que les feuilles âgées, tandis que d'autres comme Tarsonemus
translucent Green préfèrent de jeunes feuilles et sont de ce fait beaucoup plus
nuisibles.
T. translucens accomplit son cycle évolutif en sept jours et comme chaque
femelle pond en moyenne 26 œufs l'invasion d'une plantation peut être rapide.
Les pulvérisations de soufre effectuées avant la taille des Théiers et par
temps sec permettent de combattre avec succès le parasite. W. R.

7341. Ghimpu V. — Insectele daunatoare tutunului depozitat sj


combaterea lor. (Moyens de combattre les Insectes parasites du
Tabac conservé en dépôts). Rev. appl. entom., 1937, XXV, p. 214.
D'après Bul. Cultiv. Ferment Tutun.
Dans les entrepôts de Tabac de Roumanie deux parasites le Lasioderma
serricorne et VEphestia elutella causent parfois de graves dégâts. L. serri-
come apparaît sporadiquement tandis que E. elutella exerce son activité d'une
année à l'autre.
En cas d'infection l'A. propose les fumigations à l'aide d'oxyde d'étylène.
W. R.
7342. Park M. et Fernando M. — Some studies on Tobacco
diseases in Ceylon. (Maladies du Tabac à Geylan). Trop. Agric.,
1937,3, p. 153-168.
Dans les pépinières de Tabacs et pendant les premiers temps de la mise en
place deux maladies sont particulièrement meurtrières: la (onte des semis due
au Pythium sp. et le « frog-eye » ou « eye-spot » dû au Cercospora nicotianae
E. et E.
Il résulte des expériences poursuivies à l'Expériment Station de Wariyapola
sur la variété Harrison's special, que le « frog-eye » peut être évité dans les
pépinières par une sélection des graines et une bonne préparation des planches.
Des pulvérisations de cuivre colloïdal et d'arséniate de plomb effectuées
toutes les semaines sur les seedlings en pépinière permettent d'éviter la fonte.
Sur les plants de Tabac déjà transplantés, les pulvérisations réduisent con»
sidérablement l'infection.
Enfin la cause principale du t frog eye » se trouve dans le sol où les spores
du champignon pourraient probablement séjourner fort longtemps.
J. C. J.
— 706 —

7343. Cayla V. — La meilleure plante à Caoutchouc est-elle


l'Hévéa cultivée en Moyen Orient ? 1 br., 12 p. Office technique des
planteurs d'Indochine, Paris, 1937. Prix 5 fr.
Dans cette étude publiée en 1936, dans les Actes et Comptes-rendus de VAs-
soc. Col. Se. l'A. passe en revue les végétaux à caoutchouc des différents pays
dont l'homme a essayé avec plus ou moins de succès de tirer parti : Ireh (Fun-
tumia elastica) et Raphionacme utilis d'Afrique ; Ficus élaslica d'Asie; Man-
nihot divers, Castilloa, Hévéa, Slrutanthus, Guyale (Parthenium argenta-
tum) d'Amérique, Jelutong (Dyera coslulata) de Malaisie ; Saghiz de Russie.
Il s'efforce de démontrer que l'Hévéa est le meilleur matériel producteur de

.
caoutchouc qui soit, et qu'il serait préférable d'appliquer les sommes
considérables dépensées pour les progrès de la production caoutchoutière, à
perfectionner VHévéa des plantations d'Extrême-Orient qui possède certainement
des sujets d'élite dont certains ont déjà été les arbres-mères des clones
constitués depuis une vingtaine d'années. J. C. J.

7344. Georgi G. D. V.,Lnmbourne J.etCunnLayTeik.


— Variation in toxicity of some races of Derris elliptica (Toxicité
des différentes races de Derris elliptica). Malay. Agric. Journ,.
1937, XXV, 5, p. 187-200.
On s'efforce en Malaisie d'obtenir des Derris elliptica et des D. malaccensis
dont les racines aient une toxicité très élevée.
Il y a de grosses différences de toxicité entre les échantillons. Certaines
racines mises dans le commerce et analysées par la Station Expérimentale de
Serdang ne contenaient que 8 °/0 d'extrait éthéré avec 1,5 °/o de roténone
alors que les échantillons de Singapour contenaient 20 °/o d'extrait éthéré et
6 °/o de roténone. Ces variations constituent un obstacle à la culture
industrielle du Derris.
Il faut étendre les comparaisons de toxicité à plusieurs générations et faire
les analyses chimiques sur des plants de même âge. Les expériences
poursuivies à Serdang ont montré la supériorité d'une variété : D. elliptica Changi
n° 3 qui a aussi l'avantage de bien pousser sur les sols de l'île et d'être
résistante aux attaques des insectes. J. C. J.

7345. Van Gelderen G. H. — Exploitons le Rotin au Congo


Agric. et Elev. au Congo belge 1937, XI, 2, p. 17-19.
Nous avons déjà signalé (/?. B. A., 1929, IX, p. 502-507) l'intérêt de cette
culture et de l'exploitation des peuplements naturels de Rotin. Les Indes
Néerlandaises en exportaient 39.460.000 kg. en 1935, la presqu'île de Malacca :
11.323.000 kg. en 1933.
Les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Angleterre, la Hollande, la France, la Chine,
le Japon en achètent de fortes quantités. La France ne possède actuellement
qu'une fabrique importante.
L'A., spécialiste en travail industriel du Rotin voudrait voir exporter au
Congo Belge cette richesse naturelle qu'il suffirait sans doule de soigner
quelque peu.
— 707 —

II décrit la plante, sa récolte par les indigènes, le séchage, la manipulation,


la culture et le commerce. J. C. J.

7346. Oartlett K. A.. — The introduction and colonization in


Puerto Rico of beneficial insects (Introduction et acclimatation
d'insectes utiles à Porto Rico). 1 br., 8 p., Agric. notes, 75, 1937.
Puerto Rico, Exp. Stat. of U. S. Depart, of Agric.
Le Bureau of Entomology and plant Quarantine apporte son aide à
l'agriculture dans la lutte contre les insectes nuisibles en recherchant des parasites ou
prédateurs (champignons, bactéries, nématodes, insectes, oiseaux, animaux
insectivores...) de ces insectes et en les introduisant dans l'île.
L'A. passe en revue quelques résultats déjà obtenus par les Departments of
Agriculture des Etats-Unis.
44 espèces de parasites ou prédateurs ont été introduites à Porto Rico pour
enrayer 14 dégâts principaux causés par des insectes : en particulier le Borer
de la Canne à sucre (Dialraea saccharalis), les mouches des Citrus, des
Manguiers... (Ana&trepha suspensa et A. acidusa), la cochenille du Cocotier
Aspidiotns destructor),^ mealybug de l'Ananas {pseudococcus brevipes)) etc.
Les Agricultural Notes publieront des études concernant l'introduction et
l'acclimatation de chacun des insectes introduits ainsi que les résultats
obtenus. J. C. J.
7347. Rombouts J. — Uma Molestia de Eucalyptus e de Populus
na Babia, causada por Corticium salrnonicolor B. et Bred. (Une
maladie de l'Eucalyptus et du Peuplier à Baliia, causée par
Corticium salrnonicolor B. et Bred). Rodriguésia, 1936, II, p. 301-305.
La maladie rose provoquée, on le sait, par le Corticium salmonicolor(R. B. A.,
1931, XI, p. 18S), sévit au Brésil chez les Eucalyptus et le Populus nigra.
Les branches envahies par le Champignon perdent leurs feuilles et
finalement se dessèchent.
Pour empêcher la propagation de la maladie il est prudent de couper les
branches attaquées et de les brûler.
Quand l'infection se trouve localisée sur le tronc l'A. conseille de laver
celui-ci avec une solution au vingtième de carbolineum soluble. W. R.
7348. Mikitin A. A. — Zeolitic copper compounds as fungicides.
(Utilisation des composés zéolitiques du cuivre comme fongicides).
1 br., 71 p., 16 fig., New- York, 1937.
Le zéolithe de cuivre s'obtient en faisant agir le sulfate de cuivre sur un gel
de silicate double d'alumine hydratée et de sodium (ou de potassium).
Le pH doit être voisin de 8. L'étude des propriétés toxiques de ce complexe
montre qu'une proportion élevée en cuivre et faible en sulfate insoluble accroît
la toxicité du produit final, et que d'autre part celui-ci est plus actif comme
fongicide lorsqu'il y a peu de sulfate basique de cuivre.
Dans les expériences effectuées sur des arbres fruitiers attaqués par Venturia
iaequalis, Phoma pomi, Physalospora cydonia, etc., ce silicate de cuivre
associé ou non avec un insecticide s'est révélé un excellent fongicide.
J. C. J.
— 708 —

7347. Bouillenne R. et M. et Koolhaas R. — Note sur


Pachyrhizus angulatus Rich. I br., 5 p., Bruxelles, 1936.
Pachyrhizus angulatus Rich. (Fabacée) est connu depuis longtemps pour
la valeur ichthyotoxique et insecticide de ses graines, utilisée par les Malais.
Le principe actif, non encore isolé à l'état pur, mais sous forme de résine
jaunâtre, est la pachyrhizine.
Les essais de détermination de la valeur toxique des extraits alcooliques
secs et de la pachyrhizine brute ont été effectués avec des graines venant de
Java en prenant comme animal d'expérience un Cypridacé Carassius auratus
et selon la méthode déjà employée par les A. pour la roténone (B. B. A., 1937,
XVII, p. 481).
D'autre part les A. ont obtenu dans les serres du Jardin Botanique de
l'Université de Liège des plantes de Pachyrhizus qui ont fleuri et fructifié
normalement, ils ont même pu se servir des graines pour faire une emulsion dont
l'action insecticide essayée sur les parasites des plantes de serres s'est
montrée satisfaisante. J. C. J.

7348. Or Jacob A. — Wie begegnet man der Bodenerschôpfung


durch tropische Kultur (Comment remédier à l'appauvrissement
des sols tropicaux), Tropenpf, 1937, XL, p. 273-281.
Les sols tropicaux livrés à la culture après la destruction de la forêt
perdent assez rapidement leur fertilité si on ne leur restitue pas les éléments que
les plantes leur ont enlevés pour leur nutrition.
L'apport d'engrais organiques, à l'exception des engrais verts est le plus
souvent impossible ; aussi faut-il recourir aux engrais minéraux. L'emploi de
les derniers doit être fait avec circonspection et seule une connaissance
approfondie de la chimie du sol et de ses propriétés physiques peut permettre
d'utiliser des engrais appropriés.
Les sols argileux qui prédominent dans nombre de pays tropicaux sont
souvent constitués par de la Montmorillonite.
Ce silicate d'alumine ayant un grand pouvoir fixateur de la potasse,
l'administration d'engrais potassique s'impose beaucoup moins que dans les sols
formés de Kaolin ou d'hydrargillite.
La forte teneur en oxyde de fer de la plupart des sols oblige d'employer
des engrais riches en acide phosphorique, parce que ce corps loin d'être
complètement absorbé par les plantes s'unit aux sels de fer et donne naissance
à des phosphates insolubles.
La chaux fait souvent défaut, aussi doit-on pratiquer le chaulage pour
diminuer l'acidité des terres ; mais avant d'avoir recours à cette opération il faut
être renseigné sous peine de mécomptes, sur l'appétence chimique des plantes.
L'acidité du sol est parfois due à un défaut d'aération que l'on peut corriger
par le drainage. W. R.
nui uni imuu uni uni

Le Gérant : Cb. Monnoyer.


Le Mans. — Imprimerie Monnoyer. — 1937

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