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Cours

Réseaux Locaux Embarqués

Mme. Emna Hajlaoui

Faculté des Sciences et Techniques


de Sidi Bouzid
Chapitre 1

Généralités
Définition d’un système embarqué

Un système embarqué est défini comme étant un système électronique et


informatique autonome, souvent temps réel, spécialisé dans une tâche bien
précise. Ses ressources sont généralement limitées.

Un système embarqué comprend une partie matérielle et une partie


logicielle.

Un système embarqué est un système complexe qui intègre du logiciel et


du matériel conçus ensemble afin de fournir des fonctionnalités bien
déterminées.

Un système embarqué est autonome et ne possède pas des


entrées/sorties standards .

1
Définition d’un système embarqué

Un système embarqué est un appareil remplissant une mission spécifique en


utilisant un ou plusieurs microprocesseurs (boîte noire).

- Electronique numérique, microprocesseurs, calculateurs.


- Logiciels.
- Protocole de communication entre les calculateurs.

Un système embarqué nécessite de l’autonomie :

- Du fonctionnement.
- D’énergie.

2
Utilisation d’un système embarqué

L'utilisateur d’un système embarqué n'a pas la possibilité de modifier les


programmes (le logiciel). Bien souvent, il n'a pas conscience d'utiliser un
système à base des microprocesseurs.

Les systèmes embarqués sont désormais utilisés dans des applications


diverses telles que:
 Le transport: avionique, espace, automobile…
 Les appareils électriques et électroniques: appareils photo, jouets, postes
de télévision, électroménager, systèmes audio, téléphones portables…
 etc. 3
Quelques exemples

• Un four à micro ondes.

• Un four

• Une télécommande de TV

• Une machine à laver

• Le pilotage automatique d’un avion

• Etc...

4
Quelques exemples

5
Autres domaines d’applications

6
Domaines d’applications des systèmes embarqués

Domaine grand public: smart phone, console de jeux, appareil photos,


lecteur audio, ...
Moyens de transport: gestion des moteurs, GPS, système de navigation,
automobiles, avions, trains, bateau, véhicule électrique, …

Equipement médicaux : imagerie (rayon X, ultra-sons, IRM), caméra,


lasers, chirurgie, stimulateur cardiaque, …
Equipements de télécommunication: station mobile, routeur, gateway,
satellite, …
7
Exemples des systèmes embarqués installés dans un
automobile
Explosion du nombre de fonctions dans un automobile (second
utilisateur des systèmes embarqués (31%) derrière l’aéronautique (38%)) :

8
Classification des systèmes embarqués

Systèmes collectifs (large communauté d’individus)

-Centrale nucléaire, avion, train.


- Durées de vie et de développement longues.
- Coût élevé.

Systèmes personnels (individus ou petits groupes)

-Automobile, téléphone.
-Durées de vie et de développement courtes.
- Coût accessible à un particulier.
9
Caractéristiques d’un système embarqué

- Le matériel et le logiciel sont intimement liés et noyés dans une machine


et ne sont pas aussi facilement discernables comme dans un environnement
de travail classique de type PC
- La conception d’un système embarqué est très sûre.

-Contraintes physiques fortes: dimensions, poids, taille autonomie,


consommation...

- Fiabilité, contraintes temporelles ( temps réels )

10
Caractéristiques principales d’un système embarqué

Les caractéristiques principales d'un système électronique embarqué


sont :

Autonome: Une fois enfouis dans l'application, il n’est (le plus souvent)
plus accessible.

Temps réel: Les temps de réponses de ces systèmes sont aussi importants
que l'exactitude des résultats.

Réactifs: Il doit réagir à l'arrivée d'informations extérieures non prévues

11
Caractéristiques spécifiques d’un système embarqué

▪ Dédié à une application spécifique


▪ Coût réduit : maximisation rapport performance/prix
▪ Volume restreint (compact, pas modulaire)
▪ Capacité mémoire adaptée
▪ Capacité de calcul appropriée à l'application
▪ Exécution en temps réel
▪ Fiabilité et sécurité de fonctionnement
▪ Consommation d’énergie maitrisée: voir très faible en cas d’utilisation sur
batterie
12
Remarque

Les systèmes embarqués fonctionnent généralement en Temps Réel : les


opérations de calcul sont alors faites en réponse à un événement extérieur
(interruption matérielle).

La validité et la pertinence d'un résultat dépendent du moment où il est


délivré. Une échéance manquée induit une erreur de fonctionnement qui
peut entraîner soit une panne du système (plantage), soit une dégradation
de ses performances.

13
Complexité d’un système embarqué

Les systèmes embarqués requièrent souvent un faible encombrement (faible


poids). Leur technologie fait alors appel à une électronique et à des
applications portables où l'on doit minimiser aussi bien l'encombrement
que la consommation électrique.

Par conséquent, la réalisation du packaging afin de faire cohabiter sur une


faible surface de l'électronique analogique, de l'électronique numérique, des
composantes RF (Radiofréquence) sans interférences est une tâche
difficile.

Dans les stratégies de conception actuelles, un système embarqué est


généralement intégré sur un support silicium unique constituant ainsi un
système complet intégré sur une puce.

14
Composants constituant un système embarqué

Les mémoires (ROM et RAM) y sont intégrés pour le stockage des


données et des programmes. Ces composants digitaux cohabitent
généralement sur le même support de silicium avec des composants
analogiques tels que:

 Des composantes radiofréquence (RF) comme moyen de communication


 Des composantes optiques pour le transfert de données à haut débit,
 Des MEMS (Micro Electro Mechanical System) pour l'interfaçage avec
le monde externe,
 Des convertisseurs analogiques/numérique et numérique/analogique
requis pour le dialogue interne.

L'objectif est d'obtenir une coopération harmonieuse entre composants


embarqués afin de garantir des services globaux.
15
Criticité / Fiabilité

Du fait de leur portabilité et de la mobilité des produits dans lesquels ils


sont incorporés, les systèmes embarqués évoluent généralement dans des
conditions environnementales non déterministes et souvent non maîtrisées.

Ils sont exposés à des variations et autres contraintes environnementales


susceptibles d'induire des défaillances : vibrations, chocs, variation de
température, interférences RF, corrosion, humidité, radiations. …

D'où la nécessité de prendre en compte des évolutions des caractéristiques


des composants en fonction des conditions environnementales. 16
Criticité / Fiabilité
En même temps que s'accroît leur sophistication, les systèmes embarqués
sont utilisés dans des applications de plus en plus critiques dans lesquels
leur dysfonctionnement peut générer des nuisances, des pertes
économiques ou des conséquences inacceptables pouvant aller jusqu'à la
perte de vies humaines.
C'est le cas, par exemple, des applications médicales ou celles des transports
pour lesquelles une défaillance peut avoir un impact direct sur la vie des
êtres humains.
C'est aussi le cas des applications spatiales, souterraines ou sous-marines où
la défaillance peut entraîner des conséquences redoutables aussi bien en
terme de sécurité qu'au niveau économique.

Ce type des systèmes doit garantir une très haute fiabilité et doit pouvoir
réagir en cas de panne de l'un de ses composants.
17
Comparaisons avec les systèmes informatiques standards

Informatique Embarqué
 Processeur standard :  Processeur dédié
- Multiples unités fonctionnelles - Architecture adaptée
- Vitesse élevée (> GHz) - Vitesse faible (~200 MHz)
- Consommation électrique élevée - Basse consommation
- Chaleur - Petite taille, grand volume =>
- Taille faible coût
 Mémoire virtuelle  Processeur DSP (traitements)
 Système d’exploitation - Très puissants
 Mémoire Cache  Quelques Mo de mémoire
 Grand nombre de périphériques

18
Comparaisons avec un ordinateur de bureau

▪ L'interface Homme machine est adaptée selon l’application. Cela peut-être


des simples diodes leds et boutons jusqu’à un écran tactile.

▪ Généralement: pas de clavier, écran réduit.


▪ Le système embarqué dispose de périphériques et capteurs spécifiques
pour son application:
- Carte SD, mémoire flash, …
- Wifi, Bluetooth, module GSM-GPS, …
- Moteurs, …
19
Architecture d’un système embarqué

▪ Réalisé autour d’un microcontrôleur qui est un système à processeur


comprenant: processeur, mémoire, entrées/sorties, contrôleur de bus,
contrôleur d’interruption, contrôleur d’écran, USB, Ethernet, …très bon
rapport performance/prix et performance/consommation.

▪ Ensemble compact (volume optimisé)


▪ Démarrage autonome du système
• Pas de disque dur, utilisation de mémoire flash, …
▪ Généralement pas d’extension possible
• Construction non modulaire
20
Microcontrôleur

Le choix d’un microcontrôleur 8 bits, 16 bits ou 32 bits dépend de la


complexité de l'application embarquée.

Les microcontrôleurs 8 bits sont souvent utilisés pour les téléphones


portables simples et la téléphonie fixe alors que les microcontrôleurs 32 bits
se retrouvent plutôt dans les Smartphones.

Les processeurs 8 bits ou 32 bits sont utilisés pour le raccordement des


capteurs et actionneurs aux systèmes de bus en fonction de la complexité
du bus et de l'application.

Technique médicinale : Les instruments de mesure (par exemple mesure


de la glycémie), les organes artificiels, etc. Selon la complexité de
l'application, microcontrôleurs 8 bits, 16 bits ou 32 bits.
21
Mémoire

La mémoire est un dispositif électronique qui sert à stocker


des informations (stockage de données) qui seront traitées par le
processeur. C’est un composant essentiel, présent dans tous les ordinateurs,
les consoles de jeux, les GPS et de nombreux autres appareils électroniques.

Mémoire vive (RAM): La mémoire vive (Random Access Memory) est un


des composants importants d'un ordinateur. Elle sert à stocker des
informations de manière temporaire car lors de l'arrêt de l'ordinateur, la
mémoire vive sera effacée.
22
Mémoire

Mémoire morte (ROM): La mémoire morte (Read Only Memory)

est une mémoire qui ne perd pas ses données, en l'absence du

courant électrique, contrairement à la mémoire vive.

En effet, les mémoires mortes sont utilisées, entre autres, pour

stocker les informations nécessaires au démarrage d’un ordinateur.

23
Processeur

Le processeur, en anglais CPU ( Central Processing Unit ) est un


composant électronique très sophistiqué, fabriqué souvent en silicium. Le
CPU se compose de deux parties essentielles: l'unité de contrôle et l'unité
arithmétique et logique.

- L'unité de contrôle (UC): Exécute et organise les travaux réalisés par


le processeur.
- L'unité arithmétique et logique (UAL): Permet d’effectuer certaines
opérations sur les données ( + , -, * , / , non , et , ou, ...).
24
Historique d’un système embarqué

Apparition en 1971 avec le Intel 4004

A l’origine, ce sont des systèmes matériels et logiciels intégrés dans des

avions militaires ou des missilles.

Ensuite dans le civil: avions, voitures, machine à laver....

25
Historique d’un système embarqué

1975: Création d’un réseau de téléphonie mobile pour les véhicules Natel =
réseau téléphonique automobile national.

1978: Mise en service du premier réseau partiel Natel A, analogique, 160


MHz

26
Historique d’un système embarqué

1980: Mise en service du réseau mobile Natel B, avec des téléphones


portables de 12 kilos. (analogique, 160 MHz).

1987: Natel C, analogique, 900 MHz

27
Historique d’un système embarqué

1983: Motorola fait certifier son téléphone portable Dynatac 8000x par la
commission américaine des communications ($ 4000; environ 1 kg).
1987: Standard Européen GSM 900 (bande 880 à 960 MHz): Global System
for Mobile communications.
1991: Première communication expérimentale GSM 900 en Europe, Ajout
de la bande 1800 (1710 à 1880 MHz); Possibilité d’envoyer dès lors des
SMS (160 char)

28
Historique d’un système embarqué

1993: Mise en service du Natel D qui adopte un système de transmission

numérique (GSM 900) et une carte SIM (identification de l’utilisateur)

1996: Mise en service du Natel E qui adopte la bande GSM 1800… Le

GSM étant compatible Europe,

1998: Nouveau protocole GPRS (General Packet Radio Service)


29
Historique d’un système embarqué

Bi-Bop, Motorola StarTac


Alcatel HA 1994 Nokia 3310
1997 2000
1991

30
Historique d’un système embarqué

Nokia 3210, 1999


▪ Nouvelles fonctions alors exclusives
• Antenne intégrée
• Dictionnaire d'écriture intuitive
▪ 160 millions d'exemplaires vendu
▪ 1er téléphone mobile à conquérir les jeunes par son prix attractif et
ses jeux !

31
Historique d’un système embarqué

Samsung Galaxy S4 GT-I9295,


Sony Ericson T610 2013
2003

32
Historique d’un système embarqué

Ecran haute résolution

Mémoire importante
RAM 3 GB
64-128 GB
Caméra haute qualité
16 Mpixel

HCT One A9
Samsung Galaxy S6
33
Chapitre 2

Technologies des réseaux embarqués filaires


Introduction

La fonction d’un système embarqué ( système à microprocesseurs), quel


qu’il soit, est le traitement de l’information. Il est donc évident qu’il doit
acquérir l’information fournie par son environnement et restituer les
résultats de ses traitements.

Chaque système embarqué est donc équipé d’une ou plusieurs interfaces


d’entrées/sorties permettant d’assurer la communication entre le
microprocesseur et le monde extérieur.

Les techniques d’entrées/sorties sont très importantes pour les


performances d’un système embarqué.

1
Introduction

Au cours de ce chapitre, nous allons étudier les technologies suivantes :

- La norme Ethernet; Le standard RS-32;


- Le bus CAN; Le bus LIN;
- Le bus MOST; Le bus I2C;
- Le bus FlexRay; Le bus USB.

2
Technologie Ethernet

Ethernet est une technologie qui permet aux différents dispositifs des
réseaux de données câblés (réseaux embarqués filaires) de communiquer
entre eux.

Les appareils connectés dans un réseau Ethernet peuvent former un réseau


embarqué et échanger des paquets de données. De cette façon, un réseau
local (LAN) est créé via des connexions Ethernet.

Ethernet permet ainsi l’échange de données entre terminaux: il peut s’agir


d’imprimantes, des serveurs, des distributeurs, des routeurs, des switchers,
etc. Lorsqu’ils sont combinés dans un réseau local, ces appareils embarqués
établissent des connexions via le protocole Ethernet et peuvent échanger
entre eux des paquets de données.
3
Comment fonctionne Ethernet ?

Chaque appareil d’un réseau Ethernet dispose de sa propre adresse MAC


(48 bits).

Les éléments de ce réseau partagé peuvent transmettre des messages à


haute fréquence.

De nombreux appareils peuvent être connectés entre eux avec Ethernet.


Pour ce faire, une adresse MAC spécifique est attribuée à chaque terminal.

La topologie réseau d’Ethernet est logique, de sorte que la structure peut


être implémentée en bus ou en étoile par exemple.

4
Techniques du standard Ethernet
Technique Description

LAN (Local Area Network) Réseau informatique qui connecte


plusieurs systèmes localement les uns aux
autres.
Ethernet Flow Control La transmission de données dans
Ethernet est temporairement arrêtée ;
l’objectif est de réduire les pertes de
données et d’accroître l’efficacité.
Trame Ethernet/Trame de données Unité de protocole qui contient des
informations importantes pour la
transmission des données, y compris
l’adresse MAC.
MAC-Adresse/Adresse matérielle Adresse assignée unique d’un dispositif
dans le réseau informatique.
Techniques du standard Ethernet

Technique/Concept Description

PoE (Power over Ethernet) Le câble Ethernet peut alimenter


l’appareil cible.
Paire torsadée Câble à paires torsadées, permet PoE,
jusqu'à 10 Gbp/seconde.
Fibre optique Grande portée, énormes débits de
transfert possibles (théoriquement jusqu'à
environ 70 Terabit/seconde.)

Mode half-duplex La communication n’est possible


qu’alternativement dans un seul sens
(technologie obsolète).
Mode full-duplex La communication est possible
simultanément dans les deux sens.
Technologie RS-232

RS-232 est une voie de communication disponible sur presque tous les PC
depuis 1981 jusqu'au milieu des années 2000, il est communément appelé le
« port série ».

Sur les systèmes d'exploitation Windows, les ports RS-232 sont désignés par
les noms COM1, COM2, etc. Cela leur a valu le surnom des « ports
COM », encore utilisés de nos jours. Cependant, il est de plus en plus
remplacé par le port USB.

Les liaisons RS-232 sont fréquemment utilisées dans l'industrie pour


connecter différents appareils électroniques (embarqués) (automate,
appareil de mesure, etc).

7
Technologie RS-232

Port RS-232
Adaptateur USB - RS-232

8
Technologie RS-232

Placé à l'arrière de l'ordinateur, le port RS-232 était souvent utilisé pour


connecter une souris ou un modem de type RTC.

Bien que ce port de communication ait aujourd'hui disparu des cartes-


mères neuves, remplacé par l'USB sur les PC, il reste encore très utilisé dans
l'industrie (avec les systèmes embarqués), notamment grâce à sa robustesse
et à sa simplicité.

Ainsi, ce port est toujours d'actualité, en particulier dans les systèmes


embarqués : le transfert de Grafcets ou bien des lignes des programmes
pour machines-outils à commande numérique s'effectuent toujours par la
liaison RS-232.
9
Technologie RS-232

De nombreux terminaux embarqués, qu'ils soient GPS, modems, terminaux


graphiques, etc., utilisaient le RS-232 comme méthode principale de
communication avec l'extérieur, tout comme les périphériques réseau
(routeurs, commutateurs, etc.) étaient équipés d'un port RS-232 au travers
duquel il est possible de les configurer.

Enfin, les appareils de musique électronique ou numérique des années 1980


à 2000 sont également parfois munis, comme les enregistreurs numériques,
les tables de mixage, les synthétiseurs et les échantillonneurs.

En cas d'absence du port RS 232, il existe des adaptateurs USB/port série.

10
Spécification du standard RS-232

Le standard RS-232 permet une communication série et full-duplex entre


deux équipements.
Le standard RS-232 spécifie :
- La fonction de chaque circuit de jonction.
- Les caractéristiques électriques de la liaison : niveaux de tension, débits
possibles, etc.
- Les caractéristiques mécaniques pour les connecteurs et l'identification des
contacts.
Par contre le standard ne définit pas :
- Le codage des caractères (ASCII ou autre).
- La façon dont les caractères sont répartis en trames.
- Les protocoles de détection d'erreurs ou les algorithmes de compression
de données.
- La fourniture du courant électrique aux périphériques.
11
Spécification du standard RS-232

Pour établir une communication effective via la norme RS-232, il est


nécessaire de définir le protocole utilisé : notamment, le débit de la
transmission, le codage utilisé, le découpage en trame, etc.

La norme RS-232 laisse ces points libres, mais en pratique on transmet les
trames de la manière suivante:

1 bit de départ ; 7 à 8 bits de données ; 1 bit de parité optionnel ; 1 ou 2 bits


d'arrêt.

Le bit de départ a un niveau logique "0" tandis que le bit d'arrêt est de
niveau logique "1".

12
Annexe : Techniques d’échanges de données

Avant d’envoyer ou de recevoir des informations, le microprocesseur d’un


système embarqué doit connaître l’état du périphérique. En effet, le
microprocesseur doit savoir si un périphérique est prêt à recevoir ou à
transmettre une information pour que la transmission se fasse
correctement. Les systèmes à microprocesseur utilisent deux types de
liaison différentes pour se connecter à des périphériques :
 Liaison parallèle
 Liaison série
On caractérise un type de liaison par son débit (en bit/s).

13
Annexe : Types de liaisons

Liaison parallèle
Dans ce type de liaison, tous les bits d’un mot sont transmis simultanément.
Ce type de transmission permet des transferts rapides mais reste limité à
des faibles distances de transmission à cause du nombre important de lignes
nécessaires (coût et encombrement) et des problèmes d’interférence
électromagnétique entre chaque ligne (fiabilité). La transmission est
cadencée par une horloge.

14
Annexe : Types de liaisons

Liaison série
Dans ce type de liaison, les bits constitutifs d’un mot sont transmis les uns
après les autres sur un seul fil. Les distances de transmission peuvent donc
être plus importantes mais la vitesse de transmission est plus faible.

15
Annexe : Types de liaisons

Liaison série
La transmission de données en série peut se concevoir de deux façons
différentes :

En mode synchrone: l’émetteur et le récepteur possèdent une horloge


synchronisée qui cadence la transmission.
En mode asynchrone: la transmission s’effectue au rythme de la
présence des données. Dans ce cas, les caractères envoyés sont encadrés
par un bit de start et un bit de stop.

16
Annexe : Types de liaisons

Principes de base d’une liaison série asynchrone


Afin que les éléments communicants puissent se comprendre, il est
nécessaire d’établir un protocole de transmission. Ce protocole devra être le
même pour chaque élément.
-Paramètres rentrant en jeu
Longueur des mots transmis: 7 bits ou 8 bits
Débits de transmission: les débits varient de 110 bit/s à 128000 bit/s tout
en déterminant les fréquences d’horloge de l’émetteur et du récepteur.
Parité: le mot transmis peut être suivi ou non d’un bit de parité qui sert à
détecter les erreurs éventuelles de transmission. Il existe deux types de
parité : paire ou impaire. Si on fixe une parité paire, le nombre total des bits
à 1 transmis (bit de parité inclus) doit être paire. C’est l’inverse pour une
parité impaire.

17
Annexe : Types de liaisons

Bit de start: la ligne au repos est à l’état 1 (permet de tester une coupure de
la ligne). Le passage à l’état bas de la ligne va indiquer qu’un transfert va
commencer. Cela permet de synchroniser l’horloge de réception.

Bit de stop: après la transmission, la ligne est positionnée à un niveau 1


pendant un certains nombre de bit afin de spécifier la fin du transfert. En
principe, on transmet 1, 1.5 ou 2 bits de stop.

- Déroulement d’une transmission


Les paramètres du protocole de transmission doivent toujours être fixés
avant la transmission. En l’absence de transmission, la liaison est au repos
au niveau haut pour détecter une éventuelle coupure sur le support de
transmission.

18
Annexe : Types de liaisons

Ainsi, une transmission s’effectue de la manière suivante :

1. L’émetteur positionne la ligne à l’état bas : c’est le bit de start.


2. Les bits sont transmis les un après les autres.
3. Le bit de parité est éventuellement transmis.
4. L’émetteur positionne la ligne à l’état haut : c’est le bit de stop.

Exemple

Transmission d’un mot de 7 bits (0110100) - Parité impaire – 1 bit de Stop

19
Annexe : Types de liaisons

20
Evolution des architectures électroniques dans le domaine
automobile

Depuis les années 1920, on observe une augmentation des services rendus
au sein des véhicules. Cette augmentation répond à l’émergence de
nouveaux usages et se traduit par la mise en œuvre de nouvelles
fonctionnalités. Ces usages nouveaux sont rendus possibles par l’évolution
des systèmes électroniques embarqués dans les véhicules.

L’utilisation de l’électricité dans les véhicules remonte aux années 1920.


Depuis cette époque, le nombre de fonctions confiées à l’électronique n’a
cessé d’augmenter. La nature de ces fonctions évolue conjointement avec
les progrès technologiques réalisés à différentes époques.

Progressivement, de 1920 à 1960, différents dispositifs électriques de base


sont employés dans l’automobile comme le démarreur, les lampes et
l’autoradio...
21
Evolution des architectures électroniques dans le domaine
automobile

Depuis 1960, des dispositifs électriques sont intégrés dans les moteurs afin
d’améliorer l’allumage et l’injection. Avec l’intégration des bus de
communication dans les véhicules en 1990, il est devenu possible pour
plusieurs cartes électroniques de partager des informations.

Par exemple, la fonction ABS (Anti Blocker System) utilise les réseaux de
communication afin d’exploiter différentes informations comme la vitesse
des roues, la force de freinage et la résistance au freinage.

L’accroissement du nombre des ressources électroniques employées


implique ainsi une croissance importante de la complexité des systèmes
électroniques embarqués dans l’automobile.
En 2004, on comptait 70 cartes électroniques dans les voitures haut de
gamme
22
Evolution des architectures électroniques dans le domaine
automobile

De nos jours, ce nombre dépasse les centaines. Par conséquent, la


complexité des architectures électroniques embarquées au sein des véhicules
conduit à une densification des infrastructures nécessaires à mettre en
œuvre afin de lier les différents calculateurs utilisés.

Ces derniers sont connectés à des réseaux de communication permettant


l’échange d’informations entre eux. Plusieurs types de réseaux, choisis selon
les exigences de débit et de fiabilité, existent et représentent des solutions
standards pour différentes catégories d'application.

Afin de répondre aux besoins croissants des fonctionnalités mises en


œuvre, les tendances actuelles suggèrent l’utilisation d’autres supports de
communication dans les véhicules du futur.
23
Evolution des architectures électroniques dans le domaine
automobile

Les critères importants portent sur l’amélioration des débits d’information


disponibles, de la robustesse ainsi que la maîtrise des coûts d’infrastructure.
Ces différentes observations illustrent l’accroissement de la part de
l’électronique au sein des véhicules ainsi que la densification des
architectures embarquées. En fait, l’architecture électronique des véhicules
peut être perçue comme l’architecture d’un système embarqué à part
entière.

Un système embarqué est un système, associant électronique et


informatique, autonome et intégré au sein d’un environnement avec lequel
il interagit. L’architecture d’un tel système embarqué est distribuée et est
basée sur trois éléments essentiels: le logiciel embarqué, les ressources
matérielles de traitement et les supports de communication servant à
connecter les ressources.
24
Protocoles de communications dans le domaine automobile

Jusqu’en 1990, les cartes électroniques embarquées dans les véhicules


étaient indépendantes et chacune remplissait ses fonctions séparément. La
longueur totale des câbles électriques dans une voiture dépassait alors le
kilomètre.
Pour réduire le coût et le poids du cuivre, les constructeurs automobiles ont
commencé à intégrer des bus de communication au sein des véhicules, tels
que le bus CAN, le bus MOST, le bus LIN...

Typiquement les réseaux employés dans le domaine automobile respectent


l’organisation hiérarchique en couche du modèle OSI (Open Systems
Interconnection). En effet, les trois couches physique, liaison et réseau
caractérisent le débit, la fiabilité (tolérance aux pannes et taux d’erreur), les
topologies possibles, la stratégie de communication ainsi que le nombre
maximal des nœuds supportés.
25
Protocoles de communications dans le domaine automobile

Depuis les années 1960, la longueur des câbles utilisée dans l'automobile ne
cesse de croître pour dépasser 2000 m en 1995. Le nombre des connexions
atteint 1800 à cette même date. La fiabilité et la sécurité sont menacées.

Les normes en matière de pollution et de consommation d'énergie obligent


les constructeurs à multiplier les capteurs et actionneurs intelligents dans
leur véhicules accélérant ainsi le processus de multiplication des câbles et
des connexions depuis une vingtaine d 'années.

Le besoin de sécurité accrue (ABS, AIR-BAG…) et la demande de confort


(mémorisation des réglages de conduite, climatisation régulée, système de
navigation…) ne font que renforcer cette tendance.

26
Protocoles de communications dans le domaine automobile

Pour lier les différentes cartes électroniques embarquées dans un véhicule et


pour réduire leur nombre, les constructeurs automobiles ont intégré
plusieurs types des bus de communication.

Dans ce qui suit, on cite les principales caractéristiques associées aux bus de
communication les plus utilisés dans le domaine automobile:
1. Bus CAN,
2. Bus MOST,
3. Bus LIN.
4. Bus FlexRay 27
Bus informatique

1. Un bus informatique sert à interconnecter différents matériels


informatiques.

2. Le débit d’un bus est exprimé en Mo/s ou en fréquence (MHz) .

3. Un bus est caractérisé par le volume d’informations transmises


simultanément, il est exprimé en bits (8, 16 ou bien 32 bits).

28
Bus informatique

29
Bus informatique

Un bus informatique est un ensemble des liaisons physiques (fils


électriques, pistes de circuits imprimés) qui assurent la communication
numérique entre les périphériques d’un PC ou d’un système embarqué.

Circuits imprimés

30
Bus informatique

31
Bus CAN

La société BOSCH développe dès le début des années 1980 une solution de
multiplexage des informations circulant à bord de la voiture.

Le bus CAN (Control Area Network) apparaîtra et sera normalisé dans les
années qui suivent (dès 1983).

Les composants CAN se démocratisent et investissent d'autres secteurs de


l'électronique embarqué (médical, produits numériques, systèmes
électrotechnique…).

Le bus CAN est un moyen de communication série qui supporte des


systèmes embarqués temps réel avec un haut niveau de fiabilité.

32
Caractéristiques physiques du bus CAN

Le Bus CAN est un support de transmission des données composé par une
paire filaire. La ligne est donc constituée de deux fils :

- CAN L (CAN LOW),


- CAN H (CAN HIGH).

Pour les niveaux physiques sur le bus, il est important de distinguer les deux
types de transmission possibles :

- Transmission en bus CAN low speed,


- Transmission en bus CAN high speed.

33
Caractéristiques physiques du bus CAN

Le tableau suivant résume les principales différences entre les deux types de
bus notamment sur les débits supportés.

34
Bus MOST

Le protocole MOST (Media Oriented Systems Transport) a été développé


par « MOST Corporation » en 1998. Ce protocole est destiné aux
applications multimédias dans les véhicules qui nécessitent un haut débit de
communication.

MOST est un bus de transmission de données qui utilise soit de la fibre


optique, soit une liaison électrique. Mais généralement, il utilise les fibres
optiques car elles sont mieux immunisées contre les interférences
électromagnétiques que les câbles en cuivre.

Physiquement, il ne peut relier que deux équipements, mais logiquement, il


peut relier jusqu’à 64 équipements en utilisant une topologie en anneau.

35
Bus MOST

Les bus MOST permettent une transmission de données avec trois débits
possibles : 25 Mbit/s (MOST25), 50 Mbit/s (MOST50) et 150 Mbit/s
(MOST150).

Cette technologie est utilisée dans les véhicules haut de gamme pour relier
les systèmes de télématique (communication entre le système mains-libres
et l'autoradio ou le lecteur DVD, etc).

Le bus MOST150 est une spécification introduite en 2007. Elle se distingue


de ses prédécesseurs par le support d’un canal Ethernet.

La bande passante est configurable de 0 à 150 Mbit/s (débit net de 107


Mbit/s) et permet une transmission plus efficace des paquets IP.
36
Bus LIN

Le bus LIN (Local Interconnect Network, ou Réseau Interconnecté local)


est un bus série à bas coût créé par le consortium LIN en 1999, utilisé dans
les véhicules automobiles récents.: plusieurs autres spécifications ont depuis
évolué et elles sont maintenant en cours de normalisation.

Différentes versions se sont succédées. La version actuelle propose un débit


de 1Kbit/s à 20 Kbit/s et jusqu’à 63 nœuds esclaves. Un de ses avantages
est de ne compter qu'un seul câble par lequel transitent les données, auquel
se rajoutent les câbles pour l'alimentation, ce qui en fait un réseau plus léger
que le CAN.

Le bus LIN est utilisé par exemple pour la commande de fermeture des
vitres des voitures. Il communique selon la stratégie maître-esclave et
impose la présence d’un seul maître.
37
Bus LIN

Le bus LIN est relativement lent et petit, mais il est fiable et économique,
notamment si on le compare à d'autres bus utilisés dans l'automobile: les
bus CAN ou MOST.

En effet, il peut être utilisé comme un sous-réseau du bus CAN pour gérer
des capteurs ou des micro actionneurs.

Il consiste en un protocole de communication qui s'appuie sur une


configuration maître esclave(s).

Chaque élément connecté au bus est appelé « nœud ». Ce bus a été créé
pour la commande des éléments de confort (climatisation, vitres électriques,
etc.) dans l'industrie automobile .

38
Caractéristiques du bus LIN

Un bus LIN doit répondre aux contraintes suivantes:


- Implémentation bas coût pour le matériel ;
- Transmission déterministe pour les aspects temporels : lorsqu'on envoie
un message, le temps de réponse est garanti ;
- Débit maximal: 20 kbit/s.

Ce protocole prévoit la détection d'erreurs grâce à plusieurs dispositifs : 2


bits de parité , CRC à la fin du message et messages de diagnostic.

Un de ses avantages est de ne compter qu'un seul câble par lequel transitent
les données ce qui en fait un réseau plus léger que le CAN.

39
Bus FlexRay

Ce protocole a été standardisé en 2004 par un consortium regroupant des


constructeurs automobiles, des équipementiers automobiles et des fondeurs
de silicium.

Ce standard de communication est défini pour des applications nécessitant


des hauts débits d'informations. Il offre un débit maximal de 20 Mbit/s
réparti sur deux canaux physiques répliqués.

En effet, chaque canal admet un débit de 2.5 Mbit/s, 5 Mbit/s ou 10


Mbit/s, et peut supporter une topologie en bus ou en étoile.

40
Fonctionnalités électroniques des véhicules
Des fonctionnalités de plus en plus nombreuses et de plus en plus avancées
sont progressivement intégrées au sein des véhicules. Ces fonctionnalités
sont catégorisées selon leurs domaines d’application. Classiquement, on
distingue cinq domaines typiques dans l’automobile correspondant à des
parties spécifiques du véhicule comme le montre la figure suivante:

41
Fonctionnalités électroniques des véhicules
Le domaine d’application du groupe motopropulseur concerne le moteur
et la transmission. Les fonctionnalités liées à ce domaine d’application
permettent de contrôler et d’optimiser la combustion (le feu, la fumée) dans
le moteur et le transfert d’énergie vers les roues. Actuellement, on observe
dans ce domaine que des dispositifs électriques sont de plus en plus
employés pour remplacer des dispositifs mécaniques.

Les fonctionnalités concernant le domaine du châssis visent à améliorer la


stabilité du véhicule et la qualité de sa conduite. Par exemple, on peut citer
la fonction de correction de trajectoire.

Le domaine de la sécurité est un domaine particulièrement important. Les


fonctionnalités de ce domaine assurent aussi bien la sécurité des passagers
que celle des piétons. L’AIR-BAG est l’une des fonctions les plus répandues
de ce domaine. 42
Fonctionnalités électroniques des véhicules
La partie occupée par les passagers et le coffre forment l’habitacle. Les
fonctionnalités de ce domaine d’application concernent le confort et
l’interface homme machine. On peut citer l’exemple de la fonction de GPS
(Global Positioning System).

Le domaine multimédia concerne les nouvelles technologies de


l’information et de la communication. Différentes fonctionnalités de ce
domaine comme l’accès à internet sont disponibles au sein des véhicules.

L’ensemble de ces fonctionnalités avancées est rendu possible compte tenu


de l’évolution de la part de l’électronique embarquée au sein des véhicules.

43
Fonctionnalités électroniques des véhicules

44
Bus I2C

La Figure précédente présente l’organisation des ressources matérielles


selon les cinq domaines d’application présents au sein d’un véhicule.

Un réseau FlexRay, en bus et en étoile, relie les calculateurs dédiés à chaque


domaine. Chaque calculateur peut se connecter aux différents capteurs ou
actionneurs de son domaine par un bus CAN.

Il peut également se connecter à des organes de commande via le réseau


LIN. Des organes plus avancés, comme le Steer-by-Wire (la possibilité de
personnaliser la direction via des simples commandes sur écran tactile), sont
connectés au calculateur associé par FlexRay.

Le domaine multimédia peut éventuellement intégrer les réseaux Ethernet,


Bluetooth et MOST.
45
Bus I2C

Le bus I2C ( Inter Integrated Circuit Bus ) est développé par Philips pour
les applications d'électronique domestique au début des années 80,
notamment pour permettre de relier facilement à un microprocesseur les
différents circuits d'un téléviseur moderne (Récepteur, télécommande,
réglages amplificateur Basse Fréquence, horloge……
).

Il existe d'innombrables périphériques exploitant ce bus, il est même


implantable dans n'importe quel microcontrôleur.

46
Caractéristiques du bus I2C

Le bus I2C permet de faire communiquer entre eux des composants


électroniques très divers grâce à seulement trois fils :

-Un signal de donnée ( SDA ),


- Un signal d'horloge ( SCL ),
- Un signal de référence électrique ( Masse ).

Ceci permet de réaliser des équipements ayants des fonctionnalités très


puissantes et conservant un circuit imprimé très simple, par rapport un
schéma classique (8bits de données, 16 bits d'adresse+ les bits de contrôle ).

47
Carte Arduino utilisant le bus I2C

48
Caractéristiques du bus I2C

Les données sont transmises en série à 100 Kbits/s en mode standard et


jusqu'à 400 Kbits/s en mode rapide. Ce qui ouvre la porte de cette
technologie à toutes les applications où le débit de transmission n'est pas
primordial.

De nombreux fabricants ayant adopté le bus I2C, la variété des circuits


disponibles disposant d'un port I2C est énorme : Ports d'E/S
bidirectionnels, Convertisseurs A/N et N/A, mémoires ( RAM, EPR0M,
EEPROM, etc... ), Circuits Audio ( Egaliseur, Contrôle de volume, ... ) et
autres drivers ( LED , LCD , ...).

Le nombre des composants qu'il est ainsi possible de relier est


essentiellement limité par la charge capacitive des lignes SDA et SCL : 400
pF (Pico Farad; 1 F = 10^12 pF) .
49
Technologie USB

Le terme Universal Serial Bus ou USB (Bus Universel en Série) est une
norme relative à un bus informatique en série qui sert à connecter des
périphériques informatiques à un ordinateur ou à tout type d'appareil
électronique embarqué prévu à cet effet (tablette, Smartphone, téléviseur,
etc).

L’USB a été conçu au milieu des années 1990 afin de remplacer les
nombreux ports externes d’ordinateurs (port parallèle, port série, etc), et
ports spécialisés (ports clavier PC, ports souris PC).

Des versions successives de la norme ont été développées au fur et à


mesure des avancées technologiques, chacune étant vouée à remplacer les
précédentes par leur performance.

50
Technologie USB

51
Applications de la technologie USB

L'USB a remplacé divers bus et interfaces qui équipaient auparavant les


ordinateurs : port série RS-232, port parallèle, port PS/2 et même des bus
internes comme PCI pour la connexion de certains dispositifs (par exemple
cartes son ou cartes de réception TV).

La gamme des applications utilisant le bus USB est extrêmement vaste :

- Périphériques d'interaction avec l'utilisateur : claviers, souris, joystick,


guitare, manette;
- Périphériques de stockage : disques durs externes, appareils photo,
lecteurs multimédia, et surtout les clés USB (un concept apparu
spécifiquement pour le bus USB. Il s'agit de l'association d'une mémoire
flash et d'une interface USB, le tout contenu dans un petit boîtier
évoquant une clé par sa taille et sa forme).
52
Applications de la technologie USB

-Multimédia et imagerie : imprimantes, scanners, cartes son, webcams,


TV ;

-Adaptateurs de réseau ou de communication : Wi-Fi, Ethernet, Bluetooth,


infrarouge, Modem ;

-Bus et interfaces : port série RS-232, port parallèle, port PS/2, port
joystick, Bus CAN, port série RS-485.

53
Alimentation électrique

Le bus USB peut alimenter (en énergie électrique) les périphériques, dans
une certaine limite de courant consommé (2A pour une application haute
puissance, 100 mA pour une application normale).

Cela permet de recharger électriquement des appareils portables disposant


d'une connectique USB limitée à l'alimentation électrique.

La connectique USB devient ainsi une norme pour alimenter des appareils
de faible puissance (au début 1A sous 5V continus soit 5W).

54
Alimentation électrique

Plusieurs gadgets alimentés par port USB et ne sont pas des périphériques
informatiques sont apparus sur le marché (petits ventilateurs, des afficheurs,
etc).

Afficheur de la tension, du courant et de


Ventilateurs alimentés par USB
la charge au cours de l'alimentation par
55 USB.

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