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ÉCHANGES D’INFORMATIONS ENTRE LES

ÉTATS ET LA COOPÉRATION
INTERNATIONALE

Mezrani Wissal Ghalmi Wided


Ouni Wided Ben Becha Imen
Werteni Nawres
Plan :
Introduction générale
i. Les échanges d’information entres les pays
1) définition
2)types d’échanges :
3) avantages et objectifs
ii. Lien entre les échanges d’information entre les États
et la coopération internationale
iii. La coopération internationale
1) définition et objectifs de la coopération
2) types de coopération
3) les avantages et les limites
4) La coopération entre États dans la lutte contre
la fraude et l'évasion fiscales internationales
iv. Le cas de la TUNISIE
Conclusion
Introduction générale


L’échange d’Information, est une norme édictée par l’OCDE
(Organisation de Coopération et de Développement
Économiques). L’OCDE est une organisation internationale
fondée en 1960, dont le but premier est d’être une assemblée
consultative.

L’échange d’information est l’une de ces initiatives, à laquelle
les pays membres, ou partenaires, adhèrent par la signature
d’accords multilatéraux.

L’échange d’information est un système dans lequel les pays
signataires vont s’échanger, de manière automatique, des
informations fiscales. Et voilà pourquoi les accords sont
multilatéraux, chaque nouveau pays signataire s’engage en fait
vis-à-vis de tous ceux qui le sont déjà.


La coopération dans le domaine fiscal s’attache depuis de
longues années à couvrir l’ensemble des champs
d’intervention touchant la taxation (législation, assiette,
recouvrement, service à l’usager, utilisation des nouvelles
technologies, contrôle fiscal, gestion des ressources
humaines, pilotage par la performance).

La stratégie de coopération fiscale au développement vise à
optimiser en priorité le fonctionnement des administrations
fiscales des pays d’Afrique subsaharienne et à sécuriser les
recettes en proportionnant les moyens administratifs aux
enjeux.

Il s’agit également, au-delà du financement des États, de
favoriser le développement du civisme fiscal par la mise en
place de voies de recours garantissant les droits des
contribuables.
I.les échanges d’informations
entre les États : 
1) Définition :
l’échange d’information entre les pays c’est toute
échange des données des contribuables entre le
pays de la résidence et les autres pays de la source
des revenus étrangers.
Quand il y a un risque de double imposition ou
évasion fiscale d'un contribuable, l'État veux
connaître des informations sur les revenus
étrangères de cette personne pour éliminer ces
risques.
2) Types d’échanges d’informations :
Il y a plusieurs types d'échanges d'information entre les États tel
que : l’échange automatique, l’échange spontané et par demande.
A) Automatique :
 L’échange automatique d’informations est une norme
définie par l’Organisation de coopération et de
développement économiques : les pays signent des accords
pour échanger automatiquement les informations
des comptes bancaires détenus par des personnes
 physiques ou morales qui résident dans tout État
signataire.
Elle porte principalement sur le nom du contribuable,
ses numéros de compte, le montant des dépôts et des
intérêts ou dividendes versés, le revenu de certains
contrats d’assurance.
b) Spontané :
L’échange spontané permet d’échanger des
données plus larges, pour autant que soient
présents certains indices de soustraction ou
d’anomalies.
les informations jugées pertinentes pour le
travail de l’autre autorité sont fournies de
manière volontaire, sans que l’autre autorité ne
les ait demandées.
c) Sur demande :

Le fisc du pays A envoie une demande est


généralement un e-mail avec un énorme PDF en
fichier attaché, qui contient le demande officielle
avec la signature autorisée. Un courrier papier est
envoyé en parallèle de cet e-mail, et le pays B attend
en générale l’arrivé de ce courrier pour commencer à
traiter la demande d’information. Le pays B dispose
de 90 jours pour répondre à cette demande, sinon il
doit se justifier auprès du A. Cette demande doit être
suffisamment précise pour être acceptée.
3) Avantages et objectifs :
A) Objectifs :

Détermination des faits auxquels doivent être appliquées
les règles d’une convention fiscale en matière de revenu.

Permet d’assister l’une des parties contractantes à
administrer ou à faire respecter la législation fiscale
nationale.

Il identifier à un stade précoce les comportements
anormaux.

Il encourage les comportements volontaires, positifs et
conformes.

Permet d’éviter de trop grandes distorsions de
concurrence et d’augmenter les recettes fiscales.
B) Avantages : 

Fournir aux administrations fiscales des
informations utiles pour lutter contre la fraude
fiscale et l’évasion fiscale transfrontalières.

L’information doivent être pertinents par rapport à
la demande elle-même et non par rapport à son
exécution.
II.Lien entre les échanges
d’information entre les États :


l’échange d’information constitue une partie
essentielle de coopération internationale en matière
fiscale. Il s’agit d’un moyen efficace pour les États
de conserver la souveraineté sur leurs propres
bases d’imposition et de garantir la bonne
affectation des droits d’imposition entre les parties
a des conventions fiscales.
III.La coopération internationale :
1) Définition et objectifs :
La coopération internationale est une coopération de
plusieurs pays sur un sujet donné.
La coopération peut être bilatérale ou multilatérale.
Les objectifs et priorité de la coopération internationale :
La coopération internationale fait partie intégrante de la solidarité
intégrante et son but de consiste à favoriser l’équipe sociale plus loin ,ils
s’agit également de diminuer les inégalités entre les différents états tel que :
- Développement économique de la Ville ,surtout dans le domaine de haut
technologique et du tourisme.
- Attractions des investissements étrangers.
-Obtention des fonds européens dans le cadre des programmes
internationaux.
-Maintien des lien culturels et traditionnels au sein de l’Europe .
2) types de coopération :
Il sied de signaler que plusieurs types de coopération peuvent
être épluchés à travers cette étude notamment: La coopération
bilatérale, la coopération multilatérale.
A) coopération bilatérale :
c’est une assistance mutuelle et complémentaire entre deux états
souverains, elle réagir par un traité qui comporte des accords
dans plusieurs domaines : économiques, fancier culturelle ,
technique généralement elle se fait entre deux pays riches et pays
pauvres.
Dans le but d’assurer la mobilité des artistes , renforcer les
industries culturelles , accéder aux marché.
B) coopération multilatérale :

La Coopération Multilatérale concerne les dossiers de la


coopération financière avec le Groupe de la Banque Mondiale, la
Banque Africaine du Développement, le Fonds International pour
le Développement Agricole et l’Organisation de la Coopération et
du Développement Économique.
Avec la BIRD
 La signature des accords de prêts et de dons pour le financement
d’un certain nombre de projets dans des domaines diversifiés.
 La coordination avec les départements concernés par les projets
 Le suivi des missions de la Banque (préparation, évaluation et
suivi)
 La participation dans les réunions du printemps et les
assemblées des gouverneurs de la Banque conclus à Washington.
Avec le Fonds Moussanada
 La participation dans les travaux de préparation et de
suivi des projets d’appui à la gestion des finances
publiques, au système financier, à la décentralisation et
aux collectivités locales.
Avec la SFI
 La conclusion des accords d’appui au secteur privé et
à l’infrastructure de base.
Avec l’OCDE
 la participation dans les séminaires portant sur le
lancement des initiatives de coopération avec
l’organisation.
3)les avantages et les limites :
A) les avantages de la coopération bilatérale :
La coopération est un comportement complexe que nous cherchons
toujours à comprendre.

La coopération internationale bilatérale peut faire l'objet
d'un accord formel écrit (accord, protocole, convention).
On peut citer quelques avantages :

connaissance des programmes d'aide nationaux ou internationaux qui
demeure déterminante pour aider à orienter une demande par
exemple.

contribution par des financements directs qui peuvent éventuellement
faire aboutir des actions concrètes de coopération.

expertise internationale.

appui logistique (financements, bourses, subventions).
B) les limites de la coopération multilatérale :


Cette forme de coopération présente toutefois des limites liées à
l'hégémonie des grandes puissances, à la crise économique
mondiale.

Le multilatéralisme n'instaure pas l'égalité, pas plus qu'il réduit
l'inégalité entre les États, […]. Il ne vise pas à nier la puissance
inégale des États, comme le montre le Traité de non-prolifération
nucléaire (TNP), qui instaure deux [règles] : une pour les
puissances faisant déjà partie du club nucléaire, qui sont autorisés
à conserver leur arsenal, et une autre pour les États non
possesseurs, qui acceptent de renoncer à l'armement nucléaire et de
se soumettre aux inspections de l'Agence Internationale de
l'Energie Atomique (AIEA).

Le multilatéralisme permet au contraire de [légitimer] la
domination des grandes puissances, [contribuant ainsi …] à
justifier l'action des grandes puissances (au sein du Conseil de
Sécurité).
4) La coopération entre États dans la lutte
contre la fraude et l'évasion fiscales
internationales :

La coopération internationale est indispensable pour être
efficace et révéler les faits de fraude fiscale.

La lutte contre l'évasion fiscale est une priorité des États et
des organisations internationales.

Il convient donc d’intensifier les actions et la coopération
afin de maîtriser les flux qui échappent à l’imposition. Il
est nécessaire de mettre en relation les données
disponibles (obtenues du fait d’autres obligations légales
ou de déclarations volontaires) et de consolider le lien
entre les instruments pertinents (en particulier les mesures
relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux, aux
douanes ainsi qu’aux déclarations des entreprises et des
banques).
IV. Le cas de la TUNISIE :

régime fiscale des revenus de source étrangère réalises par les résidentes de Tunisie selon
le droit commun et selon conventions de non double imposition conclues par Tunisie
avec les autres pays.
Régime fiscale selon le droit commun
1-pour les personnes physiques :
PRINCIPE : les revenus de source étrangère réalisés par les personnes physiques résidentes
en Tunisie
ne font pas partie du revenu global imposable lorsqu’ils ont subi l’impôt à l’étranger .
EXCEPTION : Un revenu non imposé à l’étranger peut ne pas faire l’objet d’une
imposition en Tunisie .
2- pour les personnes morales :
Impôt payé à l’étranger au titre d’une exploitation qui y est située les bénéfices réalisés dans
le cadre d’une exploitation sise à l’étranger, ne font pas partie du champ d’application de
l’IS en Tunisie.
Impôt payé à l’étranger sur des bénéfices ou des revenus réalisés en dehors d’une
exploitation qui y est Située
Sont les dividendes, les intérêts, les plus-values de cession des titres, des immeubles… Ces
bénéfices et revenus font partie du résultat global soumis à l’impôt sur les sociétés en
Tunisie.
Régime fiscal dans le cadre des
conventions de non double imposition
PRINCIPE :selon les conventions de non double imposition, la
Tunisie en tant qu’État de résidence accorde à ses résidents le droit
de déduire l’impôt payé ou supporté dans l’État de la source sans
que cette déduction dépasse la fraction de l’impôt tunisien sur le
même revenu réalisé dans l’autre Etat et objet de l’imputation de
l’impôt .
EXCEPTIONS : Par exception au principe sus indiqué :
- un impôt payé ou supporté par une société résidente en Tunisie
dans un Etat qui a conclu une convention de non double imposition
avec la Tunisie peut ne pas faire l’objet de déduction en Tunisie.
- un revenu non imposé à l’étranger peut ne pas être imposé en
Tunisie.
- un impôt non payé à l’étranger peut être déduit de l’impôt.
Régime fiscal dans le cadre des
conventions de non double imposition
PRINCIPE :selon les conventions de non double imposition, la
Tunisie en tant qu’État de résidence accorde à ses résidents le droit
de déduire l’impôt payé ou supporté dans l’État de la source sans
que cette déduction dépasse la fraction de l’impôt tunisien sur le
même revenu réalisé dans l’autre Etat et objet de l’imputation de
l’impôt .
EXCEPTIONS : Par exception au principe sus indiqué :
- un impôt payé ou supporté par une société résidente en Tunisie
dans un Etat qui a conclu une convention de non double imposition
avec la Tunisie peut ne pas faire l’objet de déduction en Tunisie.
- un revenu non imposé à l’étranger peut ne pas être imposé en
Tunisie.
- un impôt non payé à l’étranger peut être déduit de l’impôt.
Conclusion:
Dans ce projet, on a essayer de définir les échanges
d’information entre les pays ainsi que ses 3 types qui sont
(automatique/ sur demande/ spontané) et ses avantages et ses
objectifs en premier lieu.
En deuxième lieu, on a expliquer le lieu entre les échanges
d’information entre les États et la coopération international.
En troisième lieu, on a défini la coopération international et
on a identifier ses 2 types (bilatérale et multilatérale) ainsi que
ses avantages et ses limites.
En quatrième lieu, on a présenter les actions contre la fraude
et l’évasion fiscales internationales.
En fin, on a présenter une exemple parmi les accords
multilatérales qui ont été singés par la Tunisie.

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